Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

Mody Niang

Rapport de l’Ige sur Petrotim: Mody Niang auditionné

YERIMPOST.COM La Section de recherches de la gendarmerie de Colobane a eu un gros poison ce vendredi 21 juin, dans le cadre de son enquête sur la fuite du rapport de l’Inspection générale d’Etat sur la société Petrotim. Mody Niang, analyste politique et ancien porte-parole de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), a été entendu par les enquêteurs pour livrer ce qu’il sait de ce document non déclassifié qui circule depuis 2014 et dont le « commanditaire » dit n’en avoir pas eu la primeur. Mody Niang a été nommément accusé par l’ancien ministre de l’Energie sous Wade, Samuel Sarr, d’avoir eu ce rapport par l’entremise de son ancienne patronne, Nafi Ngom Kéïta.

Mody Niang, la récréation est terminée! (Par Papa Abdoulaye Sy)

Doyen Modou Niang roussnala trop, trop sakh. 


Mais il est inconcevable, qu’une mouche 
STERCORAIRE (Scatophaga stercoraire) ou une scatophage du fumier puisse se permettre de donner des leçons de civilité au président , la bouche pleine d’immondices .



Il faut parfois dire, STOP ! 



Tout n’est pas politique, vous auriez traité Cheikh Omar Hanne de nullard, et même voleur, j’aurai applaudi.



Mais il faut savoir que même pousser à l’extrême, vos fantasmes ne vous permettront jamais  d’avoir un poste avec ce genre de pratique et communication .



Dans un proverbe arabe, il est dit  « Le mot que tu retiens entre tes lèvres est ton esclave. Celui que tu prononces est ton maître.« 

Le président est une institution que votre haine viscérale ne peut changer. 

Sayonara Sensei !

Papa Abdoulaye Sy

-Militant Alliance pour la république (APR)

-Membre Moder (mouvement pour la défense de la République)

Lettre à Mody Niang (Par le conseiller technique Cheikh Ndiaye)

Lettre a Mody Niang, vous êtes devenu le symbole d’une plume malade.

Cher compatriote
Ce n’est pas.de.coutume pour moi de répondre aux serviteurs de la plume parce que je sais << qu’écrire est un talent et une vertu, et c’est beau >>.Pendant longtemps, vous vous acharnez sur le Président Macky Sall et son régime en critiquant de façon acerbe sa gouvernance. Quoi de plus normal et vous connaissant , rien de surprenant ! Nombre d’entre nous ou la plupart, par respect, ont préféré avaler sèchement les couleuvres et les boulets rouges lancés de vos longues et passionnantes contributions.
J’ai fait partie de ceux qui se sont tus tout ce temps, préférant puiser dans vos écrits ce qui pourrait nous m’être utile , ce qui pourrait améliorer notre gouvernance. Cette posture ne pouvait rimer donc avec des ripostes comme nous savons bien le faire, jusqu’à ce 08 Janvier 2019, vous dépassiez les bornes et que vous transformiez la beauté et la vertu de la plume en un sentiment mesquin, en un instrument de destruction . Comment est-ce que vous pouvez reconnaître le bilan d’or du président Macky Sall comme d’ailleurs tous les sénégalais et leur demander par la même occasion de ne pas le réélire. Quelle posture !Le peu de sénégalais qui vous suivent et vous lisent encore, seront déçus de voir une plume aussi passionnante, tomber aussi basse..Si vous avez une haine manifeste contre le President Macky Sall, souffrez-en en silence, c’est votre droit mais laissez le peuple en dehors.
Desolé, cher ainé mais vous êtes devenu le symbole d’une plume malade emportée par la haine au point de plus voir l’incohérence de vos écrits. Les sénégalais ne seront pas comme vous , ne feront pas comme vous, ils seront cohérents, ils seront justes et choisiront de réélire le President Macky Sall non pour des considérations subjectives mais pour son bilan d’or pour reprendre votre expression à la tête du pays depuis 2012. En sept ans, tout sénégalais honnête et objectif reconnaît les bonds extraordinaires réalisés dans tous les domaines et chaque sénégalais voudrait voir son pays continuer à avancer , a émerger et a se développer au même titre que les autres nations. La haine n’écrit pas, le coeur ne juge pas , utilise ta raison et tu gueriras et ta plume redeviendra qu’elle fut.








Cheikh NDIAYE
Conseiller Technique à la Présidence
Responsable politique Apr Grand Yoff
Conseiller Municipal

Ousmane Sonko, un « doomu araam » qu’il faut exécuter ! (Mody Niang)

Depuis le 16 septembre 2018, des injures grossières et des accusations parfois des plus graves accablent de toutes parts le pauvre Ousmane Sonko, candidat à la candidature à l‘élection présidentielle du 24 février 2019. On a commencé par pointer sa barbe et ses deux épouses qui seraient voilées, pour le classer  parmi les ibaadou rahmaanes, comme si c’était un crime. On est allé plus loin, depuis la présentation, ce 16 septembre, de son livre-vision ‘’SOLUTIONS pour un Sénégal nouveau’’. Un énergumène de la majorité présidentielle l’a même traité de ‘’doomu araam qu’il faut exécuter’’. Il serait ainsi un salafiste, un dangereux terroriste porté à bout de bras par Daesh. Ces derniers jours, on est allé chercher jusque dans ses archives sonores, pour trouver une vidéo où il a notamment déclaré que « ce ne serait pas un péché de fusiller tous les présidents qui se sont succédé au Sénégal ». Occasion ne pouvait être plus belle pour les tenants du pouvoir et tous leurs suppôts pour se jeter sur lui, comme une meute d’hyènes affamées sur le cadavre d’un gros hippopotame. Ainsi, depuis plusieurs jours, ils n’en ont que pour lui, ou contre lui. On s’en rend compte en lisant la ‘’Une’’ de pratiquement tous les journaux.








A entendre ou à lire les uns et les autres, on a le sentiment qu’on fait dire à Ousmane Sonko ce qui n’était sûrement pas son intention de départ : une fois élu, il fusillera tous les criminels qui pillent le pays depuis 1960 y compris, en particulier, les trois chefs d’Etat qui s’y sont succédé. En d’autres termes, Ousmane Sonko devenu Président de la République, rétablira la peine de mort, condition sine qua non pour fusiller ou pendre qui que ce soit. A ma connaissance, la Chine exceptée, il n’existe aucun autre pays au monde où on fusille ou pend des gens convaincus de mal gouvernance flagrante (de corruption, de détournements de deniers publics, etc.). Je n’en connais pas, même pas en Afrique, où la vie humaine ne compte pas parfois pour un kopeck. Comment alors Ousmane Sonko, lucide quand même jusqu’à preuve du contraire, peut-il envisager un seul instant une telle folie ? On a donc saisi l’opportunité de sa déclaration certainement maladroite, pour lui prêter toutes les intentions, y compris des plus horribles.

A la place du pauvre Ousmane Sonko, je ne ferais peut-être pas exactement la même déclaration, mais je condamnerais avec lui et de façon vigoureuse, la manière dont notre pays est géré depuis 1960. Je m’engagerais à punir aussi sévèrement que le permet la loi, toutes les forfaitures, tous les crimes qui ont été commis pendant les gouvernances que nous avons connues. Il ne faut pas que la déclaration de Sonko cache ces crimes. J’ai entendu un membre de la majorité présidentielle reprocher vivement au pauvre Sonko d’avoir traité de criminels les anciens Présidents de la République. Je n’ai pas personnellement entendu une telle déclaration. Á supposer qu’il l’ait faite, il n’aurait pas tout à fait tort car Diouf et Wade ont effectivement commis des crimes. Le président-politicien Macky Sall en a commis et continue d’en commettre impunément.

Le Petit Larousse illustré définit le crime comme ‘’un homicide volontaire, un meurtre’’, mais aussi comme ‘’un acte répréhensible, lourd de conséquences’’. Si on considère la seconde définition, les hommes et les femmes politiques qui se sont succédé au pouvoir ont commis beaucoup de crimes économiques dont nous traînons encore les lourdes conséquences. Ces conséquences comptent pour beaucoup dans notre place peu enviable parmi les 25 pays les plus pauvres et les plus endettés du monde.

Le Président Abdou Diouf, alors Premier Ministre, en a commis en couvrant le fameux Compte K2, mis en place dans les années 70 pour ‘’promouvoir une bourgeoisie nationale’’. Á l’arrivée, ce Compte a plutôt enrichi des hommes et des femmes politiques, des chefs dits religieux, de grands notables, etc. Pour donner un exemple parmi de nombreux autres, M. X est du pouvoir ou en est proche. On lui attribue une parcelle de terrain bien placée. Le très généreux Compte K2 lui accorde un prêt de huit à dix millions. Il construit une villa luxueuse conventionnée immédiatement par l’Etat à 300000 francs /mois, alors qu’il rembourse mensuellement – si toutefois il rembourse  – 90 à 100000 francs. S’il est réaliste, il se fait construire, quelque temps après, une autre villa dans les mêmes conditions. De nombreux compatriotes, dont certains ne remboursaient même pas, se sont ainsi facilement et, peut-être illicitement enrichis. La Région qui a le plus bénéficié de ce Compte est celle de Kaolack, feu Babacar Ba étant à l’époque, Ministre de l’Economie et des Finances, et responsable politique dans la Région.

Diouf est aussi responsable, en tant que Premier Ministre de Senghor, de la gestion catastrophique, pendant plusieurs années, de l’Office national de Coopération et d’Assistance pour le Développement (ONCAD). L’Office sera d’ailleurs dissous à la fin des années 70, avec un passif de 100 milliards de francs CFA. Pour de plus amples informations sur les raisons de cette dissolution, je renvoie le lecteur aux pages 163-164-165 du livre de l’historien Mamadou Diouf, ‘’Le Sénégal sous Abdou Diouf’’.

On se rappelle aussi les gros détournements comme ceux intervenus impunément à la Croix rouge sénégalaise, à la Loterie nationale sénégalaise (LONASE), à la Caisse de Péréquation et de Stabilisation des Prix, à la Société nationale de la Poste, à la Société nationale des Chemins de fer du Sénégal, etc. Il convient de signaler également ce décret 97-932 du 18 juin 1997, qui organisait la passation des marchés publics au niveau du scandaleux Projet de Construction d’Immeubles administratifs et de Réhabilitation du Patrimoine bâti de l’Etat (PCRPE). Décret ‘’corruptogène’’ qui suscitait et couvrait tous les forfaits, tous les crimes, et DIEU sait qu’il y en a eu.

Le Président Diouf a permis et couvert une autre forfaiture en autorisant, en 1992, ses proches collaborateurs, à recourir aux fameux accords secrets de pêche pour financer – c’était le prétexte – la réalisation de certaines infrastructures dans le cadre de la préparation de Sénégal 92 (le Sénégal devait organiser, cette année-là, la Coupe d’Afrique des Nations de football). Ces accords secrets de pêche, qui sont restés en vigueur plusieurs années après la Can 92, ont été pour beaucoup dans le pillage de nos maigres ressources halieutiques. Ils ont aussi enrichi trop facilement de nombreux Socialistes et proches du président Diouf.








La gouvernance de Diouf était jalonnée par de nombreux autres scandales, de nombreux crimes restés impunis. Le lecteur peut en avoir le cœur net en parcourant les pages 171-178 de mon livre « Abdou Diouf, 40 ans au cœur de l’Etat socialiste au Sénégal », Paris, L’Harmattan, 2009. Aux pages 165 et 166, il se rendra compte que, dans certaines circonstances, les hommes et les femmes politiques peuvent perdre leur contrôle et se laisser carrément aller. On se rappelle que le Président Diouf était un homme de mesure, un homme qui encaissait stoïquement les critiques les plus acerbes. Il lui arrivait cependant de sortir de ses gonds et de faire des déclarations qui ne ressemblaient pas au tempérament de l’homme. Il en était ainsi le 27 octobre 1998, à son retour de Paris où il s’était rendu pour répondre à une invitation du Président de l’Assemblée nationale, Laurent Fabius. L’opposition parlementaire l’y avait précédé pour manifester contre lui devant le Palais Bourbon. Initiative qu’il avait très mal prise et pour laquelle il avait fait cette grave déclaration, à sa descente d’avion au pays : « Je n’avais jamais pensé que je suscitais autant de haine de la part des ces leaders politiques. J’ai l’impression qu’ils ont à mon égard une haine forte. » Ce soir-là, les Sénégalaises et les Sénégalais ont découvert un Abdou Diouf hors de lui et s’étant départi de sa sérénité habituelle. Ils ont eu à découvrir le même Abdou Diouf les 25 et 26 février 1988, lors de la campagne pour l’élection présidentielle de cette année-là. Malmené par les jeunes manifestants de la ville de Thiès, il les qualifia, à la mythique Place de France, de « Jeunesse malsaine ». Le lendemain, il régla son compte à l’opposition en lançant à son encontre la sévère mise en garde suivante : « Je croyais, j’espérais et je souhaitais avoir en face de nous, travaillant en direction de l’intérêt général du Sénégal, des patriotes sincères, démocrates, vertueux, des hommes de parole, de dignité et de respect. Mais j’ai en face de moi des bandits de grand chemin. Ce ne sont pas des Sénégalais dignes de ce nom, ils ont perverti la démocratie, bafoué et terni l’image de marque du Sénégal. Le peuple sénégalais ne le leur pardonnera jamais ; le 28 février donnez leur votre sanction pour cette mauvaise action. »  On pouvait aussi rappeler ses vives félicitations aux Forces de l’Ordre d’avoir réprimé violemment, en 1985, la manifestation de l’opposition contre l’apartheid et, par ricochet, la visite du dictateur Mobutu au Sénégal. Pourtant, elles avaient même fracassé un bras à Abdoulaye Faye du Pds.

Nous n’oublions pas, non plus, les nombreuses gaffes du candidat puis du Président Abdoulaye Wade, dont certaines mettaient même parfois en danger nos compatriotes à l’étranger. C’est ainsi que, lors de la Conférence africaine sur le racisme tenue à Dakar à partir du lundi 22 janvier 2001, le Président Wade, euphorique comme c’était souvent le cas déclarait : « Un Burkinabe subit en Côte d’Ivoire ce qu’un noir ne subit pas en Europe. » Cette déclaration mit les Ivoiriens dans tous leurs états et il a fallu un déplacement à Abidjan de Moustapha Niasse alors Premier Ministre, pour prévenir l’incendie. Et que dire de ses incessants appels à l’Armée à prendre le pouvoir, chaque fois qu’il ratait l’occasion d’y accéder ? Et de sa déclaration à Paris qu’il venait acheter des armes pour contenir nos voisins ? Face à ces déclarations, celle de Sonko est une peccadille puisque tous nos compatriotes de bonne foi savent qu’il ne fusillerait personne.

Pour revenir aux scandales, aux crimes économiques, nous en avons connu de toutes sortes avec la longue et nébuleuse gouvernance du vieux président. Nous en retiendrons quelques-uns : la rocambolesque rénovation de l’avion de commandement, le Flèche des Almadies, qui nous aura coûté à l’arrivée près de 30 milliards, pour une opération dont il nous assurait qu’il ne coûterait pas un franc au contribuable ; la gestion peu orthodoxe de ses fonds spéciaux illimités, notamment alimentés par des chèques destinés normalement au Trésor public ; le détournement sans état d’âme de quinze millions de dollars de ‘’fonds taïwanais’’, normalement destinés à la réalisation de projets sociaux ; les 40 véhicules de luxe du FESMAN détournés, avec la complicité de son ‘’conseiller spécial’’ d’alors ; le pillage systématique de nos maigres réserves foncières, distribuées à des hommes et à des femmes déjà nantis, au détriment de millions de Sénégalaises et de Sénégalais qui couraient derrière la plus petite parcelle pour se construire une maison ; les mystérieuses dizaines de milliards qui ont fait l’objet du fameux ‘’Protocole de Reubeuss’’, et qui ne seront jamais élucidés, etc. Il y en a bien d’autres, dont le moins grave pourrait le conduire en prison dans toute grande démocratie.

Son successeur a emprunté le même chemin et point n’est besoin d’insister sur le scandales-crimes qui jalonnent sa gouvernance : nous les vivons dans notre chair depuis bientôt sept ans. Ce sont tous ces crimes jusqu’ici restés impunis qui ont certainement fait sortir Ousmane Sonko de ses gonds. Son intention n’est sûrement pas de fusiller – ce qui n’est pas possible dans notre pays –  mais d’élucider ces crimes et de punir sévèrement leurs auteurs. De ce point de vue, il bénéficie de tous mes encouragements et a tout mon soutien. Je suis très réservé, par contre, par rapport à son intention annoncée de se rapprocher du vieux président-politicien. Je ne partage surtout pas son affirmation qu’il est le meilleur président du Sénégal. Il en est très loin. S’il a à son actif des réalisations – et quelles réalisations –, il a, à son passif, beaucoup de destructions. Placés sur les deux plateaux d’une balance, les destructions feront pencher lourdement celle-ci de leurs côtés. Il n’est surtout pas question que Sonko cherche refuge auprès de lui, comme l’annonce la presse. Qu’a-t-il fait de répréhensible pour chercher refuge auprès d‘un tel homme ? Quand on a pour cheval de bataille la bonne gouvernance, on ne peut pas s’acoquiner avec ce vieux politicien prédateur, qui serait bien indiqué pour symboliser la mal gouvernance.

Malgré sa déclaration malheureuse, qui peut arriver à tous les hommes, à toutes les femmes politiques, Ousmane Sonko doit garder le cap qu’il s’est fixé dès le départ, et refuser d’écouter les oiseaux de mauvais augure qui veulent le convaincre que, quand on sollicite les suffrages des Sénégalais, il ne faut pas leur tenir un langage de vérité crue. Ces gens-là sont les gardiens jaloux du statu quo, de l’odieux système vieux de 58 ans, dont les tares sont responsables du grand retard que nous accusons par rapport à des pays comme le Maroc et la Corée du Sud, qui avaient le même PIB que nous en 1960.








Dakar, le 18 octobre 2019

Mody Niang

 

 

 

 

Ce Soro Diop-là, est-ce vraiment le même que j’ai connu au journal ‘’Le Quotidien’’ ?

Dans son édition du vendredi 7 septembre 2018, Soro Diop a vigoureusement réagi à ma contribution parue la veille à ‘’Walfadjri’’. M. Diop n’a pas du tout été tendre avec moi. C’est comme s’il me gardait une dent depuis de longs mois, voire de longues années. Je ne me suis pas indigné de sa diatribe – les Sénégalais étant ce qu’ils sont – mais j’en suis très surpris. La dernière fois que j’ai eu un contact physique avec ce M. Diop, c’était quand il travaillait au journal ‘’Le Quotidien’’. Nos relations étaient alors bonnes, très bonnes, voire excellentes. C’est lui qui m’avait publié de façon magistrale les ‘’Bonnes Feuilles’’ de mon livre « Qui est cet homme qui dirige le Sénégal ?». Il a ensuite quitté le journal, je ne sais quelle (s) raison (s). Depuis lors, je ne me souviens pas l’avoir rencontré une seule fois ou, si c’est le cas, ne me rappelle plus les circonstances. Pendant un bon moment, je ne savais plus où il était. J’apprendrai, par la suite, et par hasard, qu’il était dans la mouvance présidentielle et conseiller en communication quelque part. Pour marquer sans équivoque son choix, il lui arrivait, il lui arrive encore – la preuve – de s’attaquer violemment à l’opposition et à toutes autres personnes qui ont seulement des divergences avec le président-politicien et, en particulier, osent les exprimer publiquement. Au début, il m’arrivait de lire quelques-uns de ses articles particulièrement salés. Finalement, je ne les lisais plus. Et j’allais sûrement continuer dans ce choix, si un ami ne m’avait pas signalé sa philippique parue à ‘’Dakaractu’’ du 6 septembre, qui me sort de ma réserve. Et c’est dommage, vraiment dommage !



Le titre de sa diatribe est déjà fort révélateur de sa volonté de me régler mon compte pour de bon. Voici le fameux titre : « Mody Niang et la bien-pensance furieuse ». Ce titre a besoin d’être clarifié pour le commun des mortels, car il n’est pas simple, il pose même problème. D’après le ‘’Petit Larousse illustré 2012’’, la bien-pensance, c’est ‘’l’opinion, le comportement des bien-pensants’’. Quant aux bien-pensants, ce sont des personnes ‘’dont les convictions sont jugées traditionnelles et conformistes’’. C’est cette dernière définition qu’il m’applique certainement, s’attardant sur le côté négatif, si côté négatif il y a. Je lui fais d’abord remarquer que ces convictions ‘’ne sont jugées (que) traditionnelles et conformistes’’. Elles ne le sont donc pas forcément. Et même si elles l’étaient effectivement, sa position par rapport à mes convictions me laisse absolument indifférent, comme me laissent parfaitement indifférentes les siennes, si toutefois il en a encore. Je lisais avec délectation ses écrits, quand il travaillait au journal ‘Le Quotidien’’. Tous les vices, tous les maux, tous les crimes comme la corruption, la concussion, la fraude, le conflit d’intérêt, le népotisme, les détournements de deniers publics, la détestable transhumance, la mal gouvernance et la mauvaise gestion en général, tous ces maux tremblaient dès que le bon M. Diop se mettait devant son ordinateur. Il les dénonçait avec une vigueur, une conviction qui pouvaient faire bouger des montagnes. Aujourd’hui, on retrouve exactement les mêmes maux, les mêmes vices, les même crimes dans la gouvernance du président-politicien. Qu’il renonce à ses convictions – s’il en a encore –, qu’il s’adapte à la nauséabonde gouvernance de son mentor, c’est son droit le plus absolu ! Mais, qu’il nous laisse le droit de les dénoncer, nous que le pouvoir et ses ‘’délices’’ fugaces n’ont pas retournés.
Un ami me disait hier, qu’entre la période où M. Diop a été congédié du journal ‘’Le Quotidien’’ et le moment où il a trouvé du travail – et quel travail –, il a traversé péniblement le désert. Aujourd’hui qu’il a bien sa place dans le ‘’paacoo’’’, il se comporte comme un aveugle qui a ramassé deux yeux. Xamatoul lu ko të, dirait le wolof njaay. Qu’il se la coule douce, c’est son droit le plus absolu. Mais, qu’il nous laisse le nôtre, pour que nous en disposions comme nous l’entendons ! Heureusement que DIEU, notre SEIGNEUR, ne nous a jamais privés de nos yeux. Nous les avions toujours rivés sur la nauséabonde gouvernance du vieux président-politicien. Aujourd’hui, nous continuons de les river sur celle de son successeur, qui marche pas à pas sur le chemin tortueux que le vieux prédateur lui a largement ouvert en quittant le pouvoir. Il n’y a que Soro Diop, et d’autres de son acabit, qui ne s’en rendent pas compte. Il n’y a que lui et nombre d’autres renégats qui, comme lui, ont retourné sans honte leurs vestes et refusent obstinément de savoir que la gouvernance du vieux président-politicien et celle du président-politicien Jr sont parfaitement superposables. Elles traînent les mêmes crimes, les mêmes forfaits, les mêmes délits, les mêmes scandales. M. Diop aura-t-il le courage de nier cette évidence, cette réalité qui crève les yeux. Ah ! J’oubliais qu’il n’en a plus, les ‘’délices’’ du pouvoir étant passés par là !
Notre bon M. Diop me traite aussi de nihiliste. Selon lui, je ferme les yeux sur toutes les réalisations du président-politicien. Pas du tout. Il fait bien des réalisations, mais c’est sur elles que j’ai des problèmes, en particulier sur leur pertinence et leur coût. Et puis, pouvait-il ne pas en faire du tout ? Le 25 mars 2012, nous avons porté 65% de nos suffrages (exprimés) sur sa candidature, sur la base d’engagements solennellement pris et de promesse fermes qu’il nous avait faites qu’il gouvernerait mieux le pays. Annuellement, nous mettons à sa disposition un budget qu’il utilise à sa guise (presque 4000 milliards en 2018). Waaw, il peut s’enrichir, enrichir sa famille et sa belle famille, les hauts responsables du parti-Etat, etc., mais il ne peut pas s’en arrêter là : il faut quand même qu’il fasse quelques réalisations ! Quand ces réalisations sont coûteuses plus que de raison, plus de prestige que de développement, nous avons le droit de protester ! Je ne m’attarderai pas sur des infrastructures comme l’Autoroute ‘’Ila Touba’’, le fameux Train Express régional (TER), le Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD), etc. Ni sur nos 6 millions de cartes biométriques qui nous ont coûté 52 milliards de francs CFA, ni sur la réhabilitation du Building administratif qui en est, semble-t-il, à près de 29 milliards (d’autres disent même 40), ni sur la construction des pavillons dans les différentes universités, etc.
Oui, il construit des infrastructures, mais dans quelles conditions les construit-il ? Je ne m’attarderai surtout pas sur elles. Dans nombre de mes contributions, j’ai exprimé sans fard mes réserves (motivées) par rapport aux tonitruantes réalisations que tient à nous vendre coûte que coûte M. DIOP. En outre, son mentor n’avait-il pas déclaré qu’une gouvernance ne se limitait pas à des constructions d’infrastructures, que ce n’était pas l’essentiel : il fallait aussi travailler à bonifier les valeurs, les principes, les bonnes habitudes, etc. Où en est-il avec ce second objectif ? La réponse coule de source : il a travesti le pays, tout le pays qui s’éloigne de plus en plus de nos valeurs cardinales, cédant la place à l’argent et aux ‘’honneurs’’. Le parti-Etat a violemment bousculé la Nation, reléguée au second plan.



Ce bon M. Diop doit beaucoup m’en vouloir et je ne sais vraiment pas pourquoi. Lisons ce qu’il écrit d’entrée de jeu, me concernant : « Et toujours dans un style qui manque d’élégance et de courtoisie envers le Chef de l’Etat, c’est à se demander si les contributions écrites ne sont pas devenues la pension mensuelle du vieil enseignant. ». Ce n’est pas tout. Au milieu du texte, il me pilonne plus fort encore : « Sa fixation morbide, on dirait maladive, sur le Président de la République Macky Sall, assortie d’une arrogance verbale indécente, surtout envers quelqu’un qui a l’âge de son cadet, invalide son objectivité.» Le pouvoir rend vraiment fou. D’où prend-il cette certitude que le président-politicien a l’âge de mon cadet ? On dit que son mentor est né après l’indépendance. Quant à feu mon frère cadet (que la terre de Touba lui soit légère), il est né dix ans au moins avant. Que voulait-il prouver par un tel mensonge grossier ? Plaire à son bienfaiteur ! Il y a des compatriotes qui sont tombés vraiment bas au Sénégal ! Pour revenir à mon « style qui manque d’élégance et de courtoisie envers le Chef de l’Etat », là, il a peut-être raison : je n’ai vraiment pas beaucoup de respect pour le président-politicien. Le respect se cultive, se mérite. Quand on renie tous ses engagements, quand on bénit la détestable transhumance ; quand, Président de la République, on est manifestement partisan et injuste, en mettant notamment le coude sur le dossier de Kumba am ndey et en envoyant avec diligence celui de Kumba amul ndey au Parquet ; quand on encourage et entretient la corruption en rendant inoffensifs tous les organes de contrôle et en mettant en hibernation les sanctions négatives ; quand, avec l’argent du contribuable on achète des consciences pour se faire réélire ; quand, Président de la République, on danse publiquement et se fait applaudir par ses courtisans, etc., je ne vois pas comment on peut espérer se faire respecter. En tout cas, ce ne sera par moi.
J’insiste sur la danse du président-politicien. Voilà ce qu’en pense notre Soro national : « Mody Niang et quelques opposants ont poussé des urticaires parce que le Président Macky Sall a dansé. » Je n’ai pas poussé des urticaires mais j’ai été indigné, très indigné. M. DIOP a peut-être raison de le souligner : ce n’est pas maintenant seulement que la danse est tolérée sous nos cieux. Elle l’y a toujours été. Peut-être. Mais elle est fortement condamnable, moralement prohibée quand elle est le fait d’un kilifa, à plus forte raison d’un Président de la République. Il est vrai que les minables courtisans du prince et lui-même pas ne s’en émeuvent pas parce qu’un politicien qui danse ne dérange personne dans leur milieu. Or lui, le mentor de Soro Diop, est un politicien pur et dur qui peut se permettre tous les écarts.
En tout cas moi, citoyen Mody Niang, militant du Parti Sénégal, je n’ai aucun respect pour ce président-là, qui a mis tout le pays sens dessus dessous. Quand j’écris le concernant, je me soucie peu de ‘’style d’élégance et de courtoisie’’. Personne, fût-il le virulent Soro Diop, ne peut m’obliger à aimer ce président-politicien. Pour l’en convaincre, je lui cite Alfred de Vigny qui écrivait : « On ne doit avoir ni amour, ni haine pour les hommes qui gouvernent. On ne leur doit que les sentiments qu’on a pour son cochet : il conduit bien ou il conduit mal. Voilà tout. » Par cette citation, je réponds en même temps aux nombreux autres Soro Diop qui m’accusent de nourrir de la haine pour le vieux président-politicien et son fils biologique.
Soro Diop n’en a pas terminé avec ma pauvre personne. Il me traite de ‘’terroriste intellectuel’’, trouve dans mes ‘’textes industriels’’, une ‘’agressivité manichéenne’’ et me prête une ‘’logique bipolaire’’ qu’il se fait le devoir d’expliquer : « Le pouvoir, chez lui, incarne le camp du Mal. Forcément. L’opposition, c’est le camp du Bien. Absolument. C’est du Mody, tout en brut et en brute. Et ça ose de parler de dictature ! Lui, il est propre comme l’eau de zam-zam. Il est nickel des racines des cheveux aux gros orteils. Mody le béni, quoi ! » Vraiment, à ma très grande surprise, Soro Diop n’a pas beaucoup d’estime pour moi. A la limite, il ne doit pas m’aimer – il n’y est pas obligé d’ailleurs. Ce qui n’a aucune sorte d’importance pour tous les deux. En tout cas, je ne savais pas que j’étais un terroriste intellectuel. Je ne me savais, non plus agressif. Waaye nak, nit du xam boppam. Je diviserais aussi le pays en deux camps : celui du pouvoir, le camp du mal, et celui de l’opposition, le camp du bien. Tant qu’on est en vie, on peut toujours avoir des surprises. J’en ai abondamment aujourd’hui avec cette ‘’logique bipolaire’ qu’il me prête. Je croyais vraiment que, même autour de la table du ‘’paacoo’’, Soro Diop ne ferait jamais certaines réflexions, ne me prêterait jamais certaines idées saugrenues . Diviser le pays en camps : celui du bien et celui du mal ! Wolof Njaay néena, ku la xamul éey la lay wooye. Malgré les apparences, Soro Diop ne me connaît point. S’il me connaissait vraiment tant soit peu, il n’aurait jamais écrit ceci, me concernant : « Lui, il est propre comme l’eau de zam-zam. Il est nickel des racines des cheveux aux gros orteils. Mody le béni, quoi ». Je lui lance un défi : où m’a-t-il jamais entendu parler de moi-même, en conversation, dans mes contributions ou dans mes livres ? Je serais « propre comme l’eau de zam-zam (…) et nickel des racines des cheveux aux gros orteils ! ». Je serais même béni ! Quand même ! Heureusement que notre SEIGNEUR ne m‘a jamais associé au pouvoir ! Je lui en sais gré du mieux que je peux.
Je n’aurais jamais cru que l’imagination de notre Soro national était aussi fertile ! Où a-t-il pu inventer tout cela ? Le pouvoir et ses ‘’délices’’ peuvent-il transformer un individu à ce point ? Ce n’est pas tout d’ailleurs : je ferais partie « de ces élites (qui) cherchent à cacher aux Sénégalais les faits(…) terriblement têtus (et) aussi visibles que l’ile de Gorée émergent au large de Dakar. » Il insiste particulièrement sur la culpabilité « du Maire Sall (qui) s’est fait le khalife de l’argent indu, de près de 1 milliard 800 avancé dans une caisse dont il a noirci la blanche gestion. « C’est ça la vérité », affirme-t-il pour conclure son sévère réquisitoire alors qu’il reste à l’accusé un dernier recours, même si on sait que . . . . D’abord, M. Diop sait que la gestion de cette caisse d’avance n’a jamais été blanche. Depuis des décennies, elle a été gérée de la même manière. Pour revenir à « ces élites (qui) cherchent à cacher aux Sénégalais les faits », j’ai l’impression qu’il ne me lit pas, ou qu’il me lit en diagonale, ou avec distraction. Je prends toujours le soin de préciser au début de mes contributions ayant trait à l’Affaire Khalifa Sall, que je n’ai jamais lu le Rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE) et que, partant, je ne me prononçais pas sur le fond. Je ne m’y aventurerai pas, puisque je ne suis pas juriste. Et, depuis lors, je ne me suis jamais prononcé sur le fond de ce dossier. Ce qui m’a toujours navré par contre, et qui me navre toujours, c’est le système du ‘’deux poids- deux mesures’’ que le président-politicien et la justice lui ont appliqué.
Si Soro Diop me lit régulièrement et avec attention, il sait que j’ai consacré aux moins quatre contributions à l’Affaire, contributions dans lesquelles j’ai largement développé le caractère sélectif et injuste notre justice. Si ce Soro Diop est honnête – j’en doute maintenant – il sait que si le président-politicien avait envoyé dans les mêmes conditions l’lGE fouiller dans la gestion des présidents d’institutions, des ministres, de certains services de la Justice, des directeurs généraux, des directeurs d’agences ou d’autres services, et que les rapports soient traités avec objectivité et surtout avec la même diligence qui a caractérisé le traitement du rapport qui mettait en cause la Maire de Dakar, dix, vingt, trente ou bien plus rejoindraient Khalifa Sall en prison. Cela, toutes les sénégalaises, tous les Sénégalais de bonne foi le savent. Je suis sûr qu’en lisant ce chapitre, le bon M. Diop se mettra à vérifier s’ils font véritablement trente ou quarante, car il les connaît parfaitement et est au courant de leurs crimes cachés. Ce sont eux qui cachent plutôt des crimes, et non quelque élite que ce soit.
Je précise aussi en direction de la ‘’cuillère’’ du président-politicien, que je ne connais que de loin Khalifa Sall. Nous nous rencontrons rarement, à l’occasion de certaines manifestations publiques. Depuis qu’il a été Premier Magistrat de la ville de Dakar (avril 2009), je n’ai pas mis les pieds dans ‘’sa’’ mairie, sauf pour répondre rarement à des manifestations (extérieures) qui s’organisent dans la cour de ladite mairie. Chaque fois que j’interviens dans l’affaire de la fameuse caisse d’avance, c’est pour m’insurger contre ce que tout le monde sait : le président-politicien s’appuie sur une justice sélective pour sacrifier un adversaire politique potentiel et protège sans état d’âme ses amis dont certains, qui ont fait pire que ‘’Kumba amul Ndey’’ (Khalifa Sall, bien entendu), hument tranquillement l’air de la liberté.



Dans sa furie contre ma modeste personne, M. Diop n’a même pas la décence d’épargner ma maigre pension d’enseignant retraité. Et si c’était pour me lancer, et c’est bien possible, ceci : « Crève avec ta maigre pension ! Quant à moi, je me la coule douce avec mon substantiel salaire actuel ! » Si c’était le cas, je le rassure ou, du moins, je le déçois : je me contente de ma maigre pension, comme je me suis toujours contenté de mon aussi maigre salaire d’enseignant en activité. Je remercie infiniment notre SEIGNEUR QUI m’a permis d’entretenir et de continuer d’entretenir ma famille avec seulement de l’argent licite, gagné à la sueur de mon front. Je LE remercie encore plus de m’avoir évité la honte de vendre ma conscience, mon honneur et ma dignité, pour des broutilles. J’appelle ‘broutilles’’ ces gros salaires payés à des parasites qui ne sont d’aucune utilité pour le développement du pays. DIEU m’épargne cet argent-poison !
Notre cher M. Diop s’en est même pris, curieusement, à mon âge. Dans son texte, il m’appelle parfois le ‘’vieux Mody Niang’’.Il va plus loin encore dans ce paragraphe : « Le lecteur qui a la téméraire patience de lire les textes industriels produits par Mody Niang subit le supplice de ses longues et parfois ennuyeuses contributions parées de souvenirs et autres rappels, sur fond de fétichisme des chiffres, pour meubler la pauvreté du discours et l’aridité de l’argumentation. Avec parfois, de troubles réminiscences ! Et qui plus est, il constatera que pour le vieux Mody, naufragé comme par son âge dans l’acrimonie, tous sont maudits. Tous maudits, sauf lui Mody ! ». Je suis déjà naufragé, je suis maudit, selon le vuvuzela du président-politicien et de son docile premier ministre.
Je rends grâce à notre SEINEUR de m’avoir laissé vivre jusqu’à la vieillesse. Combien d’hommes et de femmes sont-ils (elles) resté (e)s en chemin, à vingt-cinq, trente, quarante ou cinquante ans, laissant derrière des enfants en très bas âges ? Donc, au contraire de ce que croit Soro DIOP, je ne fais pas de ma vieillesse un naufrage. Au contraire, je m’en réjouis et en remercie encore infiniment notre CRÉATEUR. ET si j’osais, je souhaiterais une très longue vie à mon matraqueur. Mais, comme pour lui la vieillesse est un lourd handicap, je m’en garde sagement.
Je ne terminerai pas sans évoquer le style du défenseur zélé du président-politicien. Son texte est particulièrement lourd, parfois difficile, vraiment difficile à comprendre. Si je n’avais pas peur de pécher, j’aurais affirmé qu’il a longuement consulté le dictionnaire le plus complexe, contenant pour l’essentiel les mots les plus compliqués du monde. Je n’ai vraiment pas reconnu le Soro Diop qui travaillait au journal ‘’Le Quotidien’’. Que lui est-il arrivé entre temps, à ce Soro-là ? Je ne crois quand même pas que ce soit pour m’impressionner qu’il a opté pour ce choix de la grandiloquence et du pédantisme. Si c’était le cas, il a piteusement raté son objectif. La qualité d’un texte ne se mesure pas au nombre des gros mots, des mots recherchés. On l’apprécie, au contraire, par sa simplicité. C’est cette simplicité qui faisait la force des œuvres comme celles de Birago Diop, d’Abdoulaye Sadji, d’Ousmane Socé Diop, de Laye Camara, de Mariama Ba, etc.
Le paratonnerre du président-politicien a raté une seconde fois son objectif : en écrivant son pamphlet contre ma modeste personne, il visait sûrement un grand nombre de lecteurs. Il avait donc intérêt à se faire plus simple, plus accessible. Or, son texte est pratiquement hermétique et ne comptera sûrement pas beaucoup de lecteurs. A moins qu’ils consentent un lourd sacrifie pour lire intégralement cette piteuse diatribe qui devait en terminer, une fois pour toutes, avoir le trouble-fête que je serais. Peine perdue, vraiment perdue.




Dakar, le 9 septembre 2018
Mody NIANG

Mody Niang et la bien-pensance furieuse (Par Soro DIOP)

« On savait ! ». Une diatribe de plus dans la panoplie de ses diarrhéiques pamphlets géométriquement dirigés contre le Président Macky Sall. Et toujours dans un style qui manque d’élégance et de courtoisie envers le Chef de l’Etat. C’est à se demander si les contributions écrites ne sont pas devenues la pension mensuelle du vieil enseignant. Que lit-on dans la contribution de Mody Niang ? Le même cantique catastrophiste. Le même pilonnage soviétique de toutes les réalisations du Président Macky Sall. Pas une seule œuvre du Président Sall qui trouve bonne grâce à l’œil du cyclope Niang. Sur plusieurs tambours, il use d’une seule baguette. Drôle de polyphonie !




Toujours dans le vertige du chaos. Dans les exhalaisons de désastres annoncés qui ne surviennent jamais. Monsieur Niang se pâme de joie à dire des méchancetés et autres fariboles sur le Président Macky Sall avec la foi d’un daltonien. Le vieux Mody est le géomètre qui a un axiome : une contrevérité ressassée mille fois à longueur de textes et… même à largeur de prétextes finira par se transformer en vérité. Et pour mieux aguicher ses lecteurs ou faire passer sa toxine rhétoricienne, il se met à la place des populations, juge et jauge à leur place sans aucun baromètre objectif. Le tout assaisonné de quelques toquades populistes comme quand dans son texte, il tente de disqualifier la route Ila Touba, le projet TER, les bourses familiales, etc.

Le lecteur qui a la téméraire patience de lire les textes industriels produits par Mody Niang subit le supplice de ses longues et parfois ennuyeuses contributions parées de souvenirs et autres rappels, sur fond de fétichisme des chiffres, pour meubler la pauvreté du discours et l’aridité de l’argumentation. Avec parfois, de troubles réminiscences ! Et qui plus est, il constatera que pour le vieux Mody, naufragé comme par son âge dans l’acrimonie, tous sont maudits. Tous maudits, sauf lui Mody !

Sa fixation morbide, on dirait maladive, sur le Président de la République Macky Sall, assortie d’une arrogance verbale indécente, surtout envers quelqu’un qui a l’âge de son cadet, invalide son objectivité. Elle valide, le concernant, une posture de terroriste intellectuel. La plupart du temps, fonctionne, entre les marges de ses textes, une agressivité manichéenne. La logique bipolaire. Le pouvoir, chez lui, incarne le camp du Mal. Forcément. L’opposition, c’est le camp du Bien. Absolument. C’est du Mody, tout en brut et en brute. Et ça ose de parler de dictature ! Lui, il est propre comme l’eau de zam-zam. Il est nickel des racines des cheveux aux gros orteils. Mody le béni, quoi !

Dans notre paysage politico-médiatique, on assiste de plus en plus à l’envahissement de personnes et de personnages qui s’autorisent de faire la morale aux autres et de couver les turpitudes de ceux qu’ils veulent imposer comme des parangons de la vertu. Ils habitent la société civile, des médias et des oppositions. Voyez-vous, en dépit du délit limpide de fausses factures et de commandes de mil jamais livrées reconnues par le maire de Dakar, eux s’évertuent, s’abîment et se détruisent à nous détourner des faits pour nous enfumer avec un procès dit politique. Nous présenter un Khalifa Sall aussi blanc qu’un kaolin. N’est-ce pas Monsieur le contributeur-politicien ?

Mody Niang appartient bien à la secte de la bien-pensance en extase injurieuse et furieuse. Les passions nihilistes excusent décidément tout pourvu qu’elles exhalent des odeurs pestilentes contre le pouvoir. On a l’impression que nommer aujourd’hui la réalité est devenu paradoxalement un péché, voire une abomination. Mon jeune confrère Aliou Ndiaye a le courage de désigner cette position par une expression fulgurante de vérité : «le complexe de l’opposition». Un complexe que nourrissent des journalistes et des «droits-de-l’hommiste». Jusqu’à l’aveuglement kafkaïen des élites médiatiques qui masquent les impérities des vides programmatiques des opposants.

Que découvre-t-on que ces élites cherchent à cacher aux Sénégalais ? Que Khalifa Salle est cramé. Peine perdue, les Sénégalais, dans leur écrasante majorité, ne sont pas dupes face à la confusion de genres et de figures qu’on veut leur imposer d’un maire vertueux. D’une vertu qui fait dans les fausses factures et les détournements de deniers publics ou…municipaux. On a beau vibrionner, s’abîmer dans toutes les stratégies de diabolisation du Président Macky Sall et de victimisation du maire de Dakar, les faits sont terriblement têtus. Ils sont aussi visibles que l’ile de Gorée émergent au large de Dakar.




On aura beau crier et vouloir susciter une indignation collective, le maire Sall s’est fait le khalife de l’argent indu, de près de 1 milliard 800 avancé dans une caisse dont il a noirci la blanche gestion. C’est ça la vérité ! Celle-là qui brille comme un soleil d’été que des bénéficiaires occultes s’évertuent à gommer à grands tapages médiatiques. Les concepts, les stratégies d’enfumage, les tactiques de brouillage, rien n’y fait : Khalifa Sall a régné sur une caisse… sans mil, mais avec un amas de mille avoisinant les 2 milliards. Tout le reste n’est que broutille et roupie de sansonnet.

Pour le reste, Mody Niang et quelques opposants ont poussé des urticaires parce que le Président Macky Sall a dansé. Et voilà, la danse est devenue maintenant aussi un délit sous nos cieux ! Cherchez donc où est la dictature…

° Top
YerimPost

GRATUIT
VOIR