Blog de Cheikh Yerim Seck

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Pour un Face2Face déprogrammé, Ahmed Khalifa Niasse accuse TFM de corruption !

L’apparition d’Ahmed Khalifa Niass sur la Tfm gênerait-elle des personnes prêtes à tout pour l’empêcher ?

En tout cas, l’homme politique et non moins chef religieux s’inquiète et se pose des questions dans ce communiqué. « Déjà, et lors du dernier Quartier Général du mois de Ramadan passé, le talentueux et intègre Pape Cheikh Diallo a déclaré, en direct, à l’antenne, avoir fait l’objet d’une tentative de corruption. Pour un montant de 14 millions afin qu’il décale l’invitation faite à Dr Ahmed Khalifa Niasse. Comme si la tentative continuait, on a vu l’émission d’Aïssatou Diop Fall, Face 2 Face, faire l’objet d’une déprogrammation. Alors que la productrice avait sollicité et obtenu son enregistrement avec Dr Ahmed Khalifa Niass. Annoncée vendredi et samedi, c’est un Oumar Sarr qui apparaît en rediffusion à la place du profil annoncé. Est-ce le syndrome du Ramadan de Pape Cheikh Diallo qui réapparaît au Gamou ? Menaçant ainsi la crédibilité, voire la stabilité, d’un organe qui se trouve être le fleuron de la presse privée ? À moins que ce ne soit un fait de la Direction même de la TFM, comme l’assure Aïssatou Diop Fall. Sans que les téléspectateurs qui doivent avoir une explication ne soient pris en compte. Un suicide médiatique, en quelque sorte ».

Canal crée une nouvelle concurrence pour les chaînes sénégalaises

YERIMPOST.COM C’est le cauchemar pour les chaines sénégalaises. Canal lance ses programmes 100% sénégalais ce jeudi. Selon le DG de Canal Sénégal, « Sunu Yeuf est la promesse de vivre du grand divertissement avec quatre séries du lundi au vendredi et un classique du théâtre sénégalais le dimanche soir ». Sunu Yeuf démarre avec les séries Pod et Marichou, Idoles, Dikoon et Mbettel, avant la programmation de Golden, Peau lisse, Mœurs, Wiri Wiri, Jixi Jaxa et Maitresse d’un homme marié.

Révélations: Deux grands responsables vont quitter Macky Sall pour rejoindre Khalifa Sall

YERIMPOST.COM Il y a deux grands responsables aperistes qui vont quitter le président Macky Sall pour rejoindre le camp de l’ex-maire de Dakar en vue de la prochaine présidentielle. La révélation a été faite aujourd’hui par Idrissa Diallo de la coalition Taxawou Dakar.

Depuis Ziguinchor où il a fait cette déclaration, le maire de Daliford a indiqué qu’il ne va nullement dévoiler leurs noms car ils pourraient être accusés de détournement de deniers publics et être emprisonnés. Car, ajoute-t-il, c’est cela la méthode Macky Sall.

Cette déclaration va certainement faire susciter des polémiques.

Reste à savoir qui sont réellement ces deux grands responsables.

Une justice pour les politiques (Par Yoro Dia)

Cet automne, la France est marquée par les «sanglots longs» des violons des partisans de la France insoumise de Mélenchon qui joue la partition de l’acharnement et du procès politique qui vise à liquider leur leader avec des juges aux ordres et des medias complaisants.

N’eut été le froid parisien et la leucoderme des acteurs, on aurait dit le Sénégal. De l’autre côté de la Manche, le Premier ministre Britannique Boris Johnson, qui se prend pour Churchill sans en avoir le talent et le sens de l’histoire, a cru devoir congédier le plus vieux Parlement au monde avant que les juges ne le rappellent à l’ordre.

Là aussi, on se serait cru au Sénégal, où l’Exécutif a toujours domestiqué le Législatif. Un Premier ministre de Grande Bretagne, la plus vieille démocratie au monde, qui croit que pour des raisons politiciennes, il peut suspendre le Parlement, et en France, patrie de la Révolution française, l’on accuse les juges d’écrire sous la dictée de l’Exécutif, montre que sous tous les cieux, les hommes politiques ont les mêmes réflexes. C’est pourquoi la République et la démocratie ne survivent que grâce à des institutions fortes.

Si les institutions américaines n’étaient pas fortes, l’ouragan Trump les aurait balayées depuis longtemps. La différence entre ces pays de grande démocratie et le Sénégal qui reste une grande démocratie est que les juges sont à l’abri de tout soupçon, car s’étant battus pour que le temps de la justice ne soit pas celui de la politique.

Quand Fillon a été mis en examen, personne n’a pensé à un coup tordu judiciaire pour l’empêcher de se présenter. Il en est de même aujourd’hui pour les gesticulations de Mélenchon et de ses partisans. Personne ne pense que le juge qui l’a convoqué pour s’être opposé à une perquisition a un agenda politique.

D’ailleurs, les sondages montrent que plus de 60% des Français condamnent le comportement de Mélenchon, car ils ne peuvent pas comprendre qu’un élu puisse s’opposer à l’application de la loi.

Cette distance, cette «neutralité axiologique» de l’institution judiciaire est le chaînon manquant de notre système démocratique, où toutes les décisions de justice concernant les politiques sont automatiquement frappées d’une suspicion légitime. Ce qui fait qu’il y a une justice pour les citoyens et une autre pour les politiques.

Ce privilège de juridiction pour les politiques va finir par créer une zone de non-droit pour les politiciens, car chaque fois qu’ils seront inquiétés, ils vont crier au complot politique et seront pris au sérieux à cause de la judiciarisation des conflits politiques qui ronge l’âme de notre démocratie.

Il faut éviter des extrémités : la judiciarisation des conflits politiques et une justice particulière pour les politiques, pour ne pas dire une zone de non-droit. Cette judiciarisation des conflits politiques ne fait que décrédibiliser la justice qui, faut-il le rappeler, est le seul service de l’Etat qui porte le nom d’une vertu.

Tout le Sénégal se réjouit de l’apaisement politique avec les retrouvailles Macky Sall-Abdoulaye Wade et la libération de Khalifa. En bon disciple de Nietzche, j’ai envie de sortir le «marteau» pour m’attaquer au système. L’apaisement, c’est très bien, mais notre démocratie ne pourra pas faire de bond qualitatif aussi longtemps que nous en serons à une judiciarisation des conflits politiques qui se termine toujours par un arrangement politique auquel les juges donnent un emballage judiciaire.

Yoro Dia 

Orages et pluies: Les prévisions de la météo pour les prochaines 24 heures

Cela concerne essentiellement les régions Est, Sud et Centre du pays selon la météo. En effet, des orages et pluies prévus ces prochaines 24 heures dans ces zones avec des possibilités d’extension vers le Nord dans la journée du Mardi.

Nomination de « Zidane »: la juste récompense pour un allié efficace et loyal

YERIMPOST.COM Le président Macky Sall, avec qui il entretient en privé une grande complicité, l’appelle « Zidane » pour railler la calvitie qui balise les trois quarts de sa tête. Thierno Lô, car c’est de lui qu’il s’agit, a été nommé en conseil des ministres, ce 18 septembre 2019, président du conseil d’administration de la Société nationale de gestion du patrimoine du Train express régional (Sen TER). Cette nomination vient couronner les efforts de cet ancien ministre et sa grande contribution à la réélection de Macky Sall dès le premier tour, en février 2019. Venu du privé où il a réalisé des performances à la tête de majors, Thierno Lo fait la politique à la manière d’un patron d’entreprise, par le réseautage et la réflexion stratégique.

Tout au long des mois précédant la présidentielle, il a oeuvré à élargir la base populaire du candidat Sall en ralliant à la cause de ce dernier associations, groupements et catégories socioprofessionnelles. Au sein de sa coalition baptisée Adiana, il a mobilisé de grands intellectuels dans le cadre de réflexions destinées à affiner la stratégie de reconquête.

Le natif de Darou Mousty ne s’est pas limité là. Il a à maintes reprises arpenté les marches du palais présidentiel pour emmener au locataire des lieux des politiciens ralliés, des intellectuels, des chefs d’entreprise, des hommes et femmes d’influence… Ce sexagénaire fin et longiligne mérite tous les grades au regard de son énorme travail politique dans l’ombre.

Une journée terriblement mouvementée pour le ministre Oumar Youm

Journée terrible pour le ministre des Transports et sa délégation. Oumar Youm et sa délégation ont vécu hier une journée mouvementée dans la région du Nord. Après avoir eu un carambolage qui a fait 3 blessés, le cortège du ministre a vu l’ambulance qui transportait les blessés vers Saint-Louis faire un terrible accident qui a causé 3 morts sur le coup et 1 blessé grave à Ross Béthio.

Affaire Adama Gaye: Elever le niveau de langage pour élever le niveau du pays (Siré Sy)

Albert Camus disait  »Et s’il est vrai que les journaux (journalistes) sont les voix d’une nation, nous étions décidés, à notre place et pour notre faible part, à élever ce pays en élevant son langage », in Combat, le 31 Aout 1944.

L’affaire Adama Gaye, nous a amené à aller visiter sa page Facebook, pour lire ses post afin d’y voir plus clair. S’il est vrai qu’avec ce qu’on appelle les nouveaux média (les réseaux sociaux), il y a de l’espace pour un  »nouveau journalisme » (le journalisme citoyen), il est quand meme regrettable qu’un si brillant esprit, un immense journaliste et un  »african player » de la dimension et de l’épaisseur de Adama Gaye, puisse écrire de sa plume, offrir à lire sur sa page et laisser sortir de sa bouche, de confuses paroles.

Nous avons connu  »à distance » Adama Gaye, quand nous avons voulu lancer depuis Casablanca d’où nous résidions à l’epoque, le Centre Africain d’Etudes Chinoises (CAEC). Sollicité pour intégrer le Board du CAEC, Adama Gaye avait gentiment décliné notre offre. Nos chemins se rencontreront encore une fois, à Abidjan, en marges des Assemblées annuelles de la BAD, sans que nous ayions eu l’occasion de s’asseoir pour devicer. Comme il est de tradition dans ces genres de fora.

A l’époque, nous suivions les actualités business sur le continent en tant que Rédacteur en Chef du magazine panafricain (African Business Journal) du talentueux Alioune Gueye, PDG de l’Afrique qui ose!. Adama Gaye, de par ses idées, son flair, son audace et son flegme, a influencé les actualités business dans les Afriques, surtout dans les domaines du pétrole, du gaz, des marchés africains et des négociations commerciales sur le continent. Depuis les années 2010 et suivants, Adama Gaye (New Africa), Alioune Gueye (Afrique Challenge), Guy Gweth (Knowdy’s), Adama Wade (Financial Afrik), Victor Diop (Performance) et calibres…, sont devenus  »les African Players » dans nos espaces francophones.

Hier, en lisant les écrits de Adama Gaye, j’ai eu mal et j’étais stupéfait. Stupéfait, étonné tout en me posant cette question: Comment cet esprit brillant, à dimension et à vocation africaines, a pu descendre à ce niveau des bas fonds ?

Il ne s’agit pas là, à être tendre avec le langage de Adama qui est à la limite poubelle et insolent pour un esprit pourtant si brillant. Des dérapages causés par un dépit amoureux avec son pourtant ami Macky Sall devenu President de la République du Sénégal. Mais peut on cautionner les dérapages de Adama Gaye au seul fait de sa liberté d’opinion ou qu’il aurait été frustré dans le rapport de force qu’il entretient constamment avec ses amis d’hier devenus aujourd’hui des Chefs d’Etat. Hier c’était Wade. Aujourd’hui, c’est Macky. Adama Gaye perd depuis quelques temps, son flegme et devient de plus en plus tonitruant mais brillant avec une bonne culture et un bon réseau international.

Moriba Magassabou (dont je garde des exemplaires du magazine Afrique International dont il fut le Rédacteur en Chef et qui a été l’un des premiers journalistes africains à voir venir le terrorisme d’inspiration salafiste), Cherif El Valide Seye (le baliseur et l’effacé) dont  »le Quorum » n’a pu être atteint de son vivant, Demba Ndiaye (l’éternel rebelle au cœur d’or), Mame Less Camara (le sage et le mesuré), Adama Gaye (le flair et le flegme), Adama Wade (le patient et le réseauté), et bien plus tard Cheikh Yerim Seck (la plume et le verbe), ont marqué et inspiré certains de ma génération des années 70, dans ce si périlleux métier de l’Information.

Adama Gaye, pour ceux de son age et qui le connaissent bien, ont été aussi surpris que nous, de ses dérapages, de ses glissements dans la boue. Mais , nous restons convaincu qu’entre Adama Gaye et le Président Macky Sall, il y a juste de l’incompréhension et peut être de la frustation….Et la situation actuelle de notre pays , le Sénégal, est à l’image du dilemme cornélien dans lequel, le Héros (le Sénégal), pris dans une impasse, ne pouvant plus faire demi-tour et disposant d’une marge de manœuvre très étroite, n’a d’autre issue que de s’élever, de prendre de la hauteur, pour voir la perspective.

Ainsi, le vin est tiré, il faut le boire jusqu’à la lie, parce que le Ministère Public de la Justice, a pris ses responsabilités. Quand la poussière se sera dissipée, quand la Justice fera ce qu’elle sait faire-et bien le faire, alors, Doyen Moriba Mangassouba, Doyen Maguette Wade (Maire de Meckhé et Ancien Directeur de la Communication de la BAD), aidez notre pays et ne laissez pas un si réseauté et si brillant esprit qu’est Adama Gaye, sombrait. Pour qui connait le Président Macky Sall qui a été tété à la sève nourricière de la Gauche (esprit de dépassement, générosité) , il y a là, des initiatives à prendre et des actions à mener, afin que les deux hommes se retrouvent. Pour le plus grand bien de la Nation sénégalaise. Pour le plus grand bien de la République du Sénégal.

Siré SY

Solutions urgentes pour notre école (Amadou Koné)

Voici des indicateurs d’accès, de qualité et de gestion de l’école sénégalaise :
T.B.S. dans l’éducation préscolaire : 16.8% ; T.B.S. dans l’enseignement élémentaire :
86,4% ; T.B.S. dans l’enseignement moyen : 59,9% ; T.B.S. dans l’enseignement secondaire :
34,1%.
Taux d’admission au C.F.E.E. : 38,0% ; taux d’admission au B.F.E.M. : 43,2% ; taux
d’admission au BAC : 31,8%.
Taux d’abris provisoires dans l’enseignement élémentaire : 9,14% et 10,33% dans
l’enseignement moyen et secondaire. Un quantum horaire annuel régulièrement agressé
jusqu’aux alentours de 20% à 30%, non compris cette année. Déficit d’enseignants tous corps
confondus : 1.663 agents. (Source : situation économique et sociale du Sénégal en 2015,
Janvier 2018.)
Dans l’enseignement supérieur, l’arbre cache la forêt. L’U.C.A.D. occupe la 58 e place dans la
liste des 200 universités africaines. (Source : UniRank 2019). Non seulement les échecs y sont
massifs au niveau des évaluations de fin d’année des étudiants, mais la liste des filières
offertes ne constitue pas encore de vraies réponses aux problématiques de développement
social et économique du pays.
Presque 60 ans après nos indépendances, la situation de l’éducation au Sénégal reste
préoccupante. Malgré les efforts fournis dans l’accès, la qualité n’est pas du tout au rendez-
vous. Les parents désemparés ruent vers les écoles privées, transformant de fait le secteur en
un business florissant. La majeure partie de nos jeunes sortent du système, désœuvrés.
Le mal est si profond que le produit humain livré par notre école est atteint de complexes
complexes qui détraquent les facettes physiologiques, comportementales et mentales de nos
enfants alors que notre loi d’orientation de l’Education nationale N° 91-22 du 16 février 1991
nous met constamment en garde contre les « risques d’aliénation culturelle » et de
« déracinement » qui guettent le jeune sénégalais. Ne sommes- nous pas aussi tombés dans le
subtil piège de l’école laïque connue au Sénégal depuis des siècles ?
Il faut alors refonder et requalifier notre école en inventant une école du Sénégal et non une
école de l’ancien colonisateur. Ce dernier était bien conséquent avec lui-même, dans ses
projets pour défendre ses propres intérêts. Pour cela, il faut sans tarder :
– Revisiter les contenus de nos programmes scolaires en les adaptant à nos réalités
socio-culturelles et aux progrès scientifiques ;
– Utiliser comme médium d’enseignement, nos langues nationales ;
– Assurer convenablement la formation initiale et continue des personnels de
l’Education ;
– Inverser l’actuelle tendance d’orientation des élèves en privilégiant les parcours
scientifiques adaptées à l’évolution du monde ;
– Promouvoir la recherche et la qualification pédagogique des enseignants du supérieur ;
– Restructurer le système de rémunération des agents de fonction publique ;
– Respecter les accords signés entre l’Etat et les organisations syndicales ;
– Investir suffisamment de ressources pétrolières et gazières dans l’école.

Amadou Koné IEN à la retraite, St-Louis.

Pharmacie Guigon: Deux employés licenciés pour prières au service

YERIMPOST.COM Il est interdit de prier aux heures de travail à la pharmacie Guigon du centre-ville de Dakar. Les pharmaciens Dr Dia et Dioum, ne pouvant se permettre de rester une journée entière sans prier, ont bravé cette interdiction le samedi 18 juillet. Une demande d’explication leur a été envoyée, suivie d’un licenciement.

Leurs avocats, coordonnés par Me Massokhna Kane, ont tenu une conférence de presse pour dénoncer un licenciement abusif. Par la voix de Me Malick Mbaye, ils annoncent, dans les prochains jours,  la circulation d’une pétition pour demander l’expulsion du territoire sénégalais du patron de la Pharmacie Guigon.

L’association des imams a, dans la veine, décrié cette « position inadmissible » de M. Guigon et lui a demandé de revenir immédiatement sur sa décision.

Bonne nouvelle pour Idrissa Gana Gueye

YERIMPOST.COM Les résultats de la visite médicale de Gana Gueye sont concluants et cela ne fait plus de doute le milieu de terrain des lions va devenir, dans les prochaines heures, un nouveau joueur du Paris Saint-Germain.

Hier matin, le Sénégalais a passé sa visite médicale avec succès à l’hôpital américain de Neuilly sur Seine (Hauts de Seine). Finaliste de la Can, il devait signer avec PSG un contrat de quatre ans plus une année supplémentaire hier après-midi “selon des sources proches”. Son transfert devrait être officialisé ce mardi matin.

Dialogue politique: le FNR menace de quitter pour un motif lié à l’actualité

YERIMPOST.COM A ce rythme, le chef de l’Etat va certainement regretter d’avoir initié ce dialogue politique. Au sein de l’opposition, toutes les occasions sont désormais bonnes pour menacer de quitter la table des négociations. Après la demande d’un terrain neutre, la dernière de l’opposition présente au dialogue date de ce mercredi 19 juin. Dans le communiqué transmis à la presse, le Front de résistance national dénonce la manifestation réprimée de vendredi dernier de Aar li nu bokk pour exiger la transparence dans la gestion des ressources pétrolières et gazières. Mamadou Diop Decroix et cie mettent en garde qu’une telle situation ne saurait être acceptée…

En pleine affaire Aliou Sall, Abdoul Mbaye convoqué par la Cour d’appel pour une affaire privée

YERIMPOST.COM Au moment où il se positionnait comme le « sauveur », l’ancien Premier ministre est appelé à répondre devant la Cour d’Appel pour une affaire de faux, usage de faux et tentative d’escroquerie contre son ex-épouse, Aminata Diack. Le procureur avait interjeté appel de la décision en première instance qui relaxait Abdoul Mbaye de tous les griefs qui pesaient contre lui. Le dossier sera enrôlé le 18 juin prochain, devant la deuxième chambre de la Cour d’Appel de Dakar.

En guise de réponse à cette convocation devant la justice, le Premier ministre du premier gouvernement de Macky Sall n’a aucun doute sur le timing millimétré comme pour le détourner de son objectif de contribuer à la manifestation de la vérité dans ce scandale PetroTim. Ci-dessous, nous reproduisons la position de l’Alliance pour citoyenneté et le travail suite à cette assignation qui tombe à pic.

« Par jugement numéro 678/2017 le Tribunal statuant en Chambre correctionnel le 18 mai 2017 a relaxé Abdoul Mbaye, ancien Premier ministre et Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) de tous les chefs d’accusation dont celui de complicité de faux. Comme cela fut amplement démontré à l’époque, il s’agissait d’une affaire montée de toutes pièces par le Pouvoir pour essayer de réduire un opposant au silence.
Le Procureur de la République Serigne Bassirou Gueye, plus royaliste que la partie adverse à l’inverse de l’habitude, et sur instructions des Autorités supérieures comme d’habitude, a décidé de faire appel de cette décision.
Cela ne saurait bien évidemment surprendre personne dans le contexte actuel.
Ils font fausse route s’ils pensent que cela pourrait gêner la manifestation de la vérité sur l’affaire PetroTim par intimidation.
Citoyens soyez rassurés : le combat sera poursuivi au nom de l’intérêt supérieur des Sénégalais.

Dakar le 13 juin 2019 »

Procès sommaire de nos politiques et quelques points pertinents pour un dialogue inclusif

A l’entame du dialogue national, la politique et les politiques, sous nos cieux? la politique c’est le comportement, la conduite d’élites avec comme soubassements les législations de leurs collectivités, visant l’atteinte de ces objectifs en son sein et avec l’autre, l’ailleurs; la politique c’est le management situé ; la politique c’est l’édification ponctuelle ; elle est une nécessité d’organisation, une exigence de survie, sinon par des motivations communautaires est par l’adversité…Dans notre optique, la politique est une œuvre multidimensionnelle, paramétrée mais inspirée de tous les savoirs théoriques donc par une approche pluridisciplinaire et un censeur des pratiques surtout du local, vulgarisée à fin de gagner l’adhésion du plus grand nombre, et ce tout servant d’adjuvant à l’action sectorielle mais à l’ensemble, à la totalité des domaines de la vie. D’un Etat culturel, à un Etat entrepreneur, en passant par un Etat statique ou stagnant, le Sénégal n’est pas indemne de reproches à son parcours, quoique ressemblant à une exception sur le continent. Même s’il est vrai que tout régime connait son lot de déterminisme conjoncturel, n’empêche des faits et leurs impacts combinés se posent en arbitre aussi bien chez le partisan que pour l’apolitique. Voici quelques analyses et attentes d’un doctorant diourbellois, à l’entame du dialogue national.
-Politiques africaines et sénégalaises?
En Afrique, les pouvoirs politiques et ou sociaux ont précédé les déconvenues du continent que sont les guerres tribales, l’esclavage, et la colonisation. A la suite de ces malédictions, par la politique, les fils du continent ont amorcé une reprise en main du continent avec des fortunes diverses, comme l’a peigné dans «le soleil des indépendances»
Kourouma; le relèvement fut difficile tant un auteur a flairé «un piège sans fin». Au Sénégal, pays porte de l’ouest africain, capitale de l’Afrique occidentale française (AOF) avec une avance institutionnelle et dans l’instruction, les élites ont œuvré de façon concertée puis partisane à l’érection d’une nation à la hauteur du legs disloqué des aïeuls. Ce fut d’abord, le monopartisme puis un bipolarisme sous Senghor, et le multipartisme intégral sous Diouf, avec
par la suite des tentatives de rationalisation car faisant avec une pléthore de partis : les cautions électorales en dizaine de millions et récemment le parrainage (une exigence de plusieurs milliers de signatures). Toutefois, un crieur n’est pas un muezzin, une prostitution de presse n’est pas une lanterne communautaire. Aussi, ces politiques sont le plus souvent adeptes de la pédanterie pas du tout policés, cela se confirme surtout lors du bilan d’étape ou
final, lors de la confrontation entre leurs promesses et prestations. D’un Etat culturel, à un Etat entrepreneur, en passant par un Etat statique ou stagnant, le Sénégal n’est pas indemne de reproches à son parcours, quoique ressemblant à une exception sur le continent. Il est vrai que tout régime connait son lot de déterminisme conjoncturel, n’empêche des faits et leurs impacts combinés se posent en arbitre aussi bien chez le partisan que pour l’apolitique. Dans ce registre, juste après nos indépendances, au temps de Senghor le pays agricole fut sous un ciel clément avec un marché favorable, le président poète soupçonné d’accointance excessive avec le colon : « la colonisation est un mal nécessaire», œuvra cependant à l’édification d’un pays exigeant. Vers les années 80, ce fut
Diouf, malgré les soubresauts du continent le pays sembla pour la plupart du temps à un long fleuve tranquille, certains au fait des avancées extérieures ont regretté qu’a l’approche de l’an 2000, Dakar était loin d’être Paris comme promis, prévu, et chanté. La sécheresse, la dévaluation, les ajustements dictés par les institutions de breton woods, entre autres furent plaidés, toutefois le temps pressait et ce fut la première alternance politique sénégalaise propulsant au sommet le libéral Wade. En 2000, ce fut l’effervescence quasi nationale avec le changement et les promesses alléchantes du ‘’plus diplômé d’entre les africains’’ selon sa garde rapprochée. Tel un visionnaire, Wade eu le mérite de révéler qu’un bachelier passable pouvait faire un ministre. Valorisation des salaires, généralisation des bourses, amnisties, infrastructures pertinentes ou de prestige nous furent servies. Et, ‘’coup du maitre’’ une conduite vers une dévolution monarchique du pouvoir, des promotions de toutes sortes publicisées et perverses furent le lot du quotidien, ce fut la théorie : «des grands bandits qui se battent», certains ont fait face à tout cela. En 2012, seconde alternance politique couronnant un jeune car né après nos indépendances, alors cinquantenaire, l’ingénieur produit du libéralisme de Wade montra à ses débuts des intentions de repenti ou de rupture. Innovations salutaires dans l’administration centrale avec des conseils de ministres régionaux décentralisés pour prendre connaissance des diverses réalités donc espoirs d’avancées comme le slogan du parti présidentiel le prône ’’yokouté’’ (progrès). Au détour de ces promenades nationales, des dizaines voire centaines de milliards sont annoncés quasiment pour chaque coin du pays ; Or, en même temps des appels à recrutements massifs tapageurs se terminaient par des queues kilométriques sans lendemain, l’université en particulier et l’école en général dénonçaient une cascade d’accords non respectés. Le rural ou le réalisme semble revenir dans les préoccupations des gouvernants : des programmes de nivellement, résorption des distorsions, gaps entre collectivités locales, notamment le rural et l’urbain sont déclenchés, des mesures de sécurité sociales sont annoncées : bourses familiales, couverture maladies
universelles… A l’entame du dialogue national, un doctorant diourbellois pense ou perçoit ces points non exhaustifs comme devant mériter l’attention des futurs débatteurs.
-Au point de vue rurale majoritaire, dans le milieu rural sénégalais, environ 65% du total national ; où la pauvreté est plus présente, plus pressante, un développement rural non plus ruraliste est pisté. Ce développement voulu comme étant inclusif, intégré, ressenti, fait s’engager maintes structures coopérantes au développement rural sénégalais qui équivaudra quasiment au développement global. L’Etat ne sachant ou pouvant tout faire semble, à travers
son plan référent qu’est le PSE, l’acte3 de la décentralisation avec une communalisation intégrale, mais des agences telles que le PUDC…œuvrer à résorber les distorsions, combler les gaps des déficits élémentaires du rural sénégalais. La riziculture semble aller dans le sens d’une autonomie qualitative. Toutefois, beaucoup d’experts et de producteurs relèvent une absence de politiques agricoles paramétrées aux zones, selon les besoins, le marché interne et externe, avec des suivis collecte-conservation-transformation pour semences et récoltes visant à donner des unités industrielles coopératives, futurs démembrements des agropoles annoncés à cet effet. Les subventions de même que la commercialisation restent dénoncées notamment à cause d’une ‘’certaine affairisme’’ et de délais non respectés. Des politiques pilotes d’incubation visant l’autonomie et allant de la préparation de l’hivernage à la collecte conservation-transformation-commercialisation sont souhaitées par les acteurs, en lieu et place de financements ou prêts qu’ils jugent contraignants.
-L’enseignement insoutenable ? Est une question quotidienne : entre grèves pécuniaires des enseignants et des enseignés, le surnombre, les niveaux dits à la baisse invitant à une révision-rationalisation des programmes sur tout le cursus avec une prise en compte de la culture locale et générale, mais des débouchés…
-Une certaine jeunesse semble être loin du bout du tunnel, dans un traquenard, en divagation surtout quand il s’agit d’enfants de la rue dits par certains ‘’talibés’’ or les temps d’hier ne sont pas d’aujourd’hui, ceux ci nuitamment, dans des centres urbains passent leur vie en lèche vitrines d’où une porte ouverte au grand banditisme. D’autres divertis ou avec un élan cassé, dévié ont franchi allégrement le Rubicon. L’école, le Daara, les centres de métiers ont
l’obligation d’adapter leurs prestations aux âges, compétences, visés des enseignés et du pays, seul argument valable et distinctif, dans les politiques à la jeunesse. Alors que le secteur informel, l’émigration…très en vogue encadré, orienté, rentabilisé.
-Une administration de façade, quasi protocolaire : bureaucratie, tracasseries administratives, larcins, qui n’a pas fait les frais de ces pratiques ou au moins n’a pas entendu les dénoncer? En effet, au Sénégal ceux qui doivent servir ont l’habitude de se donner trop d’importance d’où une administration de proximité, à l’écoute et à la prospection solutions, est une urgence.
-Défi environnemental et exigence technique : un cahier de charges environnementales se doit d’être érigé pour les exploitants et les collectivités locales, réglementation des déchets et pratiques nocifs à l’environnement, les reboisements annoncés et plébiscités de tous sont encore invisibles exemple de la ’’muraille verte’’ d’où une action civique individuelle et collective en ce sens devrait être érigée (au moins un arbre à semer et entretenir), la
salinisation des sols, l’érosion marine, la privatisation des cotes, pris en compte dans nos politiques prévisionnelles d’aménagement. La dimension technologie, une des courses déterminantes de notre époque pris en compte pour pouvoir arguer d’une compétitivité, d’une émergence.
-Le droit : en débat voire en dérision, comme si le juge n’avait pas l’obligation de veiller à l’exécution de ses sentences, seule justification de ses prérogatives et attributs. Le Sénégal a aujourd’hui plus que jamais besoin d’un droit droit et d’une limitation de ces détourneurs ou interprètes médiatiques.
-Diplomatie et géopolitique : d’une diplomatie de première ligne à une diplomatie de soutien, les foyers de tension du voisinage semblent s’être tus, l’intégration régionale et africaine, des pistes plus que jamais pertinentes  que le Sénégal doit pousser à sa réalisation concrète.
Diourbel,
P B MOUSSA KANE, DOCTORANT AMENAGEMENT-DEA SCIENCE PO-UGB

Lettre à Macky Sall de la Platerforme des créateurs et artistes pour un dialogue national inclusif

A L’ADRESSE DE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU SÉNÉGAL
Monsieur le Président,
le Sénégal s’est inscrit depuis l’indépendance, face au monde et au yeux du monde, comme un pays de création et de culture. Si la Constitution du Sénégal stipule si heureusement que vous êtes garant et « Protecteur des arts, des lettres et des artistes », nous nous sentons, nous créateurs, c’est à dire producteurs et porteurs d’œuvres de beauté selon l’expression consacrée, garants de la vie de la créativité littéraire et artistique nationale, garants de sa
crédibilité, de son rayonnement, de sa légende à la rencontre des autres arts, créations et cultures du monde. Pour dire combien nous devons travailler, être exigeants ! Créateurs et artistes, toutes disciplines confondues, vont à la rencontre d’une volonté politique culturelle créative. C’est ce choix rare qui a mis le Sénégal dans le cœur des autres peuples du monde. Cela doit être dit et rappelé même si la « culture », en un mot la voix des créateurs et des artistes, n’est plus dominante, mais déficitaire. Mais cette voix ne se tait pas et elle ne se taira pas. C’est au nom de ce que les créateurs veulent que l’on continue de retenir du Sénégal et de son État qui a mis les arts et les lettres au cœur de sa loi fondamentale, que nous nous adressons à vous, ici, Monsieur le président de la république, pour vous dire
avec la considération et le respect qui vous sont dus.

1- que le visage politique du Sénégal ne doit être ni sombre ni désespérant.
2- que le rejet, la haine, la violence, l’indiscipline ne doivent pas l’habiter.
3- que l’écoute, le respect de l’autre, le dialogue et la raison doivent prévaloir.
Aussi, les créateurs et artistes s s’engagent et demandent à faire partie du dialogue national abusivement étiqueté « politique », afin d’y apporter leur touche, leur sensibilité, leur vouloir de vivre en commun. Voilà Monsieur le président de la République Macky Sall, la voix et l’humble message de tous les créateurs qui le veulent et qui auront choisi de s’engager rien que pour le Sénégal, leur pays, dont vous êtes, par vos très hautes fonctions, au cœur même de la mission de son unité, de son respect, de sa crédibilité, de son développement. Nous avons pensé qu’il était enfin temps que les créateurs et artistes apportent leur pierre à ce que doit être, sans tarder, un franc, courageux, responsable dialogue national avec tous les enfants du Sénégal. Nous sommes tous des politiques ! Refuser de l’être, c’est ne pas assumer sa citoyenneté ! Nul ne doit trahir sa mission ! Nous demandons un tabouret des créateurs et artistes autour de la natte du dialogue national ! Nous souhaitons et voulons y mêler notre modeste voix. Pour autant, personne n’est obligé de se sentir concerné par ce présent appel si sa conviction et ses principes lui commandent d’être en marge du dialogue national qui, à notre avis, ne devrait pas concerner que les seuls hommes et partis politiques. Par respect de la liberté d’autrui, nous ne parlons pas ici au nom de tous les créateurs et artistes, car tous n’ont pas les mêmes convictions et les mêmes postures. Que seuls ceux qui veulent nous rejoindre, nous rejoignent pour aider notre cher pays à conquérir des territoires de paix, d’entente, de solidarité, de consensus,
de renforcement de notre démocratie, de nos libertés, de nos droits, de nos rêves de justice, d’égalité, de partage, de développement. Nous espérons ne pas avoir tort. Cependant, nous avons appris, selon la presse, vrai ou faux, dans la cadre du Dialogue national, que « les termes de référence ont été adoptées sous réserve de certains amendements. Il s’agirait de « l’évaluation de la Présidentielle, la date des élections locales, le statut de l’opposition, le financement des partis politiques, entre autres… « . Si en vérité ce n’était que cela, il s’agirait d’un dialogue purement politique exclusif et non d’un véritable Dialogue national. Dans cette optique, on ferait mieux de laisser seuls les lions d’un même taillis ! Nous donnerions plutôt raison au ministre d’État Mahmoud Saleh qui déclare ceci : « (…) le Dialogue national constitue une exigence démocratique qui engage les différentes composantes de notre société ». Vu sous cet angle, la communauté créative et artistique fait bien partie de ces « composantes de notre société » et souhaite ne pas enterrer sa prise de parole !
Dieu vous garde Monsieur le président de la République. Qu’Il vous inspire le meilleur des chemins. Qu’il couve le Sénégal et son peuple !
ONT SIGNÉ COMME INITIATEURS DE L’APPEL
– Le Président National de l’Association des Artistes Comédiens du Théâtre
Sénégalais –ARCOTS- : Pape Faye.
– Le Fondateur de la Maison Africaine de la Poésie Internationale -MAPI- :
Amadou Lamine Sall.

Vidéo- Cheikh Yérim Seck: « Macky Sall se retire en 2024 pour se présenter en 2029 »

Monsieur le président, Il n’y a pas de place pour les gouvernants de petit calibre (El Aboubacar Sylla)

Monsieur le Président, Il n’y a pas de place pour les gouvernants de petit calibre. Soit vous devenez le héros que le pays a besoin soit vous serez aussi rapidement oublié qu’un été trop sec.

Par El Aboubacar Sylla

Il n’y a pas de tâche plus ingrate que celle de diriger les hommes. Comme toute personne s’étant hissé aux plus hauts sommets d’une république, vous êtes frappé par les vents de tous les côtés et les conspirateurs de toute nature et condition s’agitent sous vos pieds. Vous êtes un géant qui a toute la création sous lui et donc toute âme malfaisante, tout esprit mal tourné, fixe son attention à vous nuire et à vous remplacer. Vous n’avez nul jour de repos, nulle minute de tranquillité possible. Toute la méchanceté humaine se tourne vers le sommet de la pyramide républicaine et donc contre vous.

C’est ainsi que celui qui est arrivé à la magistrature suprême est confronté à la multitude de mauvais conseillers cherchant à avancer leurs intérêts au détriment du pays. Aucune faute ne vous revient de cet état de fait. C’est une règle de la nature humaine depuis la fondation des premiers villages. Même avec vos meilleurs efforts vous ne sauriez corriger la nature humaine de ses défauts. Vous ne pouvez que vous protéger des courtisans malintentionnés et vous préserver avec l’aide de ceux qui ont l’amour du pays dans leur cœur. C’est une tâche difficile, personne le niera, mais vitale pour que votre mandat soit un succès.

En tant que premier magistrat de la République, vous êtes dans le rôle du père qui doit protéger et veiller sur le peuple comme sur ses enfants. Des millions sont dans le besoin d’un magistrat juste, pieux et déterminé à améliorer leurs conditions de vie. De plus, entamant votre dernier mandat, vous êtes confronté à la nécessité d’établir ce qui sera votre héritage politique. Nous vivons un âge qui déterminera le siècle à venir. Il n’y a pas de place pour les magistrats de petit calibre. Soit vous devenez le héros que le pays a besoin soit vous serez aussi rapidement oublié qu’un été trop sec. Cela peut paraitre injuste, mais c’est la règle des temps actuels.

Ce que vous ferez pendant votre dernier mandat marquera le pays. Serez-vous un roi oisif ? Un homme dont on retiendra que sa faiblesse et son inaction ? Ou est-ce que vous vous affirmerez comme un géant historique, créateur d’une république forte et prospère ? L’histoire est impitoyable. Thomas Sankara est encore connu aujourd’hui car il se dévoua entièrement au pays, créa et imagina les prémisses d’un renouveau national. Mandela rayonne encore par sa sagesse et sa vision d’une Afrique du Sud pacifiée. Ces géants ont éclipsé plusieurs générations de politiciens de leurs pays. Qui connait le nom du prédécesseur de Mandela ? De l’homme qui gouverna le Burkina Faso avant Sankara ? N’est pas Compaoré déjà frappé par le voile de l’oubli ? Il est le souhait de tous de vous voir réussir et devenir un géant, car votre victoire sera celle du pays entier. Seuls les esprits les plus décadents espèrent vous voir échouer, car votre échec sera celui du pays.

La responsabilité qui pèse sur vos épaules est lourde, d’un poids inimaginable, mais vous ne pouvez désormais plus vous en affranchir. Vous avez pour seul choix soit la voie de l’oubli soit la voie de d’apothéose. Il vous faudra donc embraser toutes les forces qui peuvent faire avancer le pays. Qu’un homme aime son frère est louable, mais on ne gouverne pas un pays avec des frères qui n’ont pas les capacités à soutenir la rénovation spirituelle, culturelle et économique du Sénégal. Vous devrez donc vous méfiez des mauvais conseillers, ignorez leurs arguments fallacieux et uniquement vous entourer de ceux qui contribuent au renforcement national.

De même pour les projets et chantiers publics. Éloignez-vous des argumentaires fallacieux et posez-vous la question : est-ce que le projet renforce ou affaiblit le pays ? Ce n’est pas une tâche aisée car les intérêts économiques en jeu sont énormes. Bien d’hommes d’affaire tenteront de vous séduire, de vous faire croire que leurs projets aident la Nation, mais ce sont des mensonges faits pour satisfaire les ambitions les plus sombres.

Pour distinguer le bon du mauvais, il vous faudra être entouré de conseillers compétents, patriotes et n’ayant aucun lien avec les grandes entreprises du pays. La maladie de toute jeune république est la ploutocratie, à savoir que ceux qui ont de l’argent tentent de soumettre le pouvoir politique à leurs désirs. Oui, ce n’est pas facile, mais ô combien nécessaire. Le fait que vous ayez pu remporter la dernière élection montre que vous avez la force de caractère et les compétences pour gouverner, mais vous devez en plus désormais vous protéger des ennemis de la République. Si cela peut sembler dur voire même insurmontable, la récompense vaut les efforts que vous serez obligé de déployer.

Oui, vous devrez dire non à des gens proches. Oui, vous risquez l’opprobre de certains alliés, mais en échange, vous entrerez dans l’Histoire. Vous deviendrez le héros que le pays a besoin, un restaurateur de la vertu républicaine, un défenseur des démunis et un protecteur de l’Etat dans les heures naissantes du 21ème siècle. Cela est plus nécessaire que jamais car les républiques africaines ne peuvent pas se permettre une génération de dirigeants faibles. Elles sont dans la nécessité de magistrats qui se distinguent comme aucune autre génération précédente. C’est pourquoi votre mission est si importante, votre deuxième mandat d’une importance vitale. Vous établirez non seulement ce que sera votre place dans l’Histoire, mais également poserait les bases pour le Sénégal. Vous pouvez devenir un Thomas Sankara ou un Mandela sénégalais. Le potentiel est en vous, il demande qu’à déployer ses ailes comme un aigle.

 

 

 

Accidents de la circulation: Qui pour sonner le tocsin ? (Par Cheikh Lamane Diop)

C’est devenu une donnée autant banale qu’immuable. Le carnage est en mode continue sur nos routes. Cinq morts sur le carreau à Koungheul suite à un accident de la circulation à l’aube de ce 08 avril 2019. Un véhicule « 7 places » aurait heurté un camion en stationnement. Parmi les victimes, deux profs, une artiste-musicienne et 2 autres innocents. Des familles fortement  explorées, des orphelines et orphelins à l’avenir incertain, des cours de moins, des écoliers en errance partielle, des ressources humaines et financières de plus à remobiliser par un Etat pauvre très endetté (PMA) pour combler le vide. Et tuti quanti!
Par la défaillance, pour ne pas dire par la bêtise humaine, la loi des séries continue sur nos routes. Quelques moments d’émotion, d’émerveillements contrits, puis, un autre massacre. La seule chose pérenne, c’est, tels ces lugubres malheurs, le caractère intermittent mais itératif de nos hypocrisies comportementales.
INTERROGATIONS EXISTENTIELLES
Revenons-en sur l’accident meurtrier de Kougheul. À l’instar de la litanie de drames déjà vécus, il interpellé notre conscience; notre bon sens tout court.
1. Les véhicules – des guimbardes probablement –  protagonistes du trop meurtrier accident, étaient-ils en règle; de jure et/ou de facto?
2. Les tombeaux roulants ont-ils été contrôlés en cours de route; leur chauffeur ou chauffard  avec?
3. Des infractions ou délits ont-ils été « constatés » ou constatés pendant leur dernier itinéraire ? Au cas échéant, quelque chose n’a t-il pas été glissé dans le petit « quelque chose-là » En échange  de fermer les yeux sur le scandale?
4.Qu’a t-on entrepris afin de stopper net la flagrante indélicatesse du ou des chauffards?
5. Plus généralement, que sont devenues les mesures sur la Sécurité routière, arrêtées en grand renfort médiatique par l’autorité, et visant à faire baisser drastiquement le carnage sur les routes du Sénégal?
6. Quelle suite est reservée à la circulaire anticorruption – ayant fuité dans la presse – du Général MF, commandant de la brigade nationale de la maréchaussée territoriale?
L’accident de Kougheul ne constitue évidemment que l’arbre qui cache la forêt de ce s tas de cadavres, ces lots de blessés graves, ces cohortes d’innocentes victimes collatérales à jamais meurtries que charrie cet incivisme prémédité sur nos routes.
Il n’y a pas de fatalité qui vaille. L’État dont le devoir premier est la Sécurité des personnes et de leurs biens à l’impérieuse obligation de sévir. Par l’education, la sensibilisation, la répression. Manquer à ces obligations revient à ériger la permissivité comme règle de gouvernance.
À l’endroit de l’opinion et des médias, il faut rappeler qu’analyser la formation du gouvernement, c’est bien. Mais, s’intéresser aux résultats de la gouvernance c’est encore mieux. Aux décideurs, former un gouvernement, ce n’est qu’une étape. Gouverner dans la toute la plénitude de ses prérogatives républicaines, c’est encore mieux. C’est même impératif. À la puissance publique de sonner le tocsin et mieux, de réduire ces fâcheux dégâts à leur plus réduite expression.
Cheikh Lamane DIOP, Journaliste-citoyen

La Constitution piégée pour un troisième mandat (Ibrahima Hamidou Dème)

Au lendemain de la victoire du candidat sortant Macky SALL qui va bientôt entamer un deuxième mandat, le débat sur la possibilité pour celui-ci de se représenter pour un troisième mandat ressurgit. Ce débat, soulevé il y a près de deux ans par d’éminents juristes avait été vite étouffé par le camp présidentiel qui le jugeait infondé et prématuré.

Actuellement, le même scénario semble se répéter, car après les inquiétudes nourries par certains membres de l’opposition sur un probable projet de troisième candidature du Président fraichement réélu, des voix se sont encore élevées dans l’exécutif pour tenter de rejeter cette hypothèse.

La présente contribution a pour objet de démontrer que la révision constitutionnelle de 2016 en ouvert une brèche permettant une troisième candidature de l’actuel président en 2024. Cette hypothèse que le pouvoir feint de rejeter pour le moment est, en réalité, juridiquement défendable.

Mais, auparavant, il serait intéressant de revenir sur les arguments avancés par la partie présidentielle pour écarter la thèse d’une troisième candidature.

« Il faut s’en référer à la Constitution, vous vous rendrez compte que les marges de manœuvre pour interpréter sont très minces, pratiquement inexistantes. » déclarait M. Seydou GUEYE, porte-parole du gouvernement et du parti présidentiel dans un entretien avec APANEWS le 12 mars 2019 avant d’ajouter : »Le problème qu’on avait connu par le passé, le président Macky Sall y a apporté une réponse en limitant le nombre de mandats, en fixant la durée du mandat du président de la République et en verrouillant un peu la Constitution pour que ces dispositions relatives à l’élection du président de la République soient pratiquement intangibles ». Son collègue Ismaila Madior FALL, ministre de la justice affirmait le 12 octobre 2017 « La Constitution du Sénégal est très claire sur la question du mandat du président de la République et ne laisse place à aucune interprétation sur la possibilité d’un troisième mandat. L’article 27 de la Constitution dispose : ‘’Le chef de l’État est élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois.

Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ». 

Après l’élection du 24 février, il est devenu plus nuancé dans un entretien avec le journal l’Enquête du 11 mars 2019 : « moi je pense que la Constitution est claire. En principe, c’est le deuxième et dernier mandat du chef de l’Etat. » Dernièrement, le Docteur Mounirou SY a, pour sa part, indiqué que pour éviter la situation de 2011, le nouvel article 27 a mis l’accent sur la personne et non le mandat, car pense-t-il, le terme « nul » de l’alinéa 2 de l’article 27 permet d’inclure le mandat en cours.

On le voit bien, la position gouvernementale faite de demi-vérités et d’omissions volontaires n’est pas de nature à dissiper les doutes quant à l’existence d’un projet caché de troisième candidature. Elle ne résiste pas en effet, à la thèse soutenue il y a deux ans, par les éminents Professeurs de droit public Babacar GUEYE et Jacques Mariel NZOUANKEU.

Nous estimons avec eux, que contrairement à la promesse présidentielle, la révision de la Constitution de 2016, n’a pas verrouillé la loi fondamentale pour empêcher toute possibilité de troisième candidature. Le référendum du 20 mars 2016 renferme en effet, un double piège ; de la Constitution d’une part et du Conseil Constitutionnel d’autre part.

C’est d’abord la Constitution qui a été piégée car le prétendu projet de diminution de la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans, a subrepticement ouvert une brèche qui peut permettre à l’actuel président de briguer un troisième mandat. Il faut rappeler que la clause limitative du nombre de mandats à deux, a été pour la première fois instituée en 1970, avant d’être remise en cause plusieurs fois. Mais, avec la réforme de 2001, le peuple sénégalais, en décidant que cette clause ne pouvait être révisée que par la voie référendaire, a voulu lui conférer un caractère intangible, donc à l’abri de toute manipulation politicienne. Ainsi, sachant qu’aux yeux du peuple, l’impératif de limitation du nombre de mandats à deux a toujours prévalu sur la volonté de stabiliser la durée du mandat présidentiel à 7 ou à 5 ans, c’est par le truchement de la diminution de la durée du mandat que les experts du président sont parvenus à manipuler la clause limitative du nombre de mandats. Pour s’en rendre compte, analysons l’article 27, issu de la révision constitutionnelle adoptée par référendum et promulguée le 5 avril 2016 qui est ainsi libellé :

« La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans.

Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. »

Cet article régit donc, dans son premier alinéa la fixation de la durée du mandat à 5 ans et dans son deuxième alinéa, la limitation des mandats à deux.

Toutefois, il importe de préciser que pour une bonne interprétation de l’alinéa 2 qui prévoit le nombre de mandats, il est indispensable de le relier à l’alinéa 1 qui prévoit la durée du mandat présidentiel, car l’article 27 doit être compris dans son ensemble, dans son indivisibilité. En effet, au sens de cet article, le quinquennat allant de pair avec la limitation des mandats, l’exigence de limiter la durée du mandat à 5 ans doit coïncider avec la nécessité de ne pas pouvoir l’exercer plus de deux fois consécutives. Or, il est incontestable que la durée du mandat que le président Macky SALL est sur le point de terminer, est de 7 ans. N’ayant donc pas encore exercé un mandat de 5 ans prévu à l’alinéa 1, son septennat sera hors du champ d’application de l’alinéa 2 de l’article 27 précisant que « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. » Ainsi que l’a soutenu le Professeur J.M. NZOUANKEU dans sa contribution du 12 octobre 2017, « l’élection de 2019 n’est pas le renouvellement de celle de 2012. C’est une élection nouvelle. C’est la première élection d’un nouveau cycle institué par l’article 27 de la Constitution. Si le mandat exercé de 2012 à 2019 était considéré comme le premier mandat au sens de l’article 27, une élection du Président de la République devait être organisée en 2017 au cinquième anniversaire de la date de l’élection du Président Macky SALL. S’il n’y a pas eu d’élection en 2017, c’est parce que le mandat en cours n’était pas compris dans le décompte de l’article 27 de la Constitution. » En d’autres termes, le mandat en cours ne peut faire partie du décompte des mandats parce que ce n’est qu’après sa prestation de serment prévue le 2 avril prochain que l’actuel président entamera son premier mandat de 5 ans au sens de l’article 27 de la Constitution.

Il apparait donc clairement, que le nombre de mandats exercés par l’actuel président, ne pourrait pas faire obstacle à la recevabilité de sa candidature en 2024.

Bien entendu, cette thèse peut être infirmée par des juristes de plus ou moins bonne foi, mais la seule instance habilitée à interpréter la Constitution reste le Conseil Constitutionnel. Or, cette juridiction a aussi été piégée par l’avis consultatif donné à propos du projet de diminution de la durée du mandat présidentiel de 7 à 5 ans. En effet, dans son avis consultatif du 12 février 2016, le Conseil Constitutionnel a retenu que « le mandat en cours au moment de l’entrée en vigueur de la loi de révision, par essence intangible, est hors de portée de la loi nouvelle ». Il a, par ailleurs, précisé dans le dispositif que « la disposition transitoire prévue à l’article 27 dans la rédaction que lui donne l’article 6 du projet et aux termes de laquelle, « Cette disposition s’applique au mandat en cours » doit être supprimée ; elle n’est conforme ni à l’esprit de la Constitution, ni à la pratique constitutionnelle, la loi nouvelle sur la durée du mandat du Président de la République ne pouvant s’appliquer au mandat en cours ». Par conséquent, les sept sages, saisis d’une demande consultative ou d’un contentieux lié à une troisième candidature du président SALL, ne pourront en toute logique, que confirmer leur jurisprudence.

Il ne fait donc l’ombre d’aucun doute que les dispositions de l’article 27 de la Constitution combinées à la jurisprudence du Conseil Constitutionnel ouvrent un grand boulevard pour la recevabilité d’une candidature du président Macky SALL en 2024. Tout le monde doit en être conscient dès à présent. Il est aussi important de souligner que seule l’adoption de dispositions transitoires par la voie parlementaire, précisant que le mandat en cours fait partie du décompte des mandats, peut régler définitivement ce quiproquo constitutionnel. Malheureusement, l’adoption de telles dispositions transitoires ne pourra probablement pas se faire d’ici la prestation de serment, date à laquelle les dispositions de l’article 27 vont entrer en vigueur et ne pourront plus faire l’objet de révision à cause de la clause d’intangibilité prévue par l’article 103 de la Constitution.

C’est pourquoi, les interventions des juristes du camp présidentiel qui cherchent à convaincre pour le moment l’opinion publique que la Constitution a été verrouillée et qu’elle ne permettrait pas à l’actuel président de la République de se représenter en 2024, ne constituent en réalité qu’un piège dormitif. Si telle était l’intention présidentielle, plusieurs questions ne resteraient pas jusqu’à présent sans réponses :

1. Pourquoi, contrairement à la promesse faite lors du référendum de 2016, le président Macky SALL n’a pas tiré les leçons de la douloureuse et dramatique période préélectorale de 2011 à 2012, en évitant toute controverse constitutionnelle liée à une éventuelle troisième candidature ?

Pourquoi, lorsque le débat sur la possibilité d’une troisième candidature a été soulevé par d’éminents juristes comme les Professeurs Babacar Guéye et Jacques Mariel Nzouankeu, le Président de la République et ses partisans, bien que conscients des failles contenues dans l’article 27 de la Constitution, n’ont pas définitivement mis fin à la polémique en faisant adopter par l’Assemblée Nationale, des dispositions transitoires précisant que le mandat en cours fait partie du décompte des deux mandats prévus par l’article 27 ?

Pourquoi enfin, dans leurs interventions sur cette question, les responsables et les autres juristes de la mouvance présidentielle, se bornent à donner leur interprétation de la Constitution au lieu d’affirmer clairement la volonté du chef de l’Etat de ne plus briguer un autre mandat.

En définitive, si nous avons décidé d’intervenir dans ce débat, ce n’est pas pour participer dans une querelle juridique. Mais, c’est surtout pour donner un signal d’alarme et prévenir la résurgence des dangers vécus en 2011 et en 2012 et qui peuvent encore porter atteinte à la paix sociale et mettre en péril la démocratie et la République. En effet, la stratégie perverse déroulée depuis des années et qui a abouti récemment à une large victoire électorale peut évidemment renforcer les velléités de se maintenir au pouvoir surtout que les sénégalais ont semblé banaliser depuis 2000, les multiples abjurations « wakh wakhet » de nos dirigeants.




Pourquoi agiter maintenant la question d’une troisième candidature alors que l’actuel président n’a même pas encore débuté son deuxième mandat ? En notre sens, le débat est loin d’être prématuré, au contraire ! En effet, la question n’est pas de savoir si les sénégalais accepteront ou non le moment venu une troisième candidature ; mais c’est surtout de sortir pour une fois de l’impasse de la politique politicienne avec un président qui ne pensera plus dès le début de son mandat, à vaincre ses adversaires et remporter la prochaine élection. Car il reste évident que si l’éventualité d’une troisième candidature n’est pas définitivement écartée, le prochain quinquennat sera encore miné par la mal gouvernance, l’instrumentalisation de la justice, le clientélisme, l’accaparement des médias de service public, la gabegie etc.

Comment alors mettre fin aux incertitudes ?

Pour mettre définitivement un terme au débat, le Président de la République à qui appartient seul cette prérogative, doit dès à présent, saisir le Conseil Constitutionnel pour avis sur cette question.

- Si le Conseil Constitutionnel est d’avis que l’actuel président ne peut pas se représenter pour un troisième mandat, le débat sera définitivement clos.

- Si en revanche, il est d’avis contraire, il faudra trouver au plus vite, une solution politique pour que tout le monde soit convaincu que les manœuvres politiciennes ne pourront pas remettre en cause la sacralité conférée par les sénégalais à la clause limitative des mandats à deux.

 

Ibrahima Hamidou DEME,

Président du Mouvement « Ensemble »

Vidéo- Babacar Pascal Dione félicite le président Macky Sall pour “sa brillante victoire”

Le procureur général du Qatar est-il arrivé hier à Dakar pour du tourisme ?

YERIMPOST.COM C’est la deuxième fois en cinq mois qu’il séjourne au Sénégal. Au cours de la soirée d’hier, 17 février, le jet privé transportant le procureur général du Qatar, Dr Ali Bin Fetais al Marri, a foulé le tarmac de l’aéroport de Dakar. La visite de celui-là même qui avait négocié la libération de Karim Wade, avant de l’embarquer le jour de sa sortie de prison à bord d’un avion à destination du Qatar, n’est manifestement pas touristique. D’autant qu’elle intervient à une semaine de l’échéance présidentielle cruciale du 24 février. Et après une semaine d’intenses tractations au cours de laquelle Karim Wade et une personne de confiance de Macky Sall ont échangé plusieurs coups de fil. Un compromis a donc dû être trouvé que l’hôte qatari est venu acter.

Et, pour justifier la normalisation consécutive à la conclusion du deal, Karim Wade, qui contrôle totalement son père, l’a autorisé à se rendre à Conakry. L’implication d’Alpha Condé, chef d’un Etat voisin du Sénégal, est en effet à la fois une couverture parfaite et une garantie supplémentaire des termes du deal. Et tout le monde est content… Le Qatar en profite pour faire un sort à l’exilé qu’il garde sur son sol depuis des années. Karim Wade obtient les garanties de retour à la normalité judiciaire et citoyenne. Macky Sall passe son élection sans la nuisance Wade. Alpha Condé, à la veille de la périlleuse modification de la Constitution guinéenne pour s’éterniser au pouvoir, se donne un surplus de légitimité internationale aux yeux de ses compatriotes. Il va capitaliser une médiation pour sauver (sic) le modèle démocratique sénégalais en danger !

Présidentielle: Ce communiqué d’Aly Ngouille Ndiaye pour apaiser la tension

Les évènements survenus le lundi 11 février 2019 à Tambacounda entre des militants du PUR et ceux de Benno Bokk Yaakaar ont couté la vie à deux (02) de nos concitoyens et causé plusieurs blessés actuellement pris en charge dans les structures sanitaires.
Des journalistes ont également été violentés et des voitures incendiées.
Cette situation est regrettable à ce stade de la campagne électorale et au moment où son encadrement sécuritaire dans tous les aspects a mobilisé un nombre important d’éléments des Forces de Défense et de Sécurité, engagés pour la sécurité des populations au prix parfois de leur vie.
Le Gouvernement ne saurait tolérer la violence d’où qu’elle vienne.
C’est pourquoi, aussi bien la Gendarmerie que la Police sont à pied d’œuvre pour rechercher et appréhender les responsables afin de les présenter à la justice.
D’ores et déjà, les dispositions sont prises pour renforcer la sécurité des candidats. A cet effet, des éléments de la police nationale et de la gendarmerie nationale seront mis au service de leur sécurité respective jusqu’à la fin des élections.
Au nom de l’Etat, je m’incline devant la mémoire des disparus et souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés.
J’invite aussi les populations à rester calmes et à faire confiance à nos forces de défense et de sécurité qui ne ménageront aucun effort pour garantir la poursuite normale de la campagne électorale et assurer un scrutin apaisé.

Le Ministre de l’Intérieur
Aly Ngouille NDIAYE

Les signaux sont verts pour la Coalition Idy 2019

Cette semaine, je traiterai, avec une analyse digne d’un chroniqueur, le come-back politique d’Idrissa Seck, candidat à l’élection présidentielle du 24 février 2019. A ce propos, je note d’emblée, du haut de ma petite expérience politique, que les circonstances semblent être favorables à Idrissa Seck, leader de la coalition IDY 2019.

Un de mes lecteurs assidus m’a, sous le poids de la conjoncture politique et différents commentaires, interpellé sur la nécessité de faire une analyse en tant que chroniqueur sur le cas Idrissa Seck. J’ai évité depuis lors de faire des commentaires pour mieux analyser la situation. Le commentaire se fait à chaud, il essaye de décrypter sur le moment le sens des faits et gestes des différents acteurs du jeu politique, et si d’aventure il est destiné au public des médias (presse, radio, télévision), il est toujours présenté de façon plus ou moins spectaculaire.

L’analyse, elle, exige du recul par rapport au surgissement de l’événement. Il faut que soit rassemblé un  vaste corpus de discours, qu’on puisse le mettre en perspective, que soit observé le contexte dans lequel il apparait, que lui soit appliqué tel ou tel instrument d’analyse, pour, au final, proposer des interprétations, comme autant d’explications possibles.

En clair, les raisons d’une victoire électorale sonttoujours multiples. Je voudrai apporter une explication simple pour satisfaire l’esprit, mais la complexité de la vie en société est telle, le désir de la conquête du pouvoir si puissant, les souhaits du peuple si énigmatique qu’il n’est pas possible – ni honnête- de s’en tenir à une raison unique.

Certes, la rationalité politique, en situation de conquête du pouvoir, n’est pas celle de l’observateur, du commentateur, du penseur, de l’analyste, encore moins celle du citoyen, mais tout porte à croire que Idy, avec sa grande coalition, peut faire basculer le « maquis ».

Justement, ce sont les circonstances qui façonnent le destin d’un homme en général et d’un homme politique en particulier. A y voir de près, les circonstances semblent être favorables à Idrissa Seckqui, il faut le reconnaître, ratisse large avec une coalition forte. Le rapport de force politique est établi. Les troupes sont mobilisées. La victoire est possible. Le président Macky Sall, qui croyait que s’il écarte Karim et Khalifa il passerait comme une lettre à la poste, doit aujourd’hui, au regard de la nouvelle configuration tirée des jeux d’alliances, reconsidérer son calcul.

Babacar Justin Ndiaye avait raison : « la politique tient plus à la géométrie qu’à l’arithmétique ».

Idrissa Seck, ancien patron de Macky Sall, homme politique brillant à qui on peut reprocher tout sauf d’être compétent et intellectuellement bien assis, a une expérience politique remarquable et une intelligence politique aiguë. Pas de surprise, il a appris dans la bonne école : le Parti Démocratique Sénégalais.

Avec une analyse rétrospective, l’on constate que l’électorat de Idy, candidat à l’élection présidentielle de 2007 qui avait totalisé un score de 14, 92%, avait chuté de 7,6% entre 2007 et 2012. En effet, il avait fait un score de 7,86% en 2012 au premier tour derrière Ousmane TanorDieng (11,30%), Moustapha Niasse (13,20%) et Macky Sall (26,58%).

Mais, il faut noter que de 2012 à 2019, quoique puisse être les erreurs politiques et de communication qu’aurait commises Idy (comme tous les hommes politiques d’ailleurs), la logique « tout sauf Macky »lui est totalement favorable. Le président Macky Salla créé ses propres ennemis politiques. Il a fait beaucoup d’erreurs qui lui seront sans doute fatales. Oui, la coalition Idy est la meilleure option politique que les circonstances nous offrent pour barrer la route à Macky. C’est le point de vue du chroniqueur que je suis. Idy est bien parti pour battre une campagne exceptionnelle.

C’est Patrick Charaudeau qui le dit : « une campagne électorale relève de trois ordres : structurel, circonstanciel et stratégique, chacun influant sur les autres. Un ordre structurel qui exige que soient étudiées les structures institutionnelles du pays, et particulièrement celles des partis politiques sur lesquels s’appuient les candidats ; un ordre circonstanciel qui exige que soit pris en compte l’état de l’imaginaire social d’un peuple au moment se déroule une campagne électorale, car celui-ci constitue le terreau sur lequel vont être semés les thèmes de campagne ; enfin, un ordre stratégique qui oblige à analyser les actes et paroles destinés à persuader et séduire les différents électorats ».

De mon humble avis, les trois ordres notés ci-haut, s’additionnent, se multiplient pour donner le contexte de naissance de la coalition IDY 2019 avec des leaders tels Pape Diop, Malick Gakou, HadjibouSoumaré, Amsatou Sow Sidibé, Moustapha Guirrasy, Capitaine Diéye, Khalifa Sall (c’est possible), Aida Mbodji (c’est possible)… C’est vraiment une coalition de XXXL.

En effet, l’ordre structurel relève ici des différents partis politiques qui, bloqués par le parrainage, ont décidé de porter la candidature de Idrissa Seck. L’ordre circonstanciel est saisissable à travers un rejet du candidat Macky Sall par le subconscient populaire des Sénégal : « tout sauf Macky ». L’ordre stratégique dans ce cas de figure relève du silence efficace d’Idrissa Seck dont la stratégie discursive ne fait l’ombre d’aucun doute.

J’ignore le destin des hommes puisque seul Dieu sait, mais quand on se départit de nos états d’âme pour observer froidement la conjoncture politique actuelle, l’on peut être tenté de dire que Idy peut amener Macky au second tour et l’éliminer avec une forte coalition. Car, les faits évoqués montrent à suffisance que les signaux sont verts pour la coalition IDY 2019.

 

 

El hadji Omar Massaly

Pour une présidentielle libre, transparente et apaisée !!!

À tous les Sénégalais, acteurs de la scène politique, aux hommes et femmes de bonne volonté, dés demain débutera la campagne électorale qui consacre pour notre pays une année hautement décisive sur le plan politique, du fait de l’élection présidentielle qui y sera organisé. Celle-ci constitue un des moments forts dans la vie de notre pays, car le peuple exerce sa souveraineté en choisissant, de manière libre, pacifique et responsable, son dirigeant.
Soulignons que cette élection est particulière puisque pour la première fois dans l’histoire politique de ce pays les candidats à la candidature on été soumis au filtre démocratique du parrainage.
Un tel contexte politique pourrait perturber le déroulement serein et pacifique des élections dans notre pays au vu de certains discours va t’en guerre venant principalement des recalés et soutenus par certains candidats qui ont validé leur candidatures suite au parrainage.
J’en appelle à des élections apaisées, libres et transparentes dans notre pays, ce qui garantit la paix, la stabilité et la justice. Que tous les citoyens travaillent à élire un Chef d’Etat compétent et honnête, quelle que soit ses origines ethniques et ses convictions religieuses.
Voter est un droit pour tout citoyen qui en remplit les conditions ; c’est aussi un devoir dont ce dernier a l’obligation morale de s’acquitter. D’où la nécessité de l’implication de tous les citoyens dans une élection comme il convient dans une démocratie. La recherche du pouvoir ne devrait pas faire oublier que la vraie bataille est celle du bien-être des citoyens.
J’invite tous les citoyens à ne pas se résigner et à ne pas céder aux préjugés selon lesquels les résultats sont déjà connus, mais à aller voter massivement pour doter notre pays d’un dirigeant responsable et intègre. En votant, faites preuve de tolérance en acceptant le droit à la différence d’opinion, en traitant avec bienveillance vos adversaires et en les respectant.
Le processus d’une élection libre et transparente conduit à la paix. En cas de victoire, ne cherchez aucunement à provoquer ou à humilier vos adversaires. En cas d’échec, sachez reconnaître votre défaite et félicitez le vainqueur. Telle est la loi de la démocratie. Par conséquent, la défaite ne doit pas donner lieu à des actes de violences, de pillages ou de vandalismes.
Le libre choix des candidats suppose des débats au cours desquels diverses opinions se croisent, s’affrontent, s’éclairent et parfois se complètent. Il importe par conséquent que personne ne soit ni ne se sente inquiété par le seul fait qu’il exprime ses opinions, convictions ou ses choix
Que les médias publics ou privés, en cette période électorale, contribuent à éclairer les citoyens en respectant la déontologie de la communication. Que tous fassent preuve d’esprit critique et de haute responsabilité dans l’usage des moyens de communication sociale.
Salutations Patriotiques !!!

Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

Vidéo- Cheikh Yérim Seck, même Macky Sall doit voter pour Sonko (Seydou Bocoum)

Présidentielle: Ces recalés qui vont rouler pour Macky Sall

YERIMPOST.COM Plus qu’une question d’heures pour que Aïssata Tall Sall officialise son soutien au candidat de Benno Bokk Yaakaar. Les tractations ont été fructueuses avec la mairesse de Podor et candidate recalée à l’étape du parrainage. Un « come back » dans les rangs de cette grande coalition présidentielle pour l’édile de Podor par l’entremise de Harouna Dia avec qui l’avocate entretient d’excellentes relations.

 Me Aïssata Tall Sall actée, reste maintenant à Macky Sall de ferrer Serigne Mansour Sy Djamil et Aïda Mbodj. Selon des informations distillées ça et là, les pourparlers progressent lentement mais sûrement. Si, pour le leader de Bess Dou Niakk, il est utile de consulter son directoire de parti pour décider de la démarche (réunion prévue ce jour, lundi 28 janvier), pour la présidente de l’Alliance nationale pour la démocratie And/Saxal Liguey, cette question n’est pas à l’ordre du jour. Interpellée par L’As qui révèle que des émissaires son en contact avec elle, Aïda Mbodj nie avoir été reçue par Macky Sall.

Retour de parquet pour les 3 khalifistes

YERIMPOST.COM Retour de parquet pour les trois khalifistes interpellés au lendemain du meeting avorté en l’honneur du candidat de Benno Bokk Yaakaar. Pape Konaré, Arona Sall et Elhadj Habibou Mboup sont poursuivis pour destruction de biens appartenant à une société publique, violence et voies de faits, association de malfaiteurs, vol… Au vu de toutes les charges qui pèsent sur eux, ces trois jeunes risquent de passer la présidentielle sous les verrous.







La recommandation de Serigne Mountakha Bassirou pour la paix sociale…

YERIMPOST.COM Le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, donne la recette de la paix sociale. Le saint homme de Touba a recommandé hier des récitals du Coran dans toutes les mosquées du pays lundi prochain, pour conjurer les troubles et les violences à l’occasion de la présidentielle.







IDY 2019: Plaidoyer pour une large coalition Folly Macky (Par Chérif Ben Amar Ndiaye)

L’opposition et le groupe C25 se retrouvent dorénavant au pied du mur. Et c’est au pied du mur qu’on voit mieux le mur. Le dernier obstacle à franchir. Après avoir perdu toutes les batailles légitimes contre Salamon-Macky, il ne leur reste plus qu’à gagner la guerre du 1er tour pour réussir les « 2 coups KO ».

L’histoire ne se répète pas, ou alors comme une farce. Le remake de 2012 ne doit pas se reproduire, les erreurs ne doivent pas se renouveler. Même si des actions de faufilage et de lâchage du combat unitaire se reproduisent, ce qui déshonore et disqualifient moralement ceux-là qui foulent au pied le combat des principes. Rééditer et suivre le contre-exemple de Macky abandonnant ses compagnons de lutte pour aller faire campagne en 2012, est un mauvais présage.

Il ne faut pas non plus tergiverser entre un boycott insensé et une insurrection impossible. Le peuple, la grande majorité silencieuse, rejette les défaitistes et les pyromanes. Comme en 2000 et en 2012, il a très sûrement opté pour le « Dass Fananal ». Que Macky fourbisse ses armes criminelles pour opérer un hold-up électoral, est la preuve qu’il sait pertinemment que 3 électeurs sur 5 lui ont tourné le dos.

Alors que faire ? Comme disait Lénine qui préconisait de lutter de manière organisée pour renverser la bourgeoisie.

Il faut impérativement une dynamique unitaire ou une stratégie de mise en place de pôles unitaires pour cerner « weur ndobe » et terrasser Macky le « mbeur ». Une stratégie politique comme réponse aux dictats mackiens. Rompre avec le syndrome récurrent de la « divisionite » maladie de l’opposition sénégalaise, victime de la politique du « diviser pour régner » que lui impose notre Machiavel sénégalais. Renouer absolument avec les dynamiques unitaires salutaires de 2009 (Benno Siggil Sénégal) et 2012 (Benno Bok Yakkar). Eviter de subir la division nombriliste vécue lors des législatives de 2017.

Mais comme l’histoire ne se répète que sous forme de comédie, disions-nous, le spectre illusoire de l’homme providentiel qui une fois sur le trône se transforme en Gorgui-César. Le peuple avait rêvé de « Soppi » en 2000 et de « La patrie avant le parti » en 2012, il n’a eu que « waax waheet ». Voilà pourquoi le choix de l’homme gaullien et du programme « Marshall » qu’il faudrait pour vaincre le signe indien, relève d’une conscience élevée de la mission que le peuple veut assigner à celui qui doit incarner le sens quasi-messianique de « servir et non se servir ».

Quelles sont les idées-forces et forces utopiques en présence qui ont survécu au naufrage titanesque du parrainage mackien ?

Il y a le flou dans certaines candidatures. Ne dit-on pas que quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup. Le loup de la candidature en embuscade dont les véritables desseins sont dissimulés. La candidature-piège qui est le plus souvent plantée par l’ennemi qui se dévoile une fois que le renard est pris. Et les renards sont bien remplis dans notre landerneau politique.

Il y a le spectre de l’antisystème en vogue. L’antisystème de Mélenchon, de Mattéo Salvini, de Bolsonaro ou de Trump, ont tous en commun de vouloir renverser la table en cassant les couverts et chambardant les repas. Le peuple sénégalais très demandeur d’équité, d’éthique et de bonne gouvernance, reste également très imbu de valeurs de paix, de tolérance et de générosité. Est-il prêt au changement dans la rupture radicale ? Il sait que jeunesse et sagesse s’accordent rarement ensemble et qu’il faut que jeunesse se passe et se corrige.

Outre l’antisystème, il y a son pendant réaliste: La rupture transformationnelle.

Elle est proposée par IDY 2019 et son programme 1.3.15.45 qui reste volontairement ouvert à d’autres apports fécondants. Déjà en 2017, nous affirmions avec une conviction  encore plus raffermie : « Idrissa Seck : Une candidature qui s’impose et le pari gagnant ». Nous y sommes. Les faits de la realpolitik lui donnent une place prépondérante sur l’échiquier politique de l’opposition. Nous affirmions en 2017 : « Exceptionnellement le contexte politique le place dans une situation au-dessus du lot des opposants : Il fut Ministre sous Abdou Diouf, Directeur de campagne victorieux de Wade en 2000, Ministre d’Etat-Directeur de cabinet tout puissant du Président Wade puis son Premier Ministre, Maire de Thiès, Président du conseil régional de Thiès et enfin Président du Parti Rewmi 2e parti d’opposition après le PDS. Il est en prime le plus ancien dans son positionnement d’opposant parmi ses « confrères » de l’opposition. Avec un tel palmarès et un tel parcours, nul besoin d’aller chercher ailleurs un porte-drapeau ou un porte-étendard dans l’adversité face à Macky Sall. Ce même contexte politique le place comme le « Survivor » que la grâce divine aura épargné des affres de Macky, après les éliminations politico-judiciaires de Karim Wade et de Khalifa Sall. Incontestablement il représente le meilleur pion et atout pour être à la tête d’une dynamique unitaire ». Une précognition qui ne doit rien au hasard mais au réalisme et au bon sens, malgré les controverses et contre-vérités sur son compte. Sa farouche obstination à vouloir changer le système de mal gouvernance en fait incontestablement le seul vrai candidat de rupture comme nous l’écrivions encore en 2017 : « Son opposition systématique à toutes les dérives des pouvoirs successifs et leurs déviances par rapport aux intérêts des sénégalais. D’abord avec Abdoulaye Wade pour dénoncer la gestion familiale du pouvoir et la patrimonialisation des ressources du pays. Ensuite avec Macky Sall pour les mêmes raisons en pire copie sans avoir les performances de la photocopieuse. De 2004 à2019, il aura été le « Niani bagne na » le plus farouche et l’opposant le plus résolu, renonçant aux faveurs et privilèges du pouvoir pour signifier assidûment que seule la résolution des aspirations populaires est son crédo : «Si le pouvoir que je cherche ne devrait pas profiter aux populations, que le tout puissant m’en prive » dit-il. Une affirmation qui dénote chez ce fervent musulman une hauteur d’esprit éthique inhabituel dans les milieux politiques. Tout comme ce défi lancé il y a 12 ans aux pouvoirs successifs incapables de le relever autrement que par la calomnie : « Jusqu’à l’extinction du soleil aucun centime de détourné ne pourra m’être reproché ».







Il est temps aujourd’hui de lui rendre les mérites qui lui sont dus. Déjà en 2012, pour respecter sa signature et sa parole, il avait sacrifié sa candidature pour se cantonner à la lutte contre le 3e mandat de Wade. Un sens élevé du respect des principes et de la cohérence : Comment accepter de se présenter contre quelqu’un qui n’a pas le droit de concourir ? Lors des législatives de 2017, toujours pour respecter sa parole « Gor ca wax ja » il s’était en gentleman effacé pour laisser la tête de liste à Khalifa Sall. En 2004 il avait subi la traitrise de ceux qui avaient inventé « le coup d’état rampant » pour liquider ses relations privilégiées avec Wade son mentor politique. Le sort s’est mué en sortilège pour les placer en transhumance groupée auprès  de Macky le véritable bourreau de Wade. Une main providentielle place Idy aujourd’hui en posture de fils prodige qui va laver l’affront fait à Wade. La persévérance est la force des prodiges et une qualité déterminante du succès dit-on. Idy, une véritable force tranquille qui laisse du temps au temps ! C’est son temps aujourd’hui d’être le porte-étendard de l’opposition pour qui le choix se résume entre l’aventurisme et l’expérience empreinte de maturité incarnée par IDY 2019 la véritable coalition « FOLLY MACKY ».

Chérif Ben Amar Ndiaye

cbandiaye@netcourrier.com

kaadoubitimrew.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Campagne autour du franc CFA pour la présidentielle sénégalaise du 24 février 2019

Le collectif Sortir du franc CFA va lancer une mobilisation d’envergure autour de la question  du franc CFA durant la campagne pour les élections présidentielles sénégalaises du 24 février 2019. Parce que nous sommes panafricanistes et parce que nous sommes convaincus que nos convictions pour la fin de la monnaie coloniale doivent être portées par tous sans distinction de pays ou de nationalité, nous avons décidé de nous associer avec l’ONG américaine Cameroon American Council. En effet, les Africains des pays de la zone CFA souffrent tous des mêmes maux et malheurs : la mauvaise gouvernance, des régimes autoritaires et ou fortement corrompus, des pouvoirs sclérosés coupés de leurs peuples…, et surtout le franc CFA, cette monnaie coloniale qui maintient nos pays dans la pauvreté et le sous développement depuis les indépendances dans les années 1960.

 

COMMENT ALLONS-NOUS PROCEDER ?

Nous avons pris contact avec tous les candidats à l’élection présidentielle sénégalaise pour recueillir, par écrit, leur position précise, claire et ferme sur l’avenir du franc CFA. Nous allons poser à chaque candidat une seule question sur l’avenir du franc CFA.

Après, nous lancerons notre campagne de communication et de médiatisation, pour les Sénégalais, les premiers concernés par ce vote, vers les médias et vers tous les Africains… Nous appellerons le peuple sénégalais à faire le choix de la cohérence et à voter pour le candidat qui propose la position la plus claire et responsable pour sortir du franc CFA, sans démagogie.








Cette campagne sera parrainée par le journaliste Guinéen Monsieur Lancine CAMARA[i], témoin historique des indépendances africaines et qui a côtoyé tous les grands Africains parmi lesquels Cheikh Anta DIOP, Miriam MAKEBA, Sékou TOURE, Amilcar CABRAL, NKRUMAH, SANKARA…

Par cette action, nous souhaitons faire de la question du franc CFA un thème central des élections dans les pays de la zone franc et nous pensons que le Sénégal doit montrer l’exemple sur ce point. En effet, c’est dans ce pays qu’ont débuté les mobilisations récentes pour la question du franc CFA après que l’activiste franco-togolais Kémi SEBA a brulé un billet de 5000 francs CFA en signe de dénonciation de la monnaie coloniale. A la mi-février, nous relaierons massivement les réponses ou les non réponses des candidats respectifs, à l’ensemble des médias dans les 14 pays de la zone franc CFA, et même au-delà. Nous comptons sur tous les Africains, tous les amoureux du continent africain à diffuser abondamment l’écho de cette initiative autour d’eux et sur les réseaux sociaux.







 

Nous n’avons pas d’a priori, nous n’avons pas de candidats non plus : notre faveur ira au candidat qui montrera le plus de lucidité et de probité sur cette question. Nous n’aurons peut-être pas la chance d’avoir un débat télévisé entre les candidats malgré les nombreuses demandes allant dans ce sens sur les réseaux sociaux (#SunuDebat) : notre action est donc une main tendue aux candidats afin de leur donner l’opportunité de décliner leur programme et de faire avancer le Sénégal et l’Afrique.

 

CONTACTS Presse:

  • Makhoudia DIOUF, Coordonnateur du Collectif Sortir du franc CFA (France)
  • Mme Sylvie BELLO, Cameroon American Council (USA)

[i] Monsieur Lanciné Camara est auteur du livre L’Afrique noire est bien partie, en 1973

 

M. le président Wade, appelez à voter pour Madické 2019

A Maitre Abdoulaye Wade ancien Président de la république du Sénégal

Touba le 09 Janvier 2019

Monsieur le President,

Je fais suite aux échanges que nous avons eus, il y a quelques semaines, relatifs à l’ élection présidentielle du 19 Mars prochain, pour me permettre de vous adresser, à nouveau, un message dont l’ objectif est de vous réaffirmer mon souhait de voir la candidature de mon frère, Karim Wade, validée par le conseil constitutionnel. En effet, je vous avais déjà fait comprendre, dans ma précédente correspondance, que le peuple Sénégalais, qui avait été abusé, est maintenant conscient du rôle primordial que vous pouvez encore jouer pour aider ce Pays à se mettre dans la voie du développement en tirant profit de l’ exploitation de ses richesses bradées au profit de la France par le régime actuel.

Tout le monde sait que toutes les réalisations de l’ actuel président sont des projets que vous aviez conçus, fuselés; certains réalisés en partie: c’ est le cas du MCA, rebaptisé Sénégal émergeant, qui est en train de voir le jour sur le site de Diamnadio que vous aviez vous mêmes retenu

Cela dit, dans le cas, non souhaitable, où la candidature de Karim Wade ne serait pas validée ( si elle est validée Me Madicke renonce à sa candidature), je vous saurai gré, Monsieur le président, de bien vouloir réexaminer l’ idée que j’ avais émise de vous voir soutenir votre jeune frère, votre condisciple, collaborateur et compagnon de tous les jours, Maître Madické Niang. Connaissant bien, maintenant, les sentiments profonds d’ estime et de gratitude qu’ il nourrit à l’ égard de votre famille et à vous mêmes, Je suis en mesure de dire que, si vous décidiez de soutenir une coalition, ce qui plus que probable, l’ idéal serait de choisir Madicke 2019, candidat de substitution naturel du PDS, pour diverses raisons dont je citerai:

1 – Macky SALL verrait, toujours, d’ un mauvais œil l’ accession au pouvoir de Karim de son vivant, car l’ injustice qu’ il lui a fait subir reste gravée dans les mémoires, de ce fait, une décision qui blanchisse Karim à 100% et le rende eligible et difficilement envisageable.

2 – Idrissa SECK aussi peut ne pas avoir digéré son écartement du pouvoir et ses déboires judiciaires.

3 – Sonko qui a dit à qui voulait l’ entendre qu’ il veut enterrer ce système “pourri” qui a prévalu du Président Senghor au Président Macky SALL. On l’a même entendu dire que tout ceux qui ont eu à diriger ce Pays méritent d’ être fusiller. Même s’ il a par la suite relativisé, de tels propos venant d’ un Salafiste réel ou supposé, doivent être considérer avec tout le sérieux nécessaire.

Il reste maintenant le PUR, Khalifa et votre ami et frère Madicke dont le vœux le plus cher c’est de vous traiter avec toute la considération due à votre rang et vous honorer pour tous les sacrifices que vous avez consentis pour l’ intérêt du peuple Sénégalais. Il l’ a publiquement dit lors de l’ inauguration de sa permanence à Mbacke.

J’ espère, Monsieur le Président, que vous entendrez ce cri du cœur de la part d’ une personne consciente de votre inestimable valeur qui voit en vous l’ homme providentiel, le seul capable de sauver le navire Sénégal en détresse. J’ en appelle donc à votre indulgence légendaire et à vos capacités de dépassement et de pardon pour répondre à cet appel.

Puisse Allah vous garder, en bonne santé, des décennies encore parmi nous.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’ expression de mes salutations empressés.

Serigne Fallou Fall Mbaor
Téléphone: 775130213

Un pont pour un bond en !

 

« …Et les bavardages se taisent devant le sérieux de l’histoire » !

Ce qu’il y a de sérieux dans la marche de l’histoire de notre peuple, c’est l’inauguration du pont sur la Transgambienne.  Ce qu’il y a de sérieux, dès lors, c’est la fin du supplice subi par des millions de sénégalais qui ont souffert dans leur chair la traversée. En regardant, les images du pont se défiler devant nous complétement médusés, ne pourrions-nous – en aucune manière – nous débiner  devant le sérieux de l’histoire ! On ne saurait effacer, comme par enchantement, tout le calvaire subi pour traverser ces quelques malheureux 942 mètres qui rallient Bamba Tenda à Yelli Tenda.

Combien d’heures passées dans un endroit où l’inconfort est le seul décor ?

Combien de jours pour les chauffeurs de camions qui regardaient impuissants les fruits en souffrance pourrir sur place ?

Quel impact psychologique aura laissé ne serait-ce que l’idée de vouloir voyager via la transgambienne ?

Combien étaient les sénégalais qui prenaient le pont comme un éléphant blanc ?

Pour les usagers qui connaissent ce véritable parcours du combattant en règle en ces lieux, cette inauguration restera historique ! En réactualisant les évènements qui s’étaient déroulés devant nous, verser l’inauguration du pont dans le cadre d’un fait divers, c’est insulter donc l’histoire. En rangeant dans le carcan de trivialité cet ouvrage, c’est chercher à effacer de la mémoire collective toutes ces épreuves de nerfs subies ici, des nerfs mis le plus souvent à rudes épreuves par la rigueur de l’attente. C’est dire que ce fut une véritable traversée avec en bandoulière, la croix et la bannière.

Refaire la géographie pour faire l’histoire, telle est, donc, la prouesse réussie par le Président du Sénégal. En mettant fin à cette tragédie des temps modernes sur la Transgambienne, le Président Macky Sall a, par conséquent, refait l’histoire.

Si l’histoire et la géographie sont intimement liées, tout compte fait, pour faire l’histoire, dit-on, il faut refaire la géographie. Si, par exemple, Napoléon fait l’histoire, c’est qu’il a refait la géographie de son pays en élargissant les frontières de la France. On pourrait en dire autant de la pléthore d’hommes et de femmes qui ont agi sur la géographie pour entrer dans l’histoire. C’est la géographie qui nous condamne à vivre tel climat, tel relief, à affronter tel ou tel aléa de la nature ou buter à des obstacles naturels… Les grands hommes qui entrent dans l’histoire (par la grande porte !) sont ceux qui parviennent à refaire leur géographie : par exemple en déviant des cours d’eau pour créer des fleuves ou des lacs artificiels pour vaincre la sècheresse et la faim( tel Kadhafi, par exemple !), en faisant disparaître des montagnes en faveur de l’habitat ou l’agriculture de leurs habitants ou en agrandissant les frontières de leur pays, etc. S’il en est ainsi, ceux qui entrent dans l’histoire – disons les grands hommes alors ! – sont ceux-là qui parviennent à transformer un environnement hostile en un milieu familier purgé au mieux des contraintes naturelles pour le plein épanouissement de leur peuple. Et s’il est vrai qu’on subit sa géographie, on peut tout de même refaire son histoire en agissant sur la géographie. Ce que la géographie a eu de plus hostile pour les sénégalais, c’est le fleuve Gambie dont la traversée tourmentait les usagers. En contribuant dans une très large mesure à construire un pont qui enjambe majestueusement ce fleuve, le président Sall est, par conséquent, entré à jamais dans l’histoire en réglant définitivement la fastidieuse question de la traversée.

Si les positions géographiques de la Gambie et du Sénégal font que ces 2 peuples sont condamnés à être voisins, la question de la Transgambienne rendait, par moment, leurs relations exécrables du fait des tracasseries de toutes sortes endurées en ces lieux. En témoignent les mouvements d’humeur récurrents des transporteurs conduisant à des blocus à foison. Le mérite du Président SALL, de ce point de vue, c’est donc avoir réussi à renverser l’ordre – le désordre devrais-je  dire ! – d’un voisinage hostile du fait d’un président pour qui le jeu favori était de tourmenter les sénégalais. Au pouvoir depuis 1994, Yaya Jammeh avait réussi (jusque-là !?) à rendre hypothétique la réalisation de l’ouvrage. Tel quelqu’un qui détient un pantin, il a toujours réussi à tirer les ficelles en dictant presque sa loi à tout le monde. Si le pont est réalisé enfin, c’est qu’il manquait la détermination, l’engagement et l’audace du côté sénégalais. C’est ce que Macky Sall a montré et ce qui était donné pour mythe est devenu réalité. Et pour être juste, citons également pour le magnifier Adama Barrow qui a facilité ce que Jammeh rejetait toujours. J’avais d’ailleurs écrit, à ce propos, il ya deux ans de cela une contribution parue à Sud quotidien et repris par de nombreux sites que « tant Yaya resterait au pouvoir, il n y’aurait pas de pont ». Je rêvais ne pas avoir raison, mais l’histoire me donnera raison, malheureusement !

On aura beau parler de l’apport de la BAD, de l’implication de la CEDEAO, de tout ce qu’on voudra, mais on ne saurait occulter l’engagement et la ferme détermination du Président qui en a fait un cheval de bataille de premier ordre et sa volonté politique a fait le reste. Tous ces organismes existaient depuis des décennies, mais il n’y a pas eu de pont. C’est dire qu’il manquait une pièce pour réaliser le puzzle du pont: Macky Sall.

Tous mobiles qui font que le Président du Sénégal est entré dans l’histoire en réglant, à jamais, un lancinant problème que nous imposait notre géographie.

Désormais, la psychose de la traversée a volé en éclats et au plan économique les énormes potentialités de la partie sud du pays peuvent être écoulées dans le reste du pays sans coup férir. Sous ce rapport, avec ce pont « qui surplombe le fleuve d’une enjambée gigantesque », c’est un grand bond en avant pour l’économie du pays et pour la Casamance.

Ibrahima Diakhaté Makama

makamadiakhate@gmail.com

Manifeste de militants P.I.T. pour le changement

Nous militants du Parti de l’indépendance et du travail du Sénégal (PIT-Sénégal), de la gauche et démocrates sénégalais de tous bords, impliqués dans les luttes socio-économiques, civiles et politiques, après avoir examiné ensemble la situation qui prévaut dans le pays, caractérisée :
– Au plan politique, par un recul sans précédent de l’État de droit, la mise sous tutelle par le président de la République de toutes les institutions, le démantèlement de tous les contre- pouvoirs, la démission de l’institution judiciaire ;
– Au plan social, par le refus de satisfaire les légitimes revendications des travailleurs et par des politiques sociales clientélistes, mal élaborées et insuffisamment financées (Couverture maladie universelle)
– Au plan des valeurs éthiques, par la dévalorisation de la parole publique à travers les nombreux mensonges du chef de l’État, par le non-respect par l’État de ses propres engagements, et par le sentiment largement partagé par les Sénégalais de la perpétuation du parti-État caractérisé par l’impunité des membres de l’APR, des transhumants ainsi que des soutiens de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar ;
– Au plan économique, par le bradage des intérêts stratégiques du pays à des puissances étrangères ; par l’endettement inconsidéré pour des projets de prestiges et au mépris du bon sens le plus élémentaire des priorités en matière d’éducation et de santé publiques et de développement territorial et sans impact réel sur la structure économique du pays ; de croissance sans développement;
Considérant l’impérieuse nécessité d’unir nos forces pour remédier à cette situation :
– Demandons au peuple sénégalais à l’occasion de la présidentielle du 24 février 2019, de disqualifier le candidat de la démission nationale, du recul démocratique : Macky Sall ;
– Appelons, les forces vives du pays à unir leurs forces, à apporter leur soutien au candidat qui dans son programme :
☛ intègre les pertinentes conclusions des Assises nationales,
☛ rompt avec les politiques macroéconomiques de croissance sans développement,
☛ prône une réelle indépendance nationale par rapport aux puissances impérialistes
☛ et enfin travaille à une intégration culturelle, sociale et économique sous-régionale et africaine qui soit favorable aux peuples.
POUR UNE ALTERNATIVE CITOYENNE ET DEMOCRATIQUE AU SENEGAL !
EN FINIR AVEC CE REGIME DE PREDATION ET DE RECUL DEMOCRATIQUE !
Au nom d’un groupe de camarades,
1- Dr Félix ATCHADE, Membre de la Coordination PIT-SENEGAL de France
2- Dr Sette DIOP, Membre de la Coordination PIT-SENEGAL de France
3- Dr Mohamed Lamine LY, Membre du Comité Central du PIT-SENEGAL
Voir notre diagnostic et nos esquisses de propositions sous le lien suivant: https://galsenspring.com/2019/01/18/du-diagnostic-aux-esquisses-de-propositions/
Dakar, le 18 Janvier 2019

C25: coordination restreinte pour mieux faire face à Macky Sall

YERIMPOST.COM Le Collectif des 25 (C25) veut se structurer. Ces candidats à la présidentielle ont désigné une coordination restreinte. Malick Gackou a été nommé coordonnateur, son premier adjoint est Boubacar Camara et le second, Makhtar Sourang qui, jusque là, était seul aux commandes.







Dernière minute: 5 candidats retenus provisoirement pour la présidentielle

YERIMPOST.COM La nouvelle vient de tomber. Le Conseil constitutionnel retient provisoirement cinq (5) candidats pour la présidentielle de février prochain. Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Madické Niang ont été retenus. La surprise vient de l’invalidation des candidats Khalifa Ababacar Sall et Karim Wade qui ont été recalés après avoir réussi à passer l’étape du parrainage.








Conseil constitutionnel: J-1 pour la publication de la liste provisoire des candidats

YERIMPOST.COM Ce dimanche 13 janvier, le Conseil constitutionnel va publier la liste provisoire des candidats retenus pour la présidentielle, en attendant le 20 janvier prochain où la publication définitive est attendue. Chez les prétendants au fauteuil présidentiel, on entend les mouches voler, tout le monde retient son souffle. La pression monte d’un cran du côté des deux principaux challengers de Macky Sall. Karim Meïssa Wade et Khalifa Ababacar Sall, dont les candidatures sont sujettes à controverse du fait de leurs démêlés avec la justice, seront enfin édifiés sur leur sort.







Immatriculer et codifier pour une réelle réforme foncière

La reforme foncière a de réels adversaires.

Et la position qu’ils occupent dans l’appareil d’Etat ne lui augure aucun avenir prometteur.

Pourtant la reforme foncière demeure la voie royale pour une transformation réelle des conditions matérielles, sociales et culturelles d’existence du monde rural.

La loi relative au domaine national a fini de démontrer qu’elle est la voie ouverte à l’accaparement à grande échelle des terres au détriment des exploitations familiales sur lesquelles repose depuis des millénaires notre pratique agricole.

Pourtant la reforme foncière ne tient qu’en deux mots : Immatriculer et Codifier.

Immatriculer, non au nom de particuliers – groupes ou familles – mais à celui des collectivités territoriales que sont les Communes telles que définies par la loi. La propriété terrienne reviendrait ainsi aux paysans exploitants par le biais des institutions animées par ceux qu’ils auront démocratiquement élus. Ce qui contribuerait à la disparition des relations heurtées auxquelles nous a habitués le domaine national et donnerait leur véritable sens aux dispositions des alinéas un et trois de l’article 25-1 de la Constitution qui stipulent que :

  • « Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont pour l’amélioration de ses conditions de vie. » (alinéa 1)
  • « l’Etat et les collectivités territoriales ont l’obligation de veiller à la préservation du patrimoine foncier » (alinéa 3)

Codifier, ensuite, pour baliser la voie d’une gestion rigoureuse des terres enfin immatriculées et confiées à l’administration des Communes.

Il se traduira par l’adoption d’un Code général du domaine privé immobilier des Communes à l’instar du Code du domaine de l’Etat. Code qui permettra d’en définir la composition, la constitution, les modes de gestion et d’administration ainsi que les modalités de leur mise en œuvre. Enfin une gestion formelle et transparente à la place de celle informelle du domaine national, source de tous les conflits et litiges fonciers qui ne cessent de hanter la tranquillité des paysans cultivateurs qui constituent plus de 65% de la population.

Réaliser la reforme foncière en immatriculant les terres du domaine national au nom des Communes et en codifiant leur administration, telle nous semble être la solution à la problématique foncière de notre pays.

A ceux qui brandissent l’argument de l’incapacité des paysans à pouvoir gérer leur propriété en bon père de famille avec le risque de les voir brader leurs terres et devenir par la suite des ouvriers agricoles, il faut opposer l’argument que ce risque n’existe qu’avec la loi relative au domaine national, cette loi qui date de 1964 donc de plus d’un demi siècle, alors que de profonds changements sont intervenus entre temps. La gestion informelle des terres qui la caractérise est la source permanente de la vente illégale ainsi que de leur accaparement à grande échelle.

Des transformations majeures sont intervenues dans la campagne depuis 1964.

Le monde paysan d’aujourd’hui n’est plus celui de juin 1964. Et il faut parcourir la campagne pour s’en rendre compte.

Les établissements scolaires de l’élémentaire et du secondaire y ont poussé comme des champignons, les associations sportives et culturelles (ASC) des jeunes continuent de s’y multiplier avec les terrains de football de fortune qui les accompagnent. Les fils des paysans sont aujourd’hui dans les campus universitaires et décrochent des diplômes d’études des niveaux les plus élevés.

Tout ce nouveau monde ne demande qu’à être mis dans de bonnes conditions d’activités professionnelles rémunératrices pouvant leur permettre de se fixer dans leur milieu d’origine et de le moderniser. Ces paysans de la nouvelle génération seront bien en mesure de gérer et de faire fructifier leurs terres au lieu de les vendre. Ils se comporteront en véritables propriétaires dignes de ce nom et n’auront d’autre préoccupation que l’embellissement de leur cadre de vie et de travail.

C’est cette conviction qui fonde notre militantisme en faveur de l’accès à la propriété terrienne de nos paysans qui continuent d’être les principales victimes des effets néfastes de l’application de la loi relative au domaine national.

Et cela depuis plus d’un demi-siècle.

Il urge de procéder à une veritable reforme foncière pour régler définitivement les graves problèmes qui s’accumulent en milieu rural. La reforme foncière ne peut ni ne doit plus attendre. Elle repose sur l’immatriculation de toutes les terres et la codification claire et précise de leur gestion.

La propriété terrienne aux paysans devrait en être l’objectif majeur pour enfin mettre un terme définitif aux relations toujours heurtées qui sévissent dans l’espace rural. C’est la voie royale qui mènera à une modernisation apaisée de cet espace.

La paysannerie sénégalaise s’est profondément transformée. Nous avons de nouveaux paysans capables de se comporter en véritables agriculteurs modernes.

Comme le confirme si bien cette révélation du tapage médiatique de la DER faisant cas d’un financement de 25 millions offert à titre posthume à l’étudiant Fallou Sène, originaire de PATAR dans la région de Diourbel pour la réalisation de son projet de pisciculture.

Combien sont-ils aujourd’hui, les fils de paysans qui, comme feu Fallou Sène, sont capables de concevoir des projets et de les mettre en œuvre. Ne constituent-ils pas aujourd’hui le fer de lance de la nouvelle agriculture qui est la base fondamentale de tous les progrès qui concourent à l’avènement d’un Sénégal nouveau ? En cela, ne méritent-ils pas une reforme foncière veritable devant leur garantir l’accès à la propriété réelle de la terre, un facteur irremplaçable dans la conduite de leurs travaux d’agricultures modernes ; une garantie sure de la sauvegarde de leurs terres aujourd’hui exposés à la boulimie insatiable d’accapareurs aussi bien nationaux qu’étrangers?

Plus la reforme foncière retarde, plus nos paysans sont lésés et plus les accapareurs auront la part belle.

 

Dakar le 10 Janvier 2019

 

 

 Alla KANE

Inspecteur des Impôts et

  Domaines à  la retraite

 

Après les CAF Awards, alerte pour l’équipe nationale de football du Sénégal

Actualité oblige. Les rideaux sont tombés sur la cérémonie des CAF AWARDS organisée à grands frais par le Sénégal avec en arrière-pensée inavouée, la consécration en terre sénégalaise d’un lauréat comme entraineur de l’année ou comme joueur de l’année.

Au final « Gros cul devant comme derrière » DARA, Rien ; Touss…

Sur ce coup, il faut oser le dire, la  Caf a infligé à notre pays un véritable CAMOUFLET. En effet, même si en valeur footballistique pure, il n’y a pas photo entre SALAH et Mané. Sans chauvinisme aucun, l’Egyptien écrase le Sénégalais sous toutes les coutures.  Tout de même, l’élégance  diplomatique et la légendaire courtoisie africaine auraient dû inciter la CAF, à nous «offrir» le ballon d’or africain pour cette année en récompense aux efforts financiers énormes consentis par le Gouvernement du Sénégal pour permettre à cette fête africaine de se tenir. Cela n’aurait choqué personne qu’on donnât le ballon d’or à Sadio Mané pour cette fois pour son talent réel et aussi par égard pour le peuple sénégalais et son gouvernement . On l’a vu sous d’autres cieux et en d’autres occasions . Alors pourquoi pas au Sénégal ? C’est frustrant tout de même. La CAF n’oserait jamais, je dis bien jamais, organisé une telle cérémonie dans certains pays africains bien connus sans couronner un fils de ces pays qui serait nominé à un trophée. JAMAIS . Mais on dirait que c’est le lot du Sénégal d’être régulièrement « giflé » dans ses entreprises à dimension africaine. Après la Couleuvre de l’UEMOA que nous fait avaler le Niger, le  Boa de la Commission de l’Union Africaine que le Tchad nous a fait ingurgiter avec la trahison de nos «amis» de la CEDEAO, voici que nous avalons la vipère qui nous a été servie par la CAF. Çà commence à faire beaucoup. Finalement le coup de Maître mijoté par le gouvernement qui aurait voulu bien rebondir sur l’événement pour en tirer un bénéfice politique  aura tourné en eau de boudin avec cette déconvenue monstrueuse de la CAF. La pilule est amère, très amère.

Maintenant, la messe est dite, Salah est ballon d’or et l’Egypte va abriter la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Bien.

Nous sommes donc à quelques six mois de la prochaine CAN. si Dieu nous prête vie.

Et il est bon de sonner l’ALERTE et mettre à profit cette période pour revisiter toutes les campagnes africaines déjà vécues et les analyser froidement pour en tirer toutes les bonnes leçons afin de réussir enfin une campagne victorieuse.

 

Dans cet exercice, il est intéressant de rappeler les deux assertions suivantes :

« Le problème de l’équipe du Sénégal, c’est l’entraineur » prononcée par l’entraineur de Madagascar qui a réussi la gageure de qualifier cette équipe pour la première fois de son histoire, à une phase finale de la CAN .

Ensuite « Avec Aliou Cissé, cette équipe ne gagnera rien » prononcée avec dépit par ElHadj DIOUF qui, n’en déplaise à ses contempteurs, est encore et toujours le SEUL sénégalais ballon d’or africain et doublement sacré dans des pays autres que le Sénégal .

Deux assertions données par deux voix autorisées dans le monde du football africain et à qui on peut dénier tout ce qu’on veut sauf qu’ils ne savent rien de ce qu’ils parlent.

Pour ma part, je rappelle que j’avais écrit à  la fin de la CAN 2017 au Gabon, un post que je me fais le plaisir de partager à nouveau avec vous. Le voici dans son intégralité.

 

CAN 2017 : POST SCRIPTUM

 

La Coupe d’Afrique des Nations de Football édition 2017 (CAN) s’est donc achevée. Le Cameroun a gagné . Les autres, tous les autres ont participé et bien participé . BRAVO à tous et surtout au Gabon, pays organisateur qui a su relever le défi de l’organisation malgré toutes les appréhensions légitimes de beaucoup de monde.

 

Quid du Sénégal ? A l’inverse de tous ceux qui estiment que Nos LIONS ont fait une CAN acceptable pour ne pas dire honorable et au risque de déplaire à beaucoup, je m’inscris en faux contre cette attitude. Et je dis clairement qu’ « on a échoué » .

Pour la première fois  que toutes (je dis bien TOUTES)  les conditions étaient réunies pour GAGNER , ON A ECHOUE… il faut avoir le courage et l’honnêteté de le reconnaître plutôt que de devoir, après pareille campagne, trouver des motifs léonins de satisfaction virtuelle pour ne pas  oser accepter l’ECHEC et en déterminer les raisons pour SANCTIONNER les fautifs.

OUI !! pour une fois que l’Etat qui était très souvent le maillon défaillant de la chaîne a joué à la perfection toute sa partition  ( primes, transport, hébergement, 12ème Gaindé etc…) et que l’Equipe nationale était l’épouvantail de cette CAN tellement elle présentait tous les aspects d’une Armada dévastatrice à qui rien ne devrait pouvoir résister , Voilà que nous rentrons à la maison, gros cul devant comme derrière et ….avec çà « Fier comme Artaban » d’avoir réussi une bonne campagne. NON, NON, MILLE FOIS NON .

On a échoué et il faut le reconnaître, le dire et chercher à situer les causes et surtout SANCTIONNER…

Il me souvient que dans les années 70 , le Hafia Club de Conakry a régné en maître sur les stades d’Afrique parce que Feu Le Président Ahmed Sékou TOURE leur mettait la pression et n’hésitait pas à les mettre en prison après toute campagne désastreuse. Le Tout Puissant Engleberg de Lumumbashi et actuel Mazembé a eu aussi sa part de « corrections » de Feu Mobutu Sesé Seko KUKU Wendu Wasa BANGA lors de certaines défaites mémorables avant de comprendre qu’il faut TOUT FAIRE pour GAGNER .  J’entends déjà des voix Soft imbues de leur « sensibilité » normative de salon , s’élever contre de telles pratiques qui certes, peuvent paraître  excessives mais qui n’en demeurent pas moins des formes efficaces de sanction.

C’est dire simplement que tant qu’on n’apprendra pas à sanctionner aussi bien positivement que négativement dans notre pays, on n’enregistrera aucune victoire majeure sur le théâtre des opérations aussi bien sportives que politiques.

Ne suivez pas mon regard…

La complaisance, le Masla , la Soutoura et autres attitudes fatalistes sont des « opiums » que nous aimons prendre pour ne pas situer les responsabilités et prendre des sanctions radicales pour Changer et surtout… AVANCER.

 

Pour cette CAN 2017 qui était vraiment LA NOTRE …Il fallait vraiment (comme nous) être au Gabon pour se rendre compte du gâchis sénégalais. Dans les marchés, les grands places, les agoras , partout, dis- je,… tout le monde s’accordait à dire que cette CAN là est celle du Sénégal tellement l’équipe respirait la force, la puissance, la technique et tout et tout et tout . On faisait PEUR !!! Et …catastrophe, on rentre bredouille et certains et non des moindres osent nous dire que « çà va, çà va aller… » Non çà n’ira jamais tant qu’on continue devant nos échecs récurrents à regarder notre petit doigt . Ndoffène FALL l’a dit dans un journal « il faut situer les responsabilités et oser  SANCTIONNER .. »

 

Qu’est ce qui n’a pas marché ? Certes, le football est une science inexacte pour parler comme l’autre mais il n’en demeure pas moins que de plus en plus le football tend à devenir une science presque exacte. L’ère des génies semble dépassée le football devient de plus en plus « Normé » . On parle maintenant de nombre de buts, de passes décisives, de duels gagnés et perdus , de tacles réussis, de distance parcourue etc .. Toutes choses qui ont fini de faire du football, un SPORT de force, d’endurance et de vélocité avec de temps à autre des éclairs de génie pour justement « éclairer » le jeu. Fabregas s’en est plaint récemment.

 

A cette CAN 20117, on avait une superbe équipe, de très bons  joueurs , des supporters formidables ,il manquait quoi ? Pour parler comme les gabonais. La réponse coule de source : UN ENTRAINEUR ,UN BON ENTRAINEUR capable de composer une équipe en fonction du jeu (le football) des enjeux (la compétition) et des phases de jeux (les rencontres) . Oui, il nous a véritablement manqué un COACH qui sait lire UN MATCH pour trouver «  Solutions » aux problèmes posés par l’adversaire.

Passe encore pour les matchs de poule où nous avons gagné plus par la peur des autres que par notre football propre : le match contre le Cameroun a été le véritable révélateur des LIMITES tactiques et techniques du sélectionneur . Etre sélectionneur c’est –entre autres- savoir lire un match et composer son équipe en fonction de l’adversaire.  Il est affligeant de constater que le sieur CISSE –imbu de sa nomination/élection qu’il porte en bandoulière, s‘est complu dans un schéma tactique incohérent ou plutôt connu de lui seul pour jouer le Cameroun.  Certes, on ne refait pas le match et  nous sommes 14 millions d’entraîneurs comme le dit le PR .

Mais il y’a des choses pour lesquelles on n’a nullement besoin d’être un spécialiste pour savoir qu’elles sont inopérantes. Sur ce chapitre, tout le monde a constaté et décrié avec la dernière énergie la présence systématique et improductive d’un Mame Biram DIOUF –un défenseur maintenant – à la pointe de l’attaque sénégalaise, en lieu et place d’autres attaquants de métier et plus en jambes (Famara Diedhiou, Moussa Sow et Konate) .

 

Ensuite, dès après les 2ème matchs des poules, l’entraineur du Cameroun interrogé par la TV gabonaise avouait toute sa crainte de devoir affronter le Sénégal et ne souhaitait pas du tout nous rencontrer sauf en finale  où tout peut être possible. Après les matchs de poule et le sort ayant mis le Sénégal sur sa route, il (BROOS) déclarait que lui, avec un jeune  effectif  et la défection de plusieurs ténors, il est déjà tout heureux d’avoir atteint les quarts de finale.

Pour le match contre le Sénégal, il disait ne pas se faire beaucoup d’illusion. Mais qu’il va jouer sa chance en faisant tout pour empêcher le Sénégal de jouer et  surtout de marquer. Aliou CISSE ne peut pas dire qu’ii ne l’a pas entendu. Et il aligne face à ces monstres physiques, des joueurs de poche (Gana Gueye, Sané, Diao Keita, Ismaila SARR) alors qu’on avait sur le banc, des bons répondants au jeu très  limite des camerounais,  genre Cheikh NDOYE, Pape Kouli DIOP , Moussa SOW ;Famara Diedhiou…Résultat des courses,  les Camerounais avec une équipe de gladiateurs au jeu très physique ont épuisé et dégouté les sénégalais pour les terrasser aux pénalties.  Constat clair et limpide, BROOS a dévoilé toutes les limites de CISSE, incapable de trouver parade au jeu des camerounais .

 

Comme quoi, entre un COACH (BROOS) et un COCHE (CISSE) il n’y a pas photo.

 

C’est à se demander s’il avait des collaborateurs /conseillers  dans son staff. ?.

Si les conseillers sont là, soit,  ils n’ont pas bien joué leur rôle ce qui serait une faute de leur part …. A sanctionner.  Soit alors,  ils ne sont pas écoutés  par Coche CISSE. Dans ce cas, un ferme rappel à l’ordre s’impose pour lui faire comprendre qu’il se doit de prendre en compte les avis des uns et des autres car il est à la tête d’une équipe (staff).

 

Et le comble c’est que malgré tout, il ose affirmer droit dans ses bottes que « si c’était à refaire, il referait la même chose » . Mais enfin, quand est ce que ce Monsieur va-t-il comprendre qu’il ne peut pas avoir raison contre tout le monde ? Et qu’il se doit de cultiver l’humilité et surtout d’accepter de CHANGER quand tout le monde s’accorde à dire que « çà ne va pas ». Etre scotché dans des convictions surannées n’a jamais été une attitude responsable. Ne dit-on pas « que seuls les imb…ne changent pas d’avis ».

D’autant plus que lui, il a encore beaucoup à apprendre et à prouver pour prétendre être un COACH véritable. Pour l’heure il n’y a que la FSF (Fédération sénégalaise de Football) qui lui a donné une opportunité de gérer une équipe de football,  plus par reconnaissance  pour services rendus que par conviction véritable en son expertise. Avec son pedigree actuel, Je le mets au défi de pouvoir trouver un autre employeur vite fait s’il lui arrivait d’être viré de l’équipe Nationale. Ce que je ne lui souhaite pas du tout, encore faut-il qu’il accepte et « positivise » les critiques  plutôt que de dire avec grandiloquence : « les critiques ne me touchent pas ».

 

Par ailleurs, le rappel à l’ordre devrait être activé pour qu’il enlève aussi ses rastas vieillots qui le font ressembler à un artiste godillot. Avoir des Rastas à vingt ans çà passe mais les conserver au-delà de 35 ans çà devient ringard .  A moins d’être un Raye Fall ou un Rastafarian.

Un sélectionneur National c’est pratiquement «un Ministre » de la République ou tout au moins un Haut Représentant de la Nation. A ce titre, il se doit d’être présentable. Le monde appartient à ceux qui sont corrects jusque dans leur apparence. Voyez les sélectionneurs et entraineurs des équipes qui se respectent, ce sont des  personnes correctes jusque dans leur mise. Il est le seul – du moins à ma connaissance – à porter des rastas hirsutes qui le font  ressembler à un guignol. Il doit se coiffer et bien se coiffer. La FSF doit lui exiger cela par décence et par respect pour le peuple sénégalais.

Fin du post..

 

Les mêmes remarques sur Aliou CISSE demeurent encore et sont corroborées par les deux assertions de El Hadj DIOUF et de l’entraineur malgache citées supra. La coupe du Monde 2018 de Russie avec notre bilan désastreux est venue illustrer encore toutes les limites de CISSE.

Et ce n’est pas le fait d’avoir été nominé pour le trophée du meilleur entraineur africain de l’année 2018 par la Caf qui nous fera changer d’avis à son endroit. Cette nomination de meilleur entraîneur de l’année d’ailleurs a tout l’air d’un leurre pour mieux faire passer la pilule de l’affront réservé au Sénégal pour cette CAF AWARDS.

Il urge donc de sonner l’ALERTE pour BIEN passer au crible tous les aspects de notre équipe nationale de football notamment sur le plan de l’encadrement technique afin d’espérer enfin gagner le GRAAL de la Can de football en 2019. Toute autre attitude nous apporterait les mêmes déconvenues déjà vécues en 2017.

Que DIEU fasse que mes ALERTES s’avèrent FAUSSES pour un SENEGAL triomphant en 2019 . AMINE…AMINE…AMINE…

DIEU nous garde et garde le Sénégal .

 

 

 

 

Dakar le  9/01/2019

 

 

Guimba  KONATE

DAKAR

guimba.konate@gmail.com

Aliou Sall: « Même si Malick Gackou était à Koulikoro, j’aurais marché pour le trouver et l’inviter à nous rejoindre! »

Recalé à l’étape du parrainage en attendant la décision définitive du Conseil constitutionnel, Malick Gackou a été solennellement invité à rejoindre le camp de Macky Sall. C’est Aliou Sall, maire de Guédiawaye et frère du président sortant qui se charge de convaincre le président du Grand Parti. « J’aurai tout faux de dire que je ne me réjouis pas de l’invalidation de la candidature de Malick Gackou qui a une dimension nationale et à qui, on ne saurait faire le reproche de ne pas être un patriote émérite. Pour l’intérêt supérieur de Guédiawayeoù il m’aurait causé beaucoup de problèmes et du Sénégal, je l’invite à rejoindre la mouvance présidentielle. Même s’il était à Koulikoro, j’aurais marché pour le trouver et lui parler… » s’est exprimé le non moins président de la Caisse de dépôts et de consignations (CDC).







1 milliard de Serigne Cheikh Saliou pour l’université de Touba: l’entourage du Khalife dément

YERIMPOST.COM L’information placardée dans certains journaux ce lundi 7 janvier, et selon la quelle Serigne Cheikh Saliou Mbacké a contribué à hauteur de 1 milliard à la construction de l’université de Touba, est totalement fausse. Ce ne sont pas nos dires, mais ceux du dieuwrigne du khalife général des mourides. Serigne Abdou Latif Mbacké, qui s’est fendu d’un communiqué dans la soirée, fait remarquer que l’information a mis l’entourage de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké dans tous ses états. « Tout cela vient des dérives des réseaux sociaux… Tout le monde sait que Serigne Cheikh Saliou peut donner mille milliards au khalife parce qu’il est toujours au service de Cheikhoul Khadim. Ainsi, ce n’est pas la peine que certains se précipitent pour raconter des contrevérités », a-t-il tonné;

Le «patriotisme alimentaire» d’Ousmane Sonko, un espoir pour l’agriculture sénégalaise

Le Sénégal dispose de 3,8 millions d’ha de terres cultivables, avec des ressources en eau de surface (Fleuves Sénégal, Gambie, Casamance, le kayanga et le lac de Guiers), des ressources en eau souterraine abondante et d’une saison pluvieuse de 3 à 4 mois dans l’ensemble du pays.

La vallée du fleuve Sénégal au Nord et l’Anambé au Sud disposent de fortes potentialités en terres aménageables pour l’agriculture irriguée (Riz, Tomate, Patate douce, oignon…Etc.), et les Niayes avec un climat très favorable à l’horticulture.

Mais, l’agriculture sénégalaise peine toujours à se déployer à hauteur de ses immenses potentiels alors que nos produits sont désirés par le monde entier (exemple la Mangue Kent).







Ce paradoxe invraisemblable trouve son origine dans notre pays lui-même qui tend la course au marché extérieur… Alors que le consommateur reste à tort, persuadé d’une inflation continue sur ses achats alimentaires et d’un changement de ses habitudes alimentaires.

Candidat à la prochaine élection présidentielle du 24 Février 2019, Ousmane Sonko défend un programme agricole axé sur la renationalisation de la politique agricole.

Dans son souhait, Ousmane Sonko veut :

– Appliquer le « patriotisme Alimentaire » pour soutenir immédiatement nos paysans, en débutant avec la commande publique (État et collectivités) ;

– sauver et soutenir le modèle sénégalais des exploitations familiales ;

– Développer tous les circuits de la chaine de valeur (de la production à la consommation) ;

– Règlementer l’importation des produits agricoles ;

– Augmenter les industries de transformation agro-alimentaire dans les pôles ;

– Imposer un métabolisme territorial des produits agricoles ;

– Défendre la qualité : afin de lutter contre la concurrence déloyale ;

– Promouvoir les exportations agricoles, en soutenant les labels de qualité.

Ce « patriotisme alimentaire » que veut Sonko n’est pas celui d’un Sénégal rigide et replié sur lui-même, loin de là ! Mais au contraire le moyen de déployer, dans le monde entier, la « marque Made in Sénégal» et les dimensions de sécurité et de qualité alimentaires qui lui sont attachées.

Dans ses propos à Kaffrine lors d’un meeting, il charge le gouvernement notamment sur l’appel fait aux chinois et aux turcs. «Je suis peiné quand je vois le président Macky Sall supplier les chinois ou les Turcs de venir acheter notre arachide. Le Sénégal n’aurait pas dû exporter l’arachide brute. Macky Sall et son gouvernement auraient dû nous doter de capacités qu’il faut, parce que l’huile d’arachide, contrairement à ce qu’ils veulent nous faire croire, est l’une des huiles les plus demandées dans le monde. Car, tout simplement étant l’une des rares à être homologuée à côté de l’huile de tournesol pour les longues cuissons et autres fritures».

Ainsi donc, «Au lieu de privatiser nos terres en les donnant à des multinationales étrangères, on aurait pu avoir, avec de petites et moyennes exploitations bien équipées et diversifiées, une bonne politique pour faciliter l’accès à l’eau», renchérit Ousmane Sonko, convaincu que «nous devons aller vers l’agriculture irriguée qui, il faut le rappeler, n’est seulement qu’à 2% au Sénégal, alors que les normes au niveau mondial sont à 20%».

Le candidat envisage d’accompagner les agriculteurs, qu’ils soient formés aux techniques des cultures. Mais aussi qu’ils soient suffisamment outillés, en tracteur et en semences certifiées, pour que les agriculteurs puissent vivre de leur agriculture et non pas des aides.

Thierno Ngamb

Thiernongamb18safar@yahoo.fr







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Cordialement
Mr Thierno NGAMB

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