Blog de Cheikh Yerim Seck

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Le Sénégal

Fiba-Afrique: la Côte d’Ivoire remplace le Sénégal pour abriter les éliminatoires

La Côte d’Ivoire va abriter la sixième et dernière fenêtre du tournoi de basket-ball qualificatif au Mondial en Chine. Désigné en premier, le Sénégal, via la Fédération sénégalaise de basket-ball (FSBB), s’était désisté en raison de la tenue de la présidentielle du 24 février 2019. Ces éliminatoires zone Afrique de l’édition 2019 de la Coupe du monde chez les hommes se joueront, finalement, du 22 au 24 février 2019 dans la capitale ivoirienne.
Rappelons que le Sénégal a besoin d’une seule victoire pour se qualifier au Mondial qui aura lieu du 31 août au 15 septembre 2019.







Le Sénégal bascule dans l’anarchie judiciaire

Il ne faut point s’y tromper : le Sénégal a basculé dans l’anarchie judiciaire depuis le lundi 14 janvier 2019, date à laquelle le Conseil Constitutionnel a arrêté la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Le principe de sécurité juridique qui constitue un des fondements de l’Etat de Droit, et qui repose sur « l’existence de normes claires et intelligibles, sur la protection des droits acquis et des délais de recours, sur le principe de la confiance légitime, la stabilité et la prévisibilité des situations juridiques » n’existe plus au Sénégal. Le Considérant N°66 de la décision N°2/E/2019 a fini de jeter l’opprobre et le discrédit sur le Conseil Constitutionnel, et la justice, créant un chaos judiciaire sans précédent. En effet, la lecture du Considérant N°66 suscite l’effroi : « Considérant que Khalifa Ababacar SALL ne peut plus se prévaloir de la qualité d’électeur au sens des articles L.27 et L.31 du code électoral ; que par suite ne remplissant pas la condition prévue par l’alinéa 1er de l’article L.57 du Code électoral, il ne peut faire acte de candidature à l’élection présidentielle ». Analysons maintenant la portée juridique des articles du code électoral (L.27, L.31 et L.57, alinéa 1) visés par le Considérant N°66 de la décision N°2/E/2019 du Conseil Constitutionnel :

 

Article L.27 « Sont électeurs, les sénégalais des deux sexes, âgés de dix-huit ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, et n’étant dans aucun cas d’incapacité prévu par la loi ».

 

Observations N°1 : A ce jour, Khalifa SALL jouit de tous ses droits civils et politiques. Ni le jugement du Tribunal de Grande Instance de Dakar du 30 mars 2018, ni l’arrêt N°454 de la Cour d’appel de Dakar du 30 aout 2018, ni l’arrêt N°001 de la Cour suprême du 03 janvier 2019 n’ont prononcé une privation des droits civils et politiques à l’encontre de Khalifa SALL. Le terme « prononcé » a une signification juridique précise. Il signifie que la Justice doit prononcer la privation des droits civils et politiques formellement (le prononcé doit figurer dans le jugement ou l’arrêt). A ce jour, le Conseil Constitutionnel ne peut fournir aucune décision de justice dans laquelle figure la privation des droits civils et politiques de Khalifa SALL. Par conséquent, le fait de viser l’article L.27 du code électoral relève d’une farce grotesque, de la part des 7 « Sages ».

Article L.31 « Ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale : 2) les individus condamnés à une peine d’emprisonnement pour l’un des délits suivants : vol, escroquerie, abus de confiance, et en général pour l’un des délits passibles d’une peine supérieure à cinq (05) ans d’emprisonnement…».








Observations N°2 : Il convient de porter une attention particulière à l’article L.31. Khalifa SALL est régulièrement inscrit sur les listes électorales. Sa qualité d’électeur est définitivement acquise le 17 juillet 2018, après la clôture de la révision exceptionnelle des listes électorales, conformément au décret n°2018-476 du 20 février 2018. Khalifa SALL figure sur la liste électorale issue de cette révision établie de manière définitive par les services du Ministère de l’Intérieur, le 17 juillet 2018. Depuis cette date, Khalifa SALL ne relève plus de l’article L.31, puisqu’il est définitivement inscrit sur les listes électorales. L’article L.31 est extrêmement clair, puisqu’il dispose « Ne doivent pas être inscrits sur les listes électorales… ». Or, Khalifa SALL étant déjà inscrit sur les listes électorales, l’article L.31 du code électoral ne lui est nullement applicable. Pour une raison simple : toutes les dispositions de l’article L.31 concernent les condamnés qui ne sont pas encore inscrits sur les listes électorales.  Ce qui n’est pas le cas de Khalifa SALL, dont l’inscription est définitive depuis le 17 juillet 2017. La qualité d’électeur de Khalifa SALL est incontestable dans la mesure où il a été élu Député à l’issue du scrutin du 30 juillet 2017.

Pour priver Khalifa SALL, de la qualité d’électeur, la seule voie juridique possible est la radiation sur les listes électorales. Or, les 7 « Sages » savent parfaitement qu’une radiation des listes électorales obéit à un formalisme strict, et induit le respect de délais, ce qui aboutit inéluctablement à la recevabilité de la candidature de Khalifa SALL pour l’élection présidentielle du 24 février 2019.

  • Le formalisme exigé par la loi pour la radiation d’un électeur sur les listes électorales

L’article L.42 du code électoral dispose « qu’un électeur inscrit sur la liste électorale ne peut être radié sans une décision motivée et dûment notifiée ». C’est clair, net et précis. Pour radier Khalifa SALL des listes électorales, il faut obligatoirement lui notifier la décision. Cette notification est une formalité substantielle, sans laquelle sa radiation des listes électorales est dénuée de toute valeur juridique. Dans tous les cas, lorsqu’il s’agit d’une radiation, y compris d’une radiation d’office, la loi exige qu’une notification soit faite à l’intéressé (cf article L.43 du code électoral). En vérité, la radiation de Khalifa SALL sur la liste électorale était impossible au lendemain de la décision de la Cour suprême du 03 janvier 2019, pour les 2 raisons suivantes :

  • L’article L.43 du code électoral dispose « que l’électeur qui a fait l’objet d’une radiation d’office, pour d’autres causes que le décès, reçoit de la part de l’autorité administrative compétente, notification écrite de la décision de la commission administrative à sa dernière résidence connue. L’électeur radié peut dans les 5 jours qui suivent, intenter un recours devant le Président du Tribunal d’instance »,

 

  • L’article L.46 du code électoral dispose « que la décision du Président du Tribunal d’instance est rendue en dernier ressort et qu’elle peut être déférée en cassation devant la Cour suprême, conformément aux dispositions de la loi organique sur ladite Cour ».

Les délais de recours liés à une radiation de Khalifa SALL sur la liste électorale sont incompatibles avec la date du 20 janvier 2019, fixée par le Conseil Constitutionnel pour la publication de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019. Enclencher une procédure de radiation entraînait ipso facto la recevabilité de la candidature de Khalifa SALL. Pour conclure à l’irrecevabilité de la candidature de Khalifa SALL, le Conseil Constitutionnel s’est arrogé une nouvelle compétence qui n’existe nulle part dans la loi organique n°2016-23 du 14 juillet 2016 qui définit ses compétences : priver un citoyen de la qualité d’électeur (le CC n’a aucune compétence pour radier un citoyen des listes électorales). En conséquence, le Considérant N° 66 de la décision N°2/E/2019 précisant que « Khalifa Ababacar SALL ne peut plus se prévaloir de la qualité d’électeur au sens des articles des articles L.27 et L.31 du code électoral ; que par suite ne remplissant pas la condition prévue par l’alinéa 1er de l’article L.57 du Code électoral, il ne peut faire acte de candidature à l’élection présidentielle » est totalement illégal, nul et non avenu. Pour clore l’analyse sur le Considérant N°66, précisons enfin que l’alinéa 1 de l’article L.57 du code électoral ne comporte aucune disposition de nature à entraver la candidature de Khalifa SALL puisqu’il dispose que « Tout sénégalais électeur peut faire acte de candidature et être élu, sous réserve des conditions d’âge et des cas d’incapacité ou d’inéligibilité prévus par la loi ». Or, il a été prouvé d’une part que Khalifa SALL est électeur et éligible, et d’autre part que l’article L.31 du code électoral ne lui est pas applicable (concerne les condamnés qui ne sont pas encore inscrits, et non les condamnés déjà inscrits, et pour qui, seule une procédure de radiation est de nature à les priver de la qualité d’électeur).

  • Le Sénégal bascule dans l’anarchie judiciaire

La justice sénégalaise qui faisait il y a quelques années encore, la fierté du continent africain, est devenue méconnaissable sous le magistère de Macky SALL. Son image est considérablement entachée à l’échelle régionale (CEDEAO), et internationale (ONU). Le Conseil Constitutionnel et la Cour suprême devenus de simples « marionnettes » entre les mains du pouvoir exécutif sont désacralisés et totalement décrédibilisés. Le principe de sécurité juridique a volé en éclats, créant une rupture de confiance entre la justice et le peuple. L’insécurité juridique a atteint son paroxysme, touchant de plein fouet l’organisation judiciaire : la Cour suprême peut dire que le rabat d’arrêt est suspensif, et le Conseil Constitutionnel prétendre le contraire. Avec le chaos judiciaire qui se profile, restaurer l’Etat de Droit est un impératif. Le Sénégal traverse un moment critique de son histoire où les institutions judiciaires sont à terre. La démocratie sénégalaise est en DANGER. L’alerte lancée par l’ambassade des USA à Dakar prouve que le risque de basculement est désormais possible.








Seybani SOUGOU –      E-mail : sougouparis@yahoo.fr     

Quand la réélection de Macky sécurise pour de bon le Sénégal !!!

Notre cher pays le Sénégal gagnerait plus si nous plaçons au coeur de nos préoccupations les défis qui nous interpellent à savoir l’emploi des jeunes, les contraintes de l’économie mondiales, la lutte contre la pauvreté, la protection sociale. Il est plus essentiel de se concentrer sur ces questions de développement que de s’attarder sur des sujets qui ne feront que nous retarder.
Depuis son accession à la magistrature suprême le président Macky Sall ne cesse de travailler à améliorer les conditions de vie des populations sénégalaises dans ses différents segments à travers ses ambitieux programmes articulés autour du Plan Senegal Emergent (PSE). Parmi ceux ci on peut citer entre autres le PUDC, CMU, PUMA, PRACAS, PRODAC ou les bourses de sécurité familiale qui sont des réponses pertinentes contre la pauvreté et les inégalités sociales
En 2013, le taux de croissance du PIB était de 3.5%, 4.3% en 2014 ; 6.5% en 2015 ; 6.6% en 2016; 6.8% en 2017 et 7,2% en 2018, une première dans l’histoire économique du Sénégal, qui n’a jamais affiché un taux de 6% sur quatre années consécutives. Le président Macky Sall a très tôt pris conscience que seul le temps de l’action peut assurer un avenir radieux à la génération future. Il est l’initiateur de cette nouvelle stratégie de croissance qu’est le Plan Sénégal émergent 2035. Les 1.225,2 milliards de FCFA injectés en 2017 dans les dépenses d’investissement pour accélérer la transformation structurelle de l’économie auront bientôt un impact positif sur les conditions de vie des populations surtout rurales. A cela s’ajoutent les investissements sur la santé, l’éducation, l’environnement, l’agriculture, la recherche, la formation professionnelle et la protection sociale.
Le Sénégal est sécurisé pour de bon donc promu a un bel avenir si le président Macky Sall est réélu en 2019. Il faut une mobilisation générale pour accompagner les orientations du président de la République et de patienter pour voir venir les résultats. C’est pourquoi c’est un impératif voire une nécessité pour toutes les forces vives de la nation mais plus particulièrement celles de la majorité présidentielle de se focaliser sur comment renforcer la deuxième alternance incarnée par le président Macky Sall. Et cela passe inévitablement par l’éveil des consciences sur la pertinence de continuer à accompagner le président Macky Sall avec son PSE qui a finit de faire tâche d’huile puisque prenant en compte l’ensemble des préoccupations et aspirations des populations sans exclusive
Mais comme toujours une certaine opposition nihiliste doutera de la maturité du peuple Sénégalais qui à chaque consultation électorale atteste par les urnes que le Président Macky Sall est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Dés lors il est primordial de réélire le président Macky sall en 2019 pour sécuriser le Sénégal et assurer un bel avenir aux générations futures








Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

Où va le Sénégal, mon pays

 

« On peut mentir une partie du temps à une partie du peuple mais jamais tout un peuple pendant tout un temps. »

C’est avec consternation et le cœur meurtri que j’ai écouté la chanson de groupe de Rap Keur-Gui jadis, il s’appelait Keur-Gui de Kaolack, aujourd’hui me semble-t-il qu’on les appelle Keur-gui ou Y’en a Marre.

Bref peu d’importance pour son appellation actuelle, ce qui m’intrigue et qui ne laissera aucun citoyen épris de justice, de liberté et des valeurs républicaines c’est le nouveau clip « 10 cours de la nation », qu’ils ont mis sur le marché.

Il faut qu’on arrêter ces pyromanes à la solde de lobbies tapis sous l’ombre avant qu’ils ne mettent notre pays à feu et à sang.

Au-delà de la fonction de Président de la République occupée et incarnée par son Excellence Monsieur Macky SALL, il s’agit d’un père de famille au sens le plus large que possible. Il a des parents à l’image de nous tous. Et pour ça, il mérite le respect !

Chaque sénégalais mérite le respect dû à tout individu y égards au droit de l’homme et de la dignité.

Certes il est de tradition musicale des rappeurs de se positionner en contre système. Ce qui n’est pas forcément être contre le système politique en place. Ce qui est gravissime c’est de vouloir utiliser sa musique au nom de la liberté pour faire la politique à visage encagoulé.

Le groupe Keur-Gui commence à nous habituer à ce fait. A la veille de chaque élection, ils sortent une chanson pour tirer sur le régime en place.

Nous interpellons les corporations d’artistes et de musiciens pour que ces dérives ne persistent pas. Il y va de la crédibilité et de la survie de leur secteur d’activités.

Autrement dit ces jeunes gens à basse éducation vont jeter discret dans toute la musicale sénégalaise. Si l’objectif est de se faire passer pour une victime pour gagner un élan de sympathie alors qu’ils auraient longtemps muri leur plan. A se demander s’ils ne sont pas en train de provoquer pour qu’on oublie la question de leur financement occulte ou bien s’ils ont été contraints d’insulter le Président de la République par ceux-là qui le téléguident ?

Aucunement ce groupe de jeunes rappeurs ne saurait renvoyer à la jeunesse, l’image d’une jeunesse responsable et républicain-démocrate, en dépit des tentatives sinueuses de convaincre. On ne saurait convaincre par l’insulte à la bouche. C’est parce qu’ils n’ont pas encore dit aux sénégalais toute la vérité le concernant.

Nous attendons toujours des éclaircissements concertant leurs financements. Bientôt quinze longue années que ces jeunes s’activent sur le terrain politico-société civil. Et voilà 15 ans que le mystère se referme sur les moyens qu’ils utilisent en louant des maisons, des voitures de luxes, des activités de terrain etc.

Ce qui est sûr et certains est que l’argent dépensé ne provient pas de la vente d’albums.

La jeunesse sénégalaise consciente de ses responsabilités devant Dieu et devant le Peuple tout entier est assez éduquer pour ne pas proférer des insulter à l’endroit de nos dirigeants. Cette jeunesse-là s’inspire des actes posés par les ainés et les pères fondateurs pour que le Sénégal de demain soit encore meilleur.








Amadou THIAM

Juriste spécialisé en Contentieux des Affaires

amadouhamadythiam@hotmail.fr

Seigneur! Pitié pour nos opposants qui souffrent en silence, quand le Sénégal réalise des performances économiques

Malgré les 8000 milliards d’engagements mobilisés au club de Paris pour la phase 2 du Pse, malgré les déclarations élogieuses sur la bonne santé de l’économie sénégalaise de la bouche même des représentants des institutions de Bretton Woods( qu’on n’a pas payer comme Alexis Segura…) pour reprendre le mot de Cheikh .A Diop, malgré les succès tangibles de la phase 1 du Pse et qui pouvaient modifier de façon patriotique le nihilismedes opposants , malgré toutes ces évidences heureuses pour notre pays , nos opposants se noient dans le ridicule en refusant de reconnaître l’évidence du travail entamé depuis 2012. Quand le pays change avec des infrastructures sportives de dernière génération comme l’arène nationale et Dakar Arena, ils nous parlent d’opportunité, quand le pays rentre dans l’ère des grands travaux avec le TER entre autres, ils nous parlent de coût élevé, quand le Président Macky Sall réalise Ila Touba avec tous ses bienfaits dans le cadre de la compétitivité et de l’attractivité des territoires , ils nous parlent de politique politicienne. Pire, ils contaminent l’atmosphère et vampirisent le débat afin que la sagesse populaire navigue entre le doute et l’optimisme. Quand le Senegal réalisé un taux de croissance de +6% quatre années consécutives et un taux d’inflation de _2% depuis 2012, une réduction constante du déficit budgétaire et un endettement maîtrisé, réfléchi et porteur de progrès, quand le trésor public anticipe le paiement des salaires, quand l’ Etat soutient ceux qui n’ont pas directement participé à l’effort de production à travers les bourses familiales, la carte d’égalité de chances, l’on se doit de l’apprécier pour mériter l’estime des sénégalais qui constatent et apprécient tout aussi bien que les politiciens. Cette jalousie maladive au point de ne rien souhaiter de bon pour son pays de peur que le Président Macky Sall n’en tire lui seul les fruits politiques, est tout simplement catastrophique , laid et antipatriotique. Au delà de son propre travail depuis 2012 à la tete du pays, qui est aussi son mérite, il a tout de même ses chances à lui , qu’aucun humain d’ailleurs ne peut lui ôter ( pétrole , gaz, pluies abondantes, harmonie entre le temporel et le spirituel, l’amour des sénégalais…) , il suffira de s’en plaindre au Bon Dieu seulement pour l’arrêter mais ce nihilisme et cette méchanceté de nos opposants, n’y feront rien changer. Les sénégalais ont déjà choisi SEM Macky Sall.

Cheikh NDIAYE
Conseiller Technique Présidence de la République
Responsable politique Apr Grand yoff
Conseiller Municipal

Audio- Karim Wade parle des échecs de Macky Sall et de ses ambitions pour le Sénégal









Le président Macky Sall, une chance pour le Sénégal

Au sortir du groupe consultatif de Paris, le président de la République Macky SALL s’est à nouveau illustré au niveau international. En effet, étant à la quête de financements pour la réalisation des projets de la phase II du PSE, le Sénégal a obtenu 7.356 milliards de francs CFA, soit plus de 258 % en valeur relative puisqu’un montant de 2.850 milliards de nos francs était prévu.

Paradoxalement, cette prouesse du président SALL a été décriée par une opposition divisée et alarmiste dont certains membres objectent contre une dette supposée insoutenable par le Sénégal, tandis que d’autres, de manière épistolaire, invitent les bailleurs à mener un audit de gestion des finances publiques sénégalaises.

A travers ce texte, nous voudrions apporter quelques précisions.

Il est important de rappeler qu’en Economie, deux variables sont analysées en ce qui concerne la soutenabilité d’une dette. L’une est dite statique et l’autre dynamique.

La variable statique désigne le montant de la dette à un instant donné t.

A l’heure qu’il est, le rapport de la dette publique au PIB oscille entre 45 et 50%. Or la limite du ratio fixé par le pacte de stabilité et de croissance dans la zone UEMOA est de 70%.

La variable dynamique quant à elle permet de suivre l’évolution de la dette dans le temps. Au regard des nombreux projets bancables élaborés par le président SALL, nous pouvons affirmer que la dette est bien maîtrisée car restant encore dans des proportions soutenables.








C’est ainsi que le vice-président de la Banque Africaine de Développement (BAD), après avoir loué la fiabilité des projets du président SALL, a pris la ferme volonté de lever des fonds dès janvier 2019.

Pour rappel, deux indicateurs clés sont observés pour vérifier la fiabilité de la soutenabilité de la dette d’un pays : le taux de croissance de la dette et le taux de croissance économique.

Pour le Sénégal, il est admis que le taux de croissance économique avoisine 6,9% pour l’année 2018 et pourra atteindre 7% en 2019 selon les prévisions des spécialistes. Le taux de croissance de la dette se situe entre 3 et 3,5% en 2018.

On peut donc voir que le taux de croissance économique est largement supérieur au taux de la dette publique. Cela est suffisant pour comprendre la confiance renouvelée des bailleurs à l’endroit de Sénégal.

De plus, beaucoup d’agences de notation financière dont MOOD’Y STANDARD & POOR’S et FITCHRATING confirment que le Sénégal dispose d’une bonne signature. Ce qui justifie qu’à l’international, notre pays dispose de taux d’intérêt faibles, comparativement à des pays comme la Guinée Bissau, le Mali, la Grèce ou le Portugal qui sont en situation de surendettement.

Au-delà de la confiance de la communauté internationale, le président SALL, après avoir créé les conditions propices à l’entreprenariat, a très bien mise en œuvre le concept d’« investissement productif » développé par le célèbre économiste américain  Albert Otto HIRSCHMAN.

Les réalisations du plan d’action prioritaire 2014-2018 sont suffisantes pour montrer la fiabilité et la bonne vision qui caractérisent les projets du président de la République :

  • Les infrastructures et services de transports ont été renouvelés ;
  • Beaucoup de villages ont été électrifiés avec le développement du mix-énergétique ;
  • L’agriculture a été révolutionnée ;
  • Les conditions pour une éducation pour tous sont de mise.

Aujourd’hui, tous les indicateurs sont au vert et pouvons donc penser, sans exagération aucune, que le président SALL mérite que nous lui renouvelions notre confiance. Il est clair qu’avec un deuxième mandat, la promesse de hisser le Sénégal au rang des pays émergents sera tenue.

ALY NGOUILLE SARR

BANQUIER DE FORMATION

Mail : sarralyngouille@gmail.com

 

 

Pour 2019, Macky est le meilleur choix pour le Sénégal… (Fallou Ndiaye, MCR/Guindi Askanwi)

En prélude á l’inauguration, ce jeudi, de l’Autoroute « Ila Touba »,les animateurs du Mouvement Citoyen Républicain (MCR/Guindi Askanwi) ont fait face á la presse. Fallou Ndiaye et ses camarades qui invitent les responsables de la mouvance présidentielle de Touba de mouiller, davantage, le maillot en perspectives de la prochaine Présidentielle, est d’avis que le Président Macky reste et demeure le meilleur choix pour poursuivre cette dynamique d’émergence enclenchée ce, depuis son accession au pouvoir : »Nous pensons qu’á l’état où nous sommes, le Président de la République, candidat de la Coalition Benno Bokk Yakaar est le bon choix, le meilleur candidat pour le Sénégal. Pour l’intérêt majeur de notre pays, Macky doit rester. Son bilan est vraiment élogieux, reluisant. Le MCR le félicite, l’encourage et entend se donner tous les moyens pour participer á sa réélection au premier tour en 2019. Nous allons renouveler le même engagement que lors de la campagne de collecte de signatures pour le parrainage. Que les sénégalais ne se trompe de choix, donc. Des politiciens á la petite semaine et autres aventuriers n’ont pas de place dans notre République « , s’est expliqué le coordonnateur de la dite structure. Fallou Ndiaye d’inviter : »A Touba, le Président Macky a fait beaucoup d’efforts. L’Autoroute » Ila Touba « , l’assainissement de la ville sainte, l’agrandissement de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni et la construction du nouvel hôpital moderne de Touba sont autant de réalisations qui font que Macky mérite de gagner Touba. Notre seul problème, c’est que certains ne mouillent pas assez le maillot. Ils travaillent seulement pour leur propre compte. Ils ne se préoccupent pas comme il se doit des populations alors qu’ils devraient être des répondants de Macky á la base »,se désole – t-il.








(Fallou Ndiaye (MCR/Guindi Askanwi

Groupe consultatif: Le Sénégal obtient plus de 2,5 fois ce qu’il recherchait

Le Sénégal ramasse un pactole au Groupe consultatif de Paris

YERIMPOST.COM 14 milliards de dollars, c’est le total de toutes les contributions amassés par l’Etat du Sénégal ! Un pactole !







Le Sénégal au coeur… de la tourmente électorale ?

À un peu plus de 2 mois du scrutin fatidique du 24 février prochain,  le tohu-bohu lors du dépôt des candidatures au siège du Conseil constitutionnel, en vue des prochaines présidentielles, semble être annonciateur de troubles pré-électoraux de plus grande ampleur.

Comment ne pas être inquiet, en effet, quand pour un simple dépôt de candidatures aux prochaines présidentielles,  on assiste à d’épiques séances de pugilat entre d’importantes autorités du pouvoir et de l’Opposition (ministres, députés…), qui n’ont aucun scrupule à se livrer à des querelles de chiffonniers, à de violentes bagarres nécessitant l’intervention de la Gendarmerie Nationale.

Mais ce ne sont là que les premiers effets de la loi scélérate sur le parrainage. Cette situation regrettable et inédite dans notre pays est révélatrice du degré de déliquescence de nos mœurs politiques, entamée sous l’ère Wade et accentuée depuis l’accession de son successeur au pouvoir.

Depuis la survenue de la première alternance démocratique de 2000, la classe politique sénégalaise pensait en avoir fini avec les fraudes électorales.  Mais depuis lors, on a  surtout assisté à une aggravation de la perversion des mœurs politiques avec le phénomène honni de la transhumance, la poursuite du clientélisme politicien et la prise en otage des Institutions.








Le régime de Benno Bokk Yakaar, quant à lui, fait preuve, depuis le début, d’une obsession quasi-maladive de conservation du pouvoir, en faisant fi de traditions républicaines bien assises, à l’origine de dérives liberticides, qui menacent la stabilité de notre pays. Pour arriver à ses fins, le pouvoir use aussi de recettes propagandistes dignes des régimes totalitaires, d’où cette propension à travestir la réalité socio-économique, à procéder à des inaugurations tous azimuts, à organiser de grand-messes politico-folkloriques, à flirter avec le culte de la personnalité, en mettant le clan présidentiel au centre d’une permanente et gigantesque opération de marketing (sponsorings tous azimuts, photos géantes du “guide suprême” sur toutes sortes d’affiches publicitaires…).

Comment comprendre, dans ces conditions, qu’un président relativement jeune ne trouve rien de mieux à faire, que de publier ce qu’on peut considérer comme ses mémoires ? Est-ce là  un signe prémonitoire de la fin prématurée  d’une fulgurante carrière politique ?

Il faut simplement rappeler que la publication de livres à connotation biographique ne réussit pas toujours à nos Chefs d’État. C’est ainsi, que la carrière politique d’un président malien, finalement renversé par un coup d’État, avait été retracée dans un livre, par un de nos compatriotes, un distingué philosophe–journaliste, très proche de l’actuel président sénégalais. Plus sérieusement, le président en question, à la tête d’une immense Coalition aussi unanimiste et grégaire que Benno Bokk Yakaar, avait été réélu au premier tour, en avril 2007, avec 71,20 % des suffrages, tandis que son principal concurrent,  n’avait récolté que 19,15 % des voix. Comme quoi, une victoire électorale éclatante n’avait pas réussi à occulter la gouvernance laxiste et désastreuse d’une Coalition géante aux pieds d’argile, qui avait fini par précipiter le Mali dans une crise politique majeure parachevée par un putsch.

S’il est loisible à tout homme public de publier autant d’ouvrages que ses ressources le lui permettent, il faut reconnaître que le plus important demeure ce que les livres d’histoire – et surtout les futures générations – retiendront de lui et de son action.

Pour le cas du président Macky Sall, il est fort à parier que les historiens retiendront surtout le non-respect des engagements auxquels, il avait librement souscrits. En effet, au-delà du reniement retentissant sur la réduction de la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans, il y a, plus globalement, cette absence de rupture par rapport aux pratiques du précédent régime libéral que traduit son rejet des conclusions essentielles des Assises Nationales.

À quelques semaines de la tenue des élections présidentielles, le climat politique est loin d’être serein, à cause de la volonté du président de l’APR de confisquer les élections prochaines, en usant de combines, de tripatouillages de la Constitution, d’entorses multiples au niveau du processus électoral. Il n’hésite même pas à instrumentaliser le pouvoir judiciaire et les fonctionnaires en charge des élections, pour empêcher certains de ses rivaux politiques de l’Opposition de participer aux prochaines joutes électorales.









C’est le moment choisi par le ministre de l’Intérieur, contesté par la quasi-totalité des candidats de l’Opposition, pour organiser l’acheminement précoce du matériel électoral, comme pour se convaincre, que les prochaines élections se passeront le plus normalement du monde.

N’aurait-il pas mieux valu, régler en amont et de manière consensuelle, tous ces différends, car il est évident qu’une gestion unilatérale et discrétionnaire du processus électoral risque de conduire à une crise politique aux conséquences imprévisibles.

NIOXOR TINE

 

Du DSRP 1 (P. Idrissa Seck) au PSE (P. Macky Sall), quelle alternative pour le Sénégal

Le président Idrissa Seck est le premier chef d’exécutif sénégalais à aller défendre le programme économique du Sénégal devant le groupe consultatif, au siège de la Banque Mondiale à Paris, ce fut les 11 et 12 juin 2003. Après le président Idrissa Seck, M. Adjibou Soumaré est parti en octobre 2007 et après M. Adjibou Soumaré, le ministre de l’économie Amadou Ba est parti en février 2014 et se prépare aujourd’hui pour la phase 2 du PSE qui sera présenté en mi-décembre 2018 à Paris. La document du président Idrissa Seck ( DSRP 1) est le père de tous les documents économiques qui ont été exposées devant le groupe consultatif de Paris dont le dernier est le PSE.

Le président Idrissa Seck avait travaillé sur le DSRP 1. La force de ce document reposait sur le travail inclusif et participatif que le président Idrissa Seck avait réalisé. À l’époque le taux de pauvreté était énorme au Sénégal et dépassaient les 50% de la population. Le président Idrissa Seck avait fait faire des enquêtes ménages afin de déterminer réellement les profils de pauvreté. Ces enquêtes finis, le président Idrissa Seck avaient déterminé trois principaux axes comme base de travail pour éradiquer la pauvreté. Ces trois axes de travail étaient : la mise en valeur des activités créatrices de richesse (axe 1), l’accès à l’emploi et aux services de base : santé, eau et éducation (axe 2) et l’amélioration des conditions de vie des groupes les plus vulnérables (axe 3).

Une fois le document stratégique mis en place et les trois axes déterminés, le président Idrissa Seck était parti à Paris exposé aux bailleurs de fonds les stratégies à mettre en œuvre en vue de la réalisation des objectifs de réduction de la pauvreté, des objectifs de développement de l’agriculture et du monde rural et des objectives de développement des infrastructures de base. Ces objectifs n’avaient qu’un seul but : améliorer les conditions de vies des sénégalais.

Le président Idrissa Seck n’a pas besoin d’écrire un livre-vision car il a déjà un acquis, une base de travail, un document de base qui avait permis de réduire la pauvreté partout au Sénégal, surtout dans le monde rural. Aujourd’hui la démarche stratégique de son document de 2004 peut être actualisé, les trois axes vont revenir mais le contenu sera changé pour l’adapter aux nouvelles réalités sociaux économiques sénégalaises.

Les trois axes du PSE posent problème pour assurer une bonne gouvernance institutionnelle dans ce pays, ils posent problèmes pour transformer structurellement l’économie afin ils posent problème pour sécuriser le Sénégalais sur tous les plans. Nous allons le démontrer bientôt.

Le président Idrissa Seck n’écrira pas de livre-vision, le livre-vision c’est pour celui qui n’a pas encore été maitre de la conduite des politiques publiques, celui qui n’a pas été chef d’orchestre de l’activité gouvernementale. Le livre-vision vise à montrer là où on va, là où on veut amener le Sénégal. Le président Idrissa Seck n’a pas besoin d’écrire dans un livre là où il veut amener le Sénégal car il l’a déjà fait sur le terrain, car il connait matériellement le chemin. Il connait déjà le chemin, il le maitrise et il l’a déjà pratiqué avec succès, un grand succès d’ailleurs. Il a été dans ce chemin et il avait amené le Sénégal loin. Il avait fait des enquêtes, avait élaboré une stratégie qui avait permis au Sénégal d’atteindre des résultats jamais obtenus jusqu’à présent (en 2003, taux de croissance : 6,7%, taux d’inflation : 1,3% et déficit budgétaire de moins de 3% et plus de 16.000 recrutements dans la fonction publique).

La document du président Idrissa Seck ( DSRP 1) est le père de tous les documents économiques qui ont été exposées devant le groupe consultatif de Paris dont la dernière est le PSE. Cette stratégie du président Idrissa Seck (DSRP 1) a donné naissance au DSRP 2 du premier ministre Adjibou Soumaré, à la SNDES (DSRP 3) du premier ministre Abdoul Mbaye et aujourd’hui au PSE du président Macky Sall.

La SNDES (DSRP 3) du premier ministre Abdoul Mbaye devait être présenté à Paris les 21 et 22 octobre 2013 au groupe consultatif. Le financement du programme était estimé à 7.525 milliards avec un apport de 3.716 milliards de l’État du Sénégal. Nous devons savoir que ce troisième DSRP (SNDES) et le PSE sont pareils dans la formulation. Ils ont les même trois axes stratégiques. Pour le premier axe quand la SNDES dit : croissance, productivité et création de richesse, le PSE dit : transformation structurelle de l’économie et croissance. Et pour les axes 2 et 3 ce sont les mêmes termes qui sont utilisés : capital humain, protection social et développement durable pour l’axe 2 et pour l’axe 3 : gouvernance, institution, paix et sécurité. La seule différence se trouve dans la mise en place des 27 projets d’infrastructure dans le PSE. Donc le document du président Idrissa Seck (DSRP 1) a donné naissance à la SNDES donc au PSE qui à cause d’une mauvaise orientation est en train d’appauvrir les Sénégalais.

Donc en 2014 le président Macky Sall a voulu changer de stratégie en mettant en place le PSE. Pour expliquer la différence entre son PSE et les DSRP 1, 2 et 3 (SNDES), le président Macky Sall disait (quotidien « Le Soleil » du vendredi 09 novembre 2018) durant l’Africa Investment Forum organisé par la BAD à Johannesburg : « Dès mon arrivée à la tête de ce pays, il fallait engager une stratégie de croissance qui était différente des politiques, je ne vais pas dire imposées mais qui étaient des politiques de réduction de la pauvreté (DSRP). J’ai trouvé que ce n’était pas ambitieux, il fallait plutôt avoir l’audace et le courage d’avoir une stratégie d’émergence ». Donc pour le président Macky Sall, l’atteinte de l’émergence devra passer par la création de richesse avec comme indicateur le PIB.

C’est pourquoi depuis 2014, nous assistons à une course à la croissance du PIB. Le président Macky Sall ne sait pas que la croissance du PIB n’a rien à voir avec la réduction de la pauvreté qui doit être l’ultime objectif de nos gouvernants. L’économie est la science qui étudie la création de richesse et sa répartition malheureusement au Sénégal nos autorités se limitent à la première partie de la définition c’est-à-dire à la fonction création de richesse. C’est pourquoi depuis 2014 l’État gère la croissance et fait monter le PIB par sa dépense publique. Malheureusement cette croissance, accompagnée d’un endettement lourd et d’une pression fiscale élevée sur les entreprises, ne crée pas une croissance inclusive c’est-à-dire qui agit sur la pauvreté. La politique de croissance du PIB n’est pas la politique de développement, le développement est un tout et la mise en place d’une stratégie de lutte contre la pauvreté en est la base.

Aujourd’hui nous devons revenir à l’esprit des DSRP (Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté) dont l’initiateur n’est autre que le président Idrissa Seck. Ces documents avaient permis dans les années 2000 de réduire la pauvreté et d’agir sur l’IDH (indice de développement humain). Comme le PSE, le premier DSRP, celui du président Idrissa Seck (DSRP 1), tournait autour de trois axes stratégiques : la mise en valeur des activités créatrices de richesse (axe 1), l’accès à l’emploi et aux services de base : santé, eau et éducation (axe 2) et l’amélioration des conditions de vie des groupes les plus vulnérables (axe 3). Le document du président Idrissa Seck (DSRP 1), celui du président Abdoul Mbaye (SNDES ou DSRP 3) et celui du président Macky Sall (PSE) sont composés de trois axes stratégiques. Le président Idrissa Seck est le père de ces documents faits autour de trois axes stratégiques. Il les maitrise et peut aujourd’hui réadapter son document de 2004 au contexte socio-économique actuel du Sénégal.

Aujourd’hui le Sénégal a besoin d’un nouveau souffle socio-économique et un programme est en train d’être mis en place par le parti REWMI pour améliorer sensiblement les conditions de vie des Sénégalais.

 

EL Hadji Mansour Samb

Economiste-Ecrivain

Responsable du Pôle Économie et Prospective

Cellule des Cadres du parti REWMI

 

 

 

Le Sénégal a soif

« Une goutte d’eau suffit pour créer un monde » disait le philosophe français Gaston Bachelard, pourtant, aujourd’hui au Sénégal, les populations ont droit à un monde où ils sont souvent privés d’eau. Combien de fois vous est-il déjà arrivé d’ouvrir votre robinet pour constater avec désespoir qu’aucune goutte n’en coulait ?

« Ndox kuppé na » (Le robinet ne coule plus). Cette phrase courte résume à elle seule la situation scandaleuse que vivent des milliers de Sénégalais. Aujourd’hui encore en 2018, le quotidien des foyers sénégalais est régulièrement ponctué par la fréquence des arrêts d’approvisionnement en eau potable. Pour beaucoup, la vie s’organise donc en fonction des quelques moments de répits que les autorités daignent leur accorder.

Les plus courageux d’entre nous, n’ont-ils pas déjà eu à se lever à l’aube pour constituer des réserves de seaux d’eau ? Surveiller nerveusement ce filet d’eau s’écouler paresseusement dans le récipient, goûte après goûte, comme pour s’assurer qu’il ne s’arrêtera pas à tout moment. D’autres n’ont-ils pas dû batailler âprement pour remplir quelques bouteilles auprès des camions citernes mises à disposition par la SDE ?








Une situation inacceptable et révoltante pour un pays dont les autorités se targuent d’être un pays « Émergent ». De qui se moque-t-on ? De ce fait, une première question s’impose : Comment en sommes-nous arriver là ?

Les plus naïfs vous répondront que  » c’est parce que les ressources en eau s’épuisent ». Faux. Cassons, une bonne fois pour toutes, ce cliché de pays africain desséché, où l’eau serait une denrée rare et les réserves insuffisantes pour couvrir les besoins des populations. Bien sûr, nous ne pouvons pas le nier, certains pays d’Afrique souffrent réellement d’un « stress hydrique », conséquence d’un climat franchement désertique et/ou d’une utilisation excessive et non maîtrisée des ressources. Néanmoins, le Sénégal est loin d’être dans ce cas.

En effet, nos ressources en eaux se résument à 2 catégories :

  • les eaux de surface : principalement grâce au fleuve Sénégal qui alimente notamment le Lac de Guiers et dont le volume est estimé à 600 millions de m3
  • les eaux souterraines : vastes systèmes d’aquifères (dont près de 200 km2 de réserves peu profondes).

Au total donc, nos ressources renouvelables en eau s’élevaient à près de 1900 m3/habitant en 2014. Pour donner un ordre de comparaison, ce même ratio est de seulement 1300 m3/habitant en Allemagne, un pays qui pourtant ne souffre d’aucune pénurie d’eau. Ainsi, paradoxalement, le Sénégal n’utiliserait que 5% de la totalité de ses ressources. Alors il semble évident que la question des ressources disponibles ne se pose plus mais bien leur bonne gestion.

Puisque nous avons donc suffisamment de ressources pour satisfaire l’ensemble des besoins de la population, la question se pose à nouveau : Comment en sommes-nous arrivés là ? Plusieurs éléments de réponses peuvent être apportés. Parmi les plus significatifs il y a la vétusté et la mauvaise maintenance des réseaux d’approvisionnement, certains datant encore de l’époque coloniale. Il faut également noter le sous-dimensionnement des réseaux face à l’explosion démographique. A cela, il faut ajouter un manque d’investissements et une mauvaise gestion du secteur et des organismes en charge de l’approvisionnement et la distribution d’eau au Sénégal.

En ce qui concerne la démographie comme facteur déterminant, de 1960 à aujourd’hui la population sénégalaise a été multipliée par 5 ! L’urbanisation accélérée de la région de Dakar, avec son important flux migratoire, engendre inévitablement une augmentation considérable de la demande en eau que les réseaux existants ne peuvent satisfaire.

Face à cette situation critique, les stations de traitement d’eau potable de Keur Momar Sarr et de Ngnith ont donc tourné en surrégime (augmentation des débits de pompages et des volumes prélevés) causant des dégâts irréversibles sur les installations. Les dakarois se souviennent encore de l’incident de 2013 sur la conduite d’alimentation principale de Keur Momar Sarr qui plongea le pays dans un chaos indescriptible et une pénurie d’eau totale.

Comment alimenter 6 millions d’habitants par des stations initialement prévues pour seulement la moitié ? Les nombreuses coupures d’eau trouvent en grande partie leur explication en cela (nombreux incidents sur un réseau vétuste qui tourne en surrégime).

Pour remédier à cette situation, le gouvernement a enfin décidé de se réveiller et prendre le problème au sérieux. Les prochaines élections présidentielles de février 2019, qui approchent à grand pas, nous interpellent sur la sincérité de cette démarche.  Toutefois, la construction d’une nouvelle usine « Keur Momar Sarr 3 » (KMS 3) a été lancée, ainsi que de nouveaux réseaux d’adduction d’eau pour un approvisionnement additionnel de 200 000 m3/jour. Grâce à ces futures installations, les besoins actuels et futurs de la population sénégalaise devraient (enfin c’est ce qu’on nous promet) donc être complètement recouverts à l’horizon 2025. Mais d’ici là le gouvernement de Macky Sall à comme seul message à adresser au peuple sénégalais : Nous ne pouvons rien pour vous, continuez d’avoir Soif !








Pour information, le nouveau chantier de Keur Momar Sarr a été confié au géant français SUEZ, pour une valeur de 262 milliards de FCFA (soit 400 Millions €) au détriment de la Sénégalaise Des Eaux. En comparaison, le groupe SUEZ est également en charge de la construction de l’une des plus grandes usines de production d’eau potable (300 000 m3/jour) en Afrique subsaharienne à Yaoundé pour une valeur de seulement 43 Millions € soit 10 fois moins que le coût de financement de KMS 3.

Quelles conclusions en tirer ? L’éveil des consciences patriotiques a commencé, le réveil populaire est en marche de façon inévitable. Cela donnera matière à réfléchir sur le sujet. En attendant, il est évident que tant que la problématique de l’eau au Sénégal ne sera pas résolue, et le droit des populations respecté, il sera inutile, voire même indécent, de parler de développement.

Aisstatou CISSE

Ingénieur d’études

Diplômée de l’ENSIL, Spécialité Eau & Environnement

PASTEF Limoges

 

 

 

Le Sénégal et la France: Le néocolonialisme dans toutes ses facettes

L’Afrique a longtemps été sous le contrôle de l’Europe; Et celle-ci nous a fait comprendre que la race blanche a toujours été supérieure à la race noire. Ce qui nous a donc valu l’esclavage, en passant par la colonisation et le néocolonialisme, aujourd’hui.

Au XXIème siècle, 60 ans après les indépendances, il est triste pour moi de constater que nous sommes encore sous l’emprise de la métropole. Dans un contexte très particulier, je cite le SENEGAL qui peut-être considérer comme étant ‘’le bébé, pire même, le joué de la France’’. Les historiens nous dirons que nous sommes victimes de faits historiques indépendants de notre volonté. OUI !!! Je suis d’accord. Néanmoins, je refuse de favoriser cette prise d’hottages parce que je rappel, même la plus grande puissance au monde, notamment les USA ont connus la colonisation. S’ils sont aujourd’hui maitre du monde, c’est parce qu’ils ont bien acceptés de prendre leur destin en mains; ce que nous Sénégalais refusons jusqu’à présent. Nous refusons de nous détacher de la France.

La classe politique, le gouvernement et/ou la magistrature suprême laisse entendre par ses faits et propos que notre destin est par essence lié à celui des blancs/Français. Ce qui est tout à fait illogique!








Le destin est peut-être prédéfini, mais nous devons reconnaitre qu’en tant qu’être humain doter de raison, Dieu nous donne la latitude de pouvoir agir sur nous même, pour changer le court des choses… Ce qui explique la pensée de J.P.SARTRE dans L’EXISTENCIALISME EST UN HUMANISTE. Pour lui, l’homme est artisan de son propre destin; ce qui n’est rien d’autre qu’un ensemble d’actions à menées pour atteindre le sommet; ‘’l’existence précède l’essence’’.

A l’image des Japonais après la seconde Guerre Mondiale, il faudrait donc que les Sénégalais se réveillent/acceptent de travailler; cela de façon à prendre en mains leur destin. Parce que l’avenir se prépare au présent. Ce réveil consiste tout simplement à changer nos comportements, notre style de vie, nos habitudes… Ce changement nécessite le courage et la technique pour faire preuve de d’intelligence, afin de gagner le respect qui s’impose et faire face à ce que SENGHOR appel: « le rendez-vous du donné et du recevoir ».

Partant de ce constat général, nous nous intéressons particulièrement au système économique sénégalais qui s’effondrer avec les entreprises françaises, imbibant ainsi, le commerce national: Auchan, Eiffage, Total…

La quasi-totalité des travaux publics sont confiés à Eiffage, les exploitations de gaz et de pétrole au Sénégal sont du domaine de Total; et l’arrivée brusque d’Auchan fait des ravages sur le marché, avec une monté fulgurante de la boite. Ces entreprises constituent un blocage pour l’émergence économique de notre pays. Pour la simple et bonne raison que plus de la moitié des recettes sont directement versées à la France. D’où l’intérêt d’une monnaie propre et unique à l’Afrique. Le fait de monopoliser le marché constitue un frein pour la croissance économique du Sénégal; parce que d’une manière ou d’une autre, l’Etat ferme la porte aux différents investisseurs et favorise une absence totale de concurrence. Or sans concurrence, le commerce ne tourne pas et sans celui-ci, l’économie est au ralentie. Ce qui explique les grandes crises des nations. C’est exactement ce qui est en train de se passer ici au Sénégal.

Pour remédier à ce problème, nous devons faire partir les français et récupérer qui nous revient de droit. «Mon idéal le plus cher a été celui d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. J’espère vivre assez pour l’atteindre. Mais si cela est nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir.» disait NELSON MANDELA.

«Sa disparition est [donc] une bien triste nouvelle. Elle doit, cependant, nous poussé davantage à croire en l’Afrique, en son potentiel, en sa jeunesse mais surtout en son avenir(…) Il revient donc à la jeunesse africaine, qui a eu la chance de partager ce siècle avec ces illustres héros, de savoir saisir leur précieux héritage… Pour MANDELA et pour tous les fils et filles d’Afrique qui ont mené une résistance face à l’afro-pessimisme, levons-nous afin de vivre leur rêve: celui d’une Afrique unie, digne et prospère.» AMY SARR FALL, N°41 du Magazine INTELLIGENCES.







Bocoum Mbitsi Alassane Loïc, Philosophe-Manager

Affaire Karim Wade: le Sénégal a-t-il réellement été condamné par l’ONU ?

Alors que l’affaire Karim Wade  semblait avoir définitivement pris fin, le Haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies a transmis au Sénégal, le 14 novembre 2018, des constatations relatives à la communication n° 2783/2016 du Comité des droits de l’homme.

 

Le Comité aux droits de l’homme a considéré que : « …  les faits dont il est saisi font apparaître des violations par l’Etat partie de l’article 14 para.5 à l’égard de Karim Wade. 
En vertu du paragraphe 3 a) de l’article 2 du Pacte, l’Etat partie est tenu d’assurer à l’auteur un recours utile. Cela exige que les Etats parties accordent une réparation intégrale aux personnes dont les droits reconnus par le Pacte ont été violés. 
En l’espèce, la déclaration de culpabilité et de condamnation contre l’auteur doit être réexaminée conformément aux dispositions du paragraphe 5 de l’article 14 du Pacte. L’Etat partie est tenu de veiller à ce que des violations analogues ne se reproduisent pas à l’avenir. …Le Comité souhaite recevoir de l’Etat partie, dans un délai de cent quatre vingt jours c’est-à-dire au plus tard le 08 mai 2019, des renseignements sur les mesures prises pour donner effet à ses constatations ».

 

Un tel avis a été rapidement présenté par les avocats de Karim Wade comme une condamnation du Sénégal par l’ONU et annulation de l’arrêt de la Crei   du 23 mars 2015. Cependant une  telle présentation apparaît peu conforme à la portée juridique des avis du Comité des droits de l’homme.

 

C’est pourquoi il est important d’éclairer l’opinion sur les points suivants :

 

  1. I) Qu’est-ce que le Comité des droits de l’homme de l’ONU et quelles sont ses compétences ?

 

  1. Qu’est-ce que le Comité des droits de l’homme de l’ONU ?

 

Le Comité des droits de l’homme est un organe du Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme qui surveille la mise en œuvre par les Etats parties du Pacte international relatif aux droits civils et politiques adopté le 16 décembre 1966 par l’Assemblée générale des Nations unies (article 28 du Pacte).








Il est composé de 18 membres, experts ressortissants des Etats parties qui sont élus et siègent à titre individuel. Ils se réunissent, en général trois fois par an, au Siège de l’Organisation des Nations Unies ou à l’Office des Nations Unies à Genève. Il s’agit donc d’un comité d’expert chargé d’une surveillance de l’application du Pacte, et non d’un organe juridictionnel.

Il ne doit pas être confondu avec le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, créé en 2006, qui est l’organe intergouvernemental principal des Nations unies sur toutes les questions relatives aux droits de l’homme.

 

  1. Les compétences du Comité des droits de l’homme de l’ONU

 

Le Comité des droits de l’homme est compétent dans quatre hypothèses : il a vocation à examiner (i) les rapports sur la mise en œuvre des droits consacrés par le Pacte que tous les Etats parties sont tenus de présenter au Comité à intervalles réguliers (article 40 du Pacte), (ii) les communications dans lesquelles un Etat partie prétend qu’un autre Etat partie ne s’acquitte pas de ses obligations au titre du Pacte (article 41 du Pacte), (iii) les communications émanant de particuliers qui se disent victimes d’une violation d’un des droits reconnus dans le Pacte (Premier protocole facultatif du Pacte), et (iv) les communications relatives aux manquements aux obligations prévues par le protocole visant à abolir la peine de mort pour les Etats qui y ont adhéré (Deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte).

C’est ici en vertu du Premier Protocole facultatif que le Comité a été amené à se prononcer dans l’affaire Karim Wade. L’article 2 dudit Protocole offre en effet aux particuliers qui s’estiment victime d’une violation de l’un quelconque des droits énoncés dans le Pacte la possibilité de présenter une communication écrite au Comité lorsqu’ils ont épuisé tous les recours internes disponibles, ce qui était le cas ici à la suite du rejet de son pourvoi par la Cour suprême .

 

  1. II) Quelle est la portée juridique des constations du Comité des droits de l’homme de l’ONU ?

 

  1. Comité des droits de l’homme de l’ONU n’a pas de pouvoirs juridictionnels

 

Le Comité n’a pas été doté de pouvoirs comparables à ceux de la Cour européenne des droits de l’homme qui rend des décisions obligatoires et exécutoires et il n’avait, dès le début, pas l’ambition d’un organe juridictionnel.

L’article 5.4 prévoit que « le Comité fait part de ses constatations à l’Etat partie intéressé et au particulier ». Celles-ci sont ensuite rendues publiques. Lorsque le Comité « constate » une violation de l’un des droits protégés par le Pacte, la communication de ses constatations est accompagnée d’une « invitation » de l’Etat partie à accorder réparation à la victime. Il demeure que de telles constatations ne constituent qu’un simple avis du Comité qui ne dispose d’aucun pouvoir de contrainte à l’égard des Etats parties. Le Comité des droits de l’homme, qui n’est pas doté de pouvoirs juridictionnels, ne rend en effet pas de décisions obligatoires. Ses constatations ont seulement un effet incitatif : il recommande la mise en œuvre de remèdes sans pouvoir contraindre ni les juridictions internes à reconsidérer leur position dans l’affaire en cause, ni l’Etat à indemniser l’auteur de la communication ou à modifier son droit.

 

  1. La portée des constatations du comité des droits de l’homme dans le droit interne des Etats membres

 

Le Comité des droits de l’homme, s’il bénéficie d’une grande autorité grâce au nombre d’Etats parties au Pacte et à son large pouvoir d’interprétation, doit faire face au non-respect par les Etats de ses recommandations car le  Comité relève un faible nombre de réponses totalement satisfaisantes de la part des Etats parties. Le comportement de la France est assez révélateur de l’attitude de certains pays européens vis-à-vis des décisions du Comité. Dans ses réponses aux constatations du Comité dans l’affaire J.O  (Communication n° 1620/2007J.O. c. France, 27 avril 2011) ; la France a déclaré que « la question du réexamen d’une condamnation pénale définitive suite à une décision du Comité constatant une violation du Pacte n’a pas été soulevée lors des débats parlementaires, et n’a pas fait non plus l’objet d’un quelconque amendement » alors que l’Etat était en train d’examiner un projet de loi visant à permettre le réexamen d’une condamnation suite à une décision de la CEDH. La France note que le Comité n’est pas un organe juridictionnel et donc qu’elle « n’entend pas proposer de modifications en ce sens ». De la même façon, dans ses réponses aux constatations pour l’affaire Mann Singh (Communication n° 1928/2010Mann Singh c. France, 26 septembre 2013), la France souligne le caractère non obligatoire des décisions du Comité et déclare qu’elle ne mettra pas en œuvre les recommandations du Comité : « Le régime administratif interne est conforme aux normes internationales et européennes […]. La France a pris note des constatations du Comité, mais ni le Conseil d’Etat français ni la Cour européenne des droits de l’homme n’ont considéré que la réglementation en question fût contraire à la liberté de religion ou au principe de non-discrimination. »








Nombre de pays membres  ratifient le Pacte mais ne prennent pas véritablement au sérieux le Comités des droit de l’homme qui est un organe non juridictionnel et préfèrent faire confiance à leurs juridictions nationales et aux juridictions supranationales.

                                                      Conclusion

 

Faute d’être une juridiction et d’en avoir la compétence, le comité des droits de l’homme de l’ONU ne saurait dès lors avoir « condamné » le Sénégal dans l’affaire Karim Wade , ni remettre  en cause les décisions de la Crei et de la Cour Suprême .

 

 

SADA DIALLO JURISTE PRESIDENT DU MOUVEMENT SICAP DEBOUT

 

diallojuriste@hotmail.com

 

 

Le Sénégal brille encore au CAMES

YERIMPOST.COM Les enseignants sénégalais ont encore démontré leur talent au Conseil Africain Malgache de l’Enseignement Supérieur (CAMES). Pour cette édition du concours d’agréation, qui s’est tenue au Gabon, le Sénégal a remporté la Palme d’Or avec un taux de réussite de plus 90%. Sur les 62 candidats présentés par notre pays, 55 ont réussi à décrocher cette haute distinction de l’enseignement supérieur. Les universités qui ont eu de nouveaux professeurs agrégés sont l’Ucad, l’Ugb, ainsi que les universités de Thiès et de Bambey.







Rassurons le Sénégal (Serigne Mbacké Ndiaye)

« Boroom caq day moytu boroom baatu neen » a-t-on coutume de dire (celui qui porte un collier doit se méfier de celui qui en n’a pas). Notre pays est à quelques mois d’une élection présidentielle. Et pour cette compétition, j’ai, en toute liberté et en toute indépendance, choisi mon candidat qui s’appelle Macky SALL, ceci depuis 2012. Je me bats de toutes mes forces pour apporter ma contribution, aussi modeste soit-elle, à sa réélection qui, pour moi, ne fait pas l’ombre d’un doute. C’est pourquoi et en toute humilité, je me permets d’engager cette réflexion à haute voix et de dire à mes amis, frères, sœurs et camarades de la Mouvance Présidentielle ce que je pense, ce que je crois être bon pour le Sénégal et pour notre candidat.

Dans cette perspective, je dois avouer que cette réflexion repose sur des certitudes qui, bien sûr, n’engagent que moi.

La première certitude est que notre candidat est largement majoritaire. Son bilan position lui donne une avance certaine par rapport à ses adversaires. Certains me diront qu’un bilan ne suffit pas pour gagner sinon WADE n’aurait pas perdu en 2012. A ceux-là je réponds que comparaison n’est pas raison. Si WADE a perdu c’est parce que beaucoup de sénégalais croyaient qu’il allait transférer le pouvoir à son fils. Il a donc été battu par une « dévolution monarchique » du pouvoir supposée ou vraie. L’autre facteur qui a contribué à sa défaite dans le contexte actuel, ces deux arguments ne sauraient être opposés à Macky SALL d’autant plus qu’il propose aux sénégalais des perspectives rassurantes. Aussi, reconnaissons-le, il a le meilleur profil, il est calme, serein, travailleur, rigoureux, défend les intérêts du Sénégal, sécurise le pays, assure un leadership certain, s’occupe des Chefs religieux et des Cités religieuses.








Ma seconde conviction est que ces adversaires que je respecte beaucoup et qui sont pour certains des amis et des frères, ne font pas le poids devant lui.

En 2012 WADE avait en face de lui des candidats dont les quatres pouvaient en moyenne obtenir chacun 10% de l’électorat. C’était Macky qui a eu 26%, NIASS 14%, Tanor 11% et Idrissa 7%. Mais pour cette élection de 2019, si je vous demandais de me citer deux candidats adversaires de Macky qui franchiraient la barre des 5%, vous hésiterez avant de répondre.

Par ailleurs, analysant les résultats des dernières élections législatives et conscient qu’une opinion ne bascule jamais fondamentalement en une année, j’arrive à une conclusion rassurante. Jugez-en :

La coalition conduite par le Président WADE lui-même et comprenant les grosses pointures que sont Pape DIOP et Madické NIANG a obtenu 500.000 voix. Pour cette élection présidentielle, ces deux (Pape DIOP et Madické NIANG) sont tous candidats et vont grignoter sur ces 500.000 voix sans parler de l’autre candidat Samuel SARR qui prendra à coup sûr des militants du PDS.

Le PUR considéré comme la révélation de ces législatives a eu 170.000 voix et tous les autres n’ont été élus que sur la base du plus fort reste. C’est dire qu’aucun de ces candidats ne constitue une menace pour Macky SALL. Comment un candidat qui peine à trouver les 52.000 signatures nécessaires pour son parrainage peut-il gagner une élection ?

Alors une question se pose à moi, pourquoi subitement l’opposition se met à réclamer le fichier électoral ? Par respect j’ose croire que ce n’est pas pour remplir frauduleusement le parrainage, étant entendu que l’électeur n’est pas en mesure de vérifier si son nom figure sur une liste ou pas. En effet, pour le parrainage, on n’a pas besoin de disposer du fichier. Chaque électeur détient ses cartes d’électeur et d’identité, suffisant pour fournir toutes les informations. A ce stade, je suis en mesure d’affirmer qu’en dehors de Macky SALL, Karim WADE, Malick GAKOU, peut-être Idrissa SECK et le PUR, tous les autres peinent à trouver le nombre requis. Les plus futés d’entre eux ont trouvé une prétexte pour désister et les autres vont soutenir d’autres candidats. C’est parce qu’ils sont conscients de tout ce qui précède que les adversaires de Macky tentent d’asseoir une perception basée sur des arguments fallacieux du genre « il n’est pas généreux, il ne respecte pas sa parole, sa femme a de l’influence sur les affaires de l’Etat ». Mais est-ce qu’un président est élu pour distribuer de l’argent ? Je pense que non. Il est élu pour prendre en charge les préoccupations des sénégalais, ce que Macky fait merveilleusement bien même si tout n’est pas parfait. A titre d’exemples, nous ne connaissons plus les coupures d’électricité avec la SENELEC, l’électrification rurale est passée de 18 à 60%, l’adduction d’eau en milieu rural aussi, les bourses familiales touchent 400.000 ménages, Dakar Dem Dikk donne entière satisfaction, la plus belle réalisation qui est le pont de Farafégné va régler définitivement le problème du désenclavement de la Casamance sans parler de la fin du conflit dans cette partie du Sénégal. Les prix des denrées de première nécessité ont connus des baisses sensibles depuis 2012 et le pouvoir d’achat des sénégalais maintenu à ce niveau.

Aussi si on compare Macky à Senghor et Diouf, il est un homme généreux. Mais si on le compare à WADE, il ne l’est pas. Ces deux hommes n’ont pas la même philosophie encore moins les mêmes sources de revenu. Que dire du respect de la parole donnée ? L’être humain n’a que sa volonté mais ne maîtrise pas les facteurs permettant de respecter scrupuleusement ses engagements. L’essentiel c’est d’avoir le courage à tout moment et en toute circonstance de prendre ses responsabilités, de les assumer devant les sénégalais. Et son épouse dans tout cela ? Elle est le modèle des sénégalaises digne d’être l’épouse d’un Chef d’Etat. Cette dame n’a pas attendu l’accession de son époux à la magistrature suprême pour profiter des délices du pouvoir. Elle s’est battue dans les moments difficiles aux côtés de son mari et ceux qui la critiquent aujourd’hui en sont témoins. Une fois au pouvoir, elle s’est rangée aux côtés des faibles et des démunis sans compter les foyers religieux.








Pour toutes ces raisons qui confirment ma conviction selon laquelle notre candidat gagnera dès le premier tour, je demande au Ministre de l’Intérieur de rassurer, non pas les partis politiques qui ont tore sur toute la ligne mais les sénégalais qui veulent voter dans le calme et la sérénité. Les partis ont tort de boycotter les concertations sur le processus électoral et l’audit international du fichier. Nul ne peut se prévaloir de propre turpitude. Mais pour les sénégalais, je demande au Ministre de l’Intérieur :

De permettre aux partis de consulter le fichier à tout moment ;
De ne pas attendre les « 15 jours au moins » prévu par le code électoral mais de remettre le fichier aux candidats retenus par le Conseil Constitutionnel ;
Mettre le fichier sur l’internet.

Serigne Mbacké NDIAYE

Président de la CLP – Convergence Libérale et Patriotique –

Coordonnateur du RAPPEL – Rassemblement Pour la Pérennisation du Libéralisme

Le Sénégal réélu au Conseil de l’UIT pour 4 ans

La République du Sénégal conserve son siège comme membre du Conseil de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT).

Le Sénégal a été réélu, pour la période 2019-2022, au titre de Région D (Afrique), ce lundi 05 novembre 2018, par les 193 États membres de l’UIT, à l’issue d’un vote lors de la 20ème Conférence de Plénipotentiaires (PP-18), qui se tient en ce moment, à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis.

Ce succès est le résultat de la contribution appréciée de ses experts au sein des instances de l’UIT et de l’efficacité de sa diplomatie, sous le leadership éclairé de son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République.

La délégation sénégalaise est conduite par Monsieur Abdoulaye BALDE, Ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, accompagné de l’Ambassadeur aux Emirats Arabes Unis Son Excellence Ibrahima Sory SYLLA, du Directeur général de l’ARTP Monsieur Abdou Karim SALL, du Président du FDSUT Monsieur Aly Coto NDIAYE et de leurs collaborateurs.







Eviter que le Sénégal ne se défasse

A l’occasion de la réception du prix Nobel de littérature en 1957, Albert Camus dans son discours a dit : ‘Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse’1.

La situation actuelle du débat public nous inspire à paraphraser Camus : la tache de la jeunesse est d’éviter que le Sénégal ne se défasse.

Aujourd’hui le Sénégal vit un bouillonnement politique causé par le lancement précoce de la campagne de l’élection présidentielle du 20 Février 2019 au travers du parrainage.




Malheureusement la classe politique traditionnelle renoue avec ses méthodes éculées d’un discours public basé sur l’invective, l’insulte au détriment du débat d’idées fécondes et novatrices.

En outre la recrudescence du discours d’exclusion basé sur la religion et l’ethnocentrisme menace le socle de paix sociale et de concorde de la nation sénégalaise.  A en croire le professeur Makhtar Diouf : « l’ethnocentrisme sénégalais, au lieu de déboucher sur des tensions et des conflits s’expriment pacifiquement et aussi, joyeusement dans des plaisanteries interethniques qui font même fi des barrières de statut social »2.

Le modèle sénégalais de paix et dialogue inter et intra religieux positionne notre pays comme un exemple de stabilité à l’heure des extrémismes violents.

La jeunesse du Sénégal, en particulier la jeunesse politique a l’obligation morale et historique de perpétuer cet héritage, véritable motif de fierté nationale, par un apaisement de l’espace politique.

Que cessent les quolibets, insultes, invectives et les accusations fallacieuses, place au débat d’idées fécondes, novatrices et porteuses de solutions pour que le Sénégal ne se défasse.

  1. Albert Camus : DISCOURS DE SUÈDE (1957)
  2. Pr Makhtar Diouf ; SENEGAL LES ETHNIES ET LA NATION P49









BARA DIOUF

RESPONSABLE DES JEUNES DU MRDS

 

 

Le Sénégal est un et indivisible…

Le Sénégal vit des moments critiques avec des soubresauts politiques à la veille de chaque joute électorale. Certains me diront que c’est tout à fait normal compte tenu des enjeux du moment , l’exercice du pouvoir au plus haut sommet!! Les appétits s’aiguisent, les armes se fourbissent et les langues se délient pour essayer de gagner la bataille de l’opinion qui jadis a une longueur d’avance sur sa classe politique!!
Je le dis et je le répète le Sénégal a une solide tradition électorale et constiue une vitrine démocratique au vu et au su de la communauté internationale. Nous devons obligatoirement et jalousement conservée ces acquis. Une élection constitue une étape transitoire dans une démocratie et nul ne doit par des velléités poivoristes annihiler ces multiples efforts consentis depuis belle lurette!



Le Sénégal est un et indivisible. Nous devons pas aussi casser cette unité et cette cohésion nationale obtenues de haute lutte et que tous autant que nous sommes doivent jouer leur partition pour préserver ce commun vouloir de vie commune cher a notre ancien et visionnaire Président Leopold Sedar Senghor ( catholique, une minorité religieuse et serere une minorité ethnique) qui a bénéficié à l’époque du soutien de toute la Ouma Islamique. Il a su diriger le Sénégal pendant vingt ans sans remettre en cause cette unité nationale. Nous devons suivre ses pas pour redonner corps et âme sa vision d’un Sénégal prospère et tourné résolument vers l’émergence.
Abdoul Diouf a su consolider ses acquis malgré son magistère bouillonnant. Il a été l’homme des consensus. Il a bâti un Sénégal uni et prospère. Il fut un homme d’État accompli.
Wade aussi a malgré tout laissé un pays fidèle à sa tradition démocratique. Les hommes passent et les institutions restent.. Il a compris qu’on ne peut pas éternellement manipulé les institutions et remettre en cause la cohésion et l’unité nationales.
Macky essaye tant bien que mal à restaurer l’état de droit pour un Sénégal de paix et de justice. Quelques soient les reproches, il tient bien la barque!!
Nous avons été toujours cités en exemple par les démocraties les plus réputées et les plus en vue. On ne le dira jamais assez il n’y’a aucune démocratie au monde qui a atteint le summum de la perfection. Le Sénégal essaye a chaque élection de parfaire son image démocratique et républicaine !!! Chose normale!! Ce qui est important c’est que les règles du jeu soient acceptés par les acteurs politiques et que les résultats ne puissent souffrir d’aucune contestation!!!



Nous ne devons pas accepter que notre pays soit confisqué par un aréopage de politiques qui n’ont aucun vécu historique dans le landerneau politique!! Aujourd’hui il est clair que 2019 va constituer un tournant très décisif dans la consolidation des acquis démocratiques. Il s’agit ostensiblement d’élire un nouveau président ou de donner une nouvelle chance au président actuel pour qu’il puisse poursuivre ses objectifs et atteindre les résultats escomptés!! À mon avis, le second scénario me paraît plus plausible et plus réaliste, en revanche ce sont les sénégalais qui auront le dernier mot au soir du 24 février 2019!!
Ce Sénégal de Souleymane baal, Cheikh Oumar foutiyou, Cheick Ahmadou Bamba, Maodo malick Sy, Ndiadiane Ndiaye, Lat Dior, Amary Ngone Sobel, Mbaba Ndiackou Ba, Alpha Molo Balde, Alioune Sitoe Diatta, Coumba ndoffene Diouf, Yacinte Thiandoum etccc, va toujours garder sa réputation d’un pays uni dans la paix et la cohésion nationale…….
La tension doit retomber et advienne que pourra le Sénégal survivra au SOIR DU 24 FÉVRIER 2019….

Mahi DEME

Vidéo- Le Forum civil alerte sur les dangers qui guettent le Sénégal









Qui parraine le Sénégal ?

Depuis quelques temps, certains candidats à la candidature pour la présidentielle de 2019, sillonnent le pays, à la recherche de signatures pour être éligibles à cette élection. En réalité, personne d’entre eux n’est présidentiable. Car, pour gouverner un pays, il faut être d’abord intelligent. Ces propos sont d’Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat déclaré à ce rendez-vous électoral. Il regrette le manque d’inconscience dont fait montre la plupart de ces personnalités qui aspire à accéder à la Magistrature suprême. Selon lui, la loi sur le parrainage est truffée d’irrégularités, pouvant faire basculer notre pays dans de graves conflits. Aujourd’hui, tout le monde sait que le Président Macky SALL est déjà candidat à cette présidentielle. Alors, pourquoi doit-il participer au parrainage ? D’ailleurs, qu’est-ce qui arriverait au cas où il serait retenu par cette disposition qui l’enrôle à cause seulement d’une loi mal écrite ? Devons-nous nous laisser entrainer par une erreur humaine, aux conséquences incalculables ? C’est pourquoi, moi, Ansoumana DIONE, je pose la question à savoir qui parraine le Sénégal ? Si l’on y prend garde, nous risquons de bruler le pays, d’où l’urgence pour nous de choisir ente le parrainage et le Sénégal.

Rufisque, le 05 octobre 2018,

Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle








Mondial U21 de mini-foot: Le Sénégal s’impose largement

YERIMPOST.COM Les U21 du Sénégal ont inscrit 11 buts dans un seul match pour s’offrir la victoire face au Guatémala lors de leur premier match de la Coupe du monde de mini-foot. Les Lionceaux de Mansour Ayanda ont bien commencé la campagne qui peut les mener jusqu’au second tour. Ils ont débuté par une large victoire face à leur premier adversaire du groupe D (11-0). Les coéquipiers de Papa Mbaye Ndiaye, capitaine, affronteront ensuite l’Inde, battu 14-0 par l’Angleterre. Seules les deux sélections les mieux classées seront ensuite qualifiées pour les quarts de finale.







Aïda Mbodj: «Le Sénégal n’a jamais connu un président aussi impopulaire…»

YERIMPOST.COM Contrairement à ce que les gens du régime essaient de faire croire à l’opinion, le parrainage est loin d’être un jeu d’enfant pour eux. Ils ont d’énormes difficultés pour collecter des parrains. Le terrain leur est hostile. C’est Aida Mbodj qui voit ainsi les choses. Invitée à l’émission Yoon Wi, sur la Rfm, l’ancien ministre de Me Abdoulaye Wade a fustigé la méthode non orthodoxe du pouvoir pour collecter des parrainages. «Le pourvoir est à l’achat des consciences pour obtenir des parrains. Ils savent que le parrainage est une précampagne pour eux. Et le Sénégal n’a jamais connu un président aussi impopulaire quee Macky Sall», a-t-elle laissé martelé.







Le Sénégal parmi les pays les plus sales d’Afrique

Au Sénégal, la situation sanitaire est devenue catastrophique et inquiète Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019. Au-delà du manque de moyens et de personnels, noté dans les structures de santé, ajouté aux nombreuses difficultés liées aux médicaments, entre autres, des maladies graves apparaissent dans notre pays. A l’origine de ces problèmes qui risquent de causer d’énormes préjudices aux populations, figure l’absence d’une politique réelle de prévention des maladies, par rapport aux déterminants de la santé. Aujourd’hui, le Sénégal est l’un des pays les plus sales d’Afrique. De Dakar, la Capitale, à Ziguinchor, en passant par Kaolack, Diourbel, pour ne citer que cela, partout ce sont des tas d’immondices qui jonchent les rues et artères principales. Et, parmi les villes les plus sales, Saint-Louis est en bonne place, avec, particulièrement, le long du fleuve, rempli d’ordures, de cadavres d’animaux, mélangés aux eaux de pluie, dégageant des odeurs nauséabondes. Pire, les malades mentaux errants viennent aggraver ce triste spectacle désolent. Jusque devant le Palais de la République, c’est une vieille femme malade mentale qui étale ses baluchons en face de la première institution de notre pays. Pour Ansoumana DIONE, le développement ne rime pas avec le désordre. Combien de marchés ont été ravagés par des flammes, avec plusieurs millions emportés, à cause d’un manque d’organisation ? C’est pourquoi, il invite le chef de l’Etat Macky SALL à bien vouloir prendre ses responsabilités, pour le respect des droits des citoyens, de vivre dans un environnement sain.




Rufisque, le 24 septembre 2018,

Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019

Ansoumana Dione: «Ousmane Sonko est un danger pour le Sénégal.»

Que l’Honorable Député Ousmane SONKO se le tienne pour dit : moi, Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour la présidentielle de 2019, je ne le laisserai pas détruire le Sénégal. Car, lorsqu’il accuse le Président Macky SALL de préparer le vol de cette élection, il oriente la population vers des conflits post-électoraux. En vérité, il joue au mauvais perdant. En 2019, si le peuple souverain, décide de se faire diriger à nouveau par le Président Macky SALL, qui pourra s’y opposer ? N’est-ce pas que ce sont les sénégalais qui ont fait partir Abdou DIOF et Abdoulaye WADE, sans aucun problème ? Alors, une telle chose n’est-elle pas possible en 2019 avec Macky SALL ? Soyons objectifs : l’actuel locataire du Palais de la République, n’a-t-il pas le droit de prétendre à un second mandat ? Bien sûr que oui. Mais, quoi qu’il en soit, il appartient au peuple de choisir qui il veut, pour présider à ses destinées et personne n’a le droit de douter de sa capacité en la matière. En clair, si Ousmane SONKO n’est pas sûr de pouvoir gagner cette présidentielle en vue, tel n’est point le cas pour moi, Ansoumana DIONE. Oui, je remporterai haut la main, au premier tour, ce rendez-vous qui est celui du peuple, où aucun homme politique ne sera élu. Et, à la place des prisons, annoncées par Ousmane SONKO qui a dévoilé ainsi son statut d’homme rancunier, un esprit malsain à bannir pour le développement du Sénégal, je mettrai en place des écoles de formations aux métiers, pour les jeunes sans aucune qualification.





Rufisque, le 18 septembre 2018,

Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019

Parrainage: Le Sénégal parmi les meilleures démocraties au monde

CONSCIENCE NATIONALE POUR LE NOUVEL ORDRE C.N.N.O /BSS/BBY
82 CITE SOTIBA PIKINE DAKAR

77 720 79 78 / 77 659 32 62

DIGNITE- ORDRE-TRAVAIL-SOLIDARITE RECEPISSE N° 18619 / MINT/DAGAT/DLP « AU DE-LA DU POSSIBLE, RIEN N’EMPECHE »

« Entre les cupidités pécuniaires, égoïstes, les injustices et la divine mission de défense de l’intérêt national, nous choisissons DIEU envers et contre tout. »

DAKAR LE 17 SEPTEMBRE 2018

DECLARATION DU NOUVEL ORDRE : LE PARRAINAGE PLACE LE SENEGAL parmi les meilleures démocraties au

MONDE

Le lancement de la campagne de parrainage en vue des prochaines élections constitue à notre avis une avancée particulière pour assainir la pratique politique au SENEGAL. Le débat de la rationalisation des partis politiques se pose très souvent et à notre avis de façon incompréhensible.




La création et le fonctionnement d’un parti politique obéissent à un processus légale qui s’il est bien appliqué permettrait de rationaliser la vie politique. De plus certains politiciens qui parlent de rationalisation nous paraissent être d’une hypocrisie sans nom parce que devant donner l’exemple en les leurs ou en intégrant d’autres partis par exemple.

Le parrainage vient en plus contribuer à cette rationalisation en permettant au peuple d’adouber les candidatures à la présidence de la République. Il est vrai que toute révolution entraîne des résistances surtout lorsque comme nous le vivons, certains de nos politiciens sont avides de pouvoir et voient dans toute initiative ou avancée pour mieux organiser les pratiques politiques, des tentatives de les priver de la présidentielle. Comment peut vouloir participer à la présidentielle croire pouvoir être élu et avoir peur de ne pouvoir réunir entre 0,8 et 1% de électeurs inscrits. Le nombre de candidats à la candidature démontre l’urgence de rationaliser les candidatures . En démocratie il n’y a pas meilleur arbitre que le peuple pour désigner qui selon lui, mérite d’avoir une chance d’être élu. L’Occasion est pourtant donnée aux prétendants de mieux se faire connaître des sénégalais par la présentation et l’explication aux sénégalais des programmes et projets de sociétés.

Malheureusement à 05 mois des élections aucun programme ou vision n’est présenté au peuple par les soit disant opposants qui n’ont de programme que l’agenda du président de la république qui leur donne l’occasion d’étaler toute leur haine et leurs contradictions oubliant dans leur quotidien que les sénégalais les ont pratiqué par le passé et les observe au jour le jour . Par presse interposée on déplore le ralliement de certains à la majorité présidentielle et on veut faire croire que ceux qui ont quitté le gouvernement ou la BBY comme des personnes de vertus, alors qu’en fait ils ne sont rien de moins que des adeptes de trahison et de la perfidie, ayant caché leur jeu jusqu’au moment ou ils ont cru pouvoir disposer de suffisamment de moyens, pour pouvoir abandonner la majorité présidentielle, ou parce qu’à un moment donné on les a remplacés à leurs stations . Ceux qui ont trahi la REPUBLIQUE pour leurs ambitions personnelles ne pourront que trahir demain la république.




Voilà pourquoi en terme de programme, la majorité peut présenter un bilan et un projet, alors qu’en face le seul programme de l’opposition c’est de proposer des devinettes sur les supposées arrières pensées de telle ou telle action du président en refusant de regarder les faits en face. Le slogan du genre les « sénégalais sont fatigués ou réciter les problèmes d’accès à l’eau à l’électricité à l’école à la santé sont faciles à proclamer à tort et à travers mais proposer des solutions innovantes réalistes courageuses progressistes est une autre paire de manche. LA PREUVE EN EST QU’AUCUN DES PROBABLES CANDIDATS NE NOUS PROPOSE DE SOLUTIONS .

Les sénégalais ne sauraient accepter que des personnes aussi limitées en terme de vision pour le SENEGAL, avec si peu de valeurs républicaines veuillent présider à notre destinée, car comment comprendre que l’on veuille absolument présenter à la présidentielle, qui est quand même une chose extrêmement sérieuse des personnalités dont la justice par des faits irréfutables à prouvé leur culpabilité dans des dysfonctionnements par rapport aux deniers publics. Il est moralement inconcevable que des gens pareils puissent nous diriger demain et ceux qui les supportent surtout parmi la société civile composée de beaucoup d’opposants professionnels ne sont pas moins que des exemples de contre valeur pour notre peuple car ouvertement s’affichant contre la reddition des comptes oubliant exprès les faits reprochés aux mis en cause pour ne s’appesantir que sur les soit disant aspects politiques de ces affaires qui effectivement ont un cachet politique du fait de la qualité des intéressés.

LE NOUVEL ORDRE voit chez la plupart de ces opposants OUSMANE SONKO mis à part des suppôts de la puissance colonisatrice chez laquelle l’ on s’empresse d’aller se plaindre. CEUX là n’oseront pas remettre en cause le franc CFA par exemple pour changer véritablement le cap sur le plan économique et rompre notre dépendance à la France, et pour autant osent dire que le PRESIDENT a vendu le Pays aux français qui eux à juste raison ne font que défendre leurs intérêts partout dans le monde ou c’est nécessaire.

Les véritables dangers pour le pays et le patriotisme dont ce pays a besoin sont parmi ces opposants et ceux d’une certaine société dite civile financées pour toujours, quelque soit le régime qui sera en place, tout faire pour répandre la confusion et ajouter une cacophonie permanente promeuvent le vol et le détournement de deniers publics e, prenant parti pour de politiciens en déphasage avec une gestion vertueuses des deniers publics qui veulent que les ruptures engagées dans ce domaines échouent pour continuer à presser et à exploiter le peuple sans devoir rendre compte.




Ce qui est désormais sûr pour ceux que la démocratie intéressent de façon objective, LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A FAIT HISSER LE SENEGAL PARMI LES PREMIERES DEMOCRATIES AU MONDE. CAR RARES SONT S’IL EN EXISTE, des PRESIDENTS en fonction qui osent se remettre en question, en se mettant sur la même ligne de départ que leurs adversaires candidats à la présidence, puisque le parrainage est comme on dirait ailleurs, une forme de primaire populaire, qui donne au peuple l’occasion de se prononcer sur les candidats à la présidence.

Le SECRETAIRE GENERAL

JEAN LEOPOLD GUEYE

Ansoumana Dione corrige Ousmane Sonko: un livre n’est pas la solution pour le Sénégal.

Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour la présidentielle de 2019, corrige le Député Ousmane SONKO, également en lice pour cette élection. Pour lui, un livre n’est pas la solution aux difficultés du Sénégal. Aujourd’hui, les populations sont à la recherche d’un citoyen capable de se mettre à leur service, pour une gestion saine de leurs ressources et la résolution des problèmes auxquels ils sont confrontés depuis 1960 à nos jours. En vérité, le patron du PASTEF essaye de tromper en vain la vigilance des sénégalais, l’élection présidentielle étant un rendez-vous entre un homme et un peuple. Et, c’est à ce niveau que l’auteur du livre en question, présente des lacunes qu’il veut combler. Mais, qu’il se le tienne pour dit : aucun livre ne peut développer un pays. Partout dans le monde, ce sont les noms de personnes qui sont cités en exemple, après avoir fait sortir les populations dans certaines situations. C’est pourquoi, moi, Ansoumana DIONE, je le répète à quiconque voudrait m’entendre : je suis le choix du Tout Puissant Seigneur à l’élection présidentielle de 2019, vu mon parcours de près de vingt ans, dans la défense des droits des couches les plus vulnérables de notre société. Contrairement aux autres candidats à la candidature, j’ai un rendez-vous avec le peuple sénégalais qui me sera reconnaissant des sacrifices dont je suis le seul à avoir consentis en sa faveur. Quand Dieu veut sauver une nation, Il lui envoie un dirigeant plein d’humanisme et de patriotisme, même si ce dernier ne dispose d’aucun moyen.




Rufisque, le 15 septembre 2018,

Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019

Forum des chefs traditionnels d’Afrique: Le Sénégal porté à la tête du secrétariat exécutif pour 5 ans

Sous le Haut Patronage de son Excellence Alassane Dramane Ouattara, président de la République de Côte-d’Ivoire, le «Forum des Chefs Traditionnels d’Afrique» a tenu ses assises, du 10 au 12 septembre 2018, à Abidjan, sur le thème : «Renforcement du rôle des autorités coutumières dans la préservation de la paix, de la stabilité sociale et de la sécurité de nos Etats».




Au terme des travaux, dirigés par Sa majesté Tchiffi Zié Jean-Gervais, Secrétaire permanent du Forum, le bureau a été renouvelé. Et l’honneur a été fait à la délégation sénégalaise de devoir présider aux destinées de la chefferie traditionnelle ouest-africaine, à travers la personne du Grand Saltigué de Rufisque, El Maodo Malick Ngom. Ce jeune chef coutumier du terroir de «Mame Coumba Lamb» assumera donc, pour un mandat de cinq ans, la fonction de «Secrétaire général du Conseil Panafricain des Autorité traditionnelles et Coutumières de l’Afrique de l’Ouest».

Aussitôt de retour au Sénégal, le Grand Saltigué de Rufisque, nouvellement élu à cette instance supérieure de la chefferie traditionnelle ouest-africaine, s’est attelé à la tâche, en veillant à préserver les acquis des assises de Benghazi (Libye), de 2008. Il déclinera bientôt sa feuille de route, en matière de prévention des conflits en Afrique, lors d’un face-à-face avec la presse.





Rufisque, le 14/09/2018

Le Chargé de la Communication

Mame Mactar Guéye

Les dangers qui guettent cette nation une et indivisible, le Sénégal !

Le Sénégal fera face aux périls qui mettront à rude épreuve son unité culturelle, religieuse et politique. Et c’est le moment de sensibiliser la jeunesse du pays pour sauvegarder cette essence transcendantale qui fait de notre pays, une exception de cohésion sociale dans la sous région. Aujourd’hui, en tant que jeune engagé pour la mère patrie car mon premier parti, c’est le Sénégal, il me faut parler sérieusement de cette question non encore élucidée de certains prétendants au fauteuil présidentiel qui surfent sur toutes les vagues religieuses, ethniques j’en passe pour avoir de la hauteur et être vus. Car au delà, d’avoir une relation très suspect avec certains lobby islamistes Ousmane Sonko a un véritable penchant pour l’irrédentisme Casamançais. En effet, son double discours sur certaines questions est, un signe évident de son penchant pour l’indépendance de la Casamance. C’est pour cela, il me paraît important que le concerné se prononce sur cette question sans ambiguïté, sans fourberie et sans supercherie. Cette question m’intéresse au plus haut niveau car j’ai toujours été soucieux du maintien de cette cohésion sociale instaurée par le Président Poète, Léopold Sédar Senghor à travers le cousinage à plaisanterie, consolidée par le Président Abdou Diouf, entretenue par le Président Abdoulaye Wade et renforcée par le Président Macky Sall. Car justement ce dernier est issu d’une famille Toucouleur originaire du Fouta installer au cœur du Saloum à côté de ses « Diamou » Serrere. Aujourd’hui, nous, jeunes nous devons sérieusement penser aux élections de 2024, car pour moi le combat de la jeunesse, c’est avant tout la sauvegarde de la cohésion sociale, culturelle, religieuses du Sénégal. Ce pays, nous ne pouvons pas, nous ne devons pas le léguer à nos enfants en lambeaux ou avec des déchirures. Le Sénégal c’est : UN PEUPLE, UN BUT, UNE FOI




Mamadou Niang,

Coordinnateur du

MEER NATIONAL

 

«Le Sénégal pourrait entrer dans le top 10 africain des producteurs de gaz»

Pour le géologue Fary Ndao, les réserves d’hydrocarbures offshore sont une immense opportunité pour le pays mais ne vont pas révolutionner la structure de son économie.

Le Sénégal s’apprête à entrer dans le cercle des pays producteurs d’hydrocarbures. Depuis la première découverte de pétrole offshore, en octobre 2014, jusqu’aux gisements de gaz révélés en mai 2017, le Sénégal attire les grandes compagnies pétrolières. L’exploitation de ces ressources débutera en 2021. Que pourrait apporter cette manne inespérée au pays, classé 162e selon l’indice de développement humain ?
Pour répondre à cette question, l’ingénieur sénégalais Fary Ndao publie L’Or noir du Sénégal, comprendre l’industrie pétrolière et ses enjeux au Sénégal. Géologue de 31 ans, diplômé de l’université Claude-Bernard, à Lyon, et de l’Institut des sciences de la terre de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, il a travaillé pour Petrosen, la compagnie pétrolière nationale. Militant engagé, il est aussi coauteur de l’ouvrage Politisez-vous !.

Le Sénégal peut-il devenir une puissance pétrolière ?

Fary Ndao Le Sénégal deviendra un pays producteur de pétrole, mais pas une puissance pétrolière en l’état actuel des découvertes. Il est probable que ces gisements sont les plus importants qu’on découvrira jamais au Sénégal. Celui de SNE est évalué à 563 millions de barils. Le champ de Ghawar, en Arabie saoudite, le plus grand du monde, atteint plusieurs dizaines de milliards de barils. C’est incomparable.

Concernant le gaz, si on n’en a pas autant que la Russie ou le Qatar, les réserves découvertes pourraient faire entrer le Sénégal dans le top 10 africain des producteurs. On ne deviendra pas un émirat, mais, dans un pays de 16 millions d’habitants, très jeune, avec des défis d’éducation et de santé, ces découvertes sont une immense opportunité.

Lire aussi : Le pétrole congolais d’Elf, huile de la Françafrique

De nombreuses critiques s’élèvent contre la mainmise d’entreprises étrangères sur l’exploration et l’exploitation…

L’Etat a besoin des compagnies étrangères pour assumer le risque d’exploration. Huit forages sur dix sont un échec. Or un forage peut coûter plusieurs dizaines de milliards de francs CFA [soit plusieurs dizaines de millions d’euros]. Un pays pauvre comme le Sénégal ne peut pas s’aventurer dans l’exploration pétrolière. On a d’autres secteurs à financer en priorité.

On peut imaginer qu’avec le temps, le Sénégal, à travers sa compagnie pétrolière nationale, va gagner en capacité financière et investir dans l’exploration. Mais ce n’est pas pour demain. En Arabie saoudite, pendant près de quarante ans, l’exploitation pétrolière était déléguée à des compagnies étrangères. Désormais, Saudi Aramco, la société nationale saoudienne, explore elle-même son sous-sol, tout comme PDVSA au Venezuela.





Comment se répartissent les différentes concessions ?

Il y a eu des découvertes dans trois blocs depuis 2014. D’abord dans le bloc Sangomar, avec le gisement FAN, puis, un mois après, SNE, qui est la plus grosse découverte à ce jour. Ensuite dans le bloc Saint-Louis offshore profond, avec le gisement Tortue, en avril 2015, partagé avec la Mauritanie. Enfin dans le bloc Cayar offshore profond, avec les gisements de Teranga et Yakaar. Les principaux opérateurs sont BP, Kosmos, Cairn, Oranto, African Petroleum et Petrosen. Total est arrivé il y a un an et a pris possession du bloc Rufisque offshore profond, mais aucune découverte n’y a été faite à ce jour.

Ces découvertes sont-elles comparables aux gisements trouvés dans des pays comme le Nigeria ou le Ghana ?

Le Sénégal produira à peu près les mêmes volumes que le Ghana, soit environ 100 000 barils par jour.

Il existe un défi environnemental. Vous dites que ces découvertes peuvent mener à une transition écologique. Comment ?

Nous ne devons pas seulement remplacer le fioul et le charbon par le gaz et les énergies renouvelables, mais aussi changer la manière dont se font les transports. Dakar est congestionnée de voitures. Il faudrait commencer à développer des lignes de tramway, avoir des bus semi-électriques… On arrivera ainsi à un environnement plus sain. L’argent du pétrole peut servir à financer la transition énergétique.

Lire aussi : L’émergence africaine existe-t-elle vraiment ?

On estime les gains financiers de l’Etat jusqu’à 30 milliards d’euros [environ 26 milliards d’euros] sur trente ans pour SNE et Tortue. Les hydrocarbures deviendront-ils les premiers leviers de l’émergence sénégalaise ?

Le budget du Sénégal, c’est environ 6 milliards de dollars par an. Cet apport d’un milliard de dollars par an correspondrait à un peu moins de 20 % du budget. Rien que la douane ou la direction des impôts apportent plus. Donc ça ne va pas révolutionner la structure de l’économie sénégalaise. Sauf que le pétrole et le gaz sont les ressources qui font le socle de toute économie moderne. Le gaz permet de produire environ 25 % de l’électricité dans le monde. Il rejette moins de CO2 et de particules fines que le charbon et le fioul que nous importons. Cela pourra réduire le prix de l’électricité, ce qui aura un effet positif sur la productivité de l’économie sénégalaise.

Vous parlez d’un risque économique en évoquant la « maladie hollandaise ». De quoi s’agit-il ?

C’est l’installation d’un pays dans une économie de rente, notamment quand il s’adosse à une ressource naturelle en délaissant d’autres secteurs. L’industrie au Sénégal est faible, le risque que l’on court est une déstructuration du secteur primaire, en particulier de l’agriculture. Des pays comme l’Angola ou le Gabon sont dans une situation où presque tout est importé, jusqu’à la nourriture. Il faut donc investir dans d’autres secteurs que le pétrole afin que le pays soit résilient. La durée de vie de nos gisements est estimée à trente ans. Il faudra ensuite embrayer sur un autre type d’économie.





Autre défi évoqué dans votre livre, celui de la corruption…

Il est impératif de soumettre les entreprises qui interviennent dans le pétrole à la menace de sanctions plus lourdes, afin de créer un effet de dissuasion. Aujourd’hui, il existe un arsenal pénal pour lutter contre la corruption. Mais ce qui manque, c’est une spécification à un contexte de production pétrolière, notamment en ce qui concerne l’octroi de certains contrats de service. Le monde pétrolier est très corruptogène.

Les conflits liés à la parenté sont un problème fort en Afrique, à l’exemple de l’Angola, où la fille de l’ancien président [Isabel Dos Santos] était responsable de la compagnie pétrolière nationale. Même problème en Guinée équatoriale avec la famille Obiang. Au Sénégal, la nomination du frère du président à la tête d’une société à qui l’Etat a octroyé un bloc pétrolier avait suscité un tollé [entré en fonctions en 2012, Aliou Sall a finalement quitté la direction de Petro-Tim Sénégal en 2016].

Le Monde Afrique

Chères autorités, le Sénégal ne se limite pas à Dakar. Pensez aux régions !

A l’occasion de la fête de Tabaski, comme chaque année, je me suis rendu à mon village d’origine pour passer la fête en famille, histoire de m’abreuver aux sources. Mais, ce séjour d’à peine une semaine m’a ouvert les yeux sur un probleme bien réel et grave et duquel les gens ne parlent pas assez . J’ai pu constater qu’en fait, au Sénégal, tous les citoyens, bien qu’ils soient soumis aux même devoirs, ne jouissent pas des mêmes droits. Ce qui est à mon avis une grave violation des droits fondamentaux de l’Homme, dans une ère où l’on croit être au summum de la civilisation.
Personnellent j’accuse un manque de vision politique de nos autorités, une gestion ni sobre ni vertueuse de nos ressources et une répartition non pondérée de ces dernières à l’endroit des citoyens.




Lors de mon séjour au village, j’ai pu constater que, en matière de qualité de vie, les citadins sont à des années lumières devant leurs parents villageois qui, pourtant, ne sont pas moins des sénégalais et sont tout aussi indispensables qu’eux pour une marche fluide de notre économie.

Au moment où dans les grandes villes on parle d’infranstructures comme construction d’autoroutes ,d’aéroports, de train à des coûts onéreux, les villageois, eux , peinent à satisfaire les besoins les plus rudimentaires comme approvisionnement en eau potable, électricité, routes ect.

Dans un village Situé dans la commune de Thiel, département de Linguère, où le forage est en panne depuis plus de six (6) mois, car leur puits ayant tari, (Soulignons le, le forage n’avait pas été érigé par l’Etat) les habitants se voient obligés de parcourir une dizaine de Kilometres tous les jours pour trouver de l’eau potable tout en ayant à s’occuper des travaux champêtres qui sont leur principal gagne-pain.
Pendant l’Hivernage, c’est l’eau des marigots, dont la potabilité laisse à désirer, qui’ils utilisent quitte à contracter des maladies car devant partager cette eau avec le betail.

Pour gagner du temps et pour ne pas avoir à parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau au detriment des travaux champêtres, certains habitants, dès qu’il se met à pleuvoir et quelle que soit l’heure, se mettent à remplir tout récipient à leur portée avec l’eau de la pluie : Bassines, seaux, bols, bouteilles et même bouilloires.
Ainsi, beaucoup d’heures de sommeil et de travail champêtre sont perdues et les cultures sont livrées, sans merci, à la prise des mauvaises herbes qui menancent de saboter la récolte, le seul éspoir de ces vaillants paysans plus préoccupés par l’octroi d’une eau potable, cet élément vital, qu’à l’entretien de leurs champs.
Pourtant, ces mêmes villageois sont supposés jouir des mêmes droits que leurs parents citadins qui eux, quand ils se réveillent le matin, n’ont qu’à faire pivoter le robinet pour se procurer d’une eau potable et douce; font leur déplacement sur des autoroutes à coûts faramineux pour se rendre au travail et le soir, si le temps le permet, ils peuvent rendre au « Dakar Arena » ou à quelques infranstructures de ce genre construites superfétativement à des coûts qui, utilisés la à bienséance, pouvaient aider à alléger le poids de la vie au village où la banalité n’est plus de vivre mais de survivre.

D’autres problemes beaucoup plus sérieux et qui entravent le développement dans les villages sont la corruption et le détournement des deniers publiques.
Ils sont dûs, à mon avis, à l’indifférence des autorités étatiques vis-à-vis du monde rural et à une absence déplorable d’un ordre public intègre.
Les autorités, passant leur vie entre la capitale et à l’Etranger, ne prenant jamais le temps d’effectuer des visites dans les autres régions que lors des campagnes électorales, ignorent tout des villages.
Ainsi, les quelques milliards que l’Etat réussit à y injecter chaque année ne profitent jamais aux nécessiteux car détournés par ceux qui sont censés les représenter.




Selon le témoignage des villageois, plus que la moitié de la semence, pour laquelle l’Etat débourse des centaines de millions voire des millards pour aider les paysans à avoir de quoi mettre dans leur terre à l’attente d’une pluie providentielle ( bien que cette aide soit si dérisoire : 25Kg par Tête ), se retrouve chaque années dans les étalages des commerçants bradée par ceux qui sont censés en assurer la distribution.
Aussi, la mécanisation de l’Agriculture tant vantée par l’Etat n’est qu’une plaisanterie.
La commune de Thiel qui compte plus d’une cinquantaine de bourgades ne disposent que d’un seul tracteur, un seul qui ne sert le plus souvent qu’à laborier les champs de pastèques, rien d’autres.

Une autres plaisanterie, la construction des routes au niveau des villages.
Au moment où Dakar s’apprête à se bénéficier d’un TER à 586 milliards de FCFA, beaucoup de villages se situant un peu loin des grandes villes ne disposent , comme infranstructure de transport , que des routes empierrées et sans bitumage qui sont abandonnées peu de temps après leur construction à cause de leur mauvais état.
À Thiel, la route construite il y a à peine un peu plus d’un an commence à être désertée par les usagers qui préfèrent maintenant emprunter les routes traditionnelles, bien que sabloneuses, mais, jugées moins cahotiques, et donc meilleures pour l’état de leurs vehicules.
Voyager dans des contrées comme celles-ci est toujours redouté par ceux qui s’y connaissent car le confort y est totalement absent et les risques nombreux.
Pour effectuer un voyage sur une distance de seulement 100Km on peut avoir l’impression de faire une traversée dans l’atlentique ou dans le désert, tellement les routes sont difficiles et l’Etat des vehicules très mauvais.

Ces contrasts sont idignes d’un pays qui rêve de rallier le rang des pays émergents dans un avenir proche.

Nous invitons donc les autorités à niveler, du mieux qu’ils peuvent, ce grand fossé entre la vie villageoise et celle citadine en améliorant davantage la qualité de vie au niveau de la campagne et en ne laissant pas la capitale monopoliser tous les investissements.
Quant à ceux qui aspirent hériter du trône, ils ne doivent pas oublier de mieux considérer le monde rural dans la conception de leurs programmes politiques car celui-ci a toujours été injustement lésé dans le partage du « gateau de la république »

Serigne Modou Assane Ndiaye


Mais l’avion «Le Sénégal» dans les airs a-t-il un commandant de bord ?

Le cas de l’aéroport Léopold Sédar Senghor qui semble être, en ce moment, comme un cadavre en putréfaction, à la merci de charognards, nous fait penser, fortement, à cela. Déjà, la vente des terres de l’aéroport L S S par le président A. Wade est l’un des scandales les plus graves que notre pays ait connu, en matière de gestion catastrophique de son patrimoine. Ce seul fait aurait suffi, dans un Etat de droit où la justice marche sur ses deux pieds, pour valoir à Me Wade, tout au moins, une mise en exam, à la fin de son mandat, à défaut d’être destitué. Mais hélas, son successeur de fils et d’élève fidèle à son maître et en maître absolu dans le pays, comme le fut Me Wade, en a décidé autrement. C’est-à-dire de ne demander aucun compte à l’ancien gestionnaire de notre pays. C’est inique !



Ensuite, s’agissant de l’aéroport L S S, pour enfoncer le clou ou plutôt la bêtise, en lieu et place, de le conserver, tout logiquement, comme un second aéroport de notre capitale, non, l’Etat opte pour sa suppression, tout bêtement. Naturellement, cette suppression est, sans nul doute, un non-sens. Et, ce sont justement, de pareilles bêtises et d’autres non-sens qui font que certains dirigeants africains sont pris par les autres, comme de grands enfants naïfs, pour ne pas dire idiots, qui sont incapables d’identifier correctement les intérêts de leurs pays et, les défendre envers et contre tout. Mais, objectivement et sérieusement parlant, en quoi vraiment, le maintien de cet aéroport qui respecte, à tout point de vue, toutes les normes requises pour un aéroport de type international, gênerait-il notre pays dans son développement, au point de le liquider, comme si c’était de la peste, pour le bazarder ainsi?
Dans une certaine mesure et d’un point de esthétique, la liquidation des terres et suppression de l’aéroport L S S ont défiguré dans cette partie de la capitale le beau visage de Dakar. Donc, au total, ils ont même rendu moche toute cette zone de la capitale, à cause des constructions hideuses qui y sont édifiées anarchiquement et, quasiment, ne respectant pas, les normes d’urbanisme minimales exigées. A y voir de près, c’est même, au vu de ces constructions qui y naissent, si l’obligation d’une autorisation de construction, en bonne et due forme, a été satisfaite ?
En vérité, le mal de notre pays et de l’Afrique, en général, c’est ce système présidentiel qui fait du chef de l’Etat, véritablement, un « Dieu » dans leurs pays. Ainsi, le président de la République décide seul, de tout, dans le pays, sans aucune consultation préalable, de qui que ce soit. En outre, ce dernier n’a de compte à rendre à personne, même pas à une institution de la République. En plus, sa décision est incontestable et irrévocable. Il est clair qu’un tel pouvoir ne peut être que l’attribut de Dieu, mais jamais, d’un être humain. Et pratiquement, l’article 101 de la constitution du Sénégal donne ce pouvoir au président de la République. Ainsi, cet article absout la responsabilité du chef de l’Etat, de ses fautes commises dans l’exercice de ses fonctions, autrement dit, ses fautes sont légalisées. En règle générale, l’homme étant par nature faillible, ses pouvoirs doivent, absolument, être limités, surveillés et encadrés par, des institutions habilitées, indépendantes ne relevant et ne dépendant pas du président de la République. Fondamentalement, de telles institutions sont non seulement nécessaires dans une république mais indispensables, parce que devant servir comme l’œil du peuple sur ceux qui sont chargés de gouverner l’Etat. Naturellement, dans un système tel que celui dans lequel nous sommes tous les abus sont autorisés au chef de l’Etat car, sans le mentionner expressément, il est, de fait, au-dessus des lois. Et, dès lors, qu’il n’est pas tenu, en cas de faute dans les actes qu’il pose, comme responsable, mais on fait de lui un irresponsable. Alors, qu’il est chargé de prendre des décisions très importantes, au niveau le plus élevé de l’Etat, qui pourraient engager toute la nation, malgré tout. Et, si toutes ces bêtises et anomalies ont pu être commises, c’est bien à cause du statut de monarque du président de la République. Comme du reste, l’on note aussi que ce système, quasi monarchique, permet aussi la forte présence, injustifiable, de la famille du chef de l’Etat au cœur du pouvoir et de l’Etat.



Dans tous les cas, toutes ces pratiques en cours actuellement, sont aussi à l’attention de tous ceux qui prétendent vouloir diriger demain notre pays. Les candidats ont l’obligation de se prononcer de manière nette et claire sur cette question capitale du système et statut du chef de l’Etat. Précisément, pour remédier à cette situation anachronique, nécessairement, il faudra procéder au changement de l’actuelle constitution qui est, en fait, la mère de nos maux. Parce qu’il est devenu inconcevable que notre pays continue encore, d’être gouverné dans le même système qu’actuellement et de la même manière. Cela dit, il est, donc, devenu indispensable de rompre définitivement avec ce système et, par voie de conséquence, toutes les pratiques et méthodes y afférentes. Ce qui revient à dire, qu’il faudra rompre avec cette gouvernance autocratique cleptomane et boulimique, qui permet, sans le moindre contrôle, à celui qui dirige le pays, de piller allégrement ses ressources, à son profit, par détournement d’objectifs, au lieu de les investir au service du développement, comme par exemple la création de nouvelles infrastructures et, modernisation des existantes pour répondre à l’ère de notre temps, le numérique. Hé oui, notre pays, à part quelques éclaircies coûteuses et inappropriées, est maintenu encore dans un archaïsme qui nous fait régresser et, ne profite qu’à ceux qui détiennent le pouvoir et leurs amis. Le Sénégal, pour rompre définitivement avec toutes ces mauvaises pratiques récurrentes, devra être gouverner autrement, c’est-à-dire par des institutions fortes, crédibles et indépendantes de l’Exécutif, et non, par des individus qui seraient capables de se transformer, et même, au fil du temps, de se muer en monarques. Et, des exemples, nous en avons connus et vécus plusieurs, déjà. Voilà pourquoi, nous devons, à cet effet, bien retenir à l’esprit, cette recommandation très pertinente d’Albert Einstein, à savoir : « Si vous voulez vivre une vie heureuse, attachez-là, à un but, et non pas à des personnes ou des choses »
En principe, dans un Etat de droit qui se respecte et se considère comme démocratique et dont les dirigeants sont, surtout, très conscients de leurs responsabilités, comme cette très lourde charge qui consiste à diriger leur pays et guider leur peuple, les décisions, notamment les plus importantes, sont d’abord minutieusement examinées à la loupe par des institutions habilitées, avant leur prise et application. Dans un tel Etat, évidemment, un article comme celui-ci 101 de notre constitution ne peut pas y avoir un droit de cité. C’est pourquoi, cette protection absolue et injustifiable du chef de l’Etat par un tel article doit être supprimée de toute constitution. Car, c’est une hérésie d’être le plus responsable de l’Etat, comme son chef et, ensuite, d’être soustrait de responsabilité pour les actes posés dans l’exercice de vos fonctions. Dans le cas par exemple de chefs d’Etat obtus, qui sait, ces derniers pourraient interpréter cette disposition comme une incitation ou un encouragement ou licence à faire ce qu’ils veulent, dans la mesure où ils ne risquent aucune sanction quoi qu’il arriverait.
Comme souligné plus haut, toutes ces anomalies et bêtises qui défient le bon sens et ne respectent ni les règles et normes de la République ni aussi la gestion des biens communs à toute la nation, sont, essentiellement, liées à la nature du système actuellement en cours, parce que, c’est lui les rend possibles. Donc, le prochain régime devra, s’il se présente en alternative, rétablir l’ordre républicain, en revenant sur toutes ces dérives inacceptables. Evidemment, s’il compte revenir à l’orthodoxie, il lui faudra nécessairement, un référendum pour une nouvelle constitution et un nouveau système. Ce sera l’occasion de réviser et refonder toutes les institutions de la République qui se chargeront de veiller sur le respect des lois, règlements et procédures, comme également la rigueur devra être de mise en toutes circonstances dans l’administration publique. La méthode actuelle de gestion loin d’être vertueuse est synonyme d’un partage et un pillage systématique de toutes les ressources du pays ici et maintenant, sans penser à l’avenir de la nation, mais et surtout, aux générations futures qui ont un droit sur les ressources actuelles du pays.



En tout état de cause, pour certaines décisions d’importance capitale qui engagent toute la nation, le seul avis du chef de l’Etat ne devrait plus suffire. Donc, prochainement, de telles décisions devront être soumises et examinées, obligatoirement, par au moins une institution habilitée à cet effet avant son application ou mise en œuvre. Comme par exemple la vente des terres de l’aéroport L S S, la suppression de l’aéroport L S S, la construction du monument de la Renaissance africaine, le partage de la foire de Dakar, le TER, les ressources minières, pétrolières, énergétiques ,etc. Tout cela et tant d’autres affaires nébuleuses entrent dans le cadre du domaine réservé du Président de la République. Mais au nom de quoi ces décisions ne relèveraient que de lui? Surtout, lorsque l’on sait que toutes les erreurs issues des décisions malheureuses du président de la République et leurs conséquences sont classées sans suite en pertes et profits. Ce n’est pas acceptable !
Donc, le peuple sénégalais, avec son expérience du passé vécu, devra, pour se mettre à l’abri, se prémunir de protection contre certaines pratiques de cette gouvernance nauséabonde qui prévaut actuellement dans notre pays. Et tout naturellement, la première étape à franchir devra être, bien entendu, le changement de cette forteresse qui est le système présidentiel. Ensuite, il faudrait, prochainement, pour le pilotage de l’avion « le Sénégal » un équipage compétent et responsable à tous égards, bien entendu, sous la direction d’un commandant de bord coresponsable avec tout l’équipage. Le peuple sénégalais ayant été pendant longtemps floué par ses dirigeants passés et présents, doit se mettre maintenant sur ses gardes, car trop c’est trop. Ce faisant, il ne doit plus se laisser tromper et, accepter d’être encore dirigé comme par le passé, à savoir par un pilotage à vue d’un unique chef qui, parfois, pourrait ne pas être totalement, en possession de toutes ses facultés mentales. Et, Dieu sait que l’on ne peut énumérer, les erreurs de mal gouvernance de nos dirigeants qui ont occasionné notre retard dans plusieurs domaines, tellement, elles sont nombreuses. Et malgré cela, certains ont encore le culot de demander au peuple sénégalais de leur faire encore. Nous avons bien fait le constat que les deux alternances n’ont guère amélioré la situation, bien au contraire. Voilà pourquoi, le peuple sénégalais doit, à présent, chercher une solution alternative crédible et salutaire aux alternances loufoques.
Enfin, nous osons espérer qu’une rupture radicale interviendra avec le prochain changement, que nous voulons surtout, loin des recettes de plats réchauffés indigestes qui maintiennent le statuquo. Au demeurant, le prochain régime qui se mettra en place, devra souverainement et courageusement, revenir et réparer toutes ces bêtises commises par les régimes précédents car, c’est une nécessité absolue pour permettre à notre pays de repartir du bon pied sinon, immanquablement, il ira droit dans le mur.
Enfin, la vision de cette vidéo dont le lien est joint nous montre, à suffisance, le niveau insondable de l’archaïsme, de l’irresponsabilité et de l’incivisme de ceux qui gouvernent actuellement ce pays et même depuis lors. Ainsi, dans ce pays, nous avons, malheureusement constaté que certains citoyens, peuvent, impunément, faire ce que bon leur semble, sans se référer aux lois. Cela doit cesser !





Mandiaye Gaye
Mandiaye15@gmail.com

Vidéo- Macky Sall: le Sénégal  »ne sera pas complice » d’une certaine forme d’émigration




Le Sénégal, «Mbeubeuss» de l’Occident.

Il est très rare de parcourir certaines rues de Dakar ou de certaines capitales régionales sans remarquer des conteneurs déchargés des objets de tout genre provenant des pays d’Europe ou d’Amérique. Réfrigérateurs, machines à laver, ordinateurs, habits, chaussures, mobiliers, jeux d’enfants, ustensiles de cuisine, serviettes, etc. Ces produits de tout genre déjà utilisés dans les pays dits développés augmentent de plus en plus et s’accumulent dans notre pays. La croissance de ces ordures augmente à une vitesse exponentielle comme si le port de Dakar était considéré comme le dépotoir des pays développés et que les sénégalais sont des « boudioumans » de luxe prêts à mettre la main dans la poche pour se procurer de cette décharge des pays riches. Ces décharges qu’on nous déverse tous les jours ont plusieurs conséquences sociales, économiques et environnementales.



Elles ont mis au chaos voire tué l’initiative de nos peuples. Il est rare maintenant de voir ce cordonnier du quartier qui à la veille des cérémonies populaires étaient pris d’assaut pour des commandes de chaussures, de sacs etc., de même cet horloger, ce bijoutier ou ce réparateur de lunettes. On remarque cette véritable razzia causée par ces décharges sur les ateliers de menuiserie, d’ébénisterie, et autres initiatives qui devraient aujourd’hui évolué en petite et moyenne entreprise pour participer à la production de biens utilisés régulièrement par les sénégalais. Le Sénégal de 2018 ne devrait pas importer de chaussures, de ceintures, de sacs en un mot de tout ce qui est de la cordonnerie car nous avons des cordonniers et même tout une commune qui s’adonne à cette activité et qui pourront même rivaliser ceux de Florence ou autres car ayant une expertise locale avérée en la matière et une matière première de haute qualité (imaginer la quantité de cuir que le Sénégal produit à travers les événements : Tabaski, Korité, Magal, Gamou, baptême, mariage etc.). Si à une certaine époque le marché de la chaussure locale était prospère, aujourd’hui les cordonniers pour la plupart tirent le diable par la queue. Le Sénégal de 2018 ne devrait pas importer d’habits quelques soit sa nature nous avons les meilleurs tailleurs de la sous région qui peuvent rivaliser les plus grands couturiers de ce monde. En voyageant dans certains pays de la sous région Cameroun, Guinée, Gabon, Rwanda j’ai remarqué une forte présence de couturiers sénégalais qui habillent les plus grandes personnalités de ces pays. Le Sénégal de 2018 ne devrait pas importer de mobiliers de bureau, de salon ou de chambre à coucher nos menuisiers ont une expérience et une expertise qu’aucun sénégalais ne peut nier. Pourquoi nous acceptons d’être la poubelle des pays riches. Je dis bien poubelle car sur le plan environnemental ces objets constituent une véritable bombe quant à leur destruction ou recyclage après utilisation. Des millions de téléphones usagés, des téléviseurs, des ordinateurs et appareils électroménagers de grandes quantités d’équipements désaffectés sont déversés tous les jours dans nos pays via des conteneurs ou d’autres voies, en toute illégalité. Ces appareils, dont les composants peuvent se révéler très toxiques, finissent souvent dans des décharges clandestines des grands centres urbains et très difficiles à être recycler. L’ONU même s’inquiète des conséquences environnementales et sociales dues aux déchets d’équipements électriques et électroniques. Cependant si on n’y prend pas garde, ces déchets vont polluer durablement l’eau et la terre et après nous n’aurons plus aucune solution. Et pourtant le Président de la République Monsieur Macky Sall dés les premières années de son accession au service des sénégalais a signé la Loi n° 2015¬09 du 04 mai 2015 relative à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution, de l’utilisation de sachets plastiques de faible micronnage et à la gestion rationnelle des déchets plastiques. Cette prise de conscience de la plus haute autorité de l’ampleur de la situation devrait amener non seulement tous les sénégalais sans exception aucune à revoir leur rapport avec l’environnement mais surtout à l’autorité en charge de cette question à prendre toutes les mesures pour que cette loi soit appliquée dans toute sa rigueur et que l’importation de tous ces « déchets » s’estompe définitivement si nous ne voulons pas que le Sénégal tout entier devienne une « MBEUBEUSS » pour les pays riches. Ce n’est pourtant pas compliqué les populations d’autres pays en collaboration avec leur autorité l’on réussi le Rwanda en est une parfaite illustration.




Qu’ALLAH bénit le Sénégal et tous les sénégalais.
Modou Fatma MBOW
Ingénieur
Kébémer

Classement FIFA: la France n°1, le Sénégal rejoint la Tunisie

Pour la première fois depuis 2001, la France retrouve la tête du classement FIFA, après sa victoire au Mondial. En Afrique les Lions du Sénégal grimpent à la 24e place mondiale et rejoint la Tunisie à la première place.

Le top 5 Mondial

1) France – 1726
2) Belgique – 1723
3) Brésil – 1657
4 ) Croatie 1643
5) Uruguay – 1627

Le top 10 Africain

24) Tunisie – 1498
24) Sénégal – 1498
37) RD Congo – 1456
45) Ghana 1424
46) Maroc – 1418
47) Cameroun – 1416
49) Nigéria – 1498
52) Burkina Faso – 1408
63) Mali 1360
64) Cap-Vert – 1356



Comment le Sénégal pourrait s’inspirer du modèle de développement coréen (Suite)

« ET SI LE SENEGAL S’INSPIRAIT DU MODELE DE DEVELOPPEMENT COREEN », était l’intitulé de mon premier article. Dans cette partie, je vais m’appuyer sur les mêmes facteurs utilises par la Corée du Sud pour accélérer son développement, pour donner des solutions pratiques applicables au Sénégal

 

  1. Valorisation de l’éducation, des sciences et de la technologie

Dans mon cher pays le Sénégal, on a tendance à ironiser sur le terme BAC. Les jeunes ont même trouvé une signification assez proche de la réalité. Pour eux BAC signifie « Bienvenue Au Chômage ». Et cela peut se comprendre dans la mesure où la majorité des jeunes élèves arrêtent les études juste après le baccalauréat.




Oui, on subit à peu près la même pression que les jeunes Sud-Coréens. Oui le Bac est sacré au Sénégal. On dit même que quand tu fais le bac au Sénégal, tu le fais pour tout le quartier. Du boutiquier à l’Imam. On peut dire que la pression est aussi palpable qu’en Corée du Sud.

Mais au Sénégal, les résultats au Bac sont catastrophiques. En 2017, le Sénégal affiche un taux de réussite de 31,6%. On note même une baisse de 5% par rapport à 2016. Et sur les 31% qui réussissent une partie importante arrête leurs études soit par manque de places à l’université soit par manque de repères. Mais comment expliquer ce phénomène ? C’est très simple. Il n’existe que 6 universités publiques au Sénégal dont une seule à Dakar, l’université Cheikh Anta Diop qui fait notre fierté en Afrique de l’Ouest, malgré tous ses couacs. Avec un nombre de places très limité, les futurs étudiants dont les parents ont des moyens se tournent vers les écoles de formation. Vivant dans un pays sous-développé, dont le salaire moyen est bas, la majorité des parents ne peuvent se permettre de financer les études de leur fils dans des institutions privées.

Il serait donc impossible de copier le système éducatif coréen. Cela conduirait à l’échec dès le début. La solution est de s’en inspirer mais comment ? En commençant d’abord par augmenter le taux d’alphabétisation qui n’est que de l’ordre de 54,6% au Sénégal. Car, comment peut-on aspirer à se développer avec près de la moitié de la population analphabètes ?

En second lieu, l’Etat doit être en mesure de construire beaucoup d’autres universités publiques comme celle de Diamniadio (en cours) et de renforcer les filières scientifiques et techniques. Des structures pour orienter les futurs étudiants doivent être mises en place à cet effet. Les statistiques affirment que le pourcentage de bacheliers scientifiques était de 18,4% en 2017 contre 79,4% de littéraires. Des chiffres en baisse par rapport à 2013 où on comptait 23,4% de scientifiques. Comment peut-on être un pays compétitif avec un aussi faible pourcentage de scientifiques ? La majorité des élèves ont une mauvaise image des séries scientifiques parce qu’ils sont mal informés. Ses structures d’orientation décrites plus haut pourraient permettre de remédier à ce problème.

La Corée du Sud, pour être un pays compétitif et être à la pointe des technologies, a consacré une part importante de son budget à la recherche. Et pour ce faire, il faut augmenter la part des scientifiques. La recherche permet à un pays d’être autonome et d’avoir son mot à dire dans les avancées technologiques. A force de vivre dans l’importation technologique, on finit par devenir les cobayes des pays développés lorsqu’ils veulent expérimenter leurs technologies dangereuses pour leurs populations. Récemment, les Pays-Bas ont confirmé la toxicité des carburants vendus en Afrique de l’Ouest.

Pour être autonome, l’Etat doit construire davantage d’écoles d’ingénieurs à l’image de l’Ecole Supérieure Polytechnique pour augmenter le nombre d’ingénieurs et favoriser la collaboration du secteur privé qui pourrait financer la recherche dans les laboratoires comme cela se fait en Corée du Sud. Au cours de mon stage, j’ai eu la chance de travailler dans un laboratoire qui s’intéresse aux matériaux de supraconductivité. L’essentiel de son financement provient des entreprises privées. Les étudiants en recherche travaillent jusqu’à des heures tardives pour se consacrer à leur recherche et ne pas décevoir les structures qui les financent. Lors de mes trois mois de stage, beaucoup d’entre eux dormaient dans le laboratoire. Et, pour se développer, il faut adapter des comportements comme celui des coréens c’est-à-dire se sacrifier à un moment donné pour le développement de son pays.

Enfin, pour développer la recherche scientifique, les entreprises privées peuvent proposer des sujets de recherche sur la création d’un nouveau produit pour les étudiants en troisième ou quatrième année d’étude pour les inciter à s’intéresser au domaine de la recherche. Puis, récompenser les trois premiers groupes qui proposent les solutions les plus innovantes.




Nelson Mandela disait que : « l’Education est l’arme la plus puissante pour changer le monde ». Ayons conscience que la Corée du Sud l’a fait grâce à l’éducation. Nous aussi on peut le faire.

 

  1. Transformation industrielle et agricole

L’évolution de l’industrie sénégalaise est très erratique avec une contribution dans le PIB qui n’a jamais dépassé 22% de 2000 à 2015. Comment ce chiffre bas pourrait être augmenté ? Tout simplement en solidifiant les secteurs d’activités qui mènent à l’industrialisation.

En dépit de la Corée du Sud qui ne bénéficie guère des ressources naturelles, le Sénégal est lui doté par la nature avec un potentiel naturel et humain énorme. Si ce potentiel est exploité dans sa plénitude, notre cher pays pourrait atteindre l’autosuffisance alimentaire, prémices d’une marche vers le développement durable. Mais comment s’appuyer sur ce potentiel énorme ? Qu’en est-il de la participation de l’Etat ?

D’innombrables réformes agraires ont été lancées au Sénégal, mais sans grande réussite. C’est quoi la solution alors ? Introduire une nouvelle politique agricole qui soutient le développement rural mais qui se donne pour principal objectif de former une élite d’agriculteurs capables d’affronter le nouveau paradigme de la mondialisation. Pour ce faire, des filières agricoles doivent être introduites dans le système éducatif sénégalais en créant davantage de lycées techniques et d’orienter un grand nombre d’élèves vers ces filières techniques dès la Troisième. Cela permettrait d’initier les élèves au secteur agricole. On pourrait même ajouter des stages de vacances d’au moins deux semaines dans les champs. Une des retombées majeures de cette réforme serait de moderniser l’agriculture pour la rendre plus tard compétitive. Cette professionnalisation ne concerne pas seulement l’agriculture mais tous les métiers du secteur primaire. Je connais beaucoup d’amis qui ont abandonné les études soit par manque de moyens soit par le manque de pratique à l’école. Ces lycées techniques qui forment à différents métiers techniques pourraient leur permettre d’avoir une formation professionnelle et favoriser leur intégration dans le secteur formel.

La productivité agricole pourrait également être augmentée avec la redistribution des terres. C’est là qu’intervient le gouvernement en se présentant comme le grand administrateur des activités rurales. Ainsi l’esprit coopératif doit être mis en avant aux dépens de l’antique mentalité du paysan peu productive. L’Etat pourrait par exemple commencer à fournir les armatures de fer et le ciment, et les paysans se chargeraient de couler le béton. Il fournirait le matériel électrique solaire et les ruraux assureraient eux-mêmes l’installation.  On aménagerait ainsi des routes dans les villages et les habitations des paysans, tandis que l’électrification rurale gagnerait du terrain.

Les terres redistribuées, les outils agricoles modernisés et une élite bien formée, on pourrait entamer notre grande marche vers l’industrialisation avec la transformation des produits avant exportation. Le secret de notre future richesse est d’ajouter de la valeur à tout ce qu’on produit.

Les principales causes de la faible industrialisation du Sénégal réside dans l’incapacité des dirigeants à mettre en œuvre des politiques économiques audacieuses de peur de s’aliéner les donateurs. Les pays riches prônent le libre-échange et un marché concurrentiel auprès des pays pauvres afin de capturer une plus grande part de marché. L’Etat doit prôner le protectionnisme temporaire réfléchi, c’est-à-dire imposer des barrières tarifaires temporaires afin de protéger les industries naissantes des effets néfastes des importations.

Toute cette marche vers l’industrialisation ne peut se faire sans un accès facile aux besoins de première nécessité, à savoir l’eau et l’électricité. Récemment il y’a une pénurie d’eau. Auparavant c’était une pénurie d’électricité. Le terme pénurie fait souvent son apparition quand on cite le Sénégal. L’eau et l’énergie sont un couple indissociable. Pour réduire la consommation d’énergie pour la production d’eau, il faut développer des techniques de recyclage des eaux usées et développer des techniques de dessalement moins énergivores qui utilisent la cogénération.

Le problème de l’accès à l’énergie commence à être résolu avec la mise en place de plusieurs centrales à énergies renouvelables mais le milieu rural demeure jusqu’à présent majoritairement orphelin de cette richesse. On pourrait par exemple multiplier la construction des centrales à dimension locale comme les « microgrids » pour fournir de l’électricité aux coins les plus reculés. Cela faciliterait la mise en place de plusieurs postes de Santé. La population locale n’aurait plus besoin de parcourir des kilomètres pour se faire soigner.

Il est également à remarquer que l’Etat ne fait pas assez confiance à nos experts, ingénieurs et techniciens. C’est pourquoi on assiste à une fuite de cerveau qui bénéficie aux pays déjà développés. La majorité des étudiants qui partent étudier à l’étranger choisissent de rester dans leurs pays d’accueil après leurs études parce que l’Etat sénégalais ne met pas en place des stratégies adaptées pour attirer les « cerveaux sénégalais » installés à travers le monde. Ces étudiants ont eu la possibilité de voir les technologies avancées des pays avancés et peuvent s’en inspirer pour les développer dans le pays.

L’Etat sénégalais pourrait mettre en place des politiques pour favoriser les jeunes diplômés à aller travailler pendant un an au minimum dans les pays étrangers comme la Corée du Sud qui prône le partage de connaissances. Ceci permettrait d’apprendre des pays qui étaient à peu près dans la même situation que nous et de s’en inspirer pour favoriser le transfert de technologies au Sénégal. Par la même occasion, l’Etat pourrait négocier avec la Corée du Sud pour « importer » des cerveaux coréens pour qu’ils partagent avec nous les technologies qui pourront bénéficier à notre industrialisation. De ce fait, dans le futur, nous pourrons fabriquer nos propres produits et réduire l’importation.

Certes pour se développer il faut une bonne industrialisation, un investissement dans la recherche scientifique mais ne pensez-vous pas que cela ne peut se faire que si le patriotisme, le civisme la discipline sont ancrés dans la société ? Sans aller plus loin, je dis un OUI catégorique. Sans ces comportements, un pays va droit à l’échec.

 

  1. Patriotisme et Discipline

Au Sénégal, on se définit comme patriote mais les actes ne suivent pas. Pour être patriote, il faut d’abord penser aux intérêts de son pays. Cela commence par le respect de l’autre. Notre vocabulaire est enrichi par ces phrases : « mbed bi mbedoum bour laa, Louma nex lay def » (je fais ce que je veux du moment où ce n’est pas ma propriété). C’est ainsi qu’on voit des actes comme uriner dans la rue, verser des eaux usées dans la rue entre autres. Et la cause de tous ces actes prend son essence sur le manque de civisme qui gangrène notre pays. Le civisme désigne le respect du citoyen pour la collectivité dans laquelle il vit et de ses conventions, dont sa loi.

Certes j’ai eu des cours de civisme quand j’étais en primaire mais j’ai appris plutôt le civisme français. Le civisme doit être enseigné en fonction des réalités sénégalaises. Je me rappelle en CM1, élève alors à l’école Thiokhna de Louga, ma prof m’avait fait « tendre par quatre » parce que je n’avais pas appris ma leçon d’éducation civique. Et jusqu’à présent je ne regrette pas mon choix parce que les leçons enseignées ne correspondaient pas aux réalités de mon pays.  Il urge même d’augmenter les heures d’enseignement du civisme au primaire et même d’étendre ses cours au collège et lycée.

Le manque de civisme va se poursuivre tant que la population ne connait pas les lois. Et pour connaitre les lois, il faut soit les expliquer oralement « porte à porte », ce qui est quasiment impossible, soit augmenter le taux d’alphabétisation. A ce moment, lorsqu’une personne verra « défense d’uriner, amende 5000 francs », elle réfléchira avant de passer à l’acte.

Notre pays n’a pas la chance d’avoir une langue écrite officielle comme la Corée du Sud mais chaque enfant parle sa langue maternelle et généralement le wolof. On pourrait lui enseigner le civisme et l’éthique en langue nationale. Cela faciliterait une meilleure compréhension.

A la différence de la Corée du Sud qui a opté pour le service militaire, le Sénégal pourrait introduire un service civique obligatoire (et pas seulement volontaire et ne concernant qu’un nombre très réduit de jeunes). En effet le service militaire demande des moyens énormes mais comme on est un « petit » pays pour l’instant, le service civique serait mieux adapté à nos réalités.

Le service civique donne la possibilité à des jeunes, pour une période variant de 6 à 12 mois, de développer l’esprit solidaire, de changer de vision de la vie. Le jeune devient alors un citoyen plus concerné et prêt à relever les défis.

 

La Corée du Sud a su se reposer sur son capital humain pour forger son développement, malgré ses maigres ressources naturelles. Quant au Sénégal, en plus d’être riche de ses ressources naturelles, il dispose d’une jeunesse qui représente plus de 60% de sa population. Exploitons-la !





Par Cheikh Ahmad Moubarack LO

locheikhahmad@yahoo.fr

Et si le Sénégal s’inspirait du modèle de développement coréen ?

Comment passer d’un revenu annuel par habitant de 200 dollars dans les années soixante à 32.000 dollars aujourd’hui. D’aucuns penseraient que j’ai rajouté des zéros à ce dernier chiffre. Non, c’est bien trente-deux mille dollars. Comment est-ce possible en cinquante ans ? Qu’a fait la Corée du Sud pour passer, en une génération, d’un pays pauvre sans espoir à un modèle de réussite économique » ?

Dans le cadre de mes études, j’ai choisi d’effectuer mon stage dans un laboratoire de recherche du pays « du matin calme ». Avant mon départ, j’avais beaucoup d’appréhensions concernant la sécurité en Corée du Sud et la façon de vivre des Coréens. Côté sécurité, je n’étais pas rassuré par les informations diffusées dans la presse occidentale sur le conflit latent entre les deux Corées, même si des signaux positifs se dessinent avec la récente rencontre des leaders des deux pays. Côté « façon de vivre », je me demandais si je saurais m’adapter à la culture asiatique qui m’était quasi-inconnue, en dehors des cours de taekwondo que j’ai eu à suivre à Dakar.




Toutes mes appréhensions se sont avérées infondées. En effet, dès mon arrivée à Séoul, en Corée Du Sud, l’hospitalité coréenne m’a tout de suite rappelé mon très cher pays le Sénégal. Je me suis senti peu dépaysé et j’ai adhéré au fil des jours à la culture coréenne.

J’ai eu la chance au cours de mon stage de visiter plusieurs entreprises dont les produits inondent le marché mondial comme Samsung, Hyundai, entre autres. Je me suis rendu aussi dans plusieurs musées où l’histoire du pays est fièrement exposée. J’ai également eu à visiter l’île de Jeju surnommée par les coréens le Hawai d’Asie. Toutes ces visites m’ont permis d’avoir des idées plus claires sur le développement de la Corée du Sud. Je fus impressionné par la technologie de pointe utilisée dans le pays, par les tours rutilantes et par les parcs soigneusement aménagés. C’est alors que j’ai commencé à poser des questions aux autochtones sur les clés du succès sud-coréen.

En effet, je n’hésitais pas lors de chacune de mes visites à poser des questions à mes amis coréens sur les facteurs qui étaient à la base de leur développement fulgurant et de la perception qu’ils avaient de leur propre pays. Et leurs réponses m’ont permis de structurer les enseignements tirés de mon séjour en Corée du Sud en trois points. Chacun des points exposés ici pourrait être une source d’inspiration pour le Sénégal.

 

 

 

 

  1. Valorisation de l’éducation, des sciences et de la technologie

La première cause du succès de la Corée du Sud réside dans le développement de l’éducation. Ce qui a permis au pays d’atteindre, dès 2012, un taux d’alphabétisation de 97,9%.

Les études en Corée du Sud sont entièrement dispensées en utilisant le hangeul, l’alphabet officiel coréen. Des cours de langues (comme le chinois, le japonais et l’anglais) sont dispensées en plus.

Connu pour son titre de premier de la classe, au niveau mondial[1], le système éducatif coréen envoie chaque soir, dès l’école primaire, les élèves dans des instituts offrant des cours de renforcement, où ils passent plusieurs heures à étudier. Ces cours supplémentaires dispensés par des établissements privés sont connus sous l’appellation « hagwons ». Le système des hagwons s’est largement popularisé et institutionnalisé comme la norme après une journée de cours. Ces instituts sont coûteux. Cela n’effraie pas les parents qui déboursent jusqu’à 800 dollars par mois dans le soutien scolaire pour leurs enfants.

Un ami coréen m’a décrit la journée-type d’un jeune poursuivant ses études primaires et secondaires : réveil vers 5h ou 6h du matin, début des cours à 8h du matin (50 minutes par cours) jusqu’à la pause déjeuner, reprise des cours de 13h à 16H/16h30, étude personnelle jusqu’à 18h, fréquentation d’un institut hawgon de 18h à 22h, révision personnelle jusqu’à minuit (et parfois 2h du matin).

Ce rythme assez impressionnant n’est pas sans conséquences sur le bien-être et la santé tant physique que mentale des jeunes Sud-Coréens. En effet, le manque de sommeil (5 heures en moyenne) peut avoir des conséquences désastreuses pour un enfant. Ce n’est pas par hasard que le suicide devient la principale cause de mortalité chez les jeunes coréens de 15 à 24 ans.

En Corée, l’éducation est une religion et les études sont le gage de la réussite sociale. Dans ce pays lorsqu’un enfant rejoint une des universités du fameux SKY (Seoul National University, Korea University, Yonsei University), sa mère devient la reine du quartier. Et pour atteindre ce but, les enfants subissent une pression énorme de la part des parents. La mère abandonne même parfois sa carrière pour se consacrer pleinement aux études de ses enfants.

Chaque année, le jeudi de la deuxième semaine de novembre, la Corée du Sud est littéralement à l’arrêt entre 13 h 05 et 13 h 45. Les avions n’ont plus l’autorisation de décoller ou d’atterrir. Le trafic automobile est interrompu sur plusieurs axes. Et les policiers coupent leurs sirènes. Quarante minutes sacrées. Le moment du test de compréhension orale d’anglais des 650.000 lycéens du pays, qui jouent leur destin sur cette seule journée d’examen d’entrée à l’université. Pendant huit heures, les jeunes âgés de 18 ans vont enchaîner les épreuves de maths, de coréen, d’anglais ou encore de sciences sociales du « suneung[2] « , dont les résultats détermineront leurs chances d’entrer dans les plus prestigieux établissements du pays, et à la sortie desquels ils seront embauchés dans une administration réputée, une grande banque ou l’un des puissants conglomérats, comme Hyundai ou Samsung. Pour les autres qui auront obtenu une note moyenne aux tests, l’ascension sociale deviendra plus difficile.  Pour éviter toute contestation ou injustice, les tests sont composés de QCM (Questions à Choix Multiples). Ces systèmes de tests, qui excluent toute subjectivité des correcteurs, permettent à chaque individu, quelle que soit son origine sociale, de se mouvoir et d’accéder à l’élite.

Les voilà à l’université où le rythme des études devient de plus en plus croissant. En Corée du Sud le système de l’enseignement supérieur est similaire à celui des anglo-saxons. C’est-à-dire au lieu du système LMD (Licence Master Doctorat), ils ont opté pour le système Bachelor Master Phd. A la différence du système francophone, le système anglo-saxon permet d’obtenir son diplôme d’ingénieur au bout de quatre ans (contre 5 ans dans le système francophone).

Le système d’enseignement sud-coréen accorde aussi une grande importance aux filières pratiques, comme l’agriculture, le commerce, la pêche et l’économie, ainsi qu’aux cursus préparant à l’innovation technologique.

De fait, pour être autonome en matière de sciences et technologies, le gouvernement sud-coréen consacre 4,3% de son PIB à la recherche. Ce qui fait de la Corée du Sud le champion du monde de la Recherche Développement.

 

  1. Transformation industrielle et agricole

L’intervention des pouvoirs publics coréens a longtemps été dominée par une politique commerciale combinant mesures protectionnistes et fortes incitations aux exportations. Ainsi de l’industrie lourde et chimique (années 60 et 70) aux nouvelles technologies et à l’industrie de l’information (depuis les années 90), en passant par l’industrie automobile, navale et électronique (années 80 et 90), la Corée du Sud a su surmonter les contraintes de la taille limitée de son marché intérieur, à travers la mise en œuvre d’une politique industrielle et technologique de croissance par l’investissement. La Corée du Sud s’est ainsi progressivement transformée en acteur majeur du commerce international, et notamment en puissance exportatrice.

Si la Corée du Sud en est à ce niveau aujourd’hui c’est que son développement s’est fait en plusieurs étapes. A chaque période, le pays ciblait un secteur et y consacrait tous ses efforts. Et les Coréens ont toujours su transformer les crises en opportunités. Ainsi, « ce qui ne me détruit pas me rend plus fort », ces mots de Friedrich Nietzche sont une ouverture à la pensée « Wei-Ji » dont l’idéogramme « Wei » signifiant danger et « Ji » signifiant « point de basculement ».

Toutes ces politiques ont permis le développement par étapes successives de la Corée du Sud avec la participation financière de l’Etat. Lors de l’enclenchement des différents plans quinquennaux pour le développement, aucune entreprise ne disposait des ressources techniques et financières pour s’implanter dans ces secteurs, mais grâce à la coopération étroite entre l’Etat et le secteur privé (Chaebols), ces derniers sont devenus un instrument efficace dans la stratégie de développement industriel. L’Etat a financé la création de ces entreprises grâce à des prêts bancaires à long terme et à faible taux, et des attributions préférentielles de licences d’importations.

Le dernier point sur lequel il convient de se pencher est l’entretien du marché intérieur de produits manufacturés par une demande en provenance de secteurs non manufacturiers, en particulier l’agriculture. Un des traits caractéristiques de l’agriculture coréenne est d’être constitué d’un système de petits propriétaires dont les exploitations ont une faible taille avec une moyenne d’à peine 1hectare. C’est le résultat du processus de redistribution des terres entamé à la fin de l’occupation japonaise qui a culminé avec la réforme agraire réalisée pendant la guerre civile. Un des facteurs dominant de cette réforme est la diminution du flux d’émigration rurale.

La réforme agraire de 1950 a donc préparé l’industrialisation. En effet, une abondante main-d’œuvre bon marché a été libérée, ce qui était une condition préalable dans le modèle d’industrialisation suivi par la Corée du Sud.

  1. Patriotisme et Discipline

« L’amour de la patrie a créé la Corée d’aujourd’hui » a déclaré le président Moon Jae-in. Il a ajouté : « C’est grâce au patriotisme que l’Etat d’aujourd’hui est présent. Toutes les personnes qui se sont sacrifiées pour la patrie sont la Corée. Nous ne pouvons diviser le pays par les partis conservateurs ou progressistes. Pour récupérer le pays, il ne peut y avoir ni de gauche, ni de droite. Tous, jeunes et vieux, défendent ensemble leur patrie, et au centre de l’histoire du patriotisme, le peuple coréen a toujours été présent. Mon gouvernement et moi respectons pleinement cette histoire et nous la protégerons jusqu’au bout ».

En 2009, pour écouler ses stocks de riz, la Corée du Sud en a appelé au patriotisme alimentaire. En effet, la surproduction de riz s’élevait à 160.000 tonnes annuelles, due aux changements d’habitudes alimentaires des Sud-Coréens. Pour remédier à cette situation, le gouvernement a donc décidé de baisser le prix du riz et la population a suivi.

Comme on l’a si bien remarqué, le terme « patriotisme » revient à chaque fois en Corée. C’est ce qui a permis à leurs aïeuls de se dévouer corps et âmes pour amener leur pays à la situation actuelle. Le Coréen est fier de parler de son pays et de faire ses éloges.

De plus, n’ayant que très peu de ressources naturelles, c’est sur son capital humain que la Corée du Sud s’est orientée. Façonné dès son plus jeune âge à l’effort et au dépassement de soi, une fois dans le monde du travail, le Sud-Coréen ne recule pas devant la charge du travail. L’assemblée nationale sud-coréenne a ainsi adopté récemment une loi pour réduire le temps de travail hebdomadaire à 52 heures contre 68 heures (le niveau le plus élevé du monde). Un nombre qui comprend 40 heures par semaines ainsi qu’un plafond de 12 heure supplémentaires à ne pas dépasser. La discipline dans l’effort au travail a permis à la Corée d’inonder le marché mondial avec ses produits.

En Corée du Sud, le respect de l’éthique est tellement présent que le développement trouve une facilité pour se frayer un chemin. Apprendre aux jeunes les conséquences néfastes de la corruption dès le bas âge permet, plus tard, lorsqu’ils deviendront adultes, de ne pas reprendre cet acte ignoble. Ce comportement contre la corruption est tellement adopté par la population coréenne qu’ils se sont mobilisés au moment où ils ont su que l’ex-présidente Park Geun-Hye était impliqué dans une affaire de corruption, pour demander sa destitution. Cette ex présidente encourt une peine de prison de 24 ans rallongée à 32 ans. Cette mobilisation spectaculaire a permis au pays d’anticiper les conséquences qui pourraient être désastreuses pour la Corée du Sud dans les années à venir.

Une jeunesse éveillée avec une éducation solide, des institutions fortes et un Etat qui a comme slogan « servir sans se servir » (et qui l’applique) pourront actionner le développement de mon très cher pays le Sénégal.





Par Cheikh Ahmad Moubarack LO

Elève Ingénieur

INSA de Strasbourg

locheikhahmad@yahoo.fr

 

Références bibliographiques

http://www.jeuneafrique.com/370225/economie/le-message-coreen/

https://www.persee.fr/doc/globe_0398-3412_1952_num_91_1_3350

 

[1]  La Corée occupe au sein de l’OCDE la première place pour la troisième fois consécutive dans le classement PISA (Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves ) de 2012

[2] Equivalent du BAC au Sénégal

Scandale: le Sénégal vend son sang à la Gambie

YERIMPOST.COM Alors que la vaste campagne de solidarité des Sénégalais suite à l’appel au don de sang sur l’ensemble du territoire continue, la Gambie attend d’être livrée d’une commande de poches de sang de son voisin le plus proche. C’est ce lundi 6 août que la livraison devait être faite, comme le dit Momoudou Lamin Jammeh, porte-parole de l’hôpital Edward Francis de Banjul. Suite à une révélation d’un journal gambien sur une pénurie de sang qui sévit dans le pays, les autorités gambiennes avaient déclaré qu’une commande avait été passée au Sénégal afin de combler le vide. Le Sénégal, à travers le Centre national de transfusion sanguine (Cnts), a négocié cette commande à coup de billets de banque, selon le quotidien Les Echos.



Le Sénégal, l’aimer ou le haïr ?

Ce pays, petit de par sa taille et grand de par ses hommes, s’appelle à l’unisson, le Sénégal. Pays de la célèbre Téranga, en d’autres termes, pays de l’hospitalité légendaire chantonnée et festinée dans le monde entier. En effet, ce Sénégal-là, dont on vante les mérites, mérite-il ces superlatifs ? Cette question on ne peut plus claire divise mais mérite aussi tout son pesant d’or. Il ne faut pas nous voiler la face, tête baissée en sus. Il faut sortir les mots tels qu’ils s’arrangent et se déclinent. Le Sénégal n’est plus ce qu’il était. Une dégringolade à tous les niveaux de ce qui nous unit. La société. Cette envie de vivre ensemble. Cette envie d’aller de l’avant. En fait, ce pays de nains va mal. Très mal d’ailleurs. Nous sommes des nains d’esprit. Peuple de nains d’esprit, je vous prie de pardonner mon insolence qui me sied tel un string engoncé dans un très joli potin de demoiselle. Faut-il derechef que je m’en excuse ? L’instinct dicte ma conscience et me dit de tracer ma route, per fas et nefas. Peu me chaut ! Le Sénégal d’El Hadj Malik Sy, de Cheikh Ahmadou Bamba, d’Aline Sitoé Diatta, de Senghor, de Mamadou Dia, de Cheikh Anta Diop, de Kéba Mbaye, d’Ousmane Sow (…) a perdu de sa belle. De son lustre avec son étoile à jamais palie. De sa beauté verdoyante durant les premières années du soleil de sa pseudo-indépendance. Pauvres de nous ! Des pantins de l’Occident nous avons élu ! Et nous sommes toujours à la recherche d’un pseudo-développement qu’on nous bassine à longueur d’année ! Notre mal n’est pas loin ; s’il est à chercher, il serait à quelques centimètres de nous. Il nous observe et nous piétine. Il est dans nous. Mais hélas, nous n’avons ce que nous méritons. Tel peuple tels dirigeants ! Ainsi se définissent le Sénégal et bon nombre de ses pairs africains.

La politique




Du grec ancien politikos, la politique ou les affaires de la Cité, est un terme galvaudé depuis les indépendances mais l’africain, connaît-il la quintessence de ce mot ô combien important dans l’esprit des lois d’une république, à fortiori bananière comme la nôtre ? Il ne s’agit pas d’une intempérance de langage mais d’une vérité avérée. Oups, j’ai droit à une redondance parce que les mots coulent tels qu’ils viennent dans mon esprit peu fécond. En effet, je suis un adepte du je-m’en-foutisme et du qu’en-dira-t-on. Un élève de l’anticonformisme. Notre mal vient des politiciens. Ces chiens de politique qui, ventre repu, ne pensent qu’à l’entre-soi. A eux la prospérité ! Et au peuple la pauvreté ! Ils sont le cancer généralisé de la société. Il n’est pas d’eux que surgira la lumière tant convoitée par ce peuple laissé en rade. Ce peuple de misère. Ce peuple laissé à son propre compte et prenant pour témoin Dieu sur terre. Avec pour armes absolues : l’obscurantisme et le dilettantisme frisant un ridicule extrême. Nous tous, sommes embarqués dans la pirogue de la galère et où l’horizon semble bouché. Point de rebuffade et point d’espoir.

L’économie

Comment pourrons-nous parler d’économie dans cette  situation assez burlesque ? Et oui, elle est tendue et en même temps elle fait rire. Mais un rire jaune nimbé de tristesse. En effet, l’économie, c’est ce qui fait qu’un pays vit, respire et avance sur le chemin du développement. L’on ne vit pas, l’on n’avance pas et pire l’on nous pompe l’air. Encore une œuvre des politiciens et non des politiques. Parce qu’un politique est quelqu’un qui fait avancer et fait émerger son pays. Et à cor et à cri, l’on nous tympanise avec le mot émergence. Sommes-nous réellement sur le chemin de cette soi-disant émergence? Mon doigt me dit non. Peut-on parler d’émergence dans ce Sénégal qui manque de tout et même d’eau, source de vie. Le Sénégal, hier fleuron de l’Afrique de l’Ouest, est mort de sa belle mort et depuis des lustres. Mais nous sommes où là ? Une question bête équivaut à une réponse bête. Nous sommes bel et bien à Ndoumbélane, dans ce Sénégal-là, de festin et de ripaille du camp des vainqueurs. Ce Sénégal-là, abonné aux fêtes politiciennes, bon an mal an. Un peuple dont la seule valeur est la triche et où la valeur travail existe peu ou prou. Qu’on m’accuse d’indécence intellectuelle, m’en fous complètement ! Qu’on me guide vers la potence et sous le regard du peuple, je m’enorgueillis et je crache la vérité face à ces dirigeants corrompus jusqu’au trognon, sangsues de l’économie de la nation.

L’Ecole malade

Aimer le Sénégal c’est comme une épreuve de marathon très haletante. Aimer le Sénégal de nos jours, c’est laisser sa salive sur le carreau. Et de l’éducation, faudra-t-il en rire ou en pleurer ? La situation est trop drôle pour être élucidée. En effet, l’on se demande à quoi joue cette bande de soi-disant leaders qui nous gouvernent et ayant zéro ascendant sur la population. De vrais larbins. De vrais traîtres. Ces fils indignes épousant le mensonge pour religion. Quand on parle de l’Ecole, l’on est triste parce qu’il n’y a pas d’issue heureuse. Incroyable mais il est vrai ! L’école est très malade de nos jours et élèves et enseignants ont baissé les bras. Le pavillon Sénégal ne bat plus au large. Il a été emporté depuis belle lune. En effet, un peuple qui baisse les bras cesse de respirer. Et point de respiration, point de vie sur terre. En effet, la question à brûle-pourpoint, c’est de savoir si nous sénégalais, sommes-nous appelés à disparaitre un jour ? Et oui hélas, ce n’est qu’une question de temps. Et en ce sens, que dire et que faire face à cette hécatombe ? Aimer le Sénégal ou le haïr ? Drôle de question. Bon Dieu, fais que je ne choisisse aucun des deux ! En effet, ces deux verbes ont toujours rythmé et jalonné la vie politique des nations. Et il nous faudra, dans un futur proche, tout déglinguer ou saborder le système et recommencer ou disparaître à jamais.




POUYE Ibra

 

La destruction du Mali, une menace existentielle pour le Sénégal

YERIMPOST.COM Au cours du débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2010, en Côte d’Ivoire, le candidat Alassane Ouattara avait lancé une prévision passée presque inaperçue. Il avait prédit que, avant 50 ans, nombre d’Etats africains allaient disparaître. Nous sommes en plein là-dedans, pour parler vulgairement.

Après la Somalie, le Soudan du Sud, la Centrafrique, la Guinée Bissau, voici que le spectre touche un Etat où on croyait la démocratie, la stabilité et le développement irréversibles: le Mali.

Dans ce pays sahélien vaste comme cinq fois la France métropolitaine, aussi grand que le Ghana, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Sénégal, le Bénin et le Togo réunis, ce qui s’est passé hier 29 juillet, à l’occasion de ce qui devait être le premier tour de l’élection présidentielle, est le signe de la destruction d’un Etat-multiséculaire qui remonte à l’Empire du Mali.

Bureaux de vote saccagés, attaques armées, assesseurs molestés, matériel électoral brûlé, localités embrasées… Ce pays, dont les parties nord et centre sont occupées par des bandes armées qui y sèment mort et chaos, n’est plus que l’ombre de lui-même. En dépit de la présence massive de forces internationales d’interposition et de maintien de la paix, l’Etat central ne contrôle plus rien ou presque. Il oscille la maladie grave et la mort clinique.

Le Mali est entrain d’être détruit au nez et à la barbe de la communauté internationale.

Si les djihadistes qui y sévissent prennent ce qui reste du pouvoir, le Sénégal partagera la moitié de sa frontière orientale avec une force sans foi ni loi mue par l’obsession d’accéder à l’océan. En clair, d’annexer le territoire sénégalais pour atteindre l’Atlantique.

Si le semblant d’Etat central résiste vaille que vaille sans rien contrôler, nous sommes à la portée des trafics en tous genres menés dans le très étendu no man’s land malien: armes, drogues, ressources naturelles, êtres humains… Etre dans le voisinage immédiat d’un pays où circulent autant d’armes entre les mains de djihadistes et de rebelles pose un sérieux défi sécuritaire au Sénégal. D’autant que, si le Mali tombe totalement, il n’y aura plus de tampon entre la bande sahélienne de tous les dangers et notre pays.

Si, à l’issue de cette élection chaotique, la situation dégénère au point de bouter les Maliens hors du Mali, ils ne partiront pas en Côte d’Ivoire encore incertaine, ni au Niger autant menacé que leur pays, encore moins en Guinée où l’économie et la monnaie ne leur offrent aucune perspective de bien-être. Ils viendront en grande partie au Sénégal. Or, celui-ci ne peut pas accueillir certains flux sans courir le risque de tomber dans une grave crise humanitaire et économique.

Dans tous les cas de figure, le Sénégal tousse lorsque le Mali s’enrhume. Nul doute que nos autorités exercent une vigilance stratégique sur ce pays voisin, ami et frère. Il ne peut pas en être autrement. La destruction du Mali constitue une menace existentielle pour le Sénégal.

Cheikh Yérim Seck




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