Blog de Cheikh Yerim Seck

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Bamba Fall juge le « looser » Tanor

YERIMPOST.COM Bamba Fall, de passage ce week-end à Kaffrine, dans le cadre de la collecte de parrainages pour son candidat, n’a pris de gants pour cogner Ousmane Tanor Dieng: « J’ai mis en garde Ousmane Tanor Dieng ! Je lui ai dit que ce n’est pas à Nguéniène de nous choisir un maire. Je lui ai également dit que ce n’est pas à lui, depuis sa résidence de Fann, de nous choisir un maire. S’il était un tant soit peu capable de quelque chose, il n’aurait pas sabordé le Parti socialiste. Senghor est né dans la Petite-côte, Abdou Diouf n’a jamais perdu le département de Mbour jusqu’à son départ. Lui, Tanor, n’est même pas capable de gagner à Mbour. Sur 16 communes, il n’a pu remporter que deux. Il a été écrasé partout. Je l’ai dit à Macky Sall, s’il veut gagner quelque chose, ce n’est pas avec cet homme… A chaque fois que Tanor a été amené à cristalliser les espoirs, il a perdu. C’est un looser ! Tout ce qui lui a été confié lui a filé entre les doigts… »

Vidéo- Me Ciré Clédor Ly juge sévèrement le décret révoquant Khalifa Sall








Audio- Tanor Dieng juge Abdoulaye Wade

Audio- Tanor Dieng sur Wade : « C’est une bête politique… »








Me Mbaye Guèye plaide pour Lamotte, juge Yaya Dia et Cheikh Bamba Dièye

YERIMPOST.COM Nommé à la tête du barreau de l’Uemoa il y a quelques jours, le bâtonnier Me Mbaye Guèye, non moins bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, a accordé une interview à l’Observateur dans laquelle il s’est prononcé sur le cas Cheikh Bamba Dièye, l’affaire du double meurtre de Médinatoul Salam, de la sortie au vitriol du magistrat Yaya Dia qui avait démissionné en plein procès de Karim Wade devant la Cour de répression contre l’enrichissement illicite (Crei).

Sur ce dernier cas cité, l’avocat dit: « Si c’était une question posée dans l’absolu, sans qu’on ait à identifier les personnes concernées, j’aurais parlé d’un avis scientifique et objectif. Mais, lorsque les parties sont connues, les intérêts en jeu, lorsque ce dossier peut faire l’objet d’une évolution…, le magistrat doit faire preuve de retenue. Il doit se rappeler son devoir de réserve. Normal que l’Inspection générale puisse l’appeler et l’entendre. Ce qui ne signifie pas, pour le moment, le sanctionner. Il reviendra aux autorités compétentes d’apprécier et voir si elles vont déclencher une procédure disciplinaire. Ceci étant, chaque personne est libre et les magistrats qui estiment devoir retrouver leur liberté doivent choisir de faire comme l’un de leurs collègues, c’est à dire démissionner de la magistrature, retrouver une liberté et pouvoir s’exprimer librement. »

La sortie du député Cheikh Bamba Dièye n’a pas non plus échappé à l’attention de l’avocat qui déclare: « Cheikh Bamba Dièye dégage l’impression d’un homme de retenue. Mon avis est qu’autant il avait le droit de se prononcer sur le système judiciaire de manière générale, autant il devait se garder de citer des noms. Je parle du juge Lamotte que je connais particulièrement, profondément… Je trouve scandaleux qu’on puisse accuser ce juge de corrompu. Connaissant l’homme et le professionnel, c’est une chose que je ne peux accepter…! Il faut se rappeler, il y a quelques années, la justice sénégalaise avait été secouée par ce que l’on avait qualifié d’affaire de corruption au niveau de la magistrature. Pour information, cette affaire est partie d’une dénonciation écrite de ce juge Lamotte. Lorsqu’on a porté à sa connaissance que, dans un dossier qu’il gérait dans sa chambre, des magistrats ont eu à intervenir et réclamer de l’argent aux parties concernées, il a de suite écrit à sa hiérarchie pour dénoncer les faits. Une dénonciation qui avait conduit le ministre de la Justice de l’époque à envoyer une Inspection et, lorsque l’Igas a bouclé son rapport, il a été conclu que le juge Malick Lamotte n’était pas concerné par cette affaire. Je suis au regret de dire que le député Cheikh Bamba Dièye s’est trompé sur la personne qu’il a accusée… Maintenant, c’est le dossier Khalifa Sall qui est à l’origine de ces accusations. Dossier que le juge Lamotte et ses collègues ont eu à juger. Il faut cependant reconnaître aux gens le droit de critiquer une décision de justice…  »



Sans surprise, le Conseil constitutionnel juge le parrainage conforme à la Constitution

YERIMPOST.COM Ce brin d’espoir que l’opposition avait fondé sur le Conseil constitutionnel vient de disparaître. Les sages de Conseil ont effectivement donné ce mardi leur avis sur le parrainage. Saisie par les députés de l’opposition tels que Ousmane Sonko, Mamadou Lamine Diallo et le professeur Issa Sall, la haute juridiction a déclaré la nouvelle loi électorale sur le parrainage conforme à la Constitution. L’opposition qui s’oppose farouchement à cette loi va donc devoir saisir d’autres juridictions étrangères.



Juge, étreins la vérité ! (Mouhamed Boye)

Eh ! Nous sommes du temple du savoir devenu l’entité de journée noirE Théâtre de couronnement démoli et reconstruit en champ d’affrontemenT

Regarde la régression de cet environnement de l’espoir bouleversé en territoire du désespoiR Enceinte de la science en gênes d’étudiants changée aux corps en lacrymogènE

Ils jouent dans le terrain de viol à la loi et sur la pelouse du mauvais aloI Nous sommes victimes des épines et des mines cousues sur les habits du paN Sages désarmés et entassés comme sardineS

 

Lorgnes les larmes de ces étudiants en avaL

Avant de criailler sur sa cause défendue en armadA

 

 

Véhéments nous sommes et déterminés pour lutter jusqu’à KieV En gladiateur pour émanciper les asservis sous la cavE Revigorés en lumière par des pierres qui donnent feR

Ils nous clabaudent pour des récriminations jamais avancées en alibI Tu en auras certitude en fréquentant notre fief scéléraT

Élimines-alors ces préjugés chuchotés sous l’oreille de l’étudiant dénudÈ

 

Mouhamed BOYE, 17mai 2018

Politique: le juge Dème se lance

YERIMPOST.COM Les choses prennent forme pour l’ancien magistrat Ibrahima Hamidou Dème. Au lendemain de sa démission fracassante de la magistrature, il avait annoncé son désir de faire de la politique. Dimanche prochain, le mouvement « Ensemble » sera officiellement lancé au stade Maniang Soumaré de Thiès par l’ex-procureur. Le juge Dème sortira donc de son terrier et dévoilera sa vision de la politique et, par la même occasion, ses ambitions.



Barth jugé en flag’ ce matin: ce qu’il risque

YERIMPOST.COM Ce matin du vendredi 6 avril, le maire de Mermoz/Sacré-Cœur sera face au juge Mamadou  Yakham Keïta pour répondre des charges qui pèsent contre lui. Poursuivi pour outrage à magistrat et appel à un attroupement non armé, Barthélémy Dias va être jugé ce jour. Selon ses partisans, cette arrestation n’est en réalité qu’un subterfuge de l’Etat pour faire oublier l’affaire Khalifa Sall. Peine perdue, puisqu’en conférence  de presse ce jeudi 5 avril, les collaborateurs de Barth ont appelé à la grande mobilisation. A moins que la grève du Sytjust ne vienne jeter le sable dans le couscous, Barthélémy Dias verra un monde fou.

Toutefois, il risque gros. Le cumul des peines prévues pour les deux infractions alléguées s’élève à 4 ans…

Mon regard de juriste sur les incohérences de la décision de Malick Lamotte

YERIMPOST.COM Juriste dans une autre vie, j’ai gardé de ma formation universitaire des notions qui me permettent de me livrer à l’exercice du commentaire d’arrêt. La décision pénale qui m’intéresse, objet d’une grande attention de l’opinion publique du fait du pedigree du prévenu, me semble traîner de sérieuses incohérences.

Khalifa Sall a été condamné notamment pour escroquerie portant sur des deniers publics, une infraction d’une grande gravité qui d’ailleurs justifie la lourdeur de la peine qui lui a été infligée. Cette infraction suppose que son auteur ait usé de manoeuvres frauduleuses pour se faire remettre les deniers en cause à des fins d’enrichissement personnel. En l’espèce, Khalifa Sall, maire de Dakar, ordonnateur du budget de sa commune, ne peut pas être poursuivi pour escroquerie. Il dispose de jure et de facto des fonds et n’a nul besoin pour ce faire d’user d’une quelconque manoeuvre. Il ne peut être poursuivi que s’il commet des malversations dans leur gestion ou s’il les détourne de leur affectation dans un but d’enrichissement personnel. Seul un tiers est susceptible d’user de manoeuvres pour se voir remettre indûment ces deniers.




Ensuite, le juge Malick Lamotte a reçu la constitution de partie civile de l’Etat pour ensuite décider que celui-ci n’avait subi aucun préjudice et n’avait donc pas droit à une réparation. Or, dans un procès pénal, ne peut se constituer partie civile que celui qui a souffert d’un dommage directement causé par l’infraction. Le comportement du juge vis-à-vis de l’Etat dans ce procès reflète donc une contradiction absolue. Si je n’étais pas si naïf en politique, je croirais que le juge a fait exprès, en connaissance de cause, d’accueillir dans le procès une partie qui n’en est pas une, dans le but d’affaiblir la défense du prévenu par des contradicteurs illégitimes.

De même, le juge Lamotte a déclaré irrecevable la constitution de partie civile de la mairie de Dakar. Au bout du procès, il a reconnu implicitement, en décidant que l’Etat n’a pas subi de préjudice, que c’est la mairie qui l’a enduré. En clair, la mairie, dont les 1,8 milliard de francs cfa sont censés avoir été escroqués, a été empêchée d’entrer dans le procès pour les réclamer. Ce qui a conduit à cette situation rocambolesque où Khalifa Sall, à qui on reproche 1,8 milliard de nos francs, se retrouve ne devoir payer que 5 millions ! La partie qui devait exercer l’action civile a été écartée du procès !

Si je n’étais pas si inexpert sur les questions de pouvoir, je croirais que l’obsession de punir le maire de Dakar était si dévorante qu’on a administré le procès contre certaines normes élémentaires de bon sens.

Enfin, le juge Lamotte a estimé de façon péremptoire que le faux et usage de faux est établi dès lors que les factures d’achat de riz et de mil établies ne recoupent pas la réalité de l’utilisation faite des fonds de la caisse d’avance. Cette interprétation est sujette à caution en droit budgétaire et comptable. Dans ce droit, les fausses certifications ne sont pas un délit. Le juge des comptes cherche à s’assurer d’une seule chose: la conformité de l’affectation des fonds.

Si j’étais l’avocat de Khalifa Sall, j’aurais eu des griefs sérieux à opposer devant la Cour d’appel à la décision de Malick Lamotte. D’aucuns me diront qu’ils ne serviraient à rien, vu la nature de ce dossier qui pousse certains magistrats dociles à le trancher dans le seul souci d’appliquer au prévenu une punition à la hauteur de l’adversité qu’il suscite en Macky Sall.

Nos juges gagneraient à méditer cette pensée d’Hypolite de Livry: Le plus horrible spectacle de la nature, et un des plus communs, est de voir violer la justice par l’homme préposé pour la rendre.

Cheikh Yérim Seck



Le juge Ibrahima Dème parle enfin !

YERIMPOST.COM En lieu et place d’une conférence de presse initialement prévue jeudi dernier, le démissionnaire de la magistrature a choisi l’émission Ca me dit Mag, sur la 2STV. Ibrahima Hamidou Dème reviendra donc sur les raisons de sa démission avec le journaliste Pape Alé Niang. A suivre…




Démission du juge Dème: Ah !! Mais quel bel aveu de Moustapha Cissé Lô !!!

YERIMPOST.COM Quand un haut magistrat démissionne, et à force arguments, de l’Institution Judiciaire, nous rappelle que La Justice est le seul service public qui porte le nom d’une Vertu, et nous conte avec chagrin son supposé dévoiement, il aurait été de bon ton et d’élégante intelligence que nos hommes politiques s’interrogent et se soumettent à une saine introspection.

Mais, voilà-t-y- pas que pour les spadassins du pouvoir, la démission du juge Ibrahima Dème n’a rien de fortuit. C’est l’avis de Moustapha Cissé Lô qui, invité à la Rfm, pousse plus loin la réflexion. A l’en croire, le magistrat est animé par une ambition politique, ni plus ni moins. Et le responsable de l’Alliance pour la République d’étayer sa conviction par le portrait très négatif que le juge a dressé du pays avec, à la tête, le président Macky Sall.

Pour décrédibiliser le Juge Ibrahima Dème, il convient, pour ses détracteurs et gardiens forcenés de la Pensée Unique, de mettre les Sénégalais en garde contre cet homme, s’acharnant à prouver son insincérité par l’accusation selon eux rédhibitoire qu’il aurait une ambition politique. Donc, si on respecte leur logique et qu’on décortique leur accusation, avoir une ambition politique vous ôterait toute sincérité, et vous consacrerait « menteur » et « fourbe ».

Lorsqu’un citoyen pose le diagnostic « qu’une importante partie de la hiérarchie judiciaire a distillé dans le corps une culture de soumission qui a progressivement remplacé une longue culture d’honneur, de dignité et d’indépendance », cet homme est un politicien. Lorsque le regretté Juge Kéba Mbaye avait lancé à Abdou Diouf: «Les Sénégalais sont fatigués», personne n’eut la sottise de qualifier son propos de politicien. C’était un temps, messieurs, où les hommes politiques faisaient assaut et de patriotisme et d’arguments emplis d’honneurs et de respect pour ce qu’ils représentaient.

Quand le Juge Dème affirme que «nos valeurs cardinales de dignité, d’honneur, de probité et de loyauté sont presque abandonnées au détriment du reniement, du non-respect de la parole donnée, de la trahison, du mensonge etc. qui sont cultivés par les plus hautes autorités et ce, dans la plus grande indifférence», ces propos sortent souvent de la bouche des chauffeurs de taxi, lesquels sont les éponges de la déliquescence de notre mode de vie, leurs taxis servant de théâtre permanent dans lesquels se dit sans fard « qu’en lieu et place d’une gestion transparente, sobre  et vertueuse promise, on constate une gouvernance folklorique, clientéliste, népotiste, gabegique et laxiste et que nos maigres ressources de pays pauvre et très endetté sont dilapidées à des seules fins politiciennes ».

Penser discréditer le Juge Ibrahima Dème, imaginer disqualifier cet homme qui s’est ainsi exprimé en le qualifiant de politicien, revient pour ses pourfendeurs à avouer que leur métier d’hommes politiques est enraciné dans le faux-semblant, l’insincérité, la flagornerie et que la seule grammaire politique dans laquelle ils excellent réside dans l’expression singulière et devenue automatique du « Sujet-Verbe-…Compliment », colonne vertébrale de toutes leurs éructions serviles. Quel aveu…

Jean Pierre Corréa

 

Contribution: Radioscopie de la démission du juge DEME !

À première vue, la démission du juge DEME de la magistrature est un acte patriotique et courageux. Patriotique, car, estimant qu’il faut combattre un système qui, selon lui, a fini de mettre en péril la justice et sachant qu’il ne peut le faire en restant juge du fait de l’obligation de discrétion, celui-ci décide de se décharger de toute responsabilité pour mener efficacement son combat. Courageux, dans la mesure où l’intéressé abandonne les nombreux avantages attachés au statut de magistrat.

 

Pour autant, la portée de son acte doit être relativisée. D’abord, je ne crois pas que la démission soit la meilleure solution. Ensuite, à l’analyse de sa lettre de démission, on a l’impression d’avoir en face quelqu’un qui envisage de se lancer en politique et qui cherche des raccourcis. On se souvient que Ousmane Sonko doit son ascension politique fulgurante aux actes de défiance qu’il avait posés face à l’administration fiscale. C’est le fait d’avoir médiatisé de tels actes qui l’avait sorti des ténèbres en un temps très court alors même qu’il était peu connu malgré son statut de chef de parti depuis plusieurs années. C’est peut-être le même procédé que souhaite utiliser le juge DEME. En effet, celui-ci sait que la justice est un corps très sensible, de sorte que tout acte consistant à le défier publiquement peut propulser son auteur au-devant de la scène politico-médiatique. Rappelons que sa démission spectaculaire (par voie de presse) du conseil supérieur de la magistrature, il y a un an, lui avait valu à l’époque la Une des journaux pendant plusieurs jours. Ainsi, en renouvelant la même démarche pour rendre le tablier à la magistrature, l’homme de lois espère-t-il probablement une montée rapide en politique. Pour le reste, l’avenir nous édifiera…

 

Sous le bénéfice de ces observations, je pense que son acte doit être pris au sérieux et conduire les autorités à entamer une réflexion profonde au terme de laquelle des mesures fortes devront être prises afin de lever définitivement tout soupçon sur l’indépendance de la justice.

 

Dr Momath Ndiaye

Email : nmomath@gmail.com

Contribution: Le juge Dème n’a pas (encore) démissionné (Par Jean-Paul Dias)

Lorsque j’ai pris connaissance de la « démission » du juge Ibrahima Hamidou Dème du Corps Judiciaire auquel il appartenait professionnellement, j’avoue avoir été bouleversé.  Sa démission du Conseil Supérieur de la Magistrature pour cause de manipulations continuelles opérées par le ministre de la justice de l’époque dans les affectations de magistrats avait recueilli mon assentiment tacite car il est des moments, dans la vie, ou un acte fort devient essentiel quand l’on veut faire bouger les choses.

 

Par contre, là, le regard que je pose sur lui est celui d’un père car lui et mon fils sont nés la même année. Je considère son geste comme une manifestation de refus, de noblesse et de dignité que je comprends parfaitement et que je salue mais en tant que doyen je le juge disproportionné par rapport au but visé. Pas qu’il ait tort -loin de là- mais c’est à la République de faire preuve de sérénité et de maturité face à la requête d’un jeune magistrat qui rejette les pratiques inappropriées de sa hiérarchie directe.

 

Je voudrais rappeler que parmi les principes généraux régissant toute démission, l’acceptation du destinataire figure en bonne place. Autrement dit, il n’y a pas démission tant qu’elle n’est pas acceptée or on verra, plus loin, que le destinataire lui-même est astreint à différentes obligations.

 

Monsieur le juge Dème a démissionné à travers un écrit transmis à l’autorité compétente par voie hiérarchique. Si l’on prend en compte le rythme en usage dans le fonctionnement de l’administration judiciaire, la lettre doit se trouver encore dans les locaux de la Cour d’Appel de Dakar. L’attitude responsable du Premier Président de la Cour d’Appel à laquelle je l’invite, cordialement, consiste à y bloquer le document, à convoquer M. Dème et à engager un dialogue avec lui, s’il le faut avec le concours d’autres aînés, même sur plusieurs rencontres, afin de l’amener à retirer sa lettre de démission.

Monsieur le Médiateur de la République, le ministre Alioune Badara Cissé lui aussi, doit trouver en cette situation, matière à s’impliquer car il appartient à la famille élargie de la Justice et qu’il déclare ne recevoir d’ordre de personne.

Même si l’on peut imaginer que la cohabitation future de l’avocat général Dème avec ses chefs directs au sein du Parquet de la Cour d’Appel risque de se révéler problématique, des positions, ailleurs, dans la parapublic, dans l’appareil d’Etat, en ambassade ou à l’international permettrait au pays de le récupérer dans la magistrature plus tard car demain il fera jour et le Sénégal aura besoin d’un tel homme. Le pays ne peut pas avoir tant investi pour sa formation pour se résoudre à son départ, comme ça, sans rien tenter.  Quant à M. le juge Dème, je lui signale que son coup a porté, l’électrochoc a secoué le pays, son objectif est atteint ; tous les magistrats sont interpellés, publiquement, dans leur conscience. Nous sommes fiers de lui mais il n’est nul besoin qu’il quitte définitivement le métier. Il n’y a point de déshonneur à revenir sur une option quand des aînés vous le demandent. En tout cas, sa « démission » n’est pas actée pour le moment. Je lui conseille donc de fuir les interviews et autres sollicitations médiatiques.

 

En attendant, aucun politicien- surtout quand on n’y comprend rien- n’est admissible à lui faire la leçon. Quant à l’éviction du Chef de l’Etat du Conseil Supérieur de la Magistrature, aucun homme politique respectant la Constitution ne saurait y souscrire. Le problème de l’indépendance de la Justice  ne se situe pas là. La direction de l’Union des Magistrats du Sénégal est malvenue à soutenir que M. Ibrahima H. Dème a fait le choix de partir quand d’autres ont choisi de rester pour se battre en interne. Ces propos sont déplacés et hors sujet dans un contexte ou le plus facile et le plus confortable, justement, consiste à rester…spectateur. L’UMS s’installerait davantage dans son rôle en s’investissant dans la voie de la tentative de conciliation que je viens d’évoquer plus haut.

 

Si l’on ne parvient pas à un arrangement, la lettre arrivera à la Chancellerie, entre les mains du ministre de la Justice. A son tour de tenter d’arrondir les angles puisqu’il n’est pas l’autorité qui doit donner quelque suite que ce soit à la lettre de démission.

 

Si à ce niveau le statu quo demeure, le lettre sera transmise au Président de la République seule Autorité légale habilitée à accepter ou à refuser la démission puisque c’est lui qui a le pouvoir de nommer les Magistrats (cf.Constitution). La démission ne porte pas sur une fonction mais concerne le départ d’un Corps. Pour être opératoire la démission doit être « régulièrement » acceptée.

 

Cela veut dire que le Président de la République doit recueillir l’avis préalable du Conseil Supérieur de la Magistrature, qu’il doit prendre un décret acceptant la démission, qu’il doit y préciser la date à partir de laquelle la démission prendra effet et qu’il doit faire publier ledit décret au Journal Officiel. Si, une seule de ces étapes ou formalités n’est pas correctement respectée l’acceptation est frappée d’irrégularité.

Ce n’est qu’à l’issue de ce processus que l’on pourra dire que le juge Dème a démissionné de la Magistrature. Ce n’est pas encore le cas. Et si les fameux « besoins du service » amenaient l’Autorité à placer la date de prise d’effet.. …dans un an ? Quid si la démission est refusée ? Chacun se rend bien compte qu’on pourrait ne pas être loin de l’imbroglio. Voilà pourquoi je réitère mon conseil exposé plus haut, à moins que M. Dème parvienne à convaincre que, tout compte fait, il préfère, librement, non par simple dégoût, donner une nouvelle orientation professionnelle à sa vie.

 

Je recommande à Monsieur le Président de la République de ne pas se scotcher à la forme de la lettre, de faire preuve de dépassement, de bien réfléchir avant d’accepter cette démission. Le Sénégal a changé et nos jeunes concitoyens ne sont plus disposés à se soumettre à tout, à n’importe quoi, à n’importe qui, n’importe comment. L’éviction de l’inspecteur des Impôts Sonko de son Corps d’origine l’a propulsé au Parlement à un niveau officiel et social supérieur à celui d’où il venait. Dieu est l’Unique Maître des destinées.

 

Jean-Paul Dias

 

 

 

 

Vidéo wolof- A deux jours du verdict, Barthélémy Dias s’adresse au juge Lamotte





Ibrahima Hamidou Dème met les pieds en politique

YERIMPOST.COM La question mérite d’être posée. Surtout au vu de cette déclaration que le désormais ex-juge a faite au peuple sénégalais. « Nous sommes à la croisée des chemins. Par conséquent, toutes les forces vives de la nation doivent sortir de leur résignation, de leur indifférence par rapport à la grave situation de notre pays. Sortons de nos égoïsmes, pensons moins à conserver le confort de nos situations et remplissons plutôt nos devoirs vis-à-vis de notre pays qui nous a tout donné et que nous ne devons pas léguer, exsangue, à nos enfants. Sortons de nos hésitations, vainquons nos peurs pour affronter avec courage les défis d’un Sénégal nouveau. Pour ce faire, une nouvelle mentalité doit émerger. A vrai dire, la seule émergence qui vaille aujourd’hui, c’est l’émergence d’une nouvelle citoyenneté, l’émergence d’un patriotisme nouveau, l’émergence d’une nouvelle gouvernance, seuls capables de vaincre le statu quo et de porter le développement durable et harmonieux. » Voilà qui est clair. Toutefois, Ibrahima Hamidou Dème a préféré réserver la « surprise » pour ce jeudi 29, où il donne rendez-vous à la presse pour un point de presse. A nos confrères de l’Observateur, Ibrahima Hamidou Dème a confié: « Je n’exclus rien ! »




Démission du juge Dème: El Pistoléro donne son avis

YERIMPOST.COM La démission du juge Ibrahima Dème n’est pas fortuite. C’est l’avis de Moustapha Cissé Lô qui, invité à la Rfm, pousse plus loin la réflexion. A l’en croire, le magistrat est animé par une ambition politique, ni plus ni moins. Et le responsable de l’Alliance pour la République d’étayer sa conviction par le portrait très négatif que le juge a dressé du pays avec, à la tête, le président Macky Sall. Moustapha Cissé Lô a fini son propos par dire qu’il y a également des points positifs dans la gestion de son mentor qu’Ibrahima Dème a omis d’énumérer. Assez pour faire croire à El Pistoléro que cette démission a ses zones d’ombre.



Me Baboucar Cissé, qui dérape, rappelé à l’ordre par le juge Lamotte

YERIMPOST.COM A l’heure des répliques dans le procès de la Caisse d’avance de la Ville de Dakar, l’avocat de l’Etat Me Baboucar Cissé s’illustre par sa détermination à brûler le maire de Dakar. Tout au long de ce procès, l’avocat n’a rien lâché et, à cette étape du dossier, il est toujours aussi virulent à l’égard du maire de la capitale inculpé pour différents délits, notamment celui de détournement de fonds publics. Me Baboucar Cissé a assuré que ce procès n’a rien de politique et s’en est ouvertement pris aux conseils de Khalifa Sall. « Les avocats de la défense, au lieu de s’appesantir sur les faits, se sont mis à évoquer des versets du Coran et de la Bible pour tenter de faire appel à la conscience du juge. Vous n’êtes pas au tribunal des lamentations. Pour ça, il y a le mur des lamentations qui se trouve à Jérusalem. Ici, c’est un procès de droit commun. Depuis le début de ce procès, de l’autre côté, on prie comme des lézards alors qu’on ne croit en rien ! », a asséné Me Cissé. Le président Malick Lamotte a aussitôt réagi, demandant à l’avocat de retirer ses propos.
 
 
 
 
 

Violente brouille entre le bâtonnier camerounais, le juge Lamotte et le bâtonnier sénégalais…

Il faut dire que l’ambiance au procès de la Caisse d’avance est électrique. Toutes les parties sont sur les nerfs comme en atteste cette scène qui s’est déroulée ce mercredi 21 février alors que le procès battait son plein. La parole était à l’avocat de Khalifa Sall, le bâtonnier camerounais Me Francis Kamga. Dans sa plaidoirie, Me Kamga a déclaré : «Les Sénégalais, habituellement loquaces, sont devenus silencieux. Sont-ils castrés ? Tétanisés ? Quelque chose pèse sur le Sénégal ! Khalifa Sall est à la barre à cause d’un homme. Khalifa Sall est ici par la volonté d’un homme déloyal, par de l’acharnement, par la méchanceté d’un homme. Ce procès, c’est pour inhumer politiquement Khalifa Sall.»

Et le bâtonnier camerounais de poursuivre en s’attaquant aux avocats français commis par l’Etat pour assurer sa défense puisque, dans sa logique, la « race » blanche a toujours contesté l’intelligence des Noirs. Une intervention qui n’a pas été du goût du président Malick Lamotte qui a aussitôt repris la parole pour rétorquer: « Je ne pense pas qu’un bâtonnier puisse dire que les Sénégalais sont castrés. C’est une erreur, de tels propos. Je ne pense pas qu’un bâtonnier puisse parler d’indiscipline et de malhonnêteté en s’adressant à ses confrères. Nous sommes dans un pays d’hospitalité où il n’y a ni blanc, ni rouge… Le tribunal ne peut pas accepter qu’on vienne utiliser de tels propos devant la barre. Le tribunal est choqué d’entendre de tels propos ! »

Apostrophé par le bâtonnier sénégalais, Me Mbaye Guèye, le juge Lamotte l’a interrompu en ces termes : « M. le bâtonnier, si vous voulez me parler, trouvez-moi en dehors de la salle ! »

Me El Mamadou Ndiaye à Lamotte: « En Côte d’Ivoire, on a fait dire à un juge ce qu’il ne fallait pas. Après… » 

YERIMPOST.COM Me El Mamadou Ndiaye a commencé sa plaidoirie par récuser la constitution de partie civile de l’Etat du Sénégal. Devant le président du tribunal, Malick Lamotte, l’avocat constitué pour la cause de Khalifa Sall, s’adressant à l’Agent judiciaire de l’Etat, a déclaré: «C’est la première fois que je vois dans un procès une fausse partie civile à côté de la vraie partie civile». Et Me Ndiaye de dérouler sa plaidoirie de plus d’une demie-heure, pour démonter les accusations qui pèsent sur son client. Pour conclure, l’avocat a interpellé le juge en ces termes: «Ce procès est purement politique. Mais je voudrais vous demander, Monsieur le président, de vous rappeler de la jurisprudence en Côte d’Ivoire. Dans ce pays, on a fait dire à un juge ce qu’il ne fallait pas dire (…). Après le règne du président Macky Sall, il y aura un autre règne.» Avertissement sérieux. Entendu ?




Lettre ouverte au juge Malick Lamotte: Juger, c’est assumer (Moussa Taye)

« C’est précisément parce que la justice nourrit des espoirs et suscite des craintes que la simple évocation de son indépendance rassure et fascine autant qu’elle effraie » Souleymane Téliko, président de l’UMS   Monsieur le juge, Cette belle citation de votre collègue suscite chez moi ce mélange étrange d’espoir et d’angoisse que l’on ne retrouve que dans les couloirs d’hôpitaux. En effet, Monsieur le juge, Le procureur de la république, à l’image du procureur du Roi Villefort, dans « Le Comte de Monte Cristo » a déjà emprunté le chemin tracé par ses supérieurs. Son réquisitoire tantôt ennuyeux, parfois ridicule et toujours grotesque mène tout droit le détenu Khalifa Sall vers la guillotine. Et vous avez l’insigne honneur ou (c’est selon) la lourde et ingrate tâche de faire exécuter cette sentence. Monsieur le juge, Ce n’est certainement pas à un magistrat de votre trempe, avec un quart de siècle de pratique à qui on apprendra que juger est à la fois simple et complexe. Juger est en effet simple parce qu’il faut juste dire la Loi. Complexe parce que cette Loi elle-même est déjà très complexe. Les juristes dissertent sur la matière en reconnaissant que tout n’est pas dans la Loi. En réalité, dans cette affaire de la caisse d’avance, tout n’est pas dans la Loi. Tout ou presque est dans le labyrinthe gluant et visqueux de la politique. Et on vous demande de régler par quelques arguties juridiques un conflit politique. Monsieur le juge, Il n’est jamais superflu de rappeler que cette affaire est d’abord et avant tout un problème politique drapé sous les oripeaux d’un juridisme alambiqué. Le verdict a déjà été annoncé par les courtisans : condamner sans coup férir l’impénitent qui veut défier le chef. Et oui, Monsieur le juge, c’est parce que dans notre pays, il y a malheureusement une prépondérance du pouvoir exécutif qui autorise tous les excès. Thémis jadis si digne et à la fière allure à l’image de cette belle et gracieuse Dame est déjà fortement éprouvée par l’Exécutif qu’elle en prend des rides. Cependant, le combat pour une Justice libre et indépendante doit d’abord être mené par les Acteurs de cette Justice. Il vous appartient dès lors à travers ce faux procès de remplir ou de trahir votre part de mission. Je vous ai entendu dire magistralement au tribunal « qu’il y a une vie après ce procès ». Voilà qui est bien dit ! Mais, cette vie ne sera plus la même pour tous les protagonistes. Certains seront peut-être récompensés pour… services rendus. D’autres anéantis et jetés dans les abysses de la déchéance. C’est dire que vous avez entre vos mains périssables le destin d’une femme et d’hommes, de famille et même celui de toute une Nation car vous jugez au nom du Peuple. Votre responsabilité est lourde. N’oubliez pas alors de vous référer au tribunal de l’Histoire et à celui de votre Conscience. Le tribunal de l’Histoire inscrit votre nom dans les langues de la postérité. Le tribunal de la Conscience vous permet de dormir du sommeil des justes ou vous plonge dans d’effroyables cauchemars. La pression est déjà forte. Elle va monter crescendo. Vous aurez certainement par moment peur mais sachez que « le courage n’est pas l’absence de peur mais la capacité à la surmonter et à la vaincre » comme le disait Nelson Mandela. Et que finalement, « in robore fortuna » autrement dit « la fortune est dans le courage ». En attendant le Seul et Vrai Juge (Coran : sourate 95 verset 8), à vous de juger !   Moussa TAYE Conseiller politique du maire de Dakar  

L’avocat malien de Khalifa Sall prévient le juge Lamotte contre les hommes politiques

YERIMPOST.COM Venu du Mali pour défendre Khalifa Sall dans le procès de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar, Me Mamadou Ismaëla Konaté a regretté les charges retenues contre son client. L’ancien Garde des Sceaux malien pense que les infractions retenues contre l’édile de la Ville de Dakar sont « violentes ». Elles « violent » l’honneur, « offensent » l’intégrité et « violent » le statut du député-maire.

Dans sa plaidoirie, ce 19 février, Me Konaté a rappelé que les Collectivités locales bénéficient d’une libre administration. Ce qui signifie, à ses yeux, que l’Inspection générale d’Etat (Ige), contrôlée par le président de la République, n’avait aucune compétence pour inspecter la Ville de Dakar. Le bâtonnier malien a conclu en invitant le juge Malick Lamotte à ne pas tomber dans le jeu des politiciens. Me Konaté a lancé au magistrat: «Les hommes politiques font leur bagarre, lorsque celle-ci n’a plus d’issue, ils vous demandent d’arbitrer.»

Vidéo: Barthélémy Dias met en garde le juge Lamotte

Plaidoiries: le planning du juge Malick Lamotte

YERIMPOST.COM Ce jeudi 15 février commencent les plaidoiries du procès de la caisse d’avance. Le président du tribunal a fixé le programme. C’est l’Agent judiciaire de l’Etat qui va ouvrir le bal. Il sera suivi par les avocats commis par l’Etat et les plaidoiries dureront de 9 h à 18 h. Quant aux conseils des parties civiles, la parole leur sera donnée le vendredi 16 février de 9h à 13h30. Le maître des poursuites fera ensuite son réquisitoire dans la même journée de 15h à 18h. Le dernier mot sera pour les avocats de la défense qui reviendront la semaine prochaine avant que le juge Lamotte ne cale une date pour énoncer le verdict.

Les confessions de Khalifa Sall devant le juge Lamotte

YERIMPOST.COM Khalifa Ababacar Sall continue de se défendre devant le juge. Le maire de Dakar persiste et signe que les soubassements de son arrestation sont éminemment politiques. « On m’avait dit que l’Etat est un gros rouleau compresseur », a dit l’édile de la ville de Dakar devant le juge Lamotte. Avant d’ajouter: « Nous n’avons pas trafiqué des marchés. On ne nous reproche pas de corruption, encore moins de détournement ». Très à l’aise dans ses arguments, Khalifa Sall a rappelé au juge que le délit « d’association de malfaiteurs » ne pourrait pas être retenu contre eux, parce qu’il ne connaissait pas ses codétenus. « Je ne les ai pas nommés. Je ne les connaissais pas avant », a-t-il signalé au juge Lamotte.

À la barre, Khalifa Sall répondait à l’interrogatoire de Me Ousseynou Fall, avocat de la défense.

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Dernière minute: le juge Lamotte a statué sur les exceptions soulevées par les avocats de Khalifa Sall

YERIMPOST.COM Le procès vient d’être renvoyé au lundi 5 février. Avant ce renvoi, le président du tribunal a rendu son verdict pour le jugement de l’affaire dite de la Caisse d’avance. Le juge Malick Lamotte a déclaré le tribunal compétent, les choses sérieuses vont débuter. Le procès du maire de Dakar et de ses coaccusés aura bel et bien lieu. Toutes les exceptions soulevées par les avocats de Khalifa Sall ont été vidées. La Cour des comptes ne peut être saisie dans ce dossier, a déclaré le juge Lamotte, répondant à la litispendance soulevée par le pôle d’avocats du premier magistrat de la ville de Dakar. Le sursis à statuer, également rejeté. Les autres exceptions, non reçues. Vers un procès de déballage…

Procès Khalifa Sall et cie: Me Elhadji Diouf interdit d’officier par le juge

YERIMPOST.COM Me Elhadj Diouf ne sera plus avocat dans le procès dit de l’affaire de la Caisse d’avance. C’est le président du tribunal de grande instance de Dakar qui vient de le lui signifier. Selon Malick Lamotte, conformément au règlement intérieur, Me Elhadj Diouf ne peut plaider contre l’Etat du Sénégal et ce, pendant une durée de 3ans après la cessation de ses fonctions de député. Commis par la mairie de Dakar après qu’on lui a refusé de se constituer pour Khalifa Sall, Me Elhadj Diouf vient d’essuyer une seconde éviction dans ce dossier.

 

 

Me Elhadj Amadou Sall lance une phrase trop forte au juge Lamotte

YERIMPOST.COM Le temps des révolutions est terminé. Nous sommes à l’époque des démocraties modernes où la justice est l’épine dorsale. C’est, en substance, ce qu’a rappelé Me Elhadj Amadou Sall au juge en charge du dossier de Khalifa Ababacar Sall pour lui rappeler sa mission régalienne. A Malick Lamotte, Me Sall a lancé :  » Vous êtes le seul à pouvoir rassurer les Sénégalais que ce procès n’est pas politique ».  Et l’ancien ministre de la Justice d’ajouter:  » les Sénégalais sont convaincus que, quoi qu’il advienne, Khalifa Sall sera condamné ». Une situation qui pourrait ternir l’image de la Justice et replonger le Sénégal dans des révolutions dangereuses, selon Me Sall.




Babacar FALL, bfall /yerimpost.com

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