Blog de Cheikh Yerim Seck

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Monsieur le président de la République, ne vous trompez surtout pas d’adversaire

Excellence, Monsieur le Président de la République,

A quelques encablures du premier tour de l’élection présidentielle du 24 février 2019 et au moment où les états-majors politiques s’activent à la recherche de parrains pour leurs éventuels candidats, le ton monte dans le landerneau politique. Tous les acteurs sont sur le terrain et le gouvernement essaie tant bien que mal de convaincre les populations de vos multiples réalisations.




A cette étape, à l’instar des années 2000 et 2012, c’est l’effervescence aussi bien dans les permanences politiques que dans les administrations.

Mais cette fois ci, l’enjeu est sans commune mesure, car vous sollicitez de nos compatriotes un deuxième mandat au moment où vous gardez l’âge et la volonté de projeter notre cher Sénégal vers l’émergence économique à l’horizon 2035. Les récentes découvertes de gisements de pétrole et de gaz au large de nos côtes, permettent de rêver d’une réalisation effective et rapide de cet objectif.

J’ai du respect pour tous vos adversaires déclarés ou en voie de l’être en direction de cette importante joute électorale qui pointe. Néanmoins, je reste convaincu que vos véritables adversaires sont à chercher dans les défis récurrents depuis notre indépendance et que les régimes successifs ont négligé, les conduisant inéluctablement vers leur déchéance. Ces défis sont certes énormes pour nos pays à faibles ressources, mais une gestion sobre et vertueuse, comme énoncée dans votre programme de campagne en 2012, le « Yonou Yokkouté » reste la porte d’entrée pour les relever.

Cependant, la dure réalité de la vie quotidienne du sénégalais exige une meilleure prise en charge de ses préoccupations les plus élémentaires et les plus prégnantes par l’application d’une justice sociale basée sur une politique d’inclusion et de solidarité nationale.

Malheureusement, de plus en plus, des voix s’élèvent d’autorité pour vous faire croire que tout va bien, avec le début d’exécution des certains programmes phares comme le PUDC, la construction de l’autoroute Ila Touba, le chantier du TER entre autres, la réception de l’arène nationale et du complexe sportif Dakar Aréna, etc.

Cependant, il faut compter avec le malaise ambiant chez beaucoup de nos compatriotes déçus par l’arrogance et la suffisance de certains de nos dirigeants et surtout par l’exclusion d’une bonne franche de la population dans les villes comme dans les campagnes.

Les tournées du Médiateur de la République et ses récentes sorties appelant à plus de profondeur dans les actions en faveur des populations, notamment de l’intérieur du pays, devraient plutôt participer à plus de présence et d’engagement auprès d’eux et non soulever l’ire des uns et des autres. Cette démarche de proximité et cette approche proactive, sources d’informations fiables et authentiques, doivent être érigées en règle dans toutes les institutions ou administrations pour rassurer et accompagner sans relâche nos braves populations qui attendent de mieux vivre depuis 58 ans.




A l’heure de l’émergence et des nouveaux droits dédiés au citoyen, quelle que soit sa situation géographique sur le territoire national ou à l’étranger, les belles initiatives du Médiateur de la République, Maitre Alioune Badara CISSE, sont saluées et encouragées par les populations requérantes ou visitées au plus profond des terroirs. Celles-ci applaudissent des deux mains et accueillent leur « Ombudsman » avec soulagement et fierté. Elles nourrissent surtout l’espoir que le Médiateur soit le relais de leurs nombreuses préoccupations. Ce qui n’est peut-être pas pour plaire à l’énoncé, mais qui permet de mesurer les vraies attentes et les fortes espérances placées dans les plus hautes autorités de ce pays, notamment dans vos actions, Excellence, Monsieur le Président.

Le Médiateur de la République, par ses rapports circonstanciés, ne serait il pas un indice de perception de la frustration du citoyen ? Certainement.

Les félicitations et encouragements que vous lui avez adressés à l’occasion du dépôt de ses rapports annuels, le lundi 27 août 2018, ne sont ils pas illustratifs de l’excellent travail effectué à mi-mandat ? Sûrement.

Excellence, Monsieur le Président de la République, ne disiez vous pas lors de cette audience, que « la Médiature est une réponse pertinente à l’impératif de protéger le citoyen usager ainsi que les entreprises privées des dysfonctionnements des services de l’Etat » ? N’avez-vous pas salué la nouvelle dynamique que ABC vient d’insuffler à cette Institution ? Assurément.

C’est dire que le chemin vous est bien balisé par un compagnon courageux et véridique, contrairement à ceux qui pensent que le Défenseur des droits doit être muselé ou tout simplement révoqué.

Excellence, Monsieur le Président de la République, ABC reste la solution pour l’instauration et la préservation de relations apaisées entre gouvernés et gouvernants de notre cher Sénégal.





Mbagnick DIOUF

Responsable APR Nord Saint-Louis

Lettre ouverte à Monsieur le directeur général de la Police, M. deux fois MAL !

Le Remplaçant du footballeur Policier contre le Peuple (Omar MAL)
Le Sénégal est une grande Démocratie et pour preuve, nous avons commencé à voter bien avant les Français et beaucoup d’autres pays qui se donnent comme exemple de Démocratie aujourd’hui. Contrairement à l’ancien DG de la Police Nationale au temps du Président SE Me Abdoulaye WADE, Nous attendions quelle chose de nouvelle au niveau de la police Nationale surtout sur les violences et bavures policières et nous avons constaté que ce n’est pas du tout le cas(K) mais le Q. Le Peuple Sénégalais qui vit dans la misère totale et manque de tout, ne croyait en aucun cas que des membres haut placés de la police nationale aurait accepté de suivent des Politique corrompus et malhonnêtes vis-à vis des maux de la Société Sénégalaise.
Le pire est que tous les Sénégalais contre le Régime de Macky SALL sont des ennemis à abatte sans le moindre scrupule et n’ont droit à rien.




Un homme comme Macky SALL qui véhiculait partout les questions d’éthique et de d’déontologie…. se retrouve aujourd’hui au beau milieu de nul part dans un champ de mensonges et de promesses non tenues, je pense que le peuple Sénégalais souverain, ouvert, discipliné et suffit……….ne le mérité en rien.
Comme la rue est quadrillée par vos hommes nuit et jour, ils ne nous restent que les réseaux sociaux pour se défendre et aujourd’hui nous avons constaté avec le complicité de l’ADIE que l’internet est devenue lente dans tout le pays car vous avez peur des directes de nos journalistes aguerris(seneplus, seneweb, senews, senego, ….) en même temps des publications des jeunes internautes dénonçant tous les comportement du Régime en place, les grés à grés, j’en passe et la violence policière et Mr le DG comme vous n’étaient pas un chef si vous croyait que vous êtes à la tête d’une entreprise comme sonatel ou Sénélec et que tout est permis pour faire voler les Elections à Macky, je vous dis que vous vous trompez largement car on ne vous laissera pas le morceau, nous allons continuer de combattre l’injustice que nous vivons sous toute ces formes. Les réseaux sociaux que vous tentez de blocquer ont permis la publication des extraits de projets de lois qui violaient la Constitution du Sénégal et les droits fondamentaux des citoyens sénégalais. Ils ont permis de révéler les pratiques d’hommes et de femmes de tous bords politiques mélangeant allégrement intérêts privés et publics. Ils ont sorti des vidéos de marches pacifiques brutalement réprimées par les forces de l’ordre, de traitements inhumains et dégradants de citoyens sénégalais par des agents publics, ou encore de faits de corruption d’agents publics sur la circulation. Donner ces informations au public, est-ce un délit ? Pire, peut-être, un crime contre la démocratie ?
En analysant vos propos, les réseaux sociaux seraient les fossoyeurs, conscients ou inconscients, de la démocratie sénégalaise. Bref, la crise de la démocratie sénégalaise, ce serait la faute aux citoyens exerçant librement leurs libertés fondamentales sur les réseaux sociaux.
Nous voudrions attirer votre attention sur le fait que nous sommes contre cette diabolisation des nouveaux outils d’exercice de nos libertés, qui ne vise qu’à restreindre nos libertés fondamentales. Les réseaux sociaux font circuler des faits, des événements, des paroles, des images ; ils rendent publics des informations sur les conditions de vie différentes des sénégalais et de leurs Gouvernants, sur les nouvelles façons de s’entraider dans les banlieues ou dans le monde rural, par exemple, sur la situation des personnes vulnérables ; ils donnent à penser en ouvrant des controverses sur un livre, un film, une exposition, une opinion scientifique, morale ou politique… Bref, les réseaux sociaux donnent à voir ce que les puissants voudraient parfois laisser hors des yeux du public, ils favorisent la délibération sur la chose publique et mettent les citoyens en situation d’exercer un contrôle sur leurs gouvernants en dehors des moments électoraux. En ce sens, nous tenons à vous rappeler que la liberté d’informer est le droit constitutionnel le plus précieux parce qu’il est à la fois la base et la garantie de tous les autres droits.
Sans doute, nous sommes conscients de certaines dérives sur internet et nous sommes les premiers à condamner toutes sortes de dérives sur internet, mais le souci de plaire au Président ne doit pas vous conduire à essayer de restreindre nos libertés. La réponse n’est pas dans la restriction arbitraire des libertés fondamentales. Elle se trouve dans le respect de l’éthique de la communication portée sur des droits et des devoirs de chaque citoyen, et qui peut se résumer dans l’impérieuse exigence de ne jamais confondre sa liberté avec celle des autres.
Que force reste au libre exercice des libertés ! La République aux citoyens et la démocratie au Démocrates ! Hommage à SE Me Abdoulaye WADE le Libérateur !
Bien à vous bien que vous êtes deux fois MAL



Mr Bougar DIOUF
Président du Mouvement Patriotique pour la République(MPR)
b.diouf622@mprlespatriotes.org
b.diouf622@gmail.com

Monsieur le Président, l’incident du Meer devant le Palais est grave

Monsieur le Président,
L’incident d’hier devant le palais est suffisamment grave pour être condamné. Il mérite aussi réflexion
Quel héritage laissera l’APR en 2019 ?

Quand un parti au pouvoir ne forme pas ses jeunes militants, ils deviennent une horde incontrôlable de sauvages, aux comportements de voyous incompatibles avec les vraies valeurs civilisées et citoyennes d’une République en émergence.
Rien n’émergera de cette jeunesse contre exemple, si mal éduquée, si mal instruite et pourtant si prétentieuse !




Depuis Ablaye Wade, l’institution Palais de la République, monument et patrimoine national, siège du pouvoir exécutif, a été transformée en siège du parti au pouvoir, lieu de meeting et rassemblement politique, de réception de militants et de leurs doléances. En voilà les conséquences ! Lorsque Ablaye Wade l’a transformé en QG, annexe du PDS, toute l’opposition s’en était offusquée, l’avait dénoncé, à juste titre d’ailleurs ! Nous le lui avons toléré pour le ménager, certainement à cause de son âge avancé. Nous avions tord !

Vous, Président Macky Sall, son successeur bien élu, dont nous attendions des ruptures, vous en avez non seulement accentué la banalisation, par vos différents usages inappropriés, mais vous venez d’en aggraver la situation, y ajoutant l’insécurité !

Nos jeunes militants des structures pompeuses et vides de l’APR : COJER, MEL, MEER…, auxquelles vous ne croyez même pas d’ailleurs, sont si arrogants, si ignorants, si indisciplinés, si inconscients et irresponsables, qu’ils sont de véritables boulets à une quelconque émergence !

Exigeant être reçu de force ce jours ces militants vous ont obligé à sorter de nuit du palais, sinon ils seraient entrés par la force disaient ils ! Quel toupet et quelle ignorance ! Mettant leurs menaces à exécution, Ils tentent d’escalader les murs et les grilles du palais..! Quel culot et quelle insolence, ces gosses ! Du jamais vu dans notre République ! Et vous êtes finalement sorti ! N’eut été l’intervention ferme, professionnelle et efficace de la garde présidentielle, cela aurait pu encore se terminer en drame, avec mort d’homme, alors que l’affaire Fallou Sene est toute chaude, pendante et suscite encore émotion et indignation.




En ce mois saint et béni du ramadan les musulmans du Sénégal aspirent seulement à la paix et à la tranquillité.
Président Macky Sall, si vous acceptez d’être l’otage de cette frange de la jeunesse aperiste malsaine, vous n’avez pas le droit de prendre les sénégalais en otage, ni de fragiliser nos institutions ! Garant de notre constitution, vous êtes le garant des institutions de notre République. Président, vous Imaginez vous des morts devant les grilles du palais à 8 mois de la présidentielle?!
Nous ne voulons pas que l’APR, par défaut de contrôle de ses militants, mette ce pays dans le trouble et l’incertitude, surtout à un tel moment de son histoire

President Macky Sall, si vous voulez vraiment l’émergence pour le Sénégal, alors libérez vous de vos chaînes politiques, libérez ce pays de ces médiocres pratiques politiciennes œuvres de maîtres chanteurs politique, libérez le génie sénégalais et les vraies valeurs et forces positives, qui construirons ce pays. Osez les ruptures et réformes en profondeur que les Sénégalais attendaient de vous en vous élisant Président de la République en 2012 !
Cette rupture n’a aucun prix ni coût, sinon le courage !

Madyou TOURÉ
Citoyen du Point E

Monsieur le président, votre politique éditoriale, s’il vous plait ?

Demain 24Mai ; M, Macky Sall entrera (paraît-il) pour la deuxième fois dans l’histoire, la première étant son accession à la magistrature suprême de ce pays en 2012.

Cette fois c’est peut-être par la porte de l’écriture. L’écriture d’un livre en trois tomes, intitulés « Conviction républicaines ».

En grande pompe on nous a annoncé sur les ondes qu’un symposium sera organisé à cette occasion. Un symposium  où les participants auront une lecture « sans concession, neutre » sur le travail de Macky Sall assure le Président du comité scientifique le Pr Mame Moussé Diagne.

Et à notre doyen – cinéaste Cheikh Ngaido Ba, vice-président de ce même comité de renchérir en déclamant avec la verve qu’on lui connaît « pour la première fois un Président décide d’écrire un livre pendant qu’il est au pouvoir, alors que les autres nous ont habitué aux mémoires après l’exercice du pouvoir ».




Sékou Touré (syndicaliste, presque autodidacte), mort au pouvoir en 1984 ; (qui n’a donc pas eu l’occasion d’écrire ses mémoires) est auteur d’au moins vingt-huit livres. Abdoulaye Wade a publié trois livres dont deux en étant Président du Sénégal,

Pourtant l’Histoire ne retient pas le nom de ces deux grandes figures de l’Afrique contemporaine comme des Ecrivains, mais plutôt pour leur parcours syndical et politique.

La porte de l’Histoire par l’écriture n’est donc pas automatiquement ouverte pour Macky Sall. Il ne suffit pas seulement de publier un livre où même plusieurs livres pour être Ecrivain. Sartre dira ; « je ne suis pas romancier, je suis Ecrivain ».

Il ne suffit pas seulement de remplir des feuilles blanches par des phrases fussent-elles sensées pour être un Ecrivain; faudrait-il encore que sa production intellectuelle soit de nature à apporter de la plus-value à la pensée universelle ; même si c’est de manière romancée.

El Hadj Malick SY dira « bu nu waxee ni diw boroom xam xam la ; na nu laaj ndax boroom xam xam ya noo ko wax – si nous entendons qu’un tel est un érudit ; posons la question est ce que ce sont les érudits qui l’ont accrédité ?».  A l’issue de ce symposium les 60 universitaires et autres érudits conviés à cette occasion  nous diront….. , surtout que Mame Moussé Diagne nous assure que «le Président a pris le risque de consigner dans un texte écrit un ensemble de propositions sur son action».  Et puis « les regards que nous allons porter nous-mêmes sur ce faisceau de propos et de contre propos seront de manière à pouvoir sortir des points de vue qui ne cèderont rien à une démarche consensuelle à priori. ».

Espérons que (Macky écrivain ou pas) ; le symposium en vaudra son pesant d’or massif (présentation au terrou bi avec l’argent du contribuable).

Je veux dire même si les ouvrages de Macky Sall ne s’avèrent pas être de la production intellectuelle de haute facture littéraire et ou scientifique; qu’ils constituent au moins de la bonne matière digne d’être débattue par cette parterre de personnalités du monde universitaire pour l’intérêt du Sénégal. Autrement ça serait un dommage de plus.

Le premier (grand) dommage que le président Macky Sall a fait subir au Sénégal (son économie, son image, son histoire) par le biais de cette publication, est de se faire publier par les éditions Lafont ; une entreprise française. L’ouvrage se vend (après subvention du Président) à 7500 F CFA. Nous pouvons déjà présent jurer que tous les Ministres, les Conseillers, le Directeurs généraux, les responsables de l’APR, et autres laudateurs de la république (même si peu parmi ce beau monde liront le livre) achèteront plusieurs exemplaires du livre (avec l’argent du contribuable) pour eux même et pour les militants. C’est d’autant plus regrettable qu’en ce moment précis les sénégalais se plaignent et déplorent l’omniprésence des entreprises Françaises qu’ils considèrent comme une nouvelle colonisation.

Voire leur Président payer de leurs deniers une entreprise française pour publier un livre dont le contenu les concerne exclusivement, n’est certainement pas la meilleure manière de les consoler, et surtout de les guider vers le chemin de l’émergence.

Lorsque l’idée de publier ce livre chez Lafont a germé, où se trouvaient ses conseillers, El Hadj Amidou Kasse surtout, lui qui est ‘’écrivain’’. Le Président et ses conseillers n’ont –ils pas trouvé dans ce pays un éditeur a la hauteur de sa ‘’pensée’’. Si oui, sur quels critères s’est-il donc basé pour porter son choix sur les éditions Lafont. Si non, quel sentiment doit l’animer de savoir qu’aucun parmi les 15 millions d’hommes et de femmes qu’il dirige n’est capable de donner corps à ses idées sous la formes d’un livre ? Où compte-t-il alors mener ce peuple ‘’d’ idiots’’ qu’il dirige ?




L’activité intellectuelle qui est l’apanage des gens qui constituent la crème de toute nation civilisée et qui a le livre comme véhicule par excellence a-t-elle une place dans la politique (qu’il a consignée dans son livre) de Macky Sall ?

 

J’ose simplement espérer que les députés même Aperistes, vont interpeller le gouvernement sur le fait que le Président ait associé des étrangers (travail éditorial) à sa production intellectuelle qui puissé-je concerne les sénégalais au premier chef, avant de le soumettre à l’appréciation de l’intelligentsia sénégalaise.

 

Macky Sall qui publie. Ça devient une question de souveraineté nationale.

 

Mustafaa Saitque

Poète – Ecrivain – Réalisateur

saitque@yahoo.fr

Contribution: Monsieur Abdoul Mbaye, arrête tes FAKE NEWS

Ces derniers temps Monsieur Abdou Mbaye, nain politique comme en atteste ses résultats aux dernières élections législatives de juillet 2017,  est devenu très prolifique à travers les médias en faisant des accusations plus farfelues les une que les autres sur d’honnêtes personnalités de ce pays en particulier le Président de la République Monsieur Macky SALL.

Il a également lors d’émissions radio et télé raconté des contrevérités sur les réalisations du secteur de l’agriculture plus particulièrement sur les statistiques agricoles qu’il s’est mis à falsifier et à travestir, comme à son habitude à souhait.

Sur ce point, nous lui demandons d’arrêter son cirque qui consiste à s’attaquer aux statistiques agricoles à des fins purement politiciennes et non sur des bases scientifiques. Cette attitude de Monsieur Mbaye prouve à suffisance sa  malhonnêteté intellectuellement et sa conception primitive de l’action politique.




Pour rappel, nous tenons à informer Monsieur Abdou Mbaye que les statistiques agricoles du sénégal sont le fruit d’une méthodologie commune à tous les pays de la CEDEAO plus la Mauritanie et le Tchad.

Elles sont également assujetties chaque année  à une série de validations.

Pour cette année, le processus de validation des statistiques agricole s’est ainsi effectué:

  1. Du 06 au 10 Novembre 2017 s’est déroulée à Dakar la validation des résultats prévisionnels  sous la supervision du CILSS, de la FAO, du PAM, de FEWSNET et du Gouvernement avec comme innovation majeure, la publication de ces résultats, par le chef de mission, devant la presse nationale et tous les acteurs ;
  2. Du 26 au 28 mars 2018 s’est tenue à Ouagadougou, la validation des résultats définitifs avec la réunion régionale de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires au Sahel et en Afrique de l’Ouest (PREGEC) qui regroupe tous les pays de la CEDEAO, la Mauritanie, le Tchad, le PAM, la FAO, FEWSNET et le CILSS ;
  3. Présentation des résultats définitifs à la réunion du Réseau de prévention des crises alimentaires (RCPA), tenue du 17 au 18 avril au siège de l’OCDE à paris.

 

Au regard de tout ce processus, nous vous demandons, Monsieur Abdou Mbaye BOLT si vous êtes plus crédible que toutes ces sommités à la matière pour pouvoir critiquer les statistiques agricoles du Sénégal.

Vous concernant, nous vous interpolons pour vous demander de dire aux Sénégalais quand, avec qui, avec quelle méthodologie, selon quel modèle vous avez produit des statistiques que vous annoncez.

Vous ne serez le dire car les chiffres que vous avancez n’est que la manifestation d’une imagination stérile et d’une légèreté désolante.

Nous vous suggérons également de chercher une autre thématique de campagne électorale autre que celle qui consiste à s’adonner à la désinformation sur les résultats de l’agriculture.

Dans le secteur  agricole, le Président Macky Sall a réalisé des performances inédites, constatés et saluées par tous les fils de notre pays et que les affabulations et contrevérités d’un politicien néophyte ne pourront jamais occulter.




Je comprends que votre terrain politique favori soit constitué par les médias du fait que vous ne pouvez pas remplir votre salon de militants pour vous faire écouter.  De grâce arrête les fake news.

Les fake news sont devenus votre modèle politique et votre raison de vie.

Mais  sachez que vous êtes mal tombé car les Sénégalais savent faire la part des choses.

Désomais, Monsieur Mbaye vos fake news auront des réponses appropriées.

 Ibrahima MENDY

Docteur en statistique et probabilité.

 

 

 

 

Monsieur le Président de la République! (Amadou Tidiane Wone)

Toutes les écoles publiques de Dakar sont restées fermées le jeudi 19 Avril, sur instruction de l’autorité. Rien que pour le vote d’une loi à l’Assemblée Nationale. Situation cocasse dans une « démocratie » qui se dit majeure. Un signe de plus que quelque chose ne va plus… La plupart des commerces en centre-ville avaient baissé leurs rideaux. Le train de vie normal des citoyens a été largement perturbé par une présence outrancière de forces de l’ordre, armés jusqu’aux dents, pour empêcher des citoyens, opposés à l’adoption de la loi sur le parrainage de l’exprimer, fut-ce au prix d’une marche à travers les rues de la capitale et d’un sit-in devant l’Assemblée Nationale.
À moins que certains mots ne commencent, véritablement, à résonner creux , il est temps de nous entendre sur les maux de notre pays.




Sous d’autres cieux, les manifestants vont jusqu’aux grilles de la Maison Blanche dire leur fait aux gouvernants, dans une ambiance bon enfant. Pendant que l’on réprimait à Dakar, entre 120.000 et 200.000 manifestants battaient le macadam à Paris pour exercer leur droit à dire leur désaccord lorsque le besoin s’en fait sentir. Au même moment, au Sénégal et au Togo, mais aussi à Madagascar, les populations faisaient face à des forces du…désordre (?) qui gazaient sans discernement les passants et les manifestants.
Pourquoi les africains ne sont-ils pas respectés par ceux qui les dirigent?
Pourquoi, dans notre pays, des manifestants conduits par des anciens Premiers ministres, et parmi lesquels des anciens Ministres et des anciens parlementaires, ne bénéficieraient-ils pas d’un encadrement adéquat par des services d’ordre, payés par tous les contribuables pour assurer, à tous, un droit que leur reconnaît la Constitution?
En vérité, nos dirigeants continuent à creuser, obstinément, le fossé entre eux et leurs mandants. En sont-ils seulement conscients?
À leur tête, Monsieur le Président de la République , vous ne cessez d’engager, avec les forces vives de la Nation, épreuve de force sur épreuve de force depuis votre accession à la magistrature suprême. De procès en condamnations vous donnez, finalement, le sentiment de règlements de comptes plus politiciens que véridiques. Tant vos amis, alliés et ralliés, pourtant compromis dans des affaires douteuses, sont peu ou pas du tout inquiétés.
Dommage!
Car tout cela sort des meilleures traditions de dialogue et de concertation qui ont fondé la nation sénégalaise.
Une fois Votre loi votée, car elle l’a été envers et contre tout, il restera à gérer la rupture de confiance, largement entamée, entre Vous et une grande frange du Peuple, au point de se transformer en une méfiance suspicieuse à chaque fois que vous proposez des réformes institutionnelles. De la méfiance à la défiance, le pas est vite franchi car les citoyens ne sont pas du bétail qui se laisse mener à l’abattoir sans se révolter. Vous en savez quelque chose pourtant….
C’est donc dans ces moments troublés, qui préoccupent tout citoyen responsable dans notre pays, que je m’adresse à Vous.
Je ne m’adresse pas au chef de l’APR. Juste pour éviter aux militants de cette organisation de se sentir concernés à ce titre. Je m’adresse au Chef de l’Etat.
Monsieur le Président de la République,




Vous avez accédé au pouvoir en 2012. Élu pour un mandat de 7 ans, vous vous étiez engagé, personnellement, et en plusieurs occasions fixées dans les archives sonores et visuelles, à réduire votre premier mandat à 5 ans. Vous seul saviez alors les motivations profondes d’un tel engagement… personnel! Pour en sortir, vous avez conduit le pays dans un processus référendaire coûteux et dont l’intérêt, la pertinence et les conséquences, en termes de création d’institutions nouvelles et budgetivores, m’échappent encore. Et pour cela j’ai voté NON. Je ne suis pas le seul. Ce référendum à été, de mon point de vue, le point de départ de cette rupture de confiance qui s’accentue, de jour en jour, entre Vous et vos homologues de la classe politique d’une part, et entre Vous et bien des citoyens sans partis d’autre part! Mais surtout, cela a été l’amorce d’une faille qui se creuse, de plus en plus, entre vous, si jeune, et la jeunesse sénégalaise…
Cette rupture de confiance a pour conséquence de rendre désormais suspecte toute initiative que vous prendrez, sans concertation préalable avec les acteurs politiques, notamment pour ce qui concerne les modalités d’accès au pouvoir, pour en venir à l’actualité.
 Les médias classiques, mais surtout les réseaux sociaux et les nouveaux canaux de partage de l’information, bruissent d’une large désapprobation du projet de loi voté à l’ Assemblée Nationale. Comme vous le savez, ce sont des êtres de chair et de sang, qui animent les réseaux sociaux. Ils reflètent les sensibilités qui traversent la société sénégalaise. Pour la plupart, les citoyens actifs sur les réseaux sociaux sont également des électeurs. Ils sont le reflet des opinions majoritaires dans leur environnement social ou professionnel. C’est une nouvelle donne qui s’instaure dans les relations humaines à la faveur des mutations accélérées de nouvelles technologies de diffusion et de partage des informations. Il va falloir en tenir compte.
Tout un tollé s’est, en effet, emparé de ces nouveaux vecteurs de diffusion des opinions, pour une question de principe simple: un candidat, fut-il le Président en fonction, peut-il changer les règles du jeu collectif sans concertation préalable, approfondie et sereine, avec les segments significatifs de la nation?
Une réforme d’une telle ampleur ne méritait t- elle pas de prendre tout le temps nécessaire pour rallier le plus grand nombre d’adhésions? Au lieu d’un passage en force par la grâce d’une majorité mécanique, docile et inconditionnelle surprotégée par un renfort de forces de sécurité? L’Histoire retiendra que seule votre majorité aura entériné la loi sur le parrainage, là où un large consensus eût-été souhaitable.
À la longue, la rupture de confiance évoquée plus haut, va créer les conditions d’une défiance de plus en plus prononcée. On peut être tenté de lui opposer la force. Cependant, l’Histoire nous renseigne sur les limites de la force. Elle rencontre, un jour ou l’autre, une force supérieure.
Combien d’anciens chefs d’États vivants n’exercent plus le pouvoir et n’en ressentent plus l’ivresse? Combien de souverains déchus jalonnent l’Histoire? Quoi qu’en diront vos thuriféraires,vos laudateurs et vos «inconditionnels» c’est cela votre horizon. Méditez le destin de votre prédécesseur et regardez ce que sont devenus ses inconditionnels ou ce qu’il en reste…
Les temps ont définitivement changés. Les conditions d’exercice du pouvoir vont changer encore plus rapidement grâce  à la vitesse des progrès technologiques qui gomment les frontières spatiales et temporelles. Se parler est devenu aisé. «En un clic» comme vous le disiez en 2011, on peut diffuser un message qui touche des dizaines de milliers de personnes, voire des millions si l’on se dote des outils qu’il faut. Sachez également que tous les personnels de sécurité sont assidus sur les réseaux sociaux. Même la grande muette n’est pas pour autant sourde à tout ce qui s’y dit. Les voix du Peuple traversent les murs des casernes. Sous les uniformes on pense, on entend et on ressent!
Se mettre à l’écoute du Peuple, tâter son pouls et décoder son message est devenu encore plus impératif pour qui dirige les destinées d’une nation.
Entendez la désapprobation populaire, Monsieur le Président de la République. Il serait de Votre Honneur de l’écouter pendant qu’il en est encore temps. Vous avez encore le choix de ne pas promulguer une loi si impopulaire.
Pour résoudre l’équation de la multiplicité des candidatures à la Présidence de la République et diminuer le nombre de bulletins à imprimer plusieurs choix restent encore. Entre autres:
  1. Instaurer une caution de 65 à 100 millions non remboursables pour tout candidat n’atteignant pas 1% des voix .
  2. Le bulletin unique
Sinon, de la méfiance à la défiance, les moments qui nous séparent des élections présidentielles vont être difficiles, voire périlleux.
Dieu veille sur le Sénégal !
Amadou Tidiane WONE

Monsieur le ministre de la Justice du Sénégal, je vous accuse et demande que vous soyez récusé !

Au lendemain des nominations du Ministère de la Justice et de l’Union des Magistrats du Sénégal le Jeudi 7 Septembre 2017, un journaliste se précipitait de s’interroger ainsi «est-ce que l’arrivée de ces deux personnalités dans ce secteur de la Justice, sujet à nombreuses controverses, l’indépendance du pouvoir judiciaire va-t-elle être une réalité ?». S’agissait – t – elle, à l’époque, de la pure prémonition ou, aujourd’hui, d’une simple coïncidence? Difficile à dire, car les faits sont têtus et les preuves accablantes. Cependant, il suffit d’un regard furtif sur cette kyrielle d’évènements et d’incidents survenus pour se rendre compte de l’énormité de votre responsabilité dans cette tension politique qui prend actuellement tout le pays en otage.




Le tripatouillage à outrance et l’instrumentalisation ad libitum de notre Constitution sont résultants des prémices d’un rapport de force. La date fixée au Jeudi 19 Avril pour le vote à l’Assemblée Nationale de la Loi portant modification de la constitution et du code électoral  en plus des sorties incessantes, fracassantes et musclées des personnes très responsables de l’opposition  comme celles du pouvoir conduisent inéluctablement le pays au bord du précipice imminent: un 23 Juin Bis. En plus, vos nombreuses sorties médiatiques soutenant mordicus cette forfaiture de loi anticonstitutionnelle n’ont fait qu’accélérer les minuteries de cette « bombe à retardement ». Vous seriez la tête pensante et la main agissante de cette insidieuse loi que les préceptes même du Droit Constitutionnel n’acceptent ni ne défendent.

L’idée ingénieuse de la levée de l’immunité parlementaire d’un Honorable Député déjà prisonnier fut une tentative inélégante et vaine pour laver l’affront que votre prédécesseur avait au préalable affligé à notre Constitution. Refuser d’abord, reconnaitre ensuite et lever en fin l’immunité parlementaire de Khalifa Ababacar SALL dans des circonstances et péripéties tortueuses bafouant ainsi les libertés fondamentales d’un honnête citoyen et de surcroit homme d’état irréprochable et exemplaire est une des plus subtiles façons d’insulter l’intelligence et le caractère sacré des textes constitutionnels de notre chère République. Sauriez-vous dire aux Sénégalais, droit aux yeux et sans sourciller, que vous ne vous êtes pas mêlé ni de près ni de loin à cette tragédie politico – judiciaire de l’affaire dite procès de la Caisse d’Avance de la Mairie de Dakar ?




Et enfin, s’il est vrai que la tenue du référendum du 20 Mars 2016 précède à votre avènement à la tête du Pouvoir Judiciaire, personne ne saurait affirmer que l’ombre de votre prétention démesurée de la maitrise des questions constitutionnelles n’a pas plané par là-bas. Votre position favorable à l’organisation de cette consultation citoyenne a été d’un apport de taille permettant ainsi au Présidence de la République d’écorner l’image de la Constitution par son reniement spectaculaire sur la réduction de son mandat présidentiel. Ce fut tout simplement une exigence ETHIQUE qui transcende une disposition constitutionnelle. Malgré tout, il fut tenu et la victoire du OUI fut triomphale avec 63 % des suffrages.

Mais hélas, quand votre mémoire est prompte à vite oublier, je vous rappelle que parmi les 15 points qui ont été votés lors de ce référendum y figure en très bonne position cette clause de «l’intangibilité des dispositions relatives au mode d’élection, à la durée et au nombre de mandats consécutifs du Président de la République ». Alors, aujourd’hui encore, en soutenant à tort le vote de cette loi sur le système de parrainage modifiant ainsi le mode d’élection du Président de la République, vous considérez une nouvelle fois notre Constitution comme un brouillon que vous pouvez éditer et rééditer à votre convenance sans contrainte aucune. A la lumière de tous ces faits exposés ici, je me permets, Monsieur le Ministre de la Justice, de vous accuser et de demander que vous soyez récusé.

 

Khassoum DIOP

Khassito2016@hotmail.com

Contribution: Non, Monsieur le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne !

Dites, nous monsieur le premier ministre Mouhamed B. Abdallah Dionne, à quoi vous nous appeler ? A se taire, ne rien faire voire assister stoïquement à la violation de nos droits et libertés publiques, garantis par la Constitution de la République du Sénégal ? Ou à assister à notre propre mise à mort politique en cautionnant de fait la légitimation de l’injustice ou la banalisation de la violence policière ?

Dites nous, monsieur le premier ministre B. Abdallah Dionne,  pourquoi cette énième provocation de la coalition Benno Bokk Yakaar à l’égard des forces vives de l’opposition sénégalaise qui ne font que exercer leurs droits constitutionnels ? Le droit même de marcher dans la sérénité en vue de porter un combat citoyen devant le peuple pour une meilleure prise en compte de leurs légitimes revendications politiques afin de contribuer  à apaiser dans une certaine mesure une tension sociale latente et qui à terme peut embrasser le climat social délétère, n’est plus accepté par le régime de notre président par défaut,  monsieur Macky Sall. Et vous osez, ainsi nous sermonner sur le respect de la loi ?

Certes, les lois et règlements en vigueur doivent être respectés par l’ensemble du corps social sénégalais sans exception. Cependant, les autorités publiques chargées de faire appliquer la loi sur toute l’étendue du territoire national, doivent d’abord commencer par montrer la voie ? Et qu’est ce qu’on voit sous nos tropiques de République bananière? Des politiciens professionnels impressionnés par les fastes du pouvoir, se donnent toute la latitude de faire de ce qu’ils veulent de la loi.

Au fait, monsieur le premier ministre, la loi n’est – elle pas impersonnelle ? Ou est – elle applicable dans toute sa rigueur seulement qu’aux plus faibles d’entre nous et aux adversaires du roi sans couronne de la coalition hétéroclite Benno Bokk Yakaar  où on retrouve du tout socialistes, communistes, libéraux, écologistes  ou d’autres encore qui n’ont aucune conviction politique ?

Pourquoi le préfet de Dakar se permet d’interdire à chaque fois les manifestations de protestation de l’opposition en évoquant des raisons fallacieuses de trouble à l’ordre public ? Qui assure l’ordre public et la protection des personnes ? N’est – ce pas nos forces de l’ordre, plus particulièrement la police nationale ? Toutefois, cette dernière a cessé d’être une force républicaine depuis plusieurs années. En effet, elle est souvent utilisée par nos autorités publiques en vue de terroriser les opposants et pour faire peur à la population à force de matraques à son encontre.

Nos forces ne l’ordre ne sont- elles pas en mesure d’encadrer dans la sérénité et le respect les manifestations pacifiques sans  devoir brutaliser les participants en semant un chaos indescriptible sur les lieux et aux alentours ?  Ne savent- elles faire que ça ? Lancer des lacrymogènes à l’aveuglette jusqu’à provoquer les pleurs des élèves de l’école Mame Yacine Diagne de Thiong, en évoquant toute honte bue la météo afin de justifier leur bévue.  Pire encore, avant de se raviser en niant leur responsabilité devant cette scène inouïe de violence gratuite. Et l’honneur de nos troupes dans toute cette tragédie ?

Le directeur de l’établissement scolaire a confirmé la déflagration de lacrymogènes au sein de l’école. En plus, la déclaration du directeur est corroborée par la diffusion d’images d’écoliers en colère. Tout de même,  vous n’allez pas nous dire qu’il s’agit d’une mise en scène grotesque orchestrée par l’opposition afin de jeter l’opprobre sur votre gouvernement et sur nos forces de police. Qui a intérêt à mentir de manière éhontée entre les deux parties en vue de se donner le bon rôle dans cette situation déplorable ?  Tout porte à croire que la faute est imputable aux autorités de la police.

Dites nous, monsieur le premier ministre Mouhamed B. Abdallah Dionne, pourquoi vous cautionnez la brutalité policière en imputant la faute aux manifestants de l’opposition, victimes  de l’intransigeance injustifiée d’un préfet aux ordres et toujours prêt à violer les droits constitutionnels des citoyens sénégalais afin de répondre à la volonté sournoise du chef de fil de la coalition Benno Bokk Yakaar,  monsieur Macky Sall qui est en conflit permanent avec le respect de nos  principes républicains ? A force de refuser les manifestations des partis de l’opposition,  la responsabilité de l’Etat du Sénégal est directement engagée dans les scènes de violence policière survenue le vendredi 9 mars 2018 à Dakar.

Non, monsieur le premier ministre Mouhamed B. Abdallah Dionne,  vous avez fait preuve de mauvaise foi en bottant en touche les dérives autoritaires de votre gouvernement. Vous aurez dû analyser sereinement la situation en situant la responsabilité des uns et des autres dans cet escalade de suspicion voire de provocation, au lieu de verser dans une surenchère politicienne qui ne vous honore point. Personne ne peut vous reprocher de défendre la politique du président Macky Sall en dépit même de ses manquements au respect des règles  de la bonne gouvernance,  mais vous devez faire preuve de plus de retenue voire de plus de conciliation dans votre communication. L’excès de zèle ne produit pas de meilleurs résultats. Tout au plus, il crée un sentiment de malaise et de réprobation de l’action  du gouvernement auprès du peuple.

Monsieur le premier ministre Mouhamed B. Abdallah Dionne,  il est primordial de faire respecter les lois et règlements de la République afin de créer un climat serein et apaisé. Sinon, c’est le début du rejet de toute forme de justice qui entraîne de facto une révolte populaire avec son lot de destruction des biens communs et un bain de sang.

Et puis, que faut-il vraiment penser de ce désordre au niveau de nos institutions républicaines voire quelle attitude les citoyens sénégalais doivent réserver à votre sortie médiatique lorsqu’on constate au quotidien l’inertie, l’impuissance voire la lâcheté de nos autorités publiques à sanctionner les directeurs de sociétés nationales, les ministres qui violent de manière récurrente le code des marchés publics ? De la méfiance à votre égard ou un mépris certain à cause de votre attitude frivole devant l’injustice voire la violence de votre gouvernement contre le peuple sénégalais.

Les citoyens sénégalais ne peuvent plus se terrer ou garder le silence des momies en attendant que l’irréparable se produise pour alerter voire sensibiliser nos compatriotes sur les nombreuses exactions de votre régime de terreur.

Monsieur le premier ministre Mouhamed B. Abdallah Dionne,  la fidélité au président de la République,  monsieur Macky Sall ne doit en aucune façon vous pousser à vous compromettre de la sorte en adoptant fièrement devant le peuple une posture inqualifiable  ou à prendre une distance avec la morale.

Vous devez d’abord commencer par balayer devant la porte de la coalition Benno Bokk Yakaar où squattent beaucoup de pilleurs de nos deniers publics, très sûrs de bénéficier d’une impunité totale en torpillant de manière flagrante les lois et règlements de la République,  avant de nous sermonner sur les conséquences désastreuses d’une telle violation pour nous autres citoyens tout en vous maintenant dans le déni.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

 

 

Contribution: Pas vous ! Monsieur le Premier Ministre…

Ainsi donc nous serions en pleine campagne électorale! C’est la UNE du quotidien National le Soleil de ce jour, 26 février 2018, qui le laisse entendre en faisant dire à Monsieur le Premier Ministre : « Mon candidat a le meilleur profil. » On aurait tant aimé l’entendre énoncer le nombre d’emplois créés, révéler le nombre de ménages sortis de la pauvreté, s’enorgueillir des performances de notre système éducatif, donner en exemple la qualité de notre système de santé… Monsieur le Premier Ministre aurait pu, au moins, nous faire le point sur la campagne de commercialisation du fruit du labeur de nos vaillants paysans: cette arachide en quantité qui ne trouve pas preneur… Au lieu de cela, il nous parle de… profil ! Comme si un Président sortant en avait besoin, en lieu et place d’un bilan suffisamment éloquent pour plaider sa cause! Le doute s’installerait t-il?
Si des profils sont à rechercher, il le seraient pour offrir une vraie alternative aux sénégalais. Ceux-ci semblent en effet, et pour le moins, désabusés par un chapelet de promesses non tenues dont les vidéos-témoins circulent abondamment sur les… réseaux sociaux ! C’est peut-être cela d’ailleurs qui pourrait expliquer l’ire de Monsieur le Premier Ministre Mouhammad Boun Abdallah Dionne. Homme charmant, d’une exquise urbanité par ailleurs!




Car justement , et parlant de profil et de réseaux sociaux , Monsieur le Premier Ministre est agacé par celui des « opposants qui passent leur temps sur Instagram, Facebook et Twitter » à la Une du journal Le Quotidien de ce 26 février.
Monsieur le Premier Ministre voudrait-il ignorer que ces nouveaux médias sont devenus des espaces de déconstruction de la parole officielle? Les nouveaux médias sont, en effet, des lieux de résistance à la pensée unique qui, en usant de la corruption, met au pas des organes de presse qui en oublient le sens de leur mission et deviennent les porte-voix des interêt du Pouvoir. Monsieur le Premier Ministre veut-il oublier que les milliers de sujets débattus sur tous ces supports, incontrôlables par l’État, contribuent à forger l’opinion d’autant d’électeurs ? Et qu’il ferait mieux de prendre comme indicateur les tweets de Donald Trump pour savoir que le monde est en pleine mutation et que l’arbre à palabre a pris racine sur le web! Le temps des bravades et des menaces est révolu. Rien ne peut plus empêcher l’expression libre des idées ni la diffusion des outrances…policières ou autres . Suivez mon regard! Je saisis l’occasion pour saluer le bon réflexe de Monsieur le Ministre de l’intérieur Ali Ngouille NDIAYE qui est allé jusqu’à publier sur sa page…Facebook(!) le communiqué désavouant le geste irresponsable de l’un de ses agents. Cette attitude du Ministre a été saluée par tous les commentateurs. C’est dire qu’il n’y a pas que des tarés sur les réseaux sociaux!
Le sens de la responsabilité devrait donc commander à nos dirigeants de s’attacher à écouter, à comprendre et à résoudre les complaintes de ceux qui assument de dire, d’écrire ou de filmer leurs opinions à visage découvert. Au lieu de se lancer dans une campagne périlleuse de diabolisation d’honnêtes citoyens.
À n’y prendre garde, le silence pesant des autres, comme celui qui précède toujours une éruption volcanique, pourrait prêter à croire que tout va bien…jusqu’à…
Au fait, il serait légitime que le quotidien National donne la même opportunité, à tous les candidats déclarés, de défendre leur « profil » à la Une! Tous les candidats ont, en principe, les mêmes droits sur les médias publics. Le cas échéant la CNRA devrait sévir.
Just saying…
Amadou Tidiane WONE




Contribution: Non, Monsieur le maire Bamba Fall !

Nous sommes tellement empêtrés dans une certaine hypocrisie sociale que tout semble possible au pays de la Teranga. La mort nous révèle trop souvent la face la plus hideuse de la société sénégalaise. Nos politiciens professionnels utilisent à bon escient les cérémonies funéraires pour dévoiler aux citoyens sénégalais leur propension légendaire à changer de posture et  à faire preuve de plus d’humanité alors qu’au même moment ils dirigent le pays dans l’opacité, la terreur, l’impunité de certaines autorités épinglées par les corps de contrôle de l’Etat  voire ourdissent même des complots afin de faire taire toute voix dissidente. Le président de la République, monsieur Macky Sall est coutumier des faits. Il se pavane dans les moments de deuil chez des personnalités politiques en vue de témoigner de sa compassion. Mieux, s’il ne peut pas se déplacer pour diverses raisons, il ameute la République et ses thuriféraires les plus zélés qui sont passés maîtres  dans l’art de la flagornerie pour exécuter le baiser de Judas. Le deuil au Sénégal n’est plus un moment de recueillement et de prière pour le défunt. Il sert de tribune pour beaucoup de nos compatriotes en vue d’étaler devant la foule leur puissance financière ou leur talent d’orateur sans la moindre retenue. Nos autorités publiques affectionnent ces moments de tristesse pour les familles éplorées pour en faire une tribune politique visant à mettre en relief les liens de fraternité, de partage entre les responsables des partis politiques. Nous sommes très vite gagnés par l’émotion pour que les plus naïfs d’entre nous se jettent à force de discours de rapprochement dans les bras de leurs tortionnaires. Je pense que notre compatriote monsieur Bamba Fall, le maire de la Médina est tombé dans le piège de notre président par défaut, monsieur Macky Sall . Je reste persuadé que le président de la République instrumentalise à dessein cette épreuve familiale de monsieur Bamba Fall pour essayer d’arrondir les angles au même moment où son procureur de la République,  monsieur Serigne Bassirou Gueye livre au tribunal le réquisitoire de la condamnation du maire de Dakar monsieur Khalifa Ababacar Sall. Cette situation ubuesque est indigne de la République. Le président de la République,  monsieur Macky Sall est vraiment tombé dans le déshonneur en envoyant une forte délégation chez le maire de la Médina monsieur Bamba Fall alors qu’il a peu temps il était le bras armé de la direction du parti socialiste de monsieur Ousmane Tanor Dieng pour vous réduire en silence. Quoique vous puissiez penser de lui aujourd’hui, les faits d’armes de notre président – politicien monsieur Macky Sall sont encore vivaces dans notre mémoire collective. Les faits sont têtus. Non, monsieur Bamba Fall. L’action politique du président Macky Sall ne témoigne pas de sa bonté. En effet,  il est en conflit permanent avec la vertu. Un homme bon voire vertueux ne peut pas se permettre de manquer d’élégance républicaine comme le président Macky Sall le fait de manière ignoble et déloyale dans l’affaire politico-judiciaire du maire de Dakar, monsieur Khalifa Ababacar Sall. Il est vrai que vous êtes un fils de la République et que le pays a besoin de l’effort de tous ses enfants pour construire son développement socio-économique en vue du bien être de l’ensemble du corps social. Toutefois, il existe une limite insurmontable à ce paradigme : le devoir de fidélité à un engagement citoyen de combattre l’injustice du pouvoir et in fine l’asservissement de la justice. Nous partageons votre douleur en tant que simple compatriote loin de toute appartenance à une chapelle politique.  Le combat pour l’instauration et la défense de nos valeurs républicaines doit prendre le dessus sur tous ces moments inhérents à la vie humaine. Je ne vous connais que par le biais du paysage médiatique et j’estime encore et maintenant que votre combat contre le régime du président Macky Sall est légitime. Votre regretté oncle a sans doute souffert avec effroi de votre séjour en prison orchestré par le régime du président Macky Sall. Votre emprisonnement était uniquement motivé par votre noble refus de vous soumettre au diktat du secrétaire général du PS, monsieur Ousmane Tanor Dieng. Mon analyse sur les travers du pouvoir transcende les personnes. Il ne s’agit pour moi en aucune façon d’attaques ad personam. Je m’engage uniquement que pour ce qui me semble être le meilleur pour le peuple sénégalais. C’est pour cette raison seulement que je vous interpelle dans ce sens afin que vous ne répondez pas à cet appel opportuniste des sirènes du pouvoir de monsieur Macky Sall, président de la République par devoir de mémoire et de fidélité. Le combat citoyen contre le régime déloyal,  cupide, clanique du président Macky Sall,  faible voire incapable de défendre nos intérêts légitimes ou potentialités économiques devant la France, fossoyeur de nos valeurs doit être l’affaire de tous nos compatriotes soucieux de la dignité intrinsèque de la nation sénégalais n’en déplaise les flagorneurs attitrés du roi de la cour de Benno Bokk Yakaar.  Le jugement de l’histoire est dévastateur pour tout homme politique obnubilé par la recherche effrénée des délices du pouvoir. Certes, vous êtes un homme libre. Cependant, cette liberté que vous revendiquez en tant que responsable politique doit être mise au service exclusif de la défense des valeurs de la République et des intérêts légitimes de l’ensemble du corps social sénégalais. Toute autre attitude relève entre autres de la duplicité, de l’escroquerie politique, d’un manque de courage devant l’adversité voire de la lâcheté de se ranger derrière un homme et/ou un régime politique qui à la fois bafoue les droits constitutionnels des citoyens sénégalais et opprime de fait le peuple avec la complicité bienveillante d’une certaine élite intellectuelle corrompue et d’une classe maraboutique exsangue. Même pour tout l’or du monde, vous ne devrez jamais accompagner le président de la République, monsieur Macky Sall en raison même de ce que subit actuellement le maire de Dakar, monsieur Khalifa Ababacar Sall par un besoin de vengeance, de méchanceté, de lâcheté voire de la peur du pouvoir sur un homme qui a osé dire simplement non afin de préserver son désir d’autonomie et de liberté. Maintenant, il est temps pour vous soit de continuer le combat citoyen pour la défense des valeurs de la République, soit de rejoindre les prairies marrons de la coalition Benno Bokk Yakaar avec son cortège de désillusions, de reniements et de trahisons répétées à la nation sénégalaise. L’heure presse monsieur le maire Bamba Fall et il serait illusoire pour vous d’entretenir le flou en voulant jouer sur les deux fronts inconciliables.  Sachez toutefois que les citoyens sénégalais ne sont ni amnésiques ni idiots. Le changement, c’est maintenant aux côtés du peuple des sans voix meurtri par une gouvernance perfide voire nauséabonde du président Macky Sall à mille lieux des valeurs républicaines et du socle de nos vertus sociétales et qui scrute indéfiniment l’horizon avec effroi en quête de lendemains meilleurs.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

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