Blog de Cheikh Yerim Seck

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M. le président de la République

Dix interpellations légitimes à l’intention de M. le président de la République

Dakar, le 04 juillet 2019

Lettre ouverte à Monsieur Macky Sall, Président de la République du Sénégal

Objet : Dix interpellations légitimes

Monsieur le Président de la République,

En vertu de l’article 8 de la constitution du Sénégal, je me permets de vous écrire et de porter devant vous ces interpellations légitimes suite au scandale sur le pétrole et le gaz, dans lequel votre frère est impliqué qui a été révélé par des citoyens sénégalais et réactualisé par la BBC.

Loin de moi l’idée de développer un quelconque fantasme comme au cinéma, tel que vous l’avez décrit lors de votre discours du 02 juillet 2019 au CICAD. Vos différentes sorties, celles de votre frère,  ses soutiens apéristes et autres alliés, n’ont pas balayé les tonnes d’interrogations qui taraudent l’esprit du Sénégalais lambda.

Dans ce qu’il convient d’appeler le Pétrogazgate, vous et votre gouvernement n’avez pas encore apporté les réponses aux questions des citoyens sénégalais qui aimeraient savoir, à juste titre, votre degré d’implication dans ce scandale où un homme d’affaires, antérieurement condamné pour trafic de cocaïne dans son propre pays, a pu bénéficier de deux (02) décrets d’approbation de votre part. Les décrets n° 2012-596 du 19 juin 2012 et n° 2012-597 du 19 juin 2012, tous les deux portant approbation des Contrats de recherche et de partage de production d’Hydrocarbure (CRPP) conclu entre l’Etat du Sénégal d’une part, et PETRO-TIM Ltd – PETROSEN d’autre part, pour respectivement, les permis de Cayar Offshore Profond et Saint-Louis Offshore Profond.

Monsieur le Président de la République,

Vos arguments sont de moins en moins rassurants dans votre volonté de tranquilliser les sénégalais, si on se réfère à votre déclaration lors de la concertation sur la mise en œuvre de la loi sur le contenu local : « […] tous les droits des investisseurs seront respectés ».

Quid de nos droits, nous Sénégalais, à qui appartiennent ces ressources ?

Vous avez aussi déclaré que vous ne laisserez personne porter atteinte à l’intérêt des ressources naturelles et vitales du pays. Je suis tenté de vous croire mais votre posture et vos actes vont plutôt dans le sens de couvrir votre frère, son ex-employeur et ses complices. La justice dont vous êtes le garant ne s’appliquera jamais si elle doit se contenter d’une démission et d’un serment, la main sur le coran. Souvenez-vous du sens de votre serment devant Dieu et les hommes.

Monsieur le Président de la République,

Dans votre volonté de protéger les intérêts de la Nation, je vous invite, vous géologue de formation et ancien Directeur Général de la PETROSEN de décembre 2000 à juillet 2001, à répondre à ces dix interpellations pour édifier les Sénégalais. Vos réponses marqueront le début d’une intention ferme de faire la lumière sur l’affaire PETRO-TIM. Je vous prie, pour cette fois, de ne pas me citer les actes que vous avez posés et qui sont postérieurs à la signature des CRPP et des décrets d’approbation en faveur de Timis. L’adhésion à l’ITIE, la création du Cos-Pétrogaz, la révision du code pétrolier, la concertation sur la gestion des ressources futures, et bien d’autres initiatives, sont pertinentes par essence mais elles viennent après que Frank Timis et ses complices ont fini de nous spolier.

 

Mes interpellations sont les suivantes :

1- Connaissiez-vous Frank Timis avant que vous ne signiez les décrets d’approbation en faveur de ses sociétés ?

2- L’Inspection Générale d’Etat (IGE) a-t-elle reçu un ordre de mission pour mener une enquête sur l’affaire PETRO-TIM ? Si oui, pourquoi n’avez-vous pas attendu ses conclusions avant de signer les décrets d’approbation ?

3- Frank Timis a-t-il investi dans la phase d’exploration ? Si oui, quand ?, Combien ? Sur la base de quelle étude technique ?

4- Est-ce que la procédure d’attribution des deux (02) blocs à Frank Timis a été faite dans le strict respect de la loi et de la réglementation sénégalaise ?

5- Le rapport de présentation pour la signature des deux (02) décrets est-il faux ?

6- Frank Timis a-t-il reçu 250 millions de dollars de BP ?

7- Pourquoi l’administration fiscale, sous votre autorité, n’a pas perçu la taxe de plus-value sur la cession des permis de Timis à BP et à KOSMOS ?

8- Votre frère a-t-il déclaré ses revenus (25 000 dollars US par mois pendant cinq (5) ans) auprès de l’administration fiscale sénégalaise ?

9- Êtes-vous prêt, Monsieur le Président de la République, à renégocier les contrats déjà signés tel que promis pendant votre campagne électorale ?

10- Êtes-vous prêt enfin à débattre avec le Président Ousmane Sonko sur ces questions pour éclairer la lanterne des Sénégalais ?

Monsieur le Président, l’instinct de famille ne saurait, en aucun cas, prendre le dessus sur votre devoir de gardien de la constitution, laquelle confère à chaque citoyen le droit de prendre pleine possession des ressources naturelles pour améliorer ses conditions de vie (Article 25 (1) de la Constitution de la République du Sénégal).

Votre silence sur ces interpellations serait suspect et vous ne pourrez échapper indéfiniment au tribunal du peuple qui, tôt ou tard, vous jugera.

Essayez pour une fois de rester à la hauteur de vos fonctions et de rester dans la bonne postérité pour l’amour de votre pays.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président de la République, mes salutations patriotiques.

 

Abass FALL

COORDONNATEUR DE PASTEF DAKAR

 

 

 

M. le président de la République, nous n’avons pas d’eau

Monsieur le président

Depuis quelques mois l’eau potable est devenue une denrée précieuse rare pour beaucoup de citoyens qui se réveillent dans la région de Dakar.

Ce manque d’eau accentué par la forte chaleur met les citoyens dans une situation difficile voire insoutenable quelques fois .

La date fatidique du 20 juillet est dans tous les esprits et l’espoir de revoir l’eau couler est un sentiment partagé de tous les dakarois avec les fameux projets KMS et le projet de désalinisation qui devrait résoudre le problème théoriquement d’une manière définitive dans le futur.




Monsieur le président c’est bien de chercher des solutions mais ma réflexion d’observateur et un diagnostic plus approfondi me mènent à pousser la réflexion beaucoup plus loin car à mon avis toutes les solutions envisagées jusqu’à présent ne sont que provisoires au vu de la croissance vertigineuse de la population dakaroise.

Monsieur le président le vrai problème que personne n’ose admettre est que DAKAR est arrivé à saturation et ne peut plus contenir sa population sur tous les plans.

L’excès d’investissement , une fécondité alarmante , une exode rurale continue et une immigration des pays voisins , aggravés par la configuration de presqu’île faisant que la région de dakar ne puisse pas s’agrandir géographiquement , a conduit à cette situation de saturation qui, si on n’y prend garde sera un cocktail molotov a détonation imprévisible.

Aujourd’hui c’est la question Eau , demain ce sera la question assainissement où les eaux usées sont évacuées à ciel ouvert depuis quelques années mais cette situation est heureusement atténuée par la faiblesse des précipitions de ces dernières années et une périodicité saisonnière des pluies

Les problèmes de logements et la promiscuité ont fini de faire de la capitale un espace de mal vivre ou l’insécurité règne en maître.

La forte densité et les situations conflictuelles et contradictoires au quotidien ont fini de transformer Dakar en un melting-pot qui a eu une urbanisation en déphasage avec la croissance harmonieuse requise pour une vie saine et paisible.

Suivront d’autres problèmes structurelles , sociaux auxquels nous ne pouvons plus échapper arrivés à ce niveau.

Monsieur le président la question de l’Eau est un indicateur de saturation qui devrait vous conduire à un changement radicale de votre politique d’investissement.

Vos conseillers en planification ne comprennent ils pas que la plus petite région du Sénégal ne peut plus contenir le tiers de sa population ???

Monsieur le président je demeure de plus en plus convaincu que le projet de Diamniadio est une des plus grandes erreurs du Sénégal indépendant et ne fera qu’accentuer les problèmes cruciaux auxquels la région de Dakar est confrontée.

Réaliser de grandes infrastructures c’est bien mais quand les facteurs espace et temps ne sont pas au rendez vous on ne récolte que de belles choses inefficaces pour les problèmes auxquelles nous devons faire face.

Une densité insupportable est source de problèmes mais quand techniquement une extension géographique ne peut se faire que par l’entrée d’une région presqu’île il n’est pas logique d’y investir des infrastructures qui attireront du monde et ce n’est pas évident que le désengorgement escompté puisse prospérer parce qu’elle n’attirera pas systématiquement la population ciblée . Le résultat sera l’émergence de bidonvilles à cause d’infrastructures base-vie non adaptées au niveau de vie que requièrent de telles infrastructures.




Monsieur le président le prochain mandat présidentiel devrait être celui d’une ré-harmonisation de l’espace géographique sénégalais et le premier chantier devrait être celui de vrais investissements incitatives pour les autres régions du Sénégal

Monsieur le président , Vous me direz sûrement que le PUDC a fait de gros investissements , mais une solution pérenne serait de soulager les populations et en même temps attirer d’autres populations par des délocalisations massives et des investissements incitatives dans les autres régions du Sénégal qui a mon avis ont subi depuis les indépendances une injustice sociale.

Quand en 2018 vivre à Dakar qui étouffe devient une nécessité pour une réussite sociale il y a beaucoup à réfléchir monsieur le président.

Pensez y pendant vos congés annuels et Bon courage monsieur le président.

Abdou Ndiaye

Esprit libre.

M. le président de la République, l’heure universitaire est grave !!!

LETTRE OUVERTE À MR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL

Objet : L’heure universitaire est grave !!!

Monsieur le président

Mouhamed Fallou Sène ne dort plus dans sa chambre universitaire de l’université Gaston berger de sanaar depuis le mardi 15 mai après avoir reçu une balle, transporté à l’hôpital , dormi au fond des tiroirs d’une morgue a une température négative , autopsié avant d’être enterré aux cimetières bakhyaa de Touba pour un repos éternel .
Mouhamadou Fallou sene est fils unique et avait un unique fils et le destin a fait qu’il a fini sa mission sur terre le jour même où il devait fêter pour la vingt-cinquième fois l’anniversaire de sa naissance et son cas se retrouve entre les mains du célèbre procureur Ibrahima Ndoye : coïncidence ou destin ???
Ses parents et son épouse sont blessés meurtris et envahis d’une douleur que rien ne pourra estomper en ce bas monde.
Quatre jours après ce douloureux et regrettable événement il urge de faire une introspection , tirer les leçons et prendre des mesures pour que pareil drame ne se reproduise plus jamais.
Monsieur le président comme j’ai eu à vous le rappeler dans bon nombre de mes correspondances , notre population qui rajeuni davantage ne peut prospérer sans une politique et prise en charge sérieuse et prioritaire au risque de se retrouver devant une bombe à détonation imprévisible qu’est une jeunesse sans avenir.
Devant cette situation les responsabilités sont multiples et les causes pluridisciplinaires et quelques questions peuvent en découler logiquement :
Des maigres bourses de subsistances de 1000 F / jour payées à mi mois pouvaient elles prospérer ?
Un petit déjeuner d’un coût de 75 F CFA non payé devait il être cause de mobilisation de la gendarmerie nationale ?



A partir de ces constats on peut bien noter que la première responsabilité incombe au ministère des finances qui doit faire du paiement des bourses d’études une priorité absolue vu que ces étudiants sont la jeunesse-relève du Sénégal de demain et que beaucoup d’entre eux ne comptent que sur ce maigre revenu de subsistance pour s’en sortir
La deuxième responsabilité inéluctablement revient au ministère de l’enseignement supérieur à travers le recteur de l’université qui , devant cette situation , avait mille et une solutions d’autant plus que le montant cumulé de ce petit déjeuner n’aurait pas atteint 1 million de nos francs au vu du coût du ticket dérisoire : il a choisi de faire appel à la gendarmerie pour s’opposer à la volonté des étudiants de prendre leur petit déjeuner gratuitement faute de moyens financiers pour pouvoir être d’aplomb pour aller en classe.
La troisième responsabilité évidemment vient du ministère des forces armée a travers la gendarmerie nationale qui , toujours devant ces situations préfère le rapport de force au professionnalisme du maintien de l’ordre , les images qui ont fait le tour des réseaux sociaux sont assez illustratifs du degré de violence des événements douloureux et regrettables .
Un concours de manquements pluridisciplinaires a malheureusement conduit à cette situation qui, monsieur le président , doit vous éveiller sur la priorité d’une politique de jeunesse conforme à l’architecture démographique sénégalaise.
Monsieur le président, sans prétentions aucune je pense que devant ce cette situation gravissime le devoir de vous faire un rappel sur la fameuse théorie de spencer sur la « solidarité organique »est de mon devoir citoyen : le système étatique peut être comparé ici à un corps humain où tous les éléments ont leur fonction et une défaillance individuelle conduit inéluctablement à un blocage de tout le système aussi minime fusse t il et donc les éléments du système doivent toujours prêter main forte à un élément défaillant pour éviter une rupture.
Ceci dit Monsieur le président , la réalité est que nos services de compétences différentes n’ont pas conscience de la complémentarité du système qui ne peut fonctionner sans des des actions pluridisciplinaires coordonnées et solidaires.
Monsieur le président le recteur avait le devoir d’alerter le directeur des bourses de la gravité de la situation qui pouvait dégénérer à tout moment et ce même directeur des bourses avait aussi l’obligation de faire pression sur les le ministère des finances . Mais le recteur a préféré la solution la plus simple à ses yeux de faire appel à la gendarmerie nationale pour un rapport de force avec les étudiants qui a conduit malheureusement à ce drame et ces nombreux blessés qui souffrent encore dans les hôpitaux sénégalais.
La gendarmerie comme toutes les forces de l’ordre d’ailleurs au delà des rapports toujours tendus permanents avec les citoyens ont encore une fois de plus failli à leur mission de maintien de l’ordre par manque de formation et d’expérience au moment où des matières comme la psychologie des foules sont les nouvelles techniques d’intervention associées aux techniques physiques ont fini de donner des résultats efficaces devant de pareilles situations.
Monsieur le président l’heure est grave et il urge de situer les responsabilités et les sanctions idoines doivent être prises pour désamorcer la bombe universitaire en particulier et celle scolaire en général car il sera très difficile de faire retourner les étudiants aux amphithéâtres car monsieur le président l’heure de la justice n’est pas l’heure de l’année scolaire qui a un timing bien défini.
Les parents du pauvre Mouhamadou Fallou Sène doivent être entourés et soutenus afin de pouvoir surmonter cette dure épreuve et un soutien indéfectible doit leur être donné même si nous sommes tous conscient que ceci ne pourra jamais combler leur mal.



Une politique de jeunesse viable et en conformité avec l’architecture démographique est d’une priorité absolue au vu de la jeunesse de la population( âge moyen de la population senegalaise 19 ans ) qui est en totale déphasage avec la politique de jeunesse actuelle.
Le système de l’enseignement au Sénégal est à réinventer avec des solutions innovantes et en conformité avec nos réalités socio économiques .
Monsieur le président les difficultés du trésor public à s’acquitter de ses engagements n’est plus un secret de polichinelle et donc il est temps que les entreprises et sociétés de la place se solidarisent avec l’état sénégalais pour sponsoriser certains étudiants avec un système de parrainage et ainsi soulager le budget national qui est en agonie sur les faits pratiques.
Une profonde mutation du système scolaire sénégalais est d’une urgence absolue car le système ne peut plus contenir tous ces jeunes qui arrivent de plus en plus nombreux au cycle universitaire et ceci pourrait passer par un système précoce d’enseignement spécialisé que notre environnement socio économique exige.
Monsieur le président votre réaction tardive face à la situation très préoccupante de la situation inquiète plus d’un.
Réagissez face à votre jeunesse avenir du Sénégal monsieur le président.
Bon courage

Abdou Ndiaye
Esprit libre.

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