Blog de Cheikh Yerim Seck

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Lettre à Macky Sall

Lettre à Macky Sall de la Platerforme des créateurs et artistes pour un dialogue national inclusif

A L’ADRESSE DE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
Monsieur le Président,
le Sénégal s’est inscrit depuis l’indépendance, face au monde et au yeux du monde, comme un pays de création et de culture. Si la Constitution du Sénégal stipule si heureusement que vous êtes garant et « Protecteur des arts, des lettres et des artistes », nous nous sentons, nous créateurs, c’est à dire producteurs et porteurs d’œuvres de beauté selon l’expression consacrée, garants de la vie de la créativité littéraire et artistique nationale, garants de sa
crédibilité, de son rayonnement, de sa légende à la rencontre des autres arts, créations et cultures du monde. Pour dire combien nous devons travailler, être exigeants ! Créateurs et artistes, toutes disciplines confondues, vont à la rencontre d’une volonté politique culturelle créative. C’est ce choix rare qui a mis le Sénégal dans le cœur des autres peuples du monde. Cela doit être dit et rappelé même si la « culture », en un mot la voix des créateurs et des artistes, n’est plus dominante, mais déficitaire. Mais cette voix ne se tait pas et elle ne se taira pas. C’est au nom de ce que les créateurs veulent que l’on continue de retenir du Sénégal et de son État qui a mis les arts et les lettres au cœur de sa loi fondamentale, que nous nous adressons à vous, ici, Monsieur le président de la république, pour vous dire
avec la considération et le respect qui vous sont dus.

1- que le visage politique du Sénégal ne doit être ni sombre ni désespérant.
2- que le rejet, la haine, la violence, l’indiscipline ne doivent pas l’habiter.
3- que l’écoute, le respect de l’autre, le dialogue et la raison doivent prévaloir.
Aussi, les créateurs et artistes s s’engagent et demandent à faire partie du dialogue national abusivement étiqueté « politique », afin d’y apporter leur touche, leur sensibilité, leur vouloir de vivre en commun. Voilà Monsieur le président de la République Macky Sall, la voix et l’humble message de tous les créateurs qui le veulent et qui auront choisi de s’engager rien que pour le Sénégal, leur pays, dont vous êtes, par vos très hautes fonctions, au cœur même de la mission de son unité, de son respect, de sa crédibilité, de son développement. Nous avons pensé qu’il était enfin temps que les créateurs et artistes apportent leur pierre à ce que doit être, sans tarder, un franc, courageux, responsable dialogue national avec tous les enfants du Sénégal. Nous sommes tous des politiques ! Refuser de l’être, c’est ne pas assumer sa citoyenneté ! Nul ne doit trahir sa mission ! Nous demandons un tabouret des créateurs et artistes autour de la natte du dialogue national ! Nous souhaitons et voulons y mêler notre modeste voix. Pour autant, personne n’est obligé de se sentir concerné par ce présent appel si sa conviction et ses principes lui commandent d’être en marge du dialogue national qui, à notre avis, ne devrait pas concerner que les seuls hommes et partis politiques. Par respect de la liberté d’autrui, nous ne parlons pas ici au nom de tous les créateurs et artistes, car tous n’ont pas les mêmes convictions et les mêmes postures. Que seuls ceux qui veulent nous rejoindre, nous rejoignent pour aider notre cher pays à conquérir des territoires de paix, d’entente, de solidarité, de consensus,
de renforcement de notre démocratie, de nos libertés, de nos droits, de nos rêves de justice, d’égalité, de partage, de développement. Nous espérons ne pas avoir tort. Cependant, nous avons appris, selon la presse, vrai ou faux, dans la cadre du Dialogue national, que « les termes de référence ont été adoptées sous réserve de certains amendements. Il s’agirait de « l’évaluation de la Présidentielle, la date des élections locales, le statut de l’opposition, le financement des partis politiques, entre autres… « . Si en vérité ce n’était que cela, il s’agirait d’un dialogue purement politique exclusif et non d’un véritable Dialogue national. Dans cette optique, on ferait mieux de laisser seuls les lions d’un même taillis ! Nous donnerions plutôt raison au ministre d’État Mahmoud Saleh qui déclare ceci : « (…) le Dialogue national constitue une exigence démocratique qui engage les différentes composantes de notre société ». Vu sous cet angle, la communauté créative et artistique fait bien partie de ces « composantes de notre société » et souhaite ne pas enterrer sa prise de parole !
Dieu vous garde Monsieur le président de la République. Qu’Il vous inspire le meilleur des chemins. Qu’il couve le Sénégal et son peuple !
ONT SIGNÉ COMME INITIATEURS DE L’APPEL
– Le Président National de l’Association des Artistes Comédiens du Théâtre
Sénégalais –ARCOTS- : Pape Faye.
– Le Fondateur de la Maison Africaine de la Poésie Internationale -MAPI- :
Amadou Lamine Sall.

Lettre à Macky Sall sur les entraves à l’accès au logement à Dakar 

Lettre ouverte à monsieur Macky Sall

Objet : Les entraves  à l’accès au logement à Dakar

Monsieur le président

Suite à la formation de l’équipe gouvernementale qui devra vous accompagner en mode Fast Track comme vous avez annoncé et à l’élaboration de la feuille de route , la question fondamentale du logement social semble vous préoccuper et pour affronter ce problème qui entrave la vie de beaucoup de sénégalais et particulièrement les Dakarois vous avez même jugé opportun et plus efficace d’ériger  un ministère dédié : ministère de l’urbanisme ,  du logement et de l’hygiène publique.
D’accord avec vous puisque l’accès au logement social pour le sénégalais moyen est presque techniquement difficile au vu des faibles revenus et les obstacles culturels et technico financiers en vigueur.
Vous avez tenté avec les nombreux programmes aux périphéries de Dakar notamment diamniadio bambilor lac rose etc … mais monsieur le président pourquoi après tous ces projets les sénégalais moyens arrivent de plus en plus à l’âge de la retraite sans être au moins propriétaire d’un logement social alors que le cumul de leurs loyers dépassent très largement le coût d’un logement moyen ?
Monsieur le président je ne pense pas qu’il sera nécessaire de faire un projet de 10.000 logements, un ministère dédié si  les obstacles d’ordre social culturel , tecnico financiers ne sont pas levés et continueront à agrandir cette frange importante de la population sénégalaise qui seront ce que j’appelle « les locataires à vie »
– Monsieur le président le plus gros problème et obstacle face au problème du logement est d’ordre culturel dans la mesure où dans les couples les projets immobiliers en commun sont très rares et la copropriété n’est pas rentrée dans notre culture en phase avec notre urbanisation alors que c’est une des solutions à l’obstacle des faibles revenus qui obstruent la propriété foncière à bon nombre de sénégalais à revenus moyens.
Se réfugiant derrière des interprétations religieuses beaucoup de femmes et d’hommes refusent d’être propriétaire au même titre que leur conjoint et il est souvent constaté que beaucoup de familles se retrouvent à la retraite sans logement alors que les deux revenus réunis auraient pu leur permettre d’acquérir un logement. Un exemple simple c’est qu’un loyer de 100.000 F par mois au bout de 10 ans c’est le prix d’un logement de 12 millions de francs et combien sont les familles qui dépassent largement ce loyers qui n’existe d’ailleurs presque plus à Dakar par exemple  et qui se retrouvent à être locataire encore à la retraite ? Une sensibilisation à la notion de copropriété est d’une impérieuse nécessité , même la copropriété en famille et en amitié pourrait être pensée .Et aussi la copropriété pourrait être dans une certaine mesure un frein aux nombreux cas de divorces en ce moment : le bien commun renforcerait le lien sûrement.
– Maintenant la vraie problématique c’est d’abord comment encadrer les sénégalais à revenus moyens à sortir de ce cercle de « locataire à vie »et de capter ces revenus qui en réalité peuvent bien leur permettre d’être propriétaire.
– Les loyers exorbitants de nos jours rendent les sénégalais de plus en plus pauvre rendant leur conditions de vie encore plus difficile et insupportable parfois.
– Les banques sont réfractaires à cette catégorie de citoyens à revenus moyens  et seul l’état peut leur servir de garantie comme par exemple  ce que vous avez fait avec le fongip en mettant un système de garantie innovant . C’est un système qu’il faut bien organiser monsieur le président et vous verrez qu’en étant propriétaire les sénégalais vivront beaucoup mieux.
– Aujourd’hui les revenus des sénégalais moyens sont en total déphasage avec les critères d’éligibilité de la majorité des programmes de logement et cerise sur le gâteau les banques avec leur taux usuriers viennent enfoncer le clou.
Aujourd’hui monsieur le président les banques n’ont pas le droit de prélever plus du tiers du salaire ou revenu pour un prêt logement et ajouté aux intérêts composés appliqués beaucoup de sénégalais se voient exclus  dans la plupart des programmes de logements. Et pourtant nombreux sont les sénégalais qui paient un loyer dépassant même la moitié de leur revenu : c’est un paradoxe inadmissible
– Êtes vous conscient qu’un logement social de 15 millions de francs revient exactement au double après un prêt bancaire de 15 ans ? Et vu les coûts élevés de transport à partir des nouvelles zones où sont érigées ces logements le citoyen peine à vivre même s’il réussi à entrer dans un programme.
– Nombreux sont les sénégalais aujourd’hui qui travaillent dans le secteur informel et qui paient des loyers beaucoup plus élevés que les loyers des programmes de logements et une étude sérieuse sur comment organiser et capter tous ces capitaux et les aider à être propriétaire est d’une impérieuse nécessité : ils ont besoin d’une structure qui ferait office de garant car sans garantie les banques leur tournent le dos.
– Un programme de 10.000 logements !!! Nous applaudissons mais aujourd’hui comment contourner tous ces obstacles et freins pour que les vrais ayant droit puissent bénéficier de ce programme ? C’est là où résidera le problème.

C’est là monsieur le président les véritable obstacles   que le ministère que vous avez créé a lui seul ne pourrait jamais arriver à résoudre sans des Etudes et actions pluri ministérielles et pluri disciplinaires très pointues et coordonnées.

Aujourd’hui monsieur le président vous n’êtes pas sans savoir que la forte concentration des ressources sur Dakar que je connais mieux et qui est en réalité le véritable souci oblige tous les travailleurs à y converger tous les jours et quand le coût de transport de la banlieue a Dakar est plus élevé que le loyer même en centre ville il y a un véritable problème que la cherté de  l’autoroute à péage est venu accentuer.
– Comment pourrais je habiter diamniadio par exemple et travailler à Dakar ou vice versa si je sais qu’avec mon véhicule il me faut débourser deux cent mille francs tous les mois ( 7000F/j entre carburant et péage ) ? Je préfère être locataire à Dakar et ne pas passer toute ma vie sur la route du travail. Parcourir des petites distances à certains coûts c’est inadmissible en 2019.
– Monsieur le président les banques sont certes des institutions privées mais même les banques qui se disent spécialistes de l’habitat ont malheureusement des taux usuriers pour les logements sociaux et c’est la triste réalité et les Sénégalais moyens ne me démentiront sûrement pas. Aujourd’hui que la SICAP et la SN Hlm n’ont presque plus de grands projets leur rôle devrait être d’encadrer justement l’acquisition des logements sociaux en collaboration même avec les promoteurs privés qui peinent souvent à vendre leurs maisons du fait d’un système mal pensé et qui perdure et l’état en rôle de garant pourrait être un tampon.
– Pour que vos Dix mille logements aillent aux véritables ayant droits , un nouveau système après des étude sociales  et financières très pointues s’imposent en passant par de vrais réformes des conditions actuelles sinon les plus fortunés seront les acquéreurs et les vrais ayant droit d’éternels locataires comme cela s’est toujours fait jusqu’à maintenant.
– Aussi monsieur le président comment comprendre qu’un citoyen soit propriétaire de plusieurs logement sociaux en même temps ? Pour un blocage à cette boulimie ne faudrait il pas bloquer à 1 seul logement social par citoyen comme le prévoient d’ailleurs les textes et bloquer la revente de ces logements à au moins une dizaine d’années après acquisition et ainsi arriver à zéro spéculation ?

Sans une combinaison d’actions des ces différents ministères :
-Ministre de l’urbanisme du logement et de l’hygiène publique Ministre des finances
-Ministère du développement social et de l’équité sociale Ministre des infrastructures
-Ministre de la femme et de la famille
-Ministère des collectivités locales et de l’aménagement du territoire ,
Il sera très difficile de sortir les citoyens sénégalais moyens de ce problème crucial.
Un sénégalais un toit c’est la dignité humaine et l’éradication a jamais des difficiles conditions de vie monsieur le président.
Arriver à la retraite sans être propriétaire c’est réduire à coût sûr son espérance de vie.
En mode FAST TRACK pour le logement monsieur le président !!!

Abdou ndiaye
Citoyens sénégalais
Esprit libre.

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