Blog de Cheikh Yerim Seck

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Peuple sénégalais: De l’ingratitude à l’hypocrisie ????

Le peuple sénégalais est souverain. Il a ainsi la grande chance de pouvoir s’exprimer librement par les urnes. Le Sénégal, par cette magie, est parmi les rares pays africains à ignorer le cycle vicieux et meurtrier des coups d’état militaire. Pendant qu’ailleurs on tuait pour arriver au pouvoir, au Sénégal, c’est toujours dans la lucidité des urnes que les dirigeants sont choisis. Ainsi le citoyen sénégalais a eu plusieurs fois l’occasion de sanctionner positivement ou négativement des candidats.

Voilà un peuple qui, entre l’hypocrisie, l’ingratitude et l’ignorance se veut exigeant sur la trajectoire des hommes politiques. Les choix de ces derniers doivent impérativementêtre calquées sur les « prétendues demandes populaires » En d’autres termes, le peuple s‘arroge le droit inaliénable de tracer la trajectoire de tout homme politique. Celui qui agitautrement se voit insulté et déclaré traitre par ce grand peuple.

Le grand peuple qui lui agit toujours dans l’ingratitude la plus déconcertante soit par ignorance, soit par hypocrisie.

L’histoire politique du Sénégal a mis les citoyens au contact d’hommes que beaucoup de Sénégalais ont apprécié. Théoriquement tout au moins. Voilà l’homo-senegalensis ! Celui-là qui insulte le politicien tout l’été et vote pour lui à l’automne ; celui-là qui loue les valeurs cardinales d’une personnalité politique et lui refuse sa voix dans les urnes.

Pour illustration nous nous limiterons  à M Iba Der Thiam , à Cheikh Abdoullahi Dièye, à Momar Samb, à Ibrahima Fall, à Me El hadji Diouf et à Mme Aissata Tall Sall et au magistrat I Hamidou Deme.

Plusieurs de ces hommes politiques ont porté le sublime qualificatif de grand patriote, de député du peuple, d’homme de valeur et de je ne sais quoi de vertueux. Et pourtant, à chaque élection, le peuple leur a systématiquement déboutécomme s’ils étaient l’incarnation du mal. Ce peuple souverain a estimé que la valeur de leur valeur ne vaut pas plus que 1% de l’électorat !

Me El Hadji Diouf, député adulé de la législature passée est renvoyé de l’hémicycle par les citoyens. Aissata Tall Sall, la dame admirée et respectée par ses positions et aussi recalée au parrainage parce que le peuple qui la trouve extraordinaire n’a pas jugé opportun de lui accorder ces parrains.

Avant eux, Ibrahima FALL a incarné la droiture et la compétence et on connaît la suite de son « bakk présidentiel ».Ce sera le même scenario du magistrat dont tout le monde chante à tort ou à raison le patriotisme. Le peuple n’a pas jugé opportun de leur offrir le minimum requis pour passer le parrainage.

Le peuple rendrait il mal les services ou serait-il tout simplement ingrat ? Ces personnalités n’ont-elles pas le droit de se demander à un moment ou à un autre si ce peuple mérite leur sacrifice ? Gageons que le problème du Sénégal, ce n’est pas le politicien mais le sénégalais !

Et après avoir recalé un candidat, le peuple, dans une perfide mauvaise foi, a le toupet de vouloir décider de l’avenir de ce dernier. Quand un peuple vomit un homme qu’il arrête de se soucier de sa destination. Mais non ce peuple se présente blessé, meurtri, trahi par un fils qu’il n’a jamais porté si ce dernier décide de rejoindre ceux que le peuple a plébiscité. Moi peuple sénégalais je plébiscite toujours le politicien, il est à mon image, nous avons le même sang : honni soit qui mal y pense !








Ousmane Si, lycée de Mboumba

Ces politiques en-dessous du plancher de la stratification sociale des valeurs

Le discours politique en période de veille de campagne est un support idéal pour tout analyste. Le Sénégal, en ce moment, offre une myriade de corpus qui permet d’analyser la pertinence des discours selon leurs caractères performatifs ou constatifs.
Des caractères qui font du discours un élément essentiel pour porter un jugement sur tel ou tel programme. Les quelques discours qu’on a entendus ont beaucoup du performatif mais, malheureusement, invitent au trouble et à l’anarchie.
En effet, dans le style, dans le choix des mots et dans l’articulation, l’auditeur inconditionnel est prompt au saccage et à l’affrontement. Un discours populiste, entrecoupé de diatribes et d’invectives, est pour le moins le plus produit par cette classe politique. Ainsi elle transforme la quiétude quotidienne en une poudrière que la moindre étincelle pourrait embraser. Des hommes :
– Tortueux qui prêchent la droiture ;
– Dragons le matin, victimes le soir ;
– Belliqueux qui prêchent la paix ;
– Sourds qui appellent aux dialogues ;
– Abouliques qui invitent à la réflexion ;
– Nébuleux qui prônent la transparence ;
– Rancuniers qui prêchent le pardon ;
– Hautains qui parlent d’humilité ;
– Sournois qui parlent de loyauté ;
– Mesquins qui revendiquent la probité
– Cupides qui prônent la sobriété ;
Pour ceux-là, il est difficile d’égrener la liste des actes et des mots sources de tous nos maux.
Que le politique sache qu’il n’est pas plus valeureux, pas plus patriote, pas plus citoyen que l’enseignant, le médecin, le militaire, le planton, le pêcheur, le paysan l’éleveur…tous et toutes celles qui, d’une façon ou d’une autre apportent quotidiennement leurs pierres pour fortifier cette nation.
Les valeurs d’honnêteté, de civisme et de patriotisme n’ont perdu de sens ou de modèle que dans ce champ précis. Une simple étude diachronique montre que les références que nous avions dans tous les secteurs sont bien remplacées. Pour l’exemple, aujourd’hui encore des intellectuels, sportifs, des hommes d’affaires, des artistes tiennent toujours, voire encore plus haut le témoin reçu de leurs prédécesseurs.
Il n’y aurait qu’en politique que les héritiers feraient la honte de nos illustres leaders d’antan. Une classe politique aux antipodes de l’homo senegalensis . Un monde politique où la trahison devient de plus en plus banale et la confiance de plus en plus chère. Quand l’homme tombe bas, il doit s’atteler à atterrir sur le plancher pas en dessous.








Ousmane Sy, enseignant a Mboumba

Elections: Au royaume des aveugles….

Le grand Homme change le cours de l’histoire. C’est un Homme, à un instant du temps, fait jaillir la lumière pourtant proche mais que l’homme ordinaire ne pouvait saisir. Le Supposé Sauveur ne peut faire rêver sans se soucier de sa personne, de ses méthodes et de ses moyens.
Que nul n’aille penser que cette justice partielle, partiale et sélective du moment ne heurte pas. Elle heurte fort bien et au-delà meme de ce que peut en penser celui qui se sent lésé et abandonné à son sort alors que celle-là décrite est passée sous silence . Que non !!!
Qui n’a pas envie d’insulter ou qui ne l’a pas fait dans son fort intérieur mais, il n’en demeure pas moins que l’invective n’est pas l’arme du fort, n’est pas l’arme du réfléchi,n’est ,tout simplement,pas l’arme du citoyen respectueux de soi.
L’injustice qui sévit au Sénégal a été dénoncée et condamnée encore et encore mais les mis en cause n’ont cure de l’ appel des honnêtes citoyens. Nous plaignons ces hommes sourds dont des œillères de la cupidité limiteraient aussi le champ de la vision. Ce mal est décrié et ainsi sera le suivant.
Le clientélisme, le manque d’objectivité aussi d’une certaine presse, de certains journalistes et la légèreté renversante de certains sites d’informations rongent et blessent les lecteurs, auditeurs et téléspectateurs à la recherche de l’information juste et équilibrée. Un gros titre sur ou contre le pouvoir ou l’opposition ne fait pas le grand journaliste. Il suffirait de croiser de tels articles pour voir en filigrane les etats majors de l’opposition et du pouvoir. Un état de faits écœurant, condamnable et déjà condamné par les citoyens sénégalais de tous bords.
Ce sera dans cette même ligne que nous nous indignerons face aux injures érigées en modus operandi par des milliers de militants et sympathisants de l’opposition dite citoyenne. Du signifiant au signifié, une vraie oxymore en l’état.
Le pouvoir se complait dans la turpitude et dans la tortuosité quotidiennes d’une part et de l’autre, l’opposition, « porteuse de l’alternative » patauge , elle.aussi,dans des insanités infectes et nauséabondes.
Ils ont en commun l’inconditionnalité á un homme, un surhomme, par euphémisme : Le leader parfait et infaillible, le plus patriote parmi tous les sénégalais prompt à toujours tout expliquer et très réfractaire s’expliquer malheureusement. Des sept listes propables,le citoyen n’en connait que le leader omnipotent et omniscient. Nulle part l’ombre de l’équipe susceptible d’expliquer de façon sectorielle le projet de société ,ni de celle avec laquelle le candidat compte mettre en œuvre son programme.
Dans cet univers, la tenue de debats constructif n’est qu’illusion.
Le citoyen ne peut ignorer cet état de faits. Il ne peut pas dénoncer l’injustice et rester muet face à l’invective. Il doit tout de meme se representer le triste tableau des deux camps « dévoués à nous servir » et « nullement intéressés »à nous accepter une tribune.
Voila le destin d’un peuple susceptible de tomber de Charybde en Scylla, entre les mains de leaders fanfarons.
Des lendemains très incertains car, pour le moment, le grand Homme, apte à tenir haute la barque, n’a pas encore mis le costume. On le cherche au crible de l’éthique et de la probité mais on ne le voit pas pour le moment.
A defaut, le citoyen peut se contenter de l’espoir comme jadis. Meme si en 2000 et en 2012, le grand espoir fut tué dans l’œuf.
Ousmane Sy, enseignant.
Citoyen perplexe

Article factuel sur Sonko: Le Pastef à l’epreuve de la réponse

 

Qui n’aurait pas pensé à des propos blasphématoires en lisant le lynchage systématique du journaliste Madiambal Diagne sur les réseaux sociaux ? La curiosité de lire par soi même l’article du dit journaliste devenait alors incontrôlable pour mesurer la gravité du supposé blasphème.

La lecture de cet article, outillé et soutenu du reste, émeut plus d’un. Après avoir reconnu que Sonko était déjà une révélation, le journaliste s’est lancé dans une série de questionnements sur la maturité politique de l’homme aux regards des accusations tous azimuts qu’il porte.

Revenant sur l’affaire du TF 1451/R, l’auteur de l’article n’a pas versé dans des suppositions. En lieu et place, c’est un argumentaire rigoureux basés sur des faits, sur des chiffres  et sur des dates qu’il nous sert avec le texte législatif en filigrane toujours pour s’interroger. Du conflit d’intérêt à la création d’un cabinet néophyte, qui se voit confier une affaire juteuse dont la commission s’élèverait à 12 milliards. On pourrait aussi ajouter la présence partout d’un certain Sonko et d’un Ismael tout au long de l’affaire.

Il parait alors  légitime de se demander si les 12 milliards ne sont pas la cause de la création du cabinet. Aussi même de lier ces errements sur le plateau de la 2Stv sur le nom de son propre cabinet à ce qui parait nébuleux, car, psychologiquement, le langage corporel est aussi révélateur que les mots.

Le Pastef, Sonko du moins, a excellé dans cet exercice d’accusations avec preuve à l’appui comme il tient toujours à le rappeler. Il s’est d’ailleurs toujours vanté d’attendre la réponse à ses accusations. Mais une fois qu’il est tenu d’en apporter, le débat d’idées qu’il a tant affectionné se transforme en un acharnement inouï sur une analyse que de simples chiffres et dates pourraient déconstruire. Mon admiration pour l’homme en prend un sacre coup. Je le voyais condamner en premier tous ceux qui, dans son camp, se sont livrés à un lynchage médiatique contre ce journaliste fut il éditeur du palais. J’aimerai l’entendre comparer cet acharnement à l’instrumentalisation de la justice, du parlement et même de l’armée par le président en exercice.

Le nouveau Sénégal que nous voulons construire doit accepter le débat dans toutes ses dimensions. Accepter le lynchage d’un journaliste qui se serait même trompé dans son analyse, c’est cautionner ultérieurement l’usage de tous les moyens même illégaux pour servir de réponse à une interpellation ou à une accusation embarrassante.

Une fouille approfondie de cette affaire ne révélerait certainement rien d’illégal de la part de Sonko, mais elle ferait ressortir, à coup sûr, énormément de « non éthique ». Sur fond de cupidité ? Oh cupidité ! Cette passion ardente et excessive de la possession et de l’argent qui est à l’origine de tous nos maux ne doit pas prospérer chez le patriote. Rupture vous avez dit Monsieur!








Ousmane Sy, Enseignant

CFA: Entre pragmatiques, illusionnistes et défaitistes

La polémique autour du franc CFA continue encore de diviser et fera couler de l’encre durant la prochaine campagne électorale. D’un côté se trouvent les pro et de l’autre, tout naturellement, les antis. Cette dualité hante les rêves du citoyen dont le destin est entre les mains des potentiels décideurs en faveur de l’un ou de l’autre camp.

Toutefois, il est des arguments qui paraissent risibles. Le franc CFA est un symbole de servitude qui perpétue la colonisation, pour l’exemple, parait fallacieux, aérien et évasif. Il s’avère pour le moins simpliste d’étayer un argumentaire sur la pertinence de cette monnaie sur des questions simplement historiques. L’alliance franco- allemande ne pourrait voir le jour si le « diktat » de 14-18 ou la capitulation de 1945 devraient impacter sur les relations du moment. Le pragmatisme et le réalisme ont dicté les options.

La France, garante de la convertibilité garderait dans son trésor 50% des réserves. La France y gagne et beaucoup même.  D’ailleurs qui garantirait gratuitement ?

Au-delà de ce que gagne la France, qu’est ce nous y gagnons concrètement et qu’est ce nous y perdons en réalité ?

Quand nous suivons la banque centrale européenne, nous nous rendons compte des exigences et du sérieux qui sous-tendent toute politique monétaire. Le manque de sérieux est, selon un acteur, un élément qui ressort en filigrane quand on écoute les défenseurs du CFA ; peu enclin à créer une nouvelle.

Toutefois la question de rester ou de se retirer du CFA ne peut être prise sur un coup de tête. Celui  qui envisage cette éventualité doit mûrir son ambition avant de s’y lancer si jamais l’occasion lui est permise. Il doit se prémunir de toutes les garanties et à toutes les échelles.

En effet, de chevronnés économistes ont soutenu le CFA avec des arguments plus ou moins plausibles. A juste titre nous évoquerons l’article du Dr K B Ndiaye.

Ils n’écartent cependant pas la création d’une nouvelle monnaie mais n’en voient ni les préalables ni l’opportunité. Le « naira » nigérian vit au rythme du cours du baril de pétrole faisant du naira une vraie monnaie à yoyo, illustre ce dernier ,dans son article : « Le Sénégal doit rester dans la zone CFA: malheureusement, le président de la république a raison. »

Une éventualité que prévoient d’autres candidats acceptés par le conseil constitutionnel du Sénégal pour les élections présidentielles.

Dans tous les cas, cette question ne devrait se traiter de façon unilatérale tant les enjeux sont énormes. Retirer le Sénégal du CFA pour juste porter la paternité de l’acte serait aussi criminel qu’assujettir  ce pays alors qu’une alternative monétaire sérieuse et durable s’offre. Pour une fois, le peuple aimerait une très large concertation sur ce sujet pour que la meilleure option soit prise. La loi de la majorité mécanique a déjà fini d’enliser le Sénégal dans des bourbiers tels que la parité et le parrainage entre autres. L’univocité ne peut prospérer là où le dialogue fécond et sérieux peut se tenir.

En tout état de cause, la solution viendra de la dynamique unitaire dans le cadre de l’UEMOA et non dans la démarche solitaire de nos petits pays ou de nos petits penseurs dont le nationalisme s’abreuve très souvent à la source du populisme.








Ousmane Sy, enseignant au Lycée de Mboumba

Animateur ECADD.

Génocide peul

La validation des candidatures est très importante, la publication du fichier électoral en ligne  aussi, mais, pas au point de passer sous silence radio le génocide enclenché au Mali voisin et maintenant au Burkina Faso.  Parce qu’ils sont perçus, par une partie de leurs compatriotes, comme étant tous des djihadistes, les Peuls de ces deux pays du Sahel subissent des actes de violence ciblés rappelant la condition précaire des Juifs dans le Reich de Hitler.

On ne compte plus les charniers découverts où des dizaines de cadavres furent ensevelis. Les désaccords entre le gouvernement malien, la France et l’association Tabital Pulaagu ne résident qu’au niveaux des chiffres. Explicitement et implicitement, les parties ont constaté le génocide. Tabital Pulaagu dénonce tandis que les gouvernements maliens et français se bornent à des recommandations sans lever le petit doigt.

Ce premier janvier 36 peuls dont le chef de village Amadou Diallo ont été sauvagement tués à Kullo-Ogo Fulɓe au  Mali et 80 autres à Yirogui au Burkina selon des sources concordantes de Rfi et de BBC.

La CEDEAO, l’UA, l’ONU et les media brillent par leur silence. Lors des attentats sur Charlie Hebdo’ horloge mondiale et universelle s’était arrêtée sur Paris. La vie d’un Français a ,elle, de la valeur. Nos leaders politiques et nos medias ont emboité de ces organisations qu’ils ont obligation d’activer sur cette grave crise.

Nous ne voulons ni du TPR(Tribunal Pénal pour le Rwanda),ni des Gachacha (tribunaux populaires au Rwanda)et encore moins du TPI( Tribunal Pénal International) pour condamner des boucs émissaires mais, un arrêt immédiat et sans condition de ce génocide sur une communauté dont le seul crime est celui d’être Peulh.

LA question peule est la plus transcontinentale de toute les questions ethniques en général et en Afrique de l’ouest en particulier. Elle doit donc être une préoccupation de nos leaders qui gagneraient à avoir une région stable. Le glissement de cette crise ne tiendrait qu’à un fil car  la nation peule de de pays voisins commencerait à s’organiser pour porter secours à leurs frères et sœurs, à leurs communautés culturelles et linguistiques.

Pour le moment , le peul est laissé a lui-même.  Il n’a ironiquement que les réseaux sociaux pour s’exprimer.








Ousmane SY, enseignant

 

 

Généalogie de Macky Sall: Réponse à Ahmed Khalifa Niasse

J’ai été stupéfait après avoir lu votre article sur yeripost relatif aux ascendants de Macky Sall . Je me demande encore comment vous pouvez avec une telle incohérence mélanger des questions historiques, linguistiques et d’ autres avec si peu d’arguments ? Comment pouvez vous être aussi évasif sur de tels sujets et sur des notions qui me paraissent importantes à clarifier si vous pensez vraiment au lecteur. Je ne retire rien de ce que vous avez dit car, de tout, il n’y a que les mots : Macky et Sall qui tiennent. Quand la raison oblitère, le profane avec ses illusions et certain d’être déplumé, titille le grandissime Docteur avec l’infime espoir d’apprendre davantage.
Vous avez parlé de Aboubacar Ibn Oumar tué à Atar par une flèche en 1088 par l’ascendant direct de Macky Sall . Aidez-moi á comprendre car aucun moteur de recherche ne mentionne l’homme et ne mentionne cette bataille. Tout renverrait à votre article.
Vous oubliez aussi de nommer l’ascendant direct de Macky Sall qui avait porté le coup fatal et passez subitement de 1088 à 2018, du suppose héros et ancêtre au petit fils Macky Sall qui ne pourrait guère se contenter d’un pareil griot.
Aidez-moi à comprendre cette chaine car c’est un besoin.
Vous dites plus loin que Pulaar et Sérère sont des dialectes des Fulbés. A ma connaissance Pulaar et fulfulde renvoient à une et une seule langue. Sinon qu’entendez-vous par Fulbés ?
Si c’’est d’une communauté alors, les Sérères ne sont pas Sérères mais fulɓe(peul).
Si vous faites référence á la langue alors, Pulaar et Sérère seraient dialectes de quelle langue ? Vous apporteriez ainsi une information que Greensburg n’a pas mentionnée dans sa classification des langues.
Quand vous définissez « Pullo » comme « boɗeejjo» (teint clair) vous étalez une ignorance sans égale sur la terminologie Peule. Pullo vient du verbe » fulɗude » qui renferme sémantiquement toutes les qualités morales du Peul. « Pullo yiɗa gacce, pullo hoynataake »
Quand vous dites Pulaar ou Toucouleurs, vous êtes dans l’amalgame et nécessitez des mises à jour. Toucouleur, si l’on en croit A H Ba tient de l’appartenance géographique plutôt qu’à celle dont vous faites allusion. Selon cet illustre, toucouleur vient de la déformation de : » tekrouriyou » qui signifie : habitant du tekrour. Pulaar renvoie à une communauté de locuteurs de différents dialectes. Au plan phonétique, je comprends mal un mot qui désigne une communauté avec des sons totalement étrangers à sa langue. Si on nomme le locuteur par sa langue alors, toucouleur n’existe pas.
Mon souhait serait d’être bien édifié sur ce qui fonde cet article car en l’état, il remet même en cause la crédibilité du site d’informations.
Ceci étant, ce n’était jusque-là qu’un focus sur la légèreté de votre balade historique. Au-delà, il y a le fait qu’on ne peut aucunement tirer du mérite de son ascendance ; l’ascendance ne s’hérite pas, elle se mérite. Faire référence à ses ascendants pour mériter ou revendiquer quoi que ce soit c’est étaler ses limites : c’est admettre que ses enfants parle légitiment plus de leurs aïeuls que de leurs parents directs !
Personnellement, je trouve plus de mérite à ce qu’un descendant d’esclave devienne Ouvrier, qu’à ce qu’un descendant d’archer devienne Président !








Mr Ousmane Sy, enseignant au lycée de Mboumba.

Mon Homme de l’année

 

Deux mille dix huit tire à sa fin pour ainsi dire,

A pareil moment,  on pense à l’élire.

Chacun y allant avec ses critères.

Cette année je m’y associe  sans délires

Car le jeu en vaut la chandelle.

M’y  mettant avec mes repères,

Comme tel ou telle.

Jamais homme n’a été si sollicité que le mien.

Jamais homme n’a su tenir le même discours entre deux parties en guerre

Jamais homme  n’a été si constant et si convaincant que le mien

Jamais homme n’a su porter l’école sénégalaise de si bonne guerre

Sans démagogie, il défendit école, élève et enseignant y compris

Toujours mesuré et réaliste  envers le gouvernement et partant de tout le peuple qu’il surprit

Il porta haut et sans bémol

La COSYDEP, synonyme de l’idéale école

Tel credo bien incarné par mon Homme de l’année

Monsieur Cheikh MBow,vais je nommer.

A qui s’y associe de partager

Et de faire nommer

Notre Homme de l’année

 

 

Ousmane SY, lycée de Mboumba

 

En attendant les candidats…

Le citoyen sénégalais , électeur de surcroit, sera sous peu membre d’une audience très convoitée. En effet ,l’opposition et le pouvoir se livreront respectueusement a un récital de compositions pour faire entendre le bon programme et s’attirer le vote du citoyen. Le monologue ne pourrait alors se substituer à cette composition que le citoyen attend de tout son vœu.

Alors, deux discours probables nous seront tenus si notre intelligence est prise en charge par ceux et celles qui seront candidats et candidates à la magistrature suprême.

D’une part, nous pourrions avoir le discours de continuité que prônera naturellement le candidat sortant. Ce discours, pour avoir du sens, reposera sur les acquis essentiels relevant de la société égalitaire « déjà bâtie », sur la justice et l’égalité effective des citoyens en droits et devoirs qui garantissent une projection dans un lendemain meilleur. Alors ,le candidat sortant n’aura point besoin d’ophtalmologues et de spécialistes ORL pour faire voir et entendre ce qu’il a fait. Cela doit se sentir, donc couler de source tout naturellement. Son échec dans ce concours serait son entêtement à faire voir et à faire entendre l’invisible et l’imperceptible.

D’autre part, l’opposition ,elle aussi, ne pourrait se limiter à nous rappeler le fameux secret de polichinelle. Les « limites » de ce pouvoir que les citoyens ont sous l’œil leur serviront à évaluer la teneur, la congruité et la pertinence de ce discours alternatif par rapport à leurs attentes « déçues » . Une saine appréciation qui leur  donnerait envie de tenter l’aventure.

Celui ci devra étayer un programme réaliste et réalisable, inclusif et participatif avec des indicateurs sur mesure dont le peuple sera acteur. Il tentera d’expliquer comment traduire les idéaux et principes dans le quotidien du peuple pour qu’il ait un sens car entre la conception et la réalisation, il y a un monde. Une « nouvelle »déception serait de trop.








Ousmane SY, enseignant

ECADD

ENSEMBLE, changeons le Sénégal

Le printemps français !!!

Dans son livre intitulé « Révolution », E Macron parlait de la France divisée et fracturée. D’une part « la France des métropoles » qui ne manquait de rien et d’autre part, la France « périphérique » et orpheline de tout. Il décrivait ainsi avec un réalisme chirurgical, l’injustice quotidienne que vivaient des français reposant sur des bases professionnelles, sociales et même raciales. Arrivée aux commandes, l’homme perpétue avec un cynisme déroutant ce qu’il qualifiait, deux ans plutôt, d’inimaginable, d’impardonnable et d’inhumain.

L’internet est là et on voit tout, renchérissait l’homme fort de la France.

En effet, l’internet est là et tout se voit encore aujourd’hui. Comme en Tunisie, comme en Egypte ou en Lybie, les réseaux ont encore fait leurs effets. La crise sociale qui a éclaté en France aurait surpris plus d’un. Macron qui jouissait d’une opinion favorable tel un Ben Ali ou un Moubarak qui gagnaient les élections à 95%, a vu sa cote passer sous 20%. Comme Ben Ali face aux « M .Bouazzi (s) », Macron se replie devant les « gilets jaunes ». C’est un vrai printemps français après celui arabe.

La seule différence notoire entre ces deux printemps réside dans le simple fait qu’aucune puissance ne s’est immiscée dans les affaires intérieures de la France. Des puissances étrangères aux ambitions sournoises et aux desseins cyniques ont profité de la colère d’une population pour exécuter leurs plans maléfiques en Tunisie, en Lybie et en Egypte.

Ce serait le printemps français, printemps d’un peuple « mature » face à un gouvernement « responsable » et soucieux du quotidien de ses citoyens. Alors, point d’ingérence ! Car si ingérence il y a il resterait plus qu’à trouver un point de chute : en Arabie Saoudite, en Côte d’Ivoire ou en Guinée Equatoriale ? je peux lui garantir tout au moins que les portes de l’Ambassade du Sénégal en France lui seront grandement ouverte ? Ah le monde de la masse et des élites ! Belle image d’un monde à deux poids deux mesures ; image qui montre que parmi les élites aussi il y a des masses !

 

Ousmane Sy,enseignant

Du temporel et du spirituel: le mutisme sur cette grande réforme

Sur le plan stratégique, tous les candidats déclarés à la magistrature suprême ont , avec brio, courage et assurance abordé les changements profonds dont le Sénégal a besoin pour répondre à sa nature de république laïque et démocratique. A titre d’illustration, pour le rapport entre les trois pouvoirs ( législatif, exécutif et judiciaire) , nos très sérieux candidats n’ y vont pas par le dos de la cuillère. Ils fustigent l’ existant que le pouvoir en place magnifie et proposent des réformes radicales du présent que l’ équipe en place entend renforcer.

Vivement !!!

Toutefois, il resterait un autre pouvoir qui serait, en l’état, préjudiciable à la vie de la république : le pouvoir spirituel

A ce sujet, aucun des protagonistes n’a encore abordé de manière sérieuse cette question cruciale du rapport entre le spirituel et le temporel.

En lieu et place, nous ne pouvons que noter leur hypocrite et démagogique obligations de présence à Touba, à Tivaouane ou à Kaolack pour ne citer que celles-là…parce que c’est Touba, parce que c’est Tivaouane ou parce que c’est Kaolack…des lieux où s’appliqueraient des lois exceptionnelles. Des périples qui s’accompagnent de changement d’accoutrement du jour au lendemain : conviction religieuse ou stratégie électorale ?








Un jour férié décrété sur un coup de tête pour une cérémonie dans une de ces villes parait légal, légitime et républicain. D’ailleurs, tous les acteurs politiques ont le très grand mérite de s’accorder sur cette nécessité malgré les milliards de perte qu’engendrent de telles décisions. L’obligation d’être présent et la façon d’y être montrent bien que nos candidats, démagogues par moment, ne sont pas pressés d’aborder cette question. Comptent ils l’aborder d’ailleurs ?

Pour l’instant, nous ne pouvons que déplorer ce silence dont la cote boursière crèverait le plafond de Wall Street.

Ces villes saintes resteront-elles, à jamais, les éternelles et insatiables coépouses du pouvoir temporel ?

A ce jour, aucune stratégie digne de ce nom ne nous vient de nos très « grands réformateurs », même des plus courageux, même des plus audacieux ni même des plus en vue….

Le citoyen, talibé de surcroît, aimerait bien que cette réforme ou que cette rupture des rapports actuels entre le temporel et le spirituel ait lieu pour libérer la république sénégalaise de pouvoirs de pressions occultes aux desseins familiaux par moment et souvent très personnels. En attendant, il faut noter que les « doorkat » sont de moins en moins en costume cravate et de plus en plus en grand boubou dieztner et « kopoti ».








Vive la république du Sénégal.

Ousmane Sy,

Animateur ECADD, ( ÉDUCATION ET CITOYENNETÉ ACTIVE POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE)

 

 

Ethnicisme et régionalisme: Réponse à Alioune Badara Mboup du mouvement Dafa Jot

J’ai lu avec beaucoup d’ intérêt votre article sur Yerimpost intitulé : « Halte à l’ethnicisme et au régionalisme ! ». Au-delà des considérations théoriques que vous avez développées, votre argumentaire est plutôt stigmatisant.
Sur l’ ethnicisme, vous parlez d’ un combat mené contre Macky Sall avec les poular qui n’ a jamais existé. Vous prétendez ,sur le régionalisme, que Sonko le promeut pour ses desseins politiques.
Je suis désolé de vous dire que vous êtes dans la stigmatisation qui est encore beaucoup plus grave que le mal dans votre imaginaire que vous voulez dénoncer.
Vous avez bien dit librement et le plus normalement du monde : »defa jot ». Cela ne dérange personne car aujourd’hui, même ce que nous avons de plus sacré est décliné en une et une seule langue.
Mais,imaginez un instant, le président Macky dire « yonti » où Sonko dire « watay erinding »,équivalents Pulaar et Joola de votre slogan. Imaginez combien de plumes, combien de voix comme les vôtres s’ élèveront pour crier au scandale .
Je ne vous fais aucun cours d’histoire politique mais Robert Sagna a régné sur Ziguinchor, Balla Moussa Daffé sur Sedhiou, Moustapha Niasse dans le Ndoukoumane et Oumar Sarr dans le walo.
Cependant il avait suffit que Djibo L Ka gagnât à Linguère en 1998 pour que l’ on parlât ouvertement de vote ethnique. Quand le président dit qu’il veut un score de 95% à Fatick et de 100% à Matam, nos analystes ont compris le ras de marée de Fatick dans le cadre de la régionalisation et logé celui de Matam dans celui de l’ ethnicisme. Pour qui connait peu le Foûta, sait au moins qu’il n y a pas 100% de Pulaar.
Il est imprudent et insuffisant de fonder un tel argumentaire sur un épiphénomène. Nous sommes des sénégalais du nord, du sud , du centre et de partout qui sommes fiers de nos origines, de nos cultures et de nos langues.
Ayez alors un peu de respect pour les vaillants sudistes qui ne sont pas avec Sonko mais aussi, pour les vaillants Pulaar qui ne sont pas avec Macky.
Vous et ceux qui pensent comme vous n’ ont rien de l’ interculturalité car vous mélangez malheureusement tous les ordres.
Interdire à un homme de parler sa langue, interdire à homme de rappeler ses origines est la vraie poudrière sur laquelle vous mettez notre très cher pays.
Autant l’ ethnicisme ne passera pas, autant votre stigmatisation ne passera pas.

OUSMANE Sy,
Animateur ECADD

Intime conviction: ni Sonko, ni Dème, le renouveau sera le nôtre

Le Sénégal connaît indubitablement un profond vent de changement ces dernières années. Un changement qui interpelle chaque citoyen au plus profond de son être. Sous le régime du président Macky Sall, de très hautes autorités politiques, économiques, militaires et judiciaires ont rompu le silence coupable et malicieux pour l’ instauration d’une société juste. Certaines furent radiées et d’ autres démissionnèrent pour la noble cause : la cause nationale.

Petit à petit , l’engagement pour cette cause fait bien son chemin car des sénégalais et des sénégalaises en ont épousé le sentiment.

Clairement, il ne s’agira pas de déifier un homme, ni de l’idéaliser au risque de se réveiller demain sous le joug d’un monarque ou d’ un dictateur suffisants que le florilège de fleurs d’hier aura façonné. Ce sentiment là, transcendé toute dimension humaine. « le Sénégal n’ a pas besoin d’un besoin de gens extraordinaires mais d’ hommes et de femmes engagés et conscients des enjeux. » dixit  O Sonko. Nous devons mettre en œuvre une politique « participative et inclusive », renchérit I H Deme

Il ne s’ agira pas encore de regarder en spectateurs Hercule faire le travail titanesque qui mènera le Sénégal vers son salut.

Il ne s’agira pas aussi de transformer ce mouvement en une agence d’investigations qui ferait des révélations de scandales ,sa seule raison d’exister. Une posture ,payante à certains égards, mais faisant toujours porter le masque de celui qui est avide de pouvoir et de vengeance.

Il s’agira plutôt de concevoir ensemble, de défricher ensemble, de proposer ensemble et de mettre ensemble en œuvre le projet de société qui tirera le Sénégal de son tangage cyclique. Un projet de développement endogène, participatif, inclusif et durable que seule une conscience citoyenne peut garantir. Une conscience très imbue de la finalité de notre existence qui est de servir et d’assurer l’épanouissement de l’homme dans un dynamisme intégré, contrôlé et participatif. Nous tirons cette évidence de l’assertion du très sage J Ki Zerbo : «  l’État ne développe pas, on se développe ».

Quand je lis les posts sur les réseaux sociaux, j’ai l’ impression que ni au Pasteef, ni au mouvement « ENSEMBLE, changeons le Sénégal que les militants et sympathisants n’ ont pas encore saisi la portée des discours des hommes qui incarnent ce renouveau.

Ni Jean , ni Paul ne le réalisera.La réalisation de ce dernier passera par la conjugaison de nos efforts quotidiens de citoyens dévoués car Paul et Jean ne seront pas partout tout le temps. Dès lors les premiers cabinets fantômes doivent se mettre en place pour exposer de façon sectorielle le projet de développement porté par une équipe et incarné par un leader naturel.

Si tout se résume à un homme alors,nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge.

Ousmane Sy

Animateur ECADD

 

 

 

Europe/Afrique: Après les objets d’art, notre humanité

L’Afrique mène un combat sans relâche pour rapatrier l’ensemble de son patrimoine spolié par des colonisateurs et par des présidents africains peu souci de la préservation de nos mémoires. Le compatriote et professeur d’histoire Felwine Sarr vient de faire l’annonce d’un rapatriement important d’œuvres volées au sortir d’une rencontre avec le président français. Il appelle ainsi les pays africains à introduire leur demande pour accéder à leurs patrimoines cultuel et culturel qui garnissent les musées de l’hexagone.

Toutefois, nous n’avons pas perdu que ces œuvres d’art. L’Afrique, l’africain, le sénégalais a surtout perdu  son humanité, sa fierté, sa dignité et sa liberté. Celles-ci ne se trouvent guère sur l’autre rive de la méditerranée mais, elles se nichent dans le sous-jacent de notre façon d’être très souvent, de concevoir tout le temps et d’agir même des fois. L’Afrique n’a pas de matériel à rapatrié dans ce domaine précis mais, des consciences à libérer.

Il y a quelques jours, le monde titrait : » les dix penseurs qui veulent changer L’Afrique ». Un article qui présentait dix intellectuels africains décidés à soigner la mise de l’Afrique et celle de l’africain. Nous sommes heureux de compter parmi ces sommités, les professeurs Souleymane Bachir Diagne et Felwine Sarr.

Malheureusement, pour ce continent, quand de telles ressources élèvent la voix, les décideurs politiques rivalisent d’ingéniosité pour se tapir tels des nègres d’un âge d’antan aux pieds de nos anciens colons. Nos ressources naturelles et nos potentialités sont pour l’occasion les artifices qui servent d’atours  à ces dirigeants dont les qualités intrinsèquement humaines, intellectuelles et patriotiques ne permettent pas de concevoir un modèle, le modèle africain, que le monde envierait.

Au delà de l’effort des ces intellectuels, convoquons nos Dia, nos Lumumba, nos Sankara et autres Mandela pour fouetter ce nationalisme qui fait défaut : S’ouvrir commence d’abord par se connaitre et s’affirmer pour entreprendre la perpétuelle quête de soi.








Ousmane SY, enseignant

Animateur ECADD

 

L’éducation se cherche avocats

Autour du système éducatif sénégalais gravite une kyrielle d’acteurs, tous, défenseurs infatigatigables de notre système éducatif plus ou moins moribond.
Que n’entend on pas et surtout qui n’entend on pas revendiquer cette dévotion à ce système ? Gouvernement, enseignants, parents et autres partenaires tous azimuts……
Cependant, il est fréquent de noter dans nos écoles, collèges, lycées et universités un lamentable déficit d’ enseignants. Dans les trois premiers cycles précités ; le recours aux classes à double flux pour l’élémentaire et, à la réduction du volume horaire de travail aux collège et lycée sont des pratiques très courantes.
En conséquence, le quantum horaire si cher au MEN se trouve drastiquement réduit au grand dam des élèves. Pourtant, personne n’en parle parce qu’,apparemment, personne n’est au courant.
Le gouvernement, garant d’une éducation de qualité, se dérobe devant une responsabilité régalienne. L’intérêt de l’enfant ne serait pas la préoccupation de l’heure.
Les associations des parents, très bavardes pendant les grèves des enseignants, fermeraient les yeux face à ce phénomène qui prive l’enfant d’au moins 80 heures d’apprentissage, payées par le contribuable, selon les disciplines.
Cette question ne serait que très peu prise en charge dans les plateformes revendicatives des enseignants. Elles figurent toujours sur celles- ci mais, à quel titre ?
La question du temps d’apprentissage est si importante qu’il est difficile d’admettre que même dans une année où il n’ y a aucune grève, des heures s’envolent de façon plus ou moins légale.
L’avocat du système éducatif plaidera et se mettra en jeu pour l’atteinte effective de ce quantum sans lequel l’épuisement d’un quelconque programme ne sera qu’un leurre.








Ousmane SY, enseignant
ECADD ( Education et Citoyenneté Active pour un Développement Durable)

La com et ce petit mot de travers: Lynchage du khalife des tidianes

A tort ou à raison, des hommes politiques, des hommes religieux, des hommes médiatiques ont été victimes de lynchages particuliers à travers la presse et surtout à travers les reseaux sociaux. Cet acharnement est il relatif à l’être qui parlait ou à la teneur de son propos ?

Le khalife général des tidianes est parmi les personalités religieuses les plus touchées par ce phénomène. Le dernier en date est consecutif à son invitation à Abdoulaye de quitter la scène politique et de se consacrer au culte. L’intention de communication peut être louable mais le phénomène de parasitage peut altérer tout le propos et faire de l’émetteur une cible. La reprise du propos hors du contexte original peut encore donner une autre valeur sémantique au message. Dans le domaine politique, le gouvernement du Sénégal, le président, des ministres, Sonko, Idy et tant d’autres ont aussi vécu cette mise au pilori.

Il est tout simplement difficile à admettre que de telles institutions, de telles autorités ne mesurent pas assez la portée ou les portées de leurs sorties mediatiques. Aujourd’hui que les specialistes en communication sont légion, ces gags pourraient être évités. Avec un bon staff de communication, les discours seraient etudiés dans tous leurs sens afin de heurter le moins possible ainsi, l’autorité sera prémunie de tout dérapage d’une part. D’autre part, l’usage du porte-parole comme fusible pourrait quand même protéger l’image de l’institution qui à tout moment pourra avec son staff intervenir et recadrer le propos. Elle incarne la sacralité de toute chose, alors elle doit être bien protégée pour ne pas devenir une marionnette. Une situation qui peut alors conduire à des faces à faces ou à des heurts entre pro et anti.








Ousmane Sy,lycée de MBoumba

Animateur ECADD

 

Serigne Mbaye Thiam trop tendre avec Human Rights Watch ?

Le rapport de l’organisation Human Rights Watch a sévèrement épinglé le Sénégal sur la violence sexuelle infligée aux filles du moyen secondaire par des enseignants.En réponse à ce rapport le MEN n’est pas par le dos de la cuillère en accusant l’ organisation d un militantisme sournois pour l’ introduction de l’ éducation sexuelle dans notre système éducatif.

Le MEN n a donc pas porté un jugement sur la légèreté du rapport d’ accusations gratuites portées par l’organisation mais, s’est contenté d’accuser à son tour celle-ci en pointant ses recommandations.

Le rapport de l’organisation donne des informations sur des données qui sont très parlantes pour tout spécialiste des statistiques. L’échantillon étayé, est il si representatif pour arriver à des conclusions aussi absolues que celles trouvées dans le rapport ?








Les entretiens ont eu lieu dans 4 régions, 8 département sur une population de 160( over 160) à  élèves et de 60 parents. Quand on y regarde de près on se rend compte que 15 parents et 40 filles ont été interrogés par région et 7 parents et 20 filles par departementt . Les spécialistes apprecieront la représentativité de votre échantillon ainsi que la rigueur de la méthode dans un travail de recherches sérieux.

Le rapport revient aussi sur le moyen de pression «  good grades, food,money, items such as phones and new cloth… »( notes argent, téléphone, habits…) Parmi ces éléments de pression , un seul est le propre de l’enseignant : la note. Même si dans l’ esprit de votre recherche, l’enseignant fait figure de riche dans le milieu rural, d’autres prédateurs pourraient quand même révéler : argent, habit, téléphone….

Ainsi sur la base d’un rapport dont la scientificité est douteuse,  l’ organisation tire des conclusions non avec des pincettes mais effectives. Les seuls prédateurs de ces supposés harcèlements sont le fait du personnel scolaire sans aucun doute possible. Aucun pourcentage n a été attribué à un étranger au système. Une conclusion fallacieuse presque taillée sur mesure pour circonscrire ce mal dans le milieu scolaire afin de donner un sens à leur recommandation d’introduire l’éducation à la sexualité dans notre système éducatif . A la lumière de ce rapport, vous pris le contre pied de la procédure en recherches. Les découvertes seraient alors antérieures à l élaboration des outils de colletés d’informations et au travail de terrain.

L’introduction de la sexualité à l’école doit obéir à un besoin de protéger nos filles. Au regard des faits divers dont la presse est frileuse, au regard des chaînes que nos enfants suivent, au regard des téléfilms, même sénégalais, au regard des publicités qui passent sur nos chaînes, on peut ne pas douter que nos filles sont en danger. L’illusion de la téléréalité est un danger pour nos adolescentes qui ne savent pas encore bien distinguer les ordres. Même si le mal n’ est pas là, il se profile. La société est mue par un dynamisme dont la vitesse est exponentielle. La sagesse  serait alors celle là de pouvoir anticiper les événements et prémunir nos filles contre tout danger au-delà de l’espace solaire.








Ousmane SY, Mr ès-didactiques des langues. Professeur d Anglais au lycée de Mboumba

Animateur ECADD

Lutter contre… ou lutter pour… ?

Les slogans n’ont jamais rien réglé et beaucoup ne les aiment tout simplement pas. Toutefois, ils ont le mérite de déterminer l’activité ou la réactivité de celui qui les martèle.

En effet quand on lutte contre, il est clair que nous sommes dans la reaction face à un mal, face à un fleau ou face à un processus enclenché aux conséquences désastreuses.




Lutter contre l’injustice, lutter contre le SIDA, lutter contre le réchauffement climatique sont respectivement des illustrations parlantes des exemples de reactivité précités.

L’ironie de cette posture n’est autre que le fait de vouloir s’attaquer à des maux que nous avons semés et fait propager. Le schéma de lutte s’articule souvent autour de :

La prise de conscience, la sensibilisation, les stratégies et les résultats attendus.

Or ces resultats sont tout simplement « le lutter pour le contraire » de ce que nous faisions. » Le lutter pour » serait alors le dernier pilier de toute la chaine d’actions du « lutter contre… » On peut alors s’interroger sur l’opportunité de détour couteux en temps, énergie et en ressources.

Lutter pour …équivaudrait alors à promouvoir directement des valeurs et des comportements intrinsèques qui assurent un developpement bien durable dans tous les secteurs.

Lutter pour la justice, lutter pour la santé, lutter pour un environnement inscrit l’homme dans l’activité et la pleine mesure de son action. Il ne s’agira plus alors de déraciner pour planter mais, de toujours planter.

Avec une telle optique, le slogan : « lutter contre le déboisement » s’entendrait difficilement.

Mais l’homme progresse la tête baissée vers l’abîme qu’il creuse avec les mêmes gestes et les mêmes faits.

Une vie faite de « début et de recommencement » sur lesquels s’était appuyés N Sarkozy pour conclure que : « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire ». Si son postulat a un sens, alors le monde devrait s’interroger s’il est vraiment rentré dans l’histoire ?




Ousmane SY

Ile à Morphil: ça battra le macadam le 08 août face à l’irrespect par l’Etat de son engagement

En 2012, lors d’un conseil des ministres delocalisé à Saint Louis, le gouvernement avait pris l’engagement ferme de realiser l’axe Diatar-Cascas pour desenclaver cette zone. Cette decision fut encore rehaussée par une declaration du president de la republique du Senegal lors de sa tournée économique dans la région.Voila qui avait enchanté les citoyens de cette localité qui voyaient ainsi fini le calvaire des deplacements des populations et des biens. Dans une zone agricole comme celle-ci, les voies de communications sont fondamentales pour l’écoulement.
Vive le president, chantait on partout.
Helas !!! six ans apres, meme les plus sceptiques ont dechanté.L’ axe Diatar – Alwar,, porte d’entrée de l’ile aurait tout simplement disparu. N’ayant pas de leaders en vue, cette zone s’est vue privée de son tronçon.
Cependant, dans d’autres zones où il y aurait des leaders de poigne ou des citoyens de premiere classe les travaux sont du du moins terminés sinon bien avancés.
Face à ce constat amer et face à la volatilite de la parole du president, des citoyens se sont organisés en collectif pour éxiger du gouvernement l’application de la decision du conseil des ministres de Saint Louis.
‘Nous la réclamons avec force et sans contre partie car nous agissons en citoyens senegalais’ martelait le coordinateur lors d’une rencontre de preparatoire.
Les populations de Diatar,de Waande Kadda, de Donaye, de Mboyo, de Diama, de Moudouwaye de Korkadie et autres se sont donné rendez vous le 08 Aout à Diatar pour la marche citoyenne de l’ile à Morphil.




Ousmane Sy, Diatar

Podor se contente de chanter et de danser…

Au nord du Sénégal, sur la rive du fleuve se trouve le département de Podor. En plus de ce fleuve international, la région est aussi traversée par le Doué, le Ngalenka et le Gayo. La boucle fleuve Sénégal/Gayo forme l’île à morphil.

Que d’eau douce !!!

Le département de Podor à deux aires géographiques : le jeeri et le waalo.C’est une vaste plaine où ne poussent que quelques rares arbres.

Que de terres arables !!!

Ce département, « Californie du Sénégal », grenier du Sénégal » devrait assurer l’autosuffisance en riz au Sénégal. Paradoxalement, les derniers rapports sont alarmants pour cette partie du pays : une famine sévit dans ce département qui devait nourrir le pays.




Quelle ironie !!!

Comme le malheur ne vient jamais seul, cette partie du pays est très mal portée par ces leaders. C O Hanne,homme fort du COUD, et des milliers d’autres politiciens nous amènent Y Ndour à Ndioum pour chanter et danser. Aujourd’hui’ c’est autour de M Diop de SDD de nous proposer son « sargal » à Podor. Le peuple de Podor chantera et dansera.

Que nous réserve l’avenir entre ces mains inconscientes ? Un combat de lutte certainement….

Que de fêtes !!!

Aucun projet, aucune initiative susceptibles de créer des emplois durables, renforcer l’agriculture qui ne nourrit plus son homme, la pêche et l’élevage partant. On a jamais vu ou oui autant de rien qu’à Podor.

Que de rien !!!

Podor meurt et Podor danse malgré tout.

Nos leaders, au lieu de travailler en synergie pour le bien être des populations, les utilisent tels des moutons pour satisfaire l’appétit du lion qui dort.




Ousmane Sy

Diatar/ département de Podor

 

«Guides religieux» et scandales 

Il est devenu rare de vivre un jour au Sénégal sans qu’un scandale n’éclate. Le scandale est devenu tellement fréquent qu’il ne fait plus grimacer car le prochain scandale est déjà en gestation.




La tortuosité n’est pas animale. Elle est humaine. L’humain est ainsi fait mais le système l’aide à se parfaire. Le scandale peut être donc naturel mais l’impunité qui vient accompagner ce que nous vivons au Sénégal dépasse tout entendement Prodac ?Cosec ? Port ? Coud ? Couddou ? Rien et rien, toujours rien et certainement, rien à jamais. Quand des ministres se renvoient la responsabilité , c’est qu’on ne nie plus les scandales mais, on les justifie. La redondance ne pourrait égaler la fréquence des scandales dans ce pays.

Il revient alors à l’opposition et à la société civile de combattre ce mal qui gangrène la société sénégalaise.

Les grands absents de ce grand rendez-vous sont, malheureusement, les chefs religieux qui ne sont pourtant pas avares en paroles. Ce silence se comprendrait bien si l’Islam cautionnait ces pratiques malhonnêtes, honteuses et dégradantes avilissant l’humain.




Ils ne peuvent ni rendre justice, certes ,  ni arrêter ces pratiques mais, prendre position contre ces aberrations serait le service minimal qu’ils devraient  rendre aux Sénégalais. Il est une bizarrerie de s’ériger en défenseur de l’Islam et rester muet devant des actes, les plus réprimés par cette religion à moins que le hadith ait dit : que celui qui voit un mal se taise »

L’Islam met pourtant en garde le spirituel d’être à la solde du temporel pour ne pas se perdre . Faire la queue devant la porte du pouvoir temporel est le plus long voyage qui n’ ait jamais été entrepris. En conséquence, le silence coupable et complice de la cupidité est l’unique monture pour ce long périple

Ousmaane SY

Ile à Morphil: Déception et grogne populaires

L’un des projets qui faisait rêver les populations de cette ile était bien la route de désenclavement acquise aux premières de l’accession de M Sall au pouvoir. Cette route faciliterait le transport des personnes et des produits agricoles de cette région pionnière dans la culture du riz. Les villages de Diatar, Donaye, Mboyo, Diama,Moudouwaye…..pensaiekt ainsi que le probleme chronique de l’enclavement ne serait plus qu’un vieux souvenir.
Mais à l’ heure du constat, c’est la célèbre citation du français Charles Pasqua sur les promesses électorales qui hantent tous les esprits. Des députes et de hauts cadres de la coalition Benno Bokk Yakaar de ladite localité se seraient déployés pour contenir l’ire des populations et éviter toute manifestation. L’explosion ainsi contrôlée , risquerait de se traduire en une implosion.
Apparemment, les populations n’ont pas digéré cette supposée intervention des ténors politiques qui devaient porter le flambeau de la lutte. Ainsi, une rencontre se profilerait à Diatar pour peaufiner une stratégie.
De sources politiques et officieuses, le puissant ministre A D Diallo serait accusé d’avoir transféré ce projet pour servir son village.
Les jours prochains seront édifiants sur la réponse que toutes les forces vives de cette région comptent apporter au pouvoir au sujet de ce manquement.
Quand les leaders cessent d’agir, les bases se prennent en charge car la nature a horreur du vide




Ousmane Sy, Diatar

La justice refuse de se libérer de la politique

Dans une analyse très soutenue sur Yerimpost.com le concitoyen Pape Babacar Sow ,a tenté d’illustrer et de déplorer l’arrimage de la justice sur la politique dans un intitulé : « La politique refuse de libérer la justice » Une lecture bien possible de ce que nous constatons avec regret et dépit dans ce label démocratique que fut le Sénégal. Toutefois, le négatif de cet intitulé pourrait aussi révéler d’autres vérités pour comprendre de façon plus globale ce mal citoyen que nous vivons. Et si la justice refusait elle-même de se liberer de la politique ?
« L’Etat ne développe pas,on se développe » écrivait le célèbre historien J Ki Zerbo.L’ État est une entité immatérielle dont le gouvernement est la représentation physique et provisoire. Sous cet angle le gouvernement est l’État dont des règles assurent le bon fonctionnement. Toutefois la règle, aussi bonne qu’elle est, est mis en application par l’homme. A ce propos, le président Abdou Diouf et le professeur Serigne Diop affirmaient en substances que la probité des acteurs qui animent les lois est essentielle à la manifestation d’un État de droit. Ainsi se comprend aisément que l’État ne développe pas mais,c’est plutôt l’acteur, le citoyen qui se développe. Le développement dont il est ici question serait celui d’un État d’esprit épris de liberté de probité, des valeurs,pour lesquelles nous avons défini les objectifs de l’éducation en général et ceux de l’enseignement supérieur en particulier. La liberté ne s’offre pas sur un plateau. Elle est partout pris en otage dans des combats entre forces antagonistes et contradictoires pour des desseins spécifiques. Le judiciaire, par la voix des magistrats, doit arracher sa liberté et son indépendance vis-à-vis de l’executif , du legislatif et de tout autre pouvoir, fut il, religieux, coutumier ou social. Quand le magistrat n’a que faire de sa liberté,il serait illusoire de penser que la pertinence des textes puissent liberer la justice.
Partout ,depuis la nuit des temps et jusqu’à la fin de ces derniers, le politique cherchera toujours à controler la justice.Il revient alors aux acteurs de celle ci de s’arroger pleinement les pouvoirs que leurs conferent les textes et les lois qui nous régissent et garantissent notre équilibre.
« Les porteurs de pancartes , ils veulent leur independance. Qu’il la prenne » disait De Gaulle.
Magistrats, vous voulez votre liberté, prenez là.




Ousmane Sy, citoyen enchainé

Plus nul que Macky et son procureur Bassirou Guéye meurt

L’ affaire K Sall est devenue à ce jour une patate extrêmement chaude entre les mains des pouvoirs exécutif et judiciaire. Être condamné par une cour sous régional est un revers bâillonnant pour tout marchand d’illusion. Cette condamnation met à nu les valeurs républicaines et démocratiques dont le Sénégal jouissait. Quand on vend une vertu, il faut en avoir un échantillon. Le Sénégal de Macky n’ en a plus.




Mais au-delà des injustices et des tortuosités qui ont entaché ce procès, le paradoxe, pour peu qu’on repense à ce procès, est : comment Macky, son procureur, son ministre de la justice et son président de l’ assemblée nationale ont échoué à condamner « légitimement » K Sall.Le plus simple d’esprit au monde, Toto même, aurait réussi.

Pour rappel, ce feuilleton avait commencé avec un rapport de l’IGE sur le mode de création et celui de fonctionnement de la caisse d’avance de la mairie de Dakar. En d’autres termes, ce mode est condamnable et peut, conséquemment, entrainer celle de celui qui l a en charge. L’existence de factures fictives suffisent à tout juge pour établir l’ escroquerie avec des faits. D’ailleurs, K Sall, en homme d’État et aspirant à de hautes fonctions aurait dû mettre un terme à ce mode que nul ne peut cautionner.

Avec cette brèche ouverte, Macky et son procureur ont plongé , la tête baissée. Sûrs de leurs muscles et de l’épaisseur de leurs joues, ils espéraient envoyer à la retraite un redoutable adversaire. Mais seulement……

La chose probante, seule, ne fait pas la justice. Ce serait la conjugaison de celle-ci à la procédure qui fait l’effectivité de la justice. Avoir un procureur dans sa poche servirait à déjouer la complexité judiciaire maïs pas à s’embourber mains et pieds telle un insecte dans une toile d’ araignée.

Il suffisait juste être réfléchi pour légitimer la  condamnation illégale de l’ accusé. Au fait ,c est plus un défaut de système que d’homme.

Pourquoi refuser un avocat à un prévenu alors que l’IGE a mis entre nos mains des faits  sur lesquels se fondent la justice ?

Pourquoi nier une immunité parlementaire à un élu alors qu’on a un majorité obéissante au doigt et à l’œil ?

Pourquoi refuser une caution à un homme aussi puissant que le maire de Dakar ?

Dans cette affaire, les magistrats ne sont pas corrompus mais, juste limités.

L’intelligence aurait été d’accéder à tous les droits et à toutes les demandes de K Sall pour ,ensuite, le cueillir avec des moyens « légaux » accompagnés d’une marre de larmes de crocodiles.

Il faut avoir un QI nul pour échouer dans cette opération.

Quand la raison remplace la force,l effet boomerang en est toujours la conséquence. Si être condamné par cour sous régional est déjà un revers la braver n’ est que pure folie.




OUSMANE SY

Le Sénégal et la fatidique réalité des extrêmes

Le Sénégal, un et indivisible, se fissure telle une banquise qui cède et se disloque sous les eaux. Si le réchauffement peut expliquer ce phénomène naturel de fonte, d’autres elements  aideront cependant à dresser les extrêmes aux Sénégal pour comprendre que, sous peu, le pays peut devenir une poudrière que la plus infime étincelle peut embraser. Toutes les guerres connues sont la consequence de la mésentente ,du manque de dialogue, de l’oppression et du grand sentiment d’injustice.




La justice, troisième pouvoir est le socle de la stabilite et de l’équilibre social en garantissant les libertés collectives et individuelles. Son balbutiement peut être le présage d’un chaos. Au grand regret de le constater, elle a bien vacillé occasionnant deux camps, deux extrêmes antipathiques dans notre supposé indivisible Sénégal.

L arrêt de la cour de justice de la CEDEAO a eu, au moins le mérite, d’accorder tous les sénégalais, de toutes les extrêmes ,sur un fait indéniable : les droits du présumé K Sall sont plus que bafoués. Or ,qui garantit ces droits ?

Attendu comme arbitre dans un jeu où les règles sont claires, la justice s’est rangée dans le premier camp des pro gouvernements qui recherchait le buteur aussi chirurgical qu’un magistrat pour tuer un match. C’est le camp de la force, celui de l’arrogance et du clientélisme malsain. » Allez même vous plaindre à Mars » lançait M Sall,  certain, d’avoir en poche les corrompus magistrats de cette planète.

Un autre pouvoir prompt à venir en interface à tout régime aux abois ,a montré aussi son appartenance par son silence. Dans cette fratricide guerre de mots, le mot qui tarde est celui du chef religieux. Le chef : religieux au service exclusif du maitre des lieux.

Ce camp est fort de sa justice, fort de son armée et gagnera à tous les coups parce qu’il est aussi béni.

A l’opposé de cette extrême, nous trouvons le camp des pro Khalifiens qui se présentent sous deux bannières au moins :

La première serait composée de militants et de sympathisants qui soutiennent un leader, un ami ,un frère ou un parent dans la tourmente.

Le second serait composé de sénégalais de tous bords heurtés par cette injustice et cette impunité notoire qui fait les beaux jours de ce régime. Ils demanderont au magistrat comment enfermer illégalement un homme, un mari, un père, un fils et un …et rentrer consciencieusement chez soi retrouver les siens.

Ce camp ne défend pas les droits de Khalifa mais ils sont là pour eux-mêmes ,pour tout citoyen .Leur preocupation est : si c’était moi, mon père, ma fille, mon mari…..un digne fils du pays.Ils luttent contre l’injustice sous toutes ces formes.




Entre ces deux camps, la verve et le verbe sont à leur paroxysme dans les cours et dans les rues. La confrontation parait inéluctable..

Enfin, ce troisieme groupe, qui  n’en durera pas pour autant, composé de gens infifferents d’une part, et d’autre part, d’hommes, dépittés, decus et trahis ,qui sont au bord de la démission qu’un fait anondin annulera. Ils rejoindront le combat.

Que la raison nous revienne pour que s’estompent les émotions pour le salut de notre indivisible Sénégal !!!!!

Ousmane Sy,

 

 

De la prostitution à la masturbation intellectuelle.

A la recherche de la queue robuste de Jupiter, des intellectuels se prostituent en ôtant toute dignité et toute personnalité à leur être.

Ces êtres en errance se font remarquer par des propos dithyrambiques et fallacieux pour se faire la cour. Traités ainsi d’ hommes républicains, ils se préparent aux exercices fastidieux de la fellation alors que la couleuvre ne s’avale pas. Conscients de cette impossibilité, ces malheureux se la fourre sans même les exercices préliminaires de lubrifications car la fin justifie les moyens. Adieux aux êtres qu’ ils furent dans leurs foyers et dans leurs corporations respectives. Vendre son âme au diable serait un moindre mal si l’on sait que vivre avec la queue de Jupiter en son sein est encore plus avilissant.

Pour conserver celle-ci acquise à coups de dignité tronquée, l’ intellectuel se masturbe en fertilisant son imagination pour proférer des mensonges et défendre des contres vérités. L heure de la dénégation passée, commence alors l’éternité du mensonge pour sentir Jupiter.

Le ridicule ne tue point. Savourez votre queue et vivez tel des misérables sur terre car bien que vous ayez sa queue en votre sein, la malédiction de Jupiter vous poursuivra.

Qui vit pour le ventre et pour le sexe s »auto mutule et meurt tel un misérable parmi les vivants. Ces derniers ont vendu tout de leur humanité qui se mesure en valeurs de probité, d’éthique, de dignité et j’en passe.

Quand des professeurs, des magistrats et des cadres s’adonnent à ces pratiques honteuses et érigent le mensonge en règle, aucun propos ne sera déplacé. Le mensonge heurte plus que l’injure.

Dans une société où le mensonge fait référence, parler d’outrages, parler d’injures ou de respect fait ironiquement rire.




Mentir , c’est se pervertir

Se pervertir, c’est se prostituer

Se prostituer, c’est se départir du tout dernier gêne d’humanité

Se départir de ce gêne, c est devenir animal

Rip pour cette catégorie d’intellectuels mués en singes du maîtres que de simples ressorts contrôlent.

OUSMANE SY, citoyen enchaîné

Pour apprendre à mentir, je transhume

Je transhume pour les choses que la raison n’arrive pas à cerner. Tout me parait nebuleux, tortueux et confus, alors je transhume.

Je transhume pour comprendre les mensonges que nous alimentent ces hommes et femmes aux commandes de ce pays.

Je transhume pour apprendre moi aussi à mentir sans avoir des cas de conscience. Mentir allegrement. Mentir sans rougir,sans trahir mes émotions.

Je transhume pour comprendre pourquoi on dilapide les milliards du COUD,les milliards du port et d’autres milliards à PRODAC  sans etre inquiété

Je transhume pour lister les rapports de nos corps de contrôle. Des rapports et des rapports à l’oubli.

Je transhume pour comprendre pourquoi le procureur ne s’auto saisit jamais et feint de ne rien entendre en meritant gagner son salaire.




Je transhume pour comprendre pourquoi un député n’a pas d’immunité parlementaire.

Je transhume pour comprendre comment un accusé n’a aucun droit.

Je transhume pour comprendre comment réflechit le magistrat accusé d’etre corrompu sans jamais s’offusquer.

Je transhume car le mensonge,la cupidité et la tortuosité sont devenus les valeurs sures pour toute ascension.

Je veux mentir, devenir un grand menteur, nier l’existence du soleil,defendre que Dakar n’est pas une presqu’ile,que le premier president du Senegal était A Wade et tant d’autres contres verites et meme que le  prophete de l’Islam n’est pas Mohamed mais Macky.

Je transhume pour etre au sommet de la stratification sociale. Alors je dois etre bon menteur.

Ni Havard, ni Colombia,ni Oxford et encore moins la Sorbone ne pourraient me garantir une mention.

La seule université connue pour ces competences se trouverait exceptionnellement en Afrique.

Learning by doing au cœur de ce regime que le mensonge meut.

Alors je transhume pour un Phd en « lying ».




Ousmane SY, le citoyen enchainé

Justice: du système et des hommes

Tout système n’a de valeur que par l’integrité ,la probité morale et intellectuelle, le respect de soi et la liberté des hommes qui l’animent. Aussi beau qu’il soit, aussi pertinent qu’il soit, aussi cohérent qu’il puisse être, aucun systéme ne peut survivre si la tortuosité et la cupidité qualifient les acteurs. Le Doyen Keba Mbaye faisait allusion dans ce sens à la mise que chaque etre doit soigner.
Le Sénégal serait il alors un ilot dans ce monde avec ces décisions de justices qui ne font foi que dans la limite de notre petite ile. Nombre de décisions n’auraient plus valeur dès l’instant qu’elles franchissent nos frontiéres.
A Monaco et à Paris l’Etat senegalais, grand vainqueur du procés Karim Wade s’est vu debouté car rien du droit ne soutiendrait les décisions dont il est muni. Dans le procès Khalifa Sall, nous ne sommes pas loin de ce scénario. En effet, la cour de justice de la CEDEAO a relevé des manquments qu’un bon élève de CM2 ne pourrait ignorer : l’immunité parlementaire par exemple.On serait tenter de dire que toutes les cours du monde condamnent nos cours, condamnent notre justice. Notre justice, est elle dans un mauvais etat ? Oubien, aurions nous un bon système qui souffrent d’un manque d’acteurs idoines ? Le systéme ou les hommes, une question recurrente.
Il n’est pas aisé de répondre à ces questions. Toutefois, il est admis, quelque part, que le cauchemar de l’intellectuel est celui-là de se faire savonner par un collégue. Quand la raison oblitère, elle expose l’homme à ce pathétique cas de figure. Chaque homme se doit de redorer son blason. L’ appel de L Diaby à libérer Khalifa Sall pourrait revetir pleinement ce sens . Ne nie évidence que le plus avili des hommes.
Avant d’etre magistrat ou autre, il est, comme tous, un homme. L’homme libre d’esprit : voilà toute la quintessence de notre humanité.





Ousmane SY

A peine sauvée, l’école s’enlise

Chasser le naturel ,il revient au galop ,a-t-on l’habitude de marteler. Voila une maxime qui sied bien au gouvernement sénégalais. Un gouvernement qui se plait dans le mensonge l’arnaque et l’irresponsabilité. Il vient, encore une fois, de poser un jalon qui enclenche une escalade qui anéantira un système déjà précaire et fragile. A peine a-t-on signé des accords que le gouvernement en  trahit honteusement l’esprit.

En effet, parmi les accords signés entre les enseignants et l’état du Sénégal figuraient bien la gestion des passerelles professionnelles. Ces dernières permettraient à des enseignants de gravir des échelons et de voir leurs statuts s’améliorer.

Malheureusement, le gouvernement montre bien sa volonté d’en faire un barrage infranchissable pour toute une corporation.

D’une part le diplôme académique n’ouvre plus la porte à la mise en position de stage qui était un acquis de longue date.

D’autre part, le gouvernement compte sur cette accord pour envoyer tous les enseignants à la retraite sans jamais plafonner et finir leurs  vieux jours dans la galères et dans la misère. Le gouvernement a annoncé un concours pour ces passerelles où des milliers se sont inscrits avec des frais d’inscription de 10000f pour n’en prendre qu’une misérable cinquantaine. En d’autres termes, jusqu’ à l’extinction du soleil, comme disait l’autre, le nombre d’enseignants actuels ne passeront jamais ce filtre au compte goutte. Ce qui ne devait être qu’un examen ordinaire est subitement ,honteusement,inhumanement, malencontreusement et sordidement transformé en concours où on ne prend personne. N’est pris que l’argent.

Enseignants et enseignantes, retirez vous de ce concours qui n’est qu’une mascarade. Si vous devez être misérables pour vos vieux jours alors, mourrez aujourd’hui.

Que le peuple et l’état se le tiennent pour dit :cette arnaque ne passera pas. Aucun prix ne sera de trop.

Face à un gouvernement irresponsable et un ministre vindicatif et rancunier, la seule réponse qui sied est, celle dissuasive.

Ousmane Sy

Enseignant au lycée de Mboumba

 

Après l’appel de Macky, celui du peuple

Son excellence a récemment lancé un appel aux sénégalais pour un don de sang.Apparemment,nos hôpitaux en manquent. En tant qu’humains et citoyens , de tous bords, nous ne pouvons que répondre à cet appel. Toutefois, il est aussi à noter que dans plusieurs localités où la faim sévit ,selon des rapports, trouver du sang sera très difficile. Neanmoins,les citoyens bien portants, bien que très peu en donneront. Les hôpitaux manquent de sang car les sénégalais n’en n’ont que peu et très peu même. Nous répondrons tout de même à votre appel et nous vous lançons le notre.

Renseignez nous sur nos 26 milliards sur l affaire Prodac parce que le procureur serait à Moscou pour les besoins du 12 eme gainde.

Renseignez nous parce que le maire de Dakar croupit pour une somme vingt sept fois plus petite.

Renseignez car le procureur voudrait « mériter son salaire » en donnant sa langue au chat sur ce sujet

Renseignez nous parce que 715 chantiers sont aux arrêts par manque de moyens dans ce Sénégal où les caisses sont pleines.

Nous vous lançons un appel afin que vous élucidiez les milliers de scandales décriés et dénoncés sous votre magistère car la justice paraitrait  malade de ces hommes.

Une justice corrompue si nous nous fions aux propos d’un haut dignitaire de votre monarchie et élu de l’assemblée nationale : « tous les magistrats sont corrompus ».J oubliais car il jouirait ne immunité « fayesalyenne ».

L’homme n’ a jamais été inquiété en caressant ainsi les magistrats avisés à déceler les outrages.

Encore un appel sur la gestion de la balance ,symbole de justice et d équilibre sociale.

Ousmane SY

 

 

Le Mali extermine sous l’œil de la merveilleuse et maléfique France.

La coupe du monde est très importante,le petrole,la nebuleuse du Prodac aussi, mais,pas au point de passer sous silence radio le genocide enclenché au Mali voisin.

En effet, dans ce pays,la communaute Peulh subit les pires exactions connues depuis le genocide du Rwanda.Considérés comme des djihadiste, la vie d’un Peulh au Mali est désormais plus nocive et précaire que celle d’un juif dans le Reich de Hitler.Au Rwanda,c’était une guerre entre Hutu et Tutsi alors qu’au Mali ,c’est un Etat qui extermine des citoyens avec la benediction hypocrite du pays dit des libertés : la France

On ne compte plus les charniers decouverts où des dizaines de cadavres furent ensevelis.Les desacords entre le gouvernement malien,la France et l’association Tabital Pulaagu ne résident qu’au niveaux des chiffres.Explicitement et implicitement,les parties ont constaté le genocide. Tabital Pulaagu dénonce tandis que les gouvernements maliens et francais se bornent à des recommandations sans lever le petit doigt.

Par ailleurs la CEDEAO, l’UA, l’ONU et les media brillent par leur silence. Lors des attentats sur Charlie Hebdo,l’ hirloge mondiale et universelle s’était arrêtée sur Paris.La vie d’un Français a ,elle, de la valeur.

Nous ne voulons ni du TPR(Tribunal Penal piur le Rwanda),ni des Gachacha (tribunaux populaires au Rwanda)et encore moins du TPI( Tribunal Pénal International) pour condamner des boucs émissaires mais,un arret immediat et sans condition de ce genicide sur une communauté dont le seul crime est d’être Peulh.

Vivement que notre Etat, que nos leaders d’opinions se saisissent de ce probleme pour qu’un terme soit mis à cette animosité. Il aura fallu attendre que plus de 500000 rwandais furent tués pour que le monde trouvat opportun d’en faire une Une.

La race de Dieu est elle devenue d’inhumains humains ?

Ousmane SY

Enseignant à Mboumba

Ferme-la ta clapette, Elhadji O Diouf

Qu’ est ce que le destin a fait à cet énergumène ?

Quel est le mal qui le ronge au point d’être revanchard et rancunier envers et contre tous ? La haine et la jalousie te feront tuer. Petit, tu es désuet.

L’Idiot ne peut comprendre que le temps n’est pas figé. L’Idiot ne peut jamais comprendre que seul Dieu est éternel. Tout change, tout évolue, seuls les malins ne changent.

Cet enfant gâté ou meurtri pensait qu’il porterait chaque année le maillot du Sénégal jusqu’à l’extinction du soleil. Malheur lui en a appris car il n’a jamais songé à sa retraite malgré son âge divisé par 2.

Ce réveil fut brutal car l’ idiot ne s’était pas rassasié et n’avait préparé aucune reconversion.

Ne pense jamais que tu as fais assez pour ce pays qui, au contraire, t’a tout donné.

Nos joueurs ont besoin du soutien de tout un peuple en général et des anciennes gloires en particulier. Tous sont là bas sauf toi qui te comporte comme le fils d’une coépouse envieuse.

En 2002,le Sénégal dont tu parles, était réactionnaire et n’a jamais excellé dans la possession. Prétendre le contraire est un mensonge et les vidéos pour le prouver sont là. Je ne comprends pas d’ailleurs pourquoi les journalistes sportifs ne vous ont toujours pas freiné.

Tes copains de 2002 sont aujourd’hui des entraineurs, des consultants de grande renommée pendant que toi, misérable moisissure, pense créer un mouvement pour réélire un président qui se connait encombrant et inculte. Tu ne sais plus ou donner de la tète.

Nos lions, comme en 2002, bu fi yamoon sax mû neex.

Neex na bâ pare.

Ousmane SY

Supporter des lions du Senegal

«Ko Macky wadi Fuuta? Tus, tus» (Qu’a fait Macky au Fuuta ? Rien, rien)

Hier sur la 2stv,  depuis Guediawaye,on n a entendu que de Macky et du Fuuta narré par des griots.

Pour rappel, tous ces griots avaient chanté Diouf et Wade dans ce même tempo. Transhumants de première heure ,ces énergumènes portent mal et très mal le Fuuta.

Au Fuuta,à l heure où se paraphent ces lignes, le riz est introuvable. Si on le trouve, il est à un prix inaccessible dans une région supposée être un grenier. Il n y a aucune politique agricole viable dans cette région. Donner ça et là des tracteurs ne signifie pas politique agricole.




Au Fuuta,aujourd’hui encore, les paysans versent à l are leurs cotisations pour débuter une campagne agricole. En conséquence, les paysans n ayant pas les mêmes moyens débutent tardivement leurs campagnes et cela impacte les rendements.

En plus , un grand nombre de paysans n exploite que 20 ares par année car les moyens font défaut. 20 ares !!! qui peut vivre avec ?

Et très souvent, quand les récoltes sont bonnes, ils n ont pas où écouler leurs produits.

Si vous avez le toupet de parler du Fuuta, parlez au moins de cela.

Je plains ces leaders qui jettent le discrédit sur toute une région. Utiliser la culture ou la langue peul pour soutenir Macky montre bien une cupidité. « neddo ko banndum »signifie tout simplement que l homme est le remède de l homme. Le pulaar,vous ne le portez pas, sa culture  vous intéresse encore moins. Quelle est la place de l une des langues les plus parlées en Afrique( Swahili, Lingala et Pulsar) dans nos médias ou ailleurs ?




Arrêtez de tout mélanger. Ni pour les pros, ni pour les anti Macky,le PULAAR n est pas un machin.

Aujourd’hui, les Peuls vivent un génocide sans précédent au Mali, ils sont enterrés dans des charniers et pourtant, personne n en parle dans ce pays.

Chanter Macky pour vous remplir les poches et laisser mon Pulsar et mon Pulaagu « wiimi, mbiimi et mbiimaami » pur.

OUSMANE SY

Clair dans la tête de Macky: il s’en fout

Le Sénégal apparait vraiment comme un ilot avec ses spécificités uniques au monde. Un ilot où vit un peuple que presque rien ne heurte. Avec autant de scandales, avec autant d’injustice, avec autant d’iniquité et roublardises, il est difficile de comprendre le silence de ce peuple.




Quelques voix ca et là pour dénoncer avec force les dérives d’un régime qui a fini d’ériger le « je m’en foutisme » en principe de gouvernance. Un principe qui n’est pas fortuit car il reposerait sur la connaissance du sénégalais en général.

D’une part, on aurait des intellectuels de faible  probité morale, et d’aucune étique. Des intellectuels qui ne penseraient qu’à satisfaire des désirs bestiaux dont la ceinture symbolise la frontière : manger,boire,s’accoupler, le seul sens que le transhumant donne à sa vie. Un amour ardent et avide de ces désirs inhibent la raison et corrompt le bon sens. Tous les moyens sont bons pour être du cote du régime pour s’arroger et jouir à tout prix des privilèges. L’ame, au diable.

D’autre part, la justice ne daignerait lever le petit doigt pour mettre un terme aux comportements et aux actes malveillants qui sont devenus quotidiens et familiers. L’IGE,l’Igf,l’Ofnac et tant d’autres structures ne sont ni de l’APR, ni ni de Benno Bokk Yakaar. Ces structures de contrôles sont bien senegalaises.Leurs rapports ont inquiété des sénégalais et promus d’autres avec le silence complice ou impuissant de la justice. Dans une telle perspective, l’être se soumet ou se démet selon sa probité et son état d’esprit.




Par ailleurs, loin de cette sphère intellectuelle, nous du bas peuple, attendons avec impatience les aumônes de la corruption pour mettre une croix sur notre avenir et l’hypothéquer à jamais. Tout est alors bafoué sans état d’ame.

Dans cette atmosphère amorphe où les âmes se vendent, le seul leitmotiv qui vaille pour le président serait tout naturellement : je m’en fous.

Ousmane SY

Etats Unis/Corée du Nord: deux imprévisibles pour un accord durable

Entre le vieux et ses caprices « tweetoresques » et l’ado fougueux,il est difficile de prédire l’avenir. Apres moults menaces et moults defis ,l’homme fort des USA et l’homme fort de Corée ont enfin leur tête à tête.

Intransigeante sur l’arret du programme nucleaire nord coreen,l Amerique s’est peut ette resolue à user de  la methode diplomatique en ramenat la Coree du Nord au devant de la scene internationale. Ainsi,peut on penser,que cette invite mettrait un coup d’arrêt sur des alliances de circonstances.




En effet, le dossier nucleaire avait rapproché Pyongyang et Teheran permettant ainsi un echange de technologie entre les deux nations. La Coree profitait alors du savoir faire ballistique iranien et, l’iran bénéficiait de la technologie pointue de l’enrichissement de l’uranium pour son programme nucleaire  tres mis en cause. Rappelons que Trump s’est retiré de l’accord sur le nucleaire iranien et enjoint l’ UE à emboiter son pas.

Par ailleurs, la Chine aussi verrait d’un mauvais œil ce coup diplomatique dans un pays qu’elle considère comme un vassal. La Chine a été d’ailleurs l’une des dernières nations à mettref en application les sanctions contre la Coree du nord.

L’issue de cette rencontre sera bien scrutée par l’autre voisin japonais qui s’est toujours  vu menacé par le regime guerrier de Pyongyang. Le premier ministre nippon en avait fait la remarque lors de son dernier voyage à Washinton.

Si l’arret du programme nucleaire est une priorité pourTrump, kim Jong Un, lui aussi, voit d’un mauvais oeil les fameuses manœuvres militaires communes entre son hote du jour et son voisin du sud.

Jusqu’où ira Trump pour réaliser son « Amérique d’abord et seulement »

Avant de rallier Singapour,Trump s’est mis à dos ses amis traditionnels du G7 avec un simple tweet à bord de Air Force One. Il aurait alors allumé un feu pour aller en eteindre un autre.La manière illustre fort bien un comportement « irresponsable »

Bien malin qui me dira ce qu’ accouchera de durable ce sommet historique que la poignée de main symbolique magnifie.




Ousmane SY

Presse : qui me parle ?

La presse est souvent présentée comme un contre pouvoir au sens qu’elle instaure le débat contradictoire pour que jaillisse la lumière. Elle doit donc éclairée notre opinion sur des sujets nous concernant. Qui doit alors ou qui est censé apporter cette contradiction ?

En modeste lecteur , auditeur ou téléspectateur, la compétence de l’acteur de la presse s’avère alors fondamentale dans ma quête effrénée de l’information juste. C’est à la suite d’une tendance extrêmement théâtrale du traitement de l’infirmation qui heurte le gout de l’analyse profonde et professionnelle que mon regard s’est jeté sur ceux qui me parlent. Un reporter traditionnel qui s’invite sur tous les plateaux, un DJ qui s’improvise animateur de débat, un producteur de musique qui a son opinion «   scientifique » sur tout, me font penser que je suis peut être informé par des Jack of All trades master of none. Est-ce que la médiocrité ne serait pas à l’origine de ces théâtres et bavures ?

Après une explication très sophistiquée de la prière faite par A K Niasse, B Mbaye demanda , «  est ce que jullit amna Sénégal ».Le fossé qui sépare intellectuellement ces deux hommes est abyssal.  Quelle contradiction peut apporter cet esprit à ce type de débat ?Le premier parle d’idée tandis que le second parle de personne.Tounkara qui se présente comme pointu, rigoureux et méticuleux ne devrait il pas regarder autour de lui ?

Souvent, nous avons des invités très pertinents mais l’opposition en face se refugie malheureusement dans le détail par pure incompétence. En lieu et place du débat contradictoire, nous avons souvent des discours en parallèle ou une série de questions/réponses sans jamais aborder le fond. Je me souviens encire de ce grand Jury où M I Kane recevait le PM au plus profond de notre crise scolaire que l’information essentielle qui allait faire la Une de l’Edition de midi fut : « T A Sall n’a pas démissionné mais demis de ses fonctions ».Un épiphénomène devint ainsi la quintessence de tout un entretien.

Le débat sur la présence de Birima ou même de B Ndour à Jakarlo, ne serait que la face visible de l’iceberg sur nos plateaux. Que les spécialistes de la lutte se limite à leur domaine, les musiciens et autres comédiens, idem . Ce style people ne peut aucunement signifié une compétence transversale. Une opinion, même les simples d’esprits, en ont. Si pour faire une revue de presse on a besoin d’studio, il est alors légitime de s’interroger sur la primeur entre l’information relayée et la manière de la relayer

Dans ce pays , il y a des intellectuels qui sont à la recherche de ces débats élevés et soutenus qui continuent de prendre leur mal en patience.

Alors aux journalistes de faire de la presse un lieu d’excellence et de pertinence. Il n’ y a presque pas à ce jour un plateau redoutable pour un invité. Nous n’ aurions alors que des tribunes par manque de journalistes teigneux et coriaces.

Toutefois, des émissions telles que l’Essentiel sur SenTV ou décryptage sur 2Stv , une réflexion telle que que le laser du lundi sont là pour sauver les meubles d’une presse que d’aucuns pensent aux abois.

Ousmane Sy

 

Pont, desserts et aliénation contre sang, sueur et dignité

IL est vrai qu’il est difficile d’avoir une lecture commune de l’histoire car chacun y va selon ses intérêts et selon sa formation. Ainsi donc, nous pouvons comprendre le président se contenter de desserts et A B Diagne s’emporter en exhibant les ponts, écoles et autres réalisations pour chanter le colonisateur et le colon.
En tant qu’enseignant, il serait plaisant et très instructif de rappeler, qu’entre temps, les entrées et les approches pédagogiques ont changé. L’enfant ne reçoit plus l’histoire mais il la conçoit.




Pour l’enseignement de l’histoire, la conscience du présent permet une conception savante du passé. Ainsi, on ne peut enseigner ces réalisations en occultant les vertus du travail ainsi que les conditions. Pour un enseignant, le cours débutera par une enquête sur les vertus cardinales du travail. Les apprenants trouveront chez leurs parents ces vertus qui se mesurent en termes de paie, de dignité et d’abnégation. Ce travail libère.

Ce sera à partir de cette conscience du travail que l’enfant remontera l’histoire et étudiera ses ouvrages sans jamais oublier la condition de l’homme qui est finalité de route chose. Ainsi, il découvre que contrairement à son père, l’ouvrier était assujetti au travail forcé. IL découvre aussi que des milliers de noirs ont sué et péri sous ces ouvrages présentés comme des cadeaux du ciel. Jamais un apprenant ne se réjoui de cette humiliation. Pourtant, ce dernier n’a que 12 ans. Douze ans pour ressentir un crime que des adultes s’évertuent a transformer en providence.
On pourrait aussi se demander quelles étaient les finalités de ces ouvrages ? Des ouvrages destinés à mieux piller, sucer et asservir l’indigène qu’était le colonisé.




L’élève Gaulois qui a appris sous la répétition peut chanter son maitre Gaulois mais, l’enfant sénégalais qui a conçu lui-même le temps vit son deuil historique.
Le premier vomit fidèlement ce qu’il avait ingurgité pendant que le second écrit fièrement son histoire.

 

Ousmane SY
Enseignant

Insulter la mémoire n’est banalité que dans un pays de merde

Nos valeureux grands parents se contentaient de desserts ? Ventre plein, nègre content ?

Ce contact a plutôt joué. un rôle important dans l’éveil des consciences des africains qui aboutirent à la requête de leur autonomie et de leur future indépendance. Si ces desserts enchantaient tant, nous n’en serions pas là. Ainsi votre fonction de valet dans votre univers intellectuel et votre lecture des rapports colons/colonisés auraient tout leur dans un protectorat.




Je ne peux, aujourd’hui, croire à cette ânerie quelque soit l’auteur du propos d’une part et d’autre part même si le nom d’un illustre historien y est mentionné. En tant que fils et petit fils, cet épisode sombre de l’histoire sera toujours, pour moi, une couleuvre à avaler. Je n’oublierai jamais par devoir de mémoire.

Une part importante de notre vie commune est dans notre passé. Et cette part a fait de nous une nation malgré les méfaits dévastateurs de la balkanisation de l’Afrique qui a fait que l’on emploie le terme : Etat/Nation

Nous avons quelque chose de la notion Nation/Etat qui a inspiré l’intellectuel homme d’Etat Senghor malgré ces frontières artificielles. Nous avons un leg. Nos aïeuls ont souffert ensemble et ont fait face ensemble. Ils n’ont jamais fait acte d’ allégeance pour ces desserts. La force meurtrière était tout simplement de l’autre coté. Ils ont été, physiquement dominés mais, chimiquement comme vous, JAMAIS.

El Hadj Omar, Lat Dior, Cheikh Ahmadou Bamba, Aline Sitoe, El Hadj Malick et tant d’autres valeureux parents ont craché sur ces desserts qui font baver quelque part.

Imaginons un instant, un digne dirigeant :

Chinois amender l’ère Showa source de discorde entre le Japon et la Chine

Français réhabiliter Maurice Papon condamné en 1998 pour des faits de la seconde guerre.

Palestinien chanter la Naqba

Allemand, ériger Hitler en héros

Israélien relativiser l’Holocauste

Tout simplement impossible




Dans la foulée de l’attentat du World Trade Center, Bush avait utilisé le mot « croisade »qui fut aussitôt condamné et aussitôt rectifié. Voila tout le sens de l’histoire.

Même le président Sarkozy qui nous avait insultés à Dakar, s’était plié face à l’intransigeance des autorités algériennes en parlant, au moins,  de reconnaissance des crimes imputés à la France.

Le devoir de mémoire a de la valeur dans certains  pays.

Quand on profane le sang versé  en persistant et en signant, quel sens donne t on à l’histoire ?  Quel sens donne t on à la devise de notre armée ?

Les sacs à paroles nous ont révélé que : « le monde est vieux mais l’avenir sort du passé »

Nous n’avons pas oublié, nous ne pouvons pas oublié et nous ne devons pas oublié.

Reçu et transmis

Ousmane SY

 

Caisse d’avance et hommes d’Etat: le comble de la tortuosité

Tout le monde était au courant de son mode de fonctionnement, est la réalité la plus partagée par les protagonistes de cette fameuse caisse. Au delà de ma casquette partisane de pro ou de contre que la tempête avait aveuglé, j’aborde cette question tel un citoyen, ressaisi, dont seule, la gestion sobre, vertueuse et transparente de nos ressources, intéresse.

La pratique, telle qu’elle a été décrite par la presse, par les pros Khalifa et les pros gouvernement est nébuleuse. Elle l’est tellement qu’elle mènerait a la condamnation de tout homme qui la met en œuvre. Elle révèle une extrême légèreté dans la gestion de nos ressources.




Mon souci ,en tant que citoyen est celui là de savoir comment  sont effectivement gérés nos ressources ? Que partage t on d’autre de nébuleux et qui n’est pas encore révélé ?

Mon rêve de citoyen serait de voir un homme d’Etat qui aurait trouvé ce fonctionnement contraire à la pratique d’une gestion transparente , la suspendre et surtout  la changer en la rendant conforme aux normes d’une gestion orthodoxe.

Mais, après tout le déballage, la réalité est que presque tous les hommes d’Etat partageaient ce secret sans jamais songer y mettre un terme. Un homme d’Etat aspirant à de hautes fonctions ne devrait pas rester de marbre face à une telle pratique.

Le citoyen se demande alors quelle est la place de ce mécanisme tortueux, scandaleux et manifeste d’escroquerie dans ce procès ? Allons nous diachroniquement condamner  de façon sélective, partielle et partiale et laisser ce fléau prospérer ?

Il s’agit pourtant de mes biens, de mes impôts, de mes ressources, tout simplement ,de l’agrégat de nos biens à nous, citoyens sénégalais. Le procès aura le mérite de révéler comment sont gérés nos biens. Personne ne s’en émeut. Quelle homme agira dans le sens de les sécuriser parce que les formules du moment ne le permettent pas ?

Tout le monde le savait et tout le monde s’était tu.




Je suis un citoyen qui exige que ces pratiques élémentaires et théâtres de combines cessent par le courage, le sérieux, la probité et le dévouement de nos hommes d’Etat à servir avec honneur. A défaut, j’aimerai voir ce juge qui mettra chaque homme face à ses responsabilités.

Celui qui ne peut pas changer ou dénoncer un système défectueux mènerait difficilement un pays à bon port.

Citoyens, ce détail, fut il un, parait pourtant très bavard

Ousmane SY

Enseignant à MBoumba

Islam: it’s black or white

Avec l’affaire I Seck,avons-nous vécu le temps de l’Islam ou un temps d’un Islam ? Nombre de politologues ont prédit une inéluctable fin de carrière politique du leader de Rewmi. Si on se fie à cette analyse, on peut alors déduire que l’Islam est un facteur essentiel dans la quête des suffrages au Sénégal. Or , si l’Islam peut éliminer, il doit aussi inversement faire profiter.




L’Islam n’est pas une religion au sens que des dogmes et des rites sont ajoutés à la vie quotidienne. L’Islam est plutôt un système  qui la régit  en offrant pleinement un sens à la vie du croyant. Sous cet angle précis, quel parti ou quel programme épouseraient pleinement cet Islam dans sa quiddité ? A cela s’ajoute que le peuple s’est choisi, lui-même, un régime républicain et laïque pour rappel. Penser dans un tel schéma que l’Islam pèse dans nos choix, parait difficile à soutenir. Nos critères de choix sont souvent autres.

L’Islam de Dieu, c’est back or white.

Nous vivons en paix et en harmonie dans le dessein que nous nous sommes choisis et d’aucuns avanceront que le choix du moindre mal s’impose face à deux ou plusieurs maux. Toutefois, entre celui qui a blasphémé, celui qui s’est tu et celui qui a condamné sans rien proposer en alternative, le mal se verrait partout. L’horizon ne laisserait alors apparaitre que des concurrents qui chercheraient à tirer profit d’une situation malencontreuse. L’Islam a eu son temps dans cette affaire comme dans d’autres d’ailleurs.



Cet épisode, celui du mur des lamentations, celui de « salat ala fatiha » et celui du « ayatal koursiyou » massacré par un ministre de premier rang sont suffisants pour illustrer que l’Islam n’est aucunement une priorité pour nos leaders mais un moyen pour accéder à des fins. De ce point de vue, « mburu fof ko farine ».




Que celui qui n’aura rien fait pour établir effectivement ce système ne s’émeuve face à l’ impunité car il n’aura rien mis en place pour sa protection. Nul ne s’attaquerait impunément les institutions que nous avons mises en place de toute évidence.

Chacun a sa parcelle privilégiée de l’Islam car il y trouve son bon compte. Mais l’Islam, dans sa quiddité et dans sa globalité, est il réellement  l’affaire du grand nombre ? Serions nous implicitement et tacitement d’accord avec beaucoup de détracteurs qui pensent que l’Islam est inadéquat au 21eme siècle ?

Qu’Allah nous vienne en aide.

Ousmane SY

Réflexion: Sénégalais et croyant ou croyant et sénégalais

Dans des pays occidentaux telle que la France, ce jeu de paradigme a déchainé des passions et occasionné des débats dans la gestion de l’Islam. Quel pourrait être alors la nuance sémantique entre ces groupes de mots ?
En quoi cet ordre mettrait il, le citoyen, au service de la république ou à celui de sa foi au détriment de l’autre ?
Nous vivons dans une république laïque dont le peuple est à 99% croyant. Le sens de la vie s’invite alors dans le quotidien de chaque citoyen et dans celui de chaque croyant. Dans cet espace pluriel, le vivre ensemble est un élément essentiel qui nous permet, par le respect et la tolérance, de garantir cette équilibre qui fait de nos diversités des richesses et des atouts incommensurables.




Ce vivre ensemble exigerait alors des limites ,des retenues qui éviteraient de stigmatiser des communautés au point de donner à l’ordre des paradigmes un sens obligatoire, rigide et réfractaire.
Il est de difficile de parler de crimes d’apostasie dans une telle nature républicaine mais les derniers remous de l’affaire I Seck, nous ont montré que l’ordre des paradigmes, une fois fouetté ou titillé, quelque soit le motif, peut déboucher sur des troubles. Le citoyen se revêtirait alors son manteau de croyant simple et engagé au nom du sens éternel de sa vie au détriment de la république garante des libertés.




Nous ne devons pas jouer avec le feu. Même s’il parait illusoire et peut être même impertinent de s’armer de lois en ce sens, un cadre peut quand même être trouvé pour éviter de pareilles situations à l’avenir. Nous sommes une république laïque fortement cimentée par la croyance qui est une fibre fondamentale de notre nation. Tout ce qui pourrait mettre en jeu ce brassage doit être régit quelque soit la nature de la république par un fort conseil de culte par exemple.
Aucune place ne peut faire office de tribune et de marionnette à la fois, sans secouer les fondements les plus ancrés. Il y a des expériences qu’il ne faut jamais tenter.

Ousmane Sy
Enseignant à Mboumba

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