Blog de Cheikh Yerim Seck

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Vidéo- Cheikh Yérim Seck: « Macky Sall se retire en 2024 pour se présenter en 2029 »

Monsieur le président, Il n’y a pas de place pour les gouvernants de petit calibre (El Aboubacar Sylla)

Monsieur le Président, Il n’y a pas de place pour les gouvernants de petit calibre. Soit vous devenez le héros que le pays a besoin soit vous serez aussi rapidement oublié qu’un été trop sec.

Par El Aboubacar Sylla

Il n’y a pas de tâche plus ingrate que celle de diriger les hommes. Comme toute personne s’étant hissé aux plus hauts sommets d’une république, vous êtes frappé par les vents de tous les côtés et les conspirateurs de toute nature et condition s’agitent sous vos pieds. Vous êtes un géant qui a toute la création sous lui et donc toute âme malfaisante, tout esprit mal tourné, fixe son attention à vous nuire et à vous remplacer. Vous n’avez nul jour de repos, nulle minute de tranquillité possible. Toute la méchanceté humaine se tourne vers le sommet de la pyramide républicaine et donc contre vous.

C’est ainsi que celui qui est arrivé à la magistrature suprême est confronté à la multitude de mauvais conseillers cherchant à avancer leurs intérêts au détriment du pays. Aucune faute ne vous revient de cet état de fait. C’est une règle de la nature humaine depuis la fondation des premiers villages. Même avec vos meilleurs efforts vous ne sauriez corriger la nature humaine de ses défauts. Vous ne pouvez que vous protéger des courtisans malintentionnés et vous préserver avec l’aide de ceux qui ont l’amour du pays dans leur cœur. C’est une tâche difficile, personne le niera, mais vitale pour que votre mandat soit un succès.

En tant que premier magistrat de la République, vous êtes dans le rôle du père qui doit protéger et veiller sur le peuple comme sur ses enfants. Des millions sont dans le besoin d’un magistrat juste, pieux et déterminé à améliorer leurs conditions de vie. De plus, entamant votre dernier mandat, vous êtes confronté à la nécessité d’établir ce qui sera votre héritage politique. Nous vivons un âge qui déterminera le siècle à venir. Il n’y a pas de place pour les magistrats de petit calibre. Soit vous devenez le héros que le pays a besoin soit vous serez aussi rapidement oublié qu’un été trop sec. Cela peut paraitre injuste, mais c’est la règle des temps actuels.

Ce que vous ferez pendant votre dernier mandat marquera le pays. Serez-vous un roi oisif ? Un homme dont on retiendra que sa faiblesse et son inaction ? Ou est-ce que vous vous affirmerez comme un géant historique, créateur d’une république forte et prospère ? L’histoire est impitoyable. Thomas Sankara est encore connu aujourd’hui car il se dévoua entièrement au pays, créa et imagina les prémisses d’un renouveau national. Mandela rayonne encore par sa sagesse et sa vision d’une Afrique du Sud pacifiée. Ces géants ont éclipsé plusieurs générations de politiciens de leurs pays. Qui connait le nom du prédécesseur de Mandela ? De l’homme qui gouverna le Burkina Faso avant Sankara ? N’est pas Compaoré déjà frappé par le voile de l’oubli ? Il est le souhait de tous de vous voir réussir et devenir un géant, car votre victoire sera celle du pays entier. Seuls les esprits les plus décadents espèrent vous voir échouer, car votre échec sera celui du pays.

La responsabilité qui pèse sur vos épaules est lourde, d’un poids inimaginable, mais vous ne pouvez désormais plus vous en affranchir. Vous avez pour seul choix soit la voie de l’oubli soit la voie de d’apothéose. Il vous faudra donc embraser toutes les forces qui peuvent faire avancer le pays. Qu’un homme aime son frère est louable, mais on ne gouverne pas un pays avec des frères qui n’ont pas les capacités à soutenir la rénovation spirituelle, culturelle et économique du Sénégal. Vous devrez donc vous méfiez des mauvais conseillers, ignorez leurs arguments fallacieux et uniquement vous entourer de ceux qui contribuent au renforcement national.

De même pour les projets et chantiers publics. Éloignez-vous des argumentaires fallacieux et posez-vous la question : est-ce que le projet renforce ou affaiblit le pays ? Ce n’est pas une tâche aisée car les intérêts économiques en jeu sont énormes. Bien d’hommes d’affaire tenteront de vous séduire, de vous faire croire que leurs projets aident la Nation, mais ce sont des mensonges faits pour satisfaire les ambitions les plus sombres.

Pour distinguer le bon du mauvais, il vous faudra être entouré de conseillers compétents, patriotes et n’ayant aucun lien avec les grandes entreprises du pays. La maladie de toute jeune république est la ploutocratie, à savoir que ceux qui ont de l’argent tentent de soumettre le pouvoir politique à leurs désirs. Oui, ce n’est pas facile, mais ô combien nécessaire. Le fait que vous ayez pu remporter la dernière élection montre que vous avez la force de caractère et les compétences pour gouverner, mais vous devez en plus désormais vous protéger des ennemis de la République. Si cela peut sembler dur voire même insurmontable, la récompense vaut les efforts que vous serez obligé de déployer.

Oui, vous devrez dire non à des gens proches. Oui, vous risquez l’opprobre de certains alliés, mais en échange, vous entrerez dans l’Histoire. Vous deviendrez le héros que le pays a besoin, un restaurateur de la vertu républicaine, un défenseur des démunis et un protecteur de l’Etat dans les heures naissantes du 21ème siècle. Cela est plus nécessaire que jamais car les républiques africaines ne peuvent pas se permettre une génération de dirigeants faibles. Elles sont dans la nécessité de magistrats qui se distinguent comme aucune autre génération précédente. C’est pourquoi votre mission est si importante, votre deuxième mandat d’une importance vitale. Vous établirez non seulement ce que sera votre place dans l’Histoire, mais également poserait les bases pour le Sénégal. Vous pouvez devenir un Thomas Sankara ou un Mandela sénégalais. Le potentiel est en vous, il demande qu’à déployer ses ailes comme un aigle.

 

 

 

Accidents de la circulation: Qui pour sonner le tocsin ? (Par Cheikh Lamane Diop)

C’est devenu une donnée autant banale qu’immuable. Le carnage est en mode continue sur nos routes. Cinq morts sur le carreau à Koungheul suite à un accident de la circulation à l’aube de ce 08 avril 2019. Un véhicule « 7 places » aurait heurté un camion en stationnement. Parmi les victimes, deux profs, une artiste-musicienne et 2 autres innocents. Des familles fortement  explorées, des orphelines et orphelins à l’avenir incertain, des cours de moins, des écoliers en errance partielle, des ressources humaines et financières de plus à remobiliser par un Etat pauvre très endetté (PMA) pour combler le vide. Et tuti quanti!
Par la défaillance, pour ne pas dire par la bêtise humaine, la loi des séries continue sur nos routes. Quelques moments d’émotion, d’émerveillements contrits, puis, un autre massacre. La seule chose pérenne, c’est, tels ces lugubres malheurs, le caractère intermittent mais itératif de nos hypocrisies comportementales.
INTERROGATIONS EXISTENTIELLES
Revenons-en sur l’accident meurtrier de Kougheul. À l’instar de la litanie de drames déjà vécus, il interpellé notre conscience; notre bon sens tout court.
1. Les véhicules – des guimbardes probablement –  protagonistes du trop meurtrier accident, étaient-ils en règle; de jure et/ou de facto?
2. Les tombeaux roulants ont-ils été contrôlés en cours de route; leur chauffeur ou chauffard  avec?
3. Des infractions ou délits ont-ils été « constatés » ou constatés pendant leur dernier itinéraire ? Au cas échéant, quelque chose n’a t-il pas été glissé dans le petit « quelque chose-là » En échange  de fermer les yeux sur le scandale?
4.Qu’a t-on entrepris afin de stopper net la flagrante indélicatesse du ou des chauffards?
5. Plus généralement, que sont devenues les mesures sur la Sécurité routière, arrêtées en grand renfort médiatique par l’autorité, et visant à faire baisser drastiquement le carnage sur les routes du Sénégal?
6. Quelle suite est reservée à la circulaire anticorruption – ayant fuité dans la presse – du Général MF, commandant de la brigade nationale de la maréchaussée territoriale?
L’accident de Kougheul ne constitue évidemment que l’arbre qui cache la forêt de ce s tas de cadavres, ces lots de blessés graves, ces cohortes d’innocentes victimes collatérales à jamais meurtries que charrie cet incivisme prémédité sur nos routes.
Il n’y a pas de fatalité qui vaille. L’État dont le devoir premier est la Sécurité des personnes et de leurs biens à l’impérieuse obligation de sévir. Par l’education, la sensibilisation, la répression. Manquer à ces obligations revient à ériger la permissivité comme règle de gouvernance.
À l’endroit de l’opinion et des médias, il faut rappeler qu’analyser la formation du gouvernement, c’est bien. Mais, s’intéresser aux résultats de la gouvernance c’est encore mieux. Aux décideurs, former un gouvernement, ce n’est qu’une étape. Gouverner dans la toute la plénitude de ses prérogatives républicaines, c’est encore mieux. C’est même impératif. À la puissance publique de sonner le tocsin et mieux, de réduire ces fâcheux dégâts à leur plus réduite expression.
Cheikh Lamane DIOP, Journaliste-citoyen

La Constitution piégée pour un troisième mandat (Ibrahima Hamidou Dème)

Au lendemain de la victoire du candidat sortant Macky SALL qui va bientôt entamer un deuxième mandat, le débat sur la possibilité pour celui-ci de se représenter pour un troisième mandat ressurgit. Ce débat, soulevé il y a près de deux ans par d’éminents juristes avait été vite étouffé par le camp présidentiel qui le jugeait infondé et prématuré.

Actuellement, le même scénario semble se répéter, car après les inquiétudes nourries par certains membres de l’opposition sur un probable projet de troisième candidature du Président fraichement réélu, des voix se sont encore élevées dans l’exécutif pour tenter de rejeter cette hypothèse.

La présente contribution a pour objet de démontrer que la révision constitutionnelle de 2016 en ouvert une brèche permettant une troisième candidature de l’actuel président en 2024. Cette hypothèse que le pouvoir feint de rejeter pour le moment est, en réalité, juridiquement défendable.

Mais, auparavant, il serait intéressant de revenir sur les arguments avancés par la partie présidentielle pour écarter la thèse d’une troisième candidature.

« Il faut s’en référer à la Constitution, vous vous rendrez compte que les marges de manœuvre pour interpréter sont très minces, pratiquement inexistantes. » déclarait M. Seydou GUEYE, porte-parole du gouvernement et du parti présidentiel dans un entretien avec APANEWS le 12 mars 2019 avant d’ajouter : »Le problème qu’on avait connu par le passé, le président Macky Sall y a apporté une réponse en limitant le nombre de mandats, en fixant la durée du mandat du président de la République et en verrouillant un peu la Constitution pour que ces dispositions relatives à l’élection du président de la République soient pratiquement intangibles ». Son collègue Ismaila Madior FALL, ministre de la justice affirmait le 12 octobre 2017 « La Constitution du Sénégal est très claire sur la question du mandat du président de la République et ne laisse place à aucune interprétation sur la possibilité d’un troisième mandat. L’article 27 de la Constitution dispose : ‘’Le chef de l’État est élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois.

Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ». 

Après l’élection du 24 février, il est devenu plus nuancé dans un entretien avec le journal l’Enquête du 11 mars 2019 : « moi je pense que la Constitution est claire. En principe, c’est le deuxième et dernier mandat du chef de l’Etat. » Dernièrement, le Docteur Mounirou SY a, pour sa part, indiqué que pour éviter la situation de 2011, le nouvel article 27 a mis l’accent sur la personne et non le mandat, car pense-t-il, le terme « nul » de l’alinéa 2 de l’article 27 permet d’inclure le mandat en cours.

On le voit bien, la position gouvernementale faite de demi-vérités et d’omissions volontaires n’est pas de nature à dissiper les doutes quant à l’existence d’un projet caché de troisième candidature. Elle ne résiste pas en effet, à la thèse soutenue il y a deux ans, par les éminents Professeurs de droit public Babacar GUEYE et Jacques Mariel NZOUANKEU.

Nous estimons avec eux, que contrairement à la promesse présidentielle, la révision de la Constitution de 2016, n’a pas verrouillé la loi fondamentale pour empêcher toute possibilité de troisième candidature. Le référendum du 20 mars 2016 renferme en effet, un double piège ; de la Constitution d’une part et du Conseil Constitutionnel d’autre part.

C’est d’abord la Constitution qui a été piégée car le prétendu projet de diminution de la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans, a subrepticement ouvert une brèche qui peut permettre à l’actuel président de briguer un troisième mandat. Il faut rappeler que la clause limitative du nombre de mandats à deux, a été pour la première fois instituée en 1970, avant d’être remise en cause plusieurs fois. Mais, avec la réforme de 2001, le peuple sénégalais, en décidant que cette clause ne pouvait être révisée que par la voie référendaire, a voulu lui conférer un caractère intangible, donc à l’abri de toute manipulation politicienne. Ainsi, sachant qu’aux yeux du peuple, l’impératif de limitation du nombre de mandats à deux a toujours prévalu sur la volonté de stabiliser la durée du mandat présidentiel à 7 ou à 5 ans, c’est par le truchement de la diminution de la durée du mandat que les experts du président sont parvenus à manipuler la clause limitative du nombre de mandats. Pour s’en rendre compte, analysons l’article 27, issu de la révision constitutionnelle adoptée par référendum et promulguée le 5 avril 2016 qui est ainsi libellé :

« La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans.

Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. »

Cet article régit donc, dans son premier alinéa la fixation de la durée du mandat à 5 ans et dans son deuxième alinéa, la limitation des mandats à deux.

Toutefois, il importe de préciser que pour une bonne interprétation de l’alinéa 2 qui prévoit le nombre de mandats, il est indispensable de le relier à l’alinéa 1 qui prévoit la durée du mandat présidentiel, car l’article 27 doit être compris dans son ensemble, dans son indivisibilité. En effet, au sens de cet article, le quinquennat allant de pair avec la limitation des mandats, l’exigence de limiter la durée du mandat à 5 ans doit coïncider avec la nécessité de ne pas pouvoir l’exercer plus de deux fois consécutives. Or, il est incontestable que la durée du mandat que le président Macky SALL est sur le point de terminer, est de 7 ans. N’ayant donc pas encore exercé un mandat de 5 ans prévu à l’alinéa 1, son septennat sera hors du champ d’application de l’alinéa 2 de l’article 27 précisant que « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. » Ainsi que l’a soutenu le Professeur J.M. NZOUANKEU dans sa contribution du 12 octobre 2017, « l’élection de 2019 n’est pas le renouvellement de celle de 2012. C’est une élection nouvelle. C’est la première élection d’un nouveau cycle institué par l’article 27 de la Constitution. Si le mandat exercé de 2012 à 2019 était considéré comme le premier mandat au sens de l’article 27, une élection du Président de la République devait être organisée en 2017 au cinquième anniversaire de la date de l’élection du Président Macky SALL. S’il n’y a pas eu d’élection en 2017, c’est parce que le mandat en cours n’était pas compris dans le décompte de l’article 27 de la Constitution. » En d’autres termes, le mandat en cours ne peut faire partie du décompte des mandats parce que ce n’est qu’après sa prestation de serment prévue le 2 avril prochain que l’actuel président entamera son premier mandat de 5 ans au sens de l’article 27 de la Constitution.

Il apparait donc clairement, que le nombre de mandats exercés par l’actuel président, ne pourrait pas faire obstacle à la recevabilité de sa candidature en 2024.

Bien entendu, cette thèse peut être infirmée par des juristes de plus ou moins bonne foi, mais la seule instance habilitée à interpréter la Constitution reste le Conseil Constitutionnel. Or, cette juridiction a aussi été piégée par l’avis consultatif donné à propos du projet de diminution de la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans. En effet, dans son avis consultatif du 12 février 2016, le Conseil Constitutionnel a retenu que « le mandat en cours au moment de l’entrée en vigueur de la loi de révision, par essence intangible, est hors de portée de la loi nouvelle ». Il a, par ailleurs, précisé dans le dispositif que « la disposition transitoire prévue à l’article 27 dans la rédaction que lui donne l’article 6 du projet et aux termes de laquelle, « Cette disposition s’applique au mandat en cours » doit être supprimée ; elle n’est conforme ni à l’esprit de la Constitution, ni à la pratique constitutionnelle, la loi nouvelle sur la durée du mandat du Président de la République ne pouvant s’appliquer au mandat en cours ». Par conséquent, les sept sages, saisis d’une demande consultative ou d’un contentieux lié à une troisième candidature du président SALL, ne pourront en toute logique, que confirmer leur jurisprudence.

Il ne fait donc l’ombre d’aucun doute que les dispositions de l’article 27 de la Constitution combinées à la jurisprudence du Conseil Constitutionnel ouvrent un grand boulevard pour la recevabilité d’une candidature du président Macky SALL en 2024. Tout le monde doit en être conscient dès à présent. Il est aussi important de souligner que seule l’adoption de dispositions transitoires par la voie parlementaire, précisant que le mandat en cours fait partie du décompte des mandats, peut régler définitivement ce quiproquo constitutionnel. Malheureusement, l’adoption de telles dispositions transitoires ne pourra probablement pas se faire d’ici la prestation de serment, date à laquelle les dispositions de l’article 27 vont entrer en vigueur et ne pourront plus faire l’objet de révision à cause de la clause d’intangibilité prévue par l’article 103 de la Constitution.

C’est pourquoi, les interventions des juristes du camp présidentiel qui cherchent à convaincre pour le moment l’opinion publique que la Constitution a été verrouillée et qu’elle ne permettrait pas à l’actuel président de la République de se représenter en 2024, ne constituent en réalité qu’un piège dormitif. Si telle était l’intention présidentielle, plusieurs questions ne resteraient pas jusqu’à présent sans réponses :

1. Pourquoi, contrairement à la promesse faite lors du référendum de 2016, le président Macky SALL n’a pas tiré les leçons de la douloureuse et dramatique période préélectorale de 2011 à 2012, en évitant toute controverse constitutionnelle liée à une éventuelle troisième candidature ?

Pourquoi, lorsque le débat sur la possibilité d’une troisième candidature a été soulevé par d’éminents juristes comme les Professeurs Babacar Guéye et Jacques Mariel Nzouankeu, le Président de la République et ses partisans, bien que conscients des failles contenues dans l’article 27 de la Constitution, n’ont pas définitivement mis fin à la polémique en faisant adopter par l’Assemblée Nationale, des dispositions transitoires précisant que le mandat en cours fait partie du décompte des deux mandats prévus par l’article 27 ?

Pourquoi enfin, dans leurs interventions sur cette question, les responsables et les autres juristes de la mouvance présidentielle, se bornent à donner leur interprétation de la Constitution au lieu d’affirmer clairement la volonté du chef de l’Etat de ne plus briguer un autre mandat.

En définitive, si nous avons décidé d’intervenir dans ce débat, ce n’est pas pour participer dans une querelle juridique. Mais, c’est surtout pour donner un signal d’alarme et prévenir la résurgence des dangers vécus en 2011 et en 2012 et qui peuvent encore porter atteinte à la paix sociale et mettre en péril la démocratie et la République. En effet, la stratégie perverse déroulée depuis des années et qui a abouti récemment à une large victoire électorale peut évidemment renforcer les velléités de se maintenir au pouvoir surtout que les sénégalais ont semblé banaliser depuis 2000, les multiples abjurations « wakh wakhet » de nos dirigeants.




Pourquoi agiter maintenant la question d’une troisième candidature alors que l’actuel président n’a même pas encore débuté son deuxième mandat ? En notre sens, le débat est loin d’être prématuré, au contraire ! En effet, la question n’est pas de savoir si les sénégalais accepteront ou non le moment venu une troisième candidature ; mais c’est surtout de sortir pour une fois de l’impasse de la politique politicienne avec un président qui ne pensera plus dès le début de son mandat, à vaincre ses adversaires et remporter la prochaine élection. Car il reste évident que si l’éventualité d’une troisième candidature n’est pas définitivement écartée, le prochain quinquennat sera encore miné par la mal gouvernance, l’instrumentalisation de la justice, le clientélisme, l’accaparement des médias de service public, la gabegie etc.

Comment alors mettre fin aux incertitudes ?

Pour mettre définitivement un terme au débat, le Président de la République à qui appartient seul cette prérogative, doit dès à présent, saisir le Conseil Constitutionnel pour avis sur cette question.

- Si le Conseil Constitutionnel est d’avis que l’actuel président ne peut pas se représenter pour un troisième mandat, le débat sera définitivement clos.

- Si en revanche, il est d’avis contraire, il faudra trouver au plus vite, une solution politique pour que tout le monde soit convaincu que les manœuvres politiciennes ne pourront pas remettre en cause la sacralité conférée par les sénégalais à la clause limitative des mandats à deux.

 

Ibrahima Hamidou DEME,

Président du Mouvement « Ensemble »

Vidéo- Babacar Pascal Dione félicite le président Macky Sall pour “sa brillante victoire”

Le procureur général du Qatar est-il arrivé hier à Dakar pour du tourisme ?

YERIMPOST.COM C’est la deuxième fois en cinq mois qu’il séjourne au Sénégal. Au cours de la soirée d’hier, 17 février, le jet privé transportant le procureur général du Qatar, Dr Ali Bin Fetais al Marri, a foulé le tarmac de l’aéroport de Dakar. La visite de celui-là même qui avait négocié la libération de Karim Wade, avant de l’embarquer le jour de sa sortie de prison à bord d’un avion à destination du Qatar, n’est manifestement pas touristique. D’autant qu’elle intervient à une semaine de l’échéance présidentielle cruciale du 24 février. Et après une semaine d’intenses tractations au cours de laquelle Karim Wade et une personne de confiance de Macky Sall ont échangé plusieurs coups de fil. Un compromis a donc dû être trouvé que l’hôte qatari est venu acter.

Et, pour justifier la normalisation consécutive à la conclusion du deal, Karim Wade, qui contrôle totalement son père, l’a autorisé à se rendre à Conakry. L’implication d’Alpha Condé, chef d’un Etat voisin du Sénégal, est en effet à la fois une couverture parfaite et une garantie supplémentaire des termes du deal. Et tout le monde est content… Le Qatar en profite pour faire un sort à l’exilé qu’il garde sur son sol depuis des années. Karim Wade obtient les garanties de retour à la normalité judiciaire et citoyenne. Macky Sall passe son élection sans la nuisance Wade. Alpha Condé, à la veille de la périlleuse modification de la Constitution guinéenne pour s’éterniser au pouvoir, se donne un surplus de légitimité internationale aux yeux de ses compatriotes. Il va capitaliser une médiation pour sauver (sic) le modèle démocratique sénégalais en danger !

Présidentielle: Ce communiqué d’Aly Ngouille Ndiaye pour apaiser la tension

Les évènements survenus le lundi 11 février 2019 à Tambacounda entre des militants du PUR et ceux de Benno Bokk Yaakaar ont couté la vie à deux (02) de nos concitoyens et causé plusieurs blessés actuellement pris en charge dans les structures sanitaires.
Des journalistes ont également été violentés et des voitures incendiées.
Cette situation est regrettable à ce stade de la campagne électorale et au moment où son encadrement sécuritaire dans tous les aspects a mobilisé un nombre important d’éléments des Forces de Défense et de Sécurité, engagés pour la sécurité des populations au prix parfois de leur vie.
Le Gouvernement ne saurait tolérer la violence d’où qu’elle vienne.
C’est pourquoi, aussi bien la Gendarmerie que la Police sont à pied d’œuvre pour rechercher et appréhender les responsables afin de les présenter à la justice.
D’ores et déjà, les dispositions sont prises pour renforcer la sécurité des candidats. A cet effet, des éléments de la police nationale et de la gendarmerie nationale seront mis au service de leur sécurité respective jusqu’à la fin des élections.
Au nom de l’Etat, je m’incline devant la mémoire des disparus et souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés.
J’invite aussi les populations à rester calmes et à faire confiance à nos forces de défense et de sécurité qui ne ménageront aucun effort pour garantir la poursuite normale de la campagne électorale et assurer un scrutin apaisé.

Le Ministre de l’Intérieur
Aly Ngouille NDIAYE

Les signaux sont verts pour la Coalition Idy 2019

Cette semaine, je traiterai, avec une analyse digne d’un chroniqueur, le come-back politique d’Idrissa Seck, candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019. A ce propos, je note d’emblée, du haut de ma petite expérience politique, que les circonstances semblent être favorables à Idrissa Seck, leader de la coalition IDY 2019.

Un de mes lecteurs assidus m’a, sous le poids de la conjoncture politique et différents commentaires, interpellé sur la nécessité de faire une analyse en tant que chroniqueur sur le cas Idrissa Seck. J’ai évité depuis lors de faire des commentaires pour mieux analyser la situation. Le commentaire se fait à chaud, il essaye de décrypter sur le moment le sens des faits et gestes des différents acteurs du jeu politique, et si d’aventure il est destiné au public des médias (presse, radio, télévision), il est toujours présenté de façon plus ou moins spectaculaire.

L’analyse, elle, exige du recul par rapport au surgissement de l’événement. Il faut que soit rassemblé un  vaste corpus de discours, qu’on puisse le mettre en perspective, que soit observé le contexte dans lequel il apparait, que lui soit appliqué tel ou tel instrument d’analyse, pour, au final, proposer des interprétations, comme autant d’explications possibles.

En clair, les raisons d’une victoire électorale sonttoujours multiples. Je voudrai apporter une explication simple pour satisfaire l’esprit, mais la complexité de la vie en société est telle, le désir de la conquête du pouvoir si puissant, les souhaits du peuple si énigmatique qu’il n’est pas possible – ni honnête- de s’en tenir à une raison unique.

Certes, la rationalité politique, en situation de conquête du pouvoir, n’est pas celle de l’observateur, du commentateur, du penseur, de l’analyste, encore moins celle du citoyen, mais tout porte à croire que Idy, avec sa grande coalition, peut faire basculer le « maquis ».

Justement, ce sont les circonstances qui façonnent le destin d’un homme en général et d’un homme politique en particulier. A y voir de près, les circonstances semblent être favorables à Idrissa Seckqui, il faut le reconnaître, ratisse large avec une coalition forte. Le rapport de force politique est établi. Les troupes sont mobilisées. La victoire est possible. Le président Macky Sall, qui croyait que s’il écarte Karim et Khalifa il passerait comme une lettre à la poste, doit aujourd’hui, au regard de la nouvelle configuration tirée des jeux d’alliances, reconsidérer son calcul.

Babacar Justin Ndiaye avait raison : « la politique tient plus à la géométrie qu’à l’arithmétique ».

Idrissa Seck, ancien patron de Macky Sall, homme politique brillant à qui on peut reprocher tout sauf d’être compétent et intellectuellement bien assis, a une expérience politique remarquable et une intelligence politique aiguë. Pas de surprise, il a appris dans la bonne école : le Parti Démocratique Sénégalais.

Avec une analyse rétrospective, l’on constate que l’électorat de Idy, candidat à l’élection présidentielle de 2007 qui avait totalisé un score de 14, 92%, avait chuté de 7,6% entre 2007 et 2012. En effet, il avait fait un score de 7,86% en 2012 au premier tour derrière Ousmane TanorDieng (11,30%), Moustapha Niasse (13,20%) et Macky Sall (26,58%).

Mais, il faut noter que de 2012 à 2019, quoique puisse être les erreurs politiques et de communication qu’aurait commises Idy (comme tous les hommes politiques d’ailleurs), la logique « tout sauf Macky »lui est totalement favorable. Le président Macky Salla créé ses propres ennemis politiques. Il a fait beaucoup d’erreurs qui lui seront sans doute fatales. Oui, la coalition Idy est la meilleure option politique que les circonstances nous offrent pour barrer la route à Macky. C’est le point de vue du chroniqueur que je suis. Idy est bien parti pour battre une campagne exceptionnelle.

C’est Patrick Charaudeau qui le dit : « une campagne électorale relève de trois ordres : structurel, circonstanciel et stratégique, chacun influant sur les autres. Un ordre structurel qui exige que soient étudiées les structures institutionnelles du pays, et particulièrement celles des partis politiques sur lesquels s’appuient les candidats ; un ordre circonstanciel qui exige que soit pris en compte l’état de l’imaginaire social d’un peuple au moment se déroule une campagne électorale, car celui-ci constitue le terreau sur lequel vont être semés les thèmes de campagne ; enfin, un ordre stratégique qui oblige à analyser les actes et paroles destinés à persuader et séduire les différents électorats ».

De mon humble avis, les trois ordres notés ci-haut, s’additionnent, se multiplient pour donner le contexte de naissance de la coalition IDY 2019 avec des leaders tels Pape Diop, Malick Gakou, HadjibouSoumaré, Amsatou Sow Sidibé, Moustapha Guirrasy, Capitaine Diéye, Khalifa Sall (c’est possible), Aida Mbodji (c’est possible)… C’est vraiment une coalition de XXXL.

En effet, l’ordre structurel relève ici des différents partis politiques qui, bloqués par le parrainage, ont décidé de porter la candidature de Idrissa Seck. L’ordre circonstanciel est saisissable à travers un rejet du candidat Macky Sall par le subconscient populaire des Sénégal : « tout sauf Macky ». L’ordre stratégique dans ce cas de figure relève du silence efficace d’Idrissa Seck dont la stratégie discursive ne fait l’ombre d’aucun doute.

J’ignore le destin des hommes puisque seul Dieu sait, mais quand on se départit de nos états d’âme pour observer froidement la conjoncture politique actuelle, l’on peut être tenté de dire que Idy peut amener Macky au second tour et l’éliminer avec une forte coalition. Car, les faits évoqués montrent à suffisance que les signaux sont verts pour la coalition IDY 2019.

 

 

El hadji Omar Massaly

Pour une présidentielle libre, transparente et apaisée !!!

À tous les Sénégalais, acteurs de la scène politique, aux hommes et femmes de bonne volonté, dés demain débutera la campagne électorale qui consacre pour notre pays une année hautement décisive sur le plan politique, du fait de l’élection présidentielle qui y sera organisé. Celle-ci constitue un des moments forts dans la vie de notre pays, car le peuple exerce sa souveraineté en choisissant, de manière libre, pacifique et responsable, son dirigeant.
Soulignons que cette élection est particulière puisque pour la première fois dans l’histoire politique de ce pays les candidats à la candidature on été soumis au filtre démocratique du parrainage.
Un tel contexte politique pourrait perturber le déroulement serein et pacifique des élections dans notre pays au vu de certains discours va t’en guerre venant principalement des recalés et soutenus par certains candidats qui ont validé leur candidatures suite au parrainage.
J’en appelle à des élections apaisées, libres et transparentes dans notre pays, ce qui garantit la paix, la stabilité et la justice. Que tous les citoyens travaillent à élire un Chef d’Etat compétent et honnête, quelle que soit ses origines ethniques et ses convictions religieuses.
Voter est un droit pour tout citoyen qui en remplit les conditions ; c’est aussi un devoir dont ce dernier a l’obligation morale de s’acquitter. D’où la nécessité de l’implication de tous les citoyens dans une élection comme il convient dans une démocratie. La recherche du pouvoir ne devrait pas faire oublier que la vraie bataille est celle du bien-être des citoyens.
J’invite tous les citoyens à ne pas se résigner et à ne pas céder aux préjugés selon lesquels les résultats sont déjà connus, mais à aller voter massivement pour doter notre pays d’un dirigeant responsable et intègre. En votant, faites preuve de tolérance en acceptant le droit à la différence d’opinion, en traitant avec bienveillance vos adversaires et en les respectant.
Le processus d’une élection libre et transparente conduit à la paix. En cas de victoire, ne cherchez aucunement à provoquer ou à humilier vos adversaires. En cas d’échec, sachez reconnaître votre défaite et félicitez le vainqueur. Telle est la loi de la démocratie. Par conséquent, la défaite ne doit pas donner lieu à des actes de violences, de pillages ou de vandalismes.
Le libre choix des candidats suppose des débats au cours desquels diverses opinions se croisent, s’affrontent, s’éclairent et parfois se complètent. Il importe par conséquent que personne ne soit ni ne se sente inquiété par le seul fait qu’il exprime ses opinions, convictions ou ses choix
Que les médias publics ou privés, en cette période électorale, contribuent à éclairer les citoyens en respectant la déontologie de la communication. Que tous fassent preuve d’esprit critique et de haute responsabilité dans l’usage des moyens de communication sociale.
Salutations Patriotiques !!!

Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

Vidéo- Cheikh Yérim Seck, même Macky Sall doit voter pour Sonko (Seydou Bocoum)

Présidentielle: Ces recalés qui vont rouler pour Macky Sall

YERIMPOST.COM Plus qu’une question d’heures pour que Aïssata Tall Sall officialise son soutien au candidat de Benno Bokk Yaakaar. Les tractations ont été fructueuses avec la mairesse de Podor et candidate recalée à l’étape du parrainage. Un « come back » dans les rangs de cette grande coalition présidentielle pour l’édile de Podor par l’entremise de Harouna Dia avec qui l’avocate entretient d’excellentes relations.

 Me Aïssata Tall Sall actée, reste maintenant à Macky Sall de ferrer Serigne Mansour Sy Djamil et Aïda Mbodj. Selon des informations distillées ça et là, les pourparlers progressent lentement mais sûrement. Si, pour le leader de Bess Dou Niakk, il est utile de consulter son directoire de parti pour décider de la démarche (réunion prévue ce jour, lundi 28 janvier), pour la présidente de l’Alliance nationale pour la démocratie And/Saxal Liguey, cette question n’est pas à l’ordre du jour. Interpellée par L’As qui révèle que des émissaires son en contact avec elle, Aïda Mbodj nie avoir été reçue par Macky Sall.

Retour de parquet pour les 3 khalifistes

YERIMPOST.COM Retour de parquet pour les trois khalifistes interpellés au lendemain du meeting avorté en l’honneur du candidat de Benno Bokk Yaakaar. Pape Konaré, Arona Sall et Elhadj Habibou Mboup sont poursuivis pour destruction de biens appartenant à une société publique, violence et voies de faits, association de malfaiteurs, vol… Au vu de toutes les charges qui pèsent sur eux, ces trois jeunes risquent de passer la présidentielle sous les verrous.







La recommandation de Serigne Mountakha Bassirou pour la paix sociale…

YERIMPOST.COM Le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, donne la recette de la paix sociale. Le saint homme de Touba a recommandé hier des récitals du Coran dans toutes les mosquées du pays lundi prochain, pour conjurer les troubles et les violences à l’occasion de la présidentielle.







IDY 2019: Plaidoyer pour une large coalition Folly Macky (Par Chérif Ben Amar Ndiaye)

L’opposition et le groupe C25 se retrouvent dorénavant au pied du mur. Et c’est au pied du mur qu’on voit mieux le mur. Le dernier obstacle à franchir. Après avoir perdu toutes les batailles légitimes contre Salamon-Macky, il ne leur reste plus qu’à gagner la guerre du 1er tour pour réussir les « 2 coups KO ».

L’histoire ne se répète pas, ou alors comme une farce. Le remake de 2012 ne doit pas se reproduire, les erreurs ne doivent pas se renouveler. Même si des actions de faufilage et de lâchage du combat unitaire se reproduisent, ce qui déshonore et disqualifient moralement ceux-là qui foulent au pied le combat des principes. Rééditer et suivre le contre-exemple de Macky abandonnant ses compagnons de lutte pour aller faire campagne en 2012, est un mauvais présage.

Il ne faut pas non plus tergiverser entre un boycott insensé et une insurrection impossible. Le peuple, la grande majorité silencieuse, rejette les défaitistes et les pyromanes. Comme en 2000 et en 2012, il a très sûrement opté pour le « Dass Fananal ». Que Macky fourbisse ses armes criminelles pour opérer un hold-up électoral, est la preuve qu’il sait pertinemment que 3 électeurs sur 5 lui ont tourné le dos.

Alors que faire ? Comme disait Lénine qui préconisait de lutter de manière organisée pour renverser la bourgeoisie.

Il faut impérativement une dynamique unitaire ou une stratégie de mise en place de pôles unitaires pour cerner « weur ndobe » et terrasser Macky le « mbeur ». Une stratégie politique comme réponse aux dictats mackiens. Rompre avec le syndrome récurrent de la « divisionite » maladie de l’opposition sénégalaise, victime de la politique du « diviser pour régner » que lui impose notre Machiavel sénégalais. Renouer absolument avec les dynamiques unitaires salutaires de 2009 (Benno Siggil Sénégal) et 2012 (Benno Bok Yakkar). Eviter de subir la division nombriliste vécue lors des législatives de 2017.

Mais comme l’histoire ne se répète que sous forme de comédie, disions-nous, le spectre illusoire de l’homme providentiel qui une fois sur le trône se transforme en Gorgui-César. Le peuple avait rêvé de « Soppi » en 2000 et de « La patrie avant le parti » en 2012, il n’a eu que « waax waheet ». Voilà pourquoi le choix de l’homme gaullien et du programme « Marshall » qu’il faudrait pour vaincre le signe indien, relève d’une conscience élevée de la mission que le peuple veut assigner à celui qui doit incarner le sens quasi-messianique de « servir et non se servir ».

Quelles sont les idées-forces et forces utopiques en présence qui ont survécu au naufrage titanesque du parrainage mackien ?

Il y a le flou dans certaines candidatures. Ne dit-on pas que quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. Le loup de la candidature en embuscade dont les véritables desseins sont dissimulés. La candidature-piège qui est le plus souvent plantée par l’ennemi qui se dévoile une fois que le renard est pris. Et les renards sont bien remplis dans notre landerneau politique.

Il y a le spectre de l’antisystème en vogue. L’antisystème de Mélenchon, de Mattéo Salvini, de Bolsonaro ou de Trump, ont tous en commun de vouloir renverser la table en cassant les couverts et chambardant les repas. Le peuple sénégalais très demandeur d’équité, d’éthique et de bonne gouvernance, reste également très imbu de valeurs de paix, de tolérance et de générosité. Est-il prêt au changement dans la rupture radicale ? Il sait que jeunesse et sagesse s’accordent rarement ensemble et qu’il faut que jeunesse se passe et se corrige.

Outre l’antisystème, il y a son pendant réaliste: La rupture transformationnelle.

Elle est proposée par IDY 2019 et son programme 1.3.15.45 qui reste volontairement ouvert à d’autres apports fécondants. Déjà en 2017, nous affirmions avec une conviction  encore plus raffermie : « Idrissa Seck : Une candidature qui s’impose et le pari gagnant ». Nous y sommes. Les faits de la realpolitik lui donnent une place prépondérante sur l’échiquier politique de l’opposition. Nous affirmions en 2017 : « Exceptionnellement le contexte politique le place dans une situation au-dessus du lot des opposants : Il fut Ministre sous Abdou Diouf, Directeur de campagne victorieux de Wade en 2000, Ministre d’Etat-Directeur de cabinet tout puissant du Président Wade puis son Premier Ministre, Maire de Thiès, Président du conseil régional de Thiès et enfin Président du Parti Rewmi 2e parti d’opposition après le PDS. Il est en prime le plus ancien dans son positionnement d’opposant parmi ses « confrères » de l’opposition. Avec un tel palmarès et un tel parcours, nul besoin d’aller chercher ailleurs un porte-drapeau ou un porte-étendard dans l’adversité face à Macky Sall. Ce même contexte politique le place comme le « Survivor » que la grâce divine aura épargné des affres de Macky, après les éliminations politico-judiciaires de Karim Wade et de Khalifa Sall. Incontestablement il représente le meilleur pion et atout pour être à la tête d’une dynamique unitaire ». Une précognition qui ne doit rien au hasard mais au réalisme et au bon sens, malgré les controverses et contre-vérités sur son compte. Sa farouche obstination à vouloir changer le système de mal gouvernance en fait incontestablement le seul vrai candidat de rupture comme nous l’écrivions encore en 2017 : « Son opposition systématique à toutes les dérives des pouvoirs successifs et leurs déviances par rapport aux intérêts des sénégalais. D’abord avec Abdoulaye Wade pour dénoncer la gestion familiale du pouvoir et la patrimonialisation des ressources du pays. Ensuite avec Macky Sall pour les mêmes raisons en pire copie sans avoir les performances de la photocopieuse. De 2004 à2019, il aura été le « Niani bagne na » le plus farouche et l’opposant le plus résolu, renonçant aux faveurs et privilèges du pouvoir pour signifier assidûment que seule la résolution des aspirations populaires est son crédo : «Si le pouvoir que je cherche ne devrait pas profiter aux populations, que le tout puissant m’en prive » dit-il. Une affirmation qui dénote chez ce fervent musulman une hauteur d’esprit éthique inhabituel dans les milieux politiques. Tout comme ce défi lancé il y a 12 ans aux pouvoirs successifs incapables de le relever autrement que par la calomnie : « Jusqu’à l’extinction du soleil aucun centime de détourné ne pourra m’être reproché ».







Il est temps aujourd’hui de lui rendre les mérites qui lui sont dus. Déjà en 2012, pour respecter sa signature et sa parole, il avait sacrifié sa candidature pour se cantonner à la lutte contre le 3e mandat de Wade. Un sens élevé du respect des principes et de la cohérence : Comment accepter de se présenter contre quelqu’un qui n’a pas le droit de concourir ? Lors des législatives de 2017, toujours pour respecter sa parole « Gor ca wax ja » il s’était en gentleman effacé pour laisser la tête de liste à Khalifa Sall. En 2004 il avait subi la traitrise de ceux qui avaient inventé « le coup d’état rampant » pour liquider ses relations privilégiées avec Wade son mentor politique. Le sort s’est mué en sortilège pour les placer en transhumance groupée auprès  de Macky le véritable bourreau de Wade. Une main providentielle place Idy aujourd’hui en posture de fils prodige qui va laver l’affront fait à Wade. La persévérance est la force des prodiges et une qualité déterminante du succès dit-on. Idy, une véritable force tranquille qui laisse du temps au temps ! C’est son temps aujourd’hui d’être le porte-étendard de l’opposition pour qui le choix se résume entre l’aventurisme et l’expérience empreinte de maturité incarnée par IDY 2019 la véritable coalition « FOLLY MACKY ».

Chérif Ben Amar Ndiaye

cbandiaye@netcourrier.com

kaadoubitimrew.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Campagne autour du franc CFA pour la présidentielle sénégalaise du 24 février 2019

Le collectif Sortir du franc CFA va lancer une mobilisation d’envergure autour de la question  du franc CFA durant la campagne pour les élections présidentielles sénégalaises du 24 février 2019. Parce que nous sommes panafricanistes et parce que nous sommes convaincus que nos convictions pour la fin de la monnaie coloniale doivent être portées par tous sans distinction de pays ou de nationalité, nous avons décidé de nous associer avec l’ONG américaine Cameroon American Council. En effet, les Africains des pays de la zone CFA souffrent tous des mêmes maux et malheurs : la mauvaise gouvernance, des régimes autoritaires et ou fortement corrompus, des pouvoirs sclérosés coupés de leurs peuples…, et surtout le franc CFA, cette monnaie coloniale qui maintient nos pays dans la pauvreté et le sous développement depuis les indépendances dans les années 1960.

 

COMMENT ALLONS-NOUS PROCEDER ?

Nous avons pris contact avec tous les candidats à l’élection présidentielle sénégalaise pour recueillir, par écrit, leur position précise, claire et ferme sur l’avenir du franc CFA. Nous allons poser à chaque candidat une seule question sur l’avenir du franc CFA.

Après, nous lancerons notre campagne de communication et de médiatisation, pour les Sénégalais, les premiers concernés par ce vote, vers les médias et vers tous les Africains… Nous appellerons le peuple sénégalais à faire le choix de la cohérence et à voter pour le candidat qui propose la position la plus claire et responsable pour sortir du franc CFA, sans démagogie.








Cette campagne sera parrainée par le journaliste Guinéen Monsieur Lancine CAMARA[i], témoin historique des indépendances africaines et qui a côtoyé tous les grands Africains parmi lesquels Cheikh Anta DIOP, Miriam MAKEBA, Sékou TOURE, Amilcar CABRAL, NKRUMAH, SANKARA…

Par cette action, nous souhaitons faire de la question du franc CFA un thème central des élections dans les pays de la zone franc et nous pensons que le Sénégal doit montrer l’exemple sur ce point. En effet, c’est dans ce pays qu’ont débuté les mobilisations récentes pour la question du franc CFA après que l’activiste franco-togolais Kémi SEBA a brulé un billet de 5000 francs CFA en signe de dénonciation de la monnaie coloniale. A la mi-février, nous relaierons massivement les réponses ou les non réponses des candidats respectifs, à l’ensemble des médias dans les 14 pays de la zone franc CFA, et même au-delà. Nous comptons sur tous les Africains, tous les amoureux du continent africain à diffuser abondamment l’écho de cette initiative autour d’eux et sur les réseaux sociaux.







 

Nous n’avons pas d’a priori, nous n’avons pas de candidats non plus : notre faveur ira au candidat qui montrera le plus de lucidité et de probité sur cette question. Nous n’aurons peut-être pas la chance d’avoir un débat télévisé entre les candidats malgré les nombreuses demandes allant dans ce sens sur les réseaux sociaux (#SunuDebat) : notre action est donc une main tendue aux candidats afin de leur donner l’opportunité de décliner leur programme et de faire avancer le Sénégal et l’Afrique.

 

CONTACTS Presse:

  • Makhoudia DIOUF, Coordonnateur du Collectif Sortir du franc CFA (France)
  • Mme Sylvie BELLO, Cameroon American Council (USA)

[i] Monsieur Lanciné Camara est auteur du livre L’Afrique noire est bien partie, en 1973

 

M. le président Wade, appelez à voter pour Madické 2019

A Maitre Abdoulaye Wade ancien Président de la république du Sénégal

Touba le 09 Janvier 2019

Monsieur le President,

Je fais suite aux échanges que nous avons eus, il y a quelques semaines, relatifs à l’ élection présidentielle du 19 Mars prochain, pour me permettre de vous adresser, à nouveau, un message dont l’ objectif est de vous réaffirmer mon souhait de voir la candidature de mon frère, Karim Wade, validée par le conseil constitutionnel. En effet, je vous avais déjà fait comprendre, dans ma précédente correspondance, que le peuple Sénégalais, qui avait été abusé, est maintenant conscient du rôle primordial que vous pouvez encore jouer pour aider ce Pays à se mettre dans la voie du développement en tirant profit de l’ exploitation de ses richesses bradées au profit de la France par le régime actuel.

Tout le monde sait que toutes les réalisations de l’ actuel président sont des projets que vous aviez conçus, fuselés; certains réalisés en partie: c’ est le cas du MCA, rebaptisé Sénégal émergeant, qui est en train de voir le jour sur le site de Diamnadio que vous aviez vous mêmes retenu

Cela dit, dans le cas, non souhaitable, où la candidature de Karim Wade ne serait pas validée ( si elle est validée Me Madicke renonce à sa candidature), je vous saurai gré, Monsieur le président, de bien vouloir réexaminer l’ idée que j’ avais émise de vous voir soutenir votre jeune frère, votre condisciple, collaborateur et compagnon de tous les jours, Maître Madické Niang. Connaissant bien, maintenant, les sentiments profonds d’ estime et de gratitude qu’ il nourrit à l’ égard de votre famille et à vous mêmes, Je suis en mesure de dire que, si vous décidiez de soutenir une coalition, ce qui plus que probable, l’ idéal serait de choisir Madicke 2019, candidat de substitution naturel du PDS, pour diverses raisons dont je citerai:

1 – Macky SALL verrait, toujours, d’ un mauvais œil l’ accession au pouvoir de Karim de son vivant, car l’ injustice qu’ il lui a fait subir reste gravée dans les mémoires, de ce fait, une décision qui blanchisse Karim à 100% et le rende eligible et difficilement envisageable.

2 – Idrissa SECK aussi peut ne pas avoir digéré son écartement du pouvoir et ses déboires judiciaires.

3 – Sonko qui a dit à qui voulait l’ entendre qu’ il veut enterrer ce système “pourri” qui a prévalu du Président Senghor au Président Macky SALL. On l’a même entendu dire que tout ceux qui ont eu à diriger ce Pays méritent d’ être fusiller. Même s’ il a par la suite relativisé, de tels propos venant d’ un Salafiste réel ou supposé, doivent être considérer avec tout le sérieux nécessaire.

Il reste maintenant le PUR, Khalifa et votre ami et frère Madicke dont le vœux le plus cher c’est de vous traiter avec toute la considération due à votre rang et vous honorer pour tous les sacrifices que vous avez consentis pour l’ intérêt du peuple Sénégalais. Il l’ a publiquement dit lors de l’ inauguration de sa permanence à Mbacke.

J’ espère, Monsieur le Président, que vous entendrez ce cri du cœur de la part d’ une personne consciente de votre inestimable valeur qui voit en vous l’ homme providentiel, le seul capable de sauver le navire Sénégal en détresse. J’ en appelle donc à votre indulgence légendaire et à vos capacités de dépassement et de pardon pour répondre à cet appel.

Puisse Allah vous garder, en bonne santé, des décennies encore parmi nous.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’ expression de mes salutations empressés.

Serigne Fallou Fall Mbaor
Téléphone: 775130213

Un pont pour un bond en !

 

« …Et les bavardages se taisent devant le sérieux de l’histoire » !

Ce qu’il y a de sérieux dans la marche de l’histoire de notre peuple, c’est l’inauguration du pont sur la Transgambienne.  Ce qu’il y a de sérieux, dès lors, c’est la fin du supplice subi par des millions de sénégalais qui ont souffert dans leur chair la traversée. En regardant, les images du pont se défiler devant nous complétement médusés, ne pourrions-nous – en aucune manière – nous débiner  devant le sérieux de l’histoire ! On ne saurait effacer, comme par enchantement, tout le calvaire subi pour traverser ces quelques malheureux 942 mètres qui rallient Bamba Tenda à Yelli Tenda.

Combien d’heures passées dans un endroit où l’inconfort est le seul décor ?

Combien de jours pour les chauffeurs de camions qui regardaient impuissants les fruits en souffrance pourrir sur place ?

Quel impact psychologique aura laissé ne serait-ce que l’idée de vouloir voyager via la transgambienne ?

Combien étaient les sénégalais qui prenaient le pont comme un éléphant blanc ?

Pour les usagers qui connaissent ce véritable parcours du combattant en règle en ces lieux, cette inauguration restera historique ! En réactualisant les évènements qui s’étaient déroulés devant nous, verser l’inauguration du pont dans le cadre d’un fait divers, c’est insulter donc l’histoire. En rangeant dans le carcan de trivialité cet ouvrage, c’est chercher à effacer de la mémoire collective toutes ces épreuves de nerfs subies ici, des nerfs mis le plus souvent à rudes épreuves par la rigueur de l’attente. C’est dire que ce fut une véritable traversée avec en bandoulière, la croix et la bannière.

Refaire la géographie pour faire l’histoire, telle est, donc, la prouesse réussie par le Président du Sénégal. En mettant fin à cette tragédie des temps modernes sur la Transgambienne, le Président Macky Sall a, par conséquent, refait l’histoire.

Si l’histoire et la géographie sont intimement liées, tout compte fait, pour faire l’histoire, dit-on, il faut refaire la géographie. Si, par exemple, Napoléon fait l’histoire, c’est qu’il a refait la géographie de son pays en élargissant les frontières de la France. On pourrait en dire autant de la pléthore d’hommes et de femmes qui ont agi sur la géographie pour entrer dans l’histoire. C’est la géographie qui nous condamne à vivre tel climat, tel relief, à affronter tel ou tel aléa de la nature ou buter à des obstacles naturels… Les grands hommes qui entrent dans l’histoire (par la grande porte !) sont ceux qui parviennent à refaire leur géographie : par exemple en déviant des cours d’eau pour créer des fleuves ou des lacs artificiels pour vaincre la sècheresse et la faim( tel Kadhafi, par exemple !), en faisant disparaître des montagnes en faveur de l’habitat ou l’agriculture de leurs habitants ou en agrandissant les frontières de leur pays, etc. S’il en est ainsi, ceux qui entrent dans l’histoire – disons les grands hommes alors ! – sont ceux-là qui parviennent à transformer un environnement hostile en un milieu familier purgé au mieux des contraintes naturelles pour le plein épanouissement de leur peuple. Et s’il est vrai qu’on subit sa géographie, on peut tout de même refaire son histoire en agissant sur la géographie. Ce que la géographie a eu de plus hostile pour les sénégalais, c’est le fleuve Gambie dont la traversée tourmentait les usagers. En contribuant dans une très large mesure à construire un pont qui enjambe majestueusement ce fleuve, le président Sall est, par conséquent, entré à jamais dans l’histoire en réglant définitivement la fastidieuse question de la traversée.

Si les positions géographiques de la Gambie et du Sénégal font que ces 2 peuples sont condamnés à être voisins, la question de la Transgambienne rendait, par moment, leurs relations exécrables du fait des tracasseries de toutes sortes endurées en ces lieux. En témoignent les mouvements d’humeur récurrents des transporteurs conduisant à des blocus à foison. Le mérite du Président SALL, de ce point de vue, c’est donc avoir réussi à renverser l’ordre – le désordre devrais-je  dire ! – d’un voisinage hostile du fait d’un président pour qui le jeu favori était de tourmenter les sénégalais. Au pouvoir depuis 1994, Yaya Jammeh avait réussi (jusque-là !?) à rendre hypothétique la réalisation de l’ouvrage. Tel quelqu’un qui détient un pantin, il a toujours réussi à tirer les ficelles en dictant presque sa loi à tout le monde. Si le pont est réalisé enfin, c’est qu’il manquait la détermination, l’engagement et l’audace du côté sénégalais. C’est ce que Macky Sall a montré et ce qui était donné pour mythe est devenu réalité. Et pour être juste, citons également pour le magnifier Adama Barrow qui a facilité ce que Jammeh rejetait toujours. J’avais d’ailleurs écrit, à ce propos, il ya deux ans de cela une contribution parue à Sud quotidien et repris par de nombreux sites que « tant Yaya resterait au pouvoir, il n y’aurait pas de pont ». Je rêvais ne pas avoir raison, mais l’histoire me donnera raison, malheureusement !

On aura beau parler de l’apport de la BAD, de l’implication de la CEDEAO, de tout ce qu’on voudra, mais on ne saurait occulter l’engagement et la ferme détermination du Président qui en a fait un cheval de bataille de premier ordre et sa volonté politique a fait le reste. Tous ces organismes existaient depuis des décennies, mais il n’y a pas eu de pont. C’est dire qu’il manquait une pièce pour réaliser le puzzle du pont: Macky Sall.

Tous mobiles qui font que le Président du Sénégal est entré dans l’histoire en réglant, à jamais, un lancinant problème que nous imposait notre géographie.

Désormais, la psychose de la traversée a volé en éclats et au plan économique les énormes potentialités de la partie sud du pays peuvent être écoulées dans le reste du pays sans coup férir. Sous ce rapport, avec ce pont « qui surplombe le fleuve d’une enjambée gigantesque », c’est un grand bond en avant pour l’économie du pays et pour la Casamance.

Ibrahima Diakhaté Makama

makamadiakhate@gmail.com

Manifeste de militants P.I.T. pour le changement

Nous militants du Parti de l’indépendance et du travail du Sénégal (PIT-Sénégal), de la gauche et démocrates sénégalais de tous bords, impliqués dans les luttes socio-économiques, civiles et politiques, après avoir examiné ensemble la situation qui prévaut dans le pays, caractérisée :
– Au plan politique, par un recul sans précédent de l’État de droit, la mise sous tutelle par le président de la République de toutes les institutions, le démantèlement de tous les contre- pouvoirs, la démission de l’institution judiciaire ;
– Au plan social, par le refus de satisfaire les légitimes revendications des travailleurs et par des politiques sociales clientélistes, mal élaborées et insuffisamment financées (Couverture maladie universelle)
– Au plan des valeurs éthiques, par la dévalorisation de la parole publique à travers les nombreux mensonges du chef de l’État, par le non-respect par l’État de ses propres engagements, et par le sentiment largement partagé par les Sénégalais de la perpétuation du parti-État caractérisé par l’impunité des membres de l’APR, des transhumants ainsi que des soutiens de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar ;
– Au plan économique, par le bradage des intérêts stratégiques du pays à des puissances étrangères ; par l’endettement inconsidéré pour des projets de prestiges et au mépris du bon sens le plus élémentaire des priorités en matière d’éducation et de santé publiques et de développement territorial et sans impact réel sur la structure économique du pays ; de croissance sans développement;
Considérant l’impérieuse nécessité d’unir nos forces pour remédier à cette situation :
– Demandons au peuple sénégalais à l’occasion de la présidentielle du 24 février 2019, de disqualifier le candidat de la démission nationale, du recul démocratique : Macky Sall ;
– Appelons, les forces vives du pays à unir leurs forces, à apporter leur soutien au candidat qui dans son programme :
☛ intègre les pertinentes conclusions des Assises nationales,
☛ rompt avec les politiques macroéconomiques de croissance sans développement,
☛ prône une réelle indépendance nationale par rapport aux puissances impérialistes
☛ et enfin travaille à une intégration culturelle, sociale et économique sous-régionale et africaine qui soit favorable aux peuples.
POUR UNE ALTERNATIVE CITOYENNE ET DEMOCRATIQUE AU SENEGAL !
EN FINIR AVEC CE REGIME DE PREDATION ET DE RECUL DEMOCRATIQUE !
Au nom d’un groupe de camarades,
1- Dr Félix ATCHADE, Membre de la Coordination PIT-SENEGAL de France
2- Dr Sette DIOP, Membre de la Coordination PIT-SENEGAL de France
3- Dr Mohamed Lamine LY, Membre du Comité Central du PIT-SENEGAL
Voir notre diagnostic et nos esquisses de propositions sous le lien suivant: https://galsenspring.com/2019/01/18/du-diagnostic-aux-esquisses-de-propositions/
Dakar, le 18 Janvier 2019

C25: coordination restreinte pour mieux faire face à Macky Sall

YERIMPOST.COM Le Collectif des 25 (C25) veut se structurer. Ces candidats à la présidentielle ont désigné une coordination restreinte. Malick Gackou a été nommé coordonnateur, son premier adjoint est Boubacar Camara et le second, Makhtar Sourang qui, jusque là, était seul aux commandes.







Dernière minute: 5 candidats retenus provisoirement pour la présidentielle

YERIMPOST.COM La nouvelle vient de tomber. Le Conseil constitutionnel retient provisoirement cinq (5) candidats pour la présidentielle de février prochain. Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Madické Niang ont été retenus. La surprise vient de l’invalidation des candidats Khalifa Ababacar Sall et Karim Wade qui ont été recalés après avoir réussi à passer l’étape du parrainage.








Conseil constitutionnel: J-1 pour la publication de la liste provisoire des candidats

YERIMPOST.COM Ce dimanche 13 janvier, le Conseil constitutionnel va publier la liste provisoire des candidats retenus pour la présidentielle, en attendant le 20 janvier prochain où la publication définitive est attendue. Chez les prétendants au fauteuil présidentiel, on entend les mouches voler, tout le monde retient son souffle. La pression monte d’un cran du côté des deux principaux challengers de Macky Sall. Karim Meïssa Wade et Khalifa Ababacar Sall, dont les candidatures sont sujettes à controverse du fait de leurs démêlés avec la justice, seront enfin édifiés sur leur sort.







Immatriculer et codifier pour une réelle réforme foncière

La reforme foncière a de réels adversaires.

Et la position qu’ils occupent dans l’appareil d’Etat ne lui augure aucun avenir prometteur.

Pourtant la reforme foncière demeure la voie royale pour une transformation réelle des conditions matérielles, sociales et culturelles d’existence du monde rural.

La loi relative au domaine national a fini de démontrer qu’elle est la voie ouverte à l’accaparement à grande échelle des terres au détriment des exploitations familiales sur lesquelles repose depuis des millénaires notre pratique agricole.

Pourtant la reforme foncière ne tient qu’en deux mots : Immatriculer et Codifier.

Immatriculer, non au nom de particuliers – groupes ou familles – mais à celui des collectivités territoriales que sont les Communes telles que définies par la loi. La propriété terrienne reviendrait ainsi aux paysans exploitants par le biais des institutions animées par ceux qu’ils auront démocratiquement élus. Ce qui contribuerait à la disparition des relations heurtées auxquelles nous a habitués le domaine national et donnerait leur véritable sens aux dispositions des alinéas un et trois de l’article 25-1 de la Constitution qui stipulent que :

  • « Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont pour l’amélioration de ses conditions de vie. » (alinéa 1)
  • « l’Etat et les collectivités territoriales ont l’obligation de veiller à la préservation du patrimoine foncier » (alinéa 3)

Codifier, ensuite, pour baliser la voie d’une gestion rigoureuse des terres enfin immatriculées et confiées à l’administration des Communes.

Il se traduira par l’adoption d’un Code général du domaine privé immobilier des Communes à l’instar du Code du domaine de l’Etat. Code qui permettra d’en définir la composition, la constitution, les modes de gestion et d’administration ainsi que les modalités de leur mise en œuvre. Enfin une gestion formelle et transparente à la place de celle informelle du domaine national, source de tous les conflits et litiges fonciers qui ne cessent de hanter la tranquillité des paysans cultivateurs qui constituent plus de 65% de la population.

Réaliser la reforme foncière en immatriculant les terres du domaine national au nom des Communes et en codifiant leur administration, telle nous semble être la solution à la problématique foncière de notre pays.

A ceux qui brandissent l’argument de l’incapacité des paysans à pouvoir gérer leur propriété en bon père de famille avec le risque de les voir brader leurs terres et devenir par la suite des ouvriers agricoles, il faut opposer l’argument que ce risque n’existe qu’avec la loi relative au domaine national, cette loi qui date de 1964 donc de plus d’un demi siècle, alors que de profonds changements sont intervenus entre temps. La gestion informelle des terres qui la caractérise est la source permanente de la vente illégale ainsi que de leur accaparement à grande échelle.

Des transformations majeures sont intervenues dans la campagne depuis 1964.

Le monde paysan d’aujourd’hui n’est plus celui de juin 1964. Et il faut parcourir la campagne pour s’en rendre compte.

Les établissements scolaires de l’élémentaire et du secondaire y ont poussé comme des champignons, les associations sportives et culturelles (ASC) des jeunes continuent de s’y multiplier avec les terrains de football de fortune qui les accompagnent. Les fils des paysans sont aujourd’hui dans les campus universitaires et décrochent des diplômes d’études des niveaux les plus élevés.

Tout ce nouveau monde ne demande qu’à être mis dans de bonnes conditions d’activités professionnelles rémunératrices pouvant leur permettre de se fixer dans leur milieu d’origine et de le moderniser. Ces paysans de la nouvelle génération seront bien en mesure de gérer et de faire fructifier leurs terres au lieu de les vendre. Ils se comporteront en véritables propriétaires dignes de ce nom et n’auront d’autre préoccupation que l’embellissement de leur cadre de vie et de travail.

C’est cette conviction qui fonde notre militantisme en faveur de l’accès à la propriété terrienne de nos paysans qui continuent d’être les principales victimes des effets néfastes de l’application de la loi relative au domaine national.

Et cela depuis plus d’un demi-siècle.

Il urge de procéder à une veritable reforme foncière pour régler définitivement les graves problèmes qui s’accumulent en milieu rural. La reforme foncière ne peut ni ne doit plus attendre. Elle repose sur l’immatriculation de toutes les terres et la codification claire et précise de leur gestion.

La propriété terrienne aux paysans devrait en être l’objectif majeur pour enfin mettre un terme définitif aux relations toujours heurtées qui sévissent dans l’espace rural. C’est la voie royale qui mènera à une modernisation apaisée de cet espace.

La paysannerie sénégalaise s’est profondément transformée. Nous avons de nouveaux paysans capables de se comporter en véritables agriculteurs modernes.

Comme le confirme si bien cette révélation du tapage médiatique de la DER faisant cas d’un financement de 25 millions offert à titre posthume à l’étudiant Fallou Sène, originaire de PATAR dans la région de Diourbel pour la réalisation de son projet de pisciculture.

Combien sont-ils aujourd’hui, les fils de paysans qui, comme feu Fallou Sène, sont capables de concevoir des projets et de les mettre en œuvre. Ne constituent-ils pas aujourd’hui le fer de lance de la nouvelle agriculture qui est la base fondamentale de tous les progrès qui concourent à l’avènement d’un Sénégal nouveau ? En cela, ne méritent-ils pas une reforme foncière veritable devant leur garantir l’accès à la propriété réelle de la terre, un facteur irremplaçable dans la conduite de leurs travaux d’agricultures modernes ; une garantie sure de la sauvegarde de leurs terres aujourd’hui exposés à la boulimie insatiable d’accapareurs aussi bien nationaux qu’étrangers?

Plus la reforme foncière retarde, plus nos paysans sont lésés et plus les accapareurs auront la part belle.

 

Dakar le 10 Janvier 2019

 

 

 Alla KANE

Inspecteur des Impôts et

  Domaines à  la retraite

 

Après les CAF Awards, alerte pour l’équipe nationale de football du Sénégal

Actualité oblige. Les rideaux sont tombés sur la cérémonie des CAF AWARDS organisée à grands frais par le Sénégal avec en arrière-pensée inavouée, la consécration en terre sénégalaise d’un lauréat comme entraineur de l’année ou comme joueur de l’année.

Au final « Gros cul devant comme derrière » DARA, Rien ; Touss…

Sur ce coup, il faut oser le dire, la  Caf a infligé à notre pays un véritable CAMOUFLET. En effet, même si en valeur footballistique pure, il n’y a pas photo entre SALAH et Mané. Sans chauvinisme aucun, l’Egyptien écrase le Sénégalais sous toutes les coutures.  Tout de même, l’élégance  diplomatique et la légendaire courtoisie africaine auraient dû inciter la CAF, à nous «offrir» le ballon d’or africain pour cette année en récompense aux efforts financiers énormes consentis par le Gouvernement du Sénégal pour permettre à cette fête africaine de se tenir. Cela n’aurait choqué personne qu’on donnât le ballon d’or à Sadio Mané pour cette fois pour son talent réel et aussi par égard pour le peuple sénégalais et son gouvernement . On l’a vu sous d’autres cieux et en d’autres occasions . Alors pourquoi pas au Sénégal ? C’est frustrant tout de même. La CAF n’oserait jamais, je dis bien jamais, organisé une telle cérémonie dans certains pays africains bien connus sans couronner un fils de ces pays qui serait nominé à un trophée. JAMAIS . Mais on dirait que c’est le lot du Sénégal d’être régulièrement « giflé » dans ses entreprises à dimension africaine. Après la Couleuvre de l’UEMOA que nous fait avaler le Niger, le  Boa de la Commission de l’Union Africaine que le Tchad nous a fait ingurgiter avec la trahison de nos «amis» de la CEDEAO, voici que nous avalons la vipère qui nous a été servie par la CAF. Çà commence à faire beaucoup. Finalement le coup de Maître mijoté par le gouvernement qui aurait voulu bien rebondir sur l’événement pour en tirer un bénéfice politique  aura tourné en eau de boudin avec cette déconvenue monstrueuse de la CAF. La pilule est amère, très amère.

Maintenant, la messe est dite, Salah est ballon d’or et l’Egypte va abriter la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Bien.

Nous sommes donc à quelques six mois de la prochaine CAN. si Dieu nous prête vie.

Et il est bon de sonner l’ALERTE et mettre à profit cette période pour revisiter toutes les campagnes africaines déjà vécues et les analyser froidement pour en tirer toutes les bonnes leçons afin de réussir enfin une campagne victorieuse.

 

Dans cet exercice, il est intéressant de rappeler les deux assertions suivantes :

« Le problème de l’équipe du Sénégal, c’est l’entraineur » prononcée par l’entraineur de Madagascar qui a réussi la gageure de qualifier cette équipe pour la première fois de son histoire, à une phase finale de la CAN .

Ensuite « Avec Aliou Cissé, cette équipe ne gagnera rien » prononcée avec dépit par ElHadj DIOUF qui, n’en déplaise à ses contempteurs, est encore et toujours le SEUL sénégalais ballon d’or africain et doublement sacré dans des pays autres que le Sénégal .

Deux assertions données par deux voix autorisées dans le monde du football africain et à qui on peut dénier tout ce qu’on veut sauf qu’ils ne savent rien de ce qu’ils parlent.

Pour ma part, je rappelle que j’avais écrit à  la fin de la CAN 2017 au Gabon, un post que je me fais le plaisir de partager à nouveau avec vous. Le voici dans son intégralité.

 

CAN 2017 : POST SCRIPTUM

 

La Coupe d’Afrique des Nations de Football édition 2017 (CAN) s’est donc achevée. Le Cameroun a gagné . Les autres, tous les autres ont participé et bien participé . BRAVO à tous et surtout au Gabon, pays organisateur qui a su relever le défi de l’organisation malgré toutes les appréhensions légitimes de beaucoup de monde.

 

Quid du Sénégal ? A l’inverse de tous ceux qui estiment que Nos LIONS ont fait une CAN acceptable pour ne pas dire honorable et au risque de déplaire à beaucoup, je m’inscris en faux contre cette attitude. Et je dis clairement qu’ « on a échoué » .

Pour la première fois  que toutes (je dis bien TOUTES)  les conditions étaient réunies pour GAGNER , ON A ECHOUE… il faut avoir le courage et l’honnêteté de le reconnaître plutôt que de devoir, après pareille campagne, trouver des motifs léonins de satisfaction virtuelle pour ne pas  oser accepter l’ECHEC et en déterminer les raisons pour SANCTIONNER les fautifs.

OUI !! pour une fois que l’Etat qui était très souvent le maillon défaillant de la chaîne a joué à la perfection toute sa partition  ( primes, transport, hébergement, 12ème Gaindé etc…) et que l’Equipe nationale était l’épouvantail de cette CAN tellement elle présentait tous les aspects d’une Armada dévastatrice à qui rien ne devrait pouvoir résister , Voilà que nous rentrons à la maison, gros cul devant comme derrière et ….avec çà « Fier comme Artaban » d’avoir réussi une bonne campagne. NON, NON, MILLE FOIS NON .

On a échoué et il faut le reconnaître, le dire et chercher à situer les causes et surtout SANCTIONNER…

Il me souvient que dans les années 70 , le Hafia Club de Conakry a régné en maître sur les stades d’Afrique parce que Feu Le Président Ahmed Sékou TOURE leur mettait la pression et n’hésitait pas à les mettre en prison après toute campagne désastreuse. Le Tout Puissant Engleberg de Lumumbashi et actuel Mazembé a eu aussi sa part de « corrections » de Feu Mobutu Sesé Seko KUKU Wendu Wasa BANGA lors de certaines défaites mémorables avant de comprendre qu’il faut TOUT FAIRE pour GAGNER .  J’entends déjà des voix Soft imbues de leur « sensibilité » normative de salon , s’élever contre de telles pratiques qui certes, peuvent paraître  excessives mais qui n’en demeurent pas moins des formes efficaces de sanction.

C’est dire simplement que tant qu’on n’apprendra pas à sanctionner aussi bien positivement que négativement dans notre pays, on n’enregistrera aucune victoire majeure sur le théâtre des opérations aussi bien sportives que politiques.

Ne suivez pas mon regard…

La complaisance, le Masla , la Soutoura et autres attitudes fatalistes sont des « opiums » que nous aimons prendre pour ne pas situer les responsabilités et prendre des sanctions radicales pour Changer et surtout… AVANCER.

 

Pour cette CAN 2017 qui était vraiment LA NOTRE …Il fallait vraiment (comme nous) être au Gabon pour se rendre compte du gâchis sénégalais. Dans les marchés, les grands places, les agoras , partout, dis- je,… tout le monde s’accordait à dire que cette CAN là est celle du Sénégal tellement l’équipe respirait la force, la puissance, la technique et tout et tout et tout . On faisait PEUR !!! Et …catastrophe, on rentre bredouille et certains et non des moindres osent nous dire que « çà va, çà va aller… » Non çà n’ira jamais tant qu’on continue devant nos échecs récurrents à regarder notre petit doigt . Ndoffène FALL l’a dit dans un journal « il faut situer les responsabilités et oser  SANCTIONNER .. »

 

Qu’est ce qui n’a pas marché ? Certes, le football est une science inexacte pour parler comme l’autre mais il n’en demeure pas moins que de plus en plus le football tend à devenir une science presque exacte. L’ère des génies semble dépassée le football devient de plus en plus « Normé » . On parle maintenant de nombre de buts, de passes décisives, de duels gagnés et perdus , de tacles réussis, de distance parcourue etc .. Toutes choses qui ont fini de faire du football, un SPORT de force, d’endurance et de vélocité avec de temps à autre des éclairs de génie pour justement « éclairer » le jeu. Fabregas s’en est plaint récemment.

 

A cette CAN 20117, on avait une superbe équipe, de très bons  joueurs , des supporters formidables ,il manquait quoi ? Pour parler comme les gabonais. La réponse coule de source : UN ENTRAINEUR ,UN BON ENTRAINEUR capable de composer une équipe en fonction du jeu (le football) des enjeux (la compétition) et des phases de jeux (les rencontres) . Oui, il nous a véritablement manqué un COACH qui sait lire UN MATCH pour trouver «  Solutions » aux problèmes posés par l’adversaire.

Passe encore pour les matchs de poule où nous avons gagné plus par la peur des autres que par notre football propre : le match contre le Cameroun a été le véritable révélateur des LIMITES tactiques et techniques du sélectionneur . Etre sélectionneur c’est –entre autres- savoir lire un match et composer son équipe en fonction de l’adversaire.  Il est affligeant de constater que le sieur CISSE –imbu de sa nomination/élection qu’il porte en bandoulière, s‘est complu dans un schéma tactique incohérent ou plutôt connu de lui seul pour jouer le Cameroun.  Certes, on ne refait pas le match et  nous sommes 14 millions d’entraîneurs comme le dit le PR .

Mais il y’a des choses pour lesquelles on n’a nullement besoin d’être un spécialiste pour savoir qu’elles sont inopérantes. Sur ce chapitre, tout le monde a constaté et décrié avec la dernière énergie la présence systématique et improductive d’un Mame Biram DIOUF –un défenseur maintenant – à la pointe de l’attaque sénégalaise, en lieu et place d’autres attaquants de métier et plus en jambes (Famara Diedhiou, Moussa Sow et Konate) .

 

Ensuite, dès après les 2ème matchs des poules, l’entraineur du Cameroun interrogé par la TV gabonaise avouait toute sa crainte de devoir affronter le Sénégal et ne souhaitait pas du tout nous rencontrer sauf en finale  où tout peut être possible. Après les matchs de poule et le sort ayant mis le Sénégal sur sa route, il (BROOS) déclarait que lui, avec un jeune  effectif  et la défection de plusieurs ténors, il est déjà tout heureux d’avoir atteint les quarts de finale.

Pour le match contre le Sénégal, il disait ne pas se faire beaucoup d’illusion. Mais qu’il va jouer sa chance en faisant tout pour empêcher le Sénégal de jouer et  surtout de marquer. Aliou CISSE ne peut pas dire qu’ii ne l’a pas entendu. Et il aligne face à ces monstres physiques, des joueurs de poche (Gana Gueye, Sané, Diao Keita, Ismaila SARR) alors qu’on avait sur le banc, des bons répondants au jeu très  limite des camerounais,  genre Cheikh NDOYE, Pape Kouli DIOP , Moussa SOW ;Famara Diedhiou…Résultat des courses,  les Camerounais avec une équipe de gladiateurs au jeu très physique ont épuisé et dégouté les sénégalais pour les terrasser aux pénalties.  Constat clair et limpide, BROOS a dévoilé toutes les limites de CISSE, incapable de trouver parade au jeu des camerounais .

 

Comme quoi, entre un COACH (BROOS) et un COCHE (CISSE) il n’y a pas photo.

 

C’est à se demander s’il avait des collaborateurs /conseillers  dans son staff. ?.

Si les conseillers sont là, soit,  ils n’ont pas bien joué leur rôle ce qui serait une faute de leur part …. A sanctionner.  Soit alors,  ils ne sont pas écoutés  par Coche CISSE. Dans ce cas, un ferme rappel à l’ordre s’impose pour lui faire comprendre qu’il se doit de prendre en compte les avis des uns et des autres car il est à la tête d’une équipe (staff).

 

Et le comble c’est que malgré tout, il ose affirmer droit dans ses bottes que « si c’était à refaire, il referait la même chose » . Mais enfin, quand est ce que ce Monsieur va-t-il comprendre qu’il ne peut pas avoir raison contre tout le monde ? Et qu’il se doit de cultiver l’humilité et surtout d’accepter de CHANGER quand tout le monde s’accorde à dire que « çà ne va pas ». Etre scotché dans des convictions surannées n’a jamais été une attitude responsable. Ne dit-on pas « que seuls les imb…ne changent pas d’avis ».

D’autant plus que lui, il a encore beaucoup à apprendre et à prouver pour prétendre être un COACH véritable. Pour l’heure il n’y a que la FSF (Fédération sénégalaise de Football) qui lui a donné une opportunité de gérer une équipe de football,  plus par reconnaissance  pour services rendus que par conviction véritable en son expertise. Avec son pedigree actuel, Je le mets au défi de pouvoir trouver un autre employeur vite fait s’il lui arrivait d’être viré de l’équipe Nationale. Ce que je ne lui souhaite pas du tout, encore faut-il qu’il accepte et « positivise » les critiques  plutôt que de dire avec grandiloquence : « les critiques ne me touchent pas ».

 

Par ailleurs, le rappel à l’ordre devrait être activé pour qu’il enlève aussi ses rastas vieillots qui le font ressembler à un artiste godillot. Avoir des Rastas à vingt ans çà passe mais les conserver au-delà de 35 ans çà devient ringard .  A moins d’être un Raye Fall ou un Rastafarian.

Un sélectionneur National c’est pratiquement «un Ministre » de la République ou tout au moins un Haut Représentant de la Nation. A ce titre, il se doit d’être présentable. Le monde appartient à ceux qui sont corrects jusque dans leur apparence. Voyez les sélectionneurs et entraineurs des équipes qui se respectent, ce sont des  personnes correctes jusque dans leur mise. Il est le seul – du moins à ma connaissance – à porter des rastas hirsutes qui le font  ressembler à un guignol. Il doit se coiffer et bien se coiffer. La FSF doit lui exiger cela par décence et par respect pour le peuple sénégalais.

Fin du post..

 

Les mêmes remarques sur Aliou CISSE demeurent encore et sont corroborées par les deux assertions de El Hadj DIOUF et de l’entraineur malgache citées supra. La coupe du Monde 2018 de Russie avec notre bilan désastreux est venue illustrer encore toutes les limites de CISSE.

Et ce n’est pas le fait d’avoir été nominé pour le trophée du meilleur entraineur africain de l’année 2018 par la Caf qui nous fera changer d’avis à son endroit. Cette nomination de meilleur entraîneur de l’année d’ailleurs a tout l’air d’un leurre pour mieux faire passer la pilule de l’affront réservé au Sénégal pour cette CAF AWARDS.

Il urge donc de sonner l’ALERTE pour BIEN passer au crible tous les aspects de notre équipe nationale de football notamment sur le plan de l’encadrement technique afin d’espérer enfin gagner le GRAAL de la Can de football en 2019. Toute autre attitude nous apporterait les mêmes déconvenues déjà vécues en 2017.

Que DIEU fasse que mes ALERTES s’avèrent FAUSSES pour un SENEGAL triomphant en 2019 . AMINE…AMINE…AMINE…

DIEU nous garde et garde le Sénégal .

 

 

 

 

Dakar le  9/01/2019

 

 

Guimba  KONATE

DAKAR

guimba.konate@gmail.com

Aliou Sall: « Même si Malick Gackou était à Koulikoro, j’aurais marché pour le trouver et l’inviter à nous rejoindre! »

Recalé à l’étape du parrainage en attendant la décision définitive du Conseil constitutionnel, Malick Gackou a été solennellement invité à rejoindre le camp de Macky Sall. C’est Aliou Sall, maire de Guédiawaye et frère du président sortant qui se charge de convaincre le président du Grand Parti. « J’aurai tout faux de dire que je ne me réjouis pas de l’invalidation de la candidature de Malick Gackou qui a une dimension nationale et à qui, on ne saurait faire le reproche de ne pas être un patriote émérite. Pour l’intérêt supérieur de Guédiawayeoù il m’aurait causé beaucoup de problèmes et du Sénégal, je l’invite à rejoindre la mouvance présidentielle. Même s’il était à Koulikoro, j’aurais marché pour le trouver et lui parler… » s’est exprimé le non moins président de la Caisse de dépôts et de consignations (CDC).







1 milliard de Serigne Cheikh Saliou pour l’université de Touba: l’entourage du Khalife dément

YERIMPOST.COM L’information placardée dans certains journaux ce lundi 7 janvier, et selon la quelle Serigne Cheikh Saliou Mbacké a contribué à hauteur de 1 milliard à la construction de l’université de Touba, est totalement fausse. Ce ne sont pas nos dires, mais ceux du dieuwrigne du khalife général des mourides. Serigne Abdou Latif Mbacké, qui s’est fendu d’un communiqué dans la soirée, fait remarquer que l’information a mis l’entourage de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké dans tous ses états. « Tout cela vient des dérives des réseaux sociaux… Tout le monde sait que Serigne Cheikh Saliou peut donner mille milliards au khalife parce qu’il est toujours au service de Cheikhoul Khadim. Ainsi, ce n’est pas la peine que certains se précipitent pour raconter des contrevérités », a-t-il tonné;

Le «patriotisme alimentaire» d’Ousmane Sonko, un espoir pour l’agriculture sénégalaise

Le Sénégal dispose de 3,8 millions d’ha de terres cultivables, avec des ressources en eau de surface (Fleuves Sénégal, Gambie, Casamance, le kayanga et le lac de Guiers), des ressources en eau souterraine abondante et d’une saison pluvieuse de 3 à 4 mois dans l’ensemble du pays.

La vallée du fleuve Sénégal au Nord et l’Anambé au Sud disposent de fortes potentialités en terres aménageables pour l’agriculture irriguée (Riz, Tomate, Patate douce, oignon…Etc.), et les Niayes avec un climat très favorable à l’horticulture.

Mais, l’agriculture sénégalaise peine toujours à se déployer à hauteur de ses immenses potentiels alors que nos produits sont désirés par le monde entier (exemple la Mangue Kent).







Ce paradoxe invraisemblable trouve son origine dans notre pays lui-même qui tend la course au marché extérieur… Alors que le consommateur reste à tort, persuadé d’une inflation continue sur ses achats alimentaires et d’un changement de ses habitudes alimentaires.

Candidat à la prochaine élection présidentielle du 24 Février 2019, Ousmane Sonko défend un programme agricole axé sur la renationalisation de la politique agricole.

Dans son souhait, Ousmane Sonko veut :

– Appliquer le « patriotisme Alimentaire » pour soutenir immédiatement nos paysans, en débutant avec la commande publique (État et collectivités) ;

– sauver et soutenir le modèle sénégalais des exploitations familiales ;

– Développer tous les circuits de la chaine de valeur (de la production à la consommation) ;

– Règlementer l’importation des produits agricoles ;

– Augmenter les industries de transformation agro-alimentaire dans les pôles ;

– Imposer un métabolisme territorial des produits agricoles ;

– Défendre la qualité : afin de lutter contre la concurrence déloyale ;

– Promouvoir les exportations agricoles, en soutenant les labels de qualité.

Ce « patriotisme alimentaire » que veut Sonko n’est pas celui d’un Sénégal rigide et replié sur lui-même, loin de là ! Mais au contraire le moyen de déployer, dans le monde entier, la « marque Made in Sénégal» et les dimensions de sécurité et de qualité alimentaires qui lui sont attachées.

Dans ses propos à Kaffrine lors d’un meeting, il charge le gouvernement notamment sur l’appel fait aux chinois et aux turcs. «Je suis peiné quand je vois le président Macky Sall supplier les chinois ou les Turcs de venir acheter notre arachide. Le Sénégal n’aurait pas dû exporter l’arachide brute. Macky Sall et son gouvernement auraient dû nous doter de capacités qu’il faut, parce que l’huile d’arachide, contrairement à ce qu’ils veulent nous faire croire, est l’une des huiles les plus demandées dans le monde. Car, tout simplement étant l’une des rares à être homologuée à côté de l’huile de tournesol pour les longues cuissons et autres fritures».

Ainsi donc, «Au lieu de privatiser nos terres en les donnant à des multinationales étrangères, on aurait pu avoir, avec de petites et moyennes exploitations bien équipées et diversifiées, une bonne politique pour faciliter l’accès à l’eau», renchérit Ousmane Sonko, convaincu que «nous devons aller vers l’agriculture irriguée qui, il faut le rappeler, n’est seulement qu’à 2% au Sénégal, alors que les normes au niveau mondial sont à 20%».

Le candidat envisage d’accompagner les agriculteurs, qu’ils soient formés aux techniques des cultures. Mais aussi qu’ils soient suffisamment outillés, en tracteur et en semences certifiées, pour que les agriculteurs puissent vivre de leur agriculture et non pas des aides.

Thierno Ngamb

Thiernongamb18safar@yahoo.fr







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Cordialement
Mr Thierno NGAMB

Sonko, un peu de respect pour les Sénégalais (Sory Kaba)

Merci mon très cher Pape Alé Niang.Votre plateau spécial du 31 Décembre 2019 a beaucoup édifié les sénégalais sur le niveau d’ignorance de M. Ousmane Sonko, candidat déclaré pour l’élection présidentielle de 2019.Son  « show  » a renseigné le peuple sénégalais averti sur son  dilatoire et la démagogie dont il a fait montre à cette occasion.

Les activités des partis politiques, surtout à l’occasion des campagnes électorales, sont des moments de grande importance pour la vitalité de notre démocratie et pour le citoyen. De mon point de vue, les sénégalais doivent être bien informés sur le réel  contenu des programmes des uns et des autres, pour faciliter leur choix, quant à l’avenir de la Nation.

L’élection étant la chose de l’Etat, mais aussi et surtout l’affaire du citoyen.

Dès lors, le renforcement de la citoyenneté ou du pouvoir de choix du citoyen pour l’avenir de son pays et son propre avenir, appellent un environnement assaini qui facilite et encourage l’expression plurielle.

Hélas, le 31 décembre 2018, j’ai été désagréablement surpris du « degré zéro » de la pensée politique de M. Sonko nimbée par une forte capacité et d’une grande aisance à dire des contre-vérités et inepties, sur le plateau spécial de la 2stv, alors que le but du jeu, était de le mettre dans une certaine posture, d’opposition et d’alternative au régime en place.

Comme par hasard, je suis tombé sur les partages, les échanges de professeurs et de médecins, en l’occurrence le Pr. Sidi Ka (chirurgien cancérologue) ainsi que le Pr. Serigne Maguéye Guéye (Urologue à HOGGY), dans les réseaux sociaux, partages qui mettaient en exergue les mensonges de M. Sonko, dans le domaine de la santé.

Sonko prétend que le centre anti cancéreux, un projet auquel le Président Macky SALL tient fondamentalement, a été remis en cause au profit de l’hôpital « dalal Jamm » de Guédiawaye, où une machine de chimiothérapie a fini d’atterrir.

Les Professeurs Guéye et Ka aux noms de leur patriotisme et de leur niveau de connaissance avéré sur l’évolution dudit projet, ont démontré le contraire. Ils expliquent que le projet du Centre National d’Oncologie (CNO) a fini de faire l’objet d’une convention de financement avec Eximbank et un financement additionnel d’un montant égal au 1/5 du coût global du projet de CNO, qui permettra de développer 04 pôles régionaux d’oncologie, essentiellement axés sur les cancers des femmes. Si des hommes de l’art démentissent aussi ouvertement un prétendant  à la magistrature suprême, il y’a de quoi s’inquiéter de nos hommes politiques, qui pour leurs ambitions personnelles, sont prêts à dire publiquement des contre-vérités.

Même chose pour ce qui est de la gestion des Sénégalais de l’Extérieur.

Le Président Macky Sall a dépassé le cap de la « GESTION » au profit de la « GOUVERNANCE » des problèmes de la Diaspora Sénégalaise.

Cette nouvelle approche est contenue dans le pacte Diaspora et s’exprime à travers plusieurs initiatives :

  • Facilitation de l’accès aux documents administratifs à travers la mise en place de 08 centres de production de passeports et de délivrance de Numéro d’Identification Nationale (NIN) à travers le monde, initiative unique en Afrique ;
  • L’accompagnement pour le retour et la promotion de l’investissement productif en améliorant quantitativement les fonds dédiés à la Diaspora, en mettant à sa disposition 20% des surfaces agricoles et en accompagnant l’initiative portée par la Diaspora elle-même de création d’un Fonds de garantie à travers des achats d’actions (FONGAD Invest) ;
  • La promotion des droits politiques de représentation de la Diaspora par elle-même, à travers 15 députés, initiative unique en Afrique ;
  • La lutte contre l’émigration irrégulière, avec l’ouverture de Bureau d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) dans les 14 régions, avec une approche de territorialisation et d’implication des collectivités territoriales et de l’ensemble des acteurs territoriaux, pour ne citer que ces quelques initiatives.

Annoncer la création d’une banque de la Diaspora et le manque d’assistance, c’est ignorer lamentablement les préoccupations de notre Diaspora.

Enfin, je considère que la promotion des conditions d’une émergence économique passe en partie, par la promotion des conditions d’une émergence démocratique. Comme processus irréversible si cher  à Alexis de Toqueville, la démocratie, notre démocratie doit être davantage renforcée par le comportement républicain des acteurs que nous sommes.

La promotion des débats d’idées, débats démocratiquement et justement bien organisés.

 

SORY KABA

DG des Sénégalais de l’Extérieur

Militants de l’APR

 

Les leaders de l’opposition regroupés à côté du Conseil constitutionnel pour peaufiner un contre-rejet…

YERIMPOST.COM Les leaders de l’opposition, candidats déclarés à l’élection présidentielle du 24 février 2019, ont pris d’assaut le Conseil constitutionnel. Convoqués à 10h, les mandataires de ces candidats se sont pointés à l’heure pile pour récupérer les procès-verbaux de contrôle du parrainage.
Selon la Rfm, les leaders de l’opposition, venus s’enquérir de la situation, sont présentement à huis clos, dans une maison à côté du siège du Conseil constitutionnel. Ils comptent peaufiner une stratégie commune pour faire face au rejet de certaines candidature suite au parrainage.







Quand Cheikh Yérim Seck recevra-t-il le Grand Prix du chef de l’Etat pour le journalisme ?

Au Sénégal, les grands journalistes dits d’investigation sont souvent confrontés à un climat de défiance. S’ils ne sont pas tout simplement séduits puis attirés dans les grâces du pouvoir central en échange de leur plume, ils sont victimes d’une certaine opinion qui leur reproche leur proximité avec ces mêmes dirigeants politiques.
En ce qui concerne Cheikh Yérim Seck, ce n’est pas seulement à cause de son style sophistiqué ou de sa technique de communication qu’il est devenu un leader d’opinion, mais aussi à son génie d’entreprendre et d’innover, à sa grande lucidité quand il s’agit d’aborder un sujet d’actualité ou d’analyser la situation politique du moment.
L’homme qu’on ne présente plus a bâti sa célébrité à Jeune Afrique comme journaliste de 2001 à 2010. Il rentrera ensuite dans le cercle très restreint des grands décideurs où il a su imposer sa marque notamment auprès de chefs d’état africains et du monde pour trouver la bonne information. Dans sa quête d’ouverture, il voyage beaucoup pour rencontrer des hommes influents ou des décideurs du continent. D’éminentes personnalités politiques ou hommes d’affaires sont inscrits dans son carnet d’adresse. Paris, Conakry, Abidjan, Ndjamena, Lomé restent des métropoles qu’il connait parfaitement.
Autrement dit, ce journalisme bourré de talent, juriste de formation, ne manque pas d’ambition quand il décide de rentrer au Sénégal pour fonder une presse en ligne et booster de façon incroyable le paysage médiatique. Pour ceux qui ne connaissent pas son brillant parcours, du magazine panafricain de Paris où son aventure de journaliste a débuté, l’homme s’était illustré sur les plateaux de télé et de radio. On se rappelle ses analyses dans l’émission Afrique Presse, émission coproduite par Rfi et TV5Monde. Dans cette émission, chaque semaine, les journalistes de la presse africaine et internationale décryptent l’actualité du continent. Un débat animé par les journalistes Denise Epoté Durand (TV5Monde) et Assane Diop (RFI) en compagnie de confrères ou consœurs invités. Le débat tourne autour de trois sujets d’actualité, choisis parmi les thèmes les plus forts de la semaine. Sur ce plateau, Cheikh Yérim Seck a laissé sa marque. A J.A et sur les antennes de RFI/TV5, les médias sénégalais le découvrent. C’est ainsi qu’il sera invité à débattre sur les chaines sénégalaises : Walf-TV, RFM, RTS, TFM, Africa7, etc. Cheikh Yerim, en véritable vedette a été l’un des rares journalistes sénégalais qui a gagné l’estime de Wade qui lui accorda plusieurs entretiens.
Alors, comment Cheikh Yérim pourrait-il refuser ses services éclairés à un Chef d’état sénégalais ? Voilà la question que je voudrai poser ici à tous ceux qui pensent à tort que Cheikh Yérim roule pour Macky Sall ? Si c’est le cas, qu’est-ce qui le lui empêcherait si le président le sollicitait ?
Ses démêlées avec la justice n’ont ni terni son image, ni altéré ses critiques contre le pouvoir. Il est resté égal à lui-même avec le sens de la mesure et du bon dosage pour chaque sujet. Yérim, comme on le sait, a souvent fait des critiques acerbes contre certains hommes politiques, tout en se montrant complaisant avec d’autres. C’est sans doute ce qui lui valut d’être traité de prétentieux ou de donneur de leçons.
Seulement disait l’autre : Quand il vous caresse dans le sens du poil, ce n’est pas innocent, quand il vous tire dessus, il y a anguille sous roche. Alors, vous êtes homme politique d’envergure, un homme d’affaire redoutable, à vous de choisir votre sort sous sa plume, de définir l’angle sous lequel vous désirez que Cheikh vous attaque ».

Quelles que soient les circonstances, Yérim campe sur ses positions avant-gardistes, déroule ses stratégies, révèle son côté volage au cours des débats et sa confiance en lui-même. Dès qu’il s’agit de donner son avis sur des sujets d’actualité, il y va sans langue de boa. N’avait-il pas prédit dès le début de cette affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar que, quel qu’en soit l’issue, Khalifa Sall sera lourdement condamné par la justice, alors que beaucoup n’y croyaient pas encore ? Pour ne citer que celui-là.
Yerimpot, ne le perdons pas de vue, ouvre une nouvelle ère dans la presse en ligne. Pour cette seule raison, Cheikh mérite le grand prix du chef de l’Etat pour le journaliste. Son journal suivra certes la ligne éditoriale qu’on lui connait mais ne se perdra pas dans ses obligations avec les hommes politiques qui veulent tout contrôler. Je souhaite en ce début d’année que ce joyau offert à notre pays continue de rayonner encore. Nous pouvons tous compter sur cet outil précieux qui restera l’un des facteurs puissants qui va transformer de plus en plus les médias actuels au Sénégal et l’opinion en général.
Cheikh qui est entrain d’écrire les plus belles pages de sa vie peut être fier. En tout cas, nous le sommes de lui. Désormais, il va falloir compter avec lui sur le champ médiatique sénégalais où il s’impose en signant des articles captivants et crédibles à la fois.
Cheikh Yérim déborde d’imagination. L’obsession qu’il a de son noble métier lui donnera t-il un jour l’idée de mieux s’impliquer dans la formation des jeunes d’Afrique qui ont envie de devenir comme lui, de grands journalistes.
Une Ecole de Journalisme virtuel ou sur terre implantée à Dakar ? Qui sait !!! En tout cas, Cheikh ira toujours au-delà de ce qu’on croit possible.
Vive Yerimpost. Bonne et heureuse année 2019.

Mamour BA auteur : La femme du diable publié chez Harmattan.
E/mail : niorodurip123@yahoo.fr

Ce poème pour mes voeux 2019 à mon beau peuple (Amadou Lamine Sall)

MON PAYS N’EST PAS UN PAYS MORT

 

Amadou Lamine Sall

 

Mon pays n’est pas un baobab nocturne une herbe flétrie une fleur froide

un fruit anémique une terre agenouillée

Mon pays n’est pas une route coupée un pied boiteux une chaussée pourrie au ciel boueux

 

Mon pays n’est pas dans l’urgence des vautours il est dans la foulée des tigres et le lion a encore la mâchoire qui brûle et le ventre en flammes

Mon pays n’est pas un pays mort

 

mais elle s’est pourtant réfrigérée la mémoire

mort le sang bleu dans la case des hommes pressés

et le rêve de ceux qui ont cru dompter l’alphabet court nu dans les rues et les enfants ne jettent même plus des pierres à ce lambeau de rêve

 

Mon pays n’est mort que dans la hâte de ceux qui marchent sur les chemins de mirages les yeux glauques l’horizon cupide

 

Mon pays n’est mort que dans les fils de l’impatience les fils malicieux de la politique les sidéens du pouvoir dans la malaria et le paludisme des urnes

 

les fils arqués de la politique les bergers à venir mais si fatigués déjà comme de vielles « Peugeot » des années de jazz

 

Mon pays n’est mort que dans les rois de midi et

 

les princes qui mûrissent le trône avant le maïs et l’arachide les terrasses d’or avant la paille de chaume des toits du Sine la chaise de satin avant le tabouret de termitière

Mon pays n’est mort que dans les fils surdoués des feux de brousse qui dévorent jusqu’aux refuges des lépreux

 

Ce pays mon pays n’est mort que chez les morts d’avant les lampes car elles arrivent elles arrivent les grandes lampes

 

arrivent la soie les canapés de laine dans les taudis des banlieues arrivent les bronzes rares les toiles des enfants d’Oussouye

 

les livres des enfants du Fouta

 

arrivent les hautes sourates les chants grégoriens les libations arrivent les femmes les hommes d’un siècle nouveau

 

Mon pays n’est pas un pays mort

 

malgré les fourmis les béquilles les cafards les sommeils lents Mon pays n’est pas mort malgré les journaux maladifs Mon pays n’est pas un pays mort

 

 

 

1

 

malgré les fourneaux pâles la solitude d’une pomme de terre Mon pays n’est pas un pays mort

 

il vit ce pays se tourne se retourne danse et pleure et chante dans l’angoisse infinie que masse toujours une foi infinie que consolent une cloche un minaret le regard

velouté d’une maman infinie

Mon pays n’est pas un pays défunt

 

il ne porte comme la vie que les pas lourds d’un soldat amputé le sourire au gingembre d’une femme que la beauté honore

 

il est bien debout mon pays grave beau et fort

 

Mon pays n’est pas un pays mort mon pays n’est pas un murmure son peuple au front d’étoiles et à la bouche de sel est

 

une mer haute féconde navigable pour toutes les fraternités du monde Chacun sait ici pourquoi alors nous serons toujours vivants

 

./.








Parrainage: Jour de vérité pour les candidats

YERIMPOST.COM C’est aujourd’hui que le Conseil constitutionnel va rendre les Pv de vérification du parrainage aux mandataires des candidats déclarés. Et, à en croire Les Échos, il y aura énormément de surprises. Beaucoup de candidats sont éliminés d’office. Et, indique le journal, pas moins de 19 listes ont été déchirées suite au contrôle du logiciel. Seuls les candidats Macky Sall, Ousmane Sonko, Issa Sall, Khalifa Sall et Karim Wade sont assurés de passer le cap des parrainages. Trois autres candidats peuvent également valider leur ticket. Il s’agit de Me Madické Niang, Malick Gakou et Idrissa Seck. À noter que le Conseil constitutionnel va publier sa liste définitive le 13 janvier prochain.







Ousmane Sonko: « Des manoeuvres sont en cours pour invalider ma candidature »

YERIMPOST.COM Son dossier déposé au niveau du Conseil constitutionnel, Ousmane Sonko n’est pas pour autant emballé et reste sur le qui-vive. Selon lui, des informations qui lui sont parvenues font état de manoeuvres qui sont en train d’être pensées afin d’invalider la candidature de certains, dont lui. Le leader du Pastef/Les Patriotes, qui était en meeting aux Parcelles Assainies, a tenu à mettre en garde le régime: « La volonté populaire l’emporte toujours et si Macky Sall pense qu’il va faire sortir les forces de l’ordre pour tirer sur les populations, il se trompe! »







Parrainage: Boubacar Camara recalé pour des motifs sérieux…

YERIMPOST.COM Le candidat déclaré de Fippu,  Boubacar Camara, a été recalé à la suite de la vérification des signatures pour le parrainage. Sur les 59.493 parrains déposés au Conseil constitutionnel, seuls 23.357 ont été validés. Les 36.136 ont été rejetés,  dont 10.559 doublons avec d’autres listes et 25.577 pour absence sur les listes électorales ou des cas d’électeurs non inscrits sur la région.








Oumar Sarr: « C’est un signal fort, un dernier avertissement pour le régime! »

YERIMPOST.COM Dans les rues de la capitale, ce vendredi 28 décembre, pour exiger la transparence de l’élection présidentielle prochaine, les opposants ont réussi le pari de la mobilisation. Galvanisé par cette marée humaine, le coordonnateur du Parti démocratique sénégalais s’est montré menaçant vis-à-vis du régime actuel: « C’est le dernier avertissement ! Nous sommes engagés, nous avons montré que nous voulons une élection transparente dans la paix. Mais, à l’impossible, nul n’est tenu… »

Présidentielle: Macky choisit 15 ténors du barreau de Dakar pour l’accompagner

YERIMPOST.COM Quinze (15) avocats du barreau de Dakar ont été constitués pour les besoins de la présidentielle par le candidat Macky Sall. Ce pool dirigé par Me Ousmane Sèye est chargé de gérer les aspects judiciaires liés à l’élection de février prochain. Une task force triée sur le volet dont la mission, selon Me Sèye, sera « d’accompagner notre candidat Macky Sall. Nous allons nous charger d’introduire des demandes, de l’accompagner durant toute la campagne électorale. »







Cheikh Oumar Anne concocte les stratégies pour une victoire écrasante de Macky Sall à Podor

Anniversaire du franc CFA: 73 ans de servitude volontaire pour nos 14 pays d’Afrique

Créé le 26 décembre 1945 par le Général Charles de Gaulle, le franc CFA, qui signifiait alors, tenez vous bien, le franc des Colonies Françaises d’Afrique, fête son anniversaire aujourd’hui. Cette trop vieille monnaie coloniale a 73 ans, et est toujours en circulation dans 14 Etats d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique Centrale, en dépit de l’accession à l’indépendance de ces pays, pour la plupart, dans les années 1960.

 

Certains Etats et territoires ont su logiquement se libérer de cette domination coloniale :

  • 1960 : la Guinée quitte et commence l’émission de francs guinéens ;
  • 1973 : Madagascar quitte la zone et commence à émettre sa propre monnaie
  • 1973 : la Mauritanie quitte, remplaçant le franc par l’ouguiya ;
  • 1974 : Saint-Pierre-et-Miquelon quitte pour le franc français ;
  • 1975 : La Réunion quitte pour le franc français ;
  • 1976 : Mayotte quitte pour le franc français ;

Beaucoup d’autres pays ne sont pas pressés de se défaire de ce joug français et assument même cet état de servitude, en devenant des potagers de la France et du monde.

  • C’est le cas édifiant du Mali qui quitta le franc CFA en 1962 pour le réintégrer en 1984 ;
  • Le Sénégal, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso… qui jouent à la perfection le rôle d’attaché de presse pour défendre la monnaie coloniale contre les intérêts de leur peuple ;

 

D’autres comme le Togo, le Cameroun, le Tchad, la Guinée Equatoriale… sombrent inexorablement vers des régimes autoritaires, antidémocratiques, voire dictatoriaux.

 

Le constat est sans appel : le bilan de cette monnaie coloniale est extrêmement nocif et délétère pour les millions d’Africains. Pourtant, excepté Sylvianus OLYMPIO, Modibo KEITA et Thomas SANKARA, depuis les années 60, aucune organisation internationale sur le continent noir, aucun leader politique africain n’ont proposé une feuille de route ou une initiative sérieuse pour libérer nos pays du franc CFA et de la domination étrangère.  Il est donc grand temps que les populations se mobilisent réellement pour en finir avec cette anomalie géopolitique qui dégrade continuellement l’image de l’Afrique face au reste du monde. C’est ce que cherche modestement à faire comprendre notre collectif Sortir du franc CFA. Bien sûr, nous ne souhaitons pas un bon anniversaire au franc CFA, cette monnaie coloniale.

 

 

  1. Makhoudia DIOUF

Coordonnateur du Collectif Sortir du franc CFA

Email : contact@sortirdufranccfa.fr

 

 

Diourbel: plus de 200 familles enrôlées à la CMU pour la première fois

Thierno Kandji peut bel et bien compter sur Abdourahmane Demba Ly (ADL). L’etoile montante du landerneau politique de la ville de Diourbel s’est distingué par son approche politique, lors de sa rentrée politique à Diourbel. En contact permanent avec sa base, le leader ADL, qui travaille corps et âme pour une brillante réélection du président Macky Sall à la prochaine élection présidentielle, a enrôlé samedi 207 familles dans le programme de la Couverture Maladie universelle ( CMU) .

Le choix de Abdourahmane Demba Ly est judicieux. Conscient de l’importance que le chef de l’Etat, Macky Sall accorde a ce programme phare du Plan Sénégal émergent (PSE), il a apporté sa pierre à l’édifice en participant activement à la matérialisation de sa volonté de garantir à tout citoyen sénégalais des soins de santé de qualité. « Nous ne sommes qu’à la première phase de cet enrôlement parce que d’ici le 15 Janvier nous allons encore enrôler d’autres familles pour concrétiser la politique sociale du président Macky Sall pour qu’il soit réélu dès le premier tour », déclare-t-il, sous les applaudissements de ses militants et sympathisants des quartes coins: de Ndesser, Ndoulo, Thies, Dakar venus nombreux assister à la cérémonie de remise des carnets de mutuelle de santé aux premières familles bénéficiaires, marquant sa rentrée politique.

Le pari de la mobilisation à ete gagné. Braucoup de leaders politiques à l’image du directeur de la CMU Baka Madior Fall ainsi que celui du CROUS de Thies Moustapha Gueye, non sans compter une forte délégation du coordonnateur départemental de BBY Dame Diop. Les autres responsables politiques comme Aminata Tall qui n’ont pas pu faire le déplacement ont été représentés. Des chefs religieux et coutumiers ont fait le déplacement aussi pour lui manifester leur amitié, ainsi que ses amis qui sont venus de France. Alliant la politique au social, Abdourahmane Demba Ly semble être bien parti pour jouer sa partition dans la réélection du chef de l’Etat, Macky Sall dans la région de Diourbel.








Abdourahmane Demba Ly (ADL).

Pour une Assemblée de rupture et de qualité, tant voulue, nous sommes tombés, malheureusement, sur celle de députés « gladiateurs» ?

On aurait pu dire, parfaitement, aujourd’hui, honte à notre Assemblée nationale ! Non pas parce que nos députés débattent, contradictoirement, sur des questions à l’ordre du jour, comme cela se fait, naturellement et, partout dans le monde et au sein des Assemblées où deux camps adverses s’affrontent, démocratiquement. Et, en fait, c’est la raison, de cette bagarre ridicule  de chiffonniers qui nous pose problème. Parce que celle-ci n’a aucun rapport, nullement, avec les préoccupations essentielles des populations sénégalaises. Alors que ce sont elles que nos députés ont la mission de s’occuper et défendre. Autrement dit, cette bagarre  à laquelle nos députés nous imposent d’assister, malgré nous, relève de conflits d’intérêt crypto personnel et bassement matériel, entre eux. Oui, c’est l’unique prétexte de cette bataille pour privilèges. C’est donc une bagarre, bien loin des joutes pour faire avancer le pays et répondre à la demande sociale des Sénégalais. Franchement, j’ai envie de reprendre pour mon compte, à propos de notre Assemblée nationale, l’expression qui disait que : « les bandits ne se disputent et se battent qu’à l’heure du partage du butin »Et, c’est bien le cas ici.

La preuve, n’avons-nous pas bien observé et remarqué que, depuis l’installation de  cette Assemblée nationale, nos députés, tous confondus, ne se sont point, intéressé aux questions essentielles et sérieuses relatives aux préoccupations des populations, telles que leur bien-être ou l’amélioration de leurs conditions sociales de vie ?

En outre, avons-nous entendu, une seule fois, nos députés faire le moindre bruit, lorsqu’il s’agissait de leur attribuer, de façon scandaleuse et injuste, tous ces nombreux privilèges sur le dos du contribuable sénégalais, tels que : les luxueuses et rutilantes voitures 4×4 ; les terrains nus ; les sukëru koor ; les moutons de Tabaski ; les indemnités de logement ; les passeports diplomatiques en faveur de leurs nombreuses « épouses », etc. ? Tout cela, en sus de leurs salaires, dans une totale « discrétion » ou opacité, du genre dessous de table. Est-ce que, l’un quelconque d’entre eux s’est, une seule fois, offusqué ? Ou bien que l’un d’eux a eu à dénoncer le caractère, frauduleux et injuste, ou que, ces avantages à eux accordés soient vraiment excessifs ? Ou alors, qu’ils aient jugé la mesure inconvenable au moment où les populations sénégalaises souffrent de leur mal vivre ?

Et,, certains d’entre eux, pour justifier leurs privilèges scandaleux, ne trouvent, d’ailleurs, rien d’autre à dire, que cet argument boiteux et ridicule, selon lequel l’Assemblée nationale disposant, d’une autonomie financière,  peut donc, faire de son budget ce que bon lui semble. C’est, comme qui dirait que l’institution pouvait trouver de l’argent, ailleurs, qui n’appartiendrait pas aux contribuables sénégalais.








Voilà pourquoi, ces évènements honteux, dans leur essence, ressemblent pour moi à une scène de théâtre, dont les acteurs ne sont autres que nos fameux députés. C’est une scène de théâtre affligeante et décevante de leur part. Surtout, lorsqu’ils veulent, malgré tout, prendre les Sénégalais comme leurs arbitres, alors qu’ils les ont, profondément, déçus, sans le savoir. Alors, qu’ils étaient considérés, comme d’honorables personnes, mais leur comportement indigne démontre tout le contraire.

C’est quand même grossier, de la part de ces gens-là, surtout, lorsqu’ils  essayent de faire le parallèle ou la comparaison entre cette situation, à savoir celle d’un parti incapable de régler ses conflits internes, par rapport à celle du 23 juin 2011. C’est du culot d’avoir même osé parler d’un « 23 juin bis ». Nos députés, auraient dû plutôt  se bagarrer pour voter des lois justes et démocratiques qui feraient avancer le pays. Mais non, ils ont, malheureusement, opté, au contraire, pour la bataille des postes de sinécure et des privilèges à leur faveur. Il est, indécent et triste pour un élu de se bagarrer au sein de l’hémicycle pour des avantages pécuniaires, au détriment du reste du peuple!

A y regarder de plus près, c’est bien, une parfaite conspiration entre députés de la majorité et de l’opposition donc, une manigancée, contre ceux qu’ils sont censés représentés, c’est-à-dire les Sénégalais.

Avons-nous jusque-là, appris, une seule fois, un seul groupe de députés, par honnêteté intellectuelle, éthique ou devoir de mission parlementaire, s’élever contre toutes ces anomalies ? Ou alors, un groupe de parlementaires se dressait contre les manquements constatés et relevés depuis fort longtemps, à l’Assemblée nationale ainsi que les privilèges exorbitants qui leur sont attribués, ou bien ceux attribués aux membres du gouvernement ? Jamais !

Pourquoi donc, lorsqu’il s’agit de bénéficier de privilèges ou jouir des délices du pouvoir, les députés gardent, par devers eux, le silence de mort complet, pour que le peuple n’en sache rien ? Et, dans de pareils cas, nos élus conspirent et  s’arrangent pour que rien ne s’ébruite de l’institution vers les populations. Ce n’est donc, que lorsqu’il s’agit  d’attribution de postes de sinécure, dont le nombre  ne peut suffire à tous, que nos députés se chamaillent et se bagarrent, à mort, pour être parmi les bénéficiaires. Et souvent, ce sont les perdants qui, se sentant lésés dans le partage de « bouki », vendent la mêche, font du boucan et déclenchent les hostilités pour se faire entendre hors de l’hémicycle, d’abord. Et ensuite, ils portent l’information à la presse et, la rend publique, par opportunisme pour bénéficier, éventuellement, de l’appui ou du soutien des populations. Mais, par contre, lorsque tout marche comme sur des roulettes, entre eux, généralement, dans ce cas-là, c’est  le peuple qui trinque et paie les pots cassés.

Donc, ce n’est que lorsque le torchon brûle entre eux, en particulier, hors de la période  d’élections législatives, qu’ils cherchent et veulent que le peuple se range d’un côté ou de l’autre. Ce qui n’est pas acceptable ! D’ailleurs, le peuple, au regard de ce qu’il a constaté de visu, devrait bien prendre bonne note de tout cela, en direction des élections à venir. A présent, le peuple sait ou devrait savoir, fort instruit par tout ce qui précède, qui faudrait-il envoyer, réellement à l’Assemblée nationale, comme digne et authentique représentant du peuple, à l’Assemblée nationale. A savoir de vrais honorables députés, pleins d’éthique, au service du peuple pour  défendre ses intérêts bien compris. Mais non, des députés, comme c’est le cas actuellement, qui  iront, à l’Assemblée, uniquement pour  se sucrer sur le dos du peuple.

Ainsi, nous sommes tous avertis et bien prévenus par ce qui s’est passé et, se passe encore au sein de notre Assemblée nationale durant cette législature. En conséquence, en peuple averti et responsable, il nous faudra tirer les leçons de tout ce passé afin de bien nous en servi, utilement, demain.

Au demeurant, nous devons, particulièrement, noter une bonne fois pour toutes, qu’il n’est point indiqué, d’envoyer n’importe qui, comme député, à l’Assemblée, comme s’il s’agissait juste de remplir un panier de crabes et non, d’une sélection rigoureuse de gens aptes, à tout point de vue, saints d’esprit avec des qualités intrinsèques et suffisamment responsables pour légiférer valablement. Disons qu’il est formellement déconseillé, dans les États où la démocratie est rigourusement respectée, d’avoir une Assemblée nationale godillot, avec des députés, comme les nôtres.

Assurément, au regard du travail sérieux  attendu d’un député, celui-ci devrait bien répondre, obligatoirement, à un minimum de critères requis  pour être un candidat à la députation. Ne serait-ce que, par exemple, la lourde responsabilité de voter des lois, l’on ne devrait pas, toute démagogie mise à part, confier une si lourde tâche, à des gens qui savent à peine lire et écrire correctement. Il faut beaucoup plus pour avoir une Assemblée nationale de qualité et au moins compétente pour légiférer. Et, dire que des élus peuvent même être illettrés, c’est une pure démagogie politicienne inacceptable .Disons que c’est une farce de mauvais goût des pouvoirs en place pour disposer d’une Assemblée béni oui oui pour ne pas dire inculte. Osons espérer, que dans les prochaines réformes des institutions de la République,  l’on accordera, immanquablement, plus importance à l’Assemblée nationale et tout, particulièrement, à la fonction et la qualité du député du peuple. Naturellement, auparavant, la qualité du candidat à la députation doit être revue et corrigée de fond en comble. Oui, si nous voulons, véritablement, avoir une Assemblée nationale de rupture et de qualité capable de comprendre et de maîtriser la langue avec laquelle les textes sont écrits. Cette exigence capitale, de rupture et de qualité, est aussi valable pour les candidats à la présidence de la République.









A Présent au Sénégal, les élections, toutes confondues, constituent une véritable traite pour certains politiciens. Ainsi, en lieu et place d’être des serviteurs du peuple, ils profitent de cette opportunité pour se servir et s’enrichir avec les siens. Par conséquent, une manipulation et interversion, c’est ce triste sort que certains politiciens véreux réservent au noble rôle de la politique, dans une société. Pourtant, un rôle incontournable, si politique est entendue, comme l’art de diriger la cité ou bien : « les actions prévues ou mises en œuvre par une institution, une organisation, un parti, un Etat, une entreprise, un individu… en vue d’atteindre un objectif préalablement fixé. »

Mandiaye Gaye

mandiaye15@gmail.cm

Le 20/12/2018

Le président Macky Sall, une chance pour le Sénégal

Au sortir du groupe consultatif de Paris, le président de la République Macky SALL s’est à nouveau illustré au niveau international. En effet, étant à la quête de financements pour la réalisation des projets de la phase II du PSE, le Sénégal a obtenu 7.356 milliards de francs CFA, soit plus de 258 % en valeur relative puisqu’un montant de 2.850 milliards de nos francs était prévu.

Paradoxalement, cette prouesse du président SALL a été décriée par une opposition divisée et alarmiste dont certains membres objectent contre une dette supposée insoutenable par le Sénégal, tandis que d’autres, de manière épistolaire, invitent les bailleurs à mener un audit de gestion des finances publiques sénégalaises.

A travers ce texte, nous voudrions apporter quelques précisions.

Il est important de rappeler qu’en Economie, deux variables sont analysées en ce qui concerne la soutenabilité d’une dette. L’une est dite statique et l’autre dynamique.

La variable statique désigne le montant de la dette à un instant donné t.

A l’heure qu’il est, le rapport de la dette publique au PIB oscille entre 45 et 50%. Or la limite du ratio fixé par le pacte de stabilité et de croissance dans la zone UEMOA est de 70%.

La variable dynamique quant à elle permet de suivre l’évolution de la dette dans le temps. Au regard des nombreux projets bancables élaborés par le président SALL, nous pouvons affirmer que la dette est bien maîtrisée car restant encore dans des proportions soutenables.








C’est ainsi que le vice-président de la Banque Africaine de Développement (BAD), après avoir loué la fiabilité des projets du président SALL, a pris la ferme volonté de lever des fonds dès janvier 2019.

Pour rappel, deux indicateurs clés sont observés pour vérifier la fiabilité de la soutenabilité de la dette d’un pays : le taux de croissance de la dette et le taux de croissance économique.

Pour le Sénégal, il est admis que le taux de croissance économique avoisine 6,9% pour l’année 2018 et pourra atteindre 7% en 2019 selon les prévisions des spécialistes. Le taux de croissance de la dette se situe entre 3 et 3,5% en 2018.

On peut donc voir que le taux de croissance économique est largement supérieur au taux de la dette publique. Cela est suffisant pour comprendre la confiance renouvelée des bailleurs à l’endroit de Sénégal.

De plus, beaucoup d’agences de notation financière dont MOOD’Y STANDARD & POOR’S et FITCHRATING confirment que le Sénégal dispose d’une bonne signature. Ce qui justifie qu’à l’international, notre pays dispose de taux d’intérêt faibles, comparativement à des pays comme la Guinée Bissau, le Mali, la Grèce ou le Portugal qui sont en situation de surendettement.

Au-delà de la confiance de la communauté internationale, le président SALL, après avoir créé les conditions propices à l’entreprenariat, a très bien mise en œuvre le concept d’« investissement productif » développé par le célèbre économiste américain  Albert Otto HIRSCHMAN.

Les réalisations du plan d’action prioritaire 2014-2018 sont suffisantes pour montrer la fiabilité et la bonne vision qui caractérisent les projets du président de la République :

  • Les infrastructures et services de transports ont été renouvelés ;
  • Beaucoup de villages ont été électrifiés avec le développement du mix-énergétique ;
  • L’agriculture a été révolutionnée ;
  • Les conditions pour une éducation pour tous sont de mise.

Aujourd’hui, tous les indicateurs sont au vert et pouvons donc penser, sans exagération aucune, que le président SALL mérite que nous lui renouvelions notre confiance. Il est clair qu’avec un deuxième mandat, la promesse de hisser le Sénégal au rang des pays émergents sera tenue.

ALY NGOUILLE SARR

BANQUIER DE FORMATION

Mail : sarralyngouille@gmail.com

 

 

Pour une véritable politique de la diaspora

Nous addressant aux autorités publiques d’aujourd’hui et de demain, aux entrepreneurs Sénégalais et aux décideurs, au sortir de cette journee des migrants, notre propos a pour objet de leur faire prendre conscience de la réalite d’une ressource publique non utilisée pour le progrès économique du Sénégal; une ressource qu’ils ont tort d’oublier ou de négliger; une ressource essentielle qui peut et doit participer pleinement au rayonnement économique de notre nation. Il s’agit des Sénégalais de l’extérieur, communement appelée la diaspora.
Ils se comptent en millions, sont repartis à travers le monde, dans tous ses continents et présents dans plus de soixante dix pays. Leur nombre exact est encore inconnu. Ce sont des hommes et des femmes, de tous âges, ethnies, religions, confréries avec des sensibilités et appartenances politiques différentes; ils sont, avant et aprés tout, des Sénégalais, certainement hors de l’Etat mais présents dans la nation.
Emigrés, ils le sont, à 95%, pour des raisons économiques. Et, pour leur émancipation économique, ils se battent, travaillent de jour et de nuit pendant de longues et pénibles heures; entreprennent et investissent dans plusieurs secteurs d’activités dans leurs pays d’accueil dont, pour la plupart, les moeurs et coutumes, pour ne citer que ces deux catégories, different totalement des leurs. Cependant, ils ont su conserver leurs culture, traditions et valeurs, préserver leurs reseaux et maintenir le lien fort qui les attache à la patrie.
De l’Afrique à l’Asie en passant par l’Europe, l’Océanie et les Amériques, ils ont su, en toutes circonstances, s’adapter à leurs nouveaux environnements; sans s’assimiler, ils ont pu s’intégrer pour se frayer des chemins; à la sueur de leur front, à l’aide de leurs imagination et talent, de maniere honnete et respectueuse des lois et règlements de leurs differents pays d’acceuil, ils ont conservé leur independance, se prenant en charge et mieux, prenant en charge les besoins de leurs familles et proches restés au Sénégal.
Ainsi, en 2015, c’est pres de Neuf cent (900) milliards de francs qu’ils ont effectué comme transfert de fonds vers le Sénégal. C’est le montant officiel; un montant astronomique qui représente un peu moins du tiers du budget de la Nation et prés du double de l’aide publique au développement accordée au Senegal, pour la même année. C’est un exploit, une prouesse à saluer si l’on tient compte des conditions dans lesquelles ces ressources ont ete générées. Il demeure, par ailleurs, indéniable que ces transferts de fonds, au plan économique et social, ont un impact incommensurable sur des millions de Sénégalais et sur la stabilité même du Sénégal. Des transferts de fonds dont l’importance doit sonner comme une alerte quant au potentiel écononique que représentent ces fils de la nation.
De ce potentiel, ils ont une conscience aigue; le dèvelopper et le mettre entièrement au service de leur patrie, le Senegal, constituent leur seule ambition. A cet effet, ils s’organisent, se rassemblent et s’engagent dans des tentatives de mutualisation de leurs forces à travers plusieurs strucutures dont la plus récente est celle de la Fédération Internationale des Sénégalais de la Diaspora (FSD). Une formidable organisation de masse, portee sur les fronts baptismaux durant son congrés de Nantes, en France, les 27, 28 et 29 Juin 2018 avec des comités régionaux présents, en provenance de plus de 50 pays; une organisation aux missions et objectifs clairement définis: à savoir mutualiser les forces de tous les Senegalais de la diaspora afin de venir à bout des goulots d’etranglement qui freinent leur émancipation économique, répondre de maniére adequate aux questions sociales qui traversent cette communauté diasporique, instaurer des chaines de solidarité, promouvoir le Sénégal a l’international à travers sa culture et ses arts, et participer de manière efficiente au progrés économique et social de la nation.








Le phénomène de mutualisation au niveau de la diaspora Sénégalaise n’est point nouveau; il a abondamment été relaté à travers une litterature foisonnante et ne fera pas l’objet des propos du présent recit. Il s’agit, ici et maintenant, de déplorer l’exclusion, dans l’élaboration des politiques publiques de la nation, de ces Sénégalais de l’exterieur; de la non prise en compte du potentiel économique qu’ils représentent et de l’effet de levier qu’ils peuvent produire dans le processus de dèveloppement du Sénégal et sa marche pour plus de progrés au plan économique et social.
Comment peut on, dans un contexte de besoins complexes et immenses combinés a une rareté des ressources au Senegal, ignorer l’apport que peuvent constituer ces Senegalais à l’economie Senegalaise? Comment ne point s’etonner, dans un contexte de mondialisation des échanges, des flux de biens, services et capitaux, que la diaspora Sénégalaise ne soit pas concue comme un levier de mobilisation de ressources et de comptences et de savoir faire dans le cadre d’une veritable diplomatie économique? Est il opportun de se passer du capital humain dont recèle cette diaspora? Et par conséquent, comment peut on ne pas s’inquièter de l’absence d’une politique véritable tournée vers la diaspora?
Si leur nombre exact reste inconnu à ce jour, faute de statisitiques viables et un vide à combler, leurs occupations ne font point mystère.Ils sont employés, ouvriers, professeurs d’universités, chefs d’entreprises, scientifiques, chercheurs, banquiers, spécialistes de la haute finance, traders, ingènieurs et techniciens dans des secteurs, domaines et disciplines divers avec des expertises avèrées. Ils sont, pour certains, dans leurs pays d’acceuil, au contact de puissantes économies avec des marchés énormes et des populations à pouvoir d’achat èlevé; d’autres sont insérés et evoluent dans des structures à caractère économique, scientifique et technique de renomée mondiale. Ces faits, simples, sont révélateurs et doivent inciter à la réflexion. La question est la suivante: comment tirer le meilleur parti de cette ressource; comment faire participer ce monde à l’oeuvre de construction nationale en tirant profit de son potentiel à la lumiere des besoins de la nation?
Il ne s’agit point de créer et de se satisfaire de structures administratives dénuées de contenu et de substance, ni d’instituer des députés de et pour la diaspora, encore moins d’adopter de petites mesures à caractere administratif, social ou financier pour impliquer profondémment et avec succes ces Sénégalais tout en maximisant leurs contributions à la cause et au bien de notre nation. Eloignons nous de la problématique, souvent agitée et non pertinente des conditions de recyclage des fonds transférés; il urge d’aller au dela, car la problématique de la diaspora, sujet de reflexion, constitue une question sérieuse et complexe dont le traitement reussi ne peut se sastisfaire de beaux discours, ni de belles intentions dans un laisser-aller et un laisser-faire total.
Il s’agit de concevoir une véritable politique de la diaspora. Une politique qui s’avère indispensable aujourd’hui, dont la conception exige du sérieux dans la reflexion avec beaucoup d’attention portée aux détails de son elaboration; une politique qui nècessite aussi un engagement et un dévouement sans limites dans son exécution.
Elle doit avoir pour objet premier, en référence au concept anglo-saxon d' »empowerment », de renforcer et solidifier les capacités économiques, financieres, scientifiques, techniques et professionnelles deja existantes des Senegalais de l’exterieur et d’en créer des nouvelles. Comprenons qu’une diaspora Sénégalaise forte, dégagée de la périphérie et solidement insèrée dans les circuits modernes des pays d’accueil constitue un atout considérable pour le Sénégal. Et pour cela, elle doit être soutenue et accompagnée dans sa marche et dans toutes ses tentatives par un Etat visionnaire, adepte de la prospective, ayant la volonté de s’éduquer, de s’informer et de comprendre la réalité diasporique du présent et de son futur, capable de définir et de mettre en oeuvre une vraie diplomatie économique englobant les Sénégalais de l’étranger dans un mode de compétition exacerbée. Il faut investir dans la diaspora, pour le bien du Sénégal.
La Chine et l’Inde, pour ne citer que ces deux exemples l’ont compris, il y’a plusieurs dizaines d’années. Trés tot, ils ont su dèceler le potentiel qu’ils pouvaient tirer de leurs ressortissants à l’etranger, à tous points de vue: economique, financier, scientifique et technique. A cet effet, ils ont, en collaboration avec leurs diasporas, defini des politiques de promotion de leurs ressortissants à l’etranger, pour les accompagner, les soutenir, les assister,et les conseiller afin qu’ils puissent mieux s’implanter dans leurs pays d’accueil tout en favorisant leurs contributions aux economies de leurs pays d’origine. Il est bon à ce stade, à l’aide de quelques exemples, d’étayer le propos en précisant que les zones économiques spéciales inscrites dans le Plan Sénégal Emergent (PSE), pour attirer les investissements directs etrangers (IDE) au Senegal ont èté d’abord mises en place en Chine au profit exclusif de sa diaspora pour attirer ses investissements productifs; que l’Inde s’est lancée entre autres choses, dans la mise en place de chambres de commerce a l’étranger au profit de sa diaspora. Ce fut un investissement materiel et immateriel colossal; cependant le retour sur cet investissement consacré à leurs diasporas fut à la hauteur de leurs attentes. Aujourd’hui la diaspora indienne est le premier investisseur en Inde. Quant a la diaspora Chinoise, elle a financé la quasi totalité des insfrastructures de la Chine, investissant lourdement dans le secteur manufacturier, creant massivement des emplois et participant de ce fait à la reduction de la pauvrete dans ce pays.
Une véritable politique de la diaspora exige la formulation d’une vision basée sur les forces, faiblesses et besoins des Sénégalais de l’exterieur; une vision qui doit exprimer sans ambiguité la place et le rôle assignés aux Sénégalais de l’exterieur au sein de leurs pays d’acceuil en lien avec ce qu’ils peuvent contribuer pour leur patrie. C’est la vision d’une diaspora unie dans sa diversité, fortement insèrée dans les circuits économiques modernes, financiers, scientifiques, techniques et professionnels de leurs pays d’acceuil pour lui donner une plus grande capacité de se mobiliser financièrement, scientifiquement et techniquement afin de contribuer en retour à la realisation des objectifs d’un Sénégal économiquement prospère et socialement stable. Cette vision devant se traduire par des objectifs précisemment définis, une stratégie savamment élaborée et un plan d’action detaillé et chiffré; le tout étalé dans le temps et les espaces de la diaspora.
Cette politique ambitieuse devra être concue et élaborée en collaboration avec les structures représentatives des Sénégalais de l’exterieur et s’articuler autour d’un axe à trois volets:
1/ un volet institutionnel,
2/ un volet humain,
3/ un volet financier.
Au plan institutionnel, qu’il s’agisse d’un département des Sénégalais de l’exterieur ou autre, la structure à mettre en place et chargée des questions diasporiques, devra être forte, savamment élaborée et bien organisée avec des missions clairement définies et des objectifs réalisables. Elle devra être indépendante à tous points de vue, dotée de moyens financiers adéquats et animée par un personnel compétent avec des expertises dans des domaines divers tels que l’administration publique, la sociologie, l’anthropologie, l’économie générale, la finance, le commerce international, le droit, la communication, les sciences et techniques, etc…. L’institution devra se doter de moyens pour créer une intelligence et une connaissance de la diaspora à partir desquelles son action devrait tirer sa génése. D’autres structures à envisager concernent celles relatives à la promotion des entrepreneurs de la diaspora dans leurs pays d’accueil.
Des chambres de commerce à l’etranger couplées à des institutions de microfinance constituent des outils essentiels en termes de conseil, d’accompagnement et de financement devant permettre à ces entrepreneurs de consolider leurs activités, de croître et de se déployer dans les secteurs modernes des économies des pays d’acceuil. Un entreprenariat de la diaspora bien formée et financierement solide constitue un outil de marketing adéquat à travers la représentation commerciale d’entreprises Sénégalaises tournées vers l’export. Ce sont là des relations commerciales à inventer dans une dynamique nouvelle de partenariat entre expatriés entrepreneurs et entrepreneurs du Senegal.
Au plan humain, en outre du personnel affectée à la structure en charge des questions diasporiques, les représentations économiques dans les différentes ambassades devront faire leur mue et connaitre une transformation profonde quant à la nature de leurs missions et à la qualite du personnel devant les animer. En finir avec les nominations sur la base de critéres et d’afinités politiques est devenue une exigence. Ces structures opérant dans la diplomatie economique du Senegal devront etre animées par des équipes multidiscplinaires composées de techniciens compétents avec une bonne compréhension des missions qui leur sont assignées.
Au plan financier, il s’agit de mettre en place des instruments et des mecanismes ayant pour objet de capter l’épargne de la diaspora. L’emprunt diaspora, les comptes d’épargne à taux bonifies, un fond de garantie exclusif diaspora constituent autant d’instruments à envisager pour permettre à la diaspora d’apporter sa pierre à la construction d’un Sénégal économiquement prospère.
Telles sont présentées, sans pretendre à l’exhaustivité, des voies et moyens à explorer pour mieux faire briller les Senegalais de l’exterieur dans leurs pays d’acceuil avec en perspective leur meilleure contribution à l’effort de construction nationale.








Moussa Signate
New Jersey, USA

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