Blog de Cheikh Yerim Seck

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Contribution: Les Marocains et nous

Après avoir passé une longue nuit sur la corde à linge, (oh le pauvre), à mon réveil ce dimanche 8 avril, je suis tombé sur le statut d’un confrère dans lequel on m’a tagué. Très vite, j’ai parcouru le petit paragraphe, sans se soucier des détails ni du fond du texte, à l’image d’un mendiant qui enfile sa défroque.
Je voulais rapidement savoir dans quelle histoire mon nom a été cité. Il ne m’a fallu que quelques secondes pour me rendre compte qu’il ne s’agissait, en fait, que d’une petite boutade, une plaisanterie entre confrères. Et comme c’était « une invitation » à consommer sur place, je me suis mis, brusquement, à griffonner quelques lignes en guise de « commentaire » sans appréhender, dans toute son intensité, dans toute sa plénitude, le vrai sens du statut en question.
En réalité, je voulais anticiper sur la réaction des internautes, qui, en l’absence d’un commentaire de ma part, diront probablement que je fuyais le débat. Mais comme je m’effraie peu du qu’en-dira-t-on, j’ai pris, finalement, la courageuse décision de méditer sur la réponse que je devrais apporter. Et J’ai longuement médité.




Je doute que ma manœuvre obtienne un quelconque résultat mais c’est toujours imprudent de parler à travers son chapeau, de disserter sur quelque chose qu’on connaît à peine ou pas du tout. Plusieurs raisons justifieraient donc cette prise de recul mais je vais vous en citer seulement deux, pour ne pas vous ennuyer. Si ce n’est pas déjà fait. Alors d’un, si j’ai mis du temps avant de répondre c’est par ce que, naturellement, je ne voulais pas paraître comme un répondeur automatique. Et de deux, mon rang d’apprenti journaliste m’empêche souvent de débattre sur certains sujets épineux. Dans la vie il faut être modeste mais il ne faut pas non plus craindre, de manière chronique, le risque, les responsabilités, l’imprévu. Je me suis détaché donc de certaines de mes habitudes et j’ai répondu, finalement.
Mais de quoi parle-t-on, en fait ? Vous m’avez assez lu, je vous fais le résumé du statut en question : l’offensive marocaine en Afrique. Ah oui ! « Une conquête économique et politique sans précédent », a textuellement écrit mon confrère. Il ajoute : la santé, les banques, les assurances, l’agriculture, le transport et la logistique…Sur le continent africain, les Marocains sont presque dans toutes les sauces. Très voraces, ils créent même des opportunités d’affaires là où il y a rien.
Le rédacteur emprunte ici l’expression d’un entrepreneur sénégalais, très hostile à la politique que mène le Maroc en Afrique. Je vais taire son nom pour ne pas le mettre en mal avec nos chers amis arabes mais je vais encore le citer.

Lorsqu’un groupe marocain arrive dans un pays en Afrique de l’ouest, poursuit-t-il, le groupe en question privilégie, dans son recrutement, la main-d’œuvre locale souvent disciplinée, compétente et pas chère. Seulement, nuance-t-il, les entrepreneurs du pays de l’Afrique du nord ne traitent pas avec les banques ouest africaines. Ils amènent en Afrique noire leurs propres banques et compagnies d’assurance. Il résume cette stratégie en ces termes : les Marocains sont très rattachés à leur culture, d’ailleurs ils ne mangent que leur couscous. Donner leur du thié-bou-dien, ils vous diront que c’est trop salé, trop pimenté et que manger du riz en grande quantité c’est nuisible à la santé.
Avant de poursuivre j’aimerais souligner à ce niveau que le couscous marocain est un vrai délice ! Le couscous fait maison, notamment. (C’est moi qui parle).

Je poursuis en faisant ce constat : à entendre parler mon confrère, les aventuriers maghrébins, chez nous, incarnent la ruse, la subtilité et la finesse. Des pickpockets agiles, quoi. Mais s’il se trompait de marocains ? Et si ces hommes d’affaires dont on stigmatise n’étaient que de simples généreux investisseurs, des africains comme nous et qui ne nous veulent que du bien ? Faute de pouvoir répondre à cette question, par manque d’expérience, et de peur de paraître très naïf, je vais me contenter d’en poser une autre. C’est plus prudent, je crois. Doit-t-on alors se replier sur nous même, se renfermer dans l’isolement, l’inaction, sachant que nous avons besoin, éperdument, de nous ouvrir à nos voisins les proches ? Je m’explique : une case peut brûler à tout moment. C’est sage de se tenir à carreaux, de défendre les intérêts de nos entrepreneurs nationaux. Mais qu’est ce que nous avons offert à notre privé national pour le rendre compétitif face aux marocains, aux turcs, aux chinois ? Je vous laisse répondre à ma place.

Khadim Mbaye



Pourquoi le président Macky Sall ne veut pas des Marocains à Air Sénégal SA

YERIMPOST.COM Le Sénégal a appris de ses erreurs du passé. C’est en tout cas ce que semblent dire nos confrères de l’Observateur. Dans sa livraison du jour, le journal nous en apprend un peu plus sur les coups bas de la Royal Air Maroc (RAM) qui ont conduit à la mort de l’ancienne compagnie aérienne sénégalaise Air Sénégal International. Avec une majorité de 51% des parts de l’entreprise, la RAM affichait le plein sur les vols d’Air Sénégal International pour détourner les voyageurs afin qu’ils se rabattent sur elle. « Une fois qu’on était dans l’avion, nous constations qu’en réalité, l’avion n’était pas du tout plein », ont confié d’anciens employés d’Air Sénégal international. Des crocs en jambe auxquels le chef de l’Etat a assisté au premier plan alors qu’il était Premier ministre. A en croire le journal, c’est cette raison qui a motivé la décision du Sénégal de ne pas céder des actions à la compagnie marocaine pour entrer dans le capital d’Air Sénégal SA.

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