Blog de Cheikh Yerim Seck

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500 millions par mois engloutis par les « blindés » de la présidence !!!

YERIMPOST.COM Sa politique de bonne gouvernance passera, s’il est élu président de la République, par la vente des 4 véhicules blindés de l’escorte présidentielle. Ngouda Fall Kane ne voit pas l’utilité pour le chef de l’Etat d’être si lourdement escorté à chacun de ses déplacements. D’autant que, selon l’ancien patron de la Centif, ces bolides coûtent à l’Etat 500 millions de francs de frais divers par mois. « Deux motards suffisent pour escorter le président qui n’est pas un roi », assène Ngouda Fall Kane, candidat à la prochaine présidentielle, qui  promet de réduire le budget de fonctionnement de l’Etat une fois aux commandes de la République.



Contribution: La gouvernance sous Macky Sall ou comment l’Etat est fragilisé dans tous ses fondements

« On peut tromper une partie du peuple tout le temps et une partie du peuple tout le temps mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps »  Abrahm LINCOLN

En écrivant ces lignes, je pense bien sûr à ce qu’avait admirablement dit le seizième président des Etats-Unis d’Amérique quant à la manière de gouverner de certains hommes politiques et le contexte actuel du Sénégal montre toute l’acuité d’une telle assertion.

Figurez-vous ! Cela est digne d’un scénario d’un film. Un candidat à une élection présidentielle après avoir crié urbi et orbi « le parti avant la patrie » est élu avec l’appui de toutes les forces politiques, sociales et économiques. Il concocte avec une stratégie bien pensée comment se maintenir au pouvoir en mettant sous le boisseau l’Etat dans ses fondements

D’abord, du côté de la gouvernance politique,  après s’être engagé de ramener son mandat de 7 à 5 ans, le Président est revenu sur cette promesse en se réfugiant derrière le Conseil constitutionnel alors qu’il sait pertinemment qu’un Président de la République qui veut faire respecter son engagement sait par où passer.




Pour écarter des opposants, il les emprisonne, les fait exiler ou les menace de représailles judiciaires.  Pour ce qui concerne le cas spécifique de Khalifa SALL, tous les sondages ont démontré à souhait que dans une élection présidentielle où Khalifa SALL serait candidat, Macky SALL irait au second tour.  C’est la raison pour laquelle pour ceux qui seraient tentés de croire que Khalifa SARR pourrait être libéré, il faudrait qu’ils se détrompent. Non seulement, il sera condamné mais également il ne humera pas l’air de la liberté d’ici l’élection présidentielle pour la seule raison que le régime ne prendra pas le risque de le laisser battre campagne au profit d’un candidat de l’opposition.

Le procès de Khalifa SALL, pour ceux qui seraient tentés d’en douter, est conduit depuis le Palais de la république et le changement de Président de tribunal apporté à la dernière minute n’est pas un fait anodin. Laisser le juge Magatte DIOP prononcer un verdict n’était pas rassurant et l’arrivée du juge Lamotte a été bien calculée. Le juge Lamotte est un très proche de l’ancien Ministre de la Justice Maitre Sidiki KABA dont il a eu à diriger le cabinet à Washington quand celui-ci était Président des Etats Parties à l’ONU. Le verdict est déjà connu : une peine d’emprisonnement couvrant l’élection présidentielle.

Que les sénégalais qui s’étonnent sur la longévité de Benno Yaakar sachent que cette coalition ne tient qu’à un achat de consciences savamment orchestré en donnant des mannes financières à Moustapha NIASSE pour l’Assemblée Nationale et Ousmane Tanor DIENG pour le Haut Conseil des Collectivités Territoriales.

La dernière trouvaille est le parrainage pour les candidatures à l’élection présidentielle.

Au niveau de la gouvernance économique, les économistes devront s’émouvoir de la manière par laquelle les intérêts de l’Etat du Sénégal sont aujourd’hui bradés au profit des puissances étrangères. Aucun Etat ne s’est développé sans s’appuyer d’abord sur ses propres capacités.

Au niveau de la gouvernance publique, la situation n’est guère luisante. L’administration est réduite à un faire valoir. Le Président Macky SALL a une aversion de la haute fonction publique, du fonctionnaire tout court. Cela est peut-être dû à son cursus de quelqu’un qui n’a jamais fréquenté les grandes écoles, de quelqu’un qui n’a jamais passé un concours. La légèreté avec laquelle Ousmane SONKO a été radiée en dit long sur sa conception du haut fonctionnaire. Remarquez que tout ce qui peut permettre à un citoyen de se distinguer en parvenant à la fonction publique ne trouve pas grâce à ses yeux. En lieu et place, il s’appuie sur ses décrets pour promouvoir des militants et c’est malgré lui que des concours peuvent être organisés tant qu’il n’a pas le choix comme celui quand il faut recruter des gardiens de prisons.

Cela est vrai pour la prestigieuse Inspection Générale d’Etat où depuis son arrivée aucun concours n’a été organisé. A la place, il nomme des militants de l’APR. C’est le cas à la Cour des Comptes où là aussi pas de concours. Son leitmotiv : nommer même au niveau des instances supérieures censées être les gardiennes de la bonne gouvernance comme par exemple l’OFNAC. En lieu et place aussi d’organiser des concours au niveau de la police, on préfère prendre des jeunes sur une base purement partisane en les faisant pompeusement appeler ASP.




La politisation de l’administration est inquiétante à plus d’un titre. Nul citoyen ne peut prétendre à occuper une station au niveau de l’Etat s’il ne détient la carte de l’APR.

Le peuple n’est pas dupe et il comprend. C’est pourquoi tous les citoyens doivent se battre comme un seul homme pour mettre fin à ce régime dangereux pour la cohésion nationale.

Pour cela, l’opposition doit continuer à sensibiliser les sénégalais notamment le force vive qu’est la jeunesse aussi bien dans les lycées, les universités, les villes, les campagnes.

En lieu et place des bourses familiales que l’on distribue pour se faire une clientèle politique, la jeunesse soit demander à Macky SALL d’orienter l’argent du contribuable vers des projets de développement et des emplois auxquels ils peuvent accéder par la voie la plus transparente pour accéder à la fonction publique, c’est-à-dire le concours.

Et là seulement, on peut sans gêne parler de patrie avant le parti, d’un Sénégal de tous, un Sénégal pour tous.

Oumar Faye

Réfection du Building administratif: illustration la plus achevée de la mauvaise gouvernance

YERIMPOST.COM Lorsque les Sénégalais passent devant cette grosse bâtisse en réfection qui a abrité la primature et de nombreux ministères depuis l’indépendance, ils n’imaginent pas la quantité d’argent engloutie dans les interminables travaux. Quand il va être livré, le Building administratif aura subi un lifting qui aura coûté pas moins de… 39 milliards de nos francs. A titre de comparaison, la Cité de l’Emergence de Diamniadio, qui va abriter 17 tours de 10 étages chacune, est estimée à 21 milliards. Ce coût inclut la construction de toute la Cité depuis les fondements jusqu’à la livraison des immeubles et des aménagements de toutes sortes (éclairage public, routes, équipements sportifs, sociaux, religieux…). Tandis que le prix de la remise à neuf du Building Administratif couvre la seule réfection d’un bâtiment existant.




Attribué après un appel d’offres restreint, expression douce pour désigner un gré-à-gré de facto, ce marché a suscité une vive polémique dès le départ. Pour se défendre à l’époque, le gouvernement avait avancé le chiffre de 17 milliards comme coût du lifting. En 2013, le marché, référencé T1431/13, a été attribué à Bamba Ndiaye SA avec un coût initial de 30,04 milliards de francs cfa. Puis, sans qu’on ne sache trop pourquoi, un avenant immatriculé T0717/16-Dk d’avril 2016 est venu alourdir la facture de 2,04 milliards supplémentaires.

Au cours du premier trimestre de 2017, un deuxième avenant a été signé entre le Premier ministre et l’adjudicataire du marché Bamba Ndiaye pour ajouter une rallonge de 6,4 milliards de francs cfa. Ce qui porte le coût global de la réfection à 39 milliards de francs cfa.

Quel Etat au monde aurait mis, pour rafistoler un seul building, ce montant qui aurait pu lui permettre d’avoir 39 immeubles à 1 milliard pièce ? Quelle idée, alors que l’heure est au décongestionnement de Dakar, avec le déménagement de certains ministères sur Diamniadio, de reconstituer un building au centre-ville de la capitale ? Doit-on payer si cher pour aggraver les embouteillages qui, chaque jour davantage, compliquent l’accès au coeur de Dakar ? Qui a orchestré ce projet, illustration achevée de la mauvaise gouvernance ?

Sous tous les angles d’attaque, la réfection du Building administratif est un gâchis monumental, sans doute la plus grosse affaire de gaspillage de deniers publics depuis l’indépendance. Il est curieux qu’elle soit intervenue à l’ère de « la gouvernance sobre et vertueuse », sous le magistère de Macky Sall qui, les premiers moments suivant son élection, s’est attaqué à toutes les niches de dilapidation de l’argent public.

Cheikh Yérim Seck




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