Blog de Cheikh Yerim Seck

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Fast track vous avez dit, M. le Président ?

On est loin des périodes de promesses électorales, mais aujourd’hui nous sommes bien entrés dans l’ère du concret avec le fameux « Fast Track » de son excellence, Mr Macky Sall. Des slogans on a en eu pour notre grade oui allant du yonuu Yokouté au PSE, et là force est de reconnaitre que le nouveau gouvernement est beaucoup plus outillé que ces précédents. Au Sénégal, c’est vrai que les gens ont plus habitude d’attendre que d’agir mais avec cette jeunesse incarnée par le nouveau ministre, Mr Abdou Karim Fofana le tout nouveau ministre de l’Urbanisme du logement et de l’hygiène publique, on peut espérer mieux. Non ceci n’est pas de la publicité mais juste un constat et un hommage à une personne d’un humanisme et d’une simplicité rarement porté par un homme d’État qui a montré ses preuves en un temps record à l’Agence de Gestion du Patrimoine Bâti de L’État avec la réalisation des sphères ministérielles de Diamniadio. Ce Sénégal a besoin de sang neuf encore et encore, et les jeunes seront au tournant car la gestion des ressources minières nous incombent tous et toutes obédiences politiques confondues. Allons vite mais sereinement car le laxisme est encore une gangrène à éliminer dans notre administration tant chérie mais qui nous a plus causé du tort que du bien. Fast track oui mais ensemble mais juste la mouvance présidentielle, Fast track oui mais pour un meilleur Sénégal et un désengorgement de la capitale vers Diamniadio ville futur. Il est de notre devoir d’accepter les critiques constructives et prêter une oreille attentive aux besoins des sénégalais pour ce second et dernier mandat. Respectons déjà les choix des hommes et la légitimité de nos institutions car c’est seulement comme ça que l’on atteindra un niveau raisonnable de développement.

Cessons les railleries et pour une fois poussons tous vers la même et seule direction car si les choses marchent au sommet alors cela se fera sentir chez le citoyen lambda. Il est uniquement l’heure de travailler et la politique viendra après car il est bien de préciser de trop d’abondance apporte que nuisance. Souhaitons à ce nouveau gouvernement tout le meilleur du monde et mettons-nous au travail car un peuple uni peut soulever des montages alors moi je me permets d’y croire encore et encore.

Adama   DIAW dit DIAW FARA

Agent du Ministère de l’Urbanisme du Logement et de l’hygiène Publique

Maildiawfara85@gmail.com

Suppression du poste de Premier ministre: Fast track ou voie de contournement politique

Le Sénégal vient de procéder, une troisième fois, à une réforme constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre. Si en 1963, la dualité au sommet de l’Etat avait été évoquée comme motif, en 1983 le Président Abdou DIOUF cherchait à consolider sa position de Chef d’État après des élections présidentielles mouvementées. En 2019, le slogan de « Fast Track » brandi par le régime du Président Macky SALL laisse dubitatifs beaucoup d’observateurs de la scène politique. Sommes-nous alors en train de suivre un Slow Track vers une destination cachée ? Suite aux événements de 1962, qui opposaient Mamadou DIA à Léopold Sédar Senghor, les pouvoirs du président de la République ont été fortement renforcés. Cette tendance en faveur d’un régime présidentiel a toujours été farouchement préservée. Cela s’est traduit par un déséquilibre entre les Pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. C’est ainsi que les pouvoirs pharaoniques du président de la République font toujours l’objet de débat au Sénégal. Il ressort des analyses d’experts et observateurs que le goulot d’étranglement dans notre système de gouvernance est à situer dans les pouvoirs exorbitants de l’Exécutif. Son omniprésence et son influence sur tout pose un problème de
séparation des pouvoirs, voire de gouvernance d’une matière générale. A cet effet, les Assises nationales tenues entre juin 2008 et mai 2019 ont proposé des réformes institutionnelles majeures afin de « mettre un terme, d’une part, à la tendance à la concentration excessive des pouvoirs à la présidence de la République notée à la suite de la crise de 1962 et qui s’est accentuée depuis l’alternance, en l’an 2000 et, d’autre part, à toute immixtion du Président de la République dans le fonctionnement du législatif et du judiciaire » (Charte de bonne gouvernance assises nationales,
2009). L’ère des pouvoirs centralisés est révolue. D’ailleurs, les réformes politiques sur la décentralisation s’inscrivent dans cette perspective d’une gouvernance participative centrée sur les territoires. Il s’agit de mettre les territoires au cœur de la définition et de la mise en œuvre des politiques publiques. Parallèlement à sa politique de décentralisation, le Sénégal doit encourager la création de pôles de pouvoirs suffisamment déconcentrés pour rendre l’action gouvernementale plus proche des populations, plus efficace. La réforme constitutionnelle sur la suppression du poste de Premier ministre, votée le samedi 4 mai 2019, par l’écrasante majorité des députés (124 pour, 7 contre et 7 abstentions), est en contradiction avec cette logique politique. Elle renforce davantage la centralisation et la concentration des pouvoirs au sommet de l’Etat. Il serait difficile voire utopique de croire à l’efficacité d’un tel schéma. Vouloir augmenter la charge d’un homme dont le poids sur ses épaules lui empêche déjà de marcher correctement et espérer renforcer son efficacité dans l’action pose problème. « Nous attendons l’aval de Monsieur le Président de la République » risquerait de devenir un leitmotiv dans les couloirs des ministères. Le temps est un bon allié ! Il révélera les véritables raisons de cette réforme constitutionnelle. En attendant, nous suivrons le Secrétariat général de la Présidence s’acquitter de manière officieuse des tâches qui revenaient à la Primature.
Momath Talla NDAO
Adresse : Kaffrine
momathtalla@yahoo.fr

Dérives théo-monarchiques: Qui va arrêter le prince ?

Comme dopé par les résultats et les scores obtenus et surtout par la haute tenue et la mesure responsable des sénégalais dans un contexte où tous les ingrédients d’une implosion étaient réunis, le prince Macky 1er, roi des …continue sur sa lancée en s’adjugeant encore et encore des pouvoirs au nom de (je ne sais quoi ? ) et à quelles fins ( la question reste posée). Depuis la proclamation de l’édit de du conseil constitutionnel pour un 2ème et …dernier mandat (hum !), les actes posés relèvent de Bokassa 1er roi (que dis je empereur) des centrafricains. Pour un pays comme le Sénégal à la forte tradition démocratique et républicaine et où l’on vote depuis …(Der nous le rappellera ), se comporter ainsi en s’arrogeant des pouvoirs XXL au détriment des contre-pouvoirs est un recul et une reculade et pose de pierres (pas la 1ère ) d’une démocratie déconsolidante (dixit CT. I.M.Fall) dans ses trouvailles juridico amalgamistes et à volonté pour ne pas dire avec préméditation. Le Sénégal, c’est du organisé avec des couloirs bien tracés et chacun dans ses bottes mais depuis le glas du conseil constitutionnel, le prince se comporte en solo et redessine comme à Nuremberg et personne ne dit rien sinon …un mais mou, synonyme de béni-béni. Ne clame t-on pas partout que la référence c’est la constitution et cette charte fondamentale lie tout le monde avec une bonne distribution des charges et responsabilités, une véritable diastole–systole, une loi aux clauses verrouillées dans certaines démocraties où les amendements se comptent et où leur seule évocation à une résonnance biblique , cette loi-là n fois modifiée dans nos pays et ici au pays de macky 1er , elle a fait l’objet de révision tout, tout dernièrement par voir référendaire. Au vu des engagements à tous points de vue et du serment qui soutient et libelle surtout quand c’est le peuple qui a adoubé , revenir 2 à 3 ans après pour une modification…non une ablation et une amputation de l’essentiel de ses organes n’est pas loin d’un parjure et surtout que pour cela au lieu du peuple souverain…c’est l’assemblée qui paraphera. Non ! C’est une usurpation et les amputations projetées dénaturent complètement avec in fine une constitution génétiquement modifiée, vidée de toute sa substance. Dans un régime présidentiel rationnalisé, le P.M. constitue la courroie de distribution et un régulateur institutionnel incontournable et le supprimer a des effets entraînants et transforme toute la charpente juridico-institutionnelle du régime. Déjà l’exposé des motifs (avoués) ne convainc pas et en attendant le saupoudrage avec la publication du projet de loi modifiant dans son entièreté, imaginer le gommage du P.M. rend orpheline la charte majeure. Et ce faisant, c’est le dialogue tant chanté qui s’efface car l’instance de dialogue naturelle et par essence c’est l’assemblée nationale et le P.M. enterré, ce link pour des interpellations saute avec ou du moins s’affaiblit et se précarise. Par ailleurs, au lieu de désagréger comme voulu dans les différentes options stratégiques avec un délestage pour surcharge, une congestion cérébro-vasculaire est attendue au niveau de la présidence avec des dossiers s’amoncelant pour un prince déjà à l’agenda saturé. On a
beau décentrer avec un P.M. ravalé au rang de M.d’Etat, Secrétaire général de la présidence avec même …n adjoints, la pertinence du de cette ablation peinera encore. Et donc le fast-track inventé n’aura jamais sa vitesse de croisière nonobstant…sûrement le gouvernement bis qui sera logé au palais. Que de gâchis ! Ce Macky 2 cache difficilement d’autres intentions politico-politiciennes alors que l’horloge est déclenchée pour un mandat quinquennal qui
sera court , très court . wait and see !
IBOU SENE KAOLACK

Abdoulaye Sow au COUD: le Fast Track personnifié

Après un gouvernement restreint et des fortes personnalités nommées dans la foulée, voici encore une autre façon pour le Président Sall de concrétiser son « Fast Track ». Abdoulaye S Sow fera sans doute l’un des directeurs du COUD les plus efficaces après, on se le rappelle le passage de l’actuel ministre de la santé, Abdoulaye Diouf Sarr. Qui connait la personne, saura que sa nomination est largement méritée, tant du point de vue politique comme du côté humain et intellectuel. Un produit du mouvement associatif, où il a su construire une forte personnalité, A.S peut être un vrai interlocuteur dans le milieu des étudiants, souvent secoué par des grèves et manifestations. Sa capacité de négocier quand il le faut et son sens de d’écoute n’est plus à démontrer. Cependant, force aussi est de lui reconnaitre une grande maturité et un leadership pour prendre des décisions fermes et taper du bâton quand il le faut … Un politique au sens vrai du terme ! Qui le trouve à kaffrine comprendra sans aucune ambiguïté, que AS est le sauveur du parti présidentiel dans le Ndoukoumane. Au moment où l’allié Willane faisait le roi au-dessus des militants de première heure, personne n’a osé sonner la récréation et redonner au parti présidentiel sa vie dans la région. D’abord il a la jeunesse comme cela a toujours été le cas à Kaffrine. Puis c’est du discours et des soutiens au niveau des maires et responsables politiques qui composent la région. Du lobbying au sommet pour ces frères de parti, souvent laisser à eux même. Sa main dans les différentes activités de l’APR dans la région s’il n’est pas l’initiateur, sans compter son patriotisme régional et ses capacités de communication et d’organisation. .. A.S c’est aussi administrateur doublé de courage politique, qui ne fuit pas le débat et tente souvent de convaincre. Une chose que notre Université nationale a besoin pour calmer les ardeurs et fixer l’émergence 2035 dans le temple du savoir, « confectionneur »de nos dirigeants de demain.

Bamby

Fast track: Vrais problèmes, fausses solutions…

« Fast track… » des voix, plus autorisées que la mienne, ont démontré la vanité d’un slogan de plus dans la panoplie des mots saisonniers qui ne correspondent, au final, à aucun changement qualitatif dans la vie de la majorité des citoyens sénégalais. Tout au plus quelques mesures cosmétiques, tape à l’œil, pour masquer une incapacité réelle à transformer structurellement le Sénégal. Car, c’est bien d’une transformation en profondeur dont notre pays et notre Continent ont besoin pour, enfin, entrer dans le concert des nations capables de concevoir et de conduire leurs destinées. Au lieu de cela, notre élite gouvernante, mis à part quelques rares instants de lucidité, sombre dans le mimétisme dévalorisant du modèle occidental, ses atours, ses allures, ses discours. En fait, tout ce qui donne l’air et le paraître sans l’être. Car, en termes de bonne gouvernance par exemple, nous vidons les meilleures règles et pratiques occidentales de leur substance lorsqu’il s’agit de les mettre en œuvre pour nos peuples. Résultat : une démocratie réduite à des mécanismes électoraux piégés de manière si grossière que le cœur de la majorité des électeurs n’y est plus. Le peuple se détourne alors des simulacres et consacre ses énergies à élaborer des stratégies de survie au quotidien. Avec, pour conséquence un Président élu, certes, mais si mal que sa légalité souffre terriblement de légitimité. Pour faire oublier l’épisode peu glorieux des élections présidentielles de 2019 , le Président élu développe donc une hyperactivité réformatrice (sic) qui tourne essentiellement autour du renforcement de ses pouvoirs déjà exorbitants. Comme pour se rassurer. Il commence par vouloir supprimer le poste de Premier Ministre dont l’inutilité n’est démontrée ni par une étude sérieuse, ni par un argumentaire, autre qu’il constituerait un goulot d’étranglement dans la transmission et l’exécution des directives présidentielles. Ce constat est en réalité celui de l’échec personnel du Premier Ministre sortant et, éventuellement, une pierre dans le jardin de ses prédécesseurs. Mais le Président Macky SALL oublie qu’il fut Premier Ministre… La tare serait-elle si lointaine ? En tout état de cause, on ne modifie pas une Constitution et l’architecture institutionnelle d’un pays, qui a mis des dizaines d’années pour les consolider, pour si peu. Le tout sans débats ! Au rouleau compresseur. Avec un horizon de cinq ans de mandat seulement… Que les députés qui doivent voter cette loi méditent la gravité des propos de Serigne Abdoul Aziz Sy Dabaakh, à cet égard, avant d’engager notre pays dans une aventure périlleuse pour la vanité d’un seul homme…

Pour cacher tous les non-dits dans un nuage de poussière, on en soulève ! En se lançant dans une opération dite de «  désencombrement » des artères de la capitale. Une opération coup de poing comme on en a tellement vu… sans
suite. Là on confond les causes et les conséquences. Car à la vérité, il faudrait résoudre les problèmes d’emplois, d’urbanisation et d’aménagement du territoire national avant de prétendre dégager la voie publique…pour les dakarois ! Ceux qui s’y installent sont la conséquence de l’échec des politiques publiques. Ils n’en sont pas les causes. A contrario, plusieurs activités dites informelles occupent et font survivre plus de 4.000.000 de sénégalais et leurs
familles ! A défaut de les organiser, et de les soutenir par des appuis institutionnels et financiers conséquents, les livrer en pâture pour le confort esthétique d’une minorité de nantis est, pour le moins, hors sujet. A côté de cela le secteur dit formel, public et privé confondus, compte moins de 500.000 emplois. La fonction publique sénégalaise qui nous coûte si cher en « goulots d’étranglement » et en dépenses somptuaires compte 130.000 emplois ! Cent trente mille emplois…(Source : www.fonctionpublique.gouv.sn ) Les paramètres de la République et de la Nation doivent être, nécessairement, reconfigurés afin que le Peuple réel du Sénégal s’incarne et se reconnaisse dans les institutions qui le gouverne… Voilà une des nombreuses questions de fond que l’on esquive en se donnant des airs, important et inspiré, lorsque l’on s’adresse à la Nation en oubliant l’essentiel. Au fait où trouve t-on les 500.000
emplois par an sensés avoir été créés depuis 2012 ? Au demeurant, et pour mieux enfumer le Peuple, le quotidien national Le Soleil nous « apprend » que 500 milliards de francs CFA ont servi pendant 20 ans à acheter des véhicules administratifs… Quels sont les ayants-droits à ce privilège ? Pour quels services rendus à la Nation ? Pour quelles missions régaliennes ? S’il faut mettre de l’ordre on voit donc tous par quoi et où commencer. Combien d’hôpitaux, combien d’écoles, combien de fermes aurait-on pu financer avec 500 milliards ? Sans compter tous les milliards détournés ou distraits de leur assignation première… sans compter ? Oui on dépense sans compter pour satisfaire les lubies de quelques privilégiés. Nous savons tous comment faire pour mettre de l’ordre. Il ne manque que la volonté politique pour ce faire. Et c’est, semble t-il, encore une fois mal parti. Pour cinq ans. Gouverner, pour un pays où tout relève de l’urgence, c’est faire la distinction entre l’essentiel et l’accessoire. Arbitrer entre le nécessaire et le futile. Mettre l’accent sur l’indispensable. Sous ce prisme, à quoi répond le TER, sitôt inauguré, sitôt garé ? A quoi répond Dakar-Aréna ? Et cette Arène Nationale inutilisable parce que mal adaptée à la réalité de la lutte sénégalaise avec frappe ? Par ailleurs, quel sera le taux d’occupation des sphères ministérielles en sus du building administratif réhabilité ? Et voilà l’autoroute à péage qui semble déjà obsolète au vu des goulots d’étranglement au heures de pointe. Que faire ? Que deviendront les villes et villages, jadis traversés par le trafic des routes nationales, brusquement sevrés des retombées financières qui en découlaient  ? Alors ôter le pain de la bouche de tous les jeunes qui viennent trimer en ville, chassés des campagnes par la pauvreté, est-ce la meilleure
définition de l’ordre des priorités ? Tout cela, et bien d’autres questions auraient pu être abordées au cours d’un dialogue social et politique, sincère et refondateur. Mais, hélas. Le choix semble être la gouvernance solitaire à coup de bâtons et de carottes…des centaines de « pupilles » de la République attendent ainsi, chaque mercredi,
anxieusement, le communiqué du Conseil des Ministres pour être promus, réhabilités ou récompensés pour avoir pris une part dans la « victoire »… Et le chef, pour mieux tenir son monde, a commencé par se séparer de ses 300 plus proches collaborateurs. Juste pour faire monter la tension et titiller Damoclès. Juste pour tempérer les ardeurs des uns et des autres. Puis il a tancé ses compagnons de Parti en laissant entendre qu’il y’en aura pour ceux qui sauront se taire et se tenir tranquilles. Il a, dans la foulée, reçu ses députés pour leur laisser entendre que si certains d’entre eux étaient appelés à d’autres fonctions, la nouvelle loi qu’il leur demande de voter ouvrirait la possibilité de
retrouver leur siège de députés en cas de… Tout cela fait manœuvres et stratagèmes. Pilotage à courte vue. Combines d’épicerie de quartier. Nous rêvions d’une VISION ambitieuse et mobilisatrice qui se projette au-delà de nos vies singulières. Nous voulions voir grand, faire mieux que le Rwanda et même les pays nordiques ! Si. Si. Au fond, chacun fait ce qu’il peut. Mais si l’on peut si peu, cela finira par se savoir !
Amadou Tidiane WONE
woneamadoutidiane@gmail.com

Fast track or dirty tricks: Les coups fourrés du Macky

Debout, citoyens sénégalais !
Oui, comme le dit notre Président auto-réélu, il y a urgence à accélérer la cadence. Non pas seulement pour rendre Dakar aussi propre que Kigali, ce qui est utopique, à court terme, ni pour réduire le train de vie de nos gouvernants, qui n’y sont pas encore préparés, comme l’illustrent les exigences de hausse salariale des parlementaires applaudisseurs !
Non ! Tous ces objectifs sont encore trop ambitieux, vu l’état actuel de la gouvernance de notre pays.
Avant ces opérations visant à rendre nos quartiers propres, à lutter contre l’encombrement et l’occupation anarchique de nos avenues, rues et ruelles, il est indispensable d’assainir les mœurs politiques de notre élite nationale.
Il faut rompre définitivement avec cette approche messianique qui veut, qu’un leader, convaincu de sa popularité, à l’issue d’élections certes légales mais tronquées, détienne le monopole de la vérité et s’arroge le droit de chambouler notre charte fondamentale, en vue de s’octroyer encore plus de pouvoirs. Ce qui est troublant dans cette affaire, c’est que la démarche du chef de l’État prend à contre-pied les principes de la Charte de gouvernance démocratique signée par l’ensemble des leaders de la coalition présidentielle.
En dehors de cette suppression du poste de premier ministre, qui enterre définitivement toutes velléités d’abolir ou tout au moins de tempérer l’hyperprésidentialisme obsolète, on observe plusieurs autres tares caractéristiques de la gouvernance apériste.
Même si on estime que la nomination à tous les postes civils et militaires incombe au président de la république, on ne peut que déplorer sa gestion patrimonialiste, caractérisée par l’immixtion de ses proches dans les affaires publiques et aussi, par le fait que les fonctions les plus stratégiques au niveau de l’appareil d’État sont occupées par des membres de son clan (nouveau méga-ministère du développement communautaire, de l’équité territoriale et sociale, caisse de dépôt et de consignation, ministères de l’Intérieur ainsi que ceux de l’Économie et des Finances…). Cette bienveillance envers les siens contraste avec une absence de loyauté et de reconnaissance envers d’autres membres de son parti, défenestrés sans état d’âme, même si la presse officielle les a toujours crédités de bilans élogieux.
Ce qui est le plus insupportable dans la gestion du président Sall, c’est son caractère discrétionnaire et souvent unilatéral, relevant presque toujours du fait accompli. Certains parlent même de dissimulation, car on note une absence totale de concertation avec les alliés, les ralliés, les transhumants et autres naufragés politiques, condamnés à avaler des couleuvres, en attendant quelque bienfait du nouvel Empereur.
Un autre phénomène inquiétant et lourd de risques pour la paix civile est cette tendance pathologique à modifier les règles du jeu: loi sur le parrainage, retouches sur la Constitution, projet de report des élections locales.
Sous prétexte d’émergence et d’efficacité organisationnelle, le président et ses thuriféraires sont en train d’instiller insidieusement le concept d’un régime fort, s’inspirant du modèle rwandais, où les bienfaits d’un développement économique justifieraient le renoncement à nos acquis démocratiques conquis de haute lutte !
Face à cette longue descente aux enfers ainsi qu’aux risques d’instabilité sociale majorés par les menaces sécuritaires et notre nouveau statut de pays pétrolier, les patriotes de notre pays ont l’obligation morale de se dresser.
Pour cela, l’Opposition politique et toutes les forces vives de la Nation doivent s’engager dans une nouvelle démarche pour le développement des luttes populaires, qui ne se limiteraient pas au seul horizon de la démocratie libérale. Cela sous-entend une véritable responsabilisation citoyenne, qui ne se réduit pas à l’exécution docile des directives élaborées par les hauts d’en haut, cherchant à divertir le peuple laborieux.
Il s’agira plutôt, non seulement, de restaurer les libertés démocratiques confisquées par une autocratie en gestation, mais aussi d’œuvrer pour le respect des droits économiques et sociaux des citoyens.
Ces nobles idéaux ne pourront être atteints, que par la réappropriation de l’esprit des Assises Nationales, c’est à dire la rupture avec cette concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme et l’instauration d’une véritable démocratie participative, permettant un contrôle des exécutifs à tous les niveaux.
NIOXOR TINE
leelamine@nioxor.com

Cette fois ce n’est pas une fable, c’est une tragi-comédie titrée «fast track» (Par Abdoul Mbaye)

Dans le futur émirat de Ndoumbélane les éléments constitutifs d’une étude de cas à enseigner dans les écoles de commerce ou celles d’art dramatique (vous en jugerez) se mettent en place. Ils concernent une première mondiale en matière de management public.
Acte I : Après cinq années de non remise en cause, on y a découvert tout d’un coup une grosse inefficacité et une lourde incompétence du Premier ministre ou Premier vizir « Iznogood ».
Acte II : On décide de maintenir « Iznogood » dans ses fonctions et cumulativement avec celles déjà définies qui remplaceront celles de Premier vizir ( ???).
Acte III : On supprime le poste de Premier vizir avec l’objectif très sérieux de créer du « fast track », à comprendre comme un raccourcissement de circuits créant de l’efficacité managériale. Ainsi on n’entendra plus le Premier vizir répondre à l’Emir : « Altesse, tel dossier se trouve toujours entre les mains de tel Ministre ».
Cette pièce devra cependant être censurée par l’actuelle Assemblée nationale dont les « honorables » y siégeant ont cependant pris l’habitude de changer la Constitution de Ndoumbélane au rythme de une fois tous les 2 ans.
Comme vous l’aurez bien compris, après constat de l’incompétence du tenant d’un poste, le « fast track » est un principe qui en République de Ndoumbélane consiste à supprimer ledit poste plutôt que de remplacer le « low track specialist » par un meilleur choix.
Les « honorables » devront toutefois se montrer prudents au moment de voter. Le vote des lois ralentit aussi le « track » et l’ordonnance permet de créer du « fast track ».
Alors après le Premier ministre, le tour d’une Assemblée nationale à supprimer ?
Sacrée République de Ndoumbélane : après le système de parrainage citoyen unique au monde, voici le « management fast track » tout aussi seul sur notre chère planète.

Passations de service: 3 ministères ouvrent le bal

YERIMPOST.COM  Cette semaine, débutent les passations de service au sein du gouvernement. C’est le ministère de la Justice qui ouvre le bal avec la cérémonie qui se tiendra à 10 heures. Ismaïla Madior Fall va passer le témoin à Me Malick Tall. A 15 heures, son collègue du ministère de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, cédera sa place à son remplaçant, Mamadou Talla. Même scénario au ministère de la Culture ce lundi où Abdou Latif Coulibaly installera son successeur, Abdoulaye Diop. Demain, mardi 16 avril, le même Serigne Mbaye Thiam sera installé dans ses nouvelles fonctions au ministère de l’Eau et de l’Assainissement où il succède à Mansour Faye appelé à d’autres fonctions.

 

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