Blog de Cheikh Yerim Seck

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COUD: le temps de l’action

Après les nominations, place maintenant au travail. En ce qui concerne le COUD, Abdoulaye Sow,
sonne le temps de l’action. S’il y’a quelqu’un au niveau des directeurs généraux récemment nommés dans le Macky 2 qui a  compris le Fast-Track du Président Sall, c’est bien le nouveau Dg du COUD. En compagnie de quelques chef de département et responsables de services au niveau de l’université, Abdoulaye Sow a visité et rencontré les travailleurs de l’ESP, FASTEF, l’ESEA, la cité Aline Sitoé Diatta ex Claudel, entre autres. Déjà dans son discours lors de la passation de service, on se le rappelle, le vice président de la FSF, avait bien dit son souhait de baser son action sur deux mots : la concertation et le dialogue. Pour le responsable APR de Kaffrine la réalisation des objectifs visés au niveau de Cheikh Anta Diop se fera avec les pensionnaires de l’université dans sa globalité. Le lux mea lex sera donc de vigueur et les étudiants dans toutes les décisions qui seront prises. Avant de faire le tour de ces services, le tout nouvel homme fort du COUD a dirigé une réunion élargie aux différent services et sous direction du Centre des œuvres universitaires de Dakar. « Je suis là avec vous pour qu’ensemble nous puissions bâtir l’université de nos rêves », insiste encore le remplaçant du tout nouveau Ministre de l’Enseignement Supérieur. Pour rappel Abdoulaye Sow a pris officiellement les manettes du COUD le 09 Mai 2019.
Bamby

Indécentes attaques contre Aminata Touré

En lisant les lignes haineuses d’un certain conseiller technique de Madame Aminata Tall (c’est l’auteur lui même qui le précise) contre Madame Aminata Touré sur le site de leral.net il peut vous arriver un infarctus. Tellement les mots choisis sont violents et le niveau très bas. Comment peut-on se permettre d’insulter une dame juste parce qu’elle a été choisie pour remplacer votre patronne ? Qu’est ce que Aminata Touré a à voir avec les choix de Macky Sall sur sa propre personne ?  Le Monsieur, Abdoulaye Fall de son nom, a fait la sortie la plus malheureuse qu’un conseiller
technique puisse faire. Il n’a pas su honorer son rang et l’on comprend mieux les résultats mitigés du CESE si c’est ce genre de personnes qui y conseillait la Présidente sortante. Un conseiller ça conseille et ça n’insulte pas ! Il doit être un expert dans son domaine et surtout être mesuré dans sa démarche. On ne lui demande pas de porter des combats politiques mais ceux là techniques afin d’aider son patron à atteindre les objectifs à lui assignés.  Maintenant l’on peut bien comprendre qu’avec le départ de Madame Aminata Tall c’est beaucoup de privilèges qui seront perdus par certains. Et notre conseiller technique Abdoulaye Fall est certainement dans ce lot. L’on sent que c’est le désespoir qui a parlé car vouloir faire passer Mimi comme une mercenaire ou quelqu’un qui n’a rien apporté à Macky frise la farce. L’on n’oublie pas que c’est avec les désespérés qu’on fait les fanatiques.  Aujourd’hui, toutes les femmes devraient saluer le choix fait sur Aminata Touré. Et c’est là où je ne comprends pas le mutisme de certaines responsables de BBY. A l’unisson, elles devraient féliciter Aminata Touré et remercier Macky Sall. Cette dame, qu’on l’aime ou pas, a fini de démontrer qu’elle peut occuper n’importe quel poste dans ce pays. C’est quoi cette jalousie ambiante ? Ce « si ce n’est pas moi, ça ne doit être personne d’autre » ? Ce pays est vraiment magique et le Président de la République risque d’avoir des cheveux blancs avec ces nominations. Chaque fois il y’a quelqu’un qui râle parce qu’il a été remplacé ou un autre qui s’offusque parce que ce n’est pas lui qui ait été choisi. A ce rythme les morts
subites par étouffement dû à une jalousie vont augmenter.  Quand Aminata Touré a perdu son poste de Premier Ministre a t-on lu un de ses conseillers techniques s’en offusquer ? Pourtant elle en avait une kyrielle.  Quand elle n’a plus été nommée à un poste de responsabilité, cela l’a t’elle empêchée d’être constante dans son engagement et son dévouement ? Une personne, c’est de l’élégance et de la dignité. Dans l’administration, chaque jour des gens perdent des privilèges du fait du remplacement de celui là qui leur faisait confiance. Et pourtant, on ne les entend jamais. Quand c’est fini, il faut l’accepter avec philosophie et éviter d’en rajouter pour ensuite montrer à la face du monde que l’on est habité par le désespoir et le stress de retrouver le train train du sénégalais lambda: transport en commun, les recharges de crédits téléphoniques, le diable tiré par la queue, la fin des voyages hors du pays… C’est en ces moments que l’on reconnaît les grands hommes qui au lieu d’avoir l’insulte à la bouche chercheront à rebondir car ayant des compétences avérées. Ce qui sera très dur pour ceux là qui n’en ont pas et qui ne doivent leur poste qu’à une proximité avec celui-là ou celui-là qui a été nommé. Pour éviter le syndrome de ce conseiller technique, les jeunes dans les partis politiques doivent aller se former et acquérir des compétences.

Mansour Mbossé Sow
Etudiant à l’Université Paris Diderot
Paris 7 – France
mansourmbossesow@gmail.com

Récurrence des accidents de circulation: La faiblesse coupable de l’autorité publique

Les véhicules tuent et continueront de tuer si des mesures drastiques ne sont pas prises pour contrecarrer la recrudescence des accidents. Le commun des Sénégalais, est d’avis que la plupart des collisions est à mettre à l’actif du comportement des automobilistes, la vieillesse du parc automobile, le mauvais état des routes, l’inaptitude de certains chauffeurs à conduire des véhicules qui ne correspondent pas à leur catégorie, l’absence de rigueur dans la passation et l’obtention du permis de conduire. Bref tout un cocktail de facteurs qui malheureusement continue de décimer une bonne partie de la population. Mais diantre ! A qui la faute, si ce n’est la faiblesse coupable de l’autorité publique qui semble montrer ses limites à travers des séries de campagne d’information qui n’ont jusque là, rien donné. L’État est trop frileux pour attaquer le mal à la racine. Des véhicules conçus strictement pour le transport de marchandises, sont modifiés et adaptés ici, pour effectuer le transport de passagers. De véritables cercueils roulants étoffent en grande partie le secteur du transport urbain et inter urbain. Des défaillances liées au pneumatique sont souvent relayées dans les accidents, mais la question qu’il faut se poser est de savoir, qu’est-ce que l’autorité publique a fait par rapport aux nombreux pneus de seconde main qui arrivent comme une vague déferlante dans des
conteneurs ? Est-ce qu’il y a un contrôle sérieux quant à l’état de ces pneus lors de leurs déchargements, sont-ils aptes à être réutilisés? Quand est-il de la fraude sur le poids réel des conteneurs qui dépasse de loin la norme ? Ce
même conteneur, déjà lourdement chargé est ensuite mis sur un camion brinquebalant avec des pneus usés au second degré qui roulent sur une route dont les nids de poules ont cédé la place aux « nids d’éléphants ». La surcharge en transport routier de marchandises et de passagers est devenue banale sous le regard coupable de l’autorité alors qu’on sait pertinemment qu’un véhicule trop chargé perd l’efficacité de son système de freinage. Des bus dont les places assises et la vitesse maximale sont réglementées, font l’objet de modification avec des chaises supplémentaires communément appelées « Versailles » et se retrouvent avec plus de 70 à 80 places. Alors que ces nombres de places ne sont jamais mentionnés dans la carte grise d’origine. Une infraction flagrante que tout le monde sait mais préfère fermer les yeux. Le récent accident sur la nationale une, à hauteur de poste Thiaroye, tuant sur le coup, 04 personnes incombe aux piétons qui refusent d’emprunter les passerelles, préférant disputer la route aux véhicules. Ces pratiques doivent plus que jamais éveiller les consciences sur le danger à vouloir traverser les routes n’importe comment. Si pour autant, l’autorité publique n’est pas capable de jouer pleinement son rôle en obligeant le piéton à prendre les passerelles au lieu de traverser la route à des niveaux non autorisés comment peut-elle faire régner la
discipline à une échelle un peu plus large ? Il faut aussi signaler que dans cet axe, allant du rond-point Sips jusqu’à keur Mbaye fall, l’éclairage est quasi inexistant et les balisages montrant les limites de la chaussée ont presque disparu ou enseveli sous le sable qui borde les routes. Circuler sur cet axe la nuit est un véritable danger, il n’est pas étonnant d’ailleurs de constater que plusieurs accidents parfois mortels sont enregistrés sur ce tronçon. Il est déplorable aussi de constater qu’à Dakar et dans la plupart des régions, l’insuffisance ou parfois, l’absence totale de tracées indiquant les passages à piétons sur des artères bien fréquentées. Au-delà des accidents occasionnant des morts d’homme qui sont beaucoup plus médiatisés, il ne faut pas perdre de vue, les nombreux accidents faisant état de dommages matériels. Et c’est là, qu’il faudrait s’appesantir afin de mettre à nue, l’indiscipline caractérisée dans la conduite et la légèreté avec laquelle ces fautes sont traitées. Sur ces types d’accident, la personne la plus lésée est appelée à commettre un huissier ou payer lui-même le constat afin d’obtenir le Pv. Or, il serait judicieux de couper la poire en deux à défaut de faire payer entièrement celui qui a occasionné l’accident. C’est certes, une mesure simple mais très dissuasive. Qui peut le plus, peut le moins avons l’habitude de dire, mais c’est tout à fait le contraire dans
notre manière de vouloir stopper les accidents. A mon avis, il faudra commencer d’abord à mettre en place une politique visant à anticiper sur les causes d’accident en ville où on note une forte concentration de véhicules. La sensibilisation est bien mais reste insuffisante, il faut des actions concrètes sur le terrain. Sinon les accidents de circulation auront de beaux jours, si l’État n’affiche pas une réelle volonté de vouloir éradiquer le mal à la racine.
Dommage que tout semble indiquer que l’anormal est devenu la norme au Sénégal en matière de transport et malheureusement ceux qui réfléchissent sur un programme de sécurisation routière semble ne pas maîtriser certains points ou peut-être les ignorent royalement.
Babou bamba.
Logisticien
Baboubamba@gmail.com

M. Mouhamadou Makhtar Cissé, le Pakao se meurt faute d’électricité

Objet: Faute d’électricité, le Pakao se meurt !

Cher Monsieur le Ministre,

Tout d’abord, je tiens à vous féliciter pour votre nomination à ce poste et je vous souhaite pleins succès. D’après les échos que nous recevons des médias, vous êtes l’homme qu’il faut à la place qu’il faut :  Directeur Général de la Senelec, vous avez fait des coupures d’électricité, de mauvais souvenirs à Dakar.  Cette prouesse a même abouti à une diminution de 10 % du prix du KW/h.

Toutefois, Monsieur le Ministre, le Sénégal ne se limite pas à Dakar. Malgré les efforts consentis dans l’électrification rurale –  en 2018, 42 à 43 % des ménages sénégalais en zones rurales ont accès à l’électricité selon une déclaration faite en mars 2019 par Ibrahima  Niane, Directeur de l’électricité au ministère du Pétrole  et des Energies –   certaines zones rurales continuent à vivre dans le noir. C’est le cas du Pakao, cette contrée située dans la région de Sédhiou. C’est pourquoi, parmi les prouesses que vous accomplirez à la tête du Ministère du Pétrole et de l’Energie, le Pakao souhaite y compter l’effectivité sans délai de son électrification.

Monsieur le Ministre, permettez-nous d’attirer votre attention sur le drame quotidien que vivent les populations du Pakao à cause de l’absence totale d’électrification.  Le Pakao est mis à l’écart de la politique d’électrification rurale nationale. Une situation assez incompréhensible et surtout alarmante.  Figurez-vous, Monsieur le Ministre, que le Pakao reste encore, au 21e siècle, l’une des rares contrées du Sénégal où des dizaines de villages aussi importants les uns que les autres en nombre de populations et de statut culturel, s’éclairent encore à la bougie, à la lampe-tempête et au clair de la lune.

Même pour faire une photocopie, enseignants et élèves sont obligés de faire des kilomètres. Pire pendant ce mois béni du Ramadan, le morceau de glace y est vendu à plus de 400 francs.

 

Plusieurs villages de cette contrée sont bien connus des Sénégalais. Par exemple le village d’Oudoucar d’où est originaire la maman de l’ancien Président de la République du Sénégal Maître Abdoulaye Wade. Le Pakao, c’est aussi de célèbres foyers religieux comme Karantaba, Dianaba, Darsilamé, Tourécounda, etc.

Monsieur le Ministre, cette partie du Sénégal est surtout peuplée par plusieurs dizaines de milliers d’habitants, en majorité jeune. Les fils du Pakao se sont maintes fois plaints de cette situation par lettres et communications orales adressées aux autorités sénégalaises, en manifestant souvent leur ras-le-bol  dans la rue. Il y a  même des jeunes qui ont fait la prison en 2015 pour avoir dénoncé ce mépris administratif que vit le Pakao depuis plus de 50 ans. Aucun des présidents Diouf, Wade et Macky n’ont jusque-là honoré leurs promesses de campagnes électorales pour répondre à cette demande sociale.

Malgré tout, cette situation perdure, nonobstant l’érection en 2008 de Sédhiou- capitale du Pakao – en Région, entrainant de facto la présence  de grands centres administratifs comme Oudoucar, Marandan, Dianamalary et Dianaba. Monsieur le Ministre, je suis convaincu  que vous êtes d’avis avec moi que l’accès à l’énergie est primordial et préalable à tout développement économique. C’est pourquoi les populations du Pakao réclament du courant électrique en continu pour que leurs enfants puissent apprendre leurs leçons le soir.

Monsieur le Ministre, faute d’électricité, le frigo, la télé, la cuisinière constituent encore un luxe dans les ménages du Pakao. Faute d’électricité, les collégiens du Pakao ne connaissent l’informatique que de nom à l’heure où le monde danse au pas du numérique. Cette localité est donc dans l’urgence sociale et sa jeunesse est impatiente de vivre dans la dignité et le respect.

Le Président Macky SALL, himself lors de sa tournée post-présidentielle de 2012 a été directement interpellé par les responsables politiques et chefs religieux du Pakao. Mais hélas depuis son élection, il n’a pas fait de geste pour réparer cette injustice. C’est pourquoi Monsieur le Ministre, vous devez impérativement  considérer cette doléance  et la prendre à bras le corps. C’est une nécessité, une priorité, pour qu’enfin, les communes du Pakao soient dotées de courant électrique.

Au nom de la population et de la jeunesse de la région de Sédhiou, au nom de tous les acteurs du développement local, nous vous prions, Monsieur le Ministre de faire, enfin, de ce droit des populations du Pakao, une réalité.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, mes salutations distinguées !

Ramadan Mubaarak

Dr. Mamadou CISSE

Coordonnateur des Jeunes de la Région de Sédhiou (JRS)

notre.jrs@gmail.com

Limogeage de Aminata Tall: Réponse au piètre chantage de Monsieur Abdoulaye Fall

Monsieur Fall, j’ai bien lu votre contribution et je comprends parfaitement votre déception. Ce qui relève du normal pour tout proche conseiller qui assiste au limogeage de son mentor. Ce que je ne peux accepter, en revanche, c’est de vous voir comparer l’apport de la directrice de cabinet de campagne de son SEM. Macky SALL à celle de Mme Aminata TALL. Sincèrement, s’il y a quelque chose qui fait sourire ici, c’est votre analyse tirée des cheveux et qui ne peut convaincre que votre propre personne. Pour votre information, Mme Aminata TOURE, en plus d’avoir dirigé le cabinet de campagne du Président Macky SALL a mis en place, conduit et coordonné la collecte de parrainage du candidat de la Grande majorité présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY). Ce travail colossal a permis de recueillir plus de deux millions trois mille (2 300 000) signatures en faveur du candidat Macky SALL. Si c’est cela le chantage dont vous faites état, alors là tout le monde devrait se transformer en maître chanteur pour le triomphe de BBY aux élections municipales à venir. Quid de l’abandon de son fauteuil douillet aux Nations unies ? En tout cas, j’en connais pas beaucoup qui serait prêt à faire ce plongeon. Donc la démarche opportuniste est à chercher ailleurs et surtout du côté de ces responsables muets et qui, pourtant ont bénéficié de toutes les largesses du Président Macky SALL. Contrairement à Mme Aminata TOURE qui n’a, je vous l’informe, jamais quitter le front. D’où ses sorties récurrentes pour recadrer toutes ces grenouilles qui ont toujours voulu « faire aussi grosse que le bœuf » comme dans les Fables
de La Fontaine. En bon camarade, je me garderai de porter une appréciation négative sur le travail de votre mentor Mme Aminata TALL mais si j’ai des conseils à vous donner, ce serait ces mots en wolof, que je tire d’ailleurs du vocabulaire de votre « autre Aminata » : « am gooré, niaak gooré ». Donc rentrer dans les rangs pour, mieux encore aider le PR Macky SALL à atteindre les objectifs de son quinquennat mais surtout pour éviter de vous égarer.
Doudou Diop MBOUP, Membre de la CCR
Coordonnateur du mouvement JRK
Courriel : doux89@gmail.com

Fin de mandat, OFNAC réveille-toi !

C’est la fin de l’année ! Oui l’année politique, fin de mandat, année civile et même fiscale des politiques-politiciens où en pays civilisé les comptes sont faits et les quitus distribués pour bons et /ou mauvais comportements. Au sens propre, récemment ce fut un matraquage sur toute la ligne : Pas un seul un jour où ne lisait-on dans des insertions, la direction des impôts, sabres et faucilles brandis pour des rappels à une mise à jour ,à une régularisation et mise aux normes et à se rapprocher des services fiscaux au risque d’astreintes très… contraignantes. C’est vrai qu’ici, sous les tropiques, le citoyen fiscal se cherche et ne pas payer ses impôts est encore banalisé et ne fait pas encore courir de gros risques. Là-bas sous les latitudes tempérées, pour un petit euro de non déclaré, l’assimilation à un crime est vite franchie et bien des hommes et des femmes surtout politiques ont vu leur carrières brisées et classées si ce n’est la prison. Ici encore du chemin à faire en dépit du rappel à l’ordre…fiscal sans cesse ratatiné, l’on rechigne et traîne les pieds et même s’ingénie à contourner ou à faire évader : Les niches sont nombreuses aussi bien au national qu’au local, les seuls qui payent sont les « badolos » ne pouvant échapper et les fauchés de fonctionnaires plafonnés par le prince (aucun ne sera augmenté :rires) et d’agents de l’Etat qui triment 24/24 et 7/7, le « juti /duty » tous les jours , le sabre coupant à la source. Cette pièce périodique à honorer et à verser dans l’obole nationale est à surveiller de près ,de la sueur de tout le monde, une contribution exigible permettant aussi de suivre la traçabilité des fortunes subites et inopinées ,émergeant comme des champignons. Et comme l’argent appelle l’argent et face à la boulimie en CFA de nos administrateurs et dirigeants , très voraces ,plongeant les deux mains, des garde-fous sont érigés pour éviter les basculements renversants de… RIEN à… TOUT, de lambda à élite …financière. Quiconque donc voulant briguer ou à qui est confié …devra passer ce « sirat » avec des check-points à l’entrée comme à la sortie : Déclaration de patrimoine et l’OFNAC reçoit les livres…comptables. Que de réticences jusqu’à nos jours ! certains avec la bénédiction du prince refusent ce passage au crible et déjà c’est la fin de l’année civile pour eux , la fin du mandat donc et le passage obligé au tamis pour l’inventaire des colonnes. Cela devait remuer et l’effervescence ressentie chez Nafi que dis-je chez …la nouvelle (j’oublie même le nom) tellement cela somnole depuis sa prise de fonction mais… que nenni ! Les vacances et la vacance continuent donnant raison à l’impression d’une coquille vide créée pour amuser la galerie et décorer l’architecture institutionnelle. Les seuls rapports publiés avec un grand retard ont
déclenché l’ire des mis en cause forçant l’office à recadrer le rapport /sondage en perception. Profil ne pouvait être plus bas alors que le job est là avec ces récalcitrants en amont et les attendus en aval pour l’estimation des écarts à l’entrée et à la sortie déjà que le Macky 2 a démarré à la Fast Track . Et d’ailleurs combien sont-ils à quitter tout au long du mandat du fait du décret du prince et dont les comptes ne sont pas encore dressés pour donner corps et âme à l’OFNAC de Mme …(le nom encore ?!). L’hibernation continue et avec… la sinécure avec des sursalaires et autres indemnités et per diem qui mériteraient une auto saisine même de ce grand machin pour paraphraser l’autre en parlant de cette grande machine mondiale. En ce début de règne (mandat 2), l’occasion est bonne pour faire taire ou
se taire madame nafi…que dis-je Mme… ? (nom toujours oublié !)
IBOU SENE KAOLACK

Tensions croissantes entre Washington et Téhéran: la voix du Sénégal devient pressante

Il y’a un an, le président américain Donald Trump retirait les USA de l’accord historique de Vienne sur le nucléaire iranien conclu en 2015 après plus d’une dizaine d’année d’âpres négociations entre Téhéran et les six Etats du groupe « 85 +1″ (les cinq pays membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU: Russie, France, USA, Royaume-Uni Chine et l’Allemagne auxquels s’ajoute l’Union Européenne. Cette décision du Président Trump marqua le retour des sanctions économiques contre l’Iran à travers le commerce du pétrole, du fer, de l’acier, de l’aluminium et du cuivre, bref des principales sources de revenus de la République Islamique. Le peuple iranien qui, sous l’impulsion de l’Ayatollah Khomeini, avait renversé en 1979 le régime pro américain du Chah Mohammad Reza Pahlavi, est depuis cette révolution habitué à l’embargo. Ecoutant religieusement les Fatwas de Seyeed Ali Khamenei, la nation iranienne est devenue résiliente au fil des années et a formé une union sacrée autour du Président Hassan Rohani. Ce qui fait que non seulement ces nouvelles sanctions ont exacerbé le nationalisme du peuple iranien mais les ultraconservateurs les considèrent même comme la preuve du réalisme politique du Président Trump qui va briguer un second mandat l’année prochaine, comme substitut à l’instrument militaire des USA pour ne pas risquer « une baie des moutons » allusion faite à la « baie des cochons » à Cuba où les soldats américains ont vécu une déroute malgré leurs superpuissances. Dans cette bataille psychologique, Washington a déployé dans les eaux du golfe Arabo-Persique le porte avion « Abraham Lincoln » et un navire amphibie du corps des Marines (l’USS Arlington). Certains fondamentalistes iraniens membres des « gardiens de la révolution » appellent à la fermeture du détroit d’Ormuz que l’Iran surveille en permanence à travers des sous-marins. Ce couloir maritime long de 63 km, large de 55km, situé entre l’Iran et Oman est un passage obligé des tankers des États riverains du Golfe qui possèdent près de 60% des réserves mondiales de pétrole. L’attaque par drones d’installations pétrolières en Arabie Saoudite revendiquée par les Houthis du Yémen alliés de l’Iran après que la Fédération des Emirats Arabes Unis ait annoncé le sabotage à des endroits non névralgiques de deux de ses navires aux larges du port de Fujaïrah montre à suffisance à quel point la tension est vive dans la région. Ces actes commis à l’endroit de ces pays proches alliés de Washington sont perçues par des experts comme des avertissements de Téhéran qui voudrait montrer à qui voudrait le savoir sa
capacité de bouleverser la région. D’autant plus que l’Iran dit-ton a noué des alliances avec des groupes en Syrie, en Palestine (Jihad Islamique), au Liban (Hezbollah) et en Irak, suspectés de vouloir lancer des attaques sur des cibles israéliennes et américaines dans diverses parties du Proche et Moyen-Orient. C’est dans ce contexte marqué par des escalades que j’appelle le sénégalais, honorable Mohamed Khoureychi Niass, afin qu’il fasse entendre la voix de la Oumah Islamique en appelant à la baisse des tensions et au dialogue. Sa légitimité vient du fait qu’il est le Secrétaire Général de l’Union Parlementaire des Etats Membres de l’OCI (UPCI) basée justement en Iran et formée par les 57 Etats membres de l’OCI. Donc Excellence Mohamed Khoureychi Niass, porte-voix de la communauté
musulmane, vous avez la parole.

Djily Mbaye Fall, Expert en Coopération Islamique, Président de l’association « Cercle
d’Amitié Sénégalo-Qatari » djilymbayefall@gmail.com

Mimi au Cese: Rien à dire !

La femme qu’il faut à la place qu’il faut, c’est l’impression générale de la plupart des sénégalais à l’annonce du choix porté sur Aminata Touré par le President Macky Sall , de diriger le conseil économique social et environnemental. D’aucuns ont parlé de fidélité et de constance, d’engagement et de courage, d’autres, de compétence et d’humilité, de résilience et de loyauté. Les expressions de satisfaction aussi diverses et variées se résument autour d’une seule et unique impression : le mérite. Cette nomination redonne sans conteste espoir aux responsables et militants du parti , confirme les changements majeurs en cours pour ce second mandat et crédibilise le Fast-Track annoncé par SEM Macky Sall comme mode de gouvernance. Pour celle qui avait inauguré le concept de l’accélération de la cadence et qui a les vertus du travail dans le sang, il est évident qu’elle va redessiner le visage du cese. L’ Apr de Grand Yoff remercie vivement SEM Macky Sall pour le choix porté sur Mimi Touré et lui renouvelle son engagement et sa détermination, pour la réussite de son second mandat. L’Apr félicite l’ancienne premiere ministre et lui souhaite plein succès à la tete d’une institution aussi prestigieuse que le CESE.

Fait a Dakar le 16 Mai 2019
La coordination
Cheikh NDIAYE

Fast track vous avez dit, M. le Président ?

On est loin des périodes de promesses électorales, mais aujourd’hui nous sommes bien entrés dans l’ère du concret avec le fameux « Fast Track » de son excellence, Mr Macky Sall. Des slogans on a en eu pour notre grade oui allant du yonuu Yokouté au PSE, et là force est de reconnaitre que le nouveau gouvernement est beaucoup plus outillé que ces précédents. Au Sénégal, c’est vrai que les gens ont plus habitude d’attendre que d’agir mais avec cette jeunesse incarnée par le nouveau ministre, Mr Abdou Karim Fofana le tout nouveau ministre de l’Urbanisme du logement et de l’hygiène publique, on peut espérer mieux. Non ceci n’est pas de la publicité mais juste un constat et un hommage à une personne d’un humanisme et d’une simplicité rarement porté par un homme d’État qui a montré ses preuves en un temps record à l’Agence de Gestion du Patrimoine Bâti de L’État avec la réalisation des sphères ministérielles de Diamniadio. Ce Sénégal a besoin de sang neuf encore et encore, et les jeunes seront au tournant car la gestion des ressources minières nous incombent tous et toutes obédiences politiques confondues. Allons vite mais sereinement car le laxisme est encore une gangrène à éliminer dans notre administration tant chérie mais qui nous a plus causé du tort que du bien. Fast track oui mais ensemble mais juste la mouvance présidentielle, Fast track oui mais pour un meilleur Sénégal et un désengorgement de la capitale vers Diamniadio ville futur. Il est de notre devoir d’accepter les critiques constructives et prêter une oreille attentive aux besoins des sénégalais pour ce second et dernier mandat. Respectons déjà les choix des hommes et la légitimité de nos institutions car c’est seulement comme ça que l’on atteindra un niveau raisonnable de développement.

Cessons les railleries et pour une fois poussons tous vers la même et seule direction car si les choses marchent au sommet alors cela se fera sentir chez le citoyen lambda. Il est uniquement l’heure de travailler et la politique viendra après car il est bien de préciser de trop d’abondance apporte que nuisance. Souhaitons à ce nouveau gouvernement tout le meilleur du monde et mettons-nous au travail car un peuple uni peut soulever des montages alors moi je me permets d’y croire encore et encore.

Adama   DIAW dit DIAW FARA

Agent du Ministère de l’Urbanisme du Logement et de l’hygiène Publique

Maildiawfara85@gmail.com

Direction Du Protocole Des Affaires Étrangères: COD Secret! (Pathé Mbodje)

Sauf peut-être avec l’ambassadeur de Cuba, en décembre 2017, personne n’a souvenance d’une intervention publique de Chérif Oumar Diagne au Sénégal. Encore moins de l’avoir vu organiser personnellement une cérémonie d’adieu à un ambassadeur.

 

Depuis son arrivée à   la  tête à la direction du Protocole du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, l’ambassadeur Chérif Oumar Diagne, Conseiller des Affaires étrangères principal de classe exceptionnelle, s’est voulu d’une discrétion sans égale : jamais un mot, jamais un geste de trop.

 

Si quand même, sur le même chapitre du départ, avec celui dont il est coreligionnaire et camarade de promotion : le 13 mars 2018, l’ambassadeur Chérif Oumar Diagne, ami et condisciple de l’auteur, est revenu sur le mérite du ministre Mankeur Ndiaye d’avoir écrit sur leur bien commun, La Place, autrement dit le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. Ils y étaient ensemble depuis trois ans, le ministre ayant quitté avec le gouvernement Dionne II de septembre 2017 et ayant pris du recul pour rassembler ses souvenirs.

Chérif Oumar Diagne a en effet le culte de l’amitié, qu’il cultive dans le bonheur comme dans le malheur ; et quand on se penche sur son long cursus, on devine aisément le nombre de ses compagnons de route : de l’enseignement secondaire  au lycée Blaise Diagne aux études supérieures au Canada avant l’École nationale d’Administration et de la Magistrature(Énam), la route est longue, parsemée d’embûches ; il en garde le meilleur, dans la joie comme dans la peine. Il assume ainsi l’histoire ancienne et récente, comme lors des obsèques du Premier minitre Habib Thiam de Dagana où il marquera sa présence par une discrétion qui lui va bien.

Pétri de culture, tombé par hasard dans la documentation et l’archivage, il est passé maître dans l’art de la  codification, c’est-à-dire de tout savoir, de tout enregistrer, de donner une identité à tout, de classer selon la valeur et, en bon administrateur, d’en dévoiler le minimum possible.

 

Tombé sous le charme du Protocole comme on entre en religion, il a malgré tout tenu à affûter ses armes sur le terrain de la diplomatie dans cette Afrique de la royauté Ashanti avec juridiction au Bénin d’un légendaire Christophe et Nicéphore Soglo.

Chérif Oumar Diagne a la haute main sur le protocole d’État et les manifestations internationales auxquelles participe le Sénégal ; son titre officiel est sans équivoque à ce propos : Ambassadeur, Directeur du Protocole, des Conférences et de la Traduction au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur.

Le culte du secret est la loi du milieu : c’est de ce même cercle qu’est parti Ousmane Tanor Dieng au milieu des années 80, jeune conseiller diplomatique, auprès du président Abdou Diouf ; on le connaît aussi digne détenteur de secrets qu’il n’a jamais trahis, même au plus fort de l’adversité avec Me Abdoulaye Wade. Bien au contraire.

La diplomatie, tout un art…du secret !

Pathé Mbodje

J’ai fait un tour à l’abattoir de Tivaouane mais la situation est déplorable !

Les bouchers étaient en grève il y aa quelques mois pour dénoncer cette situation hideuse de l’abattoir. Lorsque nous avons franchi les lambeaux de murs délabrés, une odeur nauséabonde nous envahit !les vers de terre mêlés au sang fermenté :le décor est sans appel. La mairie qui reçoit les taxes municipales ne fait rien pour rendre ce lieu d’où provient toute la viande consommée par les habitants de la commune praticable. Un vrai problème de santé public se pose ! Tivaouane mérite un abattoir digne de son nom ,les cérémonies religieuses y sont fréquentes et les
risques d’abattages clandestins réels.

Alioune Badara Mboup membre de FRAPP FRANCE_DÉGAGE

Ferdi. Dans tous ses… jusqu’à la… nationalité !

Il y a lieu de se poser ces questions et surtout cette question : Qu’est –ce qui a amené le lion FERDI (en majuscules SVP !) à rugir de cette sorte ? Un homme dans le sens noble et altier du terme , qui force respect et salut militaire, un homme de devoir et de chantier, qui ne lésine pas pour défendre le drapeau national là où le devoir l’appelle. De cette génération de 2000 Corée/Japon fortement gravée dans le mémoriel collectif, il émerge de par son sérieux et son engagement : quand il s’agit de travailler et de monter au four, il fonce tête baissée, le souci : l’exécution de la commande et le reste après. C’est cela Ferdi. Et cela nous a valu plusieurs satisfecit et l’emblème national hissé toujours haut du temps où il était dans les rangs. Pas un génie du ballon mais là où il était par devoir et par consigne, il n’a jamais failli et tirait du fond et du tréfonds pour offrir le meilleur de lui-même à l’appel de la nation. Cette gagne qui fait toujours défaut, il (FERDI) l’incarnait , c’était lui-même la gagne et cela irriguait tout son bataillon de 2002. Et mieux pour un bon legs et une meilleure transmission de ce sang de battant qui se raréfie et se dénature avec d’autres couleurs diluantes, l’homme était à préserver pour les teams à venir d’où son maintien aux cotés des différents coachs pour cette symbolique. Voilà en résumé ce FERDI, notre FERDI national, fierté de tout un peuple ! du Nord au Sud , d’Est en Ouest , Ferdinand est très national pour ne pas dire nationaliste. Maintenant comment un tel Jambar peut –il imaginer de tels propos et les émettre :« …renoncer à ma nationalité de sénégalais » Que l’ont-ils fait ? Que l’a-t-il fait ? Qui ? Quoi  pour déclencher ce sentiment de révolte et de reniement ? Mettre sur la table et
sur la place publique de tels propos méritent un « taxw set lu «  d’urgence. Oui Ferdi n’est pas comme les autres (les autres …raillez !) mais Notre Ferdi n’est pas n’importe qui et mérite qu’on s’attarde sur son sort et au plus haut niveau vivement les notes d’informations horizonto-verticales pour cerner le problème. Ce cri du cœur d’un cœur d’un lion doit être entendu et décodé illico presto. Sans aucune présomption ni parti pris dans cette affaire, mais les contours pris imposent un traitement d’urgence : Nous ne sommes pas loin d’un psychodrame et ce rugissement résonne encore surtout que lui, toujours en véritable sé…né…ga…lais après de durs labeurs et économies sur les terrains torrides et âpres du laborieux foot a décidé de revenir pour investir dans son Sunugal. Combien sont-ils, jeunes footballeurs, dont les dossiers et les décisions dépendent de la suite de cette affaire. Vivement un tirage au clair et il y va de la pub. du pays, de la destination Sénégal de plain-pied dit-on dans le fast track. Ce dossier FERDI doit être un exemple dans la traduction de ce fast track , cette clameur, autre du macky 2.
IBOU SENE KAOLACK

Démystifier les postes de nomination au Sénégal

Malgré l’argumentaire avancé relatif au poids de puissants lobbys qui auraient empêché le ministre Nicholas Hulot à mener des actions fortes qui auraient permis à la France et à l’Europe de changer positivement leur rapport à l’environnement pour une écologie globale plus durable, force est de reconnaître que le tour de greffage par son insertion dans le gouvernement d’Edouard Philippe n’a pu résister au temps du management public et de ses réalités en France. Le modèle de management publique adopté par la France et copié par ses anciennes colonies francophones dont notre pays le Sénégal, ne favorise pas, pour la plupart du temps, l’insertion réussie dans les gouvernements et autres postes de directions nationales des « technocrates experts » qui ont l’habitude d’évoluer dans les organisations internationales ou dans le secteur privé national ou international. L’expérience de Tidiane Thiam (actuel Directeur général du Crédit suisse), dans la dernière partie de la décennie 90 en Côte d’Ivoire, en est un parfait exemple. La courte expérience de Makhtar Diop (actuel Vice-président de la Banque mondiale) dans le gouvernement de Moustapha Niasse sous le président Abdoulaye Wade au début des années 2000, en est une autre illustration pertinente. L’analyse du cas du Sénégal montre clairement que le greffage des « technocrates experts »
internationaux ou du secteur privé dans les gouvernements successifs, à quelques exceptions près, n’a jamais fonctionné comme l’auraient souhaité les présidents qui se sont succédé au pouvoir. Cela est liée d’une part au manque de performance du système de management publique en place dans les pays francophones en général, et d’autre part au manque de préparation de ces « technocrates experts » face à des procédures particulièrement rigides et difficiles à changer ou améliorer pour une meilleure performance publique. Or la France qui est aujourd’hui devenu un partenaire technique, financier et économique, et ses anciennes colonies, considèrent l’idée de management publique telle que confinée dans son sens le plus strict et bureaucratique, notamment que « Le management n’est pas une technique neutre mais une activité indissolublement liée à la politique » au sens de Pollitt et Bouckaert. Ou bien que « Le management entraîne les individus selon la logique des quatre fonctions qui jadis résumaient la tâche militaire : organiser, coordonner, commander, contrôler » selon Dominium Mundi, ou encore que « le management public désigne l’activité d’un dirigeant, à quelque niveau qu’il se situe, chargé d’encadrer et
de diriger plusieurs salariés » selon la définition de « Alternatives économiques ». L’avortement répétitif de cette tentative d’insertion de technocrates issues du privé et des organisations internationales dans le gouvernement n’est plus à démontré. Au Sénégal, la dernière en date est l’expérience gouvernementale de Dr. Abdoulaye Seck au ministère de l’agriculture. Ce brillant chercheur qui a fait ses preuves dans les organisations internationales, et qui a poussé le gouvernement dès son entrée en fonction en 2013 à lancer son ambitieux « programme d’autosuffisance en riz en 2017 » n’a pu atteindre ses objectifs à cause de plusieurs facteurs parmi lesquels la lourdeur administrative et le manque de coordination entre une approche nouvelle qu’il voulait instituer et le niveau de capacités des directions de l’agriculture en place. Au finish, même pas un seul gramme de plus n’a été augmenté sur lerendement du riz et le Sénégal n’est pas autosuffisant en riz malgré la communication à outrance sur des chiffres douteux de production et de rendement agricoles. Le cas de Youssou Ndour aussi mérite de s’arrêter. Il n’a pas beaucoup duré dans le premier gouvernement du Président Macky Sall comme Ministre de la culture, car formaté dans le secteur privé et figure de proue dans le secteur des médias et de la communication. Il n’a pu survivre malgré qu’il soit une star culturelle mondiale. Aussi, cette tentative d’insertion des technocrates issus des organisations internationales et du secteur
privé comme des ministres dans le gouvernement ouvre la porte grande à ce que j’appelle « la surenchère du poste ministériel » qui devra être mieux creusée par les spécialistes en science politique. En effet, les experts internationaux et du privé qui ont généralement beaucoup de moyens vers leur retraite, utilisent souvent ce butin de guerre pour soit s’ériger en candidats à des élections ou impressionner le camp du pouvoir lors des élections, avec pour seul but d’atterrir à un poste de responsabilité au pays. N’eut été la loi controversée sur les parrainages lors des dernières élections présidentielles, on en aurait compté des dizaines de ces candidatures à la présidentielle. Les élections présidentielles de 2019 ont vu beaucoup de ces technocrates déferler avec des mouvements ou comités
de soutien en injectant des ressources immenses dans les élections pour attirer l’attention sur eux et probablement gagner un poste juteux après les élections. Cette irruption de l’argent et de comités de soutien innombrables dans les élections contribue grandement à fausser le jeu démocratique notamment qui demande un rôle plus important des partis politiques et leurs instances, ainsi qu’une société civile plus indépendante vis-à-vis de l’exécutif. D’autres technocrates et experts ont préféré rester dans le secteur privé même s’ils peuvent être utilisés comme des conseillers ponctuels pour faire avancer le pays. J’en citerai Sérigne Mboup, brillant manager dans le secteur privé au Sénégal, grand investisseur et président de la chambre de commerce de Kaolack, qui malgré son potentiel politique est résolument resté dans son secteur. Sa contribution est immense dans la mobilisation des investissements et le développement du secteur privé national pour une participation domestique plus significative à la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE). Un autre exemple est le cas de Cheikh Yerim Seck. Cet expert du développement qui a travaillé dans des institutions internationales dans la sous-région, avant de devenir brillant journaliste à Jeune Afrique, avait un potentiel énorme pour devenir ministre de la communication sous le régime du Président Abdoulaye Wade, mais avait préféré investir dans le secteur privé et créer des centaines d’emplois dans des niches comme les médias et la culture. Le cas de Madiambal Diagne est aussi à méditer. Malgré sa connivence avec le pouvoir, il a toujours adopté une position de journaliste chevronné qui continue de faire des analyses pertinentes sur l’actualité politique du pays. Momar Diongue peut aussi être cité ici comme excellent expert dans le secteur des médias et de la communication, mais qui a préféré rester journaliste exceptionnel au Sénégal évoluant dans le secteur privé. J’ai pris ces exemples parce que ces personnalités sont en vue dans le pays. Il y a des milliers d’autres exemples qui pourraient certainement être cités. Alors, que faire pour mieux utiliser les ressources humaines disponibles à tous les niveaux sans une inflation politicienne dans les nominations et une perversion du jeu démocratique ? Les postes au gouvernement ou les autres postes de nomination ne sont pas les seules places où on
peut servir son pays. Il faudrait qu’on avance vers la démystification des postes de ministre et autres nominations dans des directions au Sénégal. Tout le monde ne peut pas être ministre ou directeur général. A chaque fois qu’un Directeur général ou un ministre est démis, il se met à remobiliser ses troupes pour menacer ou impressionner ceux qui nomment et dénomment. A chaque fois qu’on nomme un nouveau ministre ou directeur, au lieu de travailler, c’est plutôt la bamboula, les célébrations, les meetings de remerciements, les fêtes dans leur localité pour célébrer la nouvelle manne et remercier les parents, Dieu, le Président, les amis et les supporters. Il faut qu’on s’émancipe de cette mentalité au Sénégal pour un management public et une gouvernance des ressources plus crédibles. Une option serait de laisser les experts internationaux et les technocrates du secteur privé à leur place et les utiliser dans un « roster » avec possibilité de les mobiliser ponctuellement (maximum trois à six mois) de quelques bords qu’ils soient, en accord avec leurs organisations pour régler des problèmes précis et retourner à leur place quand ils auront fini leur travail. Il faut plus aller vers la mise en place de « think tank » ou des comités techniques d’experts sur des sujets prioritaires précis ou pour démarrer et lancer de grands programmes phares. Une ligne de financement pourrait ainsi être dégagée pour cela à chaque fois que besoin sera. Cela donnerait la possibilité d’avoir à disposition une mine d’expertise sans être obligé de les insérer dans des postes de nomination. Cette pratique qui se fait dan anglophones en Afrique a fini de montrer des résultats très positifs dans le management public. Les postes de nomination seraient ainsi réservés en priorité aux hommes et femmes politiques et les fonctionnaires de haut niveau les plus brillants qui connaissent très bien leur secteur, et cela en assurant en même temps une dépolitisation de l’administration publique qui sera ainsi plus patriotique. Ainsi, seul quelques postes stratégiques très sélectifs tournés vers l’extérieur et des secteurs de pointe nécessiteraient le recours à des technocrates de l’international et du secteur privé pour des nominations.
Dr. Abdourahmane Ba

Dialogue chez le Macky: Madagascar dans le panier !

A ce rythme notre cher Sénégal risque de fermer la marche ou d’être ravalé dans les  profondeurs très loin du podium des grandes démocraties, celles –là en marche et mutation d’un pas ferme vers les standards mondiaux. Pour un pays taxé très tôt et c’était vrai de leader en matière de vécu et de consolidation des acquis démocratiques, la roue commence à se détourner et avec, la rose des vents de… poupe. D’autres jeunes pousses pointent et émergent damant le pion au très respecté Sénégal. L’histoire est là rappelant des pays dictatoriaux et totalitaires avec à leur tête des tyrans et dinosaures qui ont réprimé et tué sans gants et sans états d’âmes. En ce même moment, dans ces contextes de répression disproportionnée ailleurs, ici au Sénégal , l’ère était au multipartisme intégral et à l’expression plurielle de toutes les opinions. Si ailleurs toujours, la démocratie était bloquée avec point d’alternance, le Sunugal fêtait sa 1ère. En matière de médias, le Sénégal, encore très loin de ses pairs libérait plusieurs voix avec une presse privée sans censure. Inimaginable dans d’autres contrées où c’était et même c’est encore le règne d’une mono voix, de la toute puissance du média d’Etat, le seul à écouter et à voir et qui a pignon partout dans le pays pour lancer ses décibels propagandistes. Voila la dichotomie et le schéma manichéen qui pouvait continuer pour démontrer le hiatus entre le Sénégal et les autres sans xénophobie. Mais… comme qui dirait en dormant sur des lauriers, le rattrapage est là : De jeunes démocraties se sont essayées et ont dépassé même le très coté indicateur dit de   «  l’alternance ».Les sentiers très ordinaires sont battus et certaines normes bousculées et des TDR réécrits. Et dans ce sillage, des innovations sont notées pour d’autres conquêtes et acquis devant relever la barre et inscrire davantage les régimes politiques dans cette quête permanente d’une démocratie achevée. C’est le pari que sont en train de réussir des pays
comme Madagascar avec des réponses hardies manifestant ainsi un courage politique sans faille. Au moment où le parti se confond avec l’Etat, la grande île marque la démarcation : A 3mois des élections,le président en exercice démissionne et laisse le siège au président du sénat. Que de démocratie et de recherche d’égalité et d’éthique. Tous les moyens dits de l’Etat sont remis à qui de droit et les candidats a priori sur la même ligne de départ : il faut oser le faire. Ici chez Senghor, diouf et wade et macky, la confusion est totale et quand le candidat sortant se déplace, c’est toute l’armada étatique qui est en mouvement bafouant et écrasant tout alors que ,alors que…il est candidat comme les autres. Bravo à Madagascar et le bonus c’est une alternance réussie avec la présence du perdant au second tour lors de la prestation de serment du vainqueur : un vainqueur qui n’est pas le sortant. Que de recettes et des gages d’une évolution démocratique pour un pays qui a connu le monopartisme et la quasi dictature. Ici chez Lat dior, l’heure est encore à la parole et les grandes réformes démocratiques consolidantes attendent encore. Peut-être à mettre dans le panier du dialogue mackien!
IBOU SENE KAOLACK

De quoi l’opposition sénégalaise a-t-elle peur?

Une fois encore l’opposition de mon risque de rater le rendez-vous avec l’histoire, en refusant de saisir cette main tendue du Président de la république.
Au pays de Elhadj Oumar Tall,de Cheikh Ahmadou Bamba M’backé,de Elhadj Malick Sy,de Limamoulaye,de Baye Niasse,du Cardinal Thiadoum ,de Bouh Kounta etc,on a l’habitude de dire que »kula wo bula joxul waxla ».Alors il est important de déférer à cette convocation du président,pour un dialogue politique,sincère et productif.Mais malheureusement cette opposition de confrontation,de contestation et nihiliste trouve toujours les moyens de faire de la politique de la chaise vide.J’estime que ces conditions posées,comme la libération de Khalifa Sall et la grâce présidentielle pour Karim Wade,peuvent être discutées ,lors de cette concertation.Néanmoins la révocation du Ministre de l’intérieur me paraît non négociable,cette décision appartient au Président et non dictée par un groupe ou une personne qui n’a aucunement les prérogatives de nommer ou de limoger.Et ce n’est pas la première fois que l’opposition récuse une personnalité choisie pour conduire une concertation,le cas de l’ambassadeur Tall est très récent.
En fait depuis son accession à la magistrature suprême en Mars 2012,le Président Macky Sall a fait dix neuf(19)appels au dialogue.Ainsi il perpétue une longue tradition qui a permis à notre « sunugal »d’échapper aux coups d’état et autres conflits armés qui ont ensanglanté l’Afrique ,de l’indépendantce aux années 90.Cette tradition de dialogue a également abouti au code consensuel de 1992 qui nous permis d’avoir une alternance démocratique en 2000.Mais hélas l’opposition est toujours dans la fuite en avant,avec des arguments souvent fallacieux.En fait pour dialoguer,il faut être à plusieurs.Mais la seule volonté d’un homme ne suffit pas pour installer un dialogue permanent,inclusif et bénéfique pour la bonne marche du pays,comme qui dirait « Une seule hirondelle ne fait pas le printemps ».Il faut une opposition de propositions,responsable et patriote qui élève le débat afin de répondre présente à cet énième appel de la patrie et de défendre ses positions avec détermination et souplesse,dans le seul but de faire triompher notre démocratie.
Le Sénégal,patrie du père Léo(Léopold Sédar Senghor)est un pays de dialogue(waktane) et de consensus(maslah).Je pose la question à l’opposition,au sénégalais lambda; le destin politique de Khalifa Sall, de Karim Wade ou d’un autre chef de parti ou de coalition,est-il plus important que le devenir des 15 millions d’âmes de cette belle nation bénie de Dieu?Je crois que la réponse coule de source.
Il est plus qu’important que les acteurs politiques discutent et trouvent un consensus fort sur les termes de référence notamment:
-La date des élections locales
-Le système de parrainage,notamment les modalités d’organisation et la caution pour les locales.
-Le statut du chef de l’opposition.
-L’Acte 3 de la décentralisation qui a enfanté le Code général des collectivités territoriales.
-Les réformes institutionnelles et administratives.
 -Le dialogue peut également porter sur d’autres questions soulevées par l’opposition.
Et j’estime que quelques soient nos positions,nos ambitions et nos états d’âme,il faut dialoguer,beaucoup dialoguer,toujours dialoguer et encore dialoguer. Car la paix ,la sécurité et le développement économique et social durable et inclusif vaut tous les sacrifices.
À bon entendeur salut.
Bocar Coulibaly, enseignant à N’dioum.

Le pseudo-indice de l’émergence des agents du Bureau de la prospective économique (BPE) du Sénégal

Nous sommes un peu confus lorsque nous avons lu dans la presse un article dont les auteurs sont Moubarak Lo et al. du Bureau de prospective économique (BEP) titré : « Construction d’un indice pré-émergence pour le Sénégal ». Malgré le fait que le titre montre bien que ceci est spécifiquement pour le Sénégal, le texte commence pompeusement par « L’objet de ce travail est de construire un indicateur qui synthétise et suit le niveau de compétitivité et d’attractivité des pays africains pour l’atteinte de l’émergence économique. » Donc, ce n’est pas pour le Sénégal seulement que les auteurs tentent de construire cet indice, mais bien pour tout le continent africain. Le BPE, tout seul (même avec de brillants statisticiens) n’en a pas les compétences, ne peut pas sortir par tour de calculs un indice depuis un bureau au Sénégal et l’imposer à tous les pays africains. Il faut savoir raison garder. Le texte dans sa dernière partie, affirme aussi de façon péremptoire : « L’analyse du résultat révèle qu’en 2016 seuls l’Afrique du Sud, l’Ile Maurice et le Maroc satisfont aux conditions d’émergence économique. En 2016, le Sénégal est classé 7ème sur un échantillon de 40 pays africains avec un taux de réalisation de 47%. Le pays a réalisé des bonds entre 2005 et 2010 passant de 42% à 45% et entre 2010 et 2016 (+2 pts) tandis que la hausse est de 1 point entre 2000 et 2005. »
Sur quelle base une structure publique rattachée à la primature au Sénégal s’adjuge-elle le droit et la capacité de créer un indice continental sans aucun compromis avec les parties prenantes concernées et les institutions compétentes sous régionales et régionales, et se permettre de classer les pays africains sur une échelle fictive d’émergence économique en offrant gracieusement la septième place au Sénégal ? Ce n’est pas du tout le rôle du BPE du Sénégal qui devait plutôt s’occuper à suivre les progrès au Sénégal et dégager des pistes pour l’atteinte des résultats fixés par le gouvernement dans son PSE par des études et analyses plus pertinentes et plus ciblées sur les priorités du pays. D’autant qu’il y a des structures spécialisées et organisations sous régionales et régionales dédiées et qui travaillent déjà sur un indexe consolidé pour mesurer l’émergence. Travail que les auteurs n’ont même pas voulu citer dans leur article, soit par ignorance, soit volontairement pour mieux positionner leur théorie. Les auteurs du BPE, pour justifier leur rhétorique, font référence aux soi-disant insuffisances qu’ils notent dans les indicateurs de Doing Business, de CPIA de la Banque mondiale (Evaluation des politiques et des institutions en Afrique), et du CPI du World Economic Forum (Consumer price index), alors que ces indicateurs n’ont pas pour objet de mesurer spécifiquement le niveau de l’émergence d’un pays. Et de façon soudaine, les auteurs affirment que leur indice qu’ils viennent de créer ainsi dans leur laboratoire situé quelque part à Dakar, va compléter « l’indice synthétique d’émergence économique (ISEME) et à celui de la qualité de vie construits par Moubarack Lo et d’autres auteurs. » Personne ne connait ces indicateurs, où sont-ils publiés ? Depuis quand les utilise-t-on pour classer les pays ? Quelles institutions les utilisent ? Voilà ce que l’on appelle un indice de café de quartier. Le seul projet d’indicateur valide qu’on connaît à date est l’Indexe de l’émergence en Afrique (IEA) validée par le NEPAD, qui tente de mesurer l’émergence en Afrique et qui est aussi validé par l’Observatoire de l’émergence en Afrique (OEA), et le Pôle de recherche sur l’Afrique et le monde émergent (PRAME), avec Olivier Mbabia et Mamoudou Gazibo, auteurs réputés sur la thématique de l’émergence, internationalement reconnus. J’invite les auteurs du BPE à les lire attentivement avant de s’avancer sur des terrains glissants (http://www.prame.umontreal.ca/Index%20_emergence_Afrique_2017_Gazibo_Mbabia.pdf}. Contrairement à l’approche micro-économique des auteurs du BPE Sénégal, les auteurs de l’IEA essayent de construire leur indicateur comparatif avec quatre grands ensembles décomposés en sous dimensions que sont : 1- Politique (stabilité démocratique, leadership, intégrité de la bureaucratie, corruption, gestion publique, et appareil de sécurité), 2- Economique (croissance du PIB, infrastructures, climat des affaires, secteur rural, diversification, et qualité de l’intégration régionale), 3- Développement humain (indice d’éducation, émigration des personnes qualifiées, ratio emploi-population, taux de participation des femmes à la population active, et taux d’alphabétisation), et 4- Société (dépense en sante -% du PIB, espérance vie à la naissance, accès à l’eau potable, accès à l’électricité, protection de
l’environnement, et inégalité de revenu – indice de Gini). Voilà l’index le plus reconnu aujourd’hui en Afrique pour mesurer l’émergence des pays. Je ne rentrerai pas ici dans les détails statistiques et économétriques qui montrent que sa validité et sa couverture ne sont en rien comparables au pseudo-indice des agents du BPE. Cheikh Anta Diop disait que l’évolution et les sciences ne réempruntent jamais les mêmes chemins déjà complétés. Si les agents du BPE veulent contribuer au débat ou à la recherche sur les indices de l’émergence, ils doivent bien prendre en comptent les travaux de PRAME validés par le NEPAD et commencer leur contribution à partir de là, amener des améliorations ou des critiques, non commencer par réinventer la roue. Il y a toujours des améliorations possibles dans les travaux du PRAME, et de brillants économistes comme Moubarak Lo peuvent bien y contribuer positivement au lieu de travailler en silos. Karl Popper disait que la réfutabilité est une force pour les théories scientifiques. Par ailleurs, le
dernier classement de l’émergence effectué en 2017 en utilisant l’IEA montrait que les dix premiers pays les plus émergents en Afrique venaient dans l’ordre : Maurice, Afrique du Sud, Seychelles, Botswana, Cap-Vert, Rwanda, Ghana, Tunisie, Namibie, et Maroc. Le Sénégal venait à la 15ieme place et avait surtout des problèmes au niveau des dimensions Economie, et Développement humain. Si chaque pays se mettait à créer son propre indice, comment la comparabilité serait-elle possible ?
Dr. Abdourahmane BA

Bicentenaire de la date de signature du Traité de Ndiaw, début de la colonisation du Sénégal

Mercredi, le 8 mai 2019 sera le bicentenaire de la date de
la signature du traité dit traité de Ndiaw conclu entre la
France et «Brak et les principaux chefs du royaume du
Waalo pour la formation d’établissement de culture dans
leur pays»

en ce début du XIX eme siècle plus précisément, le 18 juin
1815, s’était déroulée en Belgique la bataille de Waterloo
opposant les armées napoléoniennes et celles des Alliés,
composée principalement de Prussiens, de Britanniques et
de Néerlandais. Elle se termina par la victoire décisive
de ces derniers .Ce fut la chute de l’empereur Napoléon
1er et le début de la restauration, le roi Louis XVIII fut
installé sur le trône de France.
Le traité de paix de Vienne qui fut signé entre la France
et l’Angleterre avait une clause qui stipulait la
rétrocession des possessions coloniales françaises au
Sénégal. L’Angleterre acceptait de remettre les comptoirs
de Gorée et de Saint louis (qu’elle occupait de 1809 à
1817) aux français à la condition qu’ils abandonnent la
traite négriére.
Ce ne fut guère par philanthropie que l’Angleterre adopta
cette politique abolitionniste mais pour ses intérêts
mercantilistes. On était au début de la révolution
industrielle en Angleterre, la machine à vapeur était en
train de remplacer la force de travail humaine ou animale.
L’Angleterre nouvelle puissance dominante industrielle,
préconisait l’abolition de la traite négriére, afin de
trouver des débouchés pour sa production de machines.
La traite abolie, la France trouvait plus rentable
économiquement d’acquérir des terres de cultures en
Afrique et d’y faire cultiver du coton et de la canne à
sucre que de transporter des négres dans les plantations
en Amérique.

Le Baron Portal, Ministre des Colonies du Roi nomma le

2
Colonel Julien Schmaltz gouverneur du Sénégal et le
chargea d’appliquer cette nouvelle politique en lui
allouant un budget de 11 233 358 francs pour la période de
1818 à 1824.

Le 17 juin 1816 de l'île d'Aix, une flottille composée de
la corvette "l’Echo", de la flûte "la Loire" et du brick
"l’Argus" et de "La Méduse" ayant à son bord plus de 400
passagers appareilla sous les ordres du commandant Hugues
Duroy de Chaumaray, avec à son bord le futur Gouverneur du
Sénégal, le colonel Julien Désiré Schmaltz accompagné de
sa femme de leur fille, de scientifiques, de soldats et de
colons.
L'inexpérience de l'équipage, provoqua l'échouage de la
Méduse sur le banc d'Arguin près de la ville de Nouadihbou
sur la côte mauritanienne. Ce tragique naufrage inspira le
célèbre tableau du Louvre ‘le radeau de la Méduse ‘
Le colonel Julien Désiré Schmaltz après de multiples
péripéties à travers le désert mauritanien avait réussi
avec sa suite à gagner à pied le comptoir de Saint Louis
ou il prit ses fonctions de gouverneur du Sénégal.
Le Colonel Julien Schmaltz après moult démarches
infructueuses au Cap-Vert et au Fouta porta son choix sur
le royaume du Walo pour ses projets de colonisation
agricole. Dans une lettre adressée au Baron Portal
Ministre des Colonies, le 4 septembre 1819 le gouverneur
Schmaltz disait ceci « J’ai toujours soigneusement observé
les pays que j’ai parcourus et je n’ai pas vu de plus
beau, de plus propre à de grandes entreprises que le
Sénégal. Les bords du Gange ne m’ont point paru plus
fertiles que ceux de notre Fleuve et je n’ai le moindre
doute d’y réussir les cultures qu’on y voudra.»
En ce début de XIX éme siècle le royaume du Walo affaibli,
sortait d’une longue guerre civile opposant les familles
matrilinéaires des Dyoss ,Loggar et les Tiédiecks .
La partie septentrionale du Royaume du Walo qui se
trouvait sur la rive droite était occupée par les Maures
du Trarza qui faisaient de fréquentes incursions sur la
rive gauche et les différents Brack Kouly Mbaaba DIOP et
Sayoodo Yacine MBODJ qui se succédèrent furent obligés de
payer des tributs aux émirats maures.

3
Au début du règne du Brack suivant, Amar Fatim Borso
MBODJE, une guerre civile opposait au Trarza, l’héritier
légitime de la couronne M'hammed, fils du défunt Emir Ali
Kouri, à son cousin l’usurpateur l’Emir Amar Ould Mokhtar.
Ce qui atténua la pression militaire maure sur le Walo et
une alliance avec le comptoir de Saint louis devenait
opportune.
C’est dans ce contexte ,qu’après deux jours de négociation
le 8 Mai 1819,à bord du navire l’Isère ancrée sur le
fleuve Sénégal en face du village de Ndiao, au nom du roi
de France le Colonel Schmaltz signa avec le roi du Walo le
Brack Amar Fatim Borso MBODJE et 28 principaux chefs du
pays dont : le Diawdine Madiaw Xor Aram Bakar DIAW, le
Béthio Sakoura DIOP, le Maalo Ndiack Ndongo DIAW , le
Diogomaye Ndiack Arame Kélar DIAW ,le Mangass Boubakar
Daaro MBODJ,le Maarosso Fara Khouriyaye MBODJ,le Beurty
Yérim Salma MBODJ,le Diombanakh Mangoné Boly MBODJ,le Beuk
Negg Ndiourbel Birame Coura DIAGNE le 8 mai 1819 le traité
dit Traité de Ndiao «… pour la formation d’établissements
de culture dans leur pays ». dont voici quelques extraits
:
bicentenaire de la date de la signature du traité dit traité de Ndiaw
Désirant établir entre eux union parfaite, paix et amitié
constantes et ouvrir de nouvelles relations desquelles il
puisse résulter des avantages réciproques tant pour la
France que pour le pays du Waalo ; sont convenus des
articles suivants:

Article 1er : Le Roi Amar Fatim Borso , les chefs ci-
dessus et tous les autres invitent le Commandant pour le
Roi et administrateur du Sénégal et dépendances à diriger
les sujets de sa Majesté E.C sur les terres du du Waalo
pour y former conjointement avec le concours des habitants
indigènes des établissements de culture dans toutes les
positions qui lui paraitront les plus avantageuses
Article 2: En conséquence de l’article ci-dessus et pour
son exécution le Roi Amar Boye , les chefs ci-dessus
dénommés et tous les autres s’obligent et promettent de
céder ,remettre, et transporter à S.M le Roi de France en
toute propriété et pour toujours , les iles et toutes

4
autres portions de terre ferme du Royaume du Waalo qui
paraitront convenables au Commandant du Sénégal , pour la
formation de tous établissements de culture qu’il jugera à
propos d’entreprendre dès à présent et par la suite, les
dites cessions faites en retour de redevances ou de
coutumes annuelles qui seront déterminées ci-après. En
considération du désir qu’ils ont d’augmenter la
prospérité de leur pays pour sa mise en valeur et le
commerce, et des secours qu’ils trouveront dans une
alliance avec le gouvernement français.
Article 3 : La tranquillité du pays du Waalo et la sureté
des établissements de culture qui y seront entrepris
nécessitant des mesures de protection suffisantes pour
mettre les personnes et les propriétés à l’abri de toute
incursion de la part des peuples voisins, le Roi Amar
Fatim Borso, les chefs ci-dessous dénommés et tous autres
demandent qu’ ils soit construit, par le gouvernement
français un fort au village de Dagana situé sur les
frontières avec le pays de Toro et des postes moins
considérables dans les autres parties du royaume, partout
ou ils seront jugés nécessaires par le Commandant pour le
Roi et qu’il y soit placé les garnisons qu’exigera leur
défense.
Article 4: En toutes circonstances ou le Roi Amar Fatim
Borso et les autres principaux chefs du pays seraient
forcés de pourvoir à leur sureté personnelle par suite de
guerre ou troubles dans le pays, ils seront reçus dans les
dits forts et postes et il y sera pourvu à leur
subsistance pendant le séjour qu’ils y feront.
Ce traité devait permettre à la France de créer des
établissements de culture et de construire des forts
militaires à Dagana et sur la rivière Taouey pour les
protéger des peuples voisins près du village de Ndioukouck
moyennant une redevance annuelle de 11 715 ,70 francs.
Apres avoir démarré le projet, le colonel Schmaltz fut
rappelé en France et ce fut le Baron Roger le premier
gouverneur français qui mettra en œuvre ce projet de mise
en valeur de 1822 à 1827 .
En février 1822 Jacques François Roger prendra ses

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fonctions à Saint-Louis .Empreint de théories
rousseauistes, très progressiste pour son époque, il
commença à former les premiers éléments d'une élite
africaine moderne. De 1822 à 1824 avec l'aide de la
Révérende mère Anne Marie Javouhey le Baron Roger, créa
une école rurale de garçons à Dagana
En effet pour asseoir sa politique agricole il fait appel
à un personnel d'encadrement très spécialisés : Brunet,
Morénas et Claude Richard, des botanistes, des chimistes,
des géographes…
Un de ses ingénieurs Claude Richard donnera son nom à la
ville de Richard-Toll ( qui signifie en Wolof le champ de
Richard ) qui implanta la première station expérimentale
agricole de l’Afrique noire. Le coton, l’arachide ,
sésame, l‘indigo toutes ces plantes ont été introduites en
Afrique tropicale grâce au jardin d’essai de Richard
Toll.
Pour la main-d'œuvre, il met en place en septembre 1823 «
l'engagement à temps » qui en harmonie avec ses idées
abolitionnistes. Aucun esclave ne travaillait dans ses
plantations.
Ouvert, philanthrope Le Baron Roger s’est beaucoup
intéressé à la culture de son pays d’adoption le Walo .
Rappelons ses témoignages sur la culture du peuple du Walo
à travers les différents ouvrages qu’il a écrits dont nous
pouvons citer :
• Fables sénégalaises recueillies du ouolof et mis en
français .
• Notice sur le gouvernement, les mœurs,et les
superstitions des nègres du pays du Waalo
• Recherches philosophiques sur la langue ouolofe
• Kélédor, histoire africaine
Parlant couramment Wolof,il épousa une femme du pays la
fille du Diogomaye Ndiack Arame Kélar DIAW , Yacine Yérim
DIAW ,et eut une fille Marie Roger qui compte actuellement
beaucoup de descendants à Richard Toll.
C’est pour les beaux yeux de cette épouse qu’il fit
construire ce château sur les berges de la rivière TAOUEY

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Réhabilité le château et son parc pourront abriter un
musée culturel et botanique dédié a l’histoire du Walo, à
l’histoire de la présence française au Sénégal et surtout
à son expérience agricole.
C’est à cette époque que plusieurs membres de la famille
de l’épouse du Baron Roger Yacine Yerim DIAW les DIAW
Chimère, DIAW Baudin s’installèrent dans la ville comptoir
de Saint-Louis.
Cette alliance économique et militaire entre le Walo et la
France entraîna des réactions hostiles de tous les peuples
voisins.
Pour l’Almamy du Fouta la construction d’un fort militaire
au village de Dagana était un casus belli. De cette place
forte de Dagana, les Français avaient la possibilité
d’attaquer le Fouta. L’almamy envoya une correspondance au
Brack lui demandant de rompre le Traité avec les infidèles
français sous peine de lui déclarer la guerre et lui
rappelant que le village de Dagana était une possession du
Fouta .
Fort de la nouvelle alliance militaire de la France le
Walo refusa de payer la coutume annuelle de 100 bœufs
qu’il payait à l’Emirat maure du Trarza afin d’éviter à
ses populations des razzias et rapines.
A la frontière sud le Damel Birima Fatma Thioub Fall était
hostile à la présence française au Walo. C’était un
précèdent dangereux pour lui car pour la première fois des
blancs quittaient les îles ou ils étaient installés
(Gorée, Saint-Louis) pour s’établir à l’intérieur des
terres sur le continent.
Les mulâtres et négociants du comptoir de saint louis
s’opposaient aussi au projet de colonisation agricole au
Walo. Intermédiaires entre les chefs locaux et le comptoir
de dans le commerce de la gomme et la traite des esclaves,
les mulâtres voyaient dans la promotion des cultures de
produits exotiques au Walo une source certaine de leur
ruine
Un espion anglais,le major Gray assurait la liaison entre
ces différents pôles d’intérêts hostiles au projet de la
colonisation agricole. Il distribuait de l’argent et des
armes à tous ces royaumes hostiles au Walo.
Le 21 Septembre 1819 avec la complicité du mulâtre saint-

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louisien Pellegrin les troupes de l’Emir du Trarza Amar
Ould Moctar attaquèrent par surprise le village de
Thiaggar ou le Brack Amar Fatim Borso MBODJE tenait un
conseil du trône.
Lors de cette attaque appelée en wolof « Mbettoum Thiaggar
» le Brack eut la jambe fracturée et fut évacué à Saint
louis ; les chefs de guerre le Diawdine Madiaw Xor Aram
Bakar DIAW et Moussé Sarr Fary DIOP furent blessés, le
Mangass Boubacar Daro MBODJ . Au nombre des chefs tués, se
trouvaient, le Maalo Ndiack Ndongo DIAW, le Beur-Ti Yérim-
Salma DIOP. 26 autres habitants du village furent tués et
bien d’autres amenés en captivité en Mauritanie dont le
griot Mbaydé Fapeinda Thioune DIOP.
Le verrou militaire que constituait le village fortifié de
Thiaggar ayant sauté la voie était libre pour la prise de
la capitale Nder.
Le Mardi 7 Mars 1820 ,la capitale Nder fut conquise malgré
la résistance opiniâtre du Kaddj Yérim Mbagnick Tegue
Rella MBODJE et de la Linguére Fatim Yaamar Khouryaye
MBODJ (mère des Linguéres Ndjeumbeut et Ndaté Yalla ) en
l’absence de son mari le Brack Amar Fatim Borso blessé se
trouvant à Saint Louis pour des soins.
Submergée par les assaillants la Linguère préféra se
brûler vive dans la case royale avec plusieurs de ses
courtisanes dont la Beuk Negg Mbarka Demba Laobé Boh
NDIAYE et Seydané que de tomber dans les mains des maures.
Pour sauvegarder la lignée royale la Linguére avait réussi
à évacuer vers leur tante paternelle Ndikcou Fatim Borso à
Ronkh, ses deux jeunes filles les futures Linguéres
Ndjeumbeut et Ndaté Yalla .
La Riposte du Walo ne se fera pas attendre le Kaddj Yérim
Mbagnick Tégue Rella MBODJE rassembla les débris de
l’armée du Walo et une levée en masse se fit.
Avec le concours du Gouverneur Schmaltz qui fournit à son
armée beaucoup d’armes et de munitions le Kaddj Yérim
Mbagnick Tegue Rella MBODJE secondé par le Diawdine Madiaw
Xor Aram Bakar DIAW et le Béthio Sakoura DIOP traversa le
fleuve Sénégal à Ronkh et battit les troupes maures de
Amar Ould Moctar à Ouara Ouar qui se réfugia dans l’Adrar
laissant sur le terrain plus de 150 morts.

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Célébrer le Bicentenaire du traité de Ndiao, signifie
certes observer un devoir de mémoire, mais c’est surtout
s’orienter dans la réflexion sur les enseignements à tirer
de l’histoire, informer les jeunes générations sur les
relations entre la France et le Sénégalet participer à la
grande œuvre de la réécriture de l’histoire du Sénégal.
Diawdine Amadou Bakhaw DIAW

Révision de la Constitution: Les leçons d’un vote

Comment devons-nous comprendre ce qui s’est passé hier ?

Le 04 Mai 2019 restera gravé dans  l’histoire de notre pays.

En effet, en ce jour, l’Assemblée Nationale a voté le projet de loi portant sur la suppression du poste de Premier Ministre que le Président de la rmRépublique lui a soumis.

Le vote s’est tenu dans de bonnes conditions et les résultats escomptés seront d’une grande importance.

Qu’avons nous constaté?

D’abord, l’Assemblée Nationale a voté à une très écrasante majorité en faveur du OUI ( 124 votants favorables sur 138 votants).

Cette ampleur prouve que la coalition Benoo Bokk Yakaar (BBY) est une réalité soudée autour du Président de la République.

À tous ceux qui souhaiteraient de la fragilité puis de l’éclatement de la coalition BBY, un tel résultat prouve que ce souhait ou volonté  est loin de se matérialiser. L’ explosion n’est pas à l’ordre du jour.

Bien evidemment, et comme d’habitude, avant le vote, plusieurs forces et groupes s’étaient mobilisés contre le projet de réforme.
Dans le lot, on pouvait distinguer quelques membres de la société civile, une partie de l’opposition qui tentaient devant les caméras de télévision devant les radios, face à la presse d’attaquer avec une rare violence l’initiative du Président de la République.
Cela s’est même poursuivi et intensifié aprés au niveau d’internet notamment les réseaux sociaux.

Pour les uns , c’était un prolongement de la bataille du 24 Février 2019 , pour les autres , c’était simplement un moyen d’appeler ouvertement à l’insurrection populaire et urbaine.

Des groupuscules en perte de vitesse principalement représentés par <<Y’en a marre>> souhaitaient transformer le jour du vote en un <<23 Juin BIS>>.

Mais, leur rêve de faire embraser ce pays, s’est transformé en cauchemar de vaincu humilié.

Cette remarquable attitude du peuple sénégalais aussi, à rester lucide et à trancher toujours sans couacs,  montre sa maturité et son esprit responsable.

En refusant de répondre favorablement à l’appel des vaincus du 24 Février 2019,les sénégalais ont rappelé leur attachement au Président Macky SALL et leur adhésion tant aux résultats de son septennat qu’a sa vision qu’il a proposée dans son programme <<LIGGÉEYAL ËLLËK>>.

Il est donc important que tous les jeunes du Sénégal accompagnent le Président Macky SALL dans sa volonté et son ambition de bâtir un Senegal meilleur de Tous et pour Tous .

Aujourd’hui, dans un monde difficile et dans une Afrique en pleine mutation, le Président Macky SALL est plus qu’une planche d’appui pour la résolution de nos difficultés présentes.

Il est également et surtout le miroir de nos espérances les plus fortes .
Croire en Macky SALL , c’est dépasser les batailles inutiles et s’armer d’une certitude: que c’est seulement avec lui que le Sénégal atteindra le CAP de l’émergence.

FATOUMATA Z. BA

Mairie de Podor: Un fauteuil pour 3

Le siège du Maire de Podor commune suscite une convoitise sans précédent.
Occupé aujourd’hui par Madame Aissata Tall Sall, qui avait rallié, à la veille de la présidentielle, le camp du Président Sall, sans pour autant être décisive pour la grande victoire de ce dernier tellement la victoire était à portée de main donc évidente, ce siège est aujourd’hui lorgné, à juste titre, par Alsar du Président Mamadou Racine Sy et certainement par Ag de Maitre Diop.
La bourde récente de Maitre Diop, analysant les résultats de l’élection présidentielle, ne serait elle pas constitutive d’un enclavement, ce qui est évité précisément depuis toujours, de Podor du reste du Sénégal?
À y méditer…
Le meilleur candidat semble être le Président du mouvement ALSAR, Mamadou Racine Sy.
L’homme d’affaire, magnat du secteur touristique, est une chance pour Podor.
Investi ou non de mission de service public, il se bat en permanence pour le bien être des podorois et de par ses moyens propres.
Si aujourd’hui il est possible de parler de désenclavement de l’ile morphil, en grande partie, cela porte la signature de Racine Sy. Il a toujours porté les doléances des podorois au plus haut niveau.
C’est ce qui a permis, justement, l’installation, à Podor même, d’institutions de Protection sociale telle l’IPRES et financières telle BNDE qui, de façon très évidente, a soulagé les populations.
De même, il contribue à l’endiguement du chômage.
En ce sens, sollicité personnellement par le Président de la République son Excellence Macky Sall, lors de son séjour à Casamance, parlant des solutions pour régler durablement la lancinante question du chômage, Racine Sy, en retour, avait rappelé que ce combat était le sien depuis toujours et qu’il s’évertue, avec l’aide du patronnât dont il est membre distingué, à le réduire drastiquement.
L’implication, en bien, de Racine Sy dans la gestion du Pays ne fait l’ombre de doute et constitue une chance pour Podor si la population en a conscience.
À la réalité, et sans avoir en main la gestion de la cité, il a posé des actes d’envergures qui, traditionnellement, sont à la charge des démembrements de l’État.
C’est en ce sens que ça devient intéressant.
La problématique, par conséquent, est de savoir comment serait Podor commune sous la gestion de Racine Sy?
La réponse est simple. Podor émergent.
Boubacar  Sy

Radioscopie d’une démocratie mise en joue ! (Amadou Lamine Sall)

Le plus grand ennemi de la démocratie serait-il la majorité parlementaire ? Sûrement pas ! Quand la légitimité populaire est le fondement de toute majorité, celle-ci est sauve ! L’expression de toute majorité passe par le vote et c’est le vote majoritaire qui s’impose et dicte sa loi. Cela peut faire mal. Cela peut choquer, mais c’est cela la marche de tout État moderne. C’est une redoutable  machine que le vote de la majorité. Elle est  forcément au service du prince. Elle le protège et le laisse conduire ses missions. Rien de plus normal ! Il est naturel que cela soit difficile pour ceux qui, dans l’enceinte de l’hémicycle, sont toujours déboutés et toujours battus par le vote de la majorité. C’est presque un anéantissement de tout effort de résistance. Les armes sont trop inégales ! Faut apprendre à s’y faire ! Cette mécanique de la victoire peut rendre des opposants fous. Elle peut renvoyer à l’image d’une démocratie déficitaire donnant tout à la majorité et ne cédant pas un pouce à l’opposition. Mais cette approche n’est pas juste. À la vérité, la notion de démocratie est complexe et cruelle. Elle n’est parfaite nulle part. Il faut bien qu’il y ait une majorité et une minorité. Il faut certes des contre-pouvoirs pour rendre une démocratie crédible. Mais des contre-pouvoirs n’ont jamais empêché une majorité de s’imposer. Le suffrage universel donne à une majorité de gouverner. Trouver la juste mesure n’est pas aisée ! La démocratie ne saurait constituer un frein pour celui à qui le peuple, par son suffrage, a donné le pouvoir de gouverner ! Il reste que l’opposition doit jouir de tous ses droits pour s’opposer et le pouvoir de tous ses droits pour gouverner ! Parlons-en sans détour : l’opposition a contesté le résultat des élections présidentielles du 24 février 2019. C’est son droit. Elle a épuisé tous ses recours constitutionnels. Installée librement dans ses certitudes, elle a mené le combat de la résistance jusqu’au bout. Épuisée d’être déboutée, inconsolable,
dégoûtée presque, elle a fini par abandonner. Qui peut être juge autre que l’institution à qui la loi fondamentale a donné tous les pouvoirs de délibération ? Nous répondons qu’il existe bien un autre juge : la conscience de chaque Sénégalaise, chaque Sénégalais. Mais une conscience reste une conscience. Si celle-ci ne se transforme pas en action, et quelle action, que faire ? Nous n’avons pas la réponse. La rue, des émeutes massives, auraient pu être une réponse au pouvoir, mais pas forcément décisive. Et jusqu’où cette nature de la réponse aurait pu changer la donne ? Le peuple sénégalais a pris acte de la posture des uns et des autres. L’opposition s’est rebellée. La cour constitutionnelle a délibéré. Le nouveau Président élu a prêté serment conformément à la loi. Il entame son quinquennat devant le peuple sénégalais qui a pris acte. Certains prient pour que Macky Sall réussisse. D’autres prient pour qu’il échoue. Voilà une autre forme de démocratie ! Avant Dieu, c’est au Président de se donner lui-même toutes les chances de remplir ses promesses faites au peuple sénégalais. Il suffit d’avoir assisté le samedi  4 mai 2019 à la séance plénière de l’Assemblée nationale sur le projet de loi soumis à l’Assemblée nationale pour la suppression du poste de PM, pour se faire une idée du niveau de notre démocratie. Nous avons tout vu, tout entendu en direct ! Débat difficile, échanges assassins, consensus impossible. Des murs et des murs partout. Le Président du Parlement malmené mais digne et puissamment protégé par sa culture d’État, mais mieux : c’est un homme de l’âge d’or des sciences humaines. Le connaissant, nous avons pensé qu’il devait psalmodier intérieurement, à mesure que le débat enflait, des formules de Socrate, Démosthène, Confucius,  pour contenir  son pouls.  La culture transforme le venin en jus ! Triste tout cela quand nous assistons à ces si pénibles diatribes entre ceux qui représentent le peuple. Mais nous refusons de croire que notre pays est à genoux face à ces séances désarmantes de notre vieux Parlement. La démocratie non plus n’est pas à genoux, même si on lui fait porter des haillons. Ce qui est à genoux, c’est  notre culture de la mesure, du consensus. Ce qui nous manque et qui peut être plus important que la démocratie, c’est notre besoin de respect, de fraternité, d’élévation, de générosité, de hauteur. En un mot, il nous faut aller vers l’écoute entre le pouvoir et l’opposition. Quoique cela puisse coûter aux uns et aux autres, au président de la République, le premier. Il est notre premier interlocuteur. Son devoir et ses responsabilités ne sauraient être les mêmes que celles des autres. Il doit taire en lui tout dépit, toute colère, toute adversité, même légitimes. Il ne s’appartient plus. Du moins telle est notre intime conviction ! À la vérité, si rien n’empêchait légalement le Président de saisir l’Assemblée nationale pour faire voter son projet de loi, il n’y a pas de quoi fouetter un rat. Ceux qui,
nombreux, pensent qu’il aurait pu en informer le peuple et solliciter l’avis de l’opposition, peuvent également admettre que rien ne l’y obligeait. Passer par un référendum ? Renseignement pris, rien ne l’y obligeait non plus ! Informer le peuple par un message à la nation ? L’option aurait été heureuse et élégante ! Elle participerait d’une bonne communication qui serait fort appréciée, d’autant qu’en informant son peuple il informe son opposition, en sachant qu’il ne peut rien attendre d’elle. Finalement. Macky Sall a choisi, finalement, de pleinement s’assumer ! Que chacun s’assume à son tour !  Bien sûr, les missions présidentielles ne doivent pas attendre. Les Sénégalais, non plus, ne peuvent plus attendre. Chacun des actes du Président doit avoir désormais un impact mesurable sur la vie quotidienne de ses compatriotes. C’est ce qu’il souhaite, dit-on. Mais Il nous faut cependant rétablir une fraternité commune. Le Président doit s’y atteler sans rien sacrifier à l’urgence de ses missions. Nous savons tous qu’il est des villes dans le monde qui font plus de 16 millions d’habitants à elles seules. Nous sommes un pays avec un peu plus de 15 millions d’âmes. Nous réussirons si nos nouvelles richesses énergétiques et leurs dividendes sont bien réparties pour un meilleur niveau de vie des Sénégalais. Aucun échec n’est envisageable. Il est impossible d’échouer. Le Sénégal est sur la bonne trajectoire. Il s’agit juste de bien distribuer. « servir er non se servir » dit Macky Sall lui-même ! Elles ne sont pas tombées du ciel nos nouvelles richesses! Elles étaient inscrites dans le temps de la marche de notre peuple. Le temps et non le hasard, a voulu que ce soit sous le président Macky SALL que le processus de découverte et d’exploitation a abouti ! Ces richesses lui survivront ! Il ne partira pas avec elles dans ses valises. Ces richesses sont exploitables au moment où il est programmé à ne plus danser qu’une seule valse, c’est à dire accomplir un seul et dernier mandat. Mais quelle valse Macky SALL va nous danser, quelle valse, mais alors quelle valse époustouflante d’ici 2024, pour dire qu’il n’aura que le travail comme compagnon durant cinq ans et cinq ans, c’est
déjà demain ! voilà une autre ruse de l’histoire qui nous donne à faire face à ce spectacle de celui qui fait jaillir l’or et qui le laisse ensuite aux autres, son temps de pouvoir s’étant épuisé ! L’histoire aurait pu se présenter autrement. Les chemins du divin sont simplement impénétrables ! Aujourd’hui, est-il possible de recoudre les déchirures entre nos hommes politiques ? Le peuple sénégalais demande à ce qu’on le respecte. Il demande de sauvegarder l’image du Sénégal ! Nous devons retrouver nos bonnes brosses à dents, notre bonne trousse de toilette. Nos fêlures sont exposées au monde. La politique, telle qu’elle s’exprime en ce moment et se vit dans notre pays, nous fait beaucoup de mal ! Notre peine nous interpelle pour demander à nos hommes politiques de construire des ponts et non des murs entre Sénégalais.  Les hommes de culture que nous tentons d’être avec humilité afin de poursuivre le rayonnement de notre grand petit pays, sont interpellés de par le monde sur l’état désastreux de notre scène politique. Celle-ci inquiète mais elle ne rompt pas encore la profonde sympathie que notre pays suscite au regard de sa vitalité démocratique qui a vu des alternances politiques se dérouler dans une Afrique plutôt sombre et violente. Il y a aussi ce têtu et admirable passé d’un Sénégal défendant et nourrissant un esprit puissant et somptueux, portant une pensée intellectuelle opératoire autour de grands concepts enfantés par Senghor et Cheikh Anta Diop. Ne serait-ce pas enfin l’occasion pour que le Sénégal fasse le point sur le cheminement de la pensée de ses intellectuels et en même temps de son cheminement culturel et artistique depuis l’indépendance autour de la question de savoir où nous en sommes en 2019 sur le renouvellement de nos chocs et créativités esthétiques depuis 1960 ? Qu’avons nous créé de nouveau et de portée internationale dans la pensée, la littérature, la peinture, la sculpture, le cinéma, le
théâtre, la danse, la musique , la photographie, le design ? Qui sont nos nouveaux critiques d’art dont nous avons tant besoin ? Nos nouveaux critiques littéraires ? Le Sénégal a t-il reculé, fait-il du sur-place, innove t-il, influence t-il l’Afrique et le monde comme dans les fécondes années 70 où nous avons fait beaucoup d’enfants célébrés de par le monde ? La soucieuse politique du livre et de la lecture, la pénible et aride foire du livre, le désarroi des vaillants forçats de l’édition sénégalaise, les parts du diable dans la promotion des arts et des lettres, la soucieuse sauvegarde de notre prestigieuse Biennale de l’art africain contemporain de Dakar, insuffler une nouvelle dynamique à nos centres culturels régionaux si pauvres. Autant d’interrogations citoyennes sur des plateformes majeures qui, réformées, porteront un Sénégal nouveau qui fera la différence sur les scènes africaines ? Notons aussi combien la création d’emplois dans le secteur de la culture est phénoménale ! Tiens, et si le ministère de l’Intérieur, innovait sous Macky Sall, en sponsorisant désormais les romans policiers des auteurs Sénégalais ? Saluons notre Musée des Civilisations Noires ! Il se révèle de jour en jour comme un formidable espace de rencontre et d’échange de la vie de la pensée et de la créativité ! Si nous décolonisons en nous le concept de musée, nous aurons fait de ce bijou une nouvelle découverte esthétique et de mise en relief époustouflante de nos arts ! Rendons ici hommage à tous ses
magnifiques fonctionnaires, serviteurs et acteurs culturels de notre pays qui continuent de tant donner ! Par ailleurs, il importerait de revoir de près les cahiers des charges de nos médias publics et privés. Quelle place font-ils aux arts et à la culture au sens large, à l’école ? C’est  tout cela à la fois qui fait l’ensemble de la dynamique de notre démocratie créative qui ne se résume pas aux seules frasques des hommes politiques ! Le renouveau et les accélérateurs appelés par le Président Macky Sall interpellent tous les espaces de vie et de représentation de notre pays. Quand un président de la République crédité d’une belle jeunesse décide de se passer d’un Premier ministre, pour, dit-il, prendre directement les choses en main et aller directement au charbon, où peut se cacher le mal ? Cela ne peut en aucun cas ressembler à un suicide ! C’est même courageux et risqué pour un chef de marcher seul vers les barrières, pour le dire de cette manière. Il s’y ajoute que le Sénégal a déjà vécu ce schéma avec les prédécesseurs de Macky Sall ! Par contre, en proposant une réforme qui fait que le pouvoir exécutif et législatif se neutralise, pour
faire court, peut prêter à polémique et hérisser opposants politiques et citoyens libres. Mais dès lors que l’Assemblé nationale elle-même visée, approuve cette nouvelle donne et la valide par sa majorité, que faire, que dire, quoi penser de cette sauce qui semble lui plaire ? En quoi me demande l’Ambassadeur de Tombouctou cette réforme constitutionnelle impacterait-elle négativement sur la vie quotidienne des Sénégalais ? Je n’avais pas de réponse cohérente car la question me paraissait déjà incohérente par rapport au vrai débat suscité sur la menace de la démocratie !
Partout dans ce pays, nous avons besoin de renouveau, de prospection, d’audace, de créativité, de travail, de suivi, d’évaluation. Ces outils sont indispensables pour porter le vrai développement d’un pays. Toutes les politiques
publiques doivent être repensées, revisitées, restructurées, réévaluées avec surtout des obligations de résultats liées à des chronogrammes. En écoutant les médias internationaux au lendemain de l’adoption par le Parlement Sénégalais de la loi supprimant le poste de Premier ministre et des images laissées au monde par nos représentants du peuple, nous avons appris que la démocratie cessait d’être la priorité dans nombre de pays de l’Afrique de l’ouest, dont le Sénégal. Ce serait plutôt l’économie, désormais, et la sécurité, qui prendraient le pas sur l’édification d’une démocratie et l’instauration de ses contre-pouvoirs. La communauté internationale laisserait même faire, qu’importe si des régimes de plus en plus autoritaires pointaient le nez. Il s’agit bien d ‘une nouvelle ère avec la bénédiction et le silence des pays du Nord : renforcer les pouvoirs économiques et sécuritaires et non des contre-pouvoirs qui installeraient le désordre et l’instabilité. Les médias dominants du Nord de conclure : Le Rwanda et son Président Paul Kagamé seraient les inspirateurs de ce nouveau modèle politique , économique et sécuritaire. A chacun d’en rire ou d’en pleurer ! Nous aimons le Rwanda. Nous saluons le long et courageux travail de réconciliation nationale réussi par Kagamé et cette mémoire souffrante recousue. Mais le Sénégal n’est pas le Rwanda et ne le sera pas ! Ce n’est pas la même histoire. Ni politique, ni culturelle, ni identitaire. Bien sûr, la tragédie d’une occupation coloniale infecte a installé le Rwandais dans ce terrifiant drame national. Quand à savoir comment garder notre capitale Dakar, propre, car la question est associée à la belle réussite rwandaise dans ce domaine, la réponse est simple : « en
restant tous à la maison, car nous ne salirons alors rien » ! Dit-on, vrai ou faux, méchant ou railleur, les Sénégalais ont une forte parenté avec les poubelles ! Le Président Sall a promis de ne pas remettre son épée dans son fourreau, tant que ce mal prospèrera !
Puisse le Sénégal rester lui-même, c’est à dire un grand petit pays qui, sur le chemin de son développement, sauvegarde l’image de sa démocratie qui a donné de belles alternances, de belles leçons au monde, l’image de son attachement aux droits de l’homme, aux droits de la presse, aux droits écologiques et environnementaux, à l’égalité des genres. Il nous faut éviter l’appauvrissement intellectuel de l’école. Éviter l’appauvrissement du pouvoir politique par le manque de dialogue. Il nous faut redevenir ce que nous sommes. Les valeurs priment ! N’oublions pas non plus la parole des anciens : « La noblesse du cœur est supérieure à la noblesse du sang ». Hugo, un poète, écrit ceci de troublant : « la loi est devenue l’ennemi du progrès ». Citoyen du monde, ne lui répondons pas « qu’ il ne ment pas, mais que c’est la vérité qui se trompe » ! Ce pays est si beau ! Si bruyant, si habile, si inattendu, mais si beau ! Que personne ne nous fasse croire le contraire !

Amadou Lamine Sall
Poète
Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

Suppression du poste de PM: Kagamé «dicte» Macky

Le Sénégal vient de voter la loi portant suppression du poste du Premier Ministre, comme proposé par le Président réélu. MackySall devient ainsi un hyper président du genre de Paul Gkagamé du Rwanda. Très impressionnés par la réussite rwandaise, Kagamé dicte sa recette à ses homologues africains et à notre Macky national. Déjà réélu le 24 février 2019, le président MackySall invite ses paires africains et dans le parterre de président, le puissant Paul Kagamé, qui vient juste de revoir sa constitution pour devenir un hyper président et pourquoi pas un président à vie.
Pour commencer, dans son discours d’investiture, le président Sall note sa leçon dictée par Kagamé et répète devant le monde entier que DAKAR est salle et il faut la rendre propre. Sous-entendu, « à l’image de Kigali pour terminer la phrase de la dictée ». Puis le mot « Fast-Track » vient dans le discours du président. Le « WaassaWassa », comme
le dirait notre talentueux Mamadou MouhamethNdiaye dans ses revues de presse. Un mot anglais, langue devenue officielle au Rwanda à la place du français. Comme il serait difficile voire même impossible, pour le président Sall, de faire de la république de Senghor un pays anglophone. Ensuite c’est le système Kagamé qui prend le dessus. En d’autres termes, préférer une économie qui marche à la place d’une démocratie qui évolue. Si nous savons que pour le « prof » du Rwanda, la démocratie c’est de la théorie française qui ne mènent pas les pays vers le développement tant rêvé des africains. Et pour mettre un pays africain sur les rails du développement et/ou sur les rampes de l’émergence, pour être dans le contexte du PSE, la leçon du Rwandais est très simple, il faut devenir un hyper président pour pouvoir faire les choses d’une manière rapide et dans les délais. Conséquence, toujours dans la dictée de Kagamé, le poste de premier ministre saute au Sénégal et Macky devient un hyper président comme son « idole » de Kigali. Antoine Glaser, auteur de « ARROGANT COMME UN FRANÇAIS EN AFRIQUE », fin connaisseur de l’Afrique et de ses leaders politiques dira que beaucoup de présidents africains sont aujourd’hui très impressionnés par le système de Paul Kagamé, que bon nombre d’entre eux n’excluent pas de devenir hyper président, même si la
démocratie doit en pâtir, pour assurer l’émergence dans leur pays respectifs. Entre une démocratie chantée par le monde entier et une économie de développement, le prof Kagamé dicte à ses homologues : « PRENEZ L’ECONOMIE QUI AVANCE et DEVENEZ DES HYPERS PRESIDENT »

BAMBY

Incohérence et inconséquence, maladies infantiles de l’opposition sénégalaise

L’opposition sénégalaise souffre terriblement d’un déficit chronique de cohérence et de conséquence, tant dans son discours que dans son action de tous les jours.

Depuis 2012, date d’arrivée de Macky Sall au pouvoir, l’opposition n’arrive pas à produire un discours cohérent ou à adopter une attitude conséquente, face aux actions réfléchies et planifiées du camp d’en face, la majorité présidentielle. Animée par un homme, en rupture de ban avec les options fondamentales de la société sénégalaise (Idrissa Seck), lui-même secondé par une bande de néophytes en politique (Ousmane Sonko, Pr Issa Sall et Me Madické Niang), l’opposition se trompe depuis 2012 dans toutes ses options stratégiques et tactiques. Elle a mené une campagne, tambour battant, contre le « Oui » au référendum de mars 2016, à l’arrivée, le « Oui » obtient 62, 54% des suffrages exprimés. Les législatives de 2017 furent un autre enjeu, que cette opposition a aussi perdu, 49, 47% pour la coalition présidentielle de Bennoo Bokk Yaakaar. A l’époque, l’opposition dite, radicale battait campagne sur la probabilité d’une cohabitation, alors que la constitution sénégalaise n’oblige pas le président de la république de choisir un Premier ministre de l’opposition, même au cas où celle-ci réussissait à obtenir une majorité à l’Assemblée. Victime d’une investiture à l’emporte-pièce, l’opposition dite, radicale avait fini par éclater en plusieurs morceaux avant le scrutin du 30 juillet 2017. Résultat, elle fut laminée par la coalition au pouvoir, à cause notamment de ses multiples errements et incohérences. En février 2019, l’élection présidentielle fut un nouveau tournant majeur dans la vie de la nation sénégalaise. Dans cette perspective, l’opposition comptait dans ses rangs, deux anciens premiers ministres (Idrissa Seck et Hadjibou Soumaré) et un ancien Président de l’Assemblée nationale (Pape Diop), sans compter de jeunes populistes, initiés aux secrets de l’Administration sénégalaise (Ousmane Sonko notamment), d’anciens ministres et des professeurs d’université (Malick Gakou, Pr Issa Sall, Amsatou Sow Sidibé et Me Madické Niang). La fatidique épreuve du parrainage a laissé en rade, la majorité des prétendants, qui se sont joints à la bande des « 4 » mousquetaires rescapés, pour former la Coalition des 27. Ils prétendaient alors, que le candidat Macky Sall, n’allait pas battre campagne ! Au finish, le candidat de BBY a parcouru plus de kilomètres que chacun des 4 candidats de l’opposition. Les résultats sortis des urnes, traduisaient exactement le rapport de force sur le terrain politique : 58,26 % pour le président sortant, moins de 42% pour ses « 4 » adversaires réunis.       Au lieu de féliciter le vainqueur, les mauvais perdants, versent dans une politique de l’autruche. Les résultats qu’ils contestent, leur servent -curieusement- de base de « légitimité« , pour établir une nouvelle hiérarchie au sein de l’opposition.

Plus de deux mois, après la publication des résultats officiels, La coalition Idy 2019, nous surprend, avec la sortie d’un « livre blanc », truffé d’assertions aussi bien légères que mal fondées. Un vrai jeu d’amateur, pour un ancien candidat à la présidentielle, en quête d’un crédit de confiance à jamais perdu. Les départs successifs de ses plus proches collaborateurs, en disent long sur son incapacité à manager un petit groupe d’hommes, a fortiori, un peuple entier. En réalité, Idrissa Seck appartient désormais au passé, n’en déplaise à ses alliés encombrants : Mamadou Diop Decroix (AJ) et Mamadou Lamine Diallo (Tekki).  Dr Abdou Rahmane Diouf son désormais ex-Porte-parole, leur a pourtant montré la voie à suivre, en allant chercher ailleurs.

Mon ami Dr Lamine Ba a révélé aux Sénégalais qu’Idrissa Seck, qui avait naguère dit publiquement, que le jour où il aura l’âge du prophète de l’Islam-Psl-(63 ans), il ne briguerait plus de mandat présidentiel, rumine toujours des ambitions présidentialistes.  Dr Lamine Ba vient de l’exonérer, en passant, du péché de « Wax Waxeet », en proclamant haut et fort, « qu’Idrissa Seck pourrait bien se représenter à la Présidentielle de 2024 » ! Or, en 2024, M. Seck sera âgé de 65ans. Le Secrétaire général du Parti Reewmi enfonce le clou en annonçant, sans sourciller « qu’Idrissa Seck allait supprimer le poste de Président de la république, s’il était élu le 24 février dernier » ! Pourtant, ce dernier n’en a jamais fait cas durant la campagne électorale. Au même moment, il reprochait au président Macky Sall, d’avoir voulu supprimer le poste de Premier ministre, sans en avoir parlé durant la campagne !

Le vote sur le projet de loi, consacrant le vœu du Président Sall a pourtant révélé une nouvelle donne politique d’extrême importance : 124 députés ont voté pour le projet, 7 voix contre et 7 abstentions. L’opposition est maintenant divisée en 2 camps, de forces-sensiblement-égales. A l’opposé, le camp de la majorité, reste plus que jamais soudé, derrière leur leader Macky Sall. C’est que, l’incohérence et l’inconséquence d’une opposition tatillonne, ont fini par fédérer les forces vives de la nation, autour du Président Macky Sall, jugé plus clairvoyant, mais surtout plus pragmatique.

Mouhamadou Bamba Ndiaye

Suppression du poste de Premier ministre: Fast track ou voie de contournement politique

Le Sénégal vient de procéder, une troisième fois, à une réforme constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre. Si en 1963, la dualité au sommet de l’Etat avait été évoquée comme motif, en 1983 le Président Abdou DIOUF cherchait à consolider sa position de Chef d’État après des élections présidentielles mouvementées. En 2019, le slogan de « Fast Track » brandi par le régime du Président Macky SALL laisse dubitatifs beaucoup d’observateurs de la scène politique. Sommes-nous alors en train de suivre un Slow Track vers une destination cachée ? Suite aux événements de 1962, qui opposaient Mamadou DIA à Léopold Sédar Senghor, les pouvoirs du président de la République ont été fortement renforcés. Cette tendance en faveur d’un régime présidentiel a toujours été farouchement préservée. Cela s’est traduit par un déséquilibre entre les Pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. C’est ainsi que les pouvoirs pharaoniques du président de la République font toujours l’objet de débat au Sénégal. Il ressort des analyses d’experts et observateurs que le goulot d’étranglement dans notre système de gouvernance est à situer dans les pouvoirs exorbitants de l’Exécutif. Son omniprésence et son influence sur tout pose un problème de
séparation des pouvoirs, voire de gouvernance d’une matière générale. A cet effet, les Assises nationales tenues entre juin 2008 et mai 2019 ont proposé des réformes institutionnelles majeures afin de « mettre un terme, d’une part, à la tendance à la concentration excessive des pouvoirs à la présidence de la République notée à la suite de la crise de 1962 et qui s’est accentuée depuis l’alternance, en l’an 2000 et, d’autre part, à toute immixtion du Président de la République dans le fonctionnement du législatif et du judiciaire » (Charte de bonne gouvernance assises nationales,
2009). L’ère des pouvoirs centralisés est révolue. D’ailleurs, les réformes politiques sur la décentralisation s’inscrivent dans cette perspective d’une gouvernance participative centrée sur les territoires. Il s’agit de mettre les territoires au cœur de la définition et de la mise en œuvre des politiques publiques. Parallèlement à sa politique de décentralisation, le Sénégal doit encourager la création de pôles de pouvoirs suffisamment déconcentrés pour rendre l’action gouvernementale plus proche des populations, plus efficace. La réforme constitutionnelle sur la suppression du poste de Premier ministre, votée le samedi 4 mai 2019, par l’écrasante majorité des députés (124 pour, 7 contre et 7 abstentions), est en contradiction avec cette logique politique. Elle renforce davantage la centralisation et la concentration des pouvoirs au sommet de l’Etat. Il serait difficile voire utopique de croire à l’efficacité d’un tel schéma. Vouloir augmenter la charge d’un homme dont le poids sur ses épaules lui empêche déjà de marcher correctement et espérer renforcer son efficacité dans l’action pose problème. « Nous attendons l’aval de Monsieur le Président de la République » risquerait de devenir un leitmotiv dans les couloirs des ministères. Le temps est un bon allié ! Il révélera les véritables raisons de cette réforme constitutionnelle. En attendant, nous suivrons le Secrétariat général de la Présidence s’acquitter de manière officieuse des tâches qui revenaient à la Primature.
Momath Talla NDAO
Adresse : Kaffrine
momathtalla@yahoo.fr

Promesses Électorales et Réalités du Pouvoir (Pathé Mbodje)

Le « No Money, No Job » du Premier mai est d’autant plus surprenant qu’il n’est pas sans rappeler les promesses électorales du candidat Macky Sall de créer un million d’emplois s’il était réélu. Mais cela, c’était en février. Le Sénégal devra pourtant doubler ses effectifs en rationalisant, c’est-à-dire en misant sur le tout numérique, afin de disposer d’une réelle administration de développement.

a douche écossaise du président Macky Sall en ce Premier mai fête le travail… au repos : pas de nouvelles créations d’emplois, du moins pour l’État dont ce n’est le rôle et, devant les pressions du Fonds monétaire internationalpas de hausse de salaire prévue non plus, toujours dans la Fonction publique.

Parce qu’il y a manque et l’institution internationale veille ; déjà, en octobre 2018, le Fmi avait averti sur un probable trou béant dans les finances publiques avec « la baisse de recettes notées en septembre et un manque à gagner de l’ordre de 115 milliards de francs Cfa d’ici la fin de l’année » (Michel Lazare, chef de mission pour le Sénégal). Le président Macky Sall  a reconnu le Premier mai dernier le manque à gagner en plus de « dérèglements » dans le système de « rémunération » en fonction du niveau d’études.

 

Le ministère de la Fonction publique a alors cherché à « mettre en œuvre une politique appropriée de rémunération dans l’administration publique, s’appuyant sur une organisation optimale et une gestion rationnelle et valorisante des ressources humaines », avec à l’esprit  la lutte contre « une relative démotivation des agents, ce qui a affecté la qualité des prestations de service public » (1). Il faudra juste éviter le piège des années 80.

 

Vers la fin des années 80 en effet, le Sénégal s’était essayé à une restructuration de son système bancaire et de son effectif avec un dégraissage de l’Administration forte à l’époque de 65.000 fonctionnairesLes départs négociés et mal réussis ont bouleversé la vie sociale, culturelle et économique : l’Éducation (échecs, abandons), la Santé (mentale surtout), la cellule de base de la société ont connu des bouleversements d’autant plus appréciables que les institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et Fmi) avaient imposé des programmes d’ajustement qui ont déstructuré les sociétés africaines pour longtemps et dont les conséquences se font encore sentir aujourd’hui : la dislocation de la famille, la distanciation des relations sociales et le souci de se réaliser ailleurs face à la délicatesse de la situation socio-économique,

La question que se posent certains hauts fonctionnaires est celle-ci, en réaction au discours va-t-en guerre du Premier mai dernier : le Sénégal peut-il soutenir qu’il a trop de fonctionnaires (130.000) pour une population de 15 millions d’habitants ? Répondre par la rémunération fausse toute étude sérieuse qui privilégierait  ainsi la toute puissance de l’État (napoléonien) avant la satisfaction de besoins primaires des administrés.

 

Passée la période de la campagne et de la présidentielle de février 2019, le chef de l’État reconnait sur le tard que la gabegie des années libérales s’est maintenue durant le septennat : le Sénégal compte plus du double de personnel administratif que sous Abdou Diouf (130.000 fonctionnaires pour 15 millions d’habitants), paie aujourd’hui mille milliards de salaire annuel, en dehors du coût de l’État (2.000 véhicules achetés durant cette période de libéralisme outrancier pour 500 milliards de Cfa, 40 milliards pour le carburant et les lubrifiants, en dehors de l’aspect papivore de l’administration).

Mais si, au fond, le problème de l’administration résidait plus dans le contact avec le citoyen et les frictions qui en résultent dans le service public ?

En partant du ratio et de l’impact du travail des fonctionnaires et/ou agents de l’État, certains analystes invitent à étudier ces relations  depuis Fongolembi avec, par exemple, l’agent des services agricoles dont le paysan sénégalais ne peut se passer, jusqu’à l’hôpital où « on a l’impression que tout le monde est malade parce qu’il n’y a pas assez de médecins » ou, dans un autre exemple, dans le secteur de la Justice « où l’on peut croire qu’il n’y a dans ce pays que des problèmes devant les tribunaux ». Parce que le Sénégal manque de personnel, contrairement à ce que l’on veut faire croire ; il suffit d’ailleurs de réentendre l’Union des Magistrats le 3 mai dernier sur les causes des longues détentions préventives contre lesquelles elle veut se battre.

 

Le Sénégal devrait donc doubler son effectif administratif pour un meilleur service à la communauté…et dégager les moyens pour ces nouvelles rubriques, tel que le veut le bon droit administratif. La question ne serait plus alors ce que ces fonctionnaires coûtent au contribuable pour un service moyen, mais « combien les fonctionnaires rapportent-ils à l’État au quotidien ? »

 

Le tout numérique au Cap-Vert, en Ile Maurice et au Rwanda, par exemple, a donné une administration des plus performantes et des plus économiques ; l’Ile Maurice est ainsi unanimement reconnue comme « le pays le plus avancé dans l’administration économique de l’Afrique » ; elle est ainsi le premier pays africain à avoir une longueur d’avance sur les autres en matière d’administration électronique. Selon l’E-Government Development Index (Egdi), cette île située à l’ouest de Madagascar a surclassé l’Afrique toute entière. Le rapport commandité par la Banque Mondiale salue ainsi l’informatisation de l’administration depuis les années 90. (https://www.techenafrique.com/2017/10/afrique-lile-maurice-le-plus-avance-dans-ladministration-electronique).

D’autre part, « En misant sur le numérique, le Cap-Vert a réussi de grands bonds en avant. L’objectif étant de palier le manque d’infrastructures, d’assurer la continuité géographique dans le pays pour relier les différentes îles et impliquer sa forte diaspora composée de 1,7 million de personnes. Une vraie volonté politique qui se reflète sur les performances de l’administration et de ses systèmes lesquels sont organisés en fonction des besoins du citoyen depuis sa naissance jusqu’au décès. De ce fait, tous les citoyens bénéficient du même niveau de service et d’accès égal à l’information ».

Le Cap-Vert mène aujourd’hui le peloton de tête en Afrique de l’Ouest à l’E-Government Development Index (Egdi) qui mesure la quantité et le périmètre des e-services publics, et il est 4ème au classement à l’échelle du continent africain. Cette année, le Cap-Vert n’a pas manqué le rendez-vous 2019 du « Mobile World Congress », le plus grand salon du mobile au monde, tenu à Barcelone du 25 au 29 février 2019. » (Source : CIO Mag, 6 mars 2019).

Privatiser, comme au Rwanda ?

Enfin, avec la société RwandaOnline, le gouvernement dirigé par Paul Kagamé s’est lancé depuis 2014 dans la digitalisation de la totalité des services publics de l’Etat en créant Irembo, un service de e-gouvernement pouvant réduire l’écart entre les 11,8 millions de citoyens rwandais et l’administration, en quelques clics. « Au Rwanda, nous bâtissons notre économie grâce aux technologies ». Une mutation qui inspire déjà plusieurs pays d’Afrique parmi lesquels le Ghana, l’Ouganda ou encore le Bénin qui suivraient de près les résultats de l’expérience Irembo.

Dématérialiser les relations entre l’administration et les citoyens est donc une étape essentielle vers la bonne gouvernance, faute d’une gouvernance vertueuse ; il conduit ainsi à réduire les risques de circulation des moyens financiers et à tendre vers l’unicité des caisses.

Pathé MBODJE, M. Sc,
Journaliste, sociologue
Parcelles assainies, Unité 10, Villa N° 276, Dakar, Sénégal, tél (+ 221) 775952161

 

Que retenir de la révision constitutionnelle relative à la suppression du poste de Premier ministre au Sénégal ?

D’un point de vue strictement juridique, la fonction de Premier ministre n’est pas seulement théorique. Il n’est pas simplement  un  primus inter pares, le premier des  ministres. Le locataire du « Petit  Palais » dispose de pouvoirs propres que lui confère la Constitution du 22 janvier 2001. Les ministres sont nommés sur sa proposition (article 49). La  politique de la Nation est  conduite et coordonnée sous sa direction ; il est le chef du gouvernement et de l’administration ; il  nomme aux emplois civils ; dispose du pouvoir réglementaire ; assure l’exécution des lois ; préside les conseils interministériels et les réunions interministérielles ou désigne, à cet effet, un ministre. La  démission ou la  cessation des fonctions de Premier ministre entraîne  celle de l’ensemble des membres du Gouvernement. Pour toutes ces raisons, le Premier ministre encourt une double responsabilité devant le Président de la République et devant l’Assemblée nationale. Le Premier ministre a également des attributions consultatives, de  proposition. Il intervient dans la procédure législative ordinaire et peut proposer au Président de la République de réunir l’Assemblée nationale en session extraordinaire (article 63 alinéa 5).
On comprend aisément dans ces conditions  l’enjeu de cette réforme constitutionnelle. A l’initial, dans le projet, vingt- deux(22) articles de la Constitution seront abrogés et remplacés. Il s’agit en réalité de  vingt-trois (23) articles. Par une erreur technique, l’article 63 alinéa 5 ne figurait pas dans le projet de loi déposé à l’Assemblée. Cette disposition  donne la possibilité au  Premier Ministre de proposer au Président de la République la convocation de l’Assemblée nationale en session extraordinaire.
Pour l’essentiel, il s’agit  d’extraire,  du texte constitutionnel, le chef du Gouvernement  qui dirige, donne des instructions,  anime et assure la coordination de l’activité gouvernementale. Au Niger, avant son entrée en fonction, le Premier Ministre prête serment  devant l’Assemblée nationale, sur le Livre Saint de sa confession ; il  détermine et conduit la politique de la Nation, dispose de l’administration et de la force publique aux termes des articles 74 et 76 de la Constitution du 25 novembre 2010.
Le Premier ministre dans  l’ordonnancement constitutionnel est donc  l’échelon de  relais et de transmission des  directives présidentielles.
Quelles sont alors  les justifications et les orientations du projet de révision de la Constitution ?  Avec la suppression du poste de Premier ministre, comment appréhender l’ossature de l’exécutif et les rapports entre le Gouvernement et le Parlement ? La réforme prend- elle en compte toutes les exigences d’un régime présidentiel afin de garantir l’équilibre  des pouvoirs ? Quelles sont les insuffisances et les limites de la réforme en termes de politique constitutionnelle ?
Ces questions contiennent bien des intérêts. On est en face d’une réforme d’exception pour au moins deux raisons. D’une part, le régime présidentiel n’est pas la règle  dans le monde. Le régime le plus répandu est le régime parlementaire.  D’autre part,  la réforme a été enclenchée  selon  une procédure qui déroge au droit commun (la voie parlementaire) de la révision de la Constitution (voie référendaire). Le projet est inscrit de droit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale et discuté en procédure d’urgence. Il  s’agit d’une révision constitutionnelle en mode « fast track » qui aura des incidences budgétaire et administrative.
Le fondement de la révision constitutionnelle est indiqué dans l’exposé des motifs du projet de révision. En raison du passage du septennat  au quinquennat, le Président de la République dispose d’un temps court pour mettre en œuvre les politiques publiques. Il est recherché plus  de célérité, d’efficacité et d’efficience de l’action gouvernementale. Le Président de la République se place au contact direct des niveaux d’application. Pour atteindre ces objectifs, le présent  projet de révision «instaure un régime présidentiel caractérisé  par un pouvoir exécutif rationnalisé avec notamment la suppression du poste de Premier Ministre ». Selon le législateur constituant, il  « en résulte un réajustement des rapports entre les pouvoir exécutif et législatif ».  Évidemment, cette   réforme nous plonge  dans le passé. Le  « fast track »  fut avancé lors de la suppression du poste de Premier ministre en 1983.
On tentera de  présenter  le contenu du projet de révision (I) et les insuffisances de la réforme (II).
I Le contenu du projet de  réforme
Le régime présidentiel annoncé dans le projet de révision de la Constitution  fonctionne sur la base de deux principes fondamentaux : un exécutif monocéphale (A) et une irrévocabilité mutuelle (B)
A Un exécutif monocéphale annoncé
La suppression du poste de Premier ministre entraîne plusieurs conséquences juridiques dont  la plus visible  est la physionomie, désormais monocéphale, de l’exécutif. Cela signifie que le  pouvoir exécutif est dévolu exclusivement  au Président de la République. Le Président de la  République est  l’Exécutif,  tout seul. C’est ce  qui ressort des dispositions de la Constitution des Etats-Unis : « Le pouvoir exécutif sera conféré à un président des États-Unis d’Amérique… ». Le constituant ivoirien est  beaucoup plus explicite sur le caractère monocéphale de l’exécutif : «  le Président de la République est le détenteur exclusif du pouvoir exécutif.  Au Tchad, « le pouvoir exécutif est exercé par  le Président de la République.». Il est chef de l’Etat, chef du Gouvernement et de l’Administration. A ce titre, il détermine et conduit la politique de la Nation. Au Bénin, « Le Président de la République est le détenteur du pouvoir exécutif. Il est le chef du Gouvernement, à ce titre, il détermine et conduit la politique de la Nation… ». On  retrouve les mêmes formules avec des variantes au Ghana, au Burundi, à Djibouti, au Brésil, en Colombie, au Venezuela, etc. Dans la Constitution sénégalaise du 7 mars 1963, l’article 36 consacrait  expressément que le Président de la République était « le détenteur du pouvoir exécutif ». Même si l’on présume  que c’est le Président de la République, le projet de révision  ne précise  ni l’organe qui incarne l’exécutif ni  le chef de Gouvernement. S’agit-il d’un simple oubli rédactionnel ou d’une volonté d’instaurer un régime présidentiel à exécutif rationnalisé dont le contenu reste imprécis ?
Il est posé toutefois que les membres du  Gouvernement, composés de ministres et de  secrétaires d’Etat (article 53),  sont  nommés par le Président de la République qui fixe leurs attributions et met fin à leurs fonctions (article 49). Le Président de la République est « détenteur du pouvoir réglementaire et dispose de l’administration » (article 50). A l’alinéa 2 de l’article 54, on  peut remarquer que « les membres du Gouvernement sont responsables devant le Président de la République ».
En réalité, dans le projet de révision de la Constitution, le Premier ministre disparaît mais la fonction gouvernementale demeure. Le Gouvernement est cité parmi les institutions de la République  puisque l’article 6 qui fonde son ancrage textuel n’est pas modifié. Le Titre IV, « DU GOUVERNEMENT »  reste dans le texte constitutionnel. D’un point de vue organique, le « Gouvernement comprend les ministres et les secrétaires d’Etat » (article 53). Le  Gouvernement a des attributions.  Aux termes de  l’article 54,  l’institution gouvernementale « conduit et coordonne la politique de la nation  sous la Direction du Président de la République » (alinéa 1). A l’alinéa 2, on note  que «  les membres du Gouvernement sont responsables devant le Président de la République ». Suivant les dispositions de l’article 57, le Gouvernement est une « institution collégiale  et solidaire » ; il « assure l’exécution des lois et dispose par délégation du pouvoir réglementaire ».
Ce qui fait aussi la particularité du régime présidentiel, c’est l’absence de moyens d’action réciproques ou l’irrévocabilité mutuelle
B. Une irrévocabilité mutuelle consacrée
Le régime présidentiel se matérialise par une séparation stricte des pouvoirs. Les pouvoirs exécutif et législatif ont l’assurance d’exister jusqu’à la fin de leurs mandats. C’est un régime d’irrévocabilité mutuelle. Dans un régime parlementaire, le Premier ministre est soumis au contrôle de l’Assemblée nationale qui peut provoquer la démission du gouvernement par le vote d’une motion de censure ou d’un refus de confiance. Inversement, l’équilibre est réalisé par la possibilité donnée à l’exécutif de dissoudre l’Assemblée nationale. La disparition du poste de Premier ministre engendre, en principe, l’absence de responsabilité des ministres devant l’Assemblée nationale  et, par conséquent, des  moyens d’action réciproques qui perdent leur finalité originelle. Le Président de la République ne dispose plus du droit de dissolution (article 87). A l’inverse,  l’Assemblée nationale ne peut plus provoquer la démission du Gouvernement par le vote d’une motion de censure ou d’un refus de confiance (article 86).
Cependant, l’absence de moyens d’action réciproques  ne  renvoie pas à l’inexistence  d’interférences entre les pouvoirs. Le régime présidentiel déclaré dans le projet de révision de la Constitution contient bien des influences réciproques. Aux termes de l’article 81, « les membres du Gouvernement peuvent être entendus à tout moment par l’Assemblée nationale et ses commissions » ; les « commissions permanentes de l’Assemblée  peuvent entendre les directeurs généraux des établissements  publics, des sociétés nationales et des agences d’exécution ». De même, les députés peuvent poser aux membres du Gouvernement, qui sont tenus d’y répondre, des questions écrites, des questions orales et des questions d’actualité ; les membres du Gouvernement doivent se  présenter devant   l’Assemblée nationale en fonction d’une périodicité définie pour répondre aux questions des députés  (article 86).L’Assemblée nationale  peut mettre sur pied des commissions d’enquêtes (article 87). De toute façon, l’Assemblée nationale «  détient le pouvoir législatif » (article 67) et « vote les projets de loi de finances » (article 68).
Le Président de la République a la possibilité d’intervenir dans la sphère de compétence de l’Assemblée nationale qui  n’incarne pas, comme le Congrès américain, tout le pouvoir législatif (initiative des lois, ordonnances  droit d’amendement, etc.). L’institution présidentielle est présente également dans  le fonctionnement du pouvoir judicaire (droit de grâce).
Il faut signaler enfin que  les articles 55 et 56 tempèrent le principe d’incompatibilité des fonctions gouvernementale et parlementaire que l’on retrouve dans le régime présidentiel orthodoxe.  En effet, le député peut être nommé membre du Gouvernement. Le député qui exerce les fonctions de ministre  a la possibilité de retrouver son poste s’il  n’est plus dans le Gouvernement.
La réforme,  au final, propose un régime présidentiel ​assez atypique que l’on retrouve dans beaucoup d’Etats en Afrique (Côte d’Ivoire, Tchad, etc.).
En pratique, pour que le régime présidentiel fonctionne en Afrique, de  vrais contre-pouvoirs, qui n’existent pas dans le projet de révision proposé, demeurent nécessaires. Il faut  alors aborder les insuffisances de la réforme.
II. Les insuffisances  de la réforme
Le projet de révision définit un partage de compétences qui ne garantit pas l’équilibre des pouvoirs recherché. D’autres articles  de la Constitution peuvent être révisés pour éviter que le régime présidentiel  ne dégénère  en présidentialisme. Il est nécessaire de renforcer la limitation du  nombre de mandats (A) et d’augmenter la reddition des comptes au sommet de l’Etat (B).
A. Caractère inachevé de la  limitation du  mandat.
Dans un régime parlementaire,  comme le note une spécialiste  du droit constitutionnel américain, l’irresponsabilité du chef de l’Etat fait qu’il n’est « nullement choquant que le Chef de l’Etat puisse conserver le pouvoir soit indéfiniment, soit pour des mandats très longs ». Tel n’est pas le cas dans un  régime présidentiel. Ici,  la limitation du mandat est  absolue en raison des pouvoirs importants du Président de la République. Au Bénin, la Cour constitutionnelle a considéré récemment  (Décision DCC 17-095 du 4 mai 2017) que la durée et le nombre de mandats ne peuvent faire l’objet de révision.
Au fond, quelle que soit la nature du régime politique considéré, le principe de la limitation du mandat présidentiel est constamment remis en cause en Afrique par plusieurs procédés : l’adoption d’une nouvelle constitution,  une révision de  la Constitution en cours avec effet non rétroactif de la loi de révision ou, simplement, par l’abrogation des dispositions qui consacrent la limitation de mandats. On peut donner les exemples du Cameroun, du Mozambique, du Djibouti, du Burkina, du Togo, du Congo- Brazzaville, de la République démocratique du Congo (RDC), du Soudan, de la Guinée équatoriale, de l’Ouganda, de l’Algérie, du Malawi, de la Zambie, de l’Erythrée ou  du Soudan.
Au Sénégal, le principe de la limitation des mandats  a été introduit en 1970, supprimé en 1976, réintroduit en 1991, supprimé en 1998 avant d’être rétabli par la Constitution du 22 janvier 2001.
Le verrouillage introduit en 2016, « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs », constitue une avancée démocratique remarquable. En plus, la durée et le nombre de mandats sont rangés dans les clauses d’éternité, insusceptibles alors de révision.
Pourtant en droit constitutionnel, ces limitations sont  contournées par l’adoption d’une nouvelle Constitution dans plusieurs Etats à connotation présidentielle. Les exemples du Tchad (2018), du Burundi,  du Rwanda  et du Congo -Brazzaville  en 2015 sont saisissants. Le débat se pose présentement en Guinée et en Côte d’Ivoire. La Cour constitutionnelle du Niger, en 2009, s’est opposée à cette ingénierie constitutionnelle qui consiste à adopter une nouvelle Constitution pour contourner la limitation, à deux, du  mandat présidentiel.
Certaines Constitutions interdisent expressément  ces possibilités. L’article 146 de la Constitution du Cap- Vert est intéressant à citer : «  1. Le Président de la République ne peut se porter candidat à un troisième mandat dans les cinq ans suivant immédiatement le terme de son second mandat consécutif. 2. Si le Président de la République renonce à ses fonctions, il ne peut se porter candidat à un nouveau mandat pendant les dix années suivant la date de sa renonciation. 3. Si le Président de la République abandonne ses fonctions ou s’absente du territoire national sans observer les dispositions prévues aux paragraphes n° 1 et 2 de l’article 142, il ne peut se porter candidat à un nouveau mandat ni exercer une autre fonction politique au sein des organes de souveraineté ou des collectivités locales ».
La Constitution tunisienne du 20 janvier 2014  (article 75 alinéas 5 et 6) a ainsi formulé la limitation du mandat : « Nul ne peut exercer les fonctions de Président de la République pour plus de deux mandats entiers, successifs ou séparés. En cas de démission, le mandat en cours est considéré comme un mandat présidentiel entier.
Aucun amendement ne peut augmenter en nombre ou en durée les mandats présidentiels ».
Aux articles  57 et 58 de  l’avant-projet de Constitution de la Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI), il était mentionné que  le Président de la République « ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs » et qu’aucun de « ses ascendants, descendants, collatéraux au premier degré, ou conjoints ne peut être candidat pour lui succéder ou assurer sa suppléance ».
On peut penser alors procéder  à la réécriture des articles 27 et 103 de la Constitution.
La limitation du mandat et la reddition des comptes permettent d’éviter, au sommet de l’Etat,  les démons du régime présidentiel.
B. Une faible reddition des comptes
L’éthique,  la transparence et l’attention permanente à la reddition des comptes sont élevées  au rang des principes de la démocratie dans le Plan Sénégal Emergent (PSE). La bonne gouvernance constitue un défi majeur pour l’Etat du Sénégal. Il est  indiqué, dans le Rapport d’Activités 2016 de l’Office national de Lutte contre la Fraude et la Corruption  (OFNAC) que  mille cent quatre-vingt  (1180 ) plaintes (70% dans le secteur public) ont été enregistrées, cinquante-sept cas  (57) cas de détournements de derniers et soixante-deux( 62) cas d’enrichissement illicites recensés. Dans  l’Indice de Perception de la Corruption  (IPC) 2018, le Sénégal est dans la zone rouge, en dessous de la moyenne mondiale qui est de 50 %.
La responsabilité du Président de la République devant le peuple est une caractéristique fondamentale du régime présidentiel comme on peut le constater dans le Constitution  du Bénin ; le Président de la République étant élu au suffrage universel direct. Puisque les pouvoirs sont strictement séparés, le Président de la République rend directement compte au peuple. C’est  le sens de déclaration de patrimoine du Président de la République qui instaure une gouvernance de vertu vis-à-vis de la Nation. La constitutionnalisation de la déclaration  de patrimoine du Président de la République est assez faible dans le dispositif actuel si l’on fait des comparaisons internationales. L’article 37 de la Constitution, in fine, indique que le « Président de la République nouvellement élu fait une déclaration  écrite de patrimoine déposée au Conseil constitutionnel qui la rend publique ». Cette disposition souffre de puiseurs insuffisances. Le Président de la République n’a pas de contrainte de délai  pour déclarer son patrimoine ( comme en matière de prestation de serment). La déclaration de patrimoine concerne la prise de fonction et non la fin de fonction ; elle ne fait pas l’objet  d’un contrôle spécifique. Dans certaines Constitutions de régime présidentiel, la déclaration concerne tout le patrimoine familial (les biens du conjoint selon le régime matrimonial, des enfants mineurs et des enfants même majeurs, à charge du couple).
Dans le régime présidentiel proposé, l’irresponsabilité  du Chef de l’Etat  demeure paradoxalement encore la règle en vertu de l’article 101 de la Constitution. La  haute trahison, l’exception qui fonde la responsabilité pénale du chef de l’Etat, est un concept flou. La définition proposée par la CNRI aux termes de l’article 131 de l’Avant- projet de Constitution était intéressante: « il y a haute trahison lorsque le Président de la République est reconnu coupable de fausse déclaration sur l’exclusivité de sa nationalité sénégalaise ou d’autres faits constitutifs de violations de son serment, lorsqu’il est reconnu auteur, coauteur ou complice de violations graves et caractérisées des droits de l’homme, de crime de sang, de malversations, de corruption, d’enrichissement illicite ou de prise illégale d’intérêt ». Dans le régime présidentiel latino-américain, la plupart des destitutions ont été provoquées par des raisons budgétaires.
Il faut signaler, par ailleurs, que le rendez- vous constitutionnel est manqué parce que dans un régime présidentiel, la juridiction constitutionnelle doit être forte. A cet égard, l’impossibilité juridique pour le Conseil constitutionnel, de contrôler  une loi qui révise la Constitution constitue un handicap. Elle permet de proroger le mandat constitutionnel en reportant des élections en marge des dispositions de la Constitution. Le mandat constitutionnel devient instable et peut être modifié sans censure du juge constitutionnel. Il faut réviser l’article 92 de la Constitution pour donner  expressément à la haute juridiction le pouvoir de contrôler les lois de révision de la Constitution.
Au demeurant,  si la recherche de l’efficacité de l’action publique est au cœur de la gouvernance moderne, la réforme contient des  limites d’approche méthodologique et de fond. Tandis que certaines réformes constitutionnelles ne sont pas totalement appliquées (statut du chef de l’opposition ou l’évaluation des politiques publiques par l’Assemblée nationale), la procédure d’urgence choisie pour réviser la Constitution inhibe le principe de sécurité juridique. En vertu de ce principe, les citoyens doivent avoir des raisons juridiquement valables de penser que la règle ne changerait pas.
Selon le juge constitutionnel sénégalais, la sécurité juridique renvoie à la stabilité des règles constitutionnelles émises et  leur  caractère prévisible. La sécurité juridique, c’est aussi mettre à la disposition des citoyens  une version officielle de la Constitution du Sénégal mise à jour.
Dans le fond, le régime présidentiel proposé ne traduit pas un équilibre des pouvoirs qui n’est envisageable que si l’on révise les articles 27, 37, 92, 101 et  103 de la Constitution.
Abdou Aziz Daba KEBE
Agrégé des Facultés de Droit,
Directeur du Centre d’Etudes et de Recherches sur l’Ingénierie juridique et financière (CERIF)

Autoroute La Côtière: Les layènes «défient» l’Etat

Je suis dans le taxi, en partance pour Guédiawaye…je vous épargne les difficultés rencontrées en allant vers ma destination. Non seulement j’ai payé cher le trajet mais j’ai finalement raté mon rendez-vous… « Les laayeen ont
refusé toute sorte de construction entre le xabrou et la mer… » Explications… Sur cette belle infrastructure de dernière génération, il fait 19h, je dois quitter Nord Foire pour rejoindre mon lieu de rendez-vous sis dans la commune du frère du Président Sall.
– Hello taxi !
– Je dois aller à Guédiawaye. Gnaata ?
– 4000 frs rétorque le taximan.
– S’il te plait tu peux faire 2500…soriwul !
– Non 3500 c’est bon et on y va.
– Ok d’accord ! Puisque je suis déjà presque en retard.
On roule prenant les parcelles assainies. Bouchon. Ce n’est pas possible. Demi-tour pour reprendre la VDN 3. Ouf c’est fluide!
– Non mon grand « jeexagoul » ndax dessna Jamalaay ! réplique mon taximan. Arrivé à hauteur du fameux pont de Cambérène, je me suis posé la question, comme d’habitude. C’est quoi le problème dans cette partie de la route ? Comme je n’ai qu’un seul interlocuteur devant moi, il me dit : « fii kat laayeen yi gnoo wax ni dara dou dox digueunté xabrou bi ak guééj gui ». Je perds mes mots un instant… Mdr…après…tellement je ne savais pas quoi dire ni répondre ! J’arrive à mon rendez-vous. Au retour, dans un autre taxi, je reprends la même côtière. Je l’avoue, j’adore
cette route. A Cambèrène encore, même calvaire. Comme un réflexe je regrette une nouvelle fois cette partie de la route qui refuse de terminer. « Ci sama xél ». Sans vouloir le faire entendre à mon nouveau taximan. Et là c’est lui qui se lamente en ces termes : « kenn massoul guiss lii yoon bi manoul féxé ba paré ndakh laayeen yi « ! Et là c’est moi qui fais exprès de poser la question.
– Ha est-ce-que « dou » les ingénieurs ont des soucis techniques à ce niveau ?

– Non grand dou loolou déh ! gars yi (ndr les ingénieurs) lii jaaxalouleen !
Et là il me livre en détails la même réponse que mon précédent interlocuteur : « Fii daal laayeen yi gnoo ni dara dou dox diguenté xabrou bi ak guééj gui ! lou gars deff gouddi gnou tocc ko ! depuis boobou ak leegui gouvernement bi moo ngui négocier ». Il faut quand même accepter que les chauffeurs de taxi sont certainement les plus informés
de la population…
– En tout moi j’ai rien compris ! Et si cela est vérifier l’Etat n’existe plus au Sénégal et nous devons y remédier, je me désole !
– Grand boo beuggué degg deugg sunu deuk bi démoul fenn ! argue mon taximen.
– Tieuy ! je réponds pour finir avec la conversation…
Les questions réponses, continuent de se bousculer dans ma tête. Et à chaque réponse je refuse de croire à ce que les deux taximan m’ont livré, moi qui pense être républicain jusqu’au bout des ongles. En effet personne ne peut imaginer, dans un état, qui a la force régalienne et qui doit agir pour le bien être de sa population, que la construction d’une infrastructure soit stoppée net parce que une partie de la population ne souhaite pas son existence, pour des raisons non justifiées. Si ce que mes taximan disent, suis certains qu’ils le répètent à d’autre clients, trouvent une petite partie de vérité ? Soyons surs, nous sommes mal barrés au Sénégal. Les conséquences
nous les savons tous, même si nos chroniqueurs radio et télé ainsi que la presse refusent d’en parler. Peut-être ils n’ont pas cherché à comprendre les raisons du retard constaté par les sénégalais dans cette partie de la « Côtière » que nous souhaitons tous voir sa finition intégrale !

BAMBY

La démocratie sénégalaise à l’épreuve de Macky Sall (Moussa Taye)

Sénégalaises, Sénégalais
L’heure est grave. Mais, plus grave encore est le silence pesant qui plane sur notre pays. En effet, depuis la fin de l’élection présidentielle, le Sénégal est plongé dans une situation politique et sociale assez inédite. Le président de la république adopte une posture inquiétante. Jadis d’une gênante arrogance, il continue dans cette voie en dégageant morgue et suffisance au moment où l’on pensait (naïvement peut-être) qu’il se comporterait en gentleman. Mais, autant l’avouer de suite, la grandeur d’esprit est la marque des grands seigneurs mais n’est pas grand seigneur qui veut. En réalité, Macky Sall ne respecte rien ni personne. Il n’a pas de code d’honneur. Il n’a pas de repères signifiants. C’est à croire que les contestations qui ont jalonné le processus électoral et qui ont abouti à sa « non reconnaissance » par l’opposition plombent son élan et le poussent dans ses derniers retranchements. Il a entrepris, seul, contre toute attente, des réformes qui s’avèrent dangereuses pour la stabilité politique et sociale du pays. Ces
réformes portées par le très féal premier ministre prouvent que le président Sall est dans une logique autoritariste sans commune mesure. Comment, en effet, un président sortant peut-il concevoir une réforme qui « hypertrophie » son pouvoir ? L’ultra présidentialisme qui découle de cette réforme ne sied pas à une démocratie qui naturellement, devrait connaitre une alternance en 2024. La concentration des pouvoirs entre les mains du Chef de l’Etat au sens jacobin entraine à coup sûr une confusion pire que sous Vichy. Les partisans du chef sont déboussolés, désabusés. Ils sont devenus moins bavards parce que se sentant exclus du champ de la gouvernance. Les alliés « historiques »
confondus dans la logique du « gagner ensemble, gouverner ensemble » sont dans leurs étroites semelles. Quoi de plus frustrant que de voir le mépris affiché par le chef d’une coalition à laquelle on tient comme à la prunelle de ses yeux. Moustapha Niasse, dans un ultime baroud d’honneur, a essayé de faire croire, maladroitement, à une concertation sur le projet de réforme. Mais, ce n’est pas vrai. Il cherche tout simplement à se donner bonne conscience et à rendre la pilule moins amère. Pendant ce temps, les honorables Députés du chef déshonorent encore leur position sur fond de billets de Mecque et d’espèces sonnantes. Cette majorité robotique d’une docilité déconcertante vote tout avec en prime des salves d’applaudissements. A coup sûr, elle voterait même pour sa propre destitution comme ce burlesque Pm pressé d’en finir avec cette réforme qui va l’humilier, lui le Pm qu’il faut « guillotiner » pour…incompétence ou incommodité. Toute cette horde de laudateurs adopte la posture des mendiants des faveurs : têtes baissées, yeux fermés, motus et bouche cousue. Il faut aussi se désoler et déplorer cette sorte de démission collective de l’opposition et d’une partie de la société civile. Faut-il rappeler que le temps électoral est dans le temps politique. Parce que l’élection est une parenthèse dans la vie politique. Nous avons choisi de faire de la politique. L’activité doit être continue et pérenne quels que soient les soubresauts et les vicissitudes. Nous n’avons pas le droit de baisser les bras Au contraire, nous devons nous relever rapidement pour faire face à cette
situation. Nous devons continuer le combat pour la libération de Khalifa Sall, le retour de Karim Wade, la réforme du processus électoral, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, l’amélioration des conditions d’études des étudiants, l’accès aux services sociaux, le soutien au monde rural …Oui, il y a de la matière. Il faut enfin s’adresser au Peuple. Penser que les hommes politiques s’adonnent à « une bataille de singes » ou qu’il s’agit de « querelles entre politiciens » est la pire des analyses. La stabilité voire la survie de notre jeune Nation dépend pour beaucoup de la posture de Macky Sall. Il faut une conjugaison des forces sociales et citoyennes pour barrer la route à cet empereur des temps modernes qui gouverne par la terreur en tenant entre ses mains périssables tous les pouvoirs. Macky Sall ne mérite pas notre confiance. Il doit être combattu. Au nom de l’idéal démocratique.
Moussa TAYE

Macky Sall: 5 autres leçons de vie !

A la demande de plusieurs lecteurs, je partage ma réflexion sur 5 autres leçons de vie tirées du parcours du Président Macky Sall.
1- Peu importe le nombre de diplômes que tu auras obtenu, ne sois pas gêner de commencer au bas de l’échelle :
Pourtant auréolé d’un diplôme d’ingénieur géologue au sein du prestigieux Institut des Sciences de la Terre de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et d’une solide formation en France à l’Ecole Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs (ENSPM) de l’Institut Français du Pétrole (IFP), Monsieur Macky Sall est entré à PETROSEN comme agent et chef de Division banque des données avant d’en être le Directeur Général entre 2000 et 2001. C’est à cette date (2001) qu’il a commencé son ascension : Ministre, Premier Ministre, Président de l’Assemblée nationale, Président de la République. Une belle leçon aux jeunes qui refusent de commencer à un poste arguant qu’ils ont des
diplômes prestigieux. Apprenons à commencer petit pour devenir grand !
2- Mieux vaut avoir raison que d’être d’accord :
En 2008, Macky Sall, comme le veut le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, autorise la convocation de Karim Wade, du fils du président de la République d’alors, pour une audition sur les travaux de l’Agence nationale de
l’organisation de la conférence islamique (ANOCI). Ainsi commença le mortal combat avec Me Abdoulaye Wade tout puissant Président de la République. Macky dit niet à toutes les négociations l’appelant à rendre le poste à Wade : Il
avait raison et n’a pas voulu être d’accord. Des amis libéraux à lui sont allés le voir, lui ont parlé, l’ont même supplié de ne pas engager le bras de fer avec Wade et il est solidement resté sur ses positions : il avait raison. Même quand Wade l’a convoqué dans son bureau pour un tête à tête Macky est resté de marbre car se disant toujours qu’il avait raison. C’est ensuite que déchu du poste de numéro 2 du PDS, son mandat de président de l’hémicycle réduit à un an, Macky rendit le tablier. Une démission à l’origine de son accession, quatre ans plus tard, au palais de la république. « Je n’avais pas, en tant que jeune, l’ambition d’être président de la République. Elle ne m’a animé qu’à l’Assemblée nationale lorsqu’on m’a imposé un combat », confiera-t-il plus tard.
3- Ecoutez votre intuition :
L’intuition c’est cette petite voix intérieure, cette ampoule d’Eureka qui s’allume comme une réponse évidente à une question qui nous tourmente. C’est cette boussole interne qui nous dirige vers le bon chemin. Certains parleront de
feeling, d’un ressenti très fort. Les artistes voient cela comme une inspiration venue d’ailleurs. Les scientifiques parlent d’un 6 ème  sens, d’intelligence de notre subconscient. C’est un peu tout cela ! Cette intuition, Macky Sall en a eu. Il l’a senti en quittant la tête de l’Assemblée nationale. Au lieu de mener un combat inutile, il a suivi cette voix intérieure qui lui disait qu’il pouvait bien devenir Président de la République. C’est en la suivant qu’il a créé l’Alliance Pour la République (APR) et est allé à l’assaut du suffrage des sénégalais. Apprenez à écouter cette voix et à la suivre.
4- Entourez-vous de personnes optimistes. Fuyez les pessimistes :
« Etre optimiste consiste à entreprendre un voyage de nulle part à destination du bonheur. » Quels que soient les événements, certains ont l’habitude de voir le bon côté des choses, alors que d’autres voient que le négatif. Chacune de ces perspectives reflète une réalité. Par exemple, objectivement il est vrai de dire qu’un verre est à moitié plein ; il est également vrai de dire que ce même verre est à moitié vide. L’optimisme est un choix dont nous avons le contrôle, c’est-à-dire que nous pouvons tous décider de développer des compétences pour améliorer notre optimisme. En 2008, Macky Sall pouvait être bien pessimistes et écouter ces gens qui lui disaient que c’était impossible et que ç’en était fini pour lui et sa carrière. Il a au contraire appris à ne pas les écouter et à s’entourer de gens qui, comme lui,
étaient bien optimistes en ne voyant que le côté positif de son éviction au perchoir de l’Assemblée : « xaaci bo giss wërsë gu waay la ». Par exemple un Moustapha Cissé Lo qui, aux questions de la journaliste Aissatou Diop Fall dans l’émission « Sortie » qu’elle animait en cette période sur Walfadjri et qui s’étonnait de voir l’APR prétendre porter son candidat à la magistrature suprême après 3 ans d’existence, répondit très clairement ceci « même si nous devons nous casser les dents qu’on nous laisse au moins essayer. Nous savons que nous pouvons y arriver et que ce rêve est bien possible ». Voilà la philosophie d’un éternel optimiste ! Il faut toujours apprendre à voir le bon côté des choses !
5- Apprenez à garder le silence :
Le silence est une arme redoutable pour celui qui sait l’utiliser et un très bon accompagnateur dans les conflits aussi bien professionnels qu’affectifs. Ne soyez pas victime du silence, soyez-en maître ! Nous avons tendance à trop parler, trop nous dire. Vite répondre. La bonne réponse. Les bons chiffres. Les bons mots.  Persuadé que la clef se trouve dans ce qui est dit. Or, parfois le silence à un bien plus grand pouvoir que toute parole. Il permet d’avoir la main dans certaines situations de conflit ou de négociation. Il permet à l’autre de projeter et à vous de l’observer et de comprendre ce qui l’habite. Enfin il permet de ne pas constamment livrer à autrui votre mode d’emploi. C’est ce que le Président Macky Sall a compris très tôt. Il parle peu. A des moments où il a été attaqué de toutes parts, il a su se taire. L’on se rappelle même, quand l’ancien Président Wade allait jusqu’à se prononcer sur ses origines, l’actuel a su garder le silence et ainsi s’attirer la sympathie des sénégalais. L’on a l’habitude de dire que Macky Sall est poli (« dafa yaaru ») et ce compliment il le tire en grande partie de sa capacité à ne pas répondre à tout va.

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

Trajectoires inversées de la transformation: méritocratie, médiocratie ou les risques du leadership solitaire

L’histoire du nouveau management public, riche en réformes et en expérimentations, aurait pu convaincre que certaines trajectoires sont aux antipodes des exigences de l’excellence et de la transformation durables ; que les transformations ne sont pas le fait d’un Léviathan : le leadership en est un des leviers essentiels. « Seul, vous n’y arriverez pas ; un est un petit nombre pour atteindre la grandeur » ; ces adages sont exprimés de multiples façons par plusieurs sagesses des traditions humaines, notamment wolof. Mais quand les gens qui vous entourent vous font croire le contraire, peut-être, comme le corbeau, finirez-vous par céder aux chants des renards. On est au cœur de l’humilité qui ne semble pas être la chose la mieux partagée. Ce que j’appelle « Trajectoires inversées », à l’instar des poèmes de mon recueil « Comme un amas de pyramides inversées», recouvre plusieurs avatars dont deux au moins
méritent une attention: Quand on ne récompense pas le mérite, on récompense la « médiocratie ;
 Votre compétence est égale à la moyenne des compétences des gens qui vous entourent.
1. Qui ne récompense pas le mérite récompense la médiocratie
L’histoire est riche d’enseignements. Invoquons ici une histoire dramatique, celle du Président des Etats Unis James A. Garfield assassiné aux termes d’élections par un « prétendu » militant déçu de ne pas être récompensé par ce que les français traduisent ironiquement par le « système de dépouille »… Ce choc poussera à réformer avec la loi dite
Pendleton ACT de janvier 1883 qui va, entre autres, consacrer trois dispositions :
 les postes du gouvernement doivent être octroyés sur la base du mérite, en l’occurrence par voie de concours, en lieu et place de l’affiliation politique ;
 l’illégalité du licenciement ou de la rétrogradation d’agents publics pour des raisons
tenant à leur affiliation politique ;
 l’interdiction d’obliger les employés publics à fournir un service politique ou des contributions en appui à des partis dans l’exercice de leurs fonctions. Voilà de bonnes dispositions qu’un leader éthique, dans ce contexte de patronage à l’excès, peut inscrire dans de nouvelles lois, ses principes généraux dans une nouvelle constitution. A quoi servent les constitutions et les lois si, entre autres, elles ne peuvent pas éduquer, transformer les cœurs, les esprits, consolider la nation, les espérances, l’ambition d’être plus que ce que l’on est ? Par ailleurs, contrairement à ce que l’on entend parfois, il existe bien une fonction publique fédérale assujettie à des règles strictes de sélection par voie de concours. C’est vrai, le système est plus complexe au vu de la variété des régimes (F.B.I, C.I.A, Département d’Etat, postes dits sensibles ou dits politiques, etc.). Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! Il y a également un Office du mérite , le Merit System Protection Board 1 , organisme quasi-judiciaire et indépendant, qualifié de gardien du mérite à l’échelon fédéral. La vision même de cet organisme, en somme sa déclaration de vision, est intéressante à étudier: « Un effectif fédéral diversifié et hautement qualifié, géré de manière équitable et efficace,

1 On retrouve ce système sans d’autres pays comme l’Australie, etc. un benchmarking permettrait d’aller plus loin que ce qui est écrit ici.

2

fournissant un excellent service au peuple américain ». Brièvement, ses pouvoirs sont les suivants (en résumé) 2  :
 mener des études spéciales sur la fonction publique et les systèmes de mérite et faire rapport au Président et au Congrès sur le respect de l’intérêt public au sein de fonction publique;
 protéger les systèmes de mérite fédéraux contre les pratiques politiques partisanes et celles interdites en statuant sur les appels des employés… ;
 enquêter, entendre ou statuer sur les questions relevant de sa compétence … ou sur les dispositions des lois, règlements applicables et prendre une décision définitive à ce sujet;
 ordonner à un organisme fédéral ou à un employé de se conformer à une ordonnance ou à une décision rendue par la Commission et faire respecter cette ordonnance…
En outre, ce bureau a dégagé les principes suivants :
 un recrutement qui permet le choix de personnes qualifiées de sorte à permettre la
représentation de tous les segments de la société ;
 la sélection et l’avancement en fonction des capacités, des connaissances et compétences au terme d’un concours libre et ouvert garantissant l’égalité des chances pour
tous

3 :
 un traitement juste et équitable de tous les employés et des candidats à un emploi à tous les niveaux de la gestion du personnel non discriminatoire 4 en tenant dûment compte de leur vie privée et de leurs droits constitutionnels ;
 « A travail égal, salaire égal » en prenant en en compte des taux nationaux et locaux payés par les employeurs du secteur privé 5  ;
 octroyer des incitations et une reconnaissance appropriées pour récompenser l’excellence des résultats ;
 maintenir des normes élevées d’intégrité, de conduite et de souci de l’intérêt public pour tous les employés ;
 utiliser de façon efficace et efficiente les agents et les maintenir en vertu de leurs performances, corriger les performances inadéquates et rompre les contrats en fonction des incapacités à améliorer leurs performances par rapport aux normes retenues ;
 former et éduquer les employés à améliorer leurs performances organisationnelles et individuelles ;
 protéger les employés contre les actions arbitraires, le favoritisme ou les contraintes à des fins politiques partisanes ;
 interdire aux agents publics d’utiliser leur autorité officielle ou leur influence pour interférer avec le résultat d’une élection ou pour une nomination à une élection ;

2 Voir les détails dans mon récent ouvrage « Nouveau Management Public et Nouvelle Gouvernance publique : Des paradigmes aux transformations ». Nous ne rentrons pas dans le détail de la réforme de l’administration car, à cet égard, c’est un processus global qu’il faut normalement prendre en compte
3 Ce qui est au demeurant un principe constitutionnel, à notre avis.
4 Sans distinction de nationalité, de race, de couleur, de religion, d’origine nationale, de sexe, de situation matrimoniale, d’âge ou de handicap…
5 Le cas de Taïwan est intéressant : une fonction publique légère, grassement payée, mieux que le secteur privé parfois, avec pendant longtemps Zéro corruption et au premier rang du classement mondial des pays par niveau de corruption. Mais ceci suppose de profondes restructurations de la taille de l’Etat, du benchmarking, du réingineering, etc.

3

 protéger contre les représailles à la suite de la divulgation licite de renseignements qu’ils croient pouvoir raisonnablement prouver 6 en cas une violation d’une loi, d’une règle ou d’un règlement, ou de mauvaise gestion, de gaspillage de fonds, d’abus de pouvoir ou de danger substantiel et spécifique pour la santé ou la sécurité publiques. Voilà un grand projet, quelques pistes de réformes possibles pour un vrai leader transformationnel courageux soucieux de la vraie transformation, pour ceux-là qui croient que « les vrais leaders créent d’autres leaders capables de les remplacer ». Au total, une réflexion mérite d’être effectuée. Faut-il renoncer totalement à une histoire de la
fonction publique initiée par le Président Senghor et appliquée jusque dans les années 2000 ? Je me rappelle d’ailleurs qu’en ces premières années de l’alternance, un ancien élève de l’ENAM, parmi les plus brillants des promotions que j’y ai rencontrées en ma qualité de directeur général, vint me voir et en substance me dit ceci : – DG, comme ces anciens m’appellent encore, la situation me semble nouvelle, nous assistons à une nouvelle forme d’administration publique ; les postes que nous occupions jusqu’ici sont maintenant largement octroyés à d’autres ! Que faut-il faire ? Je réfléchissais un instant. Rien ne me surprenait là-dessus, car en tant que sénégalais, je vivais ce qui se passait. En ces temps, Inspecteur général d’Etat en fonction, comme la plupart de mes collègues, je m’interdisais d’émettre certaines opinions eu égard au statut de ce corps si exigeant. J’étais coincé. Je réfléchissais un moment, suivit mon cœur et ce que je considérais la vérité. Je finis par répondre :
– « Si ce processus s’affirme, je ne vois pas d’autres solutions pour vous que de faire de la politique… Evidemment, je ne parle pas de la politique politicienne. A défaut, vous serez relégué au second plan. » En fait, c’était un revirement pour moi et certainement pour tant d’autres. Une certaine génération croyait que le concours est la voie la plus juste de l’équité sociale et de la méritocratie. Senghor avait impulsé la création d’une série d’écoles nationales en amont de la formation initiale reçue après le brevet, le baccalauréat, les études universitaires (ENAES, ENEA, ENAM, écoles militaires, Polytechnique, Ecole du Tourisme, Ecole Nationale d’Agriculture, etc.). L’idée était d’adapter les recrutements et de préparer à la connaissance de l’administration publique et sa culture organisationnelle. Certes, tout n’était pas parfait : certains furent affectés à des fonctions de managers qui n’étaient adaptées à leur cursus, d’autres accaparèrent tant de postes au détriment de la sélection objective, les intérêts de corps dévoyèrent le système, etc. Mais cela signifiait-il pour autant que ce système était mauvais dans sa globalité ? Ou plus simplement qu’un leadership plus éthique aurait dû pratiquer la méritocratie, contrôler l’adéquation compétences-positions, diversifier les critères pour tenir compte des talents, des capacités de leadership, exiger la preuve de performances et de réalisations antérieures, etc. ? Il y a aussi cette deuxième leçon que nous lègue les grands coaches et les grands leaders transformationnels : la loi du cercle rapproché…

6 Voir des législations particulières comme le Whistleblower Act, les hotlines, le Qui Tam et la protection et les incitations des « dénonciateurs, la Loi sur la performance gouvernementale et les résultats, les bonnes pratiques comme la planification stratégique, le management des risques et l’audit basé sur les risques », etc.

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2. Votre compétence est égale à la moyenne des compétences des gens qui vous entourent La deuxième histoire, c’est celle du recrutement dont les processus, les paradigmes s’affinent et de jour en jour : les procédés d’entretien, les centres d’excellence, « le Top Grading », etc. Par ailleurs, peut-être que certains d’entre vous ont déjà vécu ce calvaire : n’avoir pas autour d’eux les gens qu’il faut, être obligé d’être au four et au moulin, de faire le travail des autres, devenant des gestionnaires du quotidien et des urgences, un manager et non un leader, incapable de lever la tête et de regarder autour de soi, comme doit le faire un bon ou un grand leader. En fait, il y a bien une différence entre les termes gestionnaires (managers), leaders, entrepreneurs, techniciens, technocrates ! Il y a des lois qui doivent guider le grand leader et à cet égard :
 La loi du cercle rapproché : quand bien même seriez-vous excellents, votre compétence est équivalente à la moyenne de celles des gens qui vous entourent. Alors une erreur de recrutement coûte cher et la meilleure d’éviter ce coût, c’est d’éviter de se tromper dans le recrutement. Evidemment, il faudra alors l’expertise, des processus pertinents, de bons conseillers et le flair nécessaire.
 « Le meilleur dirigeant est celui qui a le bon sens de choisir des hommes de valeur pour réaliser ce qu’il veut voir être réalisé et qui a suffisamment de retenue pour éviter de s’ingérer dans ce qu’ils font pendant qu’ils le font. » Theodore Roosevelt, un président de la république en l’occurrence… Mais c’est là souvent la difficulté. Le leader qui a peur et qui manque de confiance ne délègue pas et préféra s’entourer de présumés protecteurs; il n’aura pas de retenue pour s’immiscer dans ce qu’ils font, avec le risque du « ponce-pilatisme » dont parlait Senghor dans ce fameux texte étudié par plusieurs générations d’énarques en rappelant qu’au vu d’un tel état de fait, il avait décidé de réinstaurer le poste de Premier ministre 7 .

Conclusion
Le programme de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) a choisi cette voie des innovations et contient plusieurs mesures de ce genre finalisées par ses cadres très au fait de la science politique et administrative et du nouveau management public. Ceci leur a permis de « benchmarquer » et de réinventer des mesures précises, prêtes à l’emploi, sous forme de futurs lois, décrets, circulaires, manuels, directives, de plans de formation, de coachings, etc.
« Qui ne pratique pas la méritocratie récompense la « médiocratie », disais-je il y a plusieurs années dans un discours de remise des diplômes des sortants de l’ENAM en ma qualité de directeur général devant le Président Abdou Diouf. Cette assertion est encore d’actualité. Les enjeux de réforme, de nouvelles cultures de leadership, de restructuration, de transformation s’accommodent mal de ce qui n’est pas organisation, méthodes 8 , expertise,
leadership transformationnel, éthique, transparence et équité, etc. Mais il faut aussi un vrai leader, courageux et soucieux de vraies transformations et de ruptures. C’est du reste là quelques-unes des nombreuses réformes mises en œuvre dans certains pays et intégrées dans

7 Voir notamment les ouvrages suivants : Histoire politique du Sénégal : institutions, droit et société. Gert Hesselin. Khartala. Mémoires d’un juge africain. Itinéraire d’un homme libre. Ousmane Camara. Le Sénégal sous Abdou Diouf. Momar Coumba Diop, Mamadou Diouf. Khartala.
8 A cet égard, sur la méthode, les processus, l’organisation et al rigueur, nous recommandons l’ouvrage « SERVIR » du Premier Ministre et Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail, Abdou Mbaye sur ces points : un bréviaire en la matière… le programme de l’ACT à la suite d’un benchmarking et d’innovations adaptés aux contingences locales. Retenons que quand un leader explore les trajectoires inversées de ce que qui aurait dû être ou fait et que certains applaudissent, le problème, ce n’est pas seulement ce leader en tant que tel, mais malheureusement aussi ceux-là qui applaudissent et veulent justifier coûte que coûte.

Abdou Karim GUEYE, Ancien Directeur général
de l’Ecole d’administration et de Magistrature du Sénégal.
Inspecteur général d’Etat à la retraite.
Président de sociétés. Expert en management public,
gouvernance et réformes. Conseiller en Gouvernance
du Président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail.

Acte 3 dëg, fin du gouverneur way !

Véritables reliques du colon et glorioles d’un passé pas glorieux, le gouverneur ne retient et ne restitue que,qu’une histoire féroce et jungulaire où le toubab régnait en maître et avait droit de vie et de mort sur ses sujets considérés du reste comme n’ayant jamais fait l’histoire, en dehors de l’histoire en somme a-histoire. Cette dure parenthèse de nos anciens faite de fouet et de cravaches, d’humiliations et de ravalements, de viols et de bassesses de toutes sortes, de rétrogradations et de négations fut symbolisée par le gouverneur quel que soit son territoire et la compétence. Combien sont-ils à porter encore ces stigmates d’un âge médiéval où le colonisé était ratatiné, écrasé et écrabouillé par le seul vouloir du gouverneur. Même nos dignes et illustres marabouts et érudits ont eu à faire face aux affres et à la férocité de ces créatures au cœur de béton et de caillou. Reconnaissables par leur accoutrement inique et cynique, fait de casquettes et de fourragères , aux bottes de chair à la couleur du sang ,ce sang humain de vies ensanglantées qui leur servait de cirage pour aussi leur lanières lacérant d’honnêtes gens dont le seul tort est la couleur de la peau. Oui ces gouverneurs pilleurs et spolieurs méritent-ils encore l’hommage permanemment rendu, les places et artères parrainées, les statues à la PYONG YANG sur mesure et démesurées pour perpétuer quoi ? C’est cela la question : A quelles fins ? Par devoir de mémoire ? Laissez nous rire  ou pleurer ! Cette histoire est dans le sang et dans la chair et est jamais gravée dans les vaisseaux et nerfs intimes de chaque africain/noir n’en déplaise encore à ces historiens très prompts à qualifier de révision et de négation toute pareille opinion. Rien de physique et de palpable qui revigore et relève et élève ne doit rester et pourtant l’impression c’est que ce n’est pas pour demain. Les vestiges sont réveillés et relookés avec l’ENA, dans sa filière AC, véritable creuset de perpétuation de ce germe à jamais et négativement marqué. Les dits gouverneurs actuels dans leur carapace de rappel sombre sont à bannir et à rayer de l’horizon visuel : Il faut les voir dans leur uniforme « blanc », noir oui , cachant mal les ignominies commises se pavaner avec une casquette d’un temps maudit par les grands érudits de notre nation. A chaque sortie et inconsciemment ou … ils se bombent le torse et arborent fièrement (hum !) une symbolique d’une époque sanguinolente qu’ils ne cessent de perpétuer. Et contagion à toute la fratrie (préfets et sous –préfets) sous bottes et casquettes et peut-être legs du passé et compétence de l’ENA : Abord toujours ferme et fermé pour faire impression et ressembler et renvoyer à leurs ancêtres les gouverneurs coloniaux : Qui n’est pas sous cet apparat n’est administrateur civil ou assimilé dirait-on : Dur, dur ! Jusqu’à l‘appellation : administrateur civil ! Cela doit cesser et serviteur de l’Etat ne doit nullement signifier ressuscitation de ce passé criminel et d’ailleurs déclaré « crime contre l’humanité ». Et même les véhicules rentrent dans ce cinéma ignoble par leur noirceur, toute une symbolique encore ! Pour faire peur (rires)! Détrompons-nous ! ces « fils de chefs » de cette trempe sont dépassés et démodés et font pitié à chaque sortie et d’ailleurs avec l’acte 3 ou 4 ,le temps de leur dépérissement doit sonner avec leur inutilité mise à nu : Interrogeons leur agenda de travail : Rien ! Touss et nada et rien de consistant ! Sinon représentation…ou meubler les cérémonies avec leur casquettes (bon décor et ornement) ou et très souvent jouer aux sales besognes et autres sales boulots : Menacer, bras armé et revolver et surtout 1 er fusible. Non pertinent au moment du glissement vers les pôles-territoires, leur glas a sonné et une reconversion leur doit trouver : Déjà avec la région, page tournée avec le département échelon devant capter et mobiliser toutes forces et énergies locales, le gouverneur doit s’interroger sur sa place sur le nouvel échiquier juridico-administratif local sinon le cheveu dans la soupe, ce sera lui le gouverneur et il sera dans tous les cas retiré pour une soupe et soupière digestes à tous points de vue.
IBOU SENE KAOLACK

Programme mondial contre le cancer, le plus gros tueur du monde

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que le fardeau mondial du cancer a aujourd’hui atteint 18,1 millions de nouveaux cas et 9,6 millions de décès en 2018. En outre, un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde développeront un cancer au cours de leur vie ; un homme sur huit et une femme sur 11 meurent de cette maladie. A l’échelle mondiale, le nombre total de personnes vivant avec un cancer dans les cinq ans suivant le diagnostic, appelé prévalence à cinq ans, est estimé à 43,8 millions. Le cancer cause plus de décès que le SIDA, la
tuberculose et le paludisme réunis. Selon l’OMS, plusieurs millions de vies peuvent être sauvées si les pays utilisent les connaissances existantes et les meilleurs moyens effectifs à prévenir et traiter le cancer. Il est estimé que plus de la moitié de tous les cas de cancer et de décès qui en résultent dans le monde peuvent être potentiellement évités. Malgré tout, les projections basées sur l’estimation de GLOBOCAN 2012, prédisent une augmentation significative de 19,3 millions de nouveaux cas de cancer par ans d’ici 2025. En 2030, les données mondiales sont suspectées à croitre à 21,4 millions de nouveaux cas de cancer avec 13,2 millions de décès. Le taux de cancer continuera à augmenter en 2035 avec 23.980.858 nouveaux cas. Dans les pays moins développés où l’on note, en 2012, plus de la moitié de tous les cancers (56.8%) et des décès dus au cancer (64.9%), la maladie continuera à augmenter en 2025 si des mesures préventives ne sont pas largement appliquées. Il y a plus. En addition au nombre de cas de cancers élevé, le coût financier est substantiel. Le cancer est, en effet, parmi toute les causes de décès dans le monde, le plus grand dévastateur économique. Certes, les données limitées ne permettent pas d’estimer le coût économique dans le monde mais, une portion du coût total du cancer était estimée à 895 milliards (US$). L’efficacité des efforts de prévention peut en partie expliquer la diminution observée des taux d’incidence de certains cancers, comme le cancer du poumon (par exemple chez les hommes en Europe du Nord et en Amérique du Nord) et le cancer du col utérin (dans la plupart des régions autres que l’Afrique subsaharienne). Cependant, les nouvelles données montrent que la plupart des pays sont toujours confrontés à une augmentation du nombre absolu de cas diagnostiqués et nécessitant traitement et soins. Au Sénégal, le nombre de nouveaux cas de cancer est estimé à 8.361 avec 6.141 cas de décès en 2015. En 2025, l’incidence est suspectée à croitre à 11.541 nouveaux cas avec 8.410 morts imputables au cancer. Le taux de cas de cancer continuera à augmenter à 16.226 nouveaux cas d’ici 2035 avec 11.541 décès si des mesures préventives ne sont pas largement appliquées. Pour résumer, il y a eu plus de 30.000 cas de décès dus au
cancer ces cinq dernières années au Sénégal malgré toutes les stratégies politiques, alors que plus de 20.000 cas de décès pouvaient être évités avec des programmes adaptés malgré nos ressources économiques limitées. Selon le Centre International de Recherche sur le Cancer, des politiques doivent être mises en œuvre de toute urgence afin de développer d’effectives et d’abordables approches à la détection précoce, au diagnostique et au traitement du cancer du sein et du col de l’utérus chez les femmes des pays en développement. Il est critique de donner les taux de morbidité et de mortalité actuels avec les récents progrès de ces dernières années dans la plupart du globe. Pour participer aux nombreux efforts consacrés à la lutte contre cette maladie, je viens de concevoir un programme mondial contre le cancer adapté pour tous les pays à faibles ou moyens revenus. Il est composé de 91 articles de recherches scientifiques publiés aux États-Unis par le prestigieux journal “Journal of Virology and Mycology”. Je compte, dans les prochains jours, détailler ce généreux programme qui pourrait sans doute inspirer les décideurs afin de mieux relever les défis que nous impose la lutte contre le cancer.
Dr. El Hadji Seydou MBAYE
PhD Biologie, Pathologies Humaines, avec la collaboration du Centre International de
Recherche sur le Cancer / Organisation Mondiale de la Santé
Certifié Grade 10/10 Fédération Internationale de Gynécologie Obstétrique (FIGO), Conseil
d’Accréditation Oncologique Européen (CAOE) et l’Institut Catalan d’Oncologie (ICO)
Membre associé de la Société Mondiale de Virologie
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Twitter: @seydou271
E-mail : seydou27@hotmail.com
Tel : (00221) 77 447 55 57

Nouveau Code pétrolier vs Acte III de la décentralisation: Vers un besoin de mise en Cohérence.

Retard ou vol annulé, Quel avenir pour la décentralisation ?   L’incohérence et l’inefficience des mécanismes de financement du développement local, tels que prévus dans l’acte III de la décentralisation,  accentuées par l’insuffisance des moyens ont fini de prendre le dessus sur l’enthousiasme des Sénégalais. Le contexte et la faiblesse des politiques et stratégies de développement appliquées jusque-là, appellent en nous une réflexion détachée de toute passion car  il est devenu plus que nécessaire d’initier des alternatives susceptibles de corriger les déficiences et de réaliser des progrès significatifs à l’échelle nationale et un développement local harmonieux et durable pour enfin rejoindre la vision  du Président de la République.  .

Dans le communiqué du conseil des ministres en date du jeudi 17 janvier 2013, il avait été  fait mention de la nécessité « d’asseoir une véritable politique de développement et de mise en valeur des potentialités des territoires, à l’horizon 2022 et élaborer une Loi d’Orientation pour le Développement durable des Territoires (LODT)  en vue d’améliorer les mécanismes de financement du développement territorial et de la gouvernance budgétaire pour un véritable développement économique et social de nos territoires. » A l’image d’un cœur très jeune en perte de rythme, la réforme sur la décentralisation intégrale a besoin d’être irriguée d’un sang neuf et c’est en cela que les potentialités et vocations des territoires sont des opportunités d’élaboration et de mise en œuvre des projets de territoires.    Arrêtons-nous un moment sur le cas d’une ville comme Rufisque qui subitement s’est réveillée, par la magie de l’intelligence économique et la vision stratégique du Chef de l’Etat,  au cœur d’un écosystème économique renouvelé et offrant pleins d’opportunités.    D’abord le  Port Minéralier de Bargny , un projet initié par l’Etat du Sénégal pour prendre en charge l’important trafic de produits miniers et pétroliers existants mais aussi l’augmentation de l’exploitation des produits minéraliers, l’exploitation de futures mines du Sénégal oriental et des phosphates de Matam. La mise à disposition de zones de stockage à forte capacité sur place associée à la possibilité d’amarrage de plus gros navires participera à résorber le fort taux de chômage dans le département de Rufisque, sans compter l’impact  au plan  des redevances locales.

Par ailleurs, la République du Sénégal et Total ont signé en mai 2017 deux accords permettant à Total de contribuer à dynamiser l’exploration pétrolière en mer profonde et très profonde au large des côtes du pays. TOTAL E&P Sénégal (TEPSN) est le promoteur du projet et opère le bloc Rufisque Offshore Profond (ROP) à 90% en partenariat avec PETROSEN (Société des pétroles du Sénégal), l’opérateur national détenant les 10% restants. Il s’agit  en termes simples d’un contrat de recherche et de partage de production d’hydrocarbures sur le bloc Rufisque Offshore Profond, d’une superficie de 10 357 km. L’Exploitation du bloc pétrolier et gazier Rufisque (Sangomar offshore) doit inévitablement répondre aux équations empiriques qui se posent à nos municipalités en termes de souveraineté économique, ainsi  de nouvelles activités viendront enrichir le tissu industriel du département et grossir l’assiette fiscale.

Le détail du cadre applicable au secteur amont ressort de la loi n° 2019-03 du 01 Fév. 2019 portant code pétrolier. Ledit code fixe les conditions d’exploration, de développement et de production d’hydrocarbure au Sénégal, il évoque dans son exposé des motifs, des innovations majeures en ce qui concerne la prise en compte de la loi sur la répartition des revenus issus de l’exploitation des hydrocarbures. Pour ma part cette disposition profiterait mieux à la politique de développement des territoires en incluant effectivement une discrimination positive au niveau des localités abritant les installations aussi bien en Onshore qu’en Offshore.  Parallèlement le  secteur aval régenté par la loi  n°98-31 du 14 avril 1998 relative aux activités d’importation, de raffinage, de stockage, de transport et de distribution des hydrocarbures et ses décrets d’application devraient inévitablement être

recontextualisés  et par la même occasion mis en cohérence avec la politique de décentralisation intégrale. Définissant le système fiscal comme un système qui renvoie aux différentes règles qui régissent la participation des particuliers à l’organisation financière de l’état, des collectivités locales et à l’expression de leurs politiques économiques et sociales. Il devient dès lors un impératif d’associer les Collectivités locales  aux opérations des différentes phases de la chaîne fiscale : maîtrise et fiabilité de l’assiette, recouvrement, contentieux etc. La détermination du régime fiscal applicable nécessite réflexion, plus particulièrement en ce qui concerne les objectifs poursuivis par le régime politique en relation avec les collectivités locales qui sont naturellement mieux au fait des spécificités et des aspirations du territoire. Dans le contexte actuel ou l’état central veut promouvoir de nouveaux pôles économiques, notre régime fiscal  doit mettre au centre de ses préoccupations le développement des collectivités locales et être capable de s’adapter à l’évolution des conditions  d’existences de collectivités locales sur une longue période, afin de maintenir un niveau de vie confortable des  populations.

L’un des enjeux fondamentaux de l’élaboration d’un régime fiscal pétrolier est de parvenir à la détermination de la part « équitable » de la rente pétrolière que l’État devrait pouvoir légitimement capturer. Il devient facile à accepter que dans un Contrat de Partage de Production CPP puisse que c’est de cela dont il est plus question dans notre pays, que les localités qui accueillent les installations d’exploitation pétrolière puissent recevoir la part qui leur revient légitimement.  A l’instar du code pétrolier nigérien tel que modifié en 2013, il pourrait être prévu que l’Etat rétrocède 15% des recettes pétrolières et minières (y compris la redevance superficiaire) aux collectivités territoriales qui accueillent des industries extractives. L’idée étant que cette rétrocession bénéficie directement à des projets locaux avec un impact direct pour les populations et communautés concernées par les opérations pétrolières. Au Sénégal, nous n’en sommes pas encore là, puisse que le code pétrolier de 1998 était resté muet sur cette question. Toute fois nos collectivités locales et même l’état central gagneraient beaucoup à ce que le nouveau code pétrolier (loi n° 2019-03 du 01 Fév. 2019) puisse légiférer plus tard sur cette question en ce qui s’agit des modalités d’application. Le contexte actuel de décentralisation s’y prête en son Article 22 (Section 3) qui stipule  « Dans les zones du domaine public maritime et du domaine public fluvial, dotées de plans spéciaux d’aménagement approuvés par l’Etat, les compétences de gestion sont déléguées par ce dernier aux régions, communes et communautés rurales concernées respectivement pour les périmètres qui leur sont dévolue  dans lesdits plans.
Les redevances y afférentes sont versées aux collectivités locales concernées. Les actes de gestion qu’elles prennent sont soumis à l’approbation du représentant de l’Etat et communiqués, après cette formalité, au conseil régional pour information. »

Enfin s’agissant des risques liés à l’environnement, Il existe des dispositions éparses et vagues dans le Code Pétrolier en matière d’environnement notamment en ce qui concerne : l’étude d’impact sur l’environnement requise en cas d’exploitation d’hydrocarbures et la conduite des opérations pétrolières, qui  dans une localité de pêche comme Rufisque doit être réalisée de manière à assurer la conservation des ressources nationales et à protéger l’environnement. L’Etat pourrait également considérer l’opportunité de mettre en place un fond spécial de compensation des risques inhérents au secteur d’activité des populations, en ce qui concerne les pêcheurs de Rufisque il leur faudra faire face au risque de migration  des espèces halieutiques, l’accroissement du coefficient de pénibilité de leur activité   et dans une moindre mesure leur lieu de travail pourrait disparaitre un jour  des suites d’une  marée noire dévastatrice.

                                                                                                        Abdou Lahad DIAKHATE

                                                                                                        Auditeur  en Management des Energies et Ressources Pétrolières.

                                                                                                        E-mail : abdoulahad.diakhate@orange-sonatel.com

Stopper les dérives liberticides de Macky Sall

« A ce rythme, et sans 1 forte mobilisation du peuple, Macky Sall assujettira les sénégalais » Enivré par le pouvoir, déloyal, et foncièrement autoritaire, Macky SALL ne se fixe plus aucune limite. Avec le recul, les sénégalais doivent sûrement regretter en 2012, d’avoir commis l’erreur historique, de porter à la magistrature suprême, un homme dénué de toute morale politique, et pour qui, « la fin justifie tous les moyens ». La fonction présidentielle exige de la hauteur, un sens des responsabilités et une certaine noblesse : en 7 ans d’exercice du pouvoir, Macky a démontré qu’il n’a ni l’envergure, ni les qualités requises pour présider aux destinées du Sénégal. Utilisant la police et la gendarmerie comme moyens de répression contre le peuple, déployant systématiquement l’armée sur tous les artères de la capitale (DAKAR), à chaque forfaiture (arrestation d’opposants, vote de lois illégales ou illégitimes par l’assemblée nationale, fraudes électorales, etc….), Macky Sall ne dirige désormais le Sénégal que par la violence et l’usage abusif, voire démesuré des forces publiques. Ayant littéralement fait sauter en éclats le code consensuel de 1992 (socle de la stabilité du pays), il multiplie les coups de boutoir contre la démocratie sénégalaise et s’enferre dans une gestion solitaire du pouvoir, synonyme de toutes les dérives. Le hold up électoral du siècle réalisé en février 2019 grâce à la complicité active du Ministre de l’Intérieur Aly Ngouille N’DIAYE, et l’étonnante passivité de la CENA a prouvé que l’homme est capable de toutes les forfaitures pour se maintenir au pouvoir. Aucun esprit rationnel (à part les brebis galeuses du camp présidentiel) ne croit à une victoire au 1 er tour des présidentielles de 2019, et au taux
fantaisiste de 58%. De fait, la Direction Générale des Elections, la Direction de l’Automatisation des Fichiers, et le Conseil Constitutionnel ont été réduits en succursales du pouvoir pour valider un scrutin frauduleux, et « dressés » pour obéir aveuglément à un apprenti dictateur qui rêve de devenir un potentat. Si Macky SALL a été déclaré élu
légalement par le Conseil Constitutionnel à l’issue d’une prestation de serment qui ressemble à une pièce de théâtre, l’étrange atmosphère de « deuil national » qui a accompagné cette « pseudo victoire » est le signe d’un désenchantement des sénégalais. Disons-le clairement : le nouveau mandat de Macky SALL est frappé du sceau d’illégitimité (à ce jour, aucun des 4 candidats de l’opposition ne reconnaît Macky SALL comme Président). Le 24 février 2019, c’est la machine à frauder de Macky SALL (et non le candidat Macky SALL) qui a remporté la victoire au 1 er tour des élections présidentielles. Après avoir favorisé le pillage des ressources du pays par son clan, placé son frère Aliou Sall (qui bénéficie d’une immunité), à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations, nommé son beau-frère Mansour Faye, au juteux poste de  Ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale , perverti la justice, réduite à sa plus simple expression, instrumentalisé de hauts magistrats aux ordres de l’exécutif, fracturé l’unité nationale avec des nominations connotées, neutralisé les corps de contrôles dépouillés de leurs prérogatives, et corrompu les rats (transhumants), Macky SALL, par son funeste projet de suppression du poste de 1 er Ministre, compte régner en monarque et transformer les Sénégalais en valets. Avec le projet de loi scélérat et dévastateur de suppression du poste de 1er Ministre qui bouleverse radicalement l’équilibre institutionnel de notre pays, Macky SALL parachève ses basses œuvres de démantèlement de la démocratie sénégalaise. 22 articles de la Constitution feront l’objet d’une modification (40, 43, 49, 50, 51, 52, 53, 55, 56, 57, 59, 76, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 101, et 103), par la seule volonté d’un homme assoiffé de pouvoir, qui a complétement perdu le Nord. Alors que la modification de l’article 50, entraînera de facto la vassalisation de l’administration au service exclusif de Macky Sall, « l’article 50 précise que le Président dispose de l’administration… », l’article 82 transformera, les députés de la majorité en godillots, autrement dit, de « simples jouets » entre les mains de Macky SALL. Le libellé du nouvel article 82 est on ne peut plus clair : « Si le Président de la République le demande, l’assemblée nationale saisie se prononce sur tout ou partie du texte en discussion, en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Président de la République ». C’est le principe essentiel de la séparation des pouvoirs qui est remis en cause, par une immixtion dangereuse du pouvoir Exécutif, dans le domaine législatif. Le débat agité autour de l’article 103 (choix de la voie référendaire ou voie parlementaire) ne doit pas occulter l’essentiel : la réalité est que le projet de suppression du poste de 1 er Ministre initié, voulu et piloté par Macky Sall pour des raisons purement politiciennes, alors qu’il ne figurait nulle part dans son programme lorsqu’il sollicitait les suffrages des sénégalais relève de la tromperie. Toute la gouvernance de Macky Sall depuis 2012 est bâtie sur le mensonge et la déloyauté. Or, le Préambule de la Constitution proclame « la volonté du Sénégal d’être un Etat moderne qui fonctionne selon le jeu loyal et équitable entre une majorité qui gouverne et une opposition démocratique, et un Etat qui reconnaît cette opposition comme un pilier fondamental de la démocratie ». Lorsqu’on lit attentivement le décret n°2019-762 du 07 avril 2019 fixant la composition du gouvernement, on constate que 27 entités sont rattachées au 1 er Ministre (réparties entre le Cabinet et le Secrétariat du Gouvernement), soit des milliers d’agents qui naviguent dans l’attente et l’incertitude totale, du fait de la boulimie du pouvoir et du culte de la personnalité de Macky SALL. L’homme ne recule devant rien pour assouvir ses desseins, avec une propagande savamment distillée : le FAST TRACK, nouvelle trouvaille d’un régime, à court de concepts pour tenter de redonner du sens à son action. Il ne faut point s’y tromper : le Fast TRACK est une gigantesque arnaque. Lorsque Macky SALL corrompt certains députés au vu et au su de tout le monde, en leur allouant la somme d’un million de F CFA et des billets pour la Mecque, il donne le ton ; pour les 5 ans à venir, le Fast Track sera pour le camp présidentiel « l’art de s’enrichir à une vitesse éclair ».   Macky SALL n’est ni un démocrate, ni un homme de consensus. Son appel au dialogue n’est ni plus, ni moins que de la tartufferie. Son unique obsession est la conservation du pouvoir. S’il faille violer la loi, instrumentaliser la justice, torpiller les institutions, réprimer les opposants, emprisonner le plus grand nombre, restreindre les libertés individuelles et
collectives, assujettir les citoyens et démanteler la démocratie sénégalaise, il le fera. Sans aucun d’état d’âme. Jusqu’à présent, Macky SALL a imposé sa loi, sa volonté et sa force aux sénégalais.
Les citoyens sénégalais accepteront-ils sans sourciller d’être les « sujets » de Macky SALL ?
Seul l’avenir nous le dira. Une chose est sûre : le peuple algérien a montré la voie,
calmement, pacifiquement, mais avec une ferme détermination de maîtriser son destin.

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Qui est le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop ?

Ambroise Rendu avait bien raison de noter, avec une belle et célèbre formule, « montrez-vous fort et plein de coeur au milieu des revers, ils n’ébranlent que les faibles ». L’homme fort de la Casamance et le leader incontestable de Sédhiou, qui a fini par séduire plus d’un à travers les nombreuses réalisations, le ministre/maire Abdoulaye Diop, assure et rassure. Contrairement à certains leaders de l’APR de la Casamance qui, avec l’ascension
fulgurante d’Ousmane Sonko ont échoué dans leur fief, Abdoulaye Diop, lui, a prouvé qu’il demeure le  « Diatto  » (Lion ) du Pakao. Il a pesé de tout son poids politique pour prouver au Président de la République qu’il est l’homme fort de sa localité. En clair, il faut dire que la victoire éclatante du patron de l’APR dans la commune de Sédhiou n’a guère surpris les analystes avisés. En effet, depuis 2014, date à laquelle il a été porté à la mairie de Sédhiou, Abdoulaye Diop, hormis les élections référendaires de 2016 oú il a perdu dans la commune et auxquelles il a tiré une bonne leçon politique, a tenu haut la main le flambeau de la victoire. L’homme est devenu une donnée politique objective dans la commune de Sédhiou. Il demeure sans nul doute la clé de voûte du succès du Président Macky Sall dans cette contrée de la verte Casamance. Pragmatique et réaliste (comme il aime le dire), l’homme fort du Sud a
certainement compris cette maxime anglaise « be the best and don’t forget where you come from « . Après avoir fait une riche et brillante carrière professionnelle au Sénégal et à l’internationale ( MTOA, Bolloré…), la Direction du COSEC lui sera confiée. Il fera un travail remarquable à tel enseigne qu’il reste, pour le moment, le premier Directeur a avoir fait près de 10 ans dans cette haute Direction du Sénégal. Ce qui prouve les qualités professionnelles et les
compétences avérées de l’homme. En 2014, il se présente à la mairie de Sédhiou pour accompagner et aider la
population qui, il faut le dire, pleurait d’un manque criant d’infrastructure et d’une pauvreté extrême. Après de longues années dans le social pour aider les femmes à avoir une autonomie financière, il prend la mairie et porte Sédhiou dans le concert des communes émergentes du Sénégal avec des infrastructures, appuis financiers, offres d’emplois et bourses de formations aux jeunes… Last but not least, nommé ministre de la culture et de la communication par son Excellence le Président Macky Sall, marque de considération et une confiance renouvelée, Abdoulaye Diop continue de promouvoir la Vision politique du Président Macky Sall en misant sur l’intérêt du Sénégal, sur les compétences et sur la jeunesse. Avec son expérience gouvernementale assez significative et son parcours professionnel atypique, il peut réussir à atteindre les objectifs du Président dans le domaine de la culture et de la communication. Déjà, il a défini les grandes lignes de sa politique dans ce domaine et, avec des valeurs sûres, il fera rayonner les deux départements ( Culture et Communication ).

El Hadji Omar Massaly

Le retour des dictateurs !

« L’ordre souverain du président devenu monarque fait la loi, vaut la loi, est la loi », François Mitterrand, Le Coup d’État permanent, Les Belles Lettres, Paris, 2010.

Le dictateur romain Sylla (138-78 av. J.-C.), déchaîné par la passion des rivalités politiques qui opposaient les différentes familles nobiliaires enferma Jules César (100-44 av. J.-C.) tout en prédisant aux citoyens de Rome les malheurs et les désastres que son prisonnier causera à  la république romaine. L’historien Suétone (69-130 apr. J.C.), dans Vies des douze Césars, nous rapporte que Sylla qui voulait étouffer le jeune César avait finalement cédé devant
l’insistance de ses parents et de ses alliés qui sollicitaient une grâce auprès de lui. Avant de prendre congé de ces ambassadeurs de la clémence et du pardon, il leur dit : « Triomphez et gardez-le, mais sachez que cet homme dont le salut vous est tant à cœur causera un jour la perte du parti aristocratique que vous avez défendu avec moi : il y a dans César plusieurs Marius ». Caius Marius (157-86 av. J.-C.) dont il est question, fut un aïeul de César et rival de Sylla ; il avait nourri dans le passé des aspirations dictatoriales. De la même manière, nous soutenons qu’il y a en Macky Sall plusieurs démons qui conspirent à ruiner la république. Parce que cet homme considère que « pratiquer l’injustice [est] l’unique moyen de faire acte d’autorité » (Salluste, La Conjuration de Catilina). Toute son intelligence politique repose sur la force brutale et aveugle. Il pourrait faire siennes les paroles du poète grec Accius (170-85 av. J.-C.) : « Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent ! » Aujourd’hui, ceux qui l’avaient soutenu découvrent subitement avec stupeur la mégalomanie de l’homme assoiffé de pouvoirs, qui en demande toujours, encore et davantage pour être le seul maître à bord du bateau Sénégal et il pourra manger ses concitoyens à la sauce qu’il voudra. Il pourrait avoir pour devise ce vers d’Homère (L’Iliade, II) : « Qu’un seul règne, qu’un seul soit souverain ! » Par conséquent, comme Hélène pour les Troyens, Macky Sall sera pour notre république, cette « nation revêtue de la toge » (Virgile, Énéide, I), une cause de désastre et de ruine, le brandon de la discorde politique. De toute évidence, l’entreprise de garrotter la république vient du cœur de l’État. Le projet de réforme constitutionnelle de Macky Sall supprimant le poste de Premier ministre nous installe officiellement et constitutionnellement au cœur de la dictature. L’article 52 est plus que dangereux et va être la porte ouverte à toutes les dérives possibles et imaginables. Il dispose : « Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire national ou l’exécution des engagements internationaux sont menacées d’une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ou des institutions est interrompu, le Président de la République dispose de pouvoirs exceptionnels. Il peut […] prendre toute mesure tendant à rétablir le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des institutions et à assurer la sauvegarde de la nation ». Désormais, nous sommes dans une insécurité constitutionnelle totale, à la merci d’un individu qui a lui seul décidera de l’appréciation de la gravité des crises, des vraies crises, des pseudo-crises, des crises provoquées et des crises imaginaires pour prendre les décisions qu’il voudra. C’est pourquoi, contrairement à ce qui été annoncé dans l’exposé des motifs, le président de la République peut bien dissoudre l’Assemblée nationale. Il y a des contradictions et des confusions délibérément entretenues dans le texte proposé aux députés. En vérité, Macky Sall aspire à la dictature suprême. Le dictateur, durant la république romaine, est un magistrat extraordinaire qui détient les pleins pouvoirs (imperium) pour un mandat de six mois renouvelable. Pendant la dictature toutes les autres magistratures étaient suspendues, sauf les tribuns de la plèbe (magistrats élus pour un an afin de défendre les intérêts des citoyens ordinaires) qui exerçaient le « pouvoir populaire » en s’érigeant en bouclier contre les abus de pouvoir. La réforme de Macky Sall peut déboucher sur la suspension de toutes les institutions sans exceptions aucune. Les pouvoirs démesurés et exceptionnels faisaient du dictateur romain, pater patriae (« père de la patrie »), magister populi (« maître du peuple ») et il pouvait s’affranchir de presque tous les contre-pouvoirs pour prendre toutes les décisions qu’il jugeait utiles pour le bon fonctionnement de la république. Le dictateur bénéficiait d’une grande indépendance par rapport au Sénat, il pouvait punir qui il voulait, sans appel ni au tribunal ni au peuple. En plus, il était irresponsable, c’est-à-dire, il ne pouvait pas être poursuivi à la fin de ses fonctions. Ainsi, la charge de dictateur était créée et reconnue par les institutions romaines. Il ne s’agissait nullement d’une prise de pouvoir par la force. Par conséquent, on n’installe pas une dictature, seulement, par un coup d’État militaire. Par un tripatouillage constitutionnel constant qui dépouille toutes les autres institutions de leurs prérogatives de contre-pouvoirs pour renforcer les pouvoirs du président de la République, il est bien possible d’introduire dans les constitutions modernes la charge de dictateur. La présente révision constitutionnelle conférera des pouvoirs exceptionnels à Macky Sall. Elle consacrera définitivement le retour du dictateur et le parachèvement de l’entreprise de « tyranniser l’État » (Philippiques, II) pour reprendre l’expression chère à Cicéron. La seule volonté de Macky Sall est toute la Constitution. Et toute la Constitution du Sénégal est en lui. Ainsi, il ne lui restera qu’à reprendre les propos de Jules César qui prononça un jour avec impudence et mépris à l’endroit du peuple romain : « La république n’est qu’un vain mot, sans consistance ni réalité. – Sylla se conduisit comme un écolier quand il abdiqua la dictature -.Il faut désormais que l’on me parle avec plus de retenue et que l’on tienne mes paroles pour des lois » (Suétone, Vies des douze Césars). En vérité, Macky Sall a plus de pouvoirs que le dictateur de la Rome antique, parce que ce denier avait en face de lui, au moins, le tribun de la plèbe qui était une magistrature sacro-sainte dont toute défiance valait une peine de mort. Les tribuns de la plèbe avaient pour fonction principale de permettre au peuple de préserver sa liberté contre la domination des grands. Ils garantissaient la liberté des Romains. Ils pouvaient porter une accusation publique contre tout abus de pouvoir. Ainsi, ils constituaient un contre-pouvoir solide contre la puissance des grands, « des médiateurs entre la plèbe et le
sénat et un obstacle à l’insolence des nobles » (Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live, I). Si Rome est restée une république, elle le doit essentiellement aux tribuns. La force d’une république repose sur l’équilibre des pouvoirs. C’est pourquoi, les Romains avaient mis en place trois institutions qui s’équilibraient : les consuls (les Princes), le sénat (les Optimates) et les tribuns de la plèbe (le pouvoir populaire). Le collège des consuls était sous le contrôle du sénat. Les tribuns pouvaient s’opposer au sénat et aux consuls. C’est ce qui fait dire à Machiavel : « On fit une combinaison de trois pouvoirs qui rendit la Constitution parfaite » (Discours sur la première décade de Tite Live, I). Il devient alors clair que Macky Sall est plus qu’un monarque de droit divin, plus qu’un dictateur romain. À l’image des dictateurs de Rome, Macky Sall concentre entre ses mains les fonctions d’imperator (commandant militaire), pontifex maximus (« grand pontife », commandant des religions), préteur (magistrat chargé de la justice) et consul (collège des deux magistrats qui dirigent le sénat). Avec cette nouvelle Constitution, il aura les pleins pouvoirs qui lui permettront demain de suspendre le Parlement, le Conseil constitutionnel et les différents ordres religieux au nom du « fonctionnement régulier des pouvoirs publics ». Suivant les folies de l’empereur Gaius Caligula (qui régna en Rome entre 37 et 41) dans ses dérives, il pourra décider un jour d’élever son cheval au rang de sénateur dans le prochain Sénat dont la mise en place est annoncée. Le véritable problème que pose cette Constitution de Macky Sall est qu’il n’y a aucun contre-pouvoir face aux pouvoirs exorbitants dont dispose le président de la République. Désormais, le régime politique que nous avons est inclassable. La toute-puissance du dictateur Jules César n’a pas empêché les Romains de défendre leur république. En suivant le parallélisme des formes, le peuple sénégalais doit reprendre la lutte pour la sauvegarde de ses institutions démocratiques et républicaines. Nous devons arracher notre république de ces dangers et complots qui pèsent sur elle. Ce dont il s’agit, c’est la défense de la république, c’est la sécurité de notre vie à tous, de nos biens et fortunes, la sécurité de nos enfants et nos familles. En définitive, seule une Constitution démocratique protège les libertés et la dignité humaines. Lorsque la dictature de César devenait de plus en plus implacable et insupportable pour les Romains, Brutus (85-42 av. J.-C.) adressa une harangue révolutionnaire, restée célèbre et rapportée par Plutarque (Vies parallèles): « J’en veux à mes amis de Rome ; s’ils sont asservis, c’est de leur faute, plus que celle de leurs tyrans, puisqu’ils acceptent de voir se dérouler sous leurs yeux des scènes dont ils ne devraient même pas supporter d’entendre le récit ». Rome est une école pour tous les peuples qui veulent jouir de la liberté. C’est la raison pour laquelle Saint-Just a écrit dans son « Rapport sur la conjuration » (31 mars 1794) adressé à la Convention nationale : « Le monde est vide depuis les Romains ; et leur mémoire le remplit, et prophétise encore la liberté ». Soyons mobilisés comme Brutus et ses concitoyens pour faire barrage à la conjuration actuelle contre la république et la démocratie. Nous devons préférer la liberté avec ses dangers à la tranquillité de la servitude. Le pouvoir arrête le pouvoir, a-t-on l’habitude de dire. Le peuple, le gardien le plus assuré de la liberté, doit user de son pouvoir pour arrêter cette dictature cynique et avilissante. Toutes les républiques sont menacées par la volonté de domination des grands. Elles ne se maintiennent que par la passion des peuples à conserver leur liberté. Nous continuons de croire qu’il y a une grande puissance, une grande force sacrée dans la volonté d’un peuple déterminé à recouvrer sa liberté et sa dignité. Ayons donc le courage de défendre la république.

Dr Babacar DIOP, Secrétaire général de FDS

Dossier Bohn-Air Sénégal: À quand le réveil ? (Par Tidiane Amadou Hane)

Nous venons de célébrer notre 59ème anniversaire d’indépendance/ Il est difficilement compréhensible que le Sénégal puisse manquer de compétences avérées dans le secteur aéronautique pour confier, voire attribuer la gestion de sa compagnie aérienne nationale et son aéroport international à des compétences extérieures.

Certes, il y a eu dans le passé des expériences malheureuses, mais cela autorise-t-il pour autant à conclure que, dans ce secteur stratégique de souveraineté, il n’est pas possible de trouver la personne qu’il faut à mettre à la place qu’il faut ? Et si cela devrait être vrai, ce que je suis loin de penser, ce serait le plus gros malheur qui arriverait à un pays comptant sous peu 60 ans d’indépendance.

Même si je comprends que, dans bien des situations défiant le secteur, il est difficile de se passer de la coopération et notamment du partenariat technique, financier ou stratégique, il me paraît inacceptable, au nom de sa souveraineté, que, dans les rencontres aéronautiques internationales, bilatérales ou multilatérales, le Sénégal au 21e siècle ne puisse pas être représenté par des nationaux.

À ce niveau, la représentation prend valeur du drapeau national. La préoccupation de l’honorable Cheikh Oumar Sy est celle de tout bon citoyen sénégalais qui a droit à l’information juste, voire des explications requises sur les affaires de la cité, autant qu’à la réparation de tout préjudice qui pourrait en résulter. Ce qui vient de se passer à Air Sénégal dans son montage et dans sa gouvernance jusqu’à récemment me renvoie malheureusement à l’époque des années 1980/90 où, venue nominalement pour redresser la compagnie multinationale Air Afrique, fleuron de la coopération et de l’intégration africaines, une certaine expertise extérieure a œuvré paradoxalement, mais sciemment, à la disparition programmée de ce bel instrument de transport aérien africain dont la dimension opérationnelle était sournoisement considérée comme devenue gênante pour l’expansion des grandes compagnies occidentales opérant dans le ciel nord-sud, disons Euro-Afrique.

Je souhaite à Air Sénégal et à son nouveau Directeur général sénégalais d’avoir désormais des ailes solides pour relever durablement les défis qui se dressent devant eux et permettre ainsi au nouveau pavillon sénégalais de faire « flotter » la fierté du Sénégal dans tous les cieux et aéroports qu’il fréquentera. De même, je nourris l’espoir que la gouvernance à Diass soit également confiée à une compétence nationale sans préjudice à toute assistance extérieure nécessaire. Cheikh Oumar, du courage !

 

Nota : Tidiane Amadou Hane est ingénieur de l’aviation civile, (Ecole nationale de l’Aviation civile française)

 

Il a été pendant sept ans directeur de l’Aviation civile du Sénégal,

par deux fois Représentant permanent du Sénégal à l’Organisation de l’Aviation civile internationale,

Représentant du Sénégal à l’Agence pour la Sécurité et la Navigation en Afrique (Asecna),

Administrateur de la compagnie Air Afrique

Ambassadeur et directeur de la Communication de l’Organisation de la Conférence islamique à Djeddah et à Genève

 

Le détour africain du Qatar: politiquement chrétien et économiquement anglophone

L’aspect confessionnel de la géopolitique Arabo-Africaine mérite d’être décrypté dans la crise du golfe opposant Doha à Riyad et ses alliés, dans la mesure où sur les 54 pays d’Afrique, tous ceux qui ont pris position ont la particularité d’être membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) dont le siège est en Arabie Saoudite. Ce royaume abrite les terres saintes de la Mecque où le pèlerinage, un des piliers de la religion musulmane s’effectue à la Kaaba, et de Médine où repose le prophète Mohamed (PSL). Pour les Etats d’Afrique à majorité chrétiens, tous non membres de l’OCI, l’absence de relations diplomatiques avec les parties opposées dans la crise pour certains et pour d’autres l’insuffisance de liens forts avec les monarchies du golfe, ont fait qu’ils ont brillé par leur mutisme. Fort de ce constat, l’analyse de la diplomatie africaine dans la crise du golfe, sous l’angle de la foi, a fait comprendre à Doha que l’heure est venue pour lui, d’une part de redynamiser la coopération avec ses partenaires traditionnels en Afrique (membres de l’OCI), et d’autre part s’ouvrir davantage aux Etats à majorité chrétiens du continent qui ont la spécificité de ne pas entretenir de liens profonds avec Riyad. Cette vision politique religieusement hybride a conduit l’Emir Cheikh Tamim Al Thani à effectuer une tournée ouest africaine en décembre 2017 qui l’a mené au Sénégal, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Guinée-Conakry et au Mali, pays presque tous à majorité musulmans. S’en est suivi l’accueil très chaleureux à Doha des Présidents de pays en majorité chrétiens tels que Mokgweetsi Masisi du Botswana, Emmerson Mnangagwa du Zimbabwe. Pour le Qatar, la
mise en œuvre de cette stratégie africaine hybride s’accompagne parallèlement par des mesures favorisant l’installation d’ambassades dans sa capitale, exemple celle du Ghana ouverte en 2018, mais aussi l’ouverture de représentations diplomatiques sur le continent noir comme son ambassade à Banjul, ouverte l’année dernière. Cependant, dans la nouvelle relation entre le Qatar et l’Afrique, l’axe Doha-Kigali mérite une lecture attentive du fait de son dynamisme spectaculaire malgré sa jeunesse. En effet, après l’établissement de la relation diplomatique entre les deux Etats en mai 2018, le premier tête-à-tête entre Cheikh Tamim Al Thani et Paul Kagamé s’est déroulé en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York en septembre 2018. Prise de contact soutenue deux mois plus tard par une visite à Doha de Paul à Cheikh où les accords dans les domaines de la promotion mutuelle des
investissements, de la coopération économique, technique et commerciale sont signés entre les deux Etats. Cinq mois plus tard en avril 2019, faisant preuve d’un pragmatisme sans précédent avec un Chef d’Etat africain, c’est un symbolique dimanche de pâques, fête la plus importante de la communauté catholique du monde et celle de la majorité des rwandais que Cheikh Tamim Al Thani, comme le Messie du jour, a foulé Kigali le miracle africain pour y
entamer une visite historique de trois jours, sa seconde en Afrique Subsaharienne depuis la crise du golfe. Des accords aux allures d’œufs de pâques dans les domaines du transport aérien, du tourisme entre autres sont paraphés. En moins d’un an de l’établissement de la relation diplomatique, le cadre juridique qui régit la coopération Qataro-Rwandaise est déjà riche de plus de cinq accords. Jamais dans son histoire, le Qatar n’a signé autant d’instruments juridiques internationaux avec un pays africain, en un si laps de temps. Ce qui a suscité l’intérêt de Doha est que Paul Kagamé dont le leadership est reconnu partout dans le monde, récemment Président de l’Union Africaine, est actuellement le Président en exercice d’East African Community (EAC). Une organisation qui regroupe six pays: le Soudan du Sud, l’Ouganda, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et le Burundi, disposant d’importantes ressources non exploitées et ayant un marché commun des biens, des capitaux, du travail, élargi à la Southern African Development Community (SADC). Ce dernier marché regroupe 16 pays: Malawi, Mozambique, Angola, Lesotho, Comores, Afrique du Sud, Maurice, Madagascar, Seychelles, Namibie, République Démocratique du Congo, Eswatini, Botswana, Zambie, Zimbabwe et Tanzanie. Séduisant pour le Qatar puisque la communauté des pays d’Afrique de l’Est que dirige le Kagamé a entamé un processus d’union politique des Etats membres dénommée East African Federation. Ce mouvement est encouragé par le FMI qui a déjà estimé le PIB de la future fédération à 131 772 000 $ US, ce qui en ferait le quatrième plus important d’Afrique. Etant actionnaire majoritaire de la banque Ecobank qui dispose du
deuxième plus grand réseau bancaire africain et présente dans 36 pays du continent avec cotation sur les bourses d’Abidjan, de Lagos et d’Accra, le Qatar pourrait investir dans l’économie anglophone à la croissance forte. Pour cela, le Rwanda paraît lui servir de porte d’entrée stratégique grâce à l’interconnexion de marchés élargis précités. Ce qui, dans un Moyen-Orient conflictogene, est susceptible d’apporter à Doha de nouveaux soutiens politiques africains parmi les Etats à majorité non musulman du continent au nombre de 26 et qui compenseront la loyauté vis-à-vis de Riyad des Etats africains membres de l’OCI qui sont au nombre 28. Au-delà du continent africain, le Qatar, dans sa politique étrangère globale axée principalement sur le soft power, a déjà marqué son ouverture au monde chrétien en
acceptant dans sa capitale la présence d’une église (Notre-Dame-du-Rosaire), tant chérie par les expatriés, pendant que certains pays de la région interdisent strictement l’édification d’un lieu de culte autre que musulman, ce qui paraît paradoxal vu que trois religions révélées ont pris naissance dans cette région du Proche et Moyen-Orient. Toujours, dans cette lignée, Doha a accrédité au Vatican un Ambassadeur et pas n’importe qui mais la personne de Son Altesse Cheikha Mozah Bint Nasser Al Missned, femme la plus influente du monde selon le célèbre magazine américain Forbes. Il arrive lors des conférences sur le dialogue interreligieux à Doha que Monseigneur Francisco Montecillo Padilla, Nonce Apostolique du Saint-Siège dans la péninsule arabique, s’affiche aux cotés de prêtres, de rabbins et d’imams pour prendre avec eux un selfie au nom de la fraternité religieuse. Ce qui tente les observateurs de la scène internationale à se demander est ce que le Qatar est la maison d’Abraham sur terre à coté de Jérusalem?

Note de Djily Mbaye Fall, Islamic Cooperation Expert
Diplomatic Analyst & Adviser, Specialist of Qatar,
Directeur du Think Tank « Observatoire de la Coopération Sénégalo-Qatarie » rattaché à
l’Académie Diplomatique Africaine
Chief Consultant in Africa-Qatar Strategies Office
djilymbayefall@gmail.com

Réplique: Samuel Sarr, le délinquant financier, l’opportuniste et le meurtrier se signale à nouveau

Au Sénégal le ridicule ne tue.monsieur Samuel Sar, l’opportuniste, le délinquant et le clientéliste, les sénégalais ne sont pas amnésiques. voila une personne tortueuse sans dignité sans scrupule et qui n’incarne aucune vertu. après avoir tourné en dérisoire Macky Sall et son régime durant toute la précampagne, monsieur fuel frelaté de la Sar, n’ayant pas franchi le cap du parrainage, fini par vendre sont âme au diable et rallier le pouvoir dont il a tant décrié la gestion.les chaussures de la bande des 04(Idy Sonko, Madické et Issa Sall) dont vous faites allusions valent mieux que votre personnage.au moins eux ils sont pas délinquants ni des meurtriers.ils ont des casiers judiciaires vierges et ils marchent dans ce pays la tète haute.contrairement à vous ils sont dignement allés à la conquête des suffrages des sénégalais pendant 21 jours avec des programmes alléchants et crédibles.les sénégalais se souviendront toujours du meurtre de me Babacar Seye, de votre nom dans la liste des personnes traquées par la crei, de vos passages scandaleux à la senelec et au ministère de l’énergie. le sieur Karim Wade avait bien raison quant il disait que votre place est en prison.les arguments développés dans votre pitoyable écrit par un journaliste dont nous tairons le nom. sont sans fondement on se rend compte que c’est un simple clin d’œil au président de la république en cette période de partage du gâteau.la constitution sénégalaise est très sacrée et tous les observateurs avertis de la scène sont d’accord que la voie référendaire est la plus salutaire sur cette question majeure de reforme constitutionnelle instituant la suppression du poste de premier ministre. mr le délinquant taisez car vous rendez un mauvaise service à votre nouveau patron. même la mouvance présidentielle que vous défendez vous a déjà vomi. 

Fallou Ndoye

Dérives théo-monarchiques: Qui va arrêter le prince ?

Comme dopé par les résultats et les scores obtenus et surtout par la haute tenue et la mesure responsable des sénégalais dans un contexte où tous les ingrédients d’une implosion étaient réunis, le prince Macky 1er, roi des …continue sur sa lancée en s’adjugeant encore et encore des pouvoirs au nom de (je ne sais quoi ? ) et à quelles fins ( la question reste posée). Depuis la proclamation de l’édit de du conseil constitutionnel pour un 2ème et …dernier mandat (hum !), les actes posés relèvent de Bokassa 1er roi (que dis je empereur) des centrafricains. Pour un pays comme le Sénégal à la forte tradition démocratique et républicaine et où l’on vote depuis …(Der nous le rappellera ), se comporter ainsi en s’arrogeant des pouvoirs XXL au détriment des contre-pouvoirs est un recul et une reculade et pose de pierres (pas la 1ère ) d’une démocratie déconsolidante (dixit CT. I.M.Fall) dans ses trouvailles juridico amalgamistes et à volonté pour ne pas dire avec préméditation. Le Sénégal, c’est du organisé avec des couloirs bien tracés et chacun dans ses bottes mais depuis le glas du conseil constitutionnel, le prince se comporte en solo et redessine comme à Nuremberg et personne ne dit rien sinon …un mais mou, synonyme de béni-béni. Ne clame t-on pas partout que la référence c’est la constitution et cette charte fondamentale lie tout le monde avec une bonne distribution des charges et responsabilités, une véritable diastole–systole, une loi aux clauses verrouillées dans certaines démocraties où les amendements se comptent et où leur seule évocation à une résonnance biblique , cette loi-là n fois modifiée dans nos pays et ici au pays de macky 1er , elle a fait l’objet de révision tout, tout dernièrement par voir référendaire. Au vu des engagements à tous points de vue et du serment qui soutient et libelle surtout quand c’est le peuple qui a adoubé , revenir 2 à 3 ans après pour une modification…non une ablation et une amputation de l’essentiel de ses organes n’est pas loin d’un parjure et surtout que pour cela au lieu du peuple souverain…c’est l’assemblée qui paraphera. Non ! C’est une usurpation et les amputations projetées dénaturent complètement avec in fine une constitution génétiquement modifiée, vidée de toute sa substance. Dans un régime présidentiel rationnalisé, le P.M. constitue la courroie de distribution et un régulateur institutionnel incontournable et le supprimer a des effets entraînants et transforme toute la charpente juridico-institutionnelle du régime. Déjà l’exposé des motifs (avoués) ne convainc pas et en attendant le saupoudrage avec la publication du projet de loi modifiant dans son entièreté, imaginer le gommage du P.M. rend orpheline la charte majeure. Et ce faisant, c’est le dialogue tant chanté qui s’efface car l’instance de dialogue naturelle et par essence c’est l’assemblée nationale et le P.M. enterré, ce link pour des interpellations saute avec ou du moins s’affaiblit et se précarise. Par ailleurs, au lieu de désagréger comme voulu dans les différentes options stratégiques avec un délestage pour surcharge, une congestion cérébro-vasculaire est attendue au niveau de la présidence avec des dossiers s’amoncelant pour un prince déjà à l’agenda saturé. On a
beau décentrer avec un P.M. ravalé au rang de M.d’Etat, Secrétaire général de la présidence avec même …n adjoints, la pertinence du de cette ablation peinera encore. Et donc le fast-track inventé n’aura jamais sa vitesse de croisière nonobstant…sûrement le gouvernement bis qui sera logé au palais. Que de gâchis ! Ce Macky 2 cache difficilement d’autres intentions politico-politiciennes alors que l’horloge est déclenchée pour un mandat quinquennal qui
sera court , très court . wait and see !
IBOU SENE KAOLACK

L’atout du capital humain pour un changement de la structure de l’économie sénégalaise.

Dans un pays où 42% des 16 millions d’habitants ont moins de 15 ans, la promotion d’un capital humain de qualité dans le cadre de la politique économique est une condition sine qua none pour atteindre une croissance robuste, durable et inclusive.

Le contexte et les enjeux démographiques du Sénégal posent avec acuité la problématique du capital humain. Dès sa conception en 2014, le Plan Sénégal Emergent (PSE) a bien compris cela en le mettant comme un pilier du trépied d’équilibre, avec la transformation structurelle de l’économie et la promotion de l’Etat de droit. Cependant, force est de constater qu’à l’épreuve de la réalité, hélas le focus est encore mis sur l’aspect économique de la transformation structurelle de l’économie, au détriment d’une prise en charge urgente de ce potentiel dividende démographique au mieux, de la prochaine bombe sociale au pis. Il nous paraît crucial dans ce papier de souligner les signaux faibles de cette tectonique des plaques pour décrypter les conséquences sur l’économie sénégalaise dans le proche et
moyen termes. De prime abord, Il est frappant de constater que le modèle économique actuel du Sénégal épouse parfaitement les contours de la théorie de l’économie duale d’Arthur Lewis. En gros, M. Lewis explique le piège économique des pays pauvres par l’écartement entre, d’une part, un secteur primaire très peu productif mais gros pourvoyeur de main d’œuvre et un secteur secondaire encore embryonnaire ; un secteur tertiaire très productif mais avec une main d’œuvre limitée, d’autre part. Le transfert de la main d’œuvre du secteur primaire vers le secteur tertiaire, essentiellement dans le commerce et l’informel, est le creuset même de l’absence de tissu industriel à-même d’absorber le surplus de main d’œuvre disponible sur le marché. Cette lente absorption de la main d’œuvre génère en outre une hausse des inégalités de revenus et perpétue les déficits publics, tout en favorisant une contre gentrification des zones périurbaines, un des effets de l’exode rural massif ! A titre illustratif, les chiffres de la Direction Générale de la Prévision et des Etudes Economiques (DGPEE) indiquent qu’entre 1980 et 2009, la productivité a connu une timide progression de +12,8%, avec un secteur primaire ayant connu une baisse de productivité de -3,1% et un secteur tertiaire performant à +11,3% et un secteur secondaire à +4,6%. Cette forte disparité de la productivité entre secteurs de l’économie est en effet un marqueur fort des économies des pays en voie de développement dont le Sénégal fait partie. Cette faible productivité se justifie aisément par une faible valeur ajoutée du capital humain dans la création de richesses. Les chiffres sont alarmants en effet. Selon le Rapport de la
Productivité Générale des Facteurs (PGF), en prenant en compte l’apport du travail, du capital et des moyens de production. même DGPEE2 sur la capture du dividende démographique, 1 enfant sur 3 au Sénégal n’est pas scolarisé au niveau primaire. Quand il passe au cycle moyen, il a une chance sur 2 de ne pas terminer le collège ! Grosso modo, la construction moyenne de scolarité sur une génération est de 2,8 années, alors que des pays comme Singapour ou la Corée du Sud – comparables avec le Sénégal en 1960 – ont une moyenne de 15 années de scolarité, la moyenne dans les pays de l’OCDE étant de 8 années. Quant au ratio de nombres d’étudiants sur 100 000 personnes, le Sénégal se situe à 1000, selon l’UNESCO, quand la Corée du Sud est à 5000 et le Vietnam à 2000 étudiants. C’est en effet un ratio qui mesure la qualité d’un système éducatif performant. Pourtant, le législateur a bien légiféré avec un arsenal juridique imputant à l’Etat l’obligation d’assurer la scolarité obligatoire par la Constitution en ses articles 16 et 17, de même que la Loi d’Orientation Scolaire (LOS) 2004-37 qui modifie et complète la Loi d’Orientation sur l’Education 91-22 du 16 février 1991. La loi dit clairement que l’Etat a l’obligation d’assurer à chaque enfant une scolarité entre 6 et 16 ans. C’est en effet une spécialité bien sénégalaise de voter des lois sans les appliquer ! Par ailleurs, la capture du dividende démographique exige un investissement fort pour un lifting de la qualité du capital humain par une industrialisation de la scolarité. Cela se réfère ici à une approche de ce que les anglo-saxons appellent la knowledge-based economy, une économie basée sur le savoir. Cette industrialisation du secteur éducatif signifie une politique de soutien renforcée à l’érection d’une micro-économie autour des tenues solaires, des bus, des cantines,
de la menuiserie dédiée, etc. On n’ira pas jusqu’au développement sur l’Intelligence Artificielle (IA) au début. En revanche, ces trois mesures-clefs peuvent faire l’objet d’attention pour une première série d’actions prioritaires. Premièrement, il s’agira d’appliquer la loi en relevant substantiellement la durée de la scolarité pour atteindre les 10 années obligatoires. Deuxièmement, le relèvement de la qualité de l’enseignement, notamment le focus sur les sciences et technologies améliorera l’attractivité du pays pour les Investissements Directs Etrangers (IDE) pour des activités à haute valeur ajoutée. Et enfin, troisièmement, le financement de l’éducation par des lignes de crédit dédiées via la garantie de nos ressources pétrolières et gazières aura une portée directe sur l’allègement du portefeuille des ménages, donc un meilleur pouvoir d’achat. Car, rappelons-le, c’est une prérogative régalienne de l’Etat d’assurer une éducation de qualité gratuitement à chaque enfant de la patrie. Pour un pays où 76% de la population a moins de 35 ans, l’option d’une politique éducative ambitieuse est un choix stratégique qui ne doit souffrir d’aucune tergiversation. C’est tout le sens qu’il faut donner à l’impulsion d’une nouvelle économie sociale et solidaire pour enfin transformer structurellement l’économie sénégalaise en engrangeant une création de richesses fortes, partagées et durables. Le philosophe Edgard Morin disait : « C’est à force de sacrifier l’essentiel pour l’urgent qu’on finit d’oublier l’urgence de l’essentiel »

Seydina NDIAYE
Economiste, membre du Comité Scientifique
du CLUB SENEGAL EMERGENT
seydina.ndiaye@outlook.com

Les Etats-Unis veulent «réduire les exportations» de pétrole de l’Iran «à zéro»

 L’administration Trump a annoncé qu’elle ne veut pas renouveler les exemptions aux pays qui importent du brut iranien.
Les Américains s’apprêtent à offrir un tour de montagnes russes au marché pétrolier mondial. Lundi 22 avril, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis ne vont pas renouveler le 2 mai les exemptions aux pays qui importent du pétrole iranien. Quelques heures auparavant, de premières fuites dans la presse avaient provoqué une hausse des cours du baril, qui s’est maintenu lundi à 74 dollars (environ 66 euros), son niveau le plus haut depuis près de six mois.
« Cette décision a pour but de réduire les exportations iraniennes à zéro, pour soustraire au régime sa principale source de revenus », a expliqué la porte-parole de la Maison Blanche dans un communiqué. Concrètement, cela signifie que tout pays qui importera du pétrole iranien après le 2 mai sera soumis à d’importantes sanctions américaines.
Pour comprendre cette situation, il faut revenir à la décision de Donald Trump de sortir les Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien, en mai 2018. Le président américain annonce alors qu’il veut rétablir les sanctions « les plus dures de l’histoire »contre Téhéran. L’administration Trump prépare alors un plan pour « réduire à zéro » les exportations iraniennes de pétrole à partir de début novembre. Les hydrocarbures sont le moteur de l’économie iranienne.
Mais, pendant l’été 2018, les déclarations tonitruantes de Donald Trump sur le pétrole iranien font craindre que celui-ci ne vienne à manquer dans un monde qui consomme de plus en plus d’or noir. En septembre, la barre des 100 millions de barils consommés par jour est franchie. A mesure que l’échéance du 4 novembre approche, les prix du pétrole grimpent, laissant anticiper une flambée sérieuse des prix. Pour compenser la hausse, les alliés saoudiens des Etats-Unis ouvrent les vannes et augmentent leur production.
Début novembre, à la surprise générale, l’administration américaine décide de délivrer des exemptions pour six mois à huit pays importateurs de pétrole iranien. Parmi eux, l’Inde et la Chine, les deux plus gros clients de Téhéran. Progressivement, la production iranienne passe de près de 4 millions de barils à 2,6 millions par jour.
Mais les « faucons » de l’administration Trump restent sur leur faim : le président avait promis de mettre la « pression maximale »sur l’Iran. Dans un but clair : étouffer l’économie iranienne et pousser progressivement à un changement de régime. La question des exemptions agite les cercles républicains depuis plusieurs semaines, les plus radicaux accusant l’administration Trump de faire preuve de laxisme. Ainsi, le sénateur et ancien candidat à la présidentielle Ted Cruz a accusé, mi-avril, Mike Pompeo, secrétaire d’Etat des Etats-Unis, pourtant présenté comme un dur, d’être trop complaisant.
La ligne la plus dure l’a donc emporté au sein du département d’Etat. Mike Pompeo a expliqué, lundi, que « le but de l’opération restait simple : priver le régime des fonds qu’il a utilisés pour déstabiliser le Proche-Orient depuis quarante ans et pousser l’Iran à se comporter comme un pays normal ».
Etudier d’autres options
Une opération qui risque d’être très difficile à mettre en œuvre, en particulier en Asie, où se trouvent les plus gros clients du brut iranien : la Chine a déjà fait savoir qu’elle considérait que sa coopération « ouverte, transparente, raisonnable et légitime avec l’Iran devait être respectée ». Dans un contexte de guerre commerciale tendue, on voit mal pourquoi Pékin ferait ce cadeau à Washington.
La Turquie, qui dépend beaucoup des importations du pétrole iranien, a déjà fait savoir qu’elle n’acceptait pas la décision américaine. Même la Corée du Sud, pourtant alliée historique des Etats-Unis, a fait savoir qu’elle ferait « tout son possible » pour obtenir un « renouvellement de l’exemption ».
Les acheteurs indiens, japonais et sud-coréens disent avoir étudié d’autres options. Certains Américains espèrent opportunément pouvoir vendre à ces pays asiatiques du pétrole de schiste, dont la production continue de croître aux Etats-Unis. Mais tous les pétroles ne se valent pas : les huiles légères américaines ne sont pas appropriées pour les raffineries coréennes ou indiennes, qui nécessitent des pétroles plus lourds.
Contenir la flambée des prix
L’administration Trump doit aussi s’assurer que la flambée des prix est contenue, alors que le président américain ne cesse, dans le même temps, de tweeter que les cours du baril sont trop élevés et que cela est néfaste pour les consommateurs américains. Mike Pompeo a promis, lundi, que l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis s’étaient engagés à stabiliser le marché. « L’Arabie saoudite et d’autres dans l’OPEP vont plus que compenser la différence due à nos sanctions complètes contre le pétrole iranien », a résumé Donald Trump sur Twitter.
Le calcul n’est pourtant jamais aussi simple. D’autres facteurs majeurs, auxquels Washington n’est pas étranger, pourraient avoir un impact important. Tout d’abord, la déroute persistante de l’économie vénézuélienne, envers laquelle les sanctions américaines se sont durcies, continue d’affecter durement la production pétrolière du pays. Dans le même temps, la Libye replonge dans la guerre avec l’affrontement entre le maréchal Haftar et le gouvernement de Tripoli, ce qui pourrait affecter la production pétrolière du pays. D’autant plus que Donald Trump a décidé de soutenir il y a quelques jours, à la surprise générale, le maréchal Haftar et son offensive contre la capitale du pays.
Par Nabil Wakim
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