Blog de Cheikh Yerim Seck

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Guinée: Démission du ministre de la Justice pour protester contre la modification de la Constitution

Les Etats-Unis veulent «réduire les exportations» de pétrole de l’Iran «à zéro»

 L’administration Trump a annoncé qu’elle ne veut pas renouveler les exemptions aux pays qui importent du brut iranien.
Les Américains s’apprêtent à offrir un tour de montagnes russes au marché pétrolier mondial. Lundi 22 avril, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis ne vont pas renouveler le 2 mai les exemptions aux pays qui importent du pétrole iranien. Quelques heures auparavant, de premières fuites dans la presse avaient provoqué une hausse des cours du baril, qui s’est maintenu lundi à 74 dollars (environ 66 euros), son niveau le plus haut depuis près de six mois.
« Cette décision a pour but de réduire les exportations iraniennes à zéro, pour soustraire au régime sa principale source de revenus », a expliqué la porte-parole de la Maison Blanche dans un communiqué. Concrètement, cela signifie que tout pays qui importera du pétrole iranien après le 2 mai sera soumis à d’importantes sanctions américaines.
Pour comprendre cette situation, il faut revenir à la décision de Donald Trump de sortir les Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien, en mai 2018. Le président américain annonce alors qu’il veut rétablir les sanctions « les plus dures de l’histoire »contre Téhéran. L’administration Trump prépare alors un plan pour « réduire à zéro » les exportations iraniennes de pétrole à partir de début novembre. Les hydrocarbures sont le moteur de l’économie iranienne.
Mais, pendant l’été 2018, les déclarations tonitruantes de Donald Trump sur le pétrole iranien font craindre que celui-ci ne vienne à manquer dans un monde qui consomme de plus en plus d’or noir. En septembre, la barre des 100 millions de barils consommés par jour est franchie. A mesure que l’échéance du 4 novembre approche, les prix du pétrole grimpent, laissant anticiper une flambée sérieuse des prix. Pour compenser la hausse, les alliés saoudiens des Etats-Unis ouvrent les vannes et augmentent leur production.
Début novembre, à la surprise générale, l’administration américaine décide de délivrer des exemptions pour six mois à huit pays importateurs de pétrole iranien. Parmi eux, l’Inde et la Chine, les deux plus gros clients de Téhéran. Progressivement, la production iranienne passe de près de 4 millions de barils à 2,6 millions par jour.
Mais les « faucons » de l’administration Trump restent sur leur faim : le président avait promis de mettre la « pression maximale »sur l’Iran. Dans un but clair : étouffer l’économie iranienne et pousser progressivement à un changement de régime. La question des exemptions agite les cercles républicains depuis plusieurs semaines, les plus radicaux accusant l’administration Trump de faire preuve de laxisme. Ainsi, le sénateur et ancien candidat à la présidentielle Ted Cruz a accusé, mi-avril, Mike Pompeo, secrétaire d’Etat des Etats-Unis, pourtant présenté comme un dur, d’être trop complaisant.
La ligne la plus dure l’a donc emporté au sein du département d’Etat. Mike Pompeo a expliqué, lundi, que « le but de l’opération restait simple : priver le régime des fonds qu’il a utilisés pour déstabiliser le Proche-Orient depuis quarante ans et pousser l’Iran à se comporter comme un pays normal ».
Etudier d’autres options
Une opération qui risque d’être très difficile à mettre en œuvre, en particulier en Asie, où se trouvent les plus gros clients du brut iranien : la Chine a déjà fait savoir qu’elle considérait que sa coopération « ouverte, transparente, raisonnable et légitime avec l’Iran devait être respectée ». Dans un contexte de guerre commerciale tendue, on voit mal pourquoi Pékin ferait ce cadeau à Washington.
La Turquie, qui dépend beaucoup des importations du pétrole iranien, a déjà fait savoir qu’elle n’acceptait pas la décision américaine. Même la Corée du Sud, pourtant alliée historique des Etats-Unis, a fait savoir qu’elle ferait « tout son possible » pour obtenir un « renouvellement de l’exemption ».
Les acheteurs indiens, japonais et sud-coréens disent avoir étudié d’autres options. Certains Américains espèrent opportunément pouvoir vendre à ces pays asiatiques du pétrole de schiste, dont la production continue de croître aux Etats-Unis. Mais tous les pétroles ne se valent pas : les huiles légères américaines ne sont pas appropriées pour les raffineries coréennes ou indiennes, qui nécessitent des pétroles plus lourds.
Contenir la flambée des prix
L’administration Trump doit aussi s’assurer que la flambée des prix est contenue, alors que le président américain ne cesse, dans le même temps, de tweeter que les cours du baril sont trop élevés et que cela est néfaste pour les consommateurs américains. Mike Pompeo a promis, lundi, que l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis s’étaient engagés à stabiliser le marché. « L’Arabie saoudite et d’autres dans l’OPEP vont plus que compenser la différence due à nos sanctions complètes contre le pétrole iranien », a résumé Donald Trump sur Twitter.
Le calcul n’est pourtant jamais aussi simple. D’autres facteurs majeurs, auxquels Washington n’est pas étranger, pourraient avoir un impact important. Tout d’abord, la déroute persistante de l’économie vénézuélienne, envers laquelle les sanctions américaines se sont durcies, continue d’affecter durement la production pétrolière du pays. Dans le même temps, la Libye replonge dans la guerre avec l’affrontement entre le maréchal Haftar et le gouvernement de Tripoli, ce qui pourrait affecter la production pétrolière du pays. D’autant plus que Donald Trump a décidé de soutenir il y a quelques jours, à la surprise générale, le maréchal Haftar et son offensive contre la capitale du pays.
Par Nabil Wakim

Vidéo- L’argent trouvé au domicile d’Omar El Béchir, président déchu du Soudan

Sur Twitter, réaction de Sibeth Ndiaye à l’incendie de Notre-Dame de Paris

Réaction de Macky Sall à l’incendie de Notre-Dame de Paris (Twitter)

Réaction forte d’Emmanuel Macron à l’incendie de Notre-Dame de Paris

Algérie: Démission programmée de Bouteflika avant le 28 avril

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika démissionnera avant l’expiration de son mandat, le 28 avril, a annoncé la présidence de la République dans un communiqué cité par l’agence de presse officielle APS. Le chef de l’Etat prendra auparavant des « mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l’Etat durant la période de transition », poursuit le communiqué, précisant que sa « démission (…) interviendra avant le 28 avril 2019 », sans autre détail.

Notes de voyage au Mali (Par Ibrahima Sène)

J’ai eu l’opportunité de séjourner au Mali récemment, dans le cadre d’une délégation du PIT/SENEGAL, invité au Vème Congrès du Parti frère  « Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance » SADI, de l’honorable Député  Dr Omar Mariko.

Notre séjour a malheureusement était endeuillé par un double massacre de 26 soldats dans leur camp, d’une part,  et de 160  civils peulhs dans leurs villages,  d’autre part.

Les entretiens que j’y ai eus,  et les lectures de journaux que j’ai eu l’occasion de faire,  m’ont aidé à améliorer mes connaissances sur la crise au Mali, que je n’ai  eu de cesse de suivre et de commenter depuis ses débuts.

Aujourd’hui, je donne en partage l’état de mes considérations sur cette crise qui s’éternise et qui s’étend dangereusement dans les pays limitrophes du Mali.

Dans le cercle de Bankass, une des huit circonscriptions de la région de Mopti, un groupe d’autodéfense Dozos  recrute  essentiellement au sein des  populations «  dogon », constituées en majorité de paysans sédentaires.

Une grande partie de ces Dozos se sont réunis fin 2016 pour former « Dan an Amassagou » (les chasseurs qui se confient à dieu  en langue dogon), une association dotée d’une branche politique et d’une branche militaire.

Des autorités politiques et militaires de la zone   tolèrent, voire encouragent le développement de la milice « Dan an Amassagou » en   espérant qu’elle contribuera  à freiner l’avancée des groupes  jihadistes dans des zones rurales du centre du Mali où l’Etat se sait absent.

C’est dans ce contexte que les Dozos  ont acquis des armes de guerre et établissent des bases dans les villes et villages au vu et au su des autorités maliennes.

Ces groupes armés disent se mobiliser pour protéger leurs communautés et remédier à l’impuissance des forces de sécurité maliennes face au développement des groupes jihadistes.

Les Dozos accusent souvent leurs voisins « peulhs » de soutenir les jihadistes, notamment la Katiba Macina  d’ Hammadoun  Koufa,  solidement implantée dans d’autres cercles de la région de Mopti.

En effet, Hammadoun  Koufa, le chef de la Katiba Macina et l’une des figures fondatrices de la coalition jihadiste dénommée «  Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans »(GSIM), avait exprimé dans ses premiers messages en tant que dirigeant jihadiste, de profondes réticences à assumer la défense d’une quelconque cause peulh.

Un tel positionnement pouvait en effet gêner un projet insurrectionnel qui dépassait de loin le cadre d’une seule ethnie au Mali.

Mais, sous la pression de ses propres combattants, dont les familles sont victimes de violences, et sans doute aussi par choix stratégique du commandement du GSIM, Koufa s’est posé, à partir de décembre 2018, en rassembleur des communautés peulhs du Sahel sous la bannière du jihad.

Le jihadisme de Koufa s’est inscrit ainsi dans une logique de « guerre ethnique », jamais dénoncée par les membres de cette ethnie  dans les organisations politiques et/ou  de  la société civile du Mali, dans lesquelles ils  militent.

La circulation d’armes de guerre et le prétexte de la lutte contre les jihadistes ont ouvert les vannes d’une violence à base ethnique sans précédent dans la région.

Les Autorités militaires et politiques ont ainsi reproduit au Centre du Mali, dans les régions de Mopti  et de Ségou,  leur schéma d’instrumentalisation de groupes armés à base ethnique et raciale,  pour faire face à la rébellion et au jihadisme  dans le Nord Mali, dans les régions de Kidal et de Toumbouctou.

Le rôle joué par les Autorités Françaises dans  le déclenchement de la crise,  et dans la situation à Kidal, est aujourd’hui largement connu, et reconnu récemment  par un ancien ambassadeur Français au Mali.

Cette reconnaissance tardive, qui coïncidait avec  une visite officielle au Mali  que le Conseil de sécurité des Nations unies  y entamait le 23 mars 2019,  aurait dû soulever  un tollé général dans ce pays,  dans la sous-région et dans l’opinion internationale,  mais elle a été noyée par  l’effroyable massacre des peulhs,  perpétué le même jour,  par une centaine de Dozos en armes, dans le village d’Ogossagou-Peulh, situé à une dizaine de kilomètres de la ville de Bankass de 30 000 habitants, dans la région de Mopti.

En conséquence, la rébellion du Nord Mali et les responsabilités de la France  sont passées  ainsi sous la trappe, tandis que  la lutte contre le jihadisme au Mali, est  devenue une lutte contre le nettoyage ethnique dont les peulhs seraient l’objet.

Ainsi  la rébellion Touareg  au Nord du Mali, cède la place dans l’opinion, aux violences des Dozos dans le centre de ce pays.

Pourtant, les forces internationales sont également actives dans le centre du pays, mais la Mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a concentré ses moyens sur Mopti et sa mobilité est limitée par son manque de moyens et ses règles de sécurité.

De son côté, l’opération militaire française Barkhane est dotée d’un mandat antiterroriste et se préoccupe plus de lutte contre les jihadistes que de protection des civils, tout  en acceptant de fait, la sous-traitance de cette lutte à la milice « Dan an Amassagou » faite  par des Autorités politiques et militaires dans la région de Mopti.

Cette lutte contre le jihadisme dans la région de Mopti  s’inscrit ainsi dans une logique de nettoyage ethnique, qui n’est pas  inédite au Mali, puisqu’elle a déjà été utilisée par les Autorités politiques et militaires de ce pays, au Nord Mali contre le « Mouvement de Libération Nationale de l’Azawad » MNLA et la « Coordination des Mouvements de l’AZAWAD », CMA.

C’est ainsi, que le dimanche 17 mars dernier à Dioura, région de Mopti, s’est produit le  massacre  de 26 soldats attribué aux jihadistes peulhs, sous le commandement d’un Colonel de  l’Armée Malienne, déserteur qui avait rejoint la« Coordination des Mouvements de l’AZAWAD » CMA.

En étendant la crise au centre du Mali, à Mopti, la CMA montre bien sa volonté de désserrerl’étau qui se referme autour d’elle à Kidal, à cause des blocages artificiels qu’elle met dans la mise en œuvre de l’Accord d’Alger 2015, notamment son volet «  désarmement, cantonnement et insertion ».

Un  tel massacre, doublé d’un affront pour les soldats du camp,  a révolté les femmes des militaires du camp de Nioro du Sahel   qui ont refusé, le jeudi 21 mars 2019, l’accès du camp à l’ex Chef d’état -Major de l’armée de terre, le colonel Mahamane Baby et sa délégation.

Cette réaction des femmes de ce camp a entraîné celle des femmes d’autres camps plongeant l’armée malienne dans un malaise si profond,  qu’il a entrainé  le limogeage du Chef d’Etat – Major Général  de l’Armée, de celui de l’armée de Terre et de l’Armée de l’Air.

Sur ces entrefaites, le 23 mars 2019,  survint le massacre  de plus de 160 peulhs  perpétué par une centaine de Dozos en armes, dans le village d’Ogossagou-Peulh,  situé à une dizaine de kilomètres de la ville de Bankass  de 30 000 habitants, dans la région de Mopti.

Ce massacre est perçu comme une vengeance de la mort des 26 Soldats !

Ainsi, au-delà du centre du Mali, l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre les groupes jihadistes, que sont  les Autorités politiques et militaires de ce pays,  comme les  forces internationales, ( Minusma, barkhane et G5),  doivent tirer les leçons de ces violences communautaires récentes,  et s’abstenir d’impliquer des groupes non étatiques à base ethnique dans leurs stratégies contre-insurrectionnelles et anti- jihadistes.

En effet, il est tout de même paradoxale, que l’armée n’étant pas formée aux métiers de maintien de l’ordre et de la sécurité des populations, de voir  les grandes puissances privilégier l’envoi   de soldatsà la place de policiers et gendarmes,  dans les missions onusiennes de maintien de la paix et de rétablissement de la sécurité dans les pays en proie avec les jihadistes en Afrique.

De même, l’on constate que malgré  l’opération Barkhane et le G5, les violences et l’insécurité se généralisent de plus en plus, jusqu’à toucher le Nord du Burkina ; montrant sans équivoque,  qu’ils  ont atteint leurs limites militaires et politiques dans la lutte contre le jihadisme, qui est, de plus en plus instrumentalisée dans  des règlements  de compte politiques et de  nettoyage ethnique, qui menace de déstabilisation de toute la sous-région.

Mais,  l’attention de l’opinion mondiale est ,aujourd’hui, détournée des graves problèmes qui sont à l’origine de la crise au Mali,  qui est la rébellion de Kidal,  où la « Coordination des Mouvements de l’AZAWAD », la CMA, continue de régner en maître absolu avec le soutien de Paris,  et dont les exigences empêchent le rétablissement de la paix   dans l’intégrité de des frontières de ce pays,  héritées  du colonialisme.

Ainsi, la crise sécuritaire se double d’une démoralisation des forces armées  maliennes, dans un contexte d’une profonde  crise politique et sociale sans précédent, ponctuée  de plusieurs  mouvements de grève, sur fond de discrédit du pouvoir judiciaire, avec l’accusation publique  de corruption lancée par le Président du Patronat Malien,  à l’endroit  du Président  de la Cours Suprême.

Cette  situation, pour l’opposition, deslors que  la hiérarchie militaire est demie de ses fonctions, des responsables politiques devraient subir la même sanction avec la démission du gouvernement.

Ce que refuse le Président de la République IBK, tout en continuant à répéter que son pays était en guerre, plongeant  le Mali dans un risque   grave d ingouvernabilité.

Cependant, la Minusma, dotée d’un mandat de protection des civils et d’accompagnement de l’Etat, est ici gravement interpelée.

Malgré toute  l’aide financière, et la forte présence militaire des Nations Unies, de la France avec Barkhane, et le C5 Sahel,  l’insécurité croissante  gangrène  de plus en plus le Mali, et donne l’impression d’une impuissance totale de la Communauté internationale.

A trois mois du renouvellement de la Minusma prévu en juin prochain,  que les Etats Unis  estiment, selon  le sous-secrétaire d’État aux Affaires politiques, David Hale,  que « Le moment est venu de voir si une opération de maintien de la paix est bien le meilleur moyen de régler la situation au nord du Mali ».  Ce que ne partage pas la France, selon  son Ministre des Affaires Etrangères.

Cette divergence d’appréciation entre ces deux grandes puissances, sur le sort de la Minusma,  aggrave les facteurs d’incertitude dans la gestion de la crise au centre du Mali,  qui vient s’ajouter aux difficultés de mise en œuvre de  l’Accord d’Alger de 2015.

Dans cette situation inédite dans la crise au Mali, l’Union Africaine devrait, en rapport avec le Conseil de Sécurité,  reprendre sa feuille  de route adoptée à Nouakchott, de lutte contre le jihadisme dans le Sahel, qui a été  bloquée  par  l’initiative de la France de création du G5 Sahel,  qui a exclu l’Algérie et le Sénégal qui sont pourtant des pays du champ, et directement concernés par le rétablissement de la paix et de la sécurité au Mali à l’intérieur de ses frontières de 1960.

Cette reprise en main, par l’Union Africaine, de la crise au Mali qui a déjà contaminé le Nord du Burkina, ne pourra être efficace, sans le retrait de la France de sa gestion, et sans l’avènement un gouvernement d’Union nationale de large consensus, pour mobiliser l’Economie et les populations réconciliées parce que rassurées, pour supporter «  l’effort  de guerre nécessaire » contre la rébellion et le jihadisme.

Les Patriotes,  Républicains et Démocrates du Mali devraient considérer le plus vite possible que la France ne fait pas partie de la Solution, puisqu’elle fait déjà partie du Problème, en se rassemblant pour faire face à cette crise qui ébranle tout le Sahel.

Ibrahima SENE  PIT/SENEGAL

Dakar le 31 mars 2019

De quoi, ce qui se passe au Mali, porte t-il le nom?

Les tensions inter-ethniques, au Mali, sont les conséquences d’une cause beaucoup plus profonde et douloureuse, qui est la faillite de l’Etat Jacobin, centralisateur, accaparateur voire même corrupteur, que nos pays ont hérité comme vestige du colonialisme et ont mis du temps à le réinventer, à le re-légitimer et l’adapter à nos réalités socio-anthropologiques. Pour ‘’vivre l’Afrique’’. Pour  »vivre Africain » qui est vivre d’Enracinement et d’Enrichissement.

 

La faillite de cet type d’Etat Jacobin tel quel, cet Etat Jacobin, centralisateur et accaparateur, à la française que la France elle-même a dépassé- est la cause profonde du mal-être, des exactions et des véxations au Mali dont les plus hautes autorités, de Modibo Keita à Ibrahima Boubacar Keita, en passant par Moussa Traore, Sanogo, ATT, se refusent au Mali et pour le Mali, ce qu’il fut, ce qu’il est en puissance et ce que le Mali ne devait jamais cesser d’être: une Décentralisation à outrance. Un Etat décentralisé, avec une Décentralisation (très) avancée : une Décentralisation à outrance.

 

Par ce que l’Etat de type Jacobin, avec sa théorie du Centre et/contre les Périphéries, pour un espace géographique aussi large qu’est le Mali d’où des ethnies cosmopolitiques ont toujours co-exister et ont vécu un ‘’vivre ensemble’’ multiséculaire, est source de confrontation et d’exclusion en lieu et place de solidarité et de partage.

 

Le Mali se doit d’inventer son devenir, en réinventant son Etat, pour passer d’une République du Mali a la République malienne dans laquelle, la recherche de consensus et des compromis dynamiques, ne seront plus seulement une affaire d’Etat institutionnalisé, mais aussi l’affaire des forces sociales (autorités coutumières, religieuses, syndicales, associations féminines) qui sont très démocratiques à leur façon et qui sont omni-présentes même dans les aspects les plus modernes de l’Afrique.

 

Nos populations, dans leur écrasante majorité, en Afrique de l’Ouest comme en Afrique du Centre, ne se reconnaissent plus et non plus confiance à nos Etats de type Jacobin, centralisateur et accaparateur- à nos ‘’République du…’’. Quoique nos Dirigeants et Décideurs au plus haut niveau, ont la confiance de leurs peuples mais n’ont encore le courage et la témérité de leurs peuples qui sont prêts pour les ruptures douloureuses et profondes, douloureuses parce que profondes et profondes parce que douloureuses.

 

De la ‘’Trans-Gouvernance’’ en Afrique de l’Ouest et du Centre

 

Le Think Tank Africa WorldWide Group, depuis 2014, pose ce débat sur la ‘’Trans-Gouvernance en Afrique de l’Ouest et du Centre’’, pour permettre aux générations actuelles et futures, de reprendre leur destin en main pour renégocier leur place dans la globalisation afin de ne plus rester et demeurer l’Enjeu des Autres mais leurs propres acteurs, des Acteurs de la globalisation qui est en définitive, totalité et morcellement.

 

Ce débat sur la’’ Trans-Gouvernance’’, s’apparenterait un peu aux vagues des conférences nationales dont l’objet avait porté exclusivement sur la démocratisation des institutions et de nos sociétés post-guerre froide. Ici, le thème central est ‘’le Vivre ensemble’’ et ‘’l’Industrialisation de l’Afrique’’. Pour dépasser le Temps politique qui est un temps court, pour nous inscrire dans le Temps méta-politique qui est un temps long, celui de la Stratégie et de la Prospective. Afin qu’en Afrique, ce n’est plus parce que nous avons un tel passé que nous agissons de la sorte, mais aussi et surtout, nous voulons un tel futur que nous agissons de la sorte. Ce qui se passe au Mali n’est pas un conflit ethnique et refusons que les ‘’Autres’’ ne nous instrumentalisent pas et n’instrumentalisent pas cette douloureuse situation intermédiaire que nous pouvons largement dépasser, comme nous l’enseigne le Rwanda et Paul Kagamé.

 

Alors, oui pour une Décentralisation à outrance, pour une Décentralisation (très) avancée au Mali et pour le Mali, car on ne gouverne pas contre son peuple et c’est sur l’histoire que nous devons chercher nos défis et non sur le jeu des Acteurs. Quand le Mali éternue, c’est toute l’Uemoa (8 pays) qui tousse.

 

Siré SY, Président du Think Tank Africa WorldWide Group

 

www.africaworldwidegroup.org

Mali, le temps des assassins

Lorsque j’ai appris le massacre perpétué il y a quelques jours dans un village peulh du centre Mali, à Ogossagou, j’ai été horrifié. Les victimes sont toutes des civils de la communauté peulh et les assassins habillés en tenue de chasseurs traditionnels ont tué indistinctement des hommes, des enfants et des femmes, dont certaines enceintes ont été éventrées.
On raconte que certains habitants ont été brûlés vifs tandis que d’autres étaient jetés dans des puits alors que les assaillant brulaient les cases sur leur passage. Aux dernières nouvelles les tueurs appartiendraient à des milices armées de Dan Nan Ambasagou, dirigées par Youssouf Toloba.
Les autorités maliennes ont détaché sur place des militaires tandis que le gouvernement « a condamné un acte odieux » et s’est engagé « à traquer les auteurs de cette barbarie d’un autre âge ». Des mots, rien que des mots, car en réalité le gouvernement malien considère les peulh comme un foyer Jihadiste dans le Sahel.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ce type d’agression d’une grande sauvagerie a lieu. D’autres attaques d’envergure se sont déjà produites en début d’année, en particulier celle du 1er janvier ou trente-sept civils ont été tués à Kologo. Et on évoque de plus en plus une forme de complicité entre l’armée malienne et des milices Dogon.
Les tensions entre éleveurs peulh et agriculteurs dogons ne datent pas d’hier mais il reste à espérer que de tels carnages cessent et que les habitants de la région puissent vivre et travailler en paix, dans la sécurité.
Il est en effet inadmissible que de tels « raids punitifs » meurtriers se produisent au 21e siècle. Nous, dirigeants politiques, avons une responsabilité importante dans ces évènements car notre engagement consiste précisément à lutter contre l’insécurité, endiguer la misère, favoriser la paix et la prospérité des peuples.
Ces dramatiques évènements nous rappellent combien la paix, l’unité nationale, le niveau de vie des individus, sont choses fragiles. Cela ne doit pas nous décourager quitte à remettre cent fois l’ouvrage sur le métier. L’indifférence est un crime, elle a permis aujourd’hui le massacre des peulh.
Ibrahima Thiam
Président du mouvement Un Autre Avenir

Massacres au Mali: Alioune Tine réclame un sommet de l’Union Africaine et de la Cedeao

YERIMPOST.COM Bientôt une semaine que 160 peuls ont été massacrés au Mali et, depuis lors, aucune réaction, aucun acte n’ont été posés par la Cedeao et l’Union africaine. Pour dénoncer cette situation incompréhensible, Alioune Tine demande la tenue sans délai d’un sommet de ces organisations africaines.



Video- Premier discours de Charles Blé Goudé après sa sortie de prison





Urgent: Kemi Seba expulsé d’Abidjan vers le Bénin

[LE PRÉSIDENT OUATTARA ORDONNE L’EXPULSION DE KEMI SEBA VERS LE BENIN].

La nouvelle est tombée : Kemi SEBA vient d’être mis dans un avion en direction du BÉNIN aux alentours de 20h40 sur Air Côte d’Ivoire.

Le pouvoir en place refusant la tenue de la conférence prévue pour ce dimanche contre le néocolonialisme français.

Après interrogatoire, son proche collaborateur Hery DJEHUTY vient d’être relâché.

Le Bureau International.




[LE PRÉSIDENT OUATTARA ORDONNE L’EXPULSION DE KEMI SEBA VERS LE BENIN].La nouvelle est tombée : Kemi SEBA vient d’être…

Publiée par Kemi Seba sur Mardi 26 mars 2019

Massacres au Mali: Fatou Bensouda, procureure de la CPI, se saisit de l’affaire

YERIMPOST.COM La procureure de la CPI, la Gambienne Fatou Bensouda? se rend à Bamako pour voir si le massacre de 130 habitants de villages peuls relève de crimes contre l’humanité. L’Union africaine et les organisations africaines sont toujours aphones depuis la tragédie;




Algérie: Bouteflika confirme qu’il restera président pendant la transition

YERIMPOST.COM Dans une lettre publiée lundi 18 mars dans la soirée, le président Bouteflika n’a pas répondu à la contestation. Il a, au contraire, confirmé qu’il resterait en poste jusqu’à la fin de la transition.

Adama Barrow a tranché, voici la nouvelle vice-présidente de la Gambie !

Apres le limogeage d’Ousainou Darboe, le président Adama Barrow vient de procéder à la nomination de la nouvelle vice-présidente de la Gambie, en la personne d’Isatou Touray, son ancienne ministre de la Santé.

Âgée de 64 ans et ex-candidate à la présidentielle de 2016, Isatou Touray était connue en tant que militante du Comité Gambie contre les pratiques traditionnelles (Gamcotrap), une ONG de défense des droits des femmes et des enfants.

Ayant fait son entrée dans le gouvernement d’Adama Barrow, Isatou Touray occupe désormais le poste de deuxième personnalité forte de l’Etat gambien, rapporte afrique.latribune.fr.

Mali: Attaque meurtrière contre une base de l’armée malienne dans le cercle de Ténenkou

YERIMPOST.COM Huit (8) militaires ont été tués par un commando armé, qui s’est emparé brièvement de la base de l’armée dans la nuit du samedi au dimanche 17 mars 2019. Nous y reviendrons.

 

#MID

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika renonce à briguer un cinquième mandat

Dans une lettre adressée aux Algériens, le président annonce également la formation d’un « gouvernement de compétences nationales » et le report de l’élection présidentielle, qui était prévue le 18 avril.

Abdelaziz Bouteflika renonce. Après plus de deux semaines de protestations, le président algérien a annoncé, lundi 11 mars, sa décision de ne pas briguer un cinquième mandat.Dans un message à la nation publié par l’agence officielle APS, il fait savoir également que le scrutin qui était prévu le 18 avril, ajoute la présidence, est reporté.La présidentielle aura lieu « dans le prolongement » d’une conférence nationale chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici fin 2019, précise-t-il. Par ailleurs, un remaniement ministériel aura lieu prochainement, poursuit la présidence.

Mort probable de Fabien Clain, voix française de l’État islamique

Fabien Clain, figure française de l’État islamique a été tué mercredi par une frappe de la Coalition à Baghouz, l’ultime localité sous le contrôle de l’État islamique en Syrie. L’information est donnée par France Inter ce jeudi 21 février.

Le jihadiste français s’est fait connaître en revendiquant au nom de l’État islamique, les attentats qui ont visé Paris le 13 novembre 2015. Des attaques qui ont fait 137 morts et 413 blessés.

Son frère Jean Michel, qui a été identifié comme l’auteur du chant religieux ayant accompagné lesdites revendications, a été, quant à lui, grièvement blessé ajoute le site de France Inter.

Gambie: Quand le président Barrow se promène dans les rues de Banjul (vidéo)

Madiambal Diagne reçu par le Premier ministre du Cameroun en vue des 48èmes assises de l’UPF

YERIMPOST.COM Madiambal Diagne, président de l’Union de la presse francophone (UPF), a été reçu en audience, le 13 février, par le Premier ministre du Cameroun, Joseph dion Ngute, dans le cadre de la préparation des 48 èmes assises de l’UPF prévues dans ce pays du 18 au 22 novembre 2019.

M. Diagne était en compagnie de Mme Zara Nazarian, secrétaire générale internationale de l’UPF, et d’une délégation de la section UPF Cameroun, dont le président Aimé Robert Bihina. Le gouvernement camerounais s’est engagé à accompagner l’UPF pour l’organisation des Assises.

Côte d’Ivoire: Guillaume Soro démissionne

Dans un discours solennel, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne a déclaré ce vendredi qu’il quittait son poste. Une démission attendue et qui avait été annoncée il y a une dizaine de jours par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Les deux hommes auraient trouvé un terrain d’entente sur ce point après le refus du président de l’Assemblée nationale d’adhérer à son nouveau parti.

Le président de l’Assemblée nationale a quitté les lieux à bord de sa petite voiture privée quelques instants après la fin de son discours. Il a en effet rendu sa démission solennellement lors d’une allocution devant tous les députés réunis en session extraordinaire.

Je veux laisser le souvenir d’un « homme de conviction »

« Je veux que mes concitoyens retiennent de moi le souvenir d’un homme de conviction. Debout, je rends ma démission de président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. J’ai sacrifié mon poste pour la paix en Côte d’Ivoire. Me voilà ancien président de l’Assemblée nationale, simple député, et vice-président élu de l’Union parlementaire de la Francophonie », a déclaré Guillaume Soro dans un discours assez court.

RFI

RD Congo: la cérémonie interrompue après un malaise du nouveau président

Mali: L’attaque meurtrière contre la Minusma revendiquée

Dix morts et 25 blessés, c’est le bilan de l’attaque la plus meurtrière qui a visé la Minusma, la Mission de maintien de la paix au Mali. Ça s’est passé dimanche matin, à Aguelhok, à 250 kilomètres au nord de Kidal, dans le nord-est du Mali. Des hommes armés ont pris d’assaut des points de contrôle et la base du contingent tchadien de la Minusma. Cette attaque complexe a été revendiquée dans la soirée par Aqmi, al-Qaida au Maghreb islamique.
C’est à l’aube que les assaillants sont passés à l’action. Des dizaines d’hommes à bord de plusieurs véhicules, des habitants d’Aguelohk parlent de 4X4 ainsi que de motos.







RDC: La Cour constitutionnelle confirme la victoire de Felix Tshisekedi…

La Cour constitutionnelle de la République Démocratique du Congo a confirmé la victoire de Felix Tshisekedi. Elle a dans le même temps rejeté le recours de l’opposant Martin Fayulu qui dit être le vainqueur de l’élection du 30 décembre. L’Union Africaine avait demandé à la Cour de suspendre la publication de sa décision finale pour donner une chance à la mission de bons offices que l’organisation continentale projette d’envoyer en RDC lundi.
Les juges ont estimé que la demande de M Fayulu est infondée et que l’opposant n’a pas introduit assez de preuves. Ils ont dit que M Tshisekedi avait obtenu 38.6% des voix, contre 34.6% pour M Fayulu et 23.8% pour Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du président sortant, Joseph Kabila. L’autre requête relative au report de la présidentielle dans les provinces de Beni et Butembo est considérée comme  » recevable mais non fondée  » par la cour constitutionnelle qui a déclaré qu’il s’agissait d’un « cas de force majeur » du fait de l’épidémie du virus Ebola

Démission du gouvernement burkinabé

YERIMPOST.COM Le gouvernement burkinabé a remis sa démission au président Roch Marc Christian Kaboré, qui l’a accepté, selon un communiqué lu à la télévision publique. Aucune explication n’a été avancée.







France: Benalla mis en examen

Selon son avocate Me Jacqueline Laffont, Alexandre Benalla a été mis en examen pour « usage public et sans droit d’un document justificatif d’une qualité professionnelle », mais il n’est pas poursuivi à ce stade pour les accusations de faux documents administratifs formulées devant la commission d’enquête du Sénat par le directeur de cabinet de l’Elysée Patrick Strzoda.







Pourquoi Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé restent en détention

La chambre d’appel de la CPI accède à la demande de l’accusation de maintenir en détention Laurent Gbagbo.

Ce qui est un nouveau revers pour l’ancien président ivoirien et son ministre Charles Blé Goudé qui avaient été acquittés des crimes retenus contre eux.

M. Gbagbo et M. Blé Goudé resteront en détention au moins jusqu’au 1er février, a déclaré le porte-parole du tribunal.
La Chambre d’appel a accordé à l’accusation l’effet suspensif de sa libération. Une audience pour recevoir d’autres contributions aura lieu le 1er février.

« La détention de M. Laurent Gbagbo et de M. Charles Blé Goudé (ex-chef du mouvement des Jeunes patriotes) sera maintenue en attendant l’examen du présent appel » du procureur sur leur mise en liberté immédiate qui aura lieu le 1er février, ont décidé les juges.

Un journaliste d’investigation tué au Ghana

Ahmed Husein, un collaborateur du célèbre journaliste Anas Aremeyaw Anas, a été tué au Ghana dans la nuit de mercredi à jeudi.

Le journaliste d’investigation qui avait participé à une vaste enquête sur la corruption dans le foot africain a été abattu par balles mercredi soir alors qu’il rentrait chez lui à Accra.

L’enquête à laquelle il avait participé a fait éclater l’an dernier un vaste scandale de corruption et de matchs truqués, conduisant à de lourdes sanctions des instances internationales.

« Number 12 », un documentaire explosif sorti en juin 2018, piégeait des dizaines d’arbitres ghanéens et du continent, ainsi que plusieurs dirigeants de la Fédération ghanéenne de football, dont son président, en leur proposant des pots-de-vin.

Source: BBC AFRIQUE

Le maintien en détention de Gbagbo rejeté (CPI)

Les juges de la CPI rejettent la demande de maintien en prison de l’ancien dirigeant ivoirien Laurent Gbagbo et de son ministre Charles Blé Goudé.

L’ancien dirigeant ivoirien Laurent Gbagbo est acquitté des charges de crimes contre l’humanité qui pèsent sur lui.

Le bureau du procureur a réclamé le maintien en détention des deux hommes dans l’éventualité d’un appel auprès d’une chambre supérieure.
Qualifiant le dossier de l’accusation d' »exceptionnellement faible », les juges ont déclaré que Laurent Gbagbo avait donné l’assurance qu’il reviendrait devant le tribunal si le procès devait se poursuivre.

Cette décision ouvre la voie à la libération rapide de Gbagbo et de son co-accusé Charles Ble Goudé.

Pourquoi la CPI a acquitté Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé de toutes les charges

Aujourd’hui, le 15 janvier 2019, la Chambre de première instance I de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour »), à la majorité, Mme la juge Herrera Carbuccia joignant une opinion dissidente, a acquitté M. Laurent Gbagbo et M. Charles Blé Goudé de toutes les charges de crimes contre l’humanité prétendument perpétrés en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011. Une décision dûment motivée sera rendue par écrit en temps voulu. Le Procureur peut faire appel de la décision après le dépôt de la décision motivée.
En conséquence, la Chambre a ordonné la mise en liberté de M. Gbagbo et M. Blé Goudé. Le Procureur pourrait demander que M. Gbagbo et/ou M. Blé Goudé soient maintenus en détention pour des raisons exceptionnelles ; la Chambre de première instance I entendra les parties et participants demain sur cette question, 16 janvier 2019, à 10h00.

Messieurs les juges Cuno Tarfusser (juge président) et Geoffrey Henderson, formant la majorité de la Chambre, ont noté le conflit politique violent ayant eu lieu dans le contexte de l’élection présidentielle de 2010, à Abidjan et dans d’autres parties du pays. Cependant, la majorité a considéré que le Procureur n’a pas fourni des preuves suffisantes en vue de démontrer la responsabilité de M. Gbagbo et de M. Blé Goudé pour les incidents faisant l’objet de l’examen de la Chambre.

En particulier, après un examen rigoureux des éléments de preuve, la Chambre a conclu, à la majorité, que le Procureur n’a pas démontré plusieurs éléments essentiels constitutifs des crimes reprochés, y compris l’existence d’un « plan commun » visant à maintenir M. Gbagbo au pouvoir, qui aurait compris la commission de crimes contre des civils « en application ou dans la poursuite de la politique d’un État ou d’une organisation » ; et l’existence de schémas de violence à partir desquels il pourrait être déduit qu’il existait une politique d’attaque contre la population civile.

De plus, la Chambre a conclu, à la majorité, que le Procureur n’a pas démontré que des discours publics de M. Gbagbo ou M. Blé Goudé auraient permis d’ordonner, solliciter ou encourager les crimes allégués. Par conséquent, la Chambre a décidé que la Défense n’avait pas besoin de soumettre des éléments de preuves supplémentaires.

Document de questions et réponses

Documents audiovisuels de l’audience:

YouTube (pour visionnage):
Audio (pour téléchargement)
Vidéo (pour téléchargement)
Dissenting Opinion to the Chamber’s Oral Decision of 15 January 2019

Contexte : Le Procureur a porté à l’encontre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé des charges de crimes contre l’humanité (meurtre, viol, autres actes inhumains ou – à titre subsidiaire –tentative de meurtre, et persécution) prétendument perpétrés dans le contexte des violences post-électorales en Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.

Depuis l’ouverture du procès le 28 janvier 2016, 231 jours d’audience ont été dédiés à la présentation des moyens de preuves du Procureur et 82 témoins du Bureau du Procureur ont déposé en audience ou par lien vidéo ; des milliers de documents ont été enregistrés en tant qu’éléments de preuve, et des centaines de requêtes et décisions ont été faites. Le 4 juin 2018, la Chambre a déclaré que la présentation des éléments de preuve du Procureur était désormais close.

Le 23 juillet 2018, la Défense de M. Laurent Gbagbo a déposé sa « Requête de la Défense de Laurent Gbagbo afin qu’un jugement d’acquittement portant sur toutes les charges soit prononcé en faveur de Laurent Gbagbo et que sa mise en liberté immédiate soit ordonnée. » Le 3 août 2018, la Défense de Charles Blé Goudé a déposé une requête intitulée « Blé Goudé Defence No Case to Answer Motion ». En octobre et novembre 2018, des audiences ont eu lieu au cours desquelles l’Accusation, les Représentants légaux des victimes et les deux équipes de Défense ont exposé leurs arguments concernant cette Requête.

Plus d’informations sur cette affaire sont disponibles ici.

Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int.

Les activités de la CPI peuvent également être suivies sur Twitter, Facebook, Tumblr, YouTube, Instagram et Flickr

CPI: Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé acquittés !

YERIMPOST.COM Les juges de la CPI ont demandé la remise en liberté immédiate de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, et de son ancien ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé. A en croire ces trois juges, l’accusation n’a ps réussi à établir la culpabilité de ces deux hommes politiques ivoiriens.

 

Ali Bongo descend à cet instant de son avion à l’aéroport de Libreville

YERIMPOST.COM Le président de la République Gabonaise, Ali Bongo Ondimba, descend à cet instant précis de son avion, à l’aéroport de Libreville…

Gabon: Arrestation des mutins qui voulaient mettre en place un «Conseil national de restauration»

YERIMPOST.COM Des militaires gabonais ont lu, lundi matin, à la radio d’État, un message indiquant qu’un «Conseil national de restauration» allait être mis en place en l’absence du président Ali Bongo Ondimba, hospitalisé au Maroc. Depuis, le signal de Radio Gabon a été coupé. Les autorités ont annoncé l’arrestation des mutins. Le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement, a annoncé, lundi vers 9h GMT, que les mutins avaient été arrêtés par les hommes du GIGN gabonais. «Aucune caserne n’a suivi l’appel» lancé par «une petite dizaine de militaires», selon une source gouvernementale.







Burkina: 46 morts dans des affrontements inter-communautaires

Le bilan officiel de l’attaque survenue le soir du 31 décembre dans le village de
Yirgou, dans le centre du Burkina Faso, a été revu à la hausse vendredi, passant à 46 morts.







Rétrospective 2018, perspectives 2019

Rétrospective 2018 et Perspectives 2019

 

Parlons de l’ Afrique :

 

L’année 2018 s’achève et avec elle on tire l’une des évolutions majeures de la dernière décennie, dont nous n’avons pas totalement mesuré la portée: la Chine est devenue le premier partenaire du continent africain : le pays le plus peuplé au monde rencontre le continent-clé du 21ème siècle dans un contexte où la situation économique et sociale reste bloquée, pour le malheur d’une jeunesse nombreuse et diplômée malgré des taux de croissances qualifiés satisfaisants par seulement les institutions de Breton Woods.

 

On retient encore pour 2018 quand les populations souffrent, le FMI, la Banque Mondiale et les dirigeants africains parlent de dynamisme économique.

 

Sur le registre sécuritaire, l’islamisme radical fabriqué par l’occident monte dans beaucoup de pays où l’avenir de milliers de jeunes semble sombre.Il est baptisé la nouvelle menace djihadiste et est loin d’avoir disparu au Sahel comme le rappelle les récents affrontements au Mali et avec l’engagement militaire renouvelé de la France au côté du G5 Sahel (Tchad, Burkina Faso, Mali, Niger et Mauritanie).

 

Ailleurs on peine à organiser des élections libres, transparentes et démocratiques ( c’est le cas en RDC et au Sénégal ).

 

L’Etat de droit est affaibli et dans beaucoup de pays on assiste à une justice aux ordres de l’exécutif.

 

2019 s’annonce avec le même son de cloche : l’influence chinoise en Afrique devenue un fait géopolitique majeur.

 

Mais si la Chine est aussi forte en Afrique, l’Afrique plus prompte à tourner vers de meilleures perspectives avec la Chine en 2019 c’est d’abord parce que ses partenaires traditionnels n’avons pas su nouer, avec ce continent, des relations postcoloniales constructives, équitables et durables dans l’intérêt supérieur des peuples du continent africain .La démocratie recule partout en Afrique et est aujourd’hui soumise aux règles spéculatives du “marché” et à la “bourse” .

Peut-être est-il temps de changer notre regard sur nos relations et aux autres de changer leur regard sur l’Afrique, avant de découvrir qu’elle s’est bel et bien choisie de nouveaux amis.

 

Cependant, il est toujours possible de définir sa propre histoire.

2019 peut et doit aussi porter l’espoir d’une nouvelle génération de jeunes leaders émergents avec un discours très proche à leurs peuples.Le Rwanda a donné le ton.

 

2019 sera pour l’Afrique ce que l’Afrique amorcera comme rupture.

Une Afrique avec une nouvelle génération de décideurs, de jeunes leaders, d’hommes et de femmes d’affaires, de jeunes entrepreneurs, tous debout pour gagner la bataille du développement dans tous les secteurs est possible.

 

Osons envoyer de nouveaux signaux, de nouvelles images à travers lesquels, on vit l’Afrique qui reflète nos rêves, nos talents, nos efforts et aspirations démocratiques. L’Afrique des « Grands Hommes » à l’exemple de Nelson Mandela, de Thomas Sankara ou de Abdoulaye Wade : l’Afrique introspective, émergente, exigeante en elle-même, gagnante, innovante, prospère, stable et compétitive, mais aussi consciente de ses faiblesses et défis.

 

Vive l’Afrique,

Vive la génération qui choisit d’écrire sa propre histoire,

 

 

Mamadou Ibrahima FALL|

Conseiller en diplomatie multilatérale,

Négociation internationale et

Prise de décisions

Former UNPA Executive Representative

 

Ali Bongo va prononcer son discours du Nouvel An depuis Rabat

YERIMPOST.COM Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, va prononcer son adresse du nouvel an à son peuple depuis Rabat où il passe une période de convalescence, a annoncé son entourage.
«Le président va prononcer un discours à l’intention des Gabonais» pour leur présenter ses vœux de Nouvel An et «il a chargé le Premier ministre (Emmanuel Issoze Ngondet) de répondre aux attentes de la population», ont ajouté ses proches.
Il s’agira de la première prise de parole du président Bongo depuis qu’il a été hospitalisé le 24 octobre en Arabie saoudite à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC).

Madagascar: Rajoelina élu président, selon les résultats officiels…

A Madagascar, les résultats officiels provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante donnent Andry Rajoelina gagnant de l’élection présidentielle du 19 décembre. L’ancien président de la transition est arrivé en tête avec 55,66% des voix. Son adversaire Marc Ravalomanana obtient 44,34% des suffrages. Andry Rajoelina, 44 ans, est bien connu des Malgaches, puisqu’il a déjà été maire de la capitale en 2007 et a dirigé le pays pendant de 2009 à 2013.

Total condamné pour corruption

Total était jugé pour avoir versé environ 30 millions de dollars de pots-de-vin à des intermédiaires entre 2000 et 2004, pour l’obtention d’un énorme contrat gazier en Iran en 1997.

Le siège de Total à la Défense, en janvier 2018.
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, vendredi 21 décembre, le grand groupe pétrolier Total à une peine symbolique de 500 000 euros d’amende pour « corruption d’agent public étranger » en marge de la signature d’un énorme contrat gazier en Iran en 1997.

Total était jugé pour avoir versé quelque 30 millions de dollars de pots-de-vin à des intermédiaires entre 2000 et 2004, pour l’obtention de ce contrat concernant le gisement gazier de South Pars, dans le golfe Persique, sur fond d’embargo états-unien.

Le parquet avait demandé sa condamnation à l’amende maximale, 750 000 euros, et surtout à une lourde peine complémentaire : la confiscation sur les comptes de la multinationale de 250 millions d’euros, équivalant au « produit de l’infraction ». Le groupe pétrolier a échappé à cette confiscation.

Contrats de « consulting »

Les avocats du pétrolier, qui avaient demandé la nullité des poursuites, puis plaidé sa relaxe, affirmant notamment que le délit de « corruption » n’était pas constitué, n’ont pas souhaité s’exprimer à l’issue du délibéré.








Le groupe français est le seul prévenu restant dans ce dossier ancien. Parmi les trois hommes qui étaient poursuivis, l’ancien PDG de Total Christophe de Margerie et un intermédiaire iranien sont morts. Un second intermédiaire iranien, Abbas Yazdi, est présumé mort, mais en l’absence d’acte de décès, le tribunal l’a condamné à quatre ans de prison.

L’enquête, ouverte en 2006 en France, portait initialement sur deux contrats : le contrat gazier South Pars de 1997, d’une valeur de 2 milliards de dollars, mais aussi un contrat conclu en juillet 1995 pour l’exploitation des champs pétroliers iraniens de Sirri A et E, également dans le Golfe.

En marge de ces deux accords, Total est soupçonné d’avoir versé 60 millions de dollars de pots-de-vin entre 1995 et 2004 par des intermédiaires et une société-écran, Baston Limited, à destination d’un fils de l’ancien président de la République islamique d’Iran Rafsanjani, haut placé dans le secteur pétrolier public iranien, sous couvert de contrats de « consulting ».

La multinationale n’est jugée que pour les commissions versées après 2000, après l’entrée en vigueur de la loi sur la corruption d’agents publics étrangers : 30 millions de dollars, liés uniquement au contrat South Pars.

Le procès, initialement prévu sur quatre jours en octobre, avait été écourté, car Total, qui a conclu une transaction à 398 millions de dollars aux Etats-Unis en 2013 pour l’ensemble de l’affaire, estime que cet accord états-unien lui interdit de discuter le fond du dossier.

Le Monde avec AFP







Liberté provisoire pour Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé: les conditions du procureur…

YERIMPOST.COM «Si Laurent Gbagbo devait être libéré en Côte d’Ivoire, il est possible qu’il ne soit pas présent à son procès, même avec un mandat d’arrêt international», a estimé le procureur, Eric MacDonald, citant le cas de Simone Gbagbo qui, malgré un mandat d’arrêt de la CPI, est sortie de prison grâce à une amnistie des autorités ivoiriennes.

Pour minimiser les risques de fuite, le procureur a recommandé que les accusés, en cas de libération, remettent leurs passeports au greffe et portent un bracelet électronique, mais aussi qu’ils paient une caution dont le montant serait fixé par la chambre. Il s’agirait d’«une somme qu’ils pourraient perdre si les conditions de liberté provisoire n’étaient pas respectées», a-t-il précisé. Une de ces conditions serait de s’abstenir de tout contact direct ou indirect avec les témoins.

Etats-Unis: Yaya Jammeh, Zaineb Jammeh et leurs enfants blacklistés

YERIMPOST.COM L’ancien président gambien, Yaya Jammeh, et toute sa famille sont sur la liste noire des Etats-Unis qui regroupe les dirigeants étrangers mêlés à des faits de corruption et/ou des violations des droits de l’homme. Indésirables sont devenus Yaya Jammeh, son épouse Zaineb et leurs deux rejetons au pays de l’Oncle Sam.







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