Blog de Cheikh Yerim Seck

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Arrivée de la dépouille d’Ameth Amar ce jeudi…

YERIMPOST.COM Annoncée pour ce mercredi, la dépouille de l’industriel sénégalais Ameth Amar arrive finalement à Dakar ce jeudi 25 juillet. Le patron de NMA Sanders est décédé en début de semaine à Paris des suites d’un malaise.  Il sera enterré vendredi 26 juillet. Cependant, le lieu de son inhumation reste encore un mystère.

Décès de Tanor: Le ministre de l’Intérieur dépêché d’urgence en France

YERIMPOST.COM Le ministre de l’Intérieur est présentement à Paris pour assister au rapatriement du corps d’Ousmane Tanor Dieng. La dépouille du défunt secrétaire général du Parti socialiste est attendue à Dakar ce mercredi 17 juillet où elle sera inhumée dans le village de Nguéniène. A noter que Aly Ngouille Ndiaye a été dépêché en France par le chef de l’Etat.

Corruption: Vers un procès de Lamine Diack et cie

YERIMPOST.COM Lamine Diack sera bientôt jugé pour corruption active et passive, blanchiment en bande organisée. C’est ce lundi 24 juin que l’Agence France presse en a fait la révélation. L’ancien président de l’IAAF et cinq (5) autres personnes inculpées pour les mêmes faits seront prochainement fixés sur leur sort. Son fils, Papa Massata Diack, également impliqué dans cette affaire, n’a toujours pas été entendu par la justice française qui, à plusieurs reprises, l’a tenté, en vain. Le juge d’instruction en charge du dossier a ordonné l’ouverture d’un procès devant le tribunal correctionnel de Paris.

Lettre ouverte à M. Eric Lombard, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations, Paris, France

Monsieur le Directeur Général,

Je vous adresse cette lettre en ma qualité de président du mouvement
Un Autre Avenir, appartenant à l’opposition sénégalaise.
J’ai en effet appris avec stupéfaction l’accord de coopération bilatérale
que vous avez signé avec M. Aliou Sall, directeur général de la Caisse
des Dépôts et Consignation du Sénégal portant sur la période 2019-
2021 concernant le développement économique et l’appui aux territoires
français et sénégalais.
Il n’entre pas dans mes intentions de contester l’opportunité et l’intérêt
d’un tel partenariat entre nos deux pays dans la perspective d’une
exploitation de solutions innovantes, en particulier dans le cadre de
projets portés par des acteurs territoriaux. En revanche je m’interroge
sur le bienfondé d’un tel engagement au moment où, au Sénégal, se fait
jour un scandale dénommé le « PetroGazGate » qui met en cause la
personne même du directeur général de la Caisse des Dépôts de
Consignations, en l’occurrence votre homologue M. Aliou Sall.
Si l’on se reporte à un article récent du « Monde Afrique » qui relaie lui-
même un reportage réalisé par la BBC, ce dernier aurait profité d’un pot-
de-vin en contrepartie de l’attribution de concessions pétrolières et
gazières. Vous admettrez qu’il s’agit d’accusations très graves, sans
vouloir préjuger de la présomption d’innocence de l’intéressé.
Néanmoins, si les faits étaient avérés ils relèveraient du délit de
corruption et impliqueraient la société Pétro Tim, bénéficiaire de permis
de recherche et d’exploration des hydrocarbures. Permis ayant été
obtenu à la suite d’un décret signé par le frère de M. Aliou Sall, à savoir
M. Macky Sall actuel président de la République du Sénégal.
En outre, il se trouve que M. Aliou Sall est « Country manager » de la
société Pétro Tim et pour cela, toujours selon l’enquête de la radio
Britannique BBC, serait rémunéré mensuellement à hauteur de 25 000
dollars. Par ailleurs il bénéficierait d’une promesse de parts dans la
compagnie à hauteur de trois millions de dollars.

Ne croyez-vous, Monsieur le Directeur général, qu’au vu de ces divers
éléments il aurait été plus raisonnable de sursoir provisoirement à la
signature d’un tel accord entre vos deux Caisses dans l’attente que des
éclaircissements soient apportés dans cette affaire et que les soupçons
qui visent M. Aliou Sall soient levés ?
La population Sénégalaise attend que toute la lumière soit faite sur ces
révélations et que si des agissements frauduleux ont effectivement eu
lieu ils soient sanctionnés dans la transparence la plus complète. Pour
autant je ne m’explique pas qu’à ce stade des accusations portées
contre lui, M. Aliou Sall puisse encore être considéré par votre institution
comme un interlocuteur légitime.
Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur Général, à l’expression de
mes sentiments respectueux.

P.S : Copie adressée à M. le Directeur général de l’AFD

Ibrahima Thiam
Président du mouvement Un Autre Avenir

Le C25 France met le feu à partir de Paris

Le C25 France vient d’obtenir une autorisation de la préfecture de police de Paris pour l’organisation d’un grand rassemblement public devant le parlement Français.
L’objectif étant de porter à la connaissance du monde entier les violations graves et répétitives des principes et valeurs qui fondent la démocratie Sénégalaise.
Le régime de l’actuel président Macky Sall plonge le Sénégal dans une crise politique sans précédent.
Des candidats de l’opposition éliminés sans raisons, d’autres exilés sans motif, une justice couchée, des forces de défense et de sécurité aux ordres d’un parti au pouvoir clanique et sectaire, le Sénégal est devenu un pays à risque.
Cette grande mobilisation sonnera comme le début d’une longue série d’actions à l’international que le C25 France compte déployer auprès de la communauté internationale (partenaires techniques et financiers du Sénégal…).
La manifestation aura lieu sous la présence effective de leaders membres du C25 Sénégal,
– Le mercredi 30 janvier 2019, de 13h00 à 18h00 à la place des invalides
Métro : invalide ou Assemblée Nationale
Nous appelons tous les sénégalais de l’intérieur comme de l’extérieur à organiser la résistance contre cette tyrannie en escalade.








Fait à Paris le 24 janvier 2019
Le coordonnateur
Ousseynou SECK Tel : 0612692567, email : Seck.illuminati@gmail.com

Paris: Rencontre à huis clos entre Macky Sall et Nicolas Sarkozy

YERIMPOST.COM À Paris où il était pour les besoins du Groupe consultatif qui s’est soldé par une réussite « totale », le chef de l’Etat n’a pas fait que celà… Loin des caméras et autres regards indiscrets, une rencontre et non des moindres a eu lieu entre le président Macky Sall et l’ancien chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy. C’est l’Observateur qui révèle ce tête-à-tête qui s’est déroulé dans la demeure du couple Sarkozy. C’était peu après la cérémonie de dédicace du livre « Le Sénégal au coeur » que le président Sall quitte l’hôtel Inter Continental, accompagné seulement de son aide de camp. Il s’est rendu à la résidence située dans le 16e arrondissement où l’attendaient Nicolas Sarkozy, Me Robert Bourgi (Monsieur Françafrique) et Pierre Barret, conseiller diplomatique de l’ancien président français. Sans que l’on ne sache vraiment les réelles motivations de cette rencontre, le journal souligne qu’il a été question de la situation politique au Sénégal mais aussi du Groupe consultatif qui s’est révélé florissant.







Le Sénégal ramasse un pactole au Groupe consultatif de Paris

YERIMPOST.COM 14 milliards de dollars, c’est le total de toutes les contributions amassés par l’Etat du Sénégal ! Un pactole !







Groupe Consultatif de Paris: les premiers fruits tombent…

YERIMPOST.COM La Banque africaine de développement (Bad) a été la première institution à consentir un financement pour la 2e phase du Plan Sénégal émergent (Pse).Dans une allocution, le vice-président, Akinwumi Adesina, a annoncé que son institution a décidé de consentir un financement de 1158 milliards, soit 41% du montant sollicité par le Sénégal. Elle a également décidé de débloquer une somme de 200 milliards pour financer des projets du secteur privé, soit au total 1358 milliards.







Paris: l’opposition met son « gilet jaune » au Groupe consultatif

YERIMPOST.COM Le financement de la phase 2 du Plan Sénégal émergent, qui va se jouer au pays de Marianne ces 17 et 18 décembre prochains, ne sera pas que du beurre pour le président de la République et son gouvernement. Des leaders de l’opposition ont réservé leurs vols pour se rendre à Paris où est prévue la réunion du Groupe consultatif. Une manifestation est prévue devant le siège de la Banque mondiale où l’Etat du Sénégal va rencontrer les partenaires financiers et tenter de renflouer ses caisses à hauteur de 2850 milliards. A quelques deux (2) mois de la présidentielle, l’opposition voit d’un mauvais oeil que le président Macky Sall veuille engager le Sénégal dans un emprunt aussi lourd.







Transferts : Pastore quitte Paris, Al-Khelaïfi s’occupe de Rabiot

Pastore quitte officiellement le PSG, Al-Khelaïfi s’occupe du dossier Rabiot, Saint-Etienne tente Ben Arfa, Khazri et Gameiro, Buffon attendu à Paris dans une semaine, Nainggolan signe à l’Inter… Voici le Top 5 des gros dossiers mercato du jour à ne pas manquer. Découvrez aussi le Télégramme Foot Transfert, pour ne rien rater de l’actu de ces 24 heures.




Le mercato estival ayant ouvert ses portes, les clubs s’activent pour préparer leur effectif en vue de la saison prochaine. Du lundi au samedi à 18h, Maxifoot vous propose quotidiennement le best of des plus gros dossiers mercato et le résumé des principales informations de ces dernières 24 heures, avec les transferts officiels et les rumeurs méritant une attention particulière. Pour voir toutes les informations classées par date ou par club, rendez-vous sur les tableaux mercato de Maxifoot. Le TOP 5 des dossiers du jour qu’il ne fallait pas rater 1. Pastore quitte officiellement le PSG C’était annoncé, c’est désormais officiel : Javier Pastore quitte le Paris Saint-Germain pour l’AS Rome. Le champion de France a officialisé ce mardi le départ du milieu offensif argentin, arrivé lundi dans la capitale italienne pour passer sa visite médicale et signer son contrat de 5 ans. Ce transfert va rapporter 24,7 millions d’euros (bonus compris) au PSG. El Flaco avait déjà écrit un message d’adieu aux supporters parisiens lundi. «Je ne pensais pas que ce moment allait arriver, mais il est temps de vous dire au revoir. J’aimerais remercier tous les Parisiens qui m’ont magnifiquement accueilli, qui m’ont permis de me sentir comme chez moi durant toutes ces années, a publié l’Argentin sur son compte Facebook. J’aimerais remercier plus particulièrement tous ces supporters qui m’ont toujours transmis un amour inégalable ; je les porterai toujours dans mon coeur.» 2. Al-Khelaïfi s’occupe de Rabiot… Adrien Rabiot est un dossier chaud au Paris Saint-Germain. Sous contrat jusqu’en juin 2019, le milieu de terrain n’a toujours pas prolongé et son cas agace en interne. Selon les informations de Paris United, le président Nasser Al-Khelaïfi est «excédé» par certaines attitudes dans le clan du joueur. Son refus d’être réserviste pour le Mondial ou les discussions avec d’autres clubs sont très peu appréciés. Le patron du club de la capitale va donc reprendre le dossier en main. Son souhait est de prolonger Rabiot et de le conserver au moins une saison de plus. Al-Khelaïfi veut discuter avec son agent qui réclame un salaire mensuel de 600 000 euros. 3. Saint-Etienne tente Ben Arfa, Khazri et Gameiro ! En fin de contrat au Paris Saint-Germain, Hatem Ben Arfa va enfin retrouver les terrains la saison prochaine. Reste à savoir où. Selon France Football, l’AS Saint-Etienne a approché le milieu offensif parisien et l’entraîneur Jean-Louis Gasset l’a contacté personnellement. Une information confirmée par RMC. Cependant, la radio précise que «HBA» a préféré ne pas donner suite, même s’il a apprécié l’intention du coach de l’ASSE. Lyon, Dortmund ou encore le FC Séville sont toujours intéressés par le Parisien. De leur côté, les Verts ont donc décidé de s’activer pour Wahbi Khazri. Prêté à Rennes par Sunderland cette saison, restera-t-il en Ligue 1 pour le prochain exercice ? Saint-Etienne a engagé des discussions avancées avec l’attaquant tunisien. Les Verts cherchent un milieu offensif car Rémy Cabella ne devrait pas être conservé, son prix supérieur à 10 M€ fixé par l’OM étant jugé excessif. Le journaliste Karim Nedjari a aussi dévoilé sur la chaîne L’Equipe un intérêt pour l’attaquant Kevin Gameiro. En manque de temps de jeu à l’Atletico Madrid, l’international français sera-t-il séduit par le challenge stéphanois ? L’idée est en tout cas intéressante. 4. Buffon attendu à Paris dans une semaine Les semaines passent et Gianluigi Buffon n’a toujours pas signé au Paris Saint-Germain. A priori, cela devrait être fait bientôt, sauf gros rebondissement. Selon RMC, les deux parties ont trouvé un accord pour un contrat de deux ans et l’Italien doit signer en fin de semaine prochaine. «Les accords ont été trouvés.





Les paroles ont été données mais il n’y a rien de signé encore. L’urgence, c’est les ventes de plusieurs joueurs» , a confié une source proche du PSG à la radio. Le champion de France veut d’abord vendre pour rester dans les clous du fair-play financier avant d’accueillir ses recrues. 5. Nainggolan à l’Inter, c’est fait ! Comme prévu, Radja Nainggolan quitte l’AS Rome pour l’Inter Milan. En effet, le club lombard a officiellement confirmé l’arrivée du milieu de terrain belge chez les Nerazzurri. Un très joli coup pour le champion d’Europe 2010, qui a déboursé 24 millions d’euros pour ce transfert. Le jeune milieu de terrain Nicolo Zaniolo et le latéral polyvalent Davide Santon effectuent eux le chemin inverse pour renforcer les rangs de la Louve. Télégramme Foot Transfert – mis à jour le mardi 26 juin 2018 à 16h C’est officiel : – Courtisé par Lyon, le défenseur central de Mayence Abdou Diallo a signé 5 ans à Dortmund, qui a déboursé 30 M€. – Le défenseur central de Troyes, Christophe Hérelle, rejoint Nice pour 4 M€. Le TOP des bruits de couloir qu’il ne fallait pas rater : En France – Le gardien du PSG, Alphonse Areola aurait donné son accord à Naples. Le PSG souhaiterait pourtant le conserver comme numéro 1 malgré l’arrivée de Gianluigi Buffon. – Le milieu offensif de Guingamp Clément Grenier discute avec Rennes, Everton, Fulham, le Milan AC, Newcastle et Fenerbahçe. – Monaco pourrait se séparer des ailiers Rachid Ghezzal et Baldé Keita cet été, un an après leur arrivée. – Rennes souhaite obtenir le prêt avec option d’achat de l’ailier Sofiane Boufal (Southampton). – Lille a refusé une offre de 12 M€ du FC Valence pour son latéral droit Kévin Malcuit.





– Prêté à Sochaux cette saison, l’attaquant Aldo Kalulu devrait signer au FC Bâle. A l’étranger – Le latéral droit du FC Valence, prêté à l’Inter Milan lors de la saison écoulée, Joao Cancelo, doit signer mercredi à la Juventus Turin pour près de 40 M€. – La Juventus Turin discute avec l’entourage de l’attaquant de Manchester United Anthony Martial. – Arrivé il y a huit jours au Sporting Lisbonne, l’entraîneur Sinisa Mihajlovic pourrait déjà être poussé dehors suite au départ forcé du président. – En cas de départ de Gonzalo Higuain, la Juventus Turin songe à l’attaquant du FC Valence Rodrigo Moreno. – Source: Maxifoot, http://www.maxifoot.fr/football/article-36497.htm#footref

Vidéo- Levée du corps du bassiste Habib Faye à Paris





Urgent: Macky Sall règle ses comptes avec l’opposition depuis Paris

On se serait cru en pleine campagne électorale à Paris, devant  une foule de militants de l’Alliance pour la République et de la coalition Benno Bokk Yakaar. Dans la soirée de ce jeudi, suite à l’adoption et au vote de la loi sur le parrainage, le chef de l’Etat a réagi. « Dans une démocratie, si des gens ne veulent pas dialoguer politiquement, il y avait toujours le moyen de le faire au parlement. Là aussi, ils n’ont pas voulu. C’est une minorité qui a voulu imposer sa loi à la majorité et ça, ça ne peut pas marcher. » a introduit d’emblée le président Macky Sall. Répondant aux plus récalcitrants de cette loi qui soutiennent que le parrainage est un moyen pour le président d’éliminer ses adversaires, il dira: »ce n’est pas moi, ni les partis de la mouvance encore moins le gouvernement qui gère le processus des dépôts. C’est le conseil constitutionnel ! Ils ont dit qu’ils vont mettre le feu au pays mais le peuple dans sa majorité, a déjoué ce qui a été une manipulation de longue date. Les députés de la majorité sont à féliciter : Ils ont fait un travail remarquable ! Ils ont su mener le débat jusqu’à son terme et ensuite voter cette loi qui va permettre à notre démocratie de se poursuivre et de poursuivre sa trajectoire. » Ensuite, c’était le discours galvanisant des troupes…



Vidéo: Macky Sall réagit depuis Paris à l’adoption de la révision constitutionnelle





Ce que pense Cheikh Bamba Dièye sur la visite de Macky Sall à Paris

YERIMPOST.COM Macky Sall ne se soucie pas de la sécurité des Sénégalais. C’est la conviction de Cheikh Bamba Dièye. Le député a constaté que toutes les grandes manifestations de l’opposition susceptibles de dégénérer ont trouvé le président de la République à l’étranger. L’histoire s’est encore répétée. « À 48h du vote risqué de la loi sur le parrainage, il a encore pris l’avion pour aller se réfugier chez ses chefs », a-t-il tonné.




(Vidéo) – Urgent: La bagarre fait rage au consulat général du Sénégal à Paris





Vidéo- Macky Sall traité de « dictateur » au consulat du Sénégal à Paris





Karim Wade gagne définitivement la bataille de Paris contre l’Etat du Sénégal

YERIMPOST.COM Les avocats de Karim Wade et d’Ibrahim Abou Khalil dit Bibo Bourgi peuvent bel et bien jubiler, contrairement à l’avis de leurs collègues de l’Etat. Ces derniers estimaient que la bataille était loin d’être gagnée. Mais, il n’y a plus de doute que le fils de l’ex-président Wade a obtenu gain de cause devant la justice française, au sujet de la demande de confiscation de ses biens initiée par le Parquet financier de Paris à la demande de l’Etat du Sénégal, renseigne le journal Enquête. La décision de rejet rendue le 14 mars dernier est devenue définitive, car l’Etat ne s’est pas pourvu en cassation. Ce qui a été constaté par la justice française à travers un certificat de non-pourvoi daté du 23 mars 2018.



Décision de la Cour d’Appel de Paris sur l’affaire Karim Wade: l’Etat donne sa version

YERIMPOST.COM À chacun sa version sur la décision de la Cour d’appel de Paris sur l’affaire Karim Wade. Après la sortie des avocats de Karim Wade déclarant une nouvelle défaite de l’Etat du Sénégal, les avocats de celui-ci régissent. « Contrairement aux affirmations de M. Karim Wade,  la justice française ne l’a nullement innocenté, ce qu’elle n’avait d’ailleurs pas le pouvoir de faire », a précisé Me Yérim Thiam dans un communiqué rendu public. Selon l’avocat, si la justice française a débouté l’Etat du Sénégal, c’est du fait de «l’absence d’infraction assimilable en droit français à l’infraction d’enrichissement illicite ». Et Me Thiam d’ajouter : « Les premiers juges ont, à bon droit, faisant application des dispositions de l’article 713-37 1 du code  de procédure pénale, rejeté la requête tendant à l’exécution de a condamnation prononcée par la juridiction sénégalaise de ce chef à l’égard de Karim Wade ». « Ces dispositions ne permettent pas de dire que la justice française aurait refusé de reconnaître la décision de a Crei en lui niant toute valeur juridique. Le caractère définitif de l’arrêt de la Crei a bel et bien été reconnu par la Justice française », a conclu l’avocat.

La Déclaration de Paris de Mansour Sy Djamil: De la justice à la raison du plus fort…

YERIMPOST.COM La voici…

Le procès de Khalifa Ababacar SALL et de ses co-prévenus a pris fin le vendredi 23 Février 2018, après vingt-et-un (21) jours d’audience. En attendant le verdict du 30 Mars, le Juge LAMOTTE a demandé à toute l’assistance de prier pour lui, pour qu’il prenne la bonne décision. Le wolof dit que : « kuy def lu bakh yaay nianal sa bop » (celui qui fait du bien, ce bien est une prière pour lui). Et faire du bien en la circonstance, c’est de se conformer à sa fonction première d’autorité judiciaire qui est de trouver une issue heureuse à cette tension entre le légal et le social. C’est dans cette tension, dans cette unité dialectique, dans cette totalité contradictoire que réside le fondement et la justification des caisses d’avance ou fonds politiques en place depuis l’époque coloniale. Cette dialectique qui a irrigué en partie les différentes plaidoiries du procès et qui traduit la légitimité de l’autorité judiciaire. Ainsi, le juge prendra la bonne décision en assumant la haute dignité de sa mission : protéger l’individu contre une privation de liberté non justifiée.

 

Il suffit qu’il s’en tienne à cela pour que la prière ait son impact total sur la décision

 

  • Le Prophète (PSL) n’a-t-il pas dit : « Qu’ALLAH (SWT) ne refuse jamais la prière d’un Imam juste, de celui qui fait fréquemment du zikr, et de la victime d’une injustice ». Hadith rapporté par Bayhaqi.

 

)طسقماملاإومولظملاواريثكًاللهركاذلا:مهءاعداللهدريلاةثلاث(ةباجتسم

.ينابللأا       هنسحو    ،ي

 

Donc une décision du Juge LAMOTTE est déjà une prière pour lui. Elle est sacralisée par ce hadith du Prophète (PSL). La décision qui serait de protéger Khalifa Ababacar SALL contre une privation de liberté non justifiée dont il a déjà largement souffert, donnerait un réarmement moral à la justice de notre pays.

 

Le Juge LAMOTTE y parviendra également par la maitrise totale des différends qui gangrènent le peuple sénégalais, en assumant la tache exténuante d’y trouver des solutions, repérer les obstacles à la réconciliation et rééquilibrer ce qui dans la société glisse vers la brutalité et l’arbitraire. Aujourd’hui le problème auquel la société est confrontée est la volonté d’un homme impopulaire qui s’accroche au pouvoir, déterminer à gripper le processus électoral et à éliminer ses adversaires les plus menaçants.

 

Cette situation devrait être l’arrière-plan de toute décision de justice.

 

  1. La raison du plus fort

 

Monsieur de la FONTAINE l’a dit dans sa fable « La raison du plus fort est toujours la meilleure » mais la raison de Macky SALL ne sera pas la meilleure parce que, malgré les apparences, il n’est pas le plus fort. C’est parce qu’il se sent profondément affaibli et esseulé qu’il tente d’instrumentaliser la justice pour éliminer des adversaires potentiels aux échéances électorales à venir. Il est conscient qu’il n’est pas le maitre du jeu. Il ne l’est même pas dans son propre parti.

 

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En essayant de faire condamner Khalifa Ababacar SALL, ce procès de la honte qui n’a pas sa raison d’être est en fait le procès de l’obstination, de l’acharnement et de la méchanceté.

 

Il y a de cela huit (08) ans, je publiais une déclaration au gamou de Stuttgart sur la situation délétère de notre pays à la suite de l’agression perpétrée par la police contre la Cathédrale de Dakar. Comble de sacrilège elle a lancé des bombes lacrymogènes contre les fidèles. Mes amis chrétiens, alors que j’étais à Stuttgart, avaient sollicité ma réaction devant la gravité de la situation.

 

La déclaration s’intitulait : « DAFA DOYE NA DEEM !! », ça suffit qu’il dégage. Il s’agissait d’Abdoulaye WADE et il est parti.

 

Au moment de prendre la parole pour le gamou de Stuttgart de cette année, une note m’est parvenue m’informant de l’exclusion de Khalifa Ababacar SALL ainsi que ses camarades du Parti Socialiste (PS). J’avais, à partir de Stuttgart, fait cette seconde déclaration lue durant le gamou à l’annonce de l’exclusion de Khalifa Ababacar SALL du Parti Socialiste (PS), à la veille du début de son procès. Il s’agit de la confirmation d’un acharnement obsessionnel contre un leader politique dont la trajectoire, sans faille, depuis sa prime jeunesse, le destinait aux plus hautes responsabilités de notre pays. Aujourd’hui, le procès touche à sa fin, l’exclusion est une liquidation politique et le procès en est l’inhumation. Cette déclaration de Paris lue devant le forum « les nouveaux enjeux de la globalisation et la révolution numérique » organisé par la section francilienne de « Bess Dou Niak » me permet de dire ma colère devant la férocité des responsables politiques de ce pays, ma hantise devant les tyrannies qui renaissent, mon effroi devant la fachosphère qui s’insTalle et ma tristesse devant les carrières brisées.

 

Oui, je suis lassé par tant de trahisons, fatigué par cet abaissement de l’intelligence et de la dignité, déçu par tant d’ignominies.

 

La décision du bureau du Parti Socialiste (PS) ne concerne pas que les militants socialistes. C’est également notre affaire. Ce parti n’a pas su surmonter ses pulsions suicidaires. Dans ses rangs aujourd’hui déprimés et clairsemés, les haines recuites, et la prééminence des égos l’ont emporté sur les intérêts premiers du Parti.

 

Le PS du Congrès sans débats n’a pas su renouveler les visages et les usages pour redevenir ce grand parti pivot de la vie politique, depuis l’indépendance. Il ne cesse de s’enfoncer depuis sa défaite électorale qui s’est avérée être une véritable déroute politique. Ce n’est pas l’occurrence de la défaite, somme toute prévisible, mais son ampleur. Aujourd’hui, le pronostic vital de la vieille maison de Léopold Sédar SENGHOR est sérieusement engagé. Ce parti a été emporté par cette rigidité intellectuelle et politique qui a empêché les remises en cause nécessaires.

 

Nous avons tous en nous quelque chose du Parti Socialiste. Parti de Serigne Babacar SY et de Serigne Fallou MBACKE qui ont joué un rôle essentiel dans sa création et sa propagation. Nous l’avons toujours considéré comme un patrimoine familial.

 

Serigne Abdou Aziz SY Al Amine (RTA) m’a dit : « C’est grâce aux difficultés de Léopold Sédar SENGHOR et de l’BDS qu’il a compris le sens du verset » :

 

 

 

 

2

 

ُُ ْْ ْْ ُ ْْ َ  ُ
ءاَشَتنمزعتوءاَشَتنممكلملاُزنعَتوءاَشَتنمكلملايتؤتْكلملاكلاممهلالق
ُ َ ِ ََِ َ ِ  ِ َِ
َُ ُ   ِ َُ َ ُ ْ ُ ََُ  ِ
َ ُ َ َ َ ُُ
ريدِقءٍيَش لكىلع كَنإۖرْيخلاَكَدِيبۖءاَشتنملذِتو
ْ ِ َٰ ِ َُِ ُ َ   َ

«Dis Dieu, le Maître de la Souveraineté donne le pouvoir à qui il veut et le retire à qui il veut ».

 

Quand je lui demande pourquoi, il me répond : « A cause de tous les obstacles dressés pour que Léopold Sédar SENGHOR ne réussisse pas avec son Parti ». Et pourtant à cause du soutien jamais démenti de Serigne Babacar SY et de Serigne Fallou MBACKE, Léopold Sédar SENGHOR a régné et son Parti avec lui.

 

Aujourd’hui nous sommes loin de tout cela, c’est Khalifa Ababacar SALL qui est exclu du Parti Socialiste (PS), un acte annonciateur d’une débâcle prochaine : on s’acharne sur le leader menaçant, avec la complicité des dirigeants de son propre parti. Aujourd’hui en l’excluant du PS, c’est le sens de sa vie qu’on tente de nier. On veut lui enlever toute légitimé.

 

Machiavel définissait la politique comme un art souverain du mensonge, mâtiné d’une absence totale d’éthique. Les élections législatives de 2017 l’ont amplement prouvé mais nous avons la faiblesse de croire que la politique peut être autre chose : renforcer la capacité d’une société à s’emparer de son destin, à inventer un ordre juste et à se placer sous l’impératif du bien commun. Nous irons dans ce sens et ne lâcherons rien !!

 

Pour comprendre cette nouvelle péripétie dans la liquidation politique de Khalifa Ababacar SALL, il faudrait effectivement remonter aux élections législatives du 30 Juillet 2017 et même avant.

 

Ce qui s’est passé le 30 Juillet 2017 n’a pas de précédent dans l’histoire politique du Sénégal. Des élections ingagnables par le régime en place parce que ultra minoritaire et impopulaire ont abouti à des résultats plus que contestés, qu’aucun patriote sénégalais soucieux de l’image de son pays ne peut accepter ; cette image a été inexorablement abimé par la conduite des législatives de juillet 2017.

 

C’est d’une extrême gravité pour l’avenir de ce pays et de sa démocratie. Pire que la présidentielle de 2007 organisée également par Macky alors directeur de campagne de WADE quand Moustapha NIASSE disait : « Abdoulaye WADE n’a pas remporté les élections, il les a emportées ». Donc Macky est coutumier du fait d’élections

 

  • emportées ». Il convient d’en comprendre les raisons pour se dépêtrer de l’épineuse question qu’elle pose à tous ceux qui s’agitent, cogitent, méditent et éditent sur notre pays, au citoyen « lamda » certes mais également aux élites prédatrices qui mènent le pays depuis l’Indépendance et qui ont toutes « emporté » des élections. Après deux (02) alternances, on se croyait à l’abri d’une telle régression. C’est le lieu d’en venir au caractère central de la magistrature dans notre arsenal judiciaire et démocratique.

 

  1. Le caractère central de notre magistrature

 

 

 

Quand dans un pays les critiques les plus acerbes sur l’indépendance de la Magistrature viennent des magistrats eux-mêmes au niveau le plus élevé, entraînant

 

3

 

leur démission des instances dirigées par le Président de la République lui-même pour déficit de transparence, cette justice-là perd toute crédibilité ; non seulement en politique, mais également dans l’environnement des affaires où les investissements étrangers trouveront le pays peu attrayant parce que trop risqué. Je voudrais à ce propos partager avec vous la réflexion de l’éminent académicien et avocat français, Maurice GARCON, qui disait : « Les politiciens sont abjects. Leurs intérêts électoraux ou d’argent leur font faire des ignominies. » Il est encore sans appel quand il parle des magistrats voilà ce qu’il dit d’eux :

 

  • Pour les Magistrats, c’est autre chose. La décoration et l’avancement en font des valets. Ils sont lâches, trembleurs et pusillanimes. Ils ont peur de leur ombre dès que se manifeste une intervention un peu puissante. Toutes les palinodies leur sont bonnes lorsqu’il s’agit de flatter le pouvoir. Leur prétendue indépendance dont il parle est une plaisanterie. Plus ils gravissent les échelons des honneurs plus ils sont serviles. Pour faire la grande carrière, il faut avoir accumulé tant de platitudes qu’on peut dire que leur bassesse est proportionnelle à leur élévation. Voilà pourquoi Paris est pire que tout. Pour en arriver là, il faut avoir tant de fois courbé l’échine et servi des maitres divers, que toute moralité est absente. Ils sont d’ailleurs ingrats. Si le Gouvernement change, ils se mettront au service de celui qui tient présentement le pouvoir et jetteront impitoyablement en prison ceux dont quinze (15) jours avant ils léchaient encore les bottes et auxquels ils doivent ce qu’ils sont devenus. Vivre quotidiennement avec des gens qu’on méprise, passer des journées dans une maison sale et respirer dans un air plein de miasme voilà pourtant ma destinée » (Maurice GARCON, Journal 1939-1945).

 

Il dit dans ce texte que Paris est pire que tout, c’était la situation de la France de 1939. C’est cet affaissement de la justice française devant ses responsabilités, trainant une corruption cancéreuse, qui a été à la base de la débâcle de la France durant la guerre de 39-45. Quand l’éthique déserte l’Etat, le désastre se pointe à l’horizon. Et Hitler a fait de la France une bouchée. Je n’irai pas jusqu’à dire que Dakar de 2018 est pire que tout ; je crois en l’avenir de la justice de mon pays et à ses Magistrats dont certains, la majorité, sont d’une intégrité sans faille comme l’ont révélé les délibérations du dernier Congrès de l’Union de la Magistrature du Sénégal (UMS).

 

Autant j’ai vu des avocats éloquents et brillants se succéder à la barre, pour prouver l’innocence de Khalifa SALL et de ses co-prévenus, autant j’ai eu le sentiment d’un gâchis quand j’ai entendu l’Agent judiciaire de l’Etat, une tête bien faite, mettre son intelligence, et son talent au service d’une cause injuste : l’arrestation de Khalifa Ababacar SALL et de ses co- prévenus.

 

Cependant je ne désespère pas de notre justice qui a des ressources humaines de qualité.

 

 

 

 

 

Nous allons vers des échéances électorales décisives pour l’avenir du Sénégal. Dans ce contexte, comme disait Alain Badiou « la politique est ramenée au choix électoral d’un Président. De cette définition peut découler une conception assez cynique de la politique faite de concurrence, de rivalité, de brutalité, de combat avec tout ce que cela implique de vilenie, de corruption, de mensonge et de violence.»

 

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Il y a les tenants de ces pratiques qui n’ont rien à envier a Machiavel, qui dans Le Prince définit les procédures de lutte pour le pouvoir, l’occupation, l’exercice et les qualités requises pour être l’homme de ce genre de combat.

 

  • La contradiction entre justice et pouvoir a elle-même une longue histoire. Platon a essayé de fixer les normes d’un Etat soumis à l’idée de Bien et montré que ce n’était chose aisée. Assez tardivement, autour du XVIIIème siècle notamment avec Rousseau et ensuite à travers les efforts de plusieurs penseurs révolutionnaires du XIXème siècle notamment Marx et Engels mais aussi Proudhon, Fourrier, Auguste Comte, Blanqui, Feuerbach ». (Alain BADIOU, Eloge de la politique)

 

Les philosophes et les religions ont essayé de définir : « Qu’est-ce qu’un pouvoir juste ? ».En effet, la justice est aussi au cœur du projet social islamique. ALLAH (SWT) dit :

 

ْ َ ُ ْْْ َ ْ  َ ْ َ َ
َ َْ
ۖطِسْقِلابسانلاموقيلِناَزيمَِلاوباتكِلامهعماَنلزنأوَتاَنِيبلاباَنلسُر اَنلسرْأدقل
ْ ُِ َ َ ََ ََُُ َ َِِ ُ  َ
َ َ اللََّ َ َ ْ ْ ْ َ
َ
بيْغلابَُهلسروهرصنينم  معيوسانلعفاَنموديدَشِ س أبهيفديدِحلااَنلزنأوَ
ِ ِ ُُ ُُُ َ َُ ِْ ِ ِ ِ ََِِ َ
ُ َ
َ
ِ اللَِّ
زيزع يوق  نإ
َِ ٌّ

 

  • Nous avons envoyé nos prophètes avec des signes et avons descendu avec eux des livres et la capacité de peser et de soupeser chaque situation pour que les êtres humains vivent dans la justice et l’équité ». Donc tout ce qui touche à la justice ne nous est indifférent ou innocent parce qu’il a une portée divine récompensée par ALLAH qui dit ne jamais refuser la prière d’un Imam juste. Ici le rôle du juge est sacralisé avec les attributs de la Sainteté.

 

Ainsi la nécessaire séparation des pouvoirs pose une double question : celle de l’indépendance des juges et de la relation entre le judiciaire et l’Exécutif. Il doit être attaché à la fonction de juge une forme de hauteur, de grandeur, de distance qui seules donnent à ses décisions une sorte d’autorité et de crédibilité. Une justice matinée d’empathie et d’humanité est tout de même compatible avec cette hauteur et cette distance. Elle doit traduire le désir permanent au sein des tribunaux d’analyser sans relâche les liens qui existent entre l’éthique, les fondements moraux et politiques de l’institution judiciaire, l’organisation de son travail et le contexte social et historique qui en est l’arrière-plan. Et dans le cas d’espèce de la caisse d’avance, les intervenants sont largement revenus sur la réalité sociale et historique qui l’a créée et pourquoi le procès et pourquoi maintenant ? pour souligner la partialité, la temporalité et la disproportionnalitè.

 

  1. Où est la gauche ?

 

Des évènements se sont passés avant le 30 Juillet 2017, qui nécessitaient une réaction collective et réfléchie des forces de transformation sociale. L’arrestation de Khalifa Ababacar SALL et ses co-prévenus n’avait pas lieu d’être. Mais on n’a laissé faire. Certaines forces curieusement aphones et atones telles que nos amis du PIT et de la LD ont préféré porter les béquilles du pouvoir actuel parce qu’elles ont abandonné la lutte. Pourquoi si peu de référence et d’attachement à une tradition politique de justice et de progrès social, qui vient de loin, et fait partie du patrimoine patriotique de notre

 

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histoire contemporaine ? Tout le monde dénonce la situation actuelle, collectivement et individuellement : Amnesty International, Alioune Badara Cissé mais aussi le rapport de la CENA sur les élections du 30 juillet 2017 lors qu’il déclare : « les sénégalais sont unanimes à reconnaitre que les élections législatives du 30 juillet se sont déroulés dans des conditions difficiles ; les récriminations étaient nombreuses, vérifiables et vérifiées sur le terrain ; Personne n’a nié un tel fait ».

 

La Ligue Démocratique vient de réagir positivement en isolant et en neutralisant l’enclave de l’APR dans leur parti en déclenchant une dynamique de rectification qui a abouti à la tenue du VIIIème Congrès statutaire de la Ligue Démocratique Debout (LD) dont la résolution finale stipule : « Considérant la situation de la Ligue Démocratique caractérisée, depuis le lendemain de la deuxième Alternance par une entreprise de captation de notre Parti pour en faire un instrument non plus de lutte et de promotion des intérêts du Peuple, mais tout simplement un outil de promotion personnelle de quelques individus. Cette stratégie de captation a été basée sur un renoncement à tous les objectifs, valeurs et principes qui guident l’action du Parti et sur une inféodation totale au régime en place afin d’obtenir quelques postes dans les structures étatiques et autres avantages financiers, avec à la clé des tentatives de corruption de nos bases militantes ».

 

  1. A quand le tour du PIT ?

 

Le PIT que je connais mieux était un parti sérieux, prolongement du PAI historique qui

 

  • lui seul est une caution de patriotisme au Gouvernement actuel. Il a été l’élément subjectif ayant mené avec vaillance et constance la lutte de notre peuple pour son émancipation. La révolution nationale et démocratique qui reposait en partie sur le soutien du camp socialiste, représentait sa vision tactique et le socialisme, sa stratégie finale. Je peux comprendre qu’avec l’effondrement de ce camp et le désinvestissement idéologique qu’il a créé que les marxistes sénégalais aient été amenés à se « réajuster » pour reprendre l’expression caustique du Feu Amady Aly DIENG. Se réajuster oui, eu égard à la nouvelle donne, mais pas au point d’y perdre son âme. On est loin, en effet, des temps où dans le rapport du Comité central du 2ème Congrès du PIT, en 1984 on se demandait : « Comment assurer à l’avenir l’expression démocratique sans entrave du suffrage universel ? La réponse à cette question dépend organiquement de la puissance du mouvement démocratique, de l’existence d’un dense réseau d’organisations prenant en charge de manière diversifiée et convergente les préoccupations des couches populaires, de leur éducation civique, y compris des questions aussi élémentaires que la façon de voter correctement, sans céder aux intimidations et pressions de tous ordres que les hommes du pouvoir exercent jusque dans les bureaux de vote pour fausser l’expression du suffrage universel ».

 

Toutes ces entraves qui empêchaient l’expression du suffrage universel, dénoncées en 1984 du temps d’Abdou Diouf, se sont manifestées avant, durant et après le 30 Juillet 2017. Mais différence de taille entre les époques – la nature de classe du régime n’ayant pas changé – aujourd’hui c’est le PIT lui-même qui est complice des entraves qu’il dénonçait, surtout la rétention des cartes d’électeurs ou leur distribution sélective. Le PIT, dans son rapport du Comité central du 1984, préconisait que l’expression sans entrave du suffrage universel exigeait l’existence d’un puissant mouvement populaire et démocratique. Pourtant c’est un mouvement populaire puissant sans équivalent dans l’histoire du Sénégal, articulé autour du peuple des

 

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assises dirigées par des personnalités hors pair telles que Ahmadou Moctar MBOW, Mamadou TOURE (que Dieu ait son âme) et Cheikh Hamidou KANE avec des socio-démocrates, des communistes, des syndicats et des organisations de la société civile, des personnalités et organisations religieuses, qui a porté Macky SALL au pouvoir en Mars 2012. C’est cette même Coalition, ou ce qui en reste, qui est l’artisan et le principal complice d’un processus électoral qui a empêché 30% de corps électoral d’exprimer son devoir civique.

 

J’insiste sur le cas du PIT parce qu’il a été le vivier idéologique dans lequel la stratégie de large rassemblement a été élaborée et qui a été le socle sur lequel reposaient les deux alternances connues au Sénégal en 2000 et 2012. L’un des rares partis communistes à être encore dans un gouvernement dans le monde. Signe d’épaisseur stratégique et d’une intelligence politique qui refuse de camper dans une opposition infantile et belliqueuse. En même temps je suis inquiet de voir hypothéqués le patrimoine historique du PAI et sa lutte exténuante. En effet la sclérose et le nécrose du PIT font qu’il a abandonné des tâches essentielles : fonction intellectuelle d’élaboration théorique et de lutte idéologique, fonction programmatique, fonction d’animateur des organisations de masse et de mouvements sociaux. Même la lutte dans les entreprises, qui constituait un paragraphe obligé du rapport du Comité central, est aujourd’hui absente. Des patriotes de grande valeur depuis Lamine SENGHOR ont sacrifié leur vie pour la cause que le PIT est en train d’abandonner.

 

A l’instar de la LD Debout, je souhaite au PIT la même dynamique de rectification. Nous avons besoin d’une justice de grande qualité, des forces de progrès en mouvement et assemblée nationale plurielle et citoyenne et non un temple des applaudissements moutonniers.

 

 

  1. Les dangers d’une majorité parlementaire

 

A cette période actuelle de l’histoire du Sénégal, nous avons aussi besoin d’un dispositif institutionnel qui renforce le Parlement dans son rôle de contrôle de l’exécutif et d’évaluation des politiques publiques. Il faut définitivement adopter le

 

  • check and balance » américain qui est à la forme la plus acceptable de la séparation des pouvoirs. Les élections récentes, ailleurs dans le monde, nous ont édifiés sur la maturité des peuples qui ont refusé de donner une majorité parlementaire à l’exécutif.

 

C’est le cas en Grande Bretagne avec Theresa MAY, en Allemagne avec Angela MERKEL qui, depuis cinq (05) ans est minoritaire au Bundestag. Elle a gagné les élections en Allemagne mais a rencontré des difficultés énormes pour former un

 

Gouvernement. Les élections du parlement italien n’ont donné aucune majorité, tout sera négocié. En France, Emmanuel MACRON a une majorité composite.

 

Au Sénégal le régime présidentiel concentre entre les mains d’un seul homme des pouvoirs exceptionnels qui en fait un monarque élu. Entre deux élections présidentielles, le parlement s’est révélé impuissant à contrôler les abus et les dérives des autorités de l’exécutif.

 

Pour échapper à cette menace, il faut dans le cadre d’un benchmarking, adopter l’expérience de pays ayant su gérer leurs ressources minières tels que le Pérou, la Norvège ou encore le Ghana. Le Pérou a su tripler son PIB en dix (10) ans, alors qu’il aurait fallu un taux de croissance annuelle d’au moins 7% pour doubler le PIB en dix

 

  • années. Dans ce pays, une tradition institutionnelle refuse de donner la majorité

 

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parlementaire à l’exécutif qui plafonne à 40%, obligeant ce dernier à constamment rendre compte au législatif qui a le dernier mot y compris pour les contrats miniers. Aujourd’hui, le parti du Président péruvien a vingt (20) députés, et l’opposition soixante-onze (73) sur les 130 sièges.

 

Pour renforcer l’Assemblée Nationale, il faudra bannir une pratique qui porte sur les procédures d’urgence qui sont devenues la règle et non l’exception. Jamais une législature n’a subi autant de pression de la part de l’exécutif que la 12ème législature pour passer des lois par la procédure d’urgence pour des affaires qui n’avaient rien d’urgent. Ce fut le cas avec la loi sur l’Acte III de la décentralisation qui porte sur la gouvernance territoriale. L’examen de cette loi demandait que l’on prît assez de temps avant de la présenter et de la discuter. Elle a été votée en une semaine à la convenance du gouvernement dont l’objectif n’était point un découpage territorial efficace mais le charcutage électoral en vue des élections imminentes. Si on avait donné assez de temps à l’Assemblée Nationale, on aurait identifié et discuté des problèmes tels que les caisses d’avance et on aurait trouvé des solutions adéquates. Cela aurait permis d’éviter le procès actuel. C’est pourquoi nous dirons avec le Président Emmanuel MACRON, devant le Parlement français réuni en Congrès le 03 Juillet 2017 :

 

  • Il faut du temps pour penser la loi. Du temps pour la concevoir, la discuter, la voter. Du temps aussi pour s’assurer des bonnes conditions de son application. Souhaiter que nos institutions soient plus efficaces, ce n’est donc pas sacrifier au culte de la vitesse, c’est rendre la priorité au résultat. Sachons mettre un terme à la prolifération législative. Elle affaiblit la loi, qui perd dans l’accumulation des textes une part de sa vigueur et, certainement son sens. Telles circonstances, tel imprévu, telle nouveauté ne sauraient dicter le travail du législateur. Car la loi n’est pas faite pour accompagner servilement les petits pas de la vie de notre pays. Elle est faite pour encadrer les tendances profondes, des évolutions importantes, les débats essentiels, et pour donner un cap. Légiférer moins, c’est consacrer plus d’attention aux textes fondamentaux, à ces lois venant répondre à un vide juridique, venant éclairer une situation inédite. C’est cela, le rôle du Parlement. Légiférer moins, c’est mieux allouer le temps parlementaire. C’est en particulier, réserver de ce temps au contrôle et à l’évaluation ».

 

  1. Le message éternel de Mame Abdou (RTA)

 

On se souvient que Mame Abdou (RTA), dans ces dernières imprécations, s’adressait vigoureusement à la représentation parlementaire lui demandant de refuser d’être une Assemblée assujettie et asservie à la volonté du Chef de l’exécutif de l’époque, le Président Abdou DIOUF. Il interpelait les députés en leur demandant de refuser de voter des lois uniquement pour plaire à Abdou Aziz NDAO, qui était alors Président de l’Assemblée Nationale. A travers le Gouvernement d’Abdou DIOUF, Mame Abdou (RTA) avait fondu dans la même imprécation l’Exécutif et le Législatif. Il avait alors administré un cours magistral de droit constitutionnel sur la séparation des pouvoirs qui continue, vingt (20) ans après, à retentir dans les villages les plus reculés du Sénégal, dans un langage qui repose sur l’affect et qui a su aller au-delà du cours de droit de l’Université.

 

Il invitait les députés à craindre Dieu devant le jugement de qui ils se présenteront un jour, et auront à rendre compte de leur comportement à l’Assemblée Nationale. Il les

 

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enjoignait d’agir en fonction des intérêts des populations qu’ils représentaient dans l’hémicycle.

 

Mame Abdou (RTA) dans ses imprécations avait déjà parlé à la 13ème législature qui ne doit pas voter des lois pour faire plaisir au Président Macky SALL ou insTaller un environnement qui rend impossible tout débat sérieux sur les questions multiples et complexes qui interpellent notre pays et pour lequel personne n’a le monopole des solutions.

 

La 13ème législature regorge de ressources humaines variées de qualités exceptionnelles ayant l’expérience de l’Etat, de l’Assemblée, du pays et des exigences du monde moderne, ayant servi dans plusieurs gouvernements. Cette législature dispose également d’hommes et de femmes venus des terroirs et qui font que cette Assemblée Nationale est vraiment Nationale dans un Sénégal riche de ses cultures, de son histoire plusieurs fois séculaires, de ses confessions, de ses ethnies, de ses régions, de leurs diversités géographiques, enrichies par des alluvions fécondes. Ce pays d’intégration parvient toujours à intégrer et à dépasser ses apports allogènes. Ce n’est qu’à travers un débat sérieux, profondément réfléchi et non dans les majorités mécaniques que la lumière jaillira. Aujourd’hui à l’assemblée, dans les commissions comme en plénière, toute sorte de subterfuges sont utilisés pour restreindre le débat avec une pesante condescendance de la majorité, et une violation flagrante du règlement intérieur.

 

  1. Et pourtant, ce Macky n’est pas le maître du jeu

 

Ce qui a frappé tout le monde, au soir du 30 Juillet 2017, Macky SALL, et c’est peu de le dire n’offrait pas du tout l’image d’un vainqueur. Et ses partisans ne pavoisaient pas. Ils savaient comment ils ont gagné. Ce que Macky SALL traine derrière lui, c’est la désillusion de ses alliés qui sont chacun pris individuellement dans une déliquescence totale. Contrairement à ce que ses médias de service veulent faire passer dans l’opinion, Macky SALL est politiquement le plus affaibli de tous les présidents depuis l’Indépendance. Il n’a ni l’expérience, ni la préparation de ses prédécesseurs, mais il est l’héritier du passif de Wade. Il est vrai qu’il a un puissant trésor de guerre, de quoi acheter le ciel et la terre. Il n’est fort que de la faiblesse de ses adversaires, avec une stratégie politique qui repose essentiellement sur la transhumance, des religieux et des politiques.

 

Pour 2019, son calendrier n’est pas bon. Pour avoir des chances de gagner la prochaine présidentielle, il faut être fort dans ses bases. Il faut être armé d’un bon bilan et enfin compter sur un soutien populaire sans faille.

 

Au contraire, les réseaux sociaux sont en ébullition. Les alliés de Bennoo Bokk Yaakaar en rébellion, aujourd’hui la LD debout, après le PS et l’AFP, l’APR en explosion. Le Directeur de soleil dans un surprenant cri de détresse parle d’esseulement du président et la démobilisation inquiétante de l’APR. Un PSE qui bat de l’aile, avec des conceptions fumigènes d’un premier ministre évanescent. De mémoire de sénégalais, jamais Président de la République n’a été, avec ses proches, autant chahutés, humiliés, malmenés, tournés en dérision. Ni Léopold Sédar SENGHOR, ni Abdou DIOUF, ni Abdoulaye WADE, ni Hosni MUBARAK, ni Yaya DIAME, ni Robert MUGABE n’ont connu un tel traitement.

 

Nous sommes en droit de nous de nous demander comment on en est arrivé là.

 

Le médiateur Alioune Badara CISSE, membre fondateur de l’APR, ancien Ministre des Affaires étrangères de Macky SALL, compagnon de route dénonce les mêmes turpitudes. Le Sénégal souffre tragiquement d’une absence de leadership. Il n’a ni cap ni capitaine. Les sénégalais sont déboussolés, découragés, déçus par deux Alternances non abouties. Ni le régime, ni la personnalité torve, autoritaire et éruptive de Macky SALL ne sont aimés. Macky suscite peu d’enthousiasme. Son désir obsessionnel d’avoir un deuxième mandat le pousse à tous les excès. Il est prêt à y sacrifier tout. La jeunesse lui tourne le dos. Cette jeunesse enthousiaste, frémissante de rêves, d’élan et d’allant, dont on sait comment elle est prête aux sacrifices et sensible aux menaces de l’avenir. La coagulation dangereuse du mécontentement et du désespoir, représentent la hantise de Macky SALL, depuis que le 23 Juin 2011, a montré qu’un gigantesque brasier pouvait surgir d’une étincelle (Touche pas à ma Constitution). Et on sait que le Sénégal, pays de contestation et de refus mais aussi de rêve (le pétrole et le gaz font rêver), est coutumier de ses embrasements qui ont consumé notre histoire commune, de la colonisation à nos jours.

 

Il ne faut pas en douter, le Sénégal va au-devant de gigantesques déconvenues.

 

Le Sénégal aujourd’hui est à ce point sinistré, malade de lui-même, et ravagé par un mal secret. La gouvernance du pays est caractérisée par une absence de vision et de leadership. C’est ce qui explique la cuisante désillusion de l’opinion.

 

Le peuple sénégalais est fervent dans l’admiration, ce qui explique la profondeur de leur foi à en El hadj Malick Sy et Serigne Touba. Mais une fois son espérance déçue il est impitoyable. Il devient amer, vindicatif. Avec ‘‘Sopi’’ il avait tout misé sur Abdoulaye WADE dont la magie du verbe enjôleur le fascinait et lui promettait une société heureuse et harmonieuse enfin purgée de ses venins et de ses turpitudes.Le peuple croyait avoir élu enfin un Président à la hauteur de la fonction. Brutal a été le réveil : Le Sénégal est tombé sur un Président élu par infraction, du fait de la bêtise de Bennoo Siggil Sénégal dont les leaders se sont faits hara-kiri et nous ont offert le spectacle attristant d’un suicide de baleines. Le nouveau président souffrant d’une sérieuse impréparation.

 

A l’heure du bilan, la société sénégalaise est menacée de déliquescence à un moment grave de son histoire. Allah dans sa sagesse infinie nous a dotés des moyens de notre développement avec le pétrole, le gaz et des ressources humaines de qualité. Mais le sénégalais est sceptique, déprimé en proie au fatalisme (à quoi bon ? ils sont tous pareils), désabusé et atteint dans les profondeurs de son âme. Ce qui est en cause, ce n’est pas l’intelligence du Président ou son désir de bien faire. C’est l’inadéquation de son comportement avec la fonction. L’Etat est aujourd’hui perverti par un homme qui a politisé à l’extrême l’administration sénégalaise. Il n’a ni mesuré, le sens de la fonction ni compris le champ de ses responsabilités. Il est agité, en revanche, par des démangeaisons présidentielles pour un second mandat et espère le soutien de la France pour compenser son impopularité. Mais le Président Emmanuel MACRON, pourra-t-il se permettre de soutenir un homme à qui le peuple a tourné le dos après avoir annoncé publiquement à OUAGADOU, à ACCRA, à ABIDJAN et à DAKAR la fin de la France-Afrique ? A cet égard la condamnation de Khalifa Sall serait l’erreur de trop qui ferait basculer définitivement la France. Les USA n’avaleront pas la pilule, surtout le congrès.

 

 

Ainsi le Sénégal va au-devant de gigantesques déconvenues. Le Président de la République devrait arrêter ces dérives et analyser froidement la situation. Il ne doit pas tomber dans le travers du déni ni suivre les voix des sirènes courtisanes qui l’enfument. Ils ne lui sont d’aucune utilité : ils le mènent droit dans le mur. Et ils lui trouvent des ennemis qui n’en sont pas et dont le seul crime est de refuser d’être associé aux bêlements laudatifs.

 

Dans notre système démocratique l’opinion publique nourrit un scepticisme prononcé

 

  • l’ endroit de nos hommes politiques. Les réseaux sociaux les enfoncent davantage tous les jours. La forme d’organisation autour de partis politiques héritée du 19e siècle est-elle la meilleure pour mener les luttes d’aujourd’hui et construire l’alternative que le peuple appelle de ses vœux ?

 

Le parti politique représentait le socle de croyance et de comportement qui scellaient un engagement commun. Mais dans un contexte de crise de l’institution partisane, la mobilisation directe des militants et des électeurs à travers l’internet rend moins utiles les partis traditionnels héritiers de l’âge parlementaire du décadent.

 

Il est donc impérieux de réinventer les formes de notre démocratie, avec les exigences de la révolution numérique en féminisant, rajeunissant et diversifiant les adhérents et les responsables à tous les niveaux des instances pour la conquête non seulement de la présidence mais également des collectivités locales en 2019.

 

 

Il faut s’atteler à organiser une alternative, la vraie cette fois-ci, avec un président aux compétences étatiques avérées constant dans ses positions apportant des solutions aux problèmes du pays .Il aura été choisi parce que réunissant notoriété, charisme et crédibilité. Ce sera un homme (ou une femme) équidistant de tous les lobbies qui gangrènent la vie politique de notre pays depuis toujours. Cette alternative offrira aux sénégalais un leadership qui donnera une autonomie de décision et la capacité

 

  • d’ordonner le réel » pour parler comme notre compatriote Felwine SARR. Pour nous y aider notre profond ancrage dans les valeurs qui structurent notre imaginaire collectif. Macron révèle : « j’ai passé beaucoup de temps à lire Kant, Aristote et

Descartes. Je découvrirai Hegel plus tard.» J’aurai aimé entendre Macky Sall dire la même chose pour EL Hadj Oumar Foutiyou TALL, El Hadj Malick SY, Serigne Touba, Thierno Souleymane BAAL, Baye NIASSE et Limamou LAYE, Cheikh Moussa KA, Serigne Hady TOURE et Cheikh GASSAMA. Yacine Boubou, Aline Sitoe Diatta.

 

C’est cette reconnaissance et l’appartenance à cette culture qui donnent au Sénégal son atout majeur : celui qui dit qui il est, d’où il vient et quelle valeur il défend.

 

L’opacité et l’absence de transparence des contrats qu’il signe notamment pour le pétrole et le gaz illustrent la fameuse phrase du Cardinal de Retz : « On ne sort de l’ambigüité qu’à son détriment ».

 

En effet, Macky Sall sait qu’il n’a pas intérêt à la transparence parce que c’est à son détriment. Donc il s’installe dans l’opacité, la marque de fabrique de tout ce qu’il fait. C’est cette ambiguïté que traduit l’épisode calamiteuse du « Wax Waxet » qui remet en cause ses promesses électorales. Il est incapable de constance, parce que emporté par ses reniements perpétuels dont les conclusions des assises nationales.

 

Bes Du Ñakk, vu l’état de déliquescence des forces de transformation sociale, offre des structures d’accueil pour ces sénégalais désorientés, désespérés et déçus ; mais convaincus de l’avènement de lendemains meilleurs et qui cherchent, avec

 

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optimisme, une issue à leur désarroi. Bes Du Ñakk redéfinit ce que doit être la culture commune de la Gauche à travers une offre politique nouvelle pour les sénégalais qui ne repose pas sur une communauté d’intérêts égoïstes mais sur une communauté de destin. Offrir un nouveau paradigme pour enfin être à la hauteur de la grande exigence de changement que nous vivons depuis l’époque du ‘‘Sopi’’.

 

Bes Du Ñakk entend contribuer en bonne place à cette alternative en construction, armé d’une éthique à l’image du grand théologien de Damas du 13ème siècle, Ibn Taymiyya, qui disait : « La valeur d’un pouvoir est déterminé par les qualités morales personnelles des hommes qui assument le pouvoir » et « Si le détenteur du pouvoir est sain alors les affaires des hommes le seront également, mais s’il est corrompu, alors les affaires des hommes le seront tout autant ».

 

Fait à Paris, 6 mars 2018

 

 

 

 

 

 

Serigne Mansour SY Djamil

 

Khalif de Serigne Moustapha Sy Djamil

 

Président de Bess Du Niak

 

Ancien Vice-Président de l’Assemblée Nationale, Député

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dernière minute: le parquet de Paris ordonne une enquête à Ouaga

YERIMPOST.COM Le parquet de Paris a annoncé qu’une enquête va être ouverte pour tentative d’assassinat terroriste. Ce, suite aux événements survenus ce vendredi matin à Ouagadougou. A noter que l’ambassade de France au Burkina Faso a été la cible d’une attaque. Les trois assaillants ont été tués par les forces de défense et de sécurité.

Exclusif! L’intense lobbying de la mairie de Paris en faveur de Khalifa Sall

YERIMPOST.COM C’est connu: le maire de Dakar, Khalifa Sall, entretient d’excellents rapports avec la majorité socialiste qui dirige la mairie de Paris. La maire, Anne Hidalgo, qui ne s’encombre pas de fioritures diplomatiques pour exprimer sa désapprobation de l’incarcération de son homologue dakarois, a fait une déclaration publique dans laquelle elle qualifie de cabale politique ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.

L’édile de la capitale française ne s’arrête pas là. Elle s’emploie, depuis l’éclatement de cette affaire, à inculquer aux officiels français, à commencer par le président Emmanuel Macron, sa position sur ce dossier. Non sans succès. Yerimpost est en mesure d’écrire que même le Quai d’Orsay voit d’un mauvais oeil ce qu’il perçoit comme une manoeuvre pour empêcher Khalifa Sall d’être candidat à la présidentielle de 2019.

En dehors d’Anne Hidalgo, ses collaborateurs s’investissent. Adjoint à la maire de Paris chargé des relations internationales et de la francophonie, l’avocat Patrick Klugman (cabinet Pk avocats) a constitué un pool d’avocats parisiens (Jean-Pierre Mignard, Mario Pierre Stasi et Christian Saint-Palais) pour défendre Khalifa Sall. Klugman (sur la photo) ne s’est pas arrêté là. Ce juif connecté, homme de réseaux, a insufflé au Conseil de Paris, en décembre 2017, l’idée de la mise sur pied d’un Observatoire international des maires en danger. Un organe destiné à protéger des personnalités qui, comme Khalifa Sall et l’ex-maire de Cotonou, Léhady Soglo, sont brimées par la justice de leur pays.

Khalifa Sall a des alliés sûrs à Paris…

www.yerimpost.com



Exclusif! Quels dégâts a subis le Falcon 7X de Macron ? Comment est-il rentré à Paris ?

YERIMPOST.COM Yerimpost est en mesure d’écrire que le numéro un français, Emmanuel Macron, est arrivé au Sénégal avec deux avions: un Falcon 7X qui transportait des éléments de la sécurité présidentielle, des journalistes français et d’autres invités membres de la délégation.

Quant à lui, Macron, il est venu à bord du Cotam, le Air Force One français, un Airbus A330-200 aussi gros, moderne que sophistiqué. C’est parce que cet avion ne peut pas atterrir à Saint-Louis du fait de l’étroitesse de la piste que Macron s’est rendu dans l’ex-capitale de l’AOF à bord du Falcon 7X.

C’est cet aéronef qui, au cours de la manoeuvre avant son envol, a heurté la Pointe de Sarène, l’avion présidentiel sénégalais. Le bout de son aile s’est dégradé, l’écran de surveillance et la puce radar ont été endommagés. Le Falcon ne remplissait plus les normes de sécurité pour voler.

Macron a dû monter à bord de la Pointe de Sarène, aux côtés de son homologue Macky Sall, pour rejoindre Dakar. Dans la capitale l’attendait, sur le tarmac de l’aéroport de Dakar, son A-330 à bord duquel il s’est envolé pour Paris un peu avant 16h GMT, ce samedi 3 février.

Quant aux autres membres de sa délégation qui devaient emprunter le Falcon, ils devront attendre demain dimanche, et ont des chances de prendre des avions de ligne. La réparation du Falcon à Saint-Louis risque de prendre quelques jours. Et nécessiter l’intervention de techniciens en provenance de France.




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