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Macron-Trump: une relation «spéciale»

Il est le premier dirigeant étranger reçu en visite d’Etat par Donald Trump. Emmanuel Macron entame ce lundi 23 avril un déplacement de trois jours aux Etats-Unis. Un honneur qui démontre une nouvelle fois la proximité affichée entre les deux chefs de l’Etat. Mais le président français n’est pas sûr de convaincre son homologue sur plusieurs sujets épineux.





Il y a neuf mois, Emmanuel Macron conviait Donald Trump au défilé du 14-Juillet et à un dîner « entre amis » en haut de la tour Eiffel. Une attention particulière que Donald Trump, sous pression à Washington en raison de l’affaire des ingérences russes, avait particulièrement appréciée. Neuf mois après, renvoi d’ascenseur : le président français est le premier dirigeant étranger à être reçu en visite d’Etat à la Maison Blanche depuis le début de l’administration Trump.Au programme d’abord, beaucoup de protocole, de cérémonies : un dîner à Mount Vernon, la demeure historique de George Washington, un déjeuner au département d’Etat, une cérémonie au cimetière d’Arlington, une adresse au Congrès d’une trentaine de minutes, en anglais. « Le plus important, ce sont les moments où les deux chefs de l’Etat seront seuls, en tête à tête. Et il y en a beaucoup pendant ce séjour. C’est là où se nouent les relations personnelles », croit savoir Marc Porter, président du Republicans Overseas France, l’association des sympathisants du Parti républicain.

Donald J. Trump@realDonaldTrump

President @EmmanuelMacron,
Thank you for inviting Melania and myself to such a historic celebration in France.

L’Elysée, comme les conseillers du président américain, communiquent beaucoup sur cette « relation personnelle », qualifiée parfois de « relation amicale ». Les deux présidents se parlent au téléphone toutes les semaines ou toutes les deux semaines. D’après l’entourage du chef de l’Etat, Donald Trump consulte régulièrement son homologue français sur les sujets internationaux.

Cette entente peut paraître surprenante entre deux hommes qu’a priori tout oppose, à commencer par 30 ans de différence d’âge. « Les deux sont des outsiders qui ne font pas partie de l’élite, de l’establishment. Macron a insisté sur ce point lors des premières rencontres », note William Drozdiak, ancien chef de bureau Europe du Washington Post et auteur de Fractured Continent: Europe’s crisis and the Fate of the West.

Stephen Pomper, ancien conseiller de Barack Obama pour les Affaires multilatérales et aujourd’hui directeur du programme Etats-Unis pour International Crisis Group, remarque qu’une « certaine alchimie se développe entre eux et qu’elle leur est mutuellement bénéfique ». Alors que d’autres dirigeants ont d’abord hésité à se rapprocher de Donald Trump, le président Macron a assez vite décidé de trouver un moyen de travailler avec lui, remarque l’ancien fonctionnaire américain. « Il a eu un certain nombre de gestes qui ont démontré une forme de respect et cela était manifestement très important pour le président Trump ».

Pour Alexandra de Hoop Scheffer, directrice de la branche parisienne du German Marshall Fund of the United States, un think tank américain, il existe une « méthode Macron », dont l’efficacité sera testée dans les prochaines semaines : pas de critique directe, des points de divergence clarifiés et des lignes rouges. Le refus de renégocier les Accords de Paris sur le climat en est une.

«L’allié naturel de Trump en Europe»

Les relations entre les deux pays s’étaient déjà réchauffées depuis plusieurs années déjà, rappelle l’historienne Maya Kandel, chercheuse à l’université Paris III : « Dans le domaine sécuritaire et la lutte contre le terrorisme, la relation entre les deux pays est particulièrement resserrée. » Donald Trump voit en la France la puissance militaire la plus fiable, assurent plusieurs observateurs. « Le dialogue entre les militaires et le renseignement des deux pays est très fort. Le secrétaire d’Etat américain à la Défense s’entend aussi très bien avec son homologue français », croit aussi savoir William Drozdiak.

Le président français a aussi profité d’un contexte européen particulier : l’absence des deux autres alliés traditionnels des Etats-Unis. En Allemagne, la chancelière Angela Merkel est affaiblie politiquement, et le Royaume-Uni est trop occupé par le Brexit. Emmanuel Macron a donc profité de ce vide. Alexandra de Hoop Scheffer voit en lui « l’interprète de Trump » en Europe : « Le président français émerge comme l’allié naturel, l’interlocuteur principal du président Trump, ce qui sert aussi les intérêts du président Macron puisque, finalement, le président américain a accéléré toutes les initiatives de coopération européennes en matière de défense et de sécurité. »

L’urgence: les questions commerciales et l’Iran

Emmanuel Macron se veut donc désormais porte-parole de l’Europe et de ses intérêts. Mais il va devoir, lors de cette visite d’Etat, aborder avec Donald Trump des sujets sensibles, avec des échéances à court terme. Sur le plan commercial, l’Union européenne a jusqu’au 1er mai pour négocier des exemptions permanentes aux taxes américaines sur l’acier et l’aluminium, que le président américain a décidé d’instaurer au mois de mars.

Autre gros dossier : le nucléaire iranien. Le 12 mai, le président américain doit annoncer s’il rétablit un certain nombre de sanctions contre la République islamique, ce qui pourrait faire voler en éclat l’accord nucléaire de 2015, que la France entend préserver. Donald Trump a lancé un ultimatum aux signataires européens : revenir, avant cette date, sur plusieurs « terribles lacunes » du texte. Il réclame notamment davantage d’inspections et surtout, la suppression des limitations dans le temps imposées à Téhéran sur son activité nucléaire, censées expirer en 2025 et 2030. Emmanuel Macron arrive à Washington après « des discussions avancées au niveau européen », glisse la présidence. D’après l’agence Reuters, les Etats membres de l’UE se seraient dans l’ensemble rangés à l’idée d’imposer de nouvelles sanctions à l’Iran, comme le proposent la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Macron peut-il influencer Trump?

Emmanuel Macron va donc s’atteler à démontrer qu’un rapprochement est possible entre les positions européennes et américaines. Mais a-t-il vraiment un pouvoir d’influence sur Donald Trump ? « Ce n’est pas son objectif, il a conscience que c’est impossible », assure Martin Quencez, du German Marshall Fund of the United States. « Trump est le président des Etats-Unis et les intérêts des Américains sont plus importants que tout et il ne l’oublie jamais,renchérit Marc Porter, le président de Republicans Overseas France, l’association des sympathisants du Parti républicain en France. Mais c’est vrai qu’il a changé sa position sur plusieurs sujets, alors c’est important d’être à Washington pour faire du lobbying. »

« Parfois je parviens à le convaincre, parfois j’échoue », consentait le président lui-même, au mois de janvier. Sa proximité avec le milliardaire ne le protège pas, un jour, d’un tweet assassin. Ni d’un communiqué de la Maison Blanche, à l’image de ce recadrage récent, lorsqu’Emmanuel Macron a annoncé, peut-être un peu trop vite, avoir « convaincu son homologue de rester dans la durée en Syrie » après les frappes conjointes Etats-Unis-France-Royaume-Uni.

L’Elysée, avec prudence, avoue ne pas prévoir d’engranger d’accord lors de cette visite d’Etat et glisse même que sur l’Iran, « les signaux ne sont pas encourageants ». L’objectif est surtout de « poursuivre et renforcer » les relations franco-américaines. « C’est une visite très politique. L’idée est de dépasser les contingences de l’actualité immédiate, pour regarder l’ensemble de l’histoire des relations entre nos deux pays. »

 

Source:RFI

Scandale autour du contrat sur les deux Airbus signé sous les yeux de Macron !!!

YERIMPOST.COM Au cours de son séjour à Dakar, pour co-présider la Conférence internationale sur le financement du Partenariat mondial pour l’éducation, du 1er au 3 février 2018, le président français, Emmanuel Macron, a parrainé la signature du contrat d’acquisition de deux nouveaux Airbus 330 Neo par la compagnie Air Sénégal S.A. Selon l’organe d’informations stratégiques La Lettre Du Continent, l’acquisition des deux appareils a été actée en 2017, à l’occasion du Salon aéronautique de Dubai. Devant être livrés l’un au premier semestre, l’autre au second semestre de 2019, les deux aéronefs ont coûté la rondelette somme de 510 millions d’euros, soit 334,56 milliards de francs cfa. Une ardoise qui vient alourdir l’investissement du nouveau pavillon national sénégalais qui avait déjà acquis deux ATR 72-600 neufs.

Les deux Airbus ont coûté trop cher, de l’avis d’un spécialiste en aéronautique interrogé par Yerimpost. En cause, leur achat direct, de gré à gré, sans appel à la concurrence de Boeing ou de Bombardier qui aurait pu contribuer à faire baisser drastiquement les coûts. Ancien d’Airbus, le Français Philippe Bohn, directeur d’Air Sénégal SA, est allé directement acheter dans son ancienne maison. Sans se soucier de ce favoritisme grossier ! Ce gré à gré usurier est un gros scandale acté sous les yeux du président français Emmanuel Macron…

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Exclusif! L’intense lobbying de la mairie de Paris en faveur de Khalifa Sall

YERIMPOST.COM C’est connu: le maire de Dakar, Khalifa Sall, entretient d’excellents rapports avec la majorité socialiste qui dirige la mairie de Paris. La maire, Anne Hidalgo, qui ne s’encombre pas de fioritures diplomatiques pour exprimer sa désapprobation de l’incarcération de son homologue dakarois, a fait une déclaration publique dans laquelle elle qualifie de cabale politique ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.

L’édile de la capitale française ne s’arrête pas là. Elle s’emploie, depuis l’éclatement de cette affaire, à inculquer aux officiels français, à commencer par le président Emmanuel Macron, sa position sur ce dossier. Non sans succès. Yerimpost est en mesure d’écrire que même le Quai d’Orsay voit d’un mauvais oeil ce qu’il perçoit comme une manoeuvre pour empêcher Khalifa Sall d’être candidat à la présidentielle de 2019.

En dehors d’Anne Hidalgo, ses collaborateurs s’investissent. Adjoint à la maire de Paris chargé des relations internationales et de la francophonie, l’avocat Patrick Klugman (cabinet Pk avocats) a constitué un pool d’avocats parisiens (Jean-Pierre Mignard, Mario Pierre Stasi et Christian Saint-Palais) pour défendre Khalifa Sall. Klugman (sur la photo) ne s’est pas arrêté là. Ce juif connecté, homme de réseaux, a insufflé au Conseil de Paris, en décembre 2017, l’idée de la mise sur pied d’un Observatoire international des maires en danger. Un organe destiné à protéger des personnalités qui, comme Khalifa Sall et l’ex-maire de Cotonou, Léhady Soglo, sont brimées par la justice de leur pays.

Khalifa Sall a des alliés sûrs à Paris…

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Le système éducatif mouride: Réponse a Macron et Rihanna (Mohamadou Manel Fall)

L’aveu est sorti des Médias français qui commentant la visite de Macron au Sénégal affirment que la principale raison de ces financements à grande pompe est d’anticiper sur l’initiation de nos Enfants qui livraient à eux même sans le contrôle du paternel Français deviendront des Intellectuels Musulmans allant même jusqu’à comparer le Sénégal à un potentiel Afghanistan avec une population neuf dixième islamique. Tout cela sous l’égide de leur hôte le Président Macky Sall qui dans son discours a bel et bien montré à l’observateur neutre son aval dans ce processus néo-colonisateur en ces mots « Financer l’éducation, c’est semer dans chaque enfant les germes de la dignité humaine, c’est contribuer à forger en lui la capacité de discernement qui élève et éclaire l’esprit, et rend la conscience moins vulnérable à la manipulation. »
Ces termes inférieurs, laconiques et avilissants employés par le Président de la République du Sénégal démontre une volonté manifeste de civiliser nos chérubins à l’enseigne du Colon qui a toujours nié notre Culture et notre humanisme allant même en nous envoyer à côté de leurs explorateurs des missionnaires qui ont eu pour vocation première nous repeupler culturellement. L’histoire nous fera pas mentir…..

Maintenant la lancinante question qui doit se poser face à ces percusseurs du nouvel Ordre Mondial c’est celle qui consiste à se demander quelles sont les mesures d’accompagnements qu’il faut mettre en place pour contrecarrer leur plan qui on le dise ou qu’on le taise n’a qu’une seule finalité, combattre l’Islam….?! Mais aussi et surtout ne pas répondre que par une simple négation comme savent si bien le faire les Senegalais, il faudra au niveau de la Famille où l’on transmet a l’enfant dès son plus jeune âge , le langage, les codes sociaux, les valeurs et les normes veiller a une certaine acculturation et un suivi rigoureux sur ses fréquentations et son savoir vivre. Car de l’autre côté Durkheim un des leurs affirma que « l’Ecole permet de dépasser les Limites de la famille; celle ci étant trop douce, trop instable pour permettre l’apprentissage des règles morales abstraites ce qui rend nécessaire l’intervention complétude l’école »…. Quel sournoisement!

Heureusement bien des années avant Cheikh Ahmadou Bamba Khadimoul Rassoul Serviteur du Prophète avait répondu oui a ce même colon blanc pour une instauration d’une école française en plein Baol avec la seule condition que l’éducation française soit talonnée par une éducation religieuse à base de Tarbiya ou est née la première École Franco-Arabe. L’idée est d’accepter la langue française et les outils de compétitions dans les Nouvelles économies complexes de manière à revaloriser nos ressources humaines mais le système éducatif doit être calqué sous nos valeurs traditionnelles religieuses et ou culturelles.

Que chacun s’y met car la réussite individuelle et la réussite nationale sont inséparables.
Le Khalif de Touba Serigne Mountakha Bachir Qu’Allah lui assiste dans sa mission vient de donner en présence des Oulémas un signal fort pour la mise en place d’un système éducatif mouride prompt à résoudre de manière définitive cette question d’urgence.

Mohamadou Manel Fall
Politiquementmouride@gmail.com

Exclusif! Gros scandale autour d’un contrat signé au cours du séjour de Macron

YERIMPOST.COM Au cours du séjour du président français, Emmanuel Macron, à Dakar, des contrats ô combien juteux pour les intérêts français ont été signés. Parmi ces contrats, celui qui octroie à l’entreprise française Fonroche Eclairage le plus grand projet d’éclairage au monde. L’objet de cette convention est grandiose: éclairer 30% du Sénégal avec 50 000 lampadaires solaires pour la bagatelle de 87 millions d’euros.

Ce marché va susciter une contestation sans précédent. En effet, au cours des trois appels d’offres qui avaient été organisés par l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (Aner), aucun n’a été remporté par Fonroche Eclairage. Cette entreprise n’a pu rafler la mise qu’à la faveur de l’intervention directe d’Emmanuel Macron. Pour justifier le choix de cette société pistonnée, les autorités sénégalaises ont allégué un « rétablissement de l’équité » suite à la falsification des résultats des appels d’offres par… Thierno Alassane Sall alors qu’il dirigeait le département de l’Energie.

L’argument ne convainc évidemment pas les soumissionnaires lésés qui préparent une grosse riposte face à ce qu’ils prennent pour une diversion dans l’objectif de déférer à l’injection de Macron. Yerimpost va revenir sur les détails de cette affaire qui a vu les autorités sénégalaises céder à une pression politique sur un enjeu économique aussi important.




Signe de la magouille, Fonroche Eclairage a implanté des lampadaires sur la voie menant à l’Aibd et commencé à installer une usine de fabrication des lampadaires avant la signature de la convention. Sûrement sur la base d’une assurance donnée par le président français. La parole de Macron est sacrée !

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Contribution: Un mensonge d’Etat imbu par le complexe (Cheikh Ibrahima Lô)

YERIMPOST.COM Votre blog vous fait lire cette contribution…

La Visite de Macron a était plus comique qu’instructif vis-à-vis d’un prétexte de sommet pour l’éducation. Où est l’honnêteté sénégalaise, où est la dignité gouvernementale ! Au mon œil ! « Seuls les enfants et les fous disent la vérité » ou encore « la vérité sort de la bouche des enfants ». L’Etat du Sénégal en voulant draguer ou séduire Marianne, a gauchement oublié de pendre en compte l’innocence et la spontanéité de l’enfant qui ne peut pas y aller par quatre chemins pour dire la vérité aussi froide qu’elle puisse être. Quand un gouvernement se fait rabattre le caquet c’est tout son peuple qu’il porte préjudice à juste titre.

Pourquoi vouloir embellir ce système qui croupisse sous le poids de la défaillance depuis longtemps ? Pourquoi ne pas montrer véritablement la plaie dès l’instant qu’on déclare la pathologie auprès d’un prétendu médecin colonial ? Même moi qui ne connais rien des rouages d’un Etat sais qu’il y des services secrets qui se renseignent au préalable sur les questions de la visite avant la venue d’un quelconque chef d’Etat. Cette erreur est une bourde qui n’honore pas le Sénégal. Et en même temps une télévision française a montré à ses compatriotes une vraie image froide aux yeux en l’occurrence l’enseignant du village de Diamatil qui se débrouille avec ces élèves dans une classe de fortune faite de paille qui n’ont que des morceaux de briques pour poser les fesses. Evidement Macron a raison de poser la question : « depuis quand vous êtes 28 dans la classe ?». Pourquoi mobiliser des fonds pour une éducation où tout est « rose » ? Macron aimerait certainement visiter les « abris provisoires » pour pouvoir convaincre les bailleurs de l’urgence qu’est l’éducation en Afrique.

D’ailleurs, je suis contre la façon dont on finance notre éducation : c’est une honte. Ils nous obligent (les Occidentaux) à épouser leur pensée, leur vision et par conséquent à les suivre sur toute les directions. Le budget du Sénégal peut supporter notre enseignement et c’est d’ailleurs mieux pour nos enfants et pour le pays. Et dans les autres secteurs de développement si les ressources ne le permettent pas, nous pouvons faire recours en ce moment à des partenariats honorables. L’éducation est l’âme d’une nation, donc il est du devoir de l’Etat d’examiner et d’étudier en profondeur tous les desseins des acteurs extérieurs (bayeurs) pour éventuellement éviter des conséquences sur la culture, l’éthique et l’économie ultérieurement. En effet,  la main de la France dans le financement de notre éducation ne me rassure guère : la conséquence, que des francenabés au pouvoir ! Denis Bouche,  une ancienne historienne de la colonisation française disait que : « la France ne demande pas qu’on lui procure en série des contrefaçons d’Européens… Faites que chaque enfant né sous votre drapeau tout en restant homme de son continent, de son île, de sa nature soit un vrai Français de langue, d’esprit, de vocation ! » . Si tel est fait à quand nous allons nous séparer totalement du joug de la colonisation ? En plus, le Président Senghor malgré tout, a décrit que « la colonisation est plus que la domination d’un individu par un autre, d’un peuple par un autre ; c’est la domination d’une civilisation par une autre ; la destruction des valeurs originales par des valeurs étrangères ». Donc à ce rythme, nous seront un territoire de sénégalais et un pays d’une autre culture qui épouserait des idées forcément étrangères.

Oui nous nous battrons, il y aura toujours dans la vie des récalcitrants qui n’accepteront jamais que les valeurs cardinales et originelles de la Nation ne soient pas bafouées. Résistants nous le sommes et il est intolérable qu’on tente par tous les moyens de nous faire avaler les idées nébuleuses d’un petit groupe dont la seule façon première de le combattre, est de leur priver de buzz.

Dr Cheikh Ibrahima LO

cibrahimalo@gmail.com

Emmanuel Macron publie sur sa page Facebook une phrase forte en wolof

YERIMPOST.COM Une phrase forte sur l’éducation…

Avec Youssou Ndour.
Njang moy ëllëk ak jammu africa

 

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Vidéo- Macky et Macron en mode Dj

La coalition Manko Wattu Sénégal dénonce les pas de danse de Macky Sall

YERIMPOST.COM Le communiqué ci-dessous…

Mr Ousmane Faye, le Président de la Coalition Manko Wattu Sénégal, Coordonnateur du FPDR et SGN du Parti Social Démocrate Rénovation  (PSDR/ JANT-BI) très choqué, dénonce et condamne fermement les images des pas de danse du Président Macky Sall lors du dîner offert au Président Emmanuel Macron au Palais de la République, surtout avec une femme jusque-là non identifiée et dont l’accoutrement ne reflète pas l’élégance d’une femme sénégalaise.

  Pour le Coordonnateur du Front Patriotique pour la Défense de la République  (FPDR)

(1)  dans la tradition républicaine de notre pays le Sénégal, aucun de ses prédécesseur au Palais, ne l’a jamais fait, de Senghor à Abdoulaye  Wade en passant par Abdou Diouf même dans les soirées de Gala où il est permis  a la première Dame de danser seulement avec le Président de l’Assemblée nationale, ou avec le Premier ministre.

(2) le Président Macky Sall n’était pas dans une soirée de Gala,  mais dans un dîner offert à son homologue français dans le Palais présidentiel. Donc, ce n’est pas parce que Macron qui a une culture ( toubab) différente de la nôtre,  comme en atteste son audace à épouser une femme plus âgée que sa mère sans gêne ni scrupule, a dansé , que Macky Sall doit forcément  l’imiter. C’est un complexe, surtout en le faisant avec une femme outre que la première Dame et qui reste  jusque-là non identifiée.

(3) le Sénégal et des Sénégalais se trouvent dans une situation difficile : le front social est en ébullition ; il y a eu des pertes successives des Khalifes généraux, la plus récente  étant celle des Mourides Cheikh Sidy Makhtar Mbacké.

Donc pour le Secrétaire général national du PSDR/JANT-BI le Président Macky Sall pouvait manger, boire avec son hôte mais se garder de nous montrer comment danser le « yella » dans le Palais où il a été emmené par le peuple pour régler leurs difficultés.

Mr Ousmane FAYE

Coordonnateur. FPDR

SGN du PSDR-JANT-BI

Contribution: Ce que les médias n’ont pas dit à propos de la visite de Macron

Puisque les médias n’en parlent pas et que l’euphorie a passé l’information sous silence, je tiens à préciser que la récente visite de M. Macron au Sénégal, sous le couvert d’un engagement pour l’Education, s’est soldée par la confirmation et la signature de deux contrats juteux pour les entreprises françaises. L’un concerne l’achat, par le Sénégal, pour 112 milliards de francs, de deux Airbus 330-900 Neo. L’accord a été signé par le français Philippe Bohn, ancien d’Airbus et CEO d’Air Sénégal et Fouad Attar, Directeur Avions Commerciaux Airbus Afrique et Moyen Orient en présence d’Emmanuel Macron et de Macky Sall.

L’autre contrat concrétisé par la venue de M. Macron est celui relatif à l’entretien du TER pour des centaines de milliards de francs.

Il est également bon de préciser que les fameux 2,3 milliards de dollars à collecter au titre du Partenariat Mondial pour l’Education est un fonds international qui n’appartient pas au Sénégal. Certains pensent en effet que cette somme, qui équivaut à 1 200 milliards de francs, serait entièrement dévolue au Sénégal. Erreur ! Le fonds concerne 65 pays en développement. On ignore même encore la part qui reviendra à notre pays.

Une chose est donc sûre : lors de la visite du président Macron, c’est le Sénégal qui a sorti une fois de plus son carnet de chèque. Rien de nouveau sous le soleil donc. La France est venue signer des contrats et il est bon de le savoir.

Bon dimanche

Seydina Omar Ba

Vidéo- Soirée au palais: Macron danse avec Brigitte, Macky Sall danse avec Germaine Acogny

Visite de Macron: Des retombées financières à la France, et des dettes encore pour le Sénégal (Babacar Touré)

Beaucoup de médias n’en parlent pas. D’autres ont préféré verser dans la manipulation, emportés par l’euphorie, l’information est passée sous silence, mais il est bien de préciser que la récente visite de M. Macron au Sénégal, sous le couvert d’un engagement pour l’Education, s’est soldée par la confirmation et la signature d’au moins deux contrats juteux pour les entreprises françaises.

L’un concerne l’achat, par le Sénégal, pour 112 milliards de francs, de deux Airbus 330-900 Neo. L’accord a été signé par le français Philippe Bohn, ancien d’Airbus et CEO d’Air Sénégal et Fouad Attar, Directeur Avions Commerciaux Airbus Afrique et Moyen Orient en présence d’Emmanuel Macron et de Macky Sall.

L’autre contrat concrétisé par la venue de M. Macron est celui relatif à l’entretien du TER pour plus de 100 milliards de francs. L’accord a été signé entre Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des transports et infrastructures et Stéphane Volant secrétaire général de la société nationale des chemins de fer français ( SNCF) en présence du secrétaire d’état français auprès du ministre de l’économie et des finances, Mme Delphine Geny Stephan et du DG de l’APIX Mountaga Sy.

Il est également bon de préciser que les fameux 2,3 milliards de dollars à collecter au titre du Partenariat Mondial pour l’Education est un fond international qui n’appartient pas au Sénégal. Certains pensent en effet que cette somme, qui équivaut à 1 200 milliards de francs, serait entièrement dévolue au Sénégal. Erreur ! Le fonds concerne 65 pays en développement. On ignore même encore la part qui reviendra à notre pays.

Au final, contraireemnt à ce quon veut nous faire croire, à la place des quelques milliards promis par Macron à Saint Louis. Une chose est donc sûre : lors de sa visite, c’est le Sénégal qui a sorti une fois de plus son carnet de chèques. Rien de nouveau sous le soleil donc. La France est venue signer des contrats et il est bon de le savoir.

Dans une lettre, Abdoulaye Wade prévient Macron contre l’édification d’un mur à Saint-Louis

YERIMPOST.COM Ci-dessous le courrier de l’ancien président du Sénégal…

En ce début de février 2018, le Président Français visite notre pays qui a écrit avec le sien de nombreuses et longues pages d’histoire jalonnées de péripéties qui vont de l’esclavage à la colonisation et à la coopération dans le cadre de l’interdépendance et le respect mutuel.

Sans m’attarder davantage sur une histoire passionnante qui a fait l’objet de récits et d’analyses inépuisables, je voudrais, m’appesantir sur l’idée entretenue par les autorités municipales de Saint-Louis qui, en s’inspirant du précédent de la résidence présidentielle de Popenguine, songeraient à commettre une entreprise française pour construire un mur de protection des quartiers de la langue de barbarie à Guet Ndaret Goxu Baacc souvent inondés par l’agression de la mer,




Mon expérience sur cette question et mes nombreux entretiens avec des ingénieurs et techniciens, et avec mes collègues Chefs d’États au cours de nombreux sommets mondiaux, du G8 que j’ai eu à interpeller et entretenir de la poignante question des côtes du Sénégal et de mon expérience sur deux kilomètres de la côte de la Résidence présidentielle de Popenguine,  m’autorisent à faire part à l’opinion de mes réflexions et inquiétudes de la perspective de voir engager une opération d’édification de mur le long de la Côte atlantique, sans études scientifiques sérieuses préalables.

La résidence présidentielle de Popenguine, comme toute la côte sénégalaise a, de tout temps, été agressée par les vagues de l’océan, provoquant, ici et là, des effondrements de la côte et des invasions marines bien au-delà des limites de la haute mer.

Après m’en être ouvert à d’autres au cours de nombreux forums dans le monde, notamment pendant les sommets du G8 auxquels j’ai représenté le Sénégal, plus particulièrement celui de Kananaskis, Canada, en 2002, j’ai procédé à une expérience volontairement limitée sur 2 kilomètres de la façade atlantique de la Résidence de Popenguine, en attendant les études scientifiques que j’ai toujours réclamées des autorités africaines, françaises, européennes et américaines. Je pense en effet que nul ne devrait prendre la responsabilité d’engager des travaux d’envergure sur les côtes de l’Atlantique, sans consultations avec les riverains, pour des raisons de mécanique et de dynamique des sables déplacées par les vagues qui sont parfois d’une ampleur et d’une vigueur exceptionnelles.

Pour construire, à titre expérimental, un mur de protection, j’ai eu d’abord recours à une petite entreprise française qui édifia un mur en béton armé de 40 centimètres de large et 2 km de long sur la côte, reposant sur le premier sol imperméable en profondeur, à plusieurs dizaines de mètres, 38 mères sauf erreur, la profondeur de la roche imperméable variant d’un endroit à l’autre.

L’entreprise, en raison de sa taille modeste, n’ayant pas pu achever la tâche, s’est retirée volontairement après avoir perçu la rémunération du travail déjà effectué et, j’ai dû faire appel, pour l’achèvement, à l’entreprise franco-sénégalaise Lefèvre-Bara Tall.




J’ai, par la suite, appelé en consultation, pour examiner la solidité du mur, l’entreprise marocaine, la SOMAGEL qui est connue, surtout, pour avoir travaillé sur l’extension en mer de la ville de Casablanca

Elle conclut que le travail était très bien fait mais qu’il fallait seulement, à intervalles réguliers, pratiquer des trous dans le mur, tous les 8 mètres, si je ne m’abuse, pour permettre à l’eau de mer de passer aisément d’un côté et de l’autre, dans un mouvement variable selon la hauteur et la force des vagues mais qui, finalement, devait assurer la stabilisation du mur par le jeu des phénomènes de compensation des forces et de vases communicants. Ces conseils ont été appliqués. A la suite de quoi, les ingénieurs de la SOMAGEL estimèrent que le mur pourrait tenir plus de 100 ans. Mais cent ans, c’est une durée dérisoire dans une perspective historique !

J’ai baptisé cet ouvrage ‘’Le Mur de l’Atlantique’’, vocabulaire emprunté à la guerre 39-45, et j’ai exposé ce projet à travers le monde, mais avec toutes les précautions d’usage, comme exemple du possible dans la lutte contre l’érosion marine.

Nous ne sommes pas allés plus loin que 2 kilomètres, par simple prudence, et non pas parce nous n’en avions pas les moyens, puisque les dépenses étaient imputables au budget national.

On connait la loi de la réflexion souvent évoquée en optique ou en mécanique : un obstacle qui arrête des forces en mouvement, en l’espèce, celles des vagues, ne les annule pas mais les les réfléchit -les dévie- selon un angle déterminé par la trajectoire, la nature des matériaux traversés, ceux du mur et bien d’autres facteurs très complexes de la mécanique rationnelle et de la mécanique des fluides.




Les vagues ainsi déviées alimentées par l’énergie qui les soutient, peuvent s’orienter vers d’autres côtes et amplifier les mouvements d’agression côtiers avec des conséquences imprévisibles de la dynamique des sables des profondeurs de la mer.

Voilà pourquoi j’ai limité l’expérience de Popenguine et demandé dans plusieurs forums, notamment au Sommet du G8 de Kananaskis, la mise en place d’une commission scientifique tripartite comprenant l’Afrique, la France et l’Europe ainsi que les États-Unis.

Je me fais le devoir de conseiller que tous les projets de murs de grande dimension sur une côte africaine de l’Atlantique soient soumis à l’appréciation préalable, par une commission scientifique tripartite, de toutes les répercussions possibles des agressions des assauts de l’océan sur tout le reste des côtes atlantiques.

J’attends encore et l’Afrique attend la constitution de cette commission dans laquelle le Sénégal ne sera que la côte-ouest du continent africain, ce qui légitime la présence de l’Union Africaine dans cette commission, à côté de la France et l’Europe et des États-Unis.

Le lecteur trouvera en annexe quelques-unes de mes interventions au cours de différentes rencontres dans le monde.

Ce que nous croyons pouvoir demander à l’un des Présidents du G8 qui se trouve sur notre sol en ce début de février 2018, c’est de promouvoir la réunion de cette commission scientifique mondiale tripartite qui serait chargée, d’une part de donner, préalablement, un avis éclairé sur toute entreprise d’édification d’un mur d’envergure sur la côte atlantique et, d’autre part, prescrire les mesures et les moyens de protection de nos côtes,  pour éviter que des initiatives improvisées, non suffisamment réfléchies ou incoordonnées, ou simplement la fonte des neiges, n’entrainent l’irréparable sur d’autres côtes de notre continent, voire sur les autres continents qui partagent l’Atlantique.

Maître Abdoulaye Wade

Ancien Président

de la République Sénégal

Contribution: Retombées de la visite de Macron à Saint-Louis

YERIMPOST.COM Une intéressante approche historique…

  • RETOMBEES DE LA VISITE DE MACRON A SAINT-LOUIS
  • Le chateau “la folie” du baron roger de richard toll devait faire parti du patrimoine architectural a restaurer
  • Fékké bolé wou thi Walo ; Walo mo daalal France thi Ndar

Le Walo aurait du être associé  à cette fête de l’amitié franco sénégalaise qu’a été la récente visite du President Emmanuel Macaron à Saint Louis. En France on ne saurait magnifié des relations avec la ville de Quimper et ignorer la Bretagne  la province qui l’entoure;

En réponse aux populations venues  chaleureusement l’accueillir le président français Emmanuel Macron a promis que son pays injectera plus de 16 milliards de francs CFA, soit 25 millions d’euros, dans la restauration du patrimoine architectural de la ville de Saint-Louis, caractérisé par une dégradation faisant courir à la capitale nord du Sénégal le risque d’être déclassée de la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Les populations du Walo  avec l’association pour la Commémoration du Bicentenaire de la Mise en valeur Agricole souhaiteraient  bénéficier d’une partie de ce pactole afin de pouvoir elles aussi restaurer un autre symbole de la présence française  à Richard Toll  savoir le château  la Folie du Baron Roger.

Sur la route de Matam  juste après le pont de la Taouey dans la Commune de Richard Toll dans un écrin de verdure se dresse  un vaste bâtiment à étages construit au milieu d’un parc  et qui rappelle par son style certains châteaux  appelés (“folies”) du 18ème siècle en Europe. Cet édifice inscrit dans la liste du patrimoine historique classé sénégalais est le témoin de toute l’aventure coloniale de  France en Afrique  plus particulièrement au Sénégal.

Ce château se trouve actuellement à  Richard Toll  est en péril et menace de tomber en ruine.

Seules des mesures d’urgence de  réhabilitation  pourront sauver ces vestiges  dont la valeur est inestimable..  Tout d’abord il faudra   déterminer sous quelle tutelle administrative  se trouve  le bâtiment .Car tout étant patrimoine historique classée, situé dans un foret classé donc dépendant du Ministère de l’environnement, le bâtiment se trouve dans le périmètre communal de Richard  Toll.

Nous allons raconter ce pan de l’histoire  du Walo qui se  confond avec  l’histoire   coloniale française. En effet ce fut  dans cette contrée du Walo   que  la  France a eut à expérimenter  toutes  les  phases d’exploitation coloniale, avant de les appliquer au reste  de l’Afrique noire.

Ce fut au  Congrès de Vienne de  1815, que les pays alliés  vainqueurs de Napoléon  signèrent un  traité de paix  dont une  clause  stipulait la rétrocession à la France de ses  possessions au Sénégal (que l’Angleterre occupait  de 1809 à 1817)  à la condition de l’abolition de la traite négriére.

Afin de prendre le contrôle de la colonie du Sénégal le 17 juin  1816  la France  envoya une expédition navale, dirigée par le futur gouverneur du Sénégal, le colonel Julien Désiré Schmaltz, accompagné, de scientifiques, de soldats et de colons.

Lee navires firent naufrage  sur la cote mauritanienne et al tragédie qui s’en suit inspira le  magnifique et terrible tableau de Géricault qui se trouve  actuellement au musée du Louvre  à Paris connu sous le nom du « Radeau de la Méduse« .

Le colonel Julien Désiré Schmaltz après moult péripéties dans le désert mauritanien avait réussi à gagner à pied  le comptoir de Saint Louis  ou il prit ses fonctions de gouverneur du Sénégal. La mission  que le Ministre des Colonies, le Baron Portal avait assignée au gouverneur Schmaltz était de créer une colonie agricole au Walo.

C’était le début de la révolution industrielle en Angleterre, la machine était entrain de remplacer la force  de travail humaine ou animale. L’Angleterre puissance dominante préconisait l’abolition de la traite négriére afin de vendre ses machines.

La traite abolie la France coloniale trouvait plus rentable économiquement d’acquérir des terres de cultures en  Afrique et d’y faire cultiver du coton et de la canne à sucre  que de transporter des négres  dans les plantations  en Amérique.

Le gouverneur Schmaltz chargé d’appliquer cette politique  porta son choix sur le royaume du Walo pour ses projets de colonisation agricole. Dans une lettre adressée au Ministre des Colonies, le 4 septembre 1819 le gouverneur Schmaltz disait ceci «  J’ai toujours soigneusement observé les pays que j’ai parcourus  et je n’ai pas vu  de plus beau, de plus propre à de grandes entreprises que le Sénégal..Les bords du Gange ne m’ont point paru plus  fertiles que ceux de notre Fleuve et je n’ai le moindre doute d’y réussir les cultures qu’on y  voudra. »

Après  deux jours de négociation  le  8 Mai 1819  à bord du navire l’Isère ancrée  sur le fleuve Sénégal en face du village de Ndiaw, au nom du roi de France le Colonel  Schmaltz   signa avec le roi du Walo  le Brack Amar Fatim  BORSO MBODJE (pére des lingueres Ndieumbeut, Ndate Yalla)  et les principaux  chefs du pays  : le Diawdine Madiaw Xor  Aram Bakar DIAW, le Béthio Sakoura DIOP, le Maalo Ndiack Danco DIAW , le Diogomaye Ndiack Arame Kélar  DIAW , le beuk Negg Ndiourbel Birame Coura DIAGNE le traité dit Traité de NDIAW.

 

Ce traité devait permettre  à la France  de créer des établissements de culture  et de construire des forts militaires  à Dagana et  sur la rivière Taouey pour les protéger des peuples  voisins  près du village de Ndioukouck moyennant une redevance  annuelle de 11 715 ,70 francs.

Apres avoir démarré le projet , le  colonel Schmaltz  fut rappelé en France  et ce fut le Baron Roger le premier gouverneur   français qui mettra en œuvre ce projet de mise  en valeur de1822 à 1827 .

Né à Longjumeau «  Seine et Oise » en 1787 , le Baron Roger est mort en 1849. Avocat à la cour de cassation de Paris  Roger  avait exprimé pendant plusieurs années le désir de servir dans les colonies , ainsi il sera nommé directeur de l’habitation royale   à Koielel ( ferme modèle entre Dagana et Mbilor) destiné à la vulgarisation agricole de la colonie au Sénégal.Deux ans plus tard Roger fut nommé procureur du Roi par intérim à Saint Louis .

Par ordonnance royale du 26 juillet 1821 Roger fut nommé Commandant et Administrateur du Sénégal (le titre de Gouverneur ne sera établi qu’en 1828).

En février 1822  Jacques François Roger prendra  ses fonctions à Saint-Louis .Empreint de théories rousseauistes, très progressiste pour son époque, il  commença à former les premiers éléments d’une élite africaine moderne.  De 1822 à 1824 avec l’aide de la Révérende mère Anne Marie Javouhey le Baron Roger, créa une école rurale de garçons à Dagana

Son action se fondait sur une pensée simple : la croissance d’une société sous développée se réalise en partant de l’agriculture, le commerce en conséquence devient l’auxiliaire de l’agriculture.  Afin d’attirer ses investissements et collaborateurs nécessaires à cette politique agricole il s’attache à débarrasser le Sénégal d’une réputation d’insalubrité auprés de l’opinon publique francaise

En effet pour asseoir sa politique agricole il fait appel à un personnel d’encadrement très spécialisés : Brunet, Morénas et Claude Richard, des botanistes, des chimistes, des géographes…

Un de ses ingénieurs Claude  Richard   qui  donnera  son  nom  à la ville  de Richard-Toll ( qui signifie en Wolof le champ de Richard )  qui implanta  la première station expérimentale agricole de l’Afrique noire. Le coton, l’ arachide , sésame, l ‘indigo    toutes  ces plantes  ont  été  introduites  en Afrique  tropicale grâce au  jardin  d’essai de Richard Troll.

Pour la main-d’œuvre, il met en place en septembre 1823 « l’engagement à temps » qui en harmonie avec ses idées abolitionnistes. Aucun esclave ne travaillait dans ses plantations.

En novembre 1826 à sa demande,  estimant la colonisation fondée, il retourna en France ou il sera élu député du Loiret et à ce titre membre d’une commission chargée de l’examen du sort des esclaves dans les colonies.

Ouvert, philantrope Le Baron Roger s’est beaucoup intéressé à la culture de son pays d’adoption le Walo . Rappelons ses témoignages sur la culture du peuple du Walo  à travers les différents  ouvrages   qu’il a écrits   dont  nous  pouvons  citer :

  • Fables sénégalaises  recueillies  du  ouolof  et  mis  en français .
  • Notice sur le gouvernement, les mœurs , et les  superstitions  des   nègres   du    pays   du  Waalo
  • Recherches philosophiques sur la langue ouolofe
  • Kélédor, histoire africaine

Il écrivit dans « Recherches sur la langue Ouolof »,  : « Ce langage… suppose un peuple doué d’un sens droit, d’une heureuse organisation et dont, malgré les préjugés absurdes qu’inspire trop souvent sa couleur, l’humanité n’a pas à rougir » – dans ses « Fables Sénégalaises », page 240 : « Les Sénégalais possèdent au plus haut degré les vertus hospitalières et l’esprit de charité… On doit attribuer les difficultés qu’éprouvent les européens pour pénétrer dans l’intérieur à leurs préjugés de domination, de supériorité ». – Dans son roman « Kélédor » (relatant les tribulations d’un jeune walo walo partisan de la révolution toorodo) : « qu’on se persuade bien que ces hommes ne sont pas, autant qu’on le croit communément, dépourvus d’intelligence, de sensibilité, d’énergie »

Parlant  couramment Wolof ,il  épousa une femme du pays la  fille du Diogomaye Ndiack Arame Kélar  DIAW ,   Yacine   Yérim  DIAW ,et eut une fille  Marie  Roger  qui  compte actuellement  beaucoup de  descendants  à  Richard Toll et à Rufisque.

C’est pour les beuax yeux de cette  épouse   qu’il  fit  construire   ce château   sur les  berges  de la  rivière TAOUEY     appelé la <<  folie du   Baron  Roger>>.

Réhabilité le château et son parc pourront abriter un musée culturel et botanique dédié a l’histoire du Walo  , à l’histoire de la présence française au Sénégal et surtout à son expérience agricole.

 

Amadou Bakhaw DIAW diaogo.nilsen@gmail.com

 

 

Exclusif! Quels dégâts a subis le Falcon 7X de Macron ? Comment est-il rentré à Paris ?

YERIMPOST.COM Yerimpost est en mesure d’écrire que le numéro un français, Emmanuel Macron, est arrivé au Sénégal avec deux avions: un Falcon 7X qui transportait des éléments de la sécurité présidentielle, des journalistes français et d’autres invités membres de la délégation.

Quant à lui, Macron, il est venu à bord du Cotam, le Air Force One français, un Airbus A330-200 aussi gros, moderne que sophistiqué. C’est parce que cet avion ne peut pas atterrir à Saint-Louis du fait de l’étroitesse de la piste que Macron s’est rendu dans l’ex-capitale de l’AOF à bord du Falcon 7X.

C’est cet aéronef qui, au cours de la manoeuvre avant son envol, a heurté la Pointe de Sarène, l’avion présidentiel sénégalais. Le bout de son aile s’est dégradé, l’écran de surveillance et la puce radar ont été endommagés. Le Falcon ne remplissait plus les normes de sécurité pour voler.

Macron a dû monter à bord de la Pointe de Sarène, aux côtés de son homologue Macky Sall, pour rejoindre Dakar. Dans la capitale l’attendait, sur le tarmac de l’aéroport de Dakar, son A-330 à bord duquel il s’est envolé pour Paris un peu avant 16h GMT, ce samedi 3 février.

Quant aux autres membres de sa délégation qui devaient emprunter le Falcon, ils devront attendre demain dimanche, et ont des chances de prendre des avions de ligne. La réparation du Falcon à Saint-Louis risque de prendre quelques jours. Et nécessiter l’intervention de techniciens en provenance de France.




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Macron à Saint-Louis: Les libéraux se déchirent

YERIMPOST.COM Les libéraux de Saint-Louis ont accueilli le président Emmanuel Macron en rangs dispersés. En effet, Ahmet Fall Braya, qui avait été désigné président du comité d’accueil du président français à Saint-Louis par le maire Mansour Faye, a été la cible tirs provenant de ses frères de parti qui lui reprochent d’avoir pactisé avec l’ennemi. N’ayant cure de ces remontrances, le patron des libéraux de Saint-Louis a non seulement fait le « job » mais également a recadré ses frères de parti qui, à son avis, n’ont rien compris à sa démarche.

Interviewé par Dakaractu à la fin de la visite du président français dans la vieille ville, Braya clame toujours son appartenance au Parti démocratique sénégalais (Pds).

 

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Urgent! L’avion de Macron a heurté la Pointe de Sarène à l’aéroport de Saint-Louis

YERIMPOST.COM En faisant une manoeuvre pour prendre son envol, l’avion devant transporter le président Emmanuel Macron a heurté la Pointe de Sarène. S’il y’a eu plus de peur que de mal, le chef de l’Etat français a été obligé de monter à bord de l’avion présidentiel du Sénégal pour regagner Dakar.

Des étapes marquantes de la visite de Macron à Saint-Louis

YERIMPOST.COM Signer des accords pour les générations futures vaut un accueil en couleurs. Si tel a été le credo à Dakar, à Saint-Louis, le décor est tout autre. Emmanuel Macron et Macky Sall ont été accueillis chaleureusement par les populations sorties en masse pour l’occasion. Première étape de cette visite dans la première capitale de l’AOF, le président français Emmanuel Macron, accompagné de son homologue sénégalais, s’est rendu à La Langue de Barbarie. Dans son discours, il a annoncé une enveloppe de 7 milliards de nos francs pour lutter contre cette érosion côtière qui menace chaque jour davantage la tranquillité des riverains. Les deux chefs d’Etat sont incessamment attendus sur la place Faidherbe où le président Macron prononcera une allocution  très attendue.

Une Conférence réussie, mais avec trop de couacs !!!

YERIMPOST.COM Organisée ce vendredi 2 février à Dakar, la Conférence internationale de reconstitution des fonds du Partenariat mondial pour l’éducation a tenu ses promesses. Si la réussite de cet événement n’est pas à discuter du point de vue de organisation, des faits ont toutefois entaché cette journée dont le président de la République se serait bien passé. La rédaction de Yerimpost retrace pour ses lecteurs la chronologie de ces événements qui sont intervenus tel du sable dans le couscous.

Sur invitation de Macky Sall, le chef de l’Etat français a visité le chantier du Train Express Régional (TER). Rien de particulier à noter sur cette étape. A l’inauguration du collège de Hann Bel-air, une toute autre ambiance. Le directeur de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public (AGETIP) était chargé de faire les présentations du programme de construction et de réhabilitation de 17 collèges d’enseignement moyen. Elhadj Malick Gaye, en plein exposé, a été interrompu par le président Macky Sall himself qui n’a pas hésité à aller le chercher en le tirant par le bras pour le recadrer. Une situation qui a fait tordre de rire le président Macron qui s’est vite ressaisi. Mais… quelle humiliation !

On croyait en avoir fini avec les incidents, mais c’était sans compter avec le président français un peu trop curieux qui, au CEM de Hann Bel-air, a interrogé une élève sur l’effectif de la classe. Dans son inconscience de jeunesse, la jeune fille a tout naturellement répondu qu’ils sont 28 élèves dans la classe, mais seulement depuis trois jours. La mine serrée, le président Macky Sall a assisté impuissant à la scène. macron a insisté pour connaître l’effectif avant ces trois derniers jours. Son interlocutrice lui a fourni un chiffre qui multiplie par 3 celui que le Sénégal avait voulu faire voir. Ambiance…




Cap sur le Centre international de conférence Abdou Diouf. Le roi du Mbalax a offert une prestation remarquée et remarquable. Youssou Ndour a eu droit à une standing ovation de toute l’assistance. Mais, en quoi le chef de l’Etat avait-il besoin de lever la main du chanteur comme pour dire « tu es le meilleur » ? Merci M. le président, mais ce n’était ni le lieu ni le moment ! Le diplomatiquement correct était de rigueur.

Pendant ce temps, à quelques encablures de Diamniadio, à Dakar, des arrestations ont été effectuées sur des manifestants. Les forces de l’ordre ont interpellé 17 membres du Collectif contre la franc-maçonnerie et l’homosexualité. La Plateforme « France dégage » n’a pas non plus été épargnée. Guy Marius Sagna, Ndéye Nogaye Babel Sow entre autres ont été cueillis pour avoir défié l’arrêté préfectoral interdisant leur sit-in devant l’ambassade de France au Sénégal.

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Vidéo- Rihanna éblouit le Cicad par la beauté de son corps et de sa voix

YERIMPOST.COM Une assistance conquise…





Youssou Ndour enflamme le Cicad: Macron impressionné !

YERIMPOST.COM Les images des chefs d’Etat parlent…

ARRÊT SUR IMAGE: Rihanna se moque-t-elle d’Emmanuel Macron ?

YERIMPOST.COM L’image parle…





Vidéo- Macky, agacé, interrompt le DG de l’Agetip devant Macron

Vidéo- Cette élève fout la honte à Macky Sall devant Macron

YERIMPOST.COM La vérité est difficile à masquer. Elle sort toujours de la bouche des enfants…

Urgent: Une série d’arrestations en cours

YERIMPOST.COM Au moment où ces lignes sont écrites, le Commissariat central de la ville de Dakar refuse du monde. Les forces de l’ordre ont procédé à une série d’interpellations. Des membres de « France dégage » et du Collectif contre la franc-maçonnerie et l’homosexualité ont été placés en garde-à-vue. Des manifestations simultanées interdites par le préfet de Dakar que les deux plateformes voulaient tenir coûte que coûte sont la source de ces arrestations. Nous y reviendrons…

You fait un câlin à Rihana et provoque…

YERIMPOST.COM Pour démarrer la Conférence sur le financement de l’éducation, les organisateurs n’ont pas trouvé meilleur artiste que Youssou Ndour. Devant les présidents sénégalais et français, le Roi du Mbalakh a assuré. Après des panels tenus ce matin, You a trouvé la bonne dose pour bien démarrer la suite de la conférence.

Il a commencé à chauffer la salle par le son « Birima » avant de terminer avec « Africa ». Sa belle prestation est sanctionnée par un câlin qu’il est, lui-même, allé donner à Rihana assise au rang des invités. Il s’est ensuivi un tonnerre d’applaudissements…

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Images exclusives de Macron à Dakar

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Image: Yerimpost.com

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Visite du président Emmanuel Macron au CEM de Hann-Bel Air

Vidéo- Train Express Régional: Visite du président Emmanuel Macron

Macron a débarqué à Dakar avec une forte délégation…

YERIMPOST.COM Comme annoncé, l’avion d’Emmanuel Macron s’est posé sur le tarmac de l’aéroport Léopold Senghor à 23h. Le président de la République de France, accompagné d’une forte délégation, a été accueilli, à sa descente, par le président Macky Sall et le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne. L’équipe gouvernementale était bien en place pour accueillir l’hôte du jour et assister à la cérémonie protocolaire…
Après une courte pause à la loge présidentielle de l’aéroport, le président Macky Sall et son hôte se sont dirigés vers leurs résidences respectives sous une bonne escorte.

 

Babacar Fall/ YerimPost.com

Contribution: France-Sénégal: Les bons points de l’Ambassadeur et les mauvais points de l’Histoire

L’actuel ambassadeur de France est un millésime, pour ne pas dire le meilleur ambassadeur « post colonial ».  Il se promène souvent sans ses attributs qui lui auraient permis d’écraser la plèbe. Y compris costume et cravate. Assidu aux manifestations sportives et surtout à la très populaire lutte sénégalaise où il prend souvent place sur les gradins sans garde du corps, outre mesure. Il fréquente les confréries jusqu’au Sénégal des profondeurs.

Ce qui vient d’être dit est du jamais vu.

Cette fois l’histoire de la France moche est à embellir. A savoir :

  • L’esclavage
  • La déforestation
  • L’écologie catastrophique
  • Le racisme
  • Le pillage des biens du pays
  • L’imposition des dirigeants, des systèmes politiques

Ainsi que l’instauration d’une économie, d’une monnaie, d’une langue, d’une culture toutes esclaves de la France !

Cette énième visite d’un Président Français, en l’occurrence M. Macron, aurait dû susciter l’espoir de le voir se rendre à Touba. L’occasion,  enfin, de présenter les excuses de la France pour l’exil forcé de Cheikh Ahmadou Bamba, symbole de la dignité de l’homme noir. Ainsi que pour d’autres cas similaires. Peu ou prou.

Ne pas financer le développement du pays en compensation de l’esclavage relèvera toujours du contentieux historique. Il en est de même pour une reforestation du sud au nord. Jusqu’à faire revenir l’éléphant dans ses foyers du Fouta.

Veiller à ce que la compagnie TOTAL, déjà considérée comme raciste, ne soit le nouveau prédateur de l’énergie fossile, espoir des générations futures.

Le Sénégal chasse gardée de la France doit, désormais, appartenir à l’Histoire.

Peut-être que ce voyage du Président Macron n’a été qu’une répétition, une sorte de visite du propriétaire.

Nous autres Sénégalais attendons un autre voyage pendant lequel disparaitra la non accessibilité des confréries quant à l’Exécutif politique. Car il y a bel et bien interdiction.

Par ailleurs, faire signer par des hommes liges des transactions aussi scandaleuses que celles du T.E.R est plus que  cynique. Là où nous avons payé cinquante kilomètres de train pour le prix de cinq cents. Il suffit de voir le rapport qualité prix pour ALSTHOM quand il s’agit de vendre à la France ou au Sénégal.

Revenez-nous, Monsieur Macron pour réconcilier l’histoire de votre pays avec celle du siècle naissant, à défaut de devenir,  pour l’histoire,  un simple macaron.

 

AHMED KHALIFA NIASSE

 

L’avion-éclaireur de Macron a atterri… Pourquoi à Dakar et pas à Diass ?

YERIMPOST.COM Sur la foi des confidences d’une source bien informée, Yerimpost est en mesure d’écrire que si l’avion-éclaireur du nouveau président français, Emmanuel Macron, a atterri à l’aéroport de Dakar, c’est pour raison de sécurité. L’aéronef qui transporte Macron atterrira lui aussi à 23h à Léopold Sédar Senghor. L’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), qui fonctionne depuis seulement un peu plus de deux mois, n’est pas apparu suffisamment rôdé aux yeux des services secrets français. d’autant qu’une grève des aiguilleurs du ciel, dès le lendemain de l’ouverture de l’ouvrage, au motif de normes de sécurité insuffisantes, n’a pas été pour arranger les choses.

 




Ameth Fall Braya se justifie à propos de sa décision d’accueillir Macron

YERIMPOST.COM Critiqué pour sa décision d’accueillir le président français qui sera en déplacement à Saint-Louis, Ameth Fall Braya répond dans les colonnes du journal l’Observateur. Selon lui, cette visite du président Emmanuel Macron n’a rien de politique. Une commission composée des partis politiques, de la société civile, de l’Odcav entre autres s’est formée et il a été désigné pour diriger l’organisation.

Au Parti démocratique sénégalais (PDS) à Saint-Louis, certains de ses camarades l’ont même taxé de rouler pour le président Macky Sall, Ameth Fall de rétorquer que s’il voulait rejoindre l’Alliance pour la République (APR), il n’aurait pas eu besoin de tourner en rond. Son seul souci, c’est l’amélioration des conditions de vie des Saint-Louisiens. Chaque fois que l’Etat posera un acte dans ce sens pour Saint-Louis, Ameth Fall Braya indique qu’il répondra présent. Il martèle qu’il n’a aucunement l’intention de quitter le PDS pour rejoindre l’APR, du moins pour le moment.

Contribution: Non au néocolonialisme du Président Macron (Jacques Habib Sy)

YERIMPOST.COM La parole à cet intellectuel reconnu !

 

Je voudrais adresser ces mots au Président Macron en sa double qualité de chef de l’un des Etats aux desseins géostratégiques, militaires, économiques, financiers et culturels les plus directement opposés à ceux du Sénégal et de l’Afrique et de l’artisan zélé d’un néo-gaullisme sur les fronts de la monnaie coloniale de la françafrique, des accords d’un prétendu partenariat économique qui permet à la fratrie européenne et à l’empire français de piller ouvertement les ressources naturelles et le commerce africains.

 

Depuis votre installation à l’Elysée, la ligne de mire géopolitique de la France s’illustre dans la continuité du contrôle militaire et politique du continent africain et de la main mise sur nos abondantes ressources minières, pétrolières et halieutiques. La France est directement impliquée dans au moins 30 coups d’Etat militaires en Afrique et de l’installation de chefs d’Etat africains dont la plupart sont des dictateurs ou des pions placés sur l’échiquier des intérêts français, prêts à retourner abattre le glaive de la répression souvent sanglante contre leurs propres peuples.

 

Nous n’en finirions pas de faire le bilan macabre de tuerie et de destruction dont vos gouvernements antérieurs se sont rendus coupables à travers l’histoire. On se rappelle que la France a réprimé dans des bains de sang effroyables des dizaines de milliers d’Algériens, plus de 100 000 Malgaches durant leur longue résistance, plus de 50 000 Camerounais dont les dirigeants upécistes ont été affreusement mutilés avant d’être lâchement exécutés, etc.

 

Or, vous avez commencé votre magistère par dissiper votre responsabilité propre quant à la gestion de cet héritage encombrant. Cette posture n’est ni courageuse ni porteuse d’espoir pour les jeunes générations d’Africains que vous expulsez à un rythme plus accéléré que celui de vos prédécesseurs. Vous avez déjà fait preuve d’une arrogance sans bornes tout récemment à Calais devant des migrants africains désemparés en leur adressant des propos à la fois durs mais surtout racistes et condescendants. Votre projet d’immigration choisie n’est pas plus recevable compte tenu de la politique migratoire de la France de la période d’après-guerre aux années 80 qui favorisait l’entrée en France de travailleurs immigrés parqués dans des ”foyers” insalubres pour balayer les rues de vos villes et garnir vos lignes de construction automobile de manœuvres bon marché.

 

Ici même, nous vous avons demandé de rendre toutes les archives du massacre de Thiaroye relatives à l’exécution par vos troupes de plusieurs dizaines voire des centaines de “tirailleurs” fraichement rentrés du front et dont le seul tort avait été de réclamer leurs pensions de démobilisation, non payées à ce jour. Vous observez le même principe condamnable de discrimination contre nos anciens combattants qui ont vaillamment combattu contre l’invasion nazie en France et ailleurs en refusant jusqu’ici de leur payer, ou à défaut à leurs descendants, l’entièreté des pensions et indemnisations qui leur sont dues jusqu’ici.

 

Comme votre prédécesseur Mitterrand, vous tenez que “sans l’Afrique il n’y aura pas d’histoire de France au XXIe siècle” parce que convaincu que “la France sait combien l’Afrique lui est nécessaire” et que cette dernière garantit son influence et son aura dans les instances internationales. Instruit par cette maxime mitterrandienne et au lieu d’inverser la tendance de l’extrême appauvrissement des nations africaines que votre pays a naguère réduites à l’esclavage tricentenaire le plus éhonté en dispersant ses fils et ses filles de Saint-Pierre-et-Miquelon aux Antilles et à Saint-Domingue pour disposer d’une main d’œuvre taillable et corvéable à merci dans vos plantations, vous avez, au contraire, poursuivi les mêmes politiques pour construire la prospérité française à travers le contrôle hégémonique des marchés africains. Vous avez également veillé à maintenir sous votre férule et celle de vos milieux d’affaires de funeste réputation, la plupart des chefs de l’Etat africains et aussi pour arranger des fins de mois difficiles d’Etats faillis asphyxiés par l’inefficacité et la corruption généralisées.

 

Vos états de service rendent compte de votre volonté de ne pas admettre le lourd héritage que représente la responsabilité de la France dans l’existence de charniers au Tchad, au Cameroun, au Gabon, au Congo, au Rwanda et ailleurs. Nous aurions préféré vous entendre regretter sincèrement les crimes contre l’humanité commis par la France en Afrique et vous voir vous atteler à réparer les fâcheux résultats des politiques impitoyables d’oppression et de spoliation de la classe politique française aux affaires toutes tendances confondues, à quelques exceptions près.

 

Ici même au Sénégal, vous avez maintenu comme ambassadeur un ancien directeur de vos services d’espionnage et de contre-espionnage pour assurer la lutte contre le terrorisme en Afrique occidentale et centrale, terrorisme créé par votre politique au Maghreb et au Moyen-Orient. Cet Ambassadeur est naturellement chargé de garantir vos parts de marché à travers la présence massive et grandissante de plus de 600 entreprises françaises dans les domaines les plus divers (banques, industries de substitution d’importation, secteur des services vitaux tels l’eau, l’électricité et le téléphone, hydrocarbures, etc). Ces entreprises françaises sont un facteur direct d’appauvrissement de nos petites et moyennes entreprises. Leur omniprésence récemment accélérée est décriée par tout le Sénégal. Nous ne voulons plus de cette ligne politique qui fait de vous un banabana (marchand) par procuration.

 

Au Mali voisin, l’une des plus vieilles civilisations du monde, que votre prédécesseur a installé dans la précarité sécuritaire en dirigeant l’invasion la plus barbare de la Lybie voisine, ce qui a rompu les équilibres fragiles de la zone soudano-saharienne et rendu possible  son invasion par des groupes intégristes d’un autre âge, vous nourrissez l’ambition d’en partitionner l’immense territoire pour mieux assurer le contrôle direct de ses ressources minières et pétrolières. La destruction de la Lybie grâce à la coordination zélée de la France a eu pour conséquence directe, contrairement à vos arguments de dérobade continue, l’esclavage des Ouest-Africains par des groupes armés incontrôlés en Lybie même.

 

Au plan financier, vous prétendez laisser à la chefferie d’Etat africaine le choix de conserver ou non cette monnaie asservissante qu’est le franc Cfa à travers des accords financiers et monétaires pourtant ouvertement et bruyamment récusés par les peuples africains. Un véritable choix présenté aux Africains eut été de démanteler l’Union économique et monétaire ouest africaine qui n’a d’autre propos que de balkaniser davantage l’Afrique d’expression officielle francophone et de la monter contre les intérêts du reste de l’Afrique. Les Accords de partenariat économique que vous défendez et promouvez au nom des intérêts conjugués de la France et de l’Europe enfoncent durablement les Africains dans la pauvreté extrême (50 à 60 %), la précarité et une misère grandissantes alors que vous prétendez instruire un partenariat “gagnant-gagnant”, formule simpliste reprise à l’aveuglette par vos obligés africains. Nous ne voulons pas de ces accords et nous le disons depuis des décennies.

 

Quant à la francophonie, je l’ai déjà dit durant la période préparatoire du XVe Sommet de la francophonie, elle ne sert que les intérêts de la France. Les Africains sont des Africophones et ont davantage intérêt à perpétuer l’existence de leurs propres langues plutôt que le français qui est encore aujourd’hui parlé, après trois siècles de présence ininterrompue de la France, par une minorité d’Africains instruits mais non éduqués en tant que vecteurs de leur propre culture au service d’un projet scientifique et technologique durable parce que nourri par la sève culturelle africaine. Je demande donc au Président de la République que vous êtes de mettre un terme à tous ces projets prétendument éducatifs qui ne visent en réalité qu’à maintenir les pays africains dans une forme de francophonie frauduleuse puisque vous ne l’appliquez pas à vos propres concitoyens qui ne se sentent ni interpellés ni concernés par elle. L’inauguration d’un centre de promotion de l’éducation n’a en vérité d’autre objet que de maintenir les jeunes générations d’Africains dans un système d’enseignement et de recherche sans lendemain destiné à produire des chômeurs en masse incapables de rendre nos sociétés et nos économies performantes. Les mirages de la prétendue “émergence” ou du “miracle économique” auxquels aspirent vos obligés Africains ne nous intéressent pas davantage parce qu’elles participent de ce double langage de duperie et de politique  d’appauvrissement de nos pays que nous récusons et combattons.

 

S’il y a une certitude, Monsieur le Président de la République française, c’est que vous perdez votre temps en Afrique en y traînant les bagages encombrants et surannés de la vieille France coloniale et néocoloniale (le franc Cfa, la francophonie, la françafrique, les partenariats à sens unique, les multinationales françaises aux instincts de pillage, etc.).

 

Cet héritage pourrait ne pas être le vôtre parce que vous avez encore la chance innée de pouvoir jeter aux orties le manteau de l’hégémonisme pour porter celui de la coopération désencombrée des scories du passé et en phase avec nos aspirations à l’indépendance véritable. A une prospérité portée par les forces travailleuses d’une Afrique debout et alerte.

 

Ne vous y trompez pas. Aujourd’hui comme hier, lorsqu’il y a un demi-siècle, ici même, De Gaulle tournait le dos à l’histoire devant des porteurs de pancartes, l’Afrique reste encore et toujours héritière de la flamme sacrée de la liberté qu’elle entretient et fait briller d’une lueur incandescente, porteuse de fulgurance créatrice et de progrès social. Ces femmes et ces hommes qui avaient accueilli votre mentor à la Place de l’Indépendance sont toujours ici. Ils ont su rester dignes, fiers et ouverts à un véritable partenariat avec le reste du monde. Vous les trouverez partout attentifs à votre propos. Ne leur servez pas les discours vieillis auxquels nous avaient accoutumés vos prédécesseurs. Faites un effort de construction étatique capable d’une véritable générosité se projetant dans le temps véritable, celui des aspirations populaires les plus fortes.

 

Un dernier conseil, si je puis me le permettre Monsieur le Président de la République, donnez-nous ici même, par des mesures concrètes, la preuve de votre bonne foi quant à votre intention de tourner le dos à la françafrique.

 

Jacques Habib Sy

L’agenda du président Macron au Sénégal

YERIMPOST.COM Une fois à Dakar, Emmanuel Macron rendra visite aux Eléments français au Sénégal. Macron recevra ensuite la communauté française résidente au Sénégal. Le président français a aussi décidé de se rendre dans la région de Saint-Louis, sur la Langue de Barbarie. Autre activité inscrite dans l’agenda de la visite d’Etat du président français, la conférence sur l’Education qu’il co-présidera avec le président Macky Sall.

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Idrissa Seck s’attaque à la visite de Macron

YERIMPOST.COM Sans langue de bois ! C’est par cette formule que l’on peut qualifier la sortie d’Idrissa Seck à propos de la visite d’Emmanuel Macron. En tournée dans le Sénégal oriental, le patron du Rewmi n’a pas porté de gants pour évoquer la visite du président français au Sénégal. Selon lui, la coopération entre l’Occident et l’Afrique repose sur des « rapports de domination et de pillage auxquels il faut mettre un terme ».

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Visite de Macron: Quelle mouche a piqué le PDS ?

YERIMPOST.COM Le plan de sabotage qui ne dit pas son nom, concocté par le Parti démocratique sénégalais (PDS) à l’occasion de la visite à Dakar du président français, Emmanuel Macron, du 1er au 3 février, est sidérant. Il ne peut qu’offusquer tout citoyen attaché aux codes de l’élégance républicaine.

D’autant qu’il s’agit du PDS, le parti d’Abdoulaye Wade, artisan du long combat d’opposition qui a abouti à la première alternance au pouvoir, en mars 2000. Il s’agit du PDS, cette formation politique qui a dirigé le Sénégal de 2000 à 2012, ce parti de gouvernement qui n’a pas le droit de confondre régime politique et Etat. Proposer des manifestations de ses militants à toutes les étapes de la visite du président français ne l’honore guère.




Le séjour de Macron est un moment de forte exposition médiatique de notre pays. C’est une occasion pour le Sénégal de montrer ses atouts, de donner l’image d’un pays fort, uni autour de l’essentiel et en marche vers le progrès.

Comme le nom l’indique, nos problèmes internes sont internes. Nous devons les gérer « entre nous », dans la pure tradition sénégalaise du dialogue. Le linge sale se lave en famille. Il ne s’étale pas sur la place publique.

Lorsque Macky Sall pose des actes de gouvernance à l’intérieur du pays, tout parti d’opposition peut le combattre par tous les moyens légaux. Lorsqu’il pose des actes qui engagent nos rapports avec l’étranger, il est dans le domaine réservé de la diplomatie. L’opposition peut lui suggérer, mais n’a pas le droit moral de le critiquer sur ce terrain.

Et puis, depuis quand le parti d’Abdoulaye Wade, qui a gouverné le Sénégal sur une ligne d’indépendance vis-à-vis de l’ancienne puissance colonisatrice, accorde-t-il autant de place à la France dans notre cuisine interne ?




Ce serait céder à un grave complexe néocolonial que de mêler le président français à la gestion de nos affaires internes. Macron répondrait de toute façon, comme il l’a fait au Burkina Faso, dans ce style condescendant qui est le sien, qu’il a été élu pour régler les problèmes de la France et non ceux du Sénégal. Ce qui est, du reste, une vérité absolue.

Le PDS doit revoir sa copie pour ne pas « verser la figure du Sénégal par terre », comme on dirait sur les bords de la lagune Ebrié. Ce parti plus que quarantenaire, acteur majeur de l’histoire politique de ce pays, ne peut se permettre ni faute de goût diplomatique ni inélégance républicaine. Quelle mouche l’a piqué pour qu’il énonce ce « plan d’action » qui ne l’honore point et ne lui ressemble guère ?

Cheikh Yérim Seck

 

Comment le Pds va accueillir le président Macron

YERIMPOST.COM Le Parti démocratique sénégalais (Pds) va accueillir le président Macron à sa façon. Les Libéraux ont établi leur plan d’action pour se faire entendre. Même s’ils ne comptent pas faire du sabotage, Me Elhadj Amadou Sall et ses frères vont exprimer leur colère devant le président de la République française qui effectuera une visite au Sénégal du 1 au 3 février 2018. Ils ont appelé leurs militants à arborer partout des brassards rouges pour manifester pacifiquement contre les dérives de Macky Sall.

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Une calebasse de noix de cola pour le président Macron (Habib Sy)             

YERIMPOST.COM Ci-dessous la réflexion de l’ancien ministre…                        

Depuis son élection à la tête de la République Française, le jeune Président Emmanuel Macron a parcouru des milliers de kilomètres pour visiter des pays africains. Il s’est particulièrement rendu dans d’anciennes colonies de la France. Au cours de ses différents périples, et de façon volontariste,  le Président Macron s’est évertué à décliner et expliquer sa  nouvelle politique, voir sa nouvelle vision de la coopération France- Afrique. Il a été bien écouté et, certainement, bien entendu par les chefs d’Etat des pays visités.

Quid de l’opinion africaine ? Pour ce vecteur le plus déterminant de sa communication, il n’est pas certain que le message du président de la France ait été bien compris. La  communion avec des étudiants, dans un amphithéâtre de l‘université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, n’est point un baromètre de l’appropriation du discours du Président par les jeunes du continent africain.

Le traitement consacré au sympathique échange, entre le Président et les étudiants, et, entre les présidents des deux pays, par certains medias et autres communicants européens, est encore une preuve de leur ignorance de la culture africaine. En  Afrique, on ne saurait  apprécier par des prismes occidentaux, les larges convenances accordées à l’étranger, de surcroit, s’il s’agit d’hôte de marque. Cette valeur de notre culture qui peut friser la naïveté, a souvent facilité la pénétration occidentale dans le continent. L’étranger était venu avec des intentions cachées. Ce fut une opportunité pour trahir notre hospitalité, et asseoir sa domination, par la supériorité des armes.

Les peuples ne sont pas maitres de leur culture, en point de vouloir, ou pouvoir sen débarrasser selon leur gré.

La nouveauté de l’approche du Président Macron ne proscrit pas une tradition de ses prédécesseurs. Lui, au tant que les autres, est à la recherche du format, pour ne pas dire de formule, d’une coopération décomplexée avec l’Afrique, tout en préservant les intérêts de la France. Ainsi, c’est un difficile jeu d’équilibrisme auquel se livre la France, depuis l’indépendance des ses anciennes colonies africaines au sud du Sahara, dans les années 1960.

Du général De Gaule  à  l’actuel président Macron, la volonté a toujours été affichée, par la France, d’établir une autre forme de coopération avec l’Afrique.

La dernière trouvaille du président Macron, c’est la création d’un Conseil Présidentiel Pour L’Afrique. Le Conseil, composé essentiellement de binationaux, a pour mission de baliser au président, les meilleures voies possibles d’une nouvelle coopération avec l’Afrique. A ce propos, il faut saluer l’humilité du Président Macron. En prenant une pareille décision, il accepte sa méconnaissance de l’Afrique et, par conséquent, l’importance  d’être conseillé par des africains, sur des sujets concernant leur continent.

Quand bien même, l’idée est généreuse, voir courageuse, il y’a une forte probabilité, à l’instar d’autres qui l’on précédées, qu’elle  finisse  ses jours au musée  des œuvres d’art politique, que la postérité visitera de temps à autre, pour animer des débats d’intellectuels.

Le moment est venu d’être plus courageux, en regardant la réalité en face. L’histoire, la langue, les intérêts, le subconscient culturel, et tant d’autres facteurs immatériels, constituent les liens indestructibles entre la France et l’Afrique. La probabilité d’un accident historique, pouvant anéantir ces liens est presque nulle.

S’il en est ainsi, pour  ne plus s’éterniser dans des formes de coopération qui dureront le temps d’une rose, il faut oser. Oser  penser et,  créer un socle de coexistence, qui aura l’ambition de défier le temps. Le  temps est venu de développer une énergie collective entre la France et l’Afrique, pour construire dans la pierre leur  volonté commune d’avancer ensemble, pour aujourd’hui et demain. Ne le feraient- elles pas,  elles rendraient plus laborieuse, plus risquée et plus lente, leur marche vers le nouveau monde qui est en train de se construire.

Selon un adage wolof « Ñi Manula  Taqali koo Dañuy and » « Dans l’impossibilité de se séparer, il faut rester ensemble. »

Le 1e février 2018, le Sénégal aura l’honneur d’accueillir le Président de la République Française.

Comme le veut la tradition africaine, nous l’accueillons avec une « calebasse de noix de cola », sous forme d’une  réflexion sur le futur de la coopération entre la France et certains pays africains.

La construction organique étant la meilleure façon de rester ensemble,  la mise en œuvre d’un CONSEIL DES ETATS FRANCE –AFRIQUE (CEFA) pourra être étudiée par les différents pays concernés.

Le Conseil  sera composé par la France et les pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA.)

L’UEMOA est l’organisation la plus indiquée au plan continental. En effet, elle est l’organisation, ou, l’une des organisations d’intégration les plus achevées en Afrique. Les Etats membres partagent presque tous la langue française, ont une monnaie commune, et appliquent des règles commerciales et douanières harmonisées.

L’objectif principal du Conseil, c’est d’entreprendre des investissements massifs dans les pays de l’Union. Les intérêts, bien sur, seront partagés par la France et les pays de l’Union.

Le modèle des investissements et de la propriété du patrimoine pourra s’inspirer de l’Organisation pour la Mise en valeur du Fleuve Sénégal(OMVS), pour les Etats de l’UEMOA.

La France participera au financement par un emprunt sur le marché. Elle sera ensuite remboursée à un taux concessionnel par les pays membres de l’UEMOA. En échange, les entreprises françaises en partenariat avec des sociétés locales bénéficieront de préférence pour la réalisation des projets.

A terme, par une politique de transfert de technologie, les entreprises de l’UEMOA, seront à un niveau technologique qui leur permettra d’être en compétition et de gagner des marchés en Europe.

Ainsi, les Pays de l’UEMOA auront une opportunité de se moderniser plus vite. La France aura un nouveau marché pour ses entreprises .Elle trouve en même temps, en partie, une solution à ses difficultés économiques et ses conséquences sur le plan social.

Un coup d’arrêt sera porté à l’émigration clandestine, car les pays  africains, membres du Conseil, auront une offre d’emplois exponentielle pour leurs jeunes.

Au début, le Conseil pourra ainsi être organisé, et autour des domaines suivants :

 

1-Le Conseil des Chefs d’Etat et de gouvernement sera l’organe principal du Conseil des Etats. Il fonctionnera sous la forme  d’une présidence et d’un lieu de réunion tournants. Il sera l’organe d’orientation et de décision du CEFA.

 

2-Le  parlement du CEFA sera composé par les députés, délégués des assemblées nationales des pays membres, au prorata de la population de chaque pays. Les députés délégués doivent être élus par leurs pairs, en tenant compte de la représentation minoritaire.

Les Etats du Conseil, procèderont à une harmonisation de l’élection de leurs députés.

Le parlement aura un rôle consultatif  et de conseil pour le Conseil des Chefs d’Etat. Il sera aussi chargé de vulgariser le CEFA auprès des populations des pays membres.

Certaines décisions du Conseil des Chefs d’Etat, définies d’un commun accord par les Etats, seront soumises à l’avis du parlement du CEFA ;

 

3-La Force de défense et de sécurité, sera  composée d’éléments armés des pays membres, qui contribueront aussi au financement. L’accord général relatif à la création de la Force, devra obligatoirement être soumis à l’avis du parlement. L’opinion publique des Etats africains membres du Conseil ne doit plus avoir le sentiment, d’une présence de l’armée française portant atteinte à notre souveraineté.

 

4-L’Agence du Conseil pour les infrastructures sera un instrument clé dans le dispositif stratégique du Conseil. Le développement de l’Afrique passera par la réalisation d’infrastructures modernes. L’une des raisons de l’immigration des jeunes africains vers l’Europe est due au manque d’infrastructures de qualité dans notre continent.

Une compagnie aérienne et des aéroports modernes devront être réalisés.

 

5-La santé devra faire l’objet d’un intérêt particulier. Des hôpitaux aux standards internationaux seront construits dans les pays de l’UEMOA. Le personnel comprendra des assistants techniques français ;

 

6-L’enseignement supérieur, la recherche, la formation professionnelle et l’industrialisation, seront autant de domaines d’activités qui feront l’objet d’une nouvelle orientation ;

 

7-La monnaie ne devra plus être sujet de débats relatifs à la souveraineté des pays .Les Etats de l’UEMOA, membres du Conseil, pourront adopter la future monnaie unique de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), sans préjudice de leur coopération avec la France et avec les pays membres  de la Communauté ;

 

8-Les visas d’entrée feront l’objet d’un assouplissement entre les Etats du Conseil. Compte sera tenu du problème de l’immigration clandestine de ressortissants des  pays membres de l’UEMOA.

 

9- Le Conseil pourra ultérieurement intégrer le royaume du Maroc et la République de Tunisie. L’occasion pour la France et ces pays de se rattraper, après l’échec de l’Union pour la Méditerranée.

 

Ainsi, des Etats indépendants et souverains se passeront de leur orgueil, pour ensemble, construire une nouvelle coopération bénéfique pour leurs citoyens. Sans prétendre être un nouvel acteur sur la scène internationale, cette façon d’être ensemble renforcera le poids des Etats parties au niveau mondial.

C’est une nouvelle chance que nos pays doivent  saisir, au risque d’une recherche qui n’a que trop duré, de ce que devrait être nos relations futures.

 

 

                                                               Habib Sy

                                                               Ancien ministre d’Etat

Commandeur de l’Ordre Du Mérite Agricole de la République Française

Décoré de l’Alliance Française

 

Contribution: Lettre ouverte au Président Macron

YERIMPOST.COM Ci-dessous la lettre que nous publions in extenso…
Cher Macron, si vous venez pour réécrire, ou  falsifier l’histoire, c’est peine perdue.
Car nous savons tous que vos ancêtres sont des criminels, des esclavagistes, des impérialistes. Nous savons que vos ancêtres ont lâchement assassiné, les héros qui ont sauvé votre patrie, nos ancêtres, les tirailleurs sénégalais, au camp de Thiaroye.
Nous savons que vos ancêtres sont ingrats et lâches, pour ne pas en dire plus.
De même, si vous venez pour nous parler de politique de natalité, surtout ne perdez pas votre temps, trouvez-vous une femme d’abord, capable de procréer et ensuite, si vous voulez  on en reparlera.
Également vos leçons de démocratie de liberté de justice, gardez les pour vous.
Un an, 11 mois et 18 jours d’État d’urgence dans votre pays la France    et vous continuez à donner une leçon de démocratie aux autres, cher président, un vieux dicton dit :« Avant de balayer devant chez les autres, balayez devant votre porte. »
Également si vous venez pour une quelconque aide humanitaire, ne prenez pas la peine de vous déplacer quand d’autres atrocités sont commises à l’heure actuelle dans votre pays, à Calais précisément.
En effet  vous laissez perpétrer à Calais des actes criminels envers les exilés, des jeunes et des femmes qui ont fui la guerre et l’horreur pour venir s’installer  dans votre pays, le pays  de la fraternité de l’égalité et de la justice.
Alors cher Macron, s’il  vous reste un peu d’humanisme, montrez le à l’égard de ses innocents ils en ont vraiment besoin.
Pareillement, si votre venue  c’est juste pour du social, ne venez pas!
En réalité, le Sénégal n’est pas un pays pauvre, même s’il est appauvri par vos  apprentis(les présidents) et vos entreprises, le Sénégal reste un pays riche.
Effectivement le Sénégal est un pays riche, qui est doté,  d’atouts naturels enviables et en plus du soleil en permanence, les ressources minérales aussi ne manquent pas. Ainsi, on trouve en grande quantité du charbon, du pétrole, de l’or , du fer, du zinc et aussi de l’argile, du soufre, du marbre, du gaz, du sel…
Il s’y ajoute  des ressources humaines valides, des techniciens bien formés en tout.
Ainsi  la vérité » que ferait du Sénégal , un pays  pauvre, n’est rien d’autre qu’un postulat malhonnête qui ne peut se prévaloir d’aucune preuve. C’est donc une opinion fallacieuse.
Notre pays  est riche, et son avenir ne  dépendrait pas d’une quelconque aide, c’est plutôt le contraire. Nous possédons, comme je viens de le relever, l’or et les ressources alternatives , donc la France, votre pays cher Macron dépend de nous pour tout les aspects possibles.
Dès lors, cher Macron si  vous voulez vous montrer sociable, faites un tour dans vos rues, vos compatriotes, les S.D.F, en cette période d’hivernage meurent de froid.
Charité bien ordonnée commence par soi-même, n’est ce pas?
Cependant, cher Macron, si votre venue est organisée uniquement dans le but d’en finir une fois pour toutes avec le franc Cfa  l’impérialisme, le néocolonialisme et de fermer votre base militaire, ainsi que vos entreprises , alors soyez les bienvenues,  vous et votre équipe. Et si tel ne devrait pas être le cas, soyez en certain cher président vous serez copieusement huée par des sénégalais, des petits fils des tirailleurs, sans violence mais avec des brassards et des habits rouges pour montrer notre total désaccord.
A bon entendeur salut.
Par Papa Makhtar Diallo activiste, auteur du livre je m’indigne donc je suis et petit fils d’un tirailleur, président du mouvement des indignés du Sénégal.

 

Papa Makhtar DIALLO, auteur, chroniqueur, activiste, président du mouvement Politique Sénégal R.E.C
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