Blog de Cheikh Yerim Seck

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Doit-on repenser notre école ?

Une Ecole dans un pays quel qu’il soit, doit répondre à une préoccupation,
voir même des préoccupations. A la lecture de l’actualité et en observant les
comportements des uns et des autres, la question doit être posée à savoir si le
Sénégal a réellement l’Ecole dont elle a besoin.
L’Ecole doit être une école de la communauté. Toutefois dans notre pays,
on n’a pas l’impression que la communauté s’est appropriée de son école.
L’école publique sénégalaise, il faut le dire, a produit une élite de qualité
mais au rythme où vont les choses la pérennité cette performance se pose.
C’est parce que le système éducatif a une forte tendance à se privatiser.
Au départ seuls les familles nanties envoyaient leurs enfants dans le privé.
Actuellement, la situation est toute autre.
Tout parent qui veut une éducation de qualité pour son enfant l’envoi dans
le privé quelque que soit son niveau de revenu. Pire ou mieux, les enfants des
enseignants du public désertent les écoles où enseignent leurs parents pour se
ruer vers les écoles privées.
Question à mille balles. Est-ce un effet de mode ou un aveu que même les
enseignants du public reconnaissent leurs manquent de performances ???
quelque que soit la réponse, cela traduit un malaise profond, un vrai problème
qui nécessite une réponse structurelle. A défaut, il y’a péril en la demeure.
On constate aussi que le système éducatif étranger infiltre celui sénégalais
au risque de se substituer à lui. Beaucoup d’écoles françaises en terre
sénégalaise démarre l’année scolaire en septembre comme en France même si la
législation sénégalaise prévoit l’ouverture en octobre, si ce n’est la Turquie, à
travers Yavus Selim et Maarif qui tire vers le haut les statistiques et autres
performances.
Doit-on être alors surpris que Sainte Jeanne d’Arc défit le Sénégal et les
sénégalais dans leur propre pays. Est-ce le prix à payer si l’on veut confier
l’éducation de ses enfants l’inconnue ?
Cette situation interpelle l’Etat et les dirigeants qui l’incarnent mais aussi
les enseignants et toute la population sénégalaise. Un règlement intérieur ne peut
pas être évoqué si la loi est explicite. On ne peut pas assumer une mission de
service publique et stigmatiser des usagers de ce service public en agressant
leurs convictions les plus profondes.

Il n’est pas aussi exact de dire que la question n’a rien de religieux. On ne
peut pas être d’obédience catholique, interdire le voir islamique dans un pays à
majorité musulmane et dire qu’il n’y a pas une hypocrisie derrière.
On ne peut pas aspirer à l’émergence si nous n’avons pas une ressource
humaine de qualité et c’est à l’école que l’on forme cette ressource humaine. On
ne peut pas non plus accepter que l’éducation absorbe une bonne partie du
budget national et que les ménages envoient leurs enfants dans le privé pour
s’assurer une formation de qualité.
Il ne suffit pas de convoquer les états généraux de l’éducation pour régler
le problème. Il faut plutôt ou en plus une introspection individuelle car quelques
soit le nombre de milliards injectés si chaque sénégalais ne se fait pas violence
pour donner le meilleur de lui-même se sera comme si l’on fait un pas en avant
et deux en arrière.

Changer de politique pour sauver le dialogue!

Depuis l’éclatement du scandale de Pétrotim, plusieurs
évènements relatés, ces derniers temps, dans la presse, sont là
pour attester du fait, que le président Macky Sall fait face à une
sérieuse crise au sommet, au sein de sa large coalition, malgré
ou à cause de sa victoire large mais usurpée aux dernières
présidentielles.
Il s’agit, tout d’abord, de ces gaffes dans la communication
présidentielle sur le scandale Pétrotim, qui ont tout l’air d’avoir
été préméditées, vraisemblablement pour préserver le premier
magistrat de la Nation contre des menaces potentielles qui
pèsent sur lui-même et son pouvoir. Ainsi, entre le rapport
introuvable de l’IGE et l’énigmatique et controversé virement
bancaire au profit d’AGRITRANS, il y a vraiment de quoi perdre
son latin.
Au bout du compte, on a eu droit à un replâtrage avec un
réaménagement du pool de communication présidentielle, mais
surtout à la démission du directeur de la CDC et non moins
frère du président.
La sauvegarde des intérêts familiaux et claniques, mais surtout
du pouvoir apériste, vaut bien quelques renoncements et
désistements, qui risquent de s’avérer insuffisants pour
surmonter cette passe difficile.

Contrairement aux thèses erronées des tenants actuels du
pouvoir et de leurs thuriféraires, la crise politique actuelle n’est
nullement due au fait que l’Opposition sénégalaise serait
mauvaise perdante, en se référant aux élections tronquées de
février 2019. Elle ne semble pas non plus relever de projets de
déstabilisation de notre pays par la BBC et l’Union Européenne,
qui n’ont aucune raison d’en vouloir à un président si bien
disposé à leur égard et qui raffole des sommets du G7.
Cela dit, il est vrai, que les puissances occidentales lorgnent
avec avidité nos ressources naturelles, qu’elles tentent de
spolier, comme elles le font impunément dans d’autres pays
arabes et africains, avec la complicité de nos chefs d’État, au
moyen de contrats léonins.
Mais il faut également tenir compte du fait, que les dirigeants
occidentaux, champions autoproclamés et hypocrites de la
bonne gouvernance, doivent faire semblant, au moins vis-à-vis
de leurs propres opinions publiques, de respecter leurs propres
standards en matière de droits, libertés et redevabilité.
C’est ce qui fait qu’ils sont parfois obligés de prendre leurs
distances par rapport à certaines politiques caractérisées par le
développement fulgurant de la corruption et l’accentuation des
tendances autocratiques, telles qu’on peut les observer dans
notre pays, depuis quelques années.
En définitive, la crispation de l’atmosphère socio-politique
traduit plutôt une période d’in-gouvernabilité consécutive à un
lourd contentieux politique entre majorité et opposition, qui va
au-delà du sabotage méthodique du processus électoral et
relève plutôt de l’installation progressive d’une autocratie en
bonne et due forme.
C’est dire que le deuxième mandat de Macky Sall, bien que
drapé du manteau de la légalité, par des institutions
instrumentalisées, souffre d’un déficit notoire de légitimité,
auquel vient s’adjoindre une perte progressive d’autorité.

Il est curieux, en effet, de constater le rétrécissement de la
marge de manœuvre du président, qui malgré la
personnalisation accrue de son pouvoir, matérialisée par la
suppression de la Primature, fait face à une défiance
progressive de larges secteurs de la grande coalition
présidentielle, jusques et y compris au sein de l’APR et même
de la famille présidentielle.
C’est ce qui explique, dans un contexte de mutisme
embarrassé des pontes du régime, les bagarres épiques et
sanglantes entre des militantes APR de la banlieue. Il y a aussi
la fronde épique de “Sénégal-debout”, animée par des militants
de la première heure, qui dénoncent aussi bien la gestion
clanique du pouvoir par le Président de la République que les
faveurs démesurées faites aux transhumants, alliés et ralliés de
la dernière heure.
Comment passer sous silence le désaveu cinglant, constant et
sans équivoque de plusieurs aspects de la politique
gouvernementale par l’ancien chef de cabinet du président de
la République ? Celui-ci, à la faveur de son limogeage
inélégant, a renoué avec son franc-parler habituel, qui lui a déjà
valu bien des déboires dans le passé.
Pour défendre le président, sa fratrie et son clan, il ne reste
plus que quelques obscures sections de l’APR et d’intrépides
dialecticiens ayant perdu le sens des réalités.
Tout cela va amplifier l’impopularité croissante du régime de
Benno Bokk Yakaar sur fond de détérioration du climat social,
laissant augurer d’un mandat pénible et d’une succession
compliquée de l’actuel locataire du palais de l’avenue Senghor
et mettant en péril la paix civile.
Vu sous ce rapport, le dialogue entre acteurs politiques devient
une nécessité, aussi bien sur le processus électoral que sur
tous les aspects touchant au développement socio-économique
de la Nation.

Mais la concertation entre acteurs politiques ne pourra
prospérer, que si le président de la République pose des actes
forts allant dans le sens de la décrispation de l’atmosphère
politique. Il devra, en effet, procéder à la suppression sans
délai du parrainage citoyen, à la réévaluation objective des
affaires Karim Wade et Khalifa Sall ainsi qu’au traitement
équitable de tous les dossiers judiciaires empilés dans le
bureau du procureur de la République.
Il faudra également œuvrer au rétablissement des normes
démocratiques telles qu’énoncées dans la Charte de
gouvernance démocratique des Assises Nationales.
À défaut, on fait courir aux personnalités consensuelles, qui
jouent le rôle de médiateurs entre acteurs politiques et
membres de la société civile, le risque de perdre un peu du
grand respect et de la crédibilité que leur reconnaissent jusqu’à
présent la quasi-totalité des acteurs.

NIOXOR TINE
leelamine@nioxor.com

Barthélémy Diaz le carent, le sport contribue de façon considérable au développement

En entendant Barthélemy Diaz dire que le football n’a jamais développé un pays, pour s’insurger contre l’intérêt que les sénégalais accordent a la Coupe d’Afrique qui se déroule en Égypte , je suis encore tombé des nues du niveau de carence de cet homme, qui occupe en ce moment les médias pour étaler ses tares, ignorant consciemment qu’il ignore, pour reprendre le mot de Socrate. Cet homme ignore que le développement en terme.simple peut être défini comme l’état d’une économie capable de satisfaire les besoins exprimés par sa population. La finalité de celui-ci, est le bien être. Ce sont donc toutes les activités humaines qui doivent concourrir à la réalisation de ce bonheur ou bien-être, auquel aucun humain ne peut renoncer.. Barthélemy doit comprendre que le sport est une industrie avec des instances qui ont une dimension géopolitique extraordinaire ( le cas Lamine Diack peut servir d’exemple) avec l’ ONU du football qu’est la Fifa, des ressources financières astronomiques ( des joueurs qui valent des milliards), des infrastructures multi_ usage mais aussi et surtout l’un des secteurs qui occupe une part importante de la population, surtout les jeunes. Que seraient devenus tous ces jeunes lutteurs qui gagnent leur vie et qui font rouler notre industrie de la.communication et de l’image. Quand de par son transfert du Psv Eindoven au Barcelone, le célèbre footballeur Romario put payer la dette que devait son pays le Brésil aux Pays Bas, quand Sadio Mané put construire un lycée à Bambaali et lutter contre la pauvreté dans son village et suppléer l’état dans ses fonctions régaliennes, quand on voit les investissements colossaux dans l’immobilier au Sénégal, dans le domaine de l’agriculture, de la santé et de l’éducation, qui sont l’oeuvre de sportifs, quand Krepin put venir en secours à l’hôpital régional de Ziguinchor, quand on voit actuellement l’activité impressionnante de l’industrie de l’impression avec la participation du Sénégal à la coupe.d’Afrique et le nombre d’actifs qui sont dans la.vente avec le prix moyen d’un maillot à 3000 F, compte non tenu des drapeaux, drapelets et autres articles, l’on ne  doit plus s’amuser avec le sport et le considérer comme une activité ludique. Non ! Barthélemy ne peut même pas imaginer ce que les jeux olympiques de la.jeunesse vont apporter à notre pays( tourisme, transport, consommation, hôtellerie, activites connexes…) mais il a bien fallu investir dans le sport à travers des infrastructures sportives de dernière génération pour accueillir cet événement de dimension planétaire. Avec la reconstruction du stade  L.S.S( 30 milliards disponibles) , la construction du stade olympique( en cours) et tous ces.complexes sportifs en cours ,le Sénégal comme dans d’autres domaines( TER…) est une nouvelle Voie que ne peuvent saisir des petits esprits comme le maire de Mermoz. Pitié donc la jeunesse de votre cité !
Si maintenant, Barthélemy Diaz comme Ousmane Sonko d’ailleurs font partie de ceux qui souhaitent que l’équipe nationale soit éliminée pour qu’ils puissent continuer à divertir les sénégalais par le.pétrole, qu’ils le disent clairement, au lieu des déclarations qui corroborent leur manque de niveau et de patriotisme.

Cheikh NDIAYE
Responsable Politique Apr Grand Yoff

Le pétrole au Sénégal, mirage ou réalité ?

Les découvertes ces dernières années de champs pétrolifères et gaziers au
Sénégal laissent augurer pour notre pays un avenir plutôt rassurant en matière
énergétique, notamment en terme d’indépendance stratégique. Pour autant la
situation du Venezuela, premier pays producteur de pétrole au monde doit
nous inciter à la prudence et à la vigilance. L’Eldorado promis grâce à l’or noir
apparaît en effet aujourd’hui pour ce pays comme une chimère et représente
un beau gâchis. Il ne faudrait pas que ce pays sud-américain soit un modèle
pour le Sénégal.
Et de ce point de vue l’étude des douze contrats pétroliers et gaziers établis
depuis 1998 ne sont pas très satisfaisants. Loin de là ! Ils apparaissent en
effet comme plus favorables aux entreprises extractives qu’à l’Etat Sénégalais.
Le jeu est donc quelque peu biaisé en raison de cartes biseautées,
notamment s’agissant des contrats les plus récents, ceux signés avec la
compagnie Total en avril 2017.
A la lecture de ceux-ci une renégociation s’impose en particulier concernant
les clauses de local : formation, recrutement du personnel, achats de biens et
services locaux, etc. A nos yeux celle-ci est tout à fait possible.
La législation Sénégalaise apparaît également quelque peu lacunaire
notamment en matière d’indemnisation des victimes en cas d’inobservation
des obligations environnementales. Les populations locales doivent désormais
être davantage associées et la responsabilité des compagnies pétrolières doit
être précisée. Il s’agit de faire en sorte que les contrats pétroliers et gaziers
respectent au plus près les bonnes pratiques de gouvernance extractive, et je
pense singulièrement aux obligations sociales qui pourraient inclure, au-delà
de la formation, des mesures d’accompagnement et des initiatives de micro-
crédit.
En réalité, c’est l’ensemble du régime pétrolier Sénégalais qui doit être
réformé à travers le code pétrolier du 8 janvier 1998. L’ITIE recommande
d’ailleurs la mise en place d’un véritable cadastre pétrolier à l’image de celui
réalisé par le secteur minier.
Ainsi qu’on peut le constater nous avons devant nous un énorme chantier car
l’enjeu est important pour le développement économique du Sénégal au cours
des prochaines années. Et il nous faut être attentif à ne pas tuer la poule aux
œufs d’or.

Ibrahima THIAM
Président du mouvement Un Autre Avenir

Sunu Petrole

Titre. SUNU PETROLE.  La titrisation : Est le véhicule d’investissement spécifique emprunté par les interlocuteurs Financiers d’Aliou Sall : PétroTim-Cosmos Energy –BP ?

NB : Dans l’affirmatif parlons-en dans une approche à la fois pédagogique, didactique, thématique voire instructive.  Et levons  un voile !

Source de motivation :

Extraits du Saint Coran

Sourate 28 Le Récit Verset 26.

« … le meilleur à engager c’est lui qui est fort et digne de confiance ».

Sourate 12 Youssou Verset 76.

«Et au-dessus de tout homme détenant la science il y a un savant [plus docte que lui] ».

MISE A NIVEAU :

Selon l’avocat d’Aliou Sall, Maitre Moussa Bocar Thiam,  à ce jour, il n’est pas démontré que le pétrole et le gaz sénégalais sont bradés. Au contraire, soutient-il, « le Sénégal gagnera 420 milliards de francs cfa par an, soit 35 milliards par mois». Il détaille : « Après l’exploitation, une part de 75% de la production brute sera réservée au remboursement des investissements ou coût pétrolier consentis depuis le début de l’exploration. Les 25% restants sont considérés comme des bénéfices et feront l’objet d’un partage entre l’Etat d’une part et l’association composée des compagnies privées et Petrosen, d’autre part. Source : le Quotidien n°4906 Lundi 1 Juillet 2019 page 9.

BASE DE REFERENCE :

La signature d’Etat contre des milliards de dollars USA : c’est le nœud gordien qu’essayent de démêler Abdoul Mbaye, Sonko, MLD, TAS, Idy et Aar Linu Bokk. Cheikh Oumar Sy : « Notre objectif est d’amener l’Etat à renégocier les contrats pétroliers si les faits avancés sont avérés, que le parlement joue pleinement son rôle dans la cadre du suivi et du contrôle des politiques publiques et que la justice sévisse si l’intérêt général de la Nation Sénégalaise est mis en danger par ceux et celles qui ont la charge d’administrer notre bien commun. »

Extrait Abdoulaye Diop Directeur de la rédaction du journal 24 Heures Quotidien n°675 Samedi 29 Juin 2019 P.1-12.

BASE D’APPUI:

Mamadou Fall Kane, Secrétaire permanent adjoint du Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETRO/GAZ), ancien Conseiller économique et financier du Président de la République Macky Sall, dans l’administration de l’institution, il est le responsable de la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique nationale en matière énergétique

« Des années 50 à maintenant, il y a eu 171 puits forés au Sénégal. Les 160 se sont soldés par un échec. Donc, il n’y a eu que 11 puits qui ont abouti à des succès. Il y a une probabilité de 10 à 11 de succès dans le bassin minier sénégalais. Nous avons besoin de ces compagnies, parce qu’elles prennent le risque d’exploration. Ce risque est rémunéré  à sa juste valeur. Il n’y aura pas de renégociation de quoi que ce soit, parce que cela n’obéit ni à une logique économique, ni juridique. Le Sénégal a besoin d’attirer des investisseurs dans son bassin sédimentaire, et penser même cela serait la meilleure façon de tuer une industrie naissante, pour ceux qui veulent promettre un bien être social à la jeunesse. » Source : DakarTimes n°654 Lundi 8 Juillet 2019 P.3

Appellation du véhicule d’investissement spécifique en question :

La titrisation.

Définition : La titrisation est une technique financière qui consiste à transférer à des investisseurs des actifs financiers tels que des créances, en transformant ces créances, par le passage à travers une société ad hoc, en titres financiers émis sur le marché des capitaux. Source : Wikipédia.

  1. DESIGN DU VEHICULE :

L’émission de titres négociables  sur le marché de la finance des capitaux sont adossés à des garanties partielles (L’Etat ou ses démembrements, où des créanciers futurs en devises fortes).Telle projection financière haut de gamme dans la panoplie des produits financiers peut être emprunté et par ricochet aider les investisseurs de Sunu Pétrole : PétroTim-Cosmos Energy -BP.

Ces investisseurs ciblant Linu Book peuvent  recourir à la titrisation. Si tel est le cas et à avoir accès à des ressources financières moins onéreuses, et non contraignantes.

Notre analyse porte donc sur le contenu intrinsèque de la titrisation à des fins de surcroit illustratif pour la compréhension de ce flux de milliards de dollars. Il existe aussi une panoplie d’instruments, qui peuvent certes être aiguisés et mis en exercice par les experts de la finance internationale bien ajustés et fort connectés à la nouvelle donne de canalisation, de drainage, d’identification  de ressources financières à des fins d’investissement. Le marché international de capitaux est bien pourvu mais surtout approprié.

Cependant, La titrisation est une innovation financière relativement récente, mais elle a fait ses preuves tangibles. Elle couvre désormais une large gamme d’actifs et produits dont ceux du pétrole. PétroTim, Cosmos Energy ou BP peuvent lever des fonds en pratiquant la titrisation des créances futures de LINU BOKK-SUNU PETROLE libellées en devises fortes « Dollars Usa ». Partant, satisfaire leurs interlocuteurs que sont les sénégalais. Toute cette architecture édifiée  dans les délais retenus de commun accord.

Dans telle option financière internationale d’opération de titrisation de créances futures, la partie prenante (emprunteur-cédant) vend en partie ou totalement les créances futures (c’est-à-dire le montant des recettes de Linu Bokk. Sunu Pétrole. Ce sont des actifs  appartenait au peuple sénégalais dans sa globalité. Cette opération commerciale de vente directe ou indirecte à une entité spécialement engendrée au sein de PétroTim-Cosmos Energy ou dans BP. Où en exercice ailleurs dans le monde, est ainsi nommée Véhicule de Titrisation Spécifique « VTS ».

Cette machine émet à son tour des titres de créances. Les clients internationaux (débiteur) recouvrent l’instruction de payer les créances dues. Ainsi ces derniers cèdent directement sur un compte de recouvrement géré par un mandataire. L’agent chargé de recouvrement assure le paiement du principal et des intérêts aux prêteurs et, le cas échéant les fonds restants sont reversés à l’ayant droit.

  1. SIGNES PARTICULIERS DU VEHICULE:

Les risques souverains de transferts et convertibilités sont atténués car les parties prenantes « Débiteurs »obtiennent des clients désignés, l’engagement contraignant d’effectuer les paiements correspondant au mandataire. Le risque de faillite diminue aussi, puisque les VTS n’ont en général pas d’autres créanciers et ne peuvent donc pas faire faillite. Les prêteurs peuvent atténuer tout dérapage ou hésitation, favorisant de fait l’intéressé dont les créances, sont en mesure de livrer des recettes. Lesquelles généreront les créances futures. Soulignons au passage que dans l’industrie du pétrole où le Sénégal figure à présent, l’ingénierie financière en matière  pétrolière, ce qui compte ce sont les réserves. Qu’en est- il de la situation  de nos blocs de Saint Louis et de Cayar ?

De toutes les façons, si l’on ne peut abolir totalement le risque du marché lié à la volatilité des prix et des volumes qui occasionnent une fluctuation de trésorerie, il est possible de les atténuer par un surdimensionnement des couvertures ou garanties. Tout se conjugue dans le cas de Sunu Pétrole.

Ce qu’il y a à retenir dans l’approche  de cette forme d’intermédiation financière, c’est que les agences de notation de risque acceptent le principe qu’une entité à l’instar des financiers d’Aliou Sall que le peuple fustige peut continuer de générer ces créances futures sur notre pétrole, même en défaut de non paiement. En effet, les recettes sont des liquidités financières faciles à contrôler parce que la demande émane de beaucoup de sources très diverses, à moins que l’exécution des contrats y afférents soit assurée. Mieux des simulations chiffrées de nos ressources naturelles  pourraient soutenir la faisabilité dans le souci majeur financier.

La titrisation permettrait d’allonger l’échéance de la dette contractée pour son approvisionnement, de mieux gérer le risque, d’améliorer les ratios financiers et de toucher un éventail d’investisseurs intéressés.

Il convient de souligner que la titrisation des créances futures suppose un examen bien poussé du management des entités en liesse à savoir cerner les contraintes, l’environnement juridique et institutionnel qui s’opposent éventuellement aux opérations de titrisation des recettes futures. Vu le temps nécessaire pour monter telles opérations. Si c’est la voie qu’est la titrisation des créances futures de notre pétrole qui est empruntée, PétroTimCosmos Energy ou BP doivent garder une réserve. Et s’assurer que les investisseurs y participent en période faste, afin que de tels actifs restent disponibles en temps de crise. Dans cette hypothèse, toute mesure visant à rejeter le degré de motivation pour le non paiement des créances  doit être  managée. La persuasion s’annonce excellente parce qu’étant d’ordre socio politique.

La bonne gouvernance dans ce cas de LINU BOKK- SUNU PETROL mérite d’être  définie comme l’art de gouverner en articulant la gestion de la chose publique à différentes échelles de territoire local. Et C’est un moyen d’obtenir et de maximiser les résultats positifs sur Sunu Pétrole, ressource naturelle  de développement économique et politique à sauvegarder. Il sera question  d‘encourager la transparence, faciliter l’interaction entre les différents niveaux de management de nos ressources pétrolières. C’est dans cet ordre d’idée que se situe amplement l’essence du discours du Président de la République en ces propres termes : Gestion des hydrocarbures: Macky Sall exige le respect des droits des investisseurs et des nationaux. Le gouvernement du Sénégal envisage d’être entouré d’avocats et de juristes spécialistes dans les négociations des contrats avec les partenaires-investisseurs.Le président Macky Sall a relevé dans son discours, l’importance de l’implication de ces spécialistes dans les négociations de contrats qui engagent le présent et le futur  du pays.

C’est aussi la tentative  d’analyse parue dans la presse et dans ce journal sous le titre : Pour une relecture rétrospective et introspective des propos saillants extraits du discours du Président de la République Macky Sall, lors de l’ouverture de l’Atelier de concertation sur la mise en œuvre de la loi sur le Contenu local dans le secteur des hydrocarbures qu’il présidait à Diamniadio, le 2 juillet 2O19 .

Au SUJET DE SUNU PETROLE : Le diagramme ci-dessous donne une illustration pour une vision claire de l’opération de titrisation de LINU BOKK: analyse de Consultant – Expert financier en la matière.

 

Source : (Cahier finance Fonds Monétaire International FMI)

A suivre pertinence de la titrisation dans l’exemple de Sunu Pétrole.

Auteur

Serigne Saliou fall Consultant – Expert finance:

Bachelor en administration des affaires. Maîtrise en Sciences Economiques-option Finance international-Investing and Money Management Diploma -Credit Management Diploma.

Ancien Fondé de Pouvoir Principal de banque.

ssfallconsultant@gmail.com

 

Pour une relecture du discours de Macky Sall, lors de l’Atelier de concertation sur la loi sur le Contenu local

Titre : Pour une relecture rétrospective et introspective des propos saillants extraits
du discours du Président de la République Macky Sall, lors de l’ouverture de l’Atelier
de concertation sur la mise en œuvre de la loi sur le Contenu local dans le secteur des
hydrocarbures qu’il présidait à Diamniadio, le 2 juillet 2O19 .
Source de référence :
Concertations sur le contenu local du Pétrole et du Gaz. « Il faut préserver les intérêts
du Sénégal »rassure Macky Sall. Journal 24heures Mercredi 5juillet 2019 N°678. P.1.
Concertations sur la loi sur le contenu local dans le secteur des hydrocarbures. Macky
Sall pour une exploitation équitable, transparente et solidaire : Journal Dakar Times
N°651 Jeudi 4juillet 2019 P.3.
Base d’appui  du titre :
« … Ceux qui écoutent le discours, et en suivent le meilleur. Ce sont ceux-là que Dieu
a bien guidés et ce sont ceux-là les gens doués d’intelligence.» Extrait du Saint Coran,
Sourate 39 (Les Groupes Homogènes), Verset 18.
1. Elément d’appréciation des propos extraits du titre :
Ledit discours fût un moment exprimant, des états d’âme : psychologiques,
socioculturels, et politico-économiques.
Telles considérations bien vastes, fort multidisciplinaires sont à l’actif au Président
Macky Sall, dans un style pédagogique et élan fédérateur. Le président a décliné sa
vision prospective du développement politico-économique et social de notre pays. En
ligne de mire les questions et réponses couvrant l’actualité : LINU BOKK/SUNU
PETROLE.
Le discours, prononcé à l’occasion, a été écouté, analysé et interprété par différentes
catégories sociales et professionnelles.
Convenons-en, ledit discours est à plus d’un titre, digne d’intérêt. Il suffit de peser les
réactions relayées par la presse pour se faire une idée exacte du poids et de la
mesure de quelques extraits du contenu. Les présents dans la salle, représentant la
quasi-totalité de toutes les catégories sociales, professionnelles et intellectuelles,
partie prenante a apporté des réflexions, avis, interrogations, commentaires,
critiques à la lueur de l’exposé magistral, selon les sources de référence
précitées : « ce fut un discours captivant et motivant, accrocheur ».
Il reste que pour l’auteur de ce solennel discours ; le peuple du Sénégal, au-delà des
divergences politiques, idéologiques, religieuses est invité, à s’arc bouter et
s’évertuer pour l’essor de nos ressources pétrolières et gazières dans un climat
serein de concorde sociale, de cohésion et de la paix. C’est aussi le dessein de la
relecture introspective et rétrospective du discours prononcé. Les lignes et l’englobé
du discours sont inscrites, en perspective de la cueillette sereine et distribution
équitable des fruits escomptés de cet enjeu pétrolier. « Ma volonté à travers des
actes posées et d’autres à venir, est de mettre notre pays à travers l’abri des
convulsions symptomatiques de l’exploitation du pétrole et du gaz dans certains
pays développés ou en développement ».
Le président dixit devant une assemblée cosmopolite et tout-ouïe. La sobriété de
l’atelier trouve sa justification dans ce contexte que la press ne cesse d'intituler
« Affaire Aliou Sall- BBC «  Pétrotim ».
2. Teneur du titre :
Les termes du discours sont consistants et fermes. Il y a donc bien là des raisons d’en
tirer le meilleur au bénéfice du peuple, partant d’une appropriation opportune au

niveau général. En ligne de mire, les acteurs et bénéficiaires d’un bien commun
enfoui en partie sous terre sénégalaise : La jeunesse en quête d’emploi, d’insertion et
de réinsertion y trouve un terrain d’application pratique. La formation dans les
métiers du pétrole et du gaz aidant. Toutes les parties prenantes à date, ainsi que les
générations futures sont directement impliquées aux retombés de nos ressources
naturelles. Cette frange y gagnerait ; la bonne gouvernance qui sied en amont et en
aval dans tout le processus managérial.
Le Président de la République à tenu dans son discours à préciser que
« Ce n’est seulement une question de patriotisme que chaque citoyen peut réclamer
à juste raison, mais c’est aussi pour moi une obligation unique en tant que
responsable suprême de l’état ».
Le peuple doit en être convaincu de cet extrait emphatique voire déclamatoire parce
que revêtant la nature d’une expression citoyenne.
Il reste que l’appropriation de quelconque discours visant le bien-être d’une cible,
exige un préalable. Ce prérequis passe par la compréhension des tenants et
aboutissants quant au contenu du discours, du rôle et place des parties prenantes. La
frange vulnérable de la population en attente de politique économique de sortie de
crise est légitimement, à la fois propriétaire et gardien de ce bien commun, un
patrimoine à tous les égards inclusif pour le Sénégal : où a jailli cette denrée naturelle
rare. Un bien économique sans commune mesure, de haute valeur.
Le porte feuille du pétrole et du gaz, objet de débats encore houleux, doit appuyer,
soutenir, accompagner les initiatives d’entreprenariat et d’auto emploi des jeunes et
des femmes, du secteur privé, des forces vives du pays en répondant aux exigences
de transparence de diligence et d’efficacité. A chaque talent, à chaque projet
pétrolier viable, l’Etat doit donner une chance de succès. Les propos du Président
épousant l’éthique doivent être l’objet d’un management à visage humain ; à haute
valeur ajoutée et hors des schémas, classiques.
C’est donc suite, au stade de mise à niveau démocratique et inclusive du propos, que
les retombées seront cernées, intériorisées, appropriées pour une utilisation pratique
et généreuse des effets induits.
3. La portée du titre :
Ledit discours présidentiel, malgré son originalité et sa solennité, n’échappe guère à
la règle de bonne gouvernance acceptée par toutes les Ecoles de Management.
Il est clairement nécessaire et juste opportun de manager le contenu solennel du
discours. Les idées exprimées lors du discours doivent porter les fruits escomptés et
la consommation digeste, être bien répartie et distribuée avec équité, au sein des
bénéficiaires : le peuple du Sénégal.
Dans cette voie éclairée, le Président de la République réaffirme sa volonté de
protéger l’intérêt du Sénégal dans l’exploitation des ressources naturelles
notamment le pétrole et le gaz.
« L’exploitation va se faire dans la paix, la stabilité et le droit des investisseurs.
Extrait du discours. Au peuple d’apprécier le confort de cette voie autorisée pour au
finish l’agréer.
En tout cas le peuple est bien au courant de l’article 25 de la constitution qui prévoit
que « les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour
l’amélioration de ses conditions de vie. L’exploitation et la gestion des ressources
naturelles doivent se faire dans la transparence.»

Monsieur le Président,
Au demeurant, ce qui donne succès à un discours solennel, à l’instar du vôtre c’est le
talent de ceux qui le portent en exercice l’essence : dans toute la portée et la teneur.
Tel doigté constitue le défi managérial majeur du discours. Les attentes dans la
traduction du discours sur les nouveaux terrains d’investissements communautaires
socio-économiques annoncés, nécessitent à cette fin, un sobre management, hors
des sentiers battus. Le peuple acceptera.
Monsieur le Président,
Est-il besoin de rappeler que quelles que soient l'originalité, la profondeur et la
pertinence de cet historique discours bien ancré aux débats de l’heure : ceci ne
servira pas à grand chose tant qu'il n'est pas incarné par des hommes qui le
traduisent en actes. Dans cette optique, il est opportun de poser des mouvements
fédérateurs autour dudit discours, de dessiner les voies managériales d’appréciation
directes, d’évaluation, de suivi et de revalorisation. Il est tout simplement d’actualité
de revaloriser et de promouvoir le contenu des extraits du discours adressés à la
nation sénégalaise et partenaires au développement. Lesquels à priori sont jugés
motivant et captivant. Cette forme de Communication Inclusive et
Participative « CIP » bien approprié et entretenue par les TICs et ses dérivés
permettent dans un grand éventail populaire de croire fermement à la cueillette sans
heurt des fruits escomptés de vos propos saillants. Dès lors, l’appropriation
opportune, efficiente et sans réserve : c’est suite au bon partage à la restitution en
vue de l’attribution des tenants et issues de vos propos saillants de votre discours.
Au niveau du public cible, au nom et pour qui le discours est prononcé et destiné ;
L’enthousiasme passe nécessairement par la couverture et la maitrise du degré de
réceptivité de ces extraits parmi tant d’autres instructifs :
Monsieur le Président,
A la lueur de ce qui précede, ledit discours serait un pas décisif vers la bonne
direction du fast track .Et fortuitement en adéquation avec le sujet brûlant de
l’actualité Sénégalaise répandu comme une trainée en pleins vents  au niveau
national et international.
Dakar le 5 juillet 2019
Serigne Saliou Fall, Expert en finance.
Consultant international en Management de projet.
ssfallconsultant@gmail.com

Lions du Sénégal: Que «Dioufy» vous irrigue !

A voir de près les prestations des lions, ceux du Foot, Aliou Cissé boy’s, il y a lieu assurément
de faire appel à « DIOUFY ». Oui EL Hadj ou Diouf ou Bad boy , appelons-le comme l’on veut
est un véritable lion …pas celui –là timide et sans crocs mais un Gaïndé en crinière et toutes
griffes dehors qui savait sauter sur sa proie en laissant la « téranga » à la maison comme
recommandé par le prince lors de la remise de l’emblème. D’ailleurs d’où vient ce sobriquet
qui nous colle et nous scotche comme qui dirait. Oui,nous sommes et nous resterons
toujours aimables et « bon enfant », très « kermesse » et hospitaliers mais quand même…à
un certain niveau dans le portage du drapeau national, place au rugissement et au
déploiement de cette hargne et de cette gagne. C’est ce qui semble manquer ou en déficit
chez les Cissé’boy’s et cela commence à durer. Depuis qu’il est aux commandes (ce n’est pas
hier ni un CDI), la team manque d’engagement et le maillot n’est pas assez mouillé ( n’en
déplaise !). Dans des pays comme les nôtres où le plus petit franc se cherche et se
rationnalise, avouez que la monnaie n’est pas assez rendue à la même hauteur. Ne
comprennent pas ceux qui mettent en avant le côté Crésus des appelés (oui ils sont tous
millionnaires !) mais à l’aune et au ratio des efforts consentis par la Nation, le plus petit
franc pèse dans cette cascade de priorités et de dénuements. Que les primes soient des
aumônes ou argent de poche pour eux… ! mais l’effigie « gaïndé » sur la poitrine sur fond de
couleurs nationales n’a rien de tel et vaut plus que tout le pétrole et le gaz de FrankSal.
Quand ils (lions …tout court !) sont sur la pelouse , qu’ils sachent (rappel) que ce sont des
millions de sénégalais qui sont suspendus et qui frôlent l’AVC à chaque action et souvent
inaction. Le débat technique et tactique relève de la responsabilité du coach mais
l’engagement et le niveau de transpiration est intra…intrinsèque et est surveillé de très près
par les 15 millions de sunugaliens. Et la conclusion ( se trompe-t-on ?) est que « un mieux est
possible ». Le peuple s’est assez ou trop contenté de résignation et que le moment est venu
de ramener le trophée ou du moins de se battre à la hauteur des attentes et de l’espérance
placée. Dans ces moments critiques où l’armée est en opération (la comparaison tient !), un
chorus est souhaité (oui !) et aucune voix discordante n’a de place .Cela a été toujours pour
ne pas déstabiliser la tanière au risque d’être traité de Anti/ou Pro ceci ou cela. La tutelle
également a longtemps joué sur cette fibre pour étouffer les critiques, déficits et autres
dysfonctionnements, une véritable aubaine pour une paix des braves. Oui mais au finish et
aux résultats…rien de concret et à se mettre sous la dent : Le Sénégal n’a encore rien gagné
et peine en projet et plan de jeu (selon les experts) et même à son point fort (dem ba jex ),
les lions traînent les pieds et les noms d’oiseaux pleuvent en lieu et place de redoutable
félin-emblème. L’esprit  « Dioufy » est sollicité et son maillot plus vendu que les actuels, lui
de la génération 2000. Son seul nom suffit pour redonner l’espoir et faire retrouver le
sourire perdu avec cette bande à Mané. Cette loge d’honneur dans le cœur des sénégalais,
« the bad » le doit à sa hargne, à sa devise (point de déshonneur quelle que soit la
circonstance !) pour reprendre un peu nos vaillants jambars. Les prestations fournies et
servies au Caire sont à revoir sur toute la ligne, déjà que de favori quasi N°1, le Sénégal est
relégué et perd en cotation …sportive : Le podium s’éloigne –t-il ? . Vivement l’esprit
« dioufy » inonde et hante la tanière pour un rugissement plus féroce et plus félin, très loin
du…rougissement !
IBOU SENE KAOLACK

Idrissa Seck, éternel défenseur des intérêts du Sénégal

Parler beaucoup est une chose, parler à bon escient en est une autre.
Ces jours qui courent le Pétrole et le gaz enflamment le débat public au Sénégal
suite au reportage de la journaliste Mayeni Jones de la BBC. Un scandale à
plusieurs milliards avec des signatures de contrats douteux dont les Sénégalais
doivent être édifiés.
Il est bien normal que chaque Sénégalais soucieux du devenir de son pays doit
s’impliquer d’avantage pour une gestion transparente des ressources en pétrole et
gaz.
D’un autre côté les revendications et dénonciations doivent être citoyennes, justes,
loyales et non partisanes.
Depuis un certain temps nous constatons un acharnement sans raison sur la
personne de Idrissa Seck Président du parti Rewmi qui est la cible parfaite de
certaines personnalités qui directement ou indirectement essayent de le mettre en
mal avec le peuple Sénégalais allant même jusqu’à faire des suppositions et
affirmations fallacieuses contre sa personne du fait qu’il ne s’est pas prononcé sur le
pétrole et le gaz depuis la sortie du reportage de la journaliste Mayeni Jones.
Idrissa Seck ne fait pas de compromissions et il a bien dit que pour le reste de sa vie
aucune mission politique ne dérivera du décret de quelqu’un, c’est seul le suffrage du
peuple Sénégalais qui le mettra en mission pour clore définitivement le débat sur un
supposé poste de vice président.
Le comportement de certains qui n’ont d’yeux que pour des positionnements est
vraiment avilissant et n’est pas dans l’intérêt de ce combat qui est citoyen et non
personnel.
L’affaire des contrats de nos ressources n’est pas politique donc il faut arrêter de se
mettre les bâtons dans les roues et revendiquer nos droits en tant que citoyen
Sénégalais car c’est un bien commun et personne ne doit attendre son prochain pour
lutter pour son pays.
Il faut rappeler que lorsque Idrissa Seck prenait son courage avec sa liberté de ton
pour dénoncer et alerter l’opinion Sénégalais, parmi ceux qui s’agitent aujourd’hui
beaucoup étaient dans leur coin ou bien entrain de goûter les délices du pouvoir en
s’érigeant même comme défenseur du pouvoir contre Idy.
Dans son combat de défense des intérêts du Sénégal Idrissa Seck n’a jamais
critiqué, ni forcer, ni dénigrer qui que ce soit pour le rejoindre dans sa lutte, les
archives sont là il a toujours enclenché seul la vérité et n’a jamais voulu faire une
quelconque récupération politique.

Donc respect à lui et faut arrêter les futilités et se battre dignement en vrai gentleman
pour son pays comme Idrissa Seck l’a toujours fait avec responsabilité.
Idrissa Seck a été le premier à dénoncer la dévolution monarchique du pouvoir et
l’anti constitutionnalité de la candidature de Wade, en 2011 il avait attiré l’attention
des Sénégalais sur les 7 milliards taiwanais et la fortune de Macky Sall, à l’an un de
l’accession au pouvoir de Macky Sall, Idrissa Seck avait osé dresser le bilan disant
que le pays ne marche pas et que la direction prise par Macky Sall ne mènera pas le
Sénégal dans le bon chemin ce qui lui avait valu le « Mbout mba Mbot ». Préférant
garder sa liberté de ton au service du peuple Sénégalais, le parti Rewmi avait quitté
la coalition Benno Book Yakar le mercredi 11 septembre 2013.
Pendant tout ce temps lui seul parlait et tout ce qu’il dénonçait est toujours
d’actualité.
Ces fléchettes ne l’ébranlent guère car il a fait face au plus gigantesque complot
d’Etat avec l’affaire des chantiers de Thiès et tant d’autres coups bas politiques.
Fidèle à ses principes et constant il a toujours voué du respect à notre constitution et
sa posture d’Homme d’Etat lui impose le droit de réserve sur certaines questions car
« l’obligation de réserve est une restriction de la liberté d’expression qui s’applique
aux agents du service public, en particulier les hauts fonctionnaires. Que l'on soit en
position de retraite, de détachement ou même en activité sur le champ politique ».
Mais il s’est toujours montré disponible à la justice de notre pays pour dire ce qu’il
sait si on venait à le convoquer et à plusieurs reprises sur des accusations gratuites,
il a toujours invité la justice à s’auto saisir pour éclairer les Sénégalais en vain.
Certains veulent le pousser à parler, soyez tranquilles Idrissa Seck a toujours parlé
et continuera de parler dans la vérité pour le Peuple Sénégalais.
Sur l’affaire des contrats pétroliers et gaziers, sur instruction du Président Idrissa
Seck le parti Rewmi à travers l’honorable député Déthié Fall avait déposé le 27 mars
2018 une demande pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire
sur les contrats gaziers et pétroliers sans suite face à une assemblée mécanique.
Trois valeurs fondamentales encadrent la vie d’Idrissa Seck Liberté Responsabilité,
Vérité et tout ce qu’il dit est documenté.
Voulant présider aux destinées du pays avec pour seule ambition de Servir le
Sénégal, Idrissa Seck n’a aucune envie d’être le Président d’un Peuple qu’il trompe
ou qui le trompe et il veut que chacun de ses pas soit mesuré à l’aune de l’intérêt
national du Sénégal.
Le moment venu il se prononcera avec réalisme et dextérité.

Mandiaye Ndiaye
Parti Rewmi

Aliou Sall, mange et tais-toi

Mais pour qui se prend Aliou Sall ?

Voilà un énergumène qui ignore royalement l’histoire récente du Sénégal..Il a le culot de demander à Idrissa Seck des comptes sur les chantiers de Thies .

Puisse que ton grand frère de président ne t’a pas dit la réalité je vais vous rappeler vous deux les faits:
L’ardoise des chantiers de Thies étaient de 40 milliards répartis comme suit :

– 25 milliards d’enveloppe spéciale dégagée par le président Wade

– 06 milliards de grappes de convergence conçue par la regrettée Thiewo Cisse DOUKOURE

– 09 milliards d’emprunt budgétaire défendu et obtenu par le ministre Abdoulaye DIOP pour la VCN .

Pour ta gouverne les entreprises soumissionnaires avaient accepté de préfinancer les chantiers et attendre après de l’État le paiement de leurs dûs.
À la date du limogeage de Idrissa SECK de la Primature le 21 Avril 2004 le Gouvernement du Sénégal n’avait payé que 06 milliards sur les 40.
Les 34 milliards restants,c’est ton grand frère Macky SALL ,successeur de Idrissa SECK à la Primature qui les a payés.
N’est ce pas lui himself qui avait conditionné le paiement des 07 milliards dûs à JEAN LEFEVRE à la réfection de l’axe routier FATICK-KAOLACK ?

Comment Idrissa Seck ,dans ce cas de figure pouvait il détourner un seul centime de l’ardoise des chantiers de Thies alors ?

S’il y avait une possibilité d’un quelconque détournement ce devrait être du côté de ton grand frère qui a payé presque la totalité de l’ardoise.

Si ce que tu avances s’avère possible,pourquoi Mame Mbaye NIANG hume toujours l’air libre?N’est-il pas cité nommément sur le scandale du PRODAC?
Dis moi monsieur SALL, et les 29 milliards du PRODAC ?

Tais toi s’il te plaît !
Callete la boca !
Close it !
Nopil !
Adada !
Quelle autre langue devrais-je encore utiliser pour te la faire boucler ?

Parce qu’au vu de certaines choses tu devrais être le dernier à parler de malversation dans notre Sénégal.

Tu oublie mais nous,nous n’oublions jamais :

Tu as comploté avec le roumain Frank TIMIS pour créer une société écran PETROTIM pour user et abuser du décret de ton frère de président pour vendre les 60% des 90% de vos parts d’actions à COSMOS ENERGY à hauteur de 200 milliards .
Cinq fois l’ardoise des chantiers de THIES !
Tu as aussitôt céder à la panique en démissionnant du poste de directeur de PETROTIM mais nous avons fraîche mémoire de la levée de boucliers de la majorité des sénégalais de l’intérieur comme de la Diaspora qui s’étaient à l’unanimité indignés et qui attendent toujours des réponses concrètes de ta part sur tes manigances avec FRANK TIMIS au détriment du contribuable sénégalais .

Sache que tôt ou tard tu vas rendre compte.

Idrissa SECK avait écrit du fond de sa cellule à l’occasion de la grande orale de  » MOI QUI SALIT  » devant les représentations diplomatiques au MÉRIDIEN PRÉSIDENT :

« Allah n’aime pas les traîtres ,moi non plus .»

Son constat d’hier reste toujours d’actualité.Un traître ne change jamais .

Tu oublies la source de ta promotion.Je te rafraîchis la mémoire alors : Tu n’as jamais cru ni au PDS ni à Wade encore moins à ton frère lors de la création de l’APR .
Ton TOUT aujourd’hui est dérivé de la confiance aveugle que le maître IDRISSA SECK avait à l’endroit de son disciple MACKY SALL qu’il avait lui même proposé aux différents postes ministériels jusqu’à ce que ce dernier le trahit pour le remplacer.

Un traître ne perd jamais rien pour attendre.

Au moins le rapport de l’IGE a été déclassifié et lu publiquement par ton grand frère .
La suite a été un succès retentissant pour IDRISSA SECK.Malgré la hargne de ton grand frère IDRISSA SECK en est sorti avec un NON LIEU TOTAL .

Si tu es conséquent avec toi même dis à ton grand frère de président de declassifier le rapport de l’IGE sur l’affaire PETROTIM et de rendre publique les contrats .
Si tu es conséquent dis à ton grand frère de lever le coude afin de disposer sur la table du procureur de la République le dossier PRODAC .
À la lecture de ma réponse sur tes propos irresponsables à l’encontre de mon leader c’est moi certainement qui recevra la convocation du procureur .Pas de souci je serai fière de me frotter contre toi devant la barre .Au moins je rendrai à l’occasion un grand service à ma Nation d’avoir porter le scandale PETROTIM devant les tribunaux.
Si par contre tu as si peur de ne pas en parler ,alors tais toi et mange .Et surtout adjuge toi la célèbre boutade africaine :

« En Afrique il est indiscipliné de parler en mangeant. »

Mange alors et tais toi .

Mais relativise surtout ton temps de sieste car l’opération GOKHI te guette au réveil.

À bon entendeur salut .

PAPE FALL,

Suppression du Premier ministre: Macky Sall regrette-t-il déjà ?

On peut légitimement se poser la question au vu des embouteillages sur la table du président depuis l’énorme charcutage constitutionnel. Toutes les raisons invoquées et évoquées d’alors peinent à convaincre. L’exposé de motifs énoncé pour faire avaler la pilule de la reconfiguration de la charte majeure avec l’amputation de l’essentiel de ses membres n’éclaire toujours pas : le brandi était le slogan « fast track », accélérer mais surtout précipiter (différence e taille), casser toutes les intermédiations et positionner le prince en 1ère ligne et au devant de la scène. Avouez que ce n’est pas très béton pour un régime déjà présidentialiste à outrance et pour lequel les juristes éprouvent difficilement  et beaucoup à qualifier. Que de débats de puristes et de facs sur la nature juridique de notre système au point d’installer un doute…celui-là…décourageant et renversant  chez nos potaches d’étudiant qui se cherchent toujours en dépit des protocoles d’interprétation appliqués en droit international  comparé(rires !). Pendant toute la phase (très fast track ) d’enrôlement  du projet d’amputation constitutionnelle , les langues et officines du prince se sont pliées en 4 pour donner corps et âme (pour paraphraser l’autre P.M.) à la volonté du prince. Tout le monde s’y est mis, à qui mieux mieux , néophyte et profane, érudit et initié très souvent pour les beaux yeux de celui qui nomme à tous les postes et partage tous les fromages : Ne pas prendre  position et défendre le diable …équivaudrait à un délit de non assistance et de « payer à ne rien faire », un véritable crime de lèse –macky au moment il a besoin d’un chorus fort autour. Et on aura tout entendu et surtout venant de non initiés et il fallait tendre l’oreille pour les inepties racontées. Ça c’est le folklore voulu par le président-politicien (dixit doyen Mody) et le F.track tant chanté et attendu demeure toujours slogan et depuis l’Edit du Conseil c. de la mackystrature (dixit Barth), c’est le slow track avec un pays scotché et « barilisé et derrickisé » avec les off-shore du frère du prince. L’ordre du jour c’est la demande sociale …pour un partage euclidien des royalties de Franksal …autour de 400 000dit on /gorgolu.Mais comme il est gourmand en voulant tout pour lui, la rose a aussi ses épines et cela pique ces temps -ci et le prince n’a que se yeux pour contempler …ne pouvant être partout et répliquer à tout (aucun don d’ubiquité). Il découvre au jour et très vite que la bourde a été grosse avec cette amputation qui refoule et refuse toute cicatrisation. Seul, le prince l’est ,peut-être accompagné par son livre (il en détient même certains prophètes n’en ont pas ) pour sa gouverne qui perd ces temps –ci le nord. Les chamboulements sont-là avec des calendriers institutionnels bousculés (Conseil des ministres, conseils présidentiels ,inter…doit-on dire ministériels ? ) : une véritable bousculade avec un agenda international très chargé et chargeux où le prince via Air Macron aujourd’hui (populisme !) ou via « Pointe de … ! » bouge beaucoup et sûrement soigne son image très écornée en interne. Et comme aussi c’est le F.track pour un 5ans déjà largement entamé, il faut être dans les airs et sur les mers, le pays vogue et certains postes demeurent vacants. Il faut entendre le président lors des conseils de ministres (ministres vous avez dit !) avec ses instructions destinées à qui ? Et pour le monitoring et la coordination… ? Oh PM ! Tu sembles loin et ce n’est que le début nonobstant le gouvernement parallèle logé au palais pour les corrections des bourdes du gouvernement des sphères. Et à ce rythme de nominations hébergées à l’avenue ROUME, c’est où réellement le gouvernement ?

IBOU SENE KAOLACK                                                      

 

Ce bout de tissu va-t-il brûler ce beau pays ?

La petite histoire est assez anecdotique pour servir d’entrée en matière. L’an dernier, à pareille époque, j’étais à Genève pour une raison d’ordre professionnel. Arrivé un jour au siège du Bureau international du Travail (BIT), où se donnent annuellement rendez-vous des centaines de délégations venant des quatre coins du monde, il fallait montrer patte blanche. Je me mis dans les rangs. Le dispositif de sécurité est tel que le moindre manquement te fait éconduire. Arriva mon tour et les traits de visage du cerbère bien cuirassé se détendirent subitement à la vue de mon badge: « Sénégal ! Beau pays, beau pays, beau pays ! ».

Sous le regard admiratif des nationalités en présence, je dus presser le pas pour passer par les portiques de sécurité et aller loin devant cacher les chaudes larmes qui m’embuaient déjà les yeux. Et pour cause. Le beau pays que cet agent de la sécurité de l’ONU est en train de chanter était sur la voie de sombrer. Ce fut au mois de Ramadan. Idrissa Seck venait de faire sa malencontreuse sortie sur Makka et Bakka et on s’en donnait à cœur joie. Non contents de le traiter de tous les noms d’oiseaux, le débat connut du coup une autre tournure qui mit en face les deux confréries les plus importantes : Murids et Tijaans. Le beau pays tituba, chancela, faillit dangereusement basculer au bord du précipice avant de se remettre in extrémis sur ses frêles jambes. Dieu est grand !

Cet agent de sécurité à en juger par sa profession ne pouvait juger la beauté à laquelle il fait référence (la weltanschauung) qu’au calme, à la paix et à la stabilité du Sénégal, probablement par rapport à d’autres pays où il a été en mission.

À un moment où un peu partout à travers le monde les extrémismes ont révélé au grand jour leur face hideuse, la plus abjecte, le peuple sénégalais semble inaugurer une nouvelle ère d’intolérance dans le débat. Ce genre de débat qu’on devait être gêné de poser en privé, à plus forte raison sur la place publique; puisque alimenté par de nouvelles catégories: la confession, la confrérie, l’ethnie. Le peuple sénégalais est-il assez replet de paix et de stabilité pour tenter d’autres expériences ?

C’est le cas avec cette question du voile épisodiquement agitée depuis un certain temps. La question est sensible parce qu’elle touche directement à la religion. La question est sensible et ceux qui la soulèvent peinent à trouver un seul argument sérieux pour ce faire. Elle l’est d’autant plus que cette mesure risque de tomber comme un cheveu dans la soupe des deux communautés religieuses. Or, les relations entre musulmans et chrétiens telles que entretenues au Sénégal, ont depuis des siècles, été un modèle parfait de cohésion sociale qu’on ne trouve ni à Rome, ni à Riad.

L’entente et les relations cordiales qui ont prévalu dans la cohabitation entre les deux communautés, nous les devons en partie à de grands hommes de l’histoire. Ils ont forgé « l’exception sénégalaise » sur l’intelligence et la finesse. En effet, Léopold Sédar Senghor premier président de la République du Sénégal a fait vingt ans à la tête de ce pays (à 95 pour cent de musulmans) et a été soutenu singulièrement par les marabouts, nonobstant son appartenance religieuse. L’onction de Serigne Fallou Mbacké fut connue de tous: « Sengg cikaw, Senghor cikaw » (Tant que les toits seront en haut, Senghor sera aux commandes). El Haj Abdou Aziz Sy dont la voix de stentor retentit encore dans l’oreille des parlementaires mettait sa personne au-dessus de tout soupçon, devant l’intérêt de la Nation.

Quand le Cardinal Yacinthe Thiandoum a voulu inviter le Pape Jean Paul II à visiter le Sénégal, le président Senghor lui demanda de surseoir à l’idée, le temps qu’il quitte la magistrature suprême; pour ménager la susceptibilité des musulmans.  Le prélat lui-même, qui a bien marqué la communauté musulmane, n’hésitait pas à mettre à contribution sa personne pour faciliter aux musulmans l’exercice correcte de leur culte. En voulant se retirer, L. S. Senghor a choisi Abdou Diouf comme dauphin, pour lui laisser les rênes du pouvoir, sans considération de sa religion; en marge du processus électoral. Une dizaine d’années après son départ du pouvoir, le souverain pontife fut accueilli en grandes pompes au Sénégal par musulmans et chrétiens.

Ces échanges de civilité noyaient les clivages religieux et la circonspection était de mise surtout à travers les médias chaque fois qu’il était question d’aborder un sujet ayant trait à la vie de l’autre. « Pour le meilleur et pour le pire », les deux communautés s’engagèrent dans un « commun vouloir de vie commune » traduit en termes concrets jusqu’au cimetière. Côte-à-côte, les morts perpétuent l’esprit de bon voisinage à Ziguinchor, Joal, Diofiore, Thiéo, Yayème…, sans mur de séparation ni cloison.

Cet état de fait valut au Sénégal l’incompréhension voire l’ostracisme de bien de pays musulmans. Tant mieux si les liens de sang qui ont tissé notre sénégalité s’en trouvent saufs et que chaque communauté prit en compte la présence de l’autre dans les évènements heureux et malheureux. Aucune tenue ni restriction ne s’imposent dans les entreprises, les marchés, les hôpitaux, les écoles… Jusqu’à une récente époque où on semble vouloir mettre un terme à cette belle séquence de l’histoire du Sénégal.  On entendit de façons sporadiques, un autre son de cloche, annonçant des velléités d’exclusion. Pour « port de signe religieux », les jeunes filles musulmanes voilées ne seraient plus admises dans les établissements privés catholiques.

En effet, à travers un communiqué envoyé le 2 mai 2019 aux parents d’élèves, la direction de l’Institution Sainte Jeanne d’Arc (ISJA) de Dakar a décidé d’interdire le port du voile dans l’établissement. La mesure devrait être effective à partir de la rentrée de septembre prochain où tous les élèves, « garçons et filles » devraient se présenter à l’école avec « une tête découverte ». Le paradoxe est qu’elle est en porte à faux avec le règlement intérieur de l’institution, en vigueur depuis 2017. L’article 5.2 dudit document relatif à la tenue vestimentaire dispose clairement que « Le port du voile est autorisé, aux couleurs de l’institution (blanc ou bleu marine) ».

Les bons offices de quelques bonnes volontés ont empêché la direction du collège Didier Marie de Saint-Louis d’appliquer la même mesure en 2016, tandis que certains parents avaient déjà retiré leurs élèves pour « port de signe religieux distinctif en violation du principe de laïcité de l’école » et les enseignants musulmans de l’établissement  menacé de démissionner. En 2011, des dizaines d’élèves ont failli être expulsées des collèges Cardinal Hyacinthe Thiandoum de Grand-Yoff, Anne-Marie Javoueh de la Médina et Abbé David Boila de Thiès. À la suite du recadrage du ministre de l’Education nationale d’alors par le biais d’une note-circulaire la mesure fut rapportée.

 

En l’espèce, le premier cas remonte à l’année scolaire 2008-2009. L’Institut Présentation Didier Marie sis à Boudiouck à Saint-Louis organise un concours d’entrée en sixième pendant les grandes vacances. Une jeune fille voilée fait acte de candidature. Son papa prit la précaution de demander à la direction de l’établissement  l’autorisation de présenter sa fille, eu égard au voile. La réponse fut affirmative. De tous les candidats en lice à l’échelle départementale elle est la seule à être reçue au concours. On lui demanda d’enlever son voile à la rentrée. Il n’en est pas question pour la jeune collégienne. Trois mois après le début des cours, elle fut menacée d’expulsion de l’établissement « parce qu’elle porte le voile ». Ironie du sort, celle qui est chargée de lui demander d’enlever son voile est une « sœur » voilée qui eut du mal à la convaincre. L’intervention de l’inspection d’académie et d’autres bonnes volontés ne lui auront permis que de terminer l’année. Malgré une moyenne annuelle supérieure à 14  elle fut exclue pour le motif : « sur demande de ses parents ». Sa maman aura beau insister auprès de l’administration pour avoir sur ses papiers le motif réel d’exclusion, en vain. Sa famille dut déménager pour lui permettre de poursuivre ses études.

 

Ignorance, provocation ou repli identitaire ? Il conviendrait de ne présumer de rien et d’adopter une démarche explicative. Au-delà des frontières du Sénégal, les relations entre les différentes communautés religieuses s’en porteraient mieux, dans une perspective d’amélioration de leur connaissance mutuelle. Ces « incidents » qui commencent à joncher le boulevard du vivre-ensemble au Sénégal sont la preuve bien établie qu’on peut se côtoyer pendant cent ans sans se connaître.

Nos parents chrétiens ne savent-il pas que Marie, mère de Jésus (Paix sur Lui) était voilée ? L’a-t-on une seule fois vue dans leurs différentes représentations « la tête découverte » ? En plus d’être voilée, elle vivait recluse dans le sanctuaire, pour se consacrer exclusivement à l’adoration de Dieu. Sanctuaire où l’a trouvée l’archange Gabriel pour lui insuffler le Messie (Conception virginale).

Nos parents chrétiens ne savent-ils pas que Marie est la marraine de toutes les jeunes filles musulmanes ? Et par conséquent dans la seule sourate nommément dédiée aux femmes (Maryam), elle leur est offerte comme exemple à suivre tant du point de vue de l’habillement que du  point de vue du comportement. Le Coran les exhorte à cultiver surtout ce modèle de chasteté jusqu’au mariage.

Nos parents chrétiens ne savent-ils pas que le voile est un dénominateur commun de toutes les religions révélées ? Par-delà, la propagation du voile qui s’explique difficilement dans certains cas n’est qu’un des tout-premiers signes annonciateurs du retour de Jésus.

D’où viennent donc ces chaudes bouffées d’intolérance qu’on hésite à lâcher ? A-t-on une fois interrogé l’histoire pour savoir ce que l’Islam doit au Christianisme afin de se rendre compte qu’il ne peut pas y avoir de problème entre les deux religions ? Les problèmes ne résultant que de l’interprétation tendancieuse qu’on peut faire de l’une ou de l’autre. La religion si elle est bien comprise ne doit pas être source de tension ou de conflit. Elle a pour vocation de faire et parfaire l’Homme, à tous les niveaux où il peut se trouver.

An cinq de la prophétie. La fréquence et l’intensité des séries de persécutions qu’exerçaient les polythéistes sur le petit nombre d’alors des partisans de Mouhamed (Paix et Salut sur Lui) étaient telles que la vie des musulmans à La Mecque était quasiment impossible. Sur instruction du Prophète, un premier groupe d’émigrants partit de La Mecque pour aller chercher asile en Abyssinie (actuelle Ethiopie), auprès du roi chrétien Ashamat An-Najaashy (Le Négus), réputé être un souverain qui ne tolérait aucune forme d’iniquité dans son royaume. Ce premier groupe d’émigrants comportait douze hommes et quatre femmes guidés par Uthman Ibn Affan et sa femme Ruqayya, la fille du Prophète.

Horripilés de l’accueil chaleureux que réservèrent les Abyssiniens aux musulmans, les Quraychites rendirent les supplices plus horribles sur la communauté musulmane naissante. Le Messager de Dieu jugea impératif pour ses compagnons d’émigrer de nouveau en Abyssinie, la même année. Ce deuxième groupe d’émigrants fut constitué de (pas moins de) 83 hommes et 18 femmes. (Cf. « Ar-Rahiiq al-Makhtuum » (Le Nectar estampillé) de Safiyyu Ar-Rahman Al-Mubarakfuury).

Dans la conspiration ourdie pour extrader les musulmans d’Abysssinie, les polythéistes de La Mecque ne lésinèrent sur aucun moyen. Deux émissaires futés (‘Amr Ben ‘Aas et Abdallah Ben Aby Raby‘a) lourdement chargés de présents, furent dépêchés auprès du roi An-Najaashy. Introduits dans la cour du roi par les patriarches qu’ils avaient fini de convaincre, ils ne trouvèrent rien de plus sensible que la religion pour arriver à leurs fins. Très lucide, le souverain demanda aux musulmans de lui livrer une partie de la Révélation de leur maître, censée être à l’origine de leurs ennuis. Et Ja‘far Ben Aby Taalib de lui réciter ce passage de la sourate Maryam :

« 19.16. « Rappelle aussi l’histoire de Marie, telle qu’elle est mentionnée dans le Coran, lorsqu’elle se retira en un endroit situé à l’est, loin de sa famille,

19.17. et étendit un voile entre elle et les siens. C’est alors que Nous lui envoyâmes Notre Esprit qui se présenta à elle sous la forme d’un homme accompli.

19.18. Elle lui dit : «Je cherche refuge contre toi auprès du Tout-Miséricordieux, si tant est que tu Le craignes.»

19.19. – «Je ne suis, dit-il, qu’un envoyé de ton Seigneur, chargé de te faire présent d’un garçon immaculé.»

19.20. – «Comment, s’étonna-t-elle, pourrais-je avoir un enfant alors qu’aucun être humain ne m’a jamais touchée et que je n’ai jamais été une femme de mœurs légères?»

 

19.21. Il lui fut répondu : «Ainsi en a décidé ton Seigneur qui a dit : “Rien n’est plus facile pour Moi. Nous ferons de cet enfant un signe pour les hommes et une miséricorde émanant de Nous.” » Et il en fut ainsi.

19.22. Elle devint donc enceinte de l’enfant et se retira avec lui en un lieu éloigné.

19.23. Puis, saisie par les douleurs de l’accouchement, elle s’adossa au tronc d’un palmier en s’écriant : «Plût à Dieu que je fusse morte et oubliée bien avant cet instant !»

19.24. Une voix l’appela alors de dessous d’elle : «Ne t’afflige point ! Ton Seigneur a fait jaillir un ruisseau à tes pieds.

19.25. Secoue vers toi le tronc du palmier, il en tombera sur toi des dattes mûres et succulentes.

19.26. Mange, bois et réjouis-toi ! S’il t’arrive de voir quelqu’un, dis-lui : “J’ai fait vœu d’un jeûne au Tout-Miséricordieux. Je ne parlerai donc aujourd’hui à aucun être humain.”»

19.27. Puis elle revint auprès des siens avec l’enfant dans ses bras. «Ô Marie, lui dirent-ils, quel acte monstrueux as-tu commis là !

19.28. Ô sœur d’Aaron ! Ton père n’a jamais été un homme dépravé ni ta mère une femme prostituée !»

19.29. Marie leur fit signe de s’adresser à l’enfant. «Est-il possible, s’étonnèrent-ils, de parler à un enfant encore au berceau?»

19.30. – «Je suis, dit l’enfant, un serviteur de Dieu. Il m’a donné l’Écriture et a fait de moi un prophète.

19.31. Il a fait de moi un être béni où que je sois. Il m’a ordonné de pratiquer la salât et la zakât, ma vie durant,

19.32. ainsi que d’être bon envers ma mère, et Il n’a point fait de moi un être violent ni méchant.

19.33. Que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai et le jour où je serai ressuscité !»

19.34. Tel est, en toute vérité, Jésus, fils de Marie, qui fait encore l’objet de tant de querelles.

19.35. Il est inconcevable que Dieu Se donne un fils. Sa gloire ne saurait y consentir ! En vérité, quand Il décide une chose, il Lui suffit de dire : «Sois !», et la chose est.

19.36. «En vérité, Dieu est mon Seigneur et le vôtre. Adorez-Le ! Telle est la voie de la rectitude ! ». »

 

Ces versets firent pleurer le roi et ses évêques à se mouiller la barbe. Il éconduisit les émissaires encombrés de leurs offrandes, en ces termes : « Ceci provient certes, de la même source lumineuse de ce qu’a apporté Jésus. Retournez chez vous!. Je jure par Dieu que jamais je ne vous livrerai ces réfugiés ». Devant l’insistance des délégués, le roi ramassa un brin d’herbe pour dire, à l’endroit de Jaafar : « je jure par Dieu que Jésus ne dépasse, pas même de ce brin, ce que tu viens de dire. » (opcit.).

 

Durant tout leur séjour en Abyssinie, les musulmans furent assurés de la pleine protection du roi An-Najaashy. On ne leur fit la moindre objection sur leur religion en terre chrétienne. Cet exode fut doublement bénéfique. Les compagnons du Prophète ont préservé leur foi dans les meilleures conditions d’accueil et d’existence et le premier contact de l’Islam avec le continent africain fut ainsi établi par le truchement de la chrétienté. C’est dire que tous les musulmans en Afrique doivent encore une fière chandelle au Christianisme pour avoir servi volontiers de courroie de transmission à l’Islam. Sous ce rapport, ils n’ont aucune raison de s’en prendre à un chrétien surtout pour une cause religieuse, en souvenir de cette élégance. Ummu Salama (la femme du Prophète) conclut le récit qu’elle fait de cet exode en disant qu’ils étaient établis « en la meilleure terre, auprès du meilleur voisin ». ».

 

Cette protection assurée à l’Islam dans sa prime jeunesse par le Christianisme doit être mise en exergue par les temps qui courent pour convaincre les uns et les autres que les deux religions proviennent « de la même source lumineuse ». Sous l’aile protectrice du roi Négus, la poignée de musulmans fuyant l’oppression aveugle des Qurayshites a été plus que tolérée, ils ont été acceptés comme tels. Les femmes non plus n’y ont jamais été inquiétées pour avoir porté le voile. Elles avaient compris autant que leurs hôtes que le passage précité, récité par Jaafar devant le puissant roi chrétien, provient de la même source que les deux versets leur demandant de se couvrir intégralement le corps :

«  Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. » S. An-Nuur (La lumière), v. 31.

Et : « 33.59. O Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener un pan de leurs voiles sur elles. C’est le meilleur moyen pour elles de se faire connaître et d’éviter ainsi d’être offensées. Allah est Plein d’indulgence et de compassion. » S. Al-Ahzaab (Les Coalisés).

À la lumière de ces versets il apparaît que l’obligation de port du voile s’impose indifféremment à toutes les musulmanes, filles et femmes, au-delà de la maisonnée du Prophète. De même, l’analyse des mots utilisés dans l’injonction « adnaa an yu’rafna » permet de saisir véritablement la fonction du voile chez la musulmane. L’adverbe « adnaa » veut dire plus faible, plus petit, plus bas; et peut se rapporter à une distance, une quantité ou une abstraction. Le verbe « arafa » signifie connaître, reconnaître ou distinguer. Ce qui donne par exemple : « bitaaxatu ta’riif » (carte d’identité). Ainsi « adnaa an yu’rafna »  récuse toute désignation du voile par le vocable « signe » mais en fait le degré zéro de l’identité de la musulmane. Cela permet de comprendre que le voile n’est ni un « signe distinctif », encore moins un « signe ostentatoire », mais qu’il fait partie intégrante de l’identité de la musulmane.

Les femmes d’église communément appelées « sœurs » ne sont-elles pas de loin reconnues par leur voile ? En conséquence, dans une école de confession où le décor est assuré par des statuts, statuettes et croix jusque dans les salles de classe, il faut être très ségrégationniste pour ne voir en « signe religieux distinctif » que le voile de la jeune musulmane.

À propos, que dire de la croix ? Quelle est la croix canonique ? Est-ce celle qui est portée en médaillon ou celle qui pèse un kilo ou encore celle qu’on traîne sur le chemin de la croix ? Il n’appartient à aucun musulman de donner la moindre esquisse de réponse face à ces questions. Autrement dit cela relève du domaine exclusif de la vie religieuse du chrétien. Personne ne peut y interférer, ce dernier vivrait-il dans une écrasante majorité de musulmans. Toute tentative de réponse serait prétentieuse, puisque ne pouvant établir la barrière entre le sacré et le profane. La moindre objection peut être mal perçue, mal interprétée et par conséquent mal comprise. Et pourtant elle peut être acceptée ou relativisée quand elle est émise par un membre de la congrégation, comme il est dedans. C’est là où réside la sensibilité de la foi de l’autre. Elle interpelle directement le cœur tandis que la grande masse n’arrive pas à s’élever pour en faire une analyse rationnelle. Dans ces conditions, la réaction qui en découle est instinctive, grégaire et impulsive. Prudence alors surtout quand on est en public. Le respect s’impose. Le respect s’impose pour ne pas commettre un sacrilège ou profaner mais aussi le respect s’impose parce que la relation avec l’autre (le chrétien) sera essentiellement fonction de la considération de cet objet, grand ou petit, auquel il s’identifie. Sans compter le fait qu’une minorité dans une majorité peut toujours être tentée de voir ses alentours corrélativement à son infériorité numérique.

Dans le même ordre d’idée, le chrétien qui fréquente une institution scolaire musulmane ne peut se voir interdire de porter comme il l’entend sa croix. Le cas est peut-être rare au Sénégal, mais il n’y a aucun texte qui l’obligerait à adopter un tel ou tel autre comportement surtout par rapport au « port de signes distinctifs ». A défaut d’un texte à convoquer, la réalité du vécu au Sénégal renvoie juste à une ouverture d’esprit. Le vivre ensemble qui y a toujours été effectif a fait que, au-delà du fait de se tolérer, on s’est mutuellement accepté.

Il convient de souligner que les chrétiens vivant même en terre d’Islam ont un statut spécial : « dhimmy » qui les met à l’abri de toute exaction et garantit à la fois leur liberté de culte. En lieu et place de la contribution annuellement consentie par les musulmans à l’effort d’édification de la Cité, la « zakat », ils s’acquittent de la « jizya ».

Les grands débats entre les deux religions s’élèvent au-dessus du voile (qu’ils ont en commun) et tournent autour de sujets facilement démontrables ou battus en brèche à l’heure actuelle, à la fois par le cours de l’histoire et la science : la prophétie de Mouhamed, la trinité, la crucifixion de Jésus, le célibat des prêtres… Et même sur ces sujets il n’est fait obligation à personne de croire à la thèse défendue par l’autre, mais d’accepter sa différence comme telle. Autrement, c’est comme si l’imam muni de son tarbouche tente de convaincre le rabbin d’enlever sa kippa parce qu’on ne doit pas porter un couvre-chef dans la mosquée.

Par ailleurs, accepter ou à défaut tolérer ces jeunes filles partout où besoin est reste encore le meilleur moyen de continuer et perpétuer ce dialogue des religions qui est si cher aux Sénégalais. En leur fermant la porte de quelque institution que ce soit sous ce prétexte, elles sont brutalement sevrées du dialogue et vont fatalement allaiter demain leurs enfants au lait d’un langage autre que celui du bon voisinage et de la bonne cohabitation. Pourra-t-on leur en vouloir, étant donné qu’on ne peut donner que ce qu’on a.

Que de conflits savamment entretenus à travers l’histoire sous les oripeaux de la religion, de l’ethnie… pour piller, voler et détruire. Ils résultent assez souvent d’une étincelle qu’on a tendance à négliger, pour prendre des proportions insoupçonnées. Les conséquences demeurent toujours incalculables et interminables. Quand les Hutu et les Tutsi se sont rendu compte de l’insignifiance de la question qui les opposait, ils ont définitivement enterré la hache de guerre. En un rien de temps la sincérité des nouvelles relations qu’ils entretiennent a hissé le Rwanda au sommet des pays africains en développement. Combien de temps faudra-t-il pour faire comprendre au peuple centrafricain que la lutte fratricide qui oppose les Selekas aux Anti-balakas depuis 2013 n’a rien à voir avec la religion ? Tout à côté, les séries de massacres entre Dogons et Peuls se multiplient au Mali, au nom de quoi ? Dans quasiment tous les foyers de tension en Afrique, on a exploité le talon d’Achille de la cohésion nationale pour soulever la question des identités meurtrières qui font le lit du chaos. En conséquence, il serait réducteur de croire qu’il faut s’armer jusqu’aux dents et attendre de pied ferme les terroristes envahisseurs en fermant les yeux sur les germes d’une implosion qui sont bien visibles.

C’est des idées qu’on peut opposer et non des dogmes. En admettant nos différences comme richesse, nous continuerons à nous enrichir et à nous enrichir les uns les autres. Si au contraire nous ne voyons en l’altérité que la divergence, le débat qu’on posera après ne se fera que par les tripes et non par l’intellect. Par conséquent, il ne mènera que vers un cul-de-sac.

Dans le chapitre introductif de son ouvrage « Le Prophète et Pharaon » publié au milieu des années 80, une analyse sur les sources du fondamentalisme en Égypte, Gilles Kepel s’interrogeait face à la déliquescence des valeurs morales dans les universités, « si une fille fardée est un mannequin ou une étudiante ? ». Trente ans après, les mêmes pratiques relèvent d’une banalité (ou du normal) dans les écoles de village les plus reculées, sous les tropiques. Entre-temps, les modes agressives qui ont fait leur apparition (« balcon », « pathial », « jumbax out »…) et qui obligent l’homme à baisser le regard ne rassurent guère quant à l’avenir de l’habillement chez une certaine catégorie de femmes.

Par ailleurs, les progrès scientifiques et technologiques ont fini de transformer l’homme du vingt-unième siècle en automate évoluant dans un monde virtuel. Partout à travers le monde se tiennent des colloques et rencontres insistant sur l’urgence de mettre l’accent sur les valeurs pour conférer aux relations professionnelles et sociales une touche humaine. Ce n’est plus le religieux qui est concerné, peu importe son obédience (synagogue, église, mosquée), mais l’Homme dans toute sa dimension et en particulier ceux qui croient encore aux valeurs. Le « kersa » (pudeur?), qui était une vertu cardinale chez la jeune fille se fait de plus en plus rare, sous l’effet des agressions qu’elle subit continuellement de son environnement mondialisé. Dans un tel contexte le voile devient un refuge et un bouclier qui tient en respect les prédateurs qui ont fait de la femme un jouet avant de l’exposer nue dans une vitrine pour des intérêts bassement matériels.

Ceux qui le combattent savent pertinemment qu’il est loin d’être un corset, mais que ce bout de tissu vient proposer en période de crise des valeurs un système de vie bénéfique à tout point de vue : moins coûteux, plus rentable et avec un bien-être assuré. De plus en plus les musulmanes se rendent compte qu’il n’est un effet lié ni à la mode ni à la tradition, quand bien même celles-ci peuvent la déterminer.

En effet quand le Coran instruit le Prophète d’enjoindre aux musulmanes de se voiler, il ne propose pas et n’impose pas non plus un modèle standard pour ce faire, pourvu que la tête soit couverte. Alors ces dernières observeront la prescription divine en fonction de leur culture, de leur tradition et de leur environnement qui sont toujours des facteurs déterminants sur l’individu. La Sénégalaise mettra avec fierté son « musoor » qui la différenciera naturellement de l’Arabe ou de l’Afghane. Le modèle de voile qui a tendance à uniformiser ceux de tous les horizons va s’imposer parce que garantissant plus de mobilité et plus de marge de manœuvre. La musulmane semble être plus à l’aise avec à l’école, à l’usine et, même en haute compétition sportive étant donné qu’il  n’entrave aucunement ses mouvements.

Félicitations et encouragements aux vaillantes initiatrices de l’opération « Muur say ceer » (bien se couvrir ?). Combien sont-elles les filles et femmes de toutes les franges sociales à mettre le voile après leur passage ? Gageons que par cette action de  sensibilisation la majorité « quantité négligeable » (« ndiraan ») de musulmans du Sénégal sortira  enfin de son hibernation pour comprendre que l’Islam n’a rien à voir avec la culture du faste, du festin et du folklore, au détriment de l’action sociale et du sens de l’organisation.

Honneur éternel à Bineta Camara !

Sur le chemin de l’honneur tracé il y a 200 ans par les femmes de Nder (1819), elle réalisa le vœu ultime de Marie, la lointaine marraine («Plût à Dieu que je fusse morte et oubliée bien avant cet instant !») et intégra d’office le cercle select des martyrs. Devant la résistance stoïque qu’elle opposa, le monstre fut réduit à l’étrangler avec … son voile. Volontiers, elle offre sa vie en victime expiatoire, pour apprendre à toutes les jeunes filles et femmes du monde musulman qu’on ne leur demande pas de copier servilement la mode au point de se perdre dans le dédale des couloirs du top-modèle, mais de s’ériger partout et en toute circonstance en modèle, en référence. La minute d’après, le souhait ultime de son bourreau fut de ne plus être de ce monde alors qu’elle est à jamais une Héroïne. Puisse son sublime geste, par la sacralité du mois béni de  Ramadan, clore le débat sur ce puant et répugnant sujet du voile qui n’est pas le nôtre.

 

Une voix autorisée de l’Eglise conforte ce point de vue. Sur les pas de l’éminent Thiandoum, Monseigneur André Guèye évêque de Thiès parle d’une « situation à regretter», appelle à la raison pour éviter les tensions et à « préserver l’héritage des anciens dans l’entente entre chrétiens et musulmans » qui pour lui  « sont des frères et sœurs ». Il poursuit : « Nous cohabitons dans la paix. Bien sûr dans toute famille, il y a des difficultés, des problèmes mais si nous échangeons, si nous discutons, il y a toujours moyen de trouver une solution »… « Ce que je peux faire, c’est d’appeler à la concertation, au dialogue et à la vigilance pour que ses pyromanes tapis dans l’ombre ne brûlent pas notre pays et ne ternissent pas nos belles relations qui existent entre les religions ici au Sénégal », a-t-il terminé, (le 11 mai 2019),  en marge de la cérémonie d’inauguration d’une nouvelle église dans le département de Bambey, avant de prier pour la paix, partout au Sénégal.

Au Coeur de Dakar, est implantée l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO), une création des évêques de la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO). Le voile n’y a pas voilé les esprits. Les étudiantes s’habillent selon leurs convenances: cheveux en l’air, châle, foulard, voile, yaye fall, fashion, art et tendance… Tout le monde est accepté et reconnu. Il n’y a point de problème de voile. Mieux, à côté de l’église il y a un endroit aménagé pour le culte musulman qui fait office de mosquée. La parfaite cohabitation se fait dans le respect mutuel des convictions religieuses et le débat ne se pose même pas. C’est cela le Sénégal, un modèle de choix qui (sans verser dans le chauvinisme) doit inspirer toutes les nations du monde qui s’offusquent la raison pour des vétilles et des broutilles.

Les femmes à travers le monde entier, mais surtout les jeunes filles musulmanes au Sénégal et ailleurs se voileront et se voileront de plus en plus puisqu’elles ont le choix, le droit, et la totale liberté de se voiler au moment où à côté on ferme la bouche et se rince l’œil sur les modes « déchirés », sexy et autres décolletés.

Elles se voileront et se voileront encore, pas par ostentation, ni par provocation, mais parce que aspirant à une meilleure connaissance de leur religion qui l’impose, elles se  rendront compte que porter le voile revient tout juste à se conformer aux prescriptions du Saint-Livre.

Elles se voileront et se voileront encore parce qu’elles découvriront sous le voile une paix intérieure et une quiétude qu’elles ne sauraient en aucun cas, expliquer ou partager.

Enfin, le pardon occupe une place de choix dans le discours de ceux qu’on appelle les religieux. Qu’ils soient à l’église ou à la mosquée. On peut cependant perdre de vue qu’il se situe au-delà de la tolérance. Les nations ayant goûté à l’amère expérience du chaos en sont convaincues. Si ces religieux laissent les adeptes foncer tête baissée jusqu’à dépasser la borne de la tolérance, demain ces mêmes adeptes les obligeront les yeux voilés de honte – A Dieu ne plaise ! – à prêcher le pardon autour de la Commission Vérité et Réconciliation. On serait nombreux à ne pas en être témoins.

La tâche incombe à chacune des deux communautés considérée à titre individuel et collectif et s’avère pour l’heure peu coûteuse puisque tournant autour de la sensibilisation et de la conscientisation. De même les médias peuvent y jouer un rôle de premier plan, si on fait un choix éclairé sur les hommes devant y officier, les hommes devant occuper les studios et les plateaux et ceux à qui il faut tendre les micros. Cela n’empêche qu’il revient singulièrement aux religieux de jouer le rôle de vigies. Et  sans relâche, on s’attellera à cultiver la paix dans nos cœurs, puisqu’elle est la seule et unique lumière qui indique le chemin de l’église et de la mosquée et en même temps la clé qui en ouvre les portes.

 

Alors, à quelques encablures des exploitations du gaz et du pétrole, laissera-t-on les pyromanes arracher le voile de la jeune fille musulmane pour s’en servir comme boutefeu et réduire ce beau pays en cendres ?

 

 

Mouhamed M. LOUM

Inspecteur du Travail et de la Sécurité sociale

Coordonnateur de l’association Les Partenaires du Coran (L.P.C.)

« Ansaar al-Quraan »

THIES

Ousmane Sonko, le «boycotteur» boycotté

A l’assemblée national au moment de prendre la parole, les débutés de la majorité présidentielle ont préféré sortir de l’hémicycle au lieu d’écouter leur homologue parlementaire, leader du PASTEF. Ce qui, il faut le rappeler ne lui a pas empêché de tenir son discours au Ministre des finances. Un absentéiste des grands moments comme Sonko ne devrait certainement pas être « gêné » de cette action des députés du « Macky. »

Ousmane Sonko disait à qui veut l’entendre, vouloir déposer devant la justice pour apporter des preuves qui justifieraient que le régime de MackySall est mauvais pour le Sénégal, mais une fois que l’occasion lui a été donnée, le chef de file des « patriotes » se dérobe. Boycotte 1.

Sur l’affaire des 94 milliards, il dit détenir des éléments qui accablent certains fonctionnaires et ministres de notre république dans le cadre du TF 145/R, là aussi même attitude, le locataire de Keur Maodo, député de son état, refuse de répondre à la commission d’enquête parlementaire mise sur pied pour clarifier cette affaire. Il faut quand même le reconnaitre, il a réussi malheureusement à tenir en haleine les sénégalais durant toute la campagne électorale et bien avant, avec ses accusations. Boycotte 2.

Le président de la république appelle les forces vives de la nation pour discuter de l’avenir de Sunugaal. Tout le monde est présent même Ndaamal Kajoor avait son représentant dans la salle mythique Bruno Diatta, l’homme qui a incarné la république en chair et en os. A ce rendez-vous du Sénégal dans son ensemble, le grand Sonko qui se dit patriote est absent. Boycotte 3

Tout récemment, après la publication du reportage de la BBC sur l’affaire AliouSall-Pétrotim, tout le Sénégal attendait Sonko. Tellement il dit avoir détenir des infos jusqu’à écrire un livre. Le procureur est saisi par le gouvernement, une information judiciaire est ouverte, les experts de la DIC mis au courant. Abdoul Mbaye apporte des documents physiques et une clé USB. Des journalistes et grandes personnalités comme Pierre Atépa sont aussi devant les enquêteurs… Le « patriote », qui dit avoir la vérité, est absent cette fois encore. En lieu et place d’une présence physique, Sonko préfère envoyer un colis contenant son livre et une lettre pour décliner la convocation des policiers. Boycotte 4

La prochaine fois il dira certainement qu’il ne fait pas confiance à la justice. Une chose est sûre, les sénégalais vont juger…

 

Bamby

Dites Moustapha Diakhaté, est-ce bien vous ?

Les propos de Moustapha Diakhaté à l’encontre du Président Macky Sall sont d’une virulence et d’une malveillance à la fois consternantes et insupportables. Il aurait été vraiment plus juste de leur opposer un simple mépris, mais il s’agit là d’attaques proférées par un responsable du parti présidentiel qui a eu à occuper d’importantes responsabilités dans ce pays et portées sur un homme honnête, sincère, véridique, loyal et de surcroît Chef d’Etat.
Force est de constater que depuis son éviction au poste de Chef de Cabinet du Président de la République, Moustapha Diakhaté se distingue par des déclarations incendiaires, inopportunes  et déplacées à l’endroit d’un homme qui a beaucoup fait pour ce dernier en lui confiant de hautes responsabilités parmi les quinze millions de sénégalais. Et voila comment Moustapha Diakhaté remercie celui qui a fait de lui ce qu’il est devenu aujourd’hui.
En principe si ce n’était pas cette générosité légendaire du Président Macky Sall ce monsieur ne devait en fait point bénéficier d’une toute petite parcelle de pouvoir pour n’avoir jamais mouillé le maillot du parti. Sans base affective ce monsieur donneur de leçon n’en est pas à son premier coup d’essai. Après son adhésion à l’APR , il a été un parmi les premiers à trahir le Président Macky Sall en le traitant de mou sans charisme ni vision mais aussi en qualifiant son parti de fan’s club. Voila la raison pour laquelle vous n’entendrez jamais ce monsieur se glorifier d’avoir eu un parcours exemplaire au sein du parti présidentiel. C’est vraiment méconnaitre le Président Macky Sall et faire preuve de prétentions démesurées que de penser pouvoir bénéficier d’un décret présidentiel en faisant chanter celui qui incarne la légitimité populaire  par des déclarations inappropriées. C’est à croire malheureusement que vous n’avez pas tiré assez d’expérience de votre parcours politique pour comprendre qu’il arrive des moments où un Chef d’Etat pour des motifs que lui seul maitrise, veuille se séparer d’un collaborateur s’il le juge nécessaire .
Moustapha Diakhaté, permettez moi de douter de votre bonne foi parce que vous avez comme nous tous entendu le Président Macky sall expliquer récemment qu’il a opté de signer le contrat d’approbation à Franck Timis pour ne pas déclencher des contentieux parce que le contrat de recherche et de partage de production avait été signé déjà au nom de la République du Senegal le 17 Janvier 2012 par Wade, Karim et Souleymane Ndéné Ndiaye. De plus, vous aviez même rétorqué à Thierno Alassane Sall que s’il ne tenait qu’à vous, on pourrait même attribuer à Total l’exploration de nos ressources gazières et pétrolières à titre gratuit. Qui sait à quel Moustapha Diakhaté faut il se fier ?
C’est vraiment déloyal pour une personne ayant eu à bénéficier de la confiance du Président Macky sall de choisir le moment où le Dialogue National est lancé, où le Président Macky Sall attend de tous les responsables du parti des propositions et solutions pour la structuration et la consolidation de L’APR d’être la caisse de résonance de ceux qui tentent vaille que vaille de déstabiliser sa gouvernance par n’importe quel moyen.
Enfin, de par ces critiques malheureuses, inélégantes et inappropriées, Moustapha Diakhaté vient de faire un affront et un manque de respect vis à vis du parti comme de la majorité présidentielle mais aussi de prouver à la face du monde, sa malhonnêteté intellectuelle.
Mame Ousmane Diop
Responsable APR

Du silence de l’APR, de BBY et de la majorité

« Nous gagnons ensemble et nous gouvernons ensemble » !
Cette phrase a été au cœur de toute la stratégie du Président Macky Sall afin d’engager et de mettre à l’aise tous les membres de Benno Bokk Yakaar et au delà de toute la grande majorité présidentielle. Nous avons tous constaté qu’il a aussi autant que faire se peut essayer de traduire en acte sa pensée. Nombreux sont aujourd’hui les membres de ces partis alliés qui bénéficient de postes de responsabilité et des fois même au détriment de ceux là de son propre parti. On peut présentement dire sans risque d’être démenti que « waathio na ak yeen ». Ce que nous constatons dernièrement ne nous rassure pas si l’on sait que « gouverner ensemble » ne veut pas tout simplement dire « partager le
bonheur ». Ce slogan va au delà et embrasse aussi les moments difficiles. Certains responsables de la mouvance se taisent et s’emmurent dans un silence intrigant chaque fois que le Président est attaqué par l’opposition. Cette dernière est bien dans son rôle et ne s’arrêtera que quand sera fini le mandat du Président Macky Sall. Celui qui aura la lourde tache de la remplacer fera ensuite face à une autre opposition qui n’aura de cesse de l’attaquer et ainsi de suite jusqu’à la fin des temps. C’est cela le cercle fermé où se meut toute démocratie. Ce qui est
normal d’ailleurs. Ce qui est incompréhensible c’est la peur et la léthargie qui habitent les membres de la mouvance présidentielle. Ils s’enferment dans une spirale de silence qui expose au danger le second mandat du Président de la République et même toutes les politiques publiques. De quoi avez vous peur ? De l’opinion publique ? De quoi est elle faite cette opinion ? On peut décrire l’opinion publique comme cette opinion dominante qui commande une attitude et un comportement de soumission, en menaçant d’isolement l’individu récalcitrant, et le politicien d’une perte de soutien populaire. De ce fait, le rôle actif d’initiateur d’un processus de formation de l’opinion, est réservé à quiconque peut résister à la menace d’isolement. C’est ce rôle d’initiateur qu’il faudra épouser et mener afin de participer à la formation
de cette opinion publique. Pourquoi laisser la moutarde monter ? Vous n’avez rien à dire ? Tonnies écrit : « L’opinion publique prétend toujours faire autorité. Elle exige le consentement. A tout le moins, elle contraint au silence, ou à éviter de soutenir la contradiction. » Bryce, lui, parle d’une majorité qui reste silencieuse car elle se sent vaincue : «Le fatalisme de la multitude, n’est pas le fait d’une contrainte morale ou légale. Il s’agit d’une perte du pouvoir de résister, d’un sens affaibli de la responsabilité personnelle et du devoir de se battre pour ses propres opinions. » Il vous faut comprendre les six choses suivantes :
1- Si une majorité est considérée comme une minorité, elle tendra à décliner dans le futur.
2- Inversement si une minorité est perçue comme majoritaire, elle ira en augmentant.
3- Si les membres d’une majorité ne prévoient pas que celle-ci puisse se maintenir dans le futur, elle déclinera.
4- Inversement si la croyance en une évolution favorable est largement partagée, il faudra beaucoup de temps à ses membres pour qu’ils changent d’opinion.
5- Si l’incertitude quant à ce qu’est l’opinion dominante, ou ce qu’elle sera, augmente, c’est qu’un renversement de l’opinion dominante est en cours.

6- Si deux factions se distinguent nettement quant à leurs dispositions respectives à exposer leurs vues en public, celle qui montre la disposition la plus grande sera vraisemblablement dominante dans le futur.

En combinant ces six points, on peut conclure qu’une minorité convaincue de sa domination future et, par suite, disposée à s’exprimer, verra son opinion devenir dominante, si elle est confrontée à une majorité doutant que ses vues prévalent encore dans le futur, et donc moins disposée à les défendre en public. L’opinion de cette minorité devient une opinion qu’on ne peut désormais contredire sans courir le risque de quelque sanction. Elle passe ainsi du statut de simple opinion d’une faction à celui d’opinion publique. Maintenant s’emmurer dans le silence risque de ne rien vous apporter. Au contraire vous risquer de tomber dans cette spirale du silence née de ce terrorisme intellectuel que l’on constate partout surtout dans les réseaux sociaux.
A part quelques rares personnes, on ne vous entend plus. Où sont les structures régulières de l’APR et de BBY ? Je suis sûr et certain que si tout ceci se passait juste après les présidentielles de 2019 ou avant la mise en place du gouvernement, vous ne vous tairez pas.
« Bouleen Macky gueun gooré waay » !

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly@yahoo.fr
776516505

Pour l’avenir, asseyons-nous et discutons (Par Pr Aliou Mané)

Une précédente contribution a évoqué des faits et des attitudes qui peuvent priver le pays des avantages de la politique de grands travaux et des filets sociaux mis en œuvre au cours du mandat passé du Président de la république.

En réalité, les avantages cumulés de toutes les réalisations sont bénéfiques pour le bien-être commun. Le temps et le lieu pour évoquer les perspectives liées au pétrole et au gaz trouveront dans le dialogue national un forum idéal.

Il devient impératif de se garder de raffermir les antagonismes de tout genre ; à commencer par les antagonismes personnels. Il en va ainsi de la volonté de défiance pouvant conduire à la sédition. 

Certes, les interdictions de manifestations sont injustes. Les autorités ayant le devoir d’encadrer cette forme républicaine moderne d’expression démocratique.

Mais une fois que l’interdiction est prononcée, il devient responsable d’user des recours aménagés par la loi. Sinon, qui sait ce qui pourrait advenir de nous un jour ?

Alors qu’une injustice peut être réparée et la victime dédommagée, nul ne peut prévoir les conséquences désastreuses du désordre pour la vie humaine, l’économie, les biens publics et privés.

« Nul ne peut prévoir les conséquences désastreuses du désordre »

Le pays et ses dirigeants successifs ont remporté des victoires sur le chemin du progrès. Il doit être possible de le raconter à nos enfants et petits-enfants. Mais il faut être vivant et présent pour le faire. En effet, dit-on, l’histoire ce n’est pas ce qu’on a vécu, mais ce dont on se souvient pour pouvoir le raconter. 

Regarder autour de soi, interroger les faits, observer le pays profondément : il y a matière à se souvenir de ce qui a été fait dans ce pays, pour le raconter. 

Pour l’avenir, asseyons-nous et discutons. 

Concrètement

*Ancien Consul Général du Sénégal en Cote d’ivoire

Entre la lumière et les ténèbres, ce que nous attendons

Nous faisons actuellement face à des « scandales » en tout genre, en bonne société qui ne se préoccupe que d’éphémérides nous en faisons des problèmes ponctuels.

Pourtant, le problème est beaucoup plus profond, il date d’avant le Sallgate, les chantiers de l’ANOCI, ceux de Thiès, les PAS, la sécheresse des années 70 bref, il date d’avant notre « indépendance ».

Une société qui depuis toujours a su transmettre des valeurs, n’arrive plus à inspirer et consolider ses acquis culturels voire religieux est une société en déphasage avec le cours normal des choses. Toutes les sociétés se sont bâties par la mémoire mais elle est où la Nôtre ?

On nous parle de « Ngor », de « Djom » et de « Teranga », rien de tout cela n’est plus, si ce n’est quelques personnes qui se distinguent et qui confirment malheureusement la règle générale. La qualité de nos hommes religieux et de nos figures historiques est considérée comme exceptionnelle, ils sont vénérés mais pas pris pour modèles. Le politicien de métier est devenu la principale référence, s’enrichir sans effort, peu importe la manière. La nature ayant horreur du vide, forcément le politicien servira de modèle et de facto notre mémoire tombe dans les oubliettes.

Cheikh Anta Diop par ses œuvres, ses conférences et ses combats politiques a essayé de feindre un chemin, celui de l’émergence par la connaissance de soi afin de mieux aborder les enjeux à venir.

Le constat est général, nous voulons des dirigeants et des hommes publics à la hauteur de nos attentes et ambitions mais nous oublions toujours qu’ils sont issus de la société, cette même société réfractaire à la vérité (nous ne sommes plus un peuple imbu de dignité, d’abnégation ou de solidarité) est malade de ses nombreux maux dont la pauvreté est l’unique symptôme visible qui préoccupe.

Ainsi, il n’est pas anodin que des scandales allant de quelques millions à des milliards de nos francs choquent et fassent ressortir un sentiment d’abandon des populations par les autorités qui, selon elles profitent de leurs positions pour s’enrichir avec leurs proches.

Cependant, la théorie selon laquelle, si un membre de ces mêmes populations parvenaient à occuper des fonctions avec des privilèges, la pression sociale et fera en sorte qu’il devienne même inconsciemment ceux qu’il décriait auparavant.

La solution est toute simple, accepter déjà que nous ne sommes pas friands de la vérité, que la malhonnêteté et la paresse font partie de nos traits de caractère avant de pouvoir accepter de servir et non se servir par un travail de fond dans la conscience collective. Cela ne se fera que par le réapprentissage de nos valeurs historiques et l’application sans complaisance aucune de nos principes religieux.

Par conséquent, nous pourrons appréhender l’avenir par l’amélioration des conditions de vie, l’éducation, le développement par la technologie et les sciences.

La suite de cet exposé traitera de l’éducation, l’éveil des conscience et en dernier le développement à l’ère du numérique.

Aliou Sow à Aliou Sall: «Ma pitié est pour la mère de Khalifa Sall»

Je n’ai ni père ni mère encore moins de grand frère ou de grande soeur et je suis trahi, insulté et combattu par des gens qui me doivent pourtant beaucoup en politique et dans la vie tout court.

Des gens qui ne connaissent rien de ma vie encore moins de mon parcours, de mes efforts, de mes profondes blessures ou de mon mérite me traînent dans la boue au quotidien. Tout celà à cause de la politique. On me juge en fonction de mes choix politiques qui arrangent ou pas mes amis ou mes détracteurs. Rien d’objectif en général. Des minables qui n’ont pu rien faire de leur vie me donnent des leçons.

J’ai géré des milliards pendant une décennie et pourtant mes pires ennemis n’ont jamais eu l’occasion de rattacher ma personne à certaines collusions cupides. Même à 25 ans (pendant que les fonctionnaires sénégalais les mieux payés gagnaient à peine 500.000 F CFA dans les années 2000) mon cumul mensuel tournait autour du million. Il a été doublé, triplé, quadruplé et même connu plus. Je n’ai eu aucun poste politique, étatique, administratif ou un contrat de consultance par le canal ou avec l’appui d’un membre même éloigné de ma famille.

Ceux qui m’ont parrainé ont leurs raisons et je me suis toujours employé à mériter leur soutien au point parfois de me sacrifier à leur place sans jamais leur accorder la place de DIEU dans le déroulement de mon destin. Et c’est pourquoi tout parrain, parent ou ami qui tente d’outrepasser les limites de la compétence humaine dans mon destin ou de me réduire à un suiviste m’a vu en face de lui l’affronter ouvertement et fermement. Celà m’a valu d’être traité de traître ou d’opportuniste.

Plusieurs fois victime, j’ai été traité comme le bourreau. Mes résultats académiques du CI au doctorat d’État en passant par le doctorat de troisième cycle et professionnels bien mérités et rarement égalés pour les connaisseurs honnêtes sont relativisés s’ils ne sont pas « politisés ». Quoi de plus frustrant? Et pourtant j’en rigole, car je sais ce que je vaux et qui suis-je.

J’ai très tôt compris qu’en politique, on se bat au lieu de se plaindre.
Si les riches et puissants de la société se plaignent que doivent faire les millions de pauvres qui pensent à leurs repas du lendemain et l’achat compromis de leur ordonnance anti-douleur de 3000 F CFA ?

IL FAUT SE BATTRE ET NON SE PLAINDRE.
CHERCHER À SUSCITER LA PITIÉ EST LE PIRE DESHONNEUR.

Ma foi en Dieu et l’idée que je me suis très tôt fait de moi-même et de mon destin m’ont permis d’affronter toutes les formes de cupidité humaine sans jamais jurer publiquement sur le Saint Coran. Je demande à Allah de me départager avec mes contempteurs et je me bats. Je prie seul et j’avance.
C’est c’est force qui m’a permis de laisser un journaliste très bavard écrire plus de 100 articles mensongers avec appel à la UNE en un an sur moi sans jamais l’appeler ni porter plainte mais organiser une seule riposte qui l’avait bien calmé pendant un bon bout de temps.

IL FAUT SE BATTRE DANS LA VIE.

Le peuple a assez de personnes très malheureuses qui méritent amplement sa pitié et sa solidarité agissante sincère et non calculée.
Ma pitié est pour les enfants de la rue.
Ma pitié est pour les prisonniers sans jugement depuis plusieurs années.
Ma pitié est pour les étudiants orphelins non boursiers et sans familles d’accueil dans leurs villes d’études.
Ma pitié est pour les blessés de guerre handicapés pour toujours.
Ma pitié est pour les malades sans suivi médical.
Ma pitié est pour le père de famille qui n’aura ni habits neufs encore moins de mouton de tabaski pour ses enfants.
Ma pitié est pour la mère de Khalifa SALL.
Ma pitié est pour la pauvre Mbayang Diop qui risque d être exécutée en Arabie Saoudite.
Ma pitié est pour le Président WADE (pardon il n’aime pas faire pitié ) qui a 93 ans et n’a pas le privilège de partager le repas de dimanche avec ses 2 enfants et ses petits enfants dans ce Sénégal qu’il a tout donné.
Ma pitié est pour mes concitoyens des villages Sénégalais sans eau ni électricité encore moins de poste de santé qui attendent les premières pluies avec la peur au ventre.
Elle n’est au service d’aucun plan de communication d’un homme ou d’une femme assez puissant pour se doter d’une armée de courtisans dont certains furent les miens.

Je ne suis pas de ceux là dont le coeur ne bat que pour les puissants.
Je suis un rural. Je sais aimer les pauvres au coeur pur sans avoir l’aigreur de ceux qui haïssent tous les puissants ou nantis. Je sais les aimer aussi. S’ils sont aimables et pas cupides.

VIVRE C’EST LUTTER

En plein PetroSall, le bal des prétendants pour la mairie de Dakar s’annonce

Au sein de la République du Sénégal  émergent , les ambitions et les candidats s’échauffent en vue des municipales de 2020
Je vais dire attention « Pas de bordel ! » Jusqu’ici, il n’y’a pas de consigne passée par l’entourage du President Macky Sall relativement aux elections locales.
Le dernier arrivé à Dakar, un des plus rejeté à Mbacke et mal aimé du pays aujourd’hui après avoir lamentable échoué plusieurs fois dans sa ville d’amour. Vient prétendre plus ou moins officiels à la candidature pour la tête de liste dakaroire aux municipales en 2020, le irrespectueux, vice président de l’assemblée nationale  et président de l’assemblée de la CEDEAO, n’est pas le moins déterminé. « Je ne me serais pas lancé dans l’aventure si je pensais que ce serait impossible d’être désigné »,  Mais est ce qu’il pense que les dakarois sont des prostituées pour avoir une telle ambition.
Au vu du score record obtenu à Dakar par Macky Sall à la présidentielle, les dirigeants de l’APR peuvent supposer que « la capitale est gagnable en 2020, d’où ce clown tire son ambition ».
Dans un peu moins d’un an, se tiendront les élections locales et municipales. Un test de légitimité eb début  de second mandat pour Macky Sall, et peut-être, au-delà, de la coalition Benno Bokk Yakaar, si la dynamique unitaire est toujours maintenue dans un contexte politique paradoxal au Sénégal de PetroSall, je compte sur des personnes  comme Moustapha Diakhate qui a la constance morale de convaincre le non moins vice  président  de l’assemblée pour qui pour jusqu’ici, on ne lui connait aucune base politique à  Dakar, mais on le retrouve au centre de toutes les manigances pour insulter la probité morale des Dakarois.
Abdoul Aziz Thiaw
Candidat aux Elections Locales Pour la Mairie de Ouakam

« Que l’essentiel demeure essentiel! »

Peut-être que certains ne s’en rendent pas compte mais on est en face du plus grand scandale de l’industrie petro-gazière de tous les temps.

Macky Sall (l’homme du décret), Aliou Sall (l’homme de couverture), Ali Ngouille (l’homme du faux rapport), Timis (le Parrain) n’ont pas seulement spolié les 15 millions de sénégalais mais aussi nos arrières arrières arrières petits enfants. Ils ont commis un crime ignoble, un attentat atroce contre notre honneur et notre conscience.

Quelque que soit la déclaration du petit   président cette après midi, il faut savoir que bien mal acquis ne doit jamais profiter aux voleurs.

Timis ne doit toucher même 1 $ de notre pétrole.

Le contrat avec BP doit être renégocié sinon on  nationalise le bloc.

Le contrat avec total doit être renégocié sinon on nationalise. On n’acquiert pas une ressource commune sur la base d’une promesse faite à un Président d’un pays étranger . ‘‘J’avais promis un bloc à François Hollande’’ dixit Macky Sall selon Thierno Alassane Sall.

Les permis accordés indument à Ovidiu Tender (ce briguant actuellement EN PRISON pour 12 ans en Roumanie) doivent être retirés en toute URGENCE avant qu’il ne le revende à des majors comme l’a fait son compatriote Timis. Je signale que ses permis ont expiré depuis le 22 septembre 2018. Qu’est-ce qu’on attend pour récupérer nos deux blocs : Saloum onshore et Casamance onshore de ce prisonnier ? C’est quoi le projet ?

Les ressources naturelles nous appartiennent.

Les sénégalais doivent reprendre et gérer les ICS point barre !

Faisons la même chose avec l’or, le zircon, le manganèse, le phosphate, le fer, nos ressources halieutiques, les terres rares etc…Oui nous sommes riches.  Tout le monde a le sentiment aujourd’hui que l’élite (ingénieurs et politiciens) complice de cette spoliation n’a jamais été transparente sur ces ressources. Depuis peu certains découvrent qu’on exploite du Gaz à Gadiaga (Sébikotane).

Qu’est-ce qu’on ne pourra pas régler dans 10 ans avec toute cette richesse ? Parlons à nos parents de la malédiction du pétrole. Montrons leur les images ‘‘terrifiantes’’ des capitales des pays maudits par le pétrole et le gaz : Riyad, Djidah, Médine, Dubai, Oslo,  Abou Dhabi, Alger etc. Bref dites leur que contrairement à ce qu’à raconté Macky le jour de la Korité et relayé chaque jour par ses médiateurs sociaux autoproclamés que le pétrole et le gaz seront une malédiction seulement si cette affaire passe. Disons leur que dans dix ans l’élection présidentielle n’aura pas de sens : c’est le candidat des compagnies qui gagnera ou  ce pays  sera dans le chaos.  Ce que BP, Total, Cosmos ont obtenu par la corruption, ils n’hésiteront pas à le garder par tous les moyens nécessaires.

Je le répète, les ressources naturelles nous appartiennent et qu’est-ce qu’on ne pourra pas régler dans 10 ans avec toute cette richesse ?  Aujourd’hui l’Etat voyou ne peut même pas terminer l’Université du Sine Saloum encore moins l’Université Amadou Mactar Mbow. Aujourd’hui, il n y a aucun nouveau grand projet d’hôpital ni de CHU, nulle part et pourtant la population augmente ! Aujourd’hui il n’y a aucun projet national de logement social à grande échelle dans ce pays? Dans un pays avec trois grandes cimenteries, des carrières, du sable… Les pauvres souffrent. Les riches (je ne parle pas des salariés qui se suffisent de leurs salaires), pour la plus part ne se sentent riches que par ce qu’ils voient et côtoient  de temps à autre les pauvres. Pour une bonne partie de l’élite inconsciente, politicienne, affairiste sans faire des affaires, c’est la pauvreté ambiante et généralisée qui est le baromètre de leur réussite individuelle, individualiste. Dans ces conditions, nous ne devons rien attendre d’eux, sauf les voir rejoindre leur planque à Paris, Huston ou Casablanca ou au mieux et c’est mon souhait partager  la même cellule que le meurtrier de Binta camara  (Paix à son âme)  .

Aujourd’hui encore malgré le gros bla bla sur la croissance le Sénégal n’est rien économiquement. Notre pays ne  vaut pas grand-chose sur la scène internationale, notre passeport ne vaut rien, notre image est toute petite….

Ce pays nous appartient on doit le reprendre.

Encourageons-nous mutuellement dans ce combat.

Alioune Badara Mboup

Coordonnateur de Union pour un Mouvement d’Avenir, membre de la coalition SONKO PRÉSIDENT et membre de FRAPP FRANCE_DÉGAGE

ANPS et le « Ngir yalla » de trop !

Finalement, la main tendue, toujours tendue n’est plus l’apanage des talibés qui arpentent et squattent à longueur de journée et les artères et les chantiers suspendus. L’émotion est difficilement contenue de voir ces images de contingents d’enfants en haillons et sans sandales dégageant l’image d’une précarité et d’une vulnérabilité infra humaine. Et le holà est déclaré (de bonne ou de mauvaise foi ), voilà des stratégies sont développées( sans résultat… !) pour faire face mais apparemment, ce n’est pas une mince affaire. Et comme les enjeux en termes de dollars et d’euros sont énormissimes et que cela rapporte, des portes sont ouvertes et les talibés au dos large ne sont plus les seuls dans ce sport devenu le favori des uns et des autres.  Le dernier obole  tendu est le bol de l’ANPS à tout le monde. A tout le monde oui et sans verg… en cette veille de CAN. Toutes les occasions bonnes pour se renflouer réconciliant avec l’adage : « L’argent ne connaît pas d’odeur » et peut-être « ventre affamé… n’a point … » Jusqu’ici…point de réactions dans cette inflation de l’ANPS et sa manie à tendre la main mais le rubicond est là : Au moment où la tempête tropicale…non… subsaharienne dénommée  « FRANKSAL »sévit de plein fouet SUNUGAL et évolue vers un OURAGAN, des journalistes (hum !) se permettent de flirter avec un groupe, la toute puissante firme BP au capital 4fois supérieur au budget du Sénégal  pour disent-ils au nom de la précarité du confrère tendre la main et sans limites et sans frontières. La situation peu enviable et partout clamée devient le « SABIBOULOULAH » de l’ANPS et qui trouve là un prétexte pour se remplir les poches et la panse. Cet argument ne saurait prospérer et le gendarme CORED (même si … !) se devait pour des appels et surtout des rappels à l’ordre car dans la famille presse  il y a du désordre. Dans cet appel à subventions sinon… c’est le déluge de la loge « presse sportive », l’éthique a fait ses valises et a déménagé depuis et il s’imposait au « CORED » de recadrer d’une manière ou d’une autre. Cela n’a pas  plu et L’ANPS l’a pris comme un retrait de fromage et la sortie tous azimuts du chef de la loge  a pris des allures  d’un règlement  de comptes…perso. ( le sortant et l’entrant se connaissant beaucoup !). C’est comme si c’est une question de survie et que sans ces subventions l’ANPS n’existerait pas. Et d’ailleurs c’est quoi la mission de l’ANPS ? Voudrait-il dire que c’est une chasse gardée ? Non ! Ce sont des vases communicants ! Pas de ceci ou de cela seulement ! Et si des portions se retiraient de la presse pour se constituer en ceci et en cela ,une cacophonie naîtrait. Non messieurs ou monsieur de l’ANPS,les fonds de BP ont été la goutte de trop (virés ou pas !) et le ridicule quand le boss de la loge se permet d’égrener des contrats de partenariat avec des grosses  pointures de la place : Partenariat en quoi ? Et il va plus loin en convoquant le monde pour ratisser des cas dit-il …pareils ! Le calice  est bu M.de l’ANPS !

IBOU SENE KAOLACK                                                                  

 

Ousmane Sonko, la haute trahison c’est vouloir détourner le choix du peuple sénégalais par la manipulation

Eh oui, Monsieur le Soi-disant patriote, bon client d’air France, je vous rappelle qu’un patriote, ça respecte le choix de son peuple, surtout si c’est un choix sorti des urnes.

Est-il besoin de vous rappeler que malgré toutes vos vaines tentatives de manipulation commencées depuis le référendum de 2016, le peuple sénégalais, très mature, a réélu à 58,26% le Président Macky SALL pour un second mandat de 5ans. Donc ce n’est pas par une haute trahison de votre part que ce Président de tous les sénégalais serait destitué. Et par qui d’ailleurs ? Aar lunu Bokk ? Je ne le pense pas !

Non, ce n’est pas une bande de rancuniers battus légalement et légitimement par le Président Macky SALL qui entraveront l’exécution sereine d’un mandat du peuple, par le peuple et pour le peuple sénégalais. Donc détrompez-vous ! Si haute trahison il y a, c’est vous Sonko et votre association de malfaiteurs rancuniers financés par tullow oil et consorts qui seraient traduits devant le tribunal du peuple.

SEM Macky SALL a, quant à lui, été bien élu avec 2 555 426 voix là où son suivant immédiat clopinait avec moins de 900 000 voix. Donc c’est tout naturellement avec sa majorité absolue qu’il gouvernera ce Sénégal sans aucune entrave jusqu’en 2024.

Wassalam !

 

Fait à Kaolack, le 20 juin 2019,

 

Doudou Diop MBOUP

Responsable APR/Kaolack

Coordonnateur du mouvement JRK

Et s’il s’expliquait !

Décidément, il apparaît de plus en plus clairement qu’on prend le peuple pour moins que rien. Et il n’a droit qu’à entendre des salinités sur ceux qui le gouvernent. Et des contre-vérités, aussi. Il n’a pas droit à l’explication après interpellation. Il est trop immature pour ça.

Alors qu’il s’attendait, puisqu’il a saisi sa plume, lui l’interpelé, à sa réaction.

Mais rien. NADA, TOUSS.

Nous avons eu droit à des refrains philosophiques et de prospectives futuristes.

Alors, qu’il est question du réel concret. Une accusation clairement portée contre sa personne pour avoir bénéficié de commissions du fait de sa responsabilité d’alors.

C’EST DE ÇA DONT T’IL S’AGIT !

Pour porter les aspirations du peuple à une gestion transparente de ses ressources, il faut soi-même, leurs donner réalité et les incarner à tout moment, en toutes circonstances.

Pas seulement, quand on n’est plus aux affaires. Pas seulement quand on cherche par la nuisance à éroder la crédibilité d’une personnalité légitimée par le suffrage universel.

Pas seulement, quand on convoite une posture politique que son aura rend difficile à obtenir.

Ne nous positionnons pas sur des questions pour lesquelles, tout notre parcours durant. D’adolescent à adulte, d’élève à vie active, nous nous en sommes écartés, soucieux qu’on était de s’occuper de notre « avenir «.

Lui et l’autre ! Étaient-ils dans les barricades de l’époque quand il s’agit de conquérir nos droits, démocratiques comme sociaux.

Et lors des combats pour un processus électoral clean ? Et les derniers mouvements, à la base de la deuxième alternance de 2012, notre conquête.

Deux explications attendues.

D’abord, sur les accusations de corruption pour crédibiliser la nouvelle posture recherchée. A défaut, arrêtez de nous tympaniser.

Ensuite, nous édifier sur vos parcours de contributeurs à la construction de notre démocratie.

A défaut, arrêtez de nous tympaniser.

Harouna Hanne

Citoyen sénégalais.

 

Le dialogue, notre salut !

L’espace politique est pollué ces derniers temps par la noirceur du pétrole. En cause, un supposé scandale jetant le flou dans l’opinion publique nationale et internationale.

Laissons la justice tirer au clair cette affaire.

Pendant ce temps, nous voudrons lancer une alerte : évitons de nous faire divertir pour enfin nous diviser !

En effet, le Sénégal est un et indivisible et nous avons tous le devoir de préserver la cohésion sociale, gage d’un avenir serein, seul legs pour les générations futures.

Attention ! Le Sénégal, avec les découvertes du pétrole et du gaz est devenu une proie au centre de la géopolitique et de la géostratégique attirant ainsi la convoitise des mania industriels du pétrole et du gaz et aiguisant l’appétit des lobbies de tout acabit avec des moyens insoupçonnés.

Et comme si le pétrole ne suffisait pas, la mission de l’Union Européenne, dans son rapport produit suite à l’élection présidentielle de février 2019, ne s’est pas limitée, en sa qualité d’observateur, de donner des recommandations sur les imperfections de notre système de parrainage que tous les acteurs politiques ont d’ailleurs constatées et acceptées mais plutôt, de donner des injonctions pour la suppression purement et simplement de notre système de parrainage qui existe dans notre architecture électorale depuis la constitution de 1963.

Coïncidence ou hasard ?!

C’est pourquoi nous devons être vigilants et mettre le focus sur les belles perspectives qui s’offrent au Sénégal et faire preuve de retenu et de responsabilité pour éviter la malédiction des ressources naturelles en général, le pétrole, en particulier.

Le Dialogue national se présente ainsi comme une belle opportunité pour tous les acteurs politiques, économiques, sociaux, culturels et de la société civile de se retrouver autour d’une table et sur des questions majeures qui intéressent le devenir de notre pays pour le renforcement de sa démocratie, sa bonne gouvernance, sa cohésion sociale, sa stabilité, sa souveraineté, bref, pour tirer un grand profit de ces ressources naturelles.

Dans la même foulée, nous appelons tous les acteurs, notamment les acteurs politiques de mettre en avant l’intérêt supérieur de la nation, dans le cadre du dialogue politique autour de personnalités indépendantes et consensuelles, pour aboutir à des accords et des consensus forts car le peuple nous regarde et nous attend. Vivement le dialogue national !

Madihou NIAKASSO, Secrétaire Général « Beug Beug Askan Bii »

Une opposition polluante, le ridicule et la honte ne tuent plus au Sénégal

Décidément le ridicule et la honte ne tuent plus dans ce pays. Depuis un certain le climat politique est pollué par les effluves nauséeux du pétrole. Subitement le Sénégal est devenu un pays avec une floraison d’experts en pétrole et de gaz. Même le vendeur de poisson s’est érigé en spécialiste des contrats d’exploitation et de partage. Dans ce méli-mélo de déclarations des saltimbanques de la manipulation et de la contrevérité,  tels des vautours devant un cadavre, tentent par le faux de soulever les rancunes.
Abdoul Mbaye, Sonko et consorts ont crus être investi de la mission de nouveaux chantres de la démocratie et de la bonne gouvernance. Faisant ainsi leur cinéma devant les caméras des télévisions. J’aurais bien applaudis devant tant de mansuétude et dévouement envers la société. Malheureusement il est a constaté que cette débauche d’énergie cache en réalité le vrai sens du combat de ce groupe. Un combat dont les enjeux ne sont rien d’autres que personnels. Une rancune tenace envers la personne du président de la République.
Quand on mène un combat contre la gabegie, la bonne gouvernance,  la corruption et la concussion il faut au préalable être exempt de tout reproche. Malheureusement tel n’est pas le cas pour ce conglomérat de pantins avec leur costume de papier. Le bruit assourdissant et cacophonique des casseroles derrière eux dérange et brise le silence et la quiétude des citoyens.
Comment Abdoul Mbaye ose regarder les sénégalais dans le blanc des yeux et sans sourciller leur cracher à la figure que durant tout le temps qu’il était premier ministre sa confiance était abusée ? Il y’a problème et toutes les banques par où il est possible passé devraient s’inquiéter. C’est un autre débat.
Le plus ridicule est de n’avoir pas le courage d’aller à la Dic étayer par des éléments de preuve leurs accusations. Je suis réconforté par leur attitude car quand le procureur avait lancé son appel à témoin. J’ai été le premier à dire que ces gens n’oseraient jamais aller à la Dic car ne détenant aucune preuve de leur accusations.
Il faudrait aussi que l’enquête revienne sur certains points. Notamment à propos de la journaliste de BBC Mayeni Jones. Les sénégalais ont aussi le droit de savoir pourquoi  et comment elle est venue au Sénégal ? Qui a payer ses frais d’hôtel et de déplacements ? Est-ce qu’elle a déclaré aux autorités sénégalaises être venu pour une enquête ? Et surtout qui l’a invité dans le pays et dans quel cadre ?
C’est aussi l’occasion de saluer les efforts du gouvernement particulièrement du président de la République dans la transparence. Jamais dans l’histoire le Sénégal ne s’est doté d’un code minier aussi bien. Un code qui prend en charge les intérêts du pays. Ce qui nous a d’ailleurs valu les félicitations de l’ITIE dans un rapport. Texte dont bizarrement ces nouveaux saltimbanques de la morale ne font jamais allusions. Préférant faire comme disait Hitler: « il faut dire au peuple des choses qui puissent susciter sa colère afin de mieux les contrôler ».
Le président de la République Macky Sall devrait être réellement féliciter pour avoir défendu avec hargne les intérêts du Sénégal. Et cela Thierno Alassane Sall le sait pertinemment. Mais par lâcheté jamais il le dira
Essayer d’entacher la réputation et l’honorabilité des autorités sénégalaises sur ce dossier sans fournir la moindre preuve est de la lâcheté.
L’histoire jugera chacun d’entre nous.
*Massogui Sylla Responsable APR*

Rapport final de l’UE sur la présidentielle de 2019: Attention au contre-feu pour éluder l’affaire PETROTIM (Seybani Sougou)

Le rapport final de l’UE sur les présidentielles de 2019, conforte les nombreuses analyses de tous les juristes et Constitutionnalistes sérieux, portant sur l’Inconstitutionnalité du parrainage et son inapplicabilité au Sénégal. Ci-dessous quelques extraits du rapport:

1- L’application du parrainage pose des problèmes politiques et organisationnels sérieux, et est attentatoire aux droits fondamentaux ». L’Union européenne précise que « Le droit de faire acte de candidature à une élection est un droit trop essentiel dans une démocratie pour que son exercice soit assujetti à ce qui ne peut avoir qu’un caractère aléatoire ».   Clair, net et précis.

2-     Le Conseil Constitutionnel n’est pas l’Institution appropriée pour vérifier la mise en oeuvre du parrainage

On peut se demander si le Conseil constitutionnel est l’institution appropriée pour effectuer de telles vérifications qui ont davantage un caractère administratif que juridictionnel, et l’ont considérablement exposé. En traitant des réclamations faites par les candidats recalés, le Conseil s’est trouvé dans la position de juge et partie.  La question du sérieux avec lequel est effectué le contrôle des signatures, seul discriminant à même de certifier la sincérité du parrainage est posée.

3-     La CENA est évincée du processus électoral

La CENA n’est pas en position et en capacité de réaliser le potentiel que la loi place en elle. Elle apparaît à la fois omniprésente et trop effacée pour avoir un impact réel. Elle ne communique pas ou de manière marginale et ne rend compte qu’a posteriori. Elle ne joue pas le rôle d’alerte qui pourrait être le sien, se plaçant plutôt dans l’ombre de l’administration. Certains de ses membres, parce qu’actuellement hors mandat, ne disposent plus du privilège de l’inamovibilité (durant leur mandat légal), élément protecteur de leur statut, leur révocation pouvant intervenir à tout moment et l’extension indéfinie de leur mandat les plaçant de fait dans une position de vulnérabilité incompatible avec l’autonomie qu’exige l’exercice de leurs fonctions.

4-      Corruption

La collecte des parrains a donné lieu, à des pratiques d’achats de parrainages confirmés par les interlocuteurs de l’UE.

En résumé : le rapport accable le Conseil Constitutionnel jugé non sérieux dans le contrôle des signatures (une manière diplomatique de dire qu’elle est une caution juridique, une simple instance de validation pour le régime) et étrille la CENA, une CENA dépouillée de ses prérogatives, qui ne sert quasiment à rien ou presque.

Nous reviendrons sur le rapport qui ne ménage pas certains médias (TFM et 2STV), pose la question de la restriction du droit de vote pour les personnes condamnées (une restriction jugée inconstitutionnelle parce que disproportionnée) et les malades mentaux, dénonce l’inaccessibilité du fichier électoral et recommande la supervision des élections par un organe neutre et indépendant.

Mais pour l’instant, il s’agit de ne pas se focaliser sur le rapport de l’UE (un contre-feu). L’objectif du pouvoir (c’est le sens de la sortie d’Aly N’Gouille N’Diaye),est d’instaurer un débat sur le sujet pour éluder l’affaire PETROTIM.

Surtout, ne tombons pas dans le piège du régime. Le scandale du PETROTIM est une affaire extrêmement grave (un tiroir à plusieurs milliards de F CFA) qu’on ne saurait passer sous silence, par pertes et profits.

Pour l’instant, le seul sujet prioritaire qui intéresse les sénégalais, c’est le PETROTIM GATE (chaque chose en son temps).

Cordialement

Seybani SOUGOU

Vue sur l’esclavage ou l’apartheid en Mauritanie

La situation actuelle de la Mauritanie qui ressemble à la période de l’apartheid en Afrique du Sud . Moi je ne réfute pas la comparaison car c’est ce que nous vivons actuellement j’ajoute aussi que  nous nous sommes pas encore loin de la période ségrégationniste qu’ont subit  les noires américains en essayant de copier ces genres de technique raciale de les bloqués pour qu’ils ne puisse pas accéder aux cycle universitaire en faisant des réformes sur le Bac fixés une limite d’âge saboté le système éducatif  tous cela dant le but de pouvoir  occupé et monopoliser  tous les secteurs confondus .

Tout cela c’est pour alertés le grand public des conditions difficiles que les noires Mauritaniens souches vivent c’est alarmant.
Malick Cheikh Sougou <malicksougou96@gmail.com>

Scandale à 10 milliards ou quand on n’a plus d’arguments pour se défendre

Quand on n’a plus  d’arguments pour se défendre honorablement,les loosers préfèrent fabriquer un tissu de mensonges éhontés,parrainé par un petit prétentieux qui est d’une nullité intellectuelle et d’une étroitesse d’esprit avec un comportement dégoûtant qui donne envie de vomir.
Ce régime plonge lamentablement dans le ridicule,car il aurait pu envoyer au moins quelqu’un de plus crédible puisqu’ils visent à dessein d’entacher la réputation d’honnêtes citoyens afin de masquer  le scandale du siècle. Au lieu d’éclairer l’opinion en déclassifiant les rapports de l’IGE et de l’OFNAC et répondre aux accusations graves de la  chaîne de télévision BBC cet énergumène nommé Farba Ngom s’accuse pour donner une once de crédibilité à son accusation. Il se croit malin de s’accuser pour faire avaler à l’opinion sa fable de mauvais goût. C’est peine perdue, puisqu’il ne réussira jamais à ternir la réputation de M.Thierno Alassane Sall. D’ailleurs, l’aveu étant la mère des preuves, l’Assemblée nationale doit prendre des mesures contre lui. Pour l’anecdote, le sieur Farba Ngom n’a t-il pas été épinglé à Paris pour trafic de devises ,donc un récidiviste notoire. Toute la République sait pour qui Farba est le courtier attitré.
Thierno Alassane Sall avait déjà averti de ce qu’ils inventeraient des « Farberies »inimaginables pour salir les honnêtes gens et qu’il se garderait bien de descendre de son piédestal pour polémiquer avec de tels énergumènes ou d’autres courtiers au menu fretin.
Bamba Diop. RV

JOJ et CAN 2019: Petites réflexions sur les sports au Sénégal

Notre pays devant accueillir en 2022 les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) ; il m’a semblé
intéressant de partager avec tout un chacun, ces quelques lignes sur les sports au Sénégal.
De l’Indépendance à nos jours, notre pays a pris part à presque toutes les compétitions
sportives (Jeux olympiques, Coupes du monde, Coupes d’Afrique ) sans remporter aucun
trophée majeur . Aucune médaille d’or juste une d’argent celle de DIA BA aux 400 M Haies
des Jeux Olympiques de Séoul en 2000.Il aurait même pu gagner l’Or s’il ne s’était pas trop
focalisé sur Edwin Moses. Aucune coupe du monde ni d’Afrique mis à part les dix glorieuses
des Lionnes et des Lions du basket et quelques titres africains individuels glanés çà et là par
les judokas, les karatékas et le Takwondo. Le bilan est plus que maigre, il est squelettique au
regard des ambitions déclarées et des moyens déployés et surtout des talents réels que nous
avions dans presque toutes les disciplines. En sport, Le Sénégal n’a JAMAIS RIEN gagné de
PROBANT . Et pourtant…
Un champion Olympique se construit en trois-quatre ans et dans la perspective des JOJ 2022,
il devient donc plus qu’urgent de repenser notre politique et nos pratiques sportives pour
espérer glaner quelque médaille d’Or lors de ces joutes mondiales que nous allons accueillir
chez nous. Pour ce faire, les épreuves dominantes des JOJ étant l’athlétisme, il serait temps
de détecter et de sélectionner les talents dans toutes les disciplines et s’atteler à leur
formation et encadrement de haut niveau afin qu’ils puissent atteindre les standards
mondiaux en la matière. Sur ce chapitre, les tournois de l’UASSU (Union des Associations
Sportives Scolaires et Universitaires) constituaient de véritables viviers de futurs champions
qui ne demandaient qu’à être bien encadrés pour éclore au sommet de leur art. C’est le lieu
d’interpeller les inspecteurs de la jeunesse et des sports (IJS) de notre pays pour ce travail de
terrain pour la détection des talents par la remise à jour et la redynamisation des activités de
l’UASSU. Sur ce plan, Il est salutaire de constater que le ministère des sports a renouvelé ses
cadres de direction, mettant en selle des jeunes Inspecteurs de la Jeunesse et des Sports (IJS)
qui sauront – nous l’espérons bien – descendre sur les terrains pour dénicher les talents dont
regorge notre pays, dans toutes les disciplines.
Dans la même perspective, les écuries de lutte qui sont déjà de véritables concentrations de
jeunes forts et vigoureux, recèlent des potentiels champions dans les épreuves de force,

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d’endurance et d’adresse. Ainsi, on peut y trouver des hercules, véritables mastodontes de
muscles purs sans graisse, bons pour la lutte, toutes les luttes et l’haltérophilie ; des
Samsons pour les lancers (javelot-poids-disques- marteau) qu’il s’agira de bien encadrer
pour leur inculquer les techniques à maitriser dans ces disciplines olympiques pour nous
valoir de réelles satisfactions à l’avenir. Les compétitions de l’UASSU bien organisées et bien
suivies serviront à détecter les talents dans les autres disciplines telles que les courses et les
concours. Les Navétanes aussi malgré tous leurs avatars de violence et autres déviances-
regorgent de jeunes joueurs de talent qui ne demandent qu’à être bien accompagnés pour
devenir des Sadio Mané en puissance. Nos plages sont envahies par de véritables nageurs
très doués qui ne demandent qu’à discipliner pour en faire des champions des bassins. Et la
liste est loin d’être exhaustive. Tout cela est possible avec la coopération de pays amis pour
la mise à disposition d’entraineurs de haut niveau dans toutes ces disciplines là. Il s’agit
simplement d’instituer un travail de terrain permanent aux IJS et sélectionner les bons
talents pour une préparation de haut niveau à même de nous valoir des réels motifs de
satisfaction lors des grandes compétitions sportives notamment celle des JOJ à venir.
Que le travail commence donc en mode Fast-track pour ne pas vivre des JOJ sans aucune
médaille sénégalaise dans aucune discipline. Ce qui serait plus qu’une honte, un déshonneur
pour notre pays. Alors au travail Messieurs, Dames…AU TRAVAIL.
Dans un autre chapitre, nos Lionceaux des moins de 20 ans viennent d’être éliminés sans
gloire du mondial de football de leur catégorie. D’aucuns vont encore dire : « on est tombé
les armes à la main » ; « éliminé la tête haute »  et autres palinodies fades.
La réalité est là, triste. Nous sommes toujours incapables de gérer nos matchs et tombons
toujours quand on doit gagner. La malédiction des quarts de finale risque de continuer à
nous poursuivre encore tant qu’on refusera de regarder la réalité en face. Dans une
contribution précédente publiée juste après la cérémonie des CAF Awards à Dakar, je lançais
l’alerte sur l’équipe nationale du Sénégal qui s’apprête à jouer la CAN 2019 en Egypte.
Au regard de ce que nous avons vécu avec les lionceaux en Pologne, l’alerte est toujours
d’actualité : Le Sénégal « départ Gaïndé – Arrivée Kagna».
Lors de la Messe de Pentecôte à Popenguine, le Président Augustin SENGHOR a demandé
une Union de prières pour Nos LIONS. Il a raison . On en a bien besoin. Croisons donc les
doigts et prions pour ne pas vivre encore le syndrome de la malédiction des quarts de finale
qui nous poursuit depuis le Mundial 2002.
Que DIEU exauce Nos prières pour un SENEGAL triomphant à la CAN 2019 .
AMINE…AMINE…AMINE…
DIEU nous garde et garde le Sénégal.

Dakar le 11/06/2019

Guimba KONATE
DAKAR
guimba.konate@gmail.com

Lettre ouverte à M. Eric Lombard, directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations, Paris, France

Monsieur le Directeur Général,

Je vous adresse cette lettre en ma qualité de président du mouvement
Un Autre Avenir, appartenant à l’opposition sénégalaise.
J’ai en effet appris avec stupéfaction l’accord de coopération bilatérale
que vous avez signé avec M. Aliou Sall, directeur général de la Caisse
des Dépôts et Consignation du Sénégal portant sur la période 2019-
2021 concernant le développement économique et l’appui aux territoires
français et sénégalais.
Il n’entre pas dans mes intentions de contester l’opportunité et l’intérêt
d’un tel partenariat entre nos deux pays dans la perspective d’une
exploitation de solutions innovantes, en particulier dans le cadre de
projets portés par des acteurs territoriaux. En revanche je m’interroge
sur le bienfondé d’un tel engagement au moment où, au Sénégal, se fait
jour un scandale dénommé le « PetroGazGate » qui met en cause la
personne même du directeur général de la Caisse des Dépôts de
Consignations, en l’occurrence votre homologue M. Aliou Sall.
Si l’on se reporte à un article récent du « Monde Afrique » qui relaie lui-
même un reportage réalisé par la BBC, ce dernier aurait profité d’un pot-
de-vin en contrepartie de l’attribution de concessions pétrolières et
gazières. Vous admettrez qu’il s’agit d’accusations très graves, sans
vouloir préjuger de la présomption d’innocence de l’intéressé.
Néanmoins, si les faits étaient avérés ils relèveraient du délit de
corruption et impliqueraient la société Pétro Tim, bénéficiaire de permis
de recherche et d’exploration des hydrocarbures. Permis ayant été
obtenu à la suite d’un décret signé par le frère de M. Aliou Sall, à savoir
M. Macky Sall actuel président de la République du Sénégal.
En outre, il se trouve que M. Aliou Sall est « Country manager » de la
société Pétro Tim et pour cela, toujours selon l’enquête de la radio
Britannique BBC, serait rémunéré mensuellement à hauteur de 25 000
dollars. Par ailleurs il bénéficierait d’une promesse de parts dans la
compagnie à hauteur de trois millions de dollars.

Ne croyez-vous, Monsieur le Directeur général, qu’au vu de ces divers
éléments il aurait été plus raisonnable de sursoir provisoirement à la
signature d’un tel accord entre vos deux Caisses dans l’attente que des
éclaircissements soient apportés dans cette affaire et que les soupçons
qui visent M. Aliou Sall soient levés ?
La population Sénégalaise attend que toute la lumière soit faite sur ces
révélations et que si des agissements frauduleux ont effectivement eu
lieu ils soient sanctionnés dans la transparence la plus complète. Pour
autant je ne m’explique pas qu’à ce stade des accusations portées
contre lui, M. Aliou Sall puisse encore être considéré par votre institution
comme un interlocuteur légitime.
Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur Général, à l’expression de
mes sentiments respectueux.

P.S : Copie adressée à M. le Directeur général de l’AFD

Ibrahima Thiam
Président du mouvement Un Autre Avenir

Défis sécuritaires et enjeux de développement inclusif

Le Sénégal est présentement confronté à plusieurs urgences, parmi lesquelles celle de la
sécurité, avec en première ligne la Police, chargée de trouver les solutions les plus efficaces en
matière de la sécurisation des personnes et des biens.
Quelles stratégies alors mettre en œuvre pour juguler ce qu’il est convenu d’appeler
l’insécurité galopante, sous le faisceau lumineux d’une presse avide de nouvelles
sensationnelles et qui ébruite plus que de raison des événements tragiques qui finissent par
installer au sein de la population une véritable panique ?
Il faut sous cet auspice repenser quoi qu’il en soit les rôles et missions de la police dans ce
nouveau contexte.
Au lendemain des indépendances, nous avons en effet hérité d’une police mise en place par le
système colonial et dont la principale mission était de réprimer toute velléité d’affirmation de
soi ou de tentatives de déstabilisation du régime d’alors.
Le tout répressif et zéro prévention étaient son apanage, si bien que dans son positionnement
d’aujourd’hui, elle semble en déphasage avec les besoins sécuritaires issus d’une urbanisation
galopante et d’un accroissement démographique hors contrôle qui transforment nos
principaux quartiers en zones de non droit, et installent le chaos amplifié par les médias à la
recherche du sensationnel.
Il est donc urgent soit de convoquer les Etats généraux de la Sécurité soit de mettre en place
un comité ad hoc dont la principale mission sera de réfléchir à la mise en place d’une nouvelle
police moderne, ancrée dans les réalités socio culturelles et faisant de la prévention de
proximité son principal credo.
En effet, il est constaté et vérifié par les statistiques que la recrudescence des crimes meurtres
et autres actes de délinquance sont perpétrés dans leur écrasante majorité dans le premier
cercle familial ou de quartier.
Cela est la conséquence d’attitudes découlant d’un défaut d’éducation dans les familles, car les
parents ont dans ces quartiers précités renoncés depuis longtemps à leurs devoirs, par le fait
d’une précarité qui les avilit et rogne leur autorité face à des jeunes en rupture de ban qui
finissent par adopter un comportement de plus en plus violent jusqu’au point de leur faire
commettre l’irréparable, ou de les faire basculer dans le banditisme de quartier, premier pas
vers le grand banditisme avec les conséquences funestes que l’on constate, pour la société,
pour leurs familles et pour eux-mêmes.
Le Sénégal ne pouvant malheureusement pas placer un policier à chaque coin de rue, et
malgré le recrutement d’ASP, le défi sécuritaire reste entier et ne peut être relevé que par une
interaction entre la Police, les acteurs du Système éducatif et es organismes de lutte contre le
chômage des jeunes, fléau endémique qui exacerbe la situation dans les quartiers populaires.
La police doit donc réinventer sa mission, et changer radicalement de démarche. Cela
nécessite une formation actualisée, et une approche sociologique maitrisée pour juguler le
phénomène de la violence, en agissant avec les familles et les délégués de quartiers, pour que
ces acteurs sociaux de premier plan soient de véritables relais et des vigies conscients de leur
rôle d’alerte, afin que la prévention soit efficace.
C’est comme cela que les familles sénégalaises arriveront elles-mêmes à être les acteurs
dynamiques de leur propre sécurité, en parfaite entente avec une Police qui devra être mise
dans les conditions de remplir décemment son rôle.

Cette nouvelle approche sécuritaire de nature à améliorer la sécurité en luttant contre le crime
et la délinquance est un des premiers jalons que l’Etat doit poser, pour transformer et pacifier
ces quartiers dans le cadre d’une démarche inclusive dont l’objectif secondaire sera d’impulser
le développement des communes en partant de ces espaces de vie partagés.
En effet, en associant les chefs de quartiers, l’Etat peut obtenir de chaque quartier, avec
l’implication des comités de gestion ou de développement des quartiers des informations
relatives non seulement aux besoins et attentes des populations, mais aussi des informations
relatives aux différents corps de métiers disponibles dans ces espaces de vie.
Chaque projet de développement dans le quartier fera appel en priorité aux ressources
humaines locales disponibles. Les populations elles-mêmes pourraient collaborer ensemble en
fonction de leurs besoins de prestations.
Le recensement des formations qui intéressent ces jeunes de quartiers pourraient être pris en
charge, et les prestataires de service, avec l’appui des acteurs institutionnels comme les 3FPT
et surtout l’ONFP ainsi que la DER, suivraient alors avec des formations qualifiantes et
diplômantes qui leur permettraient d’obtenir un travail, et de renoncer à la violence.
Le défi sécuritaire recouvre des enjeux hautement plus importants donc qui requièrent une
approche pluridisciplinaire pour le régler, et impulser l’émergence de nos terroirs en partant
du premier niveau de strate sociale, la famille, vers la première strate locale, le quartier, avant
la Commune.
Cette problématique essentielle recoupe en tous points les objectifs du PSE, sur lequel le
Président de la République Macky SALL fonde un espoir certain.

Cissé Kane Ndao

La mise à mort de la présomption d’innocence au Sénégal ! (Par Babacar Ba, pdt du Forum du Justiciable)

Tout individu dispose d’un droit inné à la bonne réputation en préservant sa dignité et son honneur. En vertu de ce droit de la personnalité, il doit être considéré innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit prouvée par une décision de justice intervenue dans les conditions de fond et de forme prévues par la loi. Présumer un citoyen innocent, c’est donc lui assurer la liberté, une liberté dont il ne pourrait disposer s’il se savait potentiellement suspect aux yeux de la société et de son système judiciaire pour tout ce qu’il entreprend. L’interdiction d’affirmer qu’une
personne est coupable avant qu’elle n’ait été jugée par le tribunal constitue un droit
fondamental qui n’est pas sortie du néant.
La présomption d’innocence découle des grandes conventions auxquelles notre pays, le Sénégal a adhéré, notamment la déclaration Universelle des droits de l’homme de 1789 et reprise dans la déclaration Universelle des droits de l’homme de l’ONU du 10 décembre 1948 dont l’article 11 dispose que « Toute personne accusée d’un acte délictueux est Présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au Cours d’un procès public où toutes les garanties
nécessaires à sa défense lui Auront été assurées ». A ce titre, le même principe est aussi consacré par la charte des droits de L’homme et du peuple de l’Union Africaine, l’article 6 al 2 de la convention européenne de sauvegarder des droits de l’homme du 11 novembre 1950, l’article 14 du pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966.

Mais au Sénégal l’actualité regorge de situations où la présomption d’innocence est bafouée, elle est transformée en principe de culpabilité au profit de simples accusations et les conséquences sont terribles pour la personne visée, innocente.
Parmi les faits les plus marquants, on peut citer l’affaire récente de la BBC. Les révélations de la chaîne publique britannique qui met en accusation Monsieur Aliou Sall, Directeur général de la Caisse des Dépôts et de Consignations, dans l’affaire Petro Tim, ont fait constater qu’une bonne partie de l’opinion nationale y compris même des organisations de la société civile ont proclamé la culpabilité de M Aliou Sall, certains sont allés jusqu’à même réclamer sa démission pure et simple.

En consacrant un tel « tribunal de l’opinion », la présomption d’innocence ne sera
plus qu’un leurre et ne garantit pas les droits immuables de la personne accusée. Et
la lecture des tribunes médiatiques pourrait laisser une première idée aux profanes
et surtout aux magistrats sur le prévenu ou l’accusé, ce qui fonderait malgré eux leur décision.

Ce-faisant, le jugement du tribunal loin d’être impartial ne fera que confirmer le jugement public. Enfin du côté du relaxé ou de l’acquitté, sa réinsertion s’avérera difficile voire impossible dans la mesure où il aura une image de danger public qu’il ne pourra jamais retirer. Alors la présomption d’innocence doit donc être respectée, aussi bien par les autorités que par la presse ou tout autre individu tant que la personne n’est pas déclarée coupable à l’issue du jugement.
Mais malheureusement, au Sénégal, nous assistons régulièrement à un vrai massacre injustifié de ce principe, l’honneur, la dignité et le droit à un procès équitable de la personne accusée sont bafoués. Son identité est dévoilée dans ses moindres détails, ses photos ainsi que celles même de ses proches sont publiées, et les pré-condamnations vont bon train au vu et au su de l’appareil judiciaire.

Une vraie atteinte à l’Etat de droit qui nous renvoie vers les contradictions d’une société malade de manque de respect envers ses engagements internationaux. On ne défend presque plus les principes qui fondent notre Etat de droit. La présomption de culpabilité est presque érigée en règle, on se donne la liberté d’émettre des jugements tendant à considérer la personne accusée comme le véritable coupable des faits. Et pourtant les atteintes à la présomption d’innocence sont réprimées par la loi et considérées comme diffamatoires. La jurisprudence a longtemps considéré que toute conclusion définitive désignant un suspect comme coupable peut êtreréprimée.

Aujourd’hui, on assiste à la mise à mort de ce prince lourd de signification, devenu, la pierre angulaire de la procédure pénale. Le respect de la présomption d’innocence devrait constituer un défi majeur pour le Sénégal car dans un Etat de droit, il est indispensable que la présomption d’innocence dont bénéficie la personne accusée, soit respectée à chaque étape de la procédure et jusqu’au moment où interviendra, le cas échéant, une décision de justice sur la culpabilité.

L’opinion nationale doit agir dans le respect des droits de l’homme en évitant de prendre autant que possible des mesures visant à porter atteinte à l’honneur et à la dignité de la personne accusée.

Pour rappel, JUSTINIEN avait énonce pour la première fois l’idée qu’il vaut mieux laisser un coupable impuni que de tolérer la condamnation d’un innocent.

BBC–Aliou Sall: «Un reportage à 10 Milliards de Dollars»

« Aliou Sall est un employé. Il avait un contrat avec Petroasia. Il n’a aucune action. Lorsque nous avons pris les actifs de Petrotim, il devient employé de Timis Corporation. Aliou Sall a un salaire qu’il reçoit mensuellement comme tout travailleur. Pourquoi autant d’attaques contre lui ? De quoi est-il fautif ? De quoi est-il coupable si ce n’est de travailler à convaincre des investisseurs à venir au Sénégal ? » Nous sommes en 2016, Frank Timis à cœur ouvert dans un média de la place. Plus loin le Big Boss de Timis Corporation ajoute ceci : « Pourquoi veut-on qu’Aliou Sall se retire alors qu’il est en train de faire du bon boulot ? » La question est donc posée, qui veut du mal à Aliou Sall depuis le début ?

Pour rappel, le journaliste Baba Aidara qui avait écrit sur cette affaire s’est très vite rétracté après une plainte contre lui pour diffusion de fausses nouvelles. Hé oui ça continue de plus belle ! « Ces mêmes personnes » reviennent à la charge. Cette fois, elles se sont certainement dit, allons utiliser la BBC pour être beaucoup plus crédibles. A coup de milliards alors, la journaliste de la chine anglaise se lance. Mais comme Baba Aidara, elle aussi, sera trahit sans le savoir par son « reportage acheté à coup de milliards ». Premièrement. Voilà un document qui ne respecte guère les règles de base du journalisme. Si tout le monde sait que même pour une dissertation littéraire, le narrateur a besoin de thèse et d’antithèse pour être convaincant. Ce qui n’existe pas dans le reportage. Deuxièmement. BP qui a repris le contrat d’exploitation, à qui la journaliste dit ne pas pu joindre pour les besoins de son « antithèse », a donné une conférence de presse, via son représentant au Sénégal, pour démentir avec vigueur ce qui est dit dans le document. Le géant du pétrole précise que s’il y’avait dans ce contrat une petite parcelle de corruption, BP ne s’engagerait jamais à reprendre l’exploitation. Troisièmement. Pourquoi vouloir coute que coute impliquer Aliou Sall et le gouvernement du Sénégal si on sait que ce contrat a été signé pour la premièrement fois sous le précédent régime, au moment où Aliou Sall était encore un simple citoyen. Quatrièmement. Est-ce
nous sommes obligés en tant africains et Sénégalais de croire à la BBC ? Un média, qui a un nom certes, mais qui reste le champion des condamnations dans les diffusions de fausses nouvelles et diffamations. Qui connait un peu les médias anglais, saura nettement que BBC paie chaque année des milliers de dollars dans des procès à la fin desquels il est souvent condamné. Et puis qui nous dit que Frank Timis à qui le président Sall a retiré du contrat d’exploitation, pour plus de transparence, n’a pas payé BBC des milliards pour prendre sa revanche ?

Cependant, et pour ma part, je reste convaincu que Aliou Sall doit démissionner, de ses postes nominatifs où il gère des deniers publics, le temps de tirer ses accusations au claire.

BAMBY

Pour qui se prend Abdoul Mbaye? (Harouna Hanne) 

Oser poster que sa sécurité serait en danger et avec lui , d’autres qui semblent s’accorder  pour être aux ordres d’ intérêts ,  menacés par le cours nouveau qu’emprunte le pays , c’est vraiment se coller une importance démesurée, que rien ne justifie du reste.

Pense-t-il avoir secoué le pays avec les contre-vérités servies sur la gouvernance de nos ressources pétrolières et gazières. Réchauffées du reste car servies depuis déjà un moment.

Pense t’il avoir reconfigure le paysage politique national et les rapports de force internes.

Pense t’il à avoir inversé les tendances lourdes de la situation politique et change les priorités des populations.

QUE NENNI!

C’est vraiment manquer de grille de lecture et certainement de maturité que de penser que  la délation peut servir de moyens de construction d’un leadership politique.

L’impact de leurs initiatives se mesure à leur représentativité dans le pays.

NUL!

Sachons raison garder. Ne confondons pas rêves et réalités.

Ils peuvent se pavoinner, à leurs aises , ils risquent vraiment rien, vraiment rien.

Et qu’ils arrêtent de faire leur promotion par le « kazbou ».

Harouna  Hanne 

Non et encore une fois aux spoliateurs des ressources publiques du peuple sénégalais !

« Aucun homme n’a assez de mémoire pour réussir dans le mensonge ».Abraham Lincoln

Nous avons tout entendu de nos autorités depuis les révélations de la BBC sur le scandale
des contrats pétroliers signés par l’Etat du Sénégal. La République est secouée de toutes
parts. Les mensonges de Macky Sall et de sa bande de thuriféraires zélés longtemps enfouis
mieux sur enveloppés dans la conscience de tous ceux et de toutes celles qui ont tout fait
voire manigancé pour tromper le peuple, éclatent au grand jour pour mettre à nu leur
tortuosité toute honte bue.
Pris en flagrant délit de mensonge et de trahison des intérêts intrinsèques du peuple
sénégalais, ils cherchent à noyer le poisson et à se trouver des boucs émissaires au sein de
l’opposition et de la société civile. Même Macky Sall, rattrapé par une faute de gestion
inqualifiable et indigne d’un président de la République avec son slogan creux et trompeur
« Le Sénégal au cœur », pointe du doigt des comploteurs tapis à l’ombre au sein de la
société sénégalaise en collaboration avec des puissances étrangères pour déstabiliser le
pays.
On croit rêver là ! L’ironie de l’histoire de voir Macky Sall se comportait en victime et que
dire du peuple sénégalais meurtri et impuissant de constater que le président et ses
hommes de main dont son frère Aliou Sall ont permis à Frank Timis de se sucrer allègrement
sur nos ressources pétrolières. Le président Macky Sall doit avoir la décence de se taire et
assumer en toute responsabilité son rôle dans cette sombre histoire de confiscation de nos
ressources énergétiques par la dynastie Faye – Sall au lieu d’accuser ses adversaires
politiques.
Le Sénégal est vraiment un pays curieux où les faussaires se permettent d’attaquer de front
en vue de sauver les apparences. Mais cette fois ci, le président Macky Sall et ses hommes
de main sans foi ni loi sont tombés dans leur propre piège. Le salut est venu d’ailleurs pour
mettre la lumière sur le ciel sénégalais assombri des scandales à répétition de la
gouvernance du président Macky Sall. Qui nous vantait les mérites d&#39;une gouvernance sobre
et vertueuse ? L’histoire est le meilleur juge. A force de manipuler à dessein le peuple avec
la complicité d’une certaine presse aux ordres et ses chiens de garde, on ne voit jamais venir
le danger. On s’enorgueillit de ses coups de force, de ses provocations devant un peuple
impassible qui voit et constate tous les jours que le pouvoir ne se retient plus pour
commettre ses forfaitures.
Quoi qu’on puisse penser des reportages et des enquêtes des journalistes étrangers sur la
gestion de nos ressources ou sur l’état de délabrement de notre tissu socio-économique ou
même s’en offusquer pour les esprits retors qui pensent que derrière chaque article sur le
pays et ses dirigeants se cache des desseins inavoués, il est plus que salutaire que des

journalistes indépendants et courageux fassent la lumière sur tous les sujets que nos
autorités publiques ne veulent point que les gens du peuple sachent.
L’enquête de la BBC est une épave jetée dans la presse sénégalaise inféodée au régime du
président Macky Sall. Vu la pression exercée par Macky Sall sur la presse et la liberté
d’expression depuis 2012, de telles révélations sont impensables aujourd’hui au Sénégal.
L’Angleterre n’est pas le Sénégal où les journalistes jouissent d’une toute liberté et ne se
privent pas de l’exercer. Le travail du journaliste y est considéré comme relevant du service
public. Les citoyens ont le droit d’être informés sur tous les sujets qui concernent de près ou
de loin le pays. Aucun journaliste sérieux ne doit chercher à cacher des informations
capitales qui à terme risquent de ternir l’image du pays voire l’éthique démocratique dans la
gestion des affaires. La transparence est l’affaire de tout le monde et c&#39;est un plus value et
une reconnaissance pour les pays qui en font leur cheval de bataille.
C’est ici seulement au Sénégal qu’on parle de manipulation à outrance à chaque cas de
scandale. La question qui intéresse aujourd’hui au Sénégal n’est pas de savoir si BBC
participe ou non à une campagne de manipulation de l’opinion, mais plutôt est – ce – que les
faits relayés par le média britannique sont vrais ou faux ? Rien de plus, si ça peut constituer
un bon début à la manifestation de la vérité. Les citoyens sénégalais ont le droit à une
information juste et crédible.
Le régime du président Macky Sall nous a habitués à la politique des faux – fuyants pour
masquer ses carences voire pour nous bercer d’illusion. Les menaces et intimidations n’y
feront rien. Le pouvoir du président Macky Sall n’a pas les moyens de réduire au silence BBC
ni de procéder au chantage, un procédé assez familier pour qui connaît le milieu voire les
difficultés de la presse sénégalaise pour la contraindre au silence ou évoquer même des
raisons fallacieuses comme diffusion de fausses nouvelles pour arrêter des journalistes.
C’est pour cette raison qu’il tente vaille que vaille de contrôler une situation qui lui échappe
de par ses mensonges éhontés même découverts sur le tard, en ouvrant des contre feux
comme la mise en place d’une commission parlementaire pour entendre son frère voire
mieux l’ouverture d’une information judiciaire diligentée par le procureur de la République
Serigne Bassirou Guèye.
Soyons sérieux messieurs ou dames de cour de la dynastie Faye – Sall qui peut nous faire
croire aujourd’hui au Sénégal que la justice aura assez de courage pour mettre à nu les
pratiques mafieuses entretenues au plus haut sommet de l’Etat ? Personne. La justice
sénégalaise nous a habitués à répéter à tue – tête la valse et les desiderata du président
Macky Sall. Et pourquoi maintenant ? Le procureur de la République Serigne Bassirou Guèye
ne disposait – il pas assez d’éléments depuis les premières accusations parues dans la presse
nationale ou n’a t – il pas lu le livre de notre compatriote monsieur Ousmane Sonko voire les
interpellations incessantes du député Mamadou Lamine Diop sur le scandale pétro-gazier
niché au cœur du pouvoir de Macky Sall ?
La vérité est que le procureur de la République Serigne Bassirou est liée par je ne sais quel
devoir d’assujettissement pour se refuser d’exercer souverainement et toute responsabilité
ses charges de défenseur des intérêts du peuple. Cependant, vu son comportement sur un

certain nombre de dossiers judiciaires au cour de ces dernières années, on ne peut que se
douter de sa disponibilité à faire prévaloir l’intérêt public au dessus de tout soupçon. Mieux,
il ne pouvait en aucune façon enclencher de son propre chef une information judiciaire pour
ne pas susciter la colère de l’exécutif. Et on ose encore pour parler de l’indépendance de la
justice ?
Ce n’est pas la justice sénégalaise dans son fonctionnement actuel qui va trancher en toute
objectivité et responsabilité ce scandale relayé par la BBC et qui devient sur le coup une
affaire publique avec des ramifications internationales.
Monsieur le président Macky Sall, si vous êtes sûr que vous n’avez commis aucune faute
voire trahison des intérêts supérieurs de la nation dans la signature des contrats avec Petro
Tim, ayez au moins le courage d’attaquer en justice la BBC à Londres et non au Sénégal pour
nous prouver de votre bonne foi, même si de mon propre chef j’en doute fort.
En réalité, lorsque le président Macky Sall signait le contrat liant l’Etat du Sénégal et Petro
Tim, il savait en son âme et conscience qu’il était en train de commettre un crime
économique sur le dos de plusieurs générations de sénégalais. Cependant, vu l’euphorie de
sa victoire éclatante sur maître Abdoulaye Wade, il pensait à tort que les citoyens sénégalais
lui devaient tout et qu’il pouvait se permettre un tel crime économique sans coup férir. En
vérité, un crime quel qu’il soit, ne saurait être parfait. Ainsi, les citoyens sénégalais
commencent à comprendre mieux maintenant les raisons pour lesquelles le président Macky
et son ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye ont saboté tout le processus électoral pour
gagner dès le premier tour de l’élection présidentielle du 24 Février 2019 et ce même dans le
déshonneur en piétinant voire en foulant au pied nos acquis démocratiques pour se
maintenir au pouvoir afin de mieux masquer leurs forfaitures ignobles.
Cependant, nos autorités publiques à l’instar du président Macky Sall dans leur insouciance
au moment de commettre leur forfaiture ont négligé voire n’ont laissé que très peu de place
au fatum voire à la providence dans la conduite des affaires humaines. Ils pensaient à tort
qu’au pays de la Teranga, les pires crimes économiques sont très vite oubliés à force de
tapage médiatique pour amadouer et détourner les citoyens sénégalais des enjeux du
moment. Et pourquoi pas un autre livre sur les Comptes et mécomptes de l’affaire Petro Tim
à l’image de celui jadis produit par l’ancien journaliste Abdou Latif Coulibaly sur l’Anoci pour
dévoiler et dénoncer les affres de mauvaise gestion du clan des Wade ? Que pense
aujourd’hui le politicien Abdou Latif Coulibaly sur ce scandale beaucoup plus ravageur que
celui de l’Anoci sur la destinée de nos compatriotes. Pourtant, il y a matière à instruire à
charge et à décharge pour éclairer la lanterne des citoyens sénégalais. On passe sous silence
les crimes économiques du président Macky Sall et on se garde de ne plus cracher dans la
soupe des tenants du pouvoir pour ne pas froisser le roi de la basse cour de Benno Bokk
Yakaar.
Et que dire de votre frère Aliou Sall qui n’a même le courage voire qui n’éprouve aucune
once de fierté de démissionner de ses mandats pour faciliter l’éclatement de la vérité ?
Contrairement à sa façon singulière de réduire une démission lorsqu’une personne est
soupçonnée de malversations, la démission est un acte de haute portée morale qui n’élude

en rien de votre innocence ou de votre culpabilité dans les faits incriminés. C’est de mettre
tout simplement à la disposition de la justice et de redevenir un simple citoyen lambda le
temps que la justice fasse son travail.
Sous d’autres cieux, des hommes et des femmes sur qui pèsent de lourdes accusations,
n’attendent pas à ce qu’on les pousse à la démission, ils ou elles prennent les devants pour
ne pas salir davantage leur réputation en s’accrochant sur des privilèges ou des postes de
responsabilité. Hélas sous nos tropiques, la dignité et l’honneur d’un homme ou d’une
femme ne pèsent que très peu devant les fastes du pouvoir. Et qui nous rappelait encore
dernièrement les origines nobles et guerrières de sa famille ? Et bien messieurs les frères
Sall, c’est le moment de le prouver avec responsabilité en honorant le legs de vos ancêtres. A
vous entendre, c’est comme si dans ce pays, il n’y a et ne peut y avoir de noblesse guerrière
que dans votre famille. Et puis, la République n&#39;a que faire de ses considérations que vous
portez au pinacle avec légèreté et condescendance.
La Responsabilité ne connaît que des citoyens et ne met jamais en relief l’accent sur les liens
de sang ( frère, sœur, cousin, neveu et que sais – je encore de tous ses liens pour mieux
cacher les biens volés au peuple sénégalais à travers des prête – noms. La République doit
mettre immanquablement le curseur sur la droiture et la responsabilité dans l’action
publique des uns et des autres sans discrimination ni de favoritisme pour montrer l’exemple
à suivre. Ni plus et sur ce terrain, vous êtes en retard sur la marche de l’histoire et sur les
hommes d’Etat qui n&#39;ont qu’un seul baromètre d’appréciation de leurs actions : la droiture,
la justice sociale et la défense voire la sauvegarde des intérêts intrinsèques du peuple.
Vous pouvez encore vous estimer heureux de vivre dans un État où beaucoup de nos
autorités chargées de conduire avec droiture et responsabilité leurs charges publiques voire
de faire respecter les règles de la République sont en conflit permanent avec l’éthique et se
contentent de protéger seulement la satisfaction de leurs intérêts mondains au détriment du
reste de la société qui vit dans un dénouement indescriptible et qui se laisse berner
d’illusions par une certaine aristocratie maraboutique qui la maintient dans la résignation au
grand plaisir de ces assoiffés de pouvoir à l’image de Macky Sall, qui n’a jamais su se montrer
digne de la fonction présidentielle depuis qu’il est à la tête de ce pays.
Le drame dans cette affaire rocambolesque est de voir seulement les seconds couteaux
payer un lourd tribut. En effet, la cupidité a poussé Aliou Sall à se positionner dans les
secteurs névralgiques de notre économie de par la faiblesse légendaire de son frère Macky
Sall, qui n’a pas su ni voulu tirer les leçons de l’immixtion et des mésaventures judiciaires de
la famille Wade, pour s’octroyer des privilèges indus et à causer beaucoup de torts au peuple
sénégalais. Aliou Sall et les autres qui lui ont permis d’avoir main basse sur nos ressources
pétrolières et de s’immiscer dans plusieurs secteurs d’activité du pays uniquement en raison
de ses liens de sang avec le président Macky doivent être poursuivis en justice et doivent
payer jusqu’au dernier centime les commissions occultes et autres privilèges indus.
Cependant, en vérité, le seul responsable dans cette affaire Petro Tim est le président
Macky Sall. Il a commis un acte irréparable en sabordant les intérêts des générations
actuelles et futures en signant des contrats de concession d’exploitation de nos ressources
pétrolières et gazières pour satisfaire les besoins mesquins de son cercle de connaissances et

de ses maîtres étrangers. Dans toute autre nation moderne et démocratique, le président
Macky Sall serait poursuivi pour haute trahison dans l’exercice de ses fonctions. Au Sénégal,
il ne faut même pas compter sur cette législature pour le traduire devant la Haute Cour de
Justice. Aucun citoyen honnête et imbu de valeurs ne peut nier que Macky Sall a
consciencieusement trahi son serment de défendre les intérêts supérieurs de la nation. Et
sur ce, il ne mérite pas de rester à la tête du pays et doit être contraint à la démission.
La bataille doit être portée au niveau international par toutes les bonnes volontés et les
dignes fils et filles du pays qui refusent la rançon de la corruption pour survivre comme des
rats d’égout pour protéger nos richesses nationales voire de faire triompher la vérité sur les
faussaires qui nous narguent à longueur de jour et ce malgré leurs crimes perpétrés sur le
dos du peuple sénégalais. Le combat ne fait que commencer. Nos devons montrer la voie
depuis nos résidences à l’étranger pour manifester devant nos ambassades et consulats pour
montrer à la face du monde les mensonges du président Macky Sall et la spoliation de nos
ressources énergétiques par ceux là même qui sont censés en assurer la sauvegarde et la
transparence pour sortir le Sénégal des méandres de la pauvreté.
Mes encouragements à tous ceux et à toutes celles qui œuvrent activement pour un
véritable changement dans la gestion du pays.

Massamba Ndiaye

massambandiaye2012@gmail.com

Idrissa Seck, un lourd et profond déficit de communication

Depuis la fin controversée des élections présidentielles légitiment contestées, le leader énigmatique du parti Rewmi se réfugie dans le silence. Je suis tenté de dire, dans le recueillement. Certes il est coutumier du fait. Le mutisme est chez lui un art de communication. J’avais moi-même théorisé le « Tek Tekkaral » pour justifier son aphonie après les vives polémiques injustes sur Bakka-Makka. Mais continuer dans un mutisme obstiné, après son score insuffisant mais honorable parce que le plaçant deuxième derrière le vainqueur préfabriqué et le propulsant comme challenger consacré de Macky Sall, nous interroge et nous plonge dans une grande perplexité prospective.

Il est temps et légitime, sans esprit déloyal mais critique, de tirer les leçons des échecs successifs du leader incontesté de Rewmi mais dont le leadership est sujet à débats. Comment se fait-il que « le plus brillant d’entre tous » (dixit Abdoulaye Wade), ne puisse pas émerger et diriger le Sénégal après trois tentatives ? Comment celui qui, par son éthique religieuse et son intelligence politique, ne puisse-t-il pas recueillir l’adhésion massive de son peuple ? Avec sa trajectoire et son expérience politiques, se pose la dialectique philosophique questionnée dans « L’aventure ambigüe » pour expliquer la domination coloniale : Vaincre sans avoir raison. Mais à l’inverse : Comment avoir raison sans vaincre ? Idrissa Seck avait eu raison sur la dévolution monarchique du régime en faveur de Karim Wade, sur l’irrégularité du 3e mandat de Wade, sur les dérives autoritaires et népotiques de Benno Bokk Yakaar, sur les délits d’initiés dans les découvertes et l’attribution des permis d’exploitation de notre pétrole et gaz, etc… Par deux fois sur trois, il s’est retrouvé en tête des candidats opposants à l’élection présidentielle, démontrant ainsi son talent politique. Ayant surmonté toutes les chausse-trappes politico-judiciaires et survécu aux nombreuses calomnies les plus insidieuses de la scène politique sénégalaise, adoubé par Touba faiseur de Roi et auréolé par toute l’opposition significative recalée par le parrainage tronçonneur, pourquoi donc le peuple sénégalais n’arrive toujours pas à le porter en triomphe ?

Les esprits dubitatifs se troublent et s’interrogent : Quel avenir pour le parti Rewmi et son leadership ? Situation paradoxale au sortir des présidentielles, à l’issue desquelles un boulevard semble s’ouvrir pour Idy dans l’après Macky. Mais au moment où la recomposition politique se dessine et les positionnements s’affichent pour camper les leaderships de l’opposition, c’est le silence radio-écran du chef de Rewmi. Il est concevable de ne pas se faire dicter sa conduite par les activismes des autres partenaires ou adversaires politiques. Egalement compréhensible de suivre son propre calendrier politique. Mais il est temps de concevoir une stratégie politique visant à incarner le leadership de l’opposition que seul le peuple peut lui attribuer.

Le parti Rewmi souffre depuis longtemps d’un important déficit de communication. Abdourahmane Diouf avait avec du grand art contribué à combler le passif, après le départ de Thierno Boccoum. Son célèbre et judicieux « Tous Mecquois » avait très positivement contribué à éteindre le feu des polémiques infondées mais dévastatrices pour l’image de notre leader. C’est aussi avec abnégation et une grande virtuosité intellectuelle qu’il a eu à prendre en charge au sein des cadres du parti, le programme du candidat Idrissa Seck, à le présenter et le défendre. Une incongruité politique consistant à communiquer et à incarner devant l’opinion et les électeurs le programme de son candidat en hibernation à quelques encablures décisives du scrutin présidentiel. Cette invraisemblance a fait dire à un fidèle et ancien militant rewmiste : « Idy empêché, Abdourahmane aurait fait un meilleur score aux présidentielles ». Terrible aveu d’incompréhension ! Malgré la bravoure de Déthié Fall le vaillant vice-président du parti, que l’on a vu sur tous les fronts de lutte unitaires ou solitaires, le concept de leadership éclaté n’a pas prospéré pour combler le déficit communicationnel. Pourtant et surtout, la force et le talent d’Idy résident dans son art oratoire, sa puissance verbale de persuasion et sa grande culture intellectuelle. Il n’avait hélas pas assez utilisé cette arme de destruction massive en sa possession pour abattre le macky avant et durant les présidentielles même si elles ont été outrageusement truquées. L’incurie de communication se poursuit avec la présentation du livre blanc justifiant le hold-up électoral de Macky, laissée aux soins de Déthié et Decroix. Le chef de file de l’opposition, arrivé deuxième et porteur de toute la déception de milliers d’électeurs, aurait été mieux inspiré et plus prégnant d’apporter lui-même au peuple les preuves du vol des élections par le régime de Macky. En outre, aujourd’hui encore, alors que le feu se déclenche dans le macky empêtré dans le « Sallgate », Idy le chef de l’opposition de fait, par sa position sortie des urnes, ne se décide pas à porter l’estocade au taureau Macky qui saigne de toute part. Il n’y a qu’une seule stratégie qui vaille pour déboulonner le régime mackyen, c’est de jouer le peuple contre Macky qui a utilisé l’Etat, ses institutions et sa puissance financière pour se jouer du peuple. Pour ce faire, il faut parler, encore parler et toujours parler au peuple. « Quand le peuple sera intelligent, alors seulement le peuple sera souverain » disait Victor Hugo ; Un chef se doit d’être pédagogue et un marchand d’espérance pour son peuple. Le génie politique qui sommeille en Idrissa Seck, renferme toutes ces assertions, il doit le réveiller.

Chérif Ben Amar Ndiaye

Aliou Sall: Vérités et mensonges d’un «naufragé» oil & gaz (Bassirou Diomaye Faye)

« On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps » » Abraham Lincoln 

Suite aux révélations de la BBC sur un « scandale à 10 milliards de dollars » au parfum de corruption impliquant Frank Timis et Aliou Sall, à travers les sociétés Petrotim, Timis Corporation et Agritrans, une société appartenant à Aliou Sall (qui l’a créée pendant qu’il était fonctionnaire), ce dernier, à travers une conférence de presse tenue le 04 juin 2019, a tenté de laver son honneur et celle de la famille Sall.

En substance, l’enquête sous forme de documentaire vidéo révèle que British Petroleum (BP), le géant de l’énergie qui exploite le gisement de Gaz naturel liquéfié de Grand Tortue Ahmeyim (Entre le Sénégal et la Mauritanie), a accepté de payer près de dix milliards de dollars à Frank Timis, un homme d’affaires impliqué dans un contrat pétrolier controversé : l’attribution des blocs de Saint Louis Offshore Profond et Cayar Offshore profond.

La BBC rappelle que BP avait acheté les actions de Frank Timis dans un gisement de gaz au large des côtes du Sénégal pour 250 millions de dollars en 2017 et que les documents obtenus par BBC Panorama et Africa Eye révèlent que BP versera également à sa société, Timis Corporation entre neuf et douze milliards de dollars en redevances, soit près de 6 000 milliards de FCFA sur la durée de la Concession. Pauvre Sénégal !

Face à de telles accusations, pour le moins gravissimes, Aliou Sall n’a pas convaincu. Sa conférence de presse n’a été qu’une ridicule mise en scène d’un comédien visiblement mal en point dans son rôle. Pire, les arguments et affirmations passés, à la loupe, durant des émissions passées, notamment Faram facce avec Pape Ngagne Ndiaye, révèlent un tissu d’incohérences et de contradictions dignes d’un gamin de cinq ans pris la main dans le pot de confiture et qui ne pense qu’à blablater, face à l’urgence, pour se dédouaner.

 

Aliou Sall a travesti la réalité des faits pour semer le doute

 

Aliou Sall, considère que la BBC n’a donné la parole qu’à l’opposition radicale et à un ancien collaborateur de Frank Timis qui est en bisbille avec lui, passant sous silence le fait que la BBC lui a bien offert l’opportunité de se prononcer sur le sujet avant publication. D’ailleurs, il reproche au média anglais de n’avoir que très peu pris en compte ses arguments. Une chose est sûre c’est que BBC a mis en écrit dans le reportage les réponses de ses avocats. La chaine a publié des extraits des interviews ainsi que des réponses produites par Aliou Sall. On voit même clairement la journaliste poursuivre un haut responsable de BP qui a refusé de répondre à ses questions.

Pour une enquête qui aura duré une année, selon la journaliste Mayeni Jones, difficile de faire croire à une légèreté de l’enquête. Faut-il souligner qu’Aliou Sall ne réfute pas le contrat révélé par BBC qui le liait à Timis ? Tout au plus, se plaint-il que son salaire, qui est privé et confidentiel soit révélé au monde. Cela signifie que les autres documents exhibés par la chaine anglaise sont du béton. Ils ont obtenu le vrai contrat d’Aliou Sall, logiquement la même source leur a donné accès aux autres documents. Qui du reste est aussi bien placé qu’un proche collaborateur frustré de Frank Timis pour balancer ?

Par ailleurs, il s’offusque que la BBC ait fabriqué de fausses informations en affirmant que des manifestations ont eu lieu contre l’attribution des blocs à Petrotim. Mais, contrairement à ce que dit Aliou Sall, cette manifestation a bel et bien eu lieu. En effet, entre 2012 et 2016, toutes les demandes de marche déposées par l’opposition ont été refusées. Ce n’est en effet que le 14 octobre 2016 que la première marche sous l’ère de Macky Sall a eu lieu. Je faisais partie des membres de l’opposition qui ont été gazés à hauteur de la RTS. Cette marche, organisée par le front Manko Wattu Sénégal, avait effectivement pour but de dénoncer le bradage des ressources naturelles par la famille Sall au profit de Frank Timis. S’y grefferont la réclamation de la transparence du processus électoral et la défense des libertés démocratiques (https://www.youtube.com/watch?v=uKIZymOhNuE).

 

La BBC n’a donc rien inventé. C’est bien Aliou Sall qui feint l’amnésie ou qui compte jouer sur une hypothétique amnésie des sénégalais. D’ailleurs c’est le même jour qu’il a démissionné de Petrotim pour, disait-il, mettre à l’aise le Président de la République, son frère. Ce qu’il a rappelé dans sa conférence de presse en ces termes : « Quand la polémique a enflé, j’ai pris ma responsabilité et j’ai quitté ». Sa page Facebook, sur laquelle était annoncée cette démission reprise par la presse n’affiche plus aucune publication sur l’année 2016. Allez savoir pourquoi… Mais un crime n’est jamais parfait.

 

Quand Aliou Sall jette Wade & fils en pâture pour dédouaner Macky

 

Aliou Sall est malhonnête. Très malhonnête. Sauf à lui concéder peut-être quel qu’instinct de protection du grand frère Macky qui l’aurait emporté « humainement » sur tout le reste, on comprendrait difficilement qu’il cherche à enfoncer le clan Wade en lui imputant de façon mensongère la signature des décrets d’approbation signés le 19 juin 2012 par Macky Sall? (voir Décrets n°2012-597, portant approbation du CRPP d’hydrocarbures conclu entre l’Etat du Sénégal, PETROSEN et PETRO-TIM Limited pour le permis de Saint-Louis Offshore profond et décret n° 2012-596, portant approbation du CRPP d’hydrocarbures conclu entre l’Etat du Sénégal, PETROSEN et PETRO-TIM Limited pour le permis de Cayar Offshore profond).

 

Le plus grave c’est quand il déclare, toute honte bue, que « M. Abdoulaye Wade avait bel et bien signé le décret approuvant la concession qui a été donné à Petrotim », essayant ainsi de

 

jouer la confusion aux yeux de l’opinion entre les contrats de concession et les décrets d’approbation nécessaires à leur validité conformément au Code pétrolier de 1998, alors en vigueur. Le discours de son grand frère de sang de ce jour de korité où, malgré la ferveur et les « séquelles positives » des dévotions du mois béni, il est apparu groggy et amer, traitant les concitoyens qui l’ont porté au pinacle, d’hypocrites (nafeeqh) et de fumistes (rambaaj) au lieu d’appeler au pardon et à la concorde nationale, entrerait sans doute dans la même veine d’instinct de protection du petit frère.

Soutenir, comme il l’a fait, que « c’est dans le cadre de la continuité de l’Etat que Macky Sall a confirmé ces décrets qui ont été déjà signés par Wade » n’est ni plus ni moins qu’une flagrante contre-vérité d’un grand manipulateur. Un décret déjà signé par un Président de la République ne se confirme pas ! La continuité de l’Etat ne saurait justifier que le Président entrant confirme, par sa signature, les décrets signés par son prédécesseur. D’autant plus que l’IGE auprès de laquelle Macky avait commandité une enquête lui recommandait d’annuler le

 

contrat signé par A. Wade. Si tel est le cas, qu’il dise donc pourquoi le Président Macky Sall n’a pas confirmé le décret instituant une taxe sur les appels entrants ? Pourquoi n’a-t-il pas confirmé la dénonciation des accords de défense avec la France qui avait déjà été obtenue par Wade ?

Les arguments d’Aliou Sall sont trop légers trop tirés par les cheveux. Ils donnent l’impression d’un naufragé en proie aux vagues et effluves Oil & Gas et qui cherche à s’extirper du guêpier de la BBC. L’homme sûr de lui qui claironnait, le 07 septembre 2016, face à pape Ngagne NDIAYE, en prenant Dieu à témoin « Je ne regrette rien, si c’était à refaire, je le referais » et qui disait toute sa fierté de faire partie de l’aventure pétrolière au Sénégal est apparu moins hautain tout d’un coup,, moins arrogant et en proie au doute. « Si j’avais soupçonné un seul moment que des découvertes aussi importantes allaient être faites, je n’imagine même pas que j’allais m’aventurer dans cela », lance-t-il, la mine déconfite.

Personnellement, je ne crois traître mot de cette déclaration. Je crois, au contraire, que c’est justement parce qu’il a du flairer le coup qu’il a abandonné le public pour, comme lui-même le dit, « partir à la recherche d’opportunités dans le privé ». Se jeter sur l’opportunité aurait été plus honnête expression de sa part pour qualifier ce qui s’est réellement passé. Mais, le plus cocasse c’est quand M. Sall dit avoir quitté la fonction publique « parce qu’il était apparu que ce n’était pas convenable, pour lui, à ce moment PRECIS, où le fils du Président Abdoulaye Wade était accusé d’implication excessive dans la gestion des affaires de l’Etat, d’assumer des fonctions publiques ».

Ma conviction en écoutant Aliou Sall c’est qu’il prend les Sénégalais pour des moins que rien. Pourquoi cherche-t-il à figer la convenance à un « moment précis » ». Mais, rien n’a changé, bon sang ! Bien au contraire. L’implication de la famille sous Wade ne s’était limitée qu’à Karim Wade et sa sœur. Mais, sous le Président Macky Sall, on a parlé et continue de parler de dynastie FAYE-SALL impliquant la fratrie, la famille et la belle famille. On ne parle plus d’implication excessive mais d’accaparement total.

C’est justement parce que rien n’a changé, que les choses ont au contraire empiré, qu’Aliou Sall continue à être une personne politiquement exposée (PPE), cause pour laquelle les

 

américains avant l’entrée de Kosmos Energy dans les blocs en question ont exigé qu’il quitte purement et simplement.

 

Aliou Sall brouille les pistes : une commission d’enquête pour le blanchir ?

 

C’est pour la même raison, qu’on ne saurait croire à une commission d’enquête parlementaire. Pourquoi, le suggère-t-il d’ailleurs en premier Depuis 2016 qu’on parle des conditions d’attribution nébuleuses des blocs de Saint-Louis Offshore Profond et Cayar Offshore, notre Assemblée nationale est aux abonnés absents. Bien au contraire, la majorité mécanique, s’est érigée en bouclier vilipendant et insultant tous les opposants qui ont réclamé de la transparence dans la gestion des ressources naturelles. Pourquoi nos vaillants députés sortiraient-ils de leur torpeur comme par magie pour mettre en place une commission d’enquête parlementaire que l’opposition a vainement réclamée en son temps ?

Le feraient-ils fait, du reste qu’il s’agirait purement et simplement d’une entreprise de blanchiment du forfait mis davantage à nu par la BBC. Pour rappel, une plainte a été déposé par depuis le 26 décembre 2014 en plus d’une autre dénonciation déposée le 15 février 2016.

 

Aliou Sall dit avoir été entendu de 10h à 17h et que Frank Timis a été entendu pendant 6 tours d’horloge. Il est malheureux de constater, qu’à la page 92 du rapport de l’Ofnac pour l’année 2016, soit plus de deux années après, il est juste mentionné que « l’enquête suit son cours ». Merci à Africa Eye et à la BBC.

À suivre la ligne de défense du gouvernement, ce blanchiment politique des malversations commises par les hommes politiques semble être la mission réelle des organes de contrôle et autres structures dédiées. Cela est d’autant plus vrai que le gouvernement, le président Macky Sall en premier, dans son allocution faite après la prière de la Korité, n’a trouvé rien de mieux à nous servir qu’un ramassis de décrets et de lois instituant un COS-Pétrogaz ici, un institut du pétrole et du gaz par-là, si ce n’est l’adhésion à l’initiative ITIE ou encore la création d’un fonds pour les générations futures qui est chantée. Pauvre Sénégal !

 

Un dialogue commandé par des renseignements sur l’imminence du BBC-gate ?

 

Voilà bien des raisons qui imposent une certaine prudence dans le cadre du dialogue. Au-delà du volet technique (discussions naturelles sur le processus électoral, le fichier et l’autorité indépendante qui devra gérer) le reste cache aussi bien une duperie qu’un chameau qu’on essayerait de dissimuler sous un lit. Les Sénégalais se rappellent, sans doute, de la phrase pas du tout anodine du chef de l’Etat lors du lancement : « si on ne s’unit pas, des étrangers viendront nous diviser pour s’accaparer de nos ressources ».

 

Pourquoi après nous avoir dénié toute science sur le pétrole et le gaz et donc toute légitimité à nous prononcer (avec à la clef les menaces ridicules de Boun Abdallah Dione alors 1er Ministre), pourquoi après avoir dit qu’il était prématuré de parler de pétrole et de gaz car aucune goutte n’est encore sortie, vouloir poser un débat sur la même question alors qu’entre

 

temps nous ne sommes pas devenus « ingénieurs pétrogaz » et que pas une seule goutte n’est encore sortie ?

 

Au nom de la lignée des guerriers, l’honneur au cœur

 

J’ai encore l’espoir ténu, comptant sur l’ADN de la lignée des guerriers dont ils se réclament, que pour l’honneur familial et la préservation de la pureté du « sang royal », qu’Aliou Sall portera plainte contre la BBC, là-bas, au Royaume uni. Cela aura le mérite de réactiver la plainte qui a été initialement déposée contre BP dans ce pays et contribuera à la manifestation de la vérité.

En attendant, j’espère fortement que les organisations citoyennes et les citoyens prendront le leadership dans cette bataille que les politiciens et quelques personnalités sont un peu trop seuls à porter depuis 2016. Et même si, en synergie avec les ONG de lutte contre la corruption à l’international, l’accent doit être mis sur la plainte déposée à Londres contre BP, ma conviction profonde est que dans cette magistrature se trouvent encore des juges qui se battent pour redorer le blason de la justice sénégalaise et pour défendre leur honorabilité. Voilà pourquoi, une plainte, avec constitution de partie civile devant le juge d’instruction mettrait les juges, qui sont tout aussi Sénégalais que nous tous, face à leurs responsabilités et à l’histoire.

 

Bassirou Diomaye FAYE

Coordonnateur du mouvement des cadres patriotes

PASTEF-LES PATRIOTES

Pourquoi parmi tant d’autres maux, seul le pétrole sénégalais intéresse autant une presse occidentale comme BBC ?

Avez vous une seule fois enquêté sur une question  pré-pétrole sénégalais?
Ou étiez vous quand des Sénégalais mourraient pour avoir réclamé le non tripatouillage de la constitution ? Quand des étudiants sont tués ?  Quand l’opposition demandait un consensus sur la procédure électorale ?  Quand la distribution de l’eau courante se faisait rare ?Vous ignoriez tout cela?
BBC,je vous accuse de vouloir chercher à nous diviser et brûler notre pays pour le compte de quelqu’un qui en a intérêt.  Seulement,nous n’allons pas vous le permettre. Le Sénégal n’est pas comme les autres pays africains pétroliers que des occidentaux comme vous, ont détruit. Nous n’accepterons pas une intrusion sur nos affaires internes.
Le Sénégal dispose d’hommes et de femmes mûrs, mus par un sentiment de patriotisme fort,mille fois plus intelligents et instruits que vous, plus est,un peuple conscient très engagé jusqu’à la moelle, pour bien défendre ses intérêts.
D’ailleurs, vous avez enquêté un an pour rien,car absolument rien de nouveau, sur cet affaire n’a été évoqué que certains sénégalais n’en ont pas déjà dit. Et ça fait des effets.
Le Sénégal à toujours vécu sans le pétrole et nous pouvons continuer à vivre ainsi mais dans la paix. Contrairement à vous, nous, nous croyons en Dieu de surcroît les valeurs que nous ont laissé  Cheikh ahmadou BAMBA ,Mame Aladji Malick,Mame mbaye NIASSE…comme héritage sont beaucoup plus importante que le pétrole et le gaz qui,il suffit d’un étincelle pour exploser.
#kebetu #senegal #politique #pétrolegaz
Cheikh TRAORÉ Sami

Abdou Mbaye, de banquier à spécialiste du pétrole (Birame Sow)

Notre illustre banquier est devenu un spécialiste des questions pétrolières depuis son limogeage au poste de Premier Ministre de la République du Sénégal, qu’il ne digère toujours pas. Monsieur Abdoul Mbaye ne passe pas une journée sans sortir un communiqué sur les activités pétrolières et gazières au Sénégal. Et encore mieux le contrat Petro Tim/Etat du Sénégal est son champ de prédilection alors que tout le monde sait que ce n’est pas le seul contrat signé par le gouvernement sur la recherche et l’exploration pétrolière et gazière. Le pourquoi d’un tel choix qui n’est pas fortuit est connu de tous. Pas besoin d’y revenir ! Le débat est ailleurs.

Je voudrais faire quelques remarques sur ces sorties médiatiques du sieur Abdoul MBAYE:

Monsieur Mbaye, à l’occasion de chacune de ses sorties, dénonce le décret portant approbation du contrat Pétro-Tim dont il est contresignataire. Il déclare partout urbi orbi, pour se laver à grande eau, qu’il a été trompé en indiquant que le rapport de présentation est « un faux ».

Permettez-moi, avant de poursuivre, de juste demander à Monsieur Mbaye, pourquoi, il fait fi du processus qui a abouti à la signature et l’approbation du contrat par l’ancien Président Abdoulaye WADE ? Pourquoi n’exige-t-il pas, du gouvernement d’alors du Président WADE, des éclairages sur la question ? Certainement, sans doute de me tromper comme il aime si bien le dire,  Monsieur Mbaye évite de vexer un nouveau partenaire de l’opposition. S’il arrivait au PDS de rejoindre la mouvance présidentielle, notre opposant va faire un angle de 180° dans son discours et il va commencer à les interroger sur la question. Quelle hypocrisie politique ? Où est l’éthique que nous a tant enseignée son défunt Papa ? Il devrait être le premier à s’enfermer dans une chambre et à réécouter religieusement cette leçon du Grand juge.

En poursuivant je en demanderai tout bonnement à l’ex Premier Monsieur Abdoul MBAYE, comment, il a pu être trompé alors que le décret avant sa signature par le Président, il est d’abord validé par les services techniques et juridiques de la Primature dont il était chef. Dans ce cas s’il n’avait pas donné un avis favorable, la procédure n’allait pas continuer.

Moralité, cher Premier Ministre : « nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude ».

Si chacun pouvait se permettre de dire avec la plus grande légèreté qu’on m’a trompé, le Ministre de l’Energie d’alors, peut se permettre de dire fièrement que le rapport de présentation a été validé par les services compétent du Ministère qui l’ont rédigé et validé également avec les services de la Primature. Il faut le rappeler parce que besoins il en est, avant la signature des rapports de présentation par le Ministre compétent, ils sont d’abord validés par le Comité technique de la Primature.

Voilà le pourquoi, Monsieur Abdoul MBAYE n’a pas le droit de dire qu’il a été trompé. Trompé qu’il soit, par qui ? Et pourquoi ? Si par extraordinaire c’était le cas, en voici quelqu’un qui n’a le droit de solliciter le suffrage des Sénégalais pour prétendre à diriger leur destinée encore moins prétendre à occuper un quelconque poste de responsabilité, de peur qu’il continue à se tromper et se faire toujours tromper.

Abdoul MBAYE a contresigné, en tant Premier Ministre, le décret qu’il attaque vigoureusement aujourd’hui, en toute connaissance de cause car étant le patron de l’Administration d’alors.

C’est lui-même qui dans un autre registre dégage en touche toute responsabilité.

Je suis sûr, sans doute de me tromper, qu’il maitrise bien la notion de contreseing et ses effets mais je voudrais gentiment lui faire un bref rappel. En effet, le contreseing est, selon Pape Assane TOURE dans son ouvrage « LA LEGISTIQUE » la signature apposée par une autorité habilitée sur un acte émanant du Président de la République, du Premier Ministre ou d’un Ministre ayant pour objet d’une part, d’attester l’authenticité de la signature portée en premier sur l’acte par le titulaire de la compétence et d’autre part, d’associer le contresignataire à son élaboration.

A la lecture de cette définition, il faut noter que le contreseing garanti que le contresignataire a été associé du début à la fin et devra en assumer la responsabilité dans la mesure où par l’apposition de sa signature sur l’acte contre signé, le contresignataire marque sa collaboration à l’acte.

C’est pourquoi, M. MBAYE devrait assumer sa responsabilité quel que soit sa position car il a été choisi parmi les 15 millions de Sénégalais pour diriger notre Administration. On peut en déduire, de la même qu’il affirme être trompé ou s’être trompé, le Président Macky SALL peut également dire qu’il s’est trompé ayant  porté son choix sur Abdoul MBAYE pour assumer la charge de Premier Ministre.

Notre profonde conviction est que Monsieur Abdoul MBAYE devrait prendre le temps qu’il faut pour aller apprendre la culture de l’Etat. Une fois cette leçon sue, qu’il apprenne dans un autre registre à assumer ses prises de décisions quels que soient le moment et la situation politique.

Birame SOW, Juriste

CCR/APR

Mohamed (psl), la guidance paramétrée et progressiste ou le pan prof-éthique

Issu et devenu orphelin des deux parents chez les arabes, Mohamed (psl) est descendant d’une lignée sauve. Orphelin, il vécut dans des conditions modestes, une simplicité de conditions dont il ne fut pas sevré toute sa vie durant : éleveur, caravanier-commerçant, prêcheur-ambulant…Envoyé vers toute la création divine pour transmettre, rappeler la bonne parole, celle annonciatrice de la bonne nouvelle dans un monde alors de promiscuité, des ténèbres ou les créatures étaient déboussolées. Il rendit aux êtres une posture de dignité du dépositaire du discernement divin. Pour ce faire, il a fallu au désigné par Al amin, le véridique être d’abord humain en considérant l’autre quelque soit sa situation fut il un animal d’où il recommandait d’épargner une bête allaitante, à ne pas abattre. Ainsi, Mohamed rendit son sens à la vie, vivifia la vérité. En effet, dans son assertion la vérité, la droiture et donc l’éthique fait la noblesse, la valeur ici bas et est motif d’une finition, d’une éternité prometteuse. Quelle simplicité plus singulière? Mohamed (psl) fut un guide compréhensif et patient par une acceptation de la contradiction et ou des conditions ou déterminismes d’autrui. Son invite à la rédemption fut donc quoique indication d’un progrès à tous les paramètres, paramétré, à la mesure de son interlocuteur. La polygamie fut maintenue et limitée, l’ivresse par la boisson fut substituée à un cure de désintoxication, diminution jusqu’à abandon de cette tentation ou travers. Et pour soigner sa société il fit un exemple de modestie, solidaire de toutes les conditions et quêtes de mieux être tant certains déclarèrent ne pas comprendre un dignitaire, une autorité de rang prophétique se mêlant à la foule des marchés sans percevoir qu’ainsi il les tirait vers le haut. L’humanité et l’intégrationnisme de Mohamed (psl) se sont aussi révélés lorsqu’il donna un délai pour son exécution à la pécheresse allaitante qui lui demandait de prononcer la sentence capitale, qui devait être exécutée pour l’attente du sevrage de son bébé. Mohamed (psl) déclara aussi nous croyants connaissons des épreuves d’où sa proximité avec les faibles, les misérables, les opprimés…non pour une posture fataliste mais combattif, une invite à vivre avec endurance de la cadence. Or, le seigneur (swt) dont il est l’élu lui avait proposé l’opulence, la vengeance face à la modicité de ses moyens et aux exactions dont il fut l’objet ; il choisit le juste milieu de la condition humaine jusqu’à sacrifier une chèvre pour la tabaski en lieu et place d’un mouton pour donner l’exemple et se solidariser avec les démunis. Mohamed (psl) avoua aussi aux dattiers qui demandant son expertise qu’ils sont plus connaisseurs que lui dans leurs affaires courantes, d’ici bas. Qui de plus humble? Mais cette posture compréhensive et solidaire ne fut nullement un reniement de la rigueur. En effet, mohamed (psl) fut un combattant inégalé du quotidien, un perfectionniste, ‘’un athlète de la religion’’ comme dirait Al makhtoum, adoptant continuellement la posture qui sied aux idéaux, par un sens de la mesure, de l’élévation comme nous y convie le jeûne. Par une patience pieuse et prospective il donna l’exemple d’une vie comptabilisant toutes les vertus de son époque. Le prophète Mohamed (psl) fut un laborieux, un déterminé conquérant du quotidien d’où un meneur. Même si en religion la force intérieure est l’atout majeur, un handicapé physique ne saurait être un meneur en athlétisme d’où Mohamed (psl) donnait l’exemple en tout, se montrait à la hauteur du défi en face. Dans ce registre intellectuellement, il déclara : «allez jusqu’en chine pour chercher le savoir ». Mohamed (psl) incarna le rejet de la médiocrité, l’élévation au dessus des contingences et passions. Le meilleur des êtres choisit l’eternel sur ce bas monde mais resta engagé au quotidien et visionnaire pour le lendemain. Plus que de tolérance il fit montre de respect car réciproque : « n’insultez pas les idoles car leurs adeptes vont insulter Allah (swt) en retour». Il sortit la gante féminine du gouffre de barbarisme où elle était enterrée vivante, reléguée en marchandise et prôna la liberté mais la responsabilité de la femme. Mohamed (psl) fit constamment preuve d’équité, de justesse : « si c’était à ma fille de subir les foudres de la charia (loi), je ne l’épargnerais guère. ». Mesuré et dissociant l’espace public de cel privé, ses enseignements condamnèrent l’infraction d’un de ses compagnons pour surprendre des déviants dans leur foyer, ainsi pria t’il : «que la paix du seigneur soit sur celui qui ne s’immisce pas dans les affaires d’autrui» d’où ‘’nit day mandou’’ (la personne doit savoir se tenir, ne pas se précipiter à des jugements infondés). Cependant, pour une régulation sociale et au moment où d’interminables crimes sont perpétrés, il invita à une application intransigeante de la charia jusqu’à la peine capitale car si l’assassiné ne sera pas ressuscité c’est une préservation pour les vivants, comme disait l’autre : «un moindre mal pour un plus grand bien ». Mohamed (psl) convia à une préoccupation de soi qu’aux imperfections d’autrui à ne pas dénigrer. A l’inculte, qui urina dans la mosquée il accorda son pardon et son éclairage. Dieu parle aux êtres pensants d’où son invite à la rationalité, au juste milieu même alimentaire alors qu’on parle de plus en plus des maladies causées par un mauvais équilibre alimentaire. Mais aussi et au moment où des soi disants jihadistes, justiciers pas seulement borgnes mais aveugles disant guider la guidance, l’islam, commettent des crimes crapuleux, en dehors de toutes causes valables. Mohamed (psl) avait indiqué la voie de la vérité et de la justesse en leur opposant sa compassion et compréhension envers les faibles, les non combattants : «ne pas transgresser l’immunité des innocents, exemple de l’entrée victorieuse de la Mecque où il érigea des gardes fous, des limites aux combattants victorieux et de la violation du domicile du pécheur défendue ». Mohamed convia ses contemporains à l’élévation, à se dépasser, à cesser de boire par s’il le faut une cure de désintoxication. Quel guide plus et mieux assis sur la vérité de Dieu (swt), des gens et des choses? Tel est un pan pertinent ou le pan prof-éthique : sa générosité, sa patience, son endurance, son désintéressement, sa fidélité, son abstinence, sa reconnaissance envers le créateur, son bravoure-héroïsme au service de la juste cause, sa véracité ; son érudition avec l’encre des savants menant aux mérites du martyr et le dépositaire du coran inégalable, l’endurance du pauvre premier jugé et exonéré, le souhait à autrui de ce qu’on se souhaite…Voila autant de caractères ou comportements décisifs sur la balance du juge suprême d’où un pan du prof-éthique est pertinent voire suffisant. La posture du prophète (psl) nous a fait dire répondant pensant à Sartre, le théoricien de « l’existentialisme est un humanisme » défendant dans une de ses assertions qu’on a jamais vu Dieu (swt) descendre et faire donc même s’il existait c’est sans impact, que même s’il n’existait pas la voie qu’IL(swt) a tracé n’a pas d’égal ni de comparaison : « c’est la voie de l’humanisme pur et dur et Mohamed (psl) en est l’acteur chevronné, l’exécutant hors pair, inégalable, du double défi divin, être meilleur ici bas et supérieur dans l’au-delà. Tel fut Mohamed (psl), un relativiste mais un progressiste, ombre du parfait et ses suiveurs ombre du bien guidé ». Quel parcours plus prometteur?
P B Moussa Kane, doctorant en Aménagement rural, DEA sciences PO, UGB

Procès sommaire de nos politiques et quelques points pertinents pour un dialogue inclusif

A l’entame du dialogue national, la politique et les politiques, sous nos cieux? la politique c’est le comportement, la conduite d’élites avec comme soubassements les législations de leurs collectivités, visant l’atteinte de ces objectifs en son sein et avec l’autre, l’ailleurs; la politique c’est le management situé ; la politique c’est l’édification ponctuelle ; elle est une nécessité d’organisation, une exigence de survie, sinon par des motivations communautaires est par l’adversité…Dans notre optique, la politique est une œuvre multidimensionnelle, paramétrée mais inspirée de tous les savoirs théoriques donc par une approche pluridisciplinaire et un censeur des pratiques surtout du local, vulgarisée à fin de gagner l’adhésion du plus grand nombre, et ce tout servant d’adjuvant à l’action sectorielle mais à l’ensemble, à la totalité des domaines de la vie. D’un Etat culturel, à un Etat entrepreneur, en passant par un Etat statique ou stagnant, le Sénégal n’est pas indemne de reproches à son parcours, quoique ressemblant à une exception sur le continent. Même s’il est vrai que tout régime connait son lot de déterminisme conjoncturel, n’empêche des faits et leurs impacts combinés se posent en arbitre aussi bien chez le partisan que pour l’apolitique. Voici quelques analyses et attentes d’un doctorant diourbellois, à l’entame du dialogue national.
-Politiques africaines et sénégalaises?
En Afrique, les pouvoirs politiques et ou sociaux ont précédé les déconvenues du continent que sont les guerres tribales, l’esclavage, et la colonisation. A la suite de ces malédictions, par la politique, les fils du continent ont amorcé une reprise en main du continent avec des fortunes diverses, comme l’a peigné dans «le soleil des indépendances»
Kourouma; le relèvement fut difficile tant un auteur a flairé «un piège sans fin». Au Sénégal, pays porte de l’ouest africain, capitale de l’Afrique occidentale française (AOF) avec une avance institutionnelle et dans l’instruction, les élites ont œuvré de façon concertée puis partisane à l’érection d’une nation à la hauteur du legs disloqué des aïeuls. Ce fut d’abord, le monopartisme puis un bipolarisme sous Senghor, et le multipartisme intégral sous Diouf, avec
par la suite des tentatives de rationalisation car faisant avec une pléthore de partis : les cautions électorales en dizaine de millions et récemment le parrainage (une exigence de plusieurs milliers de signatures). Toutefois, un crieur n’est pas un muezzin, une prostitution de presse n’est pas une lanterne communautaire. Aussi, ces politiques sont le plus souvent adeptes de la pédanterie pas du tout policés, cela se confirme surtout lors du bilan d’étape ou
final, lors de la confrontation entre leurs promesses et prestations. D’un Etat culturel, à un Etat entrepreneur, en passant par un Etat statique ou stagnant, le Sénégal n’est pas indemne de reproches à son parcours, quoique ressemblant à une exception sur le continent. Il est vrai que tout régime connait son lot de déterminisme conjoncturel, n’empêche des faits et leurs impacts combinés se posent en arbitre aussi bien chez le partisan que pour l’apolitique. Dans ce registre, juste après nos indépendances, au temps de Senghor le pays agricole fut sous un ciel clément avec un marché favorable, le président poète soupçonné d’accointance excessive avec le colon : « la colonisation est un mal nécessaire», œuvra cependant à l’édification d’un pays exigeant. Vers les années 80, ce fut
Diouf, malgré les soubresauts du continent le pays sembla pour la plupart du temps à un long fleuve tranquille, certains au fait des avancées extérieures ont regretté qu’a l’approche de l’an 2000, Dakar était loin d’être Paris comme promis, prévu, et chanté. La sécheresse, la dévaluation, les ajustements dictés par les institutions de breton woods, entre autres furent plaidés, toutefois le temps pressait et ce fut la première alternance politique sénégalaise propulsant au sommet le libéral Wade. En 2000, ce fut l’effervescence quasi nationale avec le changement et les promesses alléchantes du ‘’plus diplômé d’entre les africains’’ selon sa garde rapprochée. Tel un visionnaire, Wade eu le mérite de révéler qu’un bachelier passable pouvait faire un ministre. Valorisation des salaires, généralisation des bourses, amnisties, infrastructures pertinentes ou de prestige nous furent servies. Et, ‘’coup du maitre’’ une conduite vers une dévolution monarchique du pouvoir, des promotions de toutes sortes publicisées et perverses furent le lot du quotidien, ce fut la théorie : «des grands bandits qui se battent», certains ont fait face à tout cela. En 2012, seconde alternance politique couronnant un jeune car né après nos indépendances, alors cinquantenaire, l’ingénieur produit du libéralisme de Wade montra à ses débuts des intentions de repenti ou de rupture. Innovations salutaires dans l’administration centrale avec des conseils de ministres régionaux décentralisés pour prendre connaissance des diverses réalités donc espoirs d’avancées comme le slogan du parti présidentiel le prône ’’yokouté’’ (progrès). Au détour de ces promenades nationales, des dizaines voire centaines de milliards sont annoncés quasiment pour chaque coin du pays ; Or, en même temps des appels à recrutements massifs tapageurs se terminaient par des queues kilométriques sans lendemain, l’université en particulier et l’école en général dénonçaient une cascade d’accords non respectés. Le rural ou le réalisme semble revenir dans les préoccupations des gouvernants : des programmes de nivellement, résorption des distorsions, gaps entre collectivités locales, notamment le rural et l’urbain sont déclenchés, des mesures de sécurité sociales sont annoncées : bourses familiales, couverture maladies
universelles… A l’entame du dialogue national, un doctorant diourbellois pense ou perçoit ces points non exhaustifs comme devant mériter l’attention des futurs débatteurs.
-Au point de vue rurale majoritaire, dans le milieu rural sénégalais, environ 65% du total national ; où la pauvreté est plus présente, plus pressante, un développement rural non plus ruraliste est pisté. Ce développement voulu comme étant inclusif, intégré, ressenti, fait s’engager maintes structures coopérantes au développement rural sénégalais qui équivaudra quasiment au développement global. L’Etat ne sachant ou pouvant tout faire semble, à travers
son plan référent qu’est le PSE, l’acte3 de la décentralisation avec une communalisation intégrale, mais des agences telles que le PUDC…œuvrer à résorber les distorsions, combler les gaps des déficits élémentaires du rural sénégalais. La riziculture semble aller dans le sens d’une autonomie qualitative. Toutefois, beaucoup d’experts et de producteurs relèvent une absence de politiques agricoles paramétrées aux zones, selon les besoins, le marché interne et externe, avec des suivis collecte-conservation-transformation pour semences et récoltes visant à donner des unités industrielles coopératives, futurs démembrements des agropoles annoncés à cet effet. Les subventions de même que la commercialisation restent dénoncées notamment à cause d’une ‘’certaine affairisme’’ et de délais non respectés. Des politiques pilotes d’incubation visant l’autonomie et allant de la préparation de l’hivernage à la collecte conservation-transformation-commercialisation sont souhaitées par les acteurs, en lieu et place de financements ou prêts qu’ils jugent contraignants.
-L’enseignement insoutenable ? Est une question quotidienne : entre grèves pécuniaires des enseignants et des enseignés, le surnombre, les niveaux dits à la baisse invitant à une révision-rationalisation des programmes sur tout le cursus avec une prise en compte de la culture locale et générale, mais des débouchés…
-Une certaine jeunesse semble être loin du bout du tunnel, dans un traquenard, en divagation surtout quand il s’agit d’enfants de la rue dits par certains ‘’talibés’’ or les temps d’hier ne sont pas d’aujourd’hui, ceux ci nuitamment, dans des centres urbains passent leur vie en lèche vitrines d’où une porte ouverte au grand banditisme. D’autres divertis ou avec un élan cassé, dévié ont franchi allégrement le Rubicon. L’école, le Daara, les centres de métiers ont
l’obligation d’adapter leurs prestations aux âges, compétences, visés des enseignés et du pays, seul argument valable et distinctif, dans les politiques à la jeunesse. Alors que le secteur informel, l’émigration…très en vogue encadré, orienté, rentabilisé.
-Une administration de façade, quasi protocolaire : bureaucratie, tracasseries administratives, larcins, qui n’a pas fait les frais de ces pratiques ou au moins n’a pas entendu les dénoncer? En effet, au Sénégal ceux qui doivent servir ont l’habitude de se donner trop d’importance d’où une administration de proximité, à l’écoute et à la prospection solutions, est une urgence.
-Défi environnemental et exigence technique : un cahier de charges environnementales se doit d’être érigé pour les exploitants et les collectivités locales, réglementation des déchets et pratiques nocifs à l’environnement, les reboisements annoncés et plébiscités de tous sont encore invisibles exemple de la ’’muraille verte’’ d’où une action civique individuelle et collective en ce sens devrait être érigée (au moins un arbre à semer et entretenir), la
salinisation des sols, l’érosion marine, la privatisation des cotes, pris en compte dans nos politiques prévisionnelles d’aménagement. La dimension technologie, une des courses déterminantes de notre époque pris en compte pour pouvoir arguer d’une compétitivité, d’une émergence.
-Le droit : en débat voire en dérision, comme si le juge n’avait pas l’obligation de veiller à l’exécution de ses sentences, seule justification de ses prérogatives et attributs. Le Sénégal a aujourd’hui plus que jamais besoin d’un droit droit et d’une limitation de ces détourneurs ou interprètes médiatiques.
-Diplomatie et géopolitique : d’une diplomatie de première ligne à une diplomatie de soutien, les foyers de tension du voisinage semblent s’être tus, l’intégration régionale et africaine, des pistes plus que jamais pertinentes  que le Sénégal doit pousser à sa réalisation concrète.
Diourbel,
P B MOUSSA KANE, DOCTORANT AMENAGEMENT-DEA SCIENCE PO-UGB

Et la raison coïncida, concorda avec la religion…

« La raison est généralement considérée comme une faculté propre de l’esprit humain dont la mise en œuvre lui permet de créer des critères de vérité et d’erreur et d’atteindre ses objectifs. Elle repose sur la capacité qu’aurait l’être humain de faire des choix en se basant sur son intelligence, ses perceptions et sa mémoire tout en faisant abstraction de ses préjugés, ses émotions ou ses pulsions. Cette faculté a donc plusieurs emplois : scientifique, éthique et technique » (wikipédia). Quant à la religion, qui pour certains semble fait de dogmes, d’acceptations aveugles, donc contraire à la raison, Wikipédia la définit ainsi : « Une religion est un système de pratiques et de croyances en usage dans un groupe ou une communauté. Il n’y a pas de définition qui soit reconnue comme valable pour tout ce qu’il est permis aujourd’hui d’appeler religion. Le terme latin religion a été défini pour la première fois par Cicéron comme « le fait de s’occuper d’une nature supérieure que l’on appelle divine et de lui rendre un culte ». Dans les langues où le terme est issu, du latin, la religion est souvent envisagée comme ce qui concerne la relation entre l’humanité et Dieu. Dans le Coran, le terme dîn, qui peut être considéré comme équivalent de celui de religion, désigne avant tout les prescriptions de Dieu pour une communauté. La religion peut être comprise comme les manières de rechercher et éventuellement de trouver des réponses aux questions les plus profondes de l’humanité. En ce sens elle se rapporte à la philosophie ». Entre la religion et la raison qui implique une acceptation, un consentement, une adhésion propre à une donne, beaucoup interposent la révélation d’où on parle de religions révélées, qui par l’intermédiaire d’un messager et d’un livre, discours délivré à lui qui codifie ou du moins éclaire le chemin de la vie. «La révélation de quelque chose. Action de porter à la connaissance quelque chose de caché, d’inconnu. La révélation d’un secret, d’un complot. Ce terme, dans l’usage n’est point accompagné de l’idée odieuse qu’on attache à ceux de délation et de dénonciation, bien qu’il leur soit synonyme. (CNRTL, centre national de ressources textuelles et lexicales). Pour plus
de précision quant à notre propos, révélée est utilisé comme qualificatif à la religion : «Acte pouvant s’exercer suivant divers modes, par lequel Dieu ou la divinité, se manifeste à l’homme et lui communique la connaissance de vérités partiellement ou totalement inaccessibles à la raison; ensemble de vérités ainsi portées à la connaissance de l’homme et constituant le fondement de la religion en question. » (NERVAL,Filles feu, Isis, 1854, p. 658). Dans le cadre de cet écrit, nous postulons l’assertion selon laquelle cet ensemble de croyances et actes liant l’individu au divin est certes rendu possible par un dévoilement du divin à sa création mais aussi que religion révélée peut concorder, correspondre à la raison, à la sagesse par beaucoup de ces facettes. Et là, la philosophie convoquée comme une des meilleurs moyens, canaux de discernement, de distinction du vrai et du faux n’en est pas moins un des plus irréductibles pourfendeurs de la religion par certains de ses théoriciens : « la religion est l’opium du peuple». En effet, cette noble et éclairante discipline qu’est la philosophie dans son application par beaucoup de ses praticiens a la malicieuse habitude d’ajouter une ou des questions à la question au lieu d’y apporter une réponse ; en effet la philosophie chez beaucoup de philosophes nous dépose au carrefour et ne nous mène pas à la destination finale. Ainsi, une philosophie aboutie, finalisante fait une raison délivrée par nos sens, notre intellect d’où une raison révélée. Donc, comme dit plus haut la sagesse aboutie, une philosophie arrivée à destination équivaut, coïncide souvent avec les religions révélées, notamment à l’islam. Finalement, religion révélée n’est le plus souvent que raison et entre religion et raison, il y’a une liaison-raison d’où le divin de répéter que son adresse est destiné aux êtres doués de raison (hommes et djins). Ainsi, l’assertion des naturalistes qui plaident un déterminisme quasi incontournable est donc à prendre avec des pincettes, avec une certaine réserve car la raison est une dotation de l’humain l’invitant à une élévation au dessus de l’immédiat, du matériel, et chez certains cette faculté est vue comme une gestation, une angoisse…Ainsi, en braquant notre lanterne sur cette guidance qu’est l’islam, de nos jours souvent dévié par des radicalisés prétendant guider la guidance, en font une arme de division, de dérapage. Or, l’islam loin de là est un humanisme confortant et compatissant, à travers notamment l’envoyé, Mohamed (psl), une guidance paramétrée et progressiste. Par quelques de ces compartiments, de ses enseignements, de ses humanités on verra nettement que l’islam est religion révélée mais raison révélée
-De la sagesse aboutie de l’islam, raison révélée :
-La société islamique est celle du juste milieu, point besoin d’une marginalisation ni de mortifications de son être mais loin de tout excès ou démagogie, elle prône le respect mutuel et la volonté commune de vie commune d’où le prophète a déclaré avoir été interpellé et mis en garde par Dieu (swt) quant à son voisinage, sa société tant il pensait qu’un voisin pouvait hériter d’un autre. Par la salutation ‘’salamou aleykoum ‘’ (paix sur vous!) à répandre, propager envers tout le monde, l’islam montre sa priorité pacifique, allant de la paix des cœurs à celle des établissements, des nations…De même la régulation sociale devant éviter l’absence de parents adéquats préfère la polygamie à la débauche ou l’enfant n’est pas reconnu et pris en charge tout en rejetant l’homosexualité, une collision en genre.
-Une politique progressiste et unificatrice, en islam la politique est faite de pratiques et prospections d’un progrès global et partagé. Le respect de l’autorité et l’assistance qui lui sont dus pour l’exécution de sa mission fait figure de loi et vise la stabilité, l’unité, et l’unification de nos Etats.
-Un environnement sacralisé, le prophète Mohamed (psl) a déclaré : « si vous avez une plante à semer et que vous attendez le retentissement de la trompette (fin du monde), semez là toujours», ainsi, au de là d’une action d’utilité matérielle semer des arbres, préserver l’environnement est un acte de dévotion, cela au moment où l’urgence environnementale est décrétée. Aussi, il est annoncé en islam que les fruits d’un arbre, d’une entreprise, bénéfiques
à autrui vous sont mentionnés comme des mérites dans votre livre du jugement dernier même si vous étiez mort avant ce bénéfice.
-Une économie purifiée, l’islam institutionnalise la Zakat, taxe du nanti dans ses biens à distribuer aux indigents. Cette politique solidaire économique a permis sous le règne du khalif Omar Ibn Abd Aziz d’aller soutenir les indigents étrangers car la pauvreté était éradiquée dans son pays. Le rejet de l’intérêt (riba), du placement dans des activités illicites, et de la spéculation fut une préservation pour les institutions financières islamiques lors d’une des
crises inhérentes au capitalisme.
-L’humain responsabilisé, l’homme être doué de raison, de compréhension, de compassion est responsabilisé pour une quête d’harmonie sociale, environnementale, directionnelle…Tous pour un et un pour tous, les enseignements du prophète invitent à vouloir pour autrui ce qu’on souhaite pour soi même. L’homme, ce vicaire sur terre est tenu de la maintenir saine et sauve car devant rendre compte du ‘’amana’’, le fardeau, confiage ou confiance qui lui a été fait. Cette rationalité, justesse de l’islam est aussi et surtout perceptible, à travers les lignes coraniques tant un auteur a écrit en parlant du coran ‘’Ceci est la vérité’’, en acquiescement avec son titre, et à travers quelques sourates, nous pouvons dire que le coran est une philosophie arrivée, une raison révélée :
-Avec la sourate 28 ‘’Al Qassas’’ (le récit), Dieu (swt) montre surtout aux déviants, défiants, hautains, qu’il a la capacité, les moyens de son règne et que sa garantie est inébranlable. Le premier des premiers et dernier des derniers n’est à invoquer avec nul autre périssable, lui le subsistant par lui-même d’où une liberté. Et aussi loin que puisse durer le mensonge, sa défaite sera cuisante.
-Dans la sourate 98 ’’Al bayyinah’’(la preuve), le très haut étale sa grandeur, sa justesse, et sa mansuétude. En effet, il déclare que des prescriptions ‘’d’une rectitude parfaite’’ leur ont été faites d’où une simplicité de commandement : prier et honorer un seul dieu, tout en se solidarisant dans le bien. Cependant, il eu division après la preuve pourtant une vérité si clémente. Qu’à cela ne tiennent, Dieu ne fuit pas les conséquences : les déviants, infidèles, le vrai ‘’axe du mal’’ seront châtiés, tandis que ceux qui croient, accomplissent les bonnes œuvres, qui ont décidé en connaissance de cause d’opter pour le bien, la droiture qu’ils propagent seront comblés par notamment, une satisfaction partagée avec leur créateur.
-A travers la sourate 112 ‘’Ikhlass’’(le monothéisme pur), Dieu (swt) démontre une démarcation assumée, telle la posture du juge équitable et suprême, sans associé d’où la cohérence dans son règne.
-Par les sourates 113 et 114 ‘’Falakh’’ (l’aube naissante) et ‘’An nass’’(les hommes), cette démarcation est réaffirmée, Dieu (swt) ne pouvait être autre car alors on ferait avec un conflit d’intérêt. Aussi, indexant les dérives, dérapages voire crimes de tous; Dieu (swt) se fait le garant contre tous et tout. Un réconfort est la protection divine, lui le législateur, le décideur souverain qui a le monopole de la force-suprême, le dernier mot envers surtout les êtres
pensants, hommes et djins Ainsi, est le pan pertinent ou prof’éthique, la proposition de vie cohérente de l’islam qui
quelque soient les oppositions, les contestations fait de ses adeptes ou partisans les meilleurs ici bas et supérieur au dernier point de contrôle.

P B Moussa Kane, doctorant en Aménagement-DEA science PO, UGB

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