Blog de Cheikh Yerim Seck

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Macky Sall

Libération de Khalifa Sall: Soham Wardini oeuvre en coulisses

YERIMPOST.COM Ce lundi 13 mai, le chef de l’Etat a reçu en audience Soham El Wardini, maire de Dakar. Les portes du palais de l’Avenue Léopold Sédar Senghor ont été ouvertes à la mairesse, il a beaucoup été question de Khalifa Ababacar Sall. C’est du moins ce qu’affirme le journal Le Quotidien qui souligne que la rencontre entre le président Macky Sall et Soham Wardini a été coordonnée par le nouveau ministre de l’Urbanisme, A.K.Fofana. Et si les « visiteurs nocturnes de prison » étaient du propre camp de l’ex-édile de la capitale sénégalaise ? Suivez notre regard…

Où va le chef de l’Etat ? Pour quoi faire ?

YERIMPOST.COM Le chef de l’Etat, Macky Sall, quitte Dakar ce mardi 14 mai à destination de Paris. Le président Sall répond à une invitation de son homologue français, Emmanuel Macron, et du chef du gouvernement néo-zélandais, Jacinda Ardern. Une réunion est conjointement organisée par la France et la Nouvelle-Zélande ce 15 mai à l’Elysée pour parler des questions liées aux contenus en ligne à caractère terroriste. Une rencontre internationale qui verra les participations de pays comme l’Allemagne, le Canada, la Norvège, le Japon, l’Indonésie… Cette réunion de haut niveau sera également l’affaire des médias sociaux tels que Whatsapp, Facebook, Twitter, Youtube, Google… Le président Macky Sall sera de retour au Sénégal le 18 mai.

Ci-dessous le communiqué de la présidence

Sur invitation conjointe de Son Excellence Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République Française et de Son Excellence Madame Jacinda Ardern, Premier Ministre de la Nouvelle-Zélande, Son Excellence Monsieur le Président Macky Sall quitte Dakar ce 14 mai 2019 pour prendre part, le 15 mai à L’Elysée, à une réunion internationale de haut niveau consacrée à la lutte contre les contenus en ligne à caractère terroriste ou relevant de l’extrémise violent.
Outre le Sénégal, l’Union Européenne et les pays suivants sont également invités à cette rencontre : Allemagne, Australie, Canada, Grande Bretagne, Indonésie, Irlande, Japon, Jordanie et Norvège ; de même que de grands groupes comme Amazon, Apple, Dailymotion, Facebook, Google, Microsoft, Mozilla Foundation, Snap, Twitter et You Tube. Initiée par la Nouvelle-Zélande et la France, cette réunion de haut niveau fait suite aux
attaques terroristes mortelles de Christchurch du 15 mars 2019 contre la communauté musulmane néo-zélandaise. Elle vise à sensibiliser le grand public et à mobiliser les pouvoirs publics et les grandes compagnies du secteur privé actives dans les réseaux sociaux, contre toutes les formes d’idéologies extrémistes et violentes. La rencontre sera clôturée par l’adoption d’un Appel à l’action de Christchurch pour éradiquer le contenu terroriste et extrémiste en ligne. Au cours de son séjour, le Chef de l’Etat prendra également part au Sommet Tech for Good, au Salon Vivatech et à la biennale d’architecture de Versailles.
Le retour du Chef de l’Etat est prévu le 18 mai 2019.

Conseil des ministres: un ministre raconte les haussements de ton du président

YERIMPOST.COM Vous vous attendiez à quoi ? Une partie de Damier entre copains ? Non, Messieurs, la réunion du Conseil des ministres n’est pas une partie de récréation, c’est du très sérieux ! Des ministres sont à la limite choqués par la fermeté du chef de l’Etat lors de certaines réunions. L’un d’eux, qui s’en est ouvert à Source A, révèle le caractère intransigeant du président Macky Sall lorsqu’il y a une fuite avant un communiqué officiel ou encore lorsqu’on lui attribue des propos. Le ministre, qui s’est confessé au journal, souligne que, quelques fois, c’est très violent voire chirurgical. Au cours d’une de ces réunions, le président de la République avait vidé son chargeur sur le gouvernement en ces termes: « Bougez vous ! N’oubliez pas que c’est une chance mais aussi un devoir d’être ici… Personne n’a le droit à l’erreur autour de cette table… », rapporte la source du journal.

Après s’être débarrassé de Boun Dionne et Amadou Ba, Macky Sall seul désormais face à l’ajustement des finances publiques

Les syndicats ont été à dire vrai accommodants sous le règne de Macky Sall sauf les enseignants et les médecins dans une certaine mesure. C’est logique qu’ils demandent de bénéficier des fruits de la croissance tant vantée par le gouvernement de BBY.

La réponse de Macky Sall confirme ce que j’ai toujours défendu, le gouvernement a perdu ses marges de manœuvre. L’accumulation d’arriérés intérieurs oblige le gouvernement à un ajustement des finances publiques. Les mécanismes sont bien connus, couper les dépenses et ajuster les prix pour augmenter les recettes.

Maintenant qu’il va disposer des pleins pouvoirs par une procédure illégale et anti constitutionnelle,  Macky Sall sera face au peuple et sans doute avec Madiambal Diagne un de ses idéologues. Ce dernier  avait inventé une relation transitive amusante : Macky Sall fait  mieux que Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire,  Patron de MLD à la Banque Centrale donc MLD  doit  se taire. Hélas les faits sont têtus. Une croissance qui se termine par un ajustement structurel après une réduction drastique du stock de la dette en 2006 et un prix du baril relativement bas durant la période, il faut le faire. Telle est la prouesse de Macky Sall avec le soutien de BBY !

Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

Présidence: Macky Sall distribue « des bonbons »

YERIMPOST.COM C’est au compte goutte que le président Macky Sall met en place l’équipe de son cabinet. Depuis plusieurs semaines maintenant, le chef de l’Etat procède à des nominations ou plutôt des reconductions de ministres d’Etat à la présidence. Les derniers décrets signés dans ce sens ont été rendus publics ce lundi 6 mai, avec les nominations de Marième Badiane comme ministre d’Etat auprès du président de la République et de Mame Mbaye Niang au poste de chef de cabinet du président, en remplacement de Moustapha Diakhaté.

Saourou Sène du SAEMS révèle ce qui s’est vraiment passé avec Macky Sall

YERIMPOST.COM Nous publions in extenso son texte…
Je ne souhaitais pas me prononcer dans le brouhaha créé par la déclaration du Président Macky Sall devant les centrales syndicales à l’occasion de la célébration du 1er Mai,fête du travail.
Je crois fermement que le Président s’adresse aux responsables des centrales et non aux travailleurs sénégalais en général si l’on sait que des organisations comme les nôtres n’appartenant à aucune centrale malgré notre nombre non négligeable qui dépasse largement même les effectifs de certaines centrales.
C’est un devoir de le rappeler pour la vérité et pour la postérité.La dernière rencontre que nous avons eue avec le Chef de l’Etat nous l’avons eue chez lui à Mermoz sous la présence du Premier Ministre,de son épouse Mm Marieme Faye Sall qui était d’ailleurs à l’origine de cette rencontre avec les Secrétaires Généraux du G6.A l’issue de la rencontre voici ce que le Président Macky Sall a dit » chers Secrétaires Généraux,j’accéde à votre demande.Non seulement je relève l’indemnité de logement des enseignants à cent mille francs (avec l’échéancier retenu d’un commun accord avec le Gouvernement) mais je ne vais pas m’y arrêter, je demande au Premier Ministre de conduire et de parachever la révision sur le système de rémunération des agents de l’Etat.Ce n’est pas acceptable que nous ayons une fonction publique où les agents se regardent en chiens de faillance les uns accusant les autres d’etre mieux payés.Il nous faut une fonction publique collégiale où le système de rémunération récompense la compétence et le mérite. Et si on revise le systeme,beaucoup d’agents qui avaient quitter le secteur de l’éducation vont revenir » J’ai cité textuellement Monsieur le Président de la République.
Qu’il se le tienne pour dit: absolument rien ne pourra empêcher la révision du système de rémunération des agents de l’Etat au regard de l’iniquité et de l’injustice qui caractérise un tel système .Cette iniquité a toujours été décriée par les enseignants en général,ceux du Moyen Secondaire en particulier .L’étude faite par le cabinet MGP Afrique l’a confirmé.Mieux, le chef de l’Etat a affirmé avoir instruit  l’inspection générale de l’Etat à mener la même étude pour plus d’informations et de propositions. Et même qu’il avait décidé de déclassifier le rapport produit par l’IGE.
Donc nous n’avons pas le choix il nous faut une révision du système de rémunération.
En tant que organisation de l’enseignement nous interpellons le Chef de l’Etat.
Je rappelle que tous les travaux ont été faits, les ateliers tenus avec tous les secteurs de la fonction publique .
SAOUROU SENE SGN DU SAEMSS

La démocratie sénégalaise à l’épreuve de Macky Sall (Moussa Taye)

Sénégalaises, Sénégalais
L’heure est grave. Mais, plus grave encore est le silence pesant qui plane sur notre pays. En effet, depuis la fin de l’élection présidentielle, le Sénégal est plongé dans une situation politique et sociale assez inédite. Le président de la république adopte une posture inquiétante. Jadis d’une gênante arrogance, il continue dans cette voie en dégageant morgue et suffisance au moment où l’on pensait (naïvement peut-être) qu’il se comporterait en gentleman. Mais, autant l’avouer de suite, la grandeur d’esprit est la marque des grands seigneurs mais n’est pas grand seigneur qui veut. En réalité, Macky Sall ne respecte rien ni personne. Il n’a pas de code d’honneur. Il n’a pas de repères signifiants. C’est à croire que les contestations qui ont jalonné le processus électoral et qui ont abouti à sa « non reconnaissance » par l’opposition plombent son élan et le poussent dans ses derniers retranchements. Il a entrepris, seul, contre toute attente, des réformes qui s’avèrent dangereuses pour la stabilité politique et sociale du pays. Ces
réformes portées par le très féal premier ministre prouvent que le président Sall est dans une logique autoritariste sans commune mesure. Comment, en effet, un président sortant peut-il concevoir une réforme qui « hypertrophie » son pouvoir ? L’ultra présidentialisme qui découle de cette réforme ne sied pas à une démocratie qui naturellement, devrait connaitre une alternance en 2024. La concentration des pouvoirs entre les mains du Chef de l’Etat au sens jacobin entraine à coup sûr une confusion pire que sous Vichy. Les partisans du chef sont déboussolés, désabusés. Ils sont devenus moins bavards parce que se sentant exclus du champ de la gouvernance. Les alliés « historiques »
confondus dans la logique du « gagner ensemble, gouverner ensemble » sont dans leurs étroites semelles. Quoi de plus frustrant que de voir le mépris affiché par le chef d’une coalition à laquelle on tient comme à la prunelle de ses yeux. Moustapha Niasse, dans un ultime baroud d’honneur, a essayé de faire croire, maladroitement, à une concertation sur le projet de réforme. Mais, ce n’est pas vrai. Il cherche tout simplement à se donner bonne conscience et à rendre la pilule moins amère. Pendant ce temps, les honorables Députés du chef déshonorent encore leur position sur fond de billets de Mecque et d’espèces sonnantes. Cette majorité robotique d’une docilité déconcertante vote tout avec en prime des salves d’applaudissements. A coup sûr, elle voterait même pour sa propre destitution comme ce burlesque Pm pressé d’en finir avec cette réforme qui va l’humilier, lui le Pm qu’il faut « guillotiner » pour…incompétence ou incommodité. Toute cette horde de laudateurs adopte la posture des mendiants des faveurs : têtes baissées, yeux fermés, motus et bouche cousue. Il faut aussi se désoler et déplorer cette sorte de démission collective de l’opposition et d’une partie de la société civile. Faut-il rappeler que le temps électoral est dans le temps politique. Parce que l’élection est une parenthèse dans la vie politique. Nous avons choisi de faire de la politique. L’activité doit être continue et pérenne quels que soient les soubresauts et les vicissitudes. Nous n’avons pas le droit de baisser les bras Au contraire, nous devons nous relever rapidement pour faire face à cette
situation. Nous devons continuer le combat pour la libération de Khalifa Sall, le retour de Karim Wade, la réforme du processus électoral, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, l’amélioration des conditions d’études des étudiants, l’accès aux services sociaux, le soutien au monde rural …Oui, il y a de la matière. Il faut enfin s’adresser au Peuple. Penser que les hommes politiques s’adonnent à « une bataille de singes » ou qu’il s’agit de « querelles entre politiciens » est la pire des analyses. La stabilité voire la survie de notre jeune Nation dépend pour beaucoup de la posture de Macky Sall. Il faut une conjugaison des forces sociales et citoyennes pour barrer la route à cet empereur des temps modernes qui gouverne par la terreur en tenant entre ses mains périssables tous les pouvoirs. Macky Sall ne mérite pas notre confiance. Il doit être combattu. Au nom de l’idéal démocratique.
Moussa TAYE

Macky Sall: 5 autres leçons de vie !

A la demande de plusieurs lecteurs, je partage ma réflexion sur 5 autres leçons de vie tirées du parcours du Président Macky Sall.
1- Peu importe le nombre de diplômes que tu auras obtenu, ne sois pas gêner de commencer au bas de l’échelle :
Pourtant auréolé d’un diplôme d’ingénieur géologue au sein du prestigieux Institut des Sciences de la Terre de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et d’une solide formation en France à l’Ecole Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs (ENSPM) de l’Institut Français du Pétrole (IFP), Monsieur Macky Sall est entré à PETROSEN comme agent et chef de Division banque des données avant d’en être le Directeur Général entre 2000 et 2001. C’est à cette date (2001) qu’il a commencé son ascension : Ministre, Premier Ministre, Président de l’Assemblée nationale, Président de la République. Une belle leçon aux jeunes qui refusent de commencer à un poste arguant qu’ils ont des
diplômes prestigieux. Apprenons à commencer petit pour devenir grand !
2- Mieux vaut avoir raison que d’être d’accord :
En 2008, Macky Sall, comme le veut le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, autorise la convocation de Karim Wade, du fils du président de la République d’alors, pour une audition sur les travaux de l’Agence nationale de
l’organisation de la conférence islamique (ANOCI). Ainsi commença le mortal combat avec Me Abdoulaye Wade tout puissant Président de la République. Macky dit niet à toutes les négociations l’appelant à rendre le poste à Wade : Il
avait raison et n’a pas voulu être d’accord. Des amis libéraux à lui sont allés le voir, lui ont parlé, l’ont même supplié de ne pas engager le bras de fer avec Wade et il est solidement resté sur ses positions : il avait raison. Même quand Wade l’a convoqué dans son bureau pour un tête à tête Macky est resté de marbre car se disant toujours qu’il avait raison. C’est ensuite que déchu du poste de numéro 2 du PDS, son mandat de président de l’hémicycle réduit à un an, Macky rendit le tablier. Une démission à l’origine de son accession, quatre ans plus tard, au palais de la république. « Je n’avais pas, en tant que jeune, l’ambition d’être président de la République. Elle ne m’a animé qu’à l’Assemblée nationale lorsqu’on m’a imposé un combat », confiera-t-il plus tard.
3- Ecoutez votre intuition :
L’intuition c’est cette petite voix intérieure, cette ampoule d’Eureka qui s’allume comme une réponse évidente à une question qui nous tourmente. C’est cette boussole interne qui nous dirige vers le bon chemin. Certains parleront de
feeling, d’un ressenti très fort. Les artistes voient cela comme une inspiration venue d’ailleurs. Les scientifiques parlent d’un 6 ème  sens, d’intelligence de notre subconscient. C’est un peu tout cela ! Cette intuition, Macky Sall en a eu. Il l’a senti en quittant la tête de l’Assemblée nationale. Au lieu de mener un combat inutile, il a suivi cette voix intérieure qui lui disait qu’il pouvait bien devenir Président de la République. C’est en la suivant qu’il a créé l’Alliance Pour la République (APR) et est allé à l’assaut du suffrage des sénégalais. Apprenez à écouter cette voix et à la suivre.
4- Entourez-vous de personnes optimistes. Fuyez les pessimistes :
« Etre optimiste consiste à entreprendre un voyage de nulle part à destination du bonheur. » Quels que soient les événements, certains ont l’habitude de voir le bon côté des choses, alors que d’autres voient que le négatif. Chacune de ces perspectives reflète une réalité. Par exemple, objectivement il est vrai de dire qu’un verre est à moitié plein ; il est également vrai de dire que ce même verre est à moitié vide. L’optimisme est un choix dont nous avons le contrôle, c’est-à-dire que nous pouvons tous décider de développer des compétences pour améliorer notre optimisme. En 2008, Macky Sall pouvait être bien pessimistes et écouter ces gens qui lui disaient que c’était impossible et que ç’en était fini pour lui et sa carrière. Il a au contraire appris à ne pas les écouter et à s’entourer de gens qui, comme lui,
étaient bien optimistes en ne voyant que le côté positif de son éviction au perchoir de l’Assemblée : « xaaci bo giss wërsë gu waay la ». Par exemple un Moustapha Cissé Lo qui, aux questions de la journaliste Aissatou Diop Fall dans l’émission « Sortie » qu’elle animait en cette période sur Walfadjri et qui s’étonnait de voir l’APR prétendre porter son candidat à la magistrature suprême après 3 ans d’existence, répondit très clairement ceci « même si nous devons nous casser les dents qu’on nous laisse au moins essayer. Nous savons que nous pouvons y arriver et que ce rêve est bien possible ». Voilà la philosophie d’un éternel optimiste ! Il faut toujours apprendre à voir le bon côté des choses !
5- Apprenez à garder le silence :
Le silence est une arme redoutable pour celui qui sait l’utiliser et un très bon accompagnateur dans les conflits aussi bien professionnels qu’affectifs. Ne soyez pas victime du silence, soyez-en maître ! Nous avons tendance à trop parler, trop nous dire. Vite répondre. La bonne réponse. Les bons chiffres. Les bons mots.  Persuadé que la clef se trouve dans ce qui est dit. Or, parfois le silence à un bien plus grand pouvoir que toute parole. Il permet d’avoir la main dans certaines situations de conflit ou de négociation. Il permet à l’autre de projeter et à vous de l’observer et de comprendre ce qui l’habite. Enfin il permet de ne pas constamment livrer à autrui votre mode d’emploi. C’est ce que le Président Macky Sall a compris très tôt. Il parle peu. A des moments où il a été attaqué de toutes parts, il a su se taire. L’on se rappelle même, quand l’ancien Président Wade allait jusqu’à se prononcer sur ses origines, l’actuel a su garder le silence et ainsi s’attirer la sympathie des sénégalais. L’on a l’habitude de dire que Macky Sall est poli (« dafa yaaru ») et ce compliment il le tire en grande partie de sa capacité à ne pas répondre à tout va.

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

Dérives théo-monarchiques: Qui va arrêter le prince ?

Comme dopé par les résultats et les scores obtenus et surtout par la haute tenue et la mesure responsable des sénégalais dans un contexte où tous les ingrédients d’une implosion étaient réunis, le prince Macky 1er, roi des …continue sur sa lancée en s’adjugeant encore et encore des pouvoirs au nom de (je ne sais quoi ? ) et à quelles fins ( la question reste posée). Depuis la proclamation de l’édit de du conseil constitutionnel pour un 2ème et …dernier mandat (hum !), les actes posés relèvent de Bokassa 1er roi (que dis je empereur) des centrafricains. Pour un pays comme le Sénégal à la forte tradition démocratique et républicaine et où l’on vote depuis …(Der nous le rappellera ), se comporter ainsi en s’arrogeant des pouvoirs XXL au détriment des contre-pouvoirs est un recul et une reculade et pose de pierres (pas la 1ère ) d’une démocratie déconsolidante (dixit CT. I.M.Fall) dans ses trouvailles juridico amalgamistes et à volonté pour ne pas dire avec préméditation. Le Sénégal, c’est du organisé avec des couloirs bien tracés et chacun dans ses bottes mais depuis le glas du conseil constitutionnel, le prince se comporte en solo et redessine comme à Nuremberg et personne ne dit rien sinon …un mais mou, synonyme de béni-béni. Ne clame t-on pas partout que la référence c’est la constitution et cette charte fondamentale lie tout le monde avec une bonne distribution des charges et responsabilités, une véritable diastole–systole, une loi aux clauses verrouillées dans certaines démocraties où les amendements se comptent et où leur seule évocation à une résonnance biblique , cette loi-là n fois modifiée dans nos pays et ici au pays de macky 1er , elle a fait l’objet de révision tout, tout dernièrement par voir référendaire. Au vu des engagements à tous points de vue et du serment qui soutient et libelle surtout quand c’est le peuple qui a adoubé , revenir 2 à 3 ans après pour une modification…non une ablation et une amputation de l’essentiel de ses organes n’est pas loin d’un parjure et surtout que pour cela au lieu du peuple souverain…c’est l’assemblée qui paraphera. Non ! C’est une usurpation et les amputations projetées dénaturent complètement avec in fine une constitution génétiquement modifiée, vidée de toute sa substance. Dans un régime présidentiel rationnalisé, le P.M. constitue la courroie de distribution et un régulateur institutionnel incontournable et le supprimer a des effets entraînants et transforme toute la charpente juridico-institutionnelle du régime. Déjà l’exposé des motifs (avoués) ne convainc pas et en attendant le saupoudrage avec la publication du projet de loi modifiant dans son entièreté, imaginer le gommage du P.M. rend orpheline la charte majeure. Et ce faisant, c’est le dialogue tant chanté qui s’efface car l’instance de dialogue naturelle et par essence c’est l’assemblée nationale et le P.M. enterré, ce link pour des interpellations saute avec ou du moins s’affaiblit et se précarise. Par ailleurs, au lieu de désagréger comme voulu dans les différentes options stratégiques avec un délestage pour surcharge, une congestion cérébro-vasculaire est attendue au niveau de la présidence avec des dossiers s’amoncelant pour un prince déjà à l’agenda saturé. On a
beau décentrer avec un P.M. ravalé au rang de M.d’Etat, Secrétaire général de la présidence avec même …n adjoints, la pertinence du de cette ablation peinera encore. Et donc le fast-track inventé n’aura jamais sa vitesse de croisière nonobstant…sûrement le gouvernement bis qui sera logé au palais. Que de gâchis ! Ce Macky 2 cache difficilement d’autres intentions politico-politiciennes alors que l’horloge est déclenchée pour un mandat quinquennal qui
sera court , très court . wait and see !
IBOU SENE KAOLACK

Fast track: Vrais problèmes, fausses solutions…

« Fast track… » des voix, plus autorisées que la mienne, ont démontré la vanité d’un slogan de plus dans la panoplie des mots saisonniers qui ne correspondent, au final, à aucun changement qualitatif dans la vie de la majorité des citoyens sénégalais. Tout au plus quelques mesures cosmétiques, tape à l’œil, pour masquer une incapacité réelle à transformer structurellement le Sénégal. Car, c’est bien d’une transformation en profondeur dont notre pays et notre Continent ont besoin pour, enfin, entrer dans le concert des nations capables de concevoir et de conduire leurs destinées. Au lieu de cela, notre élite gouvernante, mis à part quelques rares instants de lucidité, sombre dans le mimétisme dévalorisant du modèle occidental, ses atours, ses allures, ses discours. En fait, tout ce qui donne l’air et le paraître sans l’être. Car, en termes de bonne gouvernance par exemple, nous vidons les meilleures règles et pratiques occidentales de leur substance lorsqu’il s’agit de les mettre en œuvre pour nos peuples. Résultat : une démocratie réduite à des mécanismes électoraux piégés de manière si grossière que le cœur de la majorité des électeurs n’y est plus. Le peuple se détourne alors des simulacres et consacre ses énergies à élaborer des stratégies de survie au quotidien. Avec, pour conséquence un Président élu, certes, mais si mal que sa légalité souffre terriblement de légitimité. Pour faire oublier l’épisode peu glorieux des élections présidentielles de 2019 , le Président élu développe donc une hyperactivité réformatrice (sic) qui tourne essentiellement autour du renforcement de ses pouvoirs déjà exorbitants. Comme pour se rassurer. Il commence par vouloir supprimer le poste de Premier Ministre dont l’inutilité n’est démontrée ni par une étude sérieuse, ni par un argumentaire, autre qu’il constituerait un goulot d’étranglement dans la transmission et l’exécution des directives présidentielles. Ce constat est en réalité celui de l’échec personnel du Premier Ministre sortant et, éventuellement, une pierre dans le jardin de ses prédécesseurs. Mais le Président Macky SALL oublie qu’il fut Premier Ministre… La tare serait-elle si lointaine ? En tout état de cause, on ne modifie pas une Constitution et l’architecture institutionnelle d’un pays, qui a mis des dizaines d’années pour les consolider, pour si peu. Le tout sans débats ! Au rouleau compresseur. Avec un horizon de cinq ans de mandat seulement… Que les députés qui doivent voter cette loi méditent la gravité des propos de Serigne Abdoul Aziz Sy Dabaakh, à cet égard, avant d’engager notre pays dans une aventure périlleuse pour la vanité d’un seul homme…

Pour cacher tous les non-dits dans un nuage de poussière, on en soulève ! En se lançant dans une opération dite de «  désencombrement » des artères de la capitale. Une opération coup de poing comme on en a tellement vu… sans
suite. Là on confond les causes et les conséquences. Car à la vérité, il faudrait résoudre les problèmes d’emplois, d’urbanisation et d’aménagement du territoire national avant de prétendre dégager la voie publique…pour les dakarois ! Ceux qui s’y installent sont la conséquence de l’échec des politiques publiques. Ils n’en sont pas les causes. A contrario, plusieurs activités dites informelles occupent et font survivre plus de 4.000.000 de sénégalais et leurs
familles ! A défaut de les organiser, et de les soutenir par des appuis institutionnels et financiers conséquents, les livrer en pâture pour le confort esthétique d’une minorité de nantis est, pour le moins, hors sujet. A côté de cela le secteur dit formel, public et privé confondus, compte moins de 500.000 emplois. La fonction publique sénégalaise qui nous coûte si cher en « goulots d’étranglement » et en dépenses somptuaires compte 130.000 emplois ! Cent trente mille emplois…(Source : www.fonctionpublique.gouv.sn ) Les paramètres de la République et de la Nation doivent être, nécessairement, reconfigurés afin que le Peuple réel du Sénégal s’incarne et se reconnaisse dans les institutions qui le gouverne… Voilà une des nombreuses questions de fond que l’on esquive en se donnant des airs, important et inspiré, lorsque l’on s’adresse à la Nation en oubliant l’essentiel. Au fait où trouve t-on les 500.000
emplois par an sensés avoir été créés depuis 2012 ? Au demeurant, et pour mieux enfumer le Peuple, le quotidien national Le Soleil nous « apprend » que 500 milliards de francs CFA ont servi pendant 20 ans à acheter des véhicules administratifs… Quels sont les ayants-droits à ce privilège ? Pour quels services rendus à la Nation ? Pour quelles missions régaliennes ? S’il faut mettre de l’ordre on voit donc tous par quoi et où commencer. Combien d’hôpitaux, combien d’écoles, combien de fermes aurait-on pu financer avec 500 milliards ? Sans compter tous les milliards détournés ou distraits de leur assignation première… sans compter ? Oui on dépense sans compter pour satisfaire les lubies de quelques privilégiés. Nous savons tous comment faire pour mettre de l’ordre. Il ne manque que la volonté politique pour ce faire. Et c’est, semble t-il, encore une fois mal parti. Pour cinq ans. Gouverner, pour un pays où tout relève de l’urgence, c’est faire la distinction entre l’essentiel et l’accessoire. Arbitrer entre le nécessaire et le futile. Mettre l’accent sur l’indispensable. Sous ce prisme, à quoi répond le TER, sitôt inauguré, sitôt garé ? A quoi répond Dakar-Aréna ? Et cette Arène Nationale inutilisable parce que mal adaptée à la réalité de la lutte sénégalaise avec frappe ? Par ailleurs, quel sera le taux d’occupation des sphères ministérielles en sus du building administratif réhabilité ? Et voilà l’autoroute à péage qui semble déjà obsolète au vu des goulots d’étranglement au heures de pointe. Que faire ? Que deviendront les villes et villages, jadis traversés par le trafic des routes nationales, brusquement sevrés des retombées financières qui en découlaient  ? Alors ôter le pain de la bouche de tous les jeunes qui viennent trimer en ville, chassés des campagnes par la pauvreté, est-ce la meilleure
définition de l’ordre des priorités ? Tout cela, et bien d’autres questions auraient pu être abordées au cours d’un dialogue social et politique, sincère et refondateur. Mais, hélas. Le choix semble être la gouvernance solitaire à coup de bâtons et de carottes…des centaines de « pupilles » de la République attendent ainsi, chaque mercredi,
anxieusement, le communiqué du Conseil des Ministres pour être promus, réhabilités ou récompensés pour avoir pris une part dans la « victoire »… Et le chef, pour mieux tenir son monde, a commencé par se séparer de ses 300 plus proches collaborateurs. Juste pour faire monter la tension et titiller Damoclès. Juste pour tempérer les ardeurs des uns et des autres. Puis il a tancé ses compagnons de Parti en laissant entendre qu’il y’en aura pour ceux qui sauront se taire et se tenir tranquilles. Il a, dans la foulée, reçu ses députés pour leur laisser entendre que si certains d’entre eux étaient appelés à d’autres fonctions, la nouvelle loi qu’il leur demande de voter ouvrirait la possibilité de
retrouver leur siège de députés en cas de… Tout cela fait manœuvres et stratagèmes. Pilotage à courte vue. Combines d’épicerie de quartier. Nous rêvions d’une VISION ambitieuse et mobilisatrice qui se projette au-delà de nos vies singulières. Nous voulions voir grand, faire mieux que le Rwanda et même les pays nordiques ! Si. Si. Au fond, chacun fait ce qu’il peut. Mais si l’on peut si peu, cela finira par se savoir !
Amadou Tidiane WONE
woneamadoutidiane@gmail.com

Pour porter la réplique, Abdou Mbow trouve les opposants incohérents

YERIMPOST.COM  « Quand Macky Sall a été élu, il a fait une déclaration pour appeler au dialogue et l’opposition n’a pas répondu à cet appel. Aujourd’hui que le président de la République introduit un projet de réforme constitutionnelle à l’Assemblée nationale, cette même opposition revient pour dire que le président doit la consulter. Je voudrais demander à nos amis de l’opposition de revenir à la raison et d’être cohérents. Ce qu’ils sont en train de faire, c’est un yoyo qui n’a pas sa raison d’être! ». Telle est la réponse servie par le porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République au communiqué des quatre candidats malheureux de la présidentielle dernière. Abdou Mbow, qui s’entretenait avec nos confrères de la Rfm, juge irresponsable le comportement de ces opposants au chef de l’Etat.

Le point de vue d’un citoyen sur les mesures annoncées par le président Sall face à l’anarchie générale dans notre pays

Monsieur le Président de la République, est-ce que vous aurez tout le courage nécessaire d’appliquer, dans la lettre et dans l’esprit, toutes ces mesures, sans faiblesse coupable ni cruauté inutile, pour mettre un terme à cette anarchie globale? En tout cas, votre prédécesseur avait tenté de supprimer l’occupation anarchique de la voie publique, mais il
avait abdiqué en moins de 72 heures et n’en avait plus fait cas. Osons espérer que l’élève que vous êtes ne suivra pas les traces du maître, comme il l’a fait dans les autres domaines. Mais, étant donné que ce mandat et votre dernier, vous avez là, une bonne opportunité d’appliquer des mesures fortes et salutaires que vos prédécesseurs craignaient, parce qu’ils pensaient à une réélection. En vérité, pour combattre objectivement, les inégalités dans le domaine social, l’injustice sous toutes ses formes et la violation des droits des citoyens, notre pays doit avoir des dirigeants intègres compétents et capitaines d’équipe, des meneurs d’hommes, imprégnés de droiture, d’humilité et d’équité qui épousent les qualités humaines intrinsèques. Oui, l’homme ou l’être humain en général, plus exactement, un dirigeant doit être juste, courageux et foncièrement opposé à toutes formes d’inégalités sociales. Ce sont de tels
dirigeants que le Sénégal doit, réellement avoir, à l’heure actuelle pour bien conduire son destin et pour mieux gérer le pays. Il faut donc, à notre pays, de véritables dirigeants courageux et équitables qui n’ont pas peur de dire la vérité à tous quand il faut.Oui, des dirigeants qui veillent scrupuleusement à l’application stricte et juste de la Constitution,
mettent au même pied tous les citoyens et exigent de tous également, son respect absolu sur l’ensemble du pays.
Donc, au Sénégal, le peuple ne devrait plus accepter l’existence de chefs d’écurie, de clans ou de partis autocrates à la tête du pays, c’est-à-dire ceux qui ne pensent qu’à eux-mêmes et aux siens, en ignorant l’écrasante majorité du peuple et l’intérêt général. Les dirigeants du pays doivent dorénavant, être des citoyens sobres, rationnels dans l’utilisation des ressources du pays qui leur sont confiées par la nation. Ils doivent être donc, des citoyens exemplaires et surtout désintéressés de la richesse personnelle. Il doivent se départir totalement des fastes de la mondanité et s’interdire la moindre folie des grandeurs pour leur prestige personnel comme pour celui de l’État. Ils doivent être,surtout et principalement, des patriotes incontestables et préoccupés, au plus haut point, par les problèmes essentiels du peuple sénégalais ainsi que par la recherche de leurs solutions justes. Ces derniers devraient donc, à l’arrivée au pouvoir s’atteler effectivement et de toutes leurs forces à la réduction des inégalités et de la pauvreté accrue et persistante de la grande majorité des Sénégalais. De tels dirigeants doivent être humbles et dévoués, comme le fut Nelson Mande, au service de leur pays pour la satisfaction des besoins vitaux de leur peuple. Ils doivent aussi avoir le courage et d’oser rompre, sans équivoque, avec toutes les pratiques corruptives et discriminatoires que les citoyens ont décriées dans le passé. Il faut au Sénégal, des dirigeants très courageux et républicains qui oseront mettre fin à tous les privilèges exorbitants et injustifiables en cours dans la République. Et, bien entendu, ils auront l’honnêteté de commencer par eux-mêmes pour donner l’exemple aux autres concitoyens,
donc, par la réduction de leurs nombreux privilèges et avantages personnels excessifs. Enfin, si le président de la République commençait par réduire lui-même ses privilèges actuels faramineux en raison du faible niveau de richesse de son pays, il donnerait là, un exemple de portée patriotique, sans précédent. Et, c’est sûr que si telles mesures étaient prises et appliquées effectivement par le Président, en commençant d’abord par lui-même,
sans nul doute, tous les citoyens, pour ne pas dire tous les Sénégalais, applaudiraient et n’hésiteraient pas aussi, à suivre son exemple. Ce serait, dans ce cas-là, une preuve matérielle qu’il tenait bien compte, du fait, que son pays est membre du club des P.P.T.E. Cela étant, il ne devrait pas, décemment, avoir une conduite d’opulence ou de pacha,
totalement en porte-à-faux avec le niveau de développement et le statut réel, d’un pays pauvre. Il n’y a point de doute, que son geste, dans ce cas-là, serait qualifié de grandeur et d’humilité et même celui-ci pourrait être suivi par beaucoup d’autres citoyens sans hésitation.
Oui, si le président agissait de la sorte, il serait, logiquement, dans de très bonnes dispositions et voire dans son droit d’obliger alors, les membres de son gouvernement, les députés, les conseillers économiques et sociaux et tous les hauts fonctionnaires de l’État, à observer la même attitude que lui ou à être démis. Une telle initiative patriotique de
solidarité nationale, serait un acte significatif de haute portée aux fins de corriger enfin les nombreuses injustices sociales ancrées, depuis fort longtemps dans le pays, à savoir les pratiques cupides et indécentes de nos gouvernants.
Il est indéniable que les retombées et les produits sécrétés par une telle opération de grande envergure, consistant à redresser voire à sanctionner les abus de pouvoir comme de biens sociaux, permettraient assurément à notre pays, de faire des économies substantielles considérables et non négligeables. Et, c’est, d’autant plus significatif encore, en raison de son caractère spécifique et patriotique, sans précédent. Et, en outre, par le fait de l’originalité de l’idée qui a émergé spontanément à partir de nos propres réflexions et initiatives personnelles, sans intervention ou injonction extérieure. Et, la matérialisation d’une telle initiative serait, aussi et encore, pour notre pays, une opportunité et une manière singulière d’être, à nouveau, à travers cet exemple-là, une exception qui divorce bien avec ce qui se fait jusque-là en Afrique. Un tel exemple de portée patriotique sous forme de solidarité avec son peuple, s’il était initié par le premier d’entre les Sénégalais, serait une première dans les annales et dans une large mesure un impact positif qui pourrait faire naître l’espoir sur d’autres Sénégalais. Et, ces derniers pourraient même, sur la base d’un tel exemple concrétisé, devenir plus sensibles et plus motivés demain, en acceptant de faire plus d’efforts et de sacrifices en guise de solidarité nationale pour résoudre les épineux problèmes auxquels notre pays est, actuellement, confronté, après les gestions calamiteuses et de pillage des ressources de notre pays par les régimes précédents. Précisément, à partir de l’avènement de l’alternance 2000 sous la férule de Me Wade avec sa méthode de gestion informelle intégrale, au cours de laquelle,ce dernier a mis notre pays à l’envers, avant de partir. Et, si cet état d’esprit, un signe évident de patriotisme et de solidarité, est concrétisé, il contribuerait, dans une large mesure à résoudre le dysfonctionnement actuel dans le système de rémunérations de la fonction publique, par son retour aux fondamentaux. En effet, dans système hétérogène actuel, l’on note de grandes disparités inacceptables et injustifiables au niveau des salaires. Des disparités qui sont dues essentiellement, au non- respect des textes réglementaires du statut général de la fonction publique. Pour dire vrai, il faut souligner que l’apparition de ces anomalies que l’on note dans ce domaine, c’est-à-dire le ratio entre les salaires du personnel au sommet de l’État et celui de la base est un scandale sciemment créé par Me Wade. Et, il a été malheureusement maintenu injustement jusque-là, par le président Macky Sall. Cette situation injuste, socialement et professionnellement, doit être absolument réparée, car elle a pénalisé déjà beaucoup de travailleurs. Le président Sall doit reconnaitre que cet état de fait injuste n’est plus simplement une question d’inégalité sociale, mais, c’est véritablement, de l’indécence et de
la discrimination caractérisée. Car, elle a été voulue et fomentée par le pouvoir libéral qui a tout chamboulé lors de son passage, dans la fonction publique, sans pouvoir le remettre en place. Donc, pendant que l’on y est, Monsieur le président, l’anarchie dans le pays est une situation générale donc, il faut aller en guerre sans réserve contre toutes les distorsions et tous les dysfonctionnements, notamment dans l’Administration générale et partout dans le Sénégal. Tout cela est de votre responsabilité.
Dakar, le 24/04/2019.

Mandiaye Gaye.
Mandiaye15@gmail.com

Importantes nominations en Conseil des ministres

Au titre des mesures, le Président de la République a pris les décisions suivantes :
– Monsieur Bassirou Samba NIASSE, inspecteur principal des impôts et des domaines, matricule de solde 600.002/B, précédemment Secrétaire général du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, est nommé Secrétaire général du Ministère des finances et du Budget.
– Monsieur Pape Demba BITEYE, Ingénieur électromécanicien, est nommé Directeur général de la Société nationale d’Electricité du Sénégal (SENELEC), poste vacant.
– Monsieur Modou DIAGNE, titulaire d’une maîtrise en Sciences Naturelles, est nommé Directeur général de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS), en remplacement de Monsieur Pape Allé DIENG, appelé à d’autres fonctions.
– Monsieur Aboubacry SOW, ingénieur Agronome, précédemment Directeur général adjoint, est nommé Directeur général de la Société nationale d’Aménagement des Terres du Delta et de la Vallée du Fleuve Sénégal (SAED), poste vacant.
– Monsieur Papa Demba DIALLO, ingénieur télécom, précédemment Directeur exécutif du FONSIS, est nommé Directeur général du Fonds Souverain d’Investissement Stratégiques (FONSIS), poste vacant.
– Monsieur Ciré DIA, Administrateur des Postes est nommé Président du Conseil d’Administration (PCA) de la Loterie nationale du Sénégal (LONASE), poste vacant.
– Monsieur Abdoulaye BIBI BALDE, Economiste, est nommé Directeur général de la Société Nationale « La Poste », en remplacement de Monsieur Ciré DIA, appelé à d’autres fonctions.
– Monsieur Alpha Bocar BALDE, Ingénieur agronome, est nommé DG de la Société de Développement Agricole et Industriel du Sénégal (SODAGRI), poste vacant.
– Monsieur Abdoulaye SOW, administrateur civil, est nommé Directeur du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (COUD), poste vacant.
– Monsieur Birame FAYE, diplômé en Management, est nommé Directeur général de l’Agence Sénégalaise de Proximité (ASP), en remplacement de monsieur Papa Khaly NIANG, appelé à d’autres fonctions.
– Madame Aby SEYE, Urbaniste, Docteur en Démographie, est nommée Directeur du Fonds de Financement de la Formation Professionnelle et Technique (3FPT), poste vacant.
– Monsieur Yaya Abdoul KANE, titulaire d’un Doctorat en sociologie, est nommé Directeur général de l’Agence de gestion du patrimoine Bâti de l’Etat (AGPBE), poste vacant.
– Monsieur Elhadj Mamadou DIAO, inspecteur principal des impôts et des domaines, matricule de solde 602.571/I, précédemment Directeur des Services fiscaux à la Direction générale des Impôts et Domaines, est nommé Directeur des Domaines à la Direction générale des Impôts et Domaines en remplacement de Monsieur Mamadou Mamour DIALLO appelé à d’autres fonctions.
– Monsieur Mamoudou NIANG, administrateur civil principal, matricule de solde 506.705/A, précédemment Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement du Ministère des finances et du Budget.
– Madame Demba DIENG, inspecteur topographe, matricule de solde 602.643/C, est nommée Directeur du Cadastre à la Direction générale des Impôts et Domaines en remplacement de Monsieur Mame Ouneta FALL appelé à d’autres fonctions.
– Monsieur Bassirou SOUMARE, inspecteur du travail et de la sécurité sociale principal de classe exceptionnelle, matricule de solde 510.597/A, précédemment Directeur des Ressources humaines du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan, est nommé Directeur des Ressources humaines du Ministère des Finances et du Budget.
– Monsieur Abdoulaye DIAGNE, inspecteur principal des impôts et des domaines, matricule de solde 606.884/H, précédemment Directeur du Recouvrement à la Direction générale des Impôts et Domaines, est nommé Directeur des Grandes Entreprises à la Direction générale des Impôts et Domaines en remplacement de Monsieur Adama Mamadou SALL appelé à d’autres fonctions.
– Monsieur Adama Mamadou SALL, inspecteur principal des impôts et des domaines, matricule de solde 600.003/C, précédemment Directeur des Grandes Entreprises à la Direction générale des Impôts et Domaines, est nommé Directeur du Recouvrement à la Direction générale des Impôts et Domaines en remplacement de Monsieur Abdoulaye DIAGNE appelé à d’autres fonctions.
– Madame Yama Kouyaté DIABY, inspecteur principal des impôts et des domaines, matricule de solde 606.885/G, est nommée Directeur des Systèmes d’information à la Direction générale des Impôts et Domaines en remplacement de Madame Aïssatou NDAO appelée à d’autres fonctions.
– Madame Aïssatou NDAO, inspecteur principal des impôts et des domaines, matricule de solde 606.886/F, précédemment Directeur des Systèmes d’Information à la Direction générale des Impôts et Domaines, est nommée Directeur des Services fiscaux à la Direction générale des Impôts et Domaines en remplacement de Monsieur Elhadj Mamadou DIAO appelé à d’autres fonctions.
– Monsieur Ousmane NGOM, Spécialiste en passation des marchés publics, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipment (DAGE) au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération.
 Fait à Dakar le 24 avril 2019, Le Ministre Porte-Parole du Gouvernement Ndeye Tické Ndiaye Diop

Domaines: Mamour Diallo remplacé

YERIMPOST.COM   Le président de la République a procédé à un véritable chamboulement dans les directions nationales. Au sortir de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, le chef de l’Etat a nommé Elhadj Mamadou Diao dit Mame Boye, directeur des Domaines en remplacement de Mamour Diallo, appelé à d’autres fonctions.

Assemblée nationale: Quel coup fourré mijotent les députés de la majorité ?

YERIMPOST.COM Les députés de la majorité réservent une très mauvaise surprise au président Macky Sall. Pas tous, mais au moins une trentaine de députés de l’Alliance pour la République fulminent encore leur colère face à leur leader pour avoir évincé « des membres valeureux du parti » de l’attelage gouvernemental. L’As, qui révèle ce vent de rébellion, signale que ces « frustrés » préparent un coup fourré pour faire échouer le vote du projet de réforme constitutionnelle. Des sources du journal font remarquer que sur les 129 parlementaires de la majorité, seuls 88 avaient répondu présent à la réunion avec le président Macky Sall.

Conseil des ministres: Artp, Fonsis, Coud, Agpbe… en attente

YERIMPOST.COM On est mercredi, c’est le jour du Conseil des ministres au palais de la République. Pour cette troisième depuis la formation du nouveau gouvernement, les regards sont tournés vers la salle Bruno Diatta. Les attentions sont focalisées sur le communiqué qui sanctionnera la réunion, mais, surtout, les nominations qui en sortiront. Les directions qui ont été délestées de leurs patrons nommés ministres attendent encore leurs futurs dirigeants. Le chef de l’Etat est ainsi attendu pour une délivrance certaine…

Suppression du poste de Premier ministre: Macky Sall a été trompé par ses conseillers

La politique est tout un art et chaque action doit être faite de manière réfléchie. On surestime souvent les bienfaits d’une décision politique à venir en sous-estimant ses méfaits potentiels. C’est pourquoi la pensée de Machiavelli est un tel enrichissement philosophique. Cet homme, souvent critiqué pour sa vision pessimiste de l’homme, a su mettre en avant que le bon politicien doit toujours se préparer au scénario du pire. De cette manière, il ne pourra jamais être pris au dépourvu. Hélas, je crains que le Président Macky Sall ait été trompé par ses conseillers, car sa volonté de
supprimer le poste de Premier Ministre peut se révéler comme un acte suicidaire. Il est certain que les conseillers du Président Macky Sall auront su lui promettre mille bienfaits de la suppression de la fonction de Premier Ministre. Il semble assez probable qu’ils sont épris d’une frénésie optimiste et qu’ils ne voient pas les dangers qui rodent. En tant que citoyen et surtout homme désireux de voir nos dirigeants réussir dans la modernisation du pays, je suis bien plus
pessimiste. Je crains qu’on me fasse passer pour une Cassandre, mais je ne veux pas assister à la naissance d’une catastrophe sans agir. Le poste de Premier Ministre n’existe pas par un simple accident politique. Historiquement, tous les souverains occidentaux avaient des chanceliers, des hommes avisés et instruits, qui assuraient la gestion quotidienne des affaires. Le chancelier était le bras droit, l’homme de confiance. Il était également un bouclier. Quand une décision s’avérait erronée, c’était lui qui prenait le blâme, épargnant la personne du Roi qui devait être un garant de stabilité. Le chancelier était donc dans le cas idéal le parfait complément du Roi. Il détenait les talents que le souverain n’avait pas. Il servait de figure centrale dans un échiquier politique complexe. Par la suite, à l’aube de l’âge des républiques, les rois ont été remplacés par des présidents et les chanceliers par des premiers ministres. Toutefois, la mécanique politique n’a pas véritablement changé. Le Président assume par sa nature un rôle de père protecteur de la nation. Cela se reflète même dans notre constitution. Le Premier Ministre continue à être ce bras droit précieux, cet exécutant valeureux et ce paratonnerre en cas de crise. Il semble ainsi surprenant de voir le Président Macky Sall vouloir rompre ce mécanisme que mille ans d’histoire ont trouvé juste. Serait-il plus avisé que trente générations ? A mon avis, il a été honteusement trompé par ses conseillers, car supprimer la fonction de Premier Ministre, c’est couper le bras droit du Président en invoquant que cela le rendra plus fort. Dans l’Histoire, nul homme n’a jamais détenu tous les talents. C’est pourquoi les Gouvernements les plus efficaces sont ceux où deux hommes de natures très différentes s’associent. Leurs différences de caractères et de compétences, loin d’être un fardeau, multiplient leur puissance politique. Un Président nommant un bon Premier Ministre voit ainsi son action renforcé, son aura grandir et ses projets se réaliser plus aisément. C’est quand on nomme un mauvais Premier Ministre que les choses se gâtent. Un homme trop similaire au Président ne sera pas un véritable atout. Trop servile, il n’offrira pas ce contrepoids intellectuel qui enrichit la prise de décision. Si on constate un problème avec le Premier Ministre, c’est rarement à cause de la fonction en elle-même, mais le choix de la personne. Le Président Macky Sall est un homme intelligent, car autrement il n’aurait pas gagné deux fois l’élection présidentielle, mais il doit être trompé par des conseillers qui ne comprennent pas l’importance de la fonction de Premier Ministre. Supprimer ce poste, ce n’est nullement renforcer le Président. Selon la Constitution, le Président nomme et révoque le Premier Ministre selon son bon plaisir. Macky Sall pourrait nommer une chèvre comme Premier Ministre si l’envie le prendrait. Il pourrait même nommer et renvoyer un Premier Ministre en l’espace d’une seule journée. Il est en tout temps maître absolu sur le Premier Ministre. Cela est bon et juste, car le Premier Ministre ne doit pas être une force politique propre, mais au contraire, le loyal exécutant, le chancelier de confiance. Le Président ne sera donc pas renforcé d’une once en supprimant cette fonction. Bien au contraire, s’étant coupé le bras droit, il se verra dans la
situation inconfortable de manquer de cet intermédiaire, ce pendant utile. Pire, il se sera dépouillé de son bouclier.
Il n’est un secret pour personne qu’un Premier Ministre, c’est comme un lapin : il est dans sa nature de sauter. Quand on doit oser une politique nouvelle et qu’elle tourne mal, il est très utile de pouvoir donner la faute au Premier Ministre. Celui-ci, mis en cause, démissionne. En somme, on laisse sauter ce fusible politique. De cette manière, le Président est préservé de tout opprobre, garantissant la stabilité du pays et surtout permettant de prendre des risques politiques. Si on n’a pas la possibilité de faire du Premier Ministre un bouc émissaire, le Président risquerait avec chaque politique un peu hasardeuse toute sa présidence. C’est pour ces raisons que supprimer la fonction de Premier Ministre est une erreur stratégique. C’est le meilleur moyen d’affaiblir le Président et de le mettre en péril sur long terme. Sans son fusible, il deviendra extrêmement vulnérable aux échecs de son gouvernement. Sans ce contrepoids, il perd tout le potentiel de profiter d’un associé soumis à sa volonté, mais pouvant le compléter là où il est moins à l’aise. On ne pourrait pas imaginer meilleur moyen de nuire Macky Sall qu’en le conseillant de supprimer la fonction de Premier Ministre.

Boubacar Sylla

Vidéo- Cheikh Yérim Seck: « Macky Sall se retire en 2024 pour se présenter en 2029 »

Vidéo- Cheikh Yérim Seck: « Macky Sall n’a pas d’égal dans le champ politique » (Face2Face)

Mes propositions au président de la République, Macky Sall (Cheikh Traoré)

Monsieur le Président de la République,

Puisqu’il  semble difficile au  simple citoyen lambda que  je suis d’accéder  directement à vous. J’ai décidé de vous adresser   une  lettre ouverte  dans l’espoir qu’un jour peut être elle vous parviendra.

Avant tout d’abord, je tiens à vous féliciter pour la victoire.  Bien que s’il ne dépendait que de moi vous ne seriez plus président de ce pays car, non comptant de ne pas avoir voté pour vous,  j’ai fait tout ce que je pouvais pour vous empêcher d’avoir un second mandat ; en un mot  j’ai travaillais activement pour votre échec.

Mais, puisque l’élection présidentielle est maintenant derrière nous, et en  bon démocrate, je respecte la volonté du peuple qui, en dernière instance, est le seul souverain.

Pour l’intérêt du Sénégal, des Sénégalais et des sénégalaises, je prie pour que ce  quinquennat soit meilleur que les sept années passées. Amine

Je voudrais aussi vous féliciter pour avoir réglé et cela de manière  définitive le problème de la transhumance.

Même si  je trouve les moyens utilisés peu orthodoxes, il n’en demeure pas moins que le résultat  impose le respect. Après tout, nous savons à la suite de Machiavel qu’en politique la fin justifie les moyens. La situation est d’autant plus drôle que  c’est ceux la mêmes qui vous combattaient qui étaient devenu  vos défenseurs. Rien que pour ce geste, votre côte de popularité a été revue à la hausse.

Monsieur le Président, je suis pour une opposition constructive qui ne se base pas sur des intérêts crypto-personnels. Je rêve d’opposants qui ne se battent pas pour des postes mais pour le Sénégal rék.

Pour cela ,j’ai eu à faire une  analyse de  la situation du pays, j’avais fait une modeste contribution à travers  le PRODAPE, repris par plusieurs sites de presse en ligne de la place (PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT ACCÉLÉRÉ DES PRIORITÉS DE L’ÉMERGENCE) avec six ( 6) secteurs (l’éducation, la santé, l’agriculture, l’environnement, l’emploi des jeunes et le civisme)  à développer rapidement  (Fast track)

A ma grande surprise, j’ai été  déçu de constater que les  débats lors de   l’élection présidentielle  n’avaient pas particulièrement porté sur ce  sérieux problème  de civisme.  Et pourtant  sans une bonne conscience civique  tout développement  devient quasiment impossible.

Vous comprenez des lors ma joie de constater que  dès le premier conseil des ministres, vous avez touché ce  point essentiel, le manque de CIVISME.   Lorsque j’ai lu le communiqué  du conseil  des ministres et que  j’ai vu votre point de vue sur la question en l’occurrence  sur l’incivisme et l’occupation anarchique des voies publiques entre autres maux, j’ai applaudi.

Je me suis alors dit Monsieur le Président, que ce quinquennat serait peut être meilleur que les sept dernières années.

Cette décision de désengorger Dakar, lutter contre l’occupation anarchique des voies publiques, me semble plus que nécessaire. Je me permettrai encore une fois de plus de donner une modeste proposition.

Pour régler  définitivement le problème, je propose le programme DELL (DELU LIGUEY). Par delu ligeey j’entends le retour des citoyens venus à Dakar à la recherche d’opportunités.  Ce n’est pas moi qui vais vous dire comment vous allez y prendre car vous êtes le mieux placé et le mieux outillé pour savoir comment élaborer ce programme.

Monsieur le Président, avant de terminer cette modeste correspondance, je voudrais aussi saisir cette opportunité pour vous demander avec humilité de tout faire pour que l’obligation de la scolarisation de tout sénégalais et sénégalaise âgés de 6 ans à 16 ans, loi abrogée depuis 2004, soit une réalité effective.

Cheikh traore  sami

Fondateur du groupe sami entreprise

Fondateur du site banlieueweb.com

Président du mouvement senegal mooma moom

Macky II: Le risque de prendre encore 5 ans ferme ? (Malick Sy)

La prestation de serment pour son second mandat avait presque les allures d’un couronnement. Pour légitimer une légalité que lui conteste ses principaux adversaires politiques, Macky Sall s’est tourné vers ses pairs pour donner une onction, du moins diplomatique, à son nouveau mandat. A défaut d’une liesse populaire. Pour marquer les esprits, il n’a pas lésiné sur le casting avec un parterre de chefs d’États et de diplomates étrangers, invités à écouter son discours d’investiture qui ressemblait à s’y méprendre, à une opération fenêtres ouvertes pour le meilleur après un septennat portes ouvertes pour le pire. Lui qui avait fait naître en 2012, une immense espérance, avant que son système de gouvernance ne jette une lumière crue sur un régime qui, tout au long, aura pris congé de l’exemplarité et de l’intégrité. Nombreux étaient les Sénégalais qui attendaient beaucoup de sa promesse d’une « république sobre et vertueuse », mais le mythe de la morale républicaine dans la gestion des affaires publiques se révèlera être une immense farce. Et quid du mantra de sa conquête du pouvoir « la Patrie avant le Parti », que Macky Sall psalmodiait à longueur de discours, qui a laissé place à une gouvernance consanguine et clanique où l’APR s’est substituée à la
Patrie, où sa famille et belle famille ont infiltré le sommet de l’Etat. Durant toute sa première mandature, le Président Sall aura mis la loyauté à ses propres intérêts, à ceux de son clan et son obsessionnelle réélection au-dessus de la République. Après sept ans de règne, il connaît bien le chemin et la séquence nouvelle qui s’ouvre pour cinq ans, risque de ne pas s’en écarter, bien au contraire. Parce que le centralisme autoritaire de Macky Ier fut une merveille d’orfèvrerie politique, pas étonnant de le voir ressortir la même enclume, pour forger la mandature de Macky II. La première parure à en sortir, sera la suppression annoncée du poste de premier ministre. Un énième tripatouillage constitutionnel, voulu par Macky Sall et façonné par le virtuose de la jonglerie institutionnelle, Ismaila Madior Fall. Et voilà que ces deux là s’apprêtent à plonger le Sénégal dans une lourde ère de compression autocratique avec un Président absolu, doté d’un pouvoir absolu et avec un droit de contrôle absolu sur tout. Et cette disparition programmée de la Primature ne sera qu’un ingrédient de ce cocktail d’indices qui laisse entrevoir que le Président de la République est en train, méthodiquement, de se sculpter un pouvoir qui lui ressemble, c’est à dire autoritaire, avec comme cœur du réacteur, le principe fondateur des anciennes monarchies: « Si veut le roi, si fait la loi. » Alors que de raisons d’ironiser pour l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, sur les risques de transformation du Sénégal en une sorte de « néo émirat », taillé pour un seul homme et seul aux commandes de tout un système politique, financier, économique, médiatique et culturel qu’il n’hésitera pas à instrumentaliser pour sa gloire, son profit personnel et le choix de son successeur au trône. C’est dire, si les mandats passent, le cynisme mackysard
demeure. D’une efficacité clinique. Même son ex mentor, Abdoulaye Wade n’a pas su faire mieux. Chapeau Président. Plus sérieusement, ce qui se trame dans les coulisses du Palais n’est rien moins qu’un bouleversement en profondeur de notre système politique. Car la disparition du premier ministre va de facto, transformer l’Assemblée Nationale en une institution cosmétique pour ne pas dire factice, avec des députés qui n’auront plus aucun pouvoir, ni moyen de contrôle sur le gouvernement. On est jamais assez prévenant. Le Président se prépare trois ans à l’avance, à toutes les hypothèses, y compris celle d’une défaite aux prochaines législatives qui l’obligerait à se coltiner une majorité parlementaire dissonante. Et à l’heure du « fast track », pas question de brider la cadence présidentielle ou d’avoir une confusion tout au sommet de l’état. Macky Sall veut prendre un précaution d’avance en se dotant d’un airbag en cas de collision institutionnelle. Pour se prémunir du syndrome d’un exécutif à deux têtes et deux signatures, il va s’octroyer un illimix présidentiel avec des pouvoirs sans contre pouvoir et sans restrictions. Il n’en aura que faire d’un parlement opposé, qu’il pourra enjamber sans état d’âme et gouverner par décret. Si nécessaire. Le clou, puisqu’il en faudra pour définitivement fermer le cercueil de Macky Ier, sera la pulvérisation de Benno Bok Yakkar, cette diligence électorale d’inutilité politique et publique que Macky Sall trimballe comme un boulet depuis sept ans. Bennomaniaque en 2012, bennophobe en 2019, le Président veut être seul maître à bord. Plus question désormais de se « farcir » les humeurs et les pressions de groupes politiques dont l’influence et le stock de militants sont inversement proportionnels à leurs exigences politiques. C’est dire si les jours de la coalition BBY sont désormais comptés. Alors, que chacun se le tienne pour dit! Il est des moments où la realpolitik se contrefiche des apparences. Macky Sall est autant démocrate que Gouy Gui est universitaire. Alors son appel au dialogue, de la tartufferie. Le Président n’est pas franchement un intégriste de la délibération et du consensus qui sont pourtant les fondements de tout système démocratique. Que personne ne soit surpris de voir le Palais transformé en forteresse où seront stockés les codes du feu nucléaire contre tous ceux qui oseront se mettre en travers de la volonté de puissance présidentielle. Une chose est sûre, le Chef de l’Etat n’est pas prêt à dégager totalement les grilles de ventilation de la démocratie sénégalaise qu’il a volontairement obstruées pendant sept ans pour conserver, renforcer et perpétuer son pouvoir. Macky Sall joue au democrate habillé en Erdogan et en Kagamé qui sont comme par hasard, ses meilleurs amis et surtout ses références politiques. Recep Tayyip et Paul, deux chefs à la tête de deux systèmes présidentiels forts, deux hommes de fer qui ont une lourde mainmise sur les institutions de leur pays. Chef de l’État, Chef suprême des Armées et Patron de la Magistrature suffisent-ils aujourd’hui à l’omnipotence de Macky Sall ou se rêve t-il en Grand Timonier du Sénégal.  Le chef de l’Etat s’est lancé dans une opération d’hyperprésidentialition à très haut risque. Quelle sera son échelle de mesure pour peser sa nouvelle toute puissance. Le succès de ‘opération et l’adhésion des Sénégalais dépendront pour beaucoup, des capacités du Président de la République à véritablement mettre le Sénégal, sur les rampes de l’émergence économique.

Malick Sy

Journaliste

Fast track or dirty tricks: Les coups fourrés du Macky

Debout, citoyens sénégalais !
Oui, comme le dit notre Président auto-réélu, il y a urgence à accélérer la cadence. Non pas seulement pour rendre Dakar aussi propre que Kigali, ce qui est utopique, à court terme, ni pour réduire le train de vie de nos gouvernants, qui n’y sont pas encore préparés, comme l’illustrent les exigences de hausse salariale des parlementaires applaudisseurs !
Non ! Tous ces objectifs sont encore trop ambitieux, vu l’état actuel de la gouvernance de notre pays.
Avant ces opérations visant à rendre nos quartiers propres, à lutter contre l’encombrement et l’occupation anarchique de nos avenues, rues et ruelles, il est indispensable d’assainir les mœurs politiques de notre élite nationale.
Il faut rompre définitivement avec cette approche messianique qui veut, qu’un leader, convaincu de sa popularité, à l’issue d’élections certes légales mais tronquées, détienne le monopole de la vérité et s’arroge le droit de chambouler notre charte fondamentale, en vue de s’octroyer encore plus de pouvoirs. Ce qui est troublant dans cette affaire, c’est que la démarche du chef de l’État prend à contre-pied les principes de la Charte de gouvernance démocratique signée par l’ensemble des leaders de la coalition présidentielle.
En dehors de cette suppression du poste de premier ministre, qui enterre définitivement toutes velléités d’abolir ou tout au moins de tempérer l’hyperprésidentialisme obsolète, on observe plusieurs autres tares caractéristiques de la gouvernance apériste.
Même si on estime que la nomination à tous les postes civils et militaires incombe au président de la république, on ne peut que déplorer sa gestion patrimonialiste, caractérisée par l’immixtion de ses proches dans les affaires publiques et aussi, par le fait que les fonctions les plus stratégiques au niveau de l’appareil d’État sont occupées par des membres de son clan (nouveau méga-ministère du développement communautaire, de l’équité territoriale et sociale, caisse de dépôt et de consignation, ministères de l’Intérieur ainsi que ceux de l’Économie et des Finances…). Cette bienveillance envers les siens contraste avec une absence de loyauté et de reconnaissance envers d’autres membres de son parti, défenestrés sans état d’âme, même si la presse officielle les a toujours crédités de bilans élogieux.
Ce qui est le plus insupportable dans la gestion du président Sall, c’est son caractère discrétionnaire et souvent unilatéral, relevant presque toujours du fait accompli. Certains parlent même de dissimulation, car on note une absence totale de concertation avec les alliés, les ralliés, les transhumants et autres naufragés politiques, condamnés à avaler des couleuvres, en attendant quelque bienfait du nouvel Empereur.
Un autre phénomène inquiétant et lourd de risques pour la paix civile est cette tendance pathologique à modifier les règles du jeu: loi sur le parrainage, retouches sur la Constitution, projet de report des élections locales.
Sous prétexte d’émergence et d’efficacité organisationnelle, le président et ses thuriféraires sont en train d’instiller insidieusement le concept d’un régime fort, s’inspirant du modèle rwandais, où les bienfaits d’un développement économique justifieraient le renoncement à nos acquis démocratiques conquis de haute lutte !
Face à cette longue descente aux enfers ainsi qu’aux risques d’instabilité sociale majorés par les menaces sécuritaires et notre nouveau statut de pays pétrolier, les patriotes de notre pays ont l’obligation morale de se dresser.
Pour cela, l’Opposition politique et toutes les forces vives de la Nation doivent s’engager dans une nouvelle démarche pour le développement des luttes populaires, qui ne se limiteraient pas au seul horizon de la démocratie libérale. Cela sous-entend une véritable responsabilisation citoyenne, qui ne se réduit pas à l’exécution docile des directives élaborées par les hauts d’en haut, cherchant à divertir le peuple laborieux.
Il s’agira plutôt, non seulement, de restaurer les libertés démocratiques confisquées par une autocratie en gestation, mais aussi d’œuvrer pour le respect des droits économiques et sociaux des citoyens.
Ces nobles idéaux ne pourront être atteints, que par la réappropriation de l’esprit des Assises Nationales, c’est à dire la rupture avec cette concentration du pouvoir entre les mains d’un seul homme et l’instauration d’une véritable démocratie participative, permettant un contrôle des exécutifs à tous les niveaux.
NIOXOR TINE
leelamine@nioxor.com

Les leaders de la coalition Benno Bokk Yaakaar passent au crible l’actualité nationale

Réunie, le 18 Avril 2019, autour du Président Macky SALL, Président de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY), la Conférence des leaders de BBY et de la majorité présidentielle a examiné plusieurs questions liées au contexte politique marqué par le début du quinquennat du  Président de la république.

 

Dans sa note introductive, le Président Macky SALL a d’abord exprimé ses félicitations et remerciements aux leaders pour leur mobilisation exceptionnelle qui a permis sa réélection sans conteste à la tête de l’Etat et leur engagement remarquable à ses côtés lors de la cérémonie de prestation de serment et à l’occasion du défilé du 04 avril commémorant notre accession à la souveraineté internationale.   

Ensuite, le Président de la coalition a fait une présentation de la situation nationale en relevant les enjeux et défis du moment, avant d’ouvrir les débats qui ont permis d’aboutir aux conclusions suivantes :

  1. S’agissant de la mise en place du nouveau gouvernement, la Conférence des leaders soutient sans réserve les décisions prises par le Président de la république quant au choix des hommes, des femmes et des jeunes composant l’équipe en charge de matérialiser sa politique avec rapidité et efficacité et encourage celle-ci dans l’accomplissement des missions qui lui sont confiées pour l’intérêt exclusif du peuple sénégalais.

Par ailleurs, la conférence des leaders rend un vibrant hommage à tous les ministres sortants pour leur contribution inestimable au bilan élogieux du Président Macky Sall durant son septennat.

  1. Concernant la question du dialogue national, la Conférence des leaders salue la constance avec laquelle le Président Macky SALL réitère son appel en direction des forces vives de la nation, malgré les difficultés. Elle l’encourage à persévérer dans cette voie en adéquation avec les valeurs républicaines et culturelles de notre peuple. La conférence des leaders engage tous les segments de la société, politique, économique, social, à répondre positivement à cet appel de la nation pour relever ensemble les innombrables défis qui jalonnent le chemin du développement inclusif dans la paix et la stabilité.
  2. A propos des réformes institutionnelles engagées par le chef de l’Etat, avec la suppression du poste de Premier ministre, la Conférence des leaders exprime son adhésion à cette initiative qui va, assurément, rapprocher davantage le Président de la république de son gouvernement, de l’administration et des populations et accroitre l’efficacité et la rapidité dans la mise en œuvre des politiques publiques.

En effet, par cette mesure, le Président de la république devient le superviseur direct de la mise en œuvre par les ministres des politiques publiques qu’il détermine, engageant ainsi sa responsabilité personnelle dans la réussite de celles-ci.

Au surplus, son autonomie préservée, l’Assemblée nationale gardera toutes ses prérogatives de contrôle des politiques publiques et d’évaluation de l’action gouvernementale. Ainsi les députés pourront poser aux ministres qui sont tenus d’y répondre des questions écrites. Ils peuvent aussi poser aux ministres qui sont toujours tenus d’y répondre des questions orales et des questions d’actualité. Les questions et les réponses y afférentes ne sont pas suivies de votes. Alors sera assuré un plus grand équilibre entre les deux institutions.

  1. Au sujet de l’organisation des élections départementales et communales, la conférence des leaders envisage d’approfondir les discussions et souhaite porter les dites questions dans le cadre du dialogue et de la concertation.

Clôturant la rencontre, le Président de la coalition, le Président Macky SALL, après s’être félicité de la bonne tenue de la séance riche en propositions, a appelé, encore une fois, les leaders à persévérer dans la voie jusqu’ici choisie et qui a valu à notre coalition des victoires toujours éclatantes, à s’engager, sans délai, dans les activités d’animation politique de la coalition autour des politiques du gouvernement et de renforcement de son organisation par un élargissement continu de ses rangs, dans toutes les localités du pays et dans la diaspora.

 

Fait à Dakar, le 18 Avril  2019 La Conférence des leaders de BBY

Report des locales: le président Macky Sall se tourne vers l’opposition

YERIMPOST.COM Le futur du calendrier républicain repose sur le dialogue initié par le chef de l’Etat auquel toutes les forces vives de la Nation sont conviées. Recevant les alliés de la coalition Benno Bokk Yaakaar ce jeudi, le président Macky Sall s’est prononcé sur les prochaines élections. Au moment où le débat sur le report des locales est sur toutes les lèvres des politiciens, le président Sall, lui, propose de s’en ouvrir à l’opposition. Même si, quoi qu’il en soit, il se dit prêt, le chef de l’Etat semble avoir le dos large et opte pour un consensus.

Présidence: nouveau décret pour nommer un adjoint à Boun Abdallah

YERIMPOST.COM A la Présidence de la République, les décrets tombent au compte-goutte. Un procédé qui prouve que le chef de l’Etat ne veut pas d’erreur de casting dans sa task force. Ce vendredi, il a signé le décret nommant un secrétaire général adjoint de la Présidence en la personne d’Oumar Demba Bâ. Un bras droit à Mahammad Boun Abdallah Dionne, avec le rang de ministre d’Etat. A noter qu’Oumar Demba Bâ était depuis 2013 le conseiller diplomatique du président Macky Sall.

Affaire Mbayang Diop: Enième cri du coeur de sa famille et du lutteur Ama Nekh

YERIMPOST.COM C’est un cri du coeur que la famille de Mbayang Diop lance aux autorités, notamment au chef de l’Etat. Si rien n’est fait, la jeune femme incarcérée en Arabie Saoudite, pour le meurtre de sa patronne, risque la décapitation. Le lutteur Ama Nekh, qui n’est pas insensible à l’histoire de Mbayang Diop, a interpellé le président de la République afin qu’il use de tout son pouvoir pour pousser les autorités saoudiennes à plus de clémence à l’égard de Mbayang. Cette énième sortie de la famille de Mbayang Diop intervient au moment où des informations circulent sur la reprise des exécutions dans la prison où la Sénégalaise est incarcérée. Il y a quelques semaines, une vidéo a circulé sur le net montrant une jeune femme d’origine nigériane se faire décapiter.

Une brique par député: le président Macky a été généreux…

YERIMPOST.COM Il faut dire que le chef de l’Etat est très généreux à l’égard de « ses » députés. A l’occasion de leur rencontre, en plus de leur avoir offert 16 billets pour le pèlerinage à la Mecque, le président Macky Sall a remis à chaque député présent à l’audience une enveloppe de 1 million. Agréablement surpris par les largesses du chef de l’Etat, les parlementaires de la majorité lui ont promis de voter toutes les réformes qui leur seront soumises. Le président de l’institution, Moustapha Niasse avait pris la parole à cette séance pour déclarer: « M. le président, dites nous ce que vous voulez, nous le ferons ! »

Cette fois ce n’est pas une fable, c’est une tragi-comédie titrée «fast track» (Par Abdoul Mbaye)

Dans le futur émirat de Ndoumbélane les éléments constitutifs d’une étude de cas à enseigner dans les écoles de commerce ou celles d’art dramatique (vous en jugerez) se mettent en place. Ils concernent une première mondiale en matière de management public.
Acte I : Après cinq années de non remise en cause, on y a découvert tout d’un coup une grosse inefficacité et une lourde incompétence du Premier ministre ou Premier vizir « Iznogood ».
Acte II : On décide de maintenir « Iznogood » dans ses fonctions et cumulativement avec celles déjà définies qui remplaceront celles de Premier vizir ( ???).
Acte III : On supprime le poste de Premier vizir avec l’objectif très sérieux de créer du « fast track », à comprendre comme un raccourcissement de circuits créant de l’efficacité managériale. Ainsi on n’entendra plus le Premier vizir répondre à l’Emir : « Altesse, tel dossier se trouve toujours entre les mains de tel Ministre ».
Cette pièce devra cependant être censurée par l’actuelle Assemblée nationale dont les « honorables » y siégeant ont cependant pris l’habitude de changer la Constitution de Ndoumbélane au rythme de une fois tous les 2 ans.
Comme vous l’aurez bien compris, après constat de l’incompétence du tenant d’un poste, le « fast track » est un principe qui en République de Ndoumbélane consiste à supprimer ledit poste plutôt que de remplacer le « low track specialist » par un meilleur choix.
Les « honorables » devront toutefois se montrer prudents au moment de voter. Le vote des lois ralentit aussi le « track » et l’ordonnance permet de créer du « fast track ».
Alors après le Premier ministre, le tour d’une Assemblée nationale à supprimer ?
Sacrée République de Ndoumbélane : après le système de parrainage citoyen unique au monde, voici le « management fast track » tout aussi seul sur notre chère planète.

Exclusif! Tête-à-tête entre Macky Sall et Mame Boye Diao

YERIMPOST.COM Au lendemain de la formation du gouvernement, il n’a pu contenir sa déception. Elhadj Mamadou Diao dit Mame Boye s’était exprimé à travers sa page Facebook d’une manière qui a laissé penser qu’il allait rompre définitivement avec Macky Sall. « Le temps est venu pour moi de mener une vraie introspection au sortir de laquelle je définirai ma ligne de conduite », disait-il dans son coup de gueule. Sauf que le patron des apéristes n’entend pas laisser son lieutenant tracer seul son chemin. Yerimpost est en mesure de révéler qu’une audience a eu lieu ce mercredi au palais de la République entre le chef de l’Etat et Mame Boye. Autant dire que ce cadre de l’Alliance pour la République (APR), militant qui ne recule devant aucun obstacle pour défendre son président de mentor, a visé juste. Reste plus qu’à attendre maintenant de voir où est-ce que le chef de l’Etat va le placer. 

Présidence: Cheikh Kanté in the place !

YERIMPOST.COM Reconduit ou éjecté de la présidence ? La réunion du Conseil des ministres de cette semaine est venue résoudre l’équation Cheikh Kanté. De source autorisée, Yerimpost est en mesure d’affirmer que le ministre d’Etat chargé du suivi du Pse et ancien directeur général du Port a bel et bien assisté à la rencontre de ce 17 avril. Cheikh Kanté, qui s’était fait remarquer par son absence lors du premier Conseil des ministres depuis le remaniement, s’évertuait bon gré mal gré à confirmer son ancrage dans le gouvernement.

Conseil des ministres: les collaborateurs scotchés aux lèvres du boss

YERIMPOST.COM Et de deux pour les initiés ! Seconde réunion du Conseil des ministres à laquelle ils assisteront à la salle Bruno Diatta en présence du chef de l’Etat ! Pour cette seconde rencontre du genre depuis la formation du nouveau gouvernement, ce qui nous intéresse c’est plutôt le communiqué final.

Au-delà des apparences de mines sereines qu’ils se forcent à montrer, certains collaborateurs du président de la République ne savent plus à quel saint se vouer. Le boss entretient le suspense quant à la composition de son cabinet. Pareil pour les directions de l’Etat dont les directeurs ont été recrutés dans le gouvernement. Autant dire que le communiqué de ce mercredi 17 avril aura une connotation particulière pour certains. La « pétoche »…

Hajj 2019: Macky Sall offre 16 billets à « ses » députés

YERIMPOST.COM Les députés de la majorité sont ressortis de l’audience avec le chef de l’Etat tout sourire. Alors qu’il les avait conviés à cette rencontre afin de leur expliquer les raisons de la suppression du poste de Premier ministre, le président de la République s’est montré très généreux à leur endroit. A « ses » députés, le président Macky Sall a offert 16 billets pour le pèlerinage aux lieux saints de l’Islam.

Gouvernement: le président se confie aux députés

YERIMPOST.COM Après la formation du nouveau gouvernement, le chef de l’Etat se met à gérer les frustrations  et les justifications n’en finissent plus dans le camp de la majorité. Recevant les députés de la coalition Benno Bokk Yakaar au palais, le président de la République s’est encore expliqué sur ses choix. « Ce fut très difficile pour moi car il fallait prendre en compte de nombreux critères. Il faut que les ministres qui n’ont pas été reconduits sachent qu’ils ne sont pas moins méritants que les nouveaux. Ils ont fait du bon travail et peuvent être utiles ailleurs. Qui dit choix, dit élimination! », a confié le président Sall à ses hôtes.

Troisième mandat: Pas question, selon Macky Sall

YERIMPOST.COM Le principal intéressé a parlé et c’était pour définitivement clore le débat. Le président Macky Sall, qui recevait les députés de la majorité ce mardi, leur a confié qu’il n’envisageait pas de briguer les suffrages des Sénégalais une troisième fois. Un faux-débat, selon le chef de l’Etat qui fait remarquer qu’il avait déjà pris des engagements en ce sens qu’il compte respecter.

Mon tête-à-tête avec le président Macky Sall (Souleymane Ly)

S.L : A-t-il été facile pour vous de choisir la nouvelle équipe gouvernementale ?

M.S : Non du tout ! Ce genre d’exercice n’est jamais facile car il faut opérer des choix pour arriver à mettre en place la meilleure équipe qui soit par rapport au projet qu’on a pour le Sénégal.

S.L : Et pour ceux-là qui ne figurent plus dans l’équipe ?

M.S : Penses-tu qu’il est facile de se séparer de gens avec qui on a eu à travailler pendant longtemps ? Non ! On est même des fois habité par un chagrin quand arrive le moment de le faire. Cependant, on ne doit pas oublier que le cœur d’un homme d’Etat doit être dans sa tête. On met plus en avant l’intérêt supérieur de la Nation que toute autre considération. Ensuite, on ne peut vraiment pas mettre tout le monde dans un gouvernement.

S.L : Etes-vous au courant que certains responsables ne sont pas contents ?

Il me coupe court…

Macky Sall : Ils ne sont pas contents de mes choix ou bien parce qu’ils n’ont pas été choisis ? Il y’a une différence. Tu sais, quand j’étais en campagne à l’intérieur du pays mon regard était plus attiré par ces milliers de jeunes et ces personnes âgées qui suivaient mon convoi sous le soleil en scandant mon nom ou celui de la coalition. Au plus profond de moi-même, j’éprouvais de la gratitude pour ces gens-là qui n’ont jamais rien reçu de moi et qui d’ailleurs n’ont jamais eu la chance de me serrer la main. Qui a plus de mérite que ces gens-là ? Quand on soutient un candidat, on soutient son projet pensant qu’il propose le meilleur programme pour le pays mais pas parce qu’on pense être nommé ici ou ailleurs.

Maintenant, si c’est dans la presse que je dois apprendre que telle ou telle autre personne n’est pas contente,  cela ne fait pas trop sérieux. Nous sommes dans un parti avec des instances où les gens peuvent s’exprimer en toute liberté. Pourquoi alors étaler sur la place publique sa colère ? Ne dit-on pas que le linge sale se lave en famille ? Quel est le but recherché ? C’est si pour mettre une pression sur moi alors là c’est peine perdue.

Je suis plus occupé à chercher à améliorer les conditions de vie des populations qui m’ont fait confiance une seconde fois et à inscrire le SENEGAL dans le groupe des pays émergents que de m’occuper des humeurs d’un groupe de personnes. Les sénégalais ne m’ont pas élu pour cela.

S.L : Maintenant parlons de votre parti, l’APR. A quand sa structuration ?

M.S : Structurer un parti n’est pas chose aisée car on risque de se heurter à des chocs d’ambition à tous les niveaux. Il faut avec intelligence procéder à une structuration horizontale et verticale sans créer l’éclatement du groupe. C’est pour cela que j’ai invité tous les responsables à réfléchir afin de me faire des propositions intelligentes devant aboutir à la structuration sans douleur aucune de l’Alliance pour la République.

Outre la structuration, le parti travaillera à mettre en avant l’idéologie républicaine qui la sous-tend. Tu sais, il est fréquent de rencontrer des personnes qui se considèrent comme militant d’un parti politique mais qui ont une vague connaissance (ou qui ignorent) de l’idéologie et des éléments identitaires de ce parti. Cette réalité est non seulement un frein à la cohésion interne des partis mais aussi un obstacle à l’objectif de mobilisation des masses autour des positions de ces partis dans la société. La fondation de tout parti politique et donc sa force et l’efficacité de son appareil se construisent à partir de la clarté et de la diffusion de son idéologie, de sa vision, de ses principes et valeurs auprès de ses membres, de ses sympathisants et de la population en général.

S.L : Que pouvez-vous nous dire de la suppression du poste  de Premier Ministre et de ce que vous appelez « Fast Track » ?

M.S : Les deux sont intimement liés. Vous ne pouvez pas vouloir une chose et ne pas se donner les moyens de l’accomplir. La prise en charge des problèmes des sénégalais ne doit pas attendre et ne doit souffrir d’aucune lenteur. Si le Président que je suis par la grâce d’Allah veut être plus proche des dossiers et être informé à temps réel, je ne vois vraiment pas où se trouve le problème. Maintenant, on ne peut empêcher à personne de trouver dans chaque acte posé par le Président de la République des relents politiques. D’ailleurs, j’ai appelé à une large concertation autour de cette question et d’autres. Maintenant que puis-je faire si des responsables refusent de se mettre autour d’une table pour discuter des préoccupations nationales ?

Je veux juste que les choses aillent plus vite et n’oublions pas que l’emblème de notre parti est le cheval et il est temps que ce dernier fasse son « jaabal ».

S.L : Merci Monsieur le Président.

M.S : Merci Souleymane.

P.S : Ceci est un dialogue fictif avec son caractère imaginatif appartenant au domaine de la fiction.

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julelsly10@yahoo.fr

776516505

Dialogue: le chef de l’Etat accélère le processus

YERIMPOST.COM Le 28 mai 2016, le chef de l’Etat décrétait ce jour journée nationale du dialogue. A quelques semaines de cette date, le président Macky Sall a donné instruction au ministre de l’Intérieur de démarrer les consultations avec les différents acteurs. Politiciens, société civile, bref toutes les forces vives de la Nation sénégalaise seront approchées afin d’établir un cahier des charges. Le président de la République attache une importance particulière à ce dialogue auquel il appelle les Sénégalais de tous bords. Il en a exprimé la volonté au soir de la proclamation de sa victoire par le Conseil constitutionnel et lors de sa prestation de serment.

Sen APR: Macky Sall dit ses 4 vérités aux responsables

YERIMPOST.COM La réunion du Secrétariat exécutif national de l’Alliance pour la République a tenu toutes ses promesses. L’apériste en chef, Macky Sall, n’y est pas allé de main morte. Il assume totalement ses choix et n’a pas sourcillé devant ses camarades de parti. « Je ne peux pas vouloir du mal à mes camarades. Je devais faire des choix et tout choix est renoncement. Il faut que les gens le comprennent ainsi », a déclaré le secrétaire général de l’Apr comme pour répondre à ceux qui pensent qu’en formant le nouveau gouvernement, Macky Sall a procédé à une sanction contre le parti.

Au cours de la rencontre, le patron de l’Apr n’a pas raté les responsables qui se confient à la presse, pensant que leurs sorties changeront quelque chose aux décisions qu’il doit prendre. A ceux-là, Macky Sall a également parlé, affirmant que c’est une perte de temps et de crédibilité car n’ayant aucune incidence sur ses décisions.

Par ailleurs, il a appelé les responsables de l’APR à s’unir autour de l’essentiel, notamment à soutenir les projets de réformes que le gouvernement compte soumettre à l’Assemblée nationale et à avoir en vue les élections locales à venir.

Madiambal Diagne charge: « Le président risque de se tromper seul »

Le Président Macky Sall a eu à se barricader dès le lendemain de sa réélection, à l’issue du scrutin du 24 février 2019. Ses plus proches collaborateurs n’avaient plus aucune possibilité d’accéder à lui directement et même les échanges téléphoniques ou par autres types de messagerie, devenaient de plus en plus rares.

S’ils arrivaient à le joindre pour une urgence quelconque, les échanges restaient les plus laconiques. D’aucuns commençaient à se demander ce qui n’allait vraiment pas. Le Président Sall a eu à faire un séjour aux Emirats Arabes unis (13 au 15 mars 2019) avant de passer quelques jours au Maroc (15 au 24 mars 2019) après avoir libéré toute son équipe de collaborateurs. L’homme avait sans doute besoin de quelques moments de farniente mais aussi, il laissait entendre qu’il mettrait à profit sa retraite pour réfléchir sur ce qu’il comptait faire de son second mandat à la tête du Sénégal.

La situation commençait à être pesante au point que certains gros pontes du régime du Président Sall cherchaient des voies détournées pour s’informer sur les intentions du Président ou plus trivialement, pour savoir « à quelle sauce ils seront mangés ». Certains commençaient à manifester des états d’âme d’agacement ou d’exaspération. C’est comme si le Président ne faisait plus confiance à son monde, pensaient certains. D’autres fulminaient, disant qu’il (Macky Sall) pouvait se le permettre puisqu’il semble faire comme s’il n’aurait plus besoin de personne, une fois sa réélection assurée. C’est dire que le temps commençait à être long. De retour au Sénégal, de son séjour de repos au Maroc, « l’ermite de Marrakech » se mua en « reclus de Mermoz ».

Franchement, les quelques personnes qui ont pu lui parler ont pu juger que la situation semblait amuser le chef de l’État. Les médias continuaient de faire leurs choux gras sur le « suspense » entretenu par le Président Sall. L’expérience a peut-être le mérite, qu’aucune fuite sérieuse n’avait pu être relevée dans les médias sur les intentions du Président Macky Sall.

Seulement, on constatera, avec les atermoiements sur la démission et la nomination du Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne le 5 avril 2019 et mieux encore avec la formation du nouveau gouvernement le 7 avril 2019, qu’en vérité le Président Sall n’avait pas totalement fini sa réflexion. On peut dire que, bien avant l’élection du 24 février 2019, le Président Macky Sall posait un diagnostic lucide sur les tares et limites de sa gouvernance et de ses équipes et promettait un style nouveau et un chamboulement gouvernemental. Les premières décisions traduisent certes cette résolution mais ne manquent pas de susciter quelques réserves, doutes, inquiétudes et appréhensions.

L’illusion de prendre le vote du 24 février 2019 comme un blanc-seing

Macky Sall se veut, pour son deuxième mandat, comme un « super président ». Il a été réélu de fort belle manière avec un taux de participation historique (66,2%) et une majorité confortable (58,2%). Il se résout donc à se retrousser les manches, suivre lui-même les dossiers et pouvoir interpeller directement les membres de son gouvernement. Il voudrait accélérer la cadence des activités du gouvernement. « Accélérer la cadence » semble être un leitmotiv pour le Président Sall.

Déjà, en nommant Mme Aminata Touré au poste de Premier ministre le 1er septembre 2013, il annonçait la couleur en lui indiquant comme feuille de route « l’accélération des actions du gouvernement ». Aminata Touré prenait le service après Abdoul Mbaye, se disant consciente « de prendre le bâton pour poursuivre la course pour le développement et pour l’amélioration des conditions d’existence de nos concitoyens ». A une autre étape de cette course de relais, Mahammed Boun Abdallah Dionne s’ébranla le 7 juillet 2014, en disant lui aussi recevoir pour consigne de se mettre « au travail, avec célérité et diligence ».

Cinq bons tours de calendrier après, Mahammed Dionne est reconduit Premier ministre avec l’unique mission de préparer la suppression du Poste de ministre. En effet, le Président voudrait aller encore plus vite, toujours plus vite, et pour ce faire, sa trouvaille est de supprimer le poste de Premier ministre. Le Président Sall entend donc tenir d’une main le chrono et de l’autre le bâton du relais. Une réforme de cette nature n’est pas une première au Sénégal. Léopold Sédar Senghor l’avait expérimentée de 1963 à 1970 et Abdou Diouf de 1983 à 1991.

Les contextes politiques ou institutionnels et les raisons qui avaient guidé ses prédécesseurs vers un tel choix sont bien différents mais Macky Sall a décidé de la tenter. D’emblée, on peut être circonspect sur la manière dont la réforme a été annoncée. L’annonce a eu l’effet d’une grosse surprise d’autant que le Président Sall avait toute la latitude de mettre, d’une façon ou d’une autre, la question dans le débat de la dernière élection présidentielle. Ainsi, la réforme aurait été perçue a priori comme ayant déjà reçu l’onction du Peuple souverain par le vote confirmatif du Président Sall, le 24 février 2019.

Mais aujourd’hui, on peut avoir le sentiment qu’il y a eu dol ou tromperie ou un quelconque vice caché dans le choix des électeurs. C’est seulement, le jour de sa prestation de serment, le 2 avril 2019, que le Président Sall, de manière sibylline, a indiqué qu’il « compte saisir l’Assemblée nationale afin qu’elle accompagne les changements dans la gouvernance de l’Exécutif pour un meilleur suivi des politiques publiques ». Les rares personnes qui avaient eu l’occasion, quelques mois auparavant, d’entendre le Président Sall réfléchir à haute voix sur l’éventualité de la suppression du poste de Premier ministre, pouvaient difficilement trouver dans cette phrase la confirmation de la matérialisation de l’idée présidentielle. Surtout que le lendemain, dans son allocution traditionnelle à la Nation, pour la fête de l’Indépendance, le Président Sall n’a pipé mot de ses intentions.

Peut-on se rappeler que Léopold Sédar Senghor comme Abdou Diouf, avaient mis à profit des instants aussi solennels pour annoncer à leurs concitoyens la réforme majeure de suppression du poste de Premier ministre. Macky Sall a laissé le soin à Mahammed Dionne, d’annoncer lui-même, dans la foulée de sa reconduction, le 5 avril 2019, la suppression de son poste. Il explicita ainsi, dans un langage moins ésotérique, la réforme préfigurait dans une déclaration lue, quelques instants avant lui par le Secrétaire général de la présidence de la République, Maxime Jean Simon Ndiaye. Alea jacta !

Une réforme pour convenances personnelles du chef de l’État

Sans un Premier ministre à la tête du gouvernement, le Président Sall pense qu’il aura les coudées plus franches pour gouverner et que l’action du gouvernement sera plus efficiente et efficace. Une expression persane dit : « Nul autre que mon doigt ne me grattera le dos. » On peut ne pas douter des intentions louables du président de la République mais il reste que « la route de l’enfer est pavée de bonnes intentions ». Le Président Macky Sall encourt de réels risques avec une telle réforme. L’option semble définitive et on voit mal le Président Sall retirer un projet qui prend en émoi le débat public. Battre en retraite sur un projet de cette envergure traduirait qu’en prenant la décision le président aurait agi avec une désinvolture coupable.

Aussi, le Président Sall s’est-il déjà assuré que sa majorité va voter les réformes constitutionnelles subséquentes, à la majorité des 3/5 des membres de l’Assemblée nationale ? Ses alliés seront-ils enchantés de voter une réforme aussi importante dont ils n’ont pas été associés à l’élaboration ? Moustapha Niasse semble lui avoir donné son onction au projet. Dans le camp politique du Président Sall, notamment dans son parti, l’Alliance pour la République (Apr), on peut bien se demander si tous les responsables seront alignés comme dans un peloton de conscrits pour soutenir le projet. Il pourrait se trouver des responsables politiques qui se verraient un destin de Premier ministrable qui ne voudraient pas participer à tuer leurs rêves. On pourrait craindre des résistances d’autant que les péripéties de la formation du gouvernement ont pu révéler quelques frustrations chez de nombreux responsables politiques.

En outre, la servilité de Mahammed Dionne sera-t-elle à toute épreuve ? Le Premier ministre Habib Thiam n’avait pas souscrit au projet de suppression de son poste et le Président Diouf le mit à l’aise en désignant Moustapha Niasse pour endosser la suppression du poste de Premier ministre. Par ailleurs, l’histoire politique du Sénégal a montré, bien des fois, que tous ceux qui ont eu avec un chef d’État une servilité du type du chien avec son maître, se sont révélés être ses plus féroces bourreaux. On peut citer les cas de Abdou Diouf avec Léopold Sédar Senghor, de Djibo Ka avec Abdou Diouf ou de Moustapha Niasse avec Abdou Diouf.

Dans les mêmes circonstances, Moustapha Niasse, nommé Premier ministre intérimaire, en 1983, avait défendu devant l’Assemblée nationale le projet de suppression du poste de Premier ministre. Il reste que quand Moustapha Niasse avait fini par comprendre que Abdou Diouf lui préférait Ousmane Tanor Dieng pour sa succession, il s’était transformé en tueur impitoyable de Abdou Diouf. Macky Sall, lui-même, avait tout accepté de Abdoulaye Wade jusqu’au jour où il a été définitivement convaincu que Abdoulaye Wade se préparait à refiler le pouvoir à son fils Karim Wade. On connait la suite…

Au demeurant, la réforme envisagée constitue, sans conteste, une réforme fondamentale qui changera le visage et l’architecture des institutions publiques au Sénégal. De telles réformes conduites de manière unilatérale, peuvent susciter des actions inattendues. Les populations suspectent souvent des intentions inavouées derrière de pareilles réformes. C’était le cas notamment avec des réformes envisagées par le Président Wade qui avaient fini par provoquer la révolte populaire, un fameux 23 juin 2011 et qui avaient sonné le glas de son régime. Contraint par la rue, Abdoulaye Wade, pourtant élu trois ans plus tôt, au premier tour avec plus de 57% des suffrages, avait fini par retirer son projet controversé. Qu’est-ce qui garantit que les populations sénégalaises ne pourraient pas être amenées à exprimer un rejet massif de la nouvelle réforme préconisée par le Président Sall ?

Le cas échéant, ce serait un camouflet. Une victoire politique de l’opposition sur un tel sujet rendrait encore délicate la gouvernance durant ce second mandat du Président Sall et autoriserait tous les espoirs pour l’opposition de remporter les élections locales de décembre 2019 et les élections législatives de 2022. Qui pourra enlever des esprits que le Président Sall voudrait ainsi anticiper sur les législatives de 2022 pour s’enlever tout risque d’une cohabitation ? Avec cette réforme, une crise politique majeure serait observée au cas où une majorité parlementaire opposée au Président Sall sortirait de ce scrutin. Il va de soi qu’une majorité qui n’aura pas ainsi la possibilité de former un gouvernement bloquerait systématiquement l’action du gouvernement en place.

La façon unilatérale par laquelle le projet de réforme est annoncé va conforter l’opposition dans son scepticisme quant au dialogue proposé par le Président Sall. Jusqu’ici, l’opposition décidait d’un boycott systématique des appels aux dialogues et autres concertations politiques, qui ne pouvaient véritablement être crédibles en se plaignant de ses propres turpitudes. Dans le cas d’espèce, ils pourront retourner au Président Sall le refus de dialoguer de manière sincère, sérieuse et franche. Déjà, le Parti démocratique sénégalais (Pds) s’est ravisé, par la voix de Me Elhadji Amadou Sall, qui a indiqué ce dimanche 14 avril 2019, à l’émission Grand Jury de la Rfm, sa disponibilité à prendre part, cette fois-ci, au dialogue politique proposé par le Président Macky Sall. Quel sera l’objet ou le contenu des discussions après que la réforme changeant fondamentalement les règles de la gouvernance publique aura déjà fini d’être adoptée ?

Comment brider ses poulains et prétendre gagner une course

On le répète, le Président Sall justifierait son projet par une volonté d’avoir une meilleure prise ou une autorité plus directe sur les membres de son gouvernement. Qu’est-ce qu’il peut compter obtenir comme autorité sur le gouvernement qu’il n’avait pas déjà ? Au surplus, un Premier ministre comme Mahammed Dionne accepterait même de ne pas ouvrir son propre courrier si le chef de l’État le lui demandait. Du reste, toute autre personne placée à la tête du gouvernement obéirait au « boss » sans rechigner, au risque d’être démis immédiatement. Il ne saurait y avoir de doute. C’est dire que l’argument selon lequel le président de la République voudrait disposer davantage de ses ministres ne saurait véritablement prospérer.

Comme tout autant, l’argument selon lequel en supprimant le poste de Premier ministre, le Président Sall chercherait à éviter les petites querelles dans son gouvernement entre rivaux politiques candidats à la succession en 2024. Si nommer une personnalité politique comme Premier ministre pourrait être perçu comme un choix d’un dauphin et que ce dernier pourrait chercher à conforter son assise, pourquoi ne pas chercher un profil moins enclin à une course à la succession ? Et puis comment le Président Sall pourra-t-il continuer à maintenir sous l’éteignoir les ambitions des personnalités politiques de son camp en direction de la prochaine Présidentielle ?

En demandant à ses proches de ne faire montre de la moindre velléité ou ambition de se lancer pour la course de 2024, Macky Sall serait en train de leur causer un tort. En effet, pendant que les éventuels candidats dans le camp présidentiel rongent leurs freins, d’autres candidats de l’opposition se mettent déjà à préparer cette échéance. Ne prendront-ils pas une certaine avance à l’heure du top départ ? Macky Sall ne saurait choisir de se faire succéder par un adversaire politique.

Moustapha Diakhaté: «Macky Sall ne doit pas tomber dans le piège du dauphinat…»

YERIMPOST.COM Moustapha Diakhaté à Aissatou Diop Fall: «Macky Sall ne doit pas penser à un dauphin, les Sénégalais ont banni le dauphinat depuis Abdou Diouf». L’ancien chef de cabinet du président Macky a confié à la journaliste que Macky Sall ne doit pas tomber dans le piège du dauphinat que les Sénégalais n’acceptent plus depuis Abdou Diouf.

Suppression du poste de Premier ministre: les députés vont écouter Macky

YERIMPOST.COM Près de deux semaines après en avoir exprimé la volonté, le chef de l’Etat va démarrer les consultations avec sa base. Ce mardi 16 avril, figure dans le programme du président Macky Sall une réunion avec les députés de la coalition Benno Bokk Yaakaar. A l’ordre du jour, il est prévu qu’il explique sa décision de faire supprimer le poste de Premier ministre. Cet amendement constitutionnel qui devrait, sauf par extraordinaire, passer comme lettre à la poste à l’Assemblée nationale, ne sera pas sans conséquence pour le président de la République qui pourrait perdre son pouvoir de dissoudre l’Assemblée qui lui est conféré par l’article 87.

Nomination de Mame Mbaye Niang: Où est le décret ?

YERIMPOST.COM Avec ce dernier remaniement, la mésentente des proches collaborateurs du président de la République a été complètement mise à nu. Si, durant le septennat du chef de l’Etat, ils se supportaient, l’on ne peut parier pour ce quinquennat qu’ils vont continuer à faire semblant. Des éclats de rire s’échappaient des couloirs du palais de l’Avenue Léopold Sédar Senghor à l’annonce de la nomination de Mame Mbaye Niang, chef de cabinet du président de la République. « Demandez-lui de vous montrer le décret de sa nomination dûment numéroté, signé par le président de la République, contresigné par le Premier ministre daté du 9 avril 2019 », s’est esclaffé une source du journal L’As, proche du chef de l’Etat. A l’en croire, l’ancien ministre du Tourisme a lui-même diffusé cette information pour mettre la pression sur le président Macky Sall.

Mame Mbaye Niang, quant à lui, jure sur tous les Saints ne s’être confié à personne depuis 2 semaines et s’interroge sur l’identité de « sa taupe ».

Le décret de sa nomination en remplacement de Moustapha Diakhaté n’a pas été publié dans le journal officiel. Du moins, jusqu’au moment où nous nous mettons sous presse.

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