Blog de Cheikh Yerim Seck

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politique

Recrudescence des agressions: le Pastef se fait entendre

PASTEF- les patriotes condamne, avec la plus grande fermeté, la recrudescence de la violence et réclame plus de sécurité pour la population. Ôter la vie d’un être humain n’est que l’expression ultime d’une hiérarchie de violences
exercées quotidiennement et qui restent souvent impunies. Quand cette violence touche l’une des couches les plus vulnérables de la population c’est toute la société qui en sort meurtrie. Dans un pays qui aspire au développement la sécurité doit toujours être une compétence partagée entre l’Etat, les collectivités territoriales et la population. Apporter une réponse concrète à la demande sociale de sécurité représente dès lors une priorité. PASTEF-les patriotes propose, afin d’éradiquer ce fléau, une large concertation nationale de toutes les composantes (religieux, autorités coutumières, politiques, acteurs socio-culturels, presse, société civile, experts…) pour trouver des solutions pérennes et consensuelles. En attendant, PASTEF-les patriotes appelle:
– à une application rigoureuse de la loi, particulièrement pour toute forme de violence basée sur le genre ;
– à la sensibilisation, en élevant chaque petit garçon dans le respect de chaque petite fille ;
– à plus de célérité dans le traitement des dossiers judiciaires ;
– à un accompagnement psychologique approprié pour les victimes et leurs familles ;
– à l’instauration du juge des libertés et de la détention dans l’architecture judiciaire, qui a pour mission de statuer sur les remises de peines souvent accordées aux condamnés ne remplissant pas les conditions ou aux récidivistes ;
– à la mise en place d’un système national de signalement et de dénonciation des comportements suspects des prédateurs.
#JOTNA ñu aar askan wi
Fait à Dakar, le 20 Mai 2019
LE COPIL

Abdoul Mbaye somme le président Macky Sall: « Qu’attendez-vous donc pour gouverner ce pays? »

YERIMPOST.COM  C’est à travers sa page Facebook, que l’ancien Premier ministre a exprimé son amertume face aux multiples agressions notées ces derniers jours sur l’étendue du territoire. Dans cette missive que nous reproduisons in extenso,  Abdoul Mbaye interpelle directement le président de la République.

« A peine sorti d’une élection présidentielle préparée par le Président sortant pendant de nombreuses années, le débat politique a été relancé, éternellement remis à l’ordre du jour, par une révision de la Constitution, l’initiative d’un dialogue politique, un prochain calendrier électoral sans doute à modifier et d’éternelles discussions à entretenir. Mais qu’attendez- vous donc pour gouverner ce pays? Qu’attendez-vous pour protéger et sauver les vies de Sénégalaises et des Sénégalais. Prenez en charge notre sécurité sur les routes, mais aussi dans nos maisons et dans les rues. Celle de nos filles et de nos sœurs. Là se trouve la priorité des priorités, à savoir la vie de ceux qui vous auraient élu et dont vous devez vous préoccuper. Ne voyez donc vous pas qu’il vous faut changer votre gouvernance de la sécurité? Investissez moins dans le matériel anti émeute, dans l’écoute et la surveillance des opposants politiques. Traquez donc les criminels et montrez vos compétences en matière de maintien de l’ordre en commençant par celui qui protège les vies de nos concitoyens.
Le Ministre de l’intérieur nous avait promis que sa priorité serait la réélection de son chef de parti. Il a tenu promesse. Il est temps que le Président, maintenant responsable de tout, obtienne de lui qu’il se consacre désormais à notre sécurité. »

Aminata Tall, prototype de l’homo politicus senegalensis traditionnel

YERIMPOST.COM Je lis, à travers le journal Source A, dans sa parution de ce jeudi 16 mai, que Aminata Tall, qui a trôné ces six dernières années sur le Conseil économique, social et environnemental (Cese), du nom de cette institution aussi budgétivore qu’inutile, a géré cette structure dans une bamboula digne d’une République bananière. Non contente d’y avoir recruté ses neveux, tantes, oncles, amis et tutti quanti, elle y disposait d’un parc automobile riche de… huit voitures de fonction.

Rien de surprenant ! Aminata Tall est de cette école, de cette génération de politiciens dont l’échec cuisant a plongé le Sénégal dans une régression chronique 60 ans après notre indépendance. Suivant le code génétique de cette génération, faire la politique, c’est se caser dans la durée pour vivre ad vitam aeternam aux crochets de l’Etat. Cette race de politiciens est experte dans l’art du positionnement personnel pour jouir de prébendes et faire profiter famille, amis et alliés de privilèges, surtout indus.

Aminata Tall était ministre sous Abdou Diouf, ministre sous Abdoulaye Wade, présidente du Cese sous Macky Sall. Alors qu’une lourde divergence autour de la gestion du fonds de la décentralisation les avait éloignés sous Abdoulaye Wade, elle a réussi, à la veille de l’élection de Macky, à se rapprocher de lui pour devenir l’un des premiers servis au banquet de la deuxième alternance démocratique survenue en 2012.

C’est un euphémisme: Aminata Tall sait durer… Comme ces politiciens de métier et de carrière vissés sur les strapontins de la République qui s’engraissent avec leurs familles et leurs amis au détriment de goorgoorlous exsangues qui ne voient même plus le diable pour lui tirer la queue, pour reprendre le trait d’humour noir d’un observateur ulcéré par le quotidien des damnés de la débrouille ordinaire.

Cette façon de consommer la politique donne sa force au discours d’Ousmane Sonko qui trouve un écho auprès d’une jeunesse révoltée par ce saccage du Sénégal et animée d’une phobie aiguë des prébendiers de l’Etat et autres braqueurs de la démocratie. Dans leur viseur, tous les politiciens de l’époque et de l’espèce d’Aminata Tall.

Ils ont fort raison, au regard de l’état de ce pays au bout de 60 ans de népotisme caricatural, de « partagisme » imbécile et de politique-business. Le Sénégal a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes qui brûlent d’une passion de l’intérêt général. Tous les prototypes de l’homo politicus traditionnel doivent disparaître.

Cheikh Yérim Seck

Indécentes attaques contre Aminata Touré

En lisant les lignes haineuses d’un certain conseiller technique de Madame Aminata Tall (c’est l’auteur lui même qui le précise) contre Madame Aminata Touré sur le site de leral.net il peut vous arriver un infarctus. Tellement les mots choisis sont violents et le niveau très bas. Comment peut-on se permettre d’insulter une dame juste parce qu’elle a été choisie pour remplacer votre patronne ? Qu’est ce que Aminata Touré a à voir avec les choix de Macky Sall sur sa propre personne ?  Le Monsieur, Abdoulaye Fall de son nom, a fait la sortie la plus malheureuse qu’un conseiller
technique puisse faire. Il n’a pas su honorer son rang et l’on comprend mieux les résultats mitigés du CESE si c’est ce genre de personnes qui y conseillait la Présidente sortante. Un conseiller ça conseille et ça n’insulte pas ! Il doit être un expert dans son domaine et surtout être mesuré dans sa démarche. On ne lui demande pas de porter des combats politiques mais ceux là techniques afin d’aider son patron à atteindre les objectifs à lui assignés.  Maintenant l’on peut bien comprendre qu’avec le départ de Madame Aminata Tall c’est beaucoup de privilèges qui seront perdus par certains. Et notre conseiller technique Abdoulaye Fall est certainement dans ce lot. L’on sent que c’est le désespoir qui a parlé car vouloir faire passer Mimi comme une mercenaire ou quelqu’un qui n’a rien apporté à Macky frise la farce. L’on n’oublie pas que c’est avec les désespérés qu’on fait les fanatiques.  Aujourd’hui, toutes les femmes devraient saluer le choix fait sur Aminata Touré. Et c’est là où je ne comprends pas le mutisme de certaines responsables de BBY. A l’unisson, elles devraient féliciter Aminata Touré et remercier Macky Sall. Cette dame, qu’on l’aime ou pas, a fini de démontrer qu’elle peut occuper n’importe quel poste dans ce pays. C’est quoi cette jalousie ambiante ? Ce « si ce n’est pas moi, ça ne doit être personne d’autre » ? Ce pays est vraiment magique et le Président de la République risque d’avoir des cheveux blancs avec ces nominations. Chaque fois il y’a quelqu’un qui râle parce qu’il a été remplacé ou un autre qui s’offusque parce que ce n’est pas lui qui ait été choisi. A ce rythme les morts
subites par étouffement dû à une jalousie vont augmenter.  Quand Aminata Touré a perdu son poste de Premier Ministre a t-on lu un de ses conseillers techniques s’en offusquer ? Pourtant elle en avait une kyrielle.  Quand elle n’a plus été nommée à un poste de responsabilité, cela l’a t’elle empêchée d’être constante dans son engagement et son dévouement ? Une personne, c’est de l’élégance et de la dignité. Dans l’administration, chaque jour des gens perdent des privilèges du fait du remplacement de celui là qui leur faisait confiance. Et pourtant, on ne les entend jamais. Quand c’est fini, il faut l’accepter avec philosophie et éviter d’en rajouter pour ensuite montrer à la face du monde que l’on est habité par le désespoir et le stress de retrouver le train train du sénégalais lambda: transport en commun, les recharges de crédits téléphoniques, le diable tiré par la queue, la fin des voyages hors du pays… C’est en ces moments que l’on reconnaît les grands hommes qui au lieu d’avoir l’insulte à la bouche chercheront à rebondir car ayant des compétences avérées. Ce qui sera très dur pour ceux là qui n’en ont pas et qui ne doivent leur poste qu’à une proximité avec celui-là ou celui-là qui a été nommé. Pour éviter le syndrome de ce conseiller technique, les jeunes dans les partis politiques doivent aller se former et acquérir des compétences.

Mansour Mbossé Sow
Etudiant à l’Université Paris Diderot
Paris 7 – France
mansourmbossesow@gmail.com

Dialogue national: le pôle des non-alignés propose « ses » hommes

Le Cadre de Concertation sur le Processus Electoral a tenu sa première réunion le 16/5/19 à l’occasion de laquelle, l’administration ayant demandé aux pôles et à la société civile de communiquer la liste des personnalités indépendantes proposées pour conduire les travaux, les plénipotentiaires ont convenu de communiquer leur proposition par mail. C’est dans cet esprit que le pôle des Non-alignés a notifié le 16/5/19 à la Direction Générale des Elections par le canal convenu, la liste des personnalités indépendantes proposées. Il s’est agi, pour le pôle des Non-alignés, en considération du contexte et des enjeux, de proposer des personnalités crédibles, libres de tout engagement par rapport aux entités impliquées dans la concertation sur le processus électoral. Ainsi, après une analyse approfondie, notre choix s’est porté sur les professeurs Alioune Sall et Babacar Kanté. Les deux personnalités, que le pôle des Non-alignés a proposées, sont d’éminents universitaires, connus pour leur indépendance, leur équidistance de tous les acteurs impliqués dans la concertation sur le processus électoral, leur
expertise et leur expérience, critères cumulatifs qui doivent être satisfaits par toute personnalité réputée indépendante proposée pour conduire les concertations.

Pour le pôle des Non-alignés
Le Coordonnateur
Déthié Faye

Macky et son… dialogue: Du menu fretin comme TDR ?

Va-t-on vers des termes de référence dépouillés et dénudés ? Un dialogue vide et vierge donc ? Pour dialoguer il faut non seulement être 2 au moins mais aussi l’asseoir sur un contenu alléchant et attrayant. Ce sont des préalables (mot un peu fort ) même si pas sine qua non au moins des gages de préjugés favorables pour une sécrétion de qualité et des prédispositions de réussite. Le dialogue tant chanté et cheval de bataille et de…Troie du macky est sans cesse biaisé et balafré. Chanté et clamé, décliné et brandi partout comme un étendard devenu un gilet pare-cailloux et bouclier en toutes sortes, le dialogue se voit vidé, retiré de sa sève jusqu’à devenir squelettique et mourant. Le manque de réactivité et d’engouement à répondre trouve là une explication. Sur les matières à inscrire à la fameuse table, la chose politique doit occuper une place de choix car en réalité le politique en toute démocratie élabore et détermine la vie de la nation et le reste suit. Les conquêtes et autres acquis sociaux s’opèrent sur le dos des projets et programmes vendus par les hommes politiques devenus politiciens les obligeant à des réorientations et réajustements. Donc quoiqu’on dise, le diktat du politique demeurera car acté dans nos régimes dits démocratiques. Et c’est pourquoi on a beau maquiller dans le sens de dialogue dit…de forces vives avec toutes les branches, le dialogue attendu, celui-là à impacts de tout de suite est celui des politiques ou du moins de l’essentiel des forces politiques car le souci dans ces genres d’instances est d’aller vers l’apaisement de l’espace politico-civil et en la matière pour pimenter et poivrer , il n’y a rien de tel que les flèches des politiciens et surtout de certains politiciens. Depuis le Macky 1, le reproche a été l’absence de ponts et de liants entre et intra famille politique. Ce discours a survécu tout au long et l’impression s’est ferrée avec des managements en solo du prince frisant «  le ma tey ». Sur bien des choses devant alimenter et apaiser, la sentence a été ferme et nette et sans appel : NON ! NON et NON ! Le prince s’enfermant dans sa solitude constitutionnelle. Oui mais les salves pour des conquêtes ont été de plus belle pour d’éventuelles contorsions du régime avec des concessions fortement attendues mais que nenni ! Sur des aspects majeurs du processus de dévolution du pouvoir, le macky a légiféré en solo et en aparté, le consensus relégué. Trop de tension… en l’air (que cela reste à ce niveau !) mais la pollution a atteint un tel pic que le bourdonnement rendait tout inaudible. Un tel contexte a prévalu, le pire craint jusqu’à l’Edit du conseil constitutionnel consacrant Macky 2. Et conscient de ce fait , le 1er mot sorti par le prince… « Appel au dialogue » car la matière, il y en a, avec le passif des législatives de 2017 sans compter les désaccords qui ont organisé les présidentielles de 2019. Mais la nature (en
solo) revient au galop avec amputations de la constitution d’un organe vital en dépit des… sans préavis ni avis. Il se murmure aussi et venant de la famille fayçal (faysal), c’est déjà tout comme : des mandats prolongés, des modes de scrutins reliftés, des couplages et accouplages envisagés …tout cela …du sérieux quoi et n’étant pas l’apanage de la famille princière : A…discuter ! A cette allure ne restera que du menu fretin le jour du festin -dialogue-confusion de fin mai avec des TDR humiliannissimes, le griotisme va damer le pion et maquiller, les souvenirs sont encore là de la 1ère édition, rien n’étant sorti de la montagne que dis-je du banquet sauf les enveloppes –remboursement de transport. Ce macky 2 sera très court quelle que soit la cravache ou le fouet et cela obsède déjà avec des fausses sorties et des fausses routes !
IBOU SENE KAOLACK

Limogeage de Aminata Tall: Réponse au piètre chantage de Monsieur Abdoulaye Fall

Monsieur Fall, j’ai bien lu votre contribution et je comprends parfaitement votre déception. Ce qui relève du normal pour tout proche conseiller qui assiste au limogeage de son mentor. Ce que je ne peux accepter, en revanche, c’est de vous voir comparer l’apport de la directrice de cabinet de campagne de son SEM. Macky SALL à celle de Mme Aminata TALL. Sincèrement, s’il y a quelque chose qui fait sourire ici, c’est votre analyse tirée des cheveux et qui ne peut convaincre que votre propre personne. Pour votre information, Mme Aminata TOURE, en plus d’avoir dirigé le cabinet de campagne du Président Macky SALL a mis en place, conduit et coordonné la collecte de parrainage du candidat de la Grande majorité présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY). Ce travail colossal a permis de recueillir plus de deux millions trois mille (2 300 000) signatures en faveur du candidat Macky SALL. Si c’est cela le chantage dont vous faites état, alors là tout le monde devrait se transformer en maître chanteur pour le triomphe de BBY aux élections municipales à venir. Quid de l’abandon de son fauteuil douillet aux Nations unies ? En tout cas, j’en connais pas beaucoup qui serait prêt à faire ce plongeon. Donc la démarche opportuniste est à chercher ailleurs et surtout du côté de ces responsables muets et qui, pourtant ont bénéficié de toutes les largesses du Président Macky SALL. Contrairement à Mme Aminata TOURE qui n’a, je vous l’informe, jamais quitter le front. D’où ses sorties récurrentes pour recadrer toutes ces grenouilles qui ont toujours voulu « faire aussi grosse que le bœuf » comme dans les Fables
de La Fontaine. En bon camarade, je me garderai de porter une appréciation négative sur le travail de votre mentor Mme Aminata TALL mais si j’ai des conseils à vous donner, ce serait ces mots en wolof, que je tire d’ailleurs du vocabulaire de votre « autre Aminata » : « am gooré, niaak gooré ». Donc rentrer dans les rangs pour, mieux encore aider le PR Macky SALL à atteindre les objectifs de son quinquennat mais surtout pour éviter de vous égarer.
Doudou Diop MBOUP, Membre de la CCR
Coordonnateur du mouvement JRK
Courriel : doux89@gmail.com

Mimi au Cese: Rien à dire !

La femme qu’il faut à la place qu’il faut, c’est l’impression générale de la plupart des sénégalais à l’annonce du choix porté sur Aminata Touré par le President Macky Sall , de diriger le conseil économique social et environnemental. D’aucuns ont parlé de fidélité et de constance, d’engagement et de courage, d’autres, de compétence et d’humilité, de résilience et de loyauté. Les expressions de satisfaction aussi diverses et variées se résument autour d’une seule et unique impression : le mérite. Cette nomination redonne sans conteste espoir aux responsables et militants du parti , confirme les changements majeurs en cours pour ce second mandat et crédibilise le Fast-Track annoncé par SEM Macky Sall comme mode de gouvernance. Pour celle qui avait inauguré le concept de l’accélération de la cadence et qui a les vertus du travail dans le sang, il est évident qu’elle va redessiner le visage du cese. L’ Apr de Grand Yoff remercie vivement SEM Macky Sall pour le choix porté sur Mimi Touré et lui renouvelle son engagement et sa détermination, pour la réussite de son second mandat. L’Apr félicite l’ancienne premiere ministre et lui souhaite plein succès à la tete d’une institution aussi prestigieuse que le CESE.

Fait a Dakar le 16 Mai 2019
La coordination
Cheikh NDIAYE

Fast track vous avez dit, M. le Président ?

On est loin des périodes de promesses électorales, mais aujourd’hui nous sommes bien entrés dans l’ère du concret avec le fameux « Fast Track » de son excellence, Mr Macky Sall. Des slogans on a en eu pour notre grade oui allant du yonuu Yokouté au PSE, et là force est de reconnaitre que le nouveau gouvernement est beaucoup plus outillé que ces précédents. Au Sénégal, c’est vrai que les gens ont plus habitude d’attendre que d’agir mais avec cette jeunesse incarnée par le nouveau ministre, Mr Abdou Karim Fofana le tout nouveau ministre de l’Urbanisme du logement et de l’hygiène publique, on peut espérer mieux. Non ceci n’est pas de la publicité mais juste un constat et un hommage à une personne d’un humanisme et d’une simplicité rarement porté par un homme d’État qui a montré ses preuves en un temps record à l’Agence de Gestion du Patrimoine Bâti de L’État avec la réalisation des sphères ministérielles de Diamniadio. Ce Sénégal a besoin de sang neuf encore et encore, et les jeunes seront au tournant car la gestion des ressources minières nous incombent tous et toutes obédiences politiques confondues. Allons vite mais sereinement car le laxisme est encore une gangrène à éliminer dans notre administration tant chérie mais qui nous a plus causé du tort que du bien. Fast track oui mais ensemble mais juste la mouvance présidentielle, Fast track oui mais pour un meilleur Sénégal et un désengorgement de la capitale vers Diamniadio ville futur. Il est de notre devoir d’accepter les critiques constructives et prêter une oreille attentive aux besoins des sénégalais pour ce second et dernier mandat. Respectons déjà les choix des hommes et la légitimité de nos institutions car c’est seulement comme ça que l’on atteindra un niveau raisonnable de développement.

Cessons les railleries et pour une fois poussons tous vers la même et seule direction car si les choses marchent au sommet alors cela se fera sentir chez le citoyen lambda. Il est uniquement l’heure de travailler et la politique viendra après car il est bien de préciser de trop d’abondance apporte que nuisance. Souhaitons à ce nouveau gouvernement tout le meilleur du monde et mettons-nous au travail car un peuple uni peut soulever des montages alors moi je me permets d’y croire encore et encore.

Adama   DIAW dit DIAW FARA

Agent du Ministère de l’Urbanisme du Logement et de l’hygiène Publique

Maildiawfara85@gmail.com

Le secret de la réussite de Macky Sall, selon Aïda Mbodj

YERIMPOST.COM Invitée de l’émission Quartier Général sur la TFM, Aïda Mbodj a révélé trois qualités de l’actuel chef de l’Etat avec elle siégea dans le même gouvernement sous Abdoulaye Wade.

La présidente du Conseil départemental de Bambey a révélé que Macky Sall a trois qualités: « 1. Il connaît profondément le Sénégal. 2. C’est un ingénieur qui ne pose aucun acte au hasard. 3. Il s’est enrichi de son compagnonnage avec Wade dont il a réussi à tirer les bonnes idées en politique. »

Démystifier les postes de nomination au Sénégal

Malgré l’argumentaire avancé relatif au poids de puissants lobbys qui auraient empêché le ministre Nicholas Hulot à mener des actions fortes qui auraient permis à la France et à l’Europe de changer positivement leur rapport à l’environnement pour une écologie globale plus durable, force est de reconnaître que le tour de greffage par son insertion dans le gouvernement d’Edouard Philippe n’a pu résister au temps du management public et de ses réalités en France. Le modèle de management publique adopté par la France et copié par ses anciennes colonies francophones dont notre pays le Sénégal, ne favorise pas, pour la plupart du temps, l’insertion réussie dans les gouvernements et autres postes de directions nationales des « technocrates experts » qui ont l’habitude d’évoluer dans les organisations internationales ou dans le secteur privé national ou international. L’expérience de Tidiane Thiam (actuel Directeur général du Crédit suisse), dans la dernière partie de la décennie 90 en Côte d’Ivoire, en est un parfait exemple. La courte expérience de Makhtar Diop (actuel Vice-président de la Banque mondiale) dans le gouvernement de Moustapha Niasse sous le président Abdoulaye Wade au début des années 2000, en est une autre illustration pertinente. L’analyse du cas du Sénégal montre clairement que le greffage des « technocrates experts »
internationaux ou du secteur privé dans les gouvernements successifs, à quelques exceptions près, n’a jamais fonctionné comme l’auraient souhaité les présidents qui se sont succédé au pouvoir. Cela est liée d’une part au manque de performance du système de management publique en place dans les pays francophones en général, et d’autre part au manque de préparation de ces « technocrates experts » face à des procédures particulièrement rigides et difficiles à changer ou améliorer pour une meilleure performance publique. Or la France qui est aujourd’hui devenu un partenaire technique, financier et économique, et ses anciennes colonies, considèrent l’idée de management publique telle que confinée dans son sens le plus strict et bureaucratique, notamment que « Le management n’est pas une technique neutre mais une activité indissolublement liée à la politique » au sens de Pollitt et Bouckaert. Ou bien que « Le management entraîne les individus selon la logique des quatre fonctions qui jadis résumaient la tâche militaire : organiser, coordonner, commander, contrôler » selon Dominium Mundi, ou encore que « le management public désigne l’activité d’un dirigeant, à quelque niveau qu’il se situe, chargé d’encadrer et
de diriger plusieurs salariés » selon la définition de « Alternatives économiques ». L’avortement répétitif de cette tentative d’insertion de technocrates issues du privé et des organisations internationales dans le gouvernement n’est plus à démontré. Au Sénégal, la dernière en date est l’expérience gouvernementale de Dr. Abdoulaye Seck au ministère de l’agriculture. Ce brillant chercheur qui a fait ses preuves dans les organisations internationales, et qui a poussé le gouvernement dès son entrée en fonction en 2013 à lancer son ambitieux « programme d’autosuffisance en riz en 2017 » n’a pu atteindre ses objectifs à cause de plusieurs facteurs parmi lesquels la lourdeur administrative et le manque de coordination entre une approche nouvelle qu’il voulait instituer et le niveau de capacités des directions de l’agriculture en place. Au finish, même pas un seul gramme de plus n’a été augmenté sur lerendement du riz et le Sénégal n’est pas autosuffisant en riz malgré la communication à outrance sur des chiffres douteux de production et de rendement agricoles. Le cas de Youssou Ndour aussi mérite de s’arrêter. Il n’a pas beaucoup duré dans le premier gouvernement du Président Macky Sall comme Ministre de la culture, car formaté dans le secteur privé et figure de proue dans le secteur des médias et de la communication. Il n’a pu survivre malgré qu’il soit une star culturelle mondiale. Aussi, cette tentative d’insertion des technocrates issus des organisations internationales et du secteur
privé comme des ministres dans le gouvernement ouvre la porte grande à ce que j’appelle « la surenchère du poste ministériel » qui devra être mieux creusée par les spécialistes en science politique. En effet, les experts internationaux et du privé qui ont généralement beaucoup de moyens vers leur retraite, utilisent souvent ce butin de guerre pour soit s’ériger en candidats à des élections ou impressionner le camp du pouvoir lors des élections, avec pour seul but d’atterrir à un poste de responsabilité au pays. N’eut été la loi controversée sur les parrainages lors des dernières élections présidentielles, on en aurait compté des dizaines de ces candidatures à la présidentielle. Les élections présidentielles de 2019 ont vu beaucoup de ces technocrates déferler avec des mouvements ou comités
de soutien en injectant des ressources immenses dans les élections pour attirer l’attention sur eux et probablement gagner un poste juteux après les élections. Cette irruption de l’argent et de comités de soutien innombrables dans les élections contribue grandement à fausser le jeu démocratique notamment qui demande un rôle plus important des partis politiques et leurs instances, ainsi qu’une société civile plus indépendante vis-à-vis de l’exécutif. D’autres technocrates et experts ont préféré rester dans le secteur privé même s’ils peuvent être utilisés comme des conseillers ponctuels pour faire avancer le pays. J’en citerai Sérigne Mboup, brillant manager dans le secteur privé au Sénégal, grand investisseur et président de la chambre de commerce de Kaolack, qui malgré son potentiel politique est résolument resté dans son secteur. Sa contribution est immense dans la mobilisation des investissements et le développement du secteur privé national pour une participation domestique plus significative à la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE). Un autre exemple est le cas de Cheikh Yerim Seck. Cet expert du développement qui a travaillé dans des institutions internationales dans la sous-région, avant de devenir brillant journaliste à Jeune Afrique, avait un potentiel énorme pour devenir ministre de la communication sous le régime du Président Abdoulaye Wade, mais avait préféré investir dans le secteur privé et créer des centaines d’emplois dans des niches comme les médias et la culture. Le cas de Madiambal Diagne est aussi à méditer. Malgré sa connivence avec le pouvoir, il a toujours adopté une position de journaliste chevronné qui continue de faire des analyses pertinentes sur l’actualité politique du pays. Momar Diongue peut aussi être cité ici comme excellent expert dans le secteur des médias et de la communication, mais qui a préféré rester journaliste exceptionnel au Sénégal évoluant dans le secteur privé. J’ai pris ces exemples parce que ces personnalités sont en vue dans le pays. Il y a des milliers d’autres exemples qui pourraient certainement être cités. Alors, que faire pour mieux utiliser les ressources humaines disponibles à tous les niveaux sans une inflation politicienne dans les nominations et une perversion du jeu démocratique ? Les postes au gouvernement ou les autres postes de nomination ne sont pas les seules places où on
peut servir son pays. Il faudrait qu’on avance vers la démystification des postes de ministre et autres nominations dans des directions au Sénégal. Tout le monde ne peut pas être ministre ou directeur général. A chaque fois qu’un Directeur général ou un ministre est démis, il se met à remobiliser ses troupes pour menacer ou impressionner ceux qui nomment et dénomment. A chaque fois qu’on nomme un nouveau ministre ou directeur, au lieu de travailler, c’est plutôt la bamboula, les célébrations, les meetings de remerciements, les fêtes dans leur localité pour célébrer la nouvelle manne et remercier les parents, Dieu, le Président, les amis et les supporters. Il faut qu’on s’émancipe de cette mentalité au Sénégal pour un management public et une gouvernance des ressources plus crédibles. Une option serait de laisser les experts internationaux et les technocrates du secteur privé à leur place et les utiliser dans un « roster » avec possibilité de les mobiliser ponctuellement (maximum trois à six mois) de quelques bords qu’ils soient, en accord avec leurs organisations pour régler des problèmes précis et retourner à leur place quand ils auront fini leur travail. Il faut plus aller vers la mise en place de « think tank » ou des comités techniques d’experts sur des sujets prioritaires précis ou pour démarrer et lancer de grands programmes phares. Une ligne de financement pourrait ainsi être dégagée pour cela à chaque fois que besoin sera. Cela donnerait la possibilité d’avoir à disposition une mine d’expertise sans être obligé de les insérer dans des postes de nomination. Cette pratique qui se fait dan anglophones en Afrique a fini de montrer des résultats très positifs dans le management public. Les postes de nomination seraient ainsi réservés en priorité aux hommes et femmes politiques et les fonctionnaires de haut niveau les plus brillants qui connaissent très bien leur secteur, et cela en assurant en même temps une dépolitisation de l’administration publique qui sera ainsi plus patriotique. Ainsi, seul quelques postes stratégiques très sélectifs tournés vers l’extérieur et des secteurs de pointe nécessiteraient le recours à des technocrates de l’international et du secteur privé pour des nominations.
Dr. Abdourahmane Ba

Voici les termes de référence du dialogue proposé par Macky Sall

LES TDR PROPOSES POUR DES CONCERTATIONS SUR LE PROCESSUS ELECTORAL…
1-Evaluer le Scrutin,  dans son volet « mise en œuvre de la loi sur le parrainage »
2-Discuter du fichier  électoral
3-Affiner les modalités d’organisation des élections locales (parrainage, caution, mode élection des maires)
4-Determiner les modalites de determination du statut de l’opposition
5-Recueillir les propositions sur l’autorité en charge de l’organe de gestion des élections
6 – Enfin, mener la réflexion sur toute autre question, digne d’intérêt, et retenue de commun accord par toutes les parties.
Date limite pour l’enregistrement des amendements par les parties prenantes le 15 mai 2019.
 La première rencontre est fixée au16 mai 2019.
 Chaque Pôle sera représenté par 15 personnes.(Pouvoir-Oppostion-Non alignés).
La question de l’Organe en charge de conduire le dialogue politique sur les élections  sera discutée au niveau de ce Cadre paritaire, une fois installé.

De quoi l’opposition sénégalaise a-t-elle peur?

Une fois encore l’opposition de mon risque de rater le rendez-vous avec l’histoire, en refusant de saisir cette main tendue du Président de la république.
Au pays de Elhadj Oumar Tall,de Cheikh Ahmadou Bamba M’backé,de Elhadj Malick Sy,de Limamoulaye,de Baye Niasse,du Cardinal Thiadoum ,de Bouh Kounta etc,on a l’habitude de dire que »kula wo bula joxul waxla ».Alors il est important de déférer à cette convocation du président,pour un dialogue politique,sincère et productif.Mais malheureusement cette opposition de confrontation,de contestation et nihiliste trouve toujours les moyens de faire de la politique de la chaise vide.J’estime que ces conditions posées,comme la libération de Khalifa Sall et la grâce présidentielle pour Karim Wade,peuvent être discutées ,lors de cette concertation.Néanmoins la révocation du Ministre de l’intérieur me paraît non négociable,cette décision appartient au Président et non dictée par un groupe ou une personne qui n’a aucunement les prérogatives de nommer ou de limoger.Et ce n’est pas la première fois que l’opposition récuse une personnalité choisie pour conduire une concertation,le cas de l’ambassadeur Tall est très récent.
En fait depuis son accession à la magistrature suprême en Mars 2012,le Président Macky Sall a fait dix neuf(19)appels au dialogue.Ainsi il perpétue une longue tradition qui a permis à notre « sunugal »d’échapper aux coups d’état et autres conflits armés qui ont ensanglanté l’Afrique ,de l’indépendantce aux années 90.Cette tradition de dialogue a également abouti au code consensuel de 1992 qui nous permis d’avoir une alternance démocratique en 2000.Mais hélas l’opposition est toujours dans la fuite en avant,avec des arguments souvent fallacieux.En fait pour dialoguer,il faut être à plusieurs.Mais la seule volonté d’un homme ne suffit pas pour installer un dialogue permanent,inclusif et bénéfique pour la bonne marche du pays,comme qui dirait « Une seule hirondelle ne fait pas le printemps ».Il faut une opposition de propositions,responsable et patriote qui élève le débat afin de répondre présente à cet énième appel de la patrie et de défendre ses positions avec détermination et souplesse,dans le seul but de faire triompher notre démocratie.
Le Sénégal,patrie du père Léo(Léopold Sédar Senghor)est un pays de dialogue(waktane) et de consensus(maslah).Je pose la question à l’opposition,au sénégalais lambda; le destin politique de Khalifa Sall, de Karim Wade ou d’un autre chef de parti ou de coalition,est-il plus important que le devenir des 15 millions d’âmes de cette belle nation bénie de Dieu?Je crois que la réponse coule de source.
Il est plus qu’important que les acteurs politiques discutent et trouvent un consensus fort sur les termes de référence notamment:
-La date des élections locales
-Le système de parrainage,notamment les modalités d’organisation et la caution pour les locales.
-Le statut du chef de l’opposition.
-L’Acte 3 de la décentralisation qui a enfanté le Code général des collectivités territoriales.
-Les réformes institutionnelles et administratives.
 -Le dialogue peut également porter sur d’autres questions soulevées par l’opposition.
Et j’estime que quelques soient nos positions,nos ambitions et nos états d’âme,il faut dialoguer,beaucoup dialoguer,toujours dialoguer et encore dialoguer. Car la paix ,la sécurité et le développement économique et social durable et inclusif vaut tous les sacrifices.
À bon entendeur salut.
Bocar Coulibaly, enseignant à N’dioum.

PDS: Karim Wade… Encore lui…

YERIMPOST.COM Décidément, Karim Wade est la gangrène du Parti démocratique sénégalais (PDS). Informé de la participation du PDS à la réunion de concertation prévue ce jour, l’exilé a convaincu son père, par on ne sait quel moyen, de revenir sur cette décision. Pourtant, Me Wade semblait être dans de bonnes dispositions pour dialoguer, nous dit Libération qui révèle que le Pape du Sopi avait même désigné les représentants du PDS à savoir Oumar Sarr et Cheikh Dieng. A la dernière minute, le secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais s’est fendu d’un communiqué refusant de participer à une concertation dont le maître de séance est Aly Ngouille Ndiaye. Me Abdoulaye Wade ne s’en est pas limité là puisqu’en interne, il a sommé les députées de son parti de ne plus participer à la conférence religieuse des femmes de l’Assemblée nationale. C’était la goutte de trop ! Encore Karim Wade…

Les jeunes de Podor s’opposent à la nomination d’Aissata Tall Sall à l’ARTP

Depuis que la rumeur a commencé à circuler et faisant état d’une probable nomination de Me Aissata Tall Sall à la tête de l’Agence de Régulation des Télécommunications et des postes (Artp), ce sont des réactions tous azimuts qui
fusent d’un peu partout. Les jeunes se réclamant d’un collectif pour la défense des intérêts des populations du département, ne cachent point leur amertume, après une telle information qui, à leurs yeux, ne peuvent relever que de l’intoxication. En effet, selon certains responsables de L’APR, l’actuelle maire de Podor, n’a aucun mérite pour être pressentie à un poste aussi prestigieux que celui de Directeur général de l’Artp. «Qu’est-ce-que Aissata Tall Sall a fait pour son Excellence, le Président Macky Sall ou pour l’APR pour mériter une telle promotion ? », s’interroge ces principaux responsables de la première heure. Ces derniers de renchérir : « nous rappelons que c’est Aissata Tall, elle-même, qui soutenait qu’elle ne va jamais quitter le Parti socialiste qui a 40 ans d’existence, pour un parti qui vient de naître ». Si c’est pour des raisons politiques qui pourraient être le facteur explicatif du choix du Chef de l’Etat, ces apéristes, ne comprennent, non plus puisque, arguent-ils, l’édile de Podor n’à point été déterminante dans le score obtenu par le Président Sall à la dernière élection présidentielle. « Force est de constater que Me Tall n’a plus aucun poids politique dans la commune de Podor, encore moins à l’échelle départementale. Or, faire une promotion à l’ex-socialiste en lui donnant ce gros fromage alors que celle-ci rechigne à adhérer à l’APR, c’est non seulement lui donner les moyens de renaître politiquement mais aussi et surtout une insulte aux vaillants responsables politiques
qui n’ont jamais rien ménagé pour accompagner le président Macky Sall et ça, le bon sens ne saurait l’accepter ! » Préviennent-ils. Toutefois, les jeunes du département de Podor osent penser que la rumeur véhiculée par une certaine presse ,n’est qu’un ballon de sonde émanant du camp de la maire de Podor aux fins d’influencer la décision très prochaine de nommer un patron à l’agence la plus visée en ce moment par les politiciens en mal de promotion.
Mais les camarades de XXX disent faire confiance au président de la République pour distinguer la bonne graine de l’ivraie. Ils préviennent l’actuel locataire du Palais de la République de ne pas prendre une décision qui serait lourde de conséquences pour son parti tant et que l’avenir de celui-ci le préoccupe.

Révision de la Constitution: Les leçons d’un vote

Comment devons-nous comprendre ce qui s’est passé hier ?

Le 04 Mai 2019 restera gravé dans  l’histoire de notre pays.

En effet, en ce jour, l’Assemblée Nationale a voté le projet de loi portant sur la suppression du poste de Premier Ministre que le Président de la rmRépublique lui a soumis.

Le vote s’est tenu dans de bonnes conditions et les résultats escomptés seront d’une grande importance.

Qu’avons nous constaté?

D’abord, l’Assemblée Nationale a voté à une très écrasante majorité en faveur du OUI ( 124 votants favorables sur 138 votants).

Cette ampleur prouve que la coalition Benoo Bokk Yakaar (BBY) est une réalité soudée autour du Président de la République.

À tous ceux qui souhaiteraient de la fragilité puis de l’éclatement de la coalition BBY, un tel résultat prouve que ce souhait ou volonté  est loin de se matérialiser. L’ explosion n’est pas à l’ordre du jour.

Bien evidemment, et comme d’habitude, avant le vote, plusieurs forces et groupes s’étaient mobilisés contre le projet de réforme.
Dans le lot, on pouvait distinguer quelques membres de la société civile, une partie de l’opposition qui tentaient devant les caméras de télévision devant les radios, face à la presse d’attaquer avec une rare violence l’initiative du Président de la République.
Cela s’est même poursuivi et intensifié aprés au niveau d’internet notamment les réseaux sociaux.

Pour les uns , c’était un prolongement de la bataille du 24 Février 2019 , pour les autres , c’était simplement un moyen d’appeler ouvertement à l’insurrection populaire et urbaine.

Des groupuscules en perte de vitesse principalement représentés par <<Y’en a marre>> souhaitaient transformer le jour du vote en un <<23 Juin BIS>>.

Mais, leur rêve de faire embraser ce pays, s’est transformé en cauchemar de vaincu humilié.

Cette remarquable attitude du peuple sénégalais aussi, à rester lucide et à trancher toujours sans couacs,  montre sa maturité et son esprit responsable.

En refusant de répondre favorablement à l’appel des vaincus du 24 Février 2019,les sénégalais ont rappelé leur attachement au Président Macky SALL et leur adhésion tant aux résultats de son septennat qu’a sa vision qu’il a proposée dans son programme <<LIGGÉEYAL ËLLËK>>.

Il est donc important que tous les jeunes du Sénégal accompagnent le Président Macky SALL dans sa volonté et son ambition de bâtir un Senegal meilleur de Tous et pour Tous .

Aujourd’hui, dans un monde difficile et dans une Afrique en pleine mutation, le Président Macky SALL est plus qu’une planche d’appui pour la résolution de nos difficultés présentes.

Il est également et surtout le miroir de nos espérances les plus fortes .
Croire en Macky SALL , c’est dépasser les batailles inutiles et s’armer d’une certitude: que c’est seulement avec lui que le Sénégal atteindra le CAP de l’émergence.

FATOUMATA Z. BA

Radioscopie d’une démocratie mise en joue ! (Amadou Lamine Sall)

Le plus grand ennemi de la démocratie serait-il la majorité parlementaire ? Sûrement pas ! Quand la légitimité populaire est le fondement de toute majorité, celle-ci est sauve ! L’expression de toute majorité passe par le vote et c’est le vote majoritaire qui s’impose et dicte sa loi. Cela peut faire mal. Cela peut choquer, mais c’est cela la marche de tout État moderne. C’est une redoutable  machine que le vote de la majorité. Elle est  forcément au service du prince. Elle le protège et le laisse conduire ses missions. Rien de plus normal ! Il est naturel que cela soit difficile pour ceux qui, dans l’enceinte de l’hémicycle, sont toujours déboutés et toujours battus par le vote de la majorité. C’est presque un anéantissement de tout effort de résistance. Les armes sont trop inégales ! Faut apprendre à s’y faire ! Cette mécanique de la victoire peut rendre des opposants fous. Elle peut renvoyer à l’image d’une démocratie déficitaire donnant tout à la majorité et ne cédant pas un pouce à l’opposition. Mais cette approche n’est pas juste. À la vérité, la notion de démocratie est complexe et cruelle. Elle n’est parfaite nulle part. Il faut bien qu’il y ait une majorité et une minorité. Il faut certes des contre-pouvoirs pour rendre une démocratie crédible. Mais des contre-pouvoirs n’ont jamais empêché une majorité de s’imposer. Le suffrage universel donne à une majorité de gouverner. Trouver la juste mesure n’est pas aisée ! La démocratie ne saurait constituer un frein pour celui à qui le peuple, par son suffrage, a donné le pouvoir de gouverner ! Il reste que l’opposition doit jouir de tous ses droits pour s’opposer et le pouvoir de tous ses droits pour gouverner ! Parlons-en sans détour : l’opposition a contesté le résultat des élections présidentielles du 24 février 2019. C’est son droit. Elle a épuisé tous ses recours constitutionnels. Installée librement dans ses certitudes, elle a mené le combat de la résistance jusqu’au bout. Épuisée d’être déboutée, inconsolable,
dégoûtée presque, elle a fini par abandonner. Qui peut être juge autre que l’institution à qui la loi fondamentale a donné tous les pouvoirs de délibération ? Nous répondons qu’il existe bien un autre juge : la conscience de chaque Sénégalaise, chaque Sénégalais. Mais une conscience reste une conscience. Si celle-ci ne se transforme pas en action, et quelle action, que faire ? Nous n’avons pas la réponse. La rue, des émeutes massives, auraient pu être une réponse au pouvoir, mais pas forcément décisive. Et jusqu’où cette nature de la réponse aurait pu changer la donne ? Le peuple sénégalais a pris acte de la posture des uns et des autres. L’opposition s’est rebellée. La cour constitutionnelle a délibéré. Le nouveau Président élu a prêté serment conformément à la loi. Il entame son quinquennat devant le peuple sénégalais qui a pris acte. Certains prient pour que Macky Sall réussisse. D’autres prient pour qu’il échoue. Voilà une autre forme de démocratie ! Avant Dieu, c’est au Président de se donner lui-même toutes les chances de remplir ses promesses faites au peuple sénégalais. Il suffit d’avoir assisté le samedi  4 mai 2019 à la séance plénière de l’Assemblée nationale sur le projet de loi soumis à l’Assemblée nationale pour la suppression du poste de PM, pour se faire une idée du niveau de notre démocratie. Nous avons tout vu, tout entendu en direct ! Débat difficile, échanges assassins, consensus impossible. Des murs et des murs partout. Le Président du Parlement malmené mais digne et puissamment protégé par sa culture d’État, mais mieux : c’est un homme de l’âge d’or des sciences humaines. Le connaissant, nous avons pensé qu’il devait psalmodier intérieurement, à mesure que le débat enflait, des formules de Socrate, Démosthène, Confucius,  pour contenir  son pouls.  La culture transforme le venin en jus ! Triste tout cela quand nous assistons à ces si pénibles diatribes entre ceux qui représentent le peuple. Mais nous refusons de croire que notre pays est à genoux face à ces séances désarmantes de notre vieux Parlement. La démocratie non plus n’est pas à genoux, même si on lui fait porter des haillons. Ce qui est à genoux, c’est  notre culture de la mesure, du consensus. Ce qui nous manque et qui peut être plus important que la démocratie, c’est notre besoin de respect, de fraternité, d’élévation, de générosité, de hauteur. En un mot, il nous faut aller vers l’écoute entre le pouvoir et l’opposition. Quoique cela puisse coûter aux uns et aux autres, au président de la République, le premier. Il est notre premier interlocuteur. Son devoir et ses responsabilités ne sauraient être les mêmes que celles des autres. Il doit taire en lui tout dépit, toute colère, toute adversité, même légitimes. Il ne s’appartient plus. Du moins telle est notre intime conviction ! À la vérité, si rien n’empêchait légalement le Président de saisir l’Assemblée nationale pour faire voter son projet de loi, il n’y a pas de quoi fouetter un rat. Ceux qui,
nombreux, pensent qu’il aurait pu en informer le peuple et solliciter l’avis de l’opposition, peuvent également admettre que rien ne l’y obligeait. Passer par un référendum ? Renseignement pris, rien ne l’y obligeait non plus ! Informer le peuple par un message à la nation ? L’option aurait été heureuse et élégante ! Elle participerait d’une bonne communication qui serait fort appréciée, d’autant qu’en informant son peuple il informe son opposition, en sachant qu’il ne peut rien attendre d’elle. Finalement. Macky Sall a choisi, finalement, de pleinement s’assumer ! Que chacun s’assume à son tour !  Bien sûr, les missions présidentielles ne doivent pas attendre. Les Sénégalais, non plus, ne peuvent plus attendre. Chacun des actes du Président doit avoir désormais un impact mesurable sur la vie quotidienne de ses compatriotes. C’est ce qu’il souhaite, dit-on. Mais Il nous faut cependant rétablir une fraternité commune. Le Président doit s’y atteler sans rien sacrifier à l’urgence de ses missions. Nous savons tous qu’il est des villes dans le monde qui font plus de 16 millions d’habitants à elles seules. Nous sommes un pays avec un peu plus de 15 millions d’âmes. Nous réussirons si nos nouvelles richesses énergétiques et leurs dividendes sont bien réparties pour un meilleur niveau de vie des Sénégalais. Aucun échec n’est envisageable. Il est impossible d’échouer. Le Sénégal est sur la bonne trajectoire. Il s’agit juste de bien distribuer. « servir er non se servir » dit Macky Sall lui-même ! Elles ne sont pas tombées du ciel nos nouvelles richesses! Elles étaient inscrites dans le temps de la marche de notre peuple. Le temps et non le hasard, a voulu que ce soit sous le président Macky SALL que le processus de découverte et d’exploitation a abouti ! Ces richesses lui survivront ! Il ne partira pas avec elles dans ses valises. Ces richesses sont exploitables au moment où il est programmé à ne plus danser qu’une seule valse, c’est à dire accomplir un seul et dernier mandat. Mais quelle valse Macky SALL va nous danser, quelle valse, mais alors quelle valse époustouflante d’ici 2024, pour dire qu’il n’aura que le travail comme compagnon durant cinq ans et cinq ans, c’est
déjà demain ! voilà une autre ruse de l’histoire qui nous donne à faire face à ce spectacle de celui qui fait jaillir l’or et qui le laisse ensuite aux autres, son temps de pouvoir s’étant épuisé ! L’histoire aurait pu se présenter autrement. Les chemins du divin sont simplement impénétrables ! Aujourd’hui, est-il possible de recoudre les déchirures entre nos hommes politiques ? Le peuple sénégalais demande à ce qu’on le respecte. Il demande de sauvegarder l’image du Sénégal ! Nous devons retrouver nos bonnes brosses à dents, notre bonne trousse de toilette. Nos fêlures sont exposées au monde. La politique, telle qu’elle s’exprime en ce moment et se vit dans notre pays, nous fait beaucoup de mal ! Notre peine nous interpelle pour demander à nos hommes politiques de construire des ponts et non des murs entre Sénégalais.  Les hommes de culture que nous tentons d’être avec humilité afin de poursuivre le rayonnement de notre grand petit pays, sont interpellés de par le monde sur l’état désastreux de notre scène politique. Celle-ci inquiète mais elle ne rompt pas encore la profonde sympathie que notre pays suscite au regard de sa vitalité démocratique qui a vu des alternances politiques se dérouler dans une Afrique plutôt sombre et violente. Il y a aussi ce têtu et admirable passé d’un Sénégal défendant et nourrissant un esprit puissant et somptueux, portant une pensée intellectuelle opératoire autour de grands concepts enfantés par Senghor et Cheikh Anta Diop. Ne serait-ce pas enfin l’occasion pour que le Sénégal fasse le point sur le cheminement de la pensée de ses intellectuels et en même temps de son cheminement culturel et artistique depuis l’indépendance autour de la question de savoir où nous en sommes en 2019 sur le renouvellement de nos chocs et créativités esthétiques depuis 1960 ? Qu’avons nous créé de nouveau et de portée internationale dans la pensée, la littérature, la peinture, la sculpture, le cinéma, le
théâtre, la danse, la musique , la photographie, le design ? Qui sont nos nouveaux critiques d’art dont nous avons tant besoin ? Nos nouveaux critiques littéraires ? Le Sénégal a t-il reculé, fait-il du sur-place, innove t-il, influence t-il l’Afrique et le monde comme dans les fécondes années 70 où nous avons fait beaucoup d’enfants célébrés de par le monde ? La soucieuse politique du livre et de la lecture, la pénible et aride foire du livre, le désarroi des vaillants forçats de l’édition sénégalaise, les parts du diable dans la promotion des arts et des lettres, la soucieuse sauvegarde de notre prestigieuse Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, insuffler une nouvelle dynamique à nos centres culturels régionaux si pauvres. Autant d’interrogations citoyennes sur des plateformes majeures qui, réformées, porteront un Sénégal nouveau qui fera la différence sur les scènes africaines ? Notons aussi combien la création d’emplois dans le secteur de la culture est phénoménale ! Tiens, et si le ministère de l’Intérieur, innovait sous Macky Sall, en sponsorisant désormais les romans policiers des auteurs Sénégalais ? Saluons notre Musée des Civilisations Noires ! Il se révèle de jour en jour comme un formidable espace de rencontre et d’échange de la vie de la pensée et de la créativité ! Si nous décolonisons en nous le concept de musée, nous aurons fait de ce bijou une nouvelle découverte esthétique et de mise en relief époustouflante de nos arts ! Rendons ici hommage à tous ses
magnifiques fonctionnaires, serviteurs et acteurs culturels de notre pays qui continuent de tant donner ! Par ailleurs, il importerait de revoir de près les cahiers des charges de nos médias publics et privés. Quelle place font-ils aux arts et à la culture au sens large, à l’école ? C’est  tout cela à la fois qui fait l’ensemble de la dynamique de notre démocratie créative qui ne se résume pas aux seules frasques des hommes politiques ! Le renouveau et les accélérateurs appelés par le Président Macky Sall interpellent tous les espaces de vie et de représentation de notre pays. Quand un président de la République crédité d’une belle jeunesse décide de se passer d’un Premier ministre, pour, dit-il, prendre directement les choses en main et aller directement au charbon, où peut se cacher le mal ? Cela ne peut en aucun cas ressembler à un suicide ! C’est même courageux et risqué pour un chef de marcher seul vers les barrières, pour le dire de cette manière. Il s’y ajoute que le Sénégal a déjà vécu ce schéma avec les prédécesseurs de Macky Sall ! Par contre, en proposant une réforme qui fait que le pouvoir exécutif et législatif se neutralise, pour
faire court, peut prêter à polémique et hérisser opposants politiques et citoyens libres. Mais dès lors que l’Assemblé nationale elle-même visée, approuve cette nouvelle donne et la valide par sa majorité, que faire, que dire, quoi penser de cette sauce qui semble lui plaire ? En quoi me demande l’Ambassadeur de Tombouctou cette réforme constitutionnelle impacterait-elle négativement sur la vie quotidienne des Sénégalais ? Je n’avais pas de réponse cohérente car la question me paraissait déjà incohérente par rapport au vrai débat suscité sur la menace de la démocratie !
Partout dans ce pays, nous avons besoin de renouveau, de prospection, d’audace, de créativité, de travail, de suivi, d’évaluation. Ces outils sont indispensables pour porter le vrai développement d’un pays. Toutes les politiques
publiques doivent être repensées, revisitées, restructurées, réévaluées avec surtout des obligations de résultats liées à des chronogrammes. En écoutant les médias internationaux au lendemain de l’adoption par le Parlement Sénégalais de la loi supprimant le poste de Premier ministre et des images laissées au monde par nos représentants du peuple, nous avons appris que la démocratie cessait d’être la priorité dans nombre de pays de l’Afrique de l’ouest, dont le Sénégal. Ce serait plutôt l’économie, désormais, et la sécurité, qui prendraient le pas sur l’édification d’une démocratie et l’instauration de ses contre-pouvoirs. La communauté internationale laisserait même faire, qu’importe si des régimes de plus en plus autoritaires pointaient le nez. Il s’agit bien d ‘une nouvelle ère avec la bénédiction et le silence des pays du Nord : renforcer les pouvoirs économiques et sécuritaires et non des contre-pouvoirs qui installeraient le désordre et l’instabilité. Les médias dominants du Nord de conclure : Le Rwanda et son Président Paul Kagamé seraient les inspirateurs de ce nouveau modèle politique , économique et sécuritaire. A chacun d’en rire ou d’en pleurer ! Nous aimons le Rwanda. Nous saluons le long et courageux travail de réconciliation nationale réussi par Kagamé et cette mémoire souffrante recousue. Mais le Sénégal n’est pas le Rwanda et ne le sera pas ! Ce n’est pas la même histoire. Ni politique, ni culturelle, ni identitaire. Bien sûr, la tragédie d’une occupation coloniale infecte a installé le Rwandais dans ce terrifiant drame national. Quand à savoir comment garder notre capitale Dakar, propre, car la question est associée à la belle réussite rwandaise dans ce domaine, la réponse est simple : « en
restant tous à la maison, car nous ne salirons alors rien » ! Dit-on, vrai ou faux, méchant ou railleur, les Sénégalais ont une forte parenté avec les poubelles ! Le Président Sall a promis de ne pas remettre son épée dans son fourreau, tant que ce mal prospèrera !
Puisse le Sénégal rester lui-même, c’est à dire un grand petit pays qui, sur le chemin de son développement, sauvegarde l’image de sa démocratie qui a donné de belles alternances, de belles leçons au monde, l’image de son attachement aux droits de l’homme, aux droits de la presse, aux droits écologiques et environnementaux, à l’égalité des genres. Il nous faut éviter l’appauvrissement intellectuel de l’école. Éviter l’appauvrissement du pouvoir politique par le manque de dialogue. Il nous faut redevenir ce que nous sommes. Les valeurs priment ! N’oublions pas non plus la parole des anciens : « La noblesse du cœur est supérieure à la noblesse du sang ». Hugo, un poète, écrit ceci de troublant : « la loi est devenue l’ennemi du progrès ». Citoyen du monde, ne lui répondons pas « qu’ il ne ment pas, mais que c’est la vérité qui se trompe » ! Ce pays est si beau ! Si bruyant, si habile, si inattendu, mais si beau ! Que personne ne nous fasse croire le contraire !

Amadou Lamine Sall
Poète
Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

Suppression du poste de PM: Kagamé «dicte» Macky

Le Sénégal vient de voter la loi portant suppression du poste du Premier Ministre, comme proposé par le Président réélu. MackySall devient ainsi un hyper président du genre de Paul Gkagamé du Rwanda. Très impressionnés par la réussite rwandaise, Kagamé dicte sa recette à ses homologues africains et à notre Macky national. Déjà réélu le 24 février 2019, le président MackySall invite ses paires africains et dans le parterre de président, le puissant Paul Kagamé, qui vient juste de revoir sa constitution pour devenir un hyper président et pourquoi pas un président à vie.
Pour commencer, dans son discours d’investiture, le président Sall note sa leçon dictée par Kagamé et répète devant le monde entier que DAKAR est salle et il faut la rendre propre. Sous-entendu, « à l’image de Kigali pour terminer la phrase de la dictée ». Puis le mot « Fast-Track » vient dans le discours du président. Le « WaassaWassa », comme
le dirait notre talentueux Mamadou MouhamethNdiaye dans ses revues de presse. Un mot anglais, langue devenue officielle au Rwanda à la place du français. Comme il serait difficile voire même impossible, pour le président Sall, de faire de la république de Senghor un pays anglophone. Ensuite c’est le système Kagamé qui prend le dessus. En d’autres termes, préférer une économie qui marche à la place d’une démocratie qui évolue. Si nous savons que pour le « prof » du Rwanda, la démocratie c’est de la théorie française qui ne mènent pas les pays vers le développement tant rêvé des africains. Et pour mettre un pays africain sur les rails du développement et/ou sur les rampes de l’émergence, pour être dans le contexte du PSE, la leçon du Rwandais est très simple, il faut devenir un hyper président pour pouvoir faire les choses d’une manière rapide et dans les délais. Conséquence, toujours dans la dictée de Kagamé, le poste de premier ministre saute au Sénégal et Macky devient un hyper président comme son « idole » de Kigali. Antoine Glaser, auteur de « ARROGANT COMME UN FRANÇAIS EN AFRIQUE », fin connaisseur de l’Afrique et de ses leaders politiques dira que beaucoup de présidents africains sont aujourd’hui très impressionnés par le système de Paul Kagamé, que bon nombre d’entre eux n’excluent pas de devenir hyper président, même si la
démocratie doit en pâtir, pour assurer l’émergence dans leur pays respectifs. Entre une démocratie chantée par le monde entier et une économie de développement, le prof Kagamé dicte à ses homologues : « PRENEZ L’ECONOMIE QUI AVANCE et DEVENEZ DES HYPERS PRESIDENT »

BAMBY

Incohérence et inconséquence, maladies infantiles de l’opposition sénégalaise

L’opposition sénégalaise souffre terriblement d’un déficit chronique de cohérence et de conséquence, tant dans son discours que dans son action de tous les jours.

Depuis 2012, date d’arrivée de Macky Sall au pouvoir, l’opposition n’arrive pas à produire un discours cohérent ou à adopter une attitude conséquente, face aux actions réfléchies et planifiées du camp d’en face, la majorité présidentielle. Animée par un homme, en rupture de ban avec les options fondamentales de la société sénégalaise (Idrissa Seck), lui-même secondé par une bande de néophytes en politique (Ousmane Sonko, Pr Issa Sall et Me Madické Niang), l’opposition se trompe depuis 2012 dans toutes ses options stratégiques et tactiques. Elle a mené une campagne, tambour battant, contre le « Oui » au référendum de mars 2016, à l’arrivée, le « Oui » obtient 62, 54% des suffrages exprimés. Les législatives de 2017 furent un autre enjeu, que cette opposition a aussi perdu, 49, 47% pour la coalition présidentielle de Bennoo Bokk Yaakaar. A l’époque, l’opposition dite, radicale battait campagne sur la probabilité d’une cohabitation, alors que la constitution sénégalaise n’oblige pas le président de la république de choisir un Premier ministre de l’opposition, même au cas où celle-ci réussissait à obtenir une majorité à l’Assemblée. Victime d’une investiture à l’emporte-pièce, l’opposition dite, radicale avait fini par éclater en plusieurs morceaux avant le scrutin du 30 juillet 2017. Résultat, elle fut laminée par la coalition au pouvoir, à cause notamment de ses multiples errements et incohérences. En février 2019, l’élection présidentielle fut un nouveau tournant majeur dans la vie de la nation sénégalaise. Dans cette perspective, l’opposition comptait dans ses rangs, deux anciens premiers ministres (Idrissa Seck et Hadjibou Soumaré) et un ancien Président de l’Assemblée nationale (Pape Diop), sans compter de jeunes populistes, initiés aux secrets de l’Administration sénégalaise (Ousmane Sonko notamment), d’anciens ministres et des professeurs d’université (Malick Gakou, Pr Issa Sall, Amsatou Sow Sidibé et Me Madické Niang). La fatidique épreuve du parrainage a laissé en rade, la majorité des prétendants, qui se sont joints à la bande des « 4 » mousquetaires rescapés, pour former la Coalition des 27. Ils prétendaient alors, que le candidat Macky Sall, n’allait pas battre campagne ! Au finish, le candidat de BBY a parcouru plus de kilomètres que chacun des 4 candidats de l’opposition. Les résultats sortis des urnes, traduisaient exactement le rapport de force sur le terrain politique : 58,26 % pour le président sortant, moins de 42% pour ses « 4 » adversaires réunis.       Au lieu de féliciter le vainqueur, les mauvais perdants, versent dans une politique de l’autruche. Les résultats qu’ils contestent, leur servent -curieusement- de base de « légitimité« , pour établir une nouvelle hiérarchie au sein de l’opposition.

Plus de deux mois, après la publication des résultats officiels, La coalition Idy 2019, nous surprend, avec la sortie d’un « livre blanc », truffé d’assertions aussi bien légères que mal fondées. Un vrai jeu d’amateur, pour un ancien candidat à la présidentielle, en quête d’un crédit de confiance à jamais perdu. Les départs successifs de ses plus proches collaborateurs, en disent long sur son incapacité à manager un petit groupe d’hommes, a fortiori, un peuple entier. En réalité, Idrissa Seck appartient désormais au passé, n’en déplaise à ses alliés encombrants : Mamadou Diop Decroix (AJ) et Mamadou Lamine Diallo (Tekki).  Dr Abdou Rahmane Diouf son désormais ex-Porte-parole, leur a pourtant montré la voie à suivre, en allant chercher ailleurs.

Mon ami Dr Lamine Ba a révélé aux Sénégalais qu’Idrissa Seck, qui avait naguère dit publiquement, que le jour où il aura l’âge du prophète de l’Islam-Psl-(63 ans), il ne briguerait plus de mandat présidentiel, rumine toujours des ambitions présidentialistes.  Dr Lamine Ba vient de l’exonérer, en passant, du péché de « Wax Waxeet », en proclamant haut et fort, « qu’Idrissa Seck pourrait bien se représenter à la Présidentielle de 2024 » ! Or, en 2024, M. Seck sera âgé de 65ans. Le Secrétaire général du Parti Reewmi enfonce le clou en annonçant, sans sourciller « qu’Idrissa Seck allait supprimer le poste de Président de la république, s’il était élu le 24 février dernier » ! Pourtant, ce dernier n’en a jamais fait cas durant la campagne électorale. Au même moment, il reprochait au président Macky Sall, d’avoir voulu supprimer le poste de Premier ministre, sans en avoir parlé durant la campagne !

Le vote sur le projet de loi, consacrant le vœu du Président Sall a pourtant révélé une nouvelle donne politique d’extrême importance : 124 députés ont voté pour le projet, 7 voix contre et 7 abstentions. L’opposition est maintenant divisée en 2 camps, de forces-sensiblement-égales. A l’opposé, le camp de la majorité, reste plus que jamais soudé, derrière leur leader Macky Sall. C’est que, l’incohérence et l’inconséquence d’une opposition tatillonne, ont fini par fédérer les forces vives de la nation, autour du Président Macky Sall, jugé plus clairvoyant, mais surtout plus pragmatique.

Mouhamadou Bamba Ndiaye

Promesses Électorales et Réalités du Pouvoir (Pathé Mbodje)

Le « No Money, No Job » du Premier mai est d’autant plus surprenant qu’il n’est pas sans rappeler les promesses électorales du candidat Macky Sall de créer un million d’emplois s’il était réélu. Mais cela, c’était en février. Le Sénégal devra pourtant doubler ses effectifs en rationalisant, c’est-à-dire en misant sur le tout numérique, afin de disposer d’une réelle administration de développement.

a douche écossaise du président Macky Sall en ce Premier mai fête le travail… au repos : pas de nouvelles créations d’emplois, du moins pour l’État dont ce n’est le rôle et, devant les pressions du Fonds monétaire internationalpas de hausse de salaire prévue non plus, toujours dans la Fonction publique.

Parce qu’il y a manque et l’institution internationale veille ; déjà, en octobre 2018, le Fmi avait averti sur un probable trou béant dans les finances publiques avec « la baisse de recettes notées en septembre et un manque à gagner de l’ordre de 115 milliards de francs Cfa d’ici la fin de l’année » (Michel Lazare, chef de mission pour le Sénégal). Le président Macky Sall  a reconnu le Premier mai dernier le manque à gagner en plus de « dérèglements » dans le système de « rémunération » en fonction du niveau d’études.

 

Le ministère de la Fonction publique a alors cherché à « mettre en œuvre une politique appropriée de rémunération dans l’administration publique, s’appuyant sur une organisation optimale et une gestion rationnelle et valorisante des ressources humaines », avec à l’esprit  la lutte contre « une relative démotivation des agents, ce qui a affecté la qualité des prestations de service public » (1). Il faudra juste éviter le piège des années 80.

 

Vers la fin des années 80 en effet, le Sénégal s’était essayé à une restructuration de son système bancaire et de son effectif avec un dégraissage de l’Administration forte à l’époque de 65.000 fonctionnairesLes départs négociés et mal réussis ont bouleversé la vie sociale, culturelle et économique : l’Éducation (échecs, abandons), la Santé (mentale surtout), la cellule de base de la société ont connu des bouleversements d’autant plus appréciables que les institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et Fmi) avaient imposé des programmes d’ajustement qui ont déstructuré les sociétés africaines pour longtemps et dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui : la dislocation de la famille, la distanciation des relations sociales et le souci de se réaliser ailleurs face à la délicatesse de la situation socio-économique,

La question que se posent certains hauts fonctionnaires est celle-ci, en réaction au discours va-t-en guerre du Premier mai dernier : le Sénégal peut-il soutenir qu’il a trop de fonctionnaires (130.000) pour une population de 15 millions d’habitants ? Répondre par la rémunération fausse toute étude sérieuse qui privilégierait  ainsi la toute puissance de l’État (napoléonien) avant la satisfaction de besoins primaires des administrés.

 

Passée la période de la campagne et de la présidentielle de février 2019, le chef de l’État reconnait sur le tard que la gabegie des années libérales s’est maintenue durant le septennat : le Sénégal compte plus du double de personnel administratif que sous Abdou Diouf (130.000 fonctionnaires pour 15 millions d’habitants), paie aujourd’hui mille milliards de salaire annuel, en dehors du coût de l’État (2.000 véhicules achetés durant cette période de libéralisme outrancier pour 500 milliards de Cfa, 40 milliards pour le carburant et les lubrifiants, en dehors de l’aspect papivore de l’administration).

Mais si, au fond, le problème de l’administration résidait plus dans le contact avec le citoyen et les frictions qui en résultent dans le service public ?

En partant du ratio et de l’impact du travail des fonctionnaires et/ou agents de l’État, certains analystes invitent à étudier ces relations  depuis Fongolembi avec, par exemple, l’agent des services agricoles dont le paysan sénégalais ne peut se passer, jusqu’à l’hôpital où « on a l’impression que tout le monde est malade parce qu’il n’y a pas assez de médecins » ou, dans un autre exemple, dans le secteur de la Justice « où l’on peut croire qu’il n’y a dans ce pays que des problèmes devant les tribunaux ». Parce que le Sénégal manque de personnel, contrairement à ce que l’on veut faire croire ; il suffit d’ailleurs de réentendre l’Union des Magistrats le 3 mai dernier sur les causes des longues détentions préventives contre lesquelles elle veut se battre.

 

Le Sénégal devrait donc doubler son effectif administratif pour un meilleur service à la communauté…et dégager les moyens pour ces nouvelles rubriques, tel que le veut le bon droit administratif. La question ne serait plus alors ce que ces fonctionnaires coûtent au contribuable pour un service moyen, mais « combien les fonctionnaires rapportent-ils à l’État au quotidien ? »

 

Le tout numérique au Cap-Vert, en Ile Maurice et au Rwanda, par exemple, a donné une administration des plus performantes et des plus économiques ; l’Ile Maurice est ainsi unanimement reconnue comme « le pays le plus avancé dans l’administration économique de l’Afrique » ; elle est ainsi le premier pays africain à avoir une longueur d’avance sur les autres en matière d’administration électronique. Selon l’E-Government Development Index (Egdi), cette île située à l’ouest de Madagascar a surclassé l’Afrique toute entière. Le rapport commandité par la Banque Mondiale salue ainsi l’informatisation de l’administration depuis les années 90. (https://www.techenafrique.com/2017/10/afrique-lile-maurice-le-plus-avance-dans-ladministration-electronique).

D’autre part, « En misant sur le numérique, le Cap-Vert a réussi de grands bonds en avant. L’objectif étant de palier le manque d’infrastructures, d’assurer la continuité géographique dans le pays pour relier les différentes îles et impliquer sa forte diaspora composée de 1,7 million de personnes. Une vraie volonté politique qui se reflète sur les performances de l’administration et de ses systèmes lesquels sont organisés en fonction des besoins du citoyen depuis sa naissance jusqu’au décès. De ce fait, tous les citoyens bénéficient du même niveau de service et d’accès égal à l’information ».

Le Cap-Vert mène aujourd’hui le peloton de tête en Afrique de l’Ouest à l’E-Government Development Index (Egdi) qui mesure la quantité et le périmètre des e-services publics, et il est 4ème au classement à l’échelle du continent africain. Cette année, le Cap-Vert n’a pas manqué le rendez-vous 2019 du « Mobile World Congress », le plus grand salon du mobile au monde, tenu à Barcelone du 25 au 29 février 2019. » (Source : CIO Mag, 6 mars 2019).

Privatiser, comme au Rwanda ?

Enfin, avec la société RwandaOnline, le gouvernement dirigé par Paul Kagamé s’est lancé depuis 2014 dans la digitalisation de la totalité des services publics de l’Etat en créant Irembo, un service de e-gouvernement pouvant réduire l’écart entre les 11,8 millions de citoyens rwandais et l’administration, en quelques clics. « Au Rwanda, nous bâtissons notre économie grâce aux technologies ». Une mutation qui inspire déjà plusieurs pays d’Afrique parmi lesquels le Ghana, l’Ouganda ou encore le Bénin qui suivraient de près les résultats de l’expérience Irembo.

Dématérialiser les relations entre l’administration et les citoyens est donc une étape essentielle vers la bonne gouvernance, faute d’une gouvernance vertueuse ; il conduit ainsi à réduire les risques de circulation des moyens financiers et à tendre vers l’unicité des caisses.

Pathé MBODJE, M. Sc,
Journaliste, sociologue
Parcelles assainies, Unité 10, Villa N° 276, Dakar, Sénégal, tél (+ 221) 775952161

 

La démocratie sénégalaise à l’épreuve de Macky Sall (Moussa Taye)

Sénégalaises, Sénégalais
L’heure est grave. Mais, plus grave encore est le silence pesant qui plane sur notre pays. En effet, depuis la fin de l’élection présidentielle, le Sénégal est plongé dans une situation politique et sociale assez inédite. Le président de la république adopte une posture inquiétante. Jadis d’une gênante arrogance, il continue dans cette voie en dégageant morgue et suffisance au moment où l’on pensait (naïvement peut-être) qu’il se comporterait en gentleman. Mais, autant l’avouer de suite, la grandeur d’esprit est la marque des grands seigneurs mais n’est pas grand seigneur qui veut. En réalité, Macky Sall ne respecte rien ni personne. Il n’a pas de code d’honneur. Il n’a pas de repères signifiants. C’est à croire que les contestations qui ont jalonné le processus électoral et qui ont abouti à sa « non reconnaissance » par l’opposition plombent son élan et le poussent dans ses derniers retranchements. Il a entrepris, seul, contre toute attente, des réformes qui s’avèrent dangereuses pour la stabilité politique et sociale du pays. Ces
réformes portées par le très féal premier ministre prouvent que le président Sall est dans une logique autoritariste sans commune mesure. Comment, en effet, un président sortant peut-il concevoir une réforme qui « hypertrophie » son pouvoir ? L’ultra présidentialisme qui découle de cette réforme ne sied pas à une démocratie qui naturellement, devrait connaitre une alternance en 2024. La concentration des pouvoirs entre les mains du Chef de l’Etat au sens jacobin entraine à coup sûr une confusion pire que sous Vichy. Les partisans du chef sont déboussolés, désabusés. Ils sont devenus moins bavards parce que se sentant exclus du champ de la gouvernance. Les alliés « historiques »
confondus dans la logique du « gagner ensemble, gouverner ensemble » sont dans leurs étroites semelles. Quoi de plus frustrant que de voir le mépris affiché par le chef d’une coalition à laquelle on tient comme à la prunelle de ses yeux. Moustapha Niasse, dans un ultime baroud d’honneur, a essayé de faire croire, maladroitement, à une concertation sur le projet de réforme. Mais, ce n’est pas vrai. Il cherche tout simplement à se donner bonne conscience et à rendre la pilule moins amère. Pendant ce temps, les honorables Députés du chef déshonorent encore leur position sur fond de billets de Mecque et d’espèces sonnantes. Cette majorité robotique d’une docilité déconcertante vote tout avec en prime des salves d’applaudissements. A coup sûr, elle voterait même pour sa propre destitution comme ce burlesque Pm pressé d’en finir avec cette réforme qui va l’humilier, lui le Pm qu’il faut « guillotiner » pour…incompétence ou incommodité. Toute cette horde de laudateurs adopte la posture des mendiants des faveurs : têtes baissées, yeux fermés, motus et bouche cousue. Il faut aussi se désoler et déplorer cette sorte de démission collective de l’opposition et d’une partie de la société civile. Faut-il rappeler que le temps électoral est dans le temps politique. Parce que l’élection est une parenthèse dans la vie politique. Nous avons choisi de faire de la politique. L’activité doit être continue et pérenne quels que soient les soubresauts et les vicissitudes. Nous n’avons pas le droit de baisser les bras Au contraire, nous devons nous relever rapidement pour faire face à cette
situation. Nous devons continuer le combat pour la libération de Khalifa Sall, le retour de Karim Wade, la réforme du processus électoral, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, l’amélioration des conditions d’études des étudiants, l’accès aux services sociaux, le soutien au monde rural …Oui, il y a de la matière. Il faut enfin s’adresser au Peuple. Penser que les hommes politiques s’adonnent à « une bataille de singes » ou qu’il s’agit de « querelles entre politiciens » est la pire des analyses. La stabilité voire la survie de notre jeune Nation dépend pour beaucoup de la posture de Macky Sall. Il faut une conjugaison des forces sociales et citoyennes pour barrer la route à cet empereur des temps modernes qui gouverne par la terreur en tenant entre ses mains périssables tous les pouvoirs. Macky Sall ne mérite pas notre confiance. Il doit être combattu. Au nom de l’idéal démocratique.
Moussa TAYE

Macky Sall: 5 autres leçons de vie !

A la demande de plusieurs lecteurs, je partage ma réflexion sur 5 autres leçons de vie tirées du parcours du Président Macky Sall.
1- Peu importe le nombre de diplômes que tu auras obtenu, ne sois pas gêner de commencer au bas de l’échelle :
Pourtant auréolé d’un diplôme d’ingénieur géologue au sein du prestigieux Institut des Sciences de la Terre de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et d’une solide formation en France à l’Ecole Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs (ENSPM) de l’Institut Français du Pétrole (IFP), Monsieur Macky Sall est entré à PETROSEN comme agent et chef de Division banque des données avant d’en être le Directeur Général entre 2000 et 2001. C’est à cette date (2001) qu’il a commencé son ascension : Ministre, Premier Ministre, Président de l’Assemblée nationale, Président de la République. Une belle leçon aux jeunes qui refusent de commencer à un poste arguant qu’ils ont des
diplômes prestigieux. Apprenons à commencer petit pour devenir grand !
2- Mieux vaut avoir raison que d’être d’accord :
En 2008, Macky Sall, comme le veut le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, autorise la convocation de Karim Wade, du fils du président de la République d’alors, pour une audition sur les travaux de l’Agence nationale de
l’organisation de la conférence islamique (ANOCI). Ainsi commença le mortal combat avec Me Abdoulaye Wade tout puissant Président de la République. Macky dit niet à toutes les négociations l’appelant à rendre le poste à Wade : Il
avait raison et n’a pas voulu être d’accord. Des amis libéraux à lui sont allés le voir, lui ont parlé, l’ont même supplié de ne pas engager le bras de fer avec Wade et il est solidement resté sur ses positions : il avait raison. Même quand Wade l’a convoqué dans son bureau pour un tête à tête Macky est resté de marbre car se disant toujours qu’il avait raison. C’est ensuite que déchu du poste de numéro 2 du PDS, son mandat de président de l’hémicycle réduit à un an, Macky rendit le tablier. Une démission à l’origine de son accession, quatre ans plus tard, au palais de la république. « Je n’avais pas, en tant que jeune, l’ambition d’être président de la République. Elle ne m’a animé qu’à l’Assemblée nationale lorsqu’on m’a imposé un combat », confiera-t-il plus tard.
3- Ecoutez votre intuition :
L’intuition c’est cette petite voix intérieure, cette ampoule d’Eureka qui s’allume comme une réponse évidente à une question qui nous tourmente. C’est cette boussole interne qui nous dirige vers le bon chemin. Certains parleront de
feeling, d’un ressenti très fort. Les artistes voient cela comme une inspiration venue d’ailleurs. Les scientifiques parlent d’un 6 ème  sens, d’intelligence de notre subconscient. C’est un peu tout cela ! Cette intuition, Macky Sall en a eu. Il l’a senti en quittant la tête de l’Assemblée nationale. Au lieu de mener un combat inutile, il a suivi cette voix intérieure qui lui disait qu’il pouvait bien devenir Président de la République. C’est en la suivant qu’il a créé l’Alliance Pour la République (APR) et est allé à l’assaut du suffrage des sénégalais. Apprenez à écouter cette voix et à la suivre.
4- Entourez-vous de personnes optimistes. Fuyez les pessimistes :
« Etre optimiste consiste à entreprendre un voyage de nulle part à destination du bonheur. » Quels que soient les événements, certains ont l’habitude de voir le bon côté des choses, alors que d’autres voient que le négatif. Chacune de ces perspectives reflète une réalité. Par exemple, objectivement il est vrai de dire qu’un verre est à moitié plein ; il est également vrai de dire que ce même verre est à moitié vide. L’optimisme est un choix dont nous avons le contrôle, c’est-à-dire que nous pouvons tous décider de développer des compétences pour améliorer notre optimisme. En 2008, Macky Sall pouvait être bien pessimistes et écouter ces gens qui lui disaient que c’était impossible et que ç’en était fini pour lui et sa carrière. Il a au contraire appris à ne pas les écouter et à s’entourer de gens qui, comme lui,
étaient bien optimistes en ne voyant que le côté positif de son éviction au perchoir de l’Assemblée : « xaaci bo giss wërsë gu waay la ». Par exemple un Moustapha Cissé Lo qui, aux questions de la journaliste Aissatou Diop Fall dans l’émission « Sortie » qu’elle animait en cette période sur Walfadjri et qui s’étonnait de voir l’APR prétendre porter son candidat à la magistrature suprême après 3 ans d’existence, répondit très clairement ceci « même si nous devons nous casser les dents qu’on nous laisse au moins essayer. Nous savons que nous pouvons y arriver et que ce rêve est bien possible ». Voilà la philosophie d’un éternel optimiste ! Il faut toujours apprendre à voir le bon côté des choses !
5- Apprenez à garder le silence :
Le silence est une arme redoutable pour celui qui sait l’utiliser et un très bon accompagnateur dans les conflits aussi bien professionnels qu’affectifs. Ne soyez pas victime du silence, soyez-en maître ! Nous avons tendance à trop parler, trop nous dire. Vite répondre. La bonne réponse. Les bons chiffres. Les bons mots.  Persuadé que la clef se trouve dans ce qui est dit. Or, parfois le silence à un bien plus grand pouvoir que toute parole. Il permet d’avoir la main dans certaines situations de conflit ou de négociation. Il permet à l’autre de projeter et à vous de l’observer et de comprendre ce qui l’habite. Enfin il permet de ne pas constamment livrer à autrui votre mode d’emploi. C’est ce que le Président Macky Sall a compris très tôt. Il parle peu. A des moments où il a été attaqué de toutes parts, il a su se taire. L’on se rappelle même, quand l’ancien Président Wade allait jusqu’à se prononcer sur ses origines, l’actuel a su garder le silence et ainsi s’attirer la sympathie des sénégalais. L’on a l’habitude de dire que Macky Sall est poli (« dafa yaaru ») et ce compliment il le tire en grande partie de sa capacité à ne pas répondre à tout va.

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

Vote du projet de loi modifiant la Constitution: un samedi de tous les dangers ?

YERIMPOST.COM La menace est réelle, les mouvements citoyens ne reculeront devant aucun obstacle pour tenter de faire échouer le vote de ce samedi 4 mai du projet de loi portant modification de la Constitution. Y en a marre, FDS, Cos/M23, Frapp/France Dégage et consorts avaient déjà annoncé la couleur. Avec ou sans autorisation préfectorale, ils entendent faire parler d’eux. Ces mouvements citoyens veulent marcher pacifiquement devant la place Soweto pour s’opposer à cette réforme. Un 23 juin bis, c’est ce que promettent ces activistes en appelant à la grande mobilisation des populations afin de barrer la route au président Macky Sall qui, selon eux, risque de s’arroger tous les pouvoirs, une fois que les députés voteront cette loi.

Acte 3 dëg, fin du gouverneur way !

Véritables reliques du colon et glorioles d’un passé pas glorieux, le gouverneur ne retient et ne restitue que,qu’une histoire féroce et jungulaire où le toubab régnait en maître et avait droit de vie et de mort sur ses sujets considérés du reste comme n’ayant jamais fait l’histoire, en dehors de l’histoire en somme a-histoire. Cette dure parenthèse de nos anciens faite de fouet et de cravaches, d’humiliations et de ravalements, de viols et de bassesses de toutes sortes, de rétrogradations et de négations fut symbolisée par le gouverneur quel que soit son territoire et la compétence. Combien sont-ils à porter encore ces stigmates d’un âge médiéval où le colonisé était ratatiné, écrasé et écrabouillé par le seul vouloir du gouverneur. Même nos dignes et illustres marabouts et érudits ont eu à faire face aux affres et à la férocité de ces créatures au cœur de béton et de caillou. Reconnaissables par leur accoutrement inique et cynique, fait de casquettes et de fourragères , aux bottes de chair à la couleur du sang ,ce sang humain de vies ensanglantées qui leur servait de cirage pour aussi leur lanières lacérant d’honnêtes gens dont le seul tort est la couleur de la peau. Oui ces gouverneurs pilleurs et spolieurs méritent-ils encore l’hommage permanemment rendu, les places et artères parrainées, les statues à la PYONG YANG sur mesure et démesurées pour perpétuer quoi ? C’est cela la question : A quelles fins ? Par devoir de mémoire ? Laissez nous rire  ou pleurer ! Cette histoire est dans le sang et dans la chair et est jamais gravée dans les vaisseaux et nerfs intimes de chaque africain/noir n’en déplaise encore à ces historiens très prompts à qualifier de révision et de négation toute pareille opinion. Rien de physique et de palpable qui revigore et relève et élève ne doit rester et pourtant l’impression c’est que ce n’est pas pour demain. Les vestiges sont réveillés et relookés avec l’ENA, dans sa filière AC, véritable creuset de perpétuation de ce germe à jamais et négativement marqué. Les dits gouverneurs actuels dans leur carapace de rappel sombre sont à bannir et à rayer de l’horizon visuel : Il faut les voir dans leur uniforme « blanc », noir oui , cachant mal les ignominies commises se pavaner avec une casquette d’un temps maudit par les grands érudits de notre nation. A chaque sortie et inconsciemment ou … ils se bombent le torse et arborent fièrement (hum !) une symbolique d’une époque sanguinolente qu’ils ne cessent de perpétuer. Et contagion à toute la fratrie (préfets et sous –préfets) sous bottes et casquettes et peut-être legs du passé et compétence de l’ENA : Abord toujours ferme et fermé pour faire impression et ressembler et renvoyer à leurs ancêtres les gouverneurs coloniaux : Qui n’est pas sous cet apparat n’est administrateur civil ou assimilé dirait-on : Dur, dur ! Jusqu’à l‘appellation : administrateur civil ! Cela doit cesser et serviteur de l’Etat ne doit nullement signifier ressuscitation de ce passé criminel et d’ailleurs déclaré « crime contre l’humanité ». Et même les véhicules rentrent dans ce cinéma ignoble par leur noirceur, toute une symbolique encore ! Pour faire peur (rires)! Détrompons-nous ! ces « fils de chefs » de cette trempe sont dépassés et démodés et font pitié à chaque sortie et d’ailleurs avec l’acte 3 ou 4 ,le temps de leur dépérissement doit sonner avec leur inutilité mise à nu : Interrogeons leur agenda de travail : Rien ! Touss et nada et rien de consistant ! Sinon représentation…ou meubler les cérémonies avec leur casquettes (bon décor et ornement) ou et très souvent jouer aux sales besognes et autres sales boulots : Menacer, bras armé et revolver et surtout 1 er fusible. Non pertinent au moment du glissement vers les pôles-territoires, leur glas a sonné et une reconversion leur doit trouver : Déjà avec la région, page tournée avec le département échelon devant capter et mobiliser toutes forces et énergies locales, le gouverneur doit s’interroger sur sa place sur le nouvel échiquier juridico-administratif local sinon le cheveu dans la soupe, ce sera lui le gouverneur et il sera dans tous les cas retiré pour une soupe et soupière digestes à tous points de vue.
IBOU SENE KAOLACK

An 2 de la démission de M. Thierno Alassane Sall du gouvernement: Lettre d’un militant de LA RÉPUBLIQUE DES VALEURS à son leader

Une leçon de vie, et une conduite d’homme d’État caractérisent son acte de ce fameux jour de 2 Mai 2017..
Il y’a deux années, M. Thierno Alassane Sall, ministre de l’énergie s’entretenait avec le président de la république et son premier ministre qui au terme de cette rencontre, voulaient lui faire ratifier un accord visant à octroyer des blocs de pétrole, nouvellement découverts du Sénégal à la firme française Total..
Jugeant cette dernière offre moins bénéfique, il refusa tout bonnement de signer le contrat avant de démissionner du gouvernement.
Ce geste patriotique, très salutaire n’a fini d’occuper les consciences sénégalaises comme africaines et marque le début d’un combat pour la restauration des valeurs et la fondation d’une république des valeurs.
M. Thierno Alassane Sall incarne le nouveau type d’homme politique que les nouvelles générations souhaitent avoir aux commandes étatiques de notre cher pays.
Il a su se départir de tout enrichissement individuel, meme licite et placer entièrement ses préoccupations à la sauvegarde des intérêts de la nation.
Son brillant parcours professionnel est sans doute incontestable de l’ingénieur en Aviation civile et en télécommunication au ministre du gouvernement, monsieur a autant fait appel au professionnalisme  dans la rigeur qu’aux comportements politiciens..
La dignité, le sérieux et le savoir-faire ont toujours occupé les devants dans sa gestion des taches administratives..
Votre vision de la politique est très acceptable et toute particulière dans notre environnement à l’analyse de vos propos suivants :
 » Nous considérons qu’aujourd’hui qu’au Sénégal, l’engagement politique n’est pas généralement fondé sur des valeurs universelles intangibles, qui dépassent les personnes et les contingences politiques et qui n’ont pour vocation que l’intérêt supérieur de la nation et leur longue portée historique.. c’est pour cette raison que nous pensons que notre plus grand mal n’est pas l’absence de programmes et de visions politiques mais plutôt l’absence de référentiels solides acceptés de tous, partagés par tous et qui font que certaines choses sont inacceptables, non envisageables et que certaines fautes sont intolérables dans une république  »
Ce jour d’anniversaire n’est certes festif mais reste significatif, plein d’enseignements et doit rappeler aux compatriotes le sens du devoir patriotique..
Membre et fier du mouvement, LA RÉPUBLIQUE DES VALEURS, je garde en mémoire les images de notre première rencontre soldée d’échanges préoccupants sur la situation catastrophique du pays et du bradage de ses ressources..
Et là j’ai compris à ces instants, combien il urge de combattre à vos côtés pour la souveraineté de notre chère nation..
Merci à vous, camarade patriote..
Merci pour ce choix honorable..
Merci pour ce noble combat pour l’émergence de notre Sénégal..
Ensemble nous vaincrons..Vive LA RÉPUBLIQUE DES VALEURS
Vive le président Thierno Alassane Sall

Ce ministre avec 8 voitures de fonction !!!

YERIMPOST.COM  Un ministre du régime actuel avec 8 véhicules de fonction. C’est ce que révèle le quotidien Les Echos qui rapporte que c’est lorsque le ministre en question passait le témoin à son remplaçant que la découverte a été faite. Le chef de l’Etat va apprécier, lui qui s’est lancé dans la réduction drastique du train de vie de l’Etat.

Situation nationale: Les cadres républicains répondent au livre blanc de Idy2019

Le Collège Exécutif National (CEN) de la Convergence des Cadres Républicains s’est réuni le mardi 30 avril 2019 à 18 heures à la permanence de l’APR sise à Ouakam, sous la présidence de son Coordonnateur le camarade Abdoulaye Diouf SARR. Analysant la situation politique nationale, le CEN renouvelle sa confiance et son soutien à son leader le Président Macky SALL dans sa forte détermination à répondre avec beaucoup d’efficacité et de célérité aux pressantes attentes des populations. Le CEN salue la bonne décision du Président Macky SALL de saisir l’Assemblée Nationale pour une révision constitutionnelle visant entre autres la suppression du poste de Premier Ministre. Le sens et l’opportunité d’une telle révision qui obéit à une logique de meilleure opérationnalité des prises de décisions semblent ne pas agréer l’opposition. Cette dernière, longtemps plongée dans une torpeur après sa défaite et incapable d’offrir aux sénégalais un projet de société prometteur, a catégoriquement refusé de répondre à l’appel au
dialogue lancé par le Président Macky SALL à l’ensemble des forces vives du Sénégal. Par la main tendue à tous, le Chef de l’Etat qui a fini de convaincre tout le monde par son leadership incontestable, a voulu dans une démarche inclusive associer les sénégalais de tout bord à répondre efficacement aux questions de portée nationale. Sur le même registre, le CEN constate avec regret et désolation, le manque de sérieux et de lucidité qui a conduit à la production et à la publication du supposé livre blanc de la coalition IDY 2019 qu’aucun sénégalais ne saurait accorder le plus petit crédit.
Enfin, les cadres de l’APR invitent les partis d’opposition, la société civile et toutes les forces vives du Sénégal, à répondre sans condition à l’appel au dialogue lancé par le Chef de l’Etat, pour l’intérêt supérieur de la Nation. Par ailleurs, le CEN s’est longuement appesanti sur sa feuille de route qui permettra à la CCR pour mieux assurer ses missions et son leadership sur l’échiquier politique nationale. C’est dans cet ordre d’idées, que la Convergence des Cadres Républicains compte organiser une Assemblée Générale et un forum thématique sous peu pour remobiliser tous les cadres derrières leur leader pour participer efficacement à une nouvelle conscience citoyenne et à l’émergence « d’un Sénégal de tous et un Sénégal pour tous » si cher au Président de la République.

Déclaration au vitriol de la LD–Debout à l’occasion du 1er mai 2019

En ce 1 er Mai 2019, comme chaque année, les travailleurs du monde, de l’Afrique et du Sénégal, en particulier, célèbrent la journée internationale du travail, sur fond de commémoration, en hommage aux illustres combattants de tous les temps dont les innombrables sacrifices dans l’engagement ont permis, d’année en année, d’améliorer qualitativement les conditions d’existence en milieu de travail, en famille et dans la société. LD – Debout adresse ses chaleureuses félicitations à tous les travailleurs et salue leurs contributions aux conquêtes démocratiques et au progrès économique et social, les exhorte à rester vigilants et mobilisés pour faire face aux défis, nouveaux et anciens, qui les interpellent : salaire minimum dérisoire, précarité de l’emploi, effondrement du pouvoir d’achat, impôts surélevés, dégradation des services sociaux de base, et non-respect par le Gouvernement des accords signés. LD-Debout les appellent à s’attaquer, avec courage et résolution, à la question de l’unité syndicale et, son corolaire, la construction d’un leadership collectif de qualité, en vue de faire des syndicats des instruments de lutte capables de prendre en charge, avec efficacité, les aspirations des travailleurs pour de meilleures conditions de travail et de vie.
Par ailleurs, LD – Debout exprime sa vive préoccupation quant au sort réservé au monde rural qui, malgré une forte propagande officielle tendant à vendre des programmes de prestige, reste et demeure confronté :
– à l’expropriation foncière au profit d’un nouveau type d’agriculteurs étrangers, un phénomène inconsidéré qui constitue aujourd’hui une réelle menace sur les exploitations familiales et à l’exode rural dû au sous– emploi, en particulier des jeunes, du fait d’une agriculture sous équipée, abandonnée aux aléas climatiques, à l’érosion des sols et à la destruction des écosystèmes naturels ;
– au déficit criard en infrastructures rurales, en fourniture en eau, par exemple, rien que de l’eau potable  et à l’enclavement des zones de production, ce qui entrave l’écoulement des récoltes et autres produits surtout dans le sud du pays ;
– à un élevage extensif sans grand rendement, au vol de bétail et à une santé animale négligée, de sorte que le Sénégal soit obligé de faire recours à l’étranger pour son approvisionnement en viande et en produit laitiers ; et à une surexploitation des ressources halieutiques à cause notamment des licences de pêche accordées aux compagnies étrangères, dans des conditions qui restent à être clarifiées, exposant fréquemment les pêcheurs nationaux à risquer leur vie dans les eaux territoriales d’autres pays comme la Mauritanie, la Guinée Bissau, jusqu’en Angola !
Les conséquences de ce désastre de la politique en direction du monde rural du Président Macky Sall continuent d’être constatées avec les hordes de jeunes qui prennent les chemins de l’exode rural et de l’émigration clandestine.
Enfin, LD – Debout observe, pour le regretter et le condamner, une nouvelle fois, que malgré les conséquences dramatiques de ses options économiques Macky Sall poursuit son œuvre dans la voie de la mise sous tutelle de notre économie au service d’obscurs lobbys étrangers qui snobent les travailleurs et concurrencent déloyalement les entrepreneurs nationaux, avec à la clé une croissance vantée mais extravertie qui ne profite hélas qu’à ces détenteurs de l’économie et à une élite domestique, minoritaire
et corrompue.
Fait à Dakar, le 1 er Mai 2019

LE SECRETARIAT EXECUTIF NATIONAL  LD-Debout

Cojer-Rufisque: les jeunes apéristes en veulent plus

Les jeunes de la Cojer de Rufisque lors de leur conférence de presse sous la direction de leur coordonnateur Mouhamed Rassoul Diouf, ont d’abord tenu à féliciter son Excellence Monsieur le Président de la République Macky Sall pour sa réélection et les réformes entamées notamment la suppression du poste de Premier Ministre qui va s’en nul doute permettre d’avoir plus d’efficacité et d’efficience dans le travail pour une meilleure prise en charge des besoins de la population. Revenant sur le résultat des dernières élections le coordonnateur de la Cojer/Rufisque Est Amala Gueye a tenu à remercier les Rufisquois sur leur confiance renouvelée au candidat de la coalition
Benno Bokk Yakaar.
Par conséquent vu le score plus qu’honorable du département de Rufisque qui comme d’habitude avec 52% a encore terminé premier dans la région de Dakar, les jeunes Aperistes demandent au Président de la République de responsabiliser les jeunes du département car disent t’ils durant tout le premier mandat Rufisque est resté le seul département n’ayant pas eu de Dg ni de Pca dans la région de Dakar malgré les bons scores toujours enregistrés.

Dakar/Rufisque
Mardi 30 Avril 2019
La Convergence des Jeunesses Républicaines de Rufisque

Observations saillantes autour d’un hold-up électoral (Idy 2019, 59 pages)

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Chronique d’une mort annoncée: la suppression du poste de Premier ministre (Par Amadou Ndiaye, Ige retraité)

Notre pays a vécu, en cette année de grâce 2019, au premier trimestre et, à bien des égards, une immense frénésie politique et sociale. Néanmoins, nous n’oublions pas un fait : l’année 2018 finissant en a porté les prémices ; elle n’a pas été, loin s’en faut, l’hirondelle annonciatrice du printemps, avec le tumulte verbal des questions et des contestations sur l’avènement du parrainage, généralement accepté dans son principe – rationalisation oblige –, mais débile de plusieurs zones d’ombre. Du 2 au 22 février, sauf à signaler et déplorer, dans les rangs de civils et gendarmes, quelques blessures et pertes en vies humaines, la campagne électorale s’est déroulée dans un calme relatif. Les quatre prétendants au « trône » ou, plutôt, au « fauteuil présidentiel », comme ceints dans une camisole de force, appelée « Code de bonne conduite », ont confronté leurs visions et programmes, rudement, mais en gentlemen, autrement dit, d’une manière civilisée. Vient la trêve d’un jour, suivie du vote du 24 février, lequel, pour le moins que l’on puisse dire, a lieu dans une paix constatée et dans la détermination des électeurs. Pour le reste ! Au menu de l’entracte précédant la proclamation des résultats, affluent, attente longue et suspense aigu, doute pesant et méfiance paroxysmale, peur bleue et crispations fortes. Survient la délivrance des résultats provisoires publiés par la Commission nationale de Recensement des votes, n’ayant pas fait l’objet de recours, et donnant gagnant le Président sortant « dès le premier tour », chiffres et aboutissement rejetés d’un revers de main par les adversaires du Président sortant, plutôt hérauts d’un ballotage et donc, d’un inéluctable deuxième tour. N’ayant pas été saisie de recours, la Cour constitutionnelle confirme, servant ainsi un enterrement de première classe à cette prétention. Rêve brisé et clivage gravé de l’opposition d’avec le pouvoir, choses ayant materné des soubresauts post-électoraux violents.
Heureusement pour le contraire ! La « Guerre de Troie » n’a pas eu lieu. Nous le devons, principalement, à la citoyenneté affichée et au patriotisme effréné de la population ; secondairement, à la dissolution, dans le repli sur soi et la ratatouille des silences et résignations des concurrents du Président sortant, de leur défiance affriolante et absolue à l’égard de de la Cour constitutionnelle ; subsidiairement, d’une part, à la tempérance sublime et à la modestie superbe, du candidat déclaré vainqueur : « le scrutin du 24 février a consacré le triomphe du peuple sénégalais ; il n’y a eu ni vainqueur ni vaincu » et, d’autre part, à l’appel vibrant à l’unité : « je vois un seul camp : celui du Sénégal … ; un seul peuple, animé par un seul but et une seule foi » ; je serai, par conséquent, le Président de toutes les sénégalaises et de tous les sénégalais ; parce que c’est la charge qui m’incombe en vertu de la Constitution » (Discours du 5 mars 2019).

Tout cela étant placé sous le baldaquin d’une ouverture cordiale, au travers de son appel réitéré souvent : « je tends la main (à toutes les forces vives du pays, politiques, économiques et sociales), pour engager, (dans l’intérêt supérieur de la Nation), un dialogue (républicain) … constructif et ouvert ». (Ibidem).

I – LA REFORME DE L’ADMINISTRATION
A – LA VISION DU P.R

Souvenons-nous. Du discours d’investiture prononcé le 2 Avril 2019 par le Président de la République élu , il sourd des priorités fixées pour le quinquennat, la quatrième étant « la réforme de l’administration », épine dorsale de l’Etat, assurant la stabilité et la continuité au-delà des changements de gouvernements et de régimes, devant épouser les réalités de son temps, s’adapter à ses missions … plus nombreuses, … diversifiées, … complexes et donc plus exigeantes ; une administration … plus accueillante …, plus diligente dans son fonctionnement …, plus performante
dans ses résultats et répondant mieux à ses missions régaliennes de service public et de développement ».

B – LE DEBUT DE LA MISE EN ŒUVRE
Dès le 05 Avril, le Premier Ministre M. M. B. A. Dione présente sa démission, entraînant de droit, celle de son équipe. On s’interroge : reconduction ou remplacement ? Le peuple n’a pas beaucoup attendu pour goûter à la sucette. Le clairon a vite sonné : la réponse transparaît, d’une part, dans le communique lu devant la presse par le nouveau Secrétaire général du Gouvernement et ce, au travers des lauriers tressés par le Chef de l’Etat à M. Dione : un « homme … , loyal et travailleur, ayant accompli avec satisfaction les tâches qui lui étaient confiées » et, d’autre part, de la réplique de l’intéressé, un indiscret et généreux sourire aux lèvres : « Je suis à la disposition totale du Chef de l’Etat pour répondre à l’appel de la patrie et à ses côtés pour servir le peuple sénégalais ». « Ecce homo » ! Mais, par ailleurs, le panégyrique va plus loin, marqué par la floraison et l’inflation des vertus à lui collées : « … pièce centrale, cheville ouvrière dans le dispositif de l’Etat » ; un homme de « fidélité, engagement, dévouement, confiance, compétence, docilité, expérience ». Disons donc : Bon travail et bonne conduite. Mention honorable. Un laps de temps après, la délibération tombe, sans surprise : M. Dione redouble sa classe, avec le décret n°2019-759 du 6 Avril 2019 ; maintien réaffirmé par le décret n°2019-760 du même jour, l’investissant, en même temps, Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République. C’est le début du commencement. Un petit commentaire. A notre humble avis, pour pourvoir le poste de Premier Ministre, et, relativement au formalisme, on aurait gagné plus d’orthodoxie en se suffisant du seul décret n°2019-759 du 6 Avril 2019. En effet, eu égard à l’objet déjà réalisé par cet acte le décret n°2019-760 du 6 Avril 2019 est, tout simplement, superfétatoire, en plus de porter incidemment, une illégalité manifeste : « Le Premier Ministre » reste une Institution de la République ; donc, rien ne doit, en biais ou directement, entacher cette nature constitutionnelle, accroître ou alléger ses prérogatives et tâches expressément fixées par notre loi fondamentale, non encore modifiée ou anéantie, au moment où nous écrivons. Or, en nommant M. Dione, « Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République, on embrasse goulûment le contraire. Au reste, sous ce rapport et, au plan organique et fonctionnel, surgit une énormité : « Le Premier Ministre », en dépit de sa qualité d’institution est subordonné à une autre, le «Président de la République ».
Sitôt annoncée, voilà donc, amorcée la première réforme envisagée, lançant, par la même occasion, les bases de la seconde métamorphose.

II – LA SUPPRESSION DU POSTE DE PREMIER MINISTRE
En lien avec le projet fabuleux d’une refondation de l’administration, le Président de la République, dans son discours d’investiture du 2 Avril 2019, annonce également la saisine de « l’Assemblée nationale pour l’accompagnement (des) changements dans la gouvernance de l’Exécutif et un meilleur suivi des politiques publiques». Plus précisément, il ne fait plus aucun doute qu’il s’agit de soumettre au Pouvoir législatif un projet de loi portant suppression du poste de Premier Ministre. Au demeurant, le Président de la République donne une idée de ses motivations : « Le devoir de travailler pour que les réformes et les projets puissent impacter les populations le plus rapidement possible ».

A – LES PREROGATIVES
Aux termes de l’article 6, de la Constitution n°2001-03 du 22 Janvier 2001, modifié et remplacé, par la loi constitutionnelle n° 2016-10 du 05 avril 2016, la République du Sénégal dispose de neuf (9) Institutions, dont deux constitutives du pouvoir exécutif : le Président de la République et le Gouvernement, composé du premier Ministre, son Chef, et des Ministres.

1 – DU PRESIDENT DE LA REEPUBLLIQUE
Selon le même texte, le Président de la République est déjà en charge de très nombreuses et exclusives attributions. Un véritable « no man’s land ». Il est gardien de la Constitution, garant du fonctionnement régulier des institutions, de l’indépendance nationale et de l’intégrité du territoire. Il détermine la politique de la Nation et préside le Conseil des Ministres (Art. 42). Il est responsable de la Défense nationale, dirige le Conseil supérieur de la Défense nationale et le Conseil national de Sécurité. Chef suprême des Armées, il dispose de la force armée (Art. 45). Les « Affaires étrangères » sont son « Domaine réservé » : accréditation d’ambassadeurs et d’envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères (Art.46), négociation, ratification ou approbation des engagements internationaux (Art. 95).
Outre ces grandeurs, le Président de la République a certaines compétences uniques : signature des ordonnances et décrets (Art. 43) ; droit de grâce (Art. 47) ; adresse de messages à la Nation (Art. 48) ; pouvoir de délégation de certains pouvoirs au (Gouvernement) (Art. 50) , soumission de tout projet de loi constitutionnelle au référendum (Art. 51) ; usage de pouvoirs exceptionnels, en vertu desquels, il peut procéder à une révision constitutionnelle et
prendre toute mesure pour (remettre les choses à l’endroit) -(Art. 52) ; fixation de la date d’ouverture de la première session de l’Assemblée nationale nouvellement élue, et décision permettant la tenue de sessions extraordinaires par l’Assemblée (Art. 63) ; prescription de l’état de siège et de l’état d’urgence (Art. 69) ; prérogative de la promulgation des lois : loi autorisation la déclaration de guerre (Art. 71), lois ordinaires (Art. 72) et lois organiques … déclarées conformes à la Constitution (Art. 78) ;saisine du Conseil constitutionnel d’un recours visant à faire déclarer une loi
inconstitutionnelle (Art. 74) ou pour avis (Art. 92) ; initiative de la dissolution de l’Assemblée nationale (Art. 87) et de la révision de la Constitution (Art. 103).De surcroit, le Président de la République a des compétences en d’autres matières :
A – Matière réglementaire
Le Président de la République nomme le Premier Ministre et les Ministres et met fin à leurs fonctions (Art. 49). Il promeut aux emplois civils (Art. 44) et militaires (Art. 45), ainsi que, le Président et les membres du Conseil constitutionnel (Art. 89) et, avis des organes compétents, les magistrats de la Cour des Comptes … mais aussi, les autres magistrats (Art. 90) ;
B – Procédure budgétaire
Sur ce plan, si un projet de loi de finances n’est pas voté définitivement à l’expiration du délai requis, il peut le mettre en vigueur par décret, sous réserve d’une prise en compte des amendements votés par l’Assemblée nationale et acceptés de lui (Art. 64) ;
C – Procédure législative
Loisible, lui est, d’adresser, à l’Assemblée nationale, un message sollicitant une seconde lecture sur une loi (Art. 73), entre autres messages (Art. 79). Sur habilitation de l’Assemblée nationale, il prend, par voie d’ordonnances entrant en vigueur dès leur publication, des mesures plutôt dévolues à cette institution (Art. 77).
OUF !

II – LE PREMIER MINISTRE
La Constitution actuelle fait peser sur ses épaules, nombre de larges compétences.
De quoi s’agit-il ?
Le Premier Ministre, chef du Gouvernement, conduit et coordonne la politique de la Nation. Sur sa proposition, le Président de la République nomme les Ministres, fixe leurs attributions et met fin à leurs fonctions (Art. 49). Il est responsable devant le Président de la République et devant l’Assemblée nationale dans les conditions prévues par les articles 85 et 86 de la Constitution. Il a droit de contreseing sur les actes du Président de la République, à l’exception de ceux accomplis en vertu des articles 45, 46, 47, 48, 49- alinéa-1, 52, 74, 76 alinéa-2, 78, 79, 83, 87, 89 et 90. Il dispose de l’administration et nomme aux emplois civils déterminés par la loi. Il assure l’exécution des lois et dispose du pouvoir réglementaire sous réserve des dispositions de l’article 43 de la Constitution (Art. 50). Le Premier Ministre préside les Conseils interministériels et les réunions ministérielles ou désigne, à cet effet, un Ministre. Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux Ministres (Art. 57). A la demande du Gouvernement, l’Assemblée saisie se prononce par un seul vote sur tout ou partie de texte en discussion …, avec les (seuls) amendements proposés ou acceptés (par lui). Le Premier Ministre, a le droit d’amendement et présente les amendements du Président de la République (Art. 82). S’il apparaît, au cours de la procédure législative, qu’une proposition ou un amendement n’est pas du domaine de la loi, le Premier Ministre … (peut) opposer l’irrecevabilité. En cas de désaccord et, à sa demande, le Conseil constitutionnel statue dans les huit jours (Art. 83). Le Premier Ministre peut demander et, obtenir de droit, l’inscription, par priorité, à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale … d’un projet ou d’une proposition de loi ou d’une déclaration de politique générale (Art. 84). Il a la faculté de proposer au Président de la République une révision de la Constitution (Art. 103).

II – LES EFFETS DE LA SUPPRESSION DU POSTE DE P.M
Voici que la suppression du poste de Premier Ministre va survenir indéniablement, sans avoir été annoncée publiquement par le Président de la République, nulle part et auparavant, pas même durant la campagne électorale, occasion fort opportune pour étaler et clarifier ses projets. Non plus, il n’y a eu de concertations avec les partis politiques, la société civile … etc. Qu’adviendra-t-il si le couperet tombe ?

A – UN ACCROISSEMENT EXPONENTIEL DES POUVOIRS DU P.R
D’abord, un legs universel des attributions intrinsèques du Premier Ministre va échoir au Président de la République. De surcroit, à cette donation, vont impérativement s’ajouter, ses servitudes dans le jeu du contrôle du Gouvernement par l’Assemblée nationale.
Qu’en est-il ?
Après sa nomination, le Premier Ministre fait, devant l’Assemblée nationale, sa déclaration de politique générale, laquelle est suivie d’un débat (pouvant), à sa demande, donner lieu à un vote de confiance ; celle-ci est accordée (Art. 55) ou refusée (Art. 86) à la majorité absolue des membres de l’Assemblée nationale (Art. 55 et Art. 86) et peut porter sur un programme. Le refus de la confiance contraint le Premier Ministre à remettre immédiatement la démission collective du Gouvernement au Président de la République (Art. 86). Enfin, le Premier Ministre peut, après délibération du Conseil des ministres, engager, devant l’Assemblée nationale, la responsabilité du Gouvernement sur le vote d’un projet de loi de finances, qui, sauf motion de censure, est considéré comme adopté. Il lui est permis d’utiliser la même procédure pour un autre projet ou une proposition de loi par session (Art. 86). De son côté, l’Assemblée nationale, à la majorité absolue des membres, peut provoquer la chute du Gouvernement par le vote d’une motion de censure, (devant), à peine d’irrecevabilité, être revêtue de la signature d’un dixième (1/10ème) des membres la composant et ne (pouvant) intervenir que deux jours après son dépôt (Ibidem). Les membres du Gouvernement peuvent être entendus à tout moment par l’Assemblée nationale et ses commissions, avec l’assistance éventuelle de leurs collaborateurs (Art. 81), et se voir poser, avec obligation de réponse, des questions écrites ou orales et, selon une périodicité à fixer d’accord parties, des questions d’actualité. L’Assemblée nationale peut désigner, en son sein, des commissions d’enquête, dont les conditions d’organisation et de fonctionnement ainsi que les pouvoirs sont déterminés par la loi. Les commissions permanentes de nationale peuvent entendre les directeurs généraux des établissements publics, des sociétés nationales et des agences d’exécution (Art. 85). Sous ce rapport, quels effets pervers découlent du transfert, entre les mains du Président de la République, de ces choses exigées du Premier Ministre, dans un face à face avec les députés, nécessaire, obligatoire et consubstantiel à la démocratie réelle.

B – UN AFFAIBLISSEMENT PROFOND DU POUVOIR LEGISLATIF
Relativement à ses compétences générales, consistant à voter les lois et à contrôler l’action de l’Exécutif, l’Assemblée nationale sera très affaiblie du fait de contrecoups nombreux pouvant dériver de la suppression du poste de Premier Ministre. En votant le budget, elle donnera à l’Exécutif, à savoir, le Président de la République, les moyens de réaliser (SA) politique de la Nation ; ce, alors même que ce dernier pourrait ne pas s’obliger à déclamer, lui-même et devant elle, (SA) déclaration de politique générale, suivie de débats si tant est qu’elle existera, avec son « Plan Sénégal émergeant », dont l’année 2035 est l’horizon fixé. Au demeurant, quid du traitement des questions orales, écrites ou d’actualité ? Quel interlocuteur pour les députés : le Président de la République et/ou ses collaborateurs (Ministres ou autres) ? Comme dit plus haut, répondre obligatoirement à ces interpellations est d’essence démocratique représentative ; c’est même d’ordre public. Pour lever l’agression, la résurrection du bicaméralisme paraît impérative. Les non-initiés comprendront que le retour, parmi nos Institutions, du Sénat, « Chambre haute », jumelle de l’Assemblée nationale, « Chambre basse », est nécessaire dans un régime présidentiel. En effet, dans ce système, comme celle-ci, cette institution détient deux pouvoirs primordiaux : le vote des lois et le contrôle de l’action gouvernementale. Relativement à cette dernière fonction, la renaissance du Sénat rétablira, subséquemment, sa compagne dans ses compétences naturelles et imprescriptibles. Alors, la démocratie sera sauve. Mais donc, dans tout cela, que perd le Président de la République ?

C – UN ACCROC LEGER AUX POUVOIRS DU P.R
Le nouvel exécutif se résumera à un singleton : le Président de la République qui perdra son pouvoir de dissolution de l’Assemblée nationale ; celle-ci sera délestée de son pouvoir de provoquer la démission du Gouvernement. Certes, c’est un signe de respect du principe de la séparation des pouvoirs ; mais, c’est un anéantissement de l’équilibre de la peur et de la dissuasion, ainsi qu’un barrement d’un moyen adéquat pour éviter les crises et les blocages institutionnels, notamment, lorsque le Président de la République n’aurait pas une majorité parlementaire. De plus, le Chef de l’Exécutif, soit le Président de la République, même au sujet du vote de la loi de finances ne sera plus en capacité d’engager SA responsabilité devant l’Assemblée nationale, étant donné qu’il n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions que devant la Haute Cour de Justice et, seulement, en cas de « Haute trahison » (Art. 101) ; vraie nébuleuse.

D – UN CHANGEMENT FONDAMENTAL DU REGIME POLITIQUE SENEGALAIS
A vrai dire, avec notre régime présidentialiste, l’institution première de l’Exécutif souffre déjà de macrocéphalie. La suppression du poste de Premier Ministre viendra en rajouter.

Le Président sera omniprésent, solitaire et omnipuissant dans ses prérogatives diverses et démultipliées. Les ministres deviennent pour lui, Commandant de bord de l’aéronef, de simples collaborateurs, de grands commis de l’Etat, des serviteurs de la République. Quant au Premier Ministre, la Constitution du jour, loin s’en faut, ne lui fait guère de sinécure : sa place n’est pas moins déterminante dans le système ; ses fonctions sont primordiales ; néanmoins, à son grand dam, elles vont transhumer au Palais, le muant en un chef de service exalté. Point n’est besoin, pour nous, d’illustrer, outre mesure, cette vision. Au total, on assistera, par conséquent, à un changement de la nature du régime politique sénégalais. De présidentialiste, auparavant, il deviendra, outrancièrement, présidentiel et renforcé ; avec, comme pendants, un renforcement, une concentration et une centralisation des pouvoirs du Président de la République, corps et âme du système à venir, une cure d’amaigrissement de ceux du législatif et, sur le plan administratif, à une réorganisation des services mis anciennement sous le férule du Premier Ministre.
Nous ne pouvons occulter l’existence de rapports constitutionnalisés entre notre actuel Exécutif dual et les assemblées consultatives. Et pourquoi ? La loi organique n° 2016-24 du 14 Juillet 2016 confie, au Haut Conseil des Collectivités territoriales, la mission d’étudier et de donner un avis motivé sur les politiques de décentralisation, d’aménagement et de développement territoire. En son article premier, elle détermine les détenteurs du pouvoir de
saisine du H.C.C.T : le Président de la République et le Gouvernement. La loi organique n° 2012-28 du 28 décembre 2018, détermine, en son article 2, les personnalités et institutions aptes à saisir le Conseil économique, social et environnemental (C.E.S.E), pour consultations, avis et effectuations d ’études. Concernant ces trois objets, le Premier Ministre ou le Gouvernement le sont. Sous ce rapport, on le voit, avec la disparition du poste de Premier Ministre, au Haut Conseil des Collectivités territoriales, comme au Conseil économique et sociale, cela va, d e facto et, à la fois, exclure, du pouvoir de saisine, cette autorité, ainsi que les Ministres. Et alors, de surcroît, le Président de la République, face à eux, sera solitaire, dans ce droit. D’aucuns diront que nous filons tout droit vers un bonapartisme. Avec la résurgence appelée du Sénat, il peut-être attendu de rapprocher les tâches des deux composantes du Parlement aux missions des assemblées consultatives de l’heure. Et ce, pour éviter une collision inutile préjudiciable à l’économie, à l’efficacité et à l’efficience des interventions. Ce sera probablement notre prochain propos.

Fait à Dakar, le 23 Avril 2019
Amadou NDIAYE
Ancien Inspecteur de l’Enseignement élémentaire
Inspecteur général d’Etat, retraité,
Doctorant.
Tél :77 324 30 79 ; 77 646 03 78

Nouveau Code pétrolier vs Acte III de la décentralisation: Vers un besoin de mise en Cohérence.

Retard ou vol annulé, Quel avenir pour la décentralisation ?   L’incohérence et l’inefficience des mécanismes de financement du développement local, tels que prévus dans l’acte III de la décentralisation,  accentuées par l’insuffisance des moyens ont fini de prendre le dessus sur l’enthousiasme des Sénégalais. Le contexte et la faiblesse des politiques et stratégies de développement appliquées jusque-là, appellent en nous une réflexion détachée de toute passion car  il est devenu plus que nécessaire d’initier des alternatives susceptibles de corriger les déficiences et de réaliser des progrès significatifs à l’échelle nationale et un développement local harmonieux et durable pour enfin rejoindre la vision  du Président de la République.  .

Dans le communiqué du conseil des ministres en date du jeudi 17 janvier 2013, il avait été  fait mention de la nécessité « d’asseoir une véritable politique de développement et de mise en valeur des potentialités des territoires, à l’horizon 2022 et élaborer une Loi d’Orientation pour le Développement durable des Territoires (LODT)  en vue d’améliorer les mécanismes de financement du développement territorial et de la gouvernance budgétaire pour un véritable développement économique et social de nos territoires. » A l’image d’un cœur très jeune en perte de rythme, la réforme sur la décentralisation intégrale a besoin d’être irriguée d’un sang neuf et c’est en cela que les potentialités et vocations des territoires sont des opportunités d’élaboration et de mise en œuvre des projets de territoires.    Arrêtons-nous un moment sur le cas d’une ville comme Rufisque qui subitement s’est réveillée, par la magie de l’intelligence économique et la vision stratégique du Chef de l’Etat,  au cœur d’un écosystème économique renouvelé et offrant pleins d’opportunités.    D’abord le  Port Minéralier de Bargny , un projet initié par l’Etat du Sénégal pour prendre en charge l’important trafic de produits miniers et pétroliers existants mais aussi l’augmentation de l’exploitation des produits minéraliers, l’exploitation de futures mines du Sénégal oriental et des phosphates de Matam. La mise à disposition de zones de stockage à forte capacité sur place associée à la possibilité d’amarrage de plus gros navires participera à résorber le fort taux de chômage dans le département de Rufisque, sans compter l’impact  au plan  des redevances locales.

Par ailleurs, la République du Sénégal et Total ont signé en mai 2017 deux accords permettant à Total de contribuer à dynamiser l’exploration pétrolière en mer profonde et très profonde au large des côtes du pays. TOTAL E&P Sénégal (TEPSN) est le promoteur du projet et opère le bloc Rufisque Offshore Profond (ROP) à 90% en partenariat avec PETROSEN (Société des pétroles du Sénégal), l’opérateur national détenant les 10% restants. Il s’agit  en termes simples d’un contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures sur le bloc Rufisque Offshore Profond, d’une superficie de 10 357 km. L’Exploitation du bloc pétrolier et gazier Rufisque (Sangomar offshore) doit inévitablement répondre aux équations empiriques qui se posent à nos municipalités en termes de souveraineté économique, ainsi  de nouvelles activités viendront enrichir le tissu industriel du département et grossir l’assiette fiscale.

Le détail du cadre applicable au secteur amont ressort de la loi n° 2019-03 du 01 Fév. 2019 portant code pétrolier. Ledit code fixe les conditions d’exploration, de développement et de production d’hydrocarbure au Sénégal, il évoque dans son exposé des motifs, des innovations majeures en ce qui concerne la prise en compte de la loi sur la répartition des revenus issus de l’exploitation des hydrocarbures. Pour ma part cette disposition profiterait mieux à la politique de développement des territoires en incluant effectivement une discrimination positive au niveau des localités abritant les installations aussi bien en Onshore qu’en Offshore.  Parallèlement le  secteur aval régenté par la loi  n°98-31 du 14 avril 1998 relative aux activités d’importation, de raffinage, de stockage, de transport et de distribution des hydrocarbures et ses décrets d’application devraient inévitablement être

recontextualisés  et par la même occasion mis en cohérence avec la politique de décentralisation intégrale. Définissant le système fiscal comme un système qui renvoie aux différentes règles qui régissent la participation des particuliers à l’organisation financière de l’état, des collectivités locales et à l’expression de leurs politiques économiques et sociales. Il devient dès lors un impératif d’associer les Collectivités locales  aux opérations des différentes phases de la chaîne fiscale : maîtrise et fiabilité de l’assiette, recouvrement, contentieux etc. La détermination du régime fiscal applicable nécessite réflexion, plus particulièrement en ce qui concerne les objectifs poursuivis par le régime politique en relation avec les collectivités locales qui sont naturellement mieux au fait des spécificités et des aspirations du territoire. Dans le contexte actuel ou l’état central veut promouvoir de nouveaux pôles économiques, notre régime fiscal  doit mettre au centre de ses préoccupations le développement des collectivités locales et être capable de s’adapter à l’évolution des conditions  d’existences de collectivités locales sur une longue période, afin de maintenir un niveau de vie confortable des  populations.

L’un des enjeux fondamentaux de l’élaboration d’un régime fiscal pétrolier est de parvenir à la détermination de la part « équitable » de la rente pétrolière que l’État devrait pouvoir légitimement capturer. Il devient facile à accepter que dans un Contrat de Partage de Production CPP puisse que c’est de cela dont il est plus question dans notre pays, que les localités qui accueillent les installations d’exploitation pétrolière puissent recevoir la part qui leur revient légitimement.  A l’instar du code pétrolier nigérien tel que modifié en 2013, il pourrait être prévu que l’Etat rétrocède 15% des recettes pétrolières et minières (y compris la redevance superficiaire) aux collectivités territoriales qui accueillent des industries extractives. L’idée étant que cette rétrocession bénéficie directement à des projets locaux avec un impact direct pour les populations et communautés concernées par les opérations pétrolières. Au Sénégal, nous n’en sommes pas encore là, puisse que le code pétrolier de 1998 était resté muet sur cette question. Toute fois nos collectivités locales et même l’état central gagneraient beaucoup à ce que le nouveau code pétrolier (loi n° 2019-03 du 01 Fév. 2019) puisse légiférer plus tard sur cette question en ce qui s’agit des modalités d’application. Le contexte actuel de décentralisation s’y prête en son Article 22 (Section 3) qui stipule  « Dans les zones du domaine public maritime et du domaine public fluvial, dotées de plans spéciaux d’aménagement approuvés par l’Etat, les compétences de gestion sont déléguées par ce dernier aux régions, communes et communautés rurales concernées respectivement pour les périmètres qui leur sont dévolue  dans lesdits plans.
Les redevances y afférentes sont versées aux collectivités locales concernées. Les actes de gestion qu’elles prennent sont soumis à l’approbation du représentant de l’Etat et communiqués, après cette formalité, au conseil régional pour information. »

Enfin s’agissant des risques liés à l’environnement, Il existe des dispositions éparses et vagues dans le Code Pétrolier en matière d’environnement notamment en ce qui concerne : l’étude d’impact sur l’environnement requise en cas d’exploitation d’hydrocarbures et la conduite des opérations pétrolières, qui  dans une localité de pêche comme Rufisque doit être réalisée de manière à assurer la conservation des ressources nationales et à protéger l’environnement. L’Etat pourrait également considérer l’opportunité de mettre en place un fond spécial de compensation des risques inhérents au secteur d’activité des populations, en ce qui concerne les pêcheurs de Rufisque il leur faudra faire face au risque de migration  des espèces halieutiques, l’accroissement du coefficient de pénibilité de leur activité   et dans une moindre mesure leur lieu de travail pourrait disparaitre un jour  des suites d’une  marée noire dévastatrice.

                                                                                                        Abdou Lahad DIAKHATE

                                                                                                        Auditeur  en Management des Energies et Ressources Pétrolières.

                                                                                                        E-mail : abdoulahad.diakhate@orange-sonatel.com

Législatives: Boun Abdallah Dionne envisage un report

YERIMPOST.COM A quelques jours de la journée nationale du dialogue, le régime actuel se prépare à faire une proposition de report des élections législatives. Initialement prévues en 2022, elles pourraient être repoussées jusqu’en 2024. C’est une révélation de Mahammed Boun Abdallah Dionne qui, au cours d’une rencontre avec les députés de la majorité, en a exprimé la volonté. La proposition, selon Les Echos, sera soumise aux différents acteurs conviés à cette table du dialogue.

Stopper les dérives liberticides de Macky Sall

« A ce rythme, et sans 1 forte mobilisation du peuple, Macky Sall assujettira les sénégalais » Enivré par le pouvoir, déloyal, et foncièrement autoritaire, Macky SALL ne se fixe plus aucune limite. Avec le recul, les sénégalais doivent sûrement regretter en 2012, d’avoir commis l’erreur historique, de porter à la magistrature suprême, un homme dénué de toute morale politique, et pour qui, « la fin justifie tous les moyens ». La fonction présidentielle exige de la hauteur, un sens des responsabilités et une certaine noblesse : en 7 ans d’exercice du pouvoir, Macky a démontré qu’il n’a ni l’envergure, ni les qualités requises pour présider aux destinées du Sénégal. Utilisant la police et la gendarmerie comme moyens de répression contre le peuple, déployant systématiquement l’armée sur tous les artères de la capitale (DAKAR), à chaque forfaiture (arrestation d’opposants, vote de lois illégales ou illégitimes par l’assemblée nationale, fraudes électorales, etc….), Macky Sall ne dirige désormais le Sénégal que par la violence et l’usage abusif, voire démesuré des forces publiques. Ayant littéralement fait sauter en éclats le code consensuel de 1992 (socle de la stabilité du pays), il multiplie les coups de boutoir contre la démocratie sénégalaise et s’enferre dans une gestion solitaire du pouvoir, synonyme de toutes les dérives. Le hold up électoral du siècle réalisé en février 2019 grâce à la complicité active du Ministre de l’Intérieur Aly Ngouille N’DIAYE, et l’étonnante passivité de la CENA a prouvé que l’homme est capable de toutes les forfaitures pour se maintenir au pouvoir. Aucun esprit rationnel (à part les brebis galeuses du camp présidentiel) ne croit à une victoire au 1 er tour des présidentielles de 2019, et au taux
fantaisiste de 58%. De fait, la Direction Générale des Elections, la Direction de l’Automatisation des Fichiers, et le Conseil Constitutionnel ont été réduits en succursales du pouvoir pour valider un scrutin frauduleux, et « dressés » pour obéir aveuglément à un apprenti dictateur qui rêve de devenir un potentat. Si Macky SALL a été déclaré élu
légalement par le Conseil Constitutionnel à l’issue d’une prestation de serment qui ressemble à une pièce de théâtre, l’étrange atmosphère de « deuil national » qui a accompagné cette « pseudo victoire » est le signe d’un désenchantement des sénégalais. Disons-le clairement : le nouveau mandat de Macky SALL est frappé du sceau d’illégitimité (à ce jour, aucun des 4 candidats de l’opposition ne reconnaît Macky SALL comme Président). Le 24 février 2019, c’est la machine à frauder de Macky SALL (et non le candidat Macky SALL) qui a remporté la victoire au 1 er tour des élections présidentielles. Après avoir favorisé le pillage des ressources du pays par son clan, placé son frère Aliou Sall (qui bénéficie d’une immunité), à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations, nommé son beau-frère Mansour Faye, au juteux poste de  Ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale , perverti la justice, réduite à sa plus simple expression, instrumentalisé de hauts magistrats aux ordres de l’exécutif, fracturé l’unité nationale avec des nominations connotées, neutralisé les corps de contrôles dépouillés de leurs prérogatives, et corrompu les rats (transhumants), Macky SALL, par son funeste projet de suppression du poste de 1 er Ministre, compte régner en monarque et transformer les Sénégalais en valets. Avec le projet de loi scélérat et dévastateur de suppression du poste de 1er Ministre qui bouleverse radicalement l’équilibre institutionnel de notre pays, Macky SALL parachève ses basses œuvres de démantèlement de la démocratie sénégalaise. 22 articles de la Constitution feront l’objet d’une modification (40, 43, 49, 50, 51, 52, 53, 55, 56, 57, 59, 76, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 101, et 103), par la seule volonté d’un homme assoiffé de pouvoir, qui a complétement perdu le Nord. Alors que la modification de l’article 50, entraînera de facto la vassalisation de l’administration au service exclusif de Macky Sall, « l’article 50 précise que le Président dispose de l’administration… », l’article 82 transformera, les députés de la majorité en godillots, autrement dit, de « simples jouets » entre les mains de Macky SALL. Le libellé du nouvel article 82 est on ne peut plus clair : « Si le Président de la République le demande, l’assemblée nationale saisie se prononce sur tout ou partie du texte en discussion, en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Président de la République ». C’est le principe essentiel de la séparation des pouvoirs qui est remis en cause, par une immixtion dangereuse du pouvoir Exécutif, dans le domaine législatif. Le débat agité autour de l’article 103 (choix de la voie référendaire ou voie parlementaire) ne doit pas occulter l’essentiel : la réalité est que le projet de suppression du poste de 1 er Ministre initié, voulu et piloté par Macky Sall pour des raisons purement politiciennes, alors qu’il ne figurait nulle part dans son programme lorsqu’il sollicitait les suffrages des sénégalais relève de la tromperie. Toute la gouvernance de Macky Sall depuis 2012 est bâtie sur le mensonge et la déloyauté. Or, le Préambule de la Constitution proclame « la volonté du Sénégal d’être un Etat moderne qui fonctionne selon le jeu loyal et équitable entre une majorité qui gouverne et une opposition démocratique, et un Etat qui reconnaît cette opposition comme un pilier fondamental de la démocratie ». Lorsqu’on lit attentivement le décret n°2019-762 du 07 avril 2019 fixant la composition du gouvernement, on constate que 27 entités sont rattachées au 1 er Ministre (réparties entre le Cabinet et le Secrétariat du Gouvernement), soit des milliers d’agents qui naviguent dans l’attente et l’incertitude totale, du fait de la boulimie du pouvoir et du culte de la personnalité de Macky SALL. L’homme ne recule devant rien pour assouvir ses desseins, avec une propagande savamment distillée : le FAST TRACK, nouvelle trouvaille d’un régime, à court de concepts pour tenter de redonner du sens à son action. Il ne faut point s’y tromper : le Fast TRACK est une gigantesque arnaque. Lorsque Macky SALL corrompt certains députés au vu et au su de tout le monde, en leur allouant la somme d’un million de F CFA et des billets pour la Mecque, il donne le ton ; pour les 5 ans à venir, le Fast Track sera pour le camp présidentiel « l’art de s’enrichir à une vitesse éclair ».   Macky SALL n’est ni un démocrate, ni un homme de consensus. Son appel au dialogue n’est ni plus, ni moins que de la tartufferie. Son unique obsession est la conservation du pouvoir. S’il faille violer la loi, instrumentaliser la justice, torpiller les institutions, réprimer les opposants, emprisonner le plus grand nombre, restreindre les libertés individuelles et
collectives, assujettir les citoyens et démanteler la démocratie sénégalaise, il le fera. Sans aucun d’état d’âme. Jusqu’à présent, Macky SALL a imposé sa loi, sa volonté et sa force aux sénégalais.
Les citoyens sénégalais accepteront-ils sans sourciller d’être les « sujets » de Macky SALL ?
Seul l’avenir nous le dira. Une chose est sûre : le peuple algérien a montré la voie,
calmement, pacifiquement, mais avec une ferme détermination de maîtriser son destin.

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Qui est le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop ?

Ambroise Rendu avait bien raison de noter, avec une belle et célèbre formule, « montrez-vous fort et plein de coeur au milieu des revers, ils n’ébranlent que les faibles ». L’homme fort de la Casamance et le leader incontestable de Sédhiou, qui a fini par séduire plus d’un à travers les nombreuses réalisations, le ministre/maire Abdoulaye Diop, assure et rassure. Contrairement à certains leaders de l’APR de la Casamance qui, avec l’ascension
fulgurante d’Ousmane Sonko ont échoué dans leur fief, Abdoulaye Diop, lui, a prouvé qu’il demeure le  « Diatto  » (Lion ) du Pakao. Il a pesé de tout son poids politique pour prouver au Président de la République qu’il est l’homme fort de sa localité. En clair, il faut dire que la victoire éclatante du patron de l’APR dans la commune de Sédhiou n’a guère surpris les analystes avisés. En effet, depuis 2014, date à laquelle il a été porté à la mairie de Sédhiou, Abdoulaye Diop, hormis les élections référendaires de 2016 oú il a perdu dans la commune et auxquelles il a tiré une bonne leçon politique, a tenu haut la main le flambeau de la victoire. L’homme est devenu une donnée politique objective dans la commune de Sédhiou. Il demeure sans nul doute la clé de voûte du succès du Président Macky Sall dans cette contrée de la verte Casamance. Pragmatique et réaliste (comme il aime le dire), l’homme fort du Sud a
certainement compris cette maxime anglaise « be the best and don’t forget where you come from « . Après avoir fait une riche et brillante carrière professionnelle au Sénégal et à l’internationale ( MTOA, Bolloré…), la Direction du COSEC lui sera confiée. Il fera un travail remarquable à tel enseigne qu’il reste, pour le moment, le premier Directeur a avoir fait près de 10 ans dans cette haute Direction du Sénégal. Ce qui prouve les qualités professionnelles et les
compétences avérées de l’homme. En 2014, il se présente à la mairie de Sédhiou pour accompagner et aider la
population qui, il faut le dire, pleurait d’un manque criant d’infrastructure et d’une pauvreté extrême. Après de longues années dans le social pour aider les femmes à avoir une autonomie financière, il prend la mairie et porte Sédhiou dans le concert des communes émergentes du Sénégal avec des infrastructures, appuis financiers, offres d’emplois et bourses de formations aux jeunes… Last but not least, nommé ministre de la culture et de la communication par son Excellence le Président Macky Sall, marque de considération et une confiance renouvelée, Abdoulaye Diop continue de promouvoir la Vision politique du Président Macky Sall en misant sur l’intérêt du Sénégal, sur les compétences et sur la jeunesse. Avec son expérience gouvernementale assez significative et son parcours professionnel atypique, il peut réussir à atteindre les objectifs du Président dans le domaine de la culture et de la communication. Déjà, il a défini les grandes lignes de sa politique dans ce domaine et, avec des valeurs sûres, il fera rayonner les deux départements ( Culture et Communication ).

El Hadji Omar Massaly

Le retour des dictateurs !

« L’ordre souverain du président devenu monarque fait la loi, vaut la loi, est la loi », François Mitterrand, Le Coup d’État permanent, Les Belles Lettres, Paris, 2010.

Le dictateur romain Sylla (138-78 av. J.-C.), déchaîné par la passion des rivalités politiques qui opposaient les différentes familles nobiliaires enferma Jules César (100-44 av. J.-C.) tout en prédisant aux citoyens de Rome les malheurs et les désastres que son prisonnier causera à  la république romaine. L’historien Suétone (69-130 apr. J.C.), dans Vies des douze Césars, nous rapporte que Sylla qui voulait étouffer le jeune César avait finalement cédé devant
l’insistance de ses parents et de ses alliés qui sollicitaient une grâce auprès de lui. Avant de prendre congé de ces ambassadeurs de la clémence et du pardon, il leur dit : « Triomphez et gardez-le, mais sachez que cet homme dont le salut vous est tant à cœur causera un jour la perte du parti aristocratique que vous avez défendu avec moi : il y a dans César plusieurs Marius ». Caius Marius (157-86 av. J.-C.) dont il est question, fut un aïeul de César et rival de Sylla ; il avait nourri dans le passé des aspirations dictatoriales. De la même manière, nous soutenons qu’il y a en Macky Sall plusieurs démons qui conspirent à ruiner la république. Parce que cet homme considère que « pratiquer l’injustice [est] l’unique moyen de faire acte d’autorité » (Salluste, La Conjuration de Catilina). Toute son intelligence politique repose sur la force brutale et aveugle. Il pourrait faire siennes les paroles du poète grec Accius (170-85 av. J.-C.) : « Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent ! » Aujourd’hui, ceux qui l’avaient soutenu découvrent subitement avec stupeur la mégalomanie de l’homme assoiffé de pouvoirs, qui en demande toujours, encore et davantage pour être le seul maître à bord du bateau Sénégal et il pourra manger ses concitoyens à la sauce qu’il voudra. Il pourrait avoir pour devise ce vers d’Homère (L’Iliade, II) : « Qu’un seul règne, qu’un seul soit souverain ! » Par conséquent, comme Hélène pour les Troyens, Macky Sall sera pour notre république, cette « nation revêtue de la toge » (Virgile, Énéide, I), une cause de désastre et de ruine, le brandon de la discorde politique. De toute évidence, l’entreprise de garrotter la république vient du cœur de l’État. Le projet de réforme constitutionnelle de Macky Sall supprimant le poste de Premier ministre nous installe officiellement et constitutionnellement au cœur de la dictature. L’article 52 est plus que dangereux et va être la porte ouverte à toutes les dérives possibles et imaginables. Il dispose : « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire national ou l’exécution des engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ou des institutions est interrompu, le Président de la République dispose de pouvoirs exceptionnels. Il peut […] prendre toute mesure tendant à rétablir le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des institutions et à assurer la sauvegarde de la nation ». Désormais, nous sommes dans une insécurité constitutionnelle totale, à la merci d’un individu qui a lui seul décidera de l’appréciation de la gravité des crises, des vraies crises, des pseudo-crises, des crises provoquées et des crises imaginaires pour prendre les décisions qu’il voudra. C’est pourquoi, contrairement à ce qui été annoncé dans l’exposé des motifs, le président de la République peut bien dissoudre l’Assemblée nationale. Il y a des contradictions et des confusions délibérément entretenues dans le texte proposé aux députés. En vérité, Macky Sall aspire à la dictature suprême. Le dictateur, durant la république romaine, est un magistrat extraordinaire qui détient les pleins pouvoirs (imperium) pour un mandat de six mois renouvelable. Pendant la dictature toutes les autres magistratures étaient suspendues, sauf les tribuns de la plèbe (magistrats élus pour un an afin de défendre les intérêts des citoyens ordinaires) qui exerçaient le « pouvoir populaire » en s’érigeant en bouclier contre les abus de pouvoir. La réforme de Macky Sall peut déboucher sur la suspension de toutes les institutions sans exceptions aucune. Les pouvoirs démesurés et exceptionnels faisaient du dictateur romain, pater patriae (« père de la patrie »), magister populi (« maître du peuple ») et il pouvait s’affranchir de presque tous les contre-pouvoirs pour prendre toutes les décisions qu’il jugeait utiles pour le bon fonctionnement de la république. Le dictateur bénéficiait d’une grande indépendance par rapport au Sénat, il pouvait punir qui il voulait, sans appel ni au tribunal ni au peuple. En plus, il était irresponsable, c’est-à-dire, il ne pouvait pas être poursuivi à la fin de ses fonctions. Ainsi, la charge de dictateur était créée et reconnue par les institutions romaines. Il ne s’agissait nullement d’une prise de pouvoir par la force. Par conséquent, on n’installe pas une dictature, seulement, par un coup d’État militaire. Par un tripatouillage constitutionnel constant qui dépouille toutes les autres institutions de leurs prérogatives de contre-pouvoirs pour renforcer les pouvoirs du président de la République, il est bien possible d’introduire dans les constitutions modernes la charge de dictateur. La présente révision constitutionnelle conférera des pouvoirs exceptionnels à Macky Sall. Elle consacrera définitivement le retour du dictateur et le parachèvement de l’entreprise de « tyranniser l’État » (Philippiques, II) pour reprendre l’expression chère à Cicéron. La seule volonté de Macky Sall est toute la Constitution. Et toute la Constitution du Sénégal est en lui. Ainsi, il ne lui restera qu’à reprendre les propos de Jules César qui prononça un jour avec impudence et mépris à l’endroit du peuple romain : « La république n’est qu’un vain mot, sans consistance ni réalité. – Sylla se conduisit comme un écolier quand il abdiqua la dictature -.Il faut désormais que l’on me parle avec plus de retenue et que l’on tienne mes paroles pour des lois » (Suétone, Vies des douze Césars). En vérité, Macky Sall a plus de pouvoirs que le dictateur de la Rome antique, parce que ce denier avait en face de lui, au moins, le tribun de la plèbe qui était une magistrature sacro-sainte dont toute défiance valait une peine de mort. Les tribuns de la plèbe avaient pour fonction principale de permettre au peuple de préserver sa liberté contre la domination des grands. Ils garantissaient la liberté des Romains. Ils pouvaient porter une accusation publique contre tout abus de pouvoir. Ainsi, ils constituaient un contre-pouvoir solide contre la puissance des grands, « des médiateurs entre la plèbe et le
sénat et un obstacle à l’insolence des nobles » (Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live, I). Si Rome est restée une république, elle le doit essentiellement aux tribuns. La force d’une république repose sur l’équilibre des pouvoirs. C’est pourquoi, les Romains avaient mis en place trois institutions qui s’équilibraient : les consuls (les Princes), le sénat (les Optimates) et les tribuns de la plèbe (le pouvoir populaire). Le collège des consuls était sous le contrôle du sénat. Les tribuns pouvaient s’opposer au sénat et aux consuls. C’est ce qui fait dire à Machiavel : « On fit une combinaison de trois pouvoirs qui rendit la Constitution parfaite » (Discours sur la première décade de Tite Live, I). Il devient alors clair que Macky Sall est plus qu’un monarque de droit divin, plus qu’un dictateur romain. À l’image des dictateurs de Rome, Macky Sall concentre entre ses mains les fonctions d’imperator (commandant militaire), pontifex maximus (« grand pontife », commandant des religions), préteur (magistrat chargé de la justice) et consul (collège des deux magistrats qui dirigent le sénat). Avec cette nouvelle Constitution, il aura les pleins pouvoirs qui lui permettront demain de suspendre le Parlement, le Conseil constitutionnel et les différents ordres religieux au nom du « fonctionnement régulier des pouvoirs publics ». Suivant les folies de l’empereur Gaius Caligula (qui régna en Rome entre 37 et 41) dans ses dérives, il pourra décider un jour d’élever son cheval au rang de sénateur dans le prochain Sénat dont la mise en place est annoncée. Le véritable problème que pose cette Constitution de Macky Sall est qu’il n’y a aucun contre-pouvoir face aux pouvoirs exorbitants dont dispose le président de la République. Désormais, le régime politique que nous avons est inclassable. La toute-puissance du dictateur Jules César n’a pas empêché les Romains de défendre leur république. En suivant le parallélisme des formes, le peuple sénégalais doit reprendre la lutte pour la sauvegarde de ses institutions démocratiques et républicaines. Nous devons arracher notre république de ces dangers et complots qui pèsent sur elle. Ce dont il s’agit, c’est la défense de la république, c’est la sécurité de notre vie à tous, de nos biens et fortunes, la sécurité de nos enfants et nos familles. En définitive, seule une Constitution démocratique protège les libertés et la dignité humaines. Lorsque la dictature de César devenait de plus en plus implacable et insupportable pour les Romains, Brutus (85-42 av. J.-C.) adressa une harangue révolutionnaire, restée célèbre et rapportée par Plutarque (Vies parallèles): « J’en veux à mes amis de Rome ; s’ils sont asservis, c’est de leur faute, plus que celle de leurs tyrans, puisqu’ils acceptent de voir se dérouler sous leurs yeux des scènes dont ils ne devraient même pas supporter d’entendre le récit ». Rome est une école pour tous les peuples qui veulent jouir de la liberté. C’est la raison pour laquelle Saint-Just a écrit dans son « Rapport sur la conjuration » (31 mars 1794) adressé à la Convention nationale : « Le monde est vide depuis les Romains ; et leur mémoire le remplit, et prophétise encore la liberté ». Soyons mobilisés comme Brutus et ses concitoyens pour faire barrage à la conjuration actuelle contre la république et la démocratie. Nous devons préférer la liberté avec ses dangers à la tranquillité de la servitude. Le pouvoir arrête le pouvoir, a-t-on l’habitude de dire. Le peuple, le gardien le plus assuré de la liberté, doit user de son pouvoir pour arrêter cette dictature cynique et avilissante. Toutes les républiques sont menacées par la volonté de domination des grands. Elles ne se maintiennent que par la passion des peuples à conserver leur liberté. Nous continuons de croire qu’il y a une grande puissance, une grande force sacrée dans la volonté d’un peuple déterminé à recouvrer sa liberté et sa dignité. Ayons donc le courage de défendre la république.

Dr Babacar DIOP, Secrétaire général de FDS

Texte corrosif de Samuel Sarr contre Idy, Sonko, Issa Sall et Madické

Le statut d’ancien candidat à une élection présidentielle n’est pas une fonction. Les Sénégalais, tout comme moi, sont sidérés face aux agissements de ces 04 anciens candidats malheureux à la présidentielle de Février 2019. 

Depuis le lendemain de la proclamation  officielle et définitive des résultats par le Conseil constitutionnel, ils sont tous les 04 redevenus de simples chefs de parti. Car, même leur statut de candidat à la présidentielle s’est effiloché définitivement en attendant la présidentielle de 2024 s’ils auront la chance d’avoir leur parrainage.

Mais entre-temps, cette bande devrait chercher une occupation honorable pour meubler leurs journées. Imaginez que les membres de leur ancienne coalition «Idy2019 », «Sonko Président», «Madické2019» et «PUR» ne comprennent pas les raisons qui poussent ces activistes à produire des communiqués de presse pour tromper leur conscience. Au nom de qui Idrissa Seck, Madické Niang, Ousmane Sonko et Issa Sall parlent-ils ? Ont-ils même consulté les partis membres de leur ancienne coalition pour s’arroser la liberté de se prononcer sur certaines questions ?

La bande des 04 doit mettre fin à sa somnolence pour se remettre au travail. Et il est temps, qu’ils comprennent qu’être un ancien candidat à une présidentielle n’est pas un titre, ni une fonction. Combien le Sénégal compte-t-il d’anciens candidats à la présidentielle depuis 1960 ? Et si chacun d’entre eux se mettait à produire des communiqués de presse chaque mois ?

Ces malheureux anciens candidats doivent mettre fin à leur gymnastique sonore et polluante. Les Sénégalais qui ont réélu le président Macky SALL à 58% ne sont pas prêts à prêter leurs oreilles à des marchands de vent illusionnistes inconséquents, et dépassés.

Voilà des gens qui n’ont aucun respect pour leurs anciens alliés avec qui, ils n’ont plus aucun contact au lendemain de la fin de leur rêve de devenir Chef de l’Etat ou de voir le président Macky Sall tomber. «Idy2019 », «Sonko Président», «Madické2019» et «PUR», des coalitions caduques qui veulent se maintenir en vie par une perfusion au risque de garder encore le lit pendant longtemps, faute d’initiatives crédibles et de perspectives. Seriez-vous surpris d’apprendre d’ailleurs qu’elles ne tiennent plus de réunion avec leurs alliés.

La dépouille (la bande des 04 candidats) peine à se remettre de sa cuisante défaite, et pour se ressusciter, et berner sa conscience, elle tente difficilement de bouger dans son cercueil. Et il est amusant de constater que c’est chez le dernier de la classe (Madické Niang) que les 04 marchands ambulants politiques se retrouvent pour se divertir.

On se demande d’ailleurs la pertinence pour eux de dénoncer les décisions prises par un président de la République qu’eux-mêmes ne reconnaissent pas. S’ils campent sur leur position, Madické NIANG et ses affidés doivent se comporter comme si la station présidentielle était vacante par souci de rester conséquent par rapport à leur démarche.

Le peuple leur a retiré sa parole, alors, que chacun reste sagement dans son coin. A quoi bon de consulter des gens qui ne reconnaissent pas le président, sur le projet suppression du poste de premier Ministre ? Ils n’ont pas eu la grandeur républicaine et démocratique de féliciter leur adversaire plébiscité par le peuple. Alors, ils n’ont qu’à rester dans leur logique de non-respect des Institutions et de désobéissance politique. Reconnaissons que, la politique sans intelligence n’est que ruine… Il est incompréhensible de voir des opposants continuer à adopter la même stratégie qui les a fait perdre toutes les élections depuis 2012.

Il est temps d’inviter ces anciens candidats à la présidentielle à la raison dans la mesure où le cheval sénégalais galope tout droit vers l’émergence. Les querelles de personnes et les polémiques politiciennes retardent l’Afrique, le Sénégal plus particulièrement. Il est alors temps de s’unir autour des objectifs de développement et du bien-être des Sénégalais. Les acteurs politiques ne doivent pas poser des actes qui pourraient précipiter le pays dans l’impasse.

D’ailleurs, les Sénégalais ne l’accepteraient jamais. Jetons un coup d’œil sur ce qui se passe dans les autres pays de la sous-région pour comprendre la nécessité pour le Sénégal de maintenir le cap et donner aux pays frères, de nouvelles orientations pour relever les défis du développement durable. Il nous faut un Nouveau Modèle Démocratique tiré de notre histoire commune. C’est-à-dire un modèle qui permet à l’ensemble des acteurs politiques, de la société civile et des forces vives de la Nation d’avoir des opportunités de concertation et de débat autour de notre devenir. Mais pour cela, il faudra d’abord briser les barrières, inhumer les préjugés pour que les acteurs politiques puissent faire un saut qualitatif vers la détente politique et l’entente sociale.

Dakar le 28 Avril 2019
Vive le Sénégal
Samuel. A. SARR
Ancien Ministre d’Etat
Ancien candidat à la présidentielle
Président du «Mouvement SOPI2019 »

Révision de la Constitution: Idy, Sonko, Madické et Issa Sall se prononcent

Les Présidents Idrissa Seck, Ousmane SONKO et Maître Madické NIANG se sont réunis le jeudi 25 avril 2019 au domicile de ce dernier.

Le Président Issa Sall, absent du territoire national, après avoir échangé avec le Président Madické NIANG, a marqué son accord sur la position des trois autres candidats.
Les candidats de l’opposition ont examiné la situation nationale particulièrement l’introduction, par voie parlementaire, d’une nouvelle réforme constitutionnelle par le pouvoir en place.

Ils réprouvent le fait que des modifications aussi substantielles de la Constitution aient été initiées en l’absence de toute forme de concertation.
Ils estiment aussi que des réformes d’une si grande ampleur ne seraient légitimes que si elles sont effectuées par voie référendaire.

En effet, pour une Constitution modifiée par référendum seulement en 2016, l’initiative de supprimer le poste de Premier Ministre exige une nouvelle consultation du Peuple souverain, d’autant plus que ce projet n’a été mentionné dans aucun des programmes proposés aux sénégalais lors de l’élection présidentielle du 24 février 2019.

En conséquence, ils condamnent la démarche entreprise pour modifier à nouveau la Constitution, sans concertation préalable et par voie parlementaire.
S’agissant des autres aspects de cette question et d’autres sujets d’actualité nationale, les candidats de l’opposition ont décidé de poursuivre ultérieurement leurs discussions.

Fait à Dakar, le 25 avril 2019

Mamour Diallo se confie à Yerimpost après son remplacement

YERIMPOST.COM Immédiatement après son remplacement par Mame Boye Diao au poste de directeur des domaines, Mamour Diallo s’est confié à Yerimpost en ces termes: « Je suis soulagé. Je suis un fonctionnaire, prêt à servir l’Etat partout où on m’emmènera. Je reste à la disposition du président de la République. »

Il est vrai que cet homme réservé et courtois a vécu au cours de ces derniers mois comme une vraie injustice les attaques dont il a été l’objet autour de l’affaire dite des 94 milliards. Nul doute qu’il souhaitait secrètement se débarrasser de son obligation de réserve pour mieux se défendre dans cette affaire partie de graves accusations proférées par l’opposant Ousmane Sonko contre l’Etat du Sénégal

Modou Diagne Fada casé

YERIMPOST.CO Il est la surprise de ces nominations par décret présidentiel. On aura même hésité, mais c’était bien lui. Modou Diagne « Fada »a été nommé directeur général de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos).

«Fraudes» lors de la présidentielle: Révélations de la Coalition citoyenne d’appui à l’initiative de Barthélémy Diaz

Le projet en question a été l’objet d’une étude portant sur le degré de sa réceptivité. Un questionnaire a été confectionné pour situer le degré d’engagement des parties prenantes sur la teneur et la portée dudit projet. Les TIC aidant l’échantillonnage couvrait l’ère géographique du pays n’épargnant aucun citoyen connecté. Cette méthode de recherche d’observation a consisté à prélever des informations de manière qualitative et quantitative auprès du peuple, de l’opposition et surtout la société civile, parties prenantes à la Présidentielle de 2019 du Sénégal. Ainsi, nous avons pu observer les réactions au sein de cette communauté suite à la restitution et partage du projet. Nous avons pu recueillir des impressions individuelles comme celles des leaders politiques mais aussi des impressions collectives comme le groupe de la société civile. La presse nationale n’a pas manqué de publier des articles de contributions sur ce projet fédérateur de tous les votants en vue de les imprégner d’avantage sur l’essence du projet
citoyen.

INTRODUCTION :
Nous avons aussi usé cette méthode d’observation centrée sur les questions et réponses auxquelles s’adressent le vif et l’actualité du projet. Ce sont entre autres, avis exprimés, commentaires de toutes les sources disponibles à partir des canaux de communication digitale et comportements des parties prenantes ciblées. En ligne de mire les acteurs et bénéficiaires du vote de la Présidentielle 2019. Dans cette méthode, nous avons observé la ferveur populaire suite à l’appropriation populaire des tenants et aboutissements du projet ; en recueillant le pool des citoyens et politiciens sur les déclarations fracassantes de Barthélémy Diaz. Ses propos constituent le socle et la base d’appui du projet en titre. Ce travail mené par une dextérité managériale a permis de situer l’ampleur des profils qui se sont manifestés pour le management du projet.
1. LEGITIMITE  DU PROJET, SOCLE DE L’APPEL DE RECRUTEMENT POUR LE MANAGEMENT :
La première question que toute organisation citoyenne doit se poser lorsqu’elle se lance dans un projet à dimension démocratique et républicaine est celle de sa légitimité à agir. Il ne suffit pas d’avoir une bonne idée pour que l’opération fonctionne, il faut aussi que l’opinion s’accorde sur le fait que vous êtes légitime à vous engager dans cette voie.
– Ce projet ci-haut intitulé, est la suite d’un partage et de restitution, du contenu de la récente conférence de Barthélémy Diaz. La table ronde pédagogique élargie de cette rencontre a vu différents intervenants de divers horizons échanger dans la pluralité des profils, sur le renfermé de la dite conférence. Les participants à cet atelier d’échange d’idées fructueuses sur cette actualité politique, ont à l’unanimité retenue comme recommandation, l’opportunité de mettre un cadre d’exercice appuyant le condensé des propos du maire ; partant de ses propres déclarations avancées, jugés à priori de bonne foi. La qualité d’acteur politique responsable, le leadership incontesté du Maire de Sacré Cœur aidant. La lueur et la vision de ce qui précède sont les fondamentaux de la coalition citoyenne d’appui à l’initiative de Barthélémy Diaz, en abrégé SEP2O19/CAP_I B D. En effet le poids des expressions citoyennes de ce dernier sont au cœur des questions et réponses du scrutin ; pour un Sénégal de type nouveau où ci-git la bonne gouvernance vertueuse et sobre. Laquelle éthique est propre à toutes les sensibilités politiques, culturelles, religieuses. Quand la légitimité est avérée, la manière de communiquer correspond à la nature de ce qui est dit. L’opinion publique devient convaincue qu’on lui a dit tout et que le projet qui
s’exprime a une motivation exprimée à travers les initiateurs les parties prenantes.
– Le jugement de Barthélémy Diaz s’appuie sur la réflexion plus que sur des impressions ou des intuitions. Une part d’idéalisme, de droiture et de rectitude politique soutient le grand sens logique de son initiative. Les ressentis et le perçus des propos sont fulgurants et les émotions gérées en les besoins de l’occasion.
2. RESPONSABILITE DU PROJET ET/OU ADEQUATION AVEC LE DROIT AU RESPECT DE LA PROTECTION DES DONNEES A CARCTERE PERSONNEL :
le but est de réaliser dans le respect notamment de la prééminence du droit ainsi que des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; La nécessaire de garantir la dignité humaine des candidats ainsi que la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales de toute personne s’étant manifesté lors de l’appel public ouvert aux compétences, et, eu égard à la diversification, à l’intensification des traitements des données et des flux de données à caractère personnel. L’autonomie personnelle du candidat, fondée sur le droit de la personne de contrôler ses propres données à caractère personnel et le traitement qui en est fait. Le droit à la protection des données à caractère personnel pris en compte dans le dépouillement est à considérer au regard de son rôle dans la société .Il est à concilier avec d’autres droits de l’homme et libertés fondamentales, dont la liberté d’expression.

L’Avis d’appel au recrutement pour le management du projet prend en compte, dans la mise en œuvre des règles que se fixe le comité de management dudit projet le principe du droit d’accès aux documents soumis .Le projet reconnait la stricte nécessité de promouvoir
les valeurs fondamentales du respect de la vie privée et de la protection des données à caractère personnel des candidats. Dés lors, le projet est en adéquation avec cette source de droit. Source : https://rm.coe.int/convention-108-convention-pour-la-protection-
despersonnes-a-l-egard-d/16808b3726
3. DEVELOPPEMENT DES OBSERVATIONS GENERALES :
Les activités des intervenants au management du projet seront focalisées dans un travail précis qui demande une plus grande démarche et de sérieux. Au total 215 personnes ont répondu à l’appel en présentant leur CV mettant en relief leur parcours académique et expertise ou expérience ; en plus d’une lettre de motivation devant accompagner en annexe le profil.
Leur dénominateur commun des candidats profils se résument aussi :
 Manifestation d’intérêt sur les enjeux du projet.
 Engagement manifeste d’apporter leur contribution de toute nature et formes diverses dans le management du projet.
 Mise en relief de leur disponibilité et aptitude.
 Concourir aux attentes du projet.
Le Jury pourra notamment se baser sur les critères suivants lors de l’évaluation des candidatures :
 – Pertinence de la candidature pour le recrutement – Originalité et caractère innovant du dossier de candidature- Contribution à l’amélioration de la compréhension actuelle du projet – Impact potentiel sur le peuple ; – Méthodes d’approche sur les étapes du projet – Qualités scientifiques ou autres atouts.
3.1. CLASSIFICATIONS EXCLUSIVES :
50 % des candidats font partie de partis politiques. 20 % sont constitués des Mandataires ayant retirés la fiche de parrainage au nom de leur mandat (responsable de parti). 18 % constitués de Consultants exerçant des activités dans des cabinets de consultant. 12 %
candidats sont des consultants indépendants.
3.2. SECTEURS-CATEGORIES (REPARTITION INCLUSIVE) :
15 % viennent de la société civile. 12 % sont des religieux. 8 % ont pu faire garder leur anonymat par convenance professionnelle. 7 % exercent dans l’administration. 12 % du secteur privé. 8 % sont des femmes. 20 % sont des avocats.10 % sont des retraités ayant
exercé dans la justice.7 % viennent de consultants établis dans la diaspora. 16 % des médiats d’information (journal, presse en ligne, TV …) 4 % se sont déclarés soutenir le projet en qualité de bailleurs de fonds.3 % proviennent des associations internationales luttant pour le rétablissement de la démocratie et aux valeurs républicaines. 10 % marquent leur disposition pour l’IEC du projet. 17 % se sont présentés en ressources aptes à fournir des données fiables pour le succès du projet. 7% sont des juristes aptes à soutenir le projet au niveau international. 7 % sont des professionnels de la communication.
CONCLUSION :
Extrait du Saint Coran : Sourate 33 Les coalisés verset 54 « Que vous divulguiez une chose ou
que vous la teniez secrète, Dieu en est parfaitement Informé ».

4. AUTEUR : SERIGNE SALIOU FALL / Comité Managérial.

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