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Affaire Rilk Dacleu-Idrac, « mule » de Karim Wade: la montagne a accouché d’une souris

YERIMPOST.COM La « mule » de Karim Wade sera fixée sur son sort le 19 avril prochain. Ce jeudi 15 mars, l’affaire Rilke Dacleu-Idrac a été jugée par le tribunal correctionnel de Dakar et mise en délibéré. Ses avocats avaient introduit d’une demande de liberté provisoire qui a été rejetée par le tribunal qui a décidé qu’en attendant son verdict, l’« ami » de l’ancien ministre Karim Wade reste en prison. Il est poursuivi pour blanchiment, escroquerie et tentative d’escroquerie, faux dans un document administratif et enfin usurpation d’identité.




Le procureur a requis deux ans de prison ferme contre le prévenu pour les deux derniers délits cités et la relaxe pour le reste. En prison depuis maintenant 8 mois, Rilke avait été interpellé par les services des douanes alors qu’il venait de fouler le sol sénégalais pour un voyage de 48 heures. L’homme détenait par devers lui la somme de 4 millions de francs en plusieurs devises. Si Rilke Dacleu a été emprisonné, c’est parce qu’il a cité le nom de Karim Wade dans l’avion qu’il partageait avec une autorité sénégalaise. N’eut été ce fait, l’homme serait reparti au terme de son séjour de 2 jours, de l’avis d’un de ses avocats, Me Ndiogou Ndiaye. Dans l’avion qui le transportait à Dakar, le prévenu se vantait d’être proche du fils de l’ancien chef de l’Eat, Abdoulaye Wade, et de ses nombreux voyages dans les quatre coins du monde.

Etait-ce suffisant pour l’arrêter et l’accabler de connivences coupables avec Karim Wade ? La montagne a accouché d’une souris…



Youssou Ndour met la main sur «son» voleur: comment il a été pris

YERIMPOST.COM Dans sa livraison du jour, L’Observateur nous a relaté comment le voleur du Gfm a été démasqué. Le journal a narré la stratégie mise en place pour mettre ma main sur l’auteur présumé de la série de vols enregistrés chez Youssou Ndour, ces derniers temps. Le journal souligne que Mario Gomis a été trahi par un système de vidéo-surveillance installé à son insu.

Si une telle stratégie a été adoptée par les responsables du groupe de presse, c’est certainement qu’ils soupçonnaient leur électricien, lequel a installé toutes les caméras du siège de Gfm, aux Almadies. Nos confrères informent que, pour commettre ses forfaits, il désactivait les «mouchards» en sectionnant les fils. Le mode opératoire a bien fonctionné à trois reprises. Mais foira dans la nuit du 13 au 14 mars.

Mario Gomis était en repos médical pour 15 jours. Ce qui le sortirait, en principe, de la liste des suspects s’il avait réussi son coup. Il s’introduit dans les locaux de Gfm par une maison voisine, accède à l’étage par une fenêtre, coupe les caméras situées à ce niveau du bâtiment, enlève une ampoule qui éclairait les lieux, provoque un court-circuit pour mettre les bureaux hors tension.

Le décor campé, il se présente devant le bureau de la caissière, tente de forcer la porte. En vain. L’accès est sécurisé et muni d’une alarme discrète. Le voleur présumé tourne sur ses pas et s’éclipse. Croyant sans doute avoir, au moins, tenté son coup sans être vu.

Malchance ! Les autres caméras, installées à son insu, ont tout filmé. Il est vu en pantalon treillis, un sac en bandoulière et chaussé de Rangers. Le lendemain du forfait, la direction se réunit, le film est repassé. Mario Gomis est démasqué. Il est arrêté. Il reconnaît les faits. Se plie à leur reconstitution hier, jeudi 15 mars, avant d’être placé en détention.

Contribution: Serigne Sam Mbaye ou la transcendance des clivages confrériques! (Voilà 20 ans jour pour jour)

Ce 15 mars 2018 est la date commémorative du rappel à Dieu de Serigne Sam Mbaye. Voilà 20 ans jour pour jour que disparaissait l’éminent intellectuel sénégalais, l’éveilleur des consciences, l’instituteur, le proviseur, le professeur-universitaire, l’éducateur, le formateur, l’islamologue, l’Imam-prédicateur, l’érudit, le guérisseur de la maladie des âmes, le rénovateur, le guide religieux, le soufi authentique, le calife etc. Et pourtant son discours reste encore plus que d’actualité ! Il n’est pas rare en effet, que l’on soit souvent interpellé à ce propos car, pour beaucoup de sénégalais, Serigne Sam Mbaye est encore vivant du fait justement l’actualité de sa pensée et surtout de la dimension prospective de sa vision du monde.





Quelqu’un a appelé, en 2016, dans une radio de la place après avoir écouté une conférence de Serigne Sam Mbaye qui s’y passait pour leur dire : « Que Dieu prête longue vie à votre invité de tout à l’heure. Il était juste excellent en pointant du doigt là où ça fait véritablement mal dans notre société actuelle ! », croyant qu’il est effectivement vivant. Et pourtant, la conférence en question datait de 1989. Cela donne sans nul doute raison à l’écrivain sénégalais Birago Diop qui disait, dans les « Les Souffles », Les Contes d’Amadou Koumba, que « ceux qui sont morts ne sont jamais partis : Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire, ils sont dans l’ombre qui s’épaissit. Les morts ne sont pas sous la terre : Ils sont dans l’arbre qui frémit, Ils sont dans le bois qui gémit, ils sont dans l’eau qui coule, ils sont dans l’eau qui dort, ils sont dans la case, ils sont dans la foule : les morts ne sont pas morts ».Appliqué à Serigne Sam Mbaye, l’on peut dire sans risque de nous tromper que Birago Diop avait effectivement raison : « les morts ne sont pas morts » surtout lorsqu’ils sont perpétués par l’œuvre colossale qu’ils ont laissée derrière eux. Des anecdotes de ce genre, nous en avons un paquet. Serigne Sam Mbaye c’était aussi cette personnalité transversale, ce médiateur social, ce trait d’union entre les communautés religieuses islamiques du Sénégal bref, l’homme de consensus qui ne mettait en avant que l’intérêt collectif des musulmans, ce qui lui valut d’ailleurs un respect et une très haute considération de la part de ses contemporains. La présente contribution met l’accent sur la transversalité de l’homme non sans revenir brièvement sur l’historique de ses conférences.

  • Des causeries aux conférences

Malgré son appartenance à la grande famille MBAYE de Louga et une descendance glorieuse le reliant à celle d’Abu Bakr[[1]]url:#_ftn1 , Serigne Sam a consacré toute sa vie à la recherche de la connaissance, à l’enseignement et à donner des conférences partout où son expertise était sollicitée. A chaque fois qu’il était invité à animer une conférence, sa seule condition était « est-ce qu’elle sera enregistrée ? ». Si la réponse est affirmative, alors rassurez-vous qu’il sera de la partie. L’intérêt qu’il accordait à ses conférences faisait qu’il était souvent reconnu et considéré communément comme islamologue et conférencier sénégalais. Sa dimension dépasse cependant, et de de loin, ces considérations profanes. Ce n’est malheureusement pas l’objet de la présente contribution qui se propose plutôt de revenir sur sa transversalité dans un contexte fortement marqué par une certaine configuration de l’Islam confrérique sénégalais.
De ce fait, aussi longtemps que l’on puisse remonter dans le temps, il ressort de nos diverses investigations portant sur l’origine et l’historique des conférences, que Serigne Sam les a entamées au tout début des années 1970, sous forme d’abord de « causeries », dans la grande cour de la demeure son illustre père Mame Cheikh Mbaye sise au quartier Santhiaba de Louga. A l’époque, Baye Sam résidait à Saint-Louis où il avait une école arabo-islamique dans laquelle il donnait des cours, majoritairement, à des intellectuels déjà insérés dans le système formel de l’administration publique. En guise d’exemple, Maguette Diouf, ancien ministre des mines et de l’énergie du Sénégal, par ailleurs frère de l’ancien Président de la République Abdou Diouf, faisait partie entre autres de ses élèves.

La proximité entre les deux localités faisait qu’il était souvent à Louga les week-ends auprès de sa famille après de longues années d’absences passées entre la Mauritanie, l’Algérie, la Tunisie et l’Egypte durant la période de sa quête perpétuelle de connaissance[[2]]url:#_ftn2 . C’est la raison pour laquelle il ne ratait aucune occasion pour se rendre le plus fréquemment possible à sa ville natale où il était toujours attendu par les fidèles du fait de ses pertinentes analyses sur des questions aussi diverses que variées touchant particulièrement les domaines religieux et sociaux. Une des personnes interrogées nous renseigne « il était un véritable éveilleur de conscience et les gens s’impatientaient qu’il rentre les week-ends ». La plupart de ces discussions à l’époque étaient juste des conversations informelles sous forme de questions-réponses dont il était tout de même le maitre d’œuvre. Sa première conférence publique connue date de 1972 et portait sur le thème Islam et la science. Elle était tenue à Rufisque et avait même été enregistrée quoique perdue dans la foulée.




Par ailleurs, le plus vieil enregistrement audio retrouvé de Serigne Sam Mbaye date de 1974. Il s’agit d’une causerie tenue dans la cour même de sa maison sise à Santhiaba sur l’ouvrage de son illustre frère et ami Serigne Ibrahima Mbaye, qu’il a d’ailleurs succédé au califat de Mame Cheikh Mbaye en 1993, dont le titre était justement Mursidul khayr’aan fi karaa maatti Ar-rabbaani Ahmad As Saghir traduit littéralement le Guide du perplexe sur les prodiges de l’éducateur Ahmad Saghir. Cette causerie est (pour le moment) le plus ancien enregistrement retrouvé de Serigne Sam Mbaye, titré et daté dans lequel il évoque, devant une assistance composée essentiellement de disciples de la famille, les miracles de son illustre père Mame Cheikh Mbaye tels que déclinés par l’auteur.

Cependant il ne faudrait pas perdre de vue qu’il avait déjà commencé à animer, chez lui, des causeries à l’occasion de la célébration de la nuit de la naissance du Sceau des Prophètes (PSL). Ce fut un moment très attendu par les fidèles. Le public qui venait l’écouter raconter l’histoire des Prophètes (ASW) avec une aisance jamais égalée en sus d’une maitrise parfaite de la Sirra, ne cessait de s’agrandir au fil des années. Tenue (la causerie) d’habitude dans la véranda de la maison, il a été finalement obligé de sortir dans la cour plus prompte à accueillir les centaines de fidèles qui venaient l’écouter disserter sur la vie et l’œuvre du Prophète Mouhamed (PSL).

La forte affluence notée dans son domicile chaque année à l’heure de la causerie, l’obligea encore une fois à délocaliser la conférence hors de la maison dans un endroit plus spacieux. De concert avec son grand frère Serigne Ibrahima Mbaye qui était à l’époque le calife de la famille, ils ont décidé désormais de les tenir dans l’esplanade de la grande mosquée de Mame Cheikh où il animait, jusqu’à son rappel à Dieu en 1998, les conférences dédiées à la nuit du Maouloud.

Serigne Sam Mbaye avait commencé de ce fait par les causeries et les Gamou avant d’entamer, ce que l’on pourrait appeler, le cycle de ses grandes conférences islamiques qui le mèneront un peu partout à travers le monde (Gabon, Italie, France, Etats-Unis, Maroc, Espagne etc.). D’après nos recherches, les premiers à lui demander de faire des conférences pour eux furent la communauté Tidiane avec laquelle il entretenait d’excellentes relations et comptait beaucoup d’amis[[3]]url:#_ftn3 . Cette dernière avait en effet une longue tradition en matière d’organisation de conférences en termes notamment de préparation (planning, cadre d’accueil et sujets d’exposés), contrairement aux autres communautés qui avaient d’autres méthodes d’animation et de vulgarisation.

Les tidianes étaient alors les premiers à le convier à leurs rencontres et à l’engager pour des conférences sur des sujets se rapportant le plus souvent à la position de l’Islam sur certaines questions d’actualités. Ils s’intéressaient plus à la dimension intellectuelle de l’homme.

C’est par la suite que les mourides, eux aussi, commencent à l’inviter à leurs rencontres afin qu’il leur parle de leur guide et de l’histoire de leur confrérie vu la relation étroite qu’il y avait entre Serigne Touba et Mame Cheikh Mbaye Kabir. Pour rappel, Mame Cheikh Mbaye a fait une bonne partie de son apprentissage religieux auprès de Cheikhoul Khadim avec l’aval de son grand frère Serigne Abdoulaye Mbaye. Différentes formes d’alliances existent entre les familles Mbaye de Louga et Mbacké de Touba.




Ce n’est malheureusement pas l’objet de la présente contribution. Il faut retenir du reste, que les mourides qui ont très tôt reconnu chez Serigne Sam des talents d’orateur hors-pair ainsi qu’une parfaite maitrise des sujets qu’ils lui demandaient de traiter sur des thématiques aussi diverses que variées portant sur la voie mystique (soufisme), l’histoire du mouridisme, l’itinéraire spirituel de Cheikh Ahmadou Bamba, les signes annonciateurs de la fin du monde (aaxiru zaman), le Tawhid, le Fiqh entre autres sujets, ne le lâchèrent plus. L’une des conférences qui ont le plus renforcé sa communion avec la communauté mouride fut sans nul doute celle animée au siège de l’UNESCO à Paris en 1979, lors des journées culturelles Cheikh Ahmadou Bamba.

Serigne Sam était monté au créneau pendant plus d’une heure, en français, à parler du soufisme dans sa globalité et surtout de la dimension mystique de Cheikhoul Khadim et, plus de deux heures de temps, à répondre aux diverses questions de l’assistance en wolof, craie à la main face au tableau, tel un professeur devant ses élèves. Par la suite, il sera engagé par Cheikh Abdoul Ahad pour la traduction en français de plus d’une vingtaine d’ouvrages du Cheikh dont le Massalik Al Jinan traduit en 1978. L’amour qu’il avait des livres lui a valu le surnom de saahibul kuttub (l’ami des livres).

Outre les Tidiane et les Mourides, Serigne Sam  était également fréquemment sollicité par la communauté Ibaadu Rahman dont il connaissait la plupart des têtes de fil au Sénégal pour avoir, non seulement cheminé avec eux dans les pays arabes, mais aussi rencontré au sein de l’Union Culturelle Musulmane avant son éclatement dans les années 1978. En 1989 au quartier Carrière de Thiès, il avait animé pour le compte de cette communauté islamique une conférence, ô combien intéressante et pleine d’enseignements, sur le thème de l’entraide entre les musulmans (Al Muhawuna). Il était tellement percutant durant son exposé que l’assistance avait du mal à contenir sa joie et sa satisfaction, ne cessant d’exalter ALLAH (SWT) à chaque fois que le conférencier mettait l’accent sur les maux véritables qui gangrènent la communauté musulmane ou encore sur l’Omnipotence, l’Omniprésence, l’Omniscient et/ou le caractère Absolu d’ALLAH (SWT). Comme il avait l’habitude de le dire, « lorsqu’une parole émane du tréfonds d’un être, elle n’aura pour réceptacle qu’un cœur purifié d’une personne pleine de sagesse » !

Si Serigne Sam avait cette envergure et cet aura dans la plupart des communautés musulmanes du Sénégal, c’est parce que ses propos ne sortaient point des enseignements de Dieu, du Coran et de la tradition prophétique. Il était un homme transversal et l’assumait pleinement. Ces propos tenus en 1996 lors d’une conférence qu’il animait à la Sicap l’attestent de fort belle manière : « C’est vrai que j’ai cité beaucoup d’érudits, de savants et de guides spirituels lors de la conférence. La raison est simple. Je dirai tout le bien de ce que je sais d’eux parce que je parle au nom de Dieu. Tous les hommes de Dieu qui sont des modèles dans la religion, je les prends toujours, autant qu’ils soient, comme des exemples à ériger en référence en faisant fi du reste de leurs appartenances confrériques ou d’écoles ».

Une telle démarche de sa part se comprend aisément parce que Serigne Sam a toujours prôné pour le rassemblement des musulmans même si cela, de son point de vue, devrait être précédé par une union sacrée des cœurs car pour lui, « regrouper une communauté d’hommes sans foi, c’est comme regrouper une meute de chacals ou de hyènes. Tôt ou tard ils finiront par te dévorer si tu dors ». Il a su être une sorte de trait d’union voire un médiateur entre les différentes communautés religieuses sénégalaises, et cela, grâce à sa transversalité légendaire. En somme, Serigne Sam Mbaye était tout simplement un « bienfait » communautaire car, comme le stipule à juste le Saint Coran « Inal fadlā bi yad lilaahi ». 

  • Hommage à Serigne Dame SEYE, Serigne Mouride FALL et Baye Serigne MBAYE

Nous ne pouvons terminer cette contribution sans pour autant remercier ces personnes qui ont très tôt eu l’intelligence et la présence d’esprit d’enregistrer les conférences et autres causeries de Serigne Sam Mbaye de 1974 à 1998 (sa dernière conférence avait eu lieu le samedi 07 mars 1998 à Dépal Mbaye, village fondé par Serigne Abdoulaye frère ainé de Mame Cheikh, une semaine exactement avant son rappel à Dieu). Quel que soit le lieu où Serigne Sam était invité à animer une conférence sur le territoire national, tant que sa santé et sa disponibilité les lui permettaient, Serigne Dame Seye, fils de Serigne Abdou Maname Seye, le suivait pour immortaliser ses propos. Pour ce qui est de l’international, Serigne Sam prenait toujours le soin de lui rapporter les versions originales des enregistrements de ses conférences faites à l’extérieur du Sénégal. Au lendemain du rappel à Dieu de Serigne Sam en 1998, lors d’une émission commémorative sur la radio Kaolack, il déclarait détenir plus de huit (800) cassettes en bande magnétique contenant différentes conférences de Serigne Sam Mbaye. Une étude plus poussée nous a permis de répertorier environ six cents différentes conférences de Baye Sam tirées et datées.

Il existait une véritable complicité entre les deux hommes et d’ailleurs, Baye Sam ne l’a devancé au paradis que de 10 mois (il est décédé le 14 janvier 1999 dans un accident de voiture au 17ème jour du mois béni de ramadan coïncidant à la célèbre bataille de Badr sur l’axe Touba – Dakar en provenance de la ville sainte). Qu’ALLAH le Tout-Puissant lui accorde Sa Grâce et Sa Miséricorde et l’élève au rang de ceux qui ont dignement accompli leurs missions sur terre avec dévotion et rigueur ! Nous ne pouvons pas non plus oublier Serigne Mor Talla Fall, plus connu sous le nom Mouride FALL, commerçant à Sandaga pour qui, nous ne cesserons de prier afin que DIEU lui prête une longue vie auréolée de succès et surtout d’accomplissement parfait de ses différentes missions. C’est lui qui a filmé la plupart des vidéos de Serigne Sam.




Nous prions également pour le repos éternel de l’âme de l’Imam Abdallahi Mbaye Marèma (plus connu sous le nom de Baye Serigne Mbaye Marèma Ndiaye), petit frère, proche, compagnon et ami de Serigne Sam rappelé à Dieu ce 03 mars 2018 à Louga. Il avait été un des plus vaillants témoins de l’histoire et une source intarissable de savoirs pour nous qui faisons des recherches et investigations sur Serigne Sam Mbaye dans le cadre d’un ouvrage que nous nous proposons de publier bientôt, s’il plait à Dieu, revenant de long en large sur la vie et l’œuvre de cet homme multidimensionnel. Nous nous inclinons devant sa mémoire et prions ALLAH Le Très-Miséricordieux de l’accueillir dans Ses plus illustres Paradis.

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M. Abdoulaye CISSE, Sociologue.
Chercheur – Psychologue-conseiller
Courriel : abdoulayecissesam@gmail.com
Courriers : (+221) 77 443 0644 / 76 648 7688

Contribution: Coumba Gawlo-Viviane Chidid: Entre l’originale et la copie, y’a pas match

Le 8 Mars aura mis, involontairement, en duel à distance, deux chanteuses sénégalaises célèbres et reconnues sur l’international, toutes deux engagées pour les causes de la femme. L’une, sénégalaise bon teint, disque d’or et de platine, incarne la valeur féminine et la dignité du genre. L’autre, sénégalaise bon teint aussi, auréolée de titres et distinctions, met en valeur ses atours physiques et singe les artistes occidentales. Chacune en ce qui la concerne s’est illustrée lors de cette fête dédiée aux femmes. Pendant que Coumba Gawlo surfait sur le dividende démographique, avec ses paires d’Afrique, cogitant sur les droits des femmes, Viviane amusait la galerie à Bercy alignant les tenues les unes les plus sexy que les autres. Nul n’est besoin de rabaisser la performance glorieuse de la protégée de Youssou Ndour qui a réussit à casser le mythe de cette salle courue de Paris. La reine du Djoloff Band a bien relevé le défi de l’organisation comme celui de la mobilisation, mais c’est dans le contenu qu’elle peine à égaler les performances de Coumba Gawlo. Si faire le plein loin de Dakar était un challenge excitant pour la chanteuse qui rêve désormais de Bercy, le symbole ne dépasse pas celle d’une artiste en quête de notoriété et au polissage de sa carrière. Alors que le panel servit à Dakar par Coumba gawlo en marge du festival « Chant des Linguére » nous est paru novateur, dans le réveil des consciences, le sacre des Linguére du développement est venu couronner de sens un événement prestigieux qui rompt d’avec le sensationnel et le folklore. En tant que jeune marié, j’ai validé le choix de ma femme de zapper le concert du Zenith pour s’imprégner de la thématique du festival « Chant des Linguére ». Avant-hier, ravi par ses propos francs à l’endroit des étudiants, j’ai découvert une grande personnalité qui force le respect et cultive, dans son style, un nationalisme mobilisateur, un civisme éloquent, un engagement sans faille pour son pays.

La lecture comparative de ces deux icones de la musique sénégalaise ne s’arrête pas à l’intelligence des choix de carrière ou à la vocation artistique affirmée, la différence intègre aussi les choix de vie et options existentielles en tant que femme. Femme d’expérience qui s’est faite seule, patronne de presse et porteuse de voix, la Diva à la voix d’or boxe en catégorie supérieure tandis que sa présumée alter ego n’a pas encore fini ses années d’apprentissage sous l’œil protectrice du Roi.

Mar Sané Diop , Etudiant en sociologie

Ucad

Contribution: La psychose des enfants, qui pour en parler ?

Depuis presque deux mois, les enfants écoliers du Sénégal passent beaucoup plus de leur temps à arpenter les rues pour dénoncer les grèves cycliques des enseignants et exiger leur arrêt immédiat afin de reprendre les chemins de l’école. La clameur des enfants semblerait tomber dans les oreilles d’un sourd au regard du mutisme et de l’inaction insolites de beaucoup d’entre nous.
Devant cette situation d’indifférence constante et face à la détermination grandissante des enseignants à poursuivre leur combat au grand dam des élèves et du système éducatif, il y a lieu de se rendre compte que l’enjeu de taille est la priorité qu’il faut accorder à l’éducation. Comme toute cette atmosphère délétère, dévastatrice et démotivante qui prend tout le système éducatif en otage ne suffisait pas, les écoles et universités sont transformées en de véritables foyers de tension et d’affrontements, d’agressions physiques, d’actes de sauvagerie de toute sorte entre les « forces du désordre » et les apprenants.
L’Ecole Primaire Adja Mame Yacine Diagne suffit comme parfaite illustration quand deux grenades lacrymogènes ont suffit pour perturber la quiétude des élèves pour la plupart âgés entre 9 et 14 ans transformant ainsi des minutes de leur vie à des moments cauchemardesques dont ils se souviendront pour toujours. Ce regrettable incident de jets de lacrymogènes dans ce temple du savoir n’a fait qu’allonger la longue liste des évènements tragiques dont sont victimes cette couche vulnérable, sans défense, source de bonheur inestimable, trésor inespéré souvent recherché et porteur d’avenir radieux que constituent nos enfants.
Nos jeunes sœurs, nos jeunes frères, nos onéreux fils, nos filles chéries, nos petits fils choyés et nos petites filles capricieuses et innocentes son sans relâche guettés, chassés, pourchassés et finis le plus souvent par être pris en piège et victimes de crime odieux, abominable et impitoyable aux images et récits terrifiants à des fins justement et simplement de pratiques occultes, de sacrifices funestes et de satisfaction de pulsion sexuelle animale. Tout ceci se passe sous le regard spectateur de beaucoup d’observateurs. Faudra-t-il attendre combien d’enfants volés, d’enfants violés, d’enfants mutilés, d’enfants égorgés, d’enfants sacrifiés ou disparus avant d’agir ?




Tous ces malheureux, funèbres et impunis évènements finissent d’installer un climat de psychose généralisée, de quiétude perturbée, de peur constante, d’indignation inaudible et d’aveu d’impuissance ineffable et de sentiment alarmant de désespoir chez toute la société.
La République ne semble pas être ébranlée, pourtant nous avons un Ministre de la Femme, de la Famille et du Genre, nous avons aussi un Ministre de la Bonne Gouvernance et de la Protection de l’Enfance et sans compter les Ministres de l’Education, de l’Intérieur, le Premier Ministre et le Président de la République. Mais, permettez moi d’insister sur les deux

premières pour remarquer et faire remarquer cette ironie du sort : elles sont toutes deux des « NDEYE ». Elles sont des « MAMAN » qui jusqu’ici ont fait preuve d’un silencieux bavardage ! Il faut rompre ce silence insolite et presque complice pour conjuguer efforts et moyens pour traquer, persécuter, percuter et mettre aux arrêts tous ces pervers, criminels et déchets de la société.
Cependant, et pour finir, nous ne désespérons pas. Nous ne lâcherons pas les armes pour laisser notre progéniture désacralisée, nos enfants assassinés, nos familles disloquées et notre bonheur familial déchanté. A l’instar du collectif « Silence On Tue Nos Enfants », nous allons nous lever comme un seul frère, un seul père, une seule sœur et une seule mère non pas pour dénoncer mais combattre et éradiquer cette tragédie sociétale d’où qu’elle puise se trouver et peu importe la force obscure qui l’incite, l’alimente et l’attise. En attendant, nous demandons à l’Etat en concordance avec ces ministres de la femme, de la famille et de la protection de l’enfance d’agir et de sévir afin de SERVIR.

Khassoum DIOP
Khassito2016@hotmail.com

L’insupportable imperium de Total sur la colonie Sénégal

YERIMPOST.COM Le comportement au Sénégal du groupe pétrolier français Total ressemble à s’y méprendre à celui des colons qui, après avoir décrété, en 1885 à Berlin, notre pays terre vacante et sans maître, y paradaient en territoire conquis, usant des hommes et des ressources à leur guise.

Insulte grossière à notre indépendance, 58 ans après la proclamation formelle de celle-ci, seule l’enseigne de Total trône sur une station-service tout au long de notre unique autoroute à péage ! EDK, Touba Oil, Clean Oil, Star Oil et toutes les autres entreprises sénégalaises du secteur sont ostracisées dans leur propre pays.




Pire, Total se livre à une concurrence déloyale qui consiste à encercler et étouffer ses rivales. Toutes les stations-service de ces dernières ont dans leur proximité immédiate une ou deux de Total qui obtient des autorisations de construire comme si elle les délivrait elle-même.

Derrière cette prolifération, il y a un calcul éloigné du souci de rentabilité de la vente de carburant. Total est en effet aujourd’hui, de par les boutiques installées dans ses stations, une chaîne de supermarchés. Mais aussi et surtout le plus grand vendeur d’alcool du Sénégal. Les ventes de bières et de liqueurs de toutes sortes rapportent à ce pétrolier plus que le résultat généré par l’essence et le gas-oil. Evidemment sans qu’il paie la moindre redevance comme débit de boissons alcoolisées, coulant au passage ceux dont c’est le cœur de métier.

Pour couronner le tout, la présidence et les grandes administrations sont approvisionnées en tickets de carburant estampillés Total. Grosse faute de goût et grave menace à notre souveraineté nationale, la pompe qui alimente les véhicules du cortège présidentiel au palais appartient à cette firme étrangère !

Au Sénégal, Total est à la hauteur de sa réputation de multinationale prédatrice largement étayée par Alain Deneault dans son livre d’enquête De quoi Total est-elle la somme ?.




L’imperium de cette entreprise française s’est manifesté dans ses pires formes en décembre 2016. Thierno Alassane Sall, alors ministre sénégalais de l’Energie, a été convoqué illico presto à Paris pour… signer un contrat octroyant l’exploitation d’une partie du pétrole sénégalais à Total. Refusant d’apposer son sceau dans des conditions si expéditives et si cavalières, il a subi les foudres du président de la République, Macky Sall himself.

Le 2 mai 2017, Thierno Alassane Sall a été obligé de quitter le gouvernement. Nommé le même jour ministre de l’Energie, cumulativement avec ses fonctions de Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne a paraphé le contrat, bien évidemment avant que sa nomination n’ait été actée au Journal Officiel. En fait de contrat, a été signé un brouillon qui, près d’un an plus tard, ne peut être rendu public du fait de l’imperfection de sa forme et de l’iniquité de son fond.

Usant de l’Etat français pour mettre au pas la République du Sénégal, Total a remporté la bataille. Mais la guerre est loin d’être finie… Quant aux Sénégalais qui se sont offusqués, Momar Nguer, directeur de la branche Marketing du groupe, est venu les narguer chez eux, leur assénant que «Total joue en Champions league» !

Parmi les pires supplices dans le monde actuel, il y a celui d’être citoyen d’un pays pauvre. Surtout s’il a à sa tête des dirigeants dénués du sens de la dignité nationale.

Cheikh Yérim Seck




Contribution: La CDC extirpée du code des marchés publics.

« Aucune réglementation ou procédure particulière à un acheteur public, à une catégorie d’acheteurs ou à une catégorie de fournitures, services ou travaux ne peut déroger aux règles par le code des marchés publics ou prises en application dudit code des marchés ».

Ce principe posé par l’article 25 du Code des Obligations de l’administration (COA) est remis en cause aujourd’hui au profit de la Caisse de dépôts et Consignations dirigée et administrée par Monsieur Aliou SALL nommé le 11 septembre 2017 par le Président de la République Macky SALL malgré la non expiration du mandat du Directeur général « sortant » Monsieur Thierno Seydou Niane.

En effet, en sa séance du vendredi 30 juin 2017, en procédure d’urgence, l’assemblée nationale a adopté une loi n°2017-32 du 15 juillet 2017 fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Caisse de dépôts et Consignations. Son extirpation du champ du code des marchés publics est révélée dans l’alinéa 1 de l’article 34 de la loi précitée.

Cet article dispose que : « les règles de passation des marchés de la Caisse de dépôts et Consignations sont fixées dans un manuel de procédures qui détermine les règles applicables aux marchés conclus. Le manuel de procédures et tout amendement y afférent ne sont applicables qu’après approbation de la Commission de surveillance ».

En termes clairs, la Caisse de dépôts et Consignation a la latitude et la liberté de fixer dans son manuel de procédure ses seuils de passation des marchés publics, ses modes de passation des marchés publics, ses propres organes de gestion des marchés, ses règles d’ouverture, d’analyse, d’évaluation et d’attribution de ses propres marchés etc.

Ce procédé contraire au Code des Obligations de l’Administration (COA), facteur d’opacité, est en porte à faux avec l’exposé des motifs qui veut promouvoir « l’amélioration de la gouvernance en adoptant les meilleures pratiques ».

Au vu de cette extirpation flagrante, le Conseil de Régulation de l’Autorité de Régulation des Marchés publics (ARMP) ne doit-elle pas prendre les mesures appropriées pour mettre fin à ce privilège illégal, si l’on sait, par ailleurs, que le mandat du Directeur général de l’ARMP a pris fin depuis longtemps et que ce dernier refuse de partir ? Une double régulation s’impose alors.

Birahime SECK

Membre du Conseil d’administration du Forum Civil

 

 

Akon décline ses prétentions: «La présidence du Sénégal ne m’intéresse pas»

YERIMPOST.COM Si Akon devait briguer des suffrages, ce seraient ceux des Américains et non des Sénégalais. C’est lui-même qui l’a fait savoir lors d’un panel à l’Académie de leadership de l’Union africaine (Ua) sur le thème: « « Jeunesse africaine et défis dans la migration ». Dans sa communication, Alioune Badara Thiam a décliné ses prétentions. «Je n’ai aucun intérêt à faire de la politique au Sénégal. La présidence du Sénégal ne m’intéresse pas», a-t-il déclaré. « Si je dois être candidat, ce sera aux Etats-Unis où je pourrais avoir des opportunités pour trouver des solutions aux besoins pressants des Africains », a ajouté le rappeur américain d’origine sénégalaise.

La Déclaration de Paris de Mansour Sy Djamil: De la justice à la raison du plus fort…

YERIMPOST.COM La voici…

Le procès de Khalifa Ababacar SALL et de ses co-prévenus a pris fin le vendredi 23 Février 2018, après vingt-et-un (21) jours d’audience. En attendant le verdict du 30 Mars, le Juge LAMOTTE a demandé à toute l’assistance de prier pour lui, pour qu’il prenne la bonne décision. Le wolof dit que : « kuy def lu bakh yaay nianal sa bop » (celui qui fait du bien, ce bien est une prière pour lui). Et faire du bien en la circonstance, c’est de se conformer à sa fonction première d’autorité judiciaire qui est de trouver une issue heureuse à cette tension entre le légal et le social. C’est dans cette tension, dans cette unité dialectique, dans cette totalité contradictoire que réside le fondement et la justification des caisses d’avance ou fonds politiques en place depuis l’époque coloniale. Cette dialectique qui a irrigué en partie les différentes plaidoiries du procès et qui traduit la légitimité de l’autorité judiciaire. Ainsi, le juge prendra la bonne décision en assumant la haute dignité de sa mission : protéger l’individu contre une privation de liberté non justifiée.

 

Il suffit qu’il s’en tienne à cela pour que la prière ait son impact total sur la décision

 

  • Le Prophète (PSL) n’a-t-il pas dit : « Qu’ALLAH (SWT) ne refuse jamais la prière d’un Imam juste, de celui qui fait fréquemment du zikr, et de la victime d’une injustice ». Hadith rapporté par Bayhaqi.

 

)طسقماملاإومولظملاواريثكًاللهركاذلا:مهءاعداللهدريلاةثلاث(ةباجتسم

.ينابللأا       هنسحو    ،ي

 

Donc une décision du Juge LAMOTTE est déjà une prière pour lui. Elle est sacralisée par ce hadith du Prophète (PSL). La décision qui serait de protéger Khalifa Ababacar SALL contre une privation de liberté non justifiée dont il a déjà largement souffert, donnerait un réarmement moral à la justice de notre pays.

 

Le Juge LAMOTTE y parviendra également par la maitrise totale des différends qui gangrènent le peuple sénégalais, en assumant la tache exténuante d’y trouver des solutions, repérer les obstacles à la réconciliation et rééquilibrer ce qui dans la société glisse vers la brutalité et l’arbitraire. Aujourd’hui le problème auquel la société est confrontée est la volonté d’un homme impopulaire qui s’accroche au pouvoir, déterminer à gripper le processus électoral et à éliminer ses adversaires les plus menaçants.

 

Cette situation devrait être l’arrière-plan de toute décision de justice.

 

  1. La raison du plus fort

 

Monsieur de la FONTAINE l’a dit dans sa fable « La raison du plus fort est toujours la meilleure » mais la raison de Macky SALL ne sera pas la meilleure parce que, malgré les apparences, il n’est pas le plus fort. C’est parce qu’il se sent profondément affaibli et esseulé qu’il tente d’instrumentaliser la justice pour éliminer des adversaires potentiels aux échéances électorales à venir. Il est conscient qu’il n’est pas le maitre du jeu. Il ne l’est même pas dans son propre parti.

 

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En essayant de faire condamner Khalifa Ababacar SALL, ce procès de la honte qui n’a pas sa raison d’être est en fait le procès de l’obstination, de l’acharnement et de la méchanceté.

 

Il y a de cela huit (08) ans, je publiais une déclaration au gamou de Stuttgart sur la situation délétère de notre pays à la suite de l’agression perpétrée par la police contre la Cathédrale de Dakar. Comble de sacrilège elle a lancé des bombes lacrymogènes contre les fidèles. Mes amis chrétiens, alors que j’étais à Stuttgart, avaient sollicité ma réaction devant la gravité de la situation.

 

La déclaration s’intitulait : « DAFA DOYE NA DEEM !! », ça suffit qu’il dégage. Il s’agissait d’Abdoulaye WADE et il est parti.

 

Au moment de prendre la parole pour le gamou de Stuttgart de cette année, une note m’est parvenue m’informant de l’exclusion de Khalifa Ababacar SALL ainsi que ses camarades du Parti Socialiste (PS). J’avais, à partir de Stuttgart, fait cette seconde déclaration lue durant le gamou à l’annonce de l’exclusion de Khalifa Ababacar SALL du Parti Socialiste (PS), à la veille du début de son procès. Il s’agit de la confirmation d’un acharnement obsessionnel contre un leader politique dont la trajectoire, sans faille, depuis sa prime jeunesse, le destinait aux plus hautes responsabilités de notre pays. Aujourd’hui, le procès touche à sa fin, l’exclusion est une liquidation politique et le procès en est l’inhumation. Cette déclaration de Paris lue devant le forum « les nouveaux enjeux de la globalisation et la révolution numérique » organisé par la section francilienne de « Bess Dou Niak » me permet de dire ma colère devant la férocité des responsables politiques de ce pays, ma hantise devant les tyrannies qui renaissent, mon effroi devant la fachosphère qui s’insTalle et ma tristesse devant les carrières brisées.

 

Oui, je suis lassé par tant de trahisons, fatigué par cet abaissement de l’intelligence et de la dignité, déçu par tant d’ignominies.

 

La décision du bureau du Parti Socialiste (PS) ne concerne pas que les militants socialistes. C’est également notre affaire. Ce parti n’a pas su surmonter ses pulsions suicidaires. Dans ses rangs aujourd’hui déprimés et clairsemés, les haines recuites, et la prééminence des égos l’ont emporté sur les intérêts premiers du Parti.

 

Le PS du Congrès sans débats n’a pas su renouveler les visages et les usages pour redevenir ce grand parti pivot de la vie politique, depuis l’indépendance. Il ne cesse de s’enfoncer depuis sa défaite électorale qui s’est avérée être une véritable déroute politique. Ce n’est pas l’occurrence de la défaite, somme toute prévisible, mais son ampleur. Aujourd’hui, le pronostic vital de la vieille maison de Léopold Sédar SENGHOR est sérieusement engagé. Ce parti a été emporté par cette rigidité intellectuelle et politique qui a empêché les remises en cause nécessaires.

 

Nous avons tous en nous quelque chose du Parti Socialiste. Parti de Serigne Babacar SY et de Serigne Fallou MBACKE qui ont joué un rôle essentiel dans sa création et sa propagation. Nous l’avons toujours considéré comme un patrimoine familial.

 

Serigne Abdou Aziz SY Al Amine (RTA) m’a dit : « C’est grâce aux difficultés de Léopold Sédar SENGHOR et de l’BDS qu’il a compris le sens du verset » :

 

 

 

 

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ُُ ْْ ْْ ُ ْْ َ  ُ
ءاَشَتنمزعتوءاَشَتنممكلملاُزنعَتوءاَشَتنمكلملايتؤتْكلملاكلاممهلالق
ُ َ ِ ََِ َ ِ  ِ َِ
َُ ُ   ِ َُ َ ُ ْ ُ ََُ  ِ
َ ُ َ َ َ ُُ
ريدِقءٍيَش لكىلع كَنإۖرْيخلاَكَدِيبۖءاَشتنملذِتو
ْ ِ َٰ ِ َُِ ُ َ   َ

«Dis Dieu, le Maître de la Souveraineté donne le pouvoir à qui il veut et le retire à qui il veut ».

 

Quand je lui demande pourquoi, il me répond : « A cause de tous les obstacles dressés pour que Léopold Sédar SENGHOR ne réussisse pas avec son Parti ». Et pourtant à cause du soutien jamais démenti de Serigne Babacar SY et de Serigne Fallou MBACKE, Léopold Sédar SENGHOR a régné et son Parti avec lui.

 

Aujourd’hui nous sommes loin de tout cela, c’est Khalifa Ababacar SALL qui est exclu du Parti Socialiste (PS), un acte annonciateur d’une débâcle prochaine : on s’acharne sur le leader menaçant, avec la complicité des dirigeants de son propre parti. Aujourd’hui en l’excluant du PS, c’est le sens de sa vie qu’on tente de nier. On veut lui enlever toute légitimé.

 

Machiavel définissait la politique comme un art souverain du mensonge, mâtiné d’une absence totale d’éthique. Les élections législatives de 2017 l’ont amplement prouvé mais nous avons la faiblesse de croire que la politique peut être autre chose : renforcer la capacité d’une société à s’emparer de son destin, à inventer un ordre juste et à se placer sous l’impératif du bien commun. Nous irons dans ce sens et ne lâcherons rien !!

 

Pour comprendre cette nouvelle péripétie dans la liquidation politique de Khalifa Ababacar SALL, il faudrait effectivement remonter aux élections législatives du 30 Juillet 2017 et même avant.

 

Ce qui s’est passé le 30 Juillet 2017 n’a pas de précédent dans l’histoire politique du Sénégal. Des élections ingagnables par le régime en place parce que ultra minoritaire et impopulaire ont abouti à des résultats plus que contestés, qu’aucun patriote sénégalais soucieux de l’image de son pays ne peut accepter ; cette image a été inexorablement abimé par la conduite des législatives de juillet 2017.

 

C’est d’une extrême gravité pour l’avenir de ce pays et de sa démocratie. Pire que la présidentielle de 2007 organisée également par Macky alors directeur de campagne de WADE quand Moustapha NIASSE disait : « Abdoulaye WADE n’a pas remporté les élections, il les a emportées ». Donc Macky est coutumier du fait d’élections

 

  • emportées ». Il convient d’en comprendre les raisons pour se dépêtrer de l’épineuse question qu’elle pose à tous ceux qui s’agitent, cogitent, méditent et éditent sur notre pays, au citoyen « lamda » certes mais également aux élites prédatrices qui mènent le pays depuis l’Indépendance et qui ont toutes « emporté » des élections. Après deux (02) alternances, on se croyait à l’abri d’une telle régression. C’est le lieu d’en venir au caractère central de la magistrature dans notre arsenal judiciaire et démocratique.

 

  1. Le caractère central de notre magistrature

 

 

 

Quand dans un pays les critiques les plus acerbes sur l’indépendance de la Magistrature viennent des magistrats eux-mêmes au niveau le plus élevé, entraînant

 

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leur démission des instances dirigées par le Président de la République lui-même pour déficit de transparence, cette justice-là perd toute crédibilité ; non seulement en politique, mais également dans l’environnement des affaires où les investissements étrangers trouveront le pays peu attrayant parce que trop risqué. Je voudrais à ce propos partager avec vous la réflexion de l’éminent académicien et avocat français, Maurice GARCON, qui disait : « Les politiciens sont abjects. Leurs intérêts électoraux ou d’argent leur font faire des ignominies. » Il est encore sans appel quand il parle des magistrats voilà ce qu’il dit d’eux :

 

  • Pour les Magistrats, c’est autre chose. La décoration et l’avancement en font des valets. Ils sont lâches, trembleurs et pusillanimes. Ils ont peur de leur ombre dès que se manifeste une intervention un peu puissante. Toutes les palinodies leur sont bonnes lorsqu’il s’agit de flatter le pouvoir. Leur prétendue indépendance dont il parle est une plaisanterie. Plus ils gravissent les échelons des honneurs plus ils sont serviles. Pour faire la grande carrière, il faut avoir accumulé tant de platitudes qu’on peut dire que leur bassesse est proportionnelle à leur élévation. Voilà pourquoi Paris est pire que tout. Pour en arriver là, il faut avoir tant de fois courbé l’échine et servi des maitres divers, que toute moralité est absente. Ils sont d’ailleurs ingrats. Si le Gouvernement change, ils se mettront au service de celui qui tient présentement le pouvoir et jetteront impitoyablement en prison ceux dont quinze (15) jours avant ils léchaient encore les bottes et auxquels ils doivent ce qu’ils sont devenus. Vivre quotidiennement avec des gens qu’on méprise, passer des journées dans une maison sale et respirer dans un air plein de miasme voilà pourtant ma destinée » (Maurice GARCON, Journal 1939-1945).

 

Il dit dans ce texte que Paris est pire que tout, c’était la situation de la France de 1939. C’est cet affaissement de la justice française devant ses responsabilités, trainant une corruption cancéreuse, qui a été à la base de la débâcle de la France durant la guerre de 39-45. Quand l’éthique déserte l’Etat, le désastre se pointe à l’horizon. Et Hitler a fait de la France une bouchée. Je n’irai pas jusqu’à dire que Dakar de 2018 est pire que tout ; je crois en l’avenir de la justice de mon pays et à ses Magistrats dont certains, la majorité, sont d’une intégrité sans faille comme l’ont révélé les délibérations du dernier Congrès de l’Union de la Magistrature du Sénégal (UMS).

 

Autant j’ai vu des avocats éloquents et brillants se succéder à la barre, pour prouver l’innocence de Khalifa SALL et de ses co-prévenus, autant j’ai eu le sentiment d’un gâchis quand j’ai entendu l’Agent judiciaire de l’Etat, une tête bien faite, mettre son intelligence, et son talent au service d’une cause injuste : l’arrestation de Khalifa Ababacar SALL et de ses co- prévenus.

 

Cependant je ne désespère pas de notre justice qui a des ressources humaines de qualité.

 

 

 

 

 

Nous allons vers des échéances électorales décisives pour l’avenir du Sénégal. Dans ce contexte, comme disait Alain Badiou « la politique est ramenée au choix électoral d’un Président. De cette définition peut découler une conception assez cynique de la politique faite de concurrence, de rivalité, de brutalité, de combat avec tout ce que cela implique de vilenie, de corruption, de mensonge et de violence.»

 

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Il y a les tenants de ces pratiques qui n’ont rien à envier a Machiavel, qui dans Le Prince définit les procédures de lutte pour le pouvoir, l’occupation, l’exercice et les qualités requises pour être l’homme de ce genre de combat.

 

  • La contradiction entre justice et pouvoir a elle-même une longue histoire. Platon a essayé de fixer les normes d’un Etat soumis à l’idée de Bien et montré que ce n’était chose aisée. Assez tardivement, autour du XVIIIème siècle notamment avec Rousseau et ensuite à travers les efforts de plusieurs penseurs révolutionnaires du XIXème siècle notamment Marx et Engels mais aussi Proudhon, Fourrier, Auguste Comte, Blanqui, Feuerbach ». (Alain BADIOU, Eloge de la politique)

 

Les philosophes et les religions ont essayé de définir : « Qu’est-ce qu’un pouvoir juste ? ».En effet, la justice est aussi au cœur du projet social islamique. ALLAH (SWT) dit :

 

ْ َ ُ ْْْ َ ْ  َ ْ َ َ
َ َْ
ۖطِسْقِلابسانلاموقيلِناَزيمَِلاوباتكِلامهعماَنلزنأوَتاَنِيبلاباَنلسُر اَنلسرْأدقل
ْ ُِ َ َ ََ ََُُ َ َِِ ُ  َ
َ َ اللََّ َ َ ْ ْ ْ َ
َ
بيْغلابَُهلسروهرصنينم  معيوسانلعفاَنموديدَشِ س أبهيفديدِحلااَنلزنأوَ
ِ ِ ُُ ُُُ َ َُ ِْ ِ ِ ِ ََِِ َ
ُ َ
َ
ِ اللَِّ
زيزع يوق  نإ
َِ ٌّ

 

  • Nous avons envoyé nos prophètes avec des signes et avons descendu avec eux des livres et la capacité de peser et de soupeser chaque situation pour que les êtres humains vivent dans la justice et l’équité ». Donc tout ce qui touche à la justice ne nous est indifférent ou innocent parce qu’il a une portée divine récompensée par ALLAH qui dit ne jamais refuser la prière d’un Imam juste. Ici le rôle du juge est sacralisé avec les attributs de la Sainteté.

 

Ainsi la nécessaire séparation des pouvoirs pose une double question : celle de l’indépendance des juges et de la relation entre le judiciaire et l’Exécutif. Il doit être attaché à la fonction de juge une forme de hauteur, de grandeur, de distance qui seules donnent à ses décisions une sorte d’autorité et de crédibilité. Une justice matinée d’empathie et d’humanité est tout de même compatible avec cette hauteur et cette distance. Elle doit traduire le désir permanent au sein des tribunaux d’analyser sans relâche les liens qui existent entre l’éthique, les fondements moraux et politiques de l’institution judiciaire, l’organisation de son travail et le contexte social et historique qui en est l’arrière-plan. Et dans le cas d’espèce de la caisse d’avance, les intervenants sont largement revenus sur la réalité sociale et historique qui l’a créée et pourquoi le procès et pourquoi maintenant ? pour souligner la partialité, la temporalité et la disproportionnalitè.

 

  1. Où est la gauche ?

 

Des évènements se sont passés avant le 30 Juillet 2017, qui nécessitaient une réaction collective et réfléchie des forces de transformation sociale. L’arrestation de Khalifa Ababacar SALL et ses co-prévenus n’avait pas lieu d’être. Mais on n’a laissé faire. Certaines forces curieusement aphones et atones telles que nos amis du PIT et de la LD ont préféré porter les béquilles du pouvoir actuel parce qu’elles ont abandonné la lutte. Pourquoi si peu de référence et d’attachement à une tradition politique de justice et de progrès social, qui vient de loin, et fait partie du patrimoine patriotique de notre

 

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histoire contemporaine ? Tout le monde dénonce la situation actuelle, collectivement et individuellement : Amnesty International, Alioune Badara Cissé mais aussi le rapport de la CENA sur les élections du 30 juillet 2017 lors qu’il déclare : « les sénégalais sont unanimes à reconnaitre que les élections législatives du 30 juillet se sont déroulés dans des conditions difficiles ; les récriminations étaient nombreuses, vérifiables et vérifiées sur le terrain ; Personne n’a nié un tel fait ».

 

La Ligue Démocratique vient de réagir positivement en isolant et en neutralisant l’enclave de l’APR dans leur parti en déclenchant une dynamique de rectification qui a abouti à la tenue du VIIIème Congrès statutaire de la Ligue Démocratique Debout (LD) dont la résolution finale stipule : « Considérant la situation de la Ligue Démocratique caractérisée, depuis le lendemain de la deuxième Alternance par une entreprise de captation de notre Parti pour en faire un instrument non plus de lutte et de promotion des intérêts du Peuple, mais tout simplement un outil de promotion personnelle de quelques individus. Cette stratégie de captation a été basée sur un renoncement à tous les objectifs, valeurs et principes qui guident l’action du Parti et sur une inféodation totale au régime en place afin d’obtenir quelques postes dans les structures étatiques et autres avantages financiers, avec à la clé des tentatives de corruption de nos bases militantes ».

 

  1. A quand le tour du PIT ?

 

Le PIT que je connais mieux était un parti sérieux, prolongement du PAI historique qui

 

  • lui seul est une caution de patriotisme au Gouvernement actuel. Il a été l’élément subjectif ayant mené avec vaillance et constance la lutte de notre peuple pour son émancipation. La révolution nationale et démocratique qui reposait en partie sur le soutien du camp socialiste, représentait sa vision tactique et le socialisme, sa stratégie finale. Je peux comprendre qu’avec l’effondrement de ce camp et le désinvestissement idéologique qu’il a créé que les marxistes sénégalais aient été amenés à se « réajuster » pour reprendre l’expression caustique du Feu Amady Aly DIENG. Se réajuster oui, eu égard à la nouvelle donne, mais pas au point d’y perdre son âme. On est loin, en effet, des temps où dans le rapport du Comité central du 2ème Congrès du PIT, en 1984 on se demandait : « Comment assurer à l’avenir l’expression démocratique sans entrave du suffrage universel ? La réponse à cette question dépend organiquement de la puissance du mouvement démocratique, de l’existence d’un dense réseau d’organisations prenant en charge de manière diversifiée et convergente les préoccupations des couches populaires, de leur éducation civique, y compris des questions aussi élémentaires que la façon de voter correctement, sans céder aux intimidations et pressions de tous ordres que les hommes du pouvoir exercent jusque dans les bureaux de vote pour fausser l’expression du suffrage universel ».

 

Toutes ces entraves qui empêchaient l’expression du suffrage universel, dénoncées en 1984 du temps d’Abdou Diouf, se sont manifestées avant, durant et après le 30 Juillet 2017. Mais différence de taille entre les époques – la nature de classe du régime n’ayant pas changé – aujourd’hui c’est le PIT lui-même qui est complice des entraves qu’il dénonçait, surtout la rétention des cartes d’électeurs ou leur distribution sélective. Le PIT, dans son rapport du Comité central du 1984, préconisait que l’expression sans entrave du suffrage universel exigeait l’existence d’un puissant mouvement populaire et démocratique. Pourtant c’est un mouvement populaire puissant sans équivalent dans l’histoire du Sénégal, articulé autour du peuple des

 

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assises dirigées par des personnalités hors pair telles que Ahmadou Moctar MBOW, Mamadou TOURE (que Dieu ait son âme) et Cheikh Hamidou KANE avec des socio-démocrates, des communistes, des syndicats et des organisations de la société civile, des personnalités et organisations religieuses, qui a porté Macky SALL au pouvoir en Mars 2012. C’est cette même Coalition, ou ce qui en reste, qui est l’artisan et le principal complice d’un processus électoral qui a empêché 30% de corps électoral d’exprimer son devoir civique.

 

J’insiste sur le cas du PIT parce qu’il a été le vivier idéologique dans lequel la stratégie de large rassemblement a été élaborée et qui a été le socle sur lequel reposaient les deux alternances connues au Sénégal en 2000 et 2012. L’un des rares partis communistes à être encore dans un gouvernement dans le monde. Signe d’épaisseur stratégique et d’une intelligence politique qui refuse de camper dans une opposition infantile et belliqueuse. En même temps je suis inquiet de voir hypothéqués le patrimoine historique du PAI et sa lutte exténuante. En effet la sclérose et le nécrose du PIT font qu’il a abandonné des tâches essentielles : fonction intellectuelle d’élaboration théorique et de lutte idéologique, fonction programmatique, fonction d’animateur des organisations de masse et de mouvements sociaux. Même la lutte dans les entreprises, qui constituait un paragraphe obligé du rapport du Comité central, est aujourd’hui absente. Des patriotes de grande valeur depuis Lamine SENGHOR ont sacrifié leur vie pour la cause que le PIT est en train d’abandonner.

 

A l’instar de la LD Debout, je souhaite au PIT la même dynamique de rectification. Nous avons besoin d’une justice de grande qualité, des forces de progrès en mouvement et assemblée nationale plurielle et citoyenne et non un temple des applaudissements moutonniers.

 

 

  1. Les dangers d’une majorité parlementaire

 

A cette période actuelle de l’histoire du Sénégal, nous avons aussi besoin d’un dispositif institutionnel qui renforce le Parlement dans son rôle de contrôle de l’exécutif et d’évaluation des politiques publiques. Il faut définitivement adopter le

 

  • check and balance » américain qui est à la forme la plus acceptable de la séparation des pouvoirs. Les élections récentes, ailleurs dans le monde, nous ont édifiés sur la maturité des peuples qui ont refusé de donner une majorité parlementaire à l’exécutif.

 

C’est le cas en Grande Bretagne avec Theresa MAY, en Allemagne avec Angela MERKEL qui, depuis cinq (05) ans est minoritaire au Bundestag. Elle a gagné les élections en Allemagne mais a rencontré des difficultés énormes pour former un

 

Gouvernement. Les élections du parlement italien n’ont donné aucune majorité, tout sera négocié. En France, Emmanuel MACRON a une majorité composite.

 

Au Sénégal le régime présidentiel concentre entre les mains d’un seul homme des pouvoirs exceptionnels qui en fait un monarque élu. Entre deux élections présidentielles, le parlement s’est révélé impuissant à contrôler les abus et les dérives des autorités de l’exécutif.

 

Pour échapper à cette menace, il faut dans le cadre d’un benchmarking, adopter l’expérience de pays ayant su gérer leurs ressources minières tels que le Pérou, la Norvège ou encore le Ghana. Le Pérou a su tripler son PIB en dix (10) ans, alors qu’il aurait fallu un taux de croissance annuelle d’au moins 7% pour doubler le PIB en dix

 

  • années. Dans ce pays, une tradition institutionnelle refuse de donner la majorité

 

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parlementaire à l’exécutif qui plafonne à 40%, obligeant ce dernier à constamment rendre compte au législatif qui a le dernier mot y compris pour les contrats miniers. Aujourd’hui, le parti du Président péruvien a vingt (20) députés, et l’opposition soixante-onze (73) sur les 130 sièges.

 

Pour renforcer l’Assemblée Nationale, il faudra bannir une pratique qui porte sur les procédures d’urgence qui sont devenues la règle et non l’exception. Jamais une législature n’a subi autant de pression de la part de l’exécutif que la 12ème législature pour passer des lois par la procédure d’urgence pour des affaires qui n’avaient rien d’urgent. Ce fut le cas avec la loi sur l’Acte III de la décentralisation qui porte sur la gouvernance territoriale. L’examen de cette loi demandait que l’on prît assez de temps avant de la présenter et de la discuter. Elle a été votée en une semaine à la convenance du gouvernement dont l’objectif n’était point un découpage territorial efficace mais le charcutage électoral en vue des élections imminentes. Si on avait donné assez de temps à l’Assemblée Nationale, on aurait identifié et discuté des problèmes tels que les caisses d’avance et on aurait trouvé des solutions adéquates. Cela aurait permis d’éviter le procès actuel. C’est pourquoi nous dirons avec le Président Emmanuel MACRON, devant le Parlement français réuni en Congrès le 03 Juillet 2017 :

 

  • Il faut du temps pour penser la loi. Du temps pour la concevoir, la discuter, la voter. Du temps aussi pour s’assurer des bonnes conditions de son application. Souhaiter que nos institutions soient plus efficaces, ce n’est donc pas sacrifier au culte de la vitesse, c’est rendre la priorité au résultat. Sachons mettre un terme à la prolifération législative. Elle affaiblit la loi, qui perd dans l’accumulation des textes une part de sa vigueur et, certainement son sens. Telles circonstances, tel imprévu, telle nouveauté ne sauraient dicter le travail du législateur. Car la loi n’est pas faite pour accompagner servilement les petits pas de la vie de notre pays. Elle est faite pour encadrer les tendances profondes, des évolutions importantes, les débats essentiels, et pour donner un cap. Légiférer moins, c’est consacrer plus d’attention aux textes fondamentaux, à ces lois venant répondre à un vide juridique, venant éclairer une situation inédite. C’est cela, le rôle du Parlement. Légiférer moins, c’est mieux allouer le temps parlementaire. C’est en particulier, réserver de ce temps au contrôle et à l’évaluation ».

 

  1. Le message éternel de Mame Abdou (RTA)

 

On se souvient que Mame Abdou (RTA), dans ces dernières imprécations, s’adressait vigoureusement à la représentation parlementaire lui demandant de refuser d’être une Assemblée assujettie et asservie à la volonté du Chef de l’exécutif de l’époque, le Président Abdou DIOUF. Il interpelait les députés en leur demandant de refuser de voter des lois uniquement pour plaire à Abdou Aziz NDAO, qui était alors Président de l’Assemblée Nationale. A travers le Gouvernement d’Abdou DIOUF, Mame Abdou (RTA) avait fondu dans la même imprécation l’Exécutif et le Législatif. Il avait alors administré un cours magistral de droit constitutionnel sur la séparation des pouvoirs qui continue, vingt (20) ans après, à retentir dans les villages les plus reculés du Sénégal, dans un langage qui repose sur l’affect et qui a su aller au-delà du cours de droit de l’Université.

 

Il invitait les députés à craindre Dieu devant le jugement de qui ils se présenteront un jour, et auront à rendre compte de leur comportement à l’Assemblée Nationale. Il les

 

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enjoignait d’agir en fonction des intérêts des populations qu’ils représentaient dans l’hémicycle.

 

Mame Abdou (RTA) dans ses imprécations avait déjà parlé à la 13ème législature qui ne doit pas voter des lois pour faire plaisir au Président Macky SALL ou insTaller un environnement qui rend impossible tout débat sérieux sur les questions multiples et complexes qui interpellent notre pays et pour lequel personne n’a le monopole des solutions.

 

La 13ème législature regorge de ressources humaines variées de qualités exceptionnelles ayant l’expérience de l’Etat, de l’Assemblée, du pays et des exigences du monde moderne, ayant servi dans plusieurs gouvernements. Cette législature dispose également d’hommes et de femmes venus des terroirs et qui font que cette Assemblée Nationale est vraiment Nationale dans un Sénégal riche de ses cultures, de son histoire plusieurs fois séculaires, de ses confessions, de ses ethnies, de ses régions, de leurs diversités géographiques, enrichies par des alluvions fécondes. Ce pays d’intégration parvient toujours à intégrer et à dépasser ses apports allogènes. Ce n’est qu’à travers un débat sérieux, profondément réfléchi et non dans les majorités mécaniques que la lumière jaillira. Aujourd’hui à l’assemblée, dans les commissions comme en plénière, toute sorte de subterfuges sont utilisés pour restreindre le débat avec une pesante condescendance de la majorité, et une violation flagrante du règlement intérieur.

 

  1. Et pourtant, ce Macky n’est pas le maître du jeu

 

Ce qui a frappé tout le monde, au soir du 30 Juillet 2017, Macky SALL, et c’est peu de le dire n’offrait pas du tout l’image d’un vainqueur. Et ses partisans ne pavoisaient pas. Ils savaient comment ils ont gagné. Ce que Macky SALL traine derrière lui, c’est la désillusion de ses alliés qui sont chacun pris individuellement dans une déliquescence totale. Contrairement à ce que ses médias de service veulent faire passer dans l’opinion, Macky SALL est politiquement le plus affaibli de tous les présidents depuis l’Indépendance. Il n’a ni l’expérience, ni la préparation de ses prédécesseurs, mais il est l’héritier du passif de Wade. Il est vrai qu’il a un puissant trésor de guerre, de quoi acheter le ciel et la terre. Il n’est fort que de la faiblesse de ses adversaires, avec une stratégie politique qui repose essentiellement sur la transhumance, des religieux et des politiques.

 

Pour 2019, son calendrier n’est pas bon. Pour avoir des chances de gagner la prochaine présidentielle, il faut être fort dans ses bases. Il faut être armé d’un bon bilan et enfin compter sur un soutien populaire sans faille.

 

Au contraire, les réseaux sociaux sont en ébullition. Les alliés de Bennoo Bokk Yaakaar en rébellion, aujourd’hui la LD debout, après le PS et l’AFP, l’APR en explosion. Le Directeur de soleil dans un surprenant cri de détresse parle d’esseulement du président et la démobilisation inquiétante de l’APR. Un PSE qui bat de l’aile, avec des conceptions fumigènes d’un premier ministre évanescent. De mémoire de sénégalais, jamais Président de la République n’a été, avec ses proches, autant chahutés, humiliés, malmenés, tournés en dérision. Ni Léopold Sédar SENGHOR, ni Abdou DIOUF, ni Abdoulaye WADE, ni Hosni MUBARAK, ni Yaya DIAME, ni Robert MUGABE n’ont connu un tel traitement.

 

Nous sommes en droit de nous de nous demander comment on en est arrivé là.

 

Le médiateur Alioune Badara CISSE, membre fondateur de l’APR, ancien Ministre des Affaires étrangères de Macky SALL, compagnon de route dénonce les mêmes turpitudes. Le Sénégal souffre tragiquement d’une absence de leadership. Il n’a ni cap ni capitaine. Les sénégalais sont déboussolés, découragés, déçus par deux Alternances non abouties. Ni le régime, ni la personnalité torve, autoritaire et éruptive de Macky SALL ne sont aimés. Macky suscite peu d’enthousiasme. Son désir obsessionnel d’avoir un deuxième mandat le pousse à tous les excès. Il est prêt à y sacrifier tout. La jeunesse lui tourne le dos. Cette jeunesse enthousiaste, frémissante de rêves, d’élan et d’allant, dont on sait comment elle est prête aux sacrifices et sensible aux menaces de l’avenir. La coagulation dangereuse du mécontentement et du désespoir, représentent la hantise de Macky SALL, depuis que le 23 Juin 2011, a montré qu’un gigantesque brasier pouvait surgir d’une étincelle (Touche pas à ma Constitution). Et on sait que le Sénégal, pays de contestation et de refus mais aussi de rêve (le pétrole et le gaz font rêver), est coutumier de ses embrasements qui ont consumé notre histoire commune, de la colonisation à nos jours.

 

Il ne faut pas en douter, le Sénégal va au-devant de gigantesques déconvenues.

 

Le Sénégal aujourd’hui est à ce point sinistré, malade de lui-même, et ravagé par un mal secret. La gouvernance du pays est caractérisée par une absence de vision et de leadership. C’est ce qui explique la cuisante désillusion de l’opinion.

 

Le peuple sénégalais est fervent dans l’admiration, ce qui explique la profondeur de leur foi à en El hadj Malick Sy et Serigne Touba. Mais une fois son espérance déçue il est impitoyable. Il devient amer, vindicatif. Avec ‘‘Sopi’’ il avait tout misé sur Abdoulaye WADE dont la magie du verbe enjôleur le fascinait et lui promettait une société heureuse et harmonieuse enfin purgée de ses venins et de ses turpitudes.Le peuple croyait avoir élu enfin un Président à la hauteur de la fonction. Brutal a été le réveil : Le Sénégal est tombé sur un Président élu par infraction, du fait de la bêtise de Bennoo Siggil Sénégal dont les leaders se sont faits hara-kiri et nous ont offert le spectacle attristant d’un suicide de baleines. Le nouveau président souffrant d’une sérieuse impréparation.

 

A l’heure du bilan, la société sénégalaise est menacée de déliquescence à un moment grave de son histoire. Allah dans sa sagesse infinie nous a dotés des moyens de notre développement avec le pétrole, le gaz et des ressources humaines de qualité. Mais le sénégalais est sceptique, déprimé en proie au fatalisme (à quoi bon ? ils sont tous pareils), désabusé et atteint dans les profondeurs de son âme. Ce qui est en cause, ce n’est pas l’intelligence du Président ou son désir de bien faire. C’est l’inadéquation de son comportement avec la fonction. L’Etat est aujourd’hui perverti par un homme qui a politisé à l’extrême l’administration sénégalaise. Il n’a ni mesuré, le sens de la fonction ni compris le champ de ses responsabilités. Il est agité, en revanche, par des démangeaisons présidentielles pour un second mandat et espère le soutien de la France pour compenser son impopularité. Mais le Président Emmanuel MACRON, pourra-t-il se permettre de soutenir un homme à qui le peuple a tourné le dos après avoir annoncé publiquement à OUAGADOU, à ACCRA, à ABIDJAN et à DAKAR la fin de la France-Afrique ? A cet égard la condamnation de Khalifa Sall serait l’erreur de trop qui ferait basculer définitivement la France. Les USA n’avaleront pas la pilule, surtout le congrès.

 

 

Ainsi le Sénégal va au-devant de gigantesques déconvenues. Le Président de la République devrait arrêter ces dérives et analyser froidement la situation. Il ne doit pas tomber dans le travers du déni ni suivre les voix des sirènes courtisanes qui l’enfument. Ils ne lui sont d’aucune utilité : ils le mènent droit dans le mur. Et ils lui trouvent des ennemis qui n’en sont pas et dont le seul crime est de refuser d’être associé aux bêlements laudatifs.

 

Dans notre système démocratique l’opinion publique nourrit un scepticisme prononcé

 

  • l’ endroit de nos hommes politiques. Les réseaux sociaux les enfoncent davantage tous les jours. La forme d’organisation autour de partis politiques héritée du 19e siècle est-elle la meilleure pour mener les luttes d’aujourd’hui et construire l’alternative que le peuple appelle de ses vœux ?

 

Le parti politique représentait le socle de croyance et de comportement qui scellaient un engagement commun. Mais dans un contexte de crise de l’institution partisane, la mobilisation directe des militants et des électeurs à travers l’internet rend moins utiles les partis traditionnels héritiers de l’âge parlementaire du décadent.

 

Il est donc impérieux de réinventer les formes de notre démocratie, avec les exigences de la révolution numérique en féminisant, rajeunissant et diversifiant les adhérents et les responsables à tous les niveaux des instances pour la conquête non seulement de la présidence mais également des collectivités locales en 2019.

 

 

Il faut s’atteler à organiser une alternative, la vraie cette fois-ci, avec un président aux compétences étatiques avérées constant dans ses positions apportant des solutions aux problèmes du pays .Il aura été choisi parce que réunissant notoriété, charisme et crédibilité. Ce sera un homme (ou une femme) équidistant de tous les lobbies qui gangrènent la vie politique de notre pays depuis toujours. Cette alternative offrira aux sénégalais un leadership qui donnera une autonomie de décision et la capacité

 

  • d’ordonner le réel » pour parler comme notre compatriote Felwine SARR. Pour nous y aider notre profond ancrage dans les valeurs qui structurent notre imaginaire collectif. Macron révèle : « j’ai passé beaucoup de temps à lire Kant, Aristote et

Descartes. Je découvrirai Hegel plus tard.» J’aurai aimé entendre Macky Sall dire la même chose pour EL Hadj Oumar Foutiyou TALL, El Hadj Malick SY, Serigne Touba, Thierno Souleymane BAAL, Baye NIASSE et Limamou LAYE, Cheikh Moussa KA, Serigne Hady TOURE et Cheikh GASSAMA. Yacine Boubou, Aline Sitoe Diatta.

 

C’est cette reconnaissance et l’appartenance à cette culture qui donnent au Sénégal son atout majeur : celui qui dit qui il est, d’où il vient et quelle valeur il défend.

 

L’opacité et l’absence de transparence des contrats qu’il signe notamment pour le pétrole et le gaz illustrent la fameuse phrase du Cardinal de Retz : « On ne sort de l’ambigüité qu’à son détriment ».

 

En effet, Macky Sall sait qu’il n’a pas intérêt à la transparence parce que c’est à son détriment. Donc il s’installe dans l’opacité, la marque de fabrique de tout ce qu’il fait. C’est cette ambiguïté que traduit l’épisode calamiteuse du « Wax Waxet » qui remet en cause ses promesses électorales. Il est incapable de constance, parce que emporté par ses reniements perpétuels dont les conclusions des assises nationales.

 

Bes Du Ñakk, vu l’état de déliquescence des forces de transformation sociale, offre des structures d’accueil pour ces sénégalais désorientés, désespérés et déçus ; mais convaincus de l’avènement de lendemains meilleurs et qui cherchent, avec

 

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optimisme, une issue à leur désarroi. Bes Du Ñakk redéfinit ce que doit être la culture commune de la Gauche à travers une offre politique nouvelle pour les sénégalais qui ne repose pas sur une communauté d’intérêts égoïstes mais sur une communauté de destin. Offrir un nouveau paradigme pour enfin être à la hauteur de la grande exigence de changement que nous vivons depuis l’époque du ‘‘Sopi’’.

 

Bes Du Ñakk entend contribuer en bonne place à cette alternative en construction, armé d’une éthique à l’image du grand théologien de Damas du 13ème siècle, Ibn Taymiyya, qui disait : « La valeur d’un pouvoir est déterminé par les qualités morales personnelles des hommes qui assument le pouvoir » et « Si le détenteur du pouvoir est sain alors les affaires des hommes le seront également, mais s’il est corrompu, alors les affaires des hommes le seront tout autant ».

 

Fait à Paris, 6 mars 2018

 

 

 

 

 

 

Serigne Mansour SY Djamil

 

Khalif de Serigne Moustapha Sy Djamil

 

Président de Bess Du Niak

 

Ancien Vice-Président de l’Assemblée Nationale, Député

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Contribution: A propos de Serigne Mbacké Ndiaye ou la manifestation de la décadence morale du pays de la Teranga

A propos de Serigne Mbacké Ndiaye ou la manifestation  de la décadence morale du pays de la Teranga.

 

Que faut – il penser d’un transhumant politique  comme monsieur Serigne Mbacké Ndiaye qui n’arrête pas de nous surprendre par la légèreté de ses réflexions ?  Oh, non  que dis-je de ses fadaises déconcertantes,  idiotes pour un politicien professionnel  qui est en train de jouir des délices de sa vie pitoyable de larbin que par la volonté d’un seul homme,  l’ancien président maître Abdoulaye Wade.

Les sorties intempestives de monsieur Serigne Mbacké Ndiaye sont  provocatrices et heurtent la conscience de beaucoup de citoyens sénégalais qui ressentent un immense malaise de voir un homme sorti de nulle part et qui se permet avec fierté de narguer tout un peuple en adoptant en fonction des enjeux de l’heure des postures que la morale abhorre.

Que doit -on faire  face un à un déferlement insoutenable d’ignominie : garder le silence des momies et laisser passer le vacarme de ses propos désinvoltes ou le dénoncer en vue de montrer à nos compatriotes que malgré la suffisance d’un homme qui croit avoir réussi sa vie en ayant occupé des postes de responsabilité au cœur de la République en reniant un à un  ses engagements et en trahissant sans le moindre scrupule tous les hommes qui ont participé d’une manière ou d’une autre à son épanouissement mondain, un tel comportement mesquin mérite le mépris ? Le choix est très vite fait pour chaque homme ou pour chaque une femme qui estime à juste titre qu’une vie même chancelante, mais fortement  enracinée dans les valeurs est plus préférable voire plus supportable qu’une certaine aisance matérielle obtenue à force de compromissions abjectes et de renoncement à une bonne vie.

Le transhumant politique professionnel Serigne Mbacké Ndiaye représente ce qu’il y a de plus détestable dans la condition humaine, une certaine laideur dont rien ne saurait justifier et qui disqualifie l’homme en le considérant comme une chose voire comme un moyen à utiliser afin de mieux l’asservir ou de lui faire porter des combats douteux et infâmes.

Le cas de monsieur Serigne Mbacké Ndiaye est d’autant plus interpellant parce qu’il nous renvoie à notre devoir de responsabilité et à notre liberté de choisir les représentants du peuple ou à tout le moins ceux ou celles d’entre nous qui acceptent de porter avec dévouement et abnégation la voix du peuple voire de défendre dignement nos valeurs dans un monde désenchanté qui ne cesse de valoriser la médiocrité, la cupidité, la mauvaise foi en vue de réussir sa vie.

C’est ce que sans aucun doute le transhumant politique Serigne Mbacké Ndiaye a réussi avec brio en ayant des entrées au palais de la République dans le seul dessein de servir le maître des lieux , même si au demeurant tout laisse penser que ce dernier  n’est pas à sa place et de surcroît nous prouve au quotidien qu’il n’est pas digne de remplir les fonctions de chef de l’Etat.

Mais, au fait qui est véritablement Serigne Mbacké Ndiaye et de quelles compétences peut-il faire prévaloir pour s’arroger le droit de nous indiquer la voie à suivre alors qu’il ne connaît même pas le chemin voire la valeur de la liberté humaine ? En vérité,  la liberté humaine n’est gratuite et ne donne pas de facto. Elle implique un engagement,  une volonté  à être libre et de se donner les moyens de le préserver nonobstant les pièges perfides de certaines de nos autorités à faire le lit de la corruption, la lâcheté à vouloir réussir le plus rapidement possible sans le moindre effort.

Le transhumant politique professionnel Serigne Mbacké Ndiaye ne connaît pas la valeur de la liberté et éprouve un dégoût terrifiant à son encontre puisqu’elle le renvoie incessamment sur le sens de sa vie, sur la normalité, sur ce qui fait que nous sommes humains et non des animaux de pâture.

Le comportement de notre transhumant politique national Serigne Mbacké Ndiaye relève immanquablement d’une pathologie voire d’une souffrance liée à son incapacité notoire de se définir comme un sujet libre qui s’implique avec responsabilité dans l’approfondissement de notre démocratie balbutiante et mesure à sa juste valeur son rôle moteur dans le développement socio-économique du pays.

Mais, à qui la faute si ce monsieur continue allègrement malgré notre condamnation sans équivoque de son jeu de chaise musicale à occuper l’espace public en vue de débiter des sornettes puériles ?  Sûrement, à une certaine presse à la recherche de scoop ou de sensationnel afin de mieux abrutir la population.  Pourquoi tendre le micro à ce sinistre transhumant politique qui ne pense qu’à vivre sur le dos du contribuable sénégalais et pour toujours toute honte bue ?

Nous sommes tous responsables du délitement continu de vos valeurs en laissant des énergumènes de la dimension d’un Serigne Mbacké Ndiaye la possibilité de « briller » ou de se donner une certaine finesse intellectuelle là où il n’y a que tout comme fait que du vide  voire de la malhonnêteté.

Au plus, comment cet éternel transhumant politique peut encore se regarder et être fier de son parcours de larbin ? Parbleu ! En baissant seulement les yeux et en se disant simplement que beaucoup de nos compatriotes lui envient sa situation de parvenu afin de se donner une bonne conscience.

Nous avons eu tort de penser que le transhumant politique professionnel Serigne Mbacké Ndiaye allait faire une amende honorable en demandant pardon à son ancien bienfaiteur, maître Abdoulaye Wade à qui il a porté le coup de Jarnac voire cesser d’importuner les citoyens sénégalais. Malgré notre désapprobation à son encontre,  il revient toujours avec son disque enrayé sur la nécessité pour le PDS de soutenir une dernière fois notre président par défaut, monsieur Macky Sall dans l’espoir que monsieur Karim Meissa Wade devienne président de la République en 2024.

Qu’est ce que maître Abdoulaye Wade va penser de Serigne Mbacké Ndiaye,  un homme qui cultive à souhait l’indignité devant cette énième trahison au soir de sa vie ? Pourtant,  il y a quelque chose qui nous échappe.  Comment un tel politicien professionnel sans foi ni loi  empêtré dans les combines dignes d’un courtisan a pu porter pendant des années la voix de son mentor ? Beaucoup de nos compatriotes diront que cette situation incongrue n’est possible que par la générosité légendaire de maître Abdoulaye Wade.

Cependant, c’est cette générosité injustifiée même au cœur de nos institutions républicaines qui pose problème. Un Chef de l’Etat ne peut pas tout se permettre au point de nommer des énergumènes  voire des incapables à  des postes de responsabilité au détriment de beaucoup de nos compatriotes à la fois plus compétents, honnêtes, mais laissés en rade parce que simplement ils ne sont pas partisans.

C’est une peine perdue, monsieur Serigne Mbacké Ndiaye.  Les sénégalais  ont fini de vous démasquer.  Ils savent pertinemment que vous êtes à la recherche de commissions en vue de continuer votre vie de quémandeur sur le dos du peuple. Au fait, que savez vous faire à part courtiser de manière ignoble et déloyale les autorités de la République pour bénéficier de leurs largesses comme une dame de compagnie.

Dites nous, monsieur Serigne Mbacké Ndiaye qu’est ce qui vous empêche de rester digne et d’honorer votre famille ? Oh !  l’argent, toujours les billets de banque pour avoir droit à une reconnaissance, même dans le déshonneur.

Comment pouvez vous une seule fois penser que les responsables du PDS vont vous suivre dans cette folie en vue d’accompagner le président de la République, monsieur Macky Sall leur tortionnaire qui ne s’est nullement empêché voire gêné d’utiliser les moyens de la puissance publique par lâcheté voire par une méchanceté inqualifiable pour un homme qui doit tout à maître Abdoulaye Wade  pour vous humilier et vous contraindre au silence sous la pression ou la menace de la prison de Reubess ?

Honte à vous Serigne Mbacké Ndiaye ! Seuls les quelques rares écervelées de votre acabit peuvent soutenir une telle idiotie afin de soutirer quelques pièces sonnantes et trébuchantes  à notre président par défaut, monsieur Macky Sall , qui fera tout son possible pour sauver sa peau et celle de son clan, même en foulant au pied la morale et les principes de la République en raison de sa gestion scabreuse de nos ressources et potentialités économiques.

Vous ne perdez rien d’attendre monsieur Serigne Mbacké Ndiaye . Le peuple sénégalais sait pertinemment que  vos propos insultants et révoltants doivent être enfouis sous un tas d’immondices où les hommes de notre dimension retrouvent leur lieu nature de survie en raison d’une certaine laideur morale.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

 

Non-Lieu Pour Aïda Ndiongue: Vive la Révision des Comptes !!!

YERIMPOST.COM Si l’information selon laquelle Madame Aida Ndiongue a obtenu un non-lieu de la CREI est avérée, si l’on revisite la répartition des 200 milliards faite par Madame Aminata Touré le jeudi 21 décembre 2017, à travers laquelle il était apparu que 47 milliards étaient recouvrés dans l’affaire Aida Ndiongue, il serait donc logique, logique pour logique, que l’Etat doive aujourd’hui à Aida Ndiongue 47 milliards. Voilà comment le régime de Macky Sall est passé du démagogue et populiste concept de Reddition des Comptes à l’aveu terriblement honteux de Révision des Comptes.

Mais, pour bien mesurer l’ampleur de le surprise qui est la nôtre d’apprendre ce non-lieu total, qui signifie en clair « t’as rien fait », il convient de se souvenir de la fureur avec laquelle Aïda Ndiongue avait été traquée, et avec quels moyens à la limite de la légalité elle avait été jetée en pâture à la vindicte des Sénégalais, avides à ce moment du discours fondateur du « Mackysme » relatif à la reddition des comptes, accompagné du fameux « gokhi », terme imagé qui consistait à faire vomir leur butin aux présumés et très sélectionnés voleurs de la République.

La déontologie bancaire avait été abîmée par des policiers venus comme des cow-boys ouvrir les coffres d’Aida Ndiongue à la CBAO, ce qui n’a pas eu l’heur de rassurer leurs clients, et avait mis le DG de l’époque en situation éjectable. On avait évoqué des kilos d’or, et des dizaines de milliards en liquide, ce qui semblait incongru, sachant que la plupart des détenteurs de telles sommes seraient déjà propriétaires d’une île privée dans les Bahamas et d’un Jet du même ordre pour les y déposer.

Ce magot est-il le sien ? N’était-elle pas receleuse de tous les détourneurs de deniers publics tapis dans les arcanes des pouvoirs successifs et actuels ? Ce probable non-lieu mérite des éclaircissements et, à tout le moins, des explications de la justice qui ne peut pas avoir découvert un butin d’une telle ampleur pour ensuite dire qu’il ne s’est rien passé. Quant à Aïda Ndiongue, pourquoi ne pas la faire inviter par « Face2Face » ? J’imagine déjà le teasing de l’émission d’Aissatou Diop Fall, nous alléchant avec ces extraits: « A qui j’ai rendu son argent… », « Voilà ce qu’il me reste… », « Macky m’a dit : tu veux sortir ? Alors… »… Ne rêvons pas.

Jean Pierre Corréa

Farba Ngom s’en prend à ABC et réclame son limogeage

YERIMPOST.COM Alioune Badara Cissé n’a plus sa place en tant que Médiateur de la République et il doit être démis de ses fonctions. C’est l’avis de Farba Ngom qui, dans une interview au le quotidien l’AS, demande au chef de l’Etat de limoger son ancien ministre des Affaires étrangères. Dans une récente sortie, le Médiateur a ouvertement critiqué l’organisation des dernières élections législatives. Une déclaration qui, selon le maire de Agnam, est un scandale politique qui peut avoir des répercussions graves et dont il serait l’unique responsable. « C’est cette attitude qui explique son départ du gouvernement en tant que ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. C’est quelqu’un qui n’a pas les qualités d’un homme d’État. Cette déclaration maladroite donne raison au président Macky Sall et renseigne à suffisance sur le vrai visage d’Alioune Badara Cissé », a ajouté le griot du président…

Colloque International pour la Paix organisé au King Fahd palace le samedi 3 mars 2018… (Le mot de Karim Wade)

YERIMPOST.COM Votre blog publie ci-dessous la déclaration de Karim Wade

 

Vous, membres de cette auguste assemblée, à travers votre président et votre coordonnateur général, recevez mes remerciements et mes salutations les plus distinguées. En effet, les différents thèmes que vous comptez aborder avec un panel aussi riche, parce qu’étant composé d’hommes de valeur dont la plupart sont issus de nos différentes familles religieuses héritières de nos illustres ancêtres qui ont marqué de leur empreinte indélébile, le cours de notre histoire.

La pertinence de ces thèmes est aussi justifiée par le contexte international marqué par la barbarie et la violence enfantées par l’intolérance, l’incompréhension et le fanatisme aveugle ; que par l’exception sénégalaise caractérisée par l’entente, la cordialité et la cohabitation pacifique entre toutes les races, toutes les confessions, toutes les ethnies. Cette pluralité, loin de nous diviser, demeure une richesse inépuisable pour notre cher pays.

Mes chers frères et sœurs, soyez rassurés que, comme vous, mon seul repère, ma seule boussole qui guide mes actions, s’inspirent de la philosophie de paix , de tolérance et de concorde nationale que mon guide spirituel Cheikh Ahmadou Bamba n’a cessé, durant toute sa vie, d’utiliser comme fondement de la communauté qu’il a bâtie.

L’Islam, après avoir pénétré cette partie de l’Afrique, a été adopté par de grands hommes soufis qui ont su éclairer notre peuple, à travers de grandes confréries : la Khadria, le Tijanisme et enfin le Mouridisme dont le fondateur Cheikh Ahmadou Bamba, qui a incarné la synthèse de toutes ces grandes écoles de soufisme.

Quand j’observe ce monde actuel marqué par une série de violences aveugles interconfessionnelles, je m’étonne et deviens meurtri par cette trajectoire de non-sens que notre monde contemporain est en train de suivre. Pour étayer ce point d’interrogation face à cette bizarrerie irrationnelle, je ne fais que convoquer cette époque des premières heures de l’Islam : lorsque les premiers disciples du prophète Mohamed (psl) étaient persécutés à la Mecque, doit-on oublier qu’il avait conseillé à certains de ses compagnons, d’aller demander asile et refuge auprès de la communauté chrétienne d’Ethiopie, pays se situant en Afrique noire.




Cette séquence de l’histoire de l’Islam engendre deux enseignements majeurs : d’abord la religion dont Mohamed (psl) est le dépositaire ne tenait compte ni de la race encore moins de la croyance confessionnelle pour cohabiter dans la concorde, la cordialité, la solidarité et la paix. Chers frères et sœurs, auguste assemblée, pour illustrer davantage la marque particulière de notre société, je vous invite à convoquer le rapport de M. ANTOINE DE LASSELVES, administrateur du Cercle de Diourbel de 1913 à 1915. (Source archive nationale).

Ce dernier qui fut à ses débuts très arrogant envers le Cheikh, finit par consigner dans un de ses rapports au gouverneur de Saint-Louis, ce qui suit : ‘’ce cheikh Bamba détient certes une puissance innée dont la raison ne parvient pas à saisir la source et expliquer la capacité de forcer la sympathie. La soumission des hommes envers lui, est extraordinaire, et leur amour pour lui, les rend inconditionnels. Il semble qu’il détienne une lumière prophétique et un secret divin semblable à ce que nous lisons dans l’histoire des prophètes et de leurs peuples.

Celui-là se distingue toutefois par une pureté de cœur, par une bonté, une grandeur d’âme et un amour du bien aussi bien pour l’ami que pour l’ennemi ; qualités pour lesquelles ses prédécesseurs l’auraient enviées quelque grand que fussent leurs vertus, leur piété, leur prestige. Les plus injustes des hommes et les plus ignorants des réalités humaines sont ceux qui avaient porté contre lui de fausses accusations, consistant à lui prêter l’ambition du pouvoir temporel. Je sais que les prophètes et les saints qui ont mené une guerre sainte, l’ont fait sans disposer de la moitié de la force dont dispose ce cheikh.’’

Fin de citation. Chers frères et sœurs, auguste assemblée, ce témoignage historique sur l’une de nos personnalités de notre société, n’est-il pas suffisant pour nous faire comprendre que, non seulement nous devons préserver les fondements de notre propre histoire, mais que même notre sacerdoce doit être de vulgariser à travers le monde, cette lumière, ce flambeau de paix et de concorde entre les peuples. La dynamique de l’évolution de l’histoire humaine est fragmentée parfois, par certains accidents douloureux qui conduisent à des drames amers.

Convoquons l’histoire du Pape Nicolas V de l’église portugaise qui, au 15e siècle, parraina l’esclavage. Cette grande folie qui a théorisé la supériorité de certaines races sur d’autres, ce qui a conduit à des massacres de millions de noirs asservis, exploités à outrance, constitue l’une des pages les plus noires de l’histoire humaine.

Malgré cette séquence douloureuse de l’histoire de l’Eglise, a t-on le droit de stigmatiser toute la philosophie chrétienne à travers les âges ? Bien sûr que non ! Chers frères et sœurs, dignes fils de nos guides et de nos familles religieuses, cette assemblée me réconforte d’autant plus que lorsque j’ai traversé la lourde épreuve de plus de trois ans de privation de liberté injustement, chacune de vos familles respectives, (Touba, Tivaouane, Ndiassane, Niassène, Thienaba, descendants du vénéré Omar Foutiyou Tall, Medina Gounass, le cardinal de l’Eglise, jusqu’aux fins fonds du Boundou, pour ne citer que celles-là), toutes ces grandes figures m’ont témoigné de leurs prières, leur affection, leur solidarité et leur marque de sympathie.




C’est cela qui a amoindri la douleur de cette épreuve et même a inspiré le fondement du programme que je vais proposer au peuple sénégalais, aux prochaines échéances électorales de 2019. C’est avec vous et l’ensemble de tous les segments de notre société, que je veux bâtir un Sénégal de prospérité, de paix, et de concorde nationale.

Chers frères et sœurs, auguste assemblée, tenons fermement ce flambeau que nos ancêtres nous ont légué, pour faire comprendre à la race humaine que cette petite boule bleue, qu’est la terre, perdue dans l’immensité des galaxies, ne doit sa survie que par la tolérance, la compréhension mutuelle, l’entente, la Paix, la cordialité entre les peuples, qui doivent être le socle sur lequel elle repose.

Chers frères et sœurs tout en priant pour plein succès à vos travaux, je vous exprime toute ma gratitude.

Karim Meissa Wade

Candidat du Peuple aux Elections Présidentielles de 2019.

DOHA LE 28 FEVRIER 2018. 



La fin de l’indépendance, c’est pour quand ?

YERIMPOST.COM Des vieux nostalgiques de l’époque coloniale, face aux manquements de nos propres et nouveaux responsables politiques, avaient tendance à se plaindre et à se prendre la tête entre les mains en soupirant: «Mais indépendance-là, ça finit quand ?». Face à nos drames et en totale irresponsabilité, nous avons courageusement tendance à toujours et encore incriminer les esclavagistes qui nous ont tués et déportés, les colons qui nous ont exploités, et les néo-colonialistes qui ont maintenu ce système prédateur de nos économies exsangues. C’est véritablement facile et cela commence à suffire. Les responsables sont les nôtres, qui bradent et méprisent nos compétences locales, notamment en matière énergétique et solaire, et qui ont le mérite d’exister. Ou alors pourquoi a-t-on créé l’ASER ? Pour faire juste sonore ?

50.000 lampadaires seront livrés au Sénégal à hauteur d’1 million 141 mille 365 francs CFA par pièce ! C’est aussi la France qui gagne le marché d’installation de ces lampadaires à travers l’entreprise Eiffage. Pourquoi se gêner ? C’est le plus gros marché d’éclairage public solaire dans le monde. Non seulement l’énormité vertigineuse du prix injecté pour une seule pièce relève de la stupidité, mais également les intérêts à rembourser sont astronomiques.

Macky Sall a toutefois encore choisi d’enrichir la France, après lui avoir offert 568 milliards de francs CFA pour 57 km de train TER, pour sauver l’usine française d’Alsthom qui était en voie de fermeture. Macky Sall, c’est le meilleur VRP de la France, lui qui vient sauver une entreprise du Lot et Garonne en lui offrant un marché de 57 milliards alors que la SENELEC est à la recherche de 30 milliards sur les marchés financiers.

La SENELEC qui est en train de réaliser des performances énormes ne devait-elle pas être renforcée et accompagnée en l’aidant à se diversifier et à tendre vers l’énergie solaire ? Un gouvernement patriote n’aurait-il pas préféré donner ce marché à la Senelec et l’aider à acquérir la technologie du solaire pour le futur ?

L’aide française serait-elle conditionnée par ce chantage qui ne dit pas son nom et qui nous obligerait à la reverser à des entreprises ou groupes français ? Vous avez dit « Bizarre » ? Comme c’est bizarre…

On ne pourra pas faire croire à la future génération que nos renoncements à être plus performants et créatifs sont dus à des affreux esclavagistes et à des colons blancs et veules. Ils auront été le fait de légers responsables qui pourront en échange continuer à faire ripaille dans les allées du pouvoir et à se prémunir, qui sait, de toute curiosité judiciaire des autorités françaises quant aux magots qu’ils auront pu planquer sous les ors feutrés des banques occidentales.

Mais il est plus glorieux d’abattre la statue de Faidherbe… ça ne mange pas de pain au mil…

Jean Pierre Corréa

 

Saint Louis: la mer fait encore des dégâts

YERIMPOST.COM Les villages de Pilote Bar, Mourir et d’autres localités dans le Gandiole situées sur le littoral ont été envahis par ces vagues déferlantes qui ont atteint une hauteur de 3 à 4 mètres. Le danger a atteint son paroxysme dans cette partie du département de Saint Louis, nous informe L’As. « Notre situation est plus dangereuse que celle qui sévit sur la langue de Barbarie. Une vingtaine de maisons ont été endommagées », a expliqué Abdoulaye Diop, un habitant de Gandiole.

Contribution: Le président et la règle des ponctuations

Ainsi  donc ,le Sénégal occupe la soixante  sixième  place  sur l’ indice de perception de la corruption selon transparencsy international . Malgré les mécanismes censés   lutter contre le fléau ,( CREI  OFNAC ..) notre pays reste englué , embourbé , empêtre   dans le bourbier fangeux et putride de la corruption , tel un oiseau marin surpris par le mazout d’ un pétrolier naufragé  . La corruption  a fini par gangrener toutes  les strates de la société et ses effets corrosifs sont en train d ‘ébranler les fondements de notre pays . En effet , du fait de sa généralisation , le Sénégal ressemble à un seau percé  avec d ‘ innombrables petits  trous , que des hommes , des femmes et des enfants mourant de soif s ‘ évertuent  vainement à plonger dans un puits pour puiser de l ‘ eau , car à chaque tentative ,l’ eau se déverse avant d ‘ être tirée .Aussi demeurent ils plus assoiffés que jamais alors que l ‘ eau est à leur portée . Prenez  n ‘importe  quel Sénégalais  , mettez le  dans la meilleure  des écoles , envoyez le  dans la plus  prestigieuse  des  universités , offrez lui la meilleure  des  formations , confiez  lui enfin n importe quel  poste  de  responsabilité , ministère , société ,  agence . Son seul et unique souci  sera de se remplir les poches . Son seul  et unique  objectif  sera de vider  les caisses . Qu ‘ est ce qui se  passe ?  Pourquoi  les  Sénégalais ont ce réflexe  de prédation , de rapacité et de prévarication ? Certains d ‘ en appeler  vainement à un nouveau type de Sénégalais en oubliant que le troupeau ne fait que suivre le mâle dominant : Si celui – ci prend une bonne direction , ils feront de même .Idem s’ il emprunte un mauvais chemin . Le  seul moyen d’ avoir un nouveau type de  Sénégalais c ‘ est donc d ‘avoir un nouveau type de président car, et tous les pêcheurs de Yoff , de Guet  Ndar  et de Diokoul Mbergane le confirmeront : Le poisson pourrit en commençant  par la tête . Ce qui est valable pour le Sénégal , est valable pour la France , les usa ou l ‘ Allemagne  : C ‘ est un président honnête  qui peut  façonner un peuple honnête . C ‘ est un président intègre  qui  peut forger  un peuple intègre  . On ne  peut pas être un président  aussi  tordu qu ‘ un point d ‘ interrogation et diriger un peuple aussi droit qu ‘ un point  d ‘ exclamation ….trois points  de suspension .
SERIGNE  MBACKE NDIAYE

Vidéo: La reconversion surprenante de Ferdinand Coly

Contribution: Les Sénégalais et la tentation de Sisyphe

Sisyphe , pour avoir offensé les Dieux fut condamné par Zeus  à monter un énorme rocher au sommet d’ une montagne .Seulement , chaque fois qu’ il réussit après d’ énormes peines à hisser la pierre  au sommet  et qu ‘il pense qu ‘ il va enfin pouvoir se reposer , le rocher retombe et il doit recommencer le travail : ad vitam eaternam
Chaque fois que les Sénégalais  parviennent après  d’ aussi énormes sacrifices et de souffrances à chasser un politicien pour en élire un autre en espérant que cette fois- ci  ce sera la bonne et qu’ ils vont enfin  pouvoir jouir des dividendes  de la démocratie et de  la bonne gouvernance , ils découvrent ahuris , stupéfaits , abasourdis et surtout déçus  que ce dernier est encore pire que le précédent et que le travail est aussi à recommencer .
 Seulement et contrairement à Sisyphe , les Sénégalais sont maîtres de leur destin. En 2019 , ils ne sont pas condamnés à hisser de nouveau leur rocher ( Macky Sall , Idrissa Seck … )  jusqu ‘ au sommet de 2024 . D ‘ autres possibilités s ‘ offrent à eux et ont pour nom les indépendants , qu’ ils s ‘ appellent Sonko ou  autres .Il s ‘ agit juste , au moment de commettre le geste fatal en glissant le bulletin dans l ‘ urne ,de se donner quelques secondes de réflexion pour  méditer sur une vérité  toute  simple , un truisme , une litote , que dis-je ? une lapalissade :
Quand on a  l ‘ embarras du choix, il faut éviter de faire le choix de l ‘ embarras .

Ce que la diva à la voix d’or va faire pour les femmes sénégalaises

YERIMPOST.COM Ci-dessous le communiqué qui en fait état…

 

Dans le cadre de son programme annuel, Go Media et le label Sabar en partenariat avec l’association humanitaire LPE (Lumière pour l’Enfance-Coumba Gawlo) organisent la première édition du festival destiné aux femmes  intitulé « Chant des Linguère ».  Prévu les 6,7, et 8 Mars 2018  à Dakar, le programme  du festival, initié par l’artiste Coumba Gawlo, sera articulé autour de débats et forums, concert, pour sensibiliser sur les défis qui interpellent les femmes. La thématique  coïncidant avec la journée internationale dédiée aux femmes, sera axée sur la défense des droits des femmes, l’autonomisation, l’entreprenariat et le leadership féminin, la promotion du dividende démographique au Sahel, la scolarisation des filles, les mariages précoces, l’espacement des naissances, la santé maternelle et infantile, la lutte contre les violences basées sur le genre.

Toute la presse nationale et internationale est conviée aux différentes activités pour une couverture médiatique sans précédent de cet événement phare  fait par des femmes pour des femmes.

Bureau de presse Gomedia

Le Pds exige la démission d’Aly Ngouille Ndiaye. La raison ?

M. Alioune Ngouye Ndiaye, Ministre de l’Intérieur, chargé des élections, a fait devant la télévision la déclaration scandaleuse que voici :

 “J’ai la ferme intention de travailler pour que le Président Macky Sall gagne au 1er tour l’élection présidentielle du 24 février 2019. Pour cela, d’abord, je ferai inscrire tous ceux qui veulent voter pour Macky Sall. Je m’emploierai pour qu’ils récupèrent leur carte d’électeur et je les aiderai à aller voter pour Macky Sall. Et quand je le dis, vous pouvez me croire. Car même si je n’ai pas duré dans le champ politique, je ne m’engage jamais dans le vide. “

 

Il a déclaré que son problème n’est pas de  faire en sorte que tous les Sénégalais puissent disposer de leurs cartes d’électeurs mais qu’il s’occupe exclusivement des électeurs de l’APR qui doivent faire réélire son candidat, Macky SALL.

Déjà empêtré dans le scandale d’Arcelor/Mittal où, en complicité avec Macky SALL, il a fait perdre des milliers de milliards CFA à notre pays et ne doit son impunité que du fait de l’existence du régime corrompu de Macky SALL, il vient de démontrer aux yeux de tous qu’il ne peut organiser des élections sincères et démocratique, vu son aveu de travailler pour le candidat Macky SALL.

Le PDS demande la démission immédiate et sans condition de Aly Ngouye Ndiaye et sa radiation de la fonction publique pour forfaiture. Nous ne saurions accepter que ce partisan déclaré d’un candidat organise des élections dans notre pays.

 

Plus que jamais, le PDS, avec l’opposition, récuse Aly Ngouye Ndiaye et exige, la mise en place d’unecommission nationale de quatre membres présidée par une personnalité neutre choisie par consensus pouvoir-opposition, avec la mission suivante : 

o   Assurer le rôle de régulateur de la démocratie

o   organiser les élections 

o   assurer le contrôle démocratique du scrutin, devant la faillite définitive de l’actuelle CENA qui a permis la modification de la loi électorale pendant le scrutin, en violation des dispositions de la CEDEAO interdisant toute modification du Code électoral dans les 6 mois du scrutin.

 

Le PDS appelle toutes ses structures, ses militants et ses sympathisants à se mobiliser, comme un seul homme, pour réclamer le départ de Aly Ngouye Ndiaye, condition sine qua non d’élections démocratiques, libres et transparentes dans notre pays.

Le PDS appelle toute l’opposition à faire bloc autour cet objectif national.

 

Fait à Dakar, le 26 Février 2018

 

Pour le Comité Directeur

Oumar SARR

Secrétaire Général Adjoint/Coordonnateur Général

L’argent de la Ville de Dakar a servi à… la Gambie

YERIMPOST.COM Les fonds politiques de la Ville de Dakar n’ont pas servi uniquement aux populations de Dakar. L’argent est allé même hors de nos bornes. Selon Me Siré Clédor Ly, qui était à la barre du tribunal correctionnel de la Dakar pour la défense de Khalifa Ababacar Sall dans le procès de la Caisse d’avance, les fonds politiques de la ville de Dakar ont toujours été utilisés sans pièces justificatives. Cela, du fait du caractère discret de certaines opérations effectuées avec l’aide de ces fonds. C’est le cas, en 1981, où ces fonds ont été utilisés pour restaurer le pouvoir en Gambie lorsque Kukoï Samba Sagna avait voulu faire un coup d’Etat contre Daouda Diawara. Selon Me Ly, l’opération militaire effectuée par l’armée sénégalaise en Gambie avait été possible grâce au concours de la mairie de Dakar avec ces fonds politiques. Un rappel de l’avocat pour disculper son client du délit de «faux».




Trahison de Bamba Fall: la réaction de Khalifa Sall

YERIMPOST.COM A l’intention de l’un de ses proches, qui s’offusquait de l’annonce de la transhumance de Bamba Fall, le plus célèbre pensionnaire de la prison de Rebeuss a fait un commentaire à tout le moins surprenant. Totalement blasé, sans doute aguerri par les nombreux coups et trahisons qu’il a subis au cours de ces derniers mois, Khalifa Sall a lâché, résigné: « Dans cette vie, la meilleure manière de se protéger c’est de s’attendre à tout de la part de tout le monde. Cela évite de subir des chocs causés par de mauvaises surprises. » En dépit de l’insistance de son interlocuteur, a appris Yerimpost, le maire de Dakar a refusé d’entrer dans le détail des faits et de citer le nom de Bamba Fall. Et a poursuivi, philosophe: « Les êtres humains sont ce qu’ils sont. Il vaut mieux chercher à les comprendre plutôt qu’à les blâmer. Il ne sert à rien de s’indigner. Cela ne change rien à la nature humaine. Jamais on n’arrive à cerner un être humain. Il est opaque. » Tout est dit sans être dit dans ces commentaires…



Accord signé avec la Mauritanie: Macky Sall répond sèchement à Idrissa Seck

YERIMPOST.COM Penser qu’il y a un secret dans les accords signés comme celui avec la Mauritanie sur le gaz, c’est méconnaître le mécanisme d’organisation de l’Etat. Telle est la réponse du chef de l’Etat qui a été interpellé sur le sujet notamment par Idrissa Seck. « Quand on parle de la ratification, on retourne le pouvoir aux représentations du peuple. Donc, cet accord va être présenté au Conseil des ministres, il va l’adopter et le président va l’envoyer au parlement qui va en discuter en public. Le ministre des Affaires étrangères sera là pour répondre aux questions des députés et expliquer dans le fond les tenants et les aboutissants de cet accord», a déclaré le président Macky Sall pour ainsi clore le débat.

À quand la radiothérapie ?

YERIMPOST.COM Une opération de com au grand dam des malades du cancer ! C’est en ces termes que l’on peut qualifier la déclaration du ministre de la Santé sur la radiothérapie. Mi-janvier 2018, Abdoulaye Diouf Sarr disait: « En fin janvier, nous allons avoir le premier patient du cancer à l’hôpital Aristide Le Dantec ». L’espoir était permis chez les malades du cancer. Hélas ! Le mois de janvier est dernière nous. Février déroule son petit bonhomme de chemin, et toujours pas de radiothérapie. À ce rythme où vont les choses, les patients risquent de trépasser. La radiothérapie, si réellement elle existe, doit être installée sans délai.




Personne n’ose croire que la déclaration du ministre était du toc ! Seulement, dans des moments de désarroi, comme c’est le cas chez les cancéreux, les promesses de l’autorité peuvent servir de pansement. Si elles ne sont pas tenues, elles peuvent aggraver le mal.

Un proverbe wolof dit : « L’on ne doit jamais sous-estimer la maladie d’autrui ». Ces patients du cancer, fussent-ils des opposants, doivent bénéficier d’une attention particulière de l’Etat qui doit mettre à leur disposition de vraies infrastructures sanitaires. À défaut, il doit prendre totalement en charge leur évacuations sous des cieux plus cléments.

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