Blog de Cheikh Yerim Seck

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Nomination de Mame Mbaye Niang: Où est le décret ?

YERIMPOST.COM Avec ce dernier remaniement, la mésentente des proches collaborateurs du président de la République a été complètement mise à nu. Si, durant le septennat du chef de l’Etat, ils se supportaient, l’on ne peut parier pour ce quinquennat qu’ils vont continuer à faire semblant. Des éclats de rire s’échappaient des couloirs du palais de l’Avenue Léopold Sédar Senghor à l’annonce de la nomination de Mame Mbaye Niang, chef de cabinet du président de la République. « Demandez-lui de vous montrer le décret de sa nomination dûment numéroté, signé par le président de la République, contresigné par le Premier ministre daté du 9 avril 2019 », s’est esclaffé une source du journal L’As, proche du chef de l’Etat. A l’en croire, l’ancien ministre du Tourisme a lui-même diffusé cette information pour mettre la pression sur le président Macky Sall.

Mame Mbaye Niang, quant à lui, jure sur tous les Saints ne s’être confié à personne depuis 2 semaines et s’interroge sur l’identité de « sa taupe ».

Le décret de sa nomination en remplacement de Moustapha Diakhaté n’a pas été publié dans le journal officiel. Du moins, jusqu’au moment où nous nous mettons sous presse.

Guerre en gestation au Pds: Me Madické Niang n’abdiquera point

YERIMPOST.COM Le Parti démocratique sénégalais (Pds) au bord de l’implosion ? La question mérite d’être posée, d’autant que la rumeur sur la candidature de Me Madické Niang persiste. Les jours à venir nous édifieront, mais, en attendant, intéressons-nous à ces faits qui trahissent la pensée de certains caciques du parti qui, face aux médias, prônent le « Karim ou rien ». Dans sa livraison du jour, le quotidien Libération révèle que le président du groupe parlementaire des libéraux a démarré sa campagne de parrainage dans la cité religieuse de Touba. Un autre fait qui a attiré l’attention de votre blog, c’est ce démenti paru dans la presse suite à l’annonce du voyage de Me Madické Nang à Doha sur invitation du Pape du Sopi. Des témoignages anonymes révèlent qu’il n’y a eu aucun contact entre Me Abdoulaye Wade et Me Madické Niang excepté ces correspondances qu’ils se sont adressés par presse interposée. Courant de cette semaine, l’ancien chef de la diplomatie sénégalaise va faire bouger les lignes. Ses souteneurs, qui n’attendent plus que son top départ, se mobilisent discrètement mais efficacement. Madické Niang n’abdiquera point. Nous y reviendrons…







Guerre contre Auchan: les pharmaciens entrent dans la danse

YERIMPOST.COM Auchan a vraiment bon dos ! Après les commerçants locaux qui demandent qu’il « dégage », c’est au tour des pharmaciens privés du Sénégal. Exercice illégal de la pharmacie, c’est ce que reproche le syndicat qui a noté la présence de médicaments comme l’éosine, l’alcool à 70% et la gamme Juvamine dans les rayons des magasins de la chaîne française. La première mesure prise par le syndicat des pharmaciens est la suspension de l’approvisionnement des produits de la gamme Juvamine et des laboratoires Mercurochrome et ce, jusqu’à nouvel ordre. Ensuite, la saisine du ministère du Commerce, de la direction de la Pharmacie et du Médicament, de la direction de la Douane ainsi que des laboratoires incriminés.



Viviane Chidid-Bouba Ndour: Guerre des mots et des images

YERIMPOST.COM Il affiche le visage des beaux jours, très heureux aux côtés de sa nouvelle épouse. Pourtant, Boubacar Ndour n’a pu se retenir d’exprimer son amertume encore manifeste gardée de ses précédentes unions. Dans une interview accordée à l’Observateur au lendemain de son « remake », Bouba Ndour avait déclaré avoir vécu l’enfer lors de ses précédents mariages (avec Viviane Chidid et Fatou Kiné Ndiaye). Une sortie qui a surpris par le propos surtout à l’encontre de Viviane Chidid avec qui il a eu de grands enfants. Une déclaration que la reine du Jolof Band a commentée à sa manière. Le lendemain, une vidéo la montrait à l’aéroport de Diass, prête à embarquer dans un vol pour Miami avec… le nouvel homme de sa vie. Moustapha Dieng a su conquérir le coeur de Viviane qui avait visiblement mieux à faire que de répondre au père de ses enfants.

Entre Bouba et Viviane, la guerre des mots, des vidéos et des photos fait rage depuis leurs remariages respectifs curieusement intervenus à quelques jours d’intervalle. Simple hasard du calendrier ?



Sergent Malamine Camara, un héros sénégalais honoré à Brazza

YERIMPOST.COM Un hommage a été rendu au Sergent Malamine Camara à Brazzaville. Ce sous-officier sénégalais du bataillon de l’infanterie coloniale, décédé en 1886, était connu au Congo pour le grand rôle qu’il a joué auprès des populations. Par devoir de mémoire, il a été élevé au rang de citoyen d’honneur et l’événement a vu la participation du chef de l’Etat, Macky Sall, et de ses homologues de la Centrafrique et de Sao Tomé et Principe, sur invitation du président congolais, Denis Sassou Nguesso.



 

Ousmane Niantang Diatta lance un message fort à ses frères du maquis 

YERIMPOST.COM La paix en Casamance et partout au Sénégal: c’est le prêche d’Ousmane Niantang Diatta envers ses frères du maquis. « Je suis l’ambassadeur de la paix. Macky Sall est le sapeur-pompier de la paix. Donc, je demande au Président de redoubler d’efforts. Les frères qui sont dans la brousse, Salif Sadio est mon petit frère, je lui demande de continuer à forger la paix en Casamance. Et moi, Ousmane Niantang, je viens de signer le cessez-le-feu. Et les Kourouma Sané et autres, je leur demande de redoubler d’efforts pour que la paix, toute la paix, revienne en Casamance», a-t-il lancé à ses frères d’armes.



L’Ecole sénégalaise serait-elle un tonneau des Danaïdes, les enseignants et l’Etat, dans une guerre picrocholine

Au lieu et place de trouver une solution définitive à ce problème, nous constatons malheureusement que cela défraye la chronique.

C’est un devoir pour nous, dirigeants ou prétendants, de faire notre école la corne d’abondance, une source de richesses inépuisables. Mais comment cela peut-il être possible, si notre système éducatif, depuis des décennies, semble avaler des poires d’angoisse ?

Chers gouvernants (Ministres, Directeur Généraux, Députés etc.), sauvons nos enfants, si nous vous citons c’est parce que nous croyons que vous avez les possibilités et les pouvoirs nécessaires pour mettre le pied à l’étier. Une forte belle manière de marqué l’histoire de votre pays à jamais, si une fois vous vous décidez de réduire vos largesses du pouvoir à l’égard des enseignants. Vous rendrez service à votre Président de la République mais aussi à toute la nation sénégalaise. Mieux, vous aiderez SEM Macky Sall à être une éminence grise.

Nos chers dirigeants ne laissaient pas cette crise scolaire faire la tache d’huile sur le travail du chef de l’Etat à plus forte raison que cela soit une hirondelle qui fait le printemps, en d’autres mots, un cas isolé qui va devenir une conclusion néfaste générale sur le régime actuel, si par malchance cette crise s’achemine tout schuss sur une année blanche.




De grâce, ne donner pas trop de chance à ce prétentieux M. Idrissa Seck qui pense avoir une solution à cette crise, d’autant plus que nous savons que ce Monsieur pense qu’il est né pour être Président de la République alors qu’il n’est rien d’autre qu’un homme de paille. Tout ce qu’il fait c’est un coup de pied en vache car sa proposition n’a rien de caractère social mais une manière de réorienter les projecteurs sur sa petite personne. Et jusqu’à la preuve du contraire cette solution qu’il prétend détenir, n’est que la poudre de perlimpinpin c’est-à-dire une solution présentée comme miraculeuse, mais en vrai dire qui ne sert à rien

Le peuple sait que le Président fait tout pour que cette crise cesse d’où l’importance de cette décision d’augmenter les indemnités de logements de 60.000frs à 85.000frs soit une hausse de 25.000frs.

Nonobstant ses efforts, certains des enseignants pensent que c’est une allocation de bourse sociale, d’ailleurs nous ne le demandons pas, sont-ils meilleurs que ces personnes qui perçoivent cette somme allouée aux personnes les plus diminuent ?

Sur ce cas je crois voire des enseignants prétentieux, ne pensant qu’à leur être, qui ont complètement oublié leur mission première qui est d’éduquer les bonnes valeurs et l’esprit d’égalité. Pour aller plus loin nous nous demandons aussi si nos maîtres dans le temps avaient décidé d’avoir les mêmes attitudes qu’eux maintenant, seriez-vous devenu des enseignants aujourd’hui, non, nous ne le croyons pas ?

Et pourtant on nous a appris à savoir mourir individuellement et renaître collectivement, ce sens élevé de responsabilité, le sens du sacrifice pour la nation à l’image de nos valeureux soldats qui nous protègent au péril de leur vie. L’enseignement est noble et doit être aimé par la personne qui l’exerce mais hélas.

L’opposition en toute complicité avec certains leaders des syndicats d’enseignants font tout pour sonner le tocsin, alerter, ameuter, exciter l’opinion, le peuple pour le mettre en mal avec le chef de l’Etat.

Chers gouvernants ne donnent pas à cette opposition l’opportunité de cracher dans la soupe des sénégalais qui est le PSE, et ce plan vise dans son programme résorption des abris provisoire, une solution pour effacer entièrement la carte des abris provisoires sur l’étendue du territoire national d’ici 2021. En tout état de cause cette opposition ne sait que pousser que des cris d’orfraies comme le cas de Ousmane Sonko pour ne pas le citer.

Chers gouvernants, certes il faut le reconnaitre aussi que les enseignants et les élèves qui sont nos sœurs et frères ont attendu sous l’orme. par conséquent il faut reclasser les méritants en bonne et due forme mais aussi rétablir l’équité parmi les fonctionnaires. Et que ce genre de déséquilibre n’existe plus de notre cher pays que nous aimons tant. Il faut le faire parce que l’intérêt du pays prime sur nous et pensons à l’avenir de cette jeunesse.

Monsieur ABDOULAYE SOW, Coordonnateur Convergence des jeunesses Républicaine COJER de la commune de Ndiareme Limamou Laye (Guédiawaye)

 

Les sections APR de France fustigent la guerre au sommet du consulat du Sénégal à Marseille

YERIMPOST.COM Dans le communiqué ci-dessous…

 

Les sections APR du sud de la France, dont les noms figurent en bas de ce texte, ont lu avec stupéfaction et consternation l’article paru le 30 mars 2018 dans la presse en ligne faisant état d’une impossible collaboration entre le consul et le vice-consul de Marseille. Certes, leurs divergences couvent depuis longtemps et que des articles de presse en avaient déjà fait mention. Mais les sections du sud ont toujours estimé que les concernés parviendraient à surmonter leurs difficultés ou que les autorités allaient intervenir puisqu’elles étaient sans doute au courant. À notre grande déception, il n’en fut rien. Aujourd’hui, la situation est devenue très grave puisque ce différend empêche tout fonctionnement normal de l’institution diplomatique. S’y ajoute que l’ambiance au consulat est devenu tellement délétère et nauséabond que les sénégalais n’ont plus aucune envie de s’y rendre. Sur le plan politique, cette situation de crise remet en cause tous les efforts déployés quotidiennement par les sections du sud pour convaincre les sénégalais de la juridiction de soutenir le Président Macky Sall. Il est vrai que le consulat n’est pas un organe politique. Cependant, il représente, en quelque sorte, le chef de l’État. Par conséquent, ses dysfonctionnements ternissent forcément l’image de ce dernier. En outre, notre parti avait promis d’apporter des ruptures pour rendre plus performante cette institution au grand bonheur de nos compatriotes de la juridiction de Marseille. Aujourd’hui, le constat amer est que tout le monde nous reproche d’être incapables de faire fonctionner correctement ce petit consulat. Cette situation gênante compromet sérieusement la poursuite du combat de massification. Ainsi, les sections APR du sud demandent-elles au Président Macky Sall et au ministre des affaires étrangères de prendre leurs responsabilités pour trouver très rapidement des solutions afin de mettre de l’ordre dans ce consulat. C’est une question de respect aux sénégalais de la juridiction qui ne méritent guère un tel traitement et une nécessité absolue si l’on veut remporter les élections présidentielles de 2019 dans le sud de la France.

 

Aussi, les sections APR du sud de la France condamnent-elles fortement la marginalisation qu’elles subissent depuis 2012 de la part des autorités. Elles ne sont jamais consultées même sur les questions qui les concernent directement. Comme si elles n’existaient pas, elles ont toujours été négligées, ignorées, méprisées. En 2015, le Président de la République Macky Sall est venu à Marseille pour une visite de trois jours. Les sections du sud avaient organisé de bout en bout sa rencontre avec nos compatriotes sénégalais. Pourtant, aucune d’entre-elles n’a été reçue par ce dernier. Certains nous avaient promis que cette faute politique allait être corrigée. Mais rien, nada, cette promesse n’a eu aucune suite. Aujourd’hui, les militants sont tellement dégoutés qu’ils ont décidé de ne plus rien faire tant que la situation reste inchangée. C’est d’ailleurs cette frustration qui nous a valu la perte des élections législatives dans certains bureaux de vote importants et une victoire étriquée lors du référendum. Les sections du sud en ont assez d’être traitées comme les guignols du parti. Elles exigent désormais du respect et de la considération. Elles ne sont pas moins méritantes que les autres segments du parti, car ayant fait les mêmes, voire plus de, sacrifices. Pour terminer, rappelons que pour gagner une élection présidentielle, chaque militant doit compter. Cela est surtout valable pour ceux de la diaspora qui sont des grands électeurs pouvant orienter le vote de leur famille restée au pays. Au vu de ce qui précède, les sections du sud demandent au Président du parti Monsieur Macky Sall d’intervenir rapidement pour rectifier le tir. Le cas échéant, il est évident que les prochaines élections présidentielles se solderont par une cinglante défaite pour lui dans le sud de la France.

 

SECTIONS APR : AIX-EN-PROVENCE, la SEYNE-TOULON, NICE, CANNES, MONTPELLIER, MONACO-CÔTE D’AZUR




Guerre de positionnement au niveau des guides mourides: L’avance de Macky Sall sur Idrissa Seck

YERIMPOST.COM Même si donner des consignes de vote par voie de « ndigueul » (« ordre religieux ») n’est plus opérant au Sénégal, les candidats à l’élection présidentielle ressentent le besoin, peut-être pour leur confort d’esprit, de sentir le soutien des guides de confréries, notamment mouride.

Le branle-bas de combat au Palais, pour empêcher l’accueil à Darou Mouhty du leader de Rewmi, Idrissa Seck, par Serigne Modou Kara Abdou Khoudoss, est l’un des derniers exemples en date de cette guerre farouche que se livrent les hommes politiques pour avoir les faveurs voire l’adoubement des guides religieux.

Dans ce bras de fer, l’actuel locataire du Palais a un avantage voire une avance sur son opposant. Macky Sall a l’atout d’être revêtu de la légitimité – il est le président de la République – face à une chefferie mouride légitimiste. Depuis sa création, en effet, le mouridisme, conçu comme un soufisme par son fondateur, compte parmi ses principes le respect du roi, émanation de la volonté divine. Qui croit en Dieu respecte et reconnaît donc le roi qu’il a choisi.

Voilà pourquoi la position doctrinale officielle de Touba consiste à s’allier avec le chef de l’Etat en exercice. Dans le rôle du missi dominici, Serigne Bassirou Abdou Khadre est le gardien du temple de l’orthodoxie. Il veille sur les bonnes relations entre le Palais et Touba, passe les messages, fluidifie les relations entre le président et le khalife…

S’il a de bons rapports avec Idrissa Seck, avec qui il aime discuter religion, le porte-parole du khalife des mourides ne confond pas liens personnels et ligne officielle. Laquelle est claire: Touba soutient Macky Sall. Le chef de l’Etat a un autre atout. Le nouveau khalife, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, l’adore. Et lui veut beaucoup de bien. Au cours de leur dernière entrevue, il lui a lancé une phrase lourdement affectueuse: « Lima la yééné Serigne Touba laa koy niaan » (« C’est à Serigne Touba que je demande ce que je te veux comme bien. »).

Cette proximité est plus forte que la relation que le khalife entretient avec Idrissa Seck même si celle-ci est plus vieille. Le leader de Rewmi bénéficie d’un atout important mais pas déterminant: il est l’ami et le candidat de Serigne Moussa Nawel, fidèle parmi les fidèles de Serigne Mountakha.

La confrérie fonctionne suivant une verticalité absolue. Sa position est celle voulue par le khalife et exprimée par le porte-parole. Ce sont les deux personnalités dont la sensibilité compte. Tous les autres peuvent penser ce qu’ils veulent mais qui n’engage pas la confrérie. Tous les autres parlent donc en leur nom propre. Et, surtout pour les plus jeunes, suivant leurs intérêts personnels. Pour s’assurer des voix de ces derniers et de leurs disciples, il n’y a pas match entre Macky Sall et Idrissa Seck. Le chef de l’Etat est dans la posture avantageuse de pouvoir distribuer des millions issus des fonds secrets, des terrains, des passeports diplomatiques, des marchés publics…

Quel que soit le bout par lequel on aborde la question, il ne fait l’ombre d’un doute que Macky Sall bénéficie, au niveau de la chefferie mouride, d’une avance certaine sur Idrissa Seck. Une avance qui s’explique par ce qu’il est convenu d’appeler la prime du sortant. Seul Abdoulaye Wade, qui a occupé la position actuelle de Macky, et qui est crédité d’une mouridité plus sincère, peut bousculer l’actuel chef de l’Etat à Touba.



Youssou Ndour évoque la question de la guerre des télés

YERIMPOST.COM La guerre des télés n’a aucun sens et il ne faudra pas compter sur Youssou Ndour pour ce faire. Le président directeur général du Groupe Futurs Médias a de très bons rapports avec les autres patrons de télé. De Sidy Lamine Niasse, qui est un modèle pour lui, à Elhadj Ndiaye qui, lors de la première diffusion de sa chaîne 2stv, l’a appelé au téléphone pour lui annoncer la bonne nouvelle, en passant par Bougane Guèye Dany, son « petit-frère » à qui il a donné des idées pour la création de sa première société et le directeur de la Rts, Racine Talla, qui est pour lui « un ami de très longue date »… Toutes ces raisons font croire à Youssou Ndour que les Sénégalais gagneraient plus à voir les chaînes de télévision locales mutualiser leurs forces au lieu de se livrer une quelconque guerre.

Pouvoir Républicain et Force Spirituelle au Sénégal: la guerre des pouvoirs aura–t-il lieu ?

Commençons d’abord par faire un peu de l’histoire car n’appartenant pas exclusivement aux historiens. Celle-ci défie l’espace, le temps et transcende ainsi les individus, même ceux-là qui ont été les vrais acteurs ou de simples témoins.  Et par devoir de mémoire, par besoin de l’actualité et nécessité du contexte, rappelons-nous ces évènements :

Un soir d’un Mercredi 30 Décembre 2009, des jeunes chrétiens ont affronté à coup de pierre, devant la cathédrale de Dakar, la police anti-émeute. L’origine de ces échauffourées émanait des propos jugés « blessants » du président de la république d’alors, Monsieur Abdoulaye WADE, qui avait comparé le monument de la renaissance africaine avec des représentations religieuses présentes dans les églises. S’agit-il de l’ignorance ? N’est-elle pas simplement de la provocation ? Suite à ce malheureux incident, son Eminence le Cardinal Théodore Adrien Sarr avait laissé entendre ces propos : « Meurtris et humiliés, nous l’avons été par l’amalgame que le chef de l’Etat a établi entre le monument de la renaissance africaine et les représentations qui se trouvent dans nos églises. Il est scandaleux voire inadmissible que la divinité de Jésus Christ, cœur de notre foi, soit mise en cause et bafouée par la plus haute autorité de l’Etat».

Manifestant son soutien à la confession chrétienne devant cette terrible épreuve, Serigne Mansour SY Djamil, musulman et Khalif Général de son père, avait condamné dans une déclaration faite depuis Stuttgart (Allemagne) où il célébrait un Gamou ce tragique incident en ces terme : « les sénégalais sont en droit de se demander si aujourd’hui, les confréries du Sénégal ne sont pas menacées de disqualification au vu de la manière torve et hideuse dont elles sont instrumentalisées par le régime libéral : toutes les confréries seront, à ce jeu, désacralisées et décrédibilisées ».  Ni ce dernier encore moins une autre personne ne pouvait imaginer que 3 ans après, un autre événement de la responsabilité de la même personne serait inscrit dans nos mémoires. Vendredi 17 Février 2012, des policiers qui étaient à la poursuite de manifestants contre la candidature de Me Wade avaient balancé des grenades lacrymogènes dans la Zawiya de El Hadji Malick SY sis à Dakar Plateau (lieu de culte chez les confréries Tidianes). L’acte ignoble avait suscité l’ire des Talibés et avait occasionné de violents affrontements entre ces derniers et les forces de l’ordre. Une erreur est pardonnable une fois !

A la lumière de ces évènements et des réactions des leaders religieux, la première qui s’inscrivait dans une posture d’offuscation contre des exactions attentatoires à la foi et morale chrétiennes et la seconde qui se voulait une mise en garde contre une campagne de discrédit des chefs religieux et des familles religieuses de l’initiative de l’Etat, il est regrettable de constater presque une décennie après, cette attitude invariable de la République à poursuivre cette campagne de dénigrement et de discrédit des confessions et des personnalités religieuses qui les incarnent. Cette entreprise républicaine qui tente tristement et sans relâche à entacher la réputation des leaders religieux prend une propension si importante aujourd’hui qu’elle attire notre curiosité et suscite notre réflexion.

Dans les rencontres politiques les plus officielles et les évènements religieux les plus solennels, l’on est amené à se rendre compte de cette pression voire oppression étatique sur les leaders religieux. Le fait n’est pas fortuit si on sait la légitimité politique dont certains bénéficient combinées à leurs potentialités et compétences d’hommes d’Etat. Entre autres figures religieuses et politiques nous pouvons citer Feu Serigne Cheikh Ahmed Tidiane SY (Parti pour la Solidarité Sénégalaise), Serigne Modou Kara MBACKE (Parti de la Vérité pour le Développement), Ahmed Khalifa NIAS (Front des Alliances Patriotiques), Serigne Moustapha SY (Parti de l’Unité et du Rassemblement), Serigne Mansour SY Djamil (Bes Du Nakk), Serigne Kkhadim THIOUNE (Mouvement Patriotique du Sénégal), la liste n’est pas exhaustive, ils ont tous eu, ont ou auront dans un moment ou dans un autre des ambitions pour être portés à la tête de la Magistrature Suprême.

Ce faisant, derrière cette volonté manifeste de ternir se cache une peur inavouable de compétir. Le choix est quasi inexistant, la seule offre qui s’y prête aujourd’hui est l’acceptation de la rivalité, de la compétitivité  car une catégorie autre et nouvelle de « Commanders in Chief»  se fait exiger de plus en plus. Face à la cupidité indescriptible des hommes politiques à accéder au pouvoir, à leur obstination irréfléchie à le conserver à tout prix, à leurs innombrables échecs dans l’élaboration et la mise en exécution d’un vrai projet de société, à leurs infinis scandales liés à la finance et aux mœurs dont sont associés la majeur partie d’entre eux et devant l’insatiable appétence du peuple à vivre leurs vraies aspirations et ruptures, il est clair que la confrontation aura lieu dans le seul et unique but de précipiter le pays dans la voie des transformations sociales, du progrès économique, politique et culturel, de l’innovation technique, de l’enracinement profond des valeurs  et de l’ouverture aux réalités extérieures.

Et pour comprendre la légitimité de notre clameur nous voulons rappeler les questions insistantes de Serigne Masnour SY Djamil qui doivent inciter à la réflexion sérieuse et sans complexe pour une réponse adéquate et sans parti pris: « quelle relation la foi religieuse, dans sa dynamique essentielle, doit-elle entretenir avec la gestion et l’organisation de la société sénégalaise? Les religions ont-elles une mission d’orientation globale des hommes et des femmes comme citoyens libres et socialement organisés? Les religieux ont-ils un rôle spécifique à jouer dans la construction du Sénégal ou doivent-ils se limiter aux cultes? Vu la prégnance du fait religieux dans la société, quelle conscience politique attend-on du marabout ou du prêtre pour sortir le Sénégal de sa crise actuelle? »

A la lumière de ces questionnements et depuis 1960 à nos jours, il est clair que le moment est venu pour le Sénégal de muer sa révolution. L’engagement pour cette révolution des mentalités doit concerner tous les citoyens conscients afin de reconnaitre, d’accepter et d’investir toute notre confiance en ces hommes techniquement compétents, professionnellement expérimentés et éthiquement formés. La compétence, l’intégrité, la transparence et l’éthique sont le souffle nouveau dont disposent bon nombre.

Il ne faut pas développer en nous une peur injustifiée de l’inconnu. Les exemples sont persistants et les preuves têtues : un self-made man en Gambie, un ancien footballeur au Libéria, un ancien syndicaliste en Afrique du Sud et un très jeune inspecteur des finances en France. Et pourquoi pas un leader religieux au Sénégal ?

Khassoum DIOP

Khassito2016@hotmail.com

 

 

Exclusif! Guerre secrète pour succéder au DG de la police

YERIMPOST.COM En mai prochain, le directeur général de la police nationale, Oumar Maal, va faire valoir ses droits à la retraite, a appris Yerimpost de bonne source. Ce commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle, spécialiste du renseignement, va quitter ses fonctions dans un contexte sécuritaire très sensible, à quelques mois de l’échéance lourde de risques de l’élection présidentielle de février 2019. Son remplacement, qui n’a donc rien d’un acte administratif ordinaire, est un enjeu de sécurité nationale pour le pays.

Alors que l’Etat planche sur le meilleur choix en cette période délicate qui s’annonce, les candidats à la succession se livrent une féroce guerre secrète. Quatre gros bonnets, promus en septembre 2017 au grade de contrôleur général (l’équivalent de celui de général dans l’armée), sont sur les starting blocks dans cette course à la succession qui s’annonce serrée. Il s’agit de Matar Diop, coordinateur national du comité interministériel de lutte contre la drogue, de Médoune Diouf, patron de la Direction générale du renseignement intérieur, de Serigne Bocar Yague, directeur de la police judiciaire, et de Amadou Hamady Lam, commandant du Groupement mobile d’intervention (Gmi).

Il y a aussi dans la course quatre contrôleurs de police: l’actuel directeur général adjoint de la Police, Ousmane Sy, le directeur du matériel et du budget au ministère de l’Intérieur, Pape Mbacké Faye, le commissaire divisionnaire Satacko Diop, et l’as du renseignement, Alioune Diagne.

Entre ces différents prétendants, la guerre de positionnement fait rage. Le lobbying tous azimuts s’intensifie… Qui d’entre eux aura les faveurs du président de la République, Macky Sall, et de son ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye ?



Aliou Sall-Ahmed Aïdara: une guerre à mort

YERIMPOST.COM C’est peu dire d’affirmer que le maire de Guédiawaye, Aliou Sall, et l’animateur télé et radio, Ahmed Aïdara, ne s’aiment pas. Ils se détestent et se livrent une guerre à mort. Ils incarnent deux camps rivaux qui se disputent âprement le contrôle de Guédiawaye.

Le petit-frère du président de la République, parachuté dans cette commune de la banlieue de Dakar, loin de son Fatick natal, rencontre une hostilité sans borne chez les « autochtones » de Guédiawaye qui voient en lui un allochtone s’étant imposé à coups de billets de banque et de trafic d’influence. Dans ce front hostile figure en bonne place le mouvement citoyen Guédiawaye Laa Bokk (GLB) dont Ahmed Aïdara est l’un des plus grands activistes.

C’est d’ailleurs dans le cadre des activités de GLB qu’a eu lieu une altercation avec un jeune militant d’Aliou Sall qui vaut à l’animateur télé et radio d’être convoqué ce lundi après-midi au commissariat de police de la localité. Alléguant avoir été brutalisé par les cadres de GLB pour lui arracher son téléphone portable, la « victime », qui s’est défendue d’avoir tenté de prendre quiconque en photo, a produit un certificat médical et porté plainte au pénal.

Aliou Sall, qui s’était violemment fait huer par la foule à l’occasion du cinquantenaire de la ville, fin décembre 2017, n’a toujours pas digéré cette humiliation. Il trouve certainement dans cette plainte un moyen de régler leurs comptes à ceux en qui il voit les instigateurs de ce « sabotage ». Nul doute qu’Ahmed Aïdara, qui n’a pas sa langue dans sa poche, va utiliser toutes les armes à sa disposition pour se défendre. Entre ces deux, la bataille ne fait que commencer. Le sang va gicler. La guerre va faire rage…



Enquête exclusive: Cette guerre du gaz qui risque de paralyser le Sénégal!

YERIMPOST.COM Le Sénégal est tout près d’un arrêt brutal de la distribution de gaz butane, à l’instigation de Diprom, Lobbou Mame Diarra Bousso, Oryx et Total réunis au sein du Groupement professionnel de l’industrie du pétrole au Sénégal (GPP). En cause, le comportement de l’Etat qui a décidé, sans appel d’offres, de faire fournir par International trading oil and commodities corporation (Itoc) toutes les 200 000 tonnes de gaz qui couvrent la consommation des Sénégalais pour 2018.

Marginalisé, le GPP a saisi le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, et le ministre du Pétrole et des Energies, Mansour Elimane Kane, et a sollicité l’arbitrage de l’Etat en vue d’un éclatement équitable de cette commande qui puisse permettre à ses membres d’en importer une partie.

Au moment où ces lignes sont écrites, Diprom (qui possède notamment Touba Gaz et Touba Oil), Lobbou Mame Diarra Bousso, Total et Oryx ont reçu une promesse non encore actée de se voir attribuer la fourniture de 12 butaniers, soit une quantité totale de 48 000 tonnes à elles quatre. Tout le reste revenant évidemment à la seule Itoc.

Le GPP va-t-il accepter cet arrangement ? Que risque-t-il de se passer si un accord n’est pas trouvé ?




Le cas échéant, le Sénégal file droit vers une grave pénurie de gaz butane, une panne sèche dans les foyers et les entreprises. Lobbou Mame Diarra de Aliou Lô et Diprom de Cheikh Sèye contrôlent en effet l’essentiel du réseau de distribution du gaz à travers tout le pays. Il y a quelques jours, elles ont convoqué leurs distributeurs les plus importants, manifestement pour les préparer à une riposte au cas où elles seraient écartées de l’importation.

Le GPP est d’autant plus déterminé qu’il a connu une situation similaire en 2017. C’est au deuxième semestre de l’année dernière qu’il a réussi, après un premier arbitrage de Dionne, à obtenir une dérogation au contrat d’exclusivité liant la Société africaine de raffinage (SAR) à Itoc pour pouvoir obtenir d’importer 2 butaniers par mois sur six mois.

C’est d’ailleurs pour éviter d’être lésé à nouveau en 2018 que le GPP a adressé, dès le 29 décembre 2017, un courrier à Mansour Elimane Kane dont Yerimpost a obtenu copie pour lui dire ceci : « Le planning qui couvrait le deuxième semestre 2017 étant entièrement exécuté, l’ensemble des sociétés importatrices regroupées au sein du GPP souhaitent se voir confier a minima 50% des importations du GPL au Sénégal en 2018, en attendant la libéralisation totale des importations. Comme ils l’ont démontré en 2017, tous les acteurs du gaz réunis au sein du GPP souhaitent continuer à contribuer efficacement à la sécurisation de l’approvisionnement du pays en gaz butane. »

Réclamant 50%, le GPP a failli se retrouver avec… rien. N’eut été ce recours qu’il a entrepris envers l’Etat et qui n’a pas encore abouti à une notification officielle d’un quelconque tonnage à importer.

Si elles n’ont pas gain de cause, ces sociétés importatrices se retrouveront dans une situation catastrophique. Contrairement à Itoc, qui est un trader, elles sont des industries qui ont investi plusieurs milliards pour installer des tanks de stockage, fabriquer des bouteilles, acquérir du matériel de conditionnement, disposer de camions pour la distribution… Elles n’ont d’autre choix que de travailler ou de recourir à tous les moyens de pression possibles pour survivre.

Si, cette fois-ci encore, on parvient à éviter un choc gazier, l’Etat doit s’impliquer pour instaurer une sécurité durable dans ce secteur stratégique. Il doit attribuer la fourniture de gaz butane sur la base d’un appel d’offres. A défaut, il devra répartir avec plus d’équité la commande entre les différents prestataires afin que chacun puisse vivre…

Cheikh Yérim Seck

 

 



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