Blog de Cheikh Yerim Seck

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3ème mandat: Seydou Guèye coupe court au débat

YERIMPOST.COM Au moment où le débat fait rage dans les coins et recoins de la capitale, le porte-parole du gouvernement et de l’Alliance pour la République vient siffler la fin de la récréation. Sur la question d’un troisième mandat pour le président Macky Sall, Seydou Guèye tranche que la Constitution est on ne peut plus précise. Seydou Guèye invite les pamphlétaires à se référer au texte de la Constitution qui, selon lui, ne laisse aucune marge à l’interprétation. « Le problème qu’on avait connu par le passé, le président Macky Sall y a apporté une réponse en limitant le nombre de mandats, en fixant la durée du mandat du président de la République et en verrouillant un peu la Constitution pour que ces dispositions relatives à l’élection du président de la République soient pratiquement intangibles », a-t-il soutenu. Avant de trancher: « Macky Sall entame son dernier mandat. »

Prochain gouvernement: le président Macky laisse ses hommes dans le doute

YERIMPOST.COM  Macky II acté, mais mystère et boule de gomme sur le premier gouvernement de ce second mandat. Son installation prévue le 2 avril prochain, le chef de l’Etat prend les airs ce mardi 12 mars pour des vacances bien méritées. La date de son retour n’a pas été communiqué, mais l’on peut déjà tabler sur une réapparition du président de la République au plus tard le 27 mars prochain, puisque ce sera la dernière réunion du Conseil des ministres avant la démission de tout le gouvernement de Mahammed Boun Abdallah Dionne. Le mystère est tout aussi entier sur les hommes et les femmes qui composeront la prochaine équipe gouvernementale. Le chef de l’Etat s’est envolé hier soir, laissant ses ministres dans le flou total. Qui partira, qui restera, qui fera son entrée ? Le président Macky Sall ne s’en est ouvert à personne.

Crise scolaire: le gouvernement lâche du lest

Monsieur le Président de la République a reçu, le vendredi 27 avril 2018, une délégation des syndicats d’enseignants membres du G6, faisant suite à son appel pour une reprise immédiate des enseignements sur l’ensemble du territoire national.

Les syndicats d’enseignants ont exprimé au Chef de l’Etat, après l’avoir remercié pour les mesures qu’il a déjà prises en faveur du secteur de l’éducation, leur disponibilité à répondre favorablement à son appel.

Monsieur le Président de la République a pris acte de cette décision et a indiqué qu’il appartient désormais au Gouvernement et aux partenaires sociaux du secteur de l’Education et de la Formation de travailler au retour effectif d’un climat social apaisé, condition sine qua none d’une école de l’équité et de la réussite, une école viable, stable et pacifiée.




Le Chef de l’Etat s’est aussi félicité que le dialogue n’ait jamais été rompu entre le Gouvernement et les syndicats membres du G6 et il a par ailleurs félicité tous les acteurs de l’école, les syndicats d’enseignants, les organisations de promotion du dialogue social, les associations de parents d’élèves et les différents facilitateurs. Il a également exprimé ses remerciements aux Autorités religieuses qui n’ont ménagé aucun effort pour un dénouement heureux de la crise scolaire.

Monsieur le Président de la République, au regard de l’aspiration profonde des élèves à une éducation de qualité et de leur implication dans la crise qui s’est soldée malheureusement par des blessés, a réitéré son engagement pour une école réconciliée avec tous ses acteurs.

Le Chef de l’Etat a rappelé ses instructions au Gouvernement pour la mise en place diligente d’un guichet unique dédié aux procédures administratives de gestion de la carrière des enseignants, ainsi que d’un groupe de travail et de partage autour des conclusions de l’étude réalisée par le Gouvernement sur l’harmonisation du régime indemnitaire en vigueur au sein de la fonction publique.

Parce qu’il considère l’enseignant comme l’élément clé de la qualité de l’éducation, le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement de procéder à l’inscription progressive des ressources budgétaires nécessaires à la résorption des sommes dues aux enseignants depuis plus d’une décennie et qui sont relatives aux évolutions de leur carrière. Il a aussi décidé d’une revalorisation significative de l’indemnité de logement allouée aux enseignants, soit 15.000 FCFA à compter d’octobre 2018, 10.000 FCFA à compter de janvier 2019, et 15.000 FCFA à compter de janvier 2020. Ces mesures exceptionnelles en faveur des enseignants, portent l’indemnité de logement de 60.000 FCFA actuellement, à 100.000 FCFA par mois et par enseignant.

Enfin, le Chef de l’Etat a instruit le Premier Ministre de convoquer dans les meilleurs délais, une réunion entre le Gouvernement et les partenaires sociaux en vue de procéder à la signature d’un protocole dont le suivi de l’exécution, à bonne date, sera assuré par le Premier Ministre. Celui-ci lui en rendra compte périodiquement.

Le Chef de l’Etat a salué l’esprit d’ouverture et de dépassement dont ont fait montre les différents acteurs pour aboutir à la pacification de l’espace scolaire et à la reprise immédiate des enseignements sur l’étendue du territoire national.

Pour sa part, le Gouvernement assure qu’il sera aux côtés des acteurs de l’école, des parents d’élèves et des élèves, des organisations de promotion du dialogue social et des différents facilitateurs pour soutenir leurs efforts et mettre en œuvre avec diligence les mesures arrêtées par Monsieur le Président de la République.

Fait à Dakar, le 29 avril 2018
Le Secrétaire général du Gouvernement, 
Porte-parole,
Seydou GUEYE

Marche du G6 à Diourbel: les enseignants n’en ont cure des menaces du gouvernement

YERIMPOST.COM « Nous n’avons toujours pas été ouverts au dialogue. Mais depuis que nous avons quitté le palais présidentiel, j’ai l’impression que le gouvernement ne veut pas nous rencontrer. Raison pour laquelle nous sommes sur le terrain de la revendication et des marches. Si le gouvernement avait pris sa responsabilité de nous convoquer, peut-être qu’on n’en serait pas là », a déclaré ce mercredi 25 avril le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen-secondaire (Saems) au cours de la grande marche du G6 à Diourbel. Saourou Sène s’est également prononcé sur le communiqué du gouvernement perçu comme une menace par les enseignants. « Je le dis à qui veut l’entendre, ce ne sont pas ces menaces qui feront reculer les enseignants », a assuré M. Sène.



Marche du G6 de Ziguinchor: l’Inter-cadre des enseignants condamne et met en garde le gouvernement

La plénière de l’Inter-cadre des syndicats de l’Enseignant tenue le 12 Avril 2018 au siège de la CSA, a appris avec indignation la répression sauvage dont les enseignants(es) ont été victimes à l’occasion de la marche pacifique à Ziguinchor à l’appel du G 6.
L’Inter-cadre condamne énergiquement cette répression injustifiée, qui est une violation de la constitution du pays qui consacre le droit aux citoyens de protester par la marche pacifique.
L’Inter-cadre de l’enseignement met en garde le gouvernement contre la gestion autoritaire de la crise scolaire en cours.
Les solutions pour une sortie de crise exigent de tous les acteurs dont le gouvernement en particulier, de la retenue, la pondération et le respect mutuel.

Dakar, le12 Avril 2018

La plénière



Les questions pointues de Mamadou Lamine Diallo à Amadou Bâ et Moustapha Niasse

Dossier Ressources naturelles : Selon la Constitution en vigueur, le Président de l’Assemblée Nationale doit être exclusivement de nationalité sénégalaise comme le Président Macky Sall

Le débat sur l’exclusivité de la nationalité est un débat politique sérieux pour plusieurs raisons C’est la constitution qui demande en son article 28. que tout candidat à la présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise. Il s’en suit, si le Conseil constitutionnel a fait son travail de vérification des déclarations sur l’honneur, que le Président de la République en exercice doit être exclusivement de nationalité sénégalaise d’une part. Et d’autre part, il doit en être de même pour celui qui assure la vacance du pouvoir en cas d’empêchement aussi (article 39 de la constitution). Par conséquent, je pense que le Président de l’Assemblée nationale du Sénégal doit aussi être de nationalité exclusivement sénégalaise.
En outre, ce qui me paraît grave, c’est le cas des binationaux tardifs. Ces soi-disant cadres sénégalais, ministres, directeurs nationaux, directeurs généraux, etc. qui attentent d’avoir des responsabilités publiques pour aller chercher d’autres nationalités. Il est de mon devoir dans le respect de l’esprit patriotique qui figure dans le préambule de la constitution de traquer les binationaux tardifs. Ceux-là vont conduire le pays dans la malédiction des matières premières puis que le Sénégal ne les intéresse pas. C’est la raison pour laquelle j’ai posé la question simple au Premier Ministre légal Boun Dionne et à Amadou Ba, le soi-disant meilleur ministre de l’économie de l’Afrique : Êtes- vous exclusivement de nationalité sénégalaise ? Leurs réponses d’hommes paniqués prouvent que j’avais raison de poser la question.
Cette question n’est ni personnelle, ni subjective, ni à relent ethnique ou régionaliste. Elle relève de la question du capital social à construire au Sénégal. Je répète, l’Afrique est pauvre à cause de la faiblesse du capital social. Sans capital social fort, l’exploitation des ressources minérales conduit à la malédiction des matières premières.

Dossier nouveau Enfin Amadou Ba avoue des difficultés économiques
Lors du débat sur le projet de loi relatif à la fiscalité locale, le mardi 20 mars 2018 à partir de dix heures, acculé par l’Opposition, le soi-disant meilleur de l’économie d’Afrique et du Sénégal de tous les temps a lâché que la fin de l’année 2017 a été difficile du point de vue des recettes à cause dit-il de la remontée des cours du brut. Ils avaient le choix d’augmenter les prix à la pompe et les prix de l’électricité ou réguler les dépenses. Le Président Macky Sall a choisi de réguler les dépenses, une manière élégante de décrire l’accumulation d’arriérés intérieurs. Mieux, il choisit sans doute ceux que l’Etat doit payer ; la gestion de trésorerie au quotidien. M le Ministre, je vous demande de payer les trois cent millions de francs dus au Centre de santé Gaspard Camara à Dakar.
Depuis trois ans, je critique la politique économique de Macky Sall, les investissements tous azimuts mal orientés, à rationalité politicienne, les offres spontanées anarchiques, une action inappropriée sur certains prix , le projet bourses familiales qui ne respecte pas une démarche rationnelle, etc., et en lui rappelant que la conjoncture est favorable, baisse des cours du brut, bonne pluviométrie et intervention massive de la Chine. En vain, Amadou Ba lève à chaque fois le drapeau du FMI en guise de défense. Voilà donc la lettre que j’ai envoyée à la directrice générale du FMI, Mme Christine Lagarde.

Dakar, le 13 Mars 2018




REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un Peuple – Un But – Une Foi
——–
ASSEMBLEE NATIONALE
XIIIème Législature

Commission de la Culture et
De la Communication

Le Président

/-)
Madame Christine LAGARDE
Directrice Générale du FMI

Objet : Demande d’enquête au sujet des finances publiques du Sénégal

Madame la Directrice Générale,
Comme vous le savez, dans les pays de l’UEMOA dont le taux de change est fixe et le financement monétaire des déficits publics strictement contrôlé, l’accumulation des arriérés intérieurs par l’Etat et ses démembrements est un indicateur économique critique. C’est la raison pour laquelle la non accumulation d’arriérés intérieurs et extérieurs est l’un des quatre principaux critères de convergence des pays de l’UEMOA.
Lors du vote du budget 2018, contre toute attente, le gouvernement du Sénégal a demandé à l’Assemblée Nationale d’autoriser le Président de la République à contracter des emprunts, à recevoir des dons au nom de l’Etat du Sénégal et à lever des ressources de trésorerie pour un montant global de 1686, 8milliards de FCFA. J’ai demandé au ministre en charge des finances publiques d’expliquer ce montant et notamment un écart de 480 milliards, en vain.
Il est désormais clair que le gouvernement du Sénégal a accumulé des arriérés intérieurs dépassant 15% des recettes fiscales et non fiscales.
Je considère que le FMI ne pouvait pas ignorer l’accumulation d’arriérés intérieurs par le Sénégal. En effet, c’est le FMI qui par exemple a attiré l’attention des Sénégalais sur le déficit de la SN la Poste.
Donc, tout porte à croire que le FMI a fermé les yeux sur l’accumulation des arriérés intérieurs par le gouvernement du Sénégal. C’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir diligenter une enquête interne pour situer les responsabilités. Les chefs de mission et représentant du FMI dans la période récente ne pouvaient pas ignorer l’existence de ces arriérés intérieurs.
Dans l’espoir d’une suite diligente à ma demande, je vous demande de croire, Madame la Directrice Générale, à l’expression de ma parfaite considération.

Mamadou Lamine DIALLO
Membre de la Commission de l’Economie Générale, des Finances,
Du Plan et de la Coopération économique



Crise scolaire: La proposition du gouvernement est « une offre acceptable » (Oumar Youm)

L’offre du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne aux enseignants, relativement à leurs revendications, est ’’acceptable’’ compte tenu des possibilités budgétaires du Sénégal, affirme le ministre, directeur de cabinet du président de la République, Me Oumar Youm.
« Le budget du Sénégal n’est pas élastique, il est ce qu’il est, soutenu par des ressources limitées », a dit M. Youm, par ailleurs maire de Thiadiaye, samedi, en marge des journées de consultations médicales gratuites organisées dans sa commune.




Sur cette base, a-t-il ajouté, « tout le monde devrait s’inscrire dans une logique de trouver une solution pour apaiser le secteur éducatif et répondre aux nombreux actes qui ont été posés par le président Macky Sall, allant dans le sens de montrer sa détermination à rester un partenaire crédible, fiable dudit secteur ».
Selon lui, le Premier ministre « a tout fait » pour trouver un accord avec les syndicats d’enseignants.
« Le gouvernement a fourni une ofre sérieuse qu’il peut respecter car pouvant être supportée par le budget national », a dit Me Oumar Youm.
Le gouvernement a entamé des négociations avec les syndicats d’enseignants au sujet de leurs revendications, mais ces discussions ont achoppé vendredi sur la question de l’indemnité de logement.
Selon le ministre de l’Education nationale, Serigne Mbaye Thiam, le gouvernement a proposé 75 mille francs CFA mensuels par enseignant, un montant qu’il ne compte pas dépasser, au grand dam des enseignants qui en réclament plus.
Le Premier ministre a proposé, aux plateformes des organisations syndicales des enseignants, la mise en place d’un dispositif de monitoring stratégique en vue de « liquider toutes les questions en suspens ».
Mahammed Boun Abdallah Dionne a demandé une pause d’un mois pour apporter des réponses aux questions relevant des points de divergence avec les plateformes des syndicats.
« Nous avons dans le secteur éducatif des projets importants qui participent à l’amélioration des conditions de travail et d’éducation, des projets de résorption totale des abris provisoires qui tournent autour de 60 milliards de francs CFA », a de son côté signalé le directeur de cabinet du chef de l’Etat.
S’y ajoute que selon lui le gouvernement doit faire face à des constructions et de nouvelles implantations de lycées, de collèges et d’écoles primaires, compte non tenu d’autres besoins à prendre en charge dans l’enseignement supérieur, notamment la construction déjà entamée des universités Amadou Moctar Mbow de Diamniadio et El Hadj Ibrahima Niasse du Sine-Saloum.
Il y a aussi que des instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) et des espaces numériques ouverts (ENO) sont en cours de construction.
« Un Etat, c’est un tout. C’est vrai que l’éducation est un secteur très important et les enseignants qui portent ce secteur sont aussi très importants, mais nous avons aussi des besoins de santé et des malades à soigner, une diplomatie à préserver, à sauvegarder et à accompagner », a fait valoir, Me Youm.




« Nous avons aussi d’autres fonctionnaires à accompagner, ce qui fait que si on veut faire le Sénégal de notre rêve, le Sénégal émergent, il faudrait que chacun essaie de s’oublier et qu’on essaie aussi d’accepter ce qui est acceptable, pour continuer de cheminer ensemble et construire en commun notre nation », a insisté Oumar Youm.
Il serait dommage, selon lui, qu’on en arrive à des situations où les élèves seront « les seules victimes innocentes, qui vont devoir payer les pots cassés d’une grève ».
Les revendications des syndicats d’enseignants « vont au-delà de l’indemnité de logement qui n’en est pas le point le plus important », si l’on en croit le coordonnateur de l’Inter-cadre des enseignants Gouna Niang.
Selon M. Niang, « le principal souci des enseignants est de voir un rééquilibrage du système de rémunération des fonctionnaires ».
« Il faut que ce système soit fait sur la base du niveau des concernés qui, la plupart du temps, à diplôme égal, sont moins traités que d’autres corps de fonctionnaires de l’Etat », a-t-il dit samedi à Louga, à l’issue d’une marche nationale organisée par l’Inter-cadre pour le respect par l’Etat des accords conclus en 2012 avec les enseignants.

Source: APS



Le gouvernement réagit au meurtre en Espagne de Mame Mbaye Ndiaye

YERIMPOST.COM Voir le communiqué ci-dessous…





Endettement du Sénégal: Le FMI ne portera pas plainte contre le gouvernement à la place des Sénégalais

YERIMPOST.COM Nous publions in extenso la contribution qui suit…
Où sont nos éminents économistes ? Où sont nos sociétés civiles ? Où sont les partis de l’opposition ? Où sont nos corps de contrôle ? Où est « Y’EN A MARRE » ? Où est Alioune Tine ? QUI ARRETERA LE PRESIDENT MACKY SALL et le Ministre AMADOU BA ? AU SECOURS !!!
Par peur, par indifférence ou par une simple incompétence manifeste, nous assistons au Sénégal, au sommet de l’Etat, à une course effrénée vers un endettement irrationnel de plus en plus accru que rien ne justifie, mais que le gouvernement cherche à  expliquer maladroitement par, d’une part, l’excellente signature supposée de notre pays et le déficit en infrastructures que le PSE doit résorber. D’un point de vue strictement économique, l’argument de l’excellence de la signature du Sénégal découlant de sa bonne santé économique, est assurément tiré par les cheveux et doit être mis au compte d’une communication politique compréhensible. Le faible taux d’intérêt pouvant bien expliquer l’opportunité d’un besoin d’endettement, mais ne saurait déterminer la pertinence de celui-ci.
La « bonne » signature du Sénégal s’explique plutôt par 3 facteurs qui doivent interpeller immédiatement tous les sénégalais et hâter leur engagement à mettre un terme à cet endettement très vicieux et prémédité:
– les concepteurs du PSE assurent son SAV, à travers le lobbying juteux de cabinets intermédiaires qui sont chargés de chercher les prêteurs, pour protèger la crédibilité de la signature de McKinsey. C’est tout le sens des notations positives pour le Sénégal (il faut juste des réseaux, de la communication et de l’argent)
– les milliards sont partout, ils attendent juste des emprunteurs solvables et sûrs contre un intérêt assuré. Les découvertes de pétrole et de gaz au Sénégal le rendent solvable, sûr et intéressant.
– bon nombre des projets en cours de réalisation dans le cadre du « fourre-tout » nommé PSE sont entre les mains d’opérateurs français, chinois, turcs ou marocains qui apportent les financements des projets qui leur sont confiés sous la forme de marchés de « gré à gré », d’entente directe ou d’offre spontanée. Peu importe le terme utilisé, le résultat est le même; c’est la légalisation du huis clos pour l’anéantissement de la transparence dans les activités économiques.
Tous ces 3 facteurs favorisent donc une amplification de l’endettement du Sénégal sous prétexte que c’est de l’argent qui ne nous coûte pas cher. Ce qui est dangereux, c’est que le Sénégal s’endette « bon marché » JUSTE pour acheter VOLONTAIREMENT trop cher.
Ce que, par courtoisie, le FMI ne dit pas, parce qu’il ne doit pas le dire; c’est qu’une bonne part de l’endettement du Sénégal connaît nécessairement une MAUVAISE destination, pour ne pas dire une destination SUSPECTE représentée par les COMMISSIONS OCCULTES, LES RETRO-COMMISSIONS, LES POTS DE VIN. Et c’est naturellement que le PRIVE NATIONAL est exclu de toutes ces transactions, parce qu’il n’EST PAS « INTERESSANT » et peut être DANGEREUX par rapport aux objectifs planifiés d’un enrichissement massif et sans cause.
La plupart des bailleurs du Sénégal acceptent alors de ne pas trop gagner (en perdant des points d’intérêt traçables) en amont; préfèrant reporter leurs gains en les démultipliant à travers des SURFACTURATIONS de marchés exonèrés d’impôts et la possibilité de rapatrier légalement les énormes bénéfices réalisés.
Il est par conséquent urgent de rompre avec cette conspiration du silence autour de projets pharaoniques qui enrichissent des entreprises étrangères et des particuliers au sommet de l’Etat qui ont un intérêt spécial et personnel à endetter le Sénégal en appauvrissant de plus en plus les Sénégalais. Et pourtant, c’est eux qui paieront.
C’est tout le sens des piqûres de rappel du FMI très gênantes pour le Gouvernement. Mais le FMI n’a pas vocation à porter plainte contre un Gouvernement en lieu et place des citoyens qui subissent ses politiques absurdes, dépensières à dessein, prédatrices et qui hypothèquent leur avenir et celui de leurs enfants.
C’est le sens qu’il faut donner à cet appel pressant aux sénégalais en général, aux élites en particulier afin que terme soit définitivement mis à cette CROISSANCE APPAUVRISSANTE qui se nourrit de l’endettement de tous les sénégalais qui n’enrichit que certains hommes du pouvoir et leur clan tout en appauvrissant tout le reste de la population. Au risque de ramer à contre-courant des normes traditionnelles de calcul des variables mathématiques en économie, il convient de se résoudre à constater que dans le cas du modèle économique du sénégalais porté par le PSE, le taux de croissance du PIB est proportionnel au taux de croissance de la PAUVRETE. Il n’y a rien d’extraordinaire en cela, si on sait que l’ENDETTEMENT de TOUS est dirigé vers les INVESTISSEMENTS lourds et prestigieux, au coût obèré par la SURFACTURATION, qui augmentent quand-même la (P)RODUCTION (I)NTERIEURE (B)RUTE qui, à son tour, ENRICHIT naturellement un petit nombre d’hommes publics et d’entreprises étrangères au moment où les maigres ressources de l’ETAT (donc des contribuables déjà appauvris) servent en priorité à REMBOURSER la dette extérieure contractée qui, elle, continue de grimper. Inverser cette croissance ou la ralentir au moins, est devenu une œuvre hautement patriotique de salubrité publique.
Les gouvernants malhonnêtes, non patriotes et égoïstes continueront pourtant de justifier la pertinence de leur vision politique et de l’orientation économique de leur PSE, par la croissance exponentielle du PIB (6,7% en 2017) sans jamais pouvoir (ou vouloir) expliquer l’augmentation de la pauvreté devenue endémique si ce n’est par la mise en place des bourses familiales pour, soit disant, la juguler alors qu’en réalité, ce n’est qu’une formidable recette pour endormir le peuple et ainsi, continuer à endetter le Pays de plus belle.
On est alors en plein dans un Sénégal de  » l’ENDETTEMENT DE TOUS POUR L’ENRICHISSEMENT DE QUELQUES-UNS »
Le FMI ne dira jamais au Gouvernement: « VOUS ETES TOUS CORROMPUS » et ne demandera pas non plus aux Sénégalais:  » POURQUOI CE SILENCE DES ELITES ? DE QUOI ONT-ELLES PEUR ? « 
Cheikh BASSENE


Gouvernement/Syndicats: Un point majeur fait achopper les négociations

YERIMPOST.COM Afin d’éviter une année scolaire perturbée, le gouvernement tente de calmer le front social. La rencontre entre l’Etat et les principaux syndicats d’enseignants a permis de connaître des avancées majeures. Toutefois, un point majeur divise les deux parties : l’indemnité de logement. C’est le principal point d’achoppement de la réunion d’évaluation, hier, des protocoles d’accord signés depuis 2014 entre l’Etat et les syndicats d’enseignants, informe le journal l’As.

C’est le Premier ministre en personne qui a tenu à présider la rencontre. Pour autant, les syndicats d’enseignants sont sortis, au terme d’une réunion marathon avec le gouvernement à la Primature, avec quelques motifs de satisfaction. Sur les 30 points qui ont été à l’ordre du jour de la réunion d’évaluation, les 28 ont pu faire l’objet de consensus. Les négociations ont buté sur la question de l’indemnité de logement.

Le président de la République a décidé de mettre 12 milliards de francs à compter du mois de janvier 2019 pour la revalorisation de cette indemnité de logement rapportée à la population concernée, ce sera de l’ordre de 10%. Un montant jugé encore faible par les syndicats d’enseignants.

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