Blog de Cheikh Yerim Seck

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Le Sénégal

Eviter que le Sénégal ne se défasse

A l’occasion de la réception du prix Nobel de littérature en 1957, Albert Camus dans son discours a dit : ‘Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse’1.

La situation actuelle du débat public nous inspire à paraphraser Camus : la tache de la jeunesse est d’éviter que le Sénégal ne se défasse.

Aujourd’hui le Sénégal vit un bouillonnement politique causé par le lancement précoce de la campagne de l’élection présidentielle du 20 Février 2019 au travers du parrainage.




Malheureusement la classe politique traditionnelle renoue avec ses méthodes éculées d’un discours public basé sur l’invective, l’insulte au détriment du débat d’idées fécondes et novatrices.

En outre la recrudescence du discours d’exclusion basé sur la religion et l’ethnocentrisme menace le socle de paix sociale et de concorde de la nation sénégalaise.  A en croire le professeur Makhtar Diouf : « l’ethnocentrisme sénégalais, au lieu de déboucher sur des tensions et des conflits s’expriment pacifiquement et aussi, joyeusement dans des plaisanteries interethniques qui font même fi des barrières de statut social »2.

Le modèle sénégalais de paix et dialogue inter et intra religieux positionne notre pays comme un exemple de stabilité à l’heure des extrémismes violents.

La jeunesse du Sénégal, en particulier la jeunesse politique a l’obligation morale et historique de perpétuer cet héritage, véritable motif de fierté nationale, par un apaisement de l’espace politique.

Que cessent les quolibets, insultes, invectives et les accusations fallacieuses, place au débat d’idées fécondes, novatrices et porteuses de solutions pour que le Sénégal ne se défasse.

  1. Albert Camus : DISCOURS DE SUÈDE (1957)
  2. Pr Makhtar Diouf ; SENEGAL LES ETHNIES ET LA NATION P49









BARA DIOUF

RESPONSABLE DES JEUNES DU MRDS

 

 

Le Sénégal est un et indivisible…

Le Sénégal vit des moments critiques avec des soubresauts politiques à la veille de chaque joute électorale. Certains me diront que c’est tout à fait normal compte tenu des enjeux du moment , l’exercice du pouvoir au plus haut sommet!! Les appétits s’aiguisent, les armes se fourbissent et les langues se délient pour essayer de gagner la bataille de l’opinion qui jadis a une longueur d’avance sur sa classe politique!!
Je le dis et je le répète le Sénégal a une solide tradition électorale et constiue une vitrine démocratique au vu et au su de la communauté internationale. Nous devons obligatoirement et jalousement conservée ces acquis. Une élection constitue une étape transitoire dans une démocratie et nul ne doit par des velléités poivoristes annihiler ces multiples efforts consentis depuis belle lurette!



Le Sénégal est un et indivisible. Nous devons pas aussi casser cette unité et cette cohésion nationale obtenues de haute lutte et que tous autant que nous sommes doivent jouer leur partition pour préserver ce commun vouloir de vie commune cher a notre ancien et visionnaire Président Leopold Sedar Senghor ( catholique, une minorité religieuse et serere une minorité ethnique) qui a bénéficié à l’époque du soutien de toute la Ouma Islamique. Il a su diriger le Sénégal pendant vingt ans sans remettre en cause cette unité nationale. Nous devons suivre ses pas pour redonner corps et âme sa vision d’un Sénégal prospère et tourné résolument vers l’émergence.
Abdoul Diouf a su consolider ses acquis malgré son magistère bouillonnant. Il a été l’homme des consensus. Il a bâti un Sénégal uni et prospère. Il fut un homme d’État accompli.
Wade aussi a malgré tout laissé un pays fidèle à sa tradition démocratique. Les hommes passent et les institutions restent.. Il a compris qu’on ne peut pas éternellement manipulé les institutions et remettre en cause la cohésion et l’unité nationales.
Macky essaye tant bien que mal à restaurer l’état de droit pour un Sénégal de paix et de justice. Quelques soient les reproches, il tient bien la barque!!
Nous avons été toujours cités en exemple par les démocraties les plus réputées et les plus en vue. On ne le dira jamais assez il n’y’a aucune démocratie au monde qui a atteint le summum de la perfection. Le Sénégal essaye a chaque élection de parfaire son image démocratique et républicaine !!! Chose normale!! Ce qui est important c’est que les règles du jeu soient acceptés par les acteurs politiques et que les résultats ne puissent souffrir d’aucune contestation!!!



Nous ne devons pas accepter que notre pays soit confisqué par un aréopage de politiques qui n’ont aucun vécu historique dans le landerneau politique!! Aujourd’hui il est clair que 2019 va constituer un tournant très décisif dans la consolidation des acquis démocratiques. Il s’agit ostensiblement d’élire un nouveau président ou de donner une nouvelle chance au président actuel pour qu’il puisse poursuivre ses objectifs et atteindre les résultats escomptés!! À mon avis, le second scénario me paraît plus plausible et plus réaliste, en revanche ce sont les sénégalais qui auront le dernier mot au soir du 24 février 2019!!
Ce Sénégal de Souleymane baal, Cheikh Oumar foutiyou, Cheick Ahmadou Bamba, Maodo malick Sy, Ndiadiane Ndiaye, Lat Dior, Amary Ngone Sobel, Mbaba Ndiackou Ba, Alpha Molo Balde, Alioune Sitoe Diatta, Coumba ndoffene Diouf, Yacinte Thiandoum etccc, va toujours garder sa réputation d’un pays uni dans la paix et la cohésion nationale…….
La tension doit retomber et advienne que pourra le Sénégal survivra au SOIR DU 24 FÉVRIER 2019….

Mahi DEME

Vidéo- Le Forum civil alerte sur les dangers qui guettent le Sénégal









Qui parraine le Sénégal ?

Depuis quelques temps, certains candidats à la candidature pour la présidentielle de 2019, sillonnent le pays, à la recherche de signatures pour être éligibles à cette élection. En réalité, personne d’entre eux n’est présidentiable. Car, pour gouverner un pays, il faut être d’abord intelligent. Ces propos sont d’Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat déclaré à ce rendez-vous électoral. Il regrette le manque d’inconscience dont fait montre la plupart de ces personnalités qui aspire à accéder à la Magistrature suprême. Selon lui, la loi sur le parrainage est truffée d’irrégularités, pouvant faire basculer notre pays dans de graves conflits. Aujourd’hui, tout le monde sait que le Président Macky SALL est déjà candidat à cette présidentielle. Alors, pourquoi doit-il participer au parrainage ? D’ailleurs, qu’est-ce qui arriverait au cas où il serait retenu par cette disposition qui l’enrôle à cause seulement d’une loi mal écrite ? Devons-nous nous laisser entrainer par une erreur humaine, aux conséquences incalculables ? C’est pourquoi, moi, Ansoumana DIONE, je pose la question à savoir qui parraine le Sénégal ? Si l’on y prend garde, nous risquons de bruler le pays, d’où l’urgence pour nous de choisir ente le parrainage et le Sénégal.

Rufisque, le 05 octobre 2018,

Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle








Mondial U21 de mini-foot: Le Sénégal s’impose largement

YERIMPOST.COM Les U21 du Sénégal ont inscrit 11 buts dans un seul match pour s’offrir la victoire face au Guatémala lors de leur premier match de la Coupe du monde de mini-foot. Les Lionceaux de Mansour Ayanda ont bien commencé la campagne qui peut les mener jusqu’au second tour. Ils ont débuté par une large victoire face à leur premier adversaire du groupe D (11-0). Les coéquipiers de Papa Mbaye Ndiaye, capitaine, affronteront ensuite l’Inde, battu 14-0 par l’Angleterre. Seules les deux sélections les mieux classées seront ensuite qualifiées pour les quarts de finale.







Aïda Mbodj: «Le Sénégal n’a jamais connu un président aussi impopulaire…»

YERIMPOST.COM Contrairement à ce que les gens du régime essaient de faire croire à l’opinion, le parrainage est loin d’être un jeu d’enfant pour eux. Ils ont d’énormes difficultés pour collecter des parrains. Le terrain leur est hostile. C’est Aida Mbodj qui voit ainsi les choses. Invitée à l’émission Yoon Wi, sur la Rfm, l’ancien ministre de Me Abdoulaye Wade a fustigé la méthode non orthodoxe du pouvoir pour collecter des parrainages. «Le pourvoir est à l’achat des consciences pour obtenir des parrains. Ils savent que le parrainage est une précampagne pour eux. Et le Sénégal n’a jamais connu un président aussi impopulaire quee Macky Sall», a-t-elle laissé martelé.







Le Sénégal parmi les pays les plus sales d’Afrique

Au Sénégal, la situation sanitaire est devenue catastrophique et inquiète Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019. Au-delà du manque de moyens et de personnels, noté dans les structures de santé, ajouté aux nombreuses difficultés liées aux médicaments, entre autres, des maladies graves apparaissent dans notre pays. A l’origine de ces problèmes qui risquent de causer d’énormes préjudices aux populations, figure l’absence d’une politique réelle de prévention des maladies, par rapport aux déterminants de la santé. Aujourd’hui, le Sénégal est l’un des pays les plus sales d’Afrique. De Dakar, la Capitale, à Ziguinchor, en passant par Kaolack, Diourbel, pour ne citer que cela, partout ce sont des tas d’immondices qui jonchent les rues et artères principales. Et, parmi les villes les plus sales, Saint-Louis est en bonne place, avec, particulièrement, le long du fleuve, rempli d’ordures, de cadavres d’animaux, mélangés aux eaux de pluie, dégageant des odeurs nauséabondes. Pire, les malades mentaux errants viennent aggraver ce triste spectacle désolent. Jusque devant le Palais de la République, c’est une vieille femme malade mentale qui étale ses baluchons en face de la première institution de notre pays. Pour Ansoumana DIONE, le développement ne rime pas avec le désordre. Combien de marchés ont été ravagés par des flammes, avec plusieurs millions emportés, à cause d’un manque d’organisation ? C’est pourquoi, il invite le chef de l’Etat Macky SALL à bien vouloir prendre ses responsabilités, pour le respect des droits des citoyens, de vivre dans un environnement sain.




Rufisque, le 24 septembre 2018,

Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019

Ansoumana Dione: «Ousmane Sonko est un danger pour le Sénégal.»

Que l’Honorable Député Ousmane SONKO se le tienne pour dit : moi, Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour la présidentielle de 2019, je ne le laisserai pas détruire le Sénégal. Car, lorsqu’il accuse le Président Macky SALL de préparer le vol de cette élection, il oriente la population vers des conflits post-électoraux. En vérité, il joue au mauvais perdant. En 2019, si le peuple souverain, décide de se faire diriger à nouveau par le Président Macky SALL, qui pourra s’y opposer ? N’est-ce pas que ce sont les sénégalais qui ont fait partir Abdou DIOF et Abdoulaye WADE, sans aucun problème ? Alors, une telle chose n’est-elle pas possible en 2019 avec Macky SALL ? Soyons objectifs : l’actuel locataire du Palais de la République, n’a-t-il pas le droit de prétendre à un second mandat ? Bien sûr que oui. Mais, quoi qu’il en soit, il appartient au peuple de choisir qui il veut, pour présider à ses destinées et personne n’a le droit de douter de sa capacité en la matière. En clair, si Ousmane SONKO n’est pas sûr de pouvoir gagner cette présidentielle en vue, tel n’est point le cas pour moi, Ansoumana DIONE. Oui, je remporterai haut la main, au premier tour, ce rendez-vous qui est celui du peuple, où aucun homme politique ne sera élu. Et, à la place des prisons, annoncées par Ousmane SONKO qui a dévoilé ainsi son statut d’homme rancunier, un esprit malsain à bannir pour le développement du Sénégal, je mettrai en place des écoles de formations aux métiers, pour les jeunes sans aucune qualification.





Rufisque, le 18 septembre 2018,

Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019

Parrainage: Le Sénégal parmi les meilleures démocraties au monde

CONSCIENCE NATIONALE POUR LE NOUVEL ORDRE C.N.N.O /BSS/BBY
82 CITE SOTIBA PIKINE DAKAR

77 720 79 78 / 77 659 32 62

DIGNITE- ORDRE-TRAVAIL-SOLIDARITE RECEPISSE N° 18619 / MINT/DAGAT/DLP « AU DE-LA DU POSSIBLE, RIEN N’EMPECHE »

« Entre les cupidités pécuniaires, égoïstes, les injustices et la divine mission de défense de l’intérêt national, nous choisissons DIEU envers et contre tout. »

DAKAR LE 17 SEPTEMBRE 2018

DECLARATION DU NOUVEL ORDRE : LE PARRAINAGE PLACE LE SENEGAL parmi les meilleures démocraties au

MONDE

Le lancement de la campagne de parrainage en vue des prochaines élections constitue à notre avis une avancée particulière pour assainir la pratique politique au SENEGAL. Le débat de la rationalisation des partis politiques se pose très souvent et à notre avis de façon incompréhensible.




La création et le fonctionnement d’un parti politique obéissent à un processus légale qui s’il est bien appliqué permettrait de rationaliser la vie politique. De plus certains politiciens qui parlent de rationalisation nous paraissent être d’une hypocrisie sans nom parce que devant donner l’exemple en les leurs ou en intégrant d’autres partis par exemple.

Le parrainage vient en plus contribuer à cette rationalisation en permettant au peuple d’adouber les candidatures à la présidence de la République. Il est vrai que toute révolution entraîne des résistances surtout lorsque comme nous le vivons, certains de nos politiciens sont avides de pouvoir et voient dans toute initiative ou avancée pour mieux organiser les pratiques politiques, des tentatives de les priver de la présidentielle. Comment peut vouloir participer à la présidentielle croire pouvoir être élu et avoir peur de ne pouvoir réunir entre 0,8 et 1% de électeurs inscrits. Le nombre de candidats à la candidature démontre l’urgence de rationaliser les candidatures . En démocratie il n’y a pas meilleur arbitre que le peuple pour désigner qui selon lui, mérite d’avoir une chance d’être élu. L’Occasion est pourtant donnée aux prétendants de mieux se faire connaître des sénégalais par la présentation et l’explication aux sénégalais des programmes et projets de sociétés.

Malheureusement à 05 mois des élections aucun programme ou vision n’est présenté au peuple par les soit disant opposants qui n’ont de programme que l’agenda du président de la république qui leur donne l’occasion d’étaler toute leur haine et leurs contradictions oubliant dans leur quotidien que les sénégalais les ont pratiqué par le passé et les observe au jour le jour . Par presse interposée on déplore le ralliement de certains à la majorité présidentielle et on veut faire croire que ceux qui ont quitté le gouvernement ou la BBY comme des personnes de vertus, alors qu’en fait ils ne sont rien de moins que des adeptes de trahison et de la perfidie, ayant caché leur jeu jusqu’au moment ou ils ont cru pouvoir disposer de suffisamment de moyens, pour pouvoir abandonner la majorité présidentielle, ou parce qu’à un moment donné on les a remplacés à leurs stations . Ceux qui ont trahi la REPUBLIQUE pour leurs ambitions personnelles ne pourront que trahir demain la république.




Voilà pourquoi en terme de programme, la majorité peut présenter un bilan et un projet, alors qu’en face le seul programme de l’opposition c’est de proposer des devinettes sur les supposées arrières pensées de telle ou telle action du président en refusant de regarder les faits en face. Le slogan du genre les « sénégalais sont fatigués ou réciter les problèmes d’accès à l’eau à l’électricité à l’école à la santé sont faciles à proclamer à tort et à travers mais proposer des solutions innovantes réalistes courageuses progressistes est une autre paire de manche. LA PREUVE EN EST QU’AUCUN DES PROBABLES CANDIDATS NE NOUS PROPOSE DE SOLUTIONS .

Les sénégalais ne sauraient accepter que des personnes aussi limitées en terme de vision pour le SENEGAL, avec si peu de valeurs républicaines veuillent présider à notre destinée, car comment comprendre que l’on veuille absolument présenter à la présidentielle, qui est quand même une chose extrêmement sérieuse des personnalités dont la justice par des faits irréfutables à prouvé leur culpabilité dans des dysfonctionnements par rapport aux deniers publics. Il est moralement inconcevable que des gens pareils puissent nous diriger demain et ceux qui les supportent surtout parmi la société civile composée de beaucoup d’opposants professionnels ne sont pas moins que des exemples de contre valeur pour notre peuple car ouvertement s’affichant contre la reddition des comptes oubliant exprès les faits reprochés aux mis en cause pour ne s’appesantir que sur les soit disant aspects politiques de ces affaires qui effectivement ont un cachet politique du fait de la qualité des intéressés.

LE NOUVEL ORDRE voit chez la plupart de ces opposants OUSMANE SONKO mis à part des suppôts de la puissance colonisatrice chez laquelle l’ on s’empresse d’aller se plaindre. CEUX là n’oseront pas remettre en cause le franc CFA par exemple pour changer véritablement le cap sur le plan économique et rompre notre dépendance à la France, et pour autant osent dire que le PRESIDENT a vendu le Pays aux français qui eux à juste raison ne font que défendre leurs intérêts partout dans le monde ou c’est nécessaire.

Les véritables dangers pour le pays et le patriotisme dont ce pays a besoin sont parmi ces opposants et ceux d’une certaine société dite civile financées pour toujours, quelque soit le régime qui sera en place, tout faire pour répandre la confusion et ajouter une cacophonie permanente promeuvent le vol et le détournement de deniers publics e, prenant parti pour de politiciens en déphasage avec une gestion vertueuses des deniers publics qui veulent que les ruptures engagées dans ce domaines échouent pour continuer à presser et à exploiter le peuple sans devoir rendre compte.




Ce qui est désormais sûr pour ceux que la démocratie intéressent de façon objective, LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A FAIT HISSER LE SENEGAL PARMI LES PREMIERES DEMOCRATIES AU MONDE. CAR RARES SONT S’IL EN EXISTE, des PRESIDENTS en fonction qui osent se remettre en question, en se mettant sur la même ligne de départ que leurs adversaires candidats à la présidence, puisque le parrainage est comme on dirait ailleurs, une forme de primaire populaire, qui donne au peuple l’occasion de se prononcer sur les candidats à la présidence.

Le SECRETAIRE GENERAL

JEAN LEOPOLD GUEYE

Ansoumana Dione corrige Ousmane Sonko: un livre n’est pas la solution pour le Sénégal.

Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour la présidentielle de 2019, corrige le Député Ousmane SONKO, également en lice pour cette élection. Pour lui, un livre n’est pas la solution aux difficultés du Sénégal. Aujourd’hui, les populations sont à la recherche d’un citoyen capable de se mettre à leur service, pour une gestion saine de leurs ressources et la résolution des problèmes auxquels ils sont confrontés depuis 1960 à nos jours. En vérité, le patron du PASTEF essaye de tromper en vain la vigilance des sénégalais, l’élection présidentielle étant un rendez-vous entre un homme et un peuple. Et, c’est à ce niveau que l’auteur du livre en question, présente des lacunes qu’il veut combler. Mais, qu’il se le tienne pour dit : aucun livre ne peut développer un pays. Partout dans le monde, ce sont les noms de personnes qui sont cités en exemple, après avoir fait sortir les populations dans certaines situations. C’est pourquoi, moi, Ansoumana DIONE, je le répète à quiconque voudrait m’entendre : je suis le choix du Tout Puissant Seigneur à l’élection présidentielle de 2019, vu mon parcours de près de vingt ans, dans la défense des droits des couches les plus vulnérables de notre société. Contrairement aux autres candidats à la candidature, j’ai un rendez-vous avec le peuple sénégalais qui me sera reconnaissant des sacrifices dont je suis le seul à avoir consentis en sa faveur. Quand Dieu veut sauver une nation, Il lui envoie un dirigeant plein d’humanisme et de patriotisme, même si ce dernier ne dispose d’aucun moyen.




Rufisque, le 15 septembre 2018,

Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019

Forum des chefs traditionnels d’Afrique: Le Sénégal porté à la tête du secrétariat exécutif pour 5 ans

Sous le Haut Patronage de son Excellence Alassane Dramane Ouattara, président de la République de Côte-d’Ivoire, le «Forum des Chefs Traditionnels d’Afrique» a tenu ses assises, du 10 au 12 septembre 2018, à Abidjan, sur le thème : «Renforcement du rôle des autorités coutumières dans la préservation de la paix, de la stabilité sociale et de la sécurité de nos Etats».




Au terme des travaux, dirigés par Sa majesté Tchiffi Zié Jean-Gervais, Secrétaire permanent du Forum, le bureau a été renouvelé. Et l’honneur a été fait à la délégation sénégalaise de devoir présider aux destinées de la chefferie traditionnelle ouest-africaine, à travers la personne du Grand Saltigué de Rufisque, El Maodo Malick Ngom. Ce jeune chef coutumier du terroir de «Mame Coumba Lamb» assumera donc, pour un mandat de cinq ans, la fonction de «Secrétaire général du Conseil Panafricain des Autorité traditionnelles et Coutumières de l’Afrique de l’Ouest».

Aussitôt de retour au Sénégal, le Grand Saltigué de Rufisque, nouvellement élu à cette instance supérieure de la chefferie traditionnelle ouest-africaine, s’est attelé à la tâche, en veillant à préserver les acquis des assises de Benghazi (Libye), de 2008. Il déclinera bientôt sa feuille de route, en matière de prévention des conflits en Afrique, lors d’un face-à-face avec la presse.





Rufisque, le 14/09/2018

Le Chargé de la Communication

Mame Mactar Guéye

Les dangers qui guettent cette nation une et indivisible, le Sénégal !

Le Sénégal fera face aux périls qui mettront à rude épreuve son unité culturelle, religieuse et politique. Et c’est le moment de sensibiliser la jeunesse du pays pour sauvegarder cette essence transcendantale qui fait de notre pays, une exception de cohésion sociale dans la sous région. Aujourd’hui, en tant que jeune engagé pour la mère patrie car mon premier parti, c’est le Sénégal, il me faut parler sérieusement de cette question non encore élucidée de certains prétendants au fauteuil présidentiel qui surfent sur toutes les vagues religieuses, ethniques j’en passe pour avoir de la hauteur et être vus. Car au delà, d’avoir une relation très suspect avec certains lobby islamistes Ousmane Sonko a un véritable penchant pour l’irrédentisme Casamançais. En effet, son double discours sur certaines questions est, un signe évident de son penchant pour l’indépendance de la Casamance. C’est pour cela, il me paraît important que le concerné se prononce sur cette question sans ambiguïté, sans fourberie et sans supercherie. Cette question m’intéresse au plus haut niveau car j’ai toujours été soucieux du maintien de cette cohésion sociale instaurée par le Président Poète, Léopold Sédar Senghor à travers le cousinage à plaisanterie, consolidée par le Président Abdou Diouf, entretenue par le Président Abdoulaye Wade et renforcée par le Président Macky Sall. Car justement ce dernier est issu d’une famille Toucouleur originaire du Fouta installer au cœur du Saloum à côté de ses « Diamou » Serrere. Aujourd’hui, nous, jeunes nous devons sérieusement penser aux élections de 2024, car pour moi le combat de la jeunesse, c’est avant tout la sauvegarde de la cohésion sociale, culturelle, religieuses du Sénégal. Ce pays, nous ne pouvons pas, nous ne devons pas le léguer à nos enfants en lambeaux ou avec des déchirures. Le Sénégal c’est : UN PEUPLE, UN BUT, UNE FOI




Mamadou Niang,

Coordinnateur du

MEER NATIONAL

 

«Le Sénégal pourrait entrer dans le top 10 africain des producteurs de gaz»

Pour le géologue Fary Ndao, les réserves d’hydrocarbures offshore sont une immense opportunité pour le pays mais ne vont pas révolutionner la structure de son économie.

Le Sénégal s’apprête à entrer dans le cercle des pays producteurs d’hydrocarbures. Depuis la première découverte de pétrole offshore, en octobre 2014, jusqu’aux gisements de gaz révélés en mai 2017, le Sénégal attire les grandes compagnies pétrolières. L’exploitation de ces ressources débutera en 2021. Que pourrait apporter cette manne inespérée au pays, classé 162e selon l’indice de développement humain ?
Pour répondre à cette question, l’ingénieur sénégalais Fary Ndao publie L’Or noir du Sénégal, comprendre l’industrie pétrolière et ses enjeux au Sénégal. Géologue de 31 ans, diplômé de l’université Claude-Bernard, à Lyon, et de l’Institut des sciences de la terre de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, il a travaillé pour Petrosen, la compagnie pétrolière nationale. Militant engagé, il est aussi coauteur de l’ouvrage Politisez-vous !.

Le Sénégal peut-il devenir une puissance pétrolière ?

Fary Ndao Le Sénégal deviendra un pays producteur de pétrole, mais pas une puissance pétrolière en l’état actuel des découvertes. Il est probable que ces gisements sont les plus importants qu’on découvrira jamais au Sénégal. Celui de SNE est évalué à 563 millions de barils. Le champ de Ghawar, en Arabie saoudite, le plus grand du monde, atteint plusieurs dizaines de milliards de barils. C’est incomparable.

Concernant le gaz, si on n’en a pas autant que la Russie ou le Qatar, les réserves découvertes pourraient faire entrer le Sénégal dans le top 10 africain des producteurs. On ne deviendra pas un émirat, mais, dans un pays de 16 millions d’habitants, très jeune, avec des défis d’éducation et de santé, ces découvertes sont une immense opportunité.

Lire aussi : Le pétrole congolais d’Elf, huile de la Françafrique

De nombreuses critiques s’élèvent contre la mainmise d’entreprises étrangères sur l’exploration et l’exploitation…

L’Etat a besoin des compagnies étrangères pour assumer le risque d’exploration. Huit forages sur dix sont un échec. Or un forage peut coûter plusieurs dizaines de milliards de francs CFA [soit plusieurs dizaines de millions d’euros]. Un pays pauvre comme le Sénégal ne peut pas s’aventurer dans l’exploration pétrolière. On a d’autres secteurs à financer en priorité.

On peut imaginer qu’avec le temps, le Sénégal, à travers sa compagnie pétrolière nationale, va gagner en capacité financière et investir dans l’exploration. Mais ce n’est pas pour demain. En Arabie saoudite, pendant près de quarante ans, l’exploitation pétrolière était déléguée à des compagnies étrangères. Désormais, Saudi Aramco, la société nationale saoudienne, explore elle-même son sous-sol, tout comme PDVSA au Venezuela.





Comment se répartissent les différentes concessions ?

Il y a eu des découvertes dans trois blocs depuis 2014. D’abord dans le bloc Sangomar, avec le gisement FAN, puis, un mois après, SNE, qui est la plus grosse découverte à ce jour. Ensuite dans le bloc Saint-Louis offshore profond, avec le gisement Tortue, en avril 2015, partagé avec la Mauritanie. Enfin dans le bloc Cayar offshore profond, avec les gisements de Teranga et Yakaar. Les principaux opérateurs sont BP, Kosmos, Cairn, Oranto, African Petroleum et Petrosen. Total est arrivé il y a un an et a pris possession du bloc Rufisque offshore profond, mais aucune découverte n’y a été faite à ce jour.

Ces découvertes sont-elles comparables aux gisements trouvés dans des pays comme le Nigeria ou le Ghana ?

Le Sénégal produira à peu près les mêmes volumes que le Ghana, soit environ 100 000 barils par jour.

Il existe un défi environnemental. Vous dites que ces découvertes peuvent mener à une transition écologique. Comment ?

Nous ne devons pas seulement remplacer le fioul et le charbon par le gaz et les énergies renouvelables, mais aussi changer la manière dont se font les transports. Dakar est congestionnée de voitures. Il faudrait commencer à développer des lignes de tramway, avoir des bus semi-électriques… On arrivera ainsi à un environnement plus sain. L’argent du pétrole peut servir à financer la transition énergétique.

Lire aussi : L’émergence africaine existe-t-elle vraiment ?

On estime les gains financiers de l’Etat jusqu’à 30 milliards d’euros [environ 26 milliards d’euros] sur trente ans pour SNE et Tortue. Les hydrocarbures deviendront-ils les premiers leviers de l’émergence sénégalaise ?

Le budget du Sénégal, c’est environ 6 milliards de dollars par an. Cet apport d’un milliard de dollars par an correspondrait à un peu moins de 20 % du budget. Rien que la douane ou la direction des impôts apportent plus. Donc ça ne va pas révolutionner la structure de l’économie sénégalaise. Sauf que le pétrole et le gaz sont les ressources qui font le socle de toute économie moderne. Le gaz permet de produire environ 25 % de l’électricité dans le monde. Il rejette moins de CO2 et de particules fines que le charbon et le fioul que nous importons. Cela pourra réduire le prix de l’électricité, ce qui aura un effet positif sur la productivité de l’économie sénégalaise.

Vous parlez d’un risque économique en évoquant la « maladie hollandaise ». De quoi s’agit-il ?

C’est l’installation d’un pays dans une économie de rente, notamment quand il s’adosse à une ressource naturelle en délaissant d’autres secteurs. L’industrie au Sénégal est faible, le risque que l’on court est une déstructuration du secteur primaire, en particulier de l’agriculture. Des pays comme l’Angola ou le Gabon sont dans une situation où presque tout est importé, jusqu’à la nourriture. Il faut donc investir dans d’autres secteurs que le pétrole afin que le pays soit résilient. La durée de vie de nos gisements est estimée à trente ans. Il faudra ensuite embrayer sur un autre type d’économie.





Autre défi évoqué dans votre livre, celui de la corruption…

Il est impératif de soumettre les entreprises qui interviennent dans le pétrole à la menace de sanctions plus lourdes, afin de créer un effet de dissuasion. Aujourd’hui, il existe un arsenal pénal pour lutter contre la corruption. Mais ce qui manque, c’est une spécification à un contexte de production pétrolière, notamment en ce qui concerne l’octroi de certains contrats de service. Le monde pétrolier est très corruptogène.

Les conflits liés à la parenté sont un problème fort en Afrique, à l’exemple de l’Angola, où la fille de l’ancien président [Isabel Dos Santos] était responsable de la compagnie pétrolière nationale. Même problème en Guinée équatoriale avec la famille Obiang. Au Sénégal, la nomination du frère du président à la tête d’une société à qui l’Etat a octroyé un bloc pétrolier avait suscité un tollé [entré en fonctions en 2012, Aliou Sall a finalement quitté la direction de Petro-Tim Sénégal en 2016].

Le Monde Afrique

Chères autorités, le Sénégal ne se limite pas à Dakar. Pensez aux régions !

A l’occasion de la fête de Tabaski, comme chaque année, je me suis rendu à mon village d’origine pour passer la fête en famille, histoire de m’abreuver aux sources. Mais, ce séjour d’à peine une semaine m’a ouvert les yeux sur un probleme bien réel et grave et duquel les gens ne parlent pas assez . J’ai pu constater qu’en fait, au Sénégal, tous les citoyens, bien qu’ils soient soumis aux même devoirs, ne jouissent pas des mêmes droits. Ce qui est à mon avis une grave violation des droits fondamentaux de l’Homme, dans une ère où l’on croit être au summum de la civilisation.
Personnellent j’accuse un manque de vision politique de nos autorités, une gestion ni sobre ni vertueuse de nos ressources et une répartition non pondérée de ces dernières à l’endroit des citoyens.




Lors de mon séjour au village, j’ai pu constater que, en matière de qualité de vie, les citadins sont à des années lumières devant leurs parents villageois qui, pourtant, ne sont pas moins des sénégalais et sont tout aussi indispensables qu’eux pour une marche fluide de notre économie.

Au moment où dans les grandes villes on parle d’infranstructures comme construction d’autoroutes ,d’aéroports, de train à des coûts onéreux, les villageois, eux , peinent à satisfaire les besoins les plus rudimentaires comme approvisionnement en eau potable, électricité, routes ect.

Dans un village Situé dans la commune de Thiel, département de Linguère, où le forage est en panne depuis plus de six (6) mois, car leur puits ayant tari, (Soulignons le, le forage n’avait pas été érigé par l’Etat) les habitants se voient obligés de parcourir une dizaine de Kilometres tous les jours pour trouver de l’eau potable tout en ayant à s’occuper des travaux champêtres qui sont leur principal gagne-pain.
Pendant l’Hivernage, c’est l’eau des marigots, dont la potabilité laisse à désirer, qui’ils utilisent quitte à contracter des maladies car devant partager cette eau avec le betail.

Pour gagner du temps et pour ne pas avoir à parcourir de longues distances pour s’approvisionner en eau au detriment des travaux champêtres, certains habitants, dès qu’il se met à pleuvoir et quelle que soit l’heure, se mettent à remplir tout récipient à leur portée avec l’eau de la pluie : Bassines, seaux, bols, bouteilles et même bouilloires.
Ainsi, beaucoup d’heures de sommeil et de travail champêtre sont perdues et les cultures sont livrées, sans merci, à la prise des mauvaises herbes qui menancent de saboter la récolte, le seul éspoir de ces vaillants paysans plus préoccupés par l’octroi d’une eau potable, cet élément vital, qu’à l’entretien de leurs champs.
Pourtant, ces mêmes villageois sont supposés jouir des mêmes droits que leurs parents citadins qui eux, quand ils se réveillent le matin, n’ont qu’à faire pivoter le robinet pour se procurer d’une eau potable et douce; font leur déplacement sur des autoroutes à coûts faramineux pour se rendre au travail et le soir, si le temps le permet, ils peuvent rendre au « Dakar Arena » ou à quelques infranstructures de ce genre construites superfétativement à des coûts qui, utilisés la à bienséance, pouvaient aider à alléger le poids de la vie au village où la banalité n’est plus de vivre mais de survivre.

D’autres problemes beaucoup plus sérieux et qui entravent le développement dans les villages sont la corruption et le détournement des deniers publiques.
Ils sont dûs, à mon avis, à l’indifférence des autorités étatiques vis-à-vis du monde rural et à une absence déplorable d’un ordre public intègre.
Les autorités, passant leur vie entre la capitale et à l’Etranger, ne prenant jamais le temps d’effectuer des visites dans les autres régions que lors des campagnes électorales, ignorent tout des villages.
Ainsi, les quelques milliards que l’Etat réussit à y injecter chaque année ne profitent jamais aux nécessiteux car détournés par ceux qui sont censés les représenter.




Selon le témoignage des villageois, plus que la moitié de la semence, pour laquelle l’Etat débourse des centaines de millions voire des millards pour aider les paysans à avoir de quoi mettre dans leur terre à l’attente d’une pluie providentielle ( bien que cette aide soit si dérisoire : 25Kg par Tête ), se retrouve chaque années dans les étalages des commerçants bradée par ceux qui sont censés en assurer la distribution.
Aussi, la mécanisation de l’Agriculture tant vantée par l’Etat n’est qu’une plaisanterie.
La commune de Thiel qui compte plus d’une cinquantaine de bourgades ne disposent que d’un seul tracteur, un seul qui ne sert le plus souvent qu’à laborier les champs de pastèques, rien d’autres.

Une autres plaisanterie, la construction des routes au niveau des villages.
Au moment où Dakar s’apprête à se bénéficier d’un TER à 586 milliards de FCFA, beaucoup de villages se situant un peu loin des grandes villes ne disposent , comme infranstructure de transport , que des routes empierrées et sans bitumage qui sont abandonnées peu de temps après leur construction à cause de leur mauvais état.
À Thiel, la route construite il y a à peine un peu plus d’un an commence à être désertée par les usagers qui préfèrent maintenant emprunter les routes traditionnelles, bien que sabloneuses, mais, jugées moins cahotiques, et donc meilleures pour l’état de leurs vehicules.
Voyager dans des contrées comme celles-ci est toujours redouté par ceux qui s’y connaissent car le confort y est totalement absent et les risques nombreux.
Pour effectuer un voyage sur une distance de seulement 100Km on peut avoir l’impression de faire une traversée dans l’atlentique ou dans le désert, tellement les routes sont difficiles et l’Etat des vehicules très mauvais.

Ces contrasts sont idignes d’un pays qui rêve de rallier le rang des pays émergents dans un avenir proche.

Nous invitons donc les autorités à niveler, du mieux qu’ils peuvent, ce grand fossé entre la vie villageoise et celle citadine en améliorant davantage la qualité de vie au niveau de la campagne et en ne laissant pas la capitale monopoliser tous les investissements.
Quant à ceux qui aspirent hériter du trône, ils ne doivent pas oublier de mieux considérer le monde rural dans la conception de leurs programmes politiques car celui-ci a toujours été injustement lésé dans le partage du « gateau de la république »

Serigne Modou Assane Ndiaye


Mais l’avion «Le Sénégal» dans les airs a-t-il un commandant de bord ?

Le cas de l’aéroport Léopold Sédar Senghor qui semble être, en ce moment, comme un cadavre en putréfaction, à la merci de charognards, nous fait penser, fortement, à cela. Déjà, la vente des terres de l’aéroport L S S par le président A. Wade est l’un des scandales les plus graves que notre pays ait connu, en matière de gestion catastrophique de son patrimoine. Ce seul fait aurait suffi, dans un Etat de droit où la justice marche sur ses deux pieds, pour valoir à Me Wade, tout au moins, une mise en exam, à la fin de son mandat, à défaut d’être destitué. Mais hélas, son successeur de fils et d’élève fidèle à son maître et en maître absolu dans le pays, comme le fut Me Wade, en a décidé autrement. C’est-à-dire de ne demander aucun compte à l’ancien gestionnaire de notre pays. C’est inique !



Ensuite, s’agissant de l’aéroport L S S, pour enfoncer le clou ou plutôt la bêtise, en lieu et place, de le conserver, tout logiquement, comme un second aéroport de notre capitale, non, l’Etat opte pour sa suppression, tout bêtement. Naturellement, cette suppression est, sans nul doute, un non-sens. Et, ce sont justement, de pareilles bêtises et d’autres non-sens qui font que certains dirigeants africains sont pris par les autres, comme de grands enfants naïfs, pour ne pas dire idiots, qui sont incapables d’identifier correctement les intérêts de leurs pays et, les défendre envers et contre tout. Mais, objectivement et sérieusement parlant, en quoi vraiment, le maintien de cet aéroport qui respecte, à tout point de vue, toutes les normes requises pour un aéroport de type international, gênerait-il notre pays dans son développement, au point de le liquider, comme si c’était de la peste, pour le bazarder ainsi?
Dans une certaine mesure et d’un point de esthétique, la liquidation des terres et suppression de l’aéroport L S S ont défiguré dans cette partie de la capitale le beau visage de Dakar. Donc, au total, ils ont même rendu moche toute cette zone de la capitale, à cause des constructions hideuses qui y sont édifiées anarchiquement et, quasiment, ne respectant pas, les normes d’urbanisme minimales exigées. A y voir de près, c’est même, au vu de ces constructions qui y naissent, si l’obligation d’une autorisation de construction, en bonne et due forme, a été satisfaite ?
En vérité, le mal de notre pays et de l’Afrique, en général, c’est ce système présidentiel qui fait du chef de l’Etat, véritablement, un « Dieu » dans leurs pays. Ainsi, le président de la République décide seul, de tout, dans le pays, sans aucune consultation préalable, de qui que ce soit. En outre, ce dernier n’a de compte à rendre à personne, même pas à une institution de la République. En plus, sa décision est incontestable et irrévocable. Il est clair qu’un tel pouvoir ne peut être que l’attribut de Dieu, mais jamais, d’un être humain. Et pratiquement, l’article 101 de la constitution du Sénégal donne ce pouvoir au président de la République. Ainsi, cet article absout la responsabilité du chef de l’Etat, de ses fautes commises dans l’exercice de ses fonctions, autrement dit, ses fautes sont légalisées. En règle générale, l’homme étant par nature faillible, ses pouvoirs doivent, absolument, être limités, surveillés et encadrés par, des institutions habilitées, indépendantes ne relevant et ne dépendant pas du président de la République. Fondamentalement, de telles institutions sont non seulement nécessaires dans une république mais indispensables, parce que devant servir comme l’œil du peuple sur ceux qui sont chargés de gouverner l’Etat. Naturellement, dans un système tel que celui dans lequel nous sommes tous les abus sont autorisés au chef de l’Etat car, sans le mentionner expressément, il est, de fait, au-dessus des lois. Et, dès lors, qu’il n’est pas tenu, en cas de faute dans les actes qu’il pose, comme responsable, mais on fait de lui un irresponsable. Alors, qu’il est chargé de prendre des décisions très importantes, au niveau le plus élevé de l’Etat, qui pourraient engager toute la nation, malgré tout. Et, si toutes ces bêtises et anomalies ont pu être commises, c’est bien à cause du statut de monarque du président de la République. Comme du reste, l’on note aussi que ce système, quasi monarchique, permet aussi la forte présence, injustifiable, de la famille du chef de l’Etat au cœur du pouvoir et de l’Etat.



Dans tous les cas, toutes ces pratiques en cours actuellement, sont aussi à l’attention de tous ceux qui prétendent vouloir diriger demain notre pays. Les candidats ont l’obligation de se prononcer de manière nette et claire sur cette question capitale du système et statut du chef de l’Etat. Précisément, pour remédier à cette situation anachronique, nécessairement, il faudra procéder au changement de l’actuelle constitution qui est, en fait, la mère de nos maux. Parce qu’il est devenu inconcevable que notre pays continue encore, d’être gouverné dans le même système qu’actuellement et de la même manière. Cela dit, il est, donc, devenu indispensable de rompre définitivement avec ce système et, par voie de conséquence, toutes les pratiques et méthodes y afférentes. Ce qui revient à dire, qu’il faudra rompre avec cette gouvernance autocratique cleptomane et boulimique, qui permet, sans le moindre contrôle, à celui qui dirige le pays, de piller allégrement ses ressources, à son profit, par détournement d’objectifs, au lieu de les investir au service du développement, comme par exemple la création de nouvelles infrastructures et, modernisation des existantes pour répondre à l’ère de notre temps, le numérique. Hé oui, notre pays, à part quelques éclaircies coûteuses et inappropriées, est maintenu encore dans un archaïsme qui nous fait régresser et, ne profite qu’à ceux qui détiennent le pouvoir et leurs amis. Le Sénégal, pour rompre définitivement avec toutes ces mauvaises pratiques récurrentes, devra être gouverner autrement, c’est-à-dire par des institutions fortes, crédibles et indépendantes de l’Exécutif, et non, par des individus qui seraient capables de se transformer, et même, au fil du temps, de se muer en monarques. Et, des exemples, nous en avons connus et vécus plusieurs, déjà. Voilà pourquoi, nous devons, à cet effet, bien retenir à l’esprit, cette recommandation très pertinente d’Albert Einstein, à savoir : « Si vous voulez vivre une vie heureuse, attachez-là, à un but, et non pas à des personnes ou des choses »
En principe, dans un Etat de droit qui se respecte et se considère comme démocratique et dont les dirigeants sont, surtout, très conscients de leurs responsabilités, comme cette très lourde charge qui consiste à diriger leur pays et guider leur peuple, les décisions, notamment les plus importantes, sont d’abord minutieusement examinées à la loupe par des institutions habilitées, avant leur prise et application. Dans un tel Etat, évidemment, un article comme celui-ci 101 de notre constitution ne peut pas y avoir un droit de cité. C’est pourquoi, cette protection absolue et injustifiable du chef de l’Etat par un tel article doit être supprimée de toute constitution. Car, c’est une hérésie d’être le plus responsable de l’Etat, comme son chef et, ensuite, d’être soustrait de responsabilité pour les actes posés dans l’exercice de vos fonctions. Dans le cas par exemple de chefs d’Etat obtus, qui sait, ces derniers pourraient interpréter cette disposition comme une incitation ou un encouragement ou licence à faire ce qu’ils veulent, dans la mesure où ils ne risquent aucune sanction quoi qu’il arriverait.
Comme souligné plus haut, toutes ces anomalies et bêtises qui défient le bon sens et ne respectent ni les règles et normes de la République ni aussi la gestion des biens communs à toute la nation, sont, essentiellement, liées à la nature du système actuellement en cours, parce que, c’est lui les rend possibles. Donc, le prochain régime devra, s’il se présente en alternative, rétablir l’ordre républicain, en revenant sur toutes ces dérives inacceptables. Evidemment, s’il compte revenir à l’orthodoxie, il lui faudra nécessairement, un référendum pour une nouvelle constitution et un nouveau système. Ce sera l’occasion de réviser et refonder toutes les institutions de la République qui se chargeront de veiller sur le respect des lois, règlements et procédures, comme également la rigueur devra être de mise en toutes circonstances dans l’administration publique. La méthode actuelle de gestion loin d’être vertueuse est synonyme d’un partage et un pillage systématique de toutes les ressources du pays ici et maintenant, sans penser à l’avenir de la nation, mais et surtout, aux générations futures qui ont un droit sur les ressources actuelles du pays.



En tout état de cause, pour certaines décisions d’importance capitale qui engagent toute la nation, le seul avis du chef de l’Etat ne devrait plus suffire. Donc, prochainement, de telles décisions devront être soumises et examinées, obligatoirement, par au moins une institution habilitée à cet effet avant son application ou mise en œuvre. Comme par exemple la vente des terres de l’aéroport L S S, la suppression de l’aéroport L S S, la construction du monument de la Renaissance africaine, le partage de la foire de Dakar, le TER, les ressources minières, pétrolières, énergétiques ,etc. Tout cela et tant d’autres affaires nébuleuses entrent dans le cadre du domaine réservé du Président de la République. Mais au nom de quoi ces décisions ne relèveraient que de lui? Surtout, lorsque l’on sait que toutes les erreurs issues des décisions malheureuses du président de la République et leurs conséquences sont classées sans suite en pertes et profits. Ce n’est pas acceptable !
Donc, le peuple sénégalais, avec son expérience du passé vécu, devra, pour se mettre à l’abri, se prémunir de protection contre certaines pratiques de cette gouvernance nauséabonde qui prévaut actuellement dans notre pays. Et tout naturellement, la première étape à franchir devra être, bien entendu, le changement de cette forteresse qui est le système présidentiel. Ensuite, il faudrait, prochainement, pour le pilotage de l’avion « le Sénégal » un équipage compétent et responsable à tous égards, bien entendu, sous la direction d’un commandant de bord coresponsable avec tout l’équipage. Le peuple sénégalais ayant été pendant longtemps floué par ses dirigeants passés et présents, doit se mettre maintenant sur ses gardes, car trop c’est trop. Ce faisant, il ne doit plus se laisser tromper et, accepter d’être encore dirigé comme par le passé, à savoir par un pilotage à vue d’un unique chef qui, parfois, pourrait ne pas être totalement, en possession de toutes ses facultés mentales. Et, Dieu sait que l’on ne peut énumérer, les erreurs de mal gouvernance de nos dirigeants qui ont occasionné notre retard dans plusieurs domaines, tellement, elles sont nombreuses. Et malgré cela, certains ont encore le culot de demander au peuple sénégalais de leur faire encore. Nous avons bien fait le constat que les deux alternances n’ont guère amélioré la situation, bien au contraire. Voilà pourquoi, le peuple sénégalais doit, à présent, chercher une solution alternative crédible et salutaire aux alternances loufoques.
Enfin, nous osons espérer qu’une rupture radicale interviendra avec le prochain changement, que nous voulons surtout, loin des recettes de plats réchauffés indigestes qui maintiennent le statuquo. Au demeurant, le prochain régime qui se mettra en place, devra souverainement et courageusement, revenir et réparer toutes ces bêtises commises par les régimes précédents car, c’est une nécessité absolue pour permettre à notre pays de repartir du bon pied sinon, immanquablement, il ira droit dans le mur.
Enfin, la vision de cette vidéo dont le lien est joint nous montre, à suffisance, le niveau insondable de l’archaïsme, de l’irresponsabilité et de l’incivisme de ceux qui gouvernent actuellement ce pays et même depuis lors. Ainsi, dans ce pays, nous avons, malheureusement constaté que certains citoyens, peuvent, impunément, faire ce que bon leur semble, sans se référer aux lois. Cela doit cesser !





Mandiaye Gaye
Mandiaye15@gmail.com

Vidéo- Macky Sall: le Sénégal  »ne sera pas complice » d’une certaine forme d’émigration




Le Sénégal, «Mbeubeuss» de l’Occident.

Il est très rare de parcourir certaines rues de Dakar ou de certaines capitales régionales sans remarquer des conteneurs déchargés des objets de tout genre provenant des pays d’Europe ou d’Amérique. Réfrigérateurs, machines à laver, ordinateurs, habits, chaussures, mobiliers, jeux d’enfants, ustensiles de cuisine, serviettes, etc. Ces produits de tout genre déjà utilisés dans les pays dits développés augmentent de plus en plus et s’accumulent dans notre pays. La croissance de ces ordures augmente à une vitesse exponentielle comme si le port de Dakar était considéré comme le dépotoir des pays développés et que les sénégalais sont des « boudioumans » de luxe prêts à mettre la main dans la poche pour se procurer de cette décharge des pays riches. Ces décharges qu’on nous déverse tous les jours ont plusieurs conséquences sociales, économiques et environnementales.



Elles ont mis au chaos voire tué l’initiative de nos peuples. Il est rare maintenant de voir ce cordonnier du quartier qui à la veille des cérémonies populaires étaient pris d’assaut pour des commandes de chaussures, de sacs etc., de même cet horloger, ce bijoutier ou ce réparateur de lunettes. On remarque cette véritable razzia causée par ces décharges sur les ateliers de menuiserie, d’ébénisterie, et autres initiatives qui devraient aujourd’hui évolué en petite et moyenne entreprise pour participer à la production de biens utilisés régulièrement par les sénégalais. Le Sénégal de 2018 ne devrait pas importer de chaussures, de ceintures, de sacs en un mot de tout ce qui est de la cordonnerie car nous avons des cordonniers et même tout une commune qui s’adonne à cette activité et qui pourront même rivaliser ceux de Florence ou autres car ayant une expertise locale avérée en la matière et une matière première de haute qualité (imaginer la quantité de cuir que le Sénégal produit à travers les événements : Tabaski, Korité, Magal, Gamou, baptême, mariage etc.). Si à une certaine époque le marché de la chaussure locale était prospère, aujourd’hui les cordonniers pour la plupart tirent le diable par la queue. Le Sénégal de 2018 ne devrait pas importer d’habits quelques soit sa nature nous avons les meilleurs tailleurs de la sous région qui peuvent rivaliser les plus grands couturiers de ce monde. En voyageant dans certains pays de la sous région Cameroun, Guinée, Gabon, Rwanda j’ai remarqué une forte présence de couturiers sénégalais qui habillent les plus grandes personnalités de ces pays. Le Sénégal de 2018 ne devrait pas importer de mobiliers de bureau, de salon ou de chambre à coucher nos menuisiers ont une expérience et une expertise qu’aucun sénégalais ne peut nier. Pourquoi nous acceptons d’être la poubelle des pays riches. Je dis bien poubelle car sur le plan environnemental ces objets constituent une véritable bombe quant à leur destruction ou recyclage après utilisation. Des millions de téléphones usagés, des téléviseurs, des ordinateurs et appareils électroménagers de grandes quantités d’équipements désaffectés sont déversés tous les jours dans nos pays via des conteneurs ou d’autres voies, en toute illégalité. Ces appareils, dont les composants peuvent se révéler très toxiques, finissent souvent dans des décharges clandestines des grands centres urbains et très difficiles à être recycler. L’ONU même s’inquiète des conséquences environnementales et sociales dues aux déchets d’équipements électriques et électroniques. Cependant si on n’y prend pas garde, ces déchets vont polluer durablement l’eau et la terre et après nous n’aurons plus aucune solution. Et pourtant le Président de la République Monsieur Macky Sall dés les premières années de son accession au service des sénégalais a signé la Loi n° 2015¬09 du 04 mai 2015 relative à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution, de l’utilisation de sachets plastiques de faible micronnage et à la gestion rationnelle des déchets plastiques. Cette prise de conscience de la plus haute autorité de l’ampleur de la situation devrait amener non seulement tous les sénégalais sans exception aucune à revoir leur rapport avec l’environnement mais surtout à l’autorité en charge de cette question à prendre toutes les mesures pour que cette loi soit appliquée dans toute sa rigueur et que l’importation de tous ces « déchets » s’estompe définitivement si nous ne voulons pas que le Sénégal tout entier devienne une « MBEUBEUSS » pour les pays riches. Ce n’est pourtant pas compliqué les populations d’autres pays en collaboration avec leur autorité l’on réussi le Rwanda en est une parfaite illustration.




Qu’ALLAH bénit le Sénégal et tous les sénégalais.
Modou Fatma MBOW
Ingénieur
Kébémer

Classement FIFA: la France n°1, le Sénégal rejoint la Tunisie

Pour la première fois depuis 2001, la France retrouve la tête du classement FIFA, après sa victoire au Mondial. En Afrique les Lions du Sénégal grimpent à la 24e place mondiale et rejoint la Tunisie à la première place.

Le top 5 Mondial

1) France – 1726
2) Belgique – 1723
3) Brésil – 1657
4 ) Croatie 1643
5) Uruguay – 1627

Le top 10 Africain

24) Tunisie – 1498
24) Sénégal – 1498
37) RD Congo – 1456
45) Ghana 1424
46) Maroc – 1418
47) Cameroun – 1416
49) Nigéria – 1498
52) Burkina Faso – 1408
63) Mali 1360
64) Cap-Vert – 1356



Comment le Sénégal pourrait s’inspirer du modèle de développement coréen (Suite)

« ET SI LE SENEGAL S’INSPIRAIT DU MODELE DE DEVELOPPEMENT COREEN », était l’intitulé de mon premier article. Dans cette partie, je vais m’appuyer sur les mêmes facteurs utilises par la Corée du Sud pour accélérer son développement, pour donner des solutions pratiques applicables au Sénégal

 

  1. Valorisation de l’éducation, des sciences et de la technologie

Dans mon cher pays le Sénégal, on a tendance à ironiser sur le terme BAC. Les jeunes ont même trouvé une signification assez proche de la réalité. Pour eux BAC signifie « Bienvenue Au Chômage ». Et cela peut se comprendre dans la mesure où la majorité des jeunes élèves arrêtent les études juste après le baccalauréat.




Oui, on subit à peu près la même pression que les jeunes Sud-Coréens. Oui le Bac est sacré au Sénégal. On dit même que quand tu fais le bac au Sénégal, tu le fais pour tout le quartier. Du boutiquier à l’Imam. On peut dire que la pression est aussi palpable qu’en Corée du Sud.

Mais au Sénégal, les résultats au Bac sont catastrophiques. En 2017, le Sénégal affiche un taux de réussite de 31,6%. On note même une baisse de 5% par rapport à 2016. Et sur les 31% qui réussissent une partie importante arrête leurs études soit par manque de places à l’université soit par manque de repères. Mais comment expliquer ce phénomène ? C’est très simple. Il n’existe que 6 universités publiques au Sénégal dont une seule à Dakar, l’université Cheikh Anta Diop qui fait notre fierté en Afrique de l’Ouest, malgré tous ses couacs. Avec un nombre de places très limité, les futurs étudiants dont les parents ont des moyens se tournent vers les écoles de formation. Vivant dans un pays sous-développé, dont le salaire moyen est bas, la majorité des parents ne peuvent se permettre de financer les études de leur fils dans des institutions privées.

Il serait donc impossible de copier le système éducatif coréen. Cela conduirait à l’échec dès le début. La solution est de s’en inspirer mais comment ? En commençant d’abord par augmenter le taux d’alphabétisation qui n’est que de l’ordre de 54,6% au Sénégal. Car, comment peut-on aspirer à se développer avec près de la moitié de la population analphabètes ?

En second lieu, l’Etat doit être en mesure de construire beaucoup d’autres universités publiques comme celle de Diamniadio (en cours) et de renforcer les filières scientifiques et techniques. Des structures pour orienter les futurs étudiants doivent être mises en place à cet effet. Les statistiques affirment que le pourcentage de bacheliers scientifiques était de 18,4% en 2017 contre 79,4% de littéraires. Des chiffres en baisse par rapport à 2013 où on comptait 23,4% de scientifiques. Comment peut-on être un pays compétitif avec un aussi faible pourcentage de scientifiques ? La majorité des élèves ont une mauvaise image des séries scientifiques parce qu’ils sont mal informés. Ses structures d’orientation décrites plus haut pourraient permettre de remédier à ce problème.

La Corée du Sud, pour être un pays compétitif et être à la pointe des technologies, a consacré une part importante de son budget à la recherche. Et pour ce faire, il faut augmenter la part des scientifiques. La recherche permet à un pays d’être autonome et d’avoir son mot à dire dans les avancées technologiques. A force de vivre dans l’importation technologique, on finit par devenir les cobayes des pays développés lorsqu’ils veulent expérimenter leurs technologies dangereuses pour leurs populations. Récemment, les Pays-Bas ont confirmé la toxicité des carburants vendus en Afrique de l’Ouest.

Pour être autonome, l’Etat doit construire davantage d’écoles d’ingénieurs à l’image de l’Ecole Supérieure Polytechnique pour augmenter le nombre d’ingénieurs et favoriser la collaboration du secteur privé qui pourrait financer la recherche dans les laboratoires comme cela se fait en Corée du Sud. Au cours de mon stage, j’ai eu la chance de travailler dans un laboratoire qui s’intéresse aux matériaux de supraconductivité. L’essentiel de son financement provient des entreprises privées. Les étudiants en recherche travaillent jusqu’à des heures tardives pour se consacrer à leur recherche et ne pas décevoir les structures qui les financent. Lors de mes trois mois de stage, beaucoup d’entre eux dormaient dans le laboratoire. Et, pour se développer, il faut adapter des comportements comme celui des coréens c’est-à-dire se sacrifier à un moment donné pour le développement de son pays.

Enfin, pour développer la recherche scientifique, les entreprises privées peuvent proposer des sujets de recherche sur la création d’un nouveau produit pour les étudiants en troisième ou quatrième année d’étude pour les inciter à s’intéresser au domaine de la recherche. Puis, récompenser les trois premiers groupes qui proposent les solutions les plus innovantes.




Nelson Mandela disait que : « l’Education est l’arme la plus puissante pour changer le monde ». Ayons conscience que la Corée du Sud l’a fait grâce à l’éducation. Nous aussi on peut le faire.

 

  1. Transformation industrielle et agricole

L’évolution de l’industrie sénégalaise est très erratique avec une contribution dans le PIB qui n’a jamais dépassé 22% de 2000 à 2015. Comment ce chiffre bas pourrait être augmenté ? Tout simplement en solidifiant les secteurs d’activités qui mènent à l’industrialisation.

En dépit de la Corée du Sud qui ne bénéficie guère des ressources naturelles, le Sénégal est lui doté par la nature avec un potentiel naturel et humain énorme. Si ce potentiel est exploité dans sa plénitude, notre cher pays pourrait atteindre l’autosuffisance alimentaire, prémices d’une marche vers le développement durable. Mais comment s’appuyer sur ce potentiel énorme ? Qu’en est-il de la participation de l’Etat ?

D’innombrables réformes agraires ont été lancées au Sénégal, mais sans grande réussite. C’est quoi la solution alors ? Introduire une nouvelle politique agricole qui soutient le développement rural mais qui se donne pour principal objectif de former une élite d’agriculteurs capables d’affronter le nouveau paradigme de la mondialisation. Pour ce faire, des filières agricoles doivent être introduites dans le système éducatif sénégalais en créant davantage de lycées techniques et d’orienter un grand nombre d’élèves vers ces filières techniques dès la Troisième. Cela permettrait d’initier les élèves au secteur agricole. On pourrait même ajouter des stages de vacances d’au moins deux semaines dans les champs. Une des retombées majeures de cette réforme serait de moderniser l’agriculture pour la rendre plus tard compétitive. Cette professionnalisation ne concerne pas seulement l’agriculture mais tous les métiers du secteur primaire. Je connais beaucoup d’amis qui ont abandonné les études soit par manque de moyens soit par le manque de pratique à l’école. Ces lycées techniques qui forment à différents métiers techniques pourraient leur permettre d’avoir une formation professionnelle et favoriser leur intégration dans le secteur formel.

La productivité agricole pourrait également être augmentée avec la redistribution des terres. C’est là qu’intervient le gouvernement en se présentant comme le grand administrateur des activités rurales. Ainsi l’esprit coopératif doit être mis en avant aux dépens de l’antique mentalité du paysan peu productive. L’Etat pourrait par exemple commencer à fournir les armatures de fer et le ciment, et les paysans se chargeraient de couler le béton. Il fournirait le matériel électrique solaire et les ruraux assureraient eux-mêmes l’installation.  On aménagerait ainsi des routes dans les villages et les habitations des paysans, tandis que l’électrification rurale gagnerait du terrain.

Les terres redistribuées, les outils agricoles modernisés et une élite bien formée, on pourrait entamer notre grande marche vers l’industrialisation avec la transformation des produits avant exportation. Le secret de notre future richesse est d’ajouter de la valeur à tout ce qu’on produit.

Les principales causes de la faible industrialisation du Sénégal réside dans l’incapacité des dirigeants à mettre en œuvre des politiques économiques audacieuses de peur de s’aliéner les donateurs. Les pays riches prônent le libre-échange et un marché concurrentiel auprès des pays pauvres afin de capturer une plus grande part de marché. L’Etat doit prôner le protectionnisme temporaire réfléchi, c’est-à-dire imposer des barrières tarifaires temporaires afin de protéger les industries naissantes des effets néfastes des importations.

Toute cette marche vers l’industrialisation ne peut se faire sans un accès facile aux besoins de première nécessité, à savoir l’eau et l’électricité. Récemment il y’a une pénurie d’eau. Auparavant c’était une pénurie d’électricité. Le terme pénurie fait souvent son apparition quand on cite le Sénégal. L’eau et l’énergie sont un couple indissociable. Pour réduire la consommation d’énergie pour la production d’eau, il faut développer des techniques de recyclage des eaux usées et développer des techniques de dessalement moins énergivores qui utilisent la cogénération.

Le problème de l’accès à l’énergie commence à être résolu avec la mise en place de plusieurs centrales à énergies renouvelables mais le milieu rural demeure jusqu’à présent majoritairement orphelin de cette richesse. On pourrait par exemple multiplier la construction des centrales à dimension locale comme les « microgrids » pour fournir de l’électricité aux coins les plus reculés. Cela faciliterait la mise en place de plusieurs postes de Santé. La population locale n’aurait plus besoin de parcourir des kilomètres pour se faire soigner.

Il est également à remarquer que l’Etat ne fait pas assez confiance à nos experts, ingénieurs et techniciens. C’est pourquoi on assiste à une fuite de cerveau qui bénéficie aux pays déjà développés. La majorité des étudiants qui partent étudier à l’étranger choisissent de rester dans leurs pays d’accueil après leurs études parce que l’Etat sénégalais ne met pas en place des stratégies adaptées pour attirer les « cerveaux sénégalais » installés à travers le monde. Ces étudiants ont eu la possibilité de voir les technologies avancées des pays avancés et peuvent s’en inspirer pour les développer dans le pays.

L’Etat sénégalais pourrait mettre en place des politiques pour favoriser les jeunes diplômés à aller travailler pendant un an au minimum dans les pays étrangers comme la Corée du Sud qui prône le partage de connaissances. Ceci permettrait d’apprendre des pays qui étaient à peu près dans la même situation que nous et de s’en inspirer pour favoriser le transfert de technologies au Sénégal. Par la même occasion, l’Etat pourrait négocier avec la Corée du Sud pour « importer » des cerveaux coréens pour qu’ils partagent avec nous les technologies qui pourront bénéficier à notre industrialisation. De ce fait, dans le futur, nous pourrons fabriquer nos propres produits et réduire l’importation.

Certes pour se développer il faut une bonne industrialisation, un investissement dans la recherche scientifique mais ne pensez-vous pas que cela ne peut se faire que si le patriotisme, le civisme la discipline sont ancrés dans la société ? Sans aller plus loin, je dis un OUI catégorique. Sans ces comportements, un pays va droit à l’échec.

 

  1. Patriotisme et Discipline

Au Sénégal, on se définit comme patriote mais les actes ne suivent pas. Pour être patriote, il faut d’abord penser aux intérêts de son pays. Cela commence par le respect de l’autre. Notre vocabulaire est enrichi par ces phrases : « mbed bi mbedoum bour laa, Louma nex lay def » (je fais ce que je veux du moment où ce n’est pas ma propriété). C’est ainsi qu’on voit des actes comme uriner dans la rue, verser des eaux usées dans la rue entre autres. Et la cause de tous ces actes prend son essence sur le manque de civisme qui gangrène notre pays. Le civisme désigne le respect du citoyen pour la collectivité dans laquelle il vit et de ses conventions, dont sa loi.

Certes j’ai eu des cours de civisme quand j’étais en primaire mais j’ai appris plutôt le civisme français. Le civisme doit être enseigné en fonction des réalités sénégalaises. Je me rappelle en CM1, élève alors à l’école Thiokhna de Louga, ma prof m’avait fait « tendre par quatre » parce que je n’avais pas appris ma leçon d’éducation civique. Et jusqu’à présent je ne regrette pas mon choix parce que les leçons enseignées ne correspondaient pas aux réalités de mon pays.  Il urge même d’augmenter les heures d’enseignement du civisme au primaire et même d’étendre ses cours au collège et lycée.

Le manque de civisme va se poursuivre tant que la population ne connait pas les lois. Et pour connaitre les lois, il faut soit les expliquer oralement « porte à porte », ce qui est quasiment impossible, soit augmenter le taux d’alphabétisation. A ce moment, lorsqu’une personne verra « défense d’uriner, amende 5000 francs », elle réfléchira avant de passer à l’acte.

Notre pays n’a pas la chance d’avoir une langue écrite officielle comme la Corée du Sud mais chaque enfant parle sa langue maternelle et généralement le wolof. On pourrait lui enseigner le civisme et l’éthique en langue nationale. Cela faciliterait une meilleure compréhension.

A la différence de la Corée du Sud qui a opté pour le service militaire, le Sénégal pourrait introduire un service civique obligatoire (et pas seulement volontaire et ne concernant qu’un nombre très réduit de jeunes). En effet le service militaire demande des moyens énormes mais comme on est un « petit » pays pour l’instant, le service civique serait mieux adapté à nos réalités.

Le service civique donne la possibilité à des jeunes, pour une période variant de 6 à 12 mois, de développer l’esprit solidaire, de changer de vision de la vie. Le jeune devient alors un citoyen plus concerné et prêt à relever les défis.

 

La Corée du Sud a su se reposer sur son capital humain pour forger son développement, malgré ses maigres ressources naturelles. Quant au Sénégal, en plus d’être riche de ses ressources naturelles, il dispose d’une jeunesse qui représente plus de 60% de sa population. Exploitons-la !





Par Cheikh Ahmad Moubarack LO

locheikhahmad@yahoo.fr

Et si le Sénégal s’inspirait du modèle de développement coréen ?

Comment passer d’un revenu annuel par habitant de 200 dollars dans les années soixante à 32.000 dollars aujourd’hui. D’aucuns penseraient que j’ai rajouté des zéros à ce dernier chiffre. Non, c’est bien trente-deux mille dollars. Comment est-ce possible en cinquante ans ? Qu’a fait la Corée du Sud pour passer, en une génération, d’un pays pauvre sans espoir à un modèle de réussite économique » ?

Dans le cadre de mes études, j’ai choisi d’effectuer mon stage dans un laboratoire de recherche du pays « du matin calme ». Avant mon départ, j’avais beaucoup d’appréhensions concernant la sécurité en Corée du Sud et la façon de vivre des Coréens. Côté sécurité, je n’étais pas rassuré par les informations diffusées dans la presse occidentale sur le conflit latent entre les deux Corées, même si des signaux positifs se dessinent avec la récente rencontre des leaders des deux pays. Côté « façon de vivre », je me demandais si je saurais m’adapter à la culture asiatique qui m’était quasi-inconnue, en dehors des cours de taekwondo que j’ai eu à suivre à Dakar.




Toutes mes appréhensions se sont avérées infondées. En effet, dès mon arrivée à Séoul, en Corée Du Sud, l’hospitalité coréenne m’a tout de suite rappelé mon très cher pays le Sénégal. Je me suis senti peu dépaysé et j’ai adhéré au fil des jours à la culture coréenne.

J’ai eu la chance au cours de mon stage de visiter plusieurs entreprises dont les produits inondent le marché mondial comme Samsung, Hyundai, entre autres. Je me suis rendu aussi dans plusieurs musées où l’histoire du pays est fièrement exposée. J’ai également eu à visiter l’île de Jeju surnommée par les coréens le Hawai d’Asie. Toutes ces visites m’ont permis d’avoir des idées plus claires sur le développement de la Corée du Sud. Je fus impressionné par la technologie de pointe utilisée dans le pays, par les tours rutilantes et par les parcs soigneusement aménagés. C’est alors que j’ai commencé à poser des questions aux autochtones sur les clés du succès sud-coréen.

En effet, je n’hésitais pas lors de chacune de mes visites à poser des questions à mes amis coréens sur les facteurs qui étaient à la base de leur développement fulgurant et de la perception qu’ils avaient de leur propre pays. Et leurs réponses m’ont permis de structurer les enseignements tirés de mon séjour en Corée du Sud en trois points. Chacun des points exposés ici pourrait être une source d’inspiration pour le Sénégal.

 

 

 

 

  1. Valorisation de l’éducation, des sciences et de la technologie

La première cause du succès de la Corée du Sud réside dans le développement de l’éducation. Ce qui a permis au pays d’atteindre, dès 2012, un taux d’alphabétisation de 97,9%.

Les études en Corée du Sud sont entièrement dispensées en utilisant le hangeul, l’alphabet officiel coréen. Des cours de langues (comme le chinois, le japonais et l’anglais) sont dispensées en plus.

Connu pour son titre de premier de la classe, au niveau mondial[1], le système éducatif coréen envoie chaque soir, dès l’école primaire, les élèves dans des instituts offrant des cours de renforcement, où ils passent plusieurs heures à étudier. Ces cours supplémentaires dispensés par des établissements privés sont connus sous l’appellation « hagwons ». Le système des hagwons s’est largement popularisé et institutionnalisé comme la norme après une journée de cours. Ces instituts sont coûteux. Cela n’effraie pas les parents qui déboursent jusqu’à 800 dollars par mois dans le soutien scolaire pour leurs enfants.

Un ami coréen m’a décrit la journée-type d’un jeune poursuivant ses études primaires et secondaires : réveil vers 5h ou 6h du matin, début des cours à 8h du matin (50 minutes par cours) jusqu’à la pause déjeuner, reprise des cours de 13h à 16H/16h30, étude personnelle jusqu’à 18h, fréquentation d’un institut hawgon de 18h à 22h, révision personnelle jusqu’à minuit (et parfois 2h du matin).

Ce rythme assez impressionnant n’est pas sans conséquences sur le bien-être et la santé tant physique que mentale des jeunes Sud-Coréens. En effet, le manque de sommeil (5 heures en moyenne) peut avoir des conséquences désastreuses pour un enfant. Ce n’est pas par hasard que le suicide devient la principale cause de mortalité chez les jeunes coréens de 15 à 24 ans.

En Corée, l’éducation est une religion et les études sont le gage de la réussite sociale. Dans ce pays lorsqu’un enfant rejoint une des universités du fameux SKY (Seoul National University, Korea University, Yonsei University), sa mère devient la reine du quartier. Et pour atteindre ce but, les enfants subissent une pression énorme de la part des parents. La mère abandonne même parfois sa carrière pour se consacrer pleinement aux études de ses enfants.

Chaque année, le jeudi de la deuxième semaine de novembre, la Corée du Sud est littéralement à l’arrêt entre 13 h 05 et 13 h 45. Les avions n’ont plus l’autorisation de décoller ou d’atterrir. Le trafic automobile est interrompu sur plusieurs axes. Et les policiers coupent leurs sirènes. Quarante minutes sacrées. Le moment du test de compréhension orale d’anglais des 650.000 lycéens du pays, qui jouent leur destin sur cette seule journée d’examen d’entrée à l’université. Pendant huit heures, les jeunes âgés de 18 ans vont enchaîner les épreuves de maths, de coréen, d’anglais ou encore de sciences sociales du « suneung[2] « , dont les résultats détermineront leurs chances d’entrer dans les plus prestigieux établissements du pays, et à la sortie desquels ils seront embauchés dans une administration réputée, une grande banque ou l’un des puissants conglomérats, comme Hyundai ou Samsung. Pour les autres qui auront obtenu une note moyenne aux tests, l’ascension sociale deviendra plus difficile.  Pour éviter toute contestation ou injustice, les tests sont composés de QCM (Questions à Choix Multiples). Ces systèmes de tests, qui excluent toute subjectivité des correcteurs, permettent à chaque individu, quelle que soit son origine sociale, de se mouvoir et d’accéder à l’élite.

Les voilà à l’université où le rythme des études devient de plus en plus croissant. En Corée du Sud le système de l’enseignement supérieur est similaire à celui des anglo-saxons. C’est-à-dire au lieu du système LMD (Licence Master Doctorat), ils ont opté pour le système Bachelor Master Phd. A la différence du système francophone, le système anglo-saxon permet d’obtenir son diplôme d’ingénieur au bout de quatre ans (contre 5 ans dans le système francophone).

Le système d’enseignement sud-coréen accorde aussi une grande importance aux filières pratiques, comme l’agriculture, le commerce, la pêche et l’économie, ainsi qu’aux cursus préparant à l’innovation technologique.

De fait, pour être autonome en matière de sciences et technologies, le gouvernement sud-coréen consacre 4,3% de son PIB à la recherche. Ce qui fait de la Corée du Sud le champion du monde de la Recherche Développement.

 

  1. Transformation industrielle et agricole

L’intervention des pouvoirs publics coréens a longtemps été dominée par une politique commerciale combinant mesures protectionnistes et fortes incitations aux exportations. Ainsi de l’industrie lourde et chimique (années 60 et 70) aux nouvelles technologies et à l’industrie de l’information (depuis les années 90), en passant par l’industrie automobile, navale et électronique (années 80 et 90), la Corée du Sud a su surmonter les contraintes de la taille limitée de son marché intérieur, à travers la mise en œuvre d’une politique industrielle et technologique de croissance par l’investissement. La Corée du Sud s’est ainsi progressivement transformée en acteur majeur du commerce international, et notamment en puissance exportatrice.

Si la Corée du Sud en est à ce niveau aujourd’hui c’est que son développement s’est fait en plusieurs étapes. A chaque période, le pays ciblait un secteur et y consacrait tous ses efforts. Et les Coréens ont toujours su transformer les crises en opportunités. Ainsi, « ce qui ne me détruit pas me rend plus fort », ces mots de Friedrich Nietzche sont une ouverture à la pensée « Wei-Ji » dont l’idéogramme « Wei » signifiant danger et « Ji » signifiant « point de basculement ».

Toutes ces politiques ont permis le développement par étapes successives de la Corée du Sud avec la participation financière de l’Etat. Lors de l’enclenchement des différents plans quinquennaux pour le développement, aucune entreprise ne disposait des ressources techniques et financières pour s’implanter dans ces secteurs, mais grâce à la coopération étroite entre l’Etat et le secteur privé (Chaebols), ces derniers sont devenus un instrument efficace dans la stratégie de développement industriel. L’Etat a financé la création de ces entreprises grâce à des prêts bancaires à long terme et à faible taux, et des attributions préférentielles de licences d’importations.

Le dernier point sur lequel il convient de se pencher est l’entretien du marché intérieur de produits manufacturés par une demande en provenance de secteurs non manufacturiers, en particulier l’agriculture. Un des traits caractéristiques de l’agriculture coréenne est d’être constitué d’un système de petits propriétaires dont les exploitations ont une faible taille avec une moyenne d’à peine 1hectare. C’est le résultat du processus de redistribution des terres entamé à la fin de l’occupation japonaise qui a culminé avec la réforme agraire réalisée pendant la guerre civile. Un des facteurs dominant de cette réforme est la diminution du flux d’émigration rurale.

La réforme agraire de 1950 a donc préparé l’industrialisation. En effet, une abondante main-d’œuvre bon marché a été libérée, ce qui était une condition préalable dans le modèle d’industrialisation suivi par la Corée du Sud.

  1. Patriotisme et Discipline

« L’amour de la patrie a créé la Corée d’aujourd’hui » a déclaré le président Moon Jae-in. Il a ajouté : « C’est grâce au patriotisme que l’Etat d’aujourd’hui est présent. Toutes les personnes qui se sont sacrifiées pour la patrie sont la Corée. Nous ne pouvons diviser le pays par les partis conservateurs ou progressistes. Pour récupérer le pays, il ne peut y avoir ni de gauche, ni de droite. Tous, jeunes et vieux, défendent ensemble leur patrie, et au centre de l’histoire du patriotisme, le peuple coréen a toujours été présent. Mon gouvernement et moi respectons pleinement cette histoire et nous la protégerons jusqu’au bout ».

En 2009, pour écouler ses stocks de riz, la Corée du Sud en a appelé au patriotisme alimentaire. En effet, la surproduction de riz s’élevait à 160.000 tonnes annuelles, due aux changements d’habitudes alimentaires des Sud-Coréens. Pour remédier à cette situation, le gouvernement a donc décidé de baisser le prix du riz et la population a suivi.

Comme on l’a si bien remarqué, le terme « patriotisme » revient à chaque fois en Corée. C’est ce qui a permis à leurs aïeuls de se dévouer corps et âmes pour amener leur pays à la situation actuelle. Le Coréen est fier de parler de son pays et de faire ses éloges.

De plus, n’ayant que très peu de ressources naturelles, c’est sur son capital humain que la Corée du Sud s’est orientée. Façonné dès son plus jeune âge à l’effort et au dépassement de soi, une fois dans le monde du travail, le Sud-Coréen ne recule pas devant la charge du travail. L’assemblée nationale sud-coréenne a ainsi adopté récemment une loi pour réduire le temps de travail hebdomadaire à 52 heures contre 68 heures (le niveau le plus élevé du monde). Un nombre qui comprend 40 heures par semaines ainsi qu’un plafond de 12 heure supplémentaires à ne pas dépasser. La discipline dans l’effort au travail a permis à la Corée d’inonder le marché mondial avec ses produits.

En Corée du Sud, le respect de l’éthique est tellement présent que le développement trouve une facilité pour se frayer un chemin. Apprendre aux jeunes les conséquences néfastes de la corruption dès le bas âge permet, plus tard, lorsqu’ils deviendront adultes, de ne pas reprendre cet acte ignoble. Ce comportement contre la corruption est tellement adopté par la population coréenne qu’ils se sont mobilisés au moment où ils ont su que l’ex-présidente Park Geun-Hye était impliqué dans une affaire de corruption, pour demander sa destitution. Cette ex présidente encourt une peine de prison de 24 ans rallongée à 32 ans. Cette mobilisation spectaculaire a permis au pays d’anticiper les conséquences qui pourraient être désastreuses pour la Corée du Sud dans les années à venir.

Une jeunesse éveillée avec une éducation solide, des institutions fortes et un Etat qui a comme slogan « servir sans se servir » (et qui l’applique) pourront actionner le développement de mon très cher pays le Sénégal.





Par Cheikh Ahmad Moubarack LO

Elève Ingénieur

INSA de Strasbourg

locheikhahmad@yahoo.fr

 

Références bibliographiques

http://www.jeuneafrique.com/370225/economie/le-message-coreen/

https://www.persee.fr/doc/globe_0398-3412_1952_num_91_1_3350

 

[1]  La Corée occupe au sein de l’OCDE la première place pour la troisième fois consécutive dans le classement PISA (Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves ) de 2012

[2] Equivalent du BAC au Sénégal

Scandale: le Sénégal vend son sang à la Gambie

YERIMPOST.COM Alors que la vaste campagne de solidarité des Sénégalais suite à l’appel au don de sang sur l’ensemble du territoire continue, la Gambie attend d’être livrée d’une commande de poches de sang de son voisin le plus proche. C’est ce lundi 6 août que la livraison devait être faite, comme le dit Momoudou Lamin Jammeh, porte-parole de l’hôpital Edward Francis de Banjul. Suite à une révélation d’un journal gambien sur une pénurie de sang qui sévit dans le pays, les autorités gambiennes avaient déclaré qu’une commande avait été passée au Sénégal afin de combler le vide. Le Sénégal, à travers le Centre national de transfusion sanguine (Cnts), a négocié cette commande à coup de billets de banque, selon le quotidien Les Echos.



Le Sénégal, l’aimer ou le haïr ?

Ce pays, petit de par sa taille et grand de par ses hommes, s’appelle à l’unisson, le Sénégal. Pays de la célèbre Téranga, en d’autres termes, pays de l’hospitalité légendaire chantonnée et festinée dans le monde entier. En effet, ce Sénégal-là, dont on vante les mérites, mérite-il ces superlatifs ? Cette question on ne peut plus claire divise mais mérite aussi tout son pesant d’or. Il ne faut pas nous voiler la face, tête baissée en sus. Il faut sortir les mots tels qu’ils s’arrangent et se déclinent. Le Sénégal n’est plus ce qu’il était. Une dégringolade à tous les niveaux de ce qui nous unit. La société. Cette envie de vivre ensemble. Cette envie d’aller de l’avant. En fait, ce pays de nains va mal. Très mal d’ailleurs. Nous sommes des nains d’esprit. Peuple de nains d’esprit, je vous prie de pardonner mon insolence qui me sied tel un string engoncé dans un très joli potin de demoiselle. Faut-il derechef que je m’en excuse ? L’instinct dicte ma conscience et me dit de tracer ma route, per fas et nefas. Peu me chaut ! Le Sénégal d’El Hadj Malik Sy, de Cheikh Ahmadou Bamba, d’Aline Sitoé Diatta, de Senghor, de Mamadou Dia, de Cheikh Anta Diop, de Kéba Mbaye, d’Ousmane Sow (…) a perdu de sa belle. De son lustre avec son étoile à jamais palie. De sa beauté verdoyante durant les premières années du soleil de sa pseudo-indépendance. Pauvres de nous ! Des pantins de l’Occident nous avons élu ! Et nous sommes toujours à la recherche d’un pseudo-développement qu’on nous bassine à longueur d’année ! Notre mal n’est pas loin ; s’il est à chercher, il serait à quelques centimètres de nous. Il nous observe et nous piétine. Il est dans nous. Mais hélas, nous n’avons ce que nous méritons. Tel peuple tels dirigeants ! Ainsi se définissent le Sénégal et bon nombre de ses pairs africains.

La politique




Du grec ancien politikos, la politique ou les affaires de la Cité, est un terme galvaudé depuis les indépendances mais l’africain, connaît-il la quintessence de ce mot ô combien important dans l’esprit des lois d’une république, à fortiori bananière comme la nôtre ? Il ne s’agit pas d’une intempérance de langage mais d’une vérité avérée. Oups, j’ai droit à une redondance parce que les mots coulent tels qu’ils viennent dans mon esprit peu fécond. En effet, je suis un adepte du je-m’en-foutisme et du qu’en-dira-t-on. Un élève de l’anticonformisme. Notre mal vient des politiciens. Ces chiens de politique qui, ventre repu, ne pensent qu’à l’entre-soi. A eux la prospérité ! Et au peuple la pauvreté ! Ils sont le cancer généralisé de la société. Il n’est pas d’eux que surgira la lumière tant convoitée par ce peuple laissé en rade. Ce peuple de misère. Ce peuple laissé à son propre compte et prenant pour témoin Dieu sur terre. Avec pour armes absolues : l’obscurantisme et le dilettantisme frisant un ridicule extrême. Nous tous, sommes embarqués dans la pirogue de la galère et où l’horizon semble bouché. Point de rebuffade et point d’espoir.

L’économie

Comment pourrons-nous parler d’économie dans cette  situation assez burlesque ? Et oui, elle est tendue et en même temps elle fait rire. Mais un rire jaune nimbé de tristesse. En effet, l’économie, c’est ce qui fait qu’un pays vit, respire et avance sur le chemin du développement. L’on ne vit pas, l’on n’avance pas et pire l’on nous pompe l’air. Encore une œuvre des politiciens et non des politiques. Parce qu’un politique est quelqu’un qui fait avancer et fait émerger son pays. Et à cor et à cri, l’on nous tympanise avec le mot émergence. Sommes-nous réellement sur le chemin de cette soi-disant émergence? Mon doigt me dit non. Peut-on parler d’émergence dans ce Sénégal qui manque de tout et même d’eau, source de vie. Le Sénégal, hier fleuron de l’Afrique de l’Ouest, est mort de sa belle mort et depuis des lustres. Mais nous sommes où là ? Une question bête équivaut à une réponse bête. Nous sommes bel et bien à Ndoumbélane, dans ce Sénégal-là, de festin et de ripaille du camp des vainqueurs. Ce Sénégal-là, abonné aux fêtes politiciennes, bon an mal an. Un peuple dont la seule valeur est la triche et où la valeur travail existe peu ou prou. Qu’on m’accuse d’indécence intellectuelle, m’en fous complètement ! Qu’on me guide vers la potence et sous le regard du peuple, je m’enorgueillis et je crache la vérité face à ces dirigeants corrompus jusqu’au trognon, sangsues de l’économie de la nation.

L’Ecole malade

Aimer le Sénégal c’est comme une épreuve de marathon très haletante. Aimer le Sénégal de nos jours, c’est laisser sa salive sur le carreau. Et de l’éducation, faudra-t-il en rire ou en pleurer ? La situation est trop drôle pour être élucidée. En effet, l’on se demande à quoi joue cette bande de soi-disant leaders qui nous gouvernent et ayant zéro ascendant sur la population. De vrais larbins. De vrais traîtres. Ces fils indignes épousant le mensonge pour religion. Quand on parle de l’Ecole, l’on est triste parce qu’il n’y a pas d’issue heureuse. Incroyable mais il est vrai ! L’école est très malade de nos jours et élèves et enseignants ont baissé les bras. Le pavillon Sénégal ne bat plus au large. Il a été emporté depuis belle lune. En effet, un peuple qui baisse les bras cesse de respirer. Et point de respiration, point de vie sur terre. En effet, la question à brûle-pourpoint, c’est de savoir si nous sénégalais, sommes-nous appelés à disparaitre un jour ? Et oui hélas, ce n’est qu’une question de temps. Et en ce sens, que dire et que faire face à cette hécatombe ? Aimer le Sénégal ou le haïr ? Drôle de question. Bon Dieu, fais que je ne choisisse aucun des deux ! En effet, ces deux verbes ont toujours rythmé et jalonné la vie politique des nations. Et il nous faudra, dans un futur proche, tout déglinguer ou saborder le système et recommencer ou disparaître à jamais.




POUYE Ibra

 

La destruction du Mali, une menace existentielle pour le Sénégal

YERIMPOST.COM Au cours du débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle de 2010, en Côte d’Ivoire, le candidat Alassane Ouattara avait lancé une prévision passée presque inaperçue. Il avait prédit que, avant 50 ans, nombre d’Etats africains allaient disparaître. Nous sommes en plein là-dedans, pour parler vulgairement.

Après la Somalie, le Soudan du Sud, la Centrafrique, la Guinée Bissau, voici que le spectre touche un Etat où on croyait la démocratie, la stabilité et le développement irréversibles: le Mali.

Dans ce pays sahélien vaste comme cinq fois la France métropolitaine, aussi grand que le Ghana, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Sénégal, le Bénin et le Togo réunis, ce qui s’est passé hier 29 juillet, à l’occasion de ce qui devait être le premier tour de l’élection présidentielle, est le signe de la destruction d’un Etat-multiséculaire qui remonte à l’Empire du Mali.

Bureaux de vote saccagés, attaques armées, assesseurs molestés, matériel électoral brûlé, localités embrasées… Ce pays, dont les parties nord et centre sont occupées par des bandes armées qui y sèment mort et chaos, n’est plus que l’ombre de lui-même. En dépit de la présence massive de forces internationales d’interposition et de maintien de la paix, l’Etat central ne contrôle plus rien ou presque. Il oscille la maladie grave et la mort clinique.

Le Mali est entrain d’être détruit au nez et à la barbe de la communauté internationale.

Si les djihadistes qui y sévissent prennent ce qui reste du pouvoir, le Sénégal partagera la moitié de sa frontière orientale avec une force sans foi ni loi mue par l’obsession d’accéder à l’océan. En clair, d’annexer le territoire sénégalais pour atteindre l’Atlantique.

Si le semblant d’Etat central résiste vaille que vaille sans rien contrôler, nous sommes à la portée des trafics en tous genres menés dans le très étendu no man’s land malien: armes, drogues, ressources naturelles, êtres humains… Etre dans le voisinage immédiat d’un pays où circulent autant d’armes entre les mains de djihadistes et de rebelles pose un sérieux défi sécuritaire au Sénégal. D’autant que, si le Mali tombe totalement, il n’y aura plus de tampon entre la bande sahélienne de tous les dangers et notre pays.

Si, à l’issue de cette élection chaotique, la situation dégénère au point de bouter les Maliens hors du Mali, ils ne partiront pas en Côte d’Ivoire encore incertaine, ni au Niger autant menacé que leur pays, encore moins en Guinée où l’économie et la monnaie ne leur offrent aucune perspective de bien-être. Ils viendront en grande partie au Sénégal. Or, celui-ci ne peut pas accueillir certains flux sans courir le risque de tomber dans une grave crise humanitaire et économique.

Dans tous les cas de figure, le Sénégal tousse lorsque le Mali s’enrhume. Nul doute que nos autorités exercent une vigilance stratégique sur ce pays voisin, ami et frère. Il ne peut pas en être autrement. La destruction du Mali constitue une menace existentielle pour le Sénégal.

Cheikh Yérim Seck




M. Alpha Condé, cessez cette aigreur contre le Sénégal

L’inélégance et la discourtoisie éhontée du Pdt Alpha CONDE,
Sidéré, stomaqué, attriste.
Sachez Monsieur Alpha condé que le Sénégal d’aujourd’hui n’est pas honoré par aucune visite officielle ou officieuse d’un Président, d’un Roi, d’un empéreur ou d’un dictateur fut-il chinois, Turc, francais, americain, russe ou arabes de l’orient etc j’en passe. Mais, précisons nos frontières sont entièrement ouvertes au partenaires et à tous les investisseurs. Sachez que toutes ses Autorités qui se bousculent pour visiter la très grande république sénégalaise définie comme étant une zone d’influence naturelle par excellence en raison de sa position géographique géo-stratégique et sa stabilité politique enviable, enviée et legendaire. Quelles que soient, par ailleurs, l’incompétence, l’incapacité et le leadership claudicant du regime et du systême politique actuel symbolisé par le manque criard de vision chirurgicale, par l’absence déconcertante de pragmatisme et par les incohérences struturelles et organisationnelles saisissantes, palpables et visibles à l’oeil nu dans la gestion et la planification des politiques publiques. Cependant, Il n’en demeure pas moins que le sénégal reste une destination de choix très priviliègié des plus grands dirigeants, investisseurs et influenceurs de la politique internationale.


De surcroit, il convient de rappeler à ce vieux grabataire et démagogue que les Etats nos pas d’amis, ils n’ont que leurs intérêts. Ceci me conduit à faire comprendre à ce vieux racunier que si le Président chinois s’est présenté au sénégal, c’est uniquement pour demander à l’actuel locataire du palais de l’avenue Roume sa part du gâteau dans le « Tong tong » international des ressources naturelles, pétrolières et gazières appartenant exclusivement aux sénégalais organisé par la dynastie Faye-Sall. Toutefois, cette haine viscérale contre notre pays n’a pas sa raison d’être, ce peuple pacifique, d’une hospitalité légendaire et contagieuse ne mérite pas tes élucubrations bassement répugnants et injustifiables, tes crises de colères mortelles, tes prises de positions impertinentes, tes racunes tenaces et vivaces, inexplicables voire à la limite déraisonnables et indignes d’un être humain doué de sens et de raison à fortiori d’un Président d’une République fut-elle bananière et d’un Président en exercice sortant de l’union africaine. Ainsi, à la croisée des chemins et des destinées, le sénégal demeurera, une grande démoncratie, une république laïque, une vitrine qu’on citera en exemple, fortement et fondamentalement ancrée dans les principes sacro-saints de la multiplicité des opinions et de la pluralité des pensées, de la liberté d’entreprendre quelles que soient les velleités et l’envie des tenants actuels du pouvoir de vouloir violer et torpiller ses acquis démoncratiques irreversibles. Ce pays dans lequel vit en parfaite harmonie dans le dialogue et dans la concorde nationale toutes les étnies, les confessions, les races, les langues, les cultures et les croyances furent-elles contradictoires quelquefois dans leur essences. Hélas, la guinée conakry est trés riche en ressources naturelles. De plus, c’est un pays doté d’une très bonne pluviométrie donc bien servie et gatée par dame nature. Cependant, les richesses sus-mentionnées extraites du sous-sol guinée sont vendus honteusement aux profitards et grands escros étrangers qui viennent l’exploiter au detriment des autochtones. Je suis amèrement dépité de la pensée à la fois négative et très subjective du Professeur A. Condé, parce que encore une fois vous avez raté l’occasion de vous taire. Quand la parole est d’argent, le silence est d’or et j’en rajoute volontairement « serti de diamant » admirez les guillemets. Veuillez, svp sortir par la grande porte en renoncant a un troisieme mandat juridiquement anti-constitutionel, politiquement inacceptable et destablisateur, socialement insoutenable, historiquement immorale et économiquement destructeur.
Fier d’être panafricain,
Fier d’être sénégalais,
Vive l’Afrique,
Vive le sénégal,



Qu’Allah dans sa grande et infinie miséricorde, bénisse et protège le sénégal et l’Afrique.
Monsieur Dame DIOP,
Expert en Sûreté et Sécurité Aériennes,
Juriste specialisé en Droit des affaires et en Droit aérien.

Le Sénégal et la fatidique réalité des extrêmes

Le Sénégal, un et indivisible, se fissure telle une banquise qui cède et se disloque sous les eaux. Si le réchauffement peut expliquer ce phénomène naturel de fonte, d’autres elements  aideront cependant à dresser les extrêmes aux Sénégal pour comprendre que, sous peu, le pays peut devenir une poudrière que la plus infime étincelle peut embraser. Toutes les guerres connues sont la consequence de la mésentente ,du manque de dialogue, de l’oppression et du grand sentiment d’injustice.




La justice, troisième pouvoir est le socle de la stabilite et de l’équilibre social en garantissant les libertés collectives et individuelles. Son balbutiement peut être le présage d’un chaos. Au grand regret de le constater, elle a bien vacillé occasionnant deux camps, deux extrêmes antipathiques dans notre supposé indivisible Sénégal.

L arrêt de la cour de justice de la CEDEAO a eu, au moins le mérite, d’accorder tous les sénégalais, de toutes les extrêmes ,sur un fait indéniable : les droits du présumé K Sall sont plus que bafoués. Or ,qui garantit ces droits ?

Attendu comme arbitre dans un jeu où les règles sont claires, la justice s’est rangée dans le premier camp des pro gouvernements qui recherchait le buteur aussi chirurgical qu’un magistrat pour tuer un match. C’est le camp de la force, celui de l’arrogance et du clientélisme malsain. » Allez même vous plaindre à Mars » lançait M Sall,  certain, d’avoir en poche les corrompus magistrats de cette planète.

Un autre pouvoir prompt à venir en interface à tout régime aux abois ,a montré aussi son appartenance par son silence. Dans cette fratricide guerre de mots, le mot qui tarde est celui du chef religieux. Le chef : religieux au service exclusif du maitre des lieux.

Ce camp est fort de sa justice, fort de son armée et gagnera à tous les coups parce qu’il est aussi béni.

A l’opposé de cette extrême, nous trouvons le camp des pro Khalifiens qui se présentent sous deux bannières au moins :

La première serait composée de militants et de sympathisants qui soutiennent un leader, un ami ,un frère ou un parent dans la tourmente.

Le second serait composé de sénégalais de tous bords heurtés par cette injustice et cette impunité notoire qui fait les beaux jours de ce régime. Ils demanderont au magistrat comment enfermer illégalement un homme, un mari, un père, un fils et un …et rentrer consciencieusement chez soi retrouver les siens.

Ce camp ne défend pas les droits de Khalifa mais ils sont là pour eux-mêmes ,pour tout citoyen .Leur preocupation est : si c’était moi, mon père, ma fille, mon mari…..un digne fils du pays.Ils luttent contre l’injustice sous toutes ces formes.




Entre ces deux camps, la verve et le verbe sont à leur paroxysme dans les cours et dans les rues. La confrontation parait inéluctable..

Enfin, ce troisieme groupe, qui  n’en durera pas pour autant, composé de gens infifferents d’une part, et d’autre part, d’hommes, dépittés, decus et trahis ,qui sont au bord de la démission qu’un fait anondin annulera. Ils rejoindront le combat.

Que la raison nous revienne pour que s’estompent les émotions pour le salut de notre indivisible Sénégal !!!!!

Ousmane Sy,

 

 

Contentieux contre le Sénégal: Les exigences de Timis devant le Cirdi

YERIMPOST.COM Frank Timis a vraiment les yeux plus gros que le ventre. Dans sa plainte déposée devant le Centre international pour le règlement des différends lié aux investissements (Cirdi) pour arbitrage contre l’Etat du Sénégal, l’homme d’affaires demande réparation. Le quotidien Libération explique que la société African petroleum limited Sénégal exige primo la confirmation de son droit sur les deux blocs Sénégal sud offshore et Rufisque offshore profond. Ensuite, la société réclame des dommages et intérêts dont il se réserve le droit de fixer le montant. L’Etat du Sénégal a réceptionné la plainte et entend bien dévoiler ses arguments contre le Roumain.


Le Sénégal n’est pas un territoire International, non! Il est NOTRE PAYS!

Le Sénégal est devenue une ballade des grandes puissances économiques depuis un moment. La France qui a toujours été la renforce sa présence avec l’avènement d’Auchan, la chine rejoint la cour avec son unité de confection, et enfin les USA qui courent derrière l’OMC pour remplir notre port, je voulais dire le port de Bolloré avec leurs poules.

Et malheureusement, les cons vaincus de dirigeants n’ont mieux à faire que de nous tympaniser avec la globalisation.

Globalisation! Please! Dites ça, à l’UE qui repousse des réfugiés. Pendant que l’Auchan essaie de nous inonder avec 160 magasins, la France repousse nos immigrés. Allez les expliquer la globalisation!

La chine veut nous faire croire qu’elle est chez nous, parce que la recherche d’une main d’oeuvres bon marché, si c’est le cas, dites les de nous envoyer Apple qui n’a point de concurrence chez nous.

Les USA, ils nous poursuivent devant l’OMC au même moment qu’ils entrent en “Tax War” avec le Canada, l’UE et la Chine.

Donc, la Globalisation, nous la maîtrisons mieux que ses créateurs?

Globalisation!

Alors au nom de cela, les USA ont le droit de défendre leurs business avec le “America First.” Mais nous Sénégalais n’avons pas le droit de mettre une croix sur l’importation de poulets pour soutenir l’entreprenariat Avicole.

Au nom de la Globalisation nous devons accepter l’installation de grande puissance chez nous, même si ces dernières détruisent plus d’emplois qu’ils en créent. Pendant ce temps-là, la France contrôle son système d’immigration pour pouvoir balancer son taux de chômage afin de garantir une vie de qualité à ses citoyens.

La chine qui abrite les plus grandes entreprises du monde grâce à sa “cheap” main-d’oeuvre veut nous faire croire qu’elle atterrit chez en quête de “less expensive” main-d’oeuvre. Ce qui mettra en danger la couture Sénégalaise, l’un des secteurs les plus avancés du pays.

Le Sénégal ne sera construit que par les Sénégalais. Alors soutenons tous nos concitoyens: tailleurs, boutiquier, marchand ambulant, aviculteur et autres.

Alors au nom du patriotisme nous disons oui au commerce local!

Oui à l’aviculture locale!

Oui à la consommation locale!

Entre la Globalisation et le Patriotisme, nous optons pour le PATRIOTISME!

Oui le PATRIOTISME!

Car c’est exactement au nom de cela que la chine a mis fin à l’importation de déchets plastique pour supporter son industrie nationale.

C’est au nom du patriotisme que Margot James ministre de la petite industrie(Royaume-Uni) exhortait ses concitoyens à supporter l’économie locale “Elles sont l’épine dorsale de notre économie,” dit-elle se référant à l’industrie locale. Avant de poursuivre “alors j’encourage tout le monde à penser grand en achetant petit”

Oui c’est au nom du patriotisme que 90% des Américains visite le commerce local au moins une fois par semaine, et cela malgré les grandes espaces.

Toutes les grandes nations du monde ont à un moment, ou un autre de l’histoire stopper l’importation, ou fait appel à l’augmentation des taxes pour protéger l’économie locale. Il est temps que nous en faisons de même!

Amadou Dieng




Activiste Panafricain, Blogueur politique

Adieng0897@gmail.com

La torture en milieu carcéral et le respect des droits de l’homme: le Sénégal mesuré à l’aune de la situation d’imam Aliou Ndao au camp pénal. 

« Chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses opinions par la parole, la plume, l’image, la marche pacifique, pourvu que l’exercice de ces droits ne porte atteinte ni à l’honneur et à la considération d’autrui, ni à l’ordre public ». Article 10 de la constitution du 22 janvier 2001.

En vertu de la disposition ci-dessus, je me permets de partager mon point de vue sur la situation d’Imam Aliou NDAO, attrait à la barre de la chambre criminelle par l’ordonnance de renvoi et de mise en accusation.

Chers ami(e)s juriste(s) et praticiens du droit, ne vous inquiétez pas parce que je n’oserai jamais faire l’injure à la chambre criminelle de parler d’une affaire pendante. A mon sens, cette précision est de taille avant de dire ce que je pense sur la situation actuelle d’Imam Aliou NDAO en milieu carcéral. Ainsi, il sera question dans les lignes suivantes de faire, en tant que citoyen épris du respect scrupuleux des droits de l’homme, une dénonciation de la torture que Imam NDAO serait en train de subir dans sa cellule à la maison d’arrêt du camp pénal.

A la base, il est d’usage dans une procédure de jugement devant une chambre criminelle, après le réquisitoire du procureur et les plaidoiries des avocats, que le président donne la parole à tout accusé désirant prononcer son dernier mot avant la clôture des débats. Arrivé le tour de l’Imam NDAO, il a saisi l’occasion pour mettre au courant les acteurs de la justice, afin qu’un palliatif y soit trouvé, sur des sévices dont il serait victime depuis son arrestation jusqu’à son transfèrement de la maison d’arrêt de Saint Louis au camp pénal de Dakar.

Imam Aliou NDAO a révélé devant la barre de la juridiction que:

1/ dans sa cellule, se dégage une chaleur insoutenable au point qu’il se livre, au quotidien, à un intempestif exercice de presse du boubou qu’il porte. Une chaleur qu’il attribue à l’œuvre de ses geôliers qui surchauffent sa cellule.

2/ aussi toujours dans ces terribles épreuves, c’est à ses heures de repas qu’on choisit pour distiller une odeur nauséabonde dans ladite cellule.

3/ il a également fait part de propos désobligeants, sous forme d’enregistrements sonores, qui sont serinés 24/24 dans sa cellule et ce depuis sa détention à Saint Louis, jusqu’à la présente vie carcérale à Dakar.

Or, la constitution du Sénégal de 2001, en son article 7, alinéa 1, dispose que « la personne humaine est sacrée. Elle est inviolable. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger ».
Il en est de même pour certaines dispositions des textes internationaux, notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en son article 5 et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques en son article 7, prescrivant tous deux que « nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants».

Le Sénégal, un pays qui se veut un État de droit, et surtout signataire de la quasi totalité des conventions internationales contre la torture en l’occurrence celles sus-citées, a donc l’impératif devoir de veiller à la dignité de la personne humaine, fut-elle en détention.

A mon humble avis, ce traitement inhumain ou du moins la mauvaise passe que traverserait Imam Aliou NDAO dans sa cellule, interpelle aussi bien l’Etat (entendu au sens le plus large) que les organismes de lutte contre la torture. Pour rappel, la torture désigne « tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment …, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite». Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Adoptée et ouverte à la signature, à la ratification et à l’adhésion par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution 39/46 du 10 décembre 1984. Entrée en vigueur: le 26 juin 1987, conformément aux dispositions de l’article 27 (1).

Eu égard à toutes les dispositions visées ci-haut, l’Etat du Sénégal, sous peine d’être épinglé à chaque fois qu’il y’a publication de rapport des organismes des droits de l’homme et de lutte contre la torture, a intérêt à veiller davantage sur le traitement des détenus.

Être dans les liens de détention n’entame en rien l’honneur et la dignité de la personne humaine, ou en tout cas ne doit nullement justifier la torture, le traitement inhumain, dégradant et même cruel.

Ainsi, je demande très respectueusement à l’Etat du Sénégal de redoubler d’efforts en ce qui concerne le respect des droits des personnes qui auraient commis une infraction quelle que soit la nature ou la gravité de celle-ci.

Aux acteurs de la justice, et plus particulièrement aux magistrats à qui je voue un profond respect, je lance un appel à plus de considérations de la situation des détenus qui, pour la plupart du temps, disent être torturés devant les policiers ou gendarmes enquêteurs et/ou dans les prisons, comme ce fut le cas d’Imam Aliou NDAO.

Oh vous autres Magistrats, remparts contre toute mesure arbitraire, je vous demande qu’ils vous plaisent, d’ordonner la cessation de la torture dont Imam Aliou NDAO serait l’objet. Ce faisant, ça ne sera que du respect des textes de loi et de la justice

Meoundou SAMB,
diplômé de sciences juridiques
à l’université Gaston Berger de Saint Louis
sambmeoundou@yahoo.fr

Les clauses des accords de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie dévoilées

YERIMPOST.COM L’attente a été longue. Mais les accords de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie ont été, finalement, signés hier, en marge du sommet de l’Union africaine, entre les présidents Sall et Abdelaziz. Ce nouveau pacte entre ces deux pays renferme de nouvelles clauses. Désormais, les pêcheurs sénégalais devront déverser l’ensemble de leur capture en poissons sur le sol mauritanien. L’objectif étant de contrôler la quantité de poisson pêchée dans les eaux mauritaniennes, explique, sur les ondes de la Rfm, le ministre de la Pêche de la République islamique de Mauritanie.

Le ministre de la Pêche du Sénégal, Omar Guèye, a promis de rendre compte de ces accords aux pêcheurs sénégalais, cet après-midi.


Remy N’Gono (RFI): «La VAR et la FIFA éliminent le Sénégal»

Pressés, harcelés, étouffés, étranglés, dominés sur tous les plans de jeu par des Sénégalais décomplexés, surmotivés et engagés, les Colombiens, dépassés n’ont fait que se débarrasser du ballon, le balancer , rater des passes, commettre des fautes dans leurs 30 mètres pour résister pendant toute la première mi-temps.

Ayant choisi d’aligner une formation résolument offensive avec le trio Niang-Mané-Baldé, Aliou Cissé a totalement anesthésié le plan tactique du sélectionneur colombien José Pékerman. Alors qu’on vantait le trio offensif Falcao-James-Cuadrado, ce sont plutôt les Sénégalais qui ce sont procurés des situations dangereuses.




14′, la combinaison éclair entre Niang, Baldé et Mane sonne l’alerte. Deux minutes seulement après, servi par Baldé, Sadio Mané s’engouffre dans la surface de réparation et est abattu par un tacle par derrière. L’arbitre n’hésite pas et pointe le penalty. C’est alors que la VAR, devenue VOL, l’interpelle à l’oreillette pour aller prendre les recommandations de la FIFA: le penalty est annulé. Voilà le tournant du match. Et dès cet instant, on est convaincu que le Sénégal est mal barré. Loin d’être démoralisés par ce coup derrière le crâne, les Lions ont encore menacé par Baldé dont le tir est malheureusement très mou à la 26′, et Sarr avec une frappe écrasée à la 27′.

On n’aura pas vu James Rodriguez, meilleur buteur de la coupe du monde 2014 jusqu’à sa sortie sur blessure à 30ème minute. On n’aura pas vu Falcao muselé par les robustes défenseurs sénégalais jusqu’au retour des vestiaires à la 56 ème minute où il tente une percée et est repris de justesse, une tête au-dessus de la barre suite à un corner à la 65′. La défense sénégalaise et même N’diaye ont été autoritaires. Hélas! Ça ne suffisait pas.

Quel match de Youssouf Sabaly qui n’aura pas permis à Cuadrado de réussir une seule fois jusqu’à sa sortie sur blessure à la 70′. Et c’est juste au moment où il rejoint le banc que Cuadrado pointe son nez et obtient un corner. La défense sénégalaise n’est pas encore organisée, Mina profite pour clouer N’diaye à la 72ème minute.

Gassama impérial tout comme Idrissa Gueye. Niang combatif tout comme Baldé. Sadio Mané sur qui tous les espoirs reposaient pour diriger les troupes comme leader technique, aura plutôt été l’ombre de lui-même, ralentissant le jeu, faisant les mauvais choix et clou c’est lorsqu’il tombe seul alors qu’il a un coup franc merveilleusement placé pour marquer.




Décevant, révoltant, rageant! Le Sénégal est éliminé sur le nombre de cartons et sur une décision de la VAR qui aura finalement été une invention de la FIFA contre l’Afrique. Comme le dit un proverbe africain: 《 Tu as beau avoir raison et des témoins, mais tu ne gagneras jamais un procès contre l’enfant du juge》.

J. RÉMY NGONO

Ce que pense Aliou Cissé des cartons qui ont éliminé le Sénégal

YERIMPOST.COM «On aurait pu être éliminés d’une autre façon. Le Sénégal a un football engagé. Qui dit engagement dit parfois prendre des cartons… C’est notre ADN, on a besoin de ça», a commenté Aliou Cissé, lors du point de presse tenu après la rencontre ayant opposé le Sénégal à la Colombie.

Toutefois, le sélectionneur de l’équipe du Sénégal trouve que le football africain a beaucoup progressé. «On a confiance. On n’a pas à avoir honte du football qu’on a pratiqué. Je suis sûr et certain que nous sommes sur le bon chemin», se réjouit Cissé. «Y a des nations beaucoup plus conséquentes dans le football mondial, comme l’Allemagne, qui sont aujourd’hui éliminées», a-t-il justifié.



Idrissa Seck s’adresse aux 15 millions d’entraîneurs que compte le Sénégal

Très chers lions
Très chers compatriotes
Tout d’abord félicitations pour avoir mis fin à 16 longues années d’absence de notre pays aux phases finales de la plus prestigieuse compétition sportive du monde.
Nous sommes éliminés sans avoir atteint la performance de 2002 mais nous avons tout donné, tous ensemble, joueurs, encadreurs, supporters, prieurs, autorités étatiques et politiques.
C’est un des nôtres, Aliou Cissé qui a été le chef d’orchestre. Il mérite notre respect et notre reconnaissance.
C’est le moment certes d’écouter tout le monde, en particulier les 15 millions d’entraîneurs, de défenseurs et de buteurs que compte notre cher Sénégal mais ne cédons pas à la critique facile.
Construisons sur les solides bases que nous avons. D’autres échéances nous attendent, CAN Cameroun 2019 et MONDIAL Qatar 2022.
Idrissa Seck
Ancien Premier Ministre
Président du Parti Rewmi

Le Sénégal éliminé au fair-play

YERIMPOST Le Sénégal ne passera pas finalement le stade du 1ère tour de la Coupe du Monde 2018. Les Lions terminent 3ème du groupe H derrière le Japon avec le même nombre de point (4 points). Le Japon passe devant le Sénégal grâce au nombre de cartons jaunes (5) contre (6) pour le Sénégal.




 

Texte: Yerimpost

Image Illustratif: L’équipe.fr

Yaya Touré : « Le Sénégal est l’équipe la plus européenne de toutes les sélections africaines »

Si le Maroc, l’Egypte, la Tunisie et le Nigeria ne verront pas les huitièmes, Yaya Touré voit grand pour le Sénégal. Et il dit pourquoi dans sa tribune libre à lire chaque semaine dans France Football.





Les années passent et j’ai l’impression que nous, les Africains, ne retenons pas toujours les leçons. Pour exister en Coupe du monde, il ne suffit pas de se cacher derrière une ou deux grosses individualités. Avec la Côte d’Ivoire, je me souviens avoir déjà connu ça du temps de Didier (Drogba). Notre erreur était de tout miser sur notre «sauveur» en oubliant qu’une équipe ne pouvait pas fonctionner ainsi. Ça ne doit pas être «tous pour lui» mais «tous ensemble».

Ce mode opératoire tourné vers un seul joueur fort pouvait peut-être suffire il y a encore une vingtaine d’années, mais désormais c’est suicidaire d’imaginer deux secondes pouvoir faire quelque chose lors d’un Mondial en misant tout sur un ou deux éléments. C’est valable pour toutes les sélections. Quand on voit les Argentins, on comprend vite… Messi ne peut pas tout faire tout seul. Mohamed Salah non plus…

Ce qui est possible en Championnat, voire parfois en Ligue des champions, n’est pas transposable en Coupe du monde, où les espaces sont nettement moins nombreux. Les individualités, arrivées la plupart du temps émoussées après une saison à plus de cinquante matches, ne peuvent pas tout arracher, notamment sur ces phases de groupes qui peuvent servir de galop de remise en forme aux joueurs les plus éprouvés.

Certaines équipes qui verront les huitièmes de finale jouent moins bien que le Maroc
Pour moi, les difficultés des sélections africaines proviennent non pas d’un problème de qualité de joueurs mais plutôt d’une défaillance dans la réflexion. Au début du tournoi, les équipes africaines m’ont semblé manquer d’imagination, d’audace et d’intelligence dans la construction de leur jeu.

Elles ont souvent été trop naïves (comme la Tunisie), trop prévisibles, trop attentistes aussi, en affichant des schémas et des organisations un peu stéréotypées. Heureusement, en avançant dans la compétition, elles ont affiché davantage d’intelligence collective. À commencer par le Maroc, qui, s’il a été la première sélection à être éliminée, a sans doute été celle qui a le mieux joué.

Il y a des équipes qui vont se qualifier pour les huitièmes qui jouent moins bien que celle d’Hervé Renard, qui a surtout pâti de son problème de finition, trop visible pour s’en sortir. Le Nigeria, lui aussi, a fini par comprendre que la Coupe du monde n’était pas juste une belle vitrine pour se montrer, chacun de son côté. On sent chez ces Sénégalais un vrai esprit, une vraie solidarité, une vraie cohésion.




Quant au Sénégal, il m’impressionne, en dépit de son nul concédé face au Japon. C’est l’équipe la plus européenne de toutes les sélections africaines. Très difficile à bouger, elle a tout ce qu’il faut pour voyager assez loin dans ces Mondiaux modernes, qui permettent à des petits comme l’Islande ou l’Iran de parfois s’en sortir grâce à des organisations très rationnelles et parfaitement pensées.

Ce n’est pas que de la vaillance. Il y a aussi de l’intelligence. Ça coulisse, ça permute et surtout ça ne se regarde pas jouer. Dans cette équipe sénégalaise, la star, Sadio Mané, s’est sacrifiée en évoluant à un poste qui n’est pas le sien. Ça veut tout dire. On sent chez ces Sénégalais un vrai esprit, une vraie solidarité, une vraie cohésion. Comme chez les Islandais. Il y a de l’amour dans ces équipes-là.

Pas seulement quand ça gagne. Surtout quand ça défend. C’est la raison pour laquelle je vois les Sénégalais aller jusqu’en demies, à condition que tous les joueurs d’Aliou Cissé continuent d’afficher le même désintérêt pour la petite gloire individuelle.

francefootball

Ce que le sélectionneur de la Colombie pense du match contre le Sénégal

YERIMPOST.COM Contre le Sénégal, demain jeudi, à Samara, les Colombiens s’attendent à un match difficile. Selon le sélectionneur argentin de l’équipe colombienne, le Sénégal est une équipe crédible. « Nous devons être très forts pour battre le Sénégal. Nous espérons pouvoir casser la force de cette équipe qui possède des joueurs rapides et forts. C’est une équipe défensive, mais qui a gagné en confiance et en crédibilité après ses bons résultats », a déclaré Jose Pekerman.




Questekki numéro 100: Pourquoi le Sénégal ne peut pas organiser une coupe du monde, selon MLD

YERIMPOST.COM Ci-dessous le texte de MLD




« Ce mardi, je suis à ma centième question sans réponse sérieuse des surdoués de la galaxie de Macky Sall. La raison est simple. Le débat démocratique sérieux n’intéresse pas Macky Sall. Il est dans une logique d’accaparement du pouvoir pour une gouvernance rentière du pétrole. Toute sa démarche politique et économique ne vise qu’un seul but : confisquer le pouvoir pour jouir du pétrole et des ressources minérales. Après les 3F, Fatick, Fuuta et France pour conquérir le pouvoir, il a mis en place les 3P, PSE, Pétrole et Parrainage pour l’accaparement du pouvoir. La suite, on la devine, ce sont les 3D, Déception, Défaite, et D » lit on sur la note.

Et le député d’aller dans la provocation en posant cette question : « le Sénégal de Macky Sall pourra- t-il un jour organiser la coupe du monde de football ? » Selon lui c’est Non. D’ailleurs indique t’il, c’est au niveau du transport aérien que notre pays pêcherait déjà dans l’organisation d’un tel événement.

« Les pays candidats à l’émergence doivent avoir les moyens d’organiser la coupe du monde ou un tournoi international de même envergure (infrastructures et logistiques). Cet exercice est un test d’émergence économique qui exige un bon niveau de capital social et technique, notamment dans le transport aérien. Le Sénégal de Mawade Wade peut-il se porter candidat à l’organisation d’une coupe du monde ? Ce serait considéré comme un acte de folie malgré le génie et le talent des Aliou Cissé, Sadio Mané, El Hadji Diouf et Daff. Au Sénégal, le capital humain est disponible, il manque le capital technique et social et la gouvernabilité de nos institutions à travers des politiques publiques pertinentes et patriotes. Dans le domaine du transport aérien, le Sénégal n’est opérateur de rien, ni de son aéroport international AIBD, ni de sa compagnie nationale. L’Etat de notre aviation civile est aujourd’hui pitoyable. Cette aviation civile nationale, qui jadis lui avait valu le respect de l’OACI, jusqu’à faire de Dakar le siège onusien pour l’Afrique du transport aérien, est aujourd’hui dans une situation déplorable. La Direction Générale, ses cadres et experts dirigeants, sont aujourd’hui sous le coup d’une inculpation judiciaire par le Procureur de la République du Sénégal » tacle le député qui s’en prend aussitôt au ministre en charge charge des Transports Aériens.




« Mme Ndoye, se réveille enfin pour me répondre sur la suite donnée à l’étude de Seaburry. Le Communiqué de son ministère est tout sauf sérieux. Tout le monde sait que l’étude de Seaburry a été rangée dans les tiroirs à son corps défendant. Son communiqué qui traduit sa capitulation devant les parrains de Macky Sall reconnaît par ailleurs que le mode d’acquisition des avions A330 a été changé par l’équipe de Böhn, homme d’influence dit-il, et Gérôme Maillet. C’est la trésorerie de l’Etat qui a payé les avances et c’est ce qui explique aussi les difficultés financières actuelles. Mme Ndoye, reprenez votre dignité d’ingénieure, et matérialisez le patriotisme que vous avez revendiqué à l’Assemblée nationale. Le régime de Macky Sall est une transition. C’est bientôt fini ».

Le patron de Prometra installe le Sénégal dans la psychose des médicaments cancérigènes

YERIMPOST.COM Apres le scandale des produits périmés, nous voici en plein cœur d’une polémique sur des médicaments déclarés cancérigènes. Et c’est le  président de Prometra International, Eric Gbodoussou, qui soulève le scandale en déclarant à l’opinion que « plus de 400 médicaments interdits de vente en Europe et aux Usa, et contenant des parabènes (substances cancérigènes), sont en vente dans nos pharmacies». Une déclaration qui n’a pas fait long feu, car la réponse du directeur de la Pharmacie nationale, le professeur Amadou Mokhtar Dièye, ne s’est pas fait attendre: ‘’Impossible ! Car, le Sénégal dispose d’un système de vpharmacovigilance’’. Nous voilà au-devant d’une situation qui nous laisse perplexe. Car Prometra International qui a fait cette sortie est une organisation reconnue par l’Etat.

Les Sénégalais s’attendent à de meilleures explications de la part de Prometra, mais aussi des autorités sanitaires afin de voir clair dans cette affaire.

Ce qui est sûr c’est qu’une liste de 400 médicaments circule déjà dans le net, publiée dans le site du journal ‘’Le Monde’’ dans un article en date du 23 juin 2018, mis à jour le 29 juin.

Le Cirdi saisi contre le Sénégal par Africa Petroleum

YERIMPOST.COM Africa Petroleum ne lâche toujours pas prise parce qu’elle s’estime lésée. Senegal Offshore Sud Profond et Rufisque Offshore Profond, pour lesquels la société avait signé des contrats de partage de production avec le gouvernement avant annulation, seront sur la table du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi). L’organe a été saisi par Africa Petroleum qui été écartée par l’Etat du Sénégal sous prétexte qu’il ne comptait envoyer dans ses eaux que de grandes compagnies. A l’époque, les deux licences d’Africa Petroleum avaient été retirées pour être attribuées à Total.



Le « salafisme », un danger pour le Sénégal ?

« Le mensonge sait se faire des alliés, il traîne dans son sillage des milliers de voix qui accusent et on finit par les entendre jusque dans notre sommeil; il ne nous laisse jamais en paix, il nous colle à la peau au moindre signe de détachement, il nous rappelle que c’est nous qui l’avons choisi » Corine Royer

Jadis, les croisés s’armaient d’épées et de flèches, à notre ère les Alliés s’arment de mensonges et de mensonges. Oui ! Ils sont alliés, alliés pour la censure, alliés dans la diffamation, alliés pour faire l’opinion avec le mensonge, alliés pour instaurer une pensée unique, subtilement baptisée, valeurs universelles, alliés pour la sacralisation du bien matériel au détriment du spirituel, alliés pour la dépravation des mœurs au nom de la liberté, enfin alliés contre l’Islam traditionnel.



Oui ! Cet islam dérange, cet islam qui s’est souvent dressé contre l’obscurantisme, cet islam incorruptible, dérange obstinément l’oligarchie bien pensante.

Cet islam fier, digne, « ostentatoire » est à confiner au fond de la sphère privé, à défaut de ne pouvoir l’éradiquer, tel est leur aspiration.

Oui! Cet islam aux vrais valeurs humaines telles que: la sincérité,la loyauté, le partage, le respect d’autrui, l’humilité, dérange parce qu’il obstrue l’impérialisme idéologique moderne.

Cet islam traditionnel qui ne cesse de faire valoir la prédominance des deux sources (coran et sunna) sur tout autre texte est à remplacer par un islam de l’hérésie, corrompu et qui a toujours collaboré avec les grands maîtres, tel est leur conspiration .

Oui ! cet islam, qui, dès son avènement déclara l’égalité entre toutes les «races», dérange ceux qui ont exterminé les Amérindiens et capturé les noirs pour les réduire en esclaves vendus comme du bétail.

Oui! il dérange ceux qui ont colonisé et pillé les terres africaines puis déporté ses vaillants fils..

Oui! L’islam dérange ceux qui ont tué Lumumba, assassiné Thomas Sankara, soutenu l’apartheid et commandité le génocide rwandais.

Ils l’ont osé, ils ont osé dire qu’ils sont civilisés, humanistes, et droit-de-l’hommistes, malgré les multiples crimes perpétrés par leur mains tout au long de l’histoire. Maintenant, ils osent dire, qu’ils aiment l’Afrique, et ils viennent la sauver (même si ils l’ont jamais quitté) de l’islam radical, disent-ils. Ils veulent préserver son Islam soufi quiétiste, gage de stabilité, jasent-ils.

Ah oui ! Qu’y a-t-il de plus naturel pour un impérialiste que d’être toujours aux cotés de ses « collabos » tant qu’ils peuvent lui être utile ?

Dès lors leurs alliés noirs, aux esprits colonisés, aux aspirations fanatiques nous disent aujourd’hui que l’islam traditionnel consiste un danger pour l’Afrique, un danger pour le Sénégal.

Y a t il plus aveugle que celui qui voit la réalité en face et la transforme en mensonge pour mieux le contempler ?

Comment un islam qui prône haut et fort le suivi sans condition du Messager de la miséricorde peut il être un danger? Un messager qui pardonna à tous ses ennemis lorsqu’il détenait le pouvoir de les exterminer. Comment un islam qui appelle à lire les textes à la lumière des compagnons d’un messager, qui interdit tout ce qui peut mener au désordre, au chaos, à la tuerie, peut-il constituer un danger? Comment un islam qui crie haut et fort l’obligation d’obéir aux dirigeants des musulmans, déviants soient ils, peut il déstabiliser un pays? Comment cet islam des lumières qui se réfère à Abu Bakr, Oumar, Malik, Shafi, Ahmed, n’en déplaisent aux colonisés, peut il être un danger? En fin de quel danger parle-t-on?



Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veux pas voir !

Oui ! Cet Islam que vous nommez tantôt « salafisme » tantôt « wahhabisme » est un danger.

Oui ! Il est un danger pour les intérêts des puissances, à qui vous avez vendu votre religion à un vil prix

Oui! L’islam traditionnel est un danger contre toute hérésie menant à l’extrémisme ou au laxisme.

Oui!Il est un danger pour les « marres-à-boue», maîtres chanteurs fossoyeurs de la République .

Oui! L’islam traditionnel est un danger pour les néo-esclavagistes qui cultivent l’ignorance aux seins de la population afin d’être mieux servis.

Oui! L’islam traditionnel est un danger pour votre impérialisme idéologique.

Oui ! L’islam traditionnel est un danger pour quiconque œuvre pour la « privatisation » de l’islam .

« Le mensonge est la chose la mieux partagée » ainsi débute le « nouveau discours de la méthode néo-coloniale

Ainsi nous concluons ce modeste article : « le terrorisme et le mensonge sont les armes du faible, pas du fort » Ghandi

Nous combattons les deux, et par la grâce d’Allah, nous vaincrons !

Vive L’islam! Vive le Sénégal !

Fadel Ndiaye

Réflexion: Le Sénégal n’est pas un pays pauvre

Qu’est ce qui définit un pays pauvre?

En fonction du PIB (Produit Intérieur Brut). J’éviterai de rentrer dans les détails techniques, mais pour faire simple, il désigne simplement la totalité de ce qu’un pays a produit durant un certain temps (1 an en général). Exemple : ce qu’ont produit les entreprises, communément appelé aussi création de richesse.

La question : est-ce réellement juste et pertinent pour nous autres Sénégalais, africains en général ?

Chez-nous, des « mères » se lèvent fièrement de bonne heure et parcourent des kilomètres pour vendre du poisson en porte à porte. Est-ce pris en compte?




Nous avons des familles d’agriculteurs qui se nourrissent de la production de leurs propres champs et revendent le surplus. Là encore en a-t-on tenu compte dans le calcul de notre PIB ?

Les femmes de ménages (domestiques) produisent bel et bien un service. Est-ce pris en compte?

Le vendeur de café touba ? De « beignets Douguoup » (beignet à base de mil)? De kourouss (chapelet)? On pourrait en citer des centaines.

Pourquoi le PIB devrait définir notre niveau de richesse? Quelle est sa pertinence lorsqu’on sait que les réalités culturelles des pays qui composent notre planète sont très différentes les unes des autres, voire même contradictoires ?

La richesse est un paramètre tout bonnement relatif.

Elle devrait être mesurée relativement en fonction de la personne qui la détient. Ses besoins, ses croyances, son état d’esprit, ses réalités personnelles. Je m’explique.

Mon niveau de salaire ne définit pas forcément mon niveau de richesse. J’ai des revenus de 100.000 Francs par mois (que j’ai produit pour mon foyer), mais j’en dépense 50.000. Mon voisin gagne 700.000 Francs par mois, mais a besoin de 850.000 pour vivre. Selon le PIB, ce dernier est plus riche. Est-ce sensé ? Dans tous les cas c’est très discutable.

Qui accepterait d’être considéré comme pauvre? A partir de la seconde où ce statut est accepté, les individus perdent toute aptitude à agir. Il dessine un cadre et neutralise la majeure partie des initiatives éventuelles.

Le PIB est paradoxal.

Saviez-vous que le Sénégal est la 4eme économie la plus stable d’Afrique selon l’agence de notation Standard and poor’s? Ce, derrière l’Afrique du Sud, le Maroc et la Namibie.

Etes-vous également au courant que le Nigeria devrait passer 9e économie mondiale en 2050 devant l’Allemagne, l’Angleterre et la France?

Autre exemple: le Rwanda qui connait une avancée fulgurante tant sur le plan économique que de ses infrastructures, est classé dans le top 25 des pays les plus pauvres au monde? Plus exactement 17e tout juste devant le Tadjikistan.




Oui, il faut reconnaître que la misère existe chez nous. Nous avons des endroits sales. On n’en disconvient pas. Comme partout d’ailleurs. Il y a de la misère aux Etats Unis. Il y a des parisiens SDF. Il y a aussi des gens qui ne mangent pas à leur faim à Tokyo. Il y a des analphabètes au Brésil. L’Inde est un pays submergé par ses déchets et pourtant ils sont 7e au classement mondial des pays les plus riches.

On ne prête qu’au riche. Cet adage est aussi populaire que notre Tiebbou Dieune national (riz au poisson). Comment concevez-vous alors que les pays soit-disant riches continuent de nous prêter de l’argent ? La réponse est dans la question.

Par ces passages qui précèdent, je tente simplement de démontrer que le statut de pays pauvre que nous nous attribuons n’est pas du tout justifié en mon sens. Nous avons été formatés et conditionnés à voir l’avenir sous cet angle. Or, la richesse c’est de l’actif ! C’est tout ce que nous possédons.

Nous ne sommes pas pauvres !

Au Sénégal, nous avons de l’or, du zircon, du pétrole, du gaz, du cuivre, du zinc, du fer, de l’uranium, du sel, du soleil, de la pluie, des terres supra-fertiles, de l’intelligence, du savoir,…

La richesse c’est aussi les valeurs : le diom, le kersa, le tegguine, la teranga, le respect et yeurmeundé envers nos ainés, …

Nous ne sommes pas pauvres. Nous sommes désunis.

J’ai vu des Sénégalais verser des larmes de déception lorsque le Sénégal a battu la France à la coupe du monde en 2002 : ils supportaient la France!!!

Un proche vivant à l’étranger, a récemment perdu son job à cause d’un de ses collègues sénégalais qui a tout fait pour le mettre en mal avec leur boss, par simple jalousie.

Récemment, le monde a salué l’initiative des supporters sénégalais qui nettoyaient les tribunes du stade après la magnifique victoire du Sénégal contre la Pologne. Hélas, certains (sénégalais bien évidemment) y ont vu de la fumisterie : « vous ne faites pas ça chez vous pourquoi le faire ailleurs ». Quelles que soient les raisons, l’acte est à applaudir. Notre réaction devrait être de rebondir sur cet élan afin que cela puisse être perpétué dans nos propres stades, nos marchés, dans tous nos lieux publics.

Le 20 juin 2018, « des manifestants tués en Gambie, l’effet de voisinage avec le Sénégal », titrait une presse de la toile. Dire que le diable se nomme « Sénégal ». C’est irresponsable ! Vouloir s’opposer à la politique d’un seul homme ne devrait pas pousser à salir son propre peuple.



Nous ne sommes pas pauvres. Nous n’avons juste pas foi en nos capacités.

Les élans de changement ou de rupture sont systématiquement étouffés à toutes les échelles.

Si tu as l’audace d’avoir des initiatives, on te dira que « dou marcher, boul sonnou » (Ne te fatigues pas. Cela ne marchera pas).

Si tu as le malheur d’avoir soif de réussite, de vouloir te battre, on te collera l’étiquette que « da ngua beugg khaaliss » (tu aimes trop l’argent), ou que « gueumo yallah » (tu n’as pas foi en dieu), « da ngua tiite ».

Comment voulez-vous que ça fonctionne?

Comment allons-nous évoluer avec des expressions négatives dans le genre « Sénégal dou dem » (Le Sénégal n’avancera pas) ? Nos enfants sont presque condamnés (par nous même) au formatage psychologique que nous n’y arriverons jamais. C’est faux!

Je pense sincèrement que s’il y a une seule chose à laquelle notre futur Président (ou actuel) devrait s’atteler, c’est de re-booster la fierté Sénégalaise.

Nous devons être fiers d’être Sénégalais. De tout temps. Quelle que soit la situation et non juste lorsque notre équipe de football gagne un match.

Une nation n’a jamais réussi grâce à un seul homme ou un bloc d’individus. Celui ou celle qui nous promettra le contraire nous ment.

J’en appelle donc aux artistes, aux footballers, à la diaspora, … ceux qui ont des moyens intellectuels et financiers. Si vous voulez vraiment être utiles, de grace, arrêtez vos distributions de rations alimentaires. Ce sont des actions louables, mais totalement contre-productives : une fois que ces dons seront consommés, les bénéficiaires retourneront à leurs situations initiales.

Pour aider un proche ou un compatriote, offrez-lui la chance de s’en sortir seul ! Comment? Certainement pas en lui faisant un don. Un prêt pourrait être plus intéressant. Avec un taux à 0% donc sans intérêt, étalé sur 5, 10 voire 15 ans si vous voulez. Eventuellement avec un différé de remboursement sur une voire plusieurs années. C’est ainsi qu’il se responsabilisera et se sentira digne. Par là même, vous créez de l’emploi, vous participez à la progression de la situation économique de son foyer et du pays en entier.

Je finirai cette réflexion sur cette citation de Maya ANGELOU: « le succès c’est vous aimer vous même, c’est aimer ce que vous faites et c’est aimer comment vous le faites. »

Alioune SECK, citoyen sénégalais et fier.

https://www.facebook.com/alioune.seck.75

De l’exploration à la découverte, qu’a investi le Sénégal ? Macky Sall reste flou

YERIMPOST.COM L’Etat du Sénégal n’a mis aucun sou dans l’exploration des ressources pétrolières et gazières. C’est l’assurance donnée par Macky Sall à l’ouverture de la Concertations nationale sur la gestion des recettes issues de l’exploitation du pétrole et du gaz. La raison en est que cette phase nécessite de gros moyens. Les grandes compagnies qui investissent dans cette phase le font à leurs risques.
À en croire le président Sall, ce n’est qu’après-découverte, que l’Etat du Sénégal, via son bras armé Petrosen, a investi à hauteur de 20% des découvertes. Une somme que le Gouvernement a empruntée, a-t-il révélé, sans en préciser le montant.



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