Blog de Cheikh Yerim Seck

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De l’urgence de se rappeler Ndiaga Mbaye

Quand le Sénégal bruit des pas de courses des manifestants des sirènes de police et de la déflagration terrible des grenades, quand la contestation gronde et que le pouvoir tente d’imposer sa pensée unilatérale, quand le peuple n’est plus que frustration et fureur, quand la colère couve dans tous les coeurs.et que l’adrénaline exacerbe haine ressentiment et témérité, quand tout le Sénégal est tenu en haleine et qu’aucune lueur d’espoir ne semble percer les nuages de danger qui s’amoncellent sur nos têtes hébétées, on ressuscite Dabakh.

Abdou Aziz Sy Dabakh.

Et son discours. Vibrant et opératoire. Et la tension retombe. Et la sérénité gagne l’opinion.

Tout autant, nous devrions ressusciter Ndiaga Mbaye.

Et remettre ses chansons au goût du jour.

Quand la campagne approche à grands pas et que la compétition électorale entrouvre ses portes, quand ceux qui sont à la recherche du buzz surfent sur un mirage de célébrité qui les porte si haut qu’ils ont l’impression de toiser le ciel, quand dans cette cacophonie et cette surenchère verbale il faut toujours inventer, créer, mentir, flagorner et que leurs affidés leur disent de faire comme Goebbels pour séduire une opinion prétendument crédule et acquise à leur cause, quand finalement la seule façon d’exister en politique et l’unique stratégie en conséquence qui vaille est la médisance, les coups bas, les complots, les combines et les combinazzione, quand pour conclure être opposant ou challenger signifient détenteur de toutes les sciences infuses parce que l’on est subitement adoubé par une frange de la population acquise à sa cause au point d’en perdre lucidité et l’esprit critique propres à tout intellectuel éclairé, il devient urgent, nécessaire et impérieux de se rappeler Ndiaga Mbaye et de l’écouter en conséquence :  » Ya wara wakh ya niou saf, boumou.la.takha wakh lo khamoul  » !!!







Cissé Kane NDAO

Président A.DE.R

Diplômé de Sciences PO

Executive MBA Management Public Territorial

Master 2 Professionnel Gestion de projet, Gestion axée sur les résultats, Pilotage du changement

Vidéo- Football et musique: ce qu’en pense Serigne Sam Mbaye… Ecoutez!













Vidéo- Le nouveau clip de Pape Diouf

Vidéo- Découvrez le nouveau clip destiné à Mamoudou Gassama «l’araignée noire»





Habib Faye, un musicien immensément talentueux, mais un grand Monsieur surtout.

Ce matin du 26 Avril 2018, la voix en tremolos  d’un Youssou Ndour en pleurs annonçait sur les ondes de la TFM la mort de Habib Faye < Habib est parti, c’est le monde qui perd, c’est l’Afrique qui perd, c’est le Sénégal qui perd, c’est moi qui perd>. Exact, le départ de Habib Faye est la cause de toutes ces immenses pertes.




Entré dans le mythique groupe du Super Etoile, en 1984 á l’âge de 19 ans, en remplacement du multidimensionnel Kab Gueye dont le jeu de Bass à l’époque rendait plus un jeu de mbeung-mbeung (percussion á très forte résonnance) qu’une ligne de Bass, Habib offrait dorénavant á Youssou Ndour une musique pour une consommation urbi et orbi (à la maison et au monde) á la hauteur de sa sublime voix.

Parce que Habib avait su imprimer à notre mbalakh national les techniques de Bass telles qu’elles se pratiquaient partout dans le monde, surtout depuis l’avènement de Jaco Pastorius le ‘’grand frère’’ des bassistes modernes.

Depuis á coté du jeu extrêmement efficace mais un peu trop minimaliste d’un Baye Moussa Babou du Xalam et d’un Sidiki Kouyate du Dande lenol, du jeu très créatif mais approximatif d’un Bob Sene (ancien du super diamono), du jeu d’un Dembel Diop dont le printemps de la maturité tarde toujours à tenir toute la promesse des fleurs de ses débuts, Habib nous  gratifie d’une prolixité éclectique.

Son jeu va du mbalakh pur et dur, (seulement et uniquement compréhensible, consommable, dansable, et achetable par nous autres sénégalais), au jazz fusion digne de Jaco Patorius son maitre, qui fit jouer á la Bass un rôle catalyseur dans la musique moderne.




C’est avec Jaco et le Weather Report que la Bass sortait du rôle de < assure les bases et tais-toi> qu’on semblait lui confinait jusque-là pour devenir un instrument qui lui aussi á coup de doigtés et de slaps égaye son monde. https://youtu.be/TgntkGc5iBo

Toute proportion gardée, Jaco Pastorius est pour la Bass ce que Jimi Hendrix est pour la guitare solo. Habib Faye est pour la musique sénégalaise ce que Jaco Pastorius est pour la musique du monde.

Cela dit, Habib n’était le produit d’aucune école ou académie. Il a appris la musique chez lui, auprès de ses frères Adama, Vieux Mc, Lamine, et Moustapha.

Et Habib Faye figurait parmi le peloton de tête des bassistes du continent (Richard Bonna, Etienne Mbappé, les frères Lecco, dont l’ainé Felix ne jure que par Habib). Ceux-ci (pour ne citer qu’eux) talonnent de très près les plus grands au monde à l’heure actuelle qui sont entre autres https://youtu.be/Jj5f7gRLVFQ Victor Wooten, Stanley Clarke, Marcus Miller qui n’a pas manqué de publier une vidéo pour présenter ses condoléances à la famille de Habib Faye et pour parler des qualités de l’homme. https://youtu.be/JZSue-6u82I

Mais Habib n’était pas seulement un bassiste, il était aussi une virtuose de la guitare, du clavier, et de l’arrangement. Maintes fois Youssou ndour a signé pour la réalisation de ses albums youbib, pour dire Youssou-Habib. Cependant cette proximité et ce rôle de presque alter ego avec le roi du Mbalax, détenteur d’un grammy award n’a jamais poussé Habib Faye à avoir la grosse tête. L’homme est resté humble jusqu’au bout, un vrai talibé quoi (de Serigne Saliou Mbacke).

Effacé et discret, seul son léger embonpoint qui a trainé sa Bass sur toutes les scènes du monde était familier au grand public. Jamais de frasques, jamais d’écart ni de langage, ni de comportement envers qui que ça soit.

Contrairement à son maitre Jaco dont le nom n’était pas à chercher dans la page culture dans le journal du matin, mais plutôt dans celle des faits divers, tellement l’homme était habitué á des frasques de toutes sortes. D’ailleurs il est mort à la suite d’une bagarre dans un night-club.

Au demeurant, dès lors que tout le monde ne peut pas être un grand bassiste, le vrai héritage, le legs universel de Habib reste son très haut humanisme.




Cette dimension de l’homme (à hauteur d’homme), peut être proposée et retenue partout dans le monde comme viatique. Surtout sous nos cieux où depuis quelques années on nous a habitué plus  á du tintamarre et á des invectives de toutes sortes qu’á de la vraie musique, de la part de gens qui peinent encore à rendre audible leur musique au-delà des frontières sénégambiennes. Alors que Habib à leur âge avait fini depuis longtemps de faire plusieurs fois le tour du monde, jouant devant des publics de cent mille personnes.

C’est cet homme que Yousou Ndour, le Sénégal, l’Afrique et le monde venait de perdre le 25 Avril dernier.

Mais ne serait-ce qu’avec l’immense apport á la Bass du jeune Alioune WADE dans le tout dernier opus lámbi golo (à écouter absolument) des frères Toure Kunda, l’espoir d’un flambeau tenu allumé est permis.

Abiib Faye Biram, yal na Yálla yerem la te oyafal suuf sa kaw. Dem nga noo ngi new naqar rekk nga fi báyyi.

Mustafaa SAITQUE

 Saitque@yahoo.fr

Black M – Gainde (Les Lions) (Clip officiel) ft. Youssou Ndour





Vidéo – Coumba Gawlo – Ndiawnaré (Clip officiel)





Vidéo souvenir- Mort de Bob Marley





Bob Marley: 37 ans après sa mort, sa musique se bonifie et la légende persiste!

37 ans après sa mort, l’on constate que celui qui est considéré à juste titre comme le « Pape » du reggae est resté dans la conscience collective. La légende est belle et bien vivante.

Bob Marley: 37 ans après sa mort, sa musique se bonifie et la légende persiste!
11 mai 1981. 37 ans après son décès, Robert Nesta Marley reste toujours l’icône de la musique reggae. Vendredi 11 mai 2017, pour marquer cet événement en Côte d’Ivoire, de nombreuses scènes sont attendues à travers la ville d’Abidjan et l’intérieur du pays pour distiller la musique reggae en vue de célébrer la mémoire de Bob Marley.

Nul doute que de nombreux mélomanes vêtus aux couleurs rouge, jaune or et vert, prendront d’assaut les points chauds des grandes villes du pays où l’on distille du reggae pour rappeler que la musique de Marley continue de se bonifier au fil du temps.

« Bien que la mort ait eu raison de Bob Marley, il nous a laissé en héritage cette étincelle qu’il a su diffuser à travers son rythme musical. Ce qui fait qu’il restera à jamais éternel à travers ses œuvres », confie un adepte du rastafarisme pour qui l’icône du reggae a atteint, à l’âge de 36 ans, le « summum de son art ».

Plus d’un quart de siècle après sa mort, l’on constate que celui qui est considéré à juste titre comme le « Pape » du reggae est resté dans la conscience collective. La légende est belle et bien vivante. Des spécialistes du reggae attribuent cela à l’esprit qui habite les adeptes ainsi qu’à la philosophie qui sous-tend sa sève nourricière, le rastafari.




Une philosophie qui appelle à plus de solidarité, d’amour, de tolérance et surtout de justice sociale. Toute chose qui confère au reggae tout l’engagement qu’on connaît aux artistes adeptes de ce rythme, dans leur lutte pour une « restauration de la dignité humaine ».

Né d’une mère jamaïcaine et d’un père anglais, Bob Marley de son vrai nom Robert Nesta Marley est décédé le 11 mai 1981, à Miami, aux Etats-Unis des suites d’un cancer. Il avait, à peine, 36 ans.
L’anniversaire de son décès devient un jour férié en Jamaïque, où plusieurs timbres seront créés à son effigie. Il laisse douze ou treize enfants issus d’une dizaine de femmes, des dizaines de millions de dollars, mais pas de testament.

 

Salif D. CHEICKNA
fratmat.info

Mort de Habib Faye: Baba Hamdy adresse une lettre ouverte à la Première dame et à la Sodav

C’ »est suite à la disparition prématurée du regretté Habib Faye après celui du virtuose Cheikh Tidiane Tall que j’ai vraiment pris la ferme résolution de rédiger cette lettre ouverte. La perte brutale de ces deux icones de la musique sénégalaise  et           africaine a inévitablement entrainé un élan irrésistible de me poser un certain nombre de questions sur la vanité de nos destinées.

Il est évident que nul ne peut échapper à son destin et nous sommes tous appelés à quitter la scène un jour ou un autre. Mais il est permis d’ambitionner de travailler et d’entrevoir un avenir radieux pour soi   et de ses enfants. C’est avec regret et amertume que j’en suis arrivé à la conclusion que les instrumentistes  les instrumentistes ont toujours été les plus  grands perdants dans toute l’histoire de la musique. Il est très rare de voir des musiciens complètement à l’abri du besoin de nos jours.  La question qui se pose effectivement est celle-ci : est ce que cet ciseau rare existe sous nos cieux ?




La différence de niveau de vie est énorme entre les «  leaders » que sont les chanteurs qui aiment coller leur nom à coté de celui du groupe. Une manière peu cavalière de c se distinguer et d’imposer sa toute «  puissance pour ne pas dire sa suprématie. Pourtant il est indéniable que ce sont ces instrumentistes travailleurs de l’ombre qui abattent tout le gros du boulot. Je suis obligé de l’évoquer parce que en toute honnêteté cela me fait très mal de voir tous ces instrumentistes partir sans assurer leur arrière et laisser leurs familles dans la misère et une totale déchéance financière.

Il est vrai que  l’adage qui stipule qu’il faut rendre à César ce qui appartient à César est certes un beau slogan mais il ne nourrit pas son homme . Tout ceci m’amène à cogiter sur quelques questions.

La première des questions est la suivante :

1 /les droits d’auteurs et doris voisins   ,la Sodav est une société de gestion  collectives qui a pour but de protéger les intérêts et œuvres des acteurs culturelles  si on peut le définir ainsi . Cependant je ne peux m’empêcher d’être dubitatif et sceptique au regard de la réalité.

Je veux évoquer la sempiternelle et lancinante question du pourcentage encaissée par la Sodav.

Je m’explique les pourcentages prélevés aux acteurs , après avoir reçu une fiche de « décompte des droits » une chose a toujours attiré mon attention sur la répartition des droits numériques .

Il faut savoir que la société  des droits d’auteurs vous prend  au moins 30 % sans compter la TVA.

C’est a dire aujourd’hui si une entreprise vous paye 1 million vous allez devoir verser 300 mille  a la Sodav sans compter la tva. Cela me parait vraiment exagéré et inéquitable  pour un bureau qui est sensé  protéger l’intérêt des acteurs.

Ce qui me pousse à parler d’une pratique, une chose hallucinante pour ne pas dire étrange.

On aurait compris qu’un pourcentage de  10% ou même 15/%  soit retiré mais non c’est énorme, pour une entreprise qui ne compose pas , qui n’arrange pas de musique encore moins ne finance les œuvres ou ne paye les musiciens pour construire une œuvre.

A mon humble avis l’heure est venue de se réunir autour d’une table et de trouver des solutions qui ne blesseront personnes. cela doit pouvoir se faire rapidement car je suis  conscient que  la  Sodav fait un boulot extraordinaire mais il est temps de revoir les pratiques qui datent d’avant notre naissance.

La deuxième interrogation est celle-ci

, est ce que l’artiste a tout le temps besoin de tendre la main ou d’écrire des lettres pour dire qu’il est malade et qu’il a besoin d’une avance pour se faire soigner ?

Je  ne pense pas, dans la société Sénégalaise, soutoureu ak Ngor lagne gnou yaré d’autres préfèrent mourir sans le dire ou parfois même vous parler des projets qui ne tiennent pas la route ndax kerssa, je pense qu’il est temps que les dirigeants de  la société des droits d’auteurs  revoient beaucoup de choses

Le troisième axe de mon intervention est celle-ci : Quand vous êtes chanteur est que ces chansons vous permettent de faire le tour du monde, ce qu’on appelle  les royalties devraient se faire par ce qu’on n’est plus à  l’époque des k7 et cd   . L’Afrique  devrait revoir sa manière de faire pour pouvoir assurer un avenir radieux et une mettre sur orbite une  Afrique émergente et oublier la pratique européenne et Américaine

Enfin nos gouvernement devrait aider la  » Sodav » à  mettre en place des bureaux solides en investissant dans la société ou leur donner un départ pour mieux remplir leur noble mission.  Car n’oublions jamais que la culture est au   commencement et la fin de tout.

J’ose espérer que cette lettre sera lue par la première dame qui arrive généralement à décanter beaucoup de situations.

Je terminerais par rappeler que je suis seulement motivé par le désir de voir les choses évoluer positivement pour l’ensemble des instrumentistes et des musiciens de ce pays. Que cette humble contribution soit juste comprise comme une contribution et une invite à une introspection salutaire et bénéfique pour tous.

Baba Hamdy

Hommage à Habib Faye: J’ai perdu un ami, un frère, un complice (Suzanne Kamara)

Une nouvelle qui m’a laissée sans voix tellement c’est inattendue.Habib mon frère, mon ami, on ne le fera donc finalement jamais ce single longtemps projeté.

Avec Habib j ai su apprecie un homme digne, simple un soupçon taquin quand il t aime, généreux quand il est convaincu de ta bonté, ouvert quand il sent que tu es comme lui. Rares sont les personnes qui ont rencontré habib et qui ne sont pas sorties heureuses de cette rencontre .




Son verbe est vivant, il a cette capacité de vous captiver , de vous sublimer, il vous transforme par sa sincérité et son ADN de créateur. On comprend alors des lors que le sènegal vient de perdre un fils valeureux pétri de talent , une montagne vient de s écrouler dans le paysage universel de la musique

Repose en paix

Suzanne kamara 

Artiste Chanteuse 

Vidéo- Levée du corps du bassiste Habib Faye à Paris





(Vidéo-Souvenir) Les témoignages de Youssou Ndour et Mbaye Dièye Faye sur Habib Faye




Sortie de l’album « Made In Africa » de Didier Awadi





Bonne nouvelle pour les fans de Ngaka Blindé

YERIMPOST.COM En détention depuis décembre dernier, en même temps que quatre autres de ses présumés complices, le rappeur Ngaka Blindé voit la charge de co-auteur totalement levé. Le doyen des juges a décidé, selon le quotidien Libération, de retenir contre l’artiste le délit de complicité dans la confection de faux billets de banque. Pour rappel, cinq (5) millions de francs de faux billets avaient été trouvés par devers ces présumés faussaires. Lors de leur interpellation, ils avaient soutenu que cet « argent » était destiné au tournage d’un clip.


Contribution: Arrêtons-nous et écoutons Youssou Ndour

 « Da gay déglu waykat ba ndax nga wam la muy wax, soo bàyyee be mu dem ngay soog a déglu nàqar ba day gên a tiis, ndax dootoo wam kooy laaj. »

« Prend le temps de bien écouter le messager de son vivant. Si tu attends qu’il meurt, ta peine sera d’autant plus grande que tu n’auras personne à qui demander des clarifications ».

Ceci nous l’avons maintes et maintes fois entendu de la bouche de Youssou Ndour.  Pendant ses mélopées les instruments se taisent. Seule sa voix de rossignol entonne.

Alors pour une fois arrêtons-nous et écoutons-le. Prenons le temps de décortiquer quelques  de ses chansons.

Il dira dans une chanson intitulée Bamako « je l’ai trouvé à la gare de Bamoko, je l’ai salué, elle m’a rendu pareil et puis elle m’a donné de précieux conseils sur les réalités de ce monde en dépravation. Depuis lors avant que je n’entame quoi que ça soit, je réévalue la situation.  Je me rappellerai toujours des paroles de cette dame, je n’oublierai jamais Bamako ».




Est-ce pour cette raison que Youssou Ndour a fait sa sortie du 03 Mars sur sa Télé ? Est-ce pour réévaluer son compagnonnage avec le mouvement Benno Bokk Yaakaar, et par conséquent avec le Président Macky Sall ?

Personne ne savait qu’un jour le Sénégal aura un président qui s’appellera Macky et lui Youssou Ndour sera son Ministre de la Culture d’abord, et Ministre Conseiller ensuite, lorsqu’en 1988 Youssou Ndour faisait cette chanson.

À part un nombre très réduit de gens, personne ne connaissait Macky Sall.  La récurrence avec laquelle le nom de Macky revient devient intriguant, surtout qu’il n’a aucun lien apparent avec la thématique de la chanson. Et si c’était prémonitoire ?

Dans une des nombreuses versions de la chanson (https://youtu.be/CdS7m0ihYnQ),  le roi du mbalax commence  par : «  jal bi, jal jal bi ». Ensuite il chante les louanges de Lat Dior le héros nationale du Sénégal.

C’est l’entendement populaire qui traduit le pouvoir par Nguur gi en wolof, mais le pouvoir en wolof se dit Jal bi. Dans toutes les versions de la chanson, il dira : « Macky, Macky, Macky ohhh, jal bi jal bi yeee yooo – le pouvoir, le pouvoir, le pouvoir».

Toujours dans la même chanson, il dira : « je suis retourné pour la revoir, mais je ne l’ai pas retrouvé ce qu’elle m’a dit me reviens sans cesse, Macky , Macky, ». Et si c’est au palais qu’il est retourné et qu’il n’a pas retrouvé son actuel occupant.

Souvenez-vous c’est en plein concert que Youssou Ndour déclamera à la face du monde : « Ndakaaroo soxal na ma – la ville de Dakar m’intéresse ». Ce geste était le signe avant-coureur de sa future candidature pour la mairie de Dakar. « Da gay déglu way ba ndax nga wam la muy wax -, waaye da ngay déglu wax ja ndax nga xam fa mu jêm. Prend le temps de bien écouter le message, mais surtout écoute le message pour savoir sa destination ». https://youtu.be/Y3Hdb1R7rnU .

Dès le début des années quatre vingt, à l’entame de sa carrière comme chef d’orchestre, Youssou Ndour disait : « bilaay xaalis neex na xam naa ci dara, sallaaw su ma ci ammon saaku, du ma tal a nelaw -, dootu ma nelaw – qu’il est bienfaisant l’argent, j’en sais quelque chose ; c’est certain si j’en avais une besace bien remplie, j’en perdrai le sommeil».

Yousou Ndour est une star internationale d’une rare générosité artistiquement. Sur scène Youssou Ndour n’a  et ne peut avoir que des admirateurs. L’homme ne déçoit jamais. Son public rentre toujours à la fois comblé et en manque.

Cependant l’artiste est doublée d’un redoutable homme d’affaire dont beaucoup qui se sont frottés à lui ont connu son appétit pécuniaire à leur dépend.   « Da gay déglu waykat ba ndax nga wam la muy wax – Prend le temps de bien écouter le messager ».

 

Moustapha Seck

 saitque@yahoo.fr



PAPE DIOUF -Rëkkënte bi – Video Officielle





Coumba Gawlo Seck définit la musique

La musique est un métier et non de la rigolade, selon l’artiste-chanteuse Coumba Gawlo Seck qui invite les autorités à bien prendre en compte l’apport des artistes au développement du pays.
Parlant de son expérience personnelle dans un entretien avec l’APS, elle a déclaré : « La musique est un métier. Je me lève à 6h du matin, parfois à 7h. Je travaille au moins avec 75 personnes (Label Sabar, fondation Lumière pour l’enfance, groupe Go médias, etc.) que je paie (…). Je paie des charges sociales. Je fais donc partie de ceux qui contribuent au développement de l’économie du pays ».
« La musique est un métier. Il faut que l’Etat comprenne que la musique n’est pas de la rigolade (…) », a-t-elle ajouté, à la question de savoir si elle vit de son art, déplorant le fait que l’artiste est souvent perçu en Afrique comme « un amuseur public ».




Parlant de l’apport des artistes au développement du pays, Coumba Gawlo Seck a évoqué leur capacité de véhiculer des messages. Sur cet aspect, elle a déclaré : « Les institutions internationales et les ambassades ont bien compris cette dimension des artistes ».
Les pouvoirs publics peuvent bien s’appuyer sur les artistes pour véhiculer des messages destinés à la population, a dit la chanteuse, connu pour son engagement pour la cause des enfants et des femmes, des démunis, ce qui la conduit à être nommée « Ambassadrice de bonne volonté » du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD).
« L’artiste a de la valeur, il a une compétence (….) il est un vecteur de communication », a dit Coumba Gawlo Seck qui invite les artistes à se faire entendre, se respecter, pour avoir un meilleur statut.

Source: APS

Vidéo- Chant des Linguère (Coumba Gawlo Seck)





Festival «Chant des Linguères»: Réussite totale et succès diplomatique pour Coumba Gawlo

Faire l’unanimité autour du concept et dérouler un événement de cette dimension sans faille, avec cerise sur le gâteau , le gratin du pays en conciliabules avec les ambassadeurs accrédités à Dakar. Coumba Gawlo ne pouvait espérer mieux que cette reconnaissance des femmes et du monde,  en cette édition initiatrice du festival des femmes, dédié aux femmes. « Chant des Linguére »…

Déroulé avec maestria, et originalité, sur des sites symboliques ( cité Aline Sitoe, Ucad, Guédiawaye et King Fahd) avec le concours d’experts réputés sur les questions de genre, Coumba Gawlo a placé ce 8 Mars sous le signe de la maturité artistique. Le festival lancé du 6 au 8 Mars dans l’agenda culturel sénégalais a révélé la dimension planétaire de l’artiste qui a réussit, sur le plan organisationnel, a déroulé un agenda confortable aux sept artistes africains invités. Du forum de sensibilisation animé à la cité Claudel part des panélistes rompus aux plaidoyers pour les femmes au diner de gala historique qui a sacré les « Linguére du développement », au King Fahd Palace, la promotrice de l’événement a élevé la barre haute, épousant les normes et standards internationaux, tant sur le profil des récipiendaires que sur la carrure des invités de marque présents à ce rendez-vous mondain dakarois .Le ballet diplomatique, défiant les règles protocolaires, fut impressionnant et la dizaine d’ambassadeurs qui côtoyait la table des chefs d’entreprise ou patrons d’Ong, affichant  sa proximité avec l’artiste , savourait à sa juste valeur ce moment fort de communion , multiforme, pour valoriser la femme. La révélation faite par le ministre de la culture, Abdou Latif Coulibaly, témoin de l’histoire, sur la trajectoire de Coumba Gawlo depuis ses débuts, suffit à comprendre que la fierté en elle, pour cette première édition, reste la sensation de l’avoir bien fait. La seconde édition du festival « Chant des Linguére » promet d’être plus aboutie au regard des performances réalisées pour ce coup d’essai qui fut un coup de maitresse pour la Diva.

L’équipe com de Coumba Gawlo Seck




 

 

Contribution: Coumba Gawlo-Viviane Chidid: Entre l’originale et la copie, y’a pas match

Le 8 Mars aura mis, involontairement, en duel à distance, deux chanteuses sénégalaises célèbres et reconnues sur l’international, toutes deux engagées pour les causes de la femme. L’une, sénégalaise bon teint, disque d’or et de platine, incarne la valeur féminine et la dignité du genre. L’autre, sénégalaise bon teint aussi, auréolée de titres et distinctions, met en valeur ses atours physiques et singe les artistes occidentales. Chacune en ce qui la concerne s’est illustrée lors de cette fête dédiée aux femmes. Pendant que Coumba Gawlo surfait sur le dividende démographique, avec ses paires d’Afrique, cogitant sur les droits des femmes, Viviane amusait la galerie à Bercy alignant les tenues les unes les plus sexy que les autres. Nul n’est besoin de rabaisser la performance glorieuse de la protégée de Youssou Ndour qui a réussit à casser le mythe de cette salle courue de Paris. La reine du Djoloff Band a bien relevé le défi de l’organisation comme celui de la mobilisation, mais c’est dans le contenu qu’elle peine à égaler les performances de Coumba Gawlo. Si faire le plein loin de Dakar était un challenge excitant pour la chanteuse qui rêve désormais de Bercy, le symbole ne dépasse pas celle d’une artiste en quête de notoriété et au polissage de sa carrière. Alors que le panel servit à Dakar par Coumba gawlo en marge du festival « Chant des Linguére » nous est paru novateur, dans le réveil des consciences, le sacre des Linguére du développement est venu couronner de sens un événement prestigieux qui rompt d’avec le sensationnel et le folklore. En tant que jeune marié, j’ai validé le choix de ma femme de zapper le concert du Zenith pour s’imprégner de la thématique du festival « Chant des Linguére ». Avant-hier, ravi par ses propos francs à l’endroit des étudiants, j’ai découvert une grande personnalité qui force le respect et cultive, dans son style, un nationalisme mobilisateur, un civisme éloquent, un engagement sans faille pour son pays.

La lecture comparative de ces deux icones de la musique sénégalaise ne s’arrête pas à l’intelligence des choix de carrière ou à la vocation artistique affirmée, la différence intègre aussi les choix de vie et options existentielles en tant que femme. Femme d’expérience qui s’est faite seule, patronne de presse et porteuse de voix, la Diva à la voix d’or boxe en catégorie supérieure tandis que sa présumée alter ego n’a pas encore fini ses années d’apprentissage sous l’œil protectrice du Roi.

Mar Sané Diop , Etudiant en sociologie

Ucad

18 Photos: Viviane Ndour drapée aux couleurs nationales sur la scène du Zenith
























 

Vidéo- Le duo Viviane – Youssou Ndour explose le ZÉNITH





20 Photos: Les derniers instants du concert de Viviane au Zenith




























8 Photos: Youssou Ndour a assuré au show du Zenith de Viviane

 YERIMPOST.COM Les voici…




















 




Vidéo- Les 53 premières minutes du concert de Viviane au Zenith





Festival «Chant des Linguères»: Coup de maîtresse pour un coup d’essai !

Clap de fin à Guédiawaye, la banlieue valide l’initiative de Coumba Gawlo. Tel pourrait être l’intitulé du résumé-bilan de la première édition du festival « Chant des Linguére » dont l’étape d’hier, la banlieue dakaroise, a été fructueuse.

Les rideaux sont tombés sur la première édition du festival « Chant des Linguère ». Déroulé à Dakar entre forums, débats , sensibilisation , diner de gala et concert, du 6 au 8 Mars 2018, à travers le meilleur vecteur de communication, la musique, comme le rappelle l’initiatrice Coumba Gawlo, le festival a été un moment intense de sensibilisation sur l’autonomisation femmes et la lutte pour le respect de ses droits. L’originalité de cette première édition, avec la présence dans la capitale sénégalaise de sept divas africaines engagées pour les mêmes causes, s’est beaucoup plus révélée avec le sacre des Linguéres du développement, une innovation de taille dans la valorisation du genre, pour sacrer les femmes de valeur dignes d’être offertes en exemple aux jeunes générations. La chanteuse Coumba Gawlo, qui a réussit  un ballet diplomatique lors de la cérémonie mondaine avec une dizaine d’ambassadeurs invités, en présence des plénipotentiaires des Nations Unies, et la crème dakaroise, a affiché la même satisfaction face aux jeunes de Guédiawaye, partageant la même passion des foules avec ses paires sur scène, jusqu’après 3 heures du matin. Bercée par la brise maritime depuis l’esplanade du marché jeudi, La bande à Rocky Gold a clos, avec un gout d’inachevé, un séjour fructueux à Dakar. Pour un coup d’essai, la Diva a fini d’inscrire son festival dans l’agenda culturel sénégalais. La cité Aline Sitoe appose sa signature  pour la labellisation du festival ce vendredi lors d’un concert Live prévu au sein de la cité des jeunes étudiantes.














Vidéo- Les premières images de la salle du Zénith avant le spectacle de Viviane





Coumba Gawlo – « Deeko Nexal » – Clip Officiel

Pape Diouf «ENJOY» ( Extrait album Rekkenté Bi – Dignité )

Viviane face au défi du Zénith !

YERIMPOST.COM Viviane est sur les derniers réglages pour assurer un spectacle inédit au Zénith. La reine du Djolof Band compte rendre hommage aux femmes le 10 mars. Première Sénégalaise à se produire dans cette salle, Viviane compte y laisser des traces. L’auteure de « Sama Néné » veut montrer aux femmes artistes que Zenith ou Bercy ne sont pas seulement la chasse gardée des artistes masculins. Dans les colonnes de L’Observateur, elle renseigne que la capacité d’accueil de Zénith ne l’impressionne pas.

Youssou Ndour: « Wally Seck est mon fils. »

YERIMPOST.COM Très critiqué par ses pairs pour son « mépris  » à leur égard, Youssou Ndour a décidé de rétablir une vérité. Certains artistes sont sortis dans la presse pour fustiger son comportement lorsqu’il est invité dans des manifestations. Youssou Ndour brille par son absence dans les événements des autres artistes pour la simple et bonne raison que, souvent, ceux-ci attendent au dernier moment pour s’y prendre. Au vu de son calendrier très chargé, il explique qu’il n’est pas disponible tout le temps et c’est ce qui fait qu’il ne répond pas présent aux invitations. Il croit beaucoup en la jeune génération d’artistes et se dit ami avec tout le monde. Sur la question qui suscite des passions sur sa rivalité avec Wally Seck, Youssou Ndour considère que c’est un faux débat. Estimant qu’il est un père pour le jeune Faramareen, Youssou Ndour d’aller plus loin: « Je suis persuadé qu’à part son papa Thione Seck, je suis l’une des références, sinon la seule référence de Wally Seck. »




Contribution: Coumba Gawlo: La fierté, le sang et la patrie 

Diva, icône, symbole et emblème d’un pays  qui croit en ses valeurs, avocate de ses paires, modèle de valeur féminine, femme d’affaires et référence artistique, Coumba Gawlo fait partie du patrimoine national. Son art et son œuvre musicale subsisteront au temps, et plusieurs générations apprécieront à sa juste valeur son existence pleine de sens, de dévouement, de combats et de défis.  Son actualité, sa vie de femme, sa pudeur, nous séduisent, nous, femmes sénégalaises. Son esprit métissé et son choix de vie charment les femmes d’ailleurs. Cette fière sénégalaise , bon teint qui inspire le respect hors de nos frontières, est une personnalité reconnue et adulée dans son pays, une fière Gawlo qui ne cesse de hisser le drapeau national au plus haut niveau. Après plus de 25 ans de carrière époustouflante, l’expérience commence à porter ses fruits…qui ont tenu la promesse des fleurs. A force d’endurance, de refus de dépendance, du mépris de l’abandon, de challenges, elle s’est hissée au rang noble de Linguère moderne. D’où trouve t-elle, d’ailleurs,  toute cette énergie et cette intelligence, pour s’asseoir à la table des décideurs et dérouler de gros projets avec les diplomates étrangers ? De sa force intérieure, de sa foi en elle et à son pays. L’envergure internationale de cette reine de la musique sénégalaise a fini par lui coller à la peau, la Diva n’a pas de frontières dans les consulats domiciliés au pays de la téranga. C’est dire qu’elle porte, et agite, la réputation d’un pays innovant, sur les plus grandes tribunes du monde. Son teint de refus rime avec son éloquence verbale, sa réussite sociale tranche avec sa jeunesse faite de précarité, de son enfance éprouvée et assumée. Elle a su partir de loin, puiser de ces conditions impossibles de la vie, pour arriver au sommeil, sans y laisser des plumes. La grande Dame est blanche comme neige, et aucun de ses compatriotes ne peut la trainer dans la boue. C’est l’autre marque de fabrique de cet être bouillonnant. Lors de la cérémonie d’ouverture de la dernière Can, quand elle chantait le Sénégal absent des joutes sur le terrain, la fierté a fait tourner mon sang, et loin de la patrie.  Coumba Gawlo avait titillé la corde patriotique qui sommeillait en moi. J’étais, par la force du destin, perdue dans l’enfer du stade lors de l’ouverture de cette fête de la jeunesse africaine à Abidjan, pour une non-initiée au football de surcroit. C’est le timbre de sa voix, la portée de son message et le patriotisme qui a poussé jusqu’au choix des couleurs flamboyantes de notre pays, mises en valeur dans une robe recherchée, avec une éloquence verbale pour porter la cause du Cancer du Sein, qui a précipité les larmes de joie, de réconfort, qui ont inondé mes joues et empli mon cœur de joie. C’est avant-hier par la magie de la toile, surfant sur un document d’une presse étrangère, que j’ai eu les dernières nouvelles de celle qui m’a réveillée un soir d’Abidjan. Dans le souci de conscientiser les jeunes africains sur les dangers de la migration irrégulière, elle a fait un périple de plus que  5000 kilomètres, sillonnant les routes à la rencontre des populations de son pays, pour alerter et lancer des messages. Les images parlent d’elles même. La portée du message, comme le prouve Youtube qui affiche les records de vue du clip dédié au projet, « Boul Sank sa Bakane », reste éloquente. Un régal vidéo dont l’inspiration frise le rêve.

Absa Diawara, sage-femme à Dakar demeurant à Thiaroye Sur Mer

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