Blog de Cheikh Yerim Seck

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Vidéo – Défilé 4 Avril 2019: Prestation de l’école des Sous-Officiers de l’Armée de l’Air (EAA)

A peine sauvée, l’école s’enlise

Chasser le naturel ,il revient au galop ,a-t-on l’habitude de marteler. Voila une maxime qui sied bien au gouvernement sénégalais. Un gouvernement qui se plait dans le mensonge l’arnaque et l’irresponsabilité. Il vient, encore une fois, de poser un jalon qui enclenche une escalade qui anéantira un système déjà précaire et fragile. A peine a-t-on signé des accords que le gouvernement en  trahit honteusement l’esprit.

En effet, parmi les accords signés entre les enseignants et l’état du Sénégal figuraient bien la gestion des passerelles professionnelles. Ces dernières permettraient à des enseignants de gravir des échelons et de voir leurs statuts s’améliorer.

Malheureusement, le gouvernement montre bien sa volonté d’en faire un barrage infranchissable pour toute une corporation.

D’une part le diplôme académique n’ouvre plus la porte à la mise en position de stage qui était un acquis de longue date.

D’autre part, le gouvernement compte sur cette accord pour envoyer tous les enseignants à la retraite sans jamais plafonner et finir leurs  vieux jours dans la galères et dans la misère. Le gouvernement a annoncé un concours pour ces passerelles où des milliers se sont inscrits avec des frais d’inscription de 10000f pour n’en prendre qu’une misérable cinquantaine. En d’autres termes, jusqu’ à l’extinction du soleil, comme disait l’autre, le nombre d’enseignants actuels ne passeront jamais ce filtre au compte goutte. Ce qui ne devait être qu’un examen ordinaire est subitement ,honteusement,inhumanement, malencontreusement et sordidement transformé en concours où on ne prend personne. N’est pris que l’argent.

Enseignants et enseignantes, retirez vous de ce concours qui n’est qu’une mascarade. Si vous devez être misérables pour vos vieux jours alors, mourrez aujourd’hui.

Que le peuple et l’état se le tiennent pour dit :cette arnaque ne passera pas. Aucun prix ne sera de trop.

Face à un gouvernement irresponsable et un ministre vindicatif et rancunier, la seule réponse qui sied est, celle dissuasive.

Ousmane Sy

Enseignant au lycée de Mboumba

 

A-t-on sauvé l’école sénégalaise ?

A la suite de 04 mois de perturbations scolaires, le président Maky Sall, la mort dans l’âme, décide d’augmenter substantiellement l’indemnité de logement des enseignants. La presse unanimement titrait : « le président Maky Sall sauve l’école d’une année blanche ». Qu’elle tromperie ! Nous devons travailler à éveiller l’opinion.

Ces grèves, débrayages et rétentions de notes des élèves devenus monnaie courante ne sont que la partie visible de l’iceberg. Ce sont les manifestations d’un malaise profond que rumine le vaillant peuple du Sénégal imbu de valeurs ancestrales de foi, de solidarité, d’endurance, de bravoure et d’excellence. En effet, les crises sont nécessaires. Elles annoncent l’avènement de paradigmes nouveaux et meilleurs dans le développement des sociétés quand on sait leur apporter les réponses appropriées.




Forcément, quand une société est enrhumée, son école tousse. De génération en génération les crises scolaires et universitaires se succèdent en précipitant la cadence autour de l’année 2000. 1968 marque le premier séisme scolaire et universitaire. 20 ans après, c’est-à-dire une génération, le second séisme donne naissance à l’année blanche de 1988, suivie de l’année invalidée de 1994. Depuis lors les choses s’emballent. Cependant, d’importantes réformes curriculaires  ont été réalisées depuis l’éducation préscolaire jusqu’ à l’enseignement secondaire en passant par l’élémentaire et le moyen. Les taux d’accès ont connu des bonds significatifs. On s’achemine vers un TBS de 100%.

En effet, les autorités dans une réflexion prospective ont tenté de rêver au type de sénégalais nouveau à former. En 1971, fut votée la première loi d’orientation de l’éducation nationale. Encore 20 ans après, en 1991, la seconde loi d’orientation de l’éducation nationale naquit. Dans les deux textes, la constance demeure la transformation du milieu, l’avènement d’une société sénégalaise développée fondée sur ses propres valeurs nationales en liant l’école à la vie, la théorie à la pratique et l’enseignement à la production. Hélas, aujourd’hui l’abîme est là, béant. Le produit livré par notre école ne nous satisfait pas encore après 58 années d’indépendance.

En plus de la crise identitaire qui caractérise l’homo sénégalensis dans sa foi et sa pensée, tous les produits de valeur que nous consommons, nous sont étrangers. La langue de travail et de promotion sociale nous est également étrangère. Nos pouvoirs successifs ont travaillé à tuer l’école du Sénégal, l’école publique dont ils sont pourtant les purs produits. Celle-ci est aujourd’hui transformée en marché. Les niveaux des enseignés à tous les niveaux font la honte. Tous les signes de perturbation et d’explosion future restent présents. Les causes sont endogènes et sont inhérentes au mode de fonctionnement du système elle-même.  Cette école publique qui jadis faisait la fierté de tous est actuellement désertée par ses usagers et considérée comme pestiférée par ceux qui détiennent un certain pouvoir économique et notamment ceux qui dirigent le pays.

Bref ! De qui se moque-t-on ? On martèle dans la conscience du citoyen : « le Président Maky Sall a sauvé l’école… ». Les enseignants, dégoûtés et démotivés se sont tus. Ils savent bien que ces propos ne sont pas justes. C’est une ruse qui ne fait que différer et accumuler les problèmes de l’école. Les parents le savent également. Tout le monde le sait.  On refuse de regarder le problème en face. Malgré les investissements colossaux réalisés dans le système, le sénégalais ne croit plus à son école.  Il faut arrêter ! Trop c’est trop ! On ne joue pas avec l’éducation de la jeunesse. L’éducation est un domaine de priorité stratégique que tout Etat responsable doit traiter sérieusement. L’éducation est le plus sûr investissement qu’un peuple peut s’offrir pour accéder au développement intégral.




Qu’on nous dise comment l’éducation et la formation constituent une priorité au Sénégal, quand on entasse pendant plus d’une décennie un déficit horaire annuel de 400 heures, quand on viole tous les standards internationaux de qualité en matière d’éducation et de formation, quand on entretient un déficit chronique dans la formation des enseignants « corps émergeants », quand la situation économique et les conditions de travail des enseignants se dégradent de plus en plus et que le statut social de ces derniers est aujourd’hui durement éprouvé? Qu’on nous démontre également par quelle alchimie pédagogique peut-on résorber le volume horaire perdu cette année en prolongeant les apprentissages de deux semaines ?

S’y ajoute maintenant l’assassinat récurrent d’étudiants sur les campus parce qu’ils réclament le payement de leurs allocations d’études. Quand on veut s’approprier un peuple il faut s’attaquer à l’industrie qui produit ses ressources humaines. Le mode de colonisation à la française l’a assez bien démontré.  Colonisé hier, puis décolonisé aujourd’hui, le sénégalais est atteint dans le cœur et dans l’esprit.

Au total, il ne s’agit point de sauver chaque année l’école mais de travailler à construire une école fondée sur nos valeurs culturelles. Il nous  faut une école restructurée, orientée vers les besoins nouveaux de notre société et ouverte à la modernité. Nous devons : I. introduire nos langues nationales, II. Assurer une bonne formation initiale et continuée des enseignants à tous les niveaux, III. Orienter les masses de jeunes, selon leur capacité, dès le lycée, dans les filières en fonction des ressources locales, IV. Faire des universités, exclusivement, des espaces d’excellence et de recherche pour les meilleurs bacheliers, notamment pour les nouvelles filières et les métiers du futur, V. Enfin promouvoir l’économie du savoir.

Amadou  Koné, inspecteur de l’enseignement à la retraite, Saint-Louis.

 

Après les marabouts et Marième Faye Sall, qui sauvera l’école ?

Après les marabouts ces dernières années , ce fut donc au tour de la première dame de sauver l’école cette fois-ci, selon la presse.

A chacun son heure de gloire.
Comme les élèves, la vie va pouvoir reprendre son cours normal : Macky s’ adonner à son sport favori , traquer les opposants afin de se retrouver seul face à son ombre lors des prochaines élections, Marième Faye parrainer les  soirées au Grands Théâtre, les parents revoir leurs enfants reprendre le chemin de l’ école plutôt que de flemmarder à la maison à longueur de journée, les enseignants replonger la main dans le cambouis  en rêvant des milliards promis par l’ état et, cerise sur le gâteaux  les journalistes avoir du grain à moudre pendant quelques jours en épiloguant  sur les ressorts secrets de ce dénouement providentiel.
Et c’ est justement cela qui est surprenant, ahurissant, sidérant et abasourdissant : que tout le monde considère la fin de la gréve des enseignants  comme une divine surprise. Quelque chose qu’on n’ osait plus espérer.




 Cet accord  était pourtant écrit et le timing aussi millimétré qu’un papier à musique. D’ ailleurs, tout le monde l’ a remarqué, l’accord n’intervient  chaque année qu’au dernier moment .Parce-qu ‘il existe un dead Line , une ligne rouge ,un Rubicon qu’il ne faut jamais franchir .
L’année blanche.
 Ils ont beau se faire peur, état et enseignants savent jusqu’où ne pas aller pour ne pas aller trop loin .Personne ne veut être responsable d’ une année blanche.  Aussi, plus la date fatidique approche, plus les meilleurs ennemis du monde prennent conscience de l’ impérieuse nécessité de trouver une porte de sortie honorable, où aucune des deux parties ne perdra la face, quitte à s’ abaisser à un jeu de dupe. L ‘ état  s’incline face aux revendications des enseignants, tout en sachant pertinemment qu’il ne respectera pas ses engagements et ces derniers apposent leurs signatures, tout en étant conscients de l’ absence totale de sincérité de l’état.
 Mais bon,l’essentiel est fait. L’ année a été sauvée, et tout le monde est soulagé. N’en déplaise aux rabats -joie.
Juste trois  questions:
Quid des principaux concernés, les élèves ?
En effet la reprise des cours intervient comme chaque année, à quelques semaines des examens. Autrement dit , après des mois de break, de relâche, les voici  obligés d’ assimiler en quelques semaines des leçons qui auraient dû s’ étaler sur prés de 9 mois . Ils vont  subir des cours de rattrapage durant deux ou trois semaines et lorsque les professeurs se rendront compte que même cela ne suffira pas pour être à jour sur le programme , on leur distribuera toute honte bue ,des fascicules et autres polycopies et ceci sans explications idoines, surtout dans des matières qui en exigent. Durant ces semaines qui précédent les examens, ces élèves  vont vivre un  véritable enfer, entre pression, stress,  cours de rattrape, de renforcement, révision, groupes de travail….Ils en  perdront le sommeil et l’ appétit et arriveront en classe d’ examen  amaigris , fatigués épuisés, lessivés, essorés… pour un combat perdu d’avance.    Car, le moment de la restitution venu, ils découvriront à leurs dépends ,que l’ homme  n’est pas un ordinateur où il  suffit de saisir  son texte et de cliquer sur « enregistrer ». Le cerveaux a lui besoin de temps, de calme et de sérénité pour retenir et assimiler afin de  pouvoir restituer le moment venu. C ‘ est pourquoi une année scolaire dure 9 mois entre-coupés de vacances et de jours de repos pour ne pas le surcharger. Le résultat, ce sont ces scènes extrêmement douloureuses de candidats en pleurs lors des délibérations.
 Des milliers de vies  brisées depuis prés de deux décennies,  des destins fracassés , des rêves émiettés, des espoirs déçus par ceux-là même, dont paradoxalement le rôle est de bâtir et de forger des avenirs et des destins: les politiques et les enseignants.
 Et pour ceux qui parviennent à passer malgré tout , un niveau très en deçà de la moyenne et qui enfantera  plus tard de gens  frappés d’ impéritie  ( mauvais enseignants, mauvais médecins..) car même s’ils ont le diplôme, ils ne maîtrisent par leur art,  car mal formés. L’impact sur le développement du pays est sans appel ,et c’ est exactement ce que nous vivons.
Une école qui a besoin d’ être sauvée chaque année,est-elle vraiment sauvée?
Il y a quelque chose d’hallucinant chez les enseignants. Cette propension  à se ruer chez les familles religieuses pour trouver des voies de sortie , comme s’il pouvait y avoir une solution religieuse et morale à des problèmes techniques et de gouvernance . Qu’est ce que les marabouts connaissent  de l’ école ?  De quelles expertises disposent-ils pour être élevés au rang de médiateurs attitrés?
Qu’ils soient Mourides, Tidianes et fassent allégeance à qui ils veulent, c’ est leur droit le plus absolu. Seulement, nous exigeons que lorsque la situation le demande, qu’ils soient à  la hauteur de leurs responsabilités et n’ avoir comme interlocuteurs que  des gens susceptibles d’ apporter de  la valeur ajoutée. Le médiateur de la  république par exemple.




Il faut rendre aux marabouts ce qui appartient aux marabout et à Macky ce qui appartient à Macky. Cette propension à mélanger le religieux et le politique, le sacré et le profane doit être bannie de notre culture. Arrêter la confusion de genres. Persister dans cette position enfantine et puérile, c’est opter pour des solutions de façade et forcément éphémères .
Et c’est pour avoir opté pour des solutions de forme plutôt que de fond, que chaque année, vers la fin octobre, ces enseignants  qui quelques mois plus tôt jubilaient,trouent la quiétude des parents et des élèves et les plongent dans le désarroi en menaçant déjà de déposer un préavis de gréve car…. l’ état n’ a pas respecté ses engagements.
Et c’ est reparti pour un tour.
 D’où ma troisième question:
Qui sauvera l’école l’ année prochaine ?
Serigne Mbacké Ndiaye
Ecrivain

L’Ecole sénégalaise serait-elle un tonneau des Danaïdes, les enseignants et l’Etat, dans une guerre picrocholine

Au lieu et place de trouver une solution définitive à ce problème, nous constatons malheureusement que cela défraye la chronique.

C’est un devoir pour nous, dirigeants ou prétendants, de faire notre école la corne d’abondance, une source de richesses inépuisables. Mais comment cela peut-il être possible, si notre système éducatif, depuis des décennies, semble avaler des poires d’angoisse ?

Chers gouvernants (Ministres, Directeur Généraux, Députés etc.), sauvons nos enfants, si nous vous citons c’est parce que nous croyons que vous avez les possibilités et les pouvoirs nécessaires pour mettre le pied à l’étier. Une forte belle manière de marqué l’histoire de votre pays à jamais, si une fois vous vous décidez de réduire vos largesses du pouvoir à l’égard des enseignants. Vous rendrez service à votre Président de la République mais aussi à toute la nation sénégalaise. Mieux, vous aiderez SEM Macky Sall à être une éminence grise.

Nos chers dirigeants ne laissaient pas cette crise scolaire faire la tache d’huile sur le travail du chef de l’Etat à plus forte raison que cela soit une hirondelle qui fait le printemps, en d’autres mots, un cas isolé qui va devenir une conclusion néfaste générale sur le régime actuel, si par malchance cette crise s’achemine tout schuss sur une année blanche.




De grâce, ne donner pas trop de chance à ce prétentieux M. Idrissa Seck qui pense avoir une solution à cette crise, d’autant plus que nous savons que ce Monsieur pense qu’il est né pour être Président de la République alors qu’il n’est rien d’autre qu’un homme de paille. Tout ce qu’il fait c’est un coup de pied en vache car sa proposition n’a rien de caractère social mais une manière de réorienter les projecteurs sur sa petite personne. Et jusqu’à la preuve du contraire cette solution qu’il prétend détenir, n’est que la poudre de perlimpinpin c’est-à-dire une solution présentée comme miraculeuse, mais en vrai dire qui ne sert à rien

Le peuple sait que le Président fait tout pour que cette crise cesse d’où l’importance de cette décision d’augmenter les indemnités de logements de 60.000frs à 85.000frs soit une hausse de 25.000frs.

Nonobstant ses efforts, certains des enseignants pensent que c’est une allocation de bourse sociale, d’ailleurs nous ne le demandons pas, sont-ils meilleurs que ces personnes qui perçoivent cette somme allouée aux personnes les plus diminuent ?

Sur ce cas je crois voire des enseignants prétentieux, ne pensant qu’à leur être, qui ont complètement oublié leur mission première qui est d’éduquer les bonnes valeurs et l’esprit d’égalité. Pour aller plus loin nous nous demandons aussi si nos maîtres dans le temps avaient décidé d’avoir les mêmes attitudes qu’eux maintenant, seriez-vous devenu des enseignants aujourd’hui, non, nous ne le croyons pas ?

Et pourtant on nous a appris à savoir mourir individuellement et renaître collectivement, ce sens élevé de responsabilité, le sens du sacrifice pour la nation à l’image de nos valeureux soldats qui nous protègent au péril de leur vie. L’enseignement est noble et doit être aimé par la personne qui l’exerce mais hélas.

L’opposition en toute complicité avec certains leaders des syndicats d’enseignants font tout pour sonner le tocsin, alerter, ameuter, exciter l’opinion, le peuple pour le mettre en mal avec le chef de l’Etat.

Chers gouvernants ne donnent pas à cette opposition l’opportunité de cracher dans la soupe des sénégalais qui est le PSE, et ce plan vise dans son programme résorption des abris provisoire, une solution pour effacer entièrement la carte des abris provisoires sur l’étendue du territoire national d’ici 2021. En tout état de cause cette opposition ne sait que pousser que des cris d’orfraies comme le cas de Ousmane Sonko pour ne pas le citer.

Chers gouvernants, certes il faut le reconnaitre aussi que les enseignants et les élèves qui sont nos sœurs et frères ont attendu sous l’orme. par conséquent il faut reclasser les méritants en bonne et due forme mais aussi rétablir l’équité parmi les fonctionnaires. Et que ce genre de déséquilibre n’existe plus de notre cher pays que nous aimons tant. Il faut le faire parce que l’intérêt du pays prime sur nous et pensons à l’avenir de cette jeunesse.

Monsieur ABDOULAYE SOW, Coordonnateur Convergence des jeunesses Républicaine COJER de la commune de Ndiareme Limamou Laye (Guédiawaye)

 

Pourquoi Ahmed Khalifa Niasse a-t-il été honoré par l’Ecole de commerce de Lyon ?

YERIMPOST.COM Mots et images ci-dessous…

M.NIASSE, signataire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité (DDHu)

Une démarche engagée vers l’avenir

Dans le cadre de son cycle de conférences et de rencontres, le groupe Ecole de Commerce de Lyon  reçoit un nouvel invité de prestige.

Après avoir reçu Jean-François COPPÉNicole FONTAINEHervé DE CHARETTEDominique BUSSEREAU,Jean HEINRICHCorinne LEPAGE, ou encoreClément MOUAMBA,  nous avons l’immense honneur de recevoir son excellence monsieur Ahmed Khalifa NIASSE. A ses cotés seront présents Hervé de Charette, ministre du logement (1993 à 1995) et ministre des affaires étrangères (1995 à 1997) et Nicolas Imbert, directeur éxécutif de l’ONG Greencross.




Ahmed Khalifa Niasse, Ministre d’Etat et Ministre conseiller du Président de la République du Sénégal Abdoulaye Wade (2007 à 2009), Vice-président de l’Assemblée Nationale du Sénégal (1988), Conseiller du président Abdou Diouf, Président du conseil d’administration de AKN International et Président de l’Institut Islamique Agricole, honore le Groupe Ecole de Commerce de Lyon de sa présence.

 

 

Cet événement aura lieu le lundi 19 mars à 16 heure à l’hotel Radisson Blu.*

L’événement

La ratification de la dite DDHu  par M.NIASSE s’inscrit dans une volonté immuable qui est celle de toute une nation, le Sénégal. La Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité est une charte élaborée par Madame la Ministre Corinne Lepage.

Cette signature est un acte symbolique d’engagement mais constitue également bien plus que cela en énonçant des principes, des droits ainsi que des devoirs primordiaux.

 

La Déclaration Universelle des Droits de l’Humanité

 

4 Principes

  • Principe de responsabilité
  • Principe d’équité et solidarité mais aussi de dignité
  • Principe de continuité
  • Principe de non-discrimination

 

6 Droits

  • Droit à un environnement sain et écologiquement soutenable
  • Droit à un développement responsable équitable, solidaire et durable
  • Droit à la protection du patrimoine commun, naturel, culturel, matériel et immatériel
  • Droit à la préservation des biens communs, en particulier l’air, l’eau et le sol, et à l’accès universel et effectif aux ressources vitales
  • Droit à  la paix, à la sécurité humaine, sur les plans environnemental, alimentaire, sanitaire, économique et politique
  • Droit au libre choix de déterminer son destin.

 

6 Devoirs

 

  • Assurer le respect des droits de l’humanité, comme celui de l’ensemble des espèces vivantes.
  • Assurer la transmission aux génération futures des ressources, des équilibres écologiques, du patrimoine commun et du patrimoine naturel, culturel, matériel et immatériel
  • Préserver l’atmosphère et les équilibres climatiques, prévenir autant que possible les déplacements de personnes liés à des facteurs environnementaux, secourir les personnes concernées et les protéger.
  • Orienter le progrès scientifique et technique vers la préservation et la santé de l’espèce humaine et des autres espèces
  • Intégrer le long terme et promouvoir un développement humain et durable
  • Les États ont le devoir d’assurer l’effectivité des principes, droits et devoirs proclamés par la présente déclaration, y compris en organisant des mécanismes permettant d’en assurer le respect.






Le Groupe Ecole de Commerce de Lyon est également signataire et partage les principes, droit et devoir de la DDhu . Sa mission est de sensibiliser et préparer les futurs dirigeants à la nécessité d’un mode de fonctionnement et de vie enclin à l’écocentrisme.

Pour participer à cet événement ou pour plus d’informations merci de contacter le service communication au 04 78

par email service.communication@eclyon.fr

 

 

 

Contribution: Redonner à l’Ecole et l’Université Sénégalaises leur image d’hier

Dans les établissements d’enseignement Moyen et Secondaire, le panorama est de loin rutilant. Une avalanche de grèves se succèdent et ne se ressemblent pas ni dans les formes ni dans les fonds. Elles prennent tout le système éducatif en otage, le suffoquent et le défigurent. Il en résulte que dans l’enseignement, les vocations se volatilisent et cèdent la place aux triomphes des opportunités. Les formations initiales et continues des enseignants ne suffisent pas, l’éducation et l’instruction dépouillées de leurs valeurs essentielles ne sont plus une priorité. L’école cesse d’être cet espace de formation du Citoyen et se serait réduit en un laboratoire où naissent et se développent les processus de mutations individuelles et sociétales aux conséquences désastreuses.

Le constat est décevant. L’inquiétude est grandissante et se lit sur le visage de presque tous ces acteurs, élèves, étudiants, enseignants et autorités.  Quant aux parents d’élèves et autres personnes soucieux du devenir de leur progéniture et de la jeunesse, l’émoi est la hantise qui les poursuit sans relâche. Une seule interrogation revient comme un leitmotiv sur les toutes les lèvres : Pourquoi l’école Sénégalaise est-elle si malade?

Tenter de répondre à cette interrogation très complexe n’est pas une entreprise aisée. Cependant, il convient d’axer la réflexion en constatant d’abord les crises multidimensionnelles qui secouent sans répit nos écoles et universités en amont et en aval afin que des mesures adéquates et pérennes puissent être appliquées et des solutions palpables décelées.

La répétition étant pédagogique, alors rappelons que le contexte actuel de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) comme dans presque dans toutes les écoles du pays, il est caractérisé par de véritables foyers de tension et d’affrontements, d’agressions physiques, d’actes de sauvageries et de barbaries (pillages des amphithéâtres et restaurants, séquestration des professeurs et autorités universitaires, saccage et mise à feu des bus et autres véhicules de l’Etat), bref la liste n’est pas exhaustive. Une telle atmosphère délétère est l’image actuelle altérée de l’un des plus grands patrimoines intellectuels et culturels de l’Afrique de l’Ouest. Quand la violence devient l’apanage des étudiants, l’outil de pression, de persuasion et de prédilection dans les débats et échanges d’idées, quand l’argument de la force se substitue à la force de l’argument dans ce Temple du Savoir, l’on est obligé de se demander quel avenir pour le Sénégal de demain ?

Force est de constater que l’engagement, l’action, bref le rôle de l’étudiant et de l’élève dans le processus de développement d’un pays occupe une place prépondérante. Il s’agit de revisiter un peu l’historique du Rôle de l’Etudiant dans tous les grands pays du monde pour s’en rendre compte sans ambages qu’il a toujours été de conscientiser et d’émanciper son peuple, d’initier, d’encadrer et d’orienter son combat, de réfléchir, de proposer des alternatives ou de résoudre ses problèmes. En somme, l’étudiant et l’élève ont toujours été le « creuset intellectuel » pour initier presque toutes les luttes populaires et être l’avant-garde de son émancipation après avoir été bien formés et bien formatés.

L’étudiant et les élèves Sénégalais d’aujourd’hui assument-t-ils ce rôle ?

Une kyrielle de questionnements suscite actuellement la léthargie d’une jeunesse intellectuelle désorientée, démotivée, dépréciée et dénudée. L’empressement, l’allégresse et l’attente de voir enfin  sa jeunesse s’approprier de sa vocation primaire, de jouer pleinement son rôle de précurseur, d’avant-gardiste, d’éveil de conscience, de sentinelle, de « VIGIE » c’est-à-dire l’intelligence nécessaire pour épouser les orientations propices au développement de sa localité et de « VIGILE », c’est-à-dire la force nécessaire pour barrer la route à ceux qui veulent empêcher son développement» nous poussent à parapher ces quelques lignes.

Loin de prétendre légitimer encore moins émousser ces grèves cycliques des élèves, des étudiants et des professeurs dans un contexte de quête insatiable de connaissance, de désir ardent d’émancipation et d’ouverture aux réalités extérieures (globalisation), de formation de citoyen modèle accompli, de marche graduelle vers le progrès, nous voulons juste rappeler que la crise est beaucoup plus sévère, l’étiopathie beaucoup plus profonde et les séquelles beaucoup plus désastreuses surpassant de loin la baisse de niveau de ces derniers.

Les responsabilités, il faut les situer, se les partager et les faire face avec componction, équanimité et acuité. On ne peut pas se contenter de reprocher une brique d’avoir été d’une mauvaise qualité lors de son usage. Cependant, tout un ensemble d’éléments doivent être remis en question depuis l’outillage au mélange de matériaux jusqu’à son étape finale.

En d’autres termes, il est important de tenir en compte dans les réflexions l’atmosphère physique des écoles ou des universités du Sénégal, l’attitude des autorités académiques, universitaires et politiques, les conditions d’inscription, d’orientation et d’enseignement, le fond et la forme des contenus des enseignements et surtout les conditions d’étude, de vie et de survie de l’élève, de l’étudiant, de l’enseignant, etc.

Une étude objective, une analyse minutieuse de ce maillon d’éléments intrinsèques et corrélés dans une démarche inclusive et constructive qu’il sera enfin possible de mieux juger, jauger, magnifier ou encourager leurs actions. Deux choses essentielles semblent être pour moi en amont et en aval de la crise pérennante des écoles et universités du Sénégal. Il s’agit d’une part d’une mauvaise politique : programme d’enseignement caduc (depuis ère coloniale), projet des « collèges de proximité » (sans mesure d’accompagnements), application aveugle du « système LMD » (sans respect des normes standards) et d’autre part d’une politique mauvaise : élèves, étudiants (les amicales), professeurs et autorités académiques et universitaires en proie aux machinations politiciennes.

Et la solution n’émane pas des tâtonnements de politiques d’ajustement ou d’innovations, de projets utopiques ni n’exige des formules magiques encore moins des menaces bidons de redéploiements abusifs, de ponctions sur les salaires ou de radiations tout simplement mais nécessite impérieusement des responsabilités à prendre et des défis énormes à relever.

En conformité avec la Nouvelle Donne (enjeux actuels et futurs), améliorer le programme de l’enseignement général de base pour ne pas dire la refonte totale, assurer la formation en qualité et en quantité des enseignants, multiplier les infrastructures scolaires et académiques, promouvoir le culte de l’excellence dans tous les niveaux et pour tous les genres, trouver de l’emploi après formation, améliorer la carrière et les conditions de vie de l’enseignant  sont autant de défis qu’il faut relever avec responsabilité pour Redonner à l’Ecole ou l’Université Sénégalaise Son Image d’hieR (REUSSIR).

 

Khassoum DIOP

Professeur d’Anglais au LYCEE Matam

khassito2016@hotmail.com

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