Blog de Cheikh Yerim Seck

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Le message fort de la Première Dame sur le complexe Dakar Arena

YERIMPOST.COM Le complexe sportif « Dakar Arena », inauguré ce mercredi 8 août 2018 par le président de la République, n’a pas laissé la Première Dame indifférente. Sur sa page Facebook, Marième Faye Sall s’est réjouie de ce bijou.
« Je me réjouis d’inaugurer la DakarAréna, complexe de dernière génération qui accueillera des événements sportifs et culturels majeurs, dans les meilleures conditions de confort et de sécurité. Ce complexe, qui participe au rayonnement du Sénégal, est le vôtre, chers concitoyens », a-t-elle posté.


Mainmise de la Première dame sur la gestion du pays: Me Mame Adama Guéye dénonce une « ingérence institutionnelle »

YERIMPOST.COM Lors de la signature des accords entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants du G6 qui a abouti à la reprise des cours, il s’était ébruité que c’est grâce à la Première dame que les deux camps s’étaient retrouvés autour d’une table. Certains enseignants proches de la mouvance présidentielle s’étaient d’ailleurs targués d’être les facilitateurs de la rencontre entre leurs collègues et Marième Faye Sall. Cette affaire continue d’alimenter le débat et a fait intervenir Me Mame Adama Guèye. Selon le candidat déclaré à la présidentielle de 2019, la Première dame fait montre d’une présence envahissante dans la gestion des affaires publiques. Ce qui est inacceptable dans une République où c’est le président Macky Sall qui a été élu et non son épouse, s’est indigné l’ancien bâtonnier de l’ordre des avocats. Et le patron du mouvement Sénégal Bou Bess de rappeler l’époque où un ministre de la République (Mbagnick Ndiaye) déclarait que s’il a été nommé ministre, c’est par la grâce de la Première dame. « Il ne faut pas que la Première dame ait cette attitude », a-t-il conclu.



Les réserves de l’Inter-cadre, le repas de la Première dame et les accords du G6 avec le gouvernement

Le mercredi 02 mai 2018, la plénière de l’inter cadre des syndicats d’enseignants s’est réunie au siège de la CSA pour examiner les derniers développements de la crise scolaire et réfléchir sur la conduite à tenir dans l’intérêt supérieur de l’école et des enseignants.

En effet, l’inter cadre des syndicats d’enseignants, tenant compte de la décision de suspension du mot d’ordre de grève par le SELS et le SNELAS/FC, tenant compte également de la même décision venant des quatre autres syndicats du G6  consécutivement à leur rencontre de « négociation » avec Madame la Première dame, prend acte de ces décisions non sans relever et déplorer un certain nombre d’incohérences et d’inquiétudes.

Rappelons que l’argument opposé au khalif général des tidianes par tous les syndicats du G6 a été qu’ils devaient consulter leurs mandants avant de se prononcer. Seulement,

primo, nous ne croyons pas que, entre le repas qui leur a été servi par les soins de madame la Première dame et leur décision de suspendre, ils aient pu recueillir l’avis de la base.

secondo, l’objet de la grève cette année a été exclusivement le non-respect d’engagements pris par le gouvernement. Alors, signer sur la seule base de nouveaux engagements nous parait, tout simplement, relever de l’amnésie.




Tertio, l’exclusion de la majorité des syndicats signataires du protocole d’accord et l’iniquité de l’augmentation de l’indemnité de logement : 40000F pour les titulaires et seulement 10000F pour les PC et MC attestent  du manque d’expertise de ceux qui étaient à la table de négociation.

L’exploitation de l’avis de la base nous conduit à nous conformer à sa volonté qui est de suspendre le mot d’ordre.

Au demeurant, nous tenons à attirer l’attention des collègues sur la sincérité du gouvernement qui peut donner de la main droite pour reprendre de la main gauche avec le jeu des impôts.

Enfin, l’inter cadre des syndicats d’enseignants tient à remercier tous les enseignants du Sénégal qui ont suivi ses mots d’ordre et les invite à rester vigilant et debout pour une sauvegarde des acquis et, au besoin, pour de nouvelles conquêtes.

Fait à Dakar, le 02 Mai 2018                                                          La Plénière de l’inter cadre

Mort de Habib Faye: Baba Hamdy adresse une lettre ouverte à la Première dame et à la Sodav

C’ »est suite à la disparition prématurée du regretté Habib Faye après celui du virtuose Cheikh Tidiane Tall que j’ai vraiment pris la ferme résolution de rédiger cette lettre ouverte. La perte brutale de ces deux icones de la musique sénégalaise  et           africaine a inévitablement entrainé un élan irrésistible de me poser un certain nombre de questions sur la vanité de nos destinées.

Il est évident que nul ne peut échapper à son destin et nous sommes tous appelés à quitter la scène un jour ou un autre. Mais il est permis d’ambitionner de travailler et d’entrevoir un avenir radieux pour soi   et de ses enfants. C’est avec regret et amertume que j’en suis arrivé à la conclusion que les instrumentistes  les instrumentistes ont toujours été les plus  grands perdants dans toute l’histoire de la musique. Il est très rare de voir des musiciens complètement à l’abri du besoin de nos jours.  La question qui se pose effectivement est celle-ci : est ce que cet ciseau rare existe sous nos cieux ?




La différence de niveau de vie est énorme entre les «  leaders » que sont les chanteurs qui aiment coller leur nom à coté de celui du groupe. Une manière peu cavalière de c se distinguer et d’imposer sa toute «  puissance pour ne pas dire sa suprématie. Pourtant il est indéniable que ce sont ces instrumentistes travailleurs de l’ombre qui abattent tout le gros du boulot. Je suis obligé de l’évoquer parce que en toute honnêteté cela me fait très mal de voir tous ces instrumentistes partir sans assurer leur arrière et laisser leurs familles dans la misère et une totale déchéance financière.

Il est vrai que  l’adage qui stipule qu’il faut rendre à César ce qui appartient à César est certes un beau slogan mais il ne nourrit pas son homme . Tout ceci m’amène à cogiter sur quelques questions.

La première des questions est la suivante :

1 /les droits d’auteurs et doris voisins   ,la Sodav est une société de gestion  collectives qui a pour but de protéger les intérêts et œuvres des acteurs culturelles  si on peut le définir ainsi . Cependant je ne peux m’empêcher d’être dubitatif et sceptique au regard de la réalité.

Je veux évoquer la sempiternelle et lancinante question du pourcentage encaissée par la Sodav.

Je m’explique les pourcentages prélevés aux acteurs , après avoir reçu une fiche de « décompte des droits » une chose a toujours attiré mon attention sur la répartition des droits numériques .

Il faut savoir que la société  des droits d’auteurs vous prend  au moins 30 % sans compter la TVA.

C’est a dire aujourd’hui si une entreprise vous paye 1 million vous allez devoir verser 300 mille  a la Sodav sans compter la tva. Cela me parait vraiment exagéré et inéquitable  pour un bureau qui est sensé  protéger l’intérêt des acteurs.

Ce qui me pousse à parler d’une pratique, une chose hallucinante pour ne pas dire étrange.

On aurait compris qu’un pourcentage de  10% ou même 15/%  soit retiré mais non c’est énorme, pour une entreprise qui ne compose pas , qui n’arrange pas de musique encore moins ne finance les œuvres ou ne paye les musiciens pour construire une œuvre.

A mon humble avis l’heure est venue de se réunir autour d’une table et de trouver des solutions qui ne blesseront personnes. cela doit pouvoir se faire rapidement car je suis  conscient que  la  Sodav fait un boulot extraordinaire mais il est temps de revoir les pratiques qui datent d’avant notre naissance.

La deuxième interrogation est celle-ci

, est ce que l’artiste a tout le temps besoin de tendre la main ou d’écrire des lettres pour dire qu’il est malade et qu’il a besoin d’une avance pour se faire soigner ?

Je  ne pense pas, dans la société Sénégalaise, soutoureu ak Ngor lagne gnou yaré d’autres préfèrent mourir sans le dire ou parfois même vous parler des projets qui ne tiennent pas la route ndax kerssa, je pense qu’il est temps que les dirigeants de  la société des droits d’auteurs  revoient beaucoup de choses

Le troisième axe de mon intervention est celle-ci : Quand vous êtes chanteur est que ces chansons vous permettent de faire le tour du monde, ce qu’on appelle  les royalties devraient se faire par ce qu’on n’est plus à  l’époque des k7 et cd   . L’Afrique  devrait revoir sa manière de faire pour pouvoir assurer un avenir radieux et une mettre sur orbite une  Afrique émergente et oublier la pratique européenne et Américaine

Enfin nos gouvernement devrait aider la  » Sodav » à  mettre en place des bureaux solides en investissant dans la société ou leur donner un départ pour mieux remplir leur noble mission.  Car n’oublions jamais que la culture est au   commencement et la fin de tout.

J’ose espérer que cette lettre sera lue par la première dame qui arrive généralement à décanter beaucoup de situations.

Je terminerais par rappeler que je suis seulement motivé par le désir de voir les choses évoluer positivement pour l’ensemble des instrumentistes et des musiciens de ce pays. Que cette humble contribution soit juste comprise comme une contribution et une invite à une introspection salutaire et bénéfique pour tous.

Baba Hamdy

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