Blog de Cheikh Yerim Seck

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Monsieur le président

Monsieur le président, et si on dialoguait entre nous aussi (Abcdaires, Espagne)

Le 24 Février 2019 a vécu, et ce jour a fini d’être archivé dans l’histoire et la trajectoire politique du Sénégal. L’heure est désormais á la réflexion et aux projections pour la mise en œuvre des promesses tenues lors de la campagne. Il n’y a pas certes de vaincus ; seul le peuple sénégalais est sorti vainqueur de ces joutes électorales en renouvelant sa confiance au Président Macky SALL, dans le calme et la sérénité, pour un second mandat de 5 ans.

Si en Espagne des sénégalais se sont mobilisés pour porter leur choix sur Maitre Alioune Badara CISSE au poste de Premier Ministre ce n’est rien d’autre qu’une façon pour une partie de cette communauté de témoigner toute leur gratitude a l’égard de Maitre CISSE. En effet, lors de son bref passage au Ministère des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, ABC avait fait sa première sortie en Espagne plus précisément à Alicante pour décanter in extremis une situation qui était très tendue entre autochtones et sénégalais. Sa visite de courte durée avait permis à ces sénégalais d’obtenir des acquis considérables allant dans le sens d’améliorer leurs conditions d’existence.  Et depuis lors, des sénégalais ont pu forger avec ABC des relations particulières qui se bonifient au fil des années. A Murcia où vivent plus de 3000 sénégalais, ABC est la première autorité venue du Sénégal à parcourir des centaines de kilomètres pour venir communier avec eux, les écouter exprimer leurs doléances pour ensuite essayer de trouver des solutions.

Aux Iles Canaries, Maitre Alioune Badara CISSE n’est point en terres étrangères, de Tenerife à Las Palamas en passant par Fuerteventura, ABC entretient d’excellentes relations non seulement avec sa communauté mais avec presque toutes les autorités insulaires. Ces  relations toutes particulières ont d’ailleurs permis de faire du Sénégal le pays  hôte lors de la toute dernière  édition d’ Africagua tenue en novembre 2018 à Fuerteventura. Et la liste est loin d être exhaustive. .C’est pour dire qu’au Royaume d’Espagne ABC compte un peu partout des amis et des sympathisants qui lui vouent admiration ; respect et considération pour ces multiples services rendus. De toute évidence, si le candidat Macky SALL est sorti victorieux de cette récente élection présidentielle à l’archipel des Canaries il le doit à notre médiateur qui n’a jamais oublié que les sénégalais de la Diaspora sont des sénégalais à part entière et non des sénégalais entièrement à part.

Aujourd’hui le président élu appelle au dialogue et à la reconstruction, et le préalable le plus en vue semble la réhabilitation, sinon la réconciliation de toute la classe politique. Nous encourageons cette démarche et comme tout le monde, nous souhaitons que la paix sociale règne dans ce pays, car c’est une condition sine qua non pour toute entreprise de développement. Le Président Macky SALL a fort à faire dans ces moments où lui seul aura l’opportunité de faire reset sur la gouvernance passée pour mettre sur pied une nouvelle équipe dynamique, nécessaire à la réussite de son mandat. Pour ce faire, le président aura besoin de s’entourer d’hommes et de femmes de son parti capables de faire triompher les idéaux du YONU YOKUTE qui constituent le socle, la base solide du Plan Sénégal Émergent et dont Maitre Alioune Badara CISSE (ABC) reste un des principaux acteurs.

L’heure est donc venue pour le Président Sall de se départir des contingences politiques et d’ouvrir une nouvelle ère qui s’inscrit dans le réalisme politique. Ce quinquennat doit être placé sous le sceau de la réconciliation et du pragmatisme pour amorcer un développement inclusif et durable á tous niveaux ; les chantiers sont énormes et les attentes sont nombreuses.  Dès lors, aucun tricotage de l’heure ne peut nous faire oublier la longue marche avec Maitre Alioune Badara CISSE, un homme de devoir et de conviction dont les qualités morales et intellectuelles ne sont plus á démontrer.  Ce dernier qui a été sur tous les fronts a sacrifié privilèges et avantages dans le seul but de voir son ami accéder un jour á la magistrature suprême.

Il est certes vrai que ABC ne réclamera jamais quoi que ce soit mais nombreux étaient les sénégalais qui le voyaient déjà au poste de Premier Ministre lors de votre première mandature mais en bon croyant il a accepté la volonté divine même si la déception était grande du côté de ses militants et sympathisants. Toutefois, la confiance que vous avez placée en lui pour le nommer au poste de Médiateur de la République du Sénégal a su démentir toutes les calomnies et autres diatribes jadis orchestrées contre lui, et auxquelles il a dû faire face avec courage et abnégation. De la Médiature, Maître Alioune Badara CISSE de par son savoir-faire et ses capacités intellectuelles a su insuffler une nouvelle dynamique à l’institution qui, dans un passé, n’était pas très bien connue du public sénégalais. Ce travail de réceptacle et de récriminations mené au sein de la Médiature en un temps record le positionne aujourd’hui comme personnalité médiane pour conduire en tant que Premier Ministre le dialogue et désamorcer les futures bombes sociales. ABC est une valeur sûre, un homme des grands défis.

Mr le Président vous avez compris tout l’intérêt que vous pouvez tirer de la nature consensuelle de Maitre CISSE : ses alertes sur différents points de crispation ont désamorcé de nombreux conflits sociaux et économiques. Et parfois cela n’était pas compris par certains tenants des pouvoirs publics.  Aussi, pour conduire les affaires politiques de l’APR, il faut un homme compétent et consensuel, et ABC, au-delà de ces qualités, jouit d’une légitimité historique sans conteste. Nous devons à l’histoire de rappeler ici, que nombreux sont ceux qui ne prennent leurs décisions que forts de ses conseils et de ses appuis ; et même si ABC a gardé la neutralité due à son rang de Médiateur, nous n’avons jamais rien entendu ou interprété venant de sa part, qui ressemble à de la médisance ou à un discours malveillant. Au contraire bon nombre de militants de l’APR qui s’abreuvent encore des orientations et conseils de ce brillant intellectuel ont trouvé chez lui la motivation, la force et la dignité du combat pour votre réélection.

De ce point de vue beaucoup pensent à présent que la première des réhabilitations doit commencer à l’intérieur de la Maison APR par redonner à ABC sa vraie place. Nous sommes de ceux qui pensent que personne mieux que lui ne peut fédérer au sein de l’APR pour relever de futurs défis. Le moment est donc venu, Monsieur le Président, de nommer Maitre Alioune Badara Cissé au poste de Premier Ministre pour ses compétences et ses capacités de traduire en actes concrets toute votre vision pour un Sénégal émergent. Le talent et la compétence ne doivent surtout pas perdre leur place et nous attachons du prix à les voir rayonner durant la gouvernance prochaine.

Cet homme ne peut compter pour moindre et il doit retrouver sa place car il porte merveilleusement bien le manteau de la réconciliation nationale qui doit parfaire une marche apaisée vers 2024. C’est aussi cela la réalité du parti, et nous porterons cette bonne parole partout où besoin sera pour la survie du parti. Les ABCdaires ont combattu dans la douleur, parfois démunis et éloignés de tout, mais ils font partie de cette victoire appréciée. L’heure est venue de nous parler avec sincérité et de retourner à chacun la place qui est la sienne. Quelqu’un a écrit fort justement que « L’APR a une histoire, et ceux qui veulent la passer outre ne feront pas l’avenir de ce parti ». Trop de bruyants incompétents ont fini de disséminer la haine et la dispersion dans l’APR. Il va falloir faire le tri ; Pari on ne peut plus difficile mais pas impossible.

Si Podemos !

Vive le Sénégal !

La Convention Internationale des ABCDAIRES / Section Espagne.

 

Monsieur le président, je connais votre envie !

Réélu par vos concitoyens, vous avez posé un acte politique salutaire: l’appel à un dialogue inclusif avec l’ensemble des forces vives de notre nation.
Monsieur le Président de la République,
La nouvelle séquence qui s’ouvre le 02 avril prochain sera sans nul doute, ce que vous en ferez !
Sans risque de me tromper, j’ose espérer qu’elle sera le temps de la consolidation des acquis démocratiques, de la paix, de la stabilité et de la cohésion nationale.
Monsieur le Président de la République,
Vous n’avez plus le choix, car votre bilan élogieux ainsi que votre vision stratégique et prospective pour le devenir du pays ont fini de vous hisser au rang de « Chef d’Etat organique » qui a su changer en peu de temps, le cours de l’histoire politique et économique du pays.
Monsieur le Président de la République,
Mon souhait le plus ardent pour ce quinquennat est de vous voir amorcer les réformes tant attendues, pour l’intérêt supérieur de la nation.
Je sais que vous avez envie !
Vous avez envie de poser un cadre permanent de dialogue autour des urgences citoyennes, posez le, en respectant surtout la FORME !
Vous avez envie de porter le prestigieux costume de Père de la nation, portez le, car il ne sera pas celui de NESSUS !
Vous avez envie d’être le Président de tous les sénégalais, dénouez alors la corde partisane « APR » qui vous éloigne des autres !
Vous avez envie d’une justice forte, crédible et indépendante, cédez le fauteuil de Président du Conseil supérieur de la Magistrature, aux DOCTEURS de la LOI !
Vous avez envie d’une justice qui ne soit pas méprisante et destructrice, faites de la SÉPARATION des POUVOIRS , une réalité !
Vous avez envie de léguer un prestigieux héritage aux générations futures, entourez-vous des meilleurs d’entre nous , des plus compétents mais et surtout des plus VERTUEUX car le FUTUR commence AUJOURD’HUI !
Vous avez envie que votre nom soit écrit en lettres d’or dans les annales politiques du pays et du monde, regardez LOIN, LARGE et PROFOND !
Vous avez envie d’incarner l’unité nationale, faites de vos prédécesseurs DIOUF et WADE, des invités spéciaux de la fête de l’indépendance du 04 avril et des autres candidats de l’opposition qui n’ont pas démérité, vos invités d’honneur !
ALÉA JACTA EST !

Dr KALY NIANG
SOCIOLOGUE
Membre fondateur de l’UNP Bokk-Jemu

Merci Monsieur le président Macky Sall ! (Serigne Mbacké Ndiaye)

Quand en Mars 2013, de retour de Versailles, je vous disais que vous seriez mon candidat à la prochaine présidentielle, tout été incertitude.

Quand je théorisais les retrouvailles de la grande famille libérale, beaucoup de mes frères et sœurs libéraux (aujourd’hui avec vous) criaient au scandale et me taxaient de traitre.

A plusieurs reprises j’ai évoqué avec vous, en public comme en privé, vos rapports avec le Président WADE.

Pendant cette campagne électorale, j’ai invité beaucoup de responsables du PDS et des Karimistes à voter Macky pour favoriser ces retrouvailles. Durant cette période et dans une interview accordée à la Rfm depuis le Maroc, je souhaitais que les présidents Abdoulaye WADE et Abdou DIOUF soient vos invités à la prochaine fête de l’indépendance.

J’ai été donc satisfait et honoré de vous entendre citer nommément vos prédécesseurs à qui vous demandez de vous accompagner dans l’œuvre de construction nationale. Donc merci Monsieur le Président !

Monsieur le président de Pastef, arrêtez vos chiens de garde hyper-excités sur les réseaux sociaux

Monsieur le président du Parti Pastef « Les Patriotes » !

Depuis quand est – ce un tort dans ce pays d’avoir l’audace et la volonté sous jacente d’afficher sa foi en ses propres capacités pour affirmer de saines ambitions politiques avec un bon programme de gouvernement comme panel de solutions pour prétendre à la haute fonction de 1er magistrat de la République en voulant diriger ce pays avec une main de maître comme vous et votre allié naturel qu’aurait pu être Monsieur Bougane Guèye Dany?

À présent, par la faute de vos spin-doctors de salon et courtisans affidés acolytes, fieffés Pitt bull – que dis-je, vos « chiens de garde » hyper excités sur les réseaux sociaux – la sainte alliance dessinée entre vous et lui s’arrête là parce qu’ils le veulent et nous réclament de mettre fin à une alliance qui n’en sera jamais une. Répondant ainsi au vœu des adversaires objectifs qui n’auraient qu’intérêt à casser cette sainte alliance de Khar Yalla (de circonstance ?) que vous ne faites rien non plus pour sauver, chaque jour qui passe avec son lot de vaines disputailleries étalées dans la presse.

Vous n’êtes pas sans savoir qui ils attaquent, entre autres, quand ils déversent leur bile et parfois même insultent gratuitement d’honorables citoyens en se permettant de s’ériger en donneur de leçons. Vous les nommez «partenaires», mais en réalité ils sont une épine à vos pieds qui ne s’empêcheront pas de vous mordre quand il le faudra en bons « chiens de garde » qu’ils sont.








Monsieur Sonko ! Vous n’êtes pas sans savoir qu’en politique, toute l’affaire est d’abord question d’un bon gentleman agreement entre gens bien pensants et soucieux du devenir de cette République et du sort des populations de ce pays. Or que constate-t-on ? Des coups bas à n’en plus finir, des crocs en jambe persistants, des maillots tirés dans le dos, des culottes saisies : une affaire de gros lâches. Et c’est à leur sujet que je m’entretiens avec vous comme ça, ne supportant pas les entorses aux accords de gentleman agreement par-dessus tout.

Vous avez annoncé la couleur, dans votre discours lors de votre « one man show » à la place Nation (ex Obélisque), en affirmant que vous voulez combattre le système et que vous vous positionnez comme étant le candidat de la rupture réelle. Vraiment ? Alors agissez comme tel, en bon gentleman et je vous applaudirai.

Mais avant, laissez moi vous dire, M. le président de Pastef « Les Patriotes », que votre parti part en couille puisque vous-même vous laissez libre cours à vos zélés militants ou followers passionnés et le soin de perpétrer des attaques crypto personnelles qui volent bas et tirent en dessous de la ceinture, notamment quand il s’agit d’un potentiel allié à l’image de Monsieur Bougane Guèye Dany, qu’on s’empresserait vite de transformer un redoutable concurrent pour mieux l’écarter de ceux qui peuvent menacer votre suprématie dans l’opinion publique auprès de qui vous croyez être si bien aimé par le peuple et de façon récurrente à chaque sortie, à chaque démarche de dénonciation systématique ou de révélation polémique. Je signale, pas à l’encontre de M. Bougane Guèye Dany seulement… Mais tous les autres candidats à la candidature semblent être effacés du tableau de la présidentielle qui vient par vos acolytes qui ne respirent que par vous et refusent à d’autres leur part d’oxygène pour respirer au nom de leur icône portée effigie.

En effet, il est facile de constater qu’il ne se passe pas un jour sans qu’un de vos spin doctors et autres « chiens de garde » ne noircissent le tableau d’autres candidats à travers la presse en ligne et ne s’adonnent à des attaques personnelles et des insultes de bas étages qui n’en racontent mais à des gens, lecteurs internautes qui exècrent raisonnablement tout mensonge venant de ce lot et sur le compte de Bougane ou d’un autre.

Ce n’est pas bien grave qu’ils le traitent de tous les noms d’oiseaux, pour lui, à ses yeux, lui qui en a vu pire, entendu d’autres et d’autres encore… Mais dire qu’«il est un vendu» ou qu’«il roule pour Macky» c’est comme le gendarme-voleur (ou l’Inspecteur des impôts) qui crie lui-même au voleur, si vous suivez bien ma pensée. Qui plus que vous, serait plus prêt d’être cofinancé par Macky si cela tenait lieu de vérité ? En tout cas pas lui qui a, au vu et au su de tous, créer toute chose à lui brique après brique, petit à petit jusqu’à arriver à se lancer dans la quête du suffrage universel de l’électeur sénégalais à travers le Mouvement Gueum sa bopp qu’il a créé et ne finance pas. Qu’avons-nous à entendre toutes ces insanités débités par vos spin doctors et Pitt bull qui n’ont plus qu’une cervelle à la place du cerveau, étant béatement assurés de votre élection prophétique à la magistrature suprême lors même que le scrutin n’est pas encore tenu ?

Oui, on l’affabule de beaucoup de nos propres travers, en bons Sénégalais que nous sommes, mais le bonhomme est loin de se prêter à ce nouveau jeu de la nouvelle arnaque en politique pour se laisser intimider et ne plus avoir pour grand dessein d’être justement cet homme de la rupture qu’il se veut, qu’il se dit, qu’il peut être en incarnant nos valeurs les plus enfouies dans la société sénégalaise d’hier et d’aujourd’hui. Et ce n’est pas par défaut de ne pas posséder les moyens destinés à cela, ni la trempe et le tempérament suffisants à cela ; et d’ailleurs qu’il devienne ce 5ème président de la République ou pas, cela ne changerait rien à l’affaire. Pour l’heure il est temps de sonner le tocsin pour la fin de la récréation et la dénonciation de toute alliance entre le candidat du Pastef et celui du Gueum sa bopp si cela ne tenait qu’à moi. Mais j’imagine mon cher Bougane, en bon domu Ndar, ne jamais prendre l’initiative de la rupture d’alliance ou de la trahison de promesse. Cela ne nous ne lui sied pas non plus. Et pourtant il faudra bien y arriver si vos spin doctors et autres Pitt bull continuaient leurs attaques personnelles contre sa personne, ses acquis, ses ambitions, sa famille, sa boîte et ses affaires, au nom de je ne sais quel puritanisme dont ils seraient les hérauts dans cette nation qui foisonnent de bons et mauvais exemples dans tous les domaines d’activité.

Basta ! Stop ! Ça suffat comme ci ! Ça suffit comme ça !

Monsieur le président de Pastef les patriotes ! Dites leur qu’ils n’ont pas le monopole du patriotisme. Dites à spin doctors et autres chiens de garde qu’ils ne sont des patriotes qu’en obéissant à vos ordres, précisément ceux-là qui résultent et qui sont manifestes sur les réseaux sociaux à l’encontre d’estimables personnages. Dites leur encore, qu’il est indigne de leur part de vous prendre en otage et de téléguider toute votre démarche de néophyte en politique comme M. Guèye lui-même. Dites encore à ces chiens de garde qu’ils peuvent s’exprimer librement, avec des mots tordus et des insultes, mais pas de façon imprécise à l’aveuglette ne respectant aucune forme ni aucuns atours à des potentiels alliés ou bons concurrents en face d’autres « mauvais » concurrents que vous-même ne cessez de juger du nombre des incompétents.

Ou alors qu’ils la ferment et cessent de débiter des sornettes sans être vos serpents à sonnettes bien que prenant – la plupart – leurs directives auprès de vous, si on en juge leur dose de subjectivité qui en dit long sur leurs incapacités à vous ressembler, à moins de vous jalouser. Du coup, on ne serait pas étonné de vous voir trahir les principes fondateurs de la bienséance en politique, de l’éthique en somme, que vous prétendez défendre d’âme et de corps. On ne vous en veut non plus pour cela, mais sachez sérier les consignes et les directives que vous leur prescrivez en bon docteur à des têtes fêlées qui pensent avec le ventre plus qu’avec le cœur, laissant leur esprit en jachère comme une coquille vide et vidée de tous son sens pratique qui est praxis et élaboration sur le terrain de la rencontre avec les électeurs, non en aboyeurs chiens de garde pour ameuter foule et masse qui réagiraient ainsi en se pointant dare-dare à la Place Nation sans savoir pourquoi ils sont là pour simplement applaudir le one man show d’un Loup solitaire, puisque en définitive c’est ce qu’ils semblent peindre de vous comme portrait. Ne soyez pas étonnés qu’ils vous trahissent un jour ou l’autre comme ils appellent à se désolidariser de M. Guèye, trahissant votre confiance en celui-ci qui réciproquement vous conserve la même confiance. Parce que tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché, dit-on

Effectivement, pour quelqu’un qui se veut vertueux comme vous et lui, on se doit de se démarquer de certains écarts de langage, comportements déviants, appréciation subjective, jugements de valeur etc.

Monsieur Sonko ! S’il vous plaît, de par ma modeste personne, n’accusez pas mon attitude de partisane. Ce que je reproche ici à vous et votre camp c’est de manquer de poigne pour mieux encadrer vos éléments, sinon jamais vous ne serez à la hauteur de vos prétention pour tenir en laisse des chiens de garde qui finiront bien par vous mordre et vous mettre en mal avec le voisinage politique dans une certaine identité oppositionnelle sans couleur dès lors que le gentleman agreement est dévoyé par ces soi-disant partenaires, alliés, aficionados, spin doctors, affidés partisans et Pitt bull chiens méchants.

L’histoire a toujours montré qu’on peut parfois réussir d’un coup de maître ce qui n’était au départ qu’un coup d’essai. Et ils sont nombreux nos candidats à la candidature comme vous qui sont à ce stade de l’engagement en politique, de surcroît une prime participation à une élection présidentielle. Peut-on reprocher à Bougane d’avoir ce profil de présidentiable et cette baraka de futur président pour se lancer dans la pêche aux voix des électeurs et électrices sénégalais ? Un militant sincère de Pastef dirait bon on n’a pas ce droit. Un acolyte soutien illettré chien de garde dirait oui, car trop de sérieux candidat pour faire partir Macky Sall n’est pas bien vu par eux. Alors question : obéir ou trahir, lequel de vos fanatiques suivrez vos conseils pour vous conserver votre place en pole position de la course vers l’élection présidentielle sans graves incidences négatives ? Allez savoir ! Ce ne sera sûrement pas M. Guèye à qui, les engagés volontaires dans son mouvement Gueum sa bopp, n’ont rien à lui demander, ni à lui imposer, travaillant main dans la main avec chacun, chacune, pour toutes choses sur lesquelles il sait leur demander leur avis et apprendre à ne jamais décider seul comme vous semblez le faire ; à moins que ce ne soient vos spin doctors qui ont la haute main sur votre parcours politique.

Monsieur le futur candidat autoproclamé à la candidature pour l’élection présidentielle de février 2019 !

En dénonçant un certain nombre de choses dans votre livre, vous avez l’attitude d’un médecin qui accuse son malade de s’être fait contaminer au lieu de chercher avec honnêteté à le guérir et le remettre d’aplomb, sur pied en somme. Mais non, vous refugiez derrière une campagne diabolique de dépersonnalisation à l’encontre de Bougane pour assister à l’échec, en un plan savamment organisé, de sa candidature portée par un regroupement politique dénommé Gueum sa bopp. Et je me fais ici le devoir de prendre le peuple sénégalais à témoin, car l’Histoire sera juge entre vous et lui au cas où les choses tourneraient au vinaigre avec leurs lots de frustrations et de regrets d’avoir eu à se connaître et à animer sur une même estrade une même conférence d’initialisation à la politique politicienne que vos contempteurs dénient à tout homme sauf à vous, qui serait le candidat le plus remplis de ces belles valeurs de notre nation que nous voulons tous restaurer et pouvoir être en mesure de défendre programme politique une fois au pouvoir pour former un gouvernement et diriger avec une majorité parlementaire issue des urnes une fois la treizième législature dissoute.

En cela, je crois à l’heure qui viendrait inéluctablement pour des vraies et réelles recompositions politiques macro au sens large du terme. Pourquoi donc se presser ? Et où courent-ils tous comme ça croyant vous rendre service, or desservant votre cause, qui est l’observance des valeurs éthiques en politiques ?

À l’heure où je couche ces mots, faibles expressions d’une désopilante constatation, notre candidat Bougane Guèye Dany est à des centaines de kilomètres de Dakar, sur le terrain –toujours- parcourant villes et en campagnes des localités du pays pour l’écoute des populations et l’enregistrement de leurs doléances en vue de leur satisfaction une fois la présidentielle dans la poche. Il n’est pas là avec ses boys & girls à s’en prendre constamment à tel ou tel autre candidat, légitime Sénégalais, compté du nombre des candidats à la candidature. Notre bon homme continue son petit bonhomme de chemin dans le Sénégal profond.

Et même si les sondages le placerait en pôle position en vous supplantant, pour la victoire finale, ce n’est pas faute d’avoir mis en place une task force pour être en fin de compte celui qui passerait haut la main dès le premier tour, ou tout au plus au second tour avec des reports de voix automatiques. Ce que semblent omettre vos artisans et c’est ce qui me dérange au fond : ce calcul à courte vue qui ignore tout des lendemains qui chanteraient ou qui feront déchanter certains –nombreux- parmi eux.

Bougane Guèye Dany serait aujourd’hui l’homme à abattre, on ne serait pas étonner que les snippers recrutés à cet effet ne proviennent du lot des partisans d’Ousmane Sonko pour bien cacher le fait coupable de la trahison publique. Bougane a de l’expérience dans les affaires et renforcent quotidiennement ses compétences pour la fonction suprême visée. En cela, il n’est pas un théoricien de m’estime de soi seulement, mais un penseur de l’économie solidaire comme modèle économétrique pur qui irait bien avec nos réalités sociologiques vécues au présent. En témoigne son building capacity à travers le holding groupe Boygues corporation.

Évidemment, cette surréalité dérange vos spin doctors à l’analyse des choix comparatifs. À un tel point qu’ils en viennent à en perdre la raison, ne sachant la garder, si ce n’est pour ne rien avoir ni pouvoir à dire désormais : bec fermé, bouche bée, on dirait.

Aussi, nous n’accepterons plus ces attaques d’où qu’elles viennent et où elles se manifestent avec rudesse pendant que vous n’agissez pas en sens contraire pour les désavouer ou les retenir. S’il vous plaît, encore un peu d’effort, et vous réussirez à leur mettre une muselière en sachant bien les tenir en laisse. Ou bien ne vous étonnez pas de notre réaction chaque fois de besoin, car nous saurons riposter toujours de manière efficace, plus ou moins virulente, c’est selon, et ne lésinerons devant aucun moyen intellectuel à notre disposition. Ne nous minimisez pas comme ils tendent à tourner en dérision notre « incapacité » (relative) à nuire à une mouche, n’étant pas méchants nous-mêmes.

À présent, tout est clair : nous savons désormais qui se cache derrière chaque personnage dans ce pays, qui est qui et qui peut être contre qui. Il est admis qu’on peut tromper une partie du peuple une partie du temps, mais pas tout le peuple tout le temps. Les gens au Sénégal, s’en laissent beaucoup conter, mais ne sont jamais dupes quand on croit les tromper, les berner, les rouler dans la farine. Un moment ou un autre ils réagiront en fonction des circonstances, c’est leur sens du Kersa, du Jom et duMuñ.

Alors mon frère et ami président des « patriotes », rattrapez-les, retenez-les, ressaisissez-vous, vous aussi, avant qu’il ne soit trop tard pour tout le monde. Ouvrez les yeux et dessillez-les, et vous ne vous en porterez que bien mieux devant l’électeur sénégalais. Constatez par vous-même : ne guidez-vous pas vos fidèles tel un prophète barbu, sous un regard dédain du mur dans lequel vous foncez tout droit comme si c’était par là que se trouve l’issue, la porte de sortie de crise, le bout du tunnel ? Laissez donc aussi le soin à Bougane de foncer tête baissée tel un buffle et de faire sauter le système tout entier, au cas où vos compétences seraient limitées à cette fin.








À vous votre voie sur laquelle vous cheminez, à lui cette voie sur laquelle il se trouve. Sans rancune, poursuivez votre chemin et laissez lui et les autres poursuivre leur destin en politique. Le vôtre, malheureusement, n’est pas d’être assassiné comme une militante de votre camp, malgré son indéniable engagement à vos côtés. Mais lui, par la beauté de ses réalisations, et les mots splendides des autres qu’il aime tant (dont les vôtres), saura où mener la barque senegalensis à bon port, car sachant où il va. Malcolm X disait ainsi vrai : celui qui ne sait pas où il va risque de ne jamais arriver à bon port, quel que soit la superbe bagnole qu’il possède appelée Pastef « Les Patriotes ». Gueum sa bopp a ainsi su montrer quand on veut on peut, car «vouloir c’est pouvoir, et nous luttons pour notre idéal : la renaissance politique au Sénégal dans la quête de soi, la confiance en soi, l’amour de soi, l’estime de soi : Gueum sa bopp. Oui, et alors ? Parce qu’on le veut, qu’on l’exige, qu’on l’ordonne et qu’on doit faire en sorte que notre volonté tienne lieu de loi. Pour ne plus avoir à nous reprocher notre sous-développement ou à l’imputer aux autres nations à qui notre marché est ouvert comme notre diplomatie doit être encore plus inclusive sur le plan africain. Un bon leader sait commander, un mauvais héros manque d’autorité sur ses troupes. Là est la fermeté et l’honnêteté qui caractérisent M. Bougane Guèye Dany, un homme respectable qui n’a pas besoin qu’une opinion soit émise par l’autorité d’un nom respectable pour se mettre à le suivre comme tous ces affidés à vous devenus partisans spin doctors et chiens de garde. Mais encore, faut-il que cette opinion soit conforme à la vérité ? Si on ne peut s’exprimer en toute véracité dans ce pays, il ne faut plus discourir sur des programmes et des livres solutions aux électeurs sénégalais.

À bon entendeur salut !

Fraternellement

Papa Makhtar Diallo auteur du livre « je m’indigne donc je suis » et co-auteur de l’ouvrage collectif  » Sen Njaxas « 

Non ! Monsieur le président, vous n’aviez pas besoin de l’humilier

Il fut un jour, un grand très grand roi, du nom de Pyrhius. Pyrhius, partait de conquête en conquête, de praierie en praierie, de royaume en royaume. Il fonda un empire si immense, si grandiose, mais il ne se rassasiait guère. Justement, plus sa grandeur s’accumulait, plus sa raison et son discernement prenaient congé de lui. Plus son pouvoir se scultait, plus il était ivre de maladresses.

Hélas, sa Mégalomanie ne s’arrêtant toujours pas, les conquêtes fussent-elles les plus inutiles et les moins stratégiques l’excitaient. Pyrhius, abusait de ses pouvoirs, pour humilier, molester, ridiculiser ses adversaires, même s’ils se rendaient. Même, s’ils étaient déjà péniblement arc-boutter aux quatres murs d’une prison.




Hélas, Pyrhius ne savait pas, que ses soldats, son infanterie, devenaient de plus en plus fatigués, faibles, léssivés. Néanmoins, aveuglé par son pouvoir, il ne vut rien, il ne s’en rendit pas compte. Un jour, il décida de s’attaquer à un royaume fort, tégneux, alors qu’il n’en avait même pas besoin.

Le résultat, fusse celui-ci : il gagna avec tellement de pertes d’hommes, de soldats, que sa victoire eue : une allure de défaite. Il gagna cette bataille, mais, n’eut personne désormais, pour protéger son royaume. À tel point qu’un petit contingent, pouvait mettre fin à son règne. C’est cela que l’on appelle une victoire aux allures d’une défaite.

Monsieur le Président, Son Excellence pour tout le respect que je vous porte, en tant que Première institution de ce pays, j’aimerai vous dire, que je suis déçu. Que la pire chose qui puisse vous arriver, c’est d’avoir une victoire à la Pyrhius ; une victoire qui vaut une défaite, est une défaite.

Monsieur le Président, vous n’avez pas besoin d’humilier. Au nom, de la cohésion nationale si importante en prélude d’élections à venir, un grand leader comme Khalifa Sall, vous deviez vous en passer, surtout à ce moment là.

Monsieur le Président, vous êtes à la fois, le Président des partisans : de Khalifa Sall, de Karim Wade, de Idrissa Seck ; le président de tous les sénégalais. Mais, eux ne sont que les présidents de leurs militants et de leurs partis. Si vous ne pouvez pas, avoir de la grandeur vis à vis d’eux, de montrer que vous, vous présider une patrie et non un parti, qu’est ce qui vous differencie d’eux ?

Monsieur le Président le  » Gentlman Agreement Politique  » que je pense exister, même si c’est un mot que je viens d’assembler, vous interdit de révoquer un élu. L’élu de la ville, la plus peuplée du pays que vous dirigez. Savez-vous, qu’il dirige une population de plus de 2,5 millions d’habitants ?

Monsieur le Président, Pyrhius a finalement, perdu son empire, comme étant un très mauvais dirigeant. Et, vous quelle image voulez-vous laisser ?




Amadou Seck Ndiaye,
Jeune écrivain-poète, et étudiant en droit à l’UCAD.

Monsieur le président, soyez rassuré, on tient nos rangs

Comme un parfum de déjà vu dans votre discours pour remobiliser les jeunes de la coalition, BBY, mais non c’est juste l’effet d’etre déjà dans le terrain politique sur les réseaux sociaux et plateaux de presse toutes confondus. Vous défendre parait si simple et si complexe pour nos adversaires mais cela reste mon sacerdoce au quotidien. Monsieur le Président, Macky Sall dans cette lutte intrépide vous pouvez dormir tranquille pour ne dire reposé sur vos lauriers (jeunes). De ma part depuis votre accession au pouvoir, j’ai vite compris que faire du PSE mon cheval de bataille ne pouvait que m’apporter satisfaction même si jusqu’à présent la liste des partenaires parait peu exhaustive. En vous demandant on se défend nous même mais on légalise aussi notre choix de vous soutenir quoiqu’il advienne car la politique a ses vices et surtout la notre. Monsieur le Président, Macky Sall, vous devez comprendre que des gens comme moi il y’en a beaucoup rien que dans la banlieue mais ce combat on le mène dans la plus grande manque reconnaissance de notre propre parti. Il y’a un vrai problème d’accompagnement n’empêche que depuis plus de cinq longues années on a jamais cessé d’être au front pour votre réélection. On vit dans une époque bizarre ou beaucoup peuvent parler mais sans rien dire mais aussi ou d’autres oeuvrent dans le plus grand des silences pour vulgariser vos actions et réalisations.


Il est alors peut être temps de revoir la politique des jeunes et nous dotés de plus de moyens afin de mener à bien notre combat politique avec nos bases respectives. Un manque cruel de reconnaissance pour ma part est a déploré au vue des réponses et confrontations que j’ai eu a faire par mes propres moyens car la plupart des cadres du parti ont été aphones. On va jamais se basé sur eux mais sur votre vision et soutien morale pour continuer a nous doter d’une meilleure raison politiquement correcte dans ce champ médiatique devenu plutôt Machiavel. De ma part j’exhorte les jeunes a suivre mes pas mais a ne jamais tombé dans les bassesses des faux débats orchestré par une opposition qui semble être dépassée. Monsieur le Président, Macky Sall, l’heure est venue aussi pour ces jeunes si actifs mais peu privilégié d’être pour une fois récompensé a leur juste valeur car au final qu’es ce que c’est la politique sans moyens. On a tenu cinq ans et au Sénégal vous le savez mieux que n’importe qui que cela relève d’une véritable volonté de faire bien mais seulement à vos côtés. Cet appel sonne comme un nouveau souffle mais aussi une nouvelle ère ou la médisance, la jalousie gratuite sont exclues d’office. Seul vous représentez ce que le Sénégal a choisi mais il y’a qu’ensemble que cette vision sera traduite en victoire au soir du 24 Février 2019. La politique politicienne n’a plus sa place dans ce parti ni au Sénégal et vous devez siffler la récréation afin que les leaders puissent tendrent la main non pas par manque de choix mais par patriotisme et par devoir de réussir ensemble dans cette longue marche vers le deuxième mandat. Excusez si j’ai tapé du poings mais sachez que de braves jeunes vous soutiennent sous le soleil, la pluie et que ceux ci espèrent ardemment un jour dansé sous l’ombre afin de mener a bien votre héritage politique. Nous sommes déjà dans les starting blocks et avec ou sans moyens nous battront cette opposition qui nous méprise tant mais qui ignore que c’est dans cette haine que nous tirons nos actions vers le haut afin de faire comprendre a cette infime couche de citoyens qui doutent, que la solution sera et restera avec Macky Sall. Comme piqué a vif je me permet d’y croire encore plus avec cette sortie car comment ne pas être un fan face à une grandeur politique comme vous, la simplicité en communication vous a permis de vous faire entendre et ça, monsieur le Président, on en a tiré de la graine donc cette jeunesse vous dit dieureudieuf, diarama ou merci.




Adama Diaw Fara

COORDONNATEUR BAREM-2019

CHARGE DE LA STRUCTURATION DE LA CRIC

Mail. diawfara85@gmail.com

Note de lecture: Monsieur le Président, nous avons lu votre livre ! (Amadou Lamine Sall)

D’abord, souhaiter, avec respect, que cet ouvrage publié chez Michel Lafon et admirablement bien conçu techniquement -le même éditeur, en son temps, du Président Wade- que votre ouvrage donc, dont le premier tome fait ici l’objet de notre humble lecture, soit publié un jour, si cela était envisageable, en livre de poche, pour être accessible au plus grand nombre des Sénégalais lettrés, avec des versions dans les langues nationales. Puissent les trois tomes, si cela pouvait également être envisagé, être  rassemblés en un seul tome afin de servir de « livre rouge » pour l’histoire. Nous souhaitons que ce travail puisse être confié, le moment venu, s’il était validé, à un rigoureux collectif d’éditeurs sénégalais.




Nous avons pu donc, Monsieur le Président, parcourir le premier tome de vos réflexions, sous le titre: « CONVICTION RÉPUBLICAINE Discours sur le développement ». Vous avez choisi le singulier à la place du pluriel. C’est encore plus puissant. Et d’ailleurs, la République n’est qu’une ! Vous y évoquez les institutions, la gouvernance, la paix, la sécurité, le développement et d’autres thèmes non moins prégnants qui touchent à la vie de la nation et les questions brûlantes qui tiennent éveillées la communauté internationale. Permettez-nous de saluer bien affectueusement votre Conseiller Spécial Abdoul Aziz Diop. Homme apaisé, respectueux et érudit, qui, après notre récital poétique musical au centre culturel français le 8 mai 2018 dernier -animé par l’Orchestre Symphonique du Sénégal créé par Modou Kara Mbacké, orchestre, hélas, très peu connu- nous a remis, en public, votre ouvrage. Celui-ci est attirant par sa  couverture flamboyante illustrée par une reposante photo de notre Président que nous aimerions voir souvent avec ce visage sucré et rieur qui fait tant de bien, loin des tempêtes et des orages politiques et qui contraste avec celui grave et solennel dont nous nous sommes habitués. Charge oblige !

En nous remettant votre ouvrage, notre frère Aziz, comme il sait le dire avec élégance, nous a invités à un échange contradictoire constructif, au seul bénéfice de notre pays et du renforcement de sa démocratie. C’est à cet exercice que nous tentons ici de répondre, non comme un expert infaillible et prétentieux, mais comme un citoyen libre et fort humble qui porte cependant « souverainement » son regard sur sa société dont il entend battre chaque matin, chaque soir, le cœur social, économique, culturel et politique souffrant. Nous sommes peu nombreux sans doute,  de ceux qui croient que les peuples ne devraient pas seulement retenir de leurs gouvernants leur échec à ne pas les rendre prospères et heureux. L’intérêt général devrait primer, à condition que celui-ci ne serve pas outrancièrement, en premier et toujours, les gouvernants. Cette image est hélas la plus répandue.

Mais venons-en justement à votre ouvrage, Monsieur le Président, votre ouvrage qui porte votre programme théorique de gouvernance, c’est à dire les petits et les grands discours qui tracent votre vision globale et expriment vos vœux de servir et votre peuple et l’Afrique et le monde, dans une pratique de gouvernance qui réponde à ce que la meilleure des démocraties puissent offrir. En un mot, comment le contenu théorique de votre riche ouvrage s’est-il traduit dans la pratique de votre 1er mandat ?




Dans votre Avant-propos, vous évoquez d’abord «votre plume » en ces termes : « …je ne me sépare jamais de ma plume. Je m’en sers tout le temps pour signer un avis, un arrêté, un décret…je m’en sers aussi pour écrire ou pour corriger ce que j’ai demandé à mes collaborateurs de rédiger… A force d’écouter, d’entendre, de lire, de relire, de corriger et d’écrire moi-même, l’idée de systématiser certaines de mes prises de position engageant la collectivité toute entière m’a plus d’une fois traversé l’esprit… ». Et puis vous évoquez le formidable travail de conviction du Secrétaire général de la présidence de la République, le ministre Maxime Jean Simon Ndiaye, qui vous a poussé à « dissiper un doute » au terme duquel vous affirmez ceci: «… l’essentiel de mes adresses sur tous les thèmes d’intérêt général peut enfin être mis à la disposition du public ». Vous ne manquez pas aussi de saluer « l’esprit d’équipe », « la contribution exceptionnelle » de votre Secrétaire général et de votre Conseiller spécial Abdoul Aziz Diop « à la conception et à la réalisation » de votre ouvrage. Bel hommage ! Touchante humilité !

Vous résumez vos ambitions démocratiques en écrivant ceci: « Sous l’éclairage du Siècle des lumières, c’est en effet un enfant de la France, Montesquieu, qui enseignait que contre les risques d’abus du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. Il en est ainsi parce que c’est dans la vertu de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs que l’idéal de démocratie s’incarne et se revitalise à l’épreuve du temps ». Vous êtes au Sénat français le 20 décembre 2016 quand vous prononcez ces mots. Cette confession semble vous tarauder tout le long de votre ouvrage et tout le long de vos nombreux discours et prises de paroles au Sénégal et de par le monde. Le renforcement de la démocratie vous préoccupe. Vous écrivez, parlant du renforcement de l’État de droit en Afrique: « Parce qu’il ne s’agit pas seulement de textes à adopter et d’organes à créer, mais surtout de réticences à vaincre et de comportements à changer ». Comme vous avez raison, mais les évolutions vont à dos d’âne en Afrique et les gouvernants en sont les premières abominables causes! Et sans tarder vous ajoutez que « Dans ce combat inachevé sur plusieurs fronts, il est fort utile d’engager le débat, d’échanger nos points de vue et nos expériences respectives pour améliorer nos perspectives ». Hélas, l’Union Africaine aurait dû être un de ces puissants réceptacles. Elle ne l’est point comme elle devrait l’être et c’est triste, sinon désespérant, depuis près de 60 ans d’indépendance ! Pour notre part, il serait utile de faire le bilan du chemin parcouru au Sénégal, non pas d’ailleurs seulement sous votre 1er mandat, mais depuis les longs mandats de Senghor. Ce bilan ne saurait être fiable que s’il est porté avec rigueur et honnêteté par les organes et organismes indépendants de compétence nationale, africaine et internationale, hors du gouvernement, même si c’est son rôle de porter dans la continuité de l’État ce bilan, hors des partis politiques claniques. Partout, nous devons  apprendre à nous soumettre à l’évaluation, au-delà du seul travail des gouvernements qui ne s’arrêtent souvent qu’au satisfecit face aux performances et résultats de nos institutions, face au respect ou non de notre démocratie. Il y faut beaucoup d’indépendance, beaucoup de vertus, beaucoup de courage et d’engagement au service du peuple, beaucoup de responsabilité. Pour plaider et convaincre d’une gouvernance juste et éthique, il faut à un Chef d’État ou un gouvernement beaucoup de renoncements, de dépassements, de courage. Il est rare dans la gouvernance mondiale, quel que soit le pays, qu’un Chef d’État ou qu’un gouvernement mette également en exergue ses failles, ses échecs, ses fautes. Et pourtant, comme cela ferait du bien aux gouvernés d’entendre de ceux à qui ils ont confié leur destin, qu’ils n’ont pas tout réussi et qu’il leur faut encore travailler davantage.

Il a été réconfortant de vous entendre dire et témoigner à propos de la « Charte de gouvernance démocratique » établie par les « Assises nationales » pour un « Sénégal nouveau », et dont vous précisez que vous l’avez signé après vous en être imprégné: « Cinq ans après mon élection  à la Présidence de la République (…) il convient de montrer que mon discours et mon action, à défaut d’une conformité parfaite qui ne tiendrait pas compte de ma propre trajectoire et des réalités politiques, économiques et sociales de 2012, cadre avec l’essentiel des indications phares de la Charte ». Des observateurs pointus et libres vous diraient: « Non Monsieur le Président ! Vous avez plutôt choisi ce qui vous était essentiel. Votre référendum du 20 mars 2016 a fait un tri partial, même si des acquis indéniables ont été conquis, comme la généralisation de la candidature indépendante à tout type d’élection. Cela, l’histoire le retiendra. » Vous écrivez et ajoutez encore ceci: « Les signataires de la Charte comme moi ambitionnaient de « mettre un terme à la tendance à la concentration excessive des pouvoirs à la Présidence de la République » et « à toute immixtion du Président de la République dans le fonctionnement du législatif et du judiciaire ». Les Sénégalais jugeront ou ont déjà jugé si vous avez donné suite ou non « à la concentration excessive des pouvoirs à la Présidence de la République, sans compter l’immixtion du Chef de l’État dans le législatif et le judiciaire. » Pour cette dernière, on pourrait vous demander pourquoi avoir renoncé à vous décharger de vos fonctions de Président du Haut Conseil de la Magistrature et de laisser la justice se gouverner au lieu d’être gouvernée ? Pourquoi, par ailleurs, le statut de l’opposition entériné par le Référendum tarde t-il encore à être concrétisé dans les actes ? N’est-ce pas s’arrêter à la théorie et aux bons vœux que de penser également qu’une Assemblée nationale largement acquise à la majorité présidentielle, évaluera sans état d’âme les politiques publiques mises en œuvre par votre gouvernement ? Quelque chose coince dans le mécanisme, mais ce qui coince pourrait ne pas toujours  relever de vous, car tout pouvoir rêve de détenir les moyens de sa gouvernance et tant mieux si vous avez la majorité à l’Assemblée nationale, ce qui vous permet de mettre en œuvre votre politique de développement comme élu légitime du peuple qui attend beaucoup de vous ! Demain, d’autres, arrivés au pouvoir, mettront sans doute « toute » la Charte en application. La suite des « réalités politiques » -c’est votre propre expression- démontrera si les propositions les plus audacieuses et les plus innovantes des « Assises nationales » donneront une démocratie plus avancée, avec des pouvoirs qui enfin arrêtent des pouvoirs. Revenant à l’indépendance de la justice, telle que l’on croit qu’elle le sera mais surtout qu’elle s’exercera, vous avez reçu en ce mois de mai 2018 un rapport des corps de la justice, dont on ne connaît pas la suite que vous allez lui réserver. Attendons de connaitre la fin de l’histoire.

Tout le monde ou presque rêve de l’indépendance des juges, sans savoir ce qu’il en adviendra. N’en vivons nous pas déjà un avant-goût, sans oublier les hurlements de l’opposition face à une Cour constitutionnelle se réclamant trop souvent,  avec agacement, « non compétente » ? La justice n’est-elle pas déjà indépendante quand on sait que l’article 92 de la Constitution prescrit, comme vous le rappelez d’ailleurs vous-même à la page 42, que « Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucune voie de recours » ni de la part du président de la République, ni de l’opposition, ni d’un quelconque citoyen ? Pourquoi, pour éviter le soupçon de partialité des juges et celui de la mainmise du Chef de l’État sur eux, ne pas partager équitablement leur nomination  entre le président de la République et le chef de l’opposition reconnu par la loi, ou toute autre formule impartiale ?
Vous avez, par ailleurs, donné votre explication sur votre renoncement à la promesse de vivre un quinquennat à la place d’un septennat. Vous écrivez, page 43, « …le Conseil constitutionnel considère que le mandat en cour au moment de l’entrée en vigueur de la loi de révision, dont la durée, préalablement fixée dans le temps, et par essence intangible, est hors de portée de la loi nouvelle ». En un mot, votre promesse a été vaincue par la loi constitutionnelle. La polémique a été pénible, mais entre votre promesse et la loi, vous avez choisi la loi. Sur les pages d’histoire de votre vie de Chef d’État, cette posture a déjà son signet. La postérité jugera. Aujourd’hui, nous sommes des acteurs trop près du feu, pour  être sans doute  équitables.

Monsieur le Président, êtes-vous au courant qu’un étrange personnage parcourt le pays et tient un langage singulier et énigmatique aux foules qui l’écoutent: « Dites au Président que des enfants trop vite grandis racontent l’histoire admirable d’un guide qui avait tenu un testament moral mais que les lois de la République ne lui avaient pas permis d’honorer. Alors, tenaillé par l’éthique, il décida sans que personne ne sut le prévoir ni l’imaginer, de ramener à « trois » tables les « cinq » qui lui étaient dressées, quand il remporta son second mandat. Il avait ainsi tenu à rétablir sa souveraineté morale propre sur celle de la République et démontrer aux hommes, contrairement à ce qu’ils croyaient, que sa parole était d’or et que cette fois-ci, c’est lui qui avait imposé son verdict aux lois, attristé ses partisans, dérouté ses adversaires, ému son peuple aux larmes, ce peuple qui en le réélisant pour un second mandat, ne lui avait pas tourné le dos comme on voulait le faire croire » !

Nul élu à la magistrature suprême ne saurait tout réussir au cours de ses mandats constitutionnels ! Les premiers comme Senghor, moins formés en économie mais maitrisant la prospective et la méthode, ont bâti à la fois une république et une nation, installé des fondamentaux, c’est à dire des valeurs, une discipline, une rigueur, une autorité républicaine, une morale et une éthique de gouvernance d’où étaient exclus le pouvoir de l’argent mal acquis, la médiocrité érigée abjectement en promotion, le manque hilarant de culture et de finesse d’un si grand nombre d’hommes politiques. Oui, c’est un poète  -et les poètes font sourire- qui a érigé le Sénégal en République, qui lui a donné un hymne national et un drapeau, mis en symbiose toutes les spiritualités, forgé une école et une université au savoir-faire et au savoir-être retentissants, érigé et proclamé une armée nationale invincible, inapte a commettre des coups d’État militaires, parce que tenue par des officiers et des sous-officiers formés au latin et au grec en plus des mathématiques et de la physique. Une république était posée pour résister, à ce jour, à tous les séismes, jusque sous Macky Sall. Mais le temps faisant, le Sénégal a changé, muté même. Et c’est là, Monsieur le Président, que nous comprenons mieux vos inquiétudes quand vous invoquez Montesquieu pour que « le pouvoir arrête le pouvoir », à moins que ce ne soit le peuple qui arrête le pouvoir.

Tous les Présidents sénégalais ont écrit des livres. Vous venez de poser théoriquement dans un livre les fondements de votre gouvernance politique, en reproduisant et laissant parler vos discours. Senghor avec sa série des « Liberté » et par une haute et fine réflexion à la fois politique, idéologique, sociale, philosophique même, avait défini ses champs d’actions. Abdou Diouf a écrit ses mémoires qui ont fait polémique. Il a choisi le moins réflexif en nous racontant dans un fauteuil son parcours singulier et si rare, qu’il ressemble à un conte de fée !  Abdoulaye Wade a porté rageusement le combat panafricaniste de l’Afrique. Il a beaucoup théorisé et indiqué des chemins de sortie du colonialisme comme du néocolonialisme. Il fut un redoutable débatteur. Professeur comme Senghor, ils sont allés tous les deux taquiner les forces et les ruses de la pensée et des idéologies dominantes.

Mais revenons à vous, à votre ouvrage, Monsieur le Président.
Votre livre est dédié, comme vous l’écrivez, à vos  concitoyens. Avoir pensé à eux, est un acte républicain touchant. Ils vous ont mis là où vous êtes aujourd’hui. C’est eux également qui décideront en février 2019 de vous garder ou non au pouvoir.




Vous vous prononcez sur l’Administration sénégalaise en commençant fort votre propos: « Ce n’est qu’avec la vérité et la franchise drapées d’un courage résolu, que l’on vainc les hésitations et les résistances. » Et vous assénez sans faire trembler votre plume: « Les agents de l’État doivent adopter le culte du résultat, et cultivez davantage la probité, la loyauté, l’humilité, le respect et la courtoisie. » Vous dites: « S’adapter pour être une administration de développement ». Nous savons tous, hélas, ce qu’est devenue l’Administration sénégalaise. Elle a sombré ou presque, comme l’école sénégalaise. Le Président Abdoulaye Wade n’y était pas allé par quatre chemins. Son raccourci était  détonnant: « On a jamais vu une administration développer un pays ! ». Et paf ! Comment guérir et faire face à ce mal ? La réponse n’est pas aisée. Elle trouve son malheur dans ce que sont devenues nos écoles d’administration dans la formation des cadres de la hiérarchie A et B. Le niveau n’y est plus, dit-on, à tort ou à raison. Il s’y ajoute nos postures culturelles propres dont certaines desservent plus qu’elles ne servent l’Administration. On ne travaille pas, on fait semblant de travailler. Et puis vient la corruption, ce cancer âpre à extirper que de maigres salaires face à des ambitions démesurées, des « paraître » et des charges sociétales vaniteusement assumées, nourrissent. L’honneur et la probité ont baissé les armes. Il s’agit non de vivre mais de survivre et à tous les prix. On a égorgé tout sentiment de honte, assassiné toute dignité. Il faut alors réformer l’Administration, Monsieur le Président, la rapprocher des usagers dans vos propres choix de mots: « l’efficacité », la « simplicité », la « performance ». Il faut en effet  la moderniser pour qu’elle puisse échapper à l’appétit féroce de ceux qui se servent au lieu de la servir. Il s’agirait de procéder à une véritable révolution où les responsabilités seraient renversées afin de faire de l’usager l’arbitre, le veilleur de jour, pour une Administration plus surveillée, plus transparente, plus pratique, moins honteuse et irresponsable. Innovez Monsieur le Président ! Vous en avez le pouvoir et la charge ! Déménager vos ministères à Diamniadio est déjà une révolution ! Donnez en location au privé le building administratif rénové, ancien siège « fédéral » de vos ministères. Il rapportera à l’État des dividendes pour sa trésorerie qui tirerait moins la langue. Sous la même formule, avec des clauses d’occupation souveraine chaque fois que de besoin, délestez l’État de certaines charges et faites rentrez de l’argent dans ses caisses. Nous pensons à la cession des stades L S Senghor, Demba Diop, le Grand Théâtre, la future arène de lutte, le Centre international Abdou Diouf.

Quand vous évoquez votre politique et votre vision de l’agriculture sénégalaise, on se plaît à vous lire. Et là, vous avez réussi Monsieur le président de la République, sans doute parce que vous avez fait le bon choix en nommant un ministre hors des partis politiques, donc moins distrait, moins concentré, moins soumis et moins envahi par la terrifiante fourmilière du parti, mais surtout un ministre reconnu par la communauté internationale et dont l’expertise a été saluée par nombre de fonctions pointues occupées dans le domaine de la recherche, par nombre d’universités et d’académies de par le monde. L’agriculture est un poumon fragile et il est le premier moteur, avec l’industrie, du véritable développement. Vous le dites d’ailleurs si bien: « En premier, la modernisation de l’agriculture (…) sera bâtie sur notre vision d’une agriculture multifonctionnelle au triple plan de la sécurité alimentaire, de la génération de revenus pour les populations rurales et de la protection de l’environnement ». Dans la difficile lutte contre le chômage, donnez des bras à l’agriculture, attirez la jeunesse vers elle, non seulement en la formant à court terme, mais en offrant des emplois à cette multitude qui attend devant les interminables théières ou entassée dans des amphithéâtres bouchés, en créant des projets comme: « Un hectare, dix jeunes ! ». Il s’agit d’affecter des terres à un groupe de jeunes, dans toutes les régions du Sénégal, et de les accompagner pour un temps dans leur exploitation, avant de les laisser s’autogérer à la sueur de leur front !

Votre ouvrage, Monsieur le Président, aborde, encore une fois de plus, les institutions, la gouvernance, la paix, la sécurité, le développement. Vos discours reproduits sur chacun de ces axes donnent dans votre livre un éclairage heureux. Pour ce qui est de la paix comme de la sécurité, vous avez accompli de grandes avancées. La Casamance que nous aimons tant s’était tue. Ce n’est que « récemment », quand vous avez évoquez la rébellion dans un de vos messages à la nation, que le feu a repris, si étrangement, comme si les deux étaient forcément liés, comme certains observateurs l’ont relevé sans trop y croire. Mais la paix, vous la cultivez. Elle est sincère en vous. Prions mais travaillons encore plus pour la conforter, pour l’installer durablement depuis l’indépendance, dans notre pays. Mais la paix, Monsieur le Président, cher écrivain, c’est aussi la justice. Il ne peut exister de paix sans justice. Il ne peut exister également de justice sans liberté. Alors, pour vous protéger, pour installer le président de la République hors de tout soupçon d’ingérence, et pour donner l’exemple en Afrique et au-delà, prenez la mesure de l’histoire en répartissant courageusement et noblement le pouvoir, pour votre gloire, afin que celui-ci arrête réellement le pouvoir, comme vous l’écrivez vous-même et comme vous le souhaitez, malgré les obstacles qui ne manquent pas pour vaincre cet adage qui dit que « le pouvoir ne se partage pas » !

La sécurité est de nos jours inséparable du terrorisme. Vous vous prononcez en écrivant ceci: « …le terrorisme a tendance à se sanctuariser en Afrique, parce que ses cerveaux, agissent en réseau, considèrent le continent comme le ventre mou du système international ». Tout est dit ! L’on susurre dans les salons des Grands Blancs à Dakar, que le Sénégal, depuis Senghor, est doté du meilleur système de renseignements à la dimension de ceux des pays les plus développés. Ce système que vous avez renforcé en femmes et hommes de terrain et équipé des plus performants outils technologiques, veille sur nous et préserve notre pays du grand mal. Notre défense nationale est notre premier bouclier de sécurité !

Vous évoquez dans votre livre un sujet qui fait polémique et qui heurte certaines consciences dans une Afrique indépendante depuis près de 60 ans: la monnaie unique ! Vous écrivez: « Il est tout aussi nécessaire de résoudre l’équation que pose la pluralité de monnaies dans un espace dont la vocation est de se constituer en marché commun. » Puissiez-vous faire de ce combat, votre combat. Il est de ceux que l’histoire retient. Le FCFA disparaîtra avec sa parité avec l’euro. C’est programmé, inéluctable ! ll reste seulement d’en connaître l’échéance, mais cela est inscrit dans l’histoire de nos pays vers une indépendance monétaire, mais en phase et en harmonie avec les exigences de la politique monétaire internationale et ses organes de contrôle et de régulation. Ce qui appelle un temps d’organisation, de gestation, de mise en place des meilleurs mécanismes. Ce qui est fait est fait et appartient à une histoire coloniale qui s’est imposée à nous. Maintenant, sans hâte, sans rage, mais avec lucidité et un engagement inflexible, il s’agit de sortir de l’étau, de nous appartenir et non d’appartenir aux autres. Vous y avez votre part, Monsieur le Président et l’histoire -encore elle- vous épie.

A propos d’histoire et de postérité justement, vous proclamez, en poète et en homme de paix -page 131- de faire « retentir le chant des rameurs, la mélodie des pasteurs et la romance des agriculteurs ». Alors, prenez beaucoup plus de soin à nos côtes, à notre littoral, à notre corniche, à notre architecture, à la création de bois de ville, d’espaces verts. Veillez à ce que vos services compétents n’abattent plus des arbres centenaires dans Dakar.  L’Avenue Lamine Guèye en est l’horrible théâtre aujourd’hui. Par ailleurs, et surtout, ne laissez pas construire  le port à containers de Ndayane à près de huit kilomètres de celui déjà en chantier de Bargny Sendou et dont les tragiques répercussions marines se font déjà sentir jusqu’à Joal ! Vous commettrez avec ce port de Ndayane un génocide écologique et environnemental unique dans l’histoire. Votre pire ennemi ne vous souhaiterait pas de laisser un tel drame dans l’histoire de votre pays, Monsieur le Président ! Allez voir par vous-même, sur le terrain, aves les populations, l’étendue du prochain désastre, vous qui, par vos fonctions, habitez la résidence présidentielle de Popenguine impactée par ce monstre de port qui s’étend jusqu’aux côtes de Toubab-Dialaw et occupe plus de 3850 hectares à l’intérieur des terres pour installer des entrepôts. Nous ne combattrons pas le développement, mais nous combattrons un développement qui apporte la mort, les maladies, le dépouillement, l’exil, la ruine des patrimoines, l’effacement des mémoires. Renoncez à ce port en ces lieux ! La côte et le  littoral vers Saint-Louis du Sénégal vous offrent un océan géant moins habité par les baleines qui viennent se reproduire à Ndayane-Popenguine-Toubab Dialaw, des terres vierges moins fécondées par une nature miraculeuse et unique, moins occupées par les agriculteurs, les pêcheurs, les maraîchères, les infrastructures hôtelières au prix d’énormes investissements, les entreprises culturelles cotées à l’international. Ce projet de port, en un jour, effacera des pages et des pages d’histoire et de patrimoine d’un des paradis de sable et de plage, le seul accessible à 45 minutes de trajet de Dakar, ce qui est un miracle ! Non, vous ne serez pas ce tueur, Monsieur le Président ! Vous ne lui ressemblez en rien ! Vous êtes plus grand que lui, plus humain que lui !

Votre ouvrage, Monsieur le Président, est plein de lunes et de soleils. Mais vous savez qu’il pleut, que les orages sont là, que les matins portent des angoisses, que nos enfants pâlissent en songeant à leur avenir, que les soins de santé sont un luxe, que nos prisons sont pleines et qu’elles sont des mouroirs, que l’école décline. Puissions-nous voir l’avenir apporter les correctifs nécessaires et les sacrifices indispensables. Bref, comme vous l’écrivez si bien et si justement dans votre ouvrage, il s’agit de réussir « le pari irréversible de combattre les injustices sociales (…) de faire passer le Sénégal d’une logique de réduction de la pauvreté à celle d’émergence économique. »

La page 276 clôt votre livre. Comme pour tout résumer, vous dites, par un solide et lucide plaidoyer: « Parce que c’est dans l’ignorance, la pauvreté et l’exclusion sociale que certaines causes d’instabilité trouvent un terreau à leur éclosion. C’est dans ce terreau qu’il faut éliminer les germes du mal (…) Autrement, nous aurons traité les symptômes en laissant de côté la maladie ».

Monsieur le Président, refaites la route, mais sans chaussure, de votre théorie à la pratique de votre projet de gouvernance. Si vous marchez sans écorchure, que personne ne vous fasse pourtant croire que la route est lisse !

En espérant que vous produirez d’autres livres, nourrirez d’autres réflexions contemporaines, en espérant que vous continuerez à encourager la vie de la pensée et à la protéger dans tout son éclat et toute sa liberté, je conclus cette très humble et très sommaire note de lecture de votre tome 1, en repensant à mes lectures de Dostoïevski. Il disait que « Le besoin spirituel le plus élémentaire du peuple russe est la nécessité de la souffrance ». A quoi l’Ambassadeur de Tombouctou, souriant, répond avec ironie, comme à son habitude, que « le besoin matériel le plus élémentaire du peuple sénégalais est la nécessité de l’abondance ».

Bref, gouverner, Monsieur le Président, c’est souffrir ! Écrire, c’est se révéler !

Amadou Lamine Sall
Poète
Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

Monsieur le président, avez-vous été réellement étudiant à l’UCAD ?

Pour la première fois, je vais, moi aussi, tenter d’évoquer l’univers inhospitalier de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, laquelle fut, il y’a encore quelques années, un véritable temple du savoir, avant de devenir au fil des ans, une prison du 19e siècle qui entretient la tradition du Goulag russe. Sans m’attarder sur la violence policière inouïe qui semble devenir une banalité dans cet espace universitaire qui pourtant, à une époque récente seulement, servait de « maison de vie » à notre actuel Président de la République, je vais me focaliser sur d’autres barbaries, qui elles aussi, ‘ »frisent » la brutalité quotidienne.

Sauf votre respect, Monsieur le Président

Si notre actuel « père » de la nation, formé dans cette gravité du monde scientifique et intellectuel, peut se permettre d’ignorer les angoisses et les pleures qui rythment les jours et nuits de son lieu de naissance politique, moi qui suis aujourd’hui son administré, j’ai le droit et le devoir de lui rappeler, à lui et à son gouvernement, que l’heure qui sonne dans ce sombre « LUX MEA LEX » est grave. Monsieur le Président, pardonnez mon insolence, mais déjà très petit, à l’école primaire, certains de vos maîtres d’école, à l’instar des évadés de prison, vous ont certainement, par de nombreuses fois, raconté avec passion, dés fois avec exagération, leurs mésaventures dans ce village-problème.




Des récits attisés qui donnent « chaud » dans le dos par ce que référant régulièrement au manque d’accès à la nourriture, à l’eau potable et aux logements à l’UCAD. Malgré ces « épigrammes », après avoir obtenu votre BAC, vous avez jeté votre dévolu sur l’université de Dakar. Pour la première fois dans cette geôle avec ses cellules, ses cachots et surtout, le difficile quotidien de ses occupants, vous avez remarqué avant de subir, les conditions inacceptables qui broient, telle une machine folle, les hommes et les femmes qui les subissent. Vous avez, si vous n’étiez pas un étudiant privilégié, vécu dans l’enfer à l’UCAD, partagé vos chambres à dix, accepté ou pas d’être agglutiné dans des bâtiments crasseux, dormi souvent sur des matelas posés à même le sol. Sachant que vous ne pouviez plus recouvrir votre liberté, « bagnard», vous vous complaisiez certainement dans la douleur de la captivité, en essayant de maintenir un semblant d’équilibre d’homéostasie. Vous avez côtoyé des âmes brisées par ce centre de désorientation en plein centre de Dakar, dure de ses quartiers d’isolement qui déforment leurs « habitants ». Si vous aviez la malchance d’être mal préparé à vivre dans cette geôle à ciel ouvert, « captif », vous auriez connu l’ennui mais pas que.

Une dernière question…

Avez-vous, ne serait ce qu’une fois, goûté aux mets infects du fameux restaurant du Coud ? Je suis presque sûr que vous aussi, vous aviez l’habitude de patienter pendant des heures, dans une interminable queue, avant de vous faire servir un maigre repas dans cette piteuse gargote dont la gestion a été décriée par un rapport de l’Office national de lutte contre la Fraude et la corruption (OFNAC). Ce dont je doute c’est qu’avec vos 36.000 cfa par mois à l’époque, à supposer que vous aviez une bourse, vous vous permettiez de vous offrir des filets de daurade à la plancha entre autres noix de Saint-Jacques poêlées. Par respect à l’institution que vous êtes devenu, je vais me réserver le droit de ne pas évoquer la salle question des toilettes communes de l’UCAD, réputées pour leur saleté et leurs odeurs nauséabondes. Je ne parlerai pas donc ni de leur extrême laideur ni de leur crasse. Mais permettez-moi, tout de même, de vous poser une dernière question. Monsieur le président, avez-vous été réellement étudiant à l’UCAD ?

 

Khadim Mbaye <khadim.mbaye57@gmail.com>

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