Blog de Cheikh Yerim Seck

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L’APR loue les succès du Sénégal sur la scène internationale

 

C O M M U N I Q U E

Dakar, le 09 Octobre 2018

 

L’Alliance Pour la République (APR) adresse ses plus vives félicitations au Président Macky SALL pour le choix de la communauté sportive internationale porté sur le Sénégal pour abriter en 2022, les prochains Jeux Olympiques de la Jeunesse. Ce succès diplomatique retentissant consacre, encore une fois, le leadership du Président Macky SALL, l’intelligence de ses choix économiques et la pertinence de son ambitieux programme infrastructurel.

Après le mandat du Sénégal au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU), à la CEDEAO, au Conseil des Droits de l’Homme, le Sénégal sous votre leadership et dans le cadre de votre premier mandat, est désigné pour organiser, pour la première fois de l’histoire, les jeux olympiques sous l’ère moderne en terre africaine

En outre, l’Alliance Pour la République associe dans ses félicitations, le Comité olympique Sénégalais présidé par Monsieur Diagna Ndiaye et l’’ensemble des acteurs du monde sportif sénégalais et africain, toutes disciplines confondues

Pour l’Alliance Pour la République le sérieux en économie et dans la conduite des affaires du pays, nous vaut aujourd’hui, une reconnaissance incontestable de nos partenaires au développement et un rayonnement diplomatique sans commune mesure.

Ainsi, le choix du Sénégal, pour abriter les Jeux olympiques de la Jeunesse en 2022 en constitue une parfaite illustration

Dès lors, l’Alliance Pour la République encourage le Président Macky SALL à poursuivre les réformes majeures engagées dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE) qui ont permis de consolider une dynamique de croissance à la fois forte, vigoureuse et soutenue depuis 2015 et de porter le budget 2019 à plus de 4 000 milliards de francs.

Dans ce cadre, l’Alliance pour la République (APR) se réjouit également de l’orientation des ressources budgétaires vers les dépenses sociales, la maîtrise de l’endettement, l’assainissement des finances publiques et la consolidation du taux de croissance.

A cet effet, l’APR salue à sa juste mesure les résultats enregistrés durant la première phase du PSE, à travers le PUDC, la CMU, Promovilles, PUMA, le financement rapide des projets pour les jeunes et les femmes (DER) qui ont permis d’améliorer sensiblement le niveau de vie des populations et de bâtir les perspectives qui s’annoncent pour la phase 2, en cours d’élaboration.

Enfin l’APR appelle l’ensemble des membres de la majorité présidentielle à consolider l’unité, à rester mobilisés, pour poursuivre le travail de collecte des parrainages en vue d’assurer la victoire, la plus large possible de notre candidat dès le premier tour, le 24 février 2019

 

Le Porte-parole national

Seydou GUEYE

 

L'APR loue les succès du Sénégal sur la scène internationale

 
C O M M U N I Q U E
Dakar, le 09 Octobre 2018
 
L’Alliance Pour la République (APR) adresse ses plus vives félicitations au Président Macky SALL pour le choix de la communauté sportive internationale porté sur le Sénégal pour abriter en 2022, les prochains Jeux Olympiques de la Jeunesse. Ce succès diplomatique retentissant consacre, encore une fois, le leadership du Président Macky SALL, l’intelligence de ses choix économiques et la pertinence de son ambitieux programme infrastructurel.
Après le mandat du Sénégal au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU), à la CEDEAO, au Conseil des Droits de l’Homme, le Sénégal sous votre leadership et dans le cadre de votre premier mandat, est désigné pour organiser, pour la première fois de l’histoire, les jeux olympiques sous l’ère moderne en terre africaine
En outre, l’Alliance Pour la République associe dans ses félicitations, le Comité olympique Sénégalais présidé par Monsieur Diagna Ndiaye et l’’ensemble des acteurs du monde sportif sénégalais et africain, toutes disciplines confondues
Pour l’Alliance Pour la République le sérieux en économie et dans la conduite des affaires du pays, nous vaut aujourd’hui, une reconnaissance incontestable de nos partenaires au développement et un rayonnement diplomatique sans commune mesure.
Ainsi, le choix du Sénégal, pour abriter les Jeux olympiques de la Jeunesse en 2022 en constitue une parfaite illustration
Dès lors, l’Alliance Pour la République encourage le Président Macky SALL à poursuivre les réformes majeures engagées dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE) qui ont permis de consolider une dynamique de croissance à la fois forte, vigoureuse et soutenue depuis 2015 et de porter le budget 2019 à plus de 4 000 milliards de francs.
Dans ce cadre, l’Alliance pour la République (APR) se réjouit également de l’orientation des ressources budgétaires vers les dépenses sociales, la maîtrise de l’endettement, l’assainissement des finances publiques et la consolidation du taux de croissance.
A cet effet, l’APR salue à sa juste mesure les résultats enregistrés durant la première phase du PSE, à travers le PUDC, la CMU, Promovilles, PUMA, le financement rapide des projets pour les jeunes et les femmes (DER) qui ont permis d’améliorer sensiblement le niveau de vie des populations et de bâtir les perspectives qui s’annoncent pour la phase 2, en cours d’élaboration.
Enfin l’APR appelle l’ensemble des membres de la majorité présidentielle à consolider l’unité, à rester mobilisés, pour poursuivre le travail de collecte des parrainages en vue d’assurer la victoire, la plus large possible de notre candidat dès le premier tour, le 24 février 2019
 
Le Porte-parole national
Seydou GUEYE
 

Amadou Lamine Sall remporte une autre distinction internationale en poésie

Maison Africaine de la Poésie

Internationale

-mapi-

 

 

POUR INFORMATION

 

Le poète Amadou Lamine Sall a été désigné au Québec, Trois-Rivières, comme lauréat du Prix international de Poésie Fernando D’Almeida.

 

Il recevra son prix à Trois-Rivières, au Québec, en octobre, dans le cadre du Festival International de la Poésie de Trois-Rivières qui se tiendra du 28 septembre au 7 octobre 2018.

 

Après l’Académie française, l’Italie avec la ville de Trieste, la Roumanie, le Maroc avec la ville d’Assila, c’est le Québec qui consacre le poète sénégalais déjà entré dans le dictionnaire.

 

Quatre vingt -80- poètes provenant de vingt cinq -25- pays dans le monde, seront présents au Québec. Plus de trois cents activités couvrant la musique et les arts visuels, figurent au programme de ce plus grand festival de poésie au monde avec celui qui se tient à Medellin, en Colombie.

 

En marge de son séjour, le poète Amadou Lamine Sall est l’invité de la Grande Bibliothèque et Archives nationales du Québec, autour d’une conférence-débat animée par son Président-Directeur Général Jean-Louis Roy, ancien Secrétaire Général de la Francophonie.

 

Dakar, le 10 septembre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Congrès de la Fédération Darou Internationale

YERIMPOST.COM Ci-dessous le communiqué de la Fédération

En prélude de l’édition 2019 des thiant Mame Thierno Birahim, la Fédération Darou Internationale (FDI) sous la houlette de Serigne Amsatou Mbacké organise un congrès général, le 16 septembre 2018. Les talibés de Serigne Amsatou Mbacké se réuniront au théâtre de verdure de la ville de Pikine. Au menu des échanges : des thèmes sur la marche de la jeunesse, la mondialisation et le travail.

Serigne Amsa Baye Fall Borom Darou veut à travers l’évènement, sensibiliser les talibés et jeunes mourides sur le bon comportement et le travail, clé de voute d’une vie réussie et du suivi de la voie divine.
Rappelons que la FDI tiendra les 15 et 16 février 2019 ses journées « thiant Mame Thierno Borom Birahim Borom Touba ». Un événement religieux très attendu au niveau de la banlieue dakaroise. Une grande mobilisation y est notée à chaque édition avec aussi la présence de plusieurs autorités religieuses et administratives.



Sur sa page Instagram, Diafra Sakho réagit aux bruits sur sa retraite internationale

YERIMPOST.COM Au lendemain de l’élimination des Lions au Mondial russe, la presse avait relaté la retraite internationale de Diafra Sakho. Qu’en est-il réellement ? L’intéressé s’est exprimé sur sa page Instagram. Seulement, il n’a ni confirmé ni infirmé cette infirmation. L’international sénégalais du Stades Rennais a juste servi une citation de l’humoriste et acteur français Coluche. «Pour critiquer les gens, il faut les connaître. Et, pour les connaître, il faut les aimer », a-t-il écrit.



Journée internationale de la musique: Extraits des cahiers de Yoro Boly Diaw sur les instruments de musique du Sénégal pré-colonial

La musique sert aux amusements, aussi bien du commun que des nobles, mais Yoro Dyâo insiste surtout sur son rôle officiel certains instruments servent d’insignes aux autorités et certaines fêtes ne se célèbrent qu’en l’honneur des puissants ou ne peuvent avoir lieu qu’en leur présence. Il existe donc des musiciens officiels; les fonctions en sont réservées quelques catégories de gnégno,que Yoro Dyâo ,élargissant le sens du terme, appelle griots
Avec la description généralement fort complète des instruments et des précisions sur l’origine des instruments officiels, on trouvera ci-dessous une étude de fêtes officielles et quelques indications sur le rôle social des gnégno.




LES INSTRUMENTS

Les différentes variétés de tams-tams sont réunies « sous le nom ouoloff de NDeundde et se décomposent « en royaux, seigneuriaux et communs, c’est-à-dire « destinés aux amusements ordinaires ou roturiers. Ils « ont cependant tous conservé la même forme antique traditionnelle, de sorte qu’ils ne peuvent être distingués que par leurs dimensions qui sont indiquées ci-dessous sauf en ce qui concerne les « dioundioung. Ils sont tous d’accord en symphonie dans les différents offices qu’ils célébraient, sauf le « gambène et le lambbe qui donnent presque les mêmes sons.

Lambbe et gorong.

Il y a deux gorong. Ces trois tams-tam sont la forme d’un tonneau coupé au milieu mais sont de dimensions différentes. Le lambbe,le plus grand et le plus gros,a ordinairement70 à 75cm de haut il est couvert d’une peau de veau (agé de 14 à 15 mois),maintenue par des clavettes, comme toutes les peaux qui couvrent les tams-tams de son genre il répand un son grave et majestueux. Ses deux fils qui le secondent en tous les exercices où ils est utilisé (les gorong) ont le grand, de 60 à 65 cm., et le petit, de 50à 55 cm de haut. Ils sont également couverts de peau de veau, le petit quelquefois de peau de chèvre. Ces instruments sont battus avec les deux mains.
Les lambbe et les gorang du nouveau mode sont plus étroits au bas et s’élargissent pour avoir en haut le lambbe 40 à 45 cm les gorang une largeur proportionnée à leur taille ceux de l’ancienne mode ont la forme d’une jarre.

Le Gambène des Linguères et des Aouo et leSabare.




Ces deux tams-tams n’ont d’autres différences que leurs dimensions :
le gambène est plus long et plus gros que le sabare. Ils sont faits de troncs d’arbres (gonaké ou ber) creusés dans toute leur longueur, aminés au milieu.
Le gambène peut avoir 1 m,12 à 1m,13 et le sabare lm,09 à 1m,10; leurs extrémités sont rondes et une de leurs bouches remarquablement plus large que l’autre.
Plus épais dans toute sa longueur que le sabare, le gambène est recouvert d’une peau de veau, pour le sabare on emploie celle d’une chèvre ou d’un jeune bouc. Ces peaux, placées aux extrémités des deux instruments, couvrent les deux ouvertures elles sont maintenues tendues par de petites fiches de bois plantées tout autour des flancs de ces tams-tams; mouillées, puis tirées fortement à l’aide de ces clavettes, elles deviennent très dures et très résistantes lorsqu’elles ont séché dans ces conditions. Les sons de ces tams-tams sont, celui du gambène sérieux et celui du sabare criard. Les griots suspendent ces instruments en bandoulière sur le côté gauche avec une lanière de cuir ou une bandelette de tissu fort. Ils frappent les extrémités avec de légères baguettes tenues de la main droite et rythment les sons de l’extrémité des doigts de la main gauche. «
Le sabare ne peut exécuter un jeu sans le concours d’un gorong au moins, au cas où il est impossible de lui adjoindre les deux, ce qui est préférable. (1)

Le lambbe (cet instrument a donné son nom au jeu de lutte). ne joue avec le sabare qu’en deux cérémonies le gadialdé et le jeu de la lutte

Le Tama

(intrument qui sert aux amusements des communs ).
Il est fait en bois creusé d’un bout à l’autre et est plus large aux deux extrémités qu’au centre où il est émincé ayant ainsi la forme du sablier donnant l’heure. Il a environ50 cm de long seulement. Les bouts de cet instrument sont recouverts de peaux de chèvre jointes ensemble par des lanières de cuir qui, tirées fortement, le rendent très sonore. Les deux extrémités étant plus larges que le milieu ainsi qu’il vient d’être dit,il en résulte que les lanières ne touchent pas le milieu ces lanières, sous la pression du bras sous lequel on tient l’instrument pour en jouer, tirent plus ou moins la peau qui enveloppe les extrémités, ce qui donne des sons plus ou moins hauts et permet de rendre approximativement les chants qu’il accompagne. Cet instrument se joue au moyen d’une baguette de30cm., tenue de la main droite, recourbée et aplatie à l’extrémité frappeuse.
On tire également des sons des dioundioungs avec une seule main,armée d’un bâton recourbé.

HISTORIQUE

Dans une antiquité très reculée,à l’époque où des lamanes étaient seuls placés à la tête de chacun des royaumes, ces lamanes avaient les grands lambbe et des petits gorang fabriqués parles lawbés, comme insignes d’autorité, et que leurs griots battaient en cérémonie à des jours marqués.
A partir de la fondation de l’empire Djoloff, les grands lamanes, naguère présidents populaires chacun dans son pays, devinrent, avec le même titre, les vice-rois sous l’autorité des empereurs du Djoloff. « C’est alors que furent fabriqués les dioundioungs « (tambourins) et institués comme premiers insignes d’autorité des empereurs et des vice-rois du Oualo, du Cayor, du Baol,du Sine et du Saloum. Il y en avait trois dans chacun de ces sièges de gouvernement, Les lambbe et les gorang devinrent les insignes d’autorité des petits lamanes ou chefs des subdivisions territoriales (Kangam)dont étaient formées les vice-royautés dès avant la formation de l’empire. Les empereurs et les vice rois s’étaient réservés des lambbe et gorang a supérieurs à ceux de ces seigneurs. Une hiérarchie très nette classait ces instruments;c’est ainsi que les dioundioungs des vice-rois devaient obligatoirement rester muets en présence de ceux impériaux.
Amari-N’Goné-Sobel, après sa victorieuse et mémorable révolte deDanky(1549) contre le dernier empereur Léléfoul-i-Fack, début de la dislocation de l’empire Djolof, donna à ses dioundioung des noms ironiques, montrant par là aux Bour-Ba-Djoloff sa ferme résolution de défendre le Cayor et le Baol qu’il avait enlevés à leur prédécesseur, le dernier empereur. Ces noms sont: Dahne-Djeule, Dègg-Daou et Diandiari. Dahne-Djeule signifie réservé au vainqueur Le Damel-Teigne voulait dire aux héritiers du titre impérial qu’ils ne pourraient subjuguer ses deux royaumes qu’après l’avoir battu. Dègg Daou est l’effrayant. Il voulait dire aux BourBa Djoloff que le jour où ils l’entendront sera celui de leur fuite ou de leur mort. Diandiari ou le retentissant. L’énigme traduit que la présence d’anciens dioundioungne pourra dorénavant faire taire les siens.



Dès lors,les trois rois contemporains Fara-Peinda-Dieng MBODJ du Oualo,M’Bégane-N’Dour du Sine et du Saloum,baptisèrent leurs dioundioung des mêmes noms. Les roisdu Djoloff ne les imitèrent que bien longtemps après,sous le règne du roi Guirane-Boury-Djélène de ce pays; et même les rois du Djoloff ne faisaient que très rarement usage des dioundioung on ne leur battait le plus ordinairement en signe d’autorité que le foura-i-bour. Cette simplicité de la part des Bour-baDjoloff était une réponse du même genre opposée aux noms paraboliques des dioundioung,et signifiant qu’ils se contentaient de petits emblèmes,laissant les grands emblèmes aux anciens tributaires de leurs aïeux, puis- qu’ils étaient devenus leurs égaux. D’ailleurs, les descendants de N’Diadiane N’Diaye n’ont jamais renoncé à l’ancienne autorité de leurs ancêtres sur tous les pays jadis soumis à l’empire et n’ont jamais laissé passer une occasion de faire sentir leur prééminence avec morgue et mépris.

Le Brack Tiacka-M’Bodj (Beur-Tiacka) ayant reçu, en sa troisième année de règne, d’un voyageur marin européen du nom de Sambare(Jean Barre ),un cadeau composé de quelques fusils tromblons et de deux trompettes,, fonda un emploi de ces instruments, consistant à en faire jouer par deux griots quand on lui battait ses dioundioung.
Sous le règne du Damel-Teigne Lat Soucabé, ce roi du Cayor et du Baol se procura deux trompettes semblables à celles du Brack Tiacka M’Bodj, alors utilisées par le successeur de celui-ci, le Brack Yérime-M’Bagnick-Arame-Bakar, et s’en servit comme le Brack dans les mêmes cérémonies. En outre, il inventa une sonnerie, annonçant sa sortie de sa résidence. Cette particularité fut adoptée par tous les contemporains et leurs successeurs. A partir de ce «moment, on choisit parmi les Mâbo des fonctionnaires chargés de ce service et auxquels on donna le nom de Fara Boufta.

Ce fut aussi à la même époque que les rois ne firent plus usage des dioundioung, jadis façonnés par les lawbés, car ils obtinrent du même gouverneur des tambours que les griots chargés du fonctionnement arrangeaient à leur façon en les munissant de peaux recouvrant les deux faces

. GRIOTS FONCTIONNAIRES ET FÊTES

Les griots battant les lambbe, les gorang et les « dioundioung étaient choisis, chacun dans son pays, par le roi et portaient le titre de Farba, suivi d’un nom tiré du nom du tam-tam qu’ils battaient. On nommait un Fara Lambbe, un Fara Gorang et un Fara Dioundioung le dernier seul avait un adjoint, choisi dans sa famille et portant le titre de Rokhal. « Le FaraDioundioungpourvoyaitlui-mêmeau service « du troisième instrumentet en chargeaitcelui qui lui « plaisait parmi ses parents ou amis, avec le titre de N’Der (2).

Avant et pendant la durée de l’empire, c’est-à-dire «tant qu’il y eut des lamanes, les Fara Ngorang marchaient à la tête des troupes escortant les Kangames en battant leurs tams-tams et en chantant. Les Fara Dioundioung faisaient de même à la tête de celles escortant les Empereurs et les vice-rois. Quant aux lambbe,ils restaient immobiles dans les capitales et chefs-lieux, pour les Bacque ,chez les chefs qui avaient droit à ces cérémonies. « Baokou. Ce terme vient du mot ouoloff Back, qui veut dire glorification,vanterie composée de phrases panégyriques. Les rois, les princes, les grands chefs, chaque personnage important des deux sexes en avait inventé un. Il y en avait pour chacune des familles royales des six pays et pour chacune des principales familles nobles. «
Ce mot donne son nom aux saluts royaux qui sont « célébrés avec les dioundoiung,les tama et leslambbe réunis aux gorang, ainsi qu’aux grands saluts des princes et des principaux chefs qui y avaient droit et auxquels prenaient part] les tama et les lambbe (toujours de concert avec les gorang). Ces hommages étaient régulièrement rendus, dans la nuit du jeudi au vendredi, aux rois des six pays et aux autorités subalternes signalées, par les tamakates, les mâbo et les bambâdo. On les appelait Bakou Aldjouma (les Back du vendredi), les gnégno chanteurs fonctionnaires y prenaient part, comme il est indiqué ci-dessous.
Les saluts royaux étaient exécutés dans toutes les capitales un peu avant le coucher du soleil ou aussitôt après. Le Ngalo royal,avec les Tamakates, les Mâbo et les Bambâdo s’il s’en trouvait,accomplissaient leur devoir en battant le Foura royal. «
Aussitôt cette première assemblée retirée la première assemblée griote s’acquittait de sa tâche par la batterie du M’Bangoudié. Elle était composée du Fara Dioundioung, du Fara Rokhal,du griot battant le dioundioung sous le titre de N’Der, du Fara Gorang royal et des Boufta qui, quoique appelés à fournir leur morceau dans cette assemblée griote, conservaient la supériorité de leur rang. «
Tout de suite après, se présentait la troisième assemblée, guidée par le Fara Lambe royal et composée des griots de sa famille,du Fara Gorang royal et quelque fois des Boufta. Elle terminait les Backou adjouma du soir.




Le temps que duraient ces cérémonies disparues en Sénégambie depuis la domination française, ne pouvait être moindre que deux heures.
Ces saluts étaient recommencés chaque matin des mêmes nuits,de 4 à 6heures. « II n’y a pas de différences notables entre les back adjouma royaux etceux des seigneurs. Pour les princes, les tamakates de leur cour leur rendaient cet hommage non seulement les nuits de vendredi, mais presque tous les jours, chaque matin et chaque soir, avec la batterie du foura-i-garmi.
Pour les seigneurs qui avaient par hérédité droit à cette éminente faveur, les honneurs leur étaient rendus de la même façon qu’aux rois, avec la batterie du Mbangoudjé, par le FaraLambbe et le Fara Gorang de leu rcour. «Pendant les back, les gnégno ne restaient pas la bouche fermée,ils chantaient,comme à l’ordinaire, les hautes naissances des différents dignitaires,en suivant toute leur généalogie, leur bravoure,leur générosité et celle de leurs ancêtres. Ils joignaient à chaque fait remarquable cité dans les chants les noms des chevaux et ceux des témoins. Les Fara Dioundioung faisaient, en terminant,un exposé des noms de tous les rois, lamanes et vice-rois de l’empire du Djoloff jusqu’aux régnants ils donnaient la durée du règne de chaque roi, leurs familles mène et guégno,’rapportant tous les hauts faits de ces règnes.

N’Djine

N’Djine vient du mot ouoloff djine qui veut dire appel aux trompettes. C’était une batterie d’alarme par les dioundioung,les lambbe et lesgorong, annonçant l’approche de l’ennemi dans un pays ou l’exil d’un prince royal ou de toute une famille par ordre du roi ou des familles nobles, électeurs héréditaires des rois. Les Ndjine ordonnés par les rois s’exécutaient avec les dioundioung réunis aux lambbe et aux gorang royaux,tous les autres se battaient avec les lambbe ordinaires et communs. Les roturiers mêmes avaient le droit de battre le Ndjine avec les tams-tams communs, pour défendre leur sécurité menacée par des pillards, appeler à leur secours les villages voisins et leurs chefs, et même pour chercher à se venger lorsqu’ils se sentaient assez forts contre les brigandages des chefs ou pour entreprendre de poursuivre les ravisseurs de leurs biens. Les griots répandaient l’alarme avec les lambbe et les gorong en les frappant à grands coups des deux mains, la droite étant armée d’un bâton. Ces deux tams-tams étaient,en effet, étant donnée la façon de les frapper,plus aptes à ce service,que les dioundioung et les tama, frappés d’un bâton recourbé. Il s’agissait d’imiter trois fois de suite le mot de Biram (abrégé « du mot Birahim ou Birahima, issu du nom hébreux « du patriarche Abraham). Cette forme unique du « Ndjine était suivi de batteries différentes suivant les trois espèces d’alarme et permettant de reconnaître qui le faisait battre. Avec les dioundioung,les tama, les lambbe et les gorang,les sab-leck et les baw-leck battaient le N’dataly (Le le N’dataly est nommé N’dyambana au Cayor,Khaykoume au Djoloff,au Sine et au Saloum), festival royal de divertissements ou plutôt de débordements, que les rois célébraient assez souvent. En ces fêtes, les gnégnos étaient comblés de dons par les rois, les chefs et leurs entourages, qu’ils échauffaient par leurs manœuvres, chants, danses et bouffonneries de toute sorte au milieu du bruit. Les « thiédos en profitaient pour se livrer d’une façon plus abominable que de coutume à l’ivrognerie. A cette caste sans religion appartenaient les rois, leur entourage et presque toutes les hautes classes sénégaliennes. En cette fête, comme au cours des autres, les rois manifestaient aux nobles importants leur grande « générosité en leur faisant des présents.

Le Gadialdé était accordé pour un temps défini aux garçons destinés à la circoncision. En cette circonstance, le lambbe joue avec le sabare, de même qu’au jeu de la lutte appelé de son nom lambbe.

Autrement, ces deux instruments ne jouent jamais ensemble. Les Linguère et les Aouo avaient pour insigne le gambène et pour batterie le N’Diagabare, imitant le M’bangoudié royal. Cette batterie était accompagnée a de chants aussi élogieux qu’harmonieux,chantés par les N’Ganghore guidées par les gnégnos qui se trouvaient parmi elles. Ces dignitaires faisaient grâce aux femmes nouvellement mariées du N’Diagabare pour la durée des noces, comme les seigneurs faisaient du gadialdé aux garçons au moment de la circoncision.
Les linguère, les aouo et les femmes des grandes« familles nobles se faisaient faire de très gracieuses pas de danses de femmes sous le nom de gadio les gambène, les sabare et les gorong, et quelquefois les dioundioung, si les rois voulaient être aimables envers ces princesses, prêtaient leur concours à ces solennités. Lorsque les sab-leck ou les baw-leck se trouvaient « en présence d’un dignitaire ou voulaient pénétrer dans sa demeure, ils devaient le saluer par quelques couplets proportionnés à sa dignité .Quand ils se trouvaient en présence de plusieurs, ils devaient les saluer à tour de rôle, depuis le roi jusqu’au dernier notable et se servaient en cette occasion de leurs instruments « musicaux .Dans le cas où ce salut était adressé à un « noble, ils n’utilisaient cependant pas les lambbe, les dioundioung, ni les gorang royaux, les lambbe étant exclusivement réservés aux usages solennels et la peau des autres tams-tams royaux n’étant frappée que pour les rois. Dans ce cas,les Fara-Lambbe, les Fara- Dioundioung et les Fara-Gorang royaux rendaient ce salut par de simples chants.
Les badolo qui n’avaient pas un prince ou un noble parmi eux ne pouvaient se faire battre le gadialdé sans s’exposer à des peines rigoureuses,saufs’ils étaient exposés à une attaque.De même,leursfemmes ne pouvaient se faire battre le N’Diagabare. Ces infractions entravaient de fortes amendes. Les femmes badolo ne pouvaient, sous les mêmes peines, en sus de la confiscation,porter des bracelets en or.

Amadou Bakhaw Diaw

La Convention internationale des Abcdaires répond avec vigueur aux menaces de l’APR contre ABC

 « Du Bon usage du Chantage »

L’actualité politique de ces derniers jours, empreinte de tirs groupés contre le Médiateur de la République laisse apparaitre une situation nauséabonde et des souvenirs que nous aimerions voir enfouis.

En effet, toutes les bassesses et manigances resurgissent comme il l’a été en 2013, pour essayer de décrédibiliser le Médiateur de la République Maitre Alioune Badara, mais c’est peine perdue !



On attribue à tort des textes au Médiateur de la République  et ce, par les hauts responsables de l’Apr, quel est donc le projet inavoué est-on tenté de se demander ? Est-on à nouveau en train de tomber dans les travers de 2013 pour montrer tout ce que la politique a de bassesses? La cabale a-t-elle repris sa place dans les plus hautes sphères de décision?

Cette énième sortie supplémentaire,  de Monsieur Seydou GUEYE après celles de tant d’autres, vient confirmer, s’il en était encore besoin, le manque de patriotisme et la faiblesse politique de certains de nos responsables tenant du pouvoir.

Quelle désolation et impertinence  de lire en ces termes le porte-parole national de l’APR, qui est porte-parole du gouvernement « A défaut, le Secrétariat Exécutif National de l’Alliance pour la République (SEN-APR) demande au Président de la République, d’en tirer toutes les conséquences et de mettre un terme à cette confusion de rôles ».

A nous ABCdaires, de refaire un rappel nécessaire à Monsieur Seydou GUEYE, pour lui dire que  la Médiature de la République, créée par une loi n°91-14 du 11 février 1991 instituant un médiateur de la république abrogée par la loi n° 99-04 du 29 Janvier 1999, a pour mission principale de veiller à la bonne adéquation entre le fonctionnement de l’Administration et les droits des citoyens.   En outre, l’article 2 de la même loi stipule qu’il a une « mission générale de contribution de l’environnement institutionnel et économique de l’entreprise, notamment dans ses relations avec les administrations publiques ou les organismes investis d’une mission de service public ».

Aux termes de la loi de 1999, le Médiateur de la République bénéficie d’un mandat de six (6) ans non renouvelable qui lui confère cette capacité de faire des recommandations à l’administration en toute indépendance et sa révocation est aussi encadrée par cette loi «( …) Il ne peut être mis fin à ses fonctions avant l’expiration de ce délai, qu’en cas d’empêchement constaté par un collège présidé par le Président du Conseil Constitutionnel et comprenant en outre, le président du Conseil d’Etat et le Premier  Président de la Cour de Cassation saisi à cet effet par le Président de République.  De grâce, chers amis, arrêtaient de jouer avec nos Institutions, même si nul n’est censé ignorer la loi! Cette posture telle une armée mexicaine ne vous honore guère ! Nous vous invitons à plus d’élégance républicaine à défaut de consistance argumentaire.

Ma foi, cessons cette forte propension à faire de nos institutions des instruments de lutte politique ou un patrimoine personnel jusqu’à donner injonction au Président  de la République d’en tirer les conséquences,  cela devient de l’inconscience  doublée d’une ignorance caractérisée.

Cher Camarade, Seydou GUEYE, les ABCdaires vous invitent, du haut de vos fonctions à savoir raison garder, à savoir faire la différence entre ce que Maitre Alioune Badara dit et fait, et ce qu’on veut bien lui attribuer, et nous ne doutons point que vous savez cela sans aucun doute, néanmoins il vous plaira d’emprunter sciemment la brèche de la confusion et de calomnie dans le seul et l’unique but de nuire. La médisance dit-on nait de la méchanceté et reflète le plus souvent le vide de l’esprit.

NO PASARAN !

« Devoir de réserve » ne signifie pas mutisme, « devoir de réserve » ne signifie pas être partisan et porter des œillères au détriment du peuple, « devoir de réserve » ne signifie pas non plus subjectivité et pour terminer, nous  vous invitons  à vous souvenir des fondements qui ont bâti l’Alliance Pour la République, être amnésique est devenu le sport favori de certains, par ailleurs, le peuple lui est conscient, et prenez garde !

Depuis 2015 le médiateur ne cesse d’œuvrer pour apaiser le climat social et cela au bénéfice autant des citoyens que du Président de la République, et vous le savez mieux que quiconque, la voix du Médiateur de la République compte pour beaucoup dans la stabilité de notre République.

Le communiqué de la Médiateur de la République  en date 1er mai 2018 aurait dû suffire et vous faire l’économie du vôtre en date du 3 mai. Abc a toujours agi avec un esprit solidaire, fraternel et amical tout au long de son compagnonnage avec Macky Sall , tout en gardant sa franchise et sa droiture au nom de la République et cela est bien antérieur à votre transhumance à l’APR, monsieur Seydou GUEYE. Il est temps de siffler la fin de la récréation.

 

Pour la Convention Internationale des Abcdaires
La Cellule Communication
Fait à Paris, le vendredi 4 mai 2018

 

Khalifa Sall invité au congrès du PS français: le sens d’une invitation

YERIMPOST.COM Malgré son emprisonnement et son exclusion du Parti socialiste (PS) du Sénégal, Khalifa Sall a été invité officiellement par les socialistes français à l’occasion de leur 78ème congrès qui se tient ce week-end dans la capitale française. Il s’est fait représenter par son conseiller politique, Moussa Taye. C’est dire que les socialistes de l’Hexagone n’ont pas pris position dans la guerre interne du Ps sénégalais et conservent leur confiance au maire de Dakar en dépit de ce dont l’accuse le pouvoir de Macky Sall.



Contribution: Le franc CFA : à quoi joue l’Organisation Internationale de la Francophonie ?

Plus de 70 ans après nos pseudo-indépendances, la France contrôle toujours les affaires africaines par l’entremise de l’Organisation Internationale de la Francophonie et par sa monnaie coloniale, le franc CFA. Trop c’est trop : la jeunesse francophone dans le monde, surtout africaine réclame désormais le retrait de la France des affaires africaines et la fin de ce vestige colonial.

Mais Madame Michaëlle JEAN, la Secrétaire Générale de la Francophonie essaie de museler la colère cette jeunesse et agit pour le maintien du franc CFA dans ces pays. Pour preuve, elle s’en est pris à Monsieur Kako NUBUKPO, brillant économiste africain qui milite pour l’abandon du franc CFA par les États d’Afrique concernés, les Comores compris.





Un petit rappel des faits : Monsieur Kako NUBUKPO  a été nommé, en mars 2016,  Directeur de la francophonie économique et numérique au sein de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Il n’a pas changé d’opinions pour autant : il a eu le courage de continuer à lutter contre cette servitude monétaire, et pour une réelle souveraineté économique et monétaire des 15 pays des zones CFA, en publiant, par exemple, un livre collectif Sortir l’Afrique de la servitude monétaire: à qui profite le franc CFA?

Madame Michaëlle JEAN, toujours elle, soucieuse sans doute de faire plaisir à la France et au Chefs d’Etats africains, a décidé de le limoger fin 2017 pour avoir écrit un article contre le franc CFA, après la fameuse tournée africaine du Président MACRON en Novembre 2017.

 

En somme, Madame Michaëlle JEAN, la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie, défend les intérêts de la France et ne se soucie nullement des colères légitimes de cette jeunesse.  En voulant faire taire Monsieur Kako NUBUKPO, elle soutient de fait le Président Emmanuel MACRON, favorable au statut quo sur le franc CFA, et les Chefs d’Etats africains comme Alassane OUATTARA de la Cote d’Ivoire, Macky SALL du Sénégal, Paul BIYA du Cameroun, Idriss DEBY au Tchad…qui maintiennent la jeunesse africaine dans la misère absolue.

 

Madame Michaëlle JEAN a assumé le limogeage de  Monsieur Kako NUBUKPO au motif que cet économiste togolais a osé dénoncer le discours du Président Français lors de son déplacement au Burkina Faso.

Non au mépris de la jeunesse, surtout africaine de la part de la Secrétaire générale de la Francophonie et oui à la démocratie, à la liberté de parole et d’expression au sein de cette organisation internationale qui réunit  84 Etats et Gouvernements autour de la langue française.

Nous demanderons un rendez-vous à Madame Michaëlle JEAN pour obtenir des explications et vous serez informé(e) tout naturellement de la suite…sur les réseaux sociaux. En attendant, merci de signer, de faire signer et de relayer abondamment cette pétition jusqu’au 10 octobre 2018, en cliquant ici :https://www.change.org/p/https-www-francophonie-org-le-franc-cfa-%C3%A0-quoi-joue-l-organisation-internationale-de-la-francophonie

 




Le prochain Sommet de la Francophonie se tiendra à Erevan – Arménie, les 11-12 octobre 2018. Une délégation de notre collectif Sortir du franc CFA s’y rendra pour remettre officiellement la pétition à Mme Michaëlle JEAN, en sa qualité de Secrétaire générale de la Francophonie.

 

Collectif Sortir du franc CFA

Facebook : https://www.facebook.com/pg/Collectif-sortir-du-FRANC-CFA-1846903625563069/community/ ou Twitter : https://twitter.com/sortirdufranCFA

L’intégralité du discours du président Macky Sall à la Conférence internationale du partenariat mondial pour l’éducation

Chers invités,

Le Sénégal est particulièrement fier de vous accueillir à l’occasion de cette 3e Conférence internationale de reconstitution des fonds du Partenariat Mondial pour l’Education. Je vous remercie et vous souhaite un agréable séjour parmi nous.

Merci à vous tous, chers collègues, pour votre présence, malgré vos calendriers que je sais très chargés.

Je dois te remercier en particulier, cher Emmanuel. Quand je t’ai sollicité pour co parrainer cette Conférence, tu as accepté de façon spontanée, en m’assurant de ta participation personnelle.

Et je sais combien tu t’es activement investi dans le plaidoyer et le processus préparatoire de la Conférence. Merci pour ton soutien à la cause des enfants.

Je salue les représentants des pays et Institutions partenaires, nos amis du privé, membres de la société civile, artistes, hommes et femmes de culture.

Thank you so much, Mrs Julia Gillard, Mrs Alice Albright and your dynamic team, for your outstanding efforts !

I also pay tribute to our goodwill Ambassador, Mrs Rihanna, for her wonderful dedication to the great cause of education that brings us together here. Thank you very much Rihanna on behalf of all of us. We all appreciate your valuable support.

En tenant cette 3e Conférence internationale de reconstitution des fonds du Partenariat Mondial pour l’Education, nous voulons soutenir son action pour aider des millions d’enfants à aller à l’école.

Depuis sa création en 2002, le PME, seul fonds international entièrement dédié à l’éducation, intervient dans plusieurs pays en développement, en appui à leurs efforts pour bâtir des systèmes éducatifs viables et performants.

Nous voulons porter à un niveau supérieur cet élan solidaire de responsabilité partagée. C’est pourquoi avons placé cette Conférence sous le thème du financement de l’éducation comme investissement pour l’avenir.

Nous rappelons par-là que financer l’éducation n’est pas une charge sociale, mais un investissement sûr, pour l’éveil des consciences et la formation aux compétences pour le progrès de l’humanité.

Financer l’éducation, c’est semer dans chaque enfant les germes de la dignité humaine, c’est contribuer à forger en lui la capacité de discernement qui élève et éclaire l’esprit, et rend la conscience moins vulnérable à la manipulation.

Financer l’éducation, c’est allumer la lumière du savoir, du savoir-faire et du savoir être qui prépare à la vie en société, repousse les ténèbres de l’ignorance et érige la raison en rempart contre l’obscurantisme et le mépris culturel.

Financer l’éducation, c’est assurer la qualité des ressources humaines qui portent les efforts de développement économique et social des nations.

Voilà les défis que nous devons relever ensemble.

A défaut, plus de 260 millions d’enfants n’auront pas la chance d’aller à l’école et de réaliser leur rêve d’un avenir meilleur.

Et parmi ces enfants, des filles, dont l’éducation est essentielle pour le bien être de la famille, de la société et le devenir du monde.

C’est pourquoi, parmi les meilleurs établissements du Sénégal que nous avons invités à cette Conférence, le Prytanée militaire de Saint- Louis, le Lycée scientifique d’excellence de Diourbel, le Lycée Seydina Limamoulaye de Guédiawaye, il y a la Maison d’Education Mariama Ba. Cet établissement créé en 1977 pour stimuler l’excellence dans l’éducation des filles, reçoit exclusivement des jeunes élèves issues du cycle élémentaire, après un concours national très sélectif.

Soutenir l’éducation des filles, mais aussi faire en sorte que les systèmes éducatifs répondent mieux aux besoins de l’économie en formant davantage aux métiers.

Au Sénégal, nous avons lancé un programme pour orienter 30% au moins des élèves issus du cycle fondamental vers la formation technique et professionnelle, dans le cadre du Projet formation-école entreprise. Je remercie les pays amis qui soutiennent ce programme.

Au total, le cumul des financements de l’ensemble du système éducatif sénégalais par le budget national s’élève à plus de 1,2 milliard de dollars US aujourd’hui ; ce qui représente plus de 25,48% du budget national, un ratio supérieur à la moyenne de 20% recommandée par l’Objectif de Développement Durable n°4.

C’est dire qu’en trois ans, le Sénégal, aura dépensé 3,6 milliards de dollars, soit plus que les 3,1 milliards de dollars nécessaires à la reconstitution des fonds du Partenariat Mondial pour l’Education sur trois ans.

Alors, si le Sénégal avec ses modestes moyens peut dépenser en trois ans 3,6 milliards de dollars, je veux faire le pari que la communauté internationale pourra mobiliser 3,1 milliards de dollars, voire plus pour soutenir le PME.

En plus de ses efforts internes, le Sénégal versera 2 millions de dollars comme contribution à la reconstitution des fonds du PME pour la période 2018-2020.

La bataille pour l’éducation est la mère de toutes les batailles. Si nous la perdons, toutes les autres sont perdues d’avance.

Ensemble, mobilisons-nous pour nos enfants. Ensemble, mobilisons-nous pour l’école !

Je vous remercie.

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