Blog de Cheikh Yerim Seck

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Présidentielle 2019

Présidentielle 2019: Macky Sall, seul artisan de sa propre victoire

Depuis la proclamation définitive des résultats de l’élection présidentielle du 24 février dernier, des responsables politiques de la mouvance se relaie dans la presse chacun pour tirer la couverture de son côté et ainsi réclamer la paternité de la victoire de Macky SALL au premier tour. Certains poussent le bouchon plus loin en déclarant que si ce n’était eux le candidat de Benno serait au second tour.
Que nenni !
Le candidat marron beige a réussi à se faire réélire à travers une stratégie qu’il a lui-même tracé et mis en œuvre tout seul. C’est au sortir du référendum de 2016 qu’il a compris que la tâche risque d’être ardue en 2019 si lui-même ne prend pas les choses en main. Il a fait une analyse froide de la situation et une lecture fine de la cartographie de toute sa force politique à travers le pays. Lors de la révision portant sur les listes électorales qui ont suivi le référendum il a
enjoint à travers un communiqué ses partisans à inscrire le maximum de militants au moment où l’opposition était occupée ailleurs. A la fin de cette étape il a lui-même fait l’évaluation avant de convoquer les responsables par département pour faire lecture des conclusions de l’analyse par lui faite. Cap sur les législatives ! Deuxième coup d’essai afin de savoir où en était sa force politique. Rebelote ! Il refait les mêmes analyses avant de se rendre compte que le saut est presque réussi mais dépasse pas les 50%. Les responsables sont convoqués à nouveau au palais. Cette fois le candidat à sa propre succession hausse le ton et donne ses dernières directives en direction de la révision qui suit. Les responsables s’y mettent et le fichier enregistre cette fois une hausse assez remarquable avec l’inscription de militants marron beiges. Le candidat ne lâche rien sur ce que la loi lui offre. Il maintient le Ministre de l’intérieur comme responsable et organisateur des élections : ce n’est pas un crime et c’est légal ! L’opposition vocifère et perd des forces dans sa lutte pour le départ de Aly Ngouye Ndiaye.  Arrive le moment du parrainage qui est devenu légal, la loi étant votée à l’Assemblée. Le candidat affine sa stratégie et va au-delà des 1,8% requis. Sur le terrain l’opposition n’arrive plus à trouver de parrains. Benno Bokk Yakaar a fini de rafler la mise. A part quelques candidats bien organisés, 4 au total, tout le reste se casse les dents avant de retourner se ranger derrière un de ces quatre. Le jeu est devenu clair. Les candidats en face sont bien identifiés et il est dès lors plus facile de les contrôler et au demeurant étouffer leur envol. Le candidat Macky Sall sait maintenant que Thiès est perdu d’avance surtout avec le vote des 18-24 ans et des 30-40 ans. Dans cette ville il sait bien que parmi ses responsables personne n’a l’étoffe pour concurrencer Idrissa Seck. Le seul qui pouvait le faire, en l’occurrence Augustin Tine, n’est pas très politique, est trop
correct pour un politicien et est constamment dans son village à Fandène laissant la ville aux jeunes loups aux dents longues. Pour réduire les écarts Monsieur SALL sort une note à l’endroit de ses responsables pour leur intimer l’ordre de privilégier le porte à porte. Il coupe ainsi l’herbe sous les pieds à tous ceux qui sont adeptes du saupoudrage en période de campagne: la clef de la victoire est ainsi trouvée. A Dakar, il confie la mise en œuvre de sa stratégie à sa dame Madame Marieme Faye SALL dont il est sûr de la loyauté et de l’engagement. Il est aussi sûr qu’avec elle il peut à tout moment apporter les correctifs nécessaires. Madame la Première Dame avait aussi l’atout de pouvoir fédérer toutes les forces sans qu’une seule tête ne déborde.  Plus de querelle de « borom Dakar ». Tout ceci réglé comme sur un papier de musique, le candidat Macky est allé à la rencontre du peuple dans un marathon digne d’un lutteur soif de victoire. Là où certains candidats ont peiné à respecter leur calendrier, lui l’a maîtrisé avec
des meetings qui se sont succédés dans des endroits des fois éloignés de plus de 100 kilomètres. A Fatick où à mon sens il a fait sa meilleure sortie il a très tôt compris que les populations en veulent aux responsables mais pas à lui. Il a eu l’information que sa base naturelle s’est fissurée derrière lui. Certains jeunes mêmes refaisaient l’accès de leur quartier à des responsables politiques. Le candidat Macky descend à Fatick en fils du terroir. Il descend de sa voiture pour se fondre dans la foule avant d’entamer une course qui a séduit plus d’un en direction du stade. Arrivé sur place, son discours a touché le cœur des populations du Sine qui ont voté en masse pour lui. Autre coup de maître qui mérite attention s’est passé lors de son meeting à Koumpentoum dans le département de Tamba. Le candidat arrive dans une localité où les querelles entre le Maire et le Président du conseil départemental ont fini d’exacerber plus d’un. Au moment de son discours Macky se rend compte que l’imam ratib de la ville est retenu à l’entrée par les préposés à la sécurité. Il suspend son speech pour lancer à leur endroit :  « laissez le passer ! Comment pouvez vous
retenir un Imam qui me fait l’honneur d’être là ! » Cette interpellation est restée dans la mémoire des Koumpentoumois qui sont allés aux urnes pour rendre hommage à son auteur. Le candidat Macky SALL a réussi à maintenir le redoutable Abdoulaye Wade loin de ces joutes de 2019 et c’est là où l’élève a fini de dépasser le maître.
Il a aussi réussi à maintenir à ses côtés sans rien faire transparaître tous ces responsables qui ont joué sur deux tableaux. Je parle de ceux-là qui battaient campagne pour lui et qui en même temps soutenaient un candidat de l’opposition.

Macky SALL a su seul réussir sa propre réélection et aujourd’hui ne doit rien à
personne !
S’il y’a des remerciements à faire, le Président les doit à Allah !

Souleymane Ly
Spécialiste en communication

Présidentielle 2019: Lettre de remerciement au peuple sénégalais

Au lendemain de l’élection présidentielle, le peuple sénégalais a montré encore une fois son attachement à la démocratie depuis 1848 que son premier vote a été réussi.
Le dimanche 24 Février 2019, les sénégalais se sont levés très tôt pour accomplir leur devoir citoyen et montrer à la face du monde qu’ils tiennent à leur liberté de choisir leurs propres dirigeants. Cette attitude de nos concitoyens interpelle les analystes politiques, sociologiques et économiques afin de comprendre les facteurs qui poussent le sénégalais a voté dans un sens ou dans un autre.
Mais, est ce que le jour de l’élection suffit pour jauger le niveau de démocratie ? Qu’est ce que la démocratie ? Est ce que la démocratie populaire est une condition suffisante pour améliorer les conditions de vie des sénégalais ? Qui est l’électeur sénégalais ? Qu’est ce qui le motive dans ses choix? Quelle est sa marge de manœuvre dans ce modèle politique importé ? L’électeur sénégalais est-il orienté, influencé ou mal préparé dans ses choix?
Les résultats de l’élection présidentielle du 24 Février 2019 ont montré que le scrutin a été savamment pensé, médité et exécuté. Ainsi, l’ingénierie de cette victoire allouée légalement aux tenants du pouvoir, a été parfaitement menée sachant que le processus électoral fût une mascarade sur tout le long de l’organisation. Si nous pouvons citer seulement la rétention des cartes d’électeurs surtout des primo-votants, le refus de mettre à la disposition des partis politiques légalement constitués le fichier électoral, l’usage de la justice pour réprimer de potentiels candidats comme Khalifa Ababacar SALL et Karim Meissa WADE, l’usage de la force sur des jeunes d’éveilleurs de consciences et pour clore le tout, l’usage de l’argent comme arme de corruption excessif envers d’imans, de marabouts ou chefs coutumiers ainsi que le recrutement de transhumants et de Marrons du Feu dans un pays de paix et de SAGES comme le Sénégal. Et cela nous rappelle le titre d’un des ouvrages d’un membre de la mouvance présidentielle qui parlait de «la démocratie prise en otage par les élites » (politiques, économiques, coutumières, intellectuelles et religieuses) sans oublier le rôle important par les média.
Parmi les axes qui ont facilité la victoire au camp présidentiel, on peut citer :
– L’instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Cela interpelle aujourd’hui tous les acteurs de la vie publique qui aspire à une paix sociale, un équilibre des pouvoirs (judiciaire, exécutif et législatif) et une meilleure gouvernance. Le droit a été créé pour réguler la société, mais il est constaté que les hommes de pouvoir l’utilisent dans notre pays pour museler leurs adversaires. Pour remédier à tous ces manquements et faiblesses notés dans notre système judiciaire, l’application des conclusions des assises nationales et de la CNRI (Commission nationale de Réforme des Institutions) est devenue nécessaire.
– Le deuxième facteur explicatif, des résultats du scrutin présidentiel passé, est à chercher au niveau de la gestion administrative. Cette dernière joue un rôle essentiel dans le processus, le déroulement et la compilation des votes pour toute élection. Pendant tout le long du processus, il a été noté que des sénégalais ont été écartés. Certains n’ont pas pu s’inscrire tandis que d’autres sont privés de leurs cartes d’identité et d’électeur. Le but recherché était de faire de sorte que dans les zones favorables au président, les populations reçoivent à temps leur carte d’identité. Dans certains départements, l’élection a montré aussi que le nombre d’électeurs dépasse de loin le nombre d’habitants. Pour des élections libres et transparentes, il faudra remédier à ces manquements.
– L’argent a aussi joué un grand rôle dans ce scrutin. Dans notre pays, lorsqu’on est homme ou femme de pouvoir, on devient un guichet automatique de distribution de billets de banque en faveur des populations. Sachant que plus 50% des sénégalais vivent avec moins d’un dollar par jour, il est facile de jouer sur cette fibre des besoins basiques de la vie pour attirer la sympathie des électeurs. Ce terrain est fertile pour les manipulateurs et acheteurs de conscience qui font de la politique un commerce afin de tirer ultérieurement les bénéfices de leur investissement.
– Autrefois sentinelle de la démocratie, la presse en est devenue aujourd’hui l’élément perturbateur. Lorsque certains hommes de média s’érigent en donneurs de leçon, en analystes en tout genre en se substituant même aux hommes de science; la situation devient critique. Ainsi, il devient impératif d’appliquer le code de la presse pour réguler une bonne fois le secteur.
Malgré tout, le Mouvement Patriotique pour la République (MPR) remercie l’ensemble des sénégalais et particulièrement les un million neuf cent mille électeurs qui ont voté pour l’opposition afin d’avoir des changements notables pour une meilleure gouvernance, un patriotisme économique et un Sénégal sécurisé.
Vive le Sénégal Souverain, Vive la Paix & la Liberté, Vive la Démocratie, Vive l’Unité !!!

Dr EL Hadji Gorgui DIOUF et M. Bougar DIOUF
Enseignant chercheur Président MPR
Président des Cadres

Election présidentielle 2019: Arrêt sur l’ABCD programmatique d’Idrissa Seck.

1. Source d’inspiration et de Motivation :
«… Le meilleur à engager c’est celui qui est fort et digne de confiance ». Extrait du saint coran Le récit (S28 Le Récit / V26). Cette recommandation connue au dix septième siècle, provient de la fille de Shouaïb : prophète (PSL). Il s’agissait du recrutement du prophète Moise en qualité de berger. La fille se basant sur une qualité (la pudeur) et atout de Moussa (PSL).Le prophète Shouaïb (PSL) recommandait à son peuple la pleine mesure (Sourate 7 AL-A˒RĀF /Verset 85) : « Donnez le bon poids et la bonne mesure et ne lésez pas les gens en leur donnant moins que ce qui leur revient. Et ne semez pas la corruption sur terre après que l’ordre y ait été établi. Ce sera mieux pour vous, si vous êtes croyants ».

1.1. Note introductive :
La démocratie devient majeure et durable quand elle est érigée et exercée en tradition globale. Cela devrait être observable et vivace dans notre pays dont la marche politique s’adapté en équilibre et harmonie avec une solide tradition socioculturelle et spirituelle.

1.2. Mise à niveau :
Le politicien opportuniste se sert de la politique. L’homme politique majeur d’éthique, sacralise sa vision et se tient droit sur les règles et principes constitutionnels.

1.3. Appréciation :
Le leadership et charisme politiques d’Idrissa Seck restitués durant trois semaines de campagne électorale est le fruit d’un subtil dosage de doigté, de compétence, d’aptitude et de qualité jugés nécessaires pour réussir une compétition à l’instar de celle que nous avons vécue: présidentielle 2O19. La stratégie était de beaucoup communiquer, de façon plus persuasive, définir ses priorités, et massifier les personnes ressources autour de sa modeste personne ; à travers une attitude positive et stimulante. En ligne de mire, allier la confiance et l’enthousiasme du peuple votant. Dans ce climat électoral derrière nous, Idrissa Seck a vivifié par les enjeux de la Présidentielle 2019 dans différentes sémantiques d’actualité: Ethique et pratique politique. Il avait cultivé et développé son charisme pour se construire l’étoffe d’un véritable leader – Idy a su séduire, inspirer confiance et massifier autour de lui les règles d’or pour construire et promouvoir sa réussite politique. Son projet de société en bandoulière.

Idrissa Seck doit persévérer dans la lutte post-élection 2019, jusqu’au dernier recours. Il porte ce combat légitime et exaltant au nom de l’ensemble de son électorat mais aussi en faveur, de toute la population citoyenne du Sénégal. Quelle qu’en soit l’issue de leur patriotisme et leur opiniâtreté, le peuple sénégalais, tous les leaders politiques d’aujourd’hui lui sont reconnaissants.

« «A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire » a dit un grand personnage mythique. Aussi le corollaire de cette poésie psychologique devrait avoir comme résonance : « la défaite dans l’honneur, toutes les armes politico-juridiques sont une victoire encore plus honorables »
N’est pas le sens et la portée des paroles de sagesse, de vérité, de réconfort du grand khalife général des mourides en révélant à IDY, cette grande vérité comme intuitive : « Vous avez tous gagné ».
Le représentant de Khadimou Rassoul sur terre et grand Serigne des Mourides, a dit les meilleurs mots, la plus précieuse vérité.
Serigne Mountakha Mbacké à Idrissa Seck à Touba : « Vous avez une victoire, une grande victoire. Chacun à ses responsabilités dans ce pays. Il est fondamental que chacun sache où s’arrête la sienne et se donner les conditions de jouer convenablement le rôle qui lui est dévolu par la société ». Source : www.xibar24.com

2. Résume : Ci-dessous l’ABCD d’Idrissa Seck, dont le profil programmatique, est tracé sur des coordonnées cartésiennes durant cette campagne électorale écoulée. C’est aussi, l’appui de l’appréciation relevée.

Serigne Saliou FALL
Email : ssfallconsultant@gmail.com

Présidentielle 2019. Ce que l’on reproche à Macky (Dr Ahmed Khalifa Niasse)

Devenu virtuose de la chose politique et, ce, depuis son passage au stratégique Ministère de l’intérieur, il s’est tracé un chemin pour accéder au Palais. En alternant l’utilisation du pouvoir et la contestation de celui-ci.
Cette bonne ingénierie doublée certainement d’ingéniosité permet à l’homme de devenir maître à la place du maître.
Directeur de Campagne de Wade en 2007. il a acquis une certaine expérience quant aux techniques du vote.
Ayant gagné successivement une Présidentielle et des Législatives en 2012, des Locales en 2014, un Référendum en 2016 et des Législatives en 2017, il en a tiré la conclusion suivante
# Il existe une hémorragie électorale en sa défaveur dans la région de Diourbel dont le centre de gravité se trouve à Touba Mosquée.
# À Thies il y avait une hémorragie aussi. Mais de nature et de cause différentes. D’où la peur d’une métastase de la chose. Comme cela se passe en médecine dans le cas d’une leucémie.
# À Dakar la chose n’était pas meilleure.
À sa place certains auraient réagi en passant par le duo menace- corruption pour finir par se rendre à l’évidence lors de la lamentation des perdants. Tout en qualifiant les gens de traîtres.
D’autres s’adonneraient aux produits mystiques provenant des cases obscures de je ne sais où. Avant de se rendre compte de la véracité de l’adage Wolof :# Yallah Yallah bay sa tool# Évoquer le ciel tout en prenant les voies champêtres.
Or c’est cette méthode laborieuse que l’ingénieur des entrailles de la terre a prise pour sortir un # métal jaune #. Et dont les femmes raffolent pour en faire des parures à l’instar des gagnantes de 2019.
En quoi faisant ?
Dans la géologie de la politique c’est le déplacement d’une petite pierre qui finit par créer un grand tremblement de terre..
Lui s’est évertué à éviter les éboulements.
En d’autres termes il est allé créer au Fouta un nouvel électorat dimensionné sur celui de Diourbel en tant que région. Et avec la différence de taille que ce nouvel électorat lui donne des scores # Soviétiques #
Cette opération n’est pas différente de la perfusion de produits sanguins chez les hémorragiques.
L’opération en question s’est accompagnée d’une activité visant à soigner toutes les plaies ouvertes ( Thies, Grand Yoff, Guediawaye….) pour diminuer l’effet hémorragique.
Et l’effort a payé.
Le malade est guéri, il a repris ses forces. Et il est revenu sur le ring pour triompher glorieusement.
Et comme dans tous les combats historiques depuis Mathusalem le désastre chez l’ennemi est mesurable par la taille de l’étonnement.
Macky aurait été défait s’il s’était laissé agir par l’événement. Mais comme aimait à le dire Leopold Sedar Senghor # Il a agi sur l’événement. #
Cela veut dire ce qu’un leader paresseux comme l’animal du même nom n’a pas fait devant un Koliyabe né combattant. Et devenu par la même un grand combattant.
Non, les courbettes de façade devant la gent maraboutique n’ont plus l’effet d’une baguette magique.
Les baguettes sont toujours de ce monde. Mais les baguettes magiques, quant à elles, appartiennent à un autre monde qui n’est pas celui de la réalité.
Un rêve politique s’est brisé sur le mur de la réalité.
Revenons à St Thomas d’Aquin qui dit qu’il ne croit qu’en ce qu’il touche.

Dr Ahmed Khalifa Niasse

Présidentielle 2019: Appel de Borom Abrar, le chérif Mouhamed Lamine Chaybata Aidara

BOROM ABRAR LE CHERIF MOUHAMED LAMINE CHAYBATA AIDARA : Organise des prières pour la paix et la stabilité en perspective de la proclamation des résultats de la présidentielle du 24 février 2019.

A cet effet, il compte organiser une conférence de presse le jeudi 28 Février 2019 à 16h00 dans son domicile sis à Yoff pour inviter le peuple Sénégalais à œuvrer pour un Sénégal stable et uni.

Il demande à tous les leaders politiques de plaider pour la cohésion sociale et d’accepter la vérité crédible et transparente des urnes.

A l’instar de nombreux, Imams et guides religieux, Le Cherif borom Abrar Mouhamed Lamine Chaybata Aidara a mis l’accent ce matin sur la nécessité d’organiser des prières pour la paix et la cohésion sociale. A cet effet il lance un appel de paix, de réconciliation et d’unité Nationale aux Sénégalais.

Pour borom Abrar, au-delà de l’aspectsymbolique du pardon, de la concorde et de l’entraide, tous les Sénégalais doivent prier pour la paix et une acceptation des résultats des urnes dans un climat apaisé.

Le Cherif Cherif Mouhamed Lamine Chaybata Aidara souhaite que tous les fils du pays soient « des hommes de pardon du vrai pardon » qui œuvrent pour le meilleur du Sénégal et pour le triomphe d’un scrutin crédible et apaisé.

Selon lui, « les Sénégalais doivent unir leur efforts pour trouver une solution adéquate aux difficultés que traverse le pays ». Que les gens comprennent que lorsqu’on va aux élections, bien entendu il y a un fond de passion, mais qu’en définitive, le soir du 24 février 2019 il y’a un seul vainqueur et c’est le Sénégal »,

Pour finir, borom Abrar voudrait surtout qu’on travaille afin que la paix s’installe de façon définitive dans notre pays. Tant qu’il n’y a pas de paix dans un pays, on ne peut rien construire

Que Dieu Bénisse le Sénégal

Présidentielle 2019- Sheikh Alassane Sène a accompli son devoir civique (images)

Le président du mouvement citoyen Daj Dëpp, membre de la coalition Idy 2019, a accompli son devoir civique à l’école Khar Yallah, au bureau 24. À sa sortie, Sheikh Alassane Sène a salué la grande maturité du peuple sénégalais et le calme qui règne dans tous les bureaux de vote. Il dira aussi espérer que ce soir la voix du peuple sera entendue au profit d’une nouvelle alternance pour la reconstruction du pays.

Présidentielle 2019- Le PM a accompli son devoir civique (images)

Présidentielle 2019: Bamba Fall outré par le transfert d’électeurs

YERIMPOST.COM  Pour ce scrutin, l’organisation est jugée meilleure que celle des législatives. Toutefois, Bamba Fall déplore le transfert massif d’électeurs. Cette situation, selon le maire de la Médina, est système monté de toute pièce par des tenants du pouvoir pour organiser une fraude électorale. Pour le cas spécifique de la Médina, Bamba Fall croit savoir que l’objectif est de biaiser le vote en y transférant des électeurs d’autres communes. Bamba Fall a fait un clin d’oeil à Me Abdoulaye Wade pour regretter sa non-participation à cette élection.

Présidentielle 2019: Un rapport d’une équipe dirigée par Obasanjo tire la sonnette d’alarme

YERIMPOST.COM Un rapport concocté par 4 anciens chefs d’État, avec à leur tête Olusegun Obasanjo, tire la sonnette d’alarme. Ces personnalités évoquent aussi, dans leur document, des risques liés à la coupure ou à la rationalisation de l’Internet le jour de l’élection présidentielle. Et d’alerter: « Si le Sénégal sombre dans le chaos, c’est toute la région qui bascule ».

En effet, révèle Source A, ce rapport estampillé « West Africa Election » qui porte l’empreinte de John Dramani Mahama du Ghana, Ernest Baï Koroma de la Sierra Leone et Saulos Chilima Abeokuta, actuel vice-président du Malawi, soulève de réelles craintes quant au scrutin du 24 février prochain au Sénégal et celui de 2020 prévu en Côte d’Ivoire.

Présidentielle 2019: Jour 18- Elhadji Issa Sall

Présidentielle 2019: Jour 18, Idrissa Seck

Présidentielle 2019, Jour 18, Macky Sall

Présidentielle 2019: Jour 18, Madiké Niang

Présidentielle 2019: Personne n’a le droit de brûler le Sénégal (le président des Lanceurs d’alertes du Sénégal)

Les Lanceurs d’Alertes du Sénégal très préoccupés par la situation politique en cette période d’élections présidentielles tirent sur la sonnette d’alerte pour attirer l’attention de tous sur les menaces réelles qui planent sur notre pays.

L’opinion nationale doit être avertie que le Sénégal un pays de longue tradition démocratique, et un exemple de stabilité en Afrique risque d’être entrainé dans une direction inquiétante qui requiert la vigilance de la communauté internationale.

Les hommes politiques de tous bords débitent des langages qui sont tout simplement des appels à la violence qui risquent d’aboutir si on n’y prend garde à une confrontation dont les conséquences peuvent remettre en cause la cohésion nationale du Sénégal.

Les Lanceurs d’Alertes du Sénégal viennent rappeler aux acteurs politiques et à leurs partisans de ne pas s’aventurer à poser des actes qui peuvent aller dans le sens de créer des troubles, ou d’installer l’instabilité.

Aujourd’hui il est impératif de rappeler aux politiques que quels que puissent être les motifs pour lesquels ils se battent, rien ne les autorise à chercher d’embraser le pays.

Les Lanceurs d’Alertes du Sénégal lancent un appel urgent et pressant au peuple sénégalais, aux chef religieux et coutumiers, à la société civile, aux médiateurs et modérateurs sociaux, aux porteurs de voix, et aux familles d’œuvrer à la préservation de la paix.

Nous demandons à la jeunesse de ne jamais se laisser entrainer dans la violence ou de poser des actes qui pourraient aboutir à des lendemains troubles qui assombriraient ou hypothéqueraient l’avenir du Sénégal.

Que ceux qui ont encore de l’autorité ou de la crédibilité dans notre pays s’impliquent sans réserve pour que le pouvoir et l’opposition rétablissent le dialogue dans le sens de trouver des points de convergence pour faire retomber la tension, et de ne privilégier désormais que l’intérêt exclusif du Sénégal.

La réalité géopolitique aujourd’hui impose au Sénégal qui est un ilot de paix dans un cercle de feu, d’être très vigilant et de prendre en compte les convoitises dont notre pays aujourd’hui est l’objet.

Le peuple sénégalais devra dans le cadre de l’élection présidentielle faire librement son choix, et voter pour le candidat qui réponde le mieux à ses aspirations, qui saura veiller au développement économique et social, au renforcement de la démocratie, et surtout à la préservation des ressources minières, (surtout pétrolières et gazières) que Dieu Le Tout Puissant vient de doter notre pays.

C’est le moment ou jamais de prendre conscience de la nécessité urgente pour les acteurs de la vie politique de n’avoir en ligne de mire que l’intérêt exclusif du Sénégal, et pour y arriver, le dialogue doit être rétabli.

Toute la classe politique, et tous les acteurs de la société civile devront se mettre autour de la table pour discuter de tous les contentieux qui sont à l’origine de tensions récurrentes, et dont les répercussions et les conséquences peuvent être grosses de danger pour notre pays.

Et qu’à l’issue des élections présidentielles, quel que soit celui qui sera élu, des réformes profondes, significatives et impérieuses devront être engagées pour corriger tous les points de contestations liés au code ou au processus électoral.

Comme par exemples : la concertation et le consensus sur le fichier électoral, l’accès libre des organisations politiques au fichier électoral, l’accès libre et équitable aux médias publics, la sécurisation de la carte d’électeur, l’option du bulletin unique, le statut du chef de l’opposition conformément à l’article 58 de la constitution qui stipule que : « La Constitution garantit à l’opposition un statut »,une réforme totale pour une indépendance de la justice ( ce qui ne voudra pas dire une république des juges ), la révision de la loi sur le parrainage , une autorité indépendante pour organiser et superviser toutes les élections , la réforme du conseil constitutionnel , la nomination de juges indépendants et de membres de la société civile sans étiquette politique qui seront chargés de proclamer les résultats , la séparation des votes des militaires et des civils , le financement des partis politiques, et de permettre à tout sénégalais qui dispose de sa carte d’électeur le droit de voter .

Nous en appelons à la responsabilité de tous et de chacun, et de dire tout simplement que : « Personne n’a le droit de bruler le Sénégal »

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Amadou Moustapha GAYE
Président des Lanceurs d’Alertes du Sénégal
Email : leslanceursdalertes1@gmail.com
EMAIL :leslanceursdalertes@yahoo.com (supprimé)
Twitter : @alertesenegal

Présidentielle 2019: Je vote bulletin nul !

En 1959 à Saint Louis, le Président Senghor, en manipulant l’Assemblée constituante et sous la dictée des colonisateurs français avait fait voter la première constitution laïque de l’Etat du Sénégal. Le coup de force de Senghor qui voulait à tout prix imposer la laïcité au Sénégal n’avait pas plu au député Ibrahima Seydou Ndaw de Kaolack, ce qui avait poussé ce dernier à bouder l’Assemblée constituante.

Senghor, chrétien catholique, en devenant le 1er Président du Sénégal majoritairement musulman à 95%, avait maintenu la laïcité de l’Etat, de 1960 à 1981, date de son départ à la tête du pays, dans une option fluctuante, pas stable et pas bien ancrée dans le pays et qui pourrait être remise en cause à tout moment. D’ailleurs, c’est la brèche par laquelle le président Wade avait tenté de s’engouffrer pour supprimer la laïcité de l’Etat dans la constitution en 2001 dès qu’il a accédé au pouvoir. Malheureusement, il avait été influencé et découragé par Moustapha Niasse, son premier ministre d’alors et ancien élève très assidu de Senghor.
Senghor, connaissant bien l’origine, l’objectif, les visées et la définition de la laïcité importée de France et qui avait même eu l’audace de promettre au Pape Jean XXIII de Rome, dans les années 60, je cite : «Je ne pourrai faire des Sénégalais des chrétiens, mais je ferais en sorte qu’ils soient de mauvais pratiquants musulmans».
Toujours dans sa logique de combat contre l’islam, Senghor était encore parvenu à imposer en 1972 le code laïc de la famille malgré le refus du député socialiste (Parti unique)feu Me Assane Dia de Tivaouane, avocat à la cour et l’opposition systématique des grands chefs religieux musulmans tels que El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack, El Hadji Abdou Aziz Sy, Serigne Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma, El Hadji Seydou Nourou Tall et le Khalife général des Layènes entre autres…
Tout ce rappel historique pour démontrer le caractère contradictoire des lois laïques par rapport aux codes civil et pénal(lois islamiques – Charia). Car l’Islam a ses lois et règlements qui régissent la famille musulmane dans les cours et tribunaux, comme c’est le cas en République islamique d’Iran où des chrétiens et juifs iraniens vivent sans être persécutés et qui vivent pleinement leur religion et pratiquent leurs cultes sous la protection de l’Etat islamique iranien.
Le Coran dit : « *Quiconque ne juge pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, eh bien voilà les mécréants…, les pervers…, les prévaricateurs» Sourate 5, Versets 44 – 45 – 47.
Tous les Présidents qui ont succédé à Senghor, à savoir Diouf et Wade, avaient quand même maintenu la laïcité dans la constitution du Sénégal malgré son caractère fluctuant, instable et pas bien ancré dans les esprits, sans pour autant essayer de le rendre intangible, irréversible et éternel comme l’a fait le Président Macky Sall lors de son référendum de février 2016 au cours duquel j’avais battu campagne et voté «Non». Considérant que l’acte de rendre intangible la laïcité dans notre pays et qui a frustré beaucoup de musulmans sénégalais était contraire aux convictions religieuses des musulmans, j’ai décidé cette fois-ci encore de voter bulletin nul (2 bulletins de 2 différents candidats dans une même enveloppe). Ce vote nul ne sera pas comptabilisé pour un quelconque candidat, n’empêchera pas non plus l’élection d’un candidat, mais ce vote nul apparaîtra au moins dans les résultats définitifs à l’élection présidentielle de 2019.
Ce vote nul permettra aussi de montrer à l’opinion nationale et internationale que certains Sénégalais avertis ont un engagement politique pour l’Islam car, armés d’une forte conscience sur les grandes questions de l’heure qui agitent le monde musulman, ils refusent, de manière pacifique mais sans équivoque de participer à l’immolation de l’Islam qui est avant tout un pouvoir d’Etat, un système de vie socio-économique ne séparant pas le temporel du spirituel comme dans l’Etat islamique de Médine du temps du Prophète Mouhamad (PSL).
Mon vote nul se justifie surtout par le fait que le Président Macky Sall ne s’est pas contenté du caractère laïc de la constitution, mais il l’a rendu irréversible, éternel et intangible lors de son référendum de février 2016.
Seul un coup d’Etat militaire ou soulèvement populaire à l’instar du Printemps Arabe pourrait supprimer l’intangibilité de la laïcité de l’Etat et refonder un Etat démocratique basé sur la justice et sur les convictions des Sénégalais.
Pour rappel, nous avons relevé dans le quotidien national gouvernemental, le Soleil n° 5859 du 14 mars 1993, un aveu et une déclaration de taille d’un éminent membre de la franc-maçonnerie. Je cite : «Le Sénégal est un pays à majorité musulmane ; et surtout à cause de la pression familiale que les franc-maçons sénégalais tapis dans l’ombre exercent sur l’Etat. Mais il affirme qu’ils font du bon travail et plusieurs lois sociales instaurées au Sénégal ont été discutées et cogitées dans les loges, et par leurs cogitations ils se débrouillent pour que les conclusions de leurs cogitations atteignent la table du gouvernement, de même ils ont des membres à l’Assemblée Nationale qui répercutent les opinions de la loge… Le crédo de la franc-maçonnerie réside dans la laïcité de l’Etat. Notre symbolisme se veut universaliste et nous rêvons qu’un jour, tous les hommes du monde soient franc-maçons. Et puis, il y a beaucoup de Sénégalais dont certains maitrisent parfaitement l’arabe qui sont membres des loges maçonniques sénégalaises».
Chers compatriotes musulmans sénégalais, vous êtes maintenant avertis des enjeux. Vos cartes d’électeurs sont vos armes, ne les donnez pas n’importe comment. Allez aux urnes dans la paix, la discipline et la dignité qui caractérisent l’Islam. A bon entendeur, salut !

Cheikh Oumar Tall
Directeur du journal mensuel «Le Jour – Al Yawmou»
Téléphone : 00 (221) 77 519 40 26.

Présidentielle 2019: Impressionnante arrivée de Macky Sall à Goudiry

Présidentielle 2019: Macky Sall écrit à ses hommes sa vision de cette campagne

LA LETTRE DE MACKY SALL

« Notre Coalition de la Majorité Présidentielle a démontré sa très grande efficacité lors de la phase de collecte des parrainages.

Je voudrais à tous exprimer toute ma gratitude pour l’effort considérable que vous avez déployé pour réunir les signatures de plus de 3600000 parrains, au niveau de l’ensemble des circonscriptions électorales.

Il vous a fallu aller au plus proche de nos concitoyens pour un dialogue de proximité ouvert et soutenu, utilisant les éléments de notre bilan et nos réalisations au niveau des communes, des départements ou des régions. Ce contact direct nous a aussi permis de faire remonter d’importantes indications sur les préoccupations actuelles de nos populations ainsi consultées.

C’est pour cette raison que j’ai décidé de donner une priorité à la proximité dans cette campagne électorale qui doit rester focalisée sur le terrain, afin de faire voter le plus grand nombre d’électeurs favorables au travail que nous avons réalisé pendant les 7 dernières années.

Je demande aux Coordonnateurs de Comité Électoral d’organiser, en étroite collaboration avec l’ensemble des mandataires, les responsables politiques de notre Grande Coalition Benno Bokk Yaakaar et les volontaires du candidat, les activités de proximité requises pour convaincre et accompagner nos électeurs et sympathisants pour un vote massif. La démarche du « porte-à-porte » doit être privilégiée pour plus d’efficacité.

J’invite l’ensemble de nos responsables politiques nationaux comme ceux de la Diaspora et des responsables locaux de la Grande Coalition Benno Bokk Yaakaar à rejoindre leur base pour prendre part à l’important effort demandé afin de rendre notre victoire encore plus large.

Je vous donne, rendez-vous au soir du 24 Février 2019 pour fêter notre victoire dans la joie et l’allégresse. »

Macky SALL

Présidentielle 2019: Tout serait-il à refaire ?

De prime abord stupide, idiote, insensée, dangereuse et non actuelle, cette question est, à y regarder de plus près, si cruciale et si légitime qu’il y va, au delà de mon appartenance politique, du devenir et de la progression d’une nation à laquelle je m’identifie, d’un teste d’intélligence et de la neutralité d’une justice toujours à la recherche de sa reconnaissance légitime depuis 1960 depuis les indépendances.
C’est après de multiples tentatives malheureusement vaines auprès de l’entourage du président Macky Sall pour attirer l’attention sur le risque sérieux de non tenue d’éléctions présidentielles et des conséquences désastreuses qui pourraient en découler que j’ai décidé de m’adresser à mon peuple, à la classe politique (pouvoir et opposition) et plus particulièrement à la justice de mon pays pour régler le problème et lui éviter, à travers cet article, une jurisprudence plus que nébuleuse dans notre marche vers la démocratie, l’indépendance de la justice et le développement.

La campagne électorale commence ce Dimanche mais la mienne a déjà commencé depuis le Juillet 2018 et ne va finir qu’au jour où je me reconnaîtrai dans les décisions politico-économiques de l’administration mais aussi et surtout dans celles de la justice sénégalaise qui ne cesse de continuer de me faire peur.
Je n’ai pu m’empécher de me demander comment le Sénégal et de tout ce qu’il est composé comme intéllectuels mais surtout juristes, a pu laisser passer sous son nez une erreur aussi énorme avec des enjeux aussi graves cruciaux? Etions nous juste pris par le syndrome du parrainage au point d’oublier de nous concentrer sur ce que dit la loi et plus particilièrement sur ce qu’elle à comme objéctif principal?
Le droit est « un ordre et ce qu’il ordonne c’est la vie » et la loi sur le parrainage, nouvellement adoptée par notre Assemblée Nationale et dorénavant partie intégrante de notre système électoral, ne doit alors en aucun échapper à cette règle.

C’est à se demander si notre opposition « consciente » est vraiment au « diapason » de la signification et du contenu réel de cette nouvelle loi. Mais c’est surtout à se demander si le Président Macky Sall est simplement entouré par des gens incompétents ou qui ignorent complètement le contenu d’une loi qu’ils ont eux mêmes introduite dans le système électoral sénégalais ?








En effet, comment imaginer que le parti au pouvoir, après avoir proposé une loi et après y avoir pensé et repensé, tombe lui même sous le coup de celle-ci?
Serait-on obligé de renverser un principe fondamental du droit jusque là non contesté qui dit que « nul n’est censé ignorer la loi » pour soustraire l’oppositon et le parti au pouvoir aux exigences de la loi ?
Serait-on obligé d’admettre que juste parceque l’opposition a boycotté le vote d’une loi qu’elle doit être supposée l’ignorer?
Quel genre de député, à commencer par Ousmane Sonko, va renverser ce principe fondamental de tout temps opposable au plus simple des citoyens que personne ne peut soulever son ignorance d’une loi pour se soustraire à son application?
Si l’analphabéte du Djeri du Fouta ou du fond du Kadior ou encore de la forêt de la Casamance ne peut invoquer son ignorance de la loi pour se soustraire à ses effets, comment alors imaginer que celui là même qui l’a rédigée, proposée et votée ou fait voter essaye de trouver une excuse pour échapper à son application?
Croyez moi ou pas, mais à moins d’avoir crée un nouveau principe qui dit que « nul n’est censé connaître la loi », le juge constitutionnel ne devrait valider aucune des candidatures pour les élections du 24 Fevrier. La raison serait qu’il n’ya aucune candidature valable justement parcequ’aucun des prétendants n’a satisfait aux éxigences de la loi pour se faire admettre comme candidat valable.

Mais l’importance de ces échéances de 2019 et la sauvegarde de la démocratie, l’unité nationale et la paix dans notre chèr Sénégal nous pousseront à d’abord éxposer l’ignorance de nos dirigeants de l’éxecutif et du législatif mais surtout la connivence de notre pouvoir judiciaire pour avoir déclaré certaines candidatures valables au détriment d’autres rejetées pour je ne sais quelle raison.
Nous procéderons ensuite à une propositon de solutions pour éviter de tomber dans une crise institutionnelle profonde avec des conséquences dévastatrices sur la marche du pays vers l’indépendance et le développement.

Revoyons alors ensemble ce que notre nouvelle loi nous dit avant d’essayer de proposer quelques solutions de prévention de problèmes institutionnels pour le pays.

CE QUE DIT LA LOI

Aux termes de l’art L117 du révisé du code électoral, « les candidats sont astreints au dépôt d’un cautionnement, qui doit être versé à la Caisse des Dépôts et Consignations et dont le montant est fixé par arrêté du Ministre chargé des élections après avis des partis politiques légalememt constitués, au plus tard cent quatre-vingt (180) jours avant celui du scrutin ».

VIOLATION DES DELAIS DE DÉPÔT

L’article L117 qui ne souffre d’aucune ambiguité clairement éxige de tout candidat le dépôt d’une caution cent quatre-vingt (180) jours avant le jours du scrutin.
Le scrutin étant fixé au 24 Fevrier 2019, tout prétendant aux élections se devait alors, aux yeux de la loi, de déposer sa caution avant le 27 Août 2017 sous peine de voir sa candidature déclarée irrécevable par le Conseil constitutionnel.
C’est à partir de la fin de la deuxième semaine du mois de Juillet que j’ai personnellement contacté les dirigeants politiques diréctement ou à travers des panels politiques pour attirer leur attention sur la nécessité de prendre l’arrêté ministériel, de déposer la caution mais aussi sur le fait qu’il ne fallait pas déposer plus d’un pour cent (1%) du fichier électoral général contrairement aux vœux qui voulaient que le parti dépose trois millions de signatures pour prouver sa force de représentativité nationale.

Notre pays ne mérite justement pas ça et nous nous devons tous de prévenir et éviter tout ce qui pourrait entrainer des tensions voire des émeutes dans notre chèr Sénégal.
Les lois sont faites par et pour les humains et ils incombe à ces mêmes humains de reconnaitre et de réctifier leurs erreurs pour préserver la paix et l’unité nationale et faire progresser le pays.

NULLITÉ DES SIGNATURES COLLECTÉES

Un autre problème était le lien que la loi fait entre le commencement de la collecte de signatures et le dépôt de la caution. En éffet, l’acte 10, reprenant l’article L57 de la loi électorale, publié dans tous les reseaux du parti, dit clairement que « la collecte des parrains commence 180 jours (6 mois) avant l’élection présidentielle et dure pendant quatre mois dès lors que le candidat dépose sa caution légalement à la Caisse de Dépôts et de Consignations… » Si la loi éxgige que la caution soit déposée avant de commencer la collecte, il nous faudra alors admettre que toute collecte de signatures faite avant le dépôt de la caution doit être déclarée nulle et ne devrait être admise dans le décompte du nombre de signatures requises pour la recevabilité de la candidature?
Il me semble alors très claire que toutes les fiches de signatures qui seront datées d’avant le dépôt du cautionnement devraient être déclarées nulles et sans effets par le Conseil Constitutionnel.

L’ERREUR DU MINISTRE DE L’INTERIEUR

Chargé de prendre l’arrêté fixant le montant de la caution, le Ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye a pris le Vendredi 24 Août 2018 et publié dans le journal officiel du samedi 25 août 2018 l’arrêté ministériel numéro 20024 fixant le montant de la caution à 30 millions de F Cfa.
Cet arrêté a été pris exactement 180 jours avant le jour du scrutin (le 24 Fevrier).
Comment alors respecter l’arrêté du Ministre?
La date butoire pour déposer la caution était le 26 Août 2018 mais l’arrêté de Mr Aly Ngouille Ndiaye n’a été publié au journal officiel que le Samedi 25 Août!! C’est dire qu’il n’a donné aux candidats que le Dimanche 26 pour déposer leur caution. Franchement??!!!!!
Au plus tard, cet arrêté devait être pris le 15 juillet pour donner aux candidats le temps de réunir leur caution.
Force est alors de constater une erreur de notre Ministre chargé des élections qui a pris une décision caduque faute de pouvoir être respecté par les candidats.

CE QUE LE MINISTRE A COMPRIS

Par « les candidats sont astreints au dépôt d’un cautionnement, qui doit être versé à la Caisse des Dépôts et Consignations et dont le montant est fixé par arrêté du Ministre chargé des élections après avis des partis politiques légalememt constitués, au plus tard cent quatre-vingt (180) jours avant celui du scrutin », notre Ministre chargé des élections a compris que c’est à lui que la l’art L117 s’adressait et que c’est à lui qu’il incombait de prendre un arrêté 180 jours avant celui des élections!!!!! Mr le Ministre, je suis désolé de vous le dire mais la loi parle aux candidats et vous mention’s juste à titre de référence et vous rappelle juste que vous devait prendre un arrêté fixant le montant de la caution à temps pour permettre aux candidats de déposer leur caution 180 jours avant le jour du scrutin. Alors vous avez failli. Mr le Ministre a curieusement pris l’arrêté exactement 180 avant le jour du scrutin.

Le pire est que lorsque j’ai contacté les Ministres de la république dont je ne dirai par les noms, ils me dirent « vous pensez connaitre mieux que tout le monde ». Ils ajoutèrent que c’est le dossier composé entre autres de la déclaration sur l’honneur, de la preuve de la nationalité exclusive, la quittance attestant le dépôt de la caution etc qui doit être déclaré recevable ou non ; que la date du dépôt de la caution importait peu dès lors que le dossier entier est déposé au mois de Décembre. »

Sur la question du dépôt de la caution avant le commencement de la collecte des signatures (Acte 10 document APR), ils pensent qu’il y’aurait « juste eu une erreur de frappe et que la loi ne peut pas subordonner le commencement de la collecte des signatures au dépôt de la caution, que ce n’est pas l’ésprit de la loi. » Ils finirent même par dire que de « toute façon, si la loi est violée, ce sont tous les candidats qui l’ont violée ; pourquoi alors s’inquiéter?

Par rapport à l’ésprit de la loi, je rappelle qu’il n’est autre chose que de restraindre le nombre de candidats aux élections pour en dominuer les coûts et le temps. Alors en quoi déclarer irrecevable une candidature pour quelque cause qu’elle soit serait-il contraire à l’ésprit de la loi? L’ésprit de la loi du parrainage serait parfaitement respecté en cas d’irrecevabilité de candidatures.
Ils perdent également de vue que si la quittance prouve que la caution à été en fait déposée, elle sert également et surtout à vérifier que le dépôt de la caution a été fait dans les délais requis par l’art L117 ; que l’art L116, en déclarant que tout dossier incomplet à l’expiration des delais fixés par l’art 29 de la Constitution sera rejeté, ne justifie en rien que la caution puisse être déposée moins de 180 avant le jour du scrutin. Ledit article parle de la preuve du dépôt (quittance et date sur la quittance) qui servira justement à vérifier que le dépôt a été fait dans les délais et que les signatures ont commencé non avant mais après le dépôt de la caution. Cet article devrait servir à éliminer les candidants n’ayant pas déposé leur caution dans les délais requis mais également à annuler toutes les fiches de collecte commencées avant la date imprimée sur la quittance attestant du dépôt de la caution. Rappelons que le dépôt de la caution ne se fait pas au Conseil Constitutionnel mais à la Caisse de Dépôts et de Consignations.
Le Conseil Constitutionnel n’a besoin que de la preuve du dépôt (la quittance) et non pas du dépôt lui même. On comprend alors mieux pourquoi est-ce-que l’art L116 prévoit le remboursement de la caution à ceux qui n’auraient pas reussi à collecter le nombre de signatures requis (entre 0.8 et 1%)

TOUS LES CADIDATS ONT VIOLÉ LA LOI

Aucun des candidats n’ayant déposé sa caution avant le 27 Août et pratiquement tous ayant commencé la collecte des signatures avant d’avoir déposé leur caution, il serait malheureusement temps de se mettre à l’évidence qu’à quelques jours des élections (l’art L117 requiert six mois), aucun d’entre eux ne devait voir son dossier accepté par le Conseil Constitutionnel.
Je ne vais jamais réclamer connaitre mieux que tout le monde mais j’invite les constitutionnalistes et autres spécialistes du droit public de se pencher sur la question et d’emettre leurs avis afin de l’élucider et de nous permettre d’aller aux élections présidentielles dans un état d’ésprit rassurant.

UNE JUSTICE CONNIVENTE?

Les juges du Conseil Constitutionnel ont décidé de ne retenir que cinq candidats sur la trentaine qui ont déposé leur dossier de candidature. Ils ont fondé leur décision de rejet, pour la plus part d’entre eux, sur le fait que ces candidats n’ont pas obtenu le nombre de signatures requises (entre 0.8 et 1% du fichier électoral). Mais aucun d’eux ne l’a été pour avoir commencé la collecte avant le dépôt de la caution ou pour défaut de dépôt du cautionnement dans les délais impartis par l’article L117.
Ne me dites pas que le juge n’avait pas connaissance de telles violations ou qu’eux mêmes ont fait la même interprétation de l’art L117 que le Ministre de l’interieur en a fait.
Cet article n’a pas besoin d’être interprétée. Il est clair comme l’eau de roche.
Pourquoi nos juges n’ont pas osé dire le droit? Le droit a été violé par l’ensemble des candidats et il incombait au juge de les déclarer tous irrecevables après avoir annulé toutes les signatures pour défaut de dépôt du cautionnement. Nos vaillants juges ont été testés et ont tous échoué. Il fallait peut être dire que tous nos trois pouvoirs ont échoué et nos juristes avec. Comment concevoir qu’aucun des candidats composés d’avocats et d’anciens juges n’a pu détécter cette monumentale erreur?

Notre pays ne mérite justement pas ça et nous nous devons tous de prévenir et éviter tout ce qui pourrait entrainer des tensions voire émeutes dans le futur pour notre chèr Sénégal.
Les lois sont faites par et pour les humains et ils incombe à ces mêmes humains de reconnaitre et de réctifier leurs erreurs pour préserver la paix et l’unité nationale et faire progresser le pays.

EBAUCHES DE SOLUTIONS

On peut envisager justement plusieurs solutions ici :

La première serait d’oublier le parrainage et les signatures et d’accepter toutes les candidatures comme dans le bon vieux temps.
La seconde serait de faire reculer la date des éléctions au mois de Juin 2019 et donner aux candidats jusqu’au mois d’Avril/Mai pour collecter le nombre de signatures nécessaire pour la recevabilité de leur candidature.
Cette solution va toutefois poser un problème d’acceptation de quatre mois supplémentaires du Président à la tête du pays.








L’un des objectifs du parrainage étant de diminuer les charges liées à l’élection, la troisième solution serait de valider toutes les signatures obtenues par les candidats et de procéder à une vérification correcte des doublons au lieu de se baser uniquement sur les clefs électroniques.
Ceci validerait les collectes déjà commencées et éviterait des dépenses supplémentaires aux différents candidats.
On pourra ainsi maintenir la date du 24 Fevrier 2019 comme jour de scrutin mais il faudra alors réviser l’article L117 en ramenant les delais de 180 jours à 60 jours pour la date limite de dépôt de la caution sans toutefois subordonner le commencement de la collecte au dépôt de la caution.
Je sais que beaucoup d’entre vous vont se demander pourquoi n’avoir décidé d’en parler que maintenant ou pourquoi même en parler en tant que membre à part entière de l’APR?
Je vous dirai simplement, au delà des démarches que j’ai enterprises depuis Juillet avec au moins cinq ministres et trois députés, je suis avant tout un sénégalais et un légaliste. Je reste convaincu que le président de la République n’a jamais été au courant du problème car il l’aurait très certainement réglé. Je suis encore plus concerné par le future de notre démocratie et de l’indépendance de notre justice. La loi sur le parrainage est toute nouvelle et il nous faut y entrer par le bon pied.
Aux autorités de prendre leur responsabilité et de corriger leurs erreurs pour un meilleur Sénégal.

Cheikhou A Talla
Coord APR
Cincinnati Ohio USA

Présidentielle 2019: Révélations sur le dilemme de l’opposition

Leur dilemme réside sur le fait que si Macky gagne il ne fera qu’un mandat et en 2024 le fauteuil sera libre, en revanche tout autre candidat aura le droit de faire deux mandats de cinq ans jusqu’en 2029. Résultat des courses en 2029, Issa Sall aura 75 ans, Madické 75 ans, Idrissa 70 ans, Khalifa Sall 73 ans, Sonko54 ans. Aucun candidat ou faiseur de rois empêché n’ose prendre le risque d’empêcher Macky de gagner cette élection.

Ne suivez pas mon regard.

Un véritable casse-tête pour l’opposition, soutenir Macky reste leur salut, car non seulement il a un bilan robuste, la confiance du monde rural , des chefs religieux, une Casamance désenclavée ( subvention de 50% des bateaux , la desserte Air Sénégal assurée , le pont de Farafégné, les bus DDD à tarif réduit à destination de Zig ) ,  un programme limpide dont le financement est assuré parce que son leadership et sa signature sont reconnus par les partenaires techniques et financiers , ce qui n’est pas le cas des candidats qui veulent sortir du FCFA, modifier l’hymne national ou renégocier les contrats miniers  avec toutes les indemnisations qui s’en suivront. .Tout ceci explique cette opération Gadaye  des Hommes politiques lucides qui savent que si cette occasion de servir le Sénégal  les échappe, ils risquent de mourir politiquement  pour avoir suivi un leader jusqu’à sa descente aux enfers.  Il y’a un dicton anglais qui dit que «  Time is the only theft you cannot vanish » (l’âge est le seul voleur qu’on ne peut éradiquer).








Habib Ndao

Pole Veille & Riposte

Benno bokk yakaar

Présidentielle 2019: Jamra et le «Caucus des Femmes Leaders» scrutent les programmes des candidats !

​«Quel Président pour la Famille Sénégalaise», est l’intitulé du nouveau monitoring que le «Caucus des Femmes Leaders», dirigé par l’éminente sociologue Mme Fatou Sow Sarr, compte mettre en œuvre pour interpeller publiquement, à tour de rôle, les 5 (cinq) candidats à la Magistrature suprême. Ce, en partenariat avec ENDA, RASEF, ARTICLE 19, L’INSTITUT GENRE ET FAMILLE, AFRICA-JOM et JAMRA. Avec le soutien du PNUD (Programme des Nations-Unies pour le développement).
​Il est de notoriété publique que les statistiques officielles de l’ANSD (Agence nationale de la statistique et de la démographie) et celles d’autres travaux de recherches indépendantes, témoignent d’une profonde crise qui secoue présentement l’institution familiale sénégalaise. Comme en atteste, par exemple, ce constat effrayant qui révèle que 46% des enfants sénégalais ne vivent pas avec leurs parents, et évoluent en marge du cercle familial ! Les candidats à la Présidentielle seront donc invités à éclairer la lanterne de l’Électeur sur ce qu’ils ont prévu dans leurs programmes et projets de société, en terme de sauvegarde et de renforcement de cette cellule de base de la société, qu’est la Famille. Ils y répondront en direct à la télévision, grâce à notre partenaire avec la 2STV, qui sera en multiplexe sur le bouquet Canal-Horizon et les Réseaux Sociaux, afin de permettre aux Sénégalais lambda, d’ici et de la Diaspora, de pouvoir interroger directement les candidats, qui aspirent à présider aux destinées de 14 millions de Sénégalais. Lesquels pourront ainsi être édifié sur le sort que ces postulants à la Magistrature suprême réservent à la Famille.
​Ce sympathique «Jury populaire de la Présidentielle 2019» a été porté sur les fonts baptismaux, ce samedi 26 janvier à l’Hôtel Diambour, à Dakar, en présence de Mme Soham Wardini, Maire de la Ville de Dakar, de Alioune Tine, du Directeur régional d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, du Grand Chef Coutumier Jaraaf Youssou Ndoye, de la Prédicatrice Seyda Fatou Binetou Diop, du Cadre Unitaire de l’Islam, représenté par le Dr Cheikh Guèye, du Mouvement des Femmes Catholiques, représenté par Mme Rita Sagna, des Communicateurs traditionnels, Salabigué et Abdou Aziz Mbaye. Qui ont tous témoigné de leurs soutiens sans réserve à cette initiative citoyenne, qui démarre dans quelques jours, en direct sur la 2STV, et en live sur les Réseaux Sociaux !
Le 27 janvier 2019








Les Bureaux exécutifs de
JAMRA & MBAÑ GACCE
ongjamra@hotmail.com       

Présidentielle 2019- Senghor: L’héritage et le message (Amadou Lamine Sall)

A quelques semaines d’une échéance électorale décisive pour notre pays, en février 2019, écoutons l’éclairage de Senghor. Nous sommes en 1980. Trente neuf années nous séparent de ce que nous allons entendre. Senghor s’apprêtait à quitter ses fonctions de président de la République.
– Je partirai. Ce ne sera pas pour donner un exemple aux autres chefs d’État. Je partirai parce que c’est cela qu’il faudra faire en son temps. C’est comme cela que je m’accomplirai. D’autre part, si je veux donner un exemple, c’est à mes successeurs sénégalais, afin qu’eux aussi, après avoir accompli leur tâche, ils aient le courage de partir. Ma pensée dernière sera pour le Sénégal de l’an 2000. Un Sénégal tourné vers l’avenir. Je passerai mes grandes vacances en France, mais la majeure partie de ma vie au Sénégal. J’ai dit à ma femme où je voulais être enterré : dans le cimetière de Joal. J’ai dit au cardinal Thiandoum, archevêque de Dakar, que, pour mes funérailles, je voulais des chants grégoriens.
– Il est bon que les jeunes nous critiquent. Et qu’ils essaient de nous dépasser. Nous ne sommes pas des classiques, mais des pionniers : après nous viendront les classiques.
– Au Sénégal, l’État s’incarne dans les trois pouvoirs « législatif », « exécutif », et « judiciaire » définis dans la Constitution. J’insiste, en particulier, sur l’indépendance de la Magistrature. Nous avons une organisation dont le modèle est français, mais repensé par nous-mêmes. C’est ainsi que notre Cour Suprême, qui a un rôle majeur dans le contrôle des élections, est souvent saisie par les citoyens. Saisie par les citoyens, plus de 60 fois sur 100, celle-ci casse la décision du Gouvernement pour « abus de confiance », ce qui prouve que nous ne sommes pas encore débarrassés de l’esprit napoléonien de l’administration française.
– L’État, c’est l’autorité souveraine qui s’exerce sur un peuple à travers des hommes et des institutions. La Nation, c’est la volonté commune de vie commune d’un peuple donné. La Nation repose sur l’ethnie. Dans une nation, les gens ont dépassé les différences de race, de religion et de caste.
– C’eût été tentant d’annexer la Gambie. Beaucoup de sénégalais le voulaient. Je m’y suis toujours opposé. Le Sénégal et la Gambie ont réglé parfaitement, parce qu’à l’amiable, leurs questions de frontières.
– Sur le plan politique, la Révolution, ce n’est pas la dictature des intellectuels, ni des travailleurs salariés, ou de l’État inquisiteur, pensant pour nous. La Révolution, pour nous aujourd’hui en Afrique, coïncide avec la démocratie, ce qui suppose la séparation des pouvoirs, le pluripartisme, une justice indépendante et des syndicats libres. La politique sociale doit assurer la justice, la multiplication des emplois et une sécurité sociale qui assure aux plus pauvres la médecine gratuite.
– Le dialogue, pour être efficace, doit se dérouler sur une base d’égalité, non pas matérielle, non même pas politique, mais morale.







– Le chef de l’État doit avoir une vue globale, harmonisé parce qu’équilibrée des choses. Si nous avons nos qualités, nous avons aussi nos défauts. Les Sénégalais ayant été très influencés par la France, ils jugent un peu trop les choses d’après un paramètre européen. Nous passons pour intelligents, mais nous sommes individualistes et légers : nous avons beaucoup perdu du sens communautaire négro-africain. Le laxisme de l’Occident nous a envahis, relâchant la tension soudano-sahélienne de nos ancêtres. Il y a le Peuple sénégalais, un peuple intelligent et courageux au travail comme à la guerre.
– On se sent solitaire comme chef d’État parce qu’on constate que chaque groupe socioprofessionnel, voit d’abord, ses intérêts, que chaque parti vise, avant toute chose, à conquérir le pouvoir ou à le garder. Il faut tout faire et la tâche est immense.
– « La politique » c’était, pour moi, les ambitions personnelles, la « magouille », le mensonge. Je me suis alors toujours référé à la définition de Platon, la politikè, comme l’« art de gouverner la cité » pour rendre les hommes plus prospères et meilleurs. La politique doit reposer sur l’éthique. Je pense, en définitive, qu’il y’a une morale de la politique, voire que la loyauté et l’honnêteté paient. Même si elles ne paient pas, la seule satisfaction qu’on puisse avoir dans son action politique, c’est de rester fidèle aux sentiments de l’honneur et de travailler au développement de son peuple. La politique doit reposer sur la vérité, sur l’honnêteté, sur la loyauté, sur le courage, physique et moral. Il ne faut pas céder sur les exigences morales. Même si l’on doit échouer, car il y a des échecs qui sont positifs. C’est la raison pour laquelle je poursuis, d’une façon irréversible, la démocratisation de l’État sénégalais. Car c’est la démocratie qui peut le mieux servir la vérité et la justice, bref, la morale, et le développement par surcroît.
– La démocratie existait en Afrique, avec débat, c’est-à-dire confrontation des idées, mais elle était « unanimiste » avec un respect insuffisant des droits de la minorité.
– Je pense qu’il faut une démocratie forte, avec un exécutif fort, c’est-à-dire un régime présidentiel avec un chef d’État élu au suffrage universel par le Peuple. Un régime présidentiel doit être franc et non pas honteux. Dans un pays qui pousse la démocratie jusqu’à ses limites extrêmes, jusqu’à sa caricature, avec la multiplicité des partis, où règnent l’individualisme et l’esprit de contestation, le gouvernement d’assemblée instaure l’instabilité. Celui-ci peut être efficace, mais seulement chez des peuples qui sont froids, disciplinés, équilibrés. Un gouvernement d’assemblée ne peut réussir chez les Fluctuants, aux Méditerranéens, aux latins, aux arabo-Berbères, aux Négro-africains.
– Je serai tolérant. Pour quoi, au Sénégal, nous avons modifié, dans le serment du président de la République, la référence à Dieu, puisque, selon notre Constitution, un athée peut être président de la République. Cette tolérance est un des traits de la sénégalité.
– Chez les Sérères, « c’est le ventre qui est noble » : on est noble par sa mère, et non pas par son père. Mon père était catholique. Ma mère animiste, mais elle a été baptisée à la fin de sa vie. Quant à mon oncle Waly Bakhoum, il aimait bien boire, mais il a fini par se convertir à l’islamisme. Et il est mort en bon musulman.
– Dans notre Constitution, nous avons inscrit les libertés religieuses. Mieux : nous disons que les religions sont des moyens d’éducation. Notre État est laïc : il n’y a pas de religion d’État, mais nous coopérons avec les communautés religieuses. Le Gouvernement les aide concrètement à remplir leurs missions.
– Il n’y a pas de préjugés de race ni de religion au Sénégal ; ce qu’il y’a, c’est un sens régional aigu, surtout dans les régions périphériques, jusqu’ici défavorisées par leur éloignement de la Capitale.
– De temps en temps, il y a des grèves sauvages, bien sûr. C’est la paix sociale qui nous permis, en grande partie, de surmonter la sécheresse qui, en 18 années d’indépendance, a sévi neuf fois. La meilleure preuve que nous avons avancé est que, notre revenu par tête d’habitant est passé en 18 ans, de 160 à 420 dollars. Le développement industriel a suivi la paix sociale.
– En général, les « sociétés d’État » n’ont pas été des facteurs de progrès. Notre modèle à l’horizon de l’an 2001, est que l’État fait le plan, organise la vie économique du pays et contrôle. La cogestion entre l’État, les cadres, les employés et les ouvriers me semble être la meilleure solution. Nous mettons l’accent sur l’esprit de méthode et d’organisation comme sur l’enseignement des sciences et des techniques modernes. Ce que révèlent nos enseignements primaires, moyen et secondaire, où la mathématique est la discipline prioritaire. Quant à l’enseignement supérieur, 20% des étudiants s’y dirigent vers des carrières d’ingénieurs et de techniciens supérieurs. Nous avons dans l’industrie, nationalisé les industries monopoles de base, comme la production et la distribution de l’eau, ainsi que celles de l’énergie. D’abord, il faut savoir gérer. L’échec, partout en Afrique noire, vient, essentiellement, de ce que nous n’avions pas appris à gérer.
– S’agissant de la terre, nous sommes revenus à l’ancien droit négro-africain, où la terre ne pouvait être un objet de propriété individuelle ou familiale, mais était propriété nationale au sens de la gens. Le secteur rural passe, dans notre Plan, avant tout autre secteur, l’éducation et la culture exceptées.
– Notre Code de la famille est significatif de l’esprit, nègre et moderne, en même temps, adapté à notre « univers mental » et à nos « sociétés traditionnelles ». Nous avons favorisé la monogamie avec la coopération des autorités religieuses. La polygamie est l’exception et la monogamie, la généralité. Nous avons fait porter notre principal effort sur l’abolition de la discrimination entre les sexes dans la fonction publique. Nous essayons d’avoir une conception dynamique de la « libération de la Femme ». Il ne s’agit pas d’une égalité mathématique, mais d’une égalité complémentaire.
– Comment faire pour garantir l’exercice des Droits de l’Homme ? Je réponds : en organisant une démocratie à l’africaine. Ce qui ne suppose pas, nécessairement, un pluralisme politique et syndical foisonnant, mais au moins deux partis et des élections régulières, mais encore la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, avec, naturellement, l’indépendance de la magistrature. Aujourd’hui, la plupart des régimes africains sont des régimes, sinon dictatoriaux, du moins personnels, où la personne est méprisée.
– Les Sénégalais sont très politiciens, individualistes et débrouillards. De temps en temps un militant de l’UPS formait un parti dissident et attendait qu’on vînt le chercher. Quand les membres du PRA Sénégal sont revenus à l’UPS, nous décidâmes que, désormais, nous n’accepterions plus de discuter avec des dissidents. C’est pourquoi, quand M. Abdoulaye Wade est venu, en 1974, me demander s’il pouvait déposer les statuts d’un nouveau parti, j’ai eu l’impression que c’était du chantage, et j’ai dit « oui ». C’est ainsi que le PDS a été fondé.
– La Constitution issue de l’indépendance posait le principe du pluripartisme. En 1976, nous modifiâmes la Constitution, en reconnaissant trois courants : un courant libéral de gauche, de tendance radicale-socialiste, un courant socialiste et démocratique, que représente le parti socialiste du Sénégal, et un courant marxiste-léniniste, qui se réclame du « socialisme scientifique ». Cependant la réalité est plus complexe. Il y a au Sénégal des conservateurs réactionnaires et des conservateurs libéraux. A l’extrême gauche, c’est un rassemblement hétéroclite. Le Parti africain de l’Indépendance de M. Mahjemouth Diop avait beaucoup hésité. C’est un parti qui avait provoqué des émeutes au lendemain de l’indépendance et dissous de fait. M. Diop nous demanda, si malgré cela, nous pourrions reconnaître le P.A.I. J’ai dit « oui ». C’est un mouvement authentiquement révolutionnaire. M. Diop a écrit des ouvrages sérieux. Je ne dis pas que je suis d’accord avec lui, mais j’ai de l’estime pour son honnêteté intellectuelle et morale.
– Au parti socialiste, mes idées n’ont pas toujours triomphé ; je pense même que le PS est en retard de vingt ans sur mes idées. Mais nous sommes dans un pays en développement, et il ne faut pas multiplier les partis. Sans quoi, on risque de tomber dans l’anarchie. Le Parti socialiste pourra garder le pouvoir longtemps. Indéfiniment ? Non. Il est naturel qu’un jour, un autre parti triomphe.
– Il s’agit, dans le cadre d’un plan de développement, de définir un modèle. Celui-ci devrait tracer une 3ème voie entre les « démocraties parlementaires » de l’Ouest et les « démocraties populaires » de l’Est, sans être nécessairement sociale-démocrate.
– L’instabilité politique tient, à la fois, de l’ethnie et de l’histoire. Comme les Méditerranéens, comme les Latino-Américains, nous sommes, nous Africains, des Fluctuants. Nous avons, tous, une profonde et orageuse affectivité, qui réagit, sans tarder et brutalement à l’évènement. Il s’y ajoute que beaucoup de chefs d’État manquent de culture, n’ont pas assimilé l’esprit de méthode et d’organisation : ils ne sont pas habitués à voir les choses globalement et dans une vision prospective. Les coups d’État militaires sont une conséquence de cette situation. Certains chefs d’État civils ont cédé à la facilité. Ils ont fait de la dictature ou se sont laissé aller à la corruption. Il y a eu des soulèvements populaires, et l’armée est intervenue, qui représente un puissant élément d’ordre et de stabilité dans un pays en développement. Pour le Sénégal, la stabilité provient, essentiellement, de ce que nous avions plus de cadres que les autres États francophones et que nous étions, déjà, habitués à la démocratie. Quand il n’y a pas de démocratie, le seul recours, c’est le coup d’État militaire. Il est évident que les Occidentaux ont favorisé les coups d’état militaires contre des chefs d’État qui se situaient à gauche. J’ai même l’impression que, parfois, la France a favorisé les coups d’État militaires, ou laissé faire, ce qui revient au même. Dans un ou deux cas, c’est l’évidence : elle espérait avoir un partenaire plus docile. Il reste que nous sommes, nous Africains, les principaux responsables de cette situation.
– Après l’indépendance, nous avons noué des relations privilégiées avec la France, tout en diminuant son influence culturelle, mais aussi économique. Les programmes de l’enseignement ont été révisés, avec les manuels, pour mettre l’accent sur l’Afrique.
– Nous avons en 1971, fixé, par décret, la transcription phonétique de nos six langues nationales. Je préside moi-même des commissions qui ont pour tâche de faire un premier travail de séparation grammaticale des mots dans la proposition et dans la phrase. Tout est encore à faire en matière de linguistique négro-africaine.
– Le Sénégal, a, à peu près, aujourd’hui la moitié des agrégés de mathématiques et des docteurs d’État de mathématiques de l’Afrique noire francophone. Nous formons, chaque année, quelques deux cents ingénieurs. Je préside au moins un conseil interministériel consacré à la recherche appliquée comme à la recherche fondamentale.
– L’Europe qui a les sciences et les techniques, n’a pas les matières premières. Nous, nous avons les matières premières.
– Le racisme des Arabes, ce sont les Européens qui l’ont mis dans la tête des Nègres. On embrasse les Arabes, mais quand il s’agit d’enseigner la langue et la civilisation arabes, on trouve que ce n’est pas très intéressant, que ça rapporte moins que d’apprendre l’anglais, le russe, l’espagnol.
– Tous les ans, le 23 octobre, ou moi ou le Premier ministre, nous adressons un message aux Sénégalais pour maintenir leur confiance dans les Nations Unies. Si la Charte de l’Organisation ne nous plaît pas, telle qu’elle est actuellement, nous devons en demander démocratiquement la modification.
– L’Unesco joue un rôle primordial. Il s’agit de la Science et de la Culture, de ce qui est au début et à la fin du développement humain.
– Je crois que Socrate, avec son nez camus et sa façon imagée de s’exprimer par mythes, avait du sang noir parmi d’autres sangs.
– Les films arabes et indiens répondent mieux à notre culture. : ils n’ont pas les défauts du cinéma européen, c’est-à-dire la violence, la drogue, la pornographie. Le cinéma africain d’aujourd’hui, ce ne sont trop souvent que des images à l’européenne. Nous avons de bons cinéastes. Le plus connu est Ousmane Sembène qui se proclame marxiste-léniniste.
– Nous avons remarqué qu’on écrivait de plus en plus mal le français : non seulement les Sénégalais, mais aussi les français.
– D’une façon générale, nous, Sénégalais, sommes contre la dissémination nucléaire. Parce que la voie nucléaire est une voie dangereuse pour le monde. Il nous faut nous engager dans celle de l’énergie solaire.
– Le combat le plus important reste le problème culturel. Le combat n’est pas terminé, et nous aurons, nous du Tiers-Monde, à nous battre encore longtemps, et dur, pour faire accepter nos valeurs. Il faut arriver à un pouvoir égal, mais surtout à une organisation égale d’information entre le monde développé et le monde en développement.
Il y a 39 ans que Senghor nous parlait ainsi !









(Source : Léopold Sédar Senghor, la poésie de l’action, 1980, Éditions Stock)
Amadou Lamine Sall
Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

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Présidentielle 2019: De Benno Bokk Yaakaar à la Nouvelle Majorité Présidentielle

En 2012, le candidat Macky Sall est arrivé, au deuxième tour de la Présidentielle, à la Fonction de Président de la République et à la Charge de Chef de l’Etat, avec l’appui déterminant de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY). Depuis, le Président Macky SALL tient en BBY, comme sa machine électorale. Toutefois, dans l’intervalle, entre 2012 et 2018, BBY, qui était au fait une alliance électorale faite par les autres candidats autour de Macky Sall contre le Président Wade au second tour, est devenue une machine politique qui va s’effriter à l’epreuve du temps, des ambitions et de la conjoncture politique.
Entre 2013 et 2018, Idrissa Seck, Cheikh Tidiane Gadio, Amsatou Sow Sidibe, Ibrahima Fall sont partis dans l’opposition. Mor Dieng et Djibril Ngom ont disparu de la scène politique. Tanor Dieng et Moustapha Niass sont restés fidéles au Président Macky Sall.
De BBY en 2012, le Président Macky Sall, méthotiquement et tactiquement, est entrain de construire et de parachever, une nouvelle alliance pour 2019, une sorte de NMP (Nouvelle Majorité Présidentielle). De BBY en 2012, place à la NMP en 2019. Car, de 65% en 2012, BBY a pesé 49% lors des législatives de 2018. Suffisant pour se rendre à l’evidence que BBY n’est plus cette foudre de guerre tant vantée. Et c’est là où la future naissance de la NMP (Nouvelle Majorité Présidentielle) qui se dessine, va être salutaire pour le Président Macky Sall qui, sous fond d’incomprehensions et de malentendus, s’est aliéné sur sept ans, de soutiens avec lesquels, ils sont  »faits » pour s’entendre et cheminer ensemble. Pour beaucoup de raisons…..
Et c’est là, toute la pertinence pour le Président Macky Sall, en direction et en destination de février 2019, d’un compagnonnage avec Me Ousmane Ngo, du PLS, Me Souleymane Ndéné NDIAYE de l’UNP, Talla Sylla de Jëf Jël, Modou Diagne Fada du LDR, Abdoulaye Balde de l’UCS. Et peut-être probablement dans les semaines à venir, le soutient du MPCL du Dr Cheikh Tidiane Gadio, du Sud de Moustapha Guirassy, Oser l’Avenir d’Aissata Tall Sall.
Avec cette NMP en parachèvement, le Président Macky Sall pourrait devenir ce super favori qui peut remporter la Présidentielle dès le premier tour, en comblant le gap des 12 points qui lui manquerait passer au premier tour. Eh oui! A la surprise générale de son opposition. Avec cette NMP, une bonne stratégie politique et électorale à mettre en place, et un ordre du discours qui ne rate pas ses angles d’approche et ses déclinaisons, difficile de battre le Président Macky Sall en février 2019.








Siré SY, Président du Think Tank Africa WorldWide Group

Présidentielle 2019: L’heure de Cicéron a sonné !

À moins de 40 jours du premier tour de  l’élection présidentielle du 24 février 2019, la onzième du genre depuis l’indépendance du Sénégal, l’establishment, les cénacles et alliances stratégiques des candidats en lice sont certainement en train de méditer sur le type de statut que vont devoir incarner leurs candidats respectifs en vue de reconquérir ou conquérir – c’est selon – massivement le vote populaire. De celui d’enfant du sérail à  d’homme nouveau en passant par de réseaux, le peuple ne demande qu’à être convaincu.

 

Dieu soit loué déjà  ! car des 139 « candidats à la candidature » ayant retiré  des fiches de collecte des signatures de parrainage auprès du ministère de l’intérieur et de la sécurité publique, en charge de l’organisation des élections, moins d’une trentaine avait osé – à la date limite du mercredi 26 décembre 2018 à minuit – ne serait ce que par conséquence avec soi-même, verser la caution de 30 millions de francs CFA exigés, à plus forte raison franchir le cap du dépôt légal des dossiers de candidature devant l’organe de contrôle et de validation qu’est le Conseil Constitutionnel. Le Parrainage constitue – t – il le principal frein à leur ambition ? Ou simple stratégie consistant à se rapprocher des meilleurs profils et se positionner en “faiseurs de roi ” pour après  s’attendre, comme à l’accoutumée, à un retour d’ascenseur, en cas de victoire ? L’avenir nous édifiera !

 

D’ici là, en prélude d’un rendez-vous aussi crucial que celui de la confiance de notre destin commun pour encore une durée de cinq ans, l’usage politique voudrait que tous les candidats ne laissent personne indifférent, et que chacun soit passé au scanner afin d’éviter l’incursion d’aventuriers d’un soir, pas comme les autres.

 

Bien qu’obtenir le total des parrainages demandés ne préjuge guère de la garantie de performance, nous tenterons d’identifier quelques atouts majeurs sur lesquels devraient individuellement compter les potentiels chalengers qui ont dépassé la barre fatidique du nombre de signatures requis soit plus de 53 457, réparties dans au moins sept des quatorze régions du pays (minimum 0,8% et au maximum 1% du corps électoral) ; et vu leurs dossiers validés.

 

En attendant la publication officielle de la liste définitive des candidats – après étude des recours des deux k recalés – prévue au plus tard le 21 janvier 2019, 35 jours avant le premier tour, nous vous proposons une analyse de comportements à adopter sur les 5 candidats de la liste arrêtée  à la séance du 13 janvier 2019 par le conseil constitutionnel en fonction de leur titres associés aux rangs protocolaires et de leur notoriété à savoir : le président de la République sortant S.E.M. Macky SALL, l’ancien premier ministre M. Idrissa SECK, l’ancien ministre Me Madické NIANG, les honorables députés Messieurs Ousmane SONKO et Cheikh Issa SALL.

 

Pour ce faire, nous utilisons comme méthodologie de la comparaison, “le petit manuel de la campagne électorale (Commentariolum petitionis)” [1] de Quintus Cicéron. Écrite en l’an 64 avant notre ère soit, il y a plus de 20 siècles, cette longue lettre – mémoire fut destinée à son frère aîné, le grand Marcus Cicéron, peu avant les élections consulaires romaines de l’époque.

 

Afin de mieux réadapter ses motivations au contexte actuel, chacun des candidats aura ainsi une étiquette politique sous laquelle une forme d’appellation générique classe sa manière de penser, d’agir ou d’être auprès de l’opinion publique allant corollairement avec 3 conseils savoureux, parfois, cyniques,  d’une redoutable efficacité et à toutes fins utiles que Quintus avait prodigués à son frère d’homme d’État, Marcus Cicéron, cet orateur hors pair, féru de la rhétorique et de  l’adaptation en latin des théories philosophiques grecques. Pourquoi lui et pas un autre ? Parce que tout bonnement, le temps est aux promesses et qu’il a été un des acteurs de “l’apogée de l’éloquence latine” qui prônait qu’être bien né ne saurait dire grand-chose. Et qu’être étroitement lié à la politique de son temps suppose avoir d’abord une bonne dose de culture et du talent. Chemin faisant, tout candidat à la représentation populaire se doit – selon lui – de se poser les questions suivantes avant de briguer les suffrages de ses semblables : comment concilier séduction électorale et fidélité à soi-même et à ses principes ? Comment rassembler le plus grand nombre autour de sa candidature, et ménager les intérêts des diverses classes sociales ?

 

En creusant notre sillon un peu plus loin, nous vous livrons quelques extraits choisis de ce percutant et visionnaire ouvrage traduit et commenté en français en 2009 par l’éminent spécialiste du monde grec et professeur d’histoire et d’archéologie classique à l’université de Paris I Sorbonne, François PROST, collant parfaitement avec la réalité politique du moment. Un chef d’oeuvre où sont exposés les principes fondamentaux de la communication politique telle que pratiquée de nos jours, notamment les rouages d’une élection à haut risque, et les détails des démarches attendues du candidat, offrant ainsi un tableau captivant du système politique romain d’alors, facilement comparable à celui d’aujourd’hui.

 

Alors, allons voir, maintenant, ce que nous réservent ces dits conseils, certes du 1er siècle avant J-C, mais Ô combien prémonitoires !

 

  1. M. Macky SALL de la Coalition “Benno Bokk Yaakaar”

 

Le soutien infaillible des « amis » à savoir des “alliés”

 

« Le soutien des amis doit être acquis par le fait de rendre des services, de satisfaire à ses devoirs, d’entretenir des relations de longue date, et de faire preuve d’un naturel affable et agréable… Obtiens et conforte solidement l’appui de tous ceux qui grâce à toi ont, ou espèrent avoir, le vote d’une tribu, d’une centurie, ou quelque autre faveur… travaille, par tous les moyens, à obtenir qu’ils te soutiennent fidèlement et avec le plus grand zèle ».

La sympathie des Grands…

 

« Il est utile que, par ceux au rang et au nombre desquels on veut parvenir, on soit jugé digne d’atteindre ce rang et de figurer dans ce nombre. Tous, il faut donc les solliciter, les démarcher par des intermédiaires, et les persuader que nous avons toujours partagé » leur « opinion politique », et « n’avons jamais été du parti » des autres…

 

La faveur populaire

« Celle-ci requiert de connaître les gens par leur nom, de savoir flatter, d’être constamment présent, de faire preuve de générosité, de faire parler de soi, de faire naître des espérances politiques. Tout d’abord, tout ce que tu fais pour lier connaissance avec les gens, fais-le bien voir pour que tous s’en rendent compte, et multiplie l’effort pour développer chaque jour ces connaissances ; à mon avis, il n’y a rien de si propre à susciter la faveur populaire et la reconnaissance.”

 

  1. M. Idrissa SECK de la coalition «Idy 2019»

 

Les gens hostiles

 

« Il y a trois catégories : la première, ceux à qui tu as fait du tort ; la deuxième, ceux qui ne t’aiment pas sans raison particulière ; la troisième, ceux qui sont très amis de tes concurrents. Vis-à-vis de ceux à qui tu as fait du tort… tu devras te disculper franchement, évoquer les liens qui t’y contraignaient, leur faire espérer que pour leurs propres affaires, s’ils deviennent tes amis, tu les soutiendras pareillement et t’acquitteras du même devoir envers eux. Ceux qui ne t’aiment pas sans raison particulière, tu devras, soit en leur rendant service, soit en le leur laissant espérer, soit en les assurant de ton soutien, travailler à leur faire quitter cette mauvaise disposition à ton égard. Envers ceux dont la sympathie t’est plus ou moins aliénée en raison de l’amitié qui les lie à tes concurrents, tu devras employer également les mêmes procédés et, si tu parviens à le faire croire, montrer que tu es bien disposé à l’égard de ces concurrents eux-mêmes ».

 

Etendre son réseau

« Tu peux, sans compromettre ton honneur – chose impossible dans les autres circonstances de la vie – lier amitié avec toutes les personnes de ton choix, des personnes telles que si, en tout autre contexte, tu les autorisais à te fréquenter, ta conduite paraîtrait aberrante, alors que dans le cadre d’une campagne, si tu ne t’appliquais pas à agir ainsi envers beaucoup de gens, ta campagne ne paraîtrait pas en être une… Il n’y a personne, sauf à être attaché à l’un de tes concurrents par un lien contraignant, dont tu ne puisses obtenir facilement, si tu t’en donnes la peine, qu’il te rende des services méritant ton amitié et ta reconnaissance futures, pourvu qu’il comprenne que tu fais grand cas de lui, que tu agis sincèrement, qu’il fait un bon placement, et qu’il en sortira une amitié non pas éphémère et circonscrite à la pêche aux voix, mais solide et durable ».

 

L’art de refuser et de ne pas refuser

 

« Tout ce que tu ne peux pas faire, ou bien tu le refuses avec grâce, ou bien tu ne le refuses même pas du tout : le premier est le fait d’un homme bon, le second d’un bon candidat. De fait, quand on nous demande ce que nous ne pouvons promettre sans manquer à l’honneur ou nous nuire à nous-mêmes… il faut le refuser avec courtoisie, en faisant valoir le lien qui te contraint, en manifestant combien tu en es désolé, en persuadant que tu te rattraperas en d’autres circonstances… Les hommes sont plus sensibles à la physionomie et aux paroles qu’au service rendu lui-même et à la réalité des faits… Enfin, la dernière chose à craindre est que se fâche celui à qui on a menti. Ce risque-là, si tu promets ton aide, est incertain, remis à plus tard, et concerne un plus petit nombre de gens ; si en revanche tu refuses, tu t’en aliènes tout de suite et de façon certaine un plus grand nombre… ».

 

  1. Me Madické NIANG de la coalition “Madické 2019”

 

La sérénité dans l’action

 

“Aussi bien l’indignation vertueuse, qu’on rencontre ici ou là, est-elle surtout le témoin d’une incapacité à s’interroger sur le rapport essentiellement ambigu et complexe qu’entretiennent d’un côté, une ambition personnelle d’accession au pouvoir et de l’autre, une communauté entière décidant de l’attribution du pouvoir par vote… ».

Les services rendus

 

« Trois choses amènent les hommes à nous témoigner leur préférence et à apporter leur soutien dans les élections, à savoir les services qu’on leur a rendus, les espérances qu’ils conçoivent et le fait qu’ils se sentent proches de nous et nous apprécient, il faut examiner comment cultiver chacune de ces espèces. Par de très petits services, on amène autrui à penser qu’il y a matière à apporter son soutien dans les élections… Quant à ceux qui sont tenus par des espérances, fais-leur bien voir que ton aide leur est offerte et à disposition, et enfin bien comprendre qu’ils ont en toi un observateur appliqué des services qu’ils te rendent… Le soutien spontané devra être consolidé par des témoignages de reconnaissance, par l’adaptation des propos aux raisons pour lesquelles chacun semblera te soutenir, par la manifestation d’une sympathie réciproque, par la perspective offerte de voir l’amitié conduire à la familiarité et à l’intimité ».

 

Une ligne de conduite

« Sois le meilleur des orateurs ; c’est par là qu’on tient les Hommes, qu’on se les attache et qu’on les empêche de s’opposer et de nuire. Et puisqu’en ceci surtout la cité est vicieuse que, la corruption s’en mêlant, elle ferme d’ordinaire les yeux sur le mérite et le prestige, en ces affaires, fais en sorte de bien te connaître toi-même, c’est-à-dire de comprendre que tu es toi-même homme à pouvoir inspirer à tes concurrents la plus vive peur de procès et menaces judiciaires. Fais en sorte qu’ils se sachent surveillés et tenus à l’œil par toi ; qu’ils craignent non seulement ton activité, non seulement ton autorité et tes capacités oratoires, mais aussi, assurément, le soutien que t’apporte les autres … ».

 

  1. 4. M. Ousmane SONKO du Pastef “Sonko Président”

Le statut d’homme nouveau

« Fais en sorte qu’on voit bien le nombre de tes amis et de quelles sortes de personnes, il s’agit… Aie soin de tenir bien en main ces atouts, en travaillant par des avertissements, par des sollicitations, par toutes sortes de moyens à faire comprendre à ceux qui ont une dette envers toi, et à ceux qui veulent t’obliger, qu’ils n’auront aucune autre occasion, les premiers, de te témoigner leur reconnaissance, les seconds, d’atteindre leur but ».

 

Un franc cynisme

 

« rien de moins qu’une véritable radiographie de la machine électorale, sur le fond de ses grands principes institutionnels et dans son détail pratique… en particulier dans les aveux de franc cynisme ou d’hypocrisie utile et même indispensable au candidat en quête de voix… L’attention y est dès lors entièrement concentrée sur les moyens que le candidat peut mettre en œuvre, et sur les ressources propres dont il peut disposer, pour atteindre son objectif, l’élection ».

 

La sympathie des jeunes :

 

« Ils t’apporteront beaucoup de prestige… Fais-leur explicitement savoir combien tu comptes sur eux. Si tu parviens à amener ceux qui ne te sont pas hostiles à te soutenir, ils t’aideront énormément ».

 

  1. M. Cheikh Issa SALL du Parti de l’ Unité et du Rassemblement (PUR)

 

Se rapprocher davantage de la réalité politique

 

“mets-toi bien dans l’esprit qu’il faut feindre de manière à paraître le faire naturellement… il est très nécessaire de savoir flatter, chose qui, si elle est vicieuse et honteuse dans les circonstances ordinaires de la vie, est en revanche indispensable dans la campagne électorale… et au candidat, dont la physionomie, la figure et les propos doivent évoluer et s’adapter à la pensée et à l’intention de tous ceux dont il s’approche ».

 

Les apparences flatteuses

 

« Prends bien soin que toute ta campagne soit pleine de pompe, brillante, splendide, populaire, qu’elle ait un éclat et un prestige parfaits, que même, si possible de quelque manière, se diffuse concernant tes concurrents une rumeur infamante de crime, d’immoralité ou de corruption accordée à leurs mœurs… En outre dans cette campagne, il faut veiller à ce qu’on fonde sur toi de bons espoirs politiques et qu’on ait de toi une opinion honorable ».

 

Les promesses

« Les gens ne veulent pas seulement qu’on leur fasse des promesses, surtout quand ils sollicitent un candidat, mais encore qu’on leur promette d’une manière généreuse et qui témoigne de la considération. »

 

Nonobstant tous ces conseils avisés, “aucune voix n’est – cependant – acquise d’avance, à l’exception peut-être de celle de votre mère ; et encore, assurez-vous qu’elle soit inscrite sur les listes électorales” dixit Ted SORENSEN, conseiller de J.F. KENNEDY lors de sa conférence dans le Midwest en mars 1959. Donc, faire « preuve du maximum de méthode, de soin, d’effort et d’application » est l’unique moyen de pouvoir transformer ses rêves en réalité.

 

À Bon Entendeur Salam !

 

Qu’Allah SWT veille sur NOTRE CHER Sénégal et nous préserve du fatum obscur… Amen

 

#DEWENETI  #MEILLEURS_VOEUX_2019

 

Par Elhadji Daniel SO,

Président d’En Mouvement ! Défar Sénégal

Ensemble, Construisons le Sénégal !

Eldasso@yahoo.fr

 

NOTE :

[1]. Pour aller plus loin : PROST (FRANÇOIS), Quintus Cicéron : le petit manuel de la campagne électorale (Commentariolum petitionis), 2009, TULLIANA.EU

http://www.tulliana.eu/documenti/BindercommentariolumProst.pdf

Présidentielle 2019: Comment Macky Sall va démarrer et clore sa campagne électorale

YERIMPOST.COM Macky Sall a déjà fini de concocter son programme de campagne. Selon L’As, c’est à Mbacké que le président Macky Sall débute sa campagne électorale pour l’élection présidentielle du 24 février. Ensuite, il se rendra à Tivaouane, à Saint-Louis, avant d’atterrir dans le sud du pays, en Casamance.
Il va clôturer ses 21 jours de campagne électorale à Dakar, à deux jours du scrutin.
Rappelons que la campagne électorale pour la présidentielle s’ouvre le 3 février et se termine le 22 février du même mois à minuit.







Présidentielle 2019: L’ère des fake news ou l’apologie du mensonge

Les fake news (informations fallacieuses, intox ou fausses nouvelles) sont des informations délibérément fausses, délivrées dans le but de tromper un auditoire. Elles peuvent émaner d’un ou plusieurs individus (par le biais de médias non institutionnels, tels les blogs ou les réseaux sociaux), d’un ou de plusieurs médias…
Elles participent à des tentatives de désinformation, que ce soit via les médias traditionnels ou via les médias sociaux, avec l’intention d’induire en erreur dans le but d’obtenir un avantage.
Ces dernières années, le phénomène des fake news s’étend sur le Web aux dépens des internautes. Ces fausses informations peuvent être propagées dans des buts différents. Certaines ont pour objectif de tromper le lecteur ou d’influencer son opinion sur un sujet particulier. D’autres sont fabriquées de toute pièce avec un titre accrocheur pour densifier le trafic et augmenter le nombre de visiteurs sur un site.
Aujourd’hui, au Sénégal, le phénomène a tellement pris de l’ampleur que notre pays est définitivement entré dans l’ère post-vérité ou ère post-factuelle du fait de la montée en puissance de l’usage social d’internet.
Le néologisme « post-vérité » fait référence à des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles.
Chez nous, maintenant, chacun peut créer sa propre information et la publier, même les fieffés menteurs, les réseaux sociaux ne faisant pas restriction à cette catégorie de personne.
Lors des élections présidentielles de 1993 quand Iba Der promettait aux paysans des réfrigérateurs et des matelas ça faisait rire plus d’un. Aujourd’hui son discours aurait suscité de l’espoir et d’aucuns naïvement pourraient bien y croire. C’est ça le Sénégal de nos jours : on sourit bêtement et on croit à tout ce que notre candidat nous dit. Notre « partisanisme » à outrance a fini de tuer notre esprit critique et risque un jour de nous perdre.
Certains nous diront que c’est de bonne guerre. Depuis quand le mensonge est-il cautionné ? Chacun en use et en abuse, de quelques bords où l’on se trouve.
Alfred Sauvy écrivait : « Une démocratie se juge à sa capacité de recevoir une plus ou moins grande masse d’information ». On pourrait dire aussi et ce serait le corollaire : « Une démocratie se juge à sa capacité de refuser une plus ou moins grande masse de mensonges. » A ce compte, aujourd’hui, le Sénégal est peu démocratique, car la quantité de mensonges qui s’y dit n’a d’égale que l’indifférence avec laquelle l’opinion les laisse passer.
On ment sur le Président de la République ; On ment sur des opposants ; On ment sur nos journalistes. Personne n’est épargnée ! On est dans un concours du plus gros mensonge sur l’autre.
Le discours politique est si dégradé que les meilleurs hommes, avec leur salive, y perdent leur crédit. Quoi qu’ils disent devient suspect.
Nombre de candidats à la candidature en direction des présidentielles de 2019 ne sont pas crédibles. Ils ne disent pas la vérité au peuple et cachent bien leur jeu dans un discours guerrier qui ne nous informe pas sur leurs intérêts bassement politiciens. C’est ça la vérité !
Si tant d’hommes de rigueur ou simplement d’honnêtes gens se détournent aujourd’hui de la politique, c’est à cause de cela : la dérive du sens des mots, la rupture entre la lettre et le concept. Un chat n’est plus un chat, mais un rat travesti ou un renard masqué.
Et il s’agit du Sénégal et il s’agit des sénégalais. C’est cela qui est grave. Le divorce entre les mots et leur sens, entre la morale et l’ambition, intervient dans le domaine qui devrait en être le mieux préservé, parce que la politique est le domaine des choses concrètes de la vie des hommes.
Est-ce fatal ? Est-ce nécessaire ? Non. Quelques pays, dont le nôtre, je crois, peut montrer que la politique peut être autre chose qu’un psychodrame. Au dix-huitième siècle l’idée régnait que la politique doit avoir la morale pour guide. A notre époque on se borne à dire qu’elle devrait l’avoir, sans plus y croire.
Si la politique, comme l’écrit Paul Valéry, n’est que l’art de conserver ou de conquérir le pouvoir, alors c’est vrai qu’elle exige la contrainte et l’illusion. Mais on peut aussi estimer que la politique est l’art d’organiser la société pour le bien des citoyens. Alors le mensonge n’est ni fatal ni nécessaire.
Il devrait même en être exclu. Ontologiquement, car la démocratie c’est la transparence, et techniquement, car les moyens d’information devraient le rendre impossible.
Et pourtant ! La science et la technique loin d’exclure le mensonge du champ politique, lui fournissent matière et moyen. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui cherchent à piéger leurs adversaires sur whatsapp pour ensuite partager les contenus. Tout ce ceci commence à aller dans tous les sens et à indisposer plus d’un !
Que vos fibres partisanes ne vous fassent pas croire que votre candidat est un surhomme et que rien ne peut lui être reproché. Il faut rester critique et se poser les bonnes questions.
Au demeurant, je voudrai terminer en demandant aux uns et aux autres d’éviter de brûler nos journalistes de peur de décrédibiliser toute information n’allant pas dans le sens voulu. Nous avons besoin d’eux aujourd’hui et DEMAIN aussi.








Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr
776516505

Présidentielle 2019: l’église va jouer sa partition…

YERIMPOST.COM L’église compte jouer sa partition pour des élections transparentes et apaisés. Le secrétaire exécutif de la Commission Justice et Paix de la conférence épiscopale renseigne que «1000 observateurs pour superviser l’élection présidentielle de février 2018 vont être mobilisés. Et les dispositions sont en train d’être prises, mais c’est à dire aussi que le travail de la Commission est en même temps un travail d’éducation citoyenne et donc, avant l’observation électorale elle-même, nous prenons les moyens pour pouvoir sensibiliser les populations au devoir citoyen de l’élection».
Cette mission d’observation initiée par la commission Justice et Paix de la conférence épiscopale, en rapport avec les Scouts du Sénégal, a pour objectif de veiller à la régularité du scrutin, si l’on en croit Abbé Alphonse Seck.
Elle aura aussi pour objectif d’«aider les populations à comprendre les enjeux, les amener à discuter avec tous ceux qui sont impliqués dans l’élection de manière à faire adhérer le maximum de Sénégalais à cette démarche citoyenne avant d’aller à l’observation elle-même des élections».

Vidéo- Présidentielle 2019: Bougane lance un message fort aux forces de l’ordre









Présidentielle 2019: Le temps des admis et des recalés

Le parrainage vient de livrer ses résultats avec sept candidats qui passent : Idrissa Seck, Macky Sall, Madické Niang, Karim Wade, Khalifa Sall, Issa Sall et Ousmane Sonko.

Parmi les recalés, ceux dont l’échec a été le plus retentissant sont Malick Gackou et Bougane Gueye Dany.

Pour le patron de d`D-média, l’étonnement a été d’autant plus grand qu’il avait brandit un document signé par un huissier attestant de l’enrôlement pour son camp de plus de 700.000 parrains. Cependant, pour un observateur averti, c’était le début de la suspicion. Le huissier ne pouvait que constater un nombre à lui présenté sans pour autant pouvoir attester la conformité. Il ne dispose du fichier électoral pour faire se travail ni de la liste des autres candidats afin de vérifier les doublons. Le candidat ne sait peut être pas que c’est en brandissant le document du huissier qu’il a attiré l’attention sur lui et dans le mauvais sens. Qu’il soit recalé ne surprend pas les plus avertis. L’autre grosse erreur c’est d’avoir fait l’émission « Jakaarlo » de la TFM sans pour autant corriger sa communication centrée à outrance sur le « Je » et le « Moi » depuis qu’il s’est engagé en politique. Il est d’ailleurs entrain de répéter les mêmes erreurs en voulant surfer sur deux tableaux d’alliance avec Sonko ou le PUR. Quand on est en politique, les choix doivent être clairs et bien tranchés. Il ne peut pas être avec les deux en même temps, à moins qu’il n’ait une troisième option qui la mènerait vers le camp présidentiel. Avec Bougane, il faut s’attendre à tout. Il nous avait dit qu’il n’était pas candidat pour 2019, il a ensuite cherché à l’être ; Il nous a informé de l’enrôlement de plus de 700.000 parrains, au finish presque rien.

L’autre grosse surprise concerne Malick Gackou. Ce dernier on l’a tous vu se battre pour être parmi les premiers à déposer sa liste de parrainage. Il s’en est même sorti avec un œil mal en point. Le discours qu’il nous a servi ce jour là était tellement guerrier que l’on a pensé un temps qu’il pouvait bien représenter l’aile dure de l’opposition. Maintenant lors de sa dernière sortie du Conseil Constitutionnel après avoir été recalé, la teneur de son discours a surpris plus d’un, même ses propres souteneurs. Le Monsieur est apparu trop conciliant et presque pas trop surpris, ce qui fait croire à certains observateurs que tout a été négocié et que le leader du Grand Parti réserve bien des surprises pour les jours à venir.

Parmi ceux qui sont passés, il serait intéressant de s’arrêter sur les cas de PUR et de PASTEF qui ont réussi l’exercice dès le premier essai contrairement à des partis traditionnels comme Rewmi. PUR s’appuie sur une organisation huilée et qui s’adosse sur un pan de la confrérie Tidiane : les moustarchidines. Il faut vraiment être dupe ou malhonnête pour ne pas reconnaître que ce parti puise sa force de la foi que beaucoup de talibés ont de leur guide spirituel, Serigne Moustapha Sy. C’est ce qui explique même que l’investiture de leur candidat a été reporté une fois au moment où il y’avait une brouille entre Issa Sall et Serigne Moustapha. Rien ne peut se faire sans ce dernier. Celui ou celle qui aura le nombre de talibés dans ce groupe aura plus ou moins le score du candidat lors des élections. Ce score ne sera pas élastique : ce sera inférieur ou égal au nombre de talibés du guide religieux. PUR a réussi le parrainage car le gros du travail a été fait au sein des dahiras. Chaque membre s’est inscrit sur les fiches remises à son responsable de dahira.

Concernant PASTEF, la force a résidé dans l’organisation interne et de traitement des informations reçues. La majorité des primo votants a été écartée pour mettre le focus sur des parrains ayant l’habitude de voter pour ainsi minimiser les doublons et les rejets pour autres motifs. La stratégie de porte à porte a aussi produit des résultats probants nonobstant que la liste des parrains de Sonko ait été déposée très tôt.

Pour Benno Bokk Yaakar, son passage n’a pas surpris ; Ce qui n’est pas le cas de Madické Niang qui jusqu’à présent n’arrive pas à expliquer où est qu’il a trouvé ses parrains en trois mois.

Aujourd’hui, ce qui est claire c’est la prochaine invalidation de la candidature de Karim Wade qui n’est pas inscrit sur les listes électorales : c’est un constat. Pour Khalifa Sall aussi même si le rabat d’arrêt est agité, cela nous surprendra après tous ces efforts déployés que l’ancien Maire de Dakar soit candidat.

Quoi qu’il en soit il y’aura des élections et les sénégalais continueront de vivre au delà du 24 Février 2019.

Vive le Sénégal

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

Présidentielle 2019: Pourquoi Gackou a été définitivement exclu

YERIMPOST.COM Malick Gackou ne participera pas à la présidentielle de 2019. Il n’a pu récolter que 51 911 parrains valides. Le reste des signatures qu’il a fournies est constitué de doublons et de parrains invalidés pour « autres motifs ». Le Conseil constitutionnel vient de lui notifier…

Nous reviendrons

Vidéo- Urgent- Présidentielle 2019: Gakou, définitivement exclu, réagit









Présidentielle 2019: le Peuple, seul souverain, a parrainé pour les uns et renvoyé les autres candidats en 2024

Quand des dispositions pertinentes sont prises à travers des lois qui régissent les règles du jeu applicables à tous les acteurs politiques, toute attitude qui ne consiste pas à s’y confirmer et à essayer de tirer son épingle du jeu, est une fuite en avant et une irresponsabilité notoire. Il n’y a rien de plus redoutable que le suffrage universel dans une démocratie aussi organisée que la nôtre et qui est génératrice de trois alternances démocratiques. Le peuple est seul souverain et personne n’a pu dans sa longue trajectoire, confisquer ou taire sa voix. Ce système électoral qui a fait ses preuves pendant longtemps jusqu’aux dernières législatives de 2017, ne peut pas immédiatement, être défaillant par l’introduction d’une seule disposition qui n’a aucun impact sur le suffrage universel. Et celui qui ne peut recueillir le nombre de signatures requis , ne peut quand même pas porter la voix du peuple, à fortiori être élu. Depuis 2000 , le pouvoir organise, gagne et perd aussi des élections dans des circonscriptions électorales qu’il souhaiterait gagner. Quand un peuple sait choisir, et donc sait parrainer, tout candidat recalé pour une raison pour une autre de droit , doit ranger son dossier et attendre 2024 ou se préparer pour la prochaine élection. Le peuple sénégalais mûr, conscient des enjeux, ne manifeste aucune volonté de changer un Président qui travaille et qui a remis en 7 ans le Sénégal sur les rails du développement. Réélire le Président Macky Sall n’est que pure logique et choix ne saurait être plus juste, plus judicieux et plus éclairé.








Cheikh NDIAYE
Conseiller Technique à la Présidence
Responsable politique Apr Grand Yoff
Conseiller Municipal

Présidentielle 2019: Khalifa Sall sauvé par le rabat d’arrêt ?

YERIMPOST.COM Ils étaient nombreux à se masser devant la Cour suprême pour attendre un verdict favorable à leur candidat. Mais les partisans de Khalifa Ababacar Sall n’ont pas eu gain de cause. Le verdict rendu par la Chambre criminelle de la Cour, dans l’affaire dite de la caisse d’avance, n’est pas favorable au candidat de la coalition Taxawu Sénégal. Cette Chambre a rejeté tous les pourvois en cassation qu’avait introduits l’ex-maire de Dakar. Toutefois, les souteneurs de Khalifa Sall ne désespèrent pas de voir leur candidat faire face à Macky Sall le 24 février prochain. Selon eux, Khalifa Sall va user de son ultime voie de recours qui est le rabat d’arrêt. «Ce verdict n’aura rien comme impact sur sa candidature. Il n’y a aucun lien entre sa condamnation et sa candidature. J’interpelle l’Union des magistrats du Sénégal (Ums). Le rabat d’arrêt fait partie de la procédure judiciaire. Khalifa Sall a le droit d’en user. Et, il le fera», a commenté son conseiller politique, Moussa Taye. Et M. Taye d’ajouter : «Le rabat d’arrêt est incontournable. Et, en matière pénale, il est suspensif. C’est ça le principe». Le conseiller de Khalifa Sall avertit: « Seulement, vous allez voir sur les plateaux de télévision, ce soir, des juristes malhonnêtes, sans vergogne, qui vont défendre le contraire. »
Venu assister à l’audience, Maître Mame Adama Guèye, lui, fustige le déroulement du procès. «Depuis 30 ans que je suis au barreau, je n’ai jamais vu un jugement aussi rapide que celui-là. Cela témoigne que la Justice est calée selon le calendrier électoral. Nous n’avons pas un État de droit, nous avons une justice instrumentalisée à des fins politiques», regrette l’ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal.







Election présidentielle 2019: Me Ousmane Ngom donne les clés du combat

Moins d’une semaine après avoir confirmé l’investiture du Président de la République, Macky Sall, comme candidat des Coalitions LCK et RES, Me Ousmane Ngom explique les raisons de ce choix. Invité de l’émission « Point de vue » de la RTS, l’ancien Ministre de l’intérieur est largement revenu sur les perspectives de performance du Sénégal.

Pourquoi réélire le Chef de l’Etat, Macky Sall ? Pour répondre à cette question, le leader des deux Coalitions Liberal ça kanam (LCK) et Rebâtir ensemble le Sénégal (RES), a décliné «les trois clés» de la pertinence d’un tel choix.

«La réélection du Président Macky Sall devrait être naturelle pour trois arguments que j’ai appelé les trois clés de la victoire : parce qu’il a un bilan élogieux, éloquent. A travers toute l’étendue du pays, on peut mettre la main sur les réalisations importantes du Président Macky Sall, dès son premier mandat. La mise en œuvre du PSE a été accélérée et touche toutes les régions. L’équité territoriale et régionale est devenue une réalité. Dans les régions vous verrez de nombreuses réalisations à tous les niveaux. Les infrastructures, plus de 3000 kilomètres de route sont en train d’être construit par le PUDC. Au niveau de l’hydraulique rural, nous étions à l’arrivée du Président Macky Sall à environ 1400 forages, nous sommes aujourd’hui à plus de 2000, c’est-à-dire plus de 600 ont été construit durant son premier mandat. Rien que le pont de Farafégny, qui sera inauguré, suffit pour le réélire. C’est une revendication de plus de 60 ans. C’est l’une des causes de la crise en Casamance, qui était enclavée. Aujourd’hui, on peut aller en Casamance par la route sans aucun problème. Ne serait-ce que pour ce pont, on peut le réélire. Je ne parle pas du secteur agricole où les succès sont éclatants. Toutes les productions ont été doublées ou triplées. Dans le secteur de la santé, dans le secteur de l’éducation, dans l’enseignement supérieur qui a été démocratisé. Les abris provisoires qui ont été un casse-tête pour tous les régimes, sont en train d’être réglés. 65 milliards ont été voté dans le budget pour réglé ce problème. Sans parler de la maîtrise de l’inflation, le problème de l’électricité qui a été réglé avec même la baisse du prix. Ça, c’est la première clé ».

Le Sénégal, un Emirats noir en Afrique

«La deuxième clé de la victoire, c’est d’avoir une vision stratégique pour le pays sur 35 ans. ET cette vision, non seulement elle a été partagée au niveau national, dans le pays, mais aussi au niveau international où elle a été sanctionnée par la communauté internationale. Récemment, au groupe consultatif de Paris, le Sénégal était parti pour chercher 2850 milliards, il a obtenu plus de 7700 milliards. C’est exceptionnel. Sans parler des perspectives ouvertes par les découvertes de gaz et de pétrole, qui vont faire du Sénégal un Emirats noir en Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi d’ailleurs qu’il faut éviter de confier ce pays à des mains inexpertes ou à des aventuriers qui le conduisent directement à la catastrophe ou qui vont vendre le pays. Nous avons un homme d’expérience qui a déjà fait ses preuves, qui a déjà réalisé de grandes choses, qui est en train de faire de grandes réformes. Nous n’avons pas le droit de briser cet élan. Nous devons réélire le Président Macky Sall pour lui permettre de parachever son œuvre (…) Je pense d’ailleurs qu’il faut se fonder sur les perspectives. Il ne faut pas s’auto-satisfaire de ce bilan. C’est pourquoi, il a un plan stratégique jusqu’en 2035. Ce plan va construire le Sénégal pour tous et le Sénégal par tous. Il est déjà sanctionné par la communauté internationale, au groupe consultatif de Paris. Et vous savez que les bailleurs de fonds ne sont pas des enfants de chœur», a-t-indiqué.

«La dernière clé de la victoire, c’est l’adhésion populaire. Parce qu’en définitive, ce sont les sénégalais et les sénégalaises qui vont décider le 24 février 2019. Avec le baromètre de la population, l’on peut voir ce qu’elle pense du travail de Macky Sall. Ce qui se passe lors des tournées économiques est éloquent. La population sénégalaise est une déferlante vers le Président Macky Sall. C’est pourquoi, j’ai déclaré que cette élection sera une simple promenade de santé pour lui»

Présidentielle 2019: Vers l’abattoir… électoral ?

Une des meilleures preuves de l’incongruité de cette loi sur le parrainage, c’est bien le fait que des milliers de nos concitoyens sont passibles de poursuites judiciaires, pour avoir parrainé plus d’un candidat aux élections présidentielles. Nos autorités envisageraient-elles de s’inspirer du modèle démocratique turc, caractérisé, ces derniers temps, par des arrestations de masse, après avoir importé de ce pays, des blindés anti-émeutes, des gaz lacrymogènes et autres joujoux répressifs ?

Dans tous les cas, les Sénégalais observent, scandalisés, le “boucher” de Fatick, tisser méthodiquement sa toile d’araignée, pour écarter les derniers écueils à sa reconduction programmée.

Dans cette mélodramatique partie d’échecs, l’Opposition apparaît de plus en plus sous les traits d’une victime sinon consentante, tout au moins inconsciente. Faisant montre d’un égo surdimensionné, la plupart de nos hommes politiques refusent de voir la réalité en face et font preuve de légèreté face au redoutable rouleau compresseur du Président Macky Sall. En effet, tout observateur sérieux de la scène politique nationale savait pertinemment que très peu de candidats franchiraient l’obstacle du parrainage citoyen, pour plusieurs raisons.

Il y a d’abord le fait que la plupart d’entre eux, jouissant certes de bons coefficients personnels en termes de notoriété, dirigent des partis nouvellement créés, avec une faible implantation sur l’étendue du territoire national.

Ensuite, le nombre de signatures exigé est démesuré,  rendant ce test du parrainage très peu sensible, car il doit être possible pour tout citoyen sénégalais, de se présenter aux élections présidentielles, s’il est porteur de vision et de propositions pour faire émerger notre pays. Or le “carnage”, auquel l’évaluation tronquée des listes de parrainage semble devoir donner lieu, est loin d’aider à rationaliser les candidatures, pour en extirper celles fantaisistes ou suscitées par d’obscurs lobbies. Il semble plutôt traduire des desseins politiciens inavoués, comme la volonté de déblayer la voie du second mandat au président sortant.

Ce test n’est pas non plus spécifique, car cette phase de pré-qualification aurait dû permettre d’éliminer les candidats les moins indiqués pour assumer la charge suprême. Or, que voyons-nous ?

Le Conseil constitutionnel, garant du Droit, semble vouloir donner le quitus à certains candidats, dont celui sortant, accusés, à tort ou à raison, d’avoir usé de procédés peu licites (corruption, trafic d’influence…), pour obtenir des signatures en vue du parrainage. Il s’y ajoute le fait, que plusieurs parmi eux ont déjà fait leurs preuves dans la gestion de notre pays, pas toujours de la manière la plus vertueuse.

Notre conviction demeure, que dans une démocratie bourgeoise, des élections transparentes constituent  l’outil le moins mauvais pour juger de la représentativité de différentes forces politiques en compétition.

Le parrainage citoyen ne devrait pas pouvoir jouer ce rôle. Il pourrait, tout au plus, être un instrument de présélection par les citoyens des meilleurs profils pour la fonction présidentielle. Dans cette optique, l’exigence de ne parrainer qu’un seul candidat, n’est pas pertinente. Or, la majorité des candidats éliminés ou en voie de l’être, l’ont été ou vont l’être sur la base de la présence de doublons dans leurs listes de parrains.

Enfin, l’évaluation, sous la supervision du Conseil constitutionnel, des listes de parrainage, aura été plus technique, que juridique, réalisée par des experts informatiques chevronnés, avec tous les risques de manipulation que cela pourrait induire, comme semblent le suggérer certains candidats recalés.

Après cet épisode avilissant du parrainage, il y aura, très vraisemblablement, celui tout aussi scandaleux de l’élimination judiciaire des candidats Karim Wade et Khalifa Sall.

Il résulte de tous ces développements, que la seule solution, qui s’offre  aux partis d’opposition, pour sortir du piège, dans lequel le pouvoir est en train de les enfermer, est de s’unir autour d’une candidature unique, centrée sur une plateforme programmatique, basée sur la refondation institutionnelle et la souveraineté économique.

À défaut, participer aux prochaines élections présidentielles équivaudrait simplement à servir de faire-valoir à des élections tronquées.

NIOXOR TINE

Présidentielle 2019: le temps des recalés

Quand on vous explique vous ne voulez rien comprendre et des fois vous taxez les gens de partisans. Je vous avais bien dit que les doublons risquent de tuer tous vos espoirs d’être candidat.
L’on vous avait expliqué que le premier à déposer n’aura pas de doublon. C’est juste une question de bon sens. Pour parler de doublon il faut une comparaison avec au moins un autre fichier. La liste de Benno, première coalition à déposer, aurait été comparée à quelle autre liste ? Quand je vois certains se demander comment la coalition Benno Bokk Yakaar à fait pour se retrouver avec zéro doublon, je me dis que la formation est le point faible dans nos partis politiques. Pour parler de doublon il faut une comparaison avec un autre fichier déposé avant. Qui l’a fait avant le candidat Macky Sall ? C’était cela le combat qu’il fallait gagner.
Le rang dans le dépôt est d’une importance capitale. Plus vous êtes loin dans l’ordre de dépôt plus vos chances d’avoir des doublons sont grandes.
C’est ce qui a anéanti les efforts par exemple de Monsieur Bougane Gueye Dany. Quand j’ai entendu dire qu’il attendait le dernier jour pour déposer, je me suis dit que les doublons vont infester son fichier car comparé à ceux de tous ceux qui ont déposé avant lui. Si vous êtes le vingtième (20e) à avoir déposer, alors vos 68.000 parrains seront comparés à 1.292.000 parrains (19X68.000 ; 19 représentant le nombre de candidats ayant déposé avant vous). Imaginez maintenant si vous êtes le 27e à aller au conseil constitutionnel pour le dépôt.
Pour d’autres le travail a été très mal fait. Ils n’ont fait que comparer leurs parrains avec le fichier électoral à eux remis lors des élections législatives alors que cela ne règle que la question de la présence ou non du parrain dans le fichier.
Pour éviter ensemble les doublons, l’opposition n’a pas bien travaillé. Après les dépôts il fallait mettre sur place une commission chargée de vérifier les doublons entre eux d’abord et permettre de préparer leur stock de réserve à déposer une fois recalé. Il leur serait rester que la comparaison avec la liste de Benno Bokk Yakaar.
Aujourd’hui si vous avez 20.000 doublons et que vous en déposer le même nombre dans les 48 heures qu’est ce qui peut vous garantir que vous n’en n’aurez pas encore dans ce lot qui sera encore comparé à tous les fichiers des candidats ayant déposé avant, du pouvoir comme de l’opposition.
Le spectre des doublons restera entier et le stress risque de se décupler car ce second dépôt étant celui de la dernière chance.
Le problème de l’opposition c’est qu’elle s’oppose à Macky et à elle même. Elle peine à réfléchir ensemble et à aller vers une solidarité pour passer les filtres.
Rappelons qu’au delà des doublons, il y’a le filtre de la conformité qui attend pour répondre à la question de la présence ou non du parrain dans le fichier électoral et si les informations du parrain sont conformes à celles contenues dans ledit fichier. Il va falloir encore faire une autre comparaison, cette fois avec le fichier électoral.
Dans cette épreuve de parrainages, il aurait juste fallu développer une petite application qui serait utilisé par tous les candidats à la candidature. Les collecteurs, après formation, l’auraient sur le terrain pour l’inscription des parrains. Si l’électeur a déjà parrainé un candidat l’application l’aurait juste signalé avec la mention « A DEJA PARRAINÉ ». Simple non !

Maintenant rappelons que passer les étapes du parrainage ne veut nullement dire être candidat. Il faudra ensuite prouver qu’on est exclusivement sénégalais ; qu’on est bien électeur donc bien inscrit sur les listes électorales ; Que l’on jouit de ses droits civils et politiques ; entre autres critères…Faudra bien lire le code électoral.
Thioy li diéxagoul deh !

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

Présidentielle 2019: Avec Thierno Lo, c’est le travail bien fait au service de Macky Sall

Présidentielle 2019: Encore un candidat de moins…

YERIMPOST.COM Hamidou Déme suit les pas de Thierno Bocoum et Me Mame Adama Gueye. À moins de deux mois avant la présidentielle du 24 février 2019, l’ancien magistrat jette l’éponge. « Juste au regret de dire à nos concitoyens que nous ne serons pas candidat à la prochaine présidentielle », a-t-il laissé entendre sur les ondes de la Rfm.







Présidentielle 2019: l’église multiplie les appels à la paix

YERIMPOST.COM La célébration de noël cette année se fait dans un contexte particulier au Sénégal. Elle a lieu à deux (2) mois d’une élection présidentielle qui s’annonce mouvementée. C’est ce qui explique les appels à la paix de nos chefs religieux considérés comme des régulateurs sociaux.
C’est ainsi que le l’Archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye, a ouvert le bal en priant pour une élection «apaisée, démocratique», pour éviter au Sénégal de plonger dans le gouffre. Mais cela ne peut se faire qu’en se montrant responsable dans les actes et les discours. Voilà pourquoi il a appelé à une modération dans les prises de parole.

Abbé Joseph Dié Sanou Faye, vicaire à la paroisse Sainte Jeanne d’Arc de Fatick, n’est pas en reste: «Sans la paix, on ne peut pas avoir des élections épanouissantes, des élections paisibles. Gloire à Dieu, Seigneur des cieux, paix aux hommes, donc paix sur nous, paix sur nos dirigeants, paix sur notre cher Sénégal, parce que sans la paix, on ne peut rien réaliser», a-t-il scandé.

Ces appels à la paix a ont aussi été entendus aussi bien à Ziguinchor, Tambacounda, Kaolack que partout à travers le Sénégal.







Présidentielle 2019: Banc Jaxle

La violence pré-électorale est palpable dans les réseaux sociaux et les insultes fusent de partout. Personne ne veut que l’on critique son candidat ou son leader. L’on peut se permettre d’attaquer ouvertement celui des autres et l’on s’offusque s’il s’agit du sien. Quel beau pays !

Soutenez-vous le Président sortant Macky Sall, l’on vous taxe de traitre. Etes-vous du coté de Karim, vous passez pour un utopiste. Engagez-vous auprès de Sonko, l’on vous mettra du lot des prétentieux.

De réelles amitiés sont en train de se défaire à cause de la politique. Vous dites du bien sur le candidat de l’ami, il vous applaudit des deux mains et est même prêt à vous embrasser. Par contre si vous avez l’outrecuidance de soulever les faiblesses dans le discours de ce même candidat alors là vous êtes cuit. Il peut vous traiter de tous les noms d’oiseau.

Au Sénégal, comme partout ailleurs, aucun homme politique ne peut et ne pourra faire l’unanimité. Je dis bien AUCUN ! Gérard Depardieu disait déjà dans Le Figaro du 23 Décembre 2015 je cite : «  Etre aimé par 30% des gens, ça me suffit. Je ne veux pas faire l’unanimité ».

L’unanimité doit bien faire peur !

Le terrain du jeu démocratique doit être tapissé de mille couleurs afin d’éviter de retomber dans le « monocolorisme politique » des années d’indépendance en Afrique où les régimes s’identifiaient à par rapport à un seul parti politique qui s’emparait du pouvoir et autour du quel tout le monde devait se conformer.

Ces temps sont bien révolus. Aujourd’hui au nom de la liberté et des principes sacrosaints des droits de l’homme, tout individu a le droit de s’engager auprès de qui il veut : EN TOUTE LIBERTE !

Dans notre pays et surtout dans l’espace politique, la majorité des militants sont des dictateurs en miniature. Aucun débat constructif et/ou contradictoire n’est possible. Les réflexions volent au ras des pâquerettes et prennent la parole ceux et celles qui n’auraient jamais dû l’avoir dans une assemblée sérieuse. C’est magique les réseaux sociaux ! On peut se cacher derrière un écran et insulter toutes celles et ceux qui ne sont pas du même bord. Toute personne qui dans son propos menace des intérêts, le groupe en cause sonne la mobilisation pour le lynchage. Cette lapidation médiatique est des fois bien organisée et planifiée. Il suffit d’envoyer des messages du genre « allez voir sur le mur de untel, il est en train d’attaquer notre leader » pour que le supplice commence. On insulte, on fomente, on dénigre, on essuie ses pieds sur ce citoyen qui a eu le toupet de donner un avis contraire à l’intérêt du groupe.

Chacun s’arcboute à son rêve se disant « si tel n’est pas élu, s’en est fini pour moi » ou « si tel perd le pouvoir, je suis fini ». Beaucoup d’engagements politiques, pour ne pas dire tous, sont sous-tendus par des intérêts inavoués. Rare sont ceux qui osent les assumer. Maintenant quand l’engagement politique devient une affaire d’intérêt crypto-personnel et non un patriotisme ancré, tout discours contradictoire fera l’objet de contre-attaque bien « sanglante ».

L’on se permet de mentir, de colporter et de distiller des « fake news » à longueur de journée pourvu que cela serve notre cause ; non, notre intérêt !

Quand on est avec quelqu’un, il est le plus beau, le meilleur, le plus intelligent et dès qu’on le quitte il ne l’est plus. Faire de la politique chez nous est presque devenu une affaire de gangsters. D’honnêtes citoyens sont caricaturés, insultés, trainés dans la boue par celles et ceux-là qui croient qu’ils détiennent le monopole de la vérité et de l’engagement politique.

Du temps de Senghor, le pouvoir, « nguur », était un mythe et les opposants étaient des clandestins. Avec Diouf, Wade s’est affirmé comme le vrai contradicteur. Dans ces deux périodes, le débat était toujours de haute facture, surtout dans la première parce que portée par des intellectuels qui étaient bien au fait de la chose publique et surtout politique. C’est vers la fin du second mandat de Wade que tout a basculé. Les muscles et les insultes ont fini d’éteindre la lumière de l’intelligence. Pour être écouté et/ou promu, il faut savoir être virulent et insolent. J’en ai pour preuve cette discussion que j’ai eue avec un célèbre opposant à qui je faisais la remarque de la virulence de ses propos. Il me répondait que c’était la seule manière d’être suivi et écouté, sans oublier de me faire remarquer que tous les politiciens qui restent dans des propositions programmatiques sont zappés : ça a été le cas de Ibrahima Fall par exemple que l’on entend plus d’ailleurs.

Entre 2009 et 2011 quand les caricatures de Wade inondaient la toile j’avais suggéré de ne jamais insulter l’héritage dont on se positionne pour en être l’héritier. Le débat politique chez nous est en train de prendre des proportions inquiétantes et la violence virtuelle risque un jour d’être bien réelle sur le terrain. Qui s’en sortira indemne le cas échéant ?

Pour autant, il y a de l’espoir. Il y a toujours de l’espoir. Comme dans un mouvement de respiration, tout système qui expire appelle une inévitable bouffée d’air neuf. Or, notre débat politique est à bout de souffle, et l’air neuf montre déjà le bout de son nez.

En attendant, nous restons sur notre « banc jaxlé » !

SOULEYMANE LY

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

 

 

 

Présidentielle 2019: Thierno Bocoum renonce et s’explique…

Chers compatriotes,

Notre cher pays, le Sénégal, est en train d’écrire une des pages les plus importantes de son histoire. Nous traversons des périodes difficiles, et des décisions fortes doivent être prises. Depuis notre entrée en politique, nous avons travaillé sans relâche à servir le mieux que possible les intérêts du peuple sénégalais et particulièrement ceux de sa jeunesse.
Notre engagement politique n’est animé que par le souci de servir notre pays. C’est pourquoi nous avions pris la décision de nous porter candidat à l’élection présidentielle de 2019.
Après avoir dépassé le seuil minimum de signatures pour le parrainage, le bureau exécutif du mouvement AGIR s’est réuni le 25 novembre dernier pour faire une première appréciation de la situation.
Ce préalable à notre candidature ayant été franchi, le bureau exécutif de notre mouvement s’est à nouveau réuni le 9 décembre 2018, à la veille du dépôt des candidatures au Conseil Constitutionnel. Cette réunion nous a permis de faire un état des lieux de la situation du pays.
Et nous avons pu mesurer le caractère nocif d’un régime prêt à tout pour conserver le pouvoir, malgré le niveau d’impopularité inégalable du Président de la république. Cependant, malgré ce niveau d’extrême impopularité du régime, force est de constater que les conditions d’une alternance ne sont pas totalement réunies à ce jour.
De cette analyse, nous sommes arrivés à la conclusion selon laquelle l’opposition doit prendre des initiatives fortes en vue de réaliser les conditions d’une alternance en 2019. Et que cela doit passer par une mutualisation des forces vives de l’opposition.
Pour notre part, nous avons considéré que nous devons constituer l’un des premiers maillons de cette mutualisation devant permettre de lancer un signal fort à nos compatriotes qui se désolent de la multiplication des candidatures, alors que des offres programmatiques sont quasi identiques.
C’est ainsi que suite à d’amples concertations qui ont suivi cette rencontre, nous avons décidé de renoncer à notre candidature pour l’élection présidentielle de 2019.
A l’heure du bilan, je ne peux qu’être fier de la débauche d’énergie dont les membres, toutes positions confondues, militants et responsables d’AGIR ont fait preuve pour relever les défis auxquels nous avons été confrontés.
En ce qui concerne le parrainage, en moins de trois mois, nos équipes ont collecté 67 591 signatures, dépassant largement le minimum exigé par la loi. Les compatriotes, notamment les jeunes qui se sont mobilisés dans les villes et les campagnes du Sénégal, du froid de l’Europe et de l’Amérique… ont agi bénévolement, avec passion et patriotisme.
J’exprime ma profonde gratitude à toutes ces personnes qui se sont engagées dans ce processus. À ces jeunes, je leur dis que votre engagement a permis de montrer à la face du monde que c’est possible de procéder autrement dans nos actions politiques et citoyennes.
Par ailleurs, durant la période de déploiement de notre mouvement, nos équipes se sont mobilisées pour produire un projet de société, fruit d’innombrables rencontres d’échanges avec nos compatriotes de l’intérieur et de la diaspora. Notre programme, le Plan Alternatif pour un Changement Transformationnel (PACT) a été un élément déterminant dans la collecte de signatures. Le programme était indispensable pour solliciter légitimement le parrainage de nos compatriotes.
Mes chers compatriotes,
Pour l’histoire et la postérité, notre engagement en politique n’est nullement lié à une recherche de privilèges ou d’avantages indus. Notre engagement en politique n’est mu que par la volonté d’apporter notre contribution au développement de notre pays.
Aujourd’hui plus qu’hier, notre camp demeure celui du peuple. Et AGIR est un mouvement en construction qui transcende les élections et les idéologies.
Notre objectif est d’aboutir à une masse critique de personnes, de compétences et de valeurs pour un véritable changement de paradigmes au service exclusif du peuple sénégalais. Nous invitons donc tous nos compatriotes désireux d’apporter leur contribution à ce travail titanesque à nous rejoindre pour construire ensemble le Sénégal de demain.
Je voudrais du fond du cœur, remercier toutes celles et tous ceux qui nous ont fait confiance en nous accordant leur parrainage. Je sais que leur souhait avait été que nous soyons candidats. Mais qu’ils ne soient pas déçus, car nous continuerons à mener le même combat.
Je remercie toutes celles et tous ceux qui ont financièrement contribué à la réussite de notre projet sans rien attendre en retour, si ce n’est l’espoir d’un SÉNÉGAL de valeurs.
A vous, membres de AGIR, je voudrais particulièrement vous dire que je suis très fier d’être votre compagnon de tous les jours, votre frère, votre ami… Je suis très fier et très honoré de votre engagement.
Vous êtes dignes parce que vous vous êtes battus avec vos propres moyens. Marchez droit, la tête haute, les yeux fixés sur des lendemains meilleurs.
Vous pourrez toujours compter sur nous, pour que les promesses faites au peuple sénégalais ne soient jamais trahies. Vous constituez une équipe de convictions sur qui la nation peut s’appuyer pour relever les défis qui s’attachent à notre génération.
Mes chers compatriotes,
C’est dans un élan inclusif que nous avons décidé au sein de AGIR, d’enclencher un processus de décision qui aboutira à partager avec nos compatriotes dans les jours qui viennent, le résultat du processus de mutualisation que nous avons enclenché.
Notre option est de travailler à rendre effectives les conditions d’une alternance avec la mise sur pied de solides pôles de candidatures.
Cependant, nous tenons fortement à préciser que même si nous ne sommes pas candidats, le combat de AGIR reste le départ de Macky Sall du pouvoir. Ce combat sera constant aussi bien au premier qu’au second tour de l’élection présidentielle. La priorité absolue de AGIR reste la victoire du peuple qui passe par le départ du régime en place et la restauration des valeurs.
Vive la République ! Vive l’alternance et la rupture dès 2019 !
Thierno Bocoum
President Mouvement AGIR

Présidentielle 2019: Macky Sall, l’élève qui dépasse le maître

A l’entame, je tiens à préciser que je ne serai pas dans ces histoires d’éthique, de morale, de règlements, de lois…et que sais-je encore. Je voudrai rester dans des constats, des actes posés et vécus par tous pour ensuite donner une opinion là-dessus.
Ceci étant dit, je rappelle que la politique est un jeu pratiqué par ceux qui nous gouvernent, par ceux qui ont cette prétention ou qui l’ont eue, par ceux aussi qui n’ont pas (ou n’ont plus) leurs chances mais continuent de s’accrocher. Faire de la politique, c’est entrer en compétition pour participer à la conduite des affaires publiques. C’est chercher coûte que coûte à exercer le pouvoir, pour décider, trancher, organiser, prévoir, pour être le chef. C’est nécessairement vouloir être sous la lumière, être connu et reconnu, estimé , du moins respecté et, à défaut, être craint. Or le jeu politique comporte un nombre remarquable de participants mais relativement peu de places disponibles. Imaginez jouer aux chaises musicales avec dix fois plus de joueurs que de sièges…
Dans ces conditions, il est nécessaire de jouer des coudes, de marquer les esprits, de réussir des coups d’éclat. La politique est un panier de crabes, un vase clos au sein duquel tout est bon pour arriver à ses fins. Faire un coup politique est donc une tentation permanente, mise à toutes les sauces, en tous points du globe, à toutes les époques.
Le coup politique est une action forte, positive ou négative, qui vise à produire un effet notable, voire spectaculaire dans le domaine politique. Idéalement, c’est un acte soudain, brillant et réussi, dont l’objectif n’est autre que d’« avoir » l’adversaire. C’est le « gotcha » anglais, littéralement « je t’ai eu », qui désigne familièrement un piège tendu, celui qui permettra de damer le pion aux rivaux. L’impact que le coup va produire sur l’opinion publique, l’empreinte qu’il va laisser, compensera en outre un précédent échec ou dégagera l’avenir. Dans la conscience collective en effet, le coup politique reste la marque du chef, qui met en évidence son envergure, mesure sa stature et suscite l’admiration secrète des foules comme des adversaires.
Le coup politique est l’action ou la manœuvre, généralement inventive et risquée, qui vise à obtenir, dans la compétition politique, un avantage significatif, voire décisif sur ses adversaires (gagner une élection, obtenir un poste, retourner l’opinion, reprendre le pouvoir).
Le Président Macky Sall, comme tous les hommes politiques d’ailleurs, en est adepte. Et c’est de bonne guerre !
Senghor a quitté le pouvoir le 30 Décembre 1980 et non plus tard grâce à un coup politique réussi par son entourage. Sa démission a été précipitée ! Le Président poète n’a jamais prévu cette date mais il n’a rien vu venir.
Le premier coup de génie du Président Sall a été de refuser de démissionner de son poste à l’Assemblée nationale et d’engager le combat contre Wade. Enervé, ce dernier a accumulé les erreurs dans sa stratégie de destitution du Président de l’Assemblée d’alors. Qui l’eut cru ? Tenir tête au tout puissant Abdoulaye Wade, Macky l’a fait. Il aurait présenté sa démission, le « sopiste » en chef l’aurait bouffé cru.








C’est ce même coup tactique qui a fait de Sonko l’homme politique qu’il est aujourd’hui : Se battre à l’interne, refuser de partir de son propre gré et attendre d’être démis pour avoir le statut de « victime d’une injustice » même si pour celui-là, le coup n’a pas été exploité à fond.
Après le vote de la loi Sada Ndiaye réduisant le mandat du Président de l’Assemblée Nationale à un (1) an, Macky claque la porte et se départis de tous ses postes électifs. Ce coup étant réussi et bien réussi, Macky Sall mit en place son parti politique, l’Alliance pour la République (APR), avant d’aller sillonner le pays au contact des populations outrées par ce que Wade lui a fait subir. Réfléchi, il laisse les autres partis perdre un précieux temps à la Place de l’Obélisque.
Durant la campagne, il suit Wade au pas. Chaque fois que ce dernier sort d’une ville, il y entre pour « démolir » tout son discours. L’on se rappelle de leur télescopage à Gossas où les forces de l’ordre ont été obligés de bloquer le cortège de Macky attendant que Wade termine son meeting. Il avait compris que la meilleure stratégie contre Wade était de déconstruire son discours avant qu’un autre jour ne se lève.
Pour éviter un hold-up électoral avec la sortie de Serigne Mbacké Ndiaye annonçant Wade vainqueur à 55%, le candidat de l’APR d’alors fait une sortie musclée pour couper l’herbe sous les pieds des libéraux. Il refait le même coup au second tour fermant toutes les portes de tripatouillage des résultats poussant Wade à l’appeler et le féliciter.
Dès les premiers mois de la seconde alternance, le camp présidentiel confine Wade dans un énervement sans borne avec des soupçons de tapis volés, de souvenirs dérobés…Wade n’a plus le temps de décocher ses dernières flèches contre son élève devenu Président ; Il s’occupe de faire des sorties pour se blanchir pendant que son successeur travaille à payer les salaires et continuer l’œuvre du maître. Rappelons que le Pape du Sopi avait déclaré que s’il quittait le pouvoir les salaires ne seraient pas payés et que ses chantiers allaient s’arrêter. Macky Sall s’est employé à lui prouver le contraire.
Karim en prison dans le cadre de la traque des biens mal acquis devient tout de suite une patate chaude. Wade s’énerve, fait des sorties maladroites allant même jusqu’à traiter le Président de tous les noms d’oiseaux. Celui-ci se tait et ne dit rien ! L’opinion est prompte à prendre la défense de celui qui garde le silence alors qu’il est attaqué.
Le Président Macky fait bénéficier Karim d’une grâce partielle : coup de maitre ! Il n’est pas amnistié et s’en va avec autour du cou la corde bien serrée de la condamnation financière : 138 milliards ; Une grosse somme ! Physiquement le fils de Wade est libre mais des charges financières pèsent toujours sur lui ; Ce qui continue de le maintenir loin du pays.
Le cas Khalifa Sall, on en parle. Loin des considérations judiciaires, nous resterons dans la lecture politique. Soit il sera candidat, soit il ne le sera pas. A supposé qu’il le soit, l’ancien Maire de Dakar ne battra pas campagne si sa condamnation est en même temps confirmée par la cour suprême. Cheikh Bamba Dièye et Barthélemy iront pour lui au contact des électeurs. L’un et l’autre ne pourront absolument pas permettre à Khalifa d’engranger un grand score. On ne fait pas une campagne par procuration, en tout cas ici au Sénégal dans le cadre d’élections présidentielles. Khalifa absent du terrain, les autres ne pourront rien faire d’autant plus que Cheikh Bamba Dièye n’a plus un parti bien structuré à l’intérieur du pays.
Aujourd’hui, sans tambour ni trompette, le candidat de Benno Bokk Yakaar, multiplie les coups politiques et les réussit pour la plupart avec brio. Il a su maintenir sa coalition électorale sachant que son parti seul a des limites objectives. Il a eu l’intelligence de pas le structurer, en tout cas dans sa verticalité même si dans son horizontalité certaines structures existes. Il sait qu’il a besoin de l’organisation du parti socialiste et de l’AFP pour maintenir la colonne vertébrale de sa grande structure politique qui va au-delà de l’APR.
Concernant l’organisation des élections de Février 2019, il m’arrive de rire sous cape quand j’entends certains leaders politiques demander à Macky Sall de nommer une personnalité neutre à la place de Aly Ngouye Ndiaye. Quel est le stratège politique qui lui aurait conseillé d’accéder à cette demande ?
Abdou Diouf a nommé une personnalité neutre pour les élections de 2000 en la personne du Général Lamine Cissé et le voilà qui perd les élections ; Wade l’a fait en 2012 avec Cheikh Gueye et on sait ce qui s’en est suivi.
Pourquoi penser que Macky va le faire ? Ne dit-on pas qu’il n’y a « jamais deux sans trois » ? Qui l’aurait fait à sa place dans ce contexte actuel ?
Le candidat à sa propre succession, Macky Sall, on peut l’aimer ou ne pas l’aimer, mais personne ne peut lui dénier son intelligence politique.
Aujourd’hui, force est de constater que l’élève est entrain de dépasser le maître. Wade a toujours été un fin tacticien politique, ce qui lui a valu le sobriquet de « Ndjomboor » (l’animal le plus intelligent) mais là il est en train d’être dérouté par son ancien élève. Ce dernier est même trop loin devant ses propres responsables politiques. Il fait à lui seul la vie de la coalition Benno Bokk Yakaar. S’il ne bouge pas, personne ne le fait !
Le Président Macky Sall a très tôt compris que les « coups » politiques sont autant utiles à la conquête qu’à l’exercice du pouvoir et qu’il faut avoir le fameux « coup d’œil », dont Max WEBER faisait la « qualité psychologique déterminante de l’homme politique ».








Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

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