Blog de Cheikh Yerim Seck

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Mamour Diallo

Affaire dite des 94 milliards: Les coulisses d’une enquête

YERIMPOST.COM   La commission d’enquête parlementaire est déterminée à éclairer la lanterne des Sénégalais sur l’affaire dite des 94 milliards du TF 1451/R. Dans sa livraison du jour, Libération livre les coulisses d’une enquête où 35 personnes défileront devant les députés désignés. A moins qu’il change d’avis d’ici là, Ousmane Sonko, qui a soulevé ce lièvre, avait dit à qui voulait l’entendre qu’il n’adhérait pas à cette démarche de ses collègues et attendait que la justice se saisisse du dossier pour déférer à une convocation.

Mamour Diallo, lui, est prêt à être auditionné pour donner sa part de vérité de cette affaire qui a fini de lui coûter son poste de directeur général des Domaines.

Mamour Diallo se confie à Yerimpost après son remplacement

YERIMPOST.COM Immédiatement après son remplacement par Mame Boye Diao au poste de directeur des domaines, Mamour Diallo s’est confié à Yerimpost en ces termes: « Je suis soulagé. Je suis un fonctionnaire, prêt à servir l’Etat partout où on m’emmènera. Je reste à la disposition du président de la République. »

Il est vrai que cet homme réservé et courtois a vécu au cours de ces derniers mois comme une vraie injustice les attaques dont il a été l’objet autour de l’affaire dite des 94 milliards. Nul doute qu’il souhaitait secrètement se débarrasser de son obligation de réserve pour mieux se défendre dans cette affaire partie de graves accusations proférées par l’opposant Ousmane Sonko contre l’Etat du Sénégal

Domaines: Mamour Diallo remplacé

YERIMPOST.COM   Le président de la République a procédé à un véritable chamboulement dans les directions nationales. Au sortir de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, le chef de l’Etat a nommé Elhadj Mamadou Diao dit Mame Boye, directeur des Domaines en remplacement de Mamour Diallo, appelé à d’autres fonctions.

Détournement présumé de 94 milliards: le Parlement prend les choses en main

YERIMPOST.COM Afin que lumière jaillisse de ce dossier qui a tenu en haleine les Sénégalais pendant plusieurs semaines, la commission d’enquête parlementaire mise en place en février dernier va se réunir ce vendredi et autant dire que les députés ont adopté la méthode « fast track ».

Au sortir de cette rencontre, les parlementaires vont auditionner toutes les parties prenantes de cette affaire de détournement de 94 milliards. Le titre foncier 1451/R refait surface et les principaux concernés, à savoir le directeur des Domaines, Mamour Diallo, et le député Ousmane Sonko vont être entendus. Des auditions qui mettront la lumière sur cette affaire qui n’a pas fini de révéler tous ses contours.

Pour rappel, le leader de Pastef/Les Patriotes avait décliné l’invite de ses collègues députés et exigeat d’être entendu par le procureur de la République. Reviendra-t-il à de meilleurs sentiments ? Du côté de Mamour Diallo, qui était sorti de sa réserve pour apporter un démenti formel à de telles accusations, une plainte avait été avancée contre Ousmane Sonko.

Félicitations, M. le président, pour votre clairvoyance (Mamadou Mamour Diallo, Dolly Macky)

A l’issue de la formation du premier gouvernement dans la cadre de ce quinquennat qui s’ouvre, je loue votre clairvoyance, M. le président de la République.
Vous avez choisi des personnalités de qualité et tenu compte compte d’équilibres fondamentaux.
Les femmes et les jeunes y ont vu leur place accrue. Et les intitulés des départements traduisent les taaches que vous souhaitez accomplir au profit de nos compatriotes.
Ce pragmatisme guide votre choix éclairé de supprimer le poste de Premier ministre pour pouvoir être plus efficace dans la mise en œuvre du programme pour lequel les Sénégalais vous ont renouvelé leur confiance.
Le mouvement Dolly Macky que je dirige est fier de ces premiers actes que vous avez posés et qui autorisent à affirmer que ce quinquennat sera bénéfique pour le Sénégal et les Sénégalais.
Dakar, le 08 avril 2019
Mamadou Mamour Diallo
Président de Dolly Macky

Portrait au vitriol: Sonko vu par celui qui fut son collègue durant plus de 15 ans

Caïd, mythomane, affairiste au ton mafioso, méchant, mégalomane,  autoritaire… Des mots de Mamour Diallo pour dresser le portrait-type d’Ousmane Sonko ! Après quinze ans de cheminement professionnel durant lesquels les deux hommes étaient à tu et à toi. Le leader de Pastef/Les Patriotes a lancé les hostilités avec cette accusation grave de détournement de 94 milliards par Mamour Diallo. Mais c’était sans se douter de la réplique cinglante qui allait s’en suivre. Jamais Ousmane Sonko n’a été aussi dépeint. L’homme qui s’est présenté aux Sénégalais comme l’alternative aux politiciens traditionnels, est décrit sous une facette que seul Mamour Diallo était capable de voir. « J’aurais pu penser que Ousmane Sonko était simplement victime de son incompétence, mais puisqu’il a des intérêts dans ce dossier (TF 1451/R), cela signifie juste qu’il fait preuve de mauvaise foi extrême… Sonko était le conseiller de certains des héritiers lébous, à travers deux cabinets de conseil gérés par le même homme de paille. Par l’intermédiaire de ces officines, Sonko s’activait beaucoup dans le business du foncier, jouait les intermédiaires, encaissait les commissions, etc. (…) Pas besoin de fournir des preuves puisque celles-ci sont désormais sur la place publique, notamment l’enregistrement audio dans lequel on l’entend faire affaire avec les Lébous, sur un ton de mafioso ! Son vrai combat dans cette affaire n’a rien à voir avec la transparence ou avec la bonne gouvernance : c’est tout simplement une histoire de gros sous. J’imagine qu’il comptait sur ses honoraires dans ce dossier pour financer sa campagne électorale. Mais, lorsque les menaces et le chantage, des armes dont il se vante dans un document audio, n’ont pas fonctionné, ses plans ont été bousillés. Ce serait faire trop d’honneur à Sonko que de classer cette affaire dans le registre politique. Il s’agit tout simplement d’une médiocre tentative de vengeance, motivée par des intérêts personnels et bassement matériels qui ont été contrariés. Sonko n’est pas un homme politique, c’est un caïd assoiffé d’argent. Je lui reconnais un seul talent: celui de savoir brouiller les cartes, détourner l’attention, lancer les gens sur de fausses pistes et esquiver les vraies questions. Quand il est acculé, sa tactique c’est d’ouvrir un front ailleurs. Ou alors, il répond par l’insulte et une fausse dérision à ceux qui lui posent des questions gênantes. Ce qui est confortable puisque cela lui évite d’y répondre. » A lire ces lignes, il est évident que l’auteur n’est point un fan d’Ousmane Sonko. A-t-il avec lui un problème personnel ? A cette interrogation, Mamour Diallo a apporté une réponse qui décrit citizen Sonko: « Un problème personnel, non ! Je connais Sonko depuis plus de quinze ans. On a servi ensemble dans les mêmes structures d’abord au Centre des impôts de Pikine-Guédiawaye, ensuite au Centre des Grandes entreprises. Jusqu’à une époque assez récente, je le considérais, naïvement, comme un jeune-frère. J’ai été témoin de sa transformation et j’ai été sidéré de voir l’individu mégalomane, hystérique, mythomane et, pour tout dire, foncièrement méchant qu’il est devenu. (…) En quittant le secrétariat général du syndicat des agents des Impôts et domaines, il fallait à Ousmane Sonko une autre tribune qui lui permettrait d’exprimer sa folie des grandeurs. Il a été grisé par le succès du syndicat des agents des Impôts et domaines et c’est comme cela qu’est né Pastef. Faites une enquête de ce parti, vous verrez que les membres les plus brillants comme les membres fondateurs ont tous quitté le navire… Ne sont restés dans Pastef que les éléments moyens voire médiocres, ceux qui acceptent de lui vouer un culte de la personnalité ainsi que ceux qui, en mal de carrière, trouvent dans ce parti un exutoire à leurs frustrations professionnelles… Le vrai Ousmane Sonko, moi je le connais trop pour me faire avoir par sa stratégie de mystification… L’homme est assoiffé de pouvoir, rancunier, mais, surtout, pour quelqu’un qui se pare de principes religieux, c’est un individu schizophrène, d’une profonde mauvaise foi, d’où sa facilité à salir la réputation des gens… »








Mame Khary Ndao

Mamour Diallo: « Sonko, un individu mythomane, assoiffé d’argent, méchant, manipulateur… »

YERIMPOST.COM Dans la partie ci-dessous de l’interview qu’il a accordée à L’Observateur, Mamour Diallo dresse d’Ousmane Sonko, à travers ses réponses, le portrait d’un personnage menteur, méchant, vénal, manipulateur… Lisez…

 

Justement, à propos de ces prétendus intérêts de Ousmane Sonko dans ce dossier (du TF 1451 R, NDLR), pouvez-vous les prouver ?

Mais vous avez vu les révélations faites par vos propres confrères !
Sonko était le conseiller de certains des héritiers lébous, à travers non pas un, mais deux cabinets de conseil gérés par le même homme de paille. Par l’intermédiaire de ces officines, il s’activait beaucoup dans le business du foncier, jouait les intermédiaires, encaissait des commissions, etc.
Je n’ai pas besoin de fournir des preuves puisque celles-ci sont désormais sur la place publique, notamment l’enregistrement audio dans lequel on l’entend faire affaire avec les Lébous, sur un ton de mafioso.
Dans ce dossier, il avait tout simplement des attentes financières, en tant que représentant d’une des parties, et c’est quand il a vu que ses attentes allaient être déçues qu’il s’est mis à employer son arme fétiche: le dénigrement.
Son vrai combat dans cette affaire n’a rien à voir avec la transparence ou avec la bonne gouvernance : c’est tout simplement une histoire de gros sous. J’imagine qu’il comptait peut-être sur ses honoraires dans ce dossier pour financer sa campagne électorale. Mais, lorsque les menaces et le chantage, des armes dont il se vante dans le document audio, n’ont pas fonctionné, ses plans ont été bousillés.
Vous savez, cette affaire n’est même pas une affaire politique, ce serait faire trop d’honneur à Sonko que de la classer dans le registre politique.
Il s’agit tout simplement d’une médiocre tentative de vengeance, motivée par des intérêts personnels et bassement matériels qui ont été contrariés.
Sonko n’est pas un homme politique, c’est un petit caïd assoiffé d’argent.
Je lui reconnais un seul talent: celui de savoir brouiller les cartes, détourner l’attention, lancer les gens sur des fausses pistes et esquiver les vraies questions. Quand il est acculé, sa tactique c’est d’ouvrir un front ailleurs.
Ou alors, il répond par l’insulte et une fausse dérision à ceux qui lui posent des questions gênantes, ce qui est confortable puisque cela lui évite d’y répondre.

Vous n’êtes pas tendre avec lui. Auriez-vous un problème personnel avec Sonko ?

Un problème personnel non, même si l’obsession négative qu’il semble nourrir pour ma personne peut laisser penser le contraire. Vous savez, je connais Sonko depuis plus de quinze ans. On a servi ensemble dans les mêmes structures: d’abord le Centre des impôts de Pikine–Guédiawaye, ensuite au Centre des Grandes entreprises (pour la petite histoire, l’actuel ministre des Finances, Amadou Ba, a été notre chef de centre…).
Jusqu’à une époque assez récente, je le considérais, naïvement, comme un jeune frère. Mais j’ai été témoin de sa transformation et j’ai été sidéré de voir l’individu mégalomane, hystérique, mythomane et pour tout dire foncièrement méchant qu’il est devenu.
Ousmane Sonko était le secrétaire général du syndicat qui a décroché beaucoup d’acquis sociaux pour le compte des agents des Impôts et Domaines. Je suis le premier à le reconnaître, même si je déplore sa tendance à tirer la couverture sur lui seul et à zapper le travail des autres.
Car ce syndicat ne se résumait pas à la personne de Sonko: beaucoup d’autres collègues s’y étaient investi, s’étaient battu autant sinon plus que lui et pourraient revendiquer avec la même légitimité les résultats obtenus.
Mais, comme toujours dans les œuvres collectives, c’est toujours l’élément le plus bavard que le public reconnaît, celui qui recherche en permanence la lumière même s’il n’est pas le plus méritant.
C’est le succès de ce syndicat qui a grisé Sonko. Et, comme il ne pouvait pas le diriger éternellement, il lui fallait une autre tribune qui lui permette d’exprimer sa folie des grandeurs. C’est comme cela que Pastef est né.
Vous, les journalistes, si vous faisiez une enquête sur ce parti, vous vous rendriez compte que les éléments les plus brillants qui étaient aux côtés de Sonko, comme membres fondateurs du parti, ont tous quitté le navire, certains au bout d’à peine quelques semaines. Ils n’ont pas supporté l’autoritarisme de Sonko et je pense aussi qu’ils ont découvert à quel point sa personnalité et ses actes étaient éloignés du discours moralisateur qu’il rabâche à longueur de journée.
Ne sont restés dans Pastef que les éléments moyens voire médiocres, ceux qui acceptent de lui vouer un culte de la personnalité ainsi que ceux qui, en mal de carrière, trouvent dans ce parti un exutoire pour leurs frustrations professionnelles.
C’est un parti créé et dirigé essentiellement par des fonctionnaires. Or, nous nous connaissons tous. Faites vos propres investigations, vous verrez qu’ils sont très loin d’être catalogués comme des agents brillants, à commencer par leur leader dont la carrière a été davantage portée par des postures syndicales que par une densité intellectuelle reconnue par ses pairs.
La preuve: le nombre de bêtises qu’il profère tous les jours avec aplomb, sur la fiscalité, sur le pétrole, sur le franc CFA, j’en passe et des meilleures.







Mamour Diallo dissèque le dossier du TF 1451R et démonte « les mensonges » de Sonko

YERIMPOST.COM Dans ces réponses aux questions qui suivent, Mamour Diallo a évoqué avec force détail le dossier du TF 1451R et démontré point par point que Ousmane Sonko a menti pour monter l’affaire dite des 94 milliards. Lisez…

 

Maintenant qu’on connait les raisons de votre long silence, pourquoi avez-vous décidé d’y mettre fin ? Pouvez-vous nous donner votre version de ce qu’il est convenu d’appeler «l’affaire des 94 milliards» ?

Tout à fait! Aujourd’hui, je suis plus à l’aise. Car, autant j’estimais qu’un dossier administratif en cours ne devait pas être exposé sur la place publique, autant je suis obligé de constater que ce dossier est désormais dans la rue. Ce qui rend d’autant plus nécessaire et urgent de corriger les nombreuses contrevérités distillées par les petits calomniateurs de Pastef.

Je vais essayer d’être le plus concis possible car c’est une affaire longue et techniquement assez complexe.

Mais retenez ceci: le titre foncier (TF) n°1451 R, d’une superficie de 258 hectares, datant de 1959, appartenait à deux familles de Lébous de Rufisque. Il avait été vendu en 1979 à la société immobilière SAIM Indépendance, une vente qui a été contestée en justice à partir de 1995 par les héritiers des deux familles.

En 1997, l’Etat du Sénégal a exproprié le TF 1451 R et indemnisé la société immobilière qui, jusqu’à cette date, en était le propriétaire légal.

Mais, en 2012, au terme d’une longue bataille judiciaire, les héritiers lébous ont obtenu l’annulation de la vente intervenue en 1979. Du coup, ils ont commencé à émettre des prétentions sur le TF 1451 R, alors que celui-ci était passé dans le patrimoine de l’Etat depuis longtemps, du fait de l’expropriation !

En droit, n’importe quel juriste vous le confirmera, l’annulation judiciaire d’un contrat a un effet rétroactif: les parties sont replacées dans la situation qui était la leur avant la transaction. Autrement dit, les Lébous redevenaient les propriétaires, au sens juridique du terme, du TF.

Ce qui était un problème, car les terres n’étaient même plus disponibles puisque affectées à des projets de l’Etat, au profit notamment de la SNHLM.

En d’autres termes, ce que les familles léboues possédaient en réalité, ce n’était plus un bien physique, à savoir des terrains, mais un bien incorporel, en l’occurrence une créance sur l’Etat.

En 2016, les héritiers ont choisi de céder à l’institution financière SOFICO leurs droits, actions et créances sur l’ensemble du TF. Ce n’est pas à moi de mentionner le prix, mais, journaliste expérimenté, vous savez sans doute que la transaction s’était chiffrée à plusieurs milliards de francs CFA.

En tout cas, c’est là où les choses commencent à se brouiller: l’intervention de SOFICO…

Ecoutez, je ne peux pas m’exprimer à la place des parties à propos de cette transaction qui ne me concerne pas, mais je peux vous dire une chose et elle est facilement vérifiable : dans les dossiers fonciers importants, les cessions de créances sont monnaie courante, elles constituent même la règle.

Quand vous possédez une créance sur l’Etat, qui atteint plusieurs milliards et résulte d’un contentieux, croyez-vous qu’il soit facile de se faire payer ? Ce n’est un secret pour personne: l’Etat gère beaucoup de contraintes et, au moment des arbitrages de trésorerie, certaines dépenses ne sont pas des priorités.

On peut comprendre très facilement l’intérêt de la cession de créances pour des familles sénégalaises modestes, composées de nombreux membres, qui plus est épuisées par plus de vingt années de procédures judiciaires et administratives.

Vu que les banques et les établissements financiers qui rachètent ces créances sont des investisseurs institutionnels, ils possèdent les moyens de gérer la complexité des procédures. Mais, surtout, ils ont du temps, un temps que ne possèdent pas forcément des personnes physiques, des pères de famille qui aimeraient bien jouir de leur bien sans devoir attendre plusieurs années encore. « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » : ce n’est pas autre chose.

D’accord, mais jusque-là on ne voit pas ce que le directeur des Domaines fait dans l’opération…

Je vous ai dit tout à l’heure que les familles léboues ne possédaient plus des terres à proprement parler, puisqu’il s’était écoulé 34 ans entre leur cession et l’annulation de la vente; il ne leur restait qu’un droit de créance sur l’Etat, droit qu’ils ont revendu à un investisseur.

Le problème qui se posait alors était celui de la valorisation de ce droit. Autrement dit: combien l’Etat devait-il à présent payer en contrepartie des terres qu’il avait expropriées vingt ans plus tôt ?

C’est vous qui avez fixé le montant ?

Absolument pas ! C’est la compétence d’une commission, celle-là même prévue à l’article 3 du décret n°97-563 du 3 juillet 1997 portant application de la loi de 1976 sur les expropriations pour cause d’utilité publique.

SOFICO a introduit un recours devant cette commission, seule habilitée à fixer les modalités de l’indemnisation.

Etiez-vous le président de la commission ?

Du tout. Je n’en suis même pas membre. La commission est présidée par le Gouverneur de région et le Receveur des Domaines fait office de rapporteur. Le Directeur des Domaines que je suis est juste informé, a posteriori, de ses décisions car, par contre, c’est à moi qu’il incombe d’exécuter celles-ci.

Bref, la commission s’est réunie le 21 août 2017 et a retenu une base d’indemnisation, avec une forte décote. Malgré cette décote, la dette de l’Etat vis-à-vis de SOFICO, qui s’était substituée aux Lébous, s’élève à 94 milliards. Voilà d’où vient ce fameux chiffre de 94 milliards ! Vous comprenez donc pourquoi, lorsque Ousmane Sonko m’accuse de détournement sur cette somme, j’en tombe de ma chaise…

Mais 94 milliards, c’est énorme. On peut dire que la commission n’y est pas allée de main morte… D’où les suspicions…

 

Je ne vous laisserai pas dire cela. Même si je ne suis pas membre de la commission, et donc pas comptable de ses décisions, j’ose affirmer ici qu’elle a fait du bon travail puisqu’elle a permis à l’Etat d’économiser beaucoup d’argent.

Car il existait un rapport d’expertise qui, sur une base scientifique, avait évalué la valeur des terrains expropriés et fixé un prix au mètre carré de 75.000 francs cfa. Savez-vous le prix au mètre carré que la commission a retenu de son côté ? 37.000 francs ! Autrement dit, moins de la moitié du prix déterminé à dires d’expert.

On l’a échappé belle d’ailleurs, car si SOFICO avait contesté en justice la décision de la commission, il est certain que l’addition aurait été beaucoup plus salée.

L’expérience prouve que les tribunaux sénégalais sont soucieux de protéger les droits des particuliers face à l’Etat et ont une forte tendance à arrêter des prix d’indemnisation proches de la valeur vénale. On parle ici d’une superficie de 258 hectares, faites le calcul… Et, comme SOFICO est un investisseur aguerri, disposant de toutes les ressources en termes d’avocats, d’experts, etc., je vous laisse deviner l’issue probable d’une éventuelle bataille judiciaire. Heureusement, la société a préféré négocier.

Grâce soit donc rendue au Gouverneur de Dakar d’avoir réussi à imposer un prix qui fait plus que diviser par deux ce que l’Etat aurait réellement dû débourser.

A la date d’aujourd’hui, l’Etat a-t-il libéré les 94 milliards au profit de l’investisseur ?

A ce jour, seuls 3 milliards ont été payés. Car, par la suite, j’avais été informé de l’existence d’un litige entre certains héritiers lébous et SOFICO, au sujet du rachat de leurs créances.

Comme mesure conservatoire, j’avais immédiatement suspendu le versement des indemnités d’expropriation et, depuis lors, le dossier n’a pas bougé d’un iota. C’était bien avant les élucubrations de Ousmane Sonko.

Mais je suppose que c’est plus porteur pour lui de m’attaquer sur 94 milliards que sur 3 milliards.

Sur quoi exactement porte ce litige entre SOFICO et une partie des héritiers ?

Qu’est-ce que j’en sais ? Pardon de le dire ainsi, mais le fond de leur litige ne m’intéresse nullement. La seule précaution que j’avais en tête et que j’ai prise, c’était de bloquer les paiements en attendant que ce contentieux entre personnes privées se dénoue.

Car j’ai voulu éviter que se répète ce qui était arrivé à l’Etat il y’a plusieurs années. Rappelez-vous: en 1997, on exproprie le terrain et on indemnise SAIM Indépendance, propriétaire depuis 1979. En 2012, la justice annule le contrat par lequel SAIM Indépendance s’était portée acquéreur et, du coup, l’Etat se retrouve avec de nouveaux propriétaires, les familles léboues, qu’il faut indemniser à nouveau, alors qu’entre temps, la valeur du terrain a augmenté.

Concrètement, vous voulez donc dire que les 94 milliards ne sont pas de la trésorerie, mais que c’est juste une créance de SOFICO sur l’Etat…

Du papier ! De l’argent virtuel ! Voilà ce que sont ces fameux 94 milliards. Et, vu les contentieux qu’il y’a autour de cette affaire, je me demande même si SOFICO va un jour arriver à entrer dans ses fonds, au regard des milliards qu’elle a déjà décaissés au moment du rachat de la créance.







Avec des éléments précis, Mamour Diallo démontre la vénalité d’Ousmane Sonko

YERIMPOST.COM En réponse à une question de L’Observateur sur la probité d’Ousmane Sonko, Mamour Diallo a apporté des éléments précis pour démontrer la vénalité du personnage. Lisez…

 

Vous mettez donc en cause sa probité ?

A 100% ! Ne vous laissez pas tromper par sa barbichette, son côté donneur-de-leçons et ses hypocrites discours de Monsieur Propre.

J’invite les journalistes à se rendre à la Direction générale des impôts et des domaines où ils pourront vérifier très aisément que lorsque Ousmane Sonko en était le secrétaire général, la gestion des terrains attribués au syndicat était très subjective.

Des agents ont reçu des parcelles de terrain alors qu’ils ne remplissaient pas les critères, uniquement parce qu’ils étaient ses amis (notamment ses compagnons de route depuis l’université).

D’autres agents, qui remplissaient les critères, se sont vu blacklister par Sonko et ses affidés et n’ont pas eu de terrains, uniquement parce qu’ils s’étaient opposés à lui sur des questions de principe.

Le vrai Ousmane Sonko est très différent de l’image qu’il cultive. Moi, je le connais trop pour me faire avoir par sa stratégie de mystification.

Il est très vénal, malgré les apparences. Sonko s’est fait vendre par la SICAP sa maison de la Cité Keur Gorgui pendant qu’il était en vérification fiscale dans cette société. C’est plus qu’un conflit d’intérêts, c’est du trafic d’influences, à la limite de la corruption.

L’homme est également assoiffé de pouvoir, rancunier, mais surtout, pour quelqu’un qui se pare de soi-disant principes religieux, c’est un individu d’une profonde mauvaise foi, d’où sa facilité à salir la réputation des gens.







Exclusif! La riposte dévastatrice que concocte Mamour Diallo contre Ousmane Sonko

YERIMPOST.COM Mamour Diallo est un vrai calme mais un faux doux. Un vrai réservé mais un faux faible. Ousmane Sonko risque de l’apprendre à ses dépens. Dès qu’il a eu écho de la charge à son encontre du leader de Pastef-Les Patriotes, l’accusant d’avoir « détourné 94 milliards », le directeur des domaines a réuni ses avocats, dans la soirée du 16 octobre, et leur a demandé d’examiner la suite à donner à une telle agression.

Dès le lendemain, il a pris contact avec sa hiérarchie pour lui soumettre la réponse politique qu’il souhaite apporter à l’acte de Sonko. Fonctionnaire, ligoté par l’obligation de réserve et l’obéissance hiérarchique, Mamour Diallo veut faire les choses dans le bon ordre.

Yerimpost est en mesure de révéler que, dès l’obtention des réponses de ses avocats et de ses supérieurs, le directeur des domaines va engager une riposte dévastatrice à l’attaque qu’il a subie. A l’un de ses proches, qui lui témoignait son soutien et sa solidarité au cours de l’après-midi du 17 octobre, il a répondu: « Merci. Mais je ne compte pas me résigner. Je ne me laisserai pas faire. »

On peut croire cet homme blessé mais déterminé qui se prépare à l’adversité depuis qu’il a pris la décision de former un mouvement pour contribuer à la réélection de Macky Sall. Et qui, sous des dehors de haut fonctionnaire madré, est loin d’être un agneau en politique…







Hallucinante et grossière accusation d’Ousmane Sonko contre Mamour Diallo !!!

YERIMPOST.COM Face à la presse, ce mardi 16 octobre 2018, Ousmane Sonko a accusé le directeur des Domaines, Mamour Diallo, d’avoir détourné… 94 milliards de francs Cfa dans le cadre d’une affaire foncière. Non sans ajouter: «Il n’est pas à son coup d’essai car il a été épinglé par d’autres rapports, notamment par l’IGE et la Cour des comptes. J’ai saisi tous les organes de contrôle, mais il n’y a que l’Ofnac qui a réagi. Or, cela est un crime économique.»

Pareille accusation est hallucinante. Sur quelle base le leader de Pastef a-t-il fait son évaluation pour arrêter la somme prétendument détournée au chiffre rond de 94 milliards ? Quel rapport a établi que l’actuel directeur des domaines a détourné cette somme ? Aucun. Evidemment.

Mieux, même au cas où des malversations sont imputées à Mamour Diallo par des organes de contrôle, peut-on le déclarer coupable alors qu’aucune juridiction n’en a ainsi jugé ? Ousmane Sonko se rend-t-il compte qu’il commet une diffamation en accusant un fonctionnaire de faits établis par aucun tribunal ?

Si Sonko fait référence au titre Bertin, pourquoi n’attaque-t-il par Abdoulaye Wade qui, alors à la tête de l’Etat, a pris tous les actes et décisions afférents à ce gros titre foncier ? Est-ce parce qu’il est plus commode de viser un chef de bureau des domaines de Rufisque, minuscule exécutant dans ce dossier ?

Pour finir, au nom de quels principes Sonko s’arroge-t-il le droit de distribuer des bons et mauvais points, des brevets de respectabilité et d’indignité aux uns et aux autres ? Peut-il fonder toute sa stratégie de conquête du pouvoir sur la calomnie et le déballage ?

L’accusation hallucinante proférée contre Mamour Diallo peut aussi s’expliquer par du cynisme tout court. Embourbé dans une controverse après des propos sur les politiciens, Sonko a pu soulever cette polémique contre le directeur des domaines pour faire oublier celle qui le vise lui-même. C’est ce qu’on appelle un contre-feu en communication politique.








Si tel est le cas, comme il paraît fort probable, c’est à désespérer des nouveaux venus qui étaient censés moraliser les moeurs politiques.

Parrainage à Louga: Mamour Diallo conteste les chiffres de Moustapha Diop

YERIMPOST.COM La guerre de positionnement fait rage entre Moustapha Diop, ministre-maire de Louga, et Mamour Diallo, directeur des Domaines. Dans un communiqué, le mouvement « Dolly Macky » s’inscrit en faux contre cette information selon laquelle Moustapha Diop était la vedette lors du passage de la chargée du pôle parrainage du candidat de Benno Bokk Yaakaar. « Moustapha Diop est venu malgré lui assister à la réunion de la majorité présidentielle du 1er octobre à Louga où il a été largement dominé par les responsables politiques, notamment le mouvement Dolly Macky », lit-on dans le communiqué.

Mamour Diallo soutient également que sur les 50 000 signatures collectées pour le candidat Macky Sall, 27 000 contrôlées et validées lui reviennent de droit, contrairement à ce que tente de faire croire Moustapha Diop qui prétend en avoir obtenu 46 000. « Une déclaration humiliante car la région de Louga compte environ 350 000 électeurs inscrits et, malgré tout le travail abattu, la mouvance présidentielle n’aurait obtenu que 50 000 signatures. De tels propos sont dénués de sens et totalement en contradiction avec les chiffres annoncés par Aminata Touré. » Le communiqué précise que Moustapha Diop a réussi à collecter 6 000 signatures dans la commune qu’il dirige. Avant d’ajouter: « Tout le monde sait que le maire ne contrôle plus la ville. Moustapha Diop est en train de se tromper et de tromper le président Macky Sall. »







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