Blog de Cheikh Yerim Seck

Tag archive

réflexion

La malédiction du pétrole a commencé avec le parrainage corrompu de Macky Sall

Comme annoncé par les affidés de Macky Sall, Boun Dionne et IMF, le Conseil Constitutionnel retient cinq candidats pour briguer la présidentielle de 2019. Cette annonce, faite à l’avance, vise à prouver à Macky Sall une loyauté sans faille et que les désirs du chef sont bien exécutés.
Le Conseil constitutionnel a mis en place une boîte noire (un logiciel, une liste électorale, une procédure de vérification), pour sélectionner ses candidats en toute illégalité. Il se disqualifie de jour en jour et devient le complice du coup de force que tente BBY.
En vérité, l’enjeu est de s’assurer la mainmise totale sur nos ressources pétrolières et gazières par la dynastie Fayesall et la mise en place d’une gouvernance du compal (thiompal) dans laquelle les prédateurs distribuent à leur guise, à qui ils veulent, une petite portion des ressources, tout en gardant l’essentiel pour eux-mêmes. A cet effet, il faut contrôler la démocratie et le parrainage corrompu est le moyen trouvé pour cela.
Le Mouvement Tekki s’est toujours opposé à cette politique inique (injuste) de Macky Sall et continuera le combat. Il considère que le peuple a validé la candidature de son Président MLD pour défendre le projet d’une nouvelle république citoyenne et lancer l’industrialisation du pays. Il a demandé à MLD de déposer encore un recours auprès du Conseil constitutionnel ce mardi 15 Janvier 2019.
Macky Sall, coaché par Franck Timis et ses parrains, rêve d’un pays à sa botte avec trois à cinq partis. Il se trompe comme Senghor qui voulait une démocratie à quatre courants.
Mamadou Lamine Diallo, Tekki

Présidentielle 2019: L’heure de Cicéron a sonné !

À moins de 40 jours du premier tour de  l’élection présidentielle du 24 février 2019, la onzième du genre depuis l’indépendance du Sénégal, l’establishment, les cénacles et alliances stratégiques des candidats en lice sont certainement en train de méditer sur le type de statut que vont devoir incarner leurs candidats respectifs en vue de reconquérir ou conquérir – c’est selon – massivement le vote populaire. De celui d’enfant du sérail à  d’homme nouveau en passant par de réseaux, le peuple ne demande qu’à être convaincu.

 

Dieu soit loué déjà  ! car des 139 « candidats à la candidature » ayant retiré  des fiches de collecte des signatures de parrainage auprès du ministère de l’intérieur et de la sécurité publique, en charge de l’organisation des élections, moins d’une trentaine avait osé – à la date limite du mercredi 26 décembre 2018 à minuit – ne serait ce que par conséquence avec soi-même, verser la caution de 30 millions de francs CFA exigés, à plus forte raison franchir le cap du dépôt légal des dossiers de candidature devant l’organe de contrôle et de validation qu’est le Conseil Constitutionnel. Le Parrainage constitue – t – il le principal frein à leur ambition ? Ou simple stratégie consistant à se rapprocher des meilleurs profils et se positionner en “faiseurs de roi ” pour après  s’attendre, comme à l’accoutumée, à un retour d’ascenseur, en cas de victoire ? L’avenir nous édifiera !

 

D’ici là, en prélude d’un rendez-vous aussi crucial que celui de la confiance de notre destin commun pour encore une durée de cinq ans, l’usage politique voudrait que tous les candidats ne laissent personne indifférent, et que chacun soit passé au scanner afin d’éviter l’incursion d’aventuriers d’un soir, pas comme les autres.

 

Bien qu’obtenir le total des parrainages demandés ne préjuge guère de la garantie de performance, nous tenterons d’identifier quelques atouts majeurs sur lesquels devraient individuellement compter les potentiels chalengers qui ont dépassé la barre fatidique du nombre de signatures requis soit plus de 53 457, réparties dans au moins sept des quatorze régions du pays (minimum 0,8% et au maximum 1% du corps électoral) ; et vu leurs dossiers validés.

 

En attendant la publication officielle de la liste définitive des candidats – après étude des recours des deux k recalés – prévue au plus tard le 21 janvier 2019, 35 jours avant le premier tour, nous vous proposons une analyse de comportements à adopter sur les 5 candidats de la liste arrêtée  à la séance du 13 janvier 2019 par le conseil constitutionnel en fonction de leur titres associés aux rangs protocolaires et de leur notoriété à savoir : le président de la République sortant S.E.M. Macky SALL, l’ancien premier ministre M. Idrissa SECK, l’ancien ministre Me Madické NIANG, les honorables députés Messieurs Ousmane SONKO et Cheikh Issa SALL.

 

Pour ce faire, nous utilisons comme méthodologie de la comparaison, “le petit manuel de la campagne électorale (Commentariolum petitionis)” [1] de Quintus Cicéron. Écrite en l’an 64 avant notre ère soit, il y a plus de 20 siècles, cette longue lettre – mémoire fut destinée à son frère aîné, le grand Marcus Cicéron, peu avant les élections consulaires romaines de l’époque.

 

Afin de mieux réadapter ses motivations au contexte actuel, chacun des candidats aura ainsi une étiquette politique sous laquelle une forme d’appellation générique classe sa manière de penser, d’agir ou d’être auprès de l’opinion publique allant corollairement avec 3 conseils savoureux, parfois, cyniques,  d’une redoutable efficacité et à toutes fins utiles que Quintus avait prodigués à son frère d’homme d’État, Marcus Cicéron, cet orateur hors pair, féru de la rhétorique et de  l’adaptation en latin des théories philosophiques grecques. Pourquoi lui et pas un autre ? Parce que tout bonnement, le temps est aux promesses et qu’il a été un des acteurs de “l’apogée de l’éloquence latine” qui prônait qu’être bien né ne saurait dire grand-chose. Et qu’être étroitement lié à la politique de son temps suppose avoir d’abord une bonne dose de culture et du talent. Chemin faisant, tout candidat à la représentation populaire se doit – selon lui – de se poser les questions suivantes avant de briguer les suffrages de ses semblables : comment concilier séduction électorale et fidélité à soi-même et à ses principes ? Comment rassembler le plus grand nombre autour de sa candidature, et ménager les intérêts des diverses classes sociales ?

 

En creusant notre sillon un peu plus loin, nous vous livrons quelques extraits choisis de ce percutant et visionnaire ouvrage traduit et commenté en français en 2009 par l’éminent spécialiste du monde grec et professeur d’histoire et d’archéologie classique à l’université de Paris I Sorbonne, François PROST, collant parfaitement avec la réalité politique du moment. Un chef d’oeuvre où sont exposés les principes fondamentaux de la communication politique telle que pratiquée de nos jours, notamment les rouages d’une élection à haut risque, et les détails des démarches attendues du candidat, offrant ainsi un tableau captivant du système politique romain d’alors, facilement comparable à celui d’aujourd’hui.

 

Alors, allons voir, maintenant, ce que nous réservent ces dits conseils, certes du 1er siècle avant J-C, mais Ô combien prémonitoires !

 

  1. M. Macky SALL de la Coalition “Benno Bokk Yaakaar”

 

Le soutien infaillible des « amis » à savoir des “alliés”

 

« Le soutien des amis doit être acquis par le fait de rendre des services, de satisfaire à ses devoirs, d’entretenir des relations de longue date, et de faire preuve d’un naturel affable et agréable… Obtiens et conforte solidement l’appui de tous ceux qui grâce à toi ont, ou espèrent avoir, le vote d’une tribu, d’une centurie, ou quelque autre faveur… travaille, par tous les moyens, à obtenir qu’ils te soutiennent fidèlement et avec le plus grand zèle ».

La sympathie des Grands…

 

« Il est utile que, par ceux au rang et au nombre desquels on veut parvenir, on soit jugé digne d’atteindre ce rang et de figurer dans ce nombre. Tous, il faut donc les solliciter, les démarcher par des intermédiaires, et les persuader que nous avons toujours partagé » leur « opinion politique », et « n’avons jamais été du parti » des autres…

 

La faveur populaire

« Celle-ci requiert de connaître les gens par leur nom, de savoir flatter, d’être constamment présent, de faire preuve de générosité, de faire parler de soi, de faire naître des espérances politiques. Tout d’abord, tout ce que tu fais pour lier connaissance avec les gens, fais-le bien voir pour que tous s’en rendent compte, et multiplie l’effort pour développer chaque jour ces connaissances ; à mon avis, il n’y a rien de si propre à susciter la faveur populaire et la reconnaissance.”

 

  1. M. Idrissa SECK de la coalition «Idy 2019»

 

Les gens hostiles

 

« Il y a trois catégories : la première, ceux à qui tu as fait du tort ; la deuxième, ceux qui ne t’aiment pas sans raison particulière ; la troisième, ceux qui sont très amis de tes concurrents. Vis-à-vis de ceux à qui tu as fait du tort… tu devras te disculper franchement, évoquer les liens qui t’y contraignaient, leur faire espérer que pour leurs propres affaires, s’ils deviennent tes amis, tu les soutiendras pareillement et t’acquitteras du même devoir envers eux. Ceux qui ne t’aiment pas sans raison particulière, tu devras, soit en leur rendant service, soit en le leur laissant espérer, soit en les assurant de ton soutien, travailler à leur faire quitter cette mauvaise disposition à ton égard. Envers ceux dont la sympathie t’est plus ou moins aliénée en raison de l’amitié qui les lie à tes concurrents, tu devras employer également les mêmes procédés et, si tu parviens à le faire croire, montrer que tu es bien disposé à l’égard de ces concurrents eux-mêmes ».

 

Etendre son réseau

« Tu peux, sans compromettre ton honneur – chose impossible dans les autres circonstances de la vie – lier amitié avec toutes les personnes de ton choix, des personnes telles que si, en tout autre contexte, tu les autorisais à te fréquenter, ta conduite paraîtrait aberrante, alors que dans le cadre d’une campagne, si tu ne t’appliquais pas à agir ainsi envers beaucoup de gens, ta campagne ne paraîtrait pas en être une… Il n’y a personne, sauf à être attaché à l’un de tes concurrents par un lien contraignant, dont tu ne puisses obtenir facilement, si tu t’en donnes la peine, qu’il te rende des services méritant ton amitié et ta reconnaissance futures, pourvu qu’il comprenne que tu fais grand cas de lui, que tu agis sincèrement, qu’il fait un bon placement, et qu’il en sortira une amitié non pas éphémère et circonscrite à la pêche aux voix, mais solide et durable ».

 

L’art de refuser et de ne pas refuser

 

« Tout ce que tu ne peux pas faire, ou bien tu le refuses avec grâce, ou bien tu ne le refuses même pas du tout : le premier est le fait d’un homme bon, le second d’un bon candidat. De fait, quand on nous demande ce que nous ne pouvons promettre sans manquer à l’honneur ou nous nuire à nous-mêmes… il faut le refuser avec courtoisie, en faisant valoir le lien qui te contraint, en manifestant combien tu en es désolé, en persuadant que tu te rattraperas en d’autres circonstances… Les hommes sont plus sensibles à la physionomie et aux paroles qu’au service rendu lui-même et à la réalité des faits… Enfin, la dernière chose à craindre est que se fâche celui à qui on a menti. Ce risque-là, si tu promets ton aide, est incertain, remis à plus tard, et concerne un plus petit nombre de gens ; si en revanche tu refuses, tu t’en aliènes tout de suite et de façon certaine un plus grand nombre… ».

 

  1. Me Madické NIANG de la coalition “Madické 2019”

 

La sérénité dans l’action

 

“Aussi bien l’indignation vertueuse, qu’on rencontre ici ou là, est-elle surtout le témoin d’une incapacité à s’interroger sur le rapport essentiellement ambigu et complexe qu’entretiennent d’un côté, une ambition personnelle d’accession au pouvoir et de l’autre, une communauté entière décidant de l’attribution du pouvoir par vote… ».

Les services rendus

 

« Trois choses amènent les hommes à nous témoigner leur préférence et à apporter leur soutien dans les élections, à savoir les services qu’on leur a rendus, les espérances qu’ils conçoivent et le fait qu’ils se sentent proches de nous et nous apprécient, il faut examiner comment cultiver chacune de ces espèces. Par de très petits services, on amène autrui à penser qu’il y a matière à apporter son soutien dans les élections… Quant à ceux qui sont tenus par des espérances, fais-leur bien voir que ton aide leur est offerte et à disposition, et enfin bien comprendre qu’ils ont en toi un observateur appliqué des services qu’ils te rendent… Le soutien spontané devra être consolidé par des témoignages de reconnaissance, par l’adaptation des propos aux raisons pour lesquelles chacun semblera te soutenir, par la manifestation d’une sympathie réciproque, par la perspective offerte de voir l’amitié conduire à la familiarité et à l’intimité ».

 

Une ligne de conduite

« Sois le meilleur des orateurs ; c’est par là qu’on tient les Hommes, qu’on se les attache et qu’on les empêche de s’opposer et de nuire. Et puisqu’en ceci surtout la cité est vicieuse que, la corruption s’en mêlant, elle ferme d’ordinaire les yeux sur le mérite et le prestige, en ces affaires, fais en sorte de bien te connaître toi-même, c’est-à-dire de comprendre que tu es toi-même homme à pouvoir inspirer à tes concurrents la plus vive peur de procès et menaces judiciaires. Fais en sorte qu’ils se sachent surveillés et tenus à l’œil par toi ; qu’ils craignent non seulement ton activité, non seulement ton autorité et tes capacités oratoires, mais aussi, assurément, le soutien que t’apporte les autres … ».

 

  1. 4. M. Ousmane SONKO du Pastef “Sonko Président”

Le statut d’homme nouveau

« Fais en sorte qu’on voit bien le nombre de tes amis et de quelles sortes de personnes, il s’agit… Aie soin de tenir bien en main ces atouts, en travaillant par des avertissements, par des sollicitations, par toutes sortes de moyens à faire comprendre à ceux qui ont une dette envers toi, et à ceux qui veulent t’obliger, qu’ils n’auront aucune autre occasion, les premiers, de te témoigner leur reconnaissance, les seconds, d’atteindre leur but ».

 

Un franc cynisme

 

« rien de moins qu’une véritable radiographie de la machine électorale, sur le fond de ses grands principes institutionnels et dans son détail pratique… en particulier dans les aveux de franc cynisme ou d’hypocrisie utile et même indispensable au candidat en quête de voix… L’attention y est dès lors entièrement concentrée sur les moyens que le candidat peut mettre en œuvre, et sur les ressources propres dont il peut disposer, pour atteindre son objectif, l’élection ».

 

La sympathie des jeunes :

 

« Ils t’apporteront beaucoup de prestige… Fais-leur explicitement savoir combien tu comptes sur eux. Si tu parviens à amener ceux qui ne te sont pas hostiles à te soutenir, ils t’aideront énormément ».

 

  1. M. Cheikh Issa SALL du Parti de l’ Unité et du Rassemblement (PUR)

 

Se rapprocher davantage de la réalité politique

 

“mets-toi bien dans l’esprit qu’il faut feindre de manière à paraître le faire naturellement… il est très nécessaire de savoir flatter, chose qui, si elle est vicieuse et honteuse dans les circonstances ordinaires de la vie, est en revanche indispensable dans la campagne électorale… et au candidat, dont la physionomie, la figure et les propos doivent évoluer et s’adapter à la pensée et à l’intention de tous ceux dont il s’approche ».

 

Les apparences flatteuses

 

« Prends bien soin que toute ta campagne soit pleine de pompe, brillante, splendide, populaire, qu’elle ait un éclat et un prestige parfaits, que même, si possible de quelque manière, se diffuse concernant tes concurrents une rumeur infamante de crime, d’immoralité ou de corruption accordée à leurs mœurs… En outre dans cette campagne, il faut veiller à ce qu’on fonde sur toi de bons espoirs politiques et qu’on ait de toi une opinion honorable ».

 

Les promesses

« Les gens ne veulent pas seulement qu’on leur fasse des promesses, surtout quand ils sollicitent un candidat, mais encore qu’on leur promette d’une manière généreuse et qui témoigne de la considération. »

 

Nonobstant tous ces conseils avisés, “aucune voix n’est – cependant – acquise d’avance, à l’exception peut-être de celle de votre mère ; et encore, assurez-vous qu’elle soit inscrite sur les listes électorales” dixit Ted SORENSEN, conseiller de J.F. KENNEDY lors de sa conférence dans le Midwest en mars 1959. Donc, faire « preuve du maximum de méthode, de soin, d’effort et d’application » est l’unique moyen de pouvoir transformer ses rêves en réalité.

 

À Bon Entendeur Salam !

 

Qu’Allah SWT veille sur NOTRE CHER Sénégal et nous préserve du fatum obscur… Amen

 

#DEWENETI  #MEILLEURS_VOEUX_2019

 

Par Elhadji Daniel SO,

Président d’En Mouvement ! Défar Sénégal

Ensemble, Construisons le Sénégal !

Eldasso@yahoo.fr

 

NOTE :

[1]. Pour aller plus loin : PROST (FRANÇOIS), Quintus Cicéron : le petit manuel de la campagne électorale (Commentariolum petitionis), 2009, TULLIANA.EU

http://www.tulliana.eu/documenti/BindercommentariolumProst.pdf

Magouilles de Sonko: Finalement, ils sont tous les mêmes (Mouhamed Diédhiou)

L’honorable député et candidat Ousmane Sonko qui avait cristallisé tant d’espoirs chez beaucoup de nos compatriotes dont moi-même, n’est pas finalement différent de l’establishment politique qu’il est censé combattre à travers son fameux discours antisystémique.

La sortie de M. Madiambal Diagne concernant le dossier TF 1451/R dans lequel le M. Ousmane Sonko est impliqué directement ou indirectement via le sieur Ismaila Ba par la création de  la société MERCALEX en juin 2018, dont ce dernier est le propriétaire et en même temps associé de M. Ousmane Sonko à son cabinet ATLAS. En faite, en tant que professeur en activité depuis 2013, j’ai toujours dit à mes élèves que nos actes en disent plus long que tous nos discours. C’est une des raisons pour lesquelles, je me suis toujours méfié des politiciens sénégalais qui sont de nature très bavards.

D’ailleurs ma sympathie pour le candidat Ousmane Sonko venait du fait que je ne l’ai jamais considéré comme un politicien adepte de la politique politicienne, encore moins de la magouille contagieuse qui grangréne le Sénégal.  Cependant, ma deception fut grande quand j’ai écouté M. Diagne, à la fin de l’émission, je me sentais abusé par un homme qui s’est pris pour ce qu’il n’est pas. Mais ce jugement étant trop hatif, je le refoulais au plus profond de moi car je me disais que peut être que M.Diagne cherchait à discréditer le candidat Ousmane Sonko pour le compte du pouvoir.

Je me suis donc résolu à attendre patiemment la réponse de mon candidat Ousmane Sonko aux allégations de M.Diagne. Et quand j’ai appris qu’il a convié la presse ce mercredi 9 janvier 2019, je me suis dis que voila, je vais me décider quant à la continuité de mon soutien politique et financier au PASTEF dont je suis un contributeur financier assidu. Ainsi, j’attendais des réponses sans équivoques en ce qui concerne la factualité ou non des allégations de M.Diagne.

Malheureusement, l’absence de M. Ousmane Sonko à la conférence de presse qu’il a convoqué m’a plus que heurté car au lieu de venir lavé son honneur, restauré sa probité morale gravement atteinte par les accusations de M.Diagne, il a opté pour la dérobade pour aller soutenir un recalé du parrainage, M. Bougane Dany Gueye dans son opération “faxass”. Comment M. Ousmane Sonko a-t’il osé filé ce dossier entre les mains de son parti, alors que le PASTEF n’est nullement lié aux faits dont on parle dans le dossier? Dans ce dossier, il est question de l’implication des sociétés MERCALEX, ATLAS et AB PARTNER et de la commission de 12%.

Pour moi, les choses sont claires. Et s’il y’a une décision dont je suis le seul souverain, c’est ma participation à ces élections présidentielles du 24 février 2019 : je ne vais pas aller voter et je n’inciterai personnes à aller voter, pour qui que ce soit car nous sommes encore loin d’un changement de paradigme dans les comportements.

Mouhamed DIEDHIOU, Professeur d’histo-géo

mouhamed.diedhiou011@gmail.com

Lettre adressée au ministre de l’Intérieur d’un citoyen omis des listes électorales

A Monsieur Aly Ngouille NDIAYE

Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique.

 

Objet : Lettre d’un citoyen omis du fichier électoral.

Monsieur le Ministre de l’intérieur,

Je vous écris cette lettre pour vous prier de bien vouloir écouter le message de la jeunesse de mon pays qui a aujourd’hui le sentiment d’être privé d’un droit mais aussi d’un devoir fondamental : le droit de voter. Ce droit est garanti par notre constitution en son article 2 : « tous les nationaux sénégalais des deux sexes, âgés de 18 ans accomplis, jouissant de leurs droits civils et politiques, sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi »

Lorsque vous avez été nommé à ce poste de référence qu’est le Ministre de l’intérieur, j’ai cru voir en vous, ce fils du Djolof, qui avait réussi et qui pouvait servir de référence pour les 14 millions de sénégalais.

Dans les profonds villages reculés du Djolof, ils ont chanté votre nom, parce que vous avez suscité l’espoir, l’espoir d’un véritable changement de comportement à ce poste stratégique sur lequel dépend notre sécurité intérieure, notre liberté de faire des choix électifs en jouissant pleinement de notre droit de voter, de notre souveraineté.

Monsieur le Ministre, vous avez promis aux sénégalais des élections libres et transparentes.

Et puis ont commencé vos premières maladresses sur le Sénégal que nous avons toujours regardées avec beaucoup de tolérance et d’indulgence. Puis les maladresses se sont progressivement transformées en fautes politiques. La dernière et la plus grave est la rétention du fichier électoral, base d’une élection libre et transparente.

Figurez-vous Monsieur le Ministre que malgré tous les efforts que j’ai consentis pour m’acquitter de mes obligations de bon citoyen, mon droit et devoir citoyen de vote se voient être compromis par l’incompétence avérée de votre équipe.

Compromis puisque à mon grand étonnement il est inscrit sur le dos de ma carte d’identité CEDEAO : « PERSONNE NON INSCRITE SUR LE FICHIER ELECTORAL ». En consultant le fichier sur la plateforme de votre ministère, je constate que j’y figure bel et bien avec toutes mes données administratives (état civil, numéro électeur, lieu de vote et bureau de vote).

Alors Monsieur le Ministre pouvez-vous éclairer ma lanterne quant à l’inscription : « PERSONNE NON INSCRITE SUR LE FICHIER ELECTORAL ». ?

Aujourd’hui vous me privez de ma volonté, de mon souhait et de ma décision de faire le bon choix pour mon pays.

De quel droit Monsieur le Ministre ?

Et si l’idée me venait à moi et aux milliers de sénégalais omis sur votre fichier, de nous laisser inspirer par la pratique d’un ancien Ministre de la République qui jadis avait usé de la force pour s’acquitter de son vote dans un bureau à Fatick ? téméraire il a pu imposer sa loi sans détenir par devers de lui sa carte d’électeur.

Et si comme lui nous optons à procéder de la sorte, à être des hors la loi, quelle loi allez-vous nous appliquer ?

Quand dans un pays où c’est les hors la loi qui font la loi, on se retrouve dans un clicher où les sans voix perdre chacun tout brin d’espoir et sont exclus.

Je vous donne quand même Monsieur le Ministre de l’intérieur mes références, ma carte d’identité CEDEAO. Ainsi vous verrez de vous-même cher Aly parce que je figure bel et bien sur le fichier électoral.

Alors je ne vous quémande pas mais j’exige d’être réintégré comme ayant le droit de voter de même que tous les sénégalais qui sont dans la même situation ; c’est notre droit le plus absolu.

Sachant compter sur votre sens élevé de la responsabilité.

 

Pièces jointes :

  • Copie Carte d’identité CEDEAO
  • Imprimé fiche de consultation de la liste électorale.

Mor NDOYE

Parcelles Assainies

mor.ndoye811@gmail.com

 

 

 

 

 

 

 

 

Candidature de Khalifa Sall: la décision du Conseil constitutionnel est fondée sur le Néant

 

Une lecture attentive de la décision N°2/E/2019 arrêtant la liste des candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 prouve l’incroyable forfaiture du Conseil Constitutionnel dans l’analyse de la recevabilité de la candidature de Khalifa SALL. Pour comprendre la faiblesse juridique de l’argumentaire du Conseil Constitutionnel et l’absence de motivation tendant à l’invalidation de la candidature de Khalifa SALL, il faut se référer à la page 11 du document. Parmi 7 Considérants (du Considérant n°62 au Considérant n°67 qui conclut à l’irrecevabilité de la candidature), l’attention doit être portée sur 2 Considérants principaux : le Considérant n°63 et le Considérant n°65.

 

  1. Analyse juridique des Considérants n°63 et n°65 de la Décision N°2/E/2019

 

A-Considérant n°63 : « Considérant que le caractère suspensif du pourvoi en cassation en matière pénale a pour effet d’empêcher l’exécution de l’arrêt de la Cour d’appel avant l’expiration du délai d’exercice du pourvoi en cassation, et en cas d’exercice du pourvoi dans le délai jusqu’à la décision de la Cour suprême s’il s’agit d’un arrêt de rejet, et au-delà s’il s’agit d’un arrêt de cassation ». Tous les spécialistes de Droit et tous les observateurs ont constaté que le Conseil ne cite aucun article, aucun texte de loi sur ce Considérant n°63, pourtant décisif dans l’appréciation de la candidature de Khalifa SALL. Lorsqu’on évoque que le pourvoi est suspensif en matière pénale, il faut éclairement et explicitement faire référence à l’article de la loi organique 2017-09 du 17 janvier 2017 qui le prévoit. Dans le cas d’espèce, c’est l’article 36 de la loi organique qui définit que les matières pour lesquelles le pourvoi est suspensif. La matière n°4 concerne la matière pénale. C’est clair, net et précis. Il s’agit là d’un manque de rigueur et d’une erreur d’appréciation en Droit, intolérable pour une haute juridiction comme le Conseil Constitutionnel. Personne n’est dupe : faire référence à l’article 36, amène obligatoirement le Conseil Constitutionnel à évoquer le rabat d’arrêt (article 52), et conduit inéluctablement à la recevabilité de la candidature de Khalifa SALL. En conclusion, le considérant n°63 ne comporte aucune motivation, puisqu’il n’est adossé sur aucun texte (motivation très insuffisante, pour ne pas dire nulle).

 

B-Considérant n°65 : « Considérant que l’arrêt de rejet de la Cour suprême a pour effet de rendre exécutoire l’arrêt de la cour d’appel qui conserve ce caractère tant que la décision de la Cour suprême n’est pas rétractée ». Primo, Il y a une confusion volontairement entretenue par le Conseil entre le Considérant n°63 qui considère le caractère suspensif en cas d’exercice du pourvoi dans le délai jusqu’à la décision de la Cour suprême s’il s’agit d’un rejet, et le Considérant n°65 qui prescrit que l’arrêt de la Cour d’appel conserve ce caractère tant que la décision de la Cour suprême n’est pas rétractée. Le sujet, ce n’est pas l’arrêt de la Cour d’appel, mais le caractère suspensif du rabat d’arrêt dont le Conseil a essayé par tous les moyens fallacieux, de se soustraire. Il y a eu une volonté délibérée et illégale du Conseil Constitutionnel de rendre l’arrêt de la Cour d’appel définitif, dès lors que la bataille juridique sur le rabat d’arrêt a été définitivement perdue par le régime avec la publication du document du Président de la chambre criminelle de la Cour suprême (Abdourahmane DIOUF). Ce qui est d’une extrême gravité, puisque la loi sénégalaise est formelle : tout citoyen est présumé innocent, tant que tous les recours prévus n’ont pas été épuisés (Cour d’appel, pourvoi et si besoin rabat d’arrêt). Deuxio, le Conseil Constitutionnel n’invoque aucun texte, et ne cite aucune loi pour motiver son argumentaire au niveau du Considérant n°65. Tierto, le Conseil Constitutionnel a fait preuve de malhonnêteté intellectuelle, en utilisant le terme « rétraction ». En droit, la rétraction est le fait par un magistrat de revenir sur une décision déjà prise. Il y a trois hypothèses qui permettent à un juge de rétracter un jugement : « 1) lorsque la décision comporte une erreur matérielle, 2) lorsque le jugement a été pris en défaut, et que la partie défaillante y fait opposition, ou 3) en cas de recours en révision ». Pour Khalifa SALL, l’objet du rabat d’arrêt est la mise à néant de la décision de la Cour suprême du 03 janvier 2019, viciée par une erreur de nature procédurale (composition paire de la chambre criminelle lors de l’audience du 20 décembre 2018). Il convient de préciser que « la cassation d’un arrêt sur une question de procédure telle que l’irrégularité de la composition de la juridiction entraîne l’annulation complète de la décision sur le fond même si aucun moyen n’a critiqué le fond » Extrait du bulletin d’informations de la Cour suprême N°9 et 10 « page 43 – année 2017). Tout au long de la page 11, le Conseil Constitutionnel à l’aide d’expédients s’est évertué à éviter soigneusement d’utiliser le terme rabat d’arrêt (rétraction à la place). Dans les Considérants n°63 et n° 65 qui sous-tendent l’irrecevabilité de la candidature de Khalifa SALL, aucun article de loi n’a été invoqué. Les arguments mis en avant relèvent d’interprétations juridiques audacieuses qui n’engagent que le Conseil Constitutionnel et qui ne sont fondés sur aucune disposition juridique.

 

 

 

L’absence de motivation ne concerne pas que les Considérants n°63 et n°65. A la même page 11, (Considérant n°62), le Conseil Constitutionnel a tenté de donner un caractère décisif à l’arrêt n°454 de la Cour d’appel de Dakar. Or, la finalité première, d’un pourvoi pour un requérant, c’est de casser l’arrêt d’une Cour d’appel, qui lui est défavorable.

 

  1. L’irrecevabilité de la candidature de Khalifa SALL n’est basée sur aucun texte

 

L’entreprise de mystification consistant à faire croire que le Conseil Constitutionnel a motivé sa décision, en déclarant irrecevable la candidature de Khalifa SALL, est totalement fausse. La lecture attentive de la page 11 de la décision du Conseil Constitutionnel (plus précisément des Considérants n°63 et n° 65) est assimilable à l’esbroufe, une technique consistant à utiliser le terme de « rétractation » ou une formulation choisie pour brouiller les repères (ex Considérant n°63…avant expiration du délai d’exercice du pourvoi en cassation, et en cas d’exercice du pourvoi dans le délai jusqu’à la décision de la cour suprême, s’il s’agit d’un arrêt de rejet, et au-delà d’un arrêt de cassation …». Une candidature irrecevable doit être étayée par des textes et non par des formules laconiques et généralistes. Les Considérants n°63 et n° 65 ne comportent aucune motivation juridique. En déclarant la candidature de Khalifa SALL irrecevable, le Conseil Constitutionnel a outrepassé ses compétences, violé la loi, et dénaturé complétement les articles 36 et 52 de la loi organique de la Cour suprême sur le rabat d’arrêt. Au demeurant, les membres du Conseil Constitutionnel ont manqué de courage, trahi leur serment et failli à leur à leur mission.

 

Le Conseil Constitutionnel dans sa configuration actuelle n’est pas un organe digne de confiance. C’est une institution partiale, et dévoyée, dont toutes les décisions sont aux antipodes du Droit. Dans une contribution intitulée « Quelle justice pour la démocratie en Afrique ? », le Président du Conseil Constitutionnel, Pape Oumar SAKHO écrivait « En Afrique, la loi sert d’alibi à des dirigeants politiques qui ont bâti leur pouvoir sur la terreur et la barbarie pour satisfaire des intérêts sordides ». Aujourd’hui, l’homme est devenu le fossoyeur de la démocratie au Sénégal, le bras armé de Macky Sall, et le bourreau des opposants.

 

Dans la période de turbulence que traverse le Sénégal, la suppression du Conseil Constitutionnel, facteur de désordre, serait pleinement justifiée.

 

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

 

 

Communiqué du FRN: Désolé, la jeunesse ne sera pas au front

 

Depuis l’ouverture du dépôt des parrainages un collectif de partis politiques regroupés autour d’un idéal hypothèque tente de discréditer nos institutions et d’installer le pays dans un chaos généralisé.

Alors que c’est la première fois dans l’histoire politique du Sénégal que le Conseil constitutionnel ouvre sa porte aux mandataires des partis politiques ainsi qu’à la société civile.

Il est de notoriété, en effet, que la procédure devant cette haute juridiction n’est pas contradictoire. Et pourtant, nos sept (07) sages ont mis en place un dispositif afin d’impliquer, dans le processus de réception des candidatures, les partis politiques ainsi que les forces vives de la nation. Ces dernières ont, d’ailleurs, magnifié l’impartialité du juge constitutionnel dans le traitement des dossiers de candidature.

Au lieu de reconnaître et de saluer cette ouverture, une grande avancée démocratique, ce groupe de pyromanes organisés autour d‘un soi-disant Front de Résistance Nationale (FRN)  n’a d’autres préoccupations que d’inciter à la violence et à l’insurrection.

Mais hélas, cette opposition championne en calomnie et diffusion de fausses nouvelles est aujourd’hui démasquée. Après avoir accusé le régime en place de faire valider l’homosexualité à travers le référendum de 2016 la revoilà avec ses bavardages quotidiens. Son jeu favori compris, ce front n’arrive toujours pas à rallier l’opinion à sa cause.

En tout cas, s’il y a un groupe qui est sous la dictée de quelqu’un c’est, bien évidemment, cette bande de repris de justice aigris et impopulaires. Ce front par sa démarche et son discours séditieux, nous démontre une fois de plus que ses actions sont téléguidées par ces multinationales qui veulent faire main basse sur notre pétrole et notre Gaz

Tullow oil à beau démentir mais nous savons tous que l’opposition riche comme Crésus utilise des fonds illicites pour alimenter son entreprise de déstabilisation du pays.

Mais sachez que la jeunesse ne sera pas au front pour une bataille sans objet et fera face contre toutes tentatives d’intimidation et de destruction de notre patrimoine commun.

 

Fait à Kaolack, le 16 janvier 2019.

Doudou Diop MBOUP

Juriste, membre de la CCR

Coordonnateur du mouvement « Jeunesse pour la Renaissance de Kaolack » (JRK)

Courriel : doux89@gmail.com

Inventer la démocratie de demain (Par Assane Niang)

Le Conseil Constitutionnel par la proclamation provisoire de la liste des cinq candidats retenus pour les joutes de 2019, vient de parachever un long et difficile périple d’idéalistes du droit.

 Le Sénégal recèle d’impériales prouesses démocratiques, où des élections transparentes et pacifiques ont toujours aboutis à des résultats légitimes et reconnus par la grande majorité des élites politiques et des citoyens.

 Les attitudes, les gestes et les référentiels associés à l’exercice du vote au Sénégal sont le résultat d’un apprentissage long parsemé de luttes vigoureuses et constantes.

La réaction de certains militants à la suite de publications d’informations compromettantes sur l’implication ou non de leur candidat, guillotine la « solution » mirobolante de leur leader. Le patriotisme brandi comme effigie n’autorisera jamais cette saignée noire de la phobie du journalisme d’investigation.

Même si les invectives ne sont plus le lot quotidien des politiques, une forme d’incivilité s’est réveillée à travers le comportement désolant de certains utilisateurs du réseau social pour défendre leurs candidats.

Il y a un théorème tacite en politique : il ne faut jamais insulter les électeurs, même quand ce ne sont pas les vôtres. Même entre adversaires politiques, l’insulte est devenue taboue. Et quand le ton monte, c’est presque toujours l’auteur de la colère qui perd.

Rien ne rallume les énergies, inquiétudes, espoirs, et frustrations relatives à la démocratie autant qu’une élection au Sénégal.

Le Sénégal a fait un chemin ; au regard de la situation chaotique chez certains pays amis en Afrique et ailleurs. Des situations marquées par de tripatouillage des listes électorales, d’étouffement de la concurrence, de trucage des taux de participation, de bourrage d’urnes, d’achat de votes, de multiples votes, et de manipulation des résultats.

Rien ne devra se justifier pour adopter des comportements aux antipodes de la démocratie fussent-ils de l’opposition comme de la majorité. Il nous faudra de façon inclusive soutenir et encourager les efforts de sensibilisation des citoyens en vue de renforcer la confiance publique.

Cette confiance publique va encourager une nouvelle donne à savoir que les élections sont des mécanismes qui permettent de s’assurer que les opinions des sénégalais soient représentés ou que les sénégalais puissent révoquer les autorités qui ne comblent pas leurs attentes à travers les urnes.

 

 

 

 

Publication de la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle: Cafouillage au sommet

Bonjour,

Ce qui passe actuellement au Sénégal est ahurissant : les 7 Sages sont « retranchés » depuis dimanche 13 janvier 2019 au siège du Conseil Constitutionnel et ne sont pas parvenus à minuit à publier la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle. Un scénario inédit, digne d’une tragédie grecque.

Y’a-t-il un désaccord profond entre les 7 Sages ? Une pression est-elle exercée sur les 7 membres du Conseil Constitutionnel pour ne pas publier la liste comme prévue hier ? Toutes les hypothèses sont plausibles.

Disons-le clairement : toutes les explications du monde ne suffiront pas pour justifier cet extraordinaire cafouillage, qui témoigne d’un amateurisme sans précédent. Jamais dans l’histoire du Sénégal, la publication de la liste provisoire des candidats n’a donné lieu à un tel spectacle (nous ne sommes même pas encore au stade des résultats, où de telles difficultés peuvent survenir « exemple, en 1993 »). L’argument officiel selon lequel les Sages continuent les travaux ne convainc personne.

Alors que la mise en œuvre du parrainage a été un « flop », la non publication de la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle à la date indiquée (13 janvier 2019, un dimanche) a fini de jeter le trouble et de plonger le Sénégal dans l’incertitude et dans un désordre institutionnel indescriptible.

Il ne fait l’ombre d’un doute : le régime actuel a perdu le NORD (obsession du second mandat).

Excellent début de semaine!

Cordialement








Seybani SOUGOU

Le Train Express Régional, un bijou sénégalais (Par Mamadou Moustapha Fall)

Un petit rappel historique nous renseigne que les premiers coups de pioche d’une ligne ferroviaire en Afrique occidentale ont été donnés sur le sol sénégalais. Le présent confirme cette place d’avant-garde de notre Sénégal si cher, porte d’entrée de la sous-région, dans le développement des infrastructures structurantes. Grâce à la vision prospective d’un Président qui comprend bien les exigences du monde moderne, le Sénégal ouvre une page dans sa légendaire histoire faite de locomotive ouest-africaine. En procédant à la réception du TER, le Président Macky Sall tient encore une fois une promesse, une énième promesse. Le delai du 14 janvier 2019, annoncée comme jour de réception du TER lors du lancement des travaux, est respecté : une marque de fabrique chez SEM Macky Sall, champion du respect des engagements pris.
La première phase de ce projet gigantesque laisse entrevoir des lendemains meilleurs pour les populations longtemps confrontées au lancinant problème de la mobilité.
Le TER est quadruplement avantageux. 1. Il permet de diminuer drastiquement la congestion routière par le nombre de passagers (115 000 par jour) et par le nombre de trains (quinze pour cette première phase auxquels s’ajouteront sept autres lors de la fin des travaux de la deuxieme phase avec la ligne Diamniadio – Aibd). 2. Il contribue à la préservation de l’environnement grâce au caractère bimode des locomotives. 3. Il constitue une importante opportunité d’emplois dans les quatorze gares que le train va traverser et dans l’exploitation et la.maintenance des lignes. 4. Il assure un gain de temps car les trains peuvent rouler jusqu’à une vitesse de 160 km/h.
A cela s’ajoutent des mesures conservatoires liées à la sécurité, au respect des droits des impactés et au transfert de technologies avec des polytechniciens nationaux qui seront mis à contribution.
Voici en tout cas un bijou qui constitue à la fois une preuve des grands pas du Sénégal vers l’émergence et un levier pour le développement d’un réseau ferroviaire dense, sûr, rapide et économiquement optimal.







Fake news ou infox, l’éternelle stratégie des «Sonkistes»

S`il y`a un constat qui ne souffre d`une contestation, c`est que le débat public au Sénégal est de plus en plus pollué par l`épidémie des « infox ou fake news » se nourrissant de rumeurs et de mensonges. On constatera à juste titre que les fausses nouvelles propagées sur Internet ne sont pas un problème propre à notre pays. En France par exemple, lors de ses vœux à la presse, le président Emanuel Macron défendait l’élaboration d’un futur projet de loi pour s`attaquer à ce chantier digne d’Hercule. On ne cesse d`ailleurs de nous répéter, ces derniers temps, que nous vivons dans l`ère nouvelle et effrayante de la « post-vérité » et que nous sommes cernés par les mensonges et les fictions. L`attaque récente dirigée contre la patronne de la Cojer, Thérèse FAYE en est une preuve.
En réponse à ses sorties pertinentes et son charisme inoxydable, les « sonkistes », fidèles à leur stratégie fondée sur le mensonge, n`ont pas mieux trouvé que de lui attribuer honteusement un enregistrement audio d’une voix féminine tenant des propos sur une supposée élimination programmée du « candidat des réseaux sociaux », connu pour ses incartades et ses salmigondis de banalité.
Comme une meute d’hyènes affamées sur le cadavre d’un gros hippopotame, ces inconditionnels de « Monsieur propre » ont cherché, coûte que coûte, à jeter l`opprobre sur une jeune femme qui doit sa percée politique à sa loyauté et son engagement constant pour son pays. Il n`est nul besoin d`être un stratège en politique pour flairer à mille lieux les desseins et motivations des auteurs de cette pratique peu orthodoxe.
Calomnier, détruire, dénigrer, tels sont leurs objectifs… Ce stratagème tout aussi puéril que qu`improductif ne sera qu`un coup d`épée dans l`eau. En réalité, cette entreprise de destructive massive ne fait que renforcer la notoriété et l`influence politique de la patronne de la COJER, car les sénégalais sont conscients qu`on ne jette des pierres qu’à l’arbre qui porte des fruits… Et des fruits, Thérèse en porte incontestablement malgré son jeune âge. Il n`est pas alors étonnant qu`elle soit choisie comme la cible parfaite parmi tous ceux qui travaillent avec le président Macky SALL. Détruire Thérèse, c`est sans doute détruire un maillon important de l`Alliance pour la République. Et cela, ses pourfendeurs en sont bien conscients.
La patronne de la Cojer n`est pas la première et elle ne sera pas la dernière à subir ces attaques souvent fomentées contre « les blanches colombes » à qui on ne peut rien reprocher dans leur attitude et leur démarche. En effet, en 2016, des fake news insinuaient que Hillary Clinton dirigeait un réseau de trafic d`enfants réduits à l`esclavage dans le sous-sol d`une pizzeria à la mode. Assez d`américains crurent à cette rumeur pour que cela portât préjudice à sa campagne électorale. Un quidam se présenta même à la pizzeria avec une arme, exigeant de voir le sous-sol : Résultat, la pizzeria n`avait même pas de sous-sol en réalité.
Revenant sur le cas de la Patronne de la Cojer, ses détracteurs sont d`une paresse intellectuelle inquiétante, car les propos tenus dans l`enregistrement audio concerné trahissent leur funeste volonté de l`incriminer. En effet, dans ladite vidéo, l`auteur s`exprime en ces termes : « Francois Fillion qui devait gagner les élections ICI en France ». Or, Thérèse étant au Sénégal, on se demande bien comment la directrice de la Case des tout-petits pourrait logiquement parler de la sorte. De plus, une simple comparaison de sa voix avec celle qui lui est attribuée permet de démasquer la stratégie fourbe et la lugubre plaisanterie des partisans de SONKO. Ces derniers, ne pouvant plus tenir face à la ténacité des jeunes de la Cojer sur les réseaux sociaux et sur le terrain, pour défendre l`excellent bilan du président Macky SALL, ont pensé que s`attaquer au leader de la Cojer pourrait freiner l`ardeur des jeunes républicains. Mais, c`est peine perdu…
En vérité, usant d`une méthode aussi veille que le monde, leader du Pastef cherche continuellement à noyer le poisson lorsqu`il est interpellé sur des questions d`une certaine gravité. Ainsi, par une conspiration bien ficelée, le leader du Pastef, cet obscurcisseur de conscience si prompt au débat, au lieu d`apporter des éléments de réponse aux interpellations graves et précises du journaliste Madiambal Diagne, a préféré se muer en victime en fomentant le coup de sa supposée élimination. Malheureusement pour lui, tel est pris qui croyait prendre.
Nous jeunes republicains de Kolda déclararons se tolé de sonko personat non gratta sur la terre du fouladou.

Papis Balde coordinateur departemental de la Cojer de Kolda

Présidentielle 2019: L’ère des fake news ou l’apologie du mensonge

Les fake news (informations fallacieuses, intox ou fausses nouvelles) sont des informations délibérément fausses, délivrées dans le but de tromper un auditoire. Elles peuvent émaner d’un ou plusieurs individus (par le biais de médias non institutionnels, tels les blogs ou les réseaux sociaux), d’un ou de plusieurs médias…
Elles participent à des tentatives de désinformation, que ce soit via les médias traditionnels ou via les médias sociaux, avec l’intention d’induire en erreur dans le but d’obtenir un avantage.
Ces dernières années, le phénomène des fake news s’étend sur le Web aux dépens des internautes. Ces fausses informations peuvent être propagées dans des buts différents. Certaines ont pour objectif de tromper le lecteur ou d’influencer son opinion sur un sujet particulier. D’autres sont fabriquées de toute pièce avec un titre accrocheur pour densifier le trafic et augmenter le nombre de visiteurs sur un site.
Aujourd’hui, au Sénégal, le phénomène a tellement pris de l’ampleur que notre pays est définitivement entré dans l’ère post-vérité ou ère post-factuelle du fait de la montée en puissance de l’usage social d’internet.
Le néologisme « post-vérité » fait référence à des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles.
Chez nous, maintenant, chacun peut créer sa propre information et la publier, même les fieffés menteurs, les réseaux sociaux ne faisant pas restriction à cette catégorie de personne.
Lors des élections présidentielles de 1993 quand Iba Der promettait aux paysans des réfrigérateurs et des matelas ça faisait rire plus d’un. Aujourd’hui son discours aurait suscité de l’espoir et d’aucuns naïvement pourraient bien y croire. C’est ça le Sénégal de nos jours : on sourit bêtement et on croit à tout ce que notre candidat nous dit. Notre « partisanisme » à outrance a fini de tuer notre esprit critique et risque un jour de nous perdre.
Certains nous diront que c’est de bonne guerre. Depuis quand le mensonge est-il cautionné ? Chacun en use et en abuse, de quelques bords où l’on se trouve.
Alfred Sauvy écrivait : « Une démocratie se juge à sa capacité de recevoir une plus ou moins grande masse d’information ». On pourrait dire aussi et ce serait le corollaire : « Une démocratie se juge à sa capacité de refuser une plus ou moins grande masse de mensonges. » A ce compte, aujourd’hui, le Sénégal est peu démocratique, car la quantité de mensonges qui s’y dit n’a d’égale que l’indifférence avec laquelle l’opinion les laisse passer.
On ment sur le Président de la République ; On ment sur des opposants ; On ment sur nos journalistes. Personne n’est épargnée ! On est dans un concours du plus gros mensonge sur l’autre.
Le discours politique est si dégradé que les meilleurs hommes, avec leur salive, y perdent leur crédit. Quoi qu’ils disent devient suspect.
Nombre de candidats à la candidature en direction des présidentielles de 2019 ne sont pas crédibles. Ils ne disent pas la vérité au peuple et cachent bien leur jeu dans un discours guerrier qui ne nous informe pas sur leurs intérêts bassement politiciens. C’est ça la vérité !
Si tant d’hommes de rigueur ou simplement d’honnêtes gens se détournent aujourd’hui de la politique, c’est à cause de cela : la dérive du sens des mots, la rupture entre la lettre et le concept. Un chat n’est plus un chat, mais un rat travesti ou un renard masqué.
Et il s’agit du Sénégal et il s’agit des sénégalais. C’est cela qui est grave. Le divorce entre les mots et leur sens, entre la morale et l’ambition, intervient dans le domaine qui devrait en être le mieux préservé, parce que la politique est le domaine des choses concrètes de la vie des hommes.
Est-ce fatal ? Est-ce nécessaire ? Non. Quelques pays, dont le nôtre, je crois, peut montrer que la politique peut être autre chose qu’un psychodrame. Au dix-huitième siècle l’idée régnait que la politique doit avoir la morale pour guide. A notre époque on se borne à dire qu’elle devrait l’avoir, sans plus y croire.
Si la politique, comme l’écrit Paul Valéry, n’est que l’art de conserver ou de conquérir le pouvoir, alors c’est vrai qu’elle exige la contrainte et l’illusion. Mais on peut aussi estimer que la politique est l’art d’organiser la société pour le bien des citoyens. Alors le mensonge n’est ni fatal ni nécessaire.
Il devrait même en être exclu. Ontologiquement, car la démocratie c’est la transparence, et techniquement, car les moyens d’information devraient le rendre impossible.
Et pourtant ! La science et la technique loin d’exclure le mensonge du champ politique, lui fournissent matière et moyen. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui cherchent à piéger leurs adversaires sur whatsapp pour ensuite partager les contenus. Tout ce ceci commence à aller dans tous les sens et à indisposer plus d’un !
Que vos fibres partisanes ne vous fassent pas croire que votre candidat est un surhomme et que rien ne peut lui être reproché. Il faut rester critique et se poser les bonnes questions.
Au demeurant, je voudrai terminer en demandant aux uns et aux autres d’éviter de brûler nos journalistes de peur de décrédibiliser toute information n’allant pas dans le sens voulu. Nous avons besoin d’eux aujourd’hui et DEMAIN aussi.








Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr
776516505

Par Fibre Patriotique !

En me déplaçant ce mardi matin à l’hôtel Radisson Blue de Diamniadio, situé juste à quelques jets de pierre du Centre international Abdou Diouf où devait se tenir la cérémonie de la CAF Awards, un fait m’a énormément marqué. Un fait qui serait peut-être banal pour certains mais pas pour moi. En effet, au moment de discuter avec des amis, un groupe de jeunes égyptiens venaient d’entrer à l’hôtel, tous ont portés un maillot de leur star Mohamed Salah en guise sans doute de soutien en ce moment fort important de sa carrière footballistique. Si j’ai tenu à relater ce fait, c’est juste pour montrer comment les autres nationalités aiment et soutiennent leur star ou compatriote. Malheureusement ce qui n’est pas le cas à « Ndoumbélane » où, au lieu de te soutenir dans des moments historiques comme la CAF Awards, vous diabolisent à travers les réseaux sociaux ou dans les médias comme si tu ne partageais pas le même territoire qu’eux. Personnellement, j’ai eu pitié de Sadio Mané ce mardi 8 janvier 2019. Juste parce qu’il droit se sentir étranger dans son propre pays. Étranger parce que beaucoup de nos compatriotes ont préféré supporter et prier pour l’Égyptien Mohamed Salah au lieu de le faire pour Sadio. Et Svp ne me parler surtout pas d’objectivité. Car, si je dois choisir entre l’Objectivité et le Patriotisme, je préférerais être un Patriote plus que d’être Objectif. Par Fibre Patriotique, j’ai supporté Sadio Mané même si certaines personnes « objectives » ont décidé de lâcher leur compatriote pour un Salah et par « objectivité ». Oui je vous laisse avec votre objectivité mais sachez qu’un égyptien, même « méchant », ne va jamais supporter Sadio Mané face à Mohamed Salah…








Bassirou Dieng journaliste Le Témoin

Lettre aux forces de sécurité (Me Mame Adama Guéye)

Le 24 Février 2019, il sera organisé dans notre pays, une élection présidentielle qui devra permettre au peuple sénégalais de désigner souverainement celui ou celle qui aura le grand honneur et la très lourde charge de présider à sa destinée. Cette compétition constituera un moment fort et une étape cruciale dans la marche de notre jeune république si tant est que nous pouvons nous prévaloir d’en être une.

Ce sera une occasion de plus pour évaluer et juger non seulement l’évolution de notre démocratie mais aussi la solidité, la viabilité et la fiabilité de nos institutions. Tous les Sénégalais, à quelque niveau où ils se trouvent, seront parties prenantes de ces joutes électorales soit par une participation active soit de manière passive traduite par une abstention ; et quelle que soit l’attitude et le cas de figure choisi, leurs responsabilités seront engagées.

Vous, membres des forces de sécurité, serez impliqués à un double titre : d’abord en votre qualité de citoyens jouissant du droit de vote mais surtout en tant qu’acteurs du dispositif sécuritaire étatique.

Les signes prémonitoires qui se manifestent ne présagent rien de rassurant quant à la tenue d’une élection libre, démocratique, transparente et crédible. En effet, tout observateur peut aisément constater un amoncellement inquiétant de pratiques et de comportements de la part des autorités, notamment du Ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, organisateur de l’élection, qui s’est montré, tout le long du processus, réfractaire et rétif à toute ouverture pour un dialogue positif et constructif tant avec l’opposition qu’avec la société civile.

Il est évident que cette absence de concertation entre les acteurs de la classe politique, comme cela devrait être dans tout régime démocratique, crée les conditions d’un contentieux préélectoral et post électoral et sème les germes d’une contestation dont on ne saurait mesurer les conséquences.

L’acquisition récente d’équipements anti-émeutes laisse présager la volonté du pouvoir en place de se donner les moyens de répression des contestations que ne manquera pas de provoquer le parachèvement du holdup électoral en préparation.

Comme le rejet programmé des pourvois de Khalifa Sall par la Cour Suprême, le rejet illégal par le Conseil Constitutionnel de 20 candidatures participe des actes qui révèlent davantage les contours du dispositif mis en place par le candidat sortant pour se fabriquer une victoire au premier tour.

Il sera légitime de s’opposer à un coup de force électoral.

Le cas échéant, vous devrez vous garder de prêter votre concours au candidat sortant pour tenir le peuple en respect.

Vous devez faire preuve de responsabilité, de mesure, d’équité et de discernement dans l’exécution de vos missions conformément aux règles républicaines.

A cet égard, il ne faut jamais perdre de vue qu’en matière de contentieux électoral, il ne s’agit point d’une opposition entre l’Etat et des citoyens mais plutôt entre des acteurs politiques d’égale dignité, tenus aux mêmes devoirs et obligations et jouissant des mêmes droits.

Aussi vous- est-il exigé d’adopter une posture républicaine qui vous impose de respecter les principes d’équité entre les candidats et vous interdit de cautionner la violation des principes fondamentaux qui gouvernent l’organisation d’élections démocratiques.

Vous devez être conscients que le coup de force électoral qui se prépare constitue une menace grave sur la paix et la stabilité sociale dont vous êtes les garants.

Votre devoir est de défendre la République et non les intérêts politiques illégitimes du candidat sortant.

Le cas échéant, les membres des forces de sécurité complices du candidat sortant dans son obsession irresponsable d’une réélection à tout prix et responsables de dérives répressives devront répondre de leurs actes.

A cet égard un dispositif d’observation approprié sera mis en place pour documenter toutes les violations des droits humains.
Le Coordonnateur National








Me Mame Adama Gueye

Cordialement,

S. Stéphane SECK

Mensonges de Sonko, complicité d’une certaine presse, le peuple piégé !

Lorsque qu’un industriel du tabac a voulu augmenter ses parts de marché, il avait exploité les désirs de l’époque. Il avait lié la cigarette à la supériorité masculine. C’était une période où les femmes voulaient la liberté, l’égalité avec les hommes. La cigarette était une mode réservée aux hommes. Ainsi, lors d’un événement, devant les caméras, ayant pris le soin de prévenir les journalistes que quelque chose inédite allait se passer, cet industriel paya des jeunes femmes qui, à chacun de son signale, allumaient une cigarette. Interrogées plus tard sur ce fait, elles répondirent « qu’elles allumaient les flambeaux de la liberté ». Dès lors, beaucoup de femmes commencèrent à fumer. Les ventes de Tabac explosent. L’industriel avait atteint son objectif en utilisant une masse qui aspirait à quelque chose de plus noble.
Il faut se méfier des intentions masquées.
En liaison avec le scandale SONKO et ce fameux article publié au Ghana, repris sans réserve par certains journalistes, la question qu’il faut se poser est à qui profite le crime ? La masse peut croire que l’article vient du pouvoir. D’autres peuvent penser que c’est l’œuvre même des propagandistes de SONKO.








Je pense que c’est ce dernier qui est l’auteur de ce qu’ils considèrent comme fake news. Ce ne serait pas inintelligent de leur part de publier cela, puis l’attribuer au pouvoir et enfin crier partout qu’il s’agit d’un complot. En procédant ainsi, il essaierait de noyer le vrai débat des 94 milliards. S’il arrive à faire croire à l’opinion que cet article est faux et vient du pouvoir, ils arriveront, par ricochet, à démontrer que le scandale aux milliards est aussi une pure invention. Pourtant les deux affaires n’ont rien de commun. Et il faut souligner que si les écrits venaient du pouvoir, ce serait un amateurisme extraordinaire.
Il y a des candidats qui exploitent la naïveté de la jeunesse sénégalaise, de certains pseudo intellectuels qui n’excellent ni dans les lettres, ni dans les chiffres. Ce sont les premières victimes de l’opposition.
J’ai été surpris de voir que SENEWEB, malgré que le site d’information ghanéen ait dépublié l’article en attendant la vérification, l’a maintenu. Pire, il a ajouté à la confusion un cocktail manipulateur, en publier les écrits du journaliste Pape Ismala DIENG, explicitement contre le pouvoir et qui utilise le pire moyen de manipulation, pour perpétrer la forfaiture. Depuis quand faut-il démentir un article, en interrogeant un journaliste qui n’a rien à voir avec l’auteur et ainsi conclure à du faux ?







Il y a deux jours, je suis tombé sur deux notes élaborées par PASTEF et destinées à ses militants. L’un traite des arguments contre MACKY SALL, l’autre de ceux qu’il faut utiliser pour défendre leur candidat.
Leur subjectivité est flagrante. Il traite les sujets de manière excessivement partielle. Pour eux, il n’y a pas de bilan. Pourtant le Sénégal peut se vanter d’être parmi les 10 économies les plus dynamiques du continent africain. C’est la banque mondiale qui le dit. Cela devrait être un motif pour ne jamais leur faire confiance.
De la même manière, je n’apprécie pas que l’utilisation de l’islamisme comme argument de décrédibilisation de candidats. La politique n’est pas une affaire de vie privée mais bien un combat des idées.
Que dire des sorties de Madiambal DIAGNE et de Cheikh Yerim SECK ? Voilà deux journalistes qui ont des parcours éminents. Mais ils ne sont pas des messies. Ils ont des intérêts personnels. Par conséquent, leur avis en faveur d’un tel ou tel candidat ne peut constituer de vérité absolue.
Notre pays glisse dangereusement vers ce qui est entrain de nuire les démocraties occidentales. Il érige en règle le mensonge et la manipulation des masses en lieu et place de la vérité pour convaincre.
Dans une société où l’on fait facilement confiance à l’élite, il urge de redresser la pente pour la ramener à ce qui est notre tradition : la sincérité et l’objectivité.

Liko FAYE, Responsable de la communication de BBY France et membre du PS.

Oblongue lettre ouverte

Titre : Oblongue lettre ouverte.
Intitulé : Relecture introspective du discours de Monsieur Macky Sall, Président de la République.
Base de référence :
 Journal DakarTimes Numéro 508 du mercredi 9 janvier 2019, Page 5 : Extrait du discours de la rentrée solennelle des cours et tribunaux/Loi sur les données personnelles : Macky Sall dénonce les « atteintes à la vie privée dans l’espace médiatique et les réseaux sociaux ».
 Journal 24 heures du Mercredi 9 janvier 2019 Numéro 537 Page 3 : « Le chef de l’état a présidé hier mardi 08 janvier à Dakar la rentrée solennelle des cours et tribunaux 2019 dont le discours d’usage portait sur les données a caractère personnel».
Source d’inspiration de la lettre : « « Ceux qui écoutent le discours, et en suivent le meilleur. Ce sont ceux-là que Dieu a bien guidés et ce sont ceux-là les gens doués d’intelligence». Extrait du Saint Coran, Sourate 39 (Les Groupes Homogènes), Verset 18.
Ampliation : A qui de droit.








Tome 1 : Point de vue suite à une table ronde élargie au sujet dudit discours.

Monsieur le Président de la République,
L’opportunité de votre vision théorique au sujet des questions et réponses auxquelles s’adresse la pertinence de la protection des données à caractère personnel est de haute dimension internationale. Votre discours captivant, est aussi à la fois cohérent et adhérent. Il a été écouté, analysé et interprété par différentes catégories sociales et professionnelles. En même temps, Vous vous êtes brillamment réinséré à une tradition républicaine. La Rentrée des Cours et Tribunaux est bâtie autour d’un idéal : être au service du Peuple.
1.1. Teneur de l’extrait du discours :
Le discours est un moment de l’action, exprimant des états psychologiques, socioculturels, et politico-économiques. Le Président de la République investi de la confiance du Peuple a décliné sa clairvoyance sur la quintessence du thème de ce jour solennel. Convenons en, Les retombées circonscrivent le développement économique et social de notre pays. Le peuple dans la quasi-totalité de toutes ses franges intellectuelles a apporté des réflexions, avis, interrogations ; qui pour donner des points de vue, qui pour une analyse approfondie du contenu. D’autres se sont appesantis sur l’application à date, les prospectives et orientations.
Les extraits du discours sont à plus d’un titre, fort d’intérêt. Il suffit de peser les réactions relayées par la presse pour se faire une idée exacte du large degré de réceptivité dudit discours.

Monsieur le Président de la République,
Votre discours a déclenché une vague de réactions à tonalité soit émotionnelles, soit rationnelles. Les parties prenantes de tout bord pour la plupart, ont retenu que les points forts et saillants du discours doivent faire l’objet d’une relecture introspective et partage. L’appropriation est opportune ; l’application du contenu propice. Cette étape, de l’avis des Managers, observateurs et experts en analyse de déclaration solennelle, est un pré requis pour une restitution, voire une intériorisation des tenants et aboutissants. Les enjeux de la protection des données à caractère personnelles sont inclusifs et à haute valeur ajoutée, parce qu’étant d’actualité.

Au demeurant, la vision prospective que reflètent les extraits du discours en question, apportent des appréciations objectives et consistantes pour le Sénégal. Lesquelles données capitales portent particulièrement sur la nature des champs à couvrir pour l’émergence du Sénégal. Les termes du discours sont consistants et fermes. Il y a donc bien là, des raisons valables d’en tirer le meilleur profit ; partant d’une appropriation convenable au niveau général. En ligne de mire, le peuple les partenaires au développement, acteurs et bénéficiaires de la protection des données à caractère personnelles.

1.2. Portée de l’extrait du discours :
La préoccupation majeure relevée dans le discours est de veiller à la protection de la vie privée .Votre constat est « que l’espace médiatique sénégalais et les réseaux sociaux ont créé des atteintes à la vie privée des personnes ». Ces manquements ou fautes du passé, ne sont plus à reconduire. Au contraire, il faut s’ajuster avec les nouvelles directives, les retrouvailles consensuelles dans tous les niveaux organisationnels et terrains d’application pratique de la loi sur la protection des données à caractère personnel. Cette option de bonne gouvernance constitue sans nul doute la recommandation opportune en vue de relever les défis. Des aptitudes et outils exprimant une capacité et un savoir faire de style nouveau seront les mesures d’accompagnement.
Monsieur le Président de la République,
L’appropriation de quelconque discours visant le bien être social d’une cible, exige un préalable. Ce pré-requis passe par la compréhension des tenants et aboutissants du contenu Dans ce cas précis, il s’agit de l’envergure de la protection des données à caractère personnelles. Il sera opportun d’envelopper le rôle et place des parties prenantes. C’est suite, à ce stade de mise à niveau du pan de ce discours, que les retombées seront cernées, intériorisées, appropriées pour une cueillette efficace et utilisation efficiente des effets escomptés.

Monsieur le Président de la République,
Votre discours, malgré son originalité et sa solennité, n’échappe guère à cette règle de bonne gouvernance acceptée par toutes les Ecoles de Management. Il est clairement nécessaire et juste d’entrevoir le management à visage humain de l’englobé de la protection des données à caractère personnelle, thème central dudit discours.
Monsieur le Président de la République,
Cette attitude doit refléter le bon comportement, l’éthique, le civisme, le bon choix d’hommes qualifiés et aptes à la tâche. La dite position centrale doit soutenir la vision rectiligne du thème central relatif à votre discours. Le peuple du Sénégal, au delà des divergences politiques, idéologiques, religieuses doit s’arc bouter pour l’envol de cette nouvelle donne cadrant les Droits Humains. La relecture introspective du discours prononcé en perspective de la cueillette des lueurs issues, de la protection des données à caractère personne est pédagogique .Les contours demeurent d’ordre républicain, d’approche démocratique et de valeur constitutionnelle.

Monsieur le Président de la République,
Au demeurant, ce qui donne succès à un théme de discours solennel, c’est le talent de ceux qui le portent en exercice». Tel doigté est le défi managérial majeur du corps constitutif du théme, prononcé devant un parterre de magistrats avertis du sujet.

Convenons en, les attentes dans la traduction du thème que vous avez abordé avec brio, demeurent de nouveaux terrains d’investissements économiques « NTIC » annoncés par la communauté internationale. Les fruits escomptés à cette fin, demandent un sobre management, hors des sentiers battus.

Monsieur le Président de la République,
Quelles que soient l’originalité, la profondeur et la pertinence de votre discours, il ne servira pas à grand chose tant qu’il n’est pas incarné par des hommes qui le traduisent en actes. Dans cette optique, il est opportun de poser des mouvements fédérateurs autour de la protection des données à caractère personnel, de dessiner les voies managériales directes de suivi et de revalorisation. Il est tout simplement question de bien vouloir, cueillir les fruits escomptés de ce discours historique, suite à une juste appropriation et restitution. Ce serait un pas décisif vers cette bonne direction de rupture attendue.







Monsieur le Président de la République,

Le Sénégal est un pays en quête d’un nouveau type de gouvernance politique porteur. Pour ce faire, notre pays mise sur des atouts essentiels: un fort potentiel en ressources humaines, des richesses naturelles encore faiblement valorisées, une stabilité politique et sociale réelle et une démocratie d’une qualité reconnue, des institutions crédibles, un positionnement géographique stratégique. La protection des données à caractére personnelles dont vous n’avez pas manquée de bien développer dans votre discours y trouve un terreau pratique de fertilisation sans commune mesure positif et revalorisant.
NB .A suivre : Deux contre poids de la teneur et portée du discours

Serigne Saliou Fall
Président du mouvement sociopolitique dénommé :
Convergence Citoyenne de Républicain pour la Démocratie –
le Développement Durable la Paix au Sénégal (2CR3DPS).
Email : ssfallconsultant@gmail.com.

Se débarrasser de Macky Sall: Les pièges à éviter

Macky SALL sera réélu en février 2019, voici une nouvelle traumatisante, affreuse et stressante que je veux annoncer à l’opposition sénégalaise.

Ce candidat, qui pour l’opposition est incompétent, impopulaire et dangereux pour le Sénégal, va être notre Président pour les cinq prochaines années à venir. Félicitez son Excellence Président Macky SALL, il va être réélu au premier tour, au pire des cas, il sera en ballotage favorable et gagnera au second tour.

Je peux déjà imaginer votre réaction au moment où j’écris ces lignes. Vous êtes en train de porter votre main droite à la bouche – «C’est un vrai rêveur !».

Malheureusement pour vous, Macky SALL a compris que les leaders de l’opposition sont tous animés par une ambition personnelle, celui d’accéder à la magistrature. Leur combat du moment n’est pas de changer de Président mais chacun d’entre eux veut montrer que c’est lui qui mérite d’être élu. Cette obsession est tellement grande qu’elle les empêche d’entendre, à voir et surtout à vivre la réalité.

Aujourd’hui, l’opposition sénégalaise est plus que jamais divisée et se livre à une vraie bataille de positionnement. Les militants de REWMI par exemple n’arrêtent pas d’attaquer SONKO car le considérant comme concurrent direct d’Idrissa SECK.

Pendant ce temps, Madické NIANG est parti avec une bonne partie de ce qui reste de l’électorat du PDS, ipso facto, il est devenu l’homme à abattre pour les militants de Karim WADE.








En plus de cela, Macky SALL et son équipe savent très bien que la bataille électorale se gagne sur le terrain. Tout comme vous, ils sont conscients qu’il faut un déclic ou un vrai rapport de forces pour faire basculer une élection présidentielle. Dans le cas du Sénégal par exemple, il y a eu une alternance en 2000 car les Sénégalais étaient fatigués par plus de 40 ans de gestion calamiteuse du régime socialiste. Alors qu’en 2012, le combat, c’était entre M. WADE qui voulait s’offrir un troisième mandat et le peuple qui souhaitait lui barrer la route.

Pour la prochaine élection présidentielle, il n’y a pour le moment aucun rapport de force, aucun déclic ni de signes annonciateurs de la fin du régime de Macky SALL.

Dans ce contexte, si vous pensez qu’en partant en ordre dispersé un d’entre vous a suffisamment de poids pour mettre en difficulté Macky et ses soutiens, vous vous trompez lourdement. Sortez donc de votre bulle et ouvrez grand vos yeux car les élections se gagnent par la mobilisation. Et à votre noble avis, qui va gagner la bataille de la mobilisation le jour du scrutin ? Je peux vous garantir que se sera Macky SALL avec ses DG, sa centaine de ministres, ses maires et tous les moyens de l’État dont il dispose. Macky aura incontestablement plus de 50 % de l’électorat mobilisé et passera au premier tour.

Fort de tout cela, Macky SALL avec l’aide d’Ousmane Tanor DIENG et Moustapha NIASS déroule tranquillement sa stratégie qui lui permettra de rempiler pour un second mandat.

Ci-dessous les quatre scénarios qui feront gagner Macky Sall :

1- Éliminer les candidats loufoques

Tous les Sénégalais sont au moins d’accord sur une chose : le parrainage est utile dans la mesure où il permet de filtrer les candidats à la candidature. Mais le régime de Macky sait très bien que cette situation leur est favorable, car tous les candidats farfelus éliminés passeront leur temps à critiquer au lieu de se concentrer sur l’essentiel. Ils passeront ainsi leur temps à manifester et à contester au lieu de se concentrer sur la campagne électorale ou à faire des concessions pour le chasser du pouvoir.

Sachant qu’au final, l’opposition n’obtiendra pas gain de cause et n’aura pas non plus le temps de mobiliser son électorat : cette situation, n’est-elle pas toute bénéfique pour la coalition Benno Bokk Yakaar ?

2- Pousser l’opposition à boycotter les élections

En politique, « Divide et impera » consiste à semer la discorde dans le camp adverse et user de son pouvoir pour les influencer. Macky SALL a compris qu’en éliminant certains de ses adversaires par la loi du parrainage, par l’emprisonnement et en refusant de nommer un Ministre de l’Intérieur apolitique ; l’opposition va être au bout. Les leaders et militants des partis tombés dans un des pièges de Macky seront découragés et appelleront au boycott des élections. C’est le scénario idéal pour Macky et sa bande. Il n’aura même pas besoin de battre une campagne électorale et gagnera avec plus 99 % des voix.

3- Voler les élections via un fichier électoral

Ce scénario est une conséquence du premier, la non-mobilisation de l’électorat de l’opposition permettra facilement à Macky de voler les électeurs via un fichier fictif.

4- Aller au 2ème tour avec « SONKO ololi »et le qualifier de rebelle casamançais ou de Djihadiste

S’il y a un candidat, qu’on peut espérer voir passer au second tour avec Macky c’est bien Ousmane SONKO. C’est ce que disent en tout cas les médias qui l’ont d’ailleurs élu politicien de l’année 2018.








Cependant, ce que l’opposition et le peuple sénégalais ignorent, c’est que Macky et ses spadassins se préparent à cette situation et disposent de deux arguments principaux pour porter atteinte à la réputation de SONKO, ils ont déjà lancé les premières alertes pour préparer le terrain. Primo, plusieurs proches de Macky SALL ont déjà déclaré que les radicalismes de SONKO dans ses idées et méthodes sont dignes d’un extrémiste musulman. Secondo, sachant qu’il a des origines DIOLA de par sa maman et qu’il a déjà vécu en Casamance, d’autres sbires de Macky le déclarent comme le candidat du MFDC (Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance) et donc c’est un rebelle. Ainsi, en cas de « second round » entre Macky et SONKO, Macky et sa cour comptent envahir les médias et utiliser ces invectives pour discréditer le candidat de PASTEF.

Je sais que vous n’y croyez pas, mais le traumatisme vif et tragique de la rébellion casamançaise et les conséquences du terrorisme dans les pays voisins sont deux sujets qui pèsent lourdement sur la conscience de la population sénégalaise. Leur utilisation contre le candidat SONKO au deuxième tour, revient à demander au peuple de choisir entre le « Neddo ko bandum » et le « SONKO ololi ».

En conclusion, il est impératif que l’opposition sénégalaise coopère selon la théorie du « dilemme du prisonnier » pour sauvegarder l’intérêt commun qui est de faire partir Macky SALL en 2019.

Dr. Mamadou CISSE
Scientifique-chercheur
mamadou_cisse@live.fr

Magouilles de Sonko: Choqués !!!

Les sénégalais sont abasourdis parce que ce sont des accusations extrêmement graves qui sont portées contre MÉLANSONKO le leader de Pastef, député au plus fort reste et de sa poche paraît-il. Afin de protéger les institutions de la République et de pouvoir assurer sa défense, il doit démissionner de l’Assemblée Nationale. Les faits sont très graves et il doit maintenant donner des explications aux sénégalais qui l’ont élu. Quand un parlementaire légifère sur un secteur dans lequel il a été salarié, ou dans lequel il l’est encore, ou quand le parlementaire est recruté plus tard comme le démontre la presse. Il y’a un gros souci de transparence !
En tant que Républicains, nous savons que la présomption d’innocence joue en sa faveur. Maintenant c’est à la Justice de tirer ces affaires au clair. C’est pourquoi d’ailleurs, nous allons saisir le Procureur de la République dès lundi d’une plainte. Si ces faits sont caractérisés, ils relèvent des délits de prise illégale d’intérêt, d’association de malfaiteurs, d’escroquerie en bande organisée.
Avec la volonté affichée de moraliser la vie publique, MÉLANSONKO doit savoir que dans une République, il y a des règles et si on commence à les transgresser, on ne peut plus les revendiquer. Et l’une de ces règles, c’est le respect du Droit.
LASS BADIANE PRÉSIDENT DIEUM KANAM / SECRÉTAIRE ÉLU BBY COMMUNE DE Grand Yoff Dakar.

De l’Humilité, l’homme qui prétend être Dieu ! (Elhadji Hamidou Kassé)

 

La métaphore (plus simplement l’image) n’est pas pas le contraire de la réalité. Dans l’image fonctionne la vérité du monde ici-bas. Dix énoncés successifs le long du jour. Ce qui, abstrait à première vue, participe d’une proposition sur l’HUMILITE.

L’homme qui prétend être Dieu, résident dans les châteaux de la pureté… il ne savait pas que Dieu est Un. Cette ignorance explique sa chute. Ignorant de son ignorance, il ne sait toujours pas qu’il a rejoint, mortel, le monde des mortels (1)

Dans les ténèbres de son ignorance, l’homme qui prétend être Dieu croit que tout commence avec lui, exactement comme Dieu est le commencement de Tout. L’homme qui prétend être Dieu considère comme impur tout ce qui n’est pas lui et ne s’assimile pas à lui 2/10

Dans la mesure où l’homme qui prétend être Dieu considère qu’il est le PUR, sa mission est de purifier le monde de ses impuretés, c-à-dire de tout ce qui n’est pas lui: en « fusillant » les impurs, et, après tout, cette extermination n’est pas un péché (3/10)

En tant que COMMENCEMENT de Tout, l’homme qui prétend être Dieu pense que la démocratie, le discours éthique, l’anti-impérialisme, l’héroïsme et autres expressions de la passion politique commencent donc avec lui. Il faut tuer le passé et ses héros; ce n’est pas 1 péché 4/10

L’homme qui prétend être Dieu regarde les mortels que nous sommes du haut de ses châteaux de pureté. Certes, il est infaillible. Pour lui, les Sénégalais st des « peureux qui refusent de se sacrifier », c-à-dire qui refusent de le suivre. Il est, certes, le héros solitaire! 5/10

Le héros solitaire, qui prétend être Dieu, porte le clivage en bandoulière : le monde se répartit entre le Bien (Lui et ceux qui sont avec lui) et le Mal (les autres). Aussi, en chaque homme qui se croit Dieu, sommeille un petit dictateur (6/10)

L’homme qui prétend être Dieu est pourtant fatalement rattrapé par l’histoire: il chute dans le monde des mortels, mortel parmi les mortels. On découvre qu’il est loin des châteaux de la pureté, qu’il est mortel comme nous autres mortels. Seul Dieu est vraiment infaillible (7/10)

Alors on sait maintenant que l’homme qui prétendait être Dieu touche le sol, les mains dans la transaction foncière, qu’il respirer fort l’air embué de gaz et de pétrole, qu’il peut tendre la main à des prédateurs, qu’il peut s’acoquiner avec des repris de justice (8/10)

L’homme n’est pas Dieu et jamais ne le sera. Je ne suis pas pessimiste mais je pense que la vie doit être considérée comme un long combat intérieur, si c’est à l’échelle de l’individu, pour nous parfaire entre le moment de notre naissance et celui conclusif qu’est la mort (9/10)

Enfin…
L’humilité doit encadrer le combat de notre vie. La prétention relève de l’arrogance, de l’autosuffisance, en somme de l’individualisme qui est le fondement de l’égoïsme. L’histoire est 1 vaste océan, et prétendre en être le commencement est une erreur suicidaire (10/10)

Enfin…
L’humilité doit encadrer le combat de notre vie. La prétention relève de l’arrogance, de l’autosuffisance, en somme de l’individualisme qui est le fondement de l’égoïsme. L’histoire est 1 vaste océan, et prétendre en être le commencement est une erreur suicidaire (10/10)

10+1. Oubli
Je ne suis nullement infaillible. Je peux donc oublier. Et ce que j’ai oublier, c’est de dire que l’homme qui prétend être Dieu est intolérant et ses sbires sont à son image: ils insultent tous ceux qui doutent de la divinité de leur leader considéré comme Dieu.

Sénégal: la présidentielle de 2019 et la bataille d’Abuja, au Nigeria

Parmi tous les candidats à la présidentielle de 2019, il n’y a qu’Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, qui garde toutes ses chances de victoire. Jusqu’ici, il tient à l’abrogation de la loi sur le parrainage, à travers son recours déposé en vain au Conseil Constitutionnel, pour motif d’inconstitutionnalité, depuis le 15 octobre 2018. Mais, que les candidats qui seront retenus, se le tiennent pour dit : Ansoumana DIONE les conduira à la Cour de Justice de la CEDEAO, pour la bataille d’Abuja. Et, il sera accompagné de son Avocat, Maître Assane Dioma N’DIAYE, de la Ligue Sénégalaise des Droits Humains. Alors, que personne ne soit surpris de voir cette juridiction Ouest-Africaine, empêcher la tenue de cette élection présidentielle, prévue le 24 février prochain. D’ailleurs, Ansoumana DIONE animera une conférence de presse dans les prochains jours, en présence de son Avocat, pour mieux informer les sénégalais sur sa démarche. Pour rappel, il conteste la participation du Président Macky SALL au parrainage, ce dernier étant déjà candidat à sa propre succession. Attention, cette étape d’Abuja au Nigeria, sera facile à remporter pour celui qui se considère comme étant le successeur du Président Macky SALL à la Magistrature Suprême. A suivre.

Rufisque, le 10 janvier 2019,
Ansoumana DIONE, Jaamu Askan wi, le Serviteur du Peuple, candidat à la candidature pour l’élection présidentielle de 2019 –

Nécessité de sanctionner les auteurs de doublons⁩

Le conseil constitutionnel fait état de plus de 176 mille doublons sans compter ceux occasionnés par le deuxième passage de 3 candidats.
Il n’est pas envisageable de les envoyer en prison comme le stipule la loi mais sans être juriste je pense que le fait de faire la sourde oreille pourrait être un précédent dangereux encourageant cette pratique illégale.

J’ai pensé à un sursis mais je propose plutôt l’application de l’amende la plus élevée prévue par la loi sur le parrainage pour les raisons suivantes :

1) Lutter contre l’impunité et veiller à l’application de la loi.

2) Réparer le tord causé à des candidats qui ont déployé des efforts et des moyens importants pour soumettre leur dossier.

3) Dissuader les contrevenants de récidiver au prochain parrainage et prévenir les autres électeurs.

4) Lutter contre la corruption et l’achat de consciences. La rumeur fait état d’achat de parrains à 5000 francs, 10000 francs et même 50000 francs et c’est à cause de dernier montant que je pense à une amende de
100 000 francs.

5) Renflouer le trésor public par ce pactole de près de 18 milliards, si mes calculs sont bons.
Une telle somme aiderait à amortir les lourdes dépenses d’organisation des élections.








Légitimation médiatique et carrière politique

Les moyens d’information livrent les faits, présentent les évènements, les discours et actions au public, servent de caisse de résonnance à une la mobilisation collective et de moyen de pression sur les gouvernants, ce qui repose, depuis fort longtemps la problématique des effets des médias sur le public. Selon une série d’effets, les médias peuvent forger notre vision de la réalité et favoriser l’engagement civique, redéfinir l’agenda des priorités, persuader les électeurs de changer de préférence politiques. La logique de l’agenda setting postule que les médias ne nous disent pas exactement ce qu’il faut penser, mais ce à quoi il faut penser. En privilégiant une thématique ou une approche, ils disent ce qui mérite l’attention, pour entrer dans le système global d’évaluation du public qui pourrait en faire éventuellement un critère de jugement ou de décision. Au Sénégal, radios, télévisions et aujourd’hui les réseaux sociaux : ils sont nombreux à utiliser ces outils pour se construire une image. Ces ‘’bons clients’’ à la radio ou à la télévision ont un certain talent d’orateur, maîtrisent les codes média, ont de la répartie politique, savent dégainer la formule qui fera mouche, créant ainsi de l’audience ou faisant le buzz comme on dit à l’heure actuelle. Cette légitimation par les médias est-elle un quitus pour accéder au champ politique ? L’audience autorise-t-elle à endosser l’habit de leader politique et aller à la recherche des suffrages ? Ces dernières années, on a assisté à l’émergence de véritables professionnels qui ne vivent que la politique politicienne, aidés en cela par des médias prompts à être la caisse de résonance du discours le plus creux émanant d’un responsable de la formation politique même la plus lilliputienne. Or l’engagement politique doit reposer sur des convictions fortes. Si les pères fondateurs s’étaient battu pour l’indépendance, Senghor, en instaurant un multipartisme limité à quatre courants, avait tracé une ligne de conduite pour un discours politique porteur de valeurs et de convictions. Mais le multipartisme intégral, dans un contexte d’ouverture du paysage médiatique, a ouvert la voie à la politique du ventre et érigé la politique au rang de métier. Le parti politique devient un instrument que l’on monnaye, dans le cadre de soutien, en échange de postes, entre autres. C’est ce qui explique les alliances de circonstance derrière lesquelles s’abritent ces professionnels de la politique, uniquement mus plus par le souci de préserver des intérêts particuliers. Le parrainage dans la validation des candidatures aux élections, même s’il est à parfaire, a du mérite, car il replace la légitimité populaire au centre du jeu politique. ‘’La politique c’est beaucoup d’efforts, c’est de l’endurance, mais aussi une réalité du terrain’’, a dit récemment Aminata Touré, de Bennoo Bokk Yaakaar (BBY). Dorénavant, tout Sénégalais qui s’engagera en politique aura en ligne de mire ce filtre du parrainage, qu’il faudra parfaire bien sûr. Désormais, la légitimité ne se construira plus sur les plateaux de télévision et dans les studios des radios, sur les réseaux sociaux. Cette construction se fera à la base, au plus près du citoyen. Et seulement, l’on passera de la légitimation médiatique à la légitimité populaire.








Ousmane Ibrahima DIA, journaliste

CNRA… un autre âge !

Pour un héritage de la Toute Puissante période de parti quasi unique, avouez que le CNRA dans ses habits actuels rime à contre courant. Fils avec ses avatars et déformations …génétiques du lointissime déjà HCA, le CNRA n’a pu faire sa mue en dépit du glissement conceptuel de façade. D’alors cela se justifiait plus ou moins dans un contexte où les sans-voix n’avaient pas de voix et étaient absents sur la bande passante. Tout était centralisé et rien aux autres de l’espace politique public sinon une portion congrue dans cette déferlante d’ondes et de décibels propagandistes. Il fallait réagir et faire face, demander et exiger sa ristourne dans ce contribuable livré aux forceps. Ces outils du service public et pour le bien du service public ne doivent pas être l’apanage d’une seule frange de l’opinion et d’ailleurs du reste… quelle opinion ! Ce comportement totalitaire et impérialiste ne pouvait plus prospérer au moment où une et des ouvertures étaient notées. Partout des plages de liberté étaient conquises et des droits arrachés. La liberté d’expression et le droit à l’exprimer sur des medium aussi puissants et massifs qu’est l’audio-visuel s’imposaient. L’avancée de la mer ne pouvait plus s’arrêter. Du fait de cette coalition de facteurs endo. et exogènes ,l’Etat lâche du lest, libère quelques fréquences sur sa bande(pas encore FM). L’autre voix et voie s’entendent et une réorganisation s’opère ,les grilles de programme se mettent à l’heure de nouveau vent (pas alizé encore mais plus ouragan maintenant ). Des visages sont mis sur des voix et les voix ont des visages. Mieux, au nom de l’égalité des candidats devant les échéances , une période est déterminée dite de pré campagne et le législateur intervient interdisant toute propagande même… dite déguisée . Encore une d’arrachée de cette chasse gardée de la Toute puissance du règne quasi sans partage des média dit d’Etat (rires). Chemin faisant, les donnes changent avec l’explosion médiatique dans un contexte de réseaux sociaux difficilement contrôlables (A moins que…RDC !) Et c’est pourquoi le communiqué (de rappel, n rappels ) du CNRA ces temps-ci précédant la campagne proprement dite boxe en touche et même dans les vestiaires diront certains. Le CNRA est resté obsolète à ce niveau et budgétivore avec les nombreuses insertions et tournées à l’intérieur. Tournées de consommation face à des correspondants régionaux médusés et sur leur faim sur la faisabilité des dispositions, objet de rappels incessants. Techniquement,les rédactions les plus chevronnées peinent déjà à piger ,à plus forte raison à mettre en œuvre. Depuis la date du 3 janvier devait entrer en vigueur cette retenue mais interrogez les contenus des journaux et magazines et vous verrez …rien n’a changé ou peu …pour maquiller. Aussi bien la presse privée que celle dite de service public (rires) éprouvent et souffrent et en réalité se laissent aller : comprenne qui pourra ! Et que dire de cette manne financière, cette aubaine attendue pendant cette traite (pas arachidière !) de cette campagne (budgétisée et à livrer) par les états majors des partis et particules politiques ! Vraiment le CNRA fait rire et amuse la galerie avec son excellence Sir…,référence dans la pirouetterie et funambuliste de 1er ordre. LE CNRA 1ère réforme du mandat à venir et des coquilles de cet acabit pullulent !








IBOU SENE KAOLACK

Appel aux candidats de l’opposition: Œuvrez pour un gouvernement d’union nationale afin de sauver l’exception sénégalaise

Résumé (si vous n’avez pas le temps de lire tout le texte) : Le modèle de démocratie multipartite (presque) apaisée du Sénégal fait la fierté de notre peuple et est cité en exemple dans toute l’Afrique. Ce modèle est en péril. Le régime en place ignore le danger et semble déterminé à suivre sa logique jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix. Le 24 février est un point de ramifications d’où partent plusieurs voies, la plupart vers des lendemains incertains. Rien n’est cependant ni perdu, ni gagné d’avance. Contrairement à ce que laisse penser l’état de désorganisation de ses troupes dont certaines sont démoralisées, l’opposition a une carte majeure à jouer pour la sauvegarde de l’exception sénégalaise. En fait, on pourrait même assister à un retournement de situation spectaculaire. Cela pourrait être le cas si les recalés de l’opposition acceptent de former des coalitions autour des rescapés et que chacun de ces derniers s’engage, en cas de victoire, à former un gouvernement d’union nationale, avec comme programme majeur consensuel le renforcement de la gouvernance politique et économique. Ce sera le cas, si rescapés et recalés, tous ensemble, s’engagent main dans la main dans la campagne électorale, mettant à profit le travail déjà réalisé au cours de la collecte des parrainages. Vous le voyez, tout ceci exige une démarche stratégique, un esprit d’organisation et de méthode et une bonne coordination entre acteurs.

Je me rappelle le soir du 19 mars 2000. C’était la première alternance démocratique connue par le Sénégal indépendant. Je vivais à l’époque au Cap en Afrique du Sud. Avec un groupe de Sénégalais immigrés dans ce pays –certains depuis la période de l’Apartheid ! —nous célébrions cette victoire. Pas tant celle de Me Wade, mais plutôt celle de notre peuple. Pour tous les africains, l’alternance pacifique intervenue au Sénégal, mettant fin à quarante années de régime socialiste, était la preuve que l’Afrique était bien prête pour la démocratie. Pour les noirs sud-africains, ce qui venait de se passer au Sénégal démontrait que les sud-africains blancs n’avaient pas à craindre l’équipe dirigeante, alors majoritairement noire, qui venait de prendre les rênes du pays, avec à sa tête Nelson Mandela. Oui, la vitalité de la démocratie au Sénégal donnait confiance aux noirs, rassurait les blancs et faisait la fierté de la diaspora sénégalaise et de l’Afrique sub-saharienne établie en Afrique du Sud.








Pour beaucoup de concitoyens, l’exploit de mars 2000, n’était qu’une illustration du génie de notre peuple. Ne sommes-nous pas un pays de très vieille tradition de démocratie multipartite (remontant à la période coloniale voire précoloniale), un pays politiquement stable, ouvert, tolérant, pacifique, sans clivages religieux, ethniques ou régionaux ? Ne sommes-nous pas le pays d’éminents intellectuels dont Léopold Senghor et Cheikh Anta Diop– pays dont les cadres se retrouvaient en grand nombre dans les plus hautes sphères du système des Nations unies et des institutions financières internationales ? Notre armée réputée républicaine et professionnelle n’avait-elle pas des troupes déployées dans les différents coins du monde pour le maintien de la paix ? N’avons-nous pas, douze ans plus tard, réussi à arrêter net l’Africain le plus diplômé du Caire au Cap que l’on soupçonnait d’avoir un plan de dévolution monarchique du pouvoir ? N’avions-nous pas, par la même occasion, démocratiquement installé à la tête du pays un jeune ingénieur qui, issu d’une famille modeste, est formé dans les écoles du pays ?

Je rappelle tout cela, avec un peu de nostalgie, parce que j’ai le sentiment que rien ne sera plus comme avant au Sénégal, que le pays « rentre dans les rangs » et, au mieux, redevient un pays africain ordinaire.

En démocratie, les gouvernants rendent compte périodiquement à leur peuple, sont élus sur la base de la pertinence de leurs programmes et du sentiment (hautement subjectif) que le prétendant au « trône » a les qualités pour réaliser ses promesses. Surtout, en démocratie, on se fait réélire essentiellement sur la base du bilan que l’on présente à son peuple à la fin du mandat qu’il vous a confié.

Dans le cas du Sénégal, pour une raison incompréhensible, le régime en place –qui pourtant déclare avoir fait en sept ans plus que ce qui a été réalisé au cours des quarante années de régime socialiste et au cours des douze années de régime libéral—ne semble pas faire confiance à son bilan pour la réélection du Président sortant. Au contraire, on a le sentiment que la victoire on compte la fonder sur l’exclusion d’autres candidats et sur des stratagèmes de toutes sortes. Ceci est un précédent dangereux, source potentielle d’instabilité. Le changement est de toute façon inévitable. Quand l’heure du changement sonne, eh bien, rien ne peut l’arrêter. Soit il emprunte la voie démocratique, et ce sera mieux pour tout le monde, y compris les vaincus. Soit il intervient par d’autres moyens, et tout le monde perd, vainqueurs comme vaincus.

Je me suis toujours demandé si ce qu’il est convenu d’appeler la tradition démocratique sénégalaise n’était pas liée au fait que nous étions –du moins le pensait-on– un pays dépourvu de ressources naturelles convoitées sur le plan international. Et ce n’est certainement pas une coïncidence si les menaces actuelles sur la démocratie et la paix sociale au Sénégal interviennent au moment où l’on annonce de gigantesques découvertes de pétrole et de gaz dans notre pays.

La seule question qui vaille à présent est de savoir s’il y a quelque chose qui peut encore être fait pour sauvegarder l’exception sénégalaise. Si le modèle sénégalais devait s’écrouler demain, le Président en exercice et la coalition au pouvoir en seraient grandement responsables. Ils ont encore le temps et les moyens de nous éviter la catastrophe. Mais mieux vaut agir maintenant que plus tard. La force d’inertie aidant, un coup de barre à droite ou à gauche opéré au dernier moment ne pourra empêcher que le bateau Sénégal (Sunnugal) heurte de plein fouet l’iceberg du 24 février, maintenant visible de tous.

Je peux avoir l’agréable surprise que mon appel soit entendu par le régime actuel – qui compte des grands patriotes, dont beaucoup des architectes de la démocratie moderne sénégalaise. Mais j’ai dernièrement attendu d’eux des signaux que je n’ai pas reçus ; j’ai beau tendre l’oreille, je n’ai pas entendu leurs voix.

Je me tourne alors vers l’opposition –elle n’est pas exempte de reproches. Loin s’en faut ! Moi non plus d’ailleurs. Mais pour ne pas trop encombrer mon propos, je m’en vais exposer directement mes suggestions. La question que j’essaie de résoudre et de savoir ce que l’opposition peut faire pour crédibiliser les élections. Crédibiliser les élections, c’est faire en sorte que le président sortant puisse être sanctionné, positivement ou négativement, sur la base de son bilan et non parce qu’il aura manqué de concurrents de poids.

La réaction la plus désolante de certains ténors de l’opposition c’est de se réjouir d’avoir passé le filtre des parrainages alors que tous, ceux qui ont franchi l’étape tout comme les recalés, dénoncent l’opacité du processus d’examen des parrainages et les incohérences dans les résultats que leur a fournis le Conseil constitutionnel. Eux tous ont le sentiment –largement partagé au sein de la population—que Khalifa Sall et Karim Wade font l’objet d’une instrumentalisation de la justice pour les écarter de l’élection présidentielle.

Imaginez maintenant ce qui pourrait advenir dans les prochains jours. Il ne reste plus que six candidats pour faire face au président sortant. Parmi eux, Khalifa Sall et Karim Wade qui vont très probablement être déclarés non éligibles. D’après le candidat Sonko, des tractations seraient en cours pour l’exclure de la Présidentielle – et le fait qu’il actuellement l’objet d’une vaste campagne de dénigrement donne du crédit à ses craintes. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, à l’arrivée, il pourrait donc y avoir seulement trois candidats face au président sortant. Puisqu’il faut s’attendre à tous les scénarios, le Conseil constitutionnel pourrait, le 20 janvier, déclarer que seuls deux seuls candidats peuvent participer à l’élection présidentielle : un candidat de l’opposition et le président sortant – évitant ainsi le scénario tant redouté du deuxième tour !

Qu’il y ait un, deux, trois ou quatre candidats de l’opposition arrivant à franchir les multiples écueils avant d’avoir de droit de s’adresser aux sénégalais pour solliciter leurs suffrages, l’attitude la plus logique c’est que le futur ou les futurs rescapés mettent leur candidature au service de tous les autres, soient les candidats de leurs propres militants et parrains mais aussi les candidats des recalés et ceux qui soutiennent ces derniers. Il est important d’éviter de donner l’impression que ce sont les « défaits » (ceux dont les candidatures ont été rejetées) qui se rallient aux « victorieux » (ceux dont les candidatures ont été acceptées par le Conseil constitutionnel). If faut que les deux camps convergent vers un objectif commun.

Quels peuvent être ces objectifs communs qui permettent une forte alliance pour la refondation de la gouvernance au Sénégal ? Je vois trois types de mesures qui peuvent faire l’objet de consensus : celles à mettre en œuvre durant la campagne et le jour du scrutin ; celles à mettre à mettre en œuvre immédiatement en cas de victoire d’un des candidats de l’opposition ; et celles à mettre en œuvre au cours du quinquennat subséquent.

MESURES AVANT ET PENDANT LES ELECTIONS :
• Constitution de coalitions autour des candidats de l’opposition qui seront finalement retenus pour se présenter aux élections ;
• Consensus autour de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale en cas de victoire d’un des candidats de l’opposition et autour des éléments prioritaires de l’agenda du gouvernement d’union nationale – éléments à prendre en compte dans les programmes des différents candidats ;
• Mutualisation des efforts et minimum de coordination dans les stratégies de campagne ;
• Répartition des tâches entre coalitions et candidats afin d’assurer un maillage adéquat du territoire, et une présence de l’opposition dans les différents bureaux de vote le jour du scrutin.

MESURES IMMEDIATES EN CAS DE VICTOIRE D’UN CANDIDAT DE L’OPPOSITION :
• Mandat unique de cinq ans pour le futur président. Il s’agit pour chaque candidat de l’opposition de s’engager à ne servir que pour un mandat unique en cas de victoire. A la fin de ce mandat unique, il se retire de la politique et va jouir, pour le restant de ses jours, du statut d’ancien chef d’Etat avec tous les honneurs qui vont avec, sans compter le rôle qu’il pourrait jouer à l’échelle internationale. C’est le « tedd ba faww », tout en ayant son nom inscrit en lettres de noblesse dans l’histoire du Sénégal et de l’Afrique. Pourquoi une suggestion aussi radicale ? Eh bien, c’est simplement pour un besoin de cohérence. Si on considère qu’on est devenu Président à l’issue d’un processus qui a injustement exclu des prétendants dont certains sont devenus vos alliés, une règle élémentaire d’élégance est de vous considérer comme un Président de transition dont le rôle est de faire en sorte que les élections futures soient libres et inclusives.
• Restauration des droits civiques et politiques de Karim Wade et Khalifa Sall. Une fois élu, le nouveau président s’engage à faire sortir Khalifa Sall de prison, permettre à Karim Wade de rentrer dans son pays et engager immédiatement la procédure de leur amnistie totale.
• Mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Le futur président s’engage à mettre en place un GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE, comprenant bien entendu la coalition gagnante, les autres coalitions de l’opposition mais ouvert aussi à la société civile et même à la coalition actuellement au pouvoir.

• Restitution des cautionnements versés par les candidats. La nouvelle équipe dirigeante devra, en toute logique, ordonner la restitution à chaque candidat à la candidature (aux candidats de l’opposition tout comme au Président sortant) du montant du cautionnement qui était versé.
• Destruction des fiches de parrainage. Une des mesures urgentes et prioritaires consiste à ordonner la destruction de toutes les fiches et toutes les informations collectées relatives au parrainage. Vous rendez-vous compte, les opinions politiques (préférences pour tel ou tel candidat ou parti politique) de près de 5 millions de citoyens sénégalais (les 2,7 millions de parrains déclarés par la coalition au pouvoir, et au moins autant pour la trentaine d’autres candidats) circulent dans les allées du pouvoir, aux sièges des partis politiques et ailleurs. Ces informations ne sont rien moins qu’un « fichage politique ». Et il semble que les représentants de certains des candidats ont non seulement débarqué dans les domiciles de paisibles citoyens pour solliciter le parrainage de leur candidat, et ont aussi rempli des fiches aussi bien pour ceux qui leur ont accordé leur parrainage que pour ceux qui ont refusé de le faire. L’existence de telles fiches est un grand danger pour la démocratie et les droits de l’homme, et il faut s’en débarrasser au plus vite. Ces fiches doivent non seulement être détruites, mais il convient aussi de criminaliser toute utilisation future de leurs contenus – à fortiori à des fins de discrimination (positive ou négative) à l’endroit des citoyens.
• Réconciliation de la nation. Le futur président et ses alliés devront pacifier l’espace politique, réconcilier les acteurs politiques et, en conséquence, exclure toute idée de revanche des vainqueurs sur les vaincus.

AGENDA PRIORITAIRE DU GOUVERNEMENT D’UNITE NATIONALE. Les points suivants pourraient figurer en haut de l’agenda du gouvernement d’union nationale à mettre en place :

Blindage de la gouvernance politique. Il s’agit de doter notre pays d’un système électoral renforcé, avec des règles du jeu inclusives, impartiales et transparentes. Ceci pourrait nécessiter la reprise de l’ensemble du processus de confection des cartes d’identité et d’électeurs ; l’audit complet du fichier électoral et de l’administration des élections ; l’encadrement du financement des campagnes électorales, etc., sur la base de quoi un nouveau code électoral consensuel devrait être adopté. Le blindage de la gouvernance implique aussi : (a) le rééquilibrage des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire (prenant en compte la nécessité de l’indépendance de la justice) ; (b) la reconnaissance de l’importance du rôle de la société civile et celui de la presse, qui doit être une presse libre ; (c) le renforcement du professionnalisme et de la neutralité politique de l’administration publique ; (d) la remise en ordre de la gouvernance des partis politiques (les modalités de fonctionnement des partis politiques et leur financement doivent être mieux encadrés).

Mandat présidentiel unique d’ici 2050. Il s’agit ici d’explorer la possibilité d’un consensus autour d’un mandant unique de 7 ou 8 ans pour le président de la République – au moins jusqu’en 2050, afin de permettre la mise en œuvre de réformes courageuses, sans calculs politiques. Ceci permet d’éviter le syndrome du 2ème mandat. L’obsession d’un 2ème ou 3ème mandat explique en grande partie pourquoi des réformes prioritaires mais potentiellement impopulaires sont souvent abandonnées. Elle explique aussi beaucoup des manipulations des règles du jeu démocratiques (la constitution, le code électoral, etc.) auxquelles nous assistons depuis l’indépendance. Pourquoi 2050 ? Eh bien, on assume ici que dans 35 ans, avec un taux croissance économique 10% par an et un ralentissement du taux de croissance de la démographie, le PIB par habitant du Sénégal (aujourd’hui autour de 1.000 USD) pourrait atteindre ou dépasser 15.000 USD, c’est-à-dire le niveau actuel de la République Tchèque, et double de celui de la Chine Populaire. Avec l’amélioration du niveau de vie et du niveau d’éducation de la population, le pays devrait être mieux préparé pour une nouvelle étape dans le processus démocratique.








Autres domaines devant être dans l’agenda prioritaire du future quinquennat : la question de la suppression ou de l’encadrement des fonds secrets appelés parfois fonds spéciaux, fonds politiques, etc. ; les modalités et le timing de la dissolution du parlement et l’organisation de nouvelles élections nouvelles législatives (à temps opportun) ; la nécessité ou non de maintenir, fusionner ou dissoudre des organes tels que le Sénat, le Conseil Economique e Social, le Haut Conseil des Collectivités Locales, etc. ; la nécessité de maintenir, réformer, dissoudre ou fusionner les organes de contrôle des dépenses publique et de lutter contre la corruption.

Le système démocratique sénégalais –tel que nous l’avons connu jusqu’à présent arrive à son terme le 24 février 2019. Cette date –ou deux semaines plus tard dans l’hypothèse d’un deuxième tour— est un point de ramifications, d’où partent plusieurs branches ou plusieurs voies pointant vers des directions différentes. Si plusieurs de ces voies mènent vers des lendemains incertains, il en existe une conduisant à la mise en place d’un système démocratique renforcé et qualitativement supérieur à ce que nous avons connu jusqu’ici. Et nous devons tout faire pour que notre navire emprunte cette dernière voie.
Les conditions sont réunies pour que l’on adopte la sage stratégie du hérisson. Lorsqu’il sort de son nid et se rend compte d’un danger, comme la présence de prédateurs, eh bien le hérisson se recroqueville et dresse ses épines. Avec les découvertes de gaz et de pétrole, de grands prédateurs rodent autour du Sénégal. Pendant cinq années de gouvernement d’union nationale, le Sénégal ne va pas et ne devrait pas se recroqueviller, mais devrait commencer par observer un moratoire dans la signature de contrats de concession de gaz et pétrole, examiner en profondeur et tirer les enseignements de ce qui a été fait jusqu’ici, exiger la renégociation de contrats lorsque cela est justifié. En même temps, le pays devrait se doter d’épines acérées à même de le protéger contre les pilleurs qui accourent. Ces épines sont : une gouvernance forte, une exigence de redevabilité à tous les niveaux de responsabilité, un pouvoir législatif qui contrôle l’action gouvernement, un pouvoir judiciaire indépendant, une administration performante, des structures efficaces de lutte contre la corruption, une sécurité intérieure et extérieure renforcée, une presse libre, une société civile vibrante.
On le voit donc, la situation politique actuelle du Sénégal inquiète. Mais, aussi paradoxale que cela puisse paraître, elle offre une formidable opportunité de préserver et renforcer l’unité nationale, protéger et perpétuer l’héritage démocratique du Sénégal, et assurer le blindage de la gouvernance politique, sociale et économique du pays et le préparer ainsi à l’ère du pétrole et du gaz. L’opposition a un rôle historique à jouer. Elle peut aider notre pays à saisir cette opportunité et emprunter la voie de la refondation de notre système démocratique, de la bonne gouvernance de nos ressources naturelles et de la préservation de notre unité nationale. Pour y jouer ce rôle, il lui fait être plus stratégique dans sa démarche et mieux organisée. Ses leaders doivent mettre avant l’intérêt national, travailler main dans la main et, si nécessaire, accepter de sacrifier les ambitions personnelles.

Messieurs les membres du Conseil constitutionnel, vous êtes tenus d’appliquer la loi

Vous venez de prendre la grave responsabilité de rejeter 20 des 27 candidatures soumises à votre validation sur la base de simples procès-verbaux qui n’ont aucune valeur juridictionnelle alors que votre institution est chargée d’exercer un contrôle juridictionnel.

La notification de procès-verbaux mentionnant des parrainages invalidés pour autres motifs et non susceptibles de régularisation instaure une élimination sur procès-verbal sans fondement légal.

Vous ne devez pas assimiler un contrôle de conformité d’enregistrement à un contrôle juridictionnel, le seul qui vaille.

La loi 2018-22 portant révision du Code électoral ne contient aucune disposition prévoyant un rejet définitif de candidatures au stade de l’instruction technique des dossiers.

En outre contrairement aux règles élémentaires de procédure vous avez rejeté les 20 candidatures sur la base d’un fichier de référence auquel les postulants n’ont pas eu accès à l’exception du candidat sortant. Ce traitement de faveur dont a bénéficié le candidat sortant viole le principe de base d’égalité des candidats.
Au nom de la loi, tous les candidats doivent être rétablis dans leurs droits en attendant l’intervention d’une décision couverte du caractère juridictionnel.

Il ressort du communiqué publié par le Conseil Constitutionnel que les vérifications des listes de parrainages ont été effectuées sur la base des seuls supports contenant les fichiers électroniques.

Il est donc incontestable que le Conseil Constitutionnel n’a procédé à aucune vérification des signatures alors qu’aux termes de l’article 29 de la Constitution, le parrainage est matérialisé par les signatures d’électeurs.

La non vérification des signatures est indument présentée comme un signe de bienveillante mansuétude.

Au nom de l’Etat de droit vous êtes tenu d’appliquer la loi, toute la loi.








Le Coordonnateur National
Me. Mame Adama Gueye

Cordialement,

S. Stéphane SECK

Le Conseil constitutionnel a enfreint la loi

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir » La Fontaine – Les animaux malades de la peste.

En matière électorale au Sénégal, les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Il revient pour ainsi dire à ce petit royaume de sentiments, sept personnes minutieusement choisies par les soins du Président de la République et de son affidé, la lourde charge de préserver l’Intégrité Electorale. C’est-à-dire la possibilité pour l’électeur Sénégalais de participer à des élections honnêtes. Dès le départ on sent donc qu’il y a bien quelque chose qui ne va pas. Mais avant tout, parlons précisément d’intégrité électorale.

INTEGRITE ELECTORALE. La notion alimente le débat scientifique dans le monde de la pensée politique. Aux Nations Unies en 2012, elle a fait l’objet d’un rapport de la Commission Mondiale sur les Elections, la Démocratie et la Sécurité. Dans ses acceptions les plus courantes, l’intégrité électorale correspond à « l’incorruptibilité ou une adhésion stricte à un code de valeurs morales » ; à « l’état de ce qui est sain, [et] qui n’a subi aucune altération » ; à « l’état de ce qui est complet, [et] qui a toutes ses parties ». Mais la définition la plus efficiente à mon sens est celle des auteurs du rapport précité selon qui l’intégrité électorale représente « toute élection reposant sur les principes démocratiques de suffrage universel et d’égalité politique tels qu’ils figurent dans les normes et accords internationaux, et menée de façon professionnelle, impartiale et transparente dans sa préparation et dans sa gestion, tout au long du cycle électoral ». On peut dès lors légitimement nous demander si le Sénégal s’achemine vers des élections intègres au sens où la rigueur et les pratiques éthiques sont appliquées tout au long du processus électoral, et pas uniquement le jour du scrutin ?

Que Non ! Au moins pour quatre raisons.

SCRUTINS IRREGULIERS. Constatons en premier lieu que d’innombrables irrégularités de nature à influer sur l’issue du vote ont entaché toutes les élections organisées par le régime en place. D’abord, peu de temps avant les élections municipales du 29 juin 2014, le régime met précipitamment en place l’acte III de la décentralisation, réorganisant ainsi les territoires de manière à en tirer un profit électorale. La Loi N° 2010-11 du 28 mai 2010 instituant la parité absolue Homme-Femme dans les instances électives et semi-électives a été mise à rude épreuve et a fini par être transgressée. A Podor, nous assistons à un feuilleton juridico-politique tant le régime en place veut passer en force pour permettre à son principal allié, le Parti Socialiste, de se défaire de la dissidence grandissante en son sein. Dans son rapport Final sur l’observation desdites élections, la RADDHO pointe des irrégularités dans 2404 bureaux de vote à travers le pays.
Ensuite à quelques encablures des élections législatives, le régime décide de changer, sans aucune nécessité apparente, les cartes d’électeur. Leur délivrance cahoteuse n’a pas encore permis à tous les inscrits sur les listes électorales d’entrer en possession de leur carte d’électeur qui fait désormais office de pièce d’identité. La presse sénégalaise a fait plusieurs fois état de lots de cartes d’électeurs ensevelis ou retrouvés dans des décharges publiques. Dans certains cas, si ce n’est une photo attribuée à une identité qui ne la correspond pas, la même identité s’est retrouvée sur plusieurs cartes d’électeurs. Et dans d’autres, des lieux de vote physiquement inexistants sont inscrits sur des cartes d’électeur. Certains électeurs ont été arbitrairement effacés du fichier électoral ; et pour d’autres, le lieu de vote a été changé sans qu’ils n’en soient auparavant informés. Quand au fichier électoral, le régime le tient en cachette ne permettant pas ainsi à une large frange de l’opposition de pouvoir l’auditer pour attester de l’authenticité et de la véracité de son contenu. A trois jours des élections législatives de 2017, le Conseil Constitutionnel s’arroge le droit de réviser le code électoral du Sénégal et décide de fait que les récépissés d’inscription sur les listes électorales pouvaient valoir de carte d’électeur, ouvrant ainsi la voie à une possibilité de fraude massive.
De tout ce qui précède, sans parler des villes visiblement acquises à l’opposition où l’on a pratiquement pas pu voter le 30 juillet 2017, et d’autres localités où le déroulement du scrutin a été on ne peut plus biscornu, nous pouvons à juste raison douter de la capacité du régime à organiser des élections intègres. Ce, d’autant plus que les irrégularités que dessus persistent toujours et aucune solution ne semble avoir été trouvée pour y remédier.








JUSTICE POLITIQUE ? Ensuite, de récentes affaires accréditent l’idée d’une justice au solde du pouvoir qui serait très encline à transir l’opposition. La traque des biens supposés mal acquis, présentée comme une demande sociale, a fini par faire plus de victimes que de coupables. Des vingt cinq personnalités citées par le procureur près la CREI en novembre 2012, quatre seulement ont été poursuivies. Pis, l’avocat d’un des principaux coaccusés est nommé ministre de la justice alors que l’affaire était encore en cours d’instruction. Un avocat de la défense qui devient concomitamment patron de la partie civile, le fait est inédit. Il s’en est suivi en plein procès la défénestration du procureur et la démission d’un assesseur. L’ironie atteint son comble quand, dans la nuit du 24 juin 2016, Karim Wade, condamné le 23 mars 2015, est extrait de prison et précipité hors du territoire sans aucune autre décision de justice et dans des conditions qui nous sont encore tout à fait inconnues.
La journaliste Ouleye Mané, l’activiste Guy Marius Sagna, l’artiste Ami Collé Dieng ; les membres du comité directeur du PDS : Samuel Sarr (ex), Me El hadj Amadou Sall, Toussaint Manga, Oumar Sarr, Bara Gaye, ne sont pas en reste. Ils ont tous été poursuivis soit pour des délits d’opinion, soit sur la base de l’article 80 du code pénal sénégalais, entendez offense faite aux institutions et notamment au Chef de l’Etat. A tort ou à raison, la justice Sénégalaise semble donc de plus en plus servir une cause politique, celle du Chef de l’Etat.

VIOLATION DU DROIT INTERNATIONAL. En troisième lieu, le Sénégal a foulé au pied toutes les conventions sous régionales et internationales qu’il a ratifiées. D’abord notre justice refuse d’appliquer les décisions rendues par la cour de justice de la CEDEAO dans les affaires Karim Wade et Khalifa Sall. Puis, elle conteste le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies dont le Groupe de Travail sur la Détention Arbitraire, en la date du 20 avril 2015, déclare arbitraire la détention de Karim Wade. Comme si cela ne suffisait pas, le Sénégal va plus loin dans la violation du droit international en désavouant une nouvelle fois le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies qui, le 24 octobre 2018, annule tout bonnement l’arrêt de la CREI en intimant à nos autorités judiciaires une procédure de révision effective et substantielle de la déclaration de culpabilité de Karim Wade, conformément aux dispositions du paragraphe 5 de l’article 14 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques.
Tout se passe alors comme si, du Droit et de la Justice, le Sénégal n’en a cure. Ces multiples violations du droit international mettent à nu une motivation inavouée d’écarter deux candidats qui auraient pu remporter les prochaines élections présidentielles ou tout au moins, mener à un second tour, synonyme de couperet pour le président sortant. Il devient donc ici, tout aussi fort aisé que précédemment, de constater que le processus en cours, en excluant deux représentants légitimes d’une bonne partie de l’électorat sénégalais, ne garantit pas une intégrité électorale. A coup sûr et après la disqualification de vingt candidats sur vingt sept, toutes les parties assez représentatives des aspirations du peuple sénégalais ne participeront pas aux prochaines joutes électorales de 2019, si elles venaient à se tenir. Ce n’est pas juste.

ET, LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL VIOLE LA LOI. En quatrième lieu, et c’est le fait le plus grave, le parrainage, érigé en condition sine-qua-non de recevabilité des candidatures aux différentes élections, est, dans son application, illégal. D’une part, la Loi qui le consacre n’a pas fait l’objet de rationalité communicationnelle au sens où l’entend Jürgen Habermas lorsqu’il concilie les approches de Condorcet (logique mécanique) et de Montesquieu (vertu politique) soutenant qu’en démocratie la légalité du droit, pour être légitime, doit faire l’objet de discussions argumentées entre citoyens qui se considèrent mutuellement responsables. Or, dans le cas du vote de ladite Loi instituant le parrainage, il s’est plutôt agit d’absolutisme puisque plusieurs leaders politiques ont été arrêtés par la police le jour même des débats et, les députés de l’opposition ont fini par quitter l’hémicycle, ne prenant pas ainsi part au vote.
D’autre part, nous avons tous été en émoi d’apprendre le 10 décembre 2018 qu’un prétendant à la magistrature suprême a été arrêté pour acte de vandalisme après avoir déchiré une liste établie au conseil constitutionnel plaçant le Président de la République en pôle position pour le dépôt des dossiers de candidature. On dirait un jeu d’enfants mais ça ne l’est point. Car la Loi N° 2018-22 du 04 Juillet 2018 portant révision du code électoral emporte avec elle une tare qui tient au concept de double emploi ou doublon. L’article L.57 du nouveau code électoral stipule en effet qu’un électeur ne peut parrainer qu’un seul candidat ou qu’une seule coalition. Et, dans le cas où le même électeur parraine plusieurs candidats ou coalition, son parrainage ne sera valide que pour la première liste contrôlée selon l’ordre de dépôt. Il ne peut donc y avoir doublon que si une première liste est prise comme référence. Or mathématiquement, le juge constitutionnel ne peut opérer en pareil cas qu’en violation flagrante d’un principe fondamental du Droit à savoir l’égalité des citoyens devant la Loi. On s’en rend bien compte. Le deuxième candidat dans l’ordre de dépôt est désavantagé par rapport au premier, le troisième par rapport aux deux premiers et ainsi de suite jusqu’au 27e, dans le cas présent, qui a été 26 fois désavantagé.
Si l’on se situe en pénologie, la question de savoir la raison pour laquelle le Conseil constitutionnel punit vingt candidats en les disqualifiant pour des délits commis par des tiers se pose tout aussi avec une certaine acuité. La Loi est bien concise à ce propos. L’électeur qui parraine plusieurs candidats encourt une amende et une peine de prison. En invalidant donc toutes ces candidatures, le conseil constitutionnel, d’une certaine manière, condamne des innocents à la place de coupables qui ont effectivement enfreint la Loi et qui ne sont pour le moment ni poursuivis ni condamnés. Quand le juge constitutionnel se base pour ainsi dire sur le simple fait du hasard doublé du vice de l’agencement des candidats sur la liste de dépôt des dossiers à son greffe, il commet en soi un favoritisme, et donc une violation de l’égalité des citoyens devant la Loi. Alors qu’il n’y a en l’espèce aucun fondement légal qui permet de se baser sur une quelconque liste de parrainage, serait-ce celle du Président de la République, pour invalider d’autres candidatures. Il est à préciser ici que, quand bien même le conseil constitutionnel a fondé son action sur une Loi votée et promulguée, il ne pourrait s’en dédouaner puisque la constitution lui confère le rôle de connaitre de la constitutionnalité des lois.
La déclaration universelle des droits de l’homme qui tient en préambule dans la constitution sénégalaise n’est pas un effet de décoration. Bien au contraire, elle incarne à elle seule une Loi supranationale puisqu’énonçant des droits naturels. Et c’est précisément de mon droit naturel, que tout Citoyen peut participer à la formation des lois et juger de leur bien-fondé, que j’use ici. Il aurait été plus juste que le double emploi annule tout bonnement le parrainage pour tous les candidats concernés. Mais en ne procédant pas de la sorte, le juge constitutionnel commet une faute professionnelle lourde et donc grave, voire un déni de justice constituant à tout manquement de l’Etat à son devoir de protection juridictionnelle de l’individu.
A tout point de vue, l’application de cette Loi viole donc le principe de droit le plus élémentaire et le plus fondamental inscrit à l’article 6 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen, partie intégrante de notre constitution. On peut dès lors avouer que le Conseil constitutionnel a violé la Loi dont il est censé veiller au respect et à l’application rigoureuse. A cela vient s’ajouter la délivrance de procès verbaux (PV) aux candidats alors que l’article 24 de la Loi organique N° 2016-23 du 14 juillet 2016 stipule précisément que : « le conseil constitutionnel rend, en toute matière, des décisions motivées ». La messe est dite : les PV délivrés par le conseil constitutionnel ne se fondent sur aucune base légale. Ils n’ont de ce fait aucune valeur juridique.

LE REGIME EST TETU. Tout ce qui précède porte à croire que ce régime nous impose un rapport de force. De fait, il a fini de perdre la confiance du peuple quand à sa capacité d’organiser des élections intègres. Or, selon Koffi Annan, lui-même s’exprimant sur l’intégrité électorale, « le succès d’une élection se mesure à l’aune de la confiance que son déroulement et son résultat inspirent à l’opinion. Lorsqu’un scrutin est régulier et transparent, qu’il est organisé dans le respect des droits fondamentaux et avec l’appui actif et impartial des institutions d’État, et que les participants (dirigeants, candidats ou électeurs) y font preuve de responsabilité, il y a de grandes chances que son issue soit pacifique et acceptée par tous ». On voit donc bien pointer ici les graves risques que court le Sénégal. Car, et nous venons de le voir, le processus électoral en cours et les agissements de ses différents responsables sont aux antipodes de cette assertion. En agissant ainsi, le régime tourne le dos à la démocratie lui préférant l’autoritarisme. Le rendez-vous auquel nous sommes conviés le 24 février prochain ne sera qu’un simulacre destiné à parer un régime absolutiste d’attributs démocratiques. Dès lors il ne nous reste qu’une issue : être ou ne pas être à la hauteur.








Afin de nous assurer que l’intégrité électorale des prochaines joutes ne souffre d’aucun doute, tout Sénégalais épris de justice, soucieux de la paix et de la stabilité de notre pays, préoccupé par le futur de nos enfants et de notre jeunesse, a le devoir historique de s’insurger jusqu’à son dernier souffle contre l’injustice dont nous faisons tous l’objet et, de réclamer la réhabilitation des droits civils et politiques de Khalifa Sall et de Karim Wade ; l’annulation du parrainage, le report des élections, la révision du processus électoral et sa charge confiée à une institution indépendante faisant l’objet du plus large consensus possible ; la participation aux prochaines élections de tout Sénégalais âgé d’au moins trente Cinq ans pouvant s’acquitter de la caution et jouissant de ses droits civils et politiques.
Ce n’est pas un appel au soulèvement, loin de moi cette idée, mais une invite à la préservation de nos acquis démocratiques, de la paix et de la stabilité de notre pays. Car, «Lorsqu’une longue suite d’abus et d’usurpations (…) marque le dessein de soumettre [les citoyens] au despotisme absolu, il est de leur droit, il est de leur devoir de rejeter un tel gouvernement et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à leur sécurité future ». Si nous refusons un tel sacrifice nous risquons sous très peu de voir l’étincelle mettre le feu à la poudre. Toutefois, nous pouvons nous éviter une si grande fatalité rien qu’en utilisant à bon escient le levier de l’intégrité électorale.

Pierre Hamet BA
Sénégalais lambda.

Quand Pastef enfonce Ousmane Sonko ! Prête-nom ou relations d’affaires?

J’ai suivi avec beaucoup de plaisir la conférence de presse d’un responsable du parti de Monsieur Ousmane Sonko même si c’est lui même qui était annoncé. Je retiens ce qui suit:
1. Un accent a été mis sur la personne de Madiambal DIAGNE et sur les 94 milliards déjà évoqués. Sauf que cette fois le modus operandi a été éventré. Si tel est le cas le Procureur doit diligenter la plainte de ousmane Sonko car il s’agirait d’un scandale imputable à un trio composé à Mamour Diallo, Meissa Ndiaye et Seydou Sarr dit Tahirou Sarr
2. Le porte-parole de Monsieur Ousmane Sonko fait savoir que ATLAS SARL est créée le 03 novembre 2017, donc bien après la radiation de Monsieur Sonko de la fonction publique. Nos recherches nous ont permis de voir une autre ATLAS SARL au Sénégal créée le 18.12.2009. Mais celle ci est dans le stockage, la commercialisation des produits alimentaires. Nos recherches nous ont enfin permis de trouver Un autre ATLAS ( Afrique Tax and Law Advisor Services sarl ) qui est « cabinet d’étude et de conseil juridique et fiscal basé à Dakar et spécialisée dans le conseil et le contentieux fiscal et domanial » dont « la Direction est assurée par Monsieur Ismaila Ba juriste-fiscaliste » avec comme siège Lot 47, Sud Foire, cité SOCABERG. Je rappelle que c’est ce même Ismaila Ba qui est cité par Monsieur Diomaye de Pastef qui est aussi gérant de MERCALEX SUARL à qui Sonko avait recommandé la famille Ndiaga Ndoye « propriétaire » du titre foncier 1451/R de 256 ha et qui avait eu raison sur l’Etat en 2012 au Tribunal.
3. Donc quelque soit les cas de figures il ya eu bel et bien relation d’affaires dans ce dossier entre Sonko et Ibrahima Ba.
Ce qui est clair dans cette affaire est le procureur doit donner suite à la plainte de Sonko pour les 94 milliards mais aussi pour le rôle de Sonko dans ce dossier.









Bassirou Kebe, Président de LIGGEY SUNU REEW

Ousmane Sonko: De l’art de la manipulation et de l’évitement en politique

Après avoir dénoncé une théorie du complot en plein délire paranoïaque, après les élucubrations délirantes et les forfanteries, après les accusations généralisantes ey les condamnations fatwatiques, après les affabulations et le mythe de la perfection achevée de l’archétype de l’homo senegalensis, viennent les premiers écorchures dans le vernis de pacotille de notre Tartarin national, par la grâce de son propre aveu.
La reine des preuves.
Quand l’on n’a rien à cacher, l’on se défend soi-même devant l’opinion auprès de qui l’on a eu le toupet de tenir le procès de ses concitoyens.en les dénonçant pour des faits qui vous rattrapent, malgré la précaution antérieure d’une plainte déposée à leur encontre, comme si cela decait suffir à vous laver de tout soupçon futur.
Vaine précaution !
Nous voulons des candidats propres comme des crocs de chien.
À la probité immaculée.
Si quiconque se sent calomnié ou attaqué sans preuves, qu’il lave son honneur comme il a appelé ceux sur qui il a jeté la première pierre à le faire.
Sinon qu’il continue d’adopter la stratégie de la dérobade et de l’évitement, et d’envoyer ses chairs à canons insulter l’intelligence des sénégalais.
Au moins, personne parmi ses fanatiques soutiens n’osera plus houspiller les cibles de ses attaques pour leur indifférence faces aux accisations de leur mentor, sans qu’on lui oppose la fuite en avant de leur shebab en chef, barbichette en avant !

Cissé Kane NDAO
Président A.DÉ.R
Diplômé de Sciences PO
EMBA Management public territorial
Master 2 Professionnel Gestion de projet GAR et pilotage du changement

Le préfabriqué Ousmane Sonko se meurt dans les méandres de l’Atlas

L’arrogance et la condescendance de sonko, alimentées par une fausse image de monsieur propre, finissent par se dégonfler comme un ballon de baudruche manipulé par des mains inexpertes.
Le mensonge prend l’ascenceur mais la vérité, même si elle emprunte les escaliers finit par triompher.
Sonko souffrant d’appétit gargantuesque de pouvoir, qu’il a cherché à dissimuler sous un pseudo manteau patriotique, a eu l »outrecuidance posture, de surfer sur une vague de contre vérités épileptiques, concernant le patrimoine gazier et pétrolier du Sénégal.
Alors que, celui-ci est encadré par un code aux clauses contractuelles précises, et que par ailleurs, l’ensemble des majors qui détiennent des licences sont consultables sur le site de l ITIE ;initiative de transparence pour l’industrie extractive.
Les investissements en amont de la phase explorative, nécessitant la mobilisation de ressources financières élevées, il s’avère bien plus senser , comme il est de rigueur, de sécuriser la partie partage de production, afin d’en faire bénéficier notre économie.
Donc, rien ne sert de manipuler le levier de préemption à tout va, dont dispose l’état, comme le stipulait sonko, ce qui inhiberait nos chances de bénéficier de nos réserves et s’avérerait contre productif.
Nul n’est censé ignoré l applicabilité de l’impôt sur les revenus perçus, les plus values, les dividendes….
Donc, conformément au code des impôts; les remittances des taxes ont été effectivement versées à l’état du Sénégal. Ce, conformément aux modalités ci après; Le crédit d’impôt est assis sur le montant des investissements productifs, y compris les frais de transport, d’installation et de mise en service amortissables, mais hors frais et taxes de toute nature.
Ousmane sonko, le compère de taïbou ndiaye dans la course au foncier, n’est pas le monsieur propre qu’il prétend être, en atteste la nervosité qui s’ empare de ce dernier, à l’ évocation de son délit d’ initié; portant sur la création de son groupe Atlas en mars 2017, spécialisé en conseil fiscal, ce, en total porta-faux avec son statut de fonctionnaire d’alors. Assoiffé de gains, ousmane sonko créé Mercalex, pour garder sous son giron l’affaire de l’indemnisation pour expropriation pour cause d’utilité publique, d’une partie du titre foncier numéro 1451/R, consacré par le décret numéro 97-1119 du 12 novembre 1997. Ainsi, Ousmane sonko comptant empocher 11.379. 979.080 FCfa avec son prête-nom Ismaila Bâ qui officie comme gérant d’Atlas et Mercalex, s’est empêtré dans ses propres manigances et s’est dévoilé à la face des sénégalais.
Alors, ceux et celles qui par méconnaissance ont parrainé cet apprenti colporteur de faits mensongers, qui prend les sénégalais pour des faibles d’esprit et qui confond profession de foi et programme, à travers son livre amateur: « solutions » carent d’une offre programmatique, mises à part 2 pages consacrées à un tryptique ubuesque; « de mettre fin à l’ entreprenariat politique, établir un nouveau contrat social, et expérimenter de nouvelles voies de développement économiques », ne mérite pas notre confiance.
Sénégalais et Sénégalaises montrons à cet imposteur, ousmane sonko, que nous ne lui confierons jamais la destinée de notre grande nation, qui ne lui servira jamais de laboratoire d’ essais et qu’il risque de mener dans les méandres incertaines d’un repli autarcique et regressif.
« Meurt de ta belle mort politique » l’enfant tortueux ousmane sonko.
Nafi AMAR
Coordination
Sénégal falaat Macky

Le parrainage a fini de nettoyer la scène politique

Décrié par certains et approuvé par d’autres, le parrainage citoyen pour la candidature aux élections présidentielles a au moins permis de résoudre un problème sérieux de la démocratie sénégalaise.

Démocratie  signifie représentativité,  pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple mais faudrait-il que le peuple vous désigne pour le représenter. Une pléthore de candidats pour une présidentielle ne signifie pas démocratie. Une situation politique où n’importe qui peut se lever un beau matin et proclamer d’autorité qu’il représente le peuple n’est pas la démocratie. Une vingtaine de candidats à une élection nationale incapable de rassembler 5% de l’électorat est une parodie de démocratie mais pas la démocratie.

Il est heureux de constater qu’après la campagne pour la récolte des parrainages, le peuple sénégalais a choisi ses meilleurs candidats. Le parrainage a mis hors d’état de nuire toutes ces candidatures fantoches et écarté tous les plaisantins qui n’existent que par les médias et des combines.

Nous pensons en âme et conscience que les sept  candidats retenus sont ceux qui sont les plus représentatifs et que l’un d’entre eux sera capable d’assumer et d’assurer pleinement la lourde et honorable charge de Président de la République du Sénégal au sortir des élections du 24 février prochain.

La nouvelle situation permettra des débats clairs et audibles pendant la campagne, ce qui contribuera à éclairer le choix des sénégalais. Les opérations de vote pourront se tenir correctement dans des conditions normales. L’administration territoriale pourra sereinement déployer la logistique nécessaire et des moyens suffisants pour une bonne tenue des élections.

Il apparait clairement par ce premier filtre du parrainage que ce sont les candidats représentatifs d’aujourd’hui qui sont tous  sur la ligne de départ. La piste est bien dégagée et on pourra assister confortablement à la course.

Bocar LY PCS ASPT

M. le président du CNJS, votre présidence est un accident de l’histoire qui ne doit pas se répéter

 

Monsieur le Président du Conseil National de la Jeunesse du Sénégal (CNJS),

 

Votre avènement à la tête du Conseil National de la Jeunesse du Sénégal (CNJS) en Décembre 2016 a été une occasion pour l’unité de la jeunesse Sénégalaise. Cette union sacrée devrait nous amener tous ensemble  dans la cohésion, la paix et la transparence  si l’on tenait compte de vos promesses des premières heures. Force est de reconnaître aujourd’hui que face á la tournure des événements, vous n’êtes plus que l’ombre de vous-même.

 

Monsieur le Président du CNJS, vous devez savoir que votre présidence est un accident de l’histoire qui ne doit pas se répéter. Elle s’apparente á s’y méprendre á une victoire écrasante en football face à une équipe très faible, voire inexistante.

 

Maintenant que la jeunesse a compris et est prête a rectifié le tir et reprendre sa vraie place, tous vos gestes et paroles vont dans le sens de compromettre l’espoir de la jeunesse mais aussi de saper l’unité au sein des démembrements du CNJS.

 

Par votre ambigüité affichée Monsieur le Président, vous violez délibérément les règles de jeu en refusant de convoquer le comité exécutif alors que les statuts du CNJS dans son article 16 stipulent clairement que « le comité exécutif (CE) se réunit deux fois par an sur convocation de son président. Il se réunit obligatoirement que de besoin ou à la demande des 2/3 des membres en session extraordinaires par pétition adressée au président ».

Depuis 2016 sur cinq possibles, vous n’avez convoqué qu’un seul CE dont nous attendons toujours le rapport final.

 

Monsieur le président, pas besoin d’être un expert, votre seule ambition était le pouvoir, et c’est pour cela que vous avez volé le poste de représentation du CNJS au niveau du CNRA sans qu’aucun membre du comité exécutif ne soit informé, pour les autres postes de représentations du CNJS aussi c’est pareille, c’est la nébuleuse totale.

 

Aujourd’hui à cause de ton incompétence, le CNJS a raté une belle chance de jouer son véritable rôle d’institution sérieuse représentative des jeunes mais aussi et surtout de véritable acteur de tous les jours pour une jeunesse de croissance et de développement.

Si le CNJS n’avait pas raté sa mission, avec un bon plan stratégique et une large concertation, il finirait par se constituer en un véritable pôle économique et social pour les jeunes, une sorte de gouvernement des jeunes, par les jeunes et pour les jeunes.

Malheureusement le constat est amère, aujourd’hui la jeunesse est divisée en deux pôles, celui des corrompus et des inconscients incarné par Khadim Diop et sa bande, et le pôle de la jeunesse consciente, qui aspire à la transparence et la bonne gouvernance incarné par le CNJS CONCERTE.

 

Pour finir, Monsieur le président, vous devez savoir qu’un arbitre responsable ne joue pas avec le sifflet et qu’un dirigeant ne doit pas être orgueilleux comme vous l’êtes. Votre orgueil est démesuré, alors s’il vous plait, mettez de l’eau dans votre vin ou bien ôter vous de là pour permettre au navire de la jeunesse d’avancer. Ressaisissez-vous et remettez les pendules à l’heure s’il vous reste encore un brin de patriotisme.

 

ALIOUNE BADARA FALL

Président du CCJ de Pikine Nord

Délégué du Département de Pikine

Membre du Comité exécutif du CNJS

 

 

 

Présidentielle 2019: Le temps des admis et des recalés

Le parrainage vient de livrer ses résultats avec sept candidats qui passent : Idrissa Seck, Macky Sall, Madické Niang, Karim Wade, Khalifa Sall, Issa Sall et Ousmane Sonko.

Parmi les recalés, ceux dont l’échec a été le plus retentissant sont Malick Gackou et Bougane Gueye Dany.

Pour le patron de d`D-média, l’étonnement a été d’autant plus grand qu’il avait brandit un document signé par un huissier attestant de l’enrôlement pour son camp de plus de 700.000 parrains. Cependant, pour un observateur averti, c’était le début de la suspicion. Le huissier ne pouvait que constater un nombre à lui présenté sans pour autant pouvoir attester la conformité. Il ne dispose du fichier électoral pour faire se travail ni de la liste des autres candidats afin de vérifier les doublons. Le candidat ne sait peut être pas que c’est en brandissant le document du huissier qu’il a attiré l’attention sur lui et dans le mauvais sens. Qu’il soit recalé ne surprend pas les plus avertis. L’autre grosse erreur c’est d’avoir fait l’émission « Jakaarlo » de la TFM sans pour autant corriger sa communication centrée à outrance sur le « Je » et le « Moi » depuis qu’il s’est engagé en politique. Il est d’ailleurs entrain de répéter les mêmes erreurs en voulant surfer sur deux tableaux d’alliance avec Sonko ou le PUR. Quand on est en politique, les choix doivent être clairs et bien tranchés. Il ne peut pas être avec les deux en même temps, à moins qu’il n’ait une troisième option qui la mènerait vers le camp présidentiel. Avec Bougane, il faut s’attendre à tout. Il nous avait dit qu’il n’était pas candidat pour 2019, il a ensuite cherché à l’être ; Il nous a informé de l’enrôlement de plus de 700.000 parrains, au finish presque rien.

L’autre grosse surprise concerne Malick Gackou. Ce dernier on l’a tous vu se battre pour être parmi les premiers à déposer sa liste de parrainage. Il s’en est même sorti avec un œil mal en point. Le discours qu’il nous a servi ce jour là était tellement guerrier que l’on a pensé un temps qu’il pouvait bien représenter l’aile dure de l’opposition. Maintenant lors de sa dernière sortie du Conseil Constitutionnel après avoir été recalé, la teneur de son discours a surpris plus d’un, même ses propres souteneurs. Le Monsieur est apparu trop conciliant et presque pas trop surpris, ce qui fait croire à certains observateurs que tout a été négocié et que le leader du Grand Parti réserve bien des surprises pour les jours à venir.

Parmi ceux qui sont passés, il serait intéressant de s’arrêter sur les cas de PUR et de PASTEF qui ont réussi l’exercice dès le premier essai contrairement à des partis traditionnels comme Rewmi. PUR s’appuie sur une organisation huilée et qui s’adosse sur un pan de la confrérie Tidiane : les moustarchidines. Il faut vraiment être dupe ou malhonnête pour ne pas reconnaître que ce parti puise sa force de la foi que beaucoup de talibés ont de leur guide spirituel, Serigne Moustapha Sy. C’est ce qui explique même que l’investiture de leur candidat a été reporté une fois au moment où il y’avait une brouille entre Issa Sall et Serigne Moustapha. Rien ne peut se faire sans ce dernier. Celui ou celle qui aura le nombre de talibés dans ce groupe aura plus ou moins le score du candidat lors des élections. Ce score ne sera pas élastique : ce sera inférieur ou égal au nombre de talibés du guide religieux. PUR a réussi le parrainage car le gros du travail a été fait au sein des dahiras. Chaque membre s’est inscrit sur les fiches remises à son responsable de dahira.

Concernant PASTEF, la force a résidé dans l’organisation interne et de traitement des informations reçues. La majorité des primo votants a été écartée pour mettre le focus sur des parrains ayant l’habitude de voter pour ainsi minimiser les doublons et les rejets pour autres motifs. La stratégie de porte à porte a aussi produit des résultats probants nonobstant que la liste des parrains de Sonko ait été déposée très tôt.

Pour Benno Bokk Yaakar, son passage n’a pas surpris ; Ce qui n’est pas le cas de Madické Niang qui jusqu’à présent n’arrive pas à expliquer où est qu’il a trouvé ses parrains en trois mois.

Aujourd’hui, ce qui est claire c’est la prochaine invalidation de la candidature de Karim Wade qui n’est pas inscrit sur les listes électorales : c’est un constat. Pour Khalifa Sall aussi même si le rabat d’arrêt est agité, cela nous surprendra après tous ces efforts déployés que l’ancien Maire de Dakar soit candidat.

Quoi qu’il en soit il y’aura des élections et les sénégalais continueront de vivre au delà du 24 Février 2019.

Vive le Sénégal

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

Immatriculer et codifier pour une réelle réforme foncière

La reforme foncière a de réels adversaires.

Et la position qu’ils occupent dans l’appareil d’Etat ne lui augure aucun avenir prometteur.

Pourtant la reforme foncière demeure la voie royale pour une transformation réelle des conditions matérielles, sociales et culturelles d’existence du monde rural.

La loi relative au domaine national a fini de démontrer qu’elle est la voie ouverte à l’accaparement à grande échelle des terres au détriment des exploitations familiales sur lesquelles repose depuis des millénaires notre pratique agricole.

Pourtant la reforme foncière ne tient qu’en deux mots : Immatriculer et Codifier.

Immatriculer, non au nom de particuliers – groupes ou familles – mais à celui des collectivités territoriales que sont les Communes telles que définies par la loi. La propriété terrienne reviendrait ainsi aux paysans exploitants par le biais des institutions animées par ceux qu’ils auront démocratiquement élus. Ce qui contribuerait à la disparition des relations heurtées auxquelles nous a habitués le domaine national et donnerait leur véritable sens aux dispositions des alinéas un et trois de l’article 25-1 de la Constitution qui stipulent que :

  • « Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont pour l’amélioration de ses conditions de vie. » (alinéa 1)
  • « l’Etat et les collectivités territoriales ont l’obligation de veiller à la préservation du patrimoine foncier » (alinéa 3)

Codifier, ensuite, pour baliser la voie d’une gestion rigoureuse des terres enfin immatriculées et confiées à l’administration des Communes.

Il se traduira par l’adoption d’un Code général du domaine privé immobilier des Communes à l’instar du Code du domaine de l’Etat. Code qui permettra d’en définir la composition, la constitution, les modes de gestion et d’administration ainsi que les modalités de leur mise en œuvre. Enfin une gestion formelle et transparente à la place de celle informelle du domaine national, source de tous les conflits et litiges fonciers qui ne cessent de hanter la tranquillité des paysans cultivateurs qui constituent plus de 65% de la population.

Réaliser la reforme foncière en immatriculant les terres du domaine national au nom des Communes et en codifiant leur administration, telle nous semble être la solution à la problématique foncière de notre pays.

A ceux qui brandissent l’argument de l’incapacité des paysans à pouvoir gérer leur propriété en bon père de famille avec le risque de les voir brader leurs terres et devenir par la suite des ouvriers agricoles, il faut opposer l’argument que ce risque n’existe qu’avec la loi relative au domaine national, cette loi qui date de 1964 donc de plus d’un demi siècle, alors que de profonds changements sont intervenus entre temps. La gestion informelle des terres qui la caractérise est la source permanente de la vente illégale ainsi que de leur accaparement à grande échelle.

Des transformations majeures sont intervenues dans la campagne depuis 1964.

Le monde paysan d’aujourd’hui n’est plus celui de juin 1964. Et il faut parcourir la campagne pour s’en rendre compte.

Les établissements scolaires de l’élémentaire et du secondaire y ont poussé comme des champignons, les associations sportives et culturelles (ASC) des jeunes continuent de s’y multiplier avec les terrains de football de fortune qui les accompagnent. Les fils des paysans sont aujourd’hui dans les campus universitaires et décrochent des diplômes d’études des niveaux les plus élevés.

Tout ce nouveau monde ne demande qu’à être mis dans de bonnes conditions d’activités professionnelles rémunératrices pouvant leur permettre de se fixer dans leur milieu d’origine et de le moderniser. Ces paysans de la nouvelle génération seront bien en mesure de gérer et de faire fructifier leurs terres au lieu de les vendre. Ils se comporteront en véritables propriétaires dignes de ce nom et n’auront d’autre préoccupation que l’embellissement de leur cadre de vie et de travail.

C’est cette conviction qui fonde notre militantisme en faveur de l’accès à la propriété terrienne de nos paysans qui continuent d’être les principales victimes des effets néfastes de l’application de la loi relative au domaine national.

Et cela depuis plus d’un demi-siècle.

Il urge de procéder à une veritable reforme foncière pour régler définitivement les graves problèmes qui s’accumulent en milieu rural. La reforme foncière ne peut ni ne doit plus attendre. Elle repose sur l’immatriculation de toutes les terres et la codification claire et précise de leur gestion.

La propriété terrienne aux paysans devrait en être l’objectif majeur pour enfin mettre un terme définitif aux relations toujours heurtées qui sévissent dans l’espace rural. C’est la voie royale qui mènera à une modernisation apaisée de cet espace.

La paysannerie sénégalaise s’est profondément transformée. Nous avons de nouveaux paysans capables de se comporter en véritables agriculteurs modernes.

Comme le confirme si bien cette révélation du tapage médiatique de la DER faisant cas d’un financement de 25 millions offert à titre posthume à l’étudiant Fallou Sène, originaire de PATAR dans la région de Diourbel pour la réalisation de son projet de pisciculture.

Combien sont-ils aujourd’hui, les fils de paysans qui, comme feu Fallou Sène, sont capables de concevoir des projets et de les mettre en œuvre. Ne constituent-ils pas aujourd’hui le fer de lance de la nouvelle agriculture qui est la base fondamentale de tous les progrès qui concourent à l’avènement d’un Sénégal nouveau ? En cela, ne méritent-ils pas une reforme foncière veritable devant leur garantir l’accès à la propriété réelle de la terre, un facteur irremplaçable dans la conduite de leurs travaux d’agricultures modernes ; une garantie sure de la sauvegarde de leurs terres aujourd’hui exposés à la boulimie insatiable d’accapareurs aussi bien nationaux qu’étrangers?

Plus la reforme foncière retarde, plus nos paysans sont lésés et plus les accapareurs auront la part belle.

 

Dakar le 10 Janvier 2019

 

 

 Alla KANE

Inspecteur des Impôts et

  Domaines à  la retraite

 

Après les CAF Awards, alerte pour l’équipe nationale de football du Sénégal

Actualité oblige. Les rideaux sont tombés sur la cérémonie des CAF AWARDS organisée à grands frais par le Sénégal avec en arrière-pensée inavouée, la consécration en terre sénégalaise d’un lauréat comme entraineur de l’année ou comme joueur de l’année.

Au final « Gros cul devant comme derrière » DARA, Rien ; Touss…

Sur ce coup, il faut oser le dire, la  Caf a infligé à notre pays un véritable CAMOUFLET. En effet, même si en valeur footballistique pure, il n’y a pas photo entre SALAH et Mané. Sans chauvinisme aucun, l’Egyptien écrase le Sénégalais sous toutes les coutures.  Tout de même, l’élégance  diplomatique et la légendaire courtoisie africaine auraient dû inciter la CAF, à nous «offrir» le ballon d’or africain pour cette année en récompense aux efforts financiers énormes consentis par le Gouvernement du Sénégal pour permettre à cette fête africaine de se tenir. Cela n’aurait choqué personne qu’on donnât le ballon d’or à Sadio Mané pour cette fois pour son talent réel et aussi par égard pour le peuple sénégalais et son gouvernement . On l’a vu sous d’autres cieux et en d’autres occasions . Alors pourquoi pas au Sénégal ? C’est frustrant tout de même. La CAF n’oserait jamais, je dis bien jamais, organisé une telle cérémonie dans certains pays africains bien connus sans couronner un fils de ces pays qui serait nominé à un trophée. JAMAIS . Mais on dirait que c’est le lot du Sénégal d’être régulièrement « giflé » dans ses entreprises à dimension africaine. Après la Couleuvre de l’UEMOA que nous fait avaler le Niger, le  Boa de la Commission de l’Union Africaine que le Tchad nous a fait ingurgiter avec la trahison de nos «amis» de la CEDEAO, voici que nous avalons la vipère qui nous a été servie par la CAF. Çà commence à faire beaucoup. Finalement le coup de Maître mijoté par le gouvernement qui aurait voulu bien rebondir sur l’événement pour en tirer un bénéfice politique  aura tourné en eau de boudin avec cette déconvenue monstrueuse de la CAF. La pilule est amère, très amère.

Maintenant, la messe est dite, Salah est ballon d’or et l’Egypte va abriter la Coupe d’Afrique des Nations 2019. Bien.

Nous sommes donc à quelques six mois de la prochaine CAN. si Dieu nous prête vie.

Et il est bon de sonner l’ALERTE et mettre à profit cette période pour revisiter toutes les campagnes africaines déjà vécues et les analyser froidement pour en tirer toutes les bonnes leçons afin de réussir enfin une campagne victorieuse.

 

Dans cet exercice, il est intéressant de rappeler les deux assertions suivantes :

« Le problème de l’équipe du Sénégal, c’est l’entraineur » prononcée par l’entraineur de Madagascar qui a réussi la gageure de qualifier cette équipe pour la première fois de son histoire, à une phase finale de la CAN .

Ensuite « Avec Aliou Cissé, cette équipe ne gagnera rien » prononcée avec dépit par ElHadj DIOUF qui, n’en déplaise à ses contempteurs, est encore et toujours le SEUL sénégalais ballon d’or africain et doublement sacré dans des pays autres que le Sénégal .

Deux assertions données par deux voix autorisées dans le monde du football africain et à qui on peut dénier tout ce qu’on veut sauf qu’ils ne savent rien de ce qu’ils parlent.

Pour ma part, je rappelle que j’avais écrit à  la fin de la CAN 2017 au Gabon, un post que je me fais le plaisir de partager à nouveau avec vous. Le voici dans son intégralité.

 

CAN 2017 : POST SCRIPTUM

 

La Coupe d’Afrique des Nations de Football édition 2017 (CAN) s’est donc achevée. Le Cameroun a gagné . Les autres, tous les autres ont participé et bien participé . BRAVO à tous et surtout au Gabon, pays organisateur qui a su relever le défi de l’organisation malgré toutes les appréhensions légitimes de beaucoup de monde.

 

Quid du Sénégal ? A l’inverse de tous ceux qui estiment que Nos LIONS ont fait une CAN acceptable pour ne pas dire honorable et au risque de déplaire à beaucoup, je m’inscris en faux contre cette attitude. Et je dis clairement qu’ « on a échoué » .

Pour la première fois  que toutes (je dis bien TOUTES)  les conditions étaient réunies pour GAGNER , ON A ECHOUE… il faut avoir le courage et l’honnêteté de le reconnaître plutôt que de devoir, après pareille campagne, trouver des motifs léonins de satisfaction virtuelle pour ne pas  oser accepter l’ECHEC et en déterminer les raisons pour SANCTIONNER les fautifs.

OUI !! pour une fois que l’Etat qui était très souvent le maillon défaillant de la chaîne a joué à la perfection toute sa partition  ( primes, transport, hébergement, 12ème Gaindé etc…) et que l’Equipe nationale était l’épouvantail de cette CAN tellement elle présentait tous les aspects d’une Armada dévastatrice à qui rien ne devrait pouvoir résister , Voilà que nous rentrons à la maison, gros cul devant comme derrière et ….avec çà « Fier comme Artaban » d’avoir réussi une bonne campagne. NON, NON, MILLE FOIS NON .

On a échoué et il faut le reconnaître, le dire et chercher à situer les causes et surtout SANCTIONNER…

Il me souvient que dans les années 70 , le Hafia Club de Conakry a régné en maître sur les stades d’Afrique parce que Feu Le Président Ahmed Sékou TOURE leur mettait la pression et n’hésitait pas à les mettre en prison après toute campagne désastreuse. Le Tout Puissant Engleberg de Lumumbashi et actuel Mazembé a eu aussi sa part de « corrections » de Feu Mobutu Sesé Seko KUKU Wendu Wasa BANGA lors de certaines défaites mémorables avant de comprendre qu’il faut TOUT FAIRE pour GAGNER .  J’entends déjà des voix Soft imbues de leur « sensibilité » normative de salon , s’élever contre de telles pratiques qui certes, peuvent paraître  excessives mais qui n’en demeurent pas moins des formes efficaces de sanction.

C’est dire simplement que tant qu’on n’apprendra pas à sanctionner aussi bien positivement que négativement dans notre pays, on n’enregistrera aucune victoire majeure sur le théâtre des opérations aussi bien sportives que politiques.

Ne suivez pas mon regard…

La complaisance, le Masla , la Soutoura et autres attitudes fatalistes sont des « opiums » que nous aimons prendre pour ne pas situer les responsabilités et prendre des sanctions radicales pour Changer et surtout… AVANCER.

 

Pour cette CAN 2017 qui était vraiment LA NOTRE …Il fallait vraiment (comme nous) être au Gabon pour se rendre compte du gâchis sénégalais. Dans les marchés, les grands places, les agoras , partout, dis- je,… tout le monde s’accordait à dire que cette CAN là est celle du Sénégal tellement l’équipe respirait la force, la puissance, la technique et tout et tout et tout . On faisait PEUR !!! Et …catastrophe, on rentre bredouille et certains et non des moindres osent nous dire que « çà va, çà va aller… » Non çà n’ira jamais tant qu’on continue devant nos échecs récurrents à regarder notre petit doigt . Ndoffène FALL l’a dit dans un journal « il faut situer les responsabilités et oser  SANCTIONNER .. »

 

Qu’est ce qui n’a pas marché ? Certes, le football est une science inexacte pour parler comme l’autre mais il n’en demeure pas moins que de plus en plus le football tend à devenir une science presque exacte. L’ère des génies semble dépassée le football devient de plus en plus « Normé » . On parle maintenant de nombre de buts, de passes décisives, de duels gagnés et perdus , de tacles réussis, de distance parcourue etc .. Toutes choses qui ont fini de faire du football, un SPORT de force, d’endurance et de vélocité avec de temps à autre des éclairs de génie pour justement « éclairer » le jeu. Fabregas s’en est plaint récemment.

 

A cette CAN 20117, on avait une superbe équipe, de très bons  joueurs , des supporters formidables ,il manquait quoi ? Pour parler comme les gabonais. La réponse coule de source : UN ENTRAINEUR ,UN BON ENTRAINEUR capable de composer une équipe en fonction du jeu (le football) des enjeux (la compétition) et des phases de jeux (les rencontres) . Oui, il nous a véritablement manqué un COACH qui sait lire UN MATCH pour trouver «  Solutions » aux problèmes posés par l’adversaire.

Passe encore pour les matchs de poule où nous avons gagné plus par la peur des autres que par notre football propre : le match contre le Cameroun a été le véritable révélateur des LIMITES tactiques et techniques du sélectionneur . Etre sélectionneur c’est –entre autres- savoir lire un match et composer son équipe en fonction de l’adversaire.  Il est affligeant de constater que le sieur CISSE –imbu de sa nomination/élection qu’il porte en bandoulière, s‘est complu dans un schéma tactique incohérent ou plutôt connu de lui seul pour jouer le Cameroun.  Certes, on ne refait pas le match et  nous sommes 14 millions d’entraîneurs comme le dit le PR .

Mais il y’a des choses pour lesquelles on n’a nullement besoin d’être un spécialiste pour savoir qu’elles sont inopérantes. Sur ce chapitre, tout le monde a constaté et décrié avec la dernière énergie la présence systématique et improductive d’un Mame Biram DIOUF –un défenseur maintenant – à la pointe de l’attaque sénégalaise, en lieu et place d’autres attaquants de métier et plus en jambes (Famara Diedhiou, Moussa Sow et Konate) .

 

Ensuite, dès après les 2ème matchs des poules, l’entraineur du Cameroun interrogé par la TV gabonaise avouait toute sa crainte de devoir affronter le Sénégal et ne souhaitait pas du tout nous rencontrer sauf en finale  où tout peut être possible. Après les matchs de poule et le sort ayant mis le Sénégal sur sa route, il (BROOS) déclarait que lui, avec un jeune  effectif  et la défection de plusieurs ténors, il est déjà tout heureux d’avoir atteint les quarts de finale.

Pour le match contre le Sénégal, il disait ne pas se faire beaucoup d’illusion. Mais qu’il va jouer sa chance en faisant tout pour empêcher le Sénégal de jouer et  surtout de marquer. Aliou CISSE ne peut pas dire qu’ii ne l’a pas entendu. Et il aligne face à ces monstres physiques, des joueurs de poche (Gana Gueye, Sané, Diao Keita, Ismaila SARR) alors qu’on avait sur le banc, des bons répondants au jeu très  limite des camerounais,  genre Cheikh NDOYE, Pape Kouli DIOP , Moussa SOW ;Famara Diedhiou…Résultat des courses,  les Camerounais avec une équipe de gladiateurs au jeu très physique ont épuisé et dégouté les sénégalais pour les terrasser aux pénalties.  Constat clair et limpide, BROOS a dévoilé toutes les limites de CISSE, incapable de trouver parade au jeu des camerounais .

 

Comme quoi, entre un COACH (BROOS) et un COCHE (CISSE) il n’y a pas photo.

 

C’est à se demander s’il avait des collaborateurs /conseillers  dans son staff. ?.

Si les conseillers sont là, soit,  ils n’ont pas bien joué leur rôle ce qui serait une faute de leur part …. A sanctionner.  Soit alors,  ils ne sont pas écoutés  par Coche CISSE. Dans ce cas, un ferme rappel à l’ordre s’impose pour lui faire comprendre qu’il se doit de prendre en compte les avis des uns et des autres car il est à la tête d’une équipe (staff).

 

Et le comble c’est que malgré tout, il ose affirmer droit dans ses bottes que « si c’était à refaire, il referait la même chose » . Mais enfin, quand est ce que ce Monsieur va-t-il comprendre qu’il ne peut pas avoir raison contre tout le monde ? Et qu’il se doit de cultiver l’humilité et surtout d’accepter de CHANGER quand tout le monde s’accorde à dire que « çà ne va pas ». Etre scotché dans des convictions surannées n’a jamais été une attitude responsable. Ne dit-on pas « que seuls les imb…ne changent pas d’avis ».

D’autant plus que lui, il a encore beaucoup à apprendre et à prouver pour prétendre être un COACH véritable. Pour l’heure il n’y a que la FSF (Fédération sénégalaise de Football) qui lui a donné une opportunité de gérer une équipe de football,  plus par reconnaissance  pour services rendus que par conviction véritable en son expertise. Avec son pedigree actuel, Je le mets au défi de pouvoir trouver un autre employeur vite fait s’il lui arrivait d’être viré de l’équipe Nationale. Ce que je ne lui souhaite pas du tout, encore faut-il qu’il accepte et « positivise » les critiques  plutôt que de dire avec grandiloquence : « les critiques ne me touchent pas ».

 

Par ailleurs, le rappel à l’ordre devrait être activé pour qu’il enlève aussi ses rastas vieillots qui le font ressembler à un artiste godillot. Avoir des Rastas à vingt ans çà passe mais les conserver au-delà de 35 ans çà devient ringard .  A moins d’être un Raye Fall ou un Rastafarian.

Un sélectionneur National c’est pratiquement «un Ministre » de la République ou tout au moins un Haut Représentant de la Nation. A ce titre, il se doit d’être présentable. Le monde appartient à ceux qui sont corrects jusque dans leur apparence. Voyez les sélectionneurs et entraineurs des équipes qui se respectent, ce sont des  personnes correctes jusque dans leur mise. Il est le seul – du moins à ma connaissance – à porter des rastas hirsutes qui le font  ressembler à un guignol. Il doit se coiffer et bien se coiffer. La FSF doit lui exiger cela par décence et par respect pour le peuple sénégalais.

Fin du post..

 

Les mêmes remarques sur Aliou CISSE demeurent encore et sont corroborées par les deux assertions de El Hadj DIOUF et de l’entraineur malgache citées supra. La coupe du Monde 2018 de Russie avec notre bilan désastreux est venue illustrer encore toutes les limites de CISSE.

Et ce n’est pas le fait d’avoir été nominé pour le trophée du meilleur entraineur africain de l’année 2018 par la Caf qui nous fera changer d’avis à son endroit. Cette nomination de meilleur entraîneur de l’année d’ailleurs a tout l’air d’un leurre pour mieux faire passer la pilule de l’affront réservé au Sénégal pour cette CAF AWARDS.

Il urge donc de sonner l’ALERTE pour BIEN passer au crible tous les aspects de notre équipe nationale de football notamment sur le plan de l’encadrement technique afin d’espérer enfin gagner le GRAAL de la Can de football en 2019. Toute autre attitude nous apporterait les mêmes déconvenues déjà vécues en 2017.

Que DIEU fasse que mes ALERTES s’avèrent FAUSSES pour un SENEGAL triomphant en 2019 . AMINE…AMINE…AMINE…

DIEU nous garde et garde le Sénégal .

 

 

 

 

Dakar le  9/01/2019

 

 

Guimba  KONATE

DAKAR

guimba.konate@gmail.com

Quand la réélection de Macky sécurise pour de bon le Sénégal !!!

Notre cher pays le Sénégal gagnerait plus si nous plaçons au coeur de nos préoccupations les défis qui nous interpellent à savoir l’emploi des jeunes, les contraintes de l’économie mondiales, la lutte contre la pauvreté, la protection sociale. Il est plus essentiel de se concentrer sur ces questions de développement que de s’attarder sur des sujets qui ne feront que nous retarder.
Depuis son accession à la magistrature suprême le président Macky Sall ne cesse de travailler à améliorer les conditions de vie des populations sénégalaises dans ses différents segments à travers ses ambitieux programmes articulés autour du Plan Senegal Emergent (PSE). Parmi ceux ci on peut citer entre autres le PUDC, CMU, PUMA, PRACAS, PRODAC ou les bourses de sécurité familiale qui sont des réponses pertinentes contre la pauvreté et les inégalités sociales
En 2013, le taux de croissance du PIB était de 3.5%, 4.3% en 2014 ; 6.5% en 2015 ; 6.6% en 2016; 6.8% en 2017 et 7,2% en 2018, une première dans l’histoire économique du Sénégal, qui n’a jamais affiché un taux de 6% sur quatre années consécutives. Le président Macky Sall a très tôt pris conscience que seul le temps de l’action peut assurer un avenir radieux à la génération future. Il est l’initiateur de cette nouvelle stratégie de croissance qu’est le Plan Sénégal émergent 2035. Les 1.225,2 milliards de FCFA injectés en 2017 dans les dépenses d’investissement pour accélérer la transformation structurelle de l’économie auront bientôt un impact positif sur les conditions de vie des populations surtout rurales. A cela s’ajoutent les investissements sur la santé, l’éducation, l’environnement, l’agriculture, la recherche, la formation professionnelle et la protection sociale.
Le Sénégal est sécurisé pour de bon donc promu a un bel avenir si le président Macky Sall est réélu en 2019. Il faut une mobilisation générale pour accompagner les orientations du président de la République et de patienter pour voir venir les résultats. C’est pourquoi c’est un impératif voire une nécessité pour toutes les forces vives de la nation mais plus particulièrement celles de la majorité présidentielle de se focaliser sur comment renforcer la deuxième alternance incarnée par le président Macky Sall. Et cela passe inévitablement par l’éveil des consciences sur la pertinence de continuer à accompagner le président Macky Sall avec son PSE qui a finit de faire tâche d’huile puisque prenant en compte l’ensemble des préoccupations et aspirations des populations sans exclusive
Mais comme toujours une certaine opposition nihiliste doutera de la maturité du peuple Sénégalais qui à chaque consultation électorale atteste par les urnes que le Président Macky Sall est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Dés lors il est primordial de réélire le président Macky sall en 2019 pour sécuriser le Sénégal et assurer un bel avenir aux générations futures








Mame Ousmane Diop
Responsable APR
Email : emodiop@gmail.com

Acte 3: 4 plaies à panser, 5 ans après !

Le cinquième anniversaire de la loi 2013-10 du 28 décembre 2013 portant Code général des Collectivités territoriales communément appelée Acte 3, nous donne l’occasion de porter quelques appréciations sur ce texte fondamental en matière de gouvernance territoriale au Sénégal.

 

Dans le souci d’une amélioration continue de notre système de gouvernance, quatre (04) insuffisances et défaillances devraient être corrigées pour permettre aux collectivités territoriales d’être dotées de ressources humaines, financières et techniques requises pour un accomplissement efficace et efficient de leurs missions1. Ce qui permet de mieux prendre en charge les préoccupations majeures des communautés locales.

 

  1. Faible accompagnement technique des collectivités territoriales

 

Il est avéré que la quasi-totalité des collectivités territoriales sénégalaises ne sont pas dotées de moyens humains qualifiés ou techniques pour une bonne gestion des importantes compétences qui leur sont transférées. Dans les grandes villes, l’essentiel du personnel est sans instruction ou d’un niveau primaire. A titre illustratif, dans les villes de Kaolack et Saint Louis, le taux de ce personnel sans instruction représente respectivement 73 et 68 % des agents municipaux2, alors que seulement 4% et 10% des agents ont le niveau du Bac.

 

La situation est plus grave en milieu rural où les communes ne disposent souvent pas de services ou agents techniques propres. Dans ces communes, un seul agent (assistant communautaire devenu secrétaire municipal) fait tout et devient alors, omniprésent dans tous les dossiers municipaux. Concernant les maires, ils sont très souvent des analphabètes en français et ne peuvent alors comprendre aisément les documents qu’ils sont chargés de traiter.

 

Trois pistes de solutions peuvent être explorées pour améliorer ce tableau sombre de notre politique de décentralisation.

 

La loi n°96-07 du 22 mars 1996 portant transfert de compétences aux régions, aux communes et aux communautés rurales avait créé un pertinent outil appelé « conventions types » mais dont la gestion légère a fini de le rendre inefficace. En effet, cet outil permet aux organes exécutifs (maires et présidents de conseils départementaux) de faire recours aux services techniques de l’Etat dans l’exercice des compétences transférées. Selon l’article 9 de cette loi, ces conventions passées entre le représentant de l’Etat et l’organe exécutif local devaient déterminer les conditions d’utilisation de chaque service de l’Etat par les collectivités territoriales. Ces services sont mis dans le cadre de cette convention à la disposition des collectivités territoriales. Ils reçoivent de celles-ci « toutes instructions nécessaires pour l’exécution des tâches ». Cette disposition reprise par l’article 285 du code général des collectivités territoriales (Acte 3) reste encore peu efficace, malgré la dotation financière mobilisée.

 

Rappelons qu’un important prélèvement est effectué sur le FDD3 en faveur des autorités déconcentrées de l’Etat pour les activités des services devant accompagner les collectivités territoriales. En 2016, ce prélèvement tournait autour de 300 000 000 FCFA. Les efforts nécessaires pour vulgariser cet outil auprès des élus locaux ne sont pas consentis. Ces conventions sont largement ignorées par les collectivités territoriales. Or les fonds qui leur sont dédiés sont régulièrement consommés dans un brouillard d’opacité. Et les maires continuent à négocier directement avec les agents de ces services sans passer par la signature d’une convention.

 

1 Article 16-2-a) de la Charte 1
  • Rapport public de la Cour des comptes (2013, page 65)

 

  • Fonds de Dotation de la Décentralisation

 

Les maires prennent directement en charge les frais de déplacement ou de carburant de ces agents, alors que le FDD a déjà prévu des allocations pour prendre en charge de telles dépenses et soulager les budgets locaux. C’est d’ailleurs pourquoi en 2012, la Cour des Comptes avait recommandé au Président du Conseil régional de Tambacounda de mettre un terme aux dotations de carburant aux services extérieurs de l’Etat sans la signature des conventions-types4.

 

C’est encore dans cette optique, que le rapport sur le contrôle de légalité5 a fortement recommandé la prise d’une circulaire exigeant des autorités administratives de rendre compte de l’utilisation du fonds d’appui aux services déconcentrés, destiné à financer la mise à disposition de ces services.

 

En outre, l’Acte 3 avait enregistré une avancée considérable en exigeant à tout postulant à la fonction de maire de « savoir lire et écrire dans la langue officielle ». Malheureusement, moins de quatre mois après l’adoption de cette loi, le législateur est revenu sur sa décision pour enlever ce critère et retourner à la case de départ. Présentement, il s’agit juste de « savoir lire et écrire » dans n’importe quelle langue, alors que la langue de travail de l’administration, c’est le français.








Dans les faits, des maires signent des documents sans comprendre le contenu et les enjeux majeurs encourus. Loin de nous, l’idée de dire que les maires qui savent lire et écrire en français sont bons et les autres sont mauvais. Par contre, si vous ne maitrisez pas le principal outil de communication de l’administration, vous aurez toutes les peines du monde pour manager un démembrement de l’administration. La gestion des collectivités territoriales fait appel à un personnel suffisant et de qualité pour faire face aux exigences des missions confiées à ces collectivités dont les compétences et les responsabilités sont progressivement rehaussées. Au premier rang de ce personnel doit se trouver un maire maitrisant les dossiers soumis à son analyse et à sa signature.

 

Comme le soulignait le Président de la République lors de l’installation de la fonction publique locale (27 février 2018), « cette grande réforme exige la modernisation de la gestion publique territoriale avec la promotion soutenue de la qualité des ressources humaines ».

 

Nous ne pouvons pas terminer cette partie sur l’encadrement technique sans parler du piteux état des Centres d’Appui au Développement local (CADL). Le CADL est le seul service technique déconcentré de l’Etat en milieu rural. Basé au chef-lieu de l’arrondissement, il peut polariser plusieurs communes, mais il manque de moyens logistiques pour intervenir efficacement. Aujourd’hui, certains CADL ne sont même pas dotés de personnel et les communes concernées sont alors laissées à elles-mêmes. Ce qui est de nature à renforcer la gestion tatillonne des affaires publiques locales par ces élus locaux.

 

Terminons, par le processus d’approbation des délibérations. Le représentant de l’Etat (préfet ou sous-préfet) est chargé de veiller à la sauvegarde des intérêts nationaux, au respect des lois et d’exercer le contrôle de légalité. Il a alors besoin de l’appui des services techniques pour mener à bien sa mission, vu la diversité des domaines d’intervention des collectivités territoriales. Or, l’article 286 (CGCT) dispose que les agents des services déconcentrés de l’Etat qui ont apporté directement et personnellement leur concours à une collectivité territoriale pour la réalisation d’une opération, ne peuvent participer, sous quelque forme que ce soit, à l’exercice du contrôle de la légalité des actes afférents à cette opération. Cette disposition interdit au représentant de l’Etat de saisir les services techniques qui ont appuyé une collectivité territoriale dans la réalisation d’une opération, pour recueillir leur avis. Ces services sont donc écartés du processus d’approbation. Alors que le représentant de l’Etat doit s’appuyer sur ces services pour prendre une décision éclairée. Il est alors amputé de ses bras techniques.

 

4 Rapport public de la Cour des Comptes de 2012 (page 168). 2

 

  • Rapport sur le contrôle de légalité 1998-2007 publié en octobre 2009

 

Cette disposition ne cadre pas avec la « real-décentralisation » sénégalaise. La quasi-totalité des collectivités territoriales sénégalaises n’ont pas de services propres et ne s’auraient s’en passer de l’appui des services déconcentrés de l’Etat. Par contre, si les collectivités territoriales étaient dotées de services techniques propres, cette disposition serait pertinente, en ce sens qu’elle permettrait d’éviter les conflits d’intérêt ou autres « délit d’initié » ou de « conflit de mission ». Cette disposition du CGCT6 doit être abrogée.

 

Sous un autre registre, les représentants de l’Etat et plus particulièrement les sous-préfets devraient bénéficier d’un programme permanent de formation continue. La vaste étendue de leurs missions, le nombre important de communes placées sous leur contrôle, ainsi que le manque de personnel qualifié dans les anciennes communautés rurales exigent de ces agents de l’Etat une maitrise des textes et de la science administrative.

 

En général, les représentants de l’Etat ne délivrent pas d’accusé de réception, alors que, cette délivrance est obligatoire et immédiate (article 243 du CGCT). Cet accusé de réception est important, c’est à partir de cette date que court le délai d’approbation et il peut être utilisé comme preuve. Certains refusent de délivrer cet acte pour ne pas s’enfermer dans les délais qui sont pourtant légaux. Le Ministère de l’Intérieur doit élaborer un modèle-standard d’accusé de réception et inviter les autorités de l’administration territoriale à se conformer à ces dispositions légales.

 

Les différents rapports des corps de contrôle ne cessent de pointer les manquements et surtout la légèreté dans l’exercice des missions de contrôle des représentants de l’Etat7. Du fait de leur rôle de contrôleur de la légalité, ils sont co-responsables des violations ou mauvaises appréciations des textes juridiques reprochées aux élus locaux.

 

  1. Faible capacité financière

 

Le principal cri de cœur des élus locaux depuis la mise en place de cette nouvelle politique de gouvernance territoriale est la faible capacité financière des collectivités territoriales. Sur ce point, il faut souligner dès le départ que les responsabilités sont partagées.

 

Conformément au principe constitutionnel de la « libre administration », la source principale des collectivités territoriales doit demeurer les ressources propres. Le législateur a quand même introduit dans cette catégorie de ressources, les dotations provenant de l’Etat (FDD, FECL8, fonds de péréquation etc.). Les communes doivent mener une stratégie hardie de mobilisation de ressources propres locales. Pour ce faire, les élus locaux doivent être animés d’un volontarisme politique et soucieux d’assainir la situation de leurs communes respectives. C’est pathétique d’entendre très souvent des maires dire « nous attendons l’Etat ». Or, l’article 73 du code prévoit que « ne peuvent être constituées en communes que les localités ayant un développement suffisant pour pouvoir disposer des ressources propres nécessaires à l’équilibre de leur budget ».

 

Cette disposition pertinente qui est le soubassement même de la décentralisation n’est malheureusement pas respectée. La création de beaucoup de communes est dictée par des considérations politiciennes, ce qui est à l’origine de la prolifération ou de la fragmentation territoriale. Certaines communes n’ont aucune potentialité ou viabilité territoriale ou économique pour générer des ressources propres, elles demeurent en permanence sous perfusion des fonds de l’Etat.

 

6 Code Général des Collectivités Territoriales 3

 

  • Rapport public de la Cour des Comptes de 2012 (pages 157 et 168) ; Synthèse du Rapport public de la Cour des Comptes de 2011 (page 26) ; Rapport public de l’Inspection Générale d’Etat de 2014 (pages 51 et 52).

 

  • FDD=Fonds de Dotation de la Décentralisation ; FECL=Fonds d’Equipement des Collectivités Locales

 

Et d’ailleurs, si l’article 74 du CGCT était rigoureusement appliqué, toutes ces communes devraient être dissoutes. Cet article souligne que « lorsque, pendant quatre années financières consécutives, le fonctionnement normal d’une commune est rendu impossible par le déséquilibre de ses finances, sa suppression peut être prononcée par décret, après avis de la Cour suprême ». Mais pour éviter des troubles et autres contestations, l’Etat renforce la perfusion au niveau de ces communes pour les maintenir en vie institutionnelle.

 

L’Acte 3 a beau proclamer vouloir mettre en place des « territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable », mais ces vœux restent pieux. Le découpage ne permet pas l’atteinte de cet objectif général, visé par « l’Acte III de la décentralisation ».

 

A titre illustratif, nous avons participé à une mission d’appui au recouvrement organisée par une ancienne communauté rurale dans la région de Kaolack avec l’appui de la coopération allemande, au lieu de recouvrer de l’argent auprès de contribuables, c’est le maire (qui faisait partie de la mission) qui était obligé de donner de l’argent aux populations. Il n’y avait pas de potentiel et le taux de pauvreté était tel que le maire était obligé de distribuer de l’argent dans des villages sillonnés.

 

Les communes qui ont un potentiel fiscal relativement important font face à un manque à gagner important dans le recouvrement des recettes. Dans ces communes, la matière imposable reste non actualisée. Ce qui constitue un obstacle à un recensement exhaustif des contribuables et à l’élargissement de l’assiette de la fiscalité locale.

 

Dans la pratique, il est perçu des produits des expéditions des actes administratifs, des actes de l’état civil ou autres droits de légalisation, sans reversement de ces recettes dans le budget. Le modus operandi consiste à délivrer ces actes sans y apposer de timbre, à l’instar des collecteurs « djouti » dans les marchés, qui perçoivent les droits de place (à un montant inférieur à la valeur faciale) sans délivrer de tickets en contrepartie.

 

Une collectivité territoriale ne doit plus être gérée comme une administration classique, mais plutôt comme une entreprise. Dans cette optique, les maires peuvent confier le recouvrement à des cabinets privés avec signature de contrats de performance. Ces privés se feront rémunérer sur la base du taux de recouvrement, conformément aux objectifs de performance qui leur sont assignés, selon le potentiel de l’assiette. C’est une manière d’ailleurs de contribuer à la promotion du partenariat public-privé, inscrit en lettre d’or dans la nouvelle politique économique du Sénégal.

 

En 2005, le Maire de Dakar a mis cent agents à la disposition de la Direction Générale des Impôts et des Domaines (DGID), et une hausse considérable a été enregistrée à la suite de cette initiative. Pour le seul quartier des Almadies, le produit de l’impôt collecté dans ce secteur est passé de 9 millions de FCFA à 5 milliards.

 

Ce partenariat facilitera à la commune, la tenue d’une comptabilité des ressources tirées de ces produits (état-civil) en vue de disposer de situations de synthèse périodiques, conformément à la réglementation en vigueur.

 

Il est évident que ces genres d’initiatives font appel à l’appui constant, concerté et planifié des services des Impôts et du Trésor dans un programme de travail commun. Ce partenariat peut être porté par les Commissions de fiscalité locale. Ce nouveau et pertinent mécanisme est mis en place par le nouveau code général des impôts (article 308). Malheureusement, cette commission se limite aux contributions foncières des propriétés bâties et non bâties. Il s’agit maintenant de l’élargir aux autres impôts locaux, de l’animer, de la rendre dynamique pour assurer une meilleure communication entre les parties prenantes.

 

Les considérations électoralistes sont à l’origine de fortes déperditions fiscales. Beaucoup de maires sont peu rigoureux dans la perception des impôts locaux, par crainte d’être débarqués lors des prochaines élections locales. Cette crainte ne tient pas.

 

 

4

 

Les populations ne sont pas contre le paiement, mais exigent des réponses idoines à leurs préoccupations et en toute transparence. Le taux de recouvrement des impôts locaux de la commune de Dakar est passé de moins de 19 000 000 000 FCFA en 2010 à près de 25 000 000 000 en 2013, c’est-à-dire à la veille des élections locales de 2014 et pourtant cette même équipe a été reconduite par les dakarois.

 

Les équipes municipales doivent enfin utiliser les opportunités offertes par l’article 198 (CGCT) qui permet aux collectivités territoriales de créer en fonction des potentialités locales des équipements marchands et d’instituer des taxes sur l’utilisation de ces équipements. Par exemple, Wack Ngouna dans le Saloum peut s’équiper de machines d’arachide (décortiqueuse, égreneuse, tireuse, éplucheur etc.). Ces équipements permettent d’alléger les travaux de l’agriculteur et de renforcer la qualité de la production, tout en générant des recettes budgétaires. La commune de Oréfondé (Matam) peut mettre en place une mini-rizerie, vu que les producteurs vont de longues distances ou se contentent des méthodes traditionnelles. Là également, la gestion de ces équipements, pour plus d’efficacité, pourrait être confiée à des privés.

 

Les organes exécutifs locaux (président conseil départemental et maire) ont la charge de favoriser un environnement local propice pour impulser le développement d’entreprises (même informelles). L’Etat a déjà mis en place des outils de promotion de l’entreprenariat (ADPME, 3FPT etc…)9, il appartient maintenant aux autorités décentralisées de les articuler avec la décentralisation par des initiatives de développement économique local aptes à valoriser leurs territoires par l’exploitation de toutes les potentialités locales.

 

Le Sénégal a mis en place un cadre de partenariat public-privé. Ces opportunités doivent être exploitées par les collectivités territoriales. A ce titre, les communes pourraient s’inspirer de la belle trouvaille de Malicounda dans la mise en place de la Centrale solaire d’un coût de 22 milliards de FCFA et dans laquelle la commune détient 5% des parts de la société d’exploitation.

 

Pour couronner toutes ces initiatives de succès, les communes doivent impérativement mettre en place les cadres de concertation prévus à l’article 7 du code général des collectivités territoriales. Ces cadres auront un droit de regard dans la gestion de ces fonds collectés, ce qui est de nature à renforcer la transparence, à lever toute suspicion et à amener les contribuables ainsi rassurés à s’acquitter convenablement de leurs obligations fiscales.

 

A côté des élus locaux, l’Etat a aussi une part de responsabilité dans la faible capacité financière des communes. En 1996, l’Etat a transféré d’importantes compétences aux collectivités territoriales, sans transférer les moyens pour couvrir toutes ces nouvelles charges. Or, selon l’article 282 du CGCT « les transferts de compétences par l’Etat doivent être accompagnés au moins du transfert concomitant aux départements et aux communes des moyens et des ressources nécessaires à l’exercice normal de ces compétences… ». Cette disposition laisse apparaitre deux principes, d’une part chaque transfert de compétence est accompagné de moyens et d’autre part, ces moyens doivent permettre un exercice normal de ces compétences.

 

En réalité et vingt-deux ans après cette politique de transfert, certaines compétences ne font pas encore objet de transfert financier. Ces transferts consacrés par le législateur tardent à se matérialiser dans toutes les compétences transférées, aggravant ainsi les contraintes d’ordre financier des communes.

 

Les secteurs de la santé, de l’éducation et du sport sont les seuls ayant régulièrement bénéficié des ressources du Fonds de Dotation de la Décentralisation depuis sa création10.

 

 

 

9 ADPME : Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises; 3FPT : Fonds de Financement 5 de la Formation Professionnelle et Technique

  • Rapport 2015 de l’Inspection Générale d’Etat (page 85)

 

Ces transferts effectués (pour les compétences qui en reçoivent) ne permettent pas non plus un

 

  • exercice normal de ces compétences ». Selon ce même rapport, « l’évaluation des coûts de compensation a été virtuelle, depuis l’origine, car n’ayant pas été faite de manière précise, afin de déterminer, pour chaque compétence transférée, la nature des charges concernées11 ».

 

En outre, le FDD pourrait être renforcé en diversifiant ses sources de financements, au-delà de la TVA. Ce fonds pourrait être alimenté aussi par la TRIMF12. Le problème de cet impôt est qu’il est versé en principe à la commune où l’entreprise a son siège social (article 35 code général des impôts). Or beaucoup d’entreprises ont leur siège social à Dakar et déroulent leurs activités dans les communes de l’intérieur. Au lieu de centraliser tous les versements de cet impôt dans la commune du siège social, ils peuvent plutôt contribuer à alimenter le FDD. Ce qui permet de faire jouer la péréquation en permettant

 

  • toutes les communes d’en bénéficier. Deux autres sources pourraient aussi être explorées au profit des communes. L’Etat est dans une dynamique d’augmenter les autoroutes à péage. Une quote-part peut être instituée sur ces péages et ristournée aux communes traversées.

 

Une autoroute est une perte de recettes pour ces communes. La commune perd des droits de stationnement qui étaient payés par les véhicules de transport en commun qui empruntaient la route qui traversait ces communes. De même, l’économie locale souffre de cette nouvelle situation. Les stations de service et autres boutiques voient leurs recettes baisser. Les vendeurs au bord de la route voient leurs revenus s’amenuiser. Tel est le cas à Dalifort, Pikine, Thiaroye, Diamniadio, Sébikotane, Bambéy, khombole etc. Pour réparer ce « préjudice fiscal », un système de ristourne peut être institué au profit de ces communes.








En outre, l’Etat n’a pas adopté une loi définissant les tarifs et les modalités de perception de certains impôts et taxes. Ce qui ne permet pas aux communes de mobiliser (légalement) ces recettes prévues. Nous pouvons citer la taxe sur la valeur des locaux servant à l’usage d’une profession, la taxe de balayage, la taxe de déversement à l’égout, la taxe sur les machines à coudre, la taxe sur les locaux garnis etc. Si l’Etat ne veut pas que ces taxes soient recouvrées, celles-ci doivent être supprimées et que le code soit ainsi allégé.

 

C’est cette situation qui est également à l’origine de la perception sans base légale des recettes sur les actes d’urbanisme (permis de construire, certificats de conformité, d’urbanisme et de démolition etc.). La mise en place de la DSCOS13 a propulsé le reflexe des citoyens à aller chercher à la mairie un permis de construire ou autres documents d’urbanisme. Ce qui entraine par conséquent la perception de droits par la mairie. Or, ces droits perçus ne sont mentionnés, ni dans la nomenclature budgétaire, ni dans les dispositions de l’article 195 du code général des collectivités territoriales qui énumèrent les recettes de fonctionnement et d’investissement de la collectivité territoriale. La Cour des Comptes a déjà attiré, en vain, l’attention des autorités sur cette question14.

 

Il est vrai que l’Etat fait des efforts pour augmenter régulièrement les transferts au profit des collectivités territoriales, mais cet effort est affaibli par l’absence de contrôle systématique et de sanctions sur l’utilisation de ces fonds.

 

En ce qui concerne le secteur minier, il peut sensiblement contribuer au financement des collectivités territoriales. Ce secteur draine aujourd’hui de flux massifs d’investissements couvrant diverses substances minérales.

 

 

11 Rapport 2015 de l’Inspection Générale d’Etat (page 87) 6

 

  • Taxe représentative de l’impôt du minimum fiscal
  • Direction de la Surveillance, du Contrôle et de l’Occupation des Sols

 

  • Rapport annuel de la Cour des Comptes de 2013 (page 76)

 

Les Articles 113 et 115 du nouveau code minier prévoient des mécanismes assez innovants. D’une part,

 

  • 20% des recettes provenant des opérations minières sont versés dans un fonds d’appui et de péréquation destiné aux collectivités territoriales …». D’autre part, « les titulaires de titres miniers, de contrat de partage de production, ou de contrat de service participent annuellement à l’alimentation d’un fonds d’appui au développement local des collectivités territoriales situées dans les zones d’intervention des sociétés minières… ». Le montant annuel de ces engagements financiers est de 0,5% du chiffre d’affaires annuel hors taxe. Malheureusement, ces initiatives du nouveau code minier sont encore ineffectives, malgré la signature de l’arrêté interministériel du 20 décembre 2017 portant répartition de ces fonds tirés des ressources annuelles provenant des opérations minières au titre des années 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

 

Terminons sur une situation directement subie par les communes et sur laquelle elles ne peuvent agir directement pour corriger les dysfonctionnements. Il s’agit des exonérations sur les impôts locaux accordées par l’Etat. Les communes ne maitrisent ni le nombre, ni la durée de ces exonérations. Parfois, elles ne sont même pas informées de cette situation. Il est fréquent de voir une entreprise saisie pour paiement par une commune qui lui rétorque qu’elle est exonérée.

 

Il est bien de réfléchir sur les opportunités de financement des collectivités territoriales, mais il est mieux de prévoir des mécanismes de renforcement de la transparence dans la gestion de ces fonds par les élus locaux. La mise en place d’un cadre communal de concertation doit être systématique pour permettre aux citoyens et plus particulièrement à la société civile locale d’avoir un droit de regard organisé dans la gestion des finances locales. La mise en place de ces cadres ainsi que leur consultation doivent être une obligation légale et ne plus dépendre du « bon vouloir » du maire comme en dispose l’article 7 du CGCT. Cette implication des citoyens dans le système de collecte et de gestion des fonds permet aux contribuables de connaitre, en toute transparence, les montants collectés et leur destination. Ce qui est de nature à renforcer la confiance entre eux et la commune, d’une part et à impulser le civisme fiscal d’autre part. Le Président de la République l’a bien compris, en annonçant lors du Groupe Consultatif de Paris (17 décembre 2018), que la transparence est un gage de performance économique.

 

  • Des dysfonctionnements d’ordre institutionnel

 

De nombreux dysfonctionnements sont constatés dans la mise en œuvre de la décentralisation, surtout du fait de la communalisation intégrale.

 

La quasi-totalité des convocations des conseillers domiciliés en milieu rural se font dans l’illégalité. Selon l’article 146 du CGCT « toute convocation est faite par le maire. Elle est mentionnée au registre des délibérations, affichée à la porte de la mairie et adressée par écrit et à domicile, trois jours francs au moins avant celui de la réunion …». Pour les communautés rurales devenues communes, le problème se trouve au niveau de ce passage « convocation adressée par écrit et à domicile ». Cette disposition ne cadre pas avec le monde rural où il n’existe pas en général de système d’adressage. En outre, des difficultés sont notées dans la transmission d’une convocation écrite, du fait des longues distances entre les villages et certains chefs-lieux de commune, ainsi que du manque de moyens de transport ou de services appropriés.

 

Dans la pratique, les convocations se font par appels téléphoniques, sms, personnes interposées etc. Or, selon l’Acte 3, toute convocation, pour être légale, doit être faite conformément à cet article. Autrement dit, une session du conseil municipal qui se tient en dehors du système organisé par l’article 146 est sans base légale et le représentant de l’Etat est en droit de refuser l’approbation de toutes décisions sorties d’une session dont les conseillers ont été convoqués par téléphone ou personnes interposées.

 

 

 

 

7

 

En outre, ces contraintes liées aux distances et moyens de transport en zone rurale font que le délai entre le jour de la convocation et la session est trop court. L’article 146 le fixe à 3 jours alors que l’ancien code fixait ce délai à cinq jours pour les communautés rurales. Le nouveau article 146 doit ainsi être revu :

  • toute convocation est faite par le maire (…) elle est adressée par écrit et à domicile ou faite par le moyen le plus approprié cinq jours francs au moins avant celui de la réunion ».

 

Par ailleurs, l’article 148 a introduit une innovation regrettable. Selon cet article, il est inséré dans le procès-verbal, les prénoms et noms des votants, avec l’indication de leur vote. Beaucoup de communes ne respectent pas cette disposition et celles qui la respectent sont confrontées à des contraintes d’ordre social. Cette disposition veut que le PV précise pour chaque conseiller (votant) dans quel sens il a voté (pour, contre ou abstention). Cet article crée des stigmatisations et anéantit la solidarité municipale. Le législateur a interdit aux élus locaux, ce qui constitue le socle de la solidarité gouvernementale. Par exemple, le communiqué du conseil des ministres ne précise jamais la position ou l’avis d’un ministre dans une décision engageant le conseil et Dieu sait que tous les ministres ne sont pas toujours d’accord sur toutes les décisions adoptées.

 

De même, le procès-verbal de l’adoption d’une loi à l’Assemblée Nationale ne précise pas non plus, le sens du vote des députés pris individuellement. Ce PV stipule juste que l’Assemblée a adopté « à la majorité », ou « à l’unanimité ». L’article 47 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, ne prévoit pas l’indication de vote du député dans les travaux de commission. Il est seulement dit que, le procès-verbal doit indiquer, notamment, les noms des membres présents, excusés ou absents, les décisions de la Commission ainsi que les résultats des votes.

 

L’Acte 3 à travers cet article, sème la zizanie et la discorde au sein d’une équipe en cassant la solidarité qui devait être le ciment de la cohésion municipale, mais aussi entre les conseillers et les populations, en ce sens que la décision prise n’est pas collée au conseil municipal mais aux conseillers qui ont voté pour (ou contre) l’adoption de cette délibération. De même, si une délibération n’a pas été prononcée en faveur de certains administrés, les conseillers qui ont voté contre, sont stigmatisés et rendus personnellement coupables. Or, toute décision est sensée être prise par l’institution municipale et non les membres la composant. Cette disposition ne cadre pas avec la sociologie rurale. Ceux qui ne se reconnaissent pas dans une délibération indexent les conseillers qui ont été à l’origine de cette décision. Ils vous considèrent comme ennemi et du fait de la proximité, les familles respectives s’y mêlent et installent un conflit interfamilial. Un conseiller dans le département de Tivaouane nous a avoué qu’il avait voté pour l’attribution d’une terre et ceci est inscrit dans le PV. Depuis lors, son village l’a presque « excommunié ».

 

Concernant les articles 148 (alinéa 2) et 151, ils affaiblissent sérieusement la démocratie locale, en autorisant le huis clos dans les débats municipaux. Selon l’alinéa 2 de l’article 148, « les séances du conseil municipal sont publiques sauf si le conseil en décide autrement à la majorité absolue des membres présents ou représentés ». L’article 151 va dans le même sens en précisant davantage cette nouveauté introduite par l’acte 3. Selon les dispositions de cet article, « sur la demande du maire ou du tiers des membres, le conseil municipal, sans débat décide s’il délibère à huis clos ».

 

Selon le deuxième alinéa de cet article, le huis clos est de droit quand le conseil municipal est appelé à donner son avis sur les mesures individuelles et les matières suivantes :

 

  • secours scolaire ; assistance médicale gratuite ;
  • assistance aux vieillards, aux familles, aux indigents et aux sinistrés ;

 

  • assistance aux lieux de culte; traitement des questions visées à l’article 157 (audition d’un conseiller municipal, en vue de le déclarer démissionnaire).

8

 

Ces dispositions font appel à quelques commentaires de notre part. D’abord, la participation est la quintessence de la gestion de proximité. Or, celle-ci ne peut cohabiter avec le huis clos signifiant littéralement « portes et fenêtres fermées ». La possibilité de généraliser le huis clos (en dehors des cas cités par l’alinéa 2 et dont nous sommes d’accord) est même une violation et de la constitution qui, en son article 102, considère les collectivités territoriales comme le cadre institutionnel de la participation des citoyens à la gestion des affaires publiques, et de la section 2 du CGCT qui érige en principe directeur, la participation citoyenne.

 

La gestion des affaires publiques locales exige une participation, une transparence et non une confidentialité (soutoura). Le soutoura peut se faire dans les cas cités par l’alinéa 2 (article 151). Par contre, au risque de vider la décentralisation de tout son sens, il est impensable d’admettre l’exclusion des citoyens dans les séances de délibérations portant notamment sur la gestion des terres ; la gestion des postes de santé, maternités et cases de santé ; la gestion des forêts de terroirs ou l’adoption des plans d’action pour l’environnement; la gestion des écoles; l’adoption du plan de développement communal ou du schéma directeur et d’urbanisme ou enfin le traitement des questions liées à la jeunesse et aux sports. Or, cette innovation de l’Acte 3 (huis clos généralisé) donne droit à la commune de traiter toutes ces questions à huis clos sans exception.

 

La constitution en son article 66 a prévu le huis clos dans les séances parlementaires, mais « il n’est prononcé qu’exceptionnellement et pour une durée limitée ». Contrairement à l’article 66 de la Constitution, l’article 151 (CGCT) ne prévoit aucune limite pour recourir au huis clos. L’équipe municipale peut à tout moment faire appel à cet outil d’un autre âge. Elle peut en user et en abuser comme bon lui semble. Il est alors hors de question que le texte de base de la démocratie locale soit aussi restrictif et liberticide de la participation citoyenne. Surtout que la décentralisation est considérée comme le terreau ou l’école de la démocratie.

 

Autre impact négatif que l’usage de cet article peut entrainer est le dégout que cela peut provoquer au niveau des citoyens qui finissent par réagir d’une manière violente pour exercer leur droit légal de participation citoyenne. Pour éviter une telle situation, cette généralisation du huis clos doit être abrogée et maintenir uniquement les cas particuliers déjà listés par l’alinéa 2 de l’article 151.

 

Une « décentralisation à huis clos » étouffe la démocratie locale qui finit par suffoquer avant de mourir. Les sessions municipales doivent rester ouvertes au public. Ce charme de la gouvernance territoriale est un mécanisme d’exercice de plusieurs droits tels que la participation, le droit à l’information et le contrôle citoyen.

 

L’article 245 traine quant à lui, une lacune préjudiciable à la bonne gouvernance. Cet article énumère les actes soumis à l’approbation préalable du représentant de l’Etat. Il s’agit en réalité des actes les plus importants (emprunts, plans de développement, conventions financières de coopération internationale comportant des engagements d’un certain montant, affaires domaniales et urbanisme ; marchés supérieurs à un certain montant etc.). Le législateur a juste prévu un délai (un mois à compter de la date de dépôt de l’acte) dans lequel le représentant de l’Etat (préfet ou sous-préfet) devra approuver ou refuser d’approuver. Autrement dit, le représentant de l’Etat est en droit d’approuver un acte le jour même du dépôt de cet acte pour approbation. Or, une telle pratique administrative est regrettable, en ce sens que le représentant de l’Etat, constitue en lui-même une voie de recours pour le citoyen, une fois que l’acte lui est transmis par l’organe exécutif local. Un citoyen qui est lésé par un acte peut en effet, introduire un recours auprès du préfet ou sous-préfet.

9

 

Cependant, si ce dernier approuve la délibération le même jour, cela veut dire qu’il empêche au citoyen d’exercer son droit de recours. En effet, si le représentant de l’Etat approuve la délibération en toute précipitation, cette délibération devient exécutoire. Cette voie de recours est ainsi obstruée et bouchée. Alors qu’elle est avantageuse, du fait non seulement de sa proximité avec le citoyen, mais aussi de sa simplicité, sa gratuité et le peu de formalisme. A partir de ce moment, seul le recours direct est possible devant la Cour suprême dont le siège est à Dakar, avec toutes les contraintes auxquelles le citoyen fera face (longue distance, formalités onéreuses, formalisme juridique etc.). Malheureusement, il nous a été donné l’occasion de constater dans le département de Dagana, l’approbation de délibérations par un sous-préfet le jour même du dépôt de l’acte.

 

L’article 245 doit être revu en exigeant au représentant de l’Etat d’observer un délai minimal pour écouter la réaction éventuelle des populations après l’adoption d’une délibération et leur permettre éventuellement de le saisir avant qu’il n’approuve.

 

D’autres dysfonctionnements sont dus à la légèreté notée dans le contrôle exercé par les représentants de l’Etat (tenue irrégulière des sessions réglementaires, des registres de délibération non tenus à jour, non tenue des débats d’orientations budgétaires, interdiction aux citoyens de prendre copie des procès-verbaux, des budgets, des arrêtés pris par les collectivités territoriales etc.).

 

 

  1. Défaillances et incongruités d’ordre organisationnel

 

Cette plaie revêt plusieurs manifestations. Le conseil départemental doit disparaitre et céder la place aux pôles territoires. Cette réforme permet de sortir de l’émiettement territorial et prendre le train des grands rassemblements pour rester dans l’ère du temps. Les Pôles territoires constitueront des espaces plus appropriés pour la planification, la coordination et le suivi stratégique de la mise en œuvre des politiques nationales de développement socio-économique.

 

Les pôles territoires annoncés par le Président de la République constituent une initiative salutaire, mais ils ne doivent cohabiter avec les actuels conseils départementaux. Chaque Ministère a élaboré une Lettre sectorielle conformément au PSE, il appartiendra à chaque Pôle territoire de décliner ces orientations nationales aux dynamiques territoriales, dans le cadre d’une coopération territoriale avec les communes constitutives.

 

Pour le suivi de la mise en œuvre du PSE, il serait plus cohérent pour l’Etat de veiller à la bonne mise en œuvre de ces orientations à travers les Pôles territoires désormais considérés comme les relais entre le niveau central et le niveau territorial.

 

Le Sénégal pourrait mettre en place six pôles territoires dotés de la personnalité juridique. Il s’agit des pôles de Casamance, Sénégal oriental, Sine Saloum, Dakar-Thiès, Centre-Nord et Fleuve.

 

L’avantage de ces pôles est surtout l’homogénéité de leur espace au plan éco-géographique, la même identité de leur vécu socioculturel, les mêmes réalités et potentialités économiques. Ces pôles constituent une réponse appropriée au manque de viabilité des territoires et contribuent à la valorisation des potentialités de développement des territoires, conformément à l’esprit de l’Acte 3 (exposé des motifs).

 

Les Pôles territoires constituent un remède pour atténuer le mauvais découpage des communes sénégalaises. Il faut rappeler que nous avons au Sénégal beaucoup de communes qui ne pourront être des territoires viables, du fait de la petitesse de leur taille, des distorsions territoriales et de l’absence de potentialités de développement.

10

 

L’imprécision des territoires communaux est aussi à déplorer. Les anciennes communautés rurales devenues communes (avec Acte 3) ne sont pas encore délimitées avec précision. Les décrets créant ces collectivités se contentent juste de lister les villages rattachés sans aucun autre élément de géolocalisation.

 

Cette situation est une source de conflits réguliers et fréquents entre collectivités limitrophes. Les anciennes communautés rurales sont le territoire naturel de l’étalement ou de l’extension des grandes communes frontalières confinées dans des limites territoriales exigües et dont l’essentiel a épuisé son assiette foncière. L’autre type de conflit direct est celui noté entre anciennes communautés rurales, dès que l’une émet le besoin ou prononce une délibération sur une parcelle proche de la frontière.

 

Une opération de précision adéquate serait de salut public. Elle permettrait aux différentes collectivités territoriales d’élaborer et de mener une politique spatiale de développement dans un environnement de paix sociale.








Nous terminons cette partie par la communalisation intégrale introduite par l’Acte 3 qui a procédé à l’érection des communautés rurales et des communes d’arrondissement en communes. Le cas des communes d’arrondissement est moins problématique, car elles étaient déjà en milieu urbain et avaient des similitudes avec les communes de plein exercice. Par contre, l’érection des communautés rurales en communes (j’allais dire en communes urbaines) pose problème. A l’époque, certaines autorités justifiaient la disparition des communautés rurales, en avançant que cette appellation n’existe qu’au Sénégal. En droit, le contenu est plus important que le contenant. Rien n’interdit au Sénégal de ne plus utiliser les notions de commune ou de département et dire plutôt, « Tound » ou « Gokh » avec les mêmes contenus et prérogatives juridiques que département ou commune.

 

Autre argumentaire développé était de dire que le fait d’enlever « communauté rurale » et de la remplacer par « commune » est de nature à corriger les disparités territoriales et le manque d’infrastructures de base. Aucune disposition expresse de l’ancien code n’interdisait aux communautés rurales de bénéficier d’infrastructures de base au même titre que les communes d’avant Acte 3. Il suffisait juste de revoir les clés de répartition des transferts financiers de l’Etat pour mettre sur le même pied les communes et les communautés rurales. Il est anormal qu’il y ait des inégalités sociales, surtout entre les villes et la campagne, mais pour rompre avec ces inégalités, le levier principal à actionner n’était pas la communalisation intégrale, mais la mise en place de pertinents programmes tels que le PUDC, le PUMA, le PRODAC, ANIDA15 etc.

 

L’argument le plus repoussant est celui défendant que l’Acte 3 est une émancipation du monde rural. En écoutant ces éléments justificatifs, nous avons l’impression que la ruralité est un retard à combler. Or, la partie la plus importante de la richesse sénégalaise se trouve en zone rurale (les ressources naturelles et foncières) où se développent les activités agrosylvopastorales. Quel que soit l’ampleur de la réforme voulue par l’Acte 3, la commune de Dakar-Plateau n’aura jamais les mêmes réalités que celle de Ouonck (arrondissement de Tenghory). Ni les activités dominantes, ni les formes d’occupation de l’espace ne sont similaires. Dans les anciennes communautés rurales, les activités dominantes ont une vocation rurale, d’où la pertinence de revenir à l’ancienne appellation ou en tout cas de recourir à la distinction commune urbaine / commune rurale pour dissocier les deux types de communes. Les communes situées en zones urbaines et celles des zones rurales ne peuvent pas avoir les mêmes attributions et les mêmes modes de gestion, au motif que les préoccupations, les potentialités et les réalités sont différentes.

15 PUDC= Programme d’Urgence de Développement Communautaire; PUMA= Programme d’Urgence de Modernisation des 11 Axes et territoires frontaliers; PRODAC= Programme des Domaines Agricoles Communautaires ; ANIDA= Agence Nationale  d’Insertion et de Développement Agricole

 

D’ailleurs, le code général des collectivités territoriales pour mettre toutes ces communes dans le même sac est obligé de recourir à des astuces. Le listing des compétences décliné par l’article 81 montre clairement (sans le dire) qu’il existe une distinction entre les deux types de communes. En effet, 18 compétences sont énumérées. Mais à y voir de près, du numéro 1 au numéro 11, ce sont les compétences qui peuvent être exercées, sans distinction, par les deux types de communes, mais les autres compétences (n°12 à 18) ne peuvent être effectuées en principe qu’en milieu rural. Acte 3 ne peut pas effacer la caractéristique rurale des anciennes communautés rurales érigées récemment en communes.

 

Une autre astuce est notée dans la rédaction de l’Article 71. Selon les dispositions de cet article, la commune « regroupe les habitants du périmètre d’une même localité composé de quartiers et/ou de villages ». Ceci laisse apparaitre dans la loi une ambivalence des notions de quartier et de village. Tel est aussi le cas pour les fonctions de délégués de quartier et de chef de village. Selon cette disposition, on peut trouver aussi bien des délégués de quartier en milieu rural que des chefs de village en milieu urbain.

 

L’article 143 a aussi, attiré notre attention. « Le conseil municipal siège à l’hôtel de ville ». Dans les anciennes communautés rurales, le siège du conseil rural s’appelait « maison communautaire ». Cette notion est plus conforme au vécu quotidien des populations en milieu rural. Elle renvoie à la solidarité, au voisinage et au vivre ensemble, bref à des valeurs traditionnelles. Remplacer « maison communautaire » par « hôtel de ville » est irrationnel. D’abord, le grand contraste est de voir une grande enseigne où est mentionné « hôtel de ville » en pleine brousse où rien d’urbain ne se manifeste. L’urbain a ses réalités et la ruralité a les siennes.

 

Kader Fanta NGOM

 

Conseil Juridique

africaDER16

 

grefkaros@yahoo.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16 Centre Africain d’Appui à la Décentralisation et au Développement Rural 12

 

Lettre à Macky Sall: La charrue avant les boeufs de fin d’année

Objet : LA CHARRUE AVANT LES BŒUFS DE FIN D’ANNEE.

Monsieur le président
Nous avons suivi avec attention votre dernière adresse à la nation sénégalaise de votre quinquennat / septennat.
Vous vous êtes adressé à la nation sénégalaise pendant exactement 30 minutes d’horloge et nous avons constaté que les 25 minutes ont été une énumération des réalisations de votre septennat et donc un bilan qui avait l’allure d’un discours de campagne électorale à la place de vœux pour une année nouvelle.
Deux concepts ont attiré mon attention de cette ce discours d’adieu ou d’aurevoir ???
Vous avez commencé par vous adresser aux « sénégalais qui sont dans le besoin » preuve que vous prenez conscience de l’ampleur du haut de votre palais.
De vos propres mots ou maux et il est triste de constater que c’est une part très importante de la population sénégalaise et aujourd’hui il est tristement de constatable que les nouveaux indicateurs de pauvreté que sont la mendicité , la corruption la violence des agressions au quotidien … ont pris des dimensions incontrôlables et jusqu’ici une explosion sociale est en latence grâce aux mécanismes de solidarité que notre culture et nos religions réussissent à faire maintenir .
Monsieur le président malheureusement il est difficilement concevable après 7 années à la tête du Sénégal et à quelques semaines du choix électoral de faire des promesses pour trouver des solutions pour ces pauvres gorgorlous .
Vous avez abordé le sujet phare d’« Équité territoriale et de justice sociale » qui reste le problème majeure et une condition sinequanun pour un pays qui veut émerger avec une populations grandissante par son fort taux de fécondité et l’immigration voisine grandissante .
Il aurait fallu juste une étude sur les revenus moyens par région par département et par arrondissement pour vous rendre compte de cette injustice qui continue à se creuser malgré le Pudc et le Puma.
Monsieur le président je tiens à vous rappeler que ce problème d’équité territoriale ne date pas d’aujourd’hui mais elle a commencé depuis que le colon avait pris la décision de favoriser les 4 communes sénégalaises en cette discrimination entre « citoyens français et sujets français » et les gouvernements qui se sont succédés ont creusé ce fossé et malheureusement votre projet de vouloir créer cette nouvelle ville de diamniadio ou pratiquement des milliers de milliards ont été investis sur un petit espace et à l’entrée de Dakar vile à désengorger avec ses 5 millions d’habitants pour 0.3 % de la superficie du Sénégal . La majorité des sénégalais malheureusement ne bénéficiera jamais de l’investissement er toute notion d’équité en général est écartée
La jeunesse de la population (45% qui ont moins de15 ans ) nécessite une politique de jeunesse et une planification d’une priorité absolue et les problèmes dans l’éducation nationale et l’enseignement supérieure seront davantage plus compliqués
Monsieur le président pour les raisons suivantes et évidentes diamniadio ne profitera jamais à ceux qui en ont réellement besoin.
Les logements dits sociaux ne sont pas accessibles aux honnêtes sénégalais avec des revenus aussi bas et pour vous illustrer ceci monsieur le président il faut vous rendre compte qu’il faut 20 ans à un honnête citoyen avec un revenu mensuel de 500.000 F CFA NET pour acquérir un logement de 20 millions de nos francs en passant évidemment par un prêt bancaire et continuer à avoir une qualité de vie qui baissera son espérance de vie au vu de la qualité de son quotidien . Combien sont-ils les sénégalais qui gagnent un salaire net de 500.000 F ? Faites un tour à la sphère ministérielle et vous verrez que ces pauvres fonctionnaires ne pourront jamais se payer ce « luxe » et les ouvriers qui y travaillent n’en parlons même pas.
L’autoroute très chère payée ajoute au carburant ( 8000 F/J – 200.000/ mois ) est le prix d’un loyer de confort des grandes villes qui entourent diamniadio et donc il n y a aucun avantage à y élire domicile pour le moment puisque qu’une base vie n’y existe et la aussi ce sont les charrues avant les …..
Cette année vous avez fait le choix où vos conseillers ont fait faire le choix d’enchaîner avec une conférence de presse qui a peut être été une bonne idée mais là où vos conseillers n’ont pas fait preuve d’intelligence communicative c’est d’avoir fait l’adresse à la nation avant car les vrais sujets dont ils fallait parler sont sortis justement de cette conférence de presse et j’avoue honnêtement que vous vous en êtes assez bien sortis même si sur certains points quelques reproches peuvent faire l’objet d’un débat contradictoire.
Un bon résumé aurait pu faire l’objet d’une excellente adresse à la nation et aurait pu lever beaucoup de doutes sur les sujets saillants de l’actualité.
Monsieur le président j’avoue en toute honnêteté que le PSE tel que conçu n’est pas si mal mais dans l’exécution des projets il y a un véritable problèmes D’harmonisations des priorités et de combinaisons des actes car l’heure des infrastructures n’est pas l’heure du quotidien du sénégalais lamda qui en ce moment où je vous parle souffre le martyre pour joindre les deux bouts et croyez moi cette situation ne saurait perdurer davantage et à ce sujet je vous renvoie à spencer dans sa « théorie de solidarité organique » qui pourrait expliquer notre véritable mal à l’heure actuelle.
Parler d’élections n’était vraiment pas le lieu approprié : l’état est une continuité , c’était l’occasion de laisser les sénégalais évaluer et choisir librement le 24 février le prochain citoyen qui dirigera notre cher Sénégal.
Mes vœux les meilleurs pour ce ce nouvel an et que vive notre cher Sénégal








Abdou Ndiaye
Citoyen sénégalais
Esprit libre.

Rabat d’arrêt ou Rabais d’arrêts ?

Décidément les sénégalais aiment les « gros débats » et décidément les avocats de Khaifa Sall sont toujours là, prêts à les en alimenter et ces pauvres hommes de robe ne se rendent même pas compte qu’ils ne font que progressivement mais très certainement faire perdre tout estime à une profession de tout temps respectable et respectée. La bonne foi se présume mais je ne vois qu’une mauvaise foi qui se dessine. Ils insistent et persistent dans leurs erreurs en maquillant leur bévues et c’est le pauvre Khalifa qui va continuer à croupir en prison. Après la décision de la Cour de la CEDEAO par laquelle ils ont voulu faire gommer aux sénégalais qu’elle avait une influence quelconque sur la procédure judiciaire déjà enclenchée devant les juridictions sénégalaises alors que des textes clairs mais également une jurisprudence plus que constante s’y opposaient, ils sont revenus à la charge avec le rabat d’arrêt suite au rejet de leur recours en cassation contre la décision de la Cour d’appel de Dakar. Après avoir oublié de soulever l’exeception d’irrécevabilité pour violation des règles de procédure devant les premiers juges, ils ont voulu le faire en appel tout en sachant que la loi le leur interdisait. Ils ont alors voulu se rattraper en saisissant la Cour de la CEDEAO
Ce qui m’étonne le plus dans tout cela, c’est le manque d’enseignement que nos autres prefessionnels du droit refusent de tirer de leurs erreurs en refusant d’effectuer une analyse de fond des arguments des avocats de Khalifa.
A moins moins qu’ils ne soient animés uniquement que par le gain pécuniaire, les avocats de Khalifa Sall ne font apparaitre, à travers leurs actions, qu’une ignorance totale des règles procédurales en vigueur au Sénégal. Mais Mark Twain disait que ce qui importe est moins l’étendue de notre ignorance que le degré de fausseté de ce que nous croyons savoir. Et les avocats de Khalifa l’ont tout absolument faux.
La procedure du rabat d’arrêt qu’il vont intoduire sous peu devrait nous édifier d’avantage sur leur manque de compétence ou leur mauvaise foi caractérisée. Ils veulent en effet que le juge de cassation statue de nouveau sur le pourvoi de Khalifa Sall pour n’avoir pas obéi à la loi qui exige des juges de la Cour d’être en nombre impair pour statuer sur le pourvoi.

En effet, lorsqu’un arrêt de la Cour de cassation est entaché d’une erreur de pure procédure exclusivement imputable à celle-ci et non d’une erreur de droit qu’elle aurait commise, la partie à l’arrêt qui y a intérêt peut solliciter que l’arrêt soit rectifié. Par exemple, il y a ainsi lieu à rabat d’arrêt ou rectification d’arrêt lorsqu’une déchéance a été prononcée pour défaut de production du mémoire ampliatif, alors que le demandeur l’avait établi et que ce n’est qu’au terme d’une erreur de classement imputable aux services de la Cour de cassation qu’il ne figurait pas dans le dossier.

Nos juristes et praticiens du droit sont unanimement d’accord qu’il y’a eu violation d’une règle de procédure à savoir que le nombre de juges qui devaient statuer sur le cas Khalifa devait être impair. Cette situation qui, d’une part, demeure exceptionnelle pour des raisons qu’elle porte atteinte au principe d’interdiction des recours contre les arrêts de la Cour de cassation et d’autre part, que les erreurs de pure procédure sont rares, et enfin, et en tout état de cause, qu’elles sont difficiles à démontrer, aboutit à la mise à néant de l’arrêt intervenu et à un nouvel examen du pourvoi.

Pour présenter la requête, le justiciable a le choix de saisir lui-même le Président de la chambre concernée, si la procédure du pourvoi ayant amené à l’arrêt critiqué n’exigeait pas une représentation obligatoire par un Avocat au Conseil ou dans le cas contraire, une représentation devient alors obligatoire.

En France, à la lecture même d’arrêts d’irrecevabilité et/ou de rejet rendus par la Cour de Cassation suite à la présentation d’une requête en rabat d’arrêt (Cass.comm 30/09/2008 -Pourvoi N° 04-18050 / Cass.comm 08/07/2009-Pourvoi N°06-16326 / Cass.soc 30/01/2008-Pourvoi N°06-42223), il est d’emblée aisé de constater l’inégalité de traitement entre les personnes bénéficiant ainsi d’une décision collégiale en la matière suite au renvoi à une audience du dossier de requête, et celles qui n’auront pas eu ce même droit à une audience et à une décision collégiale, du fait que le Président de la Chambre concernée peut seul, selon ce qui précède, informer le requérant ou son représentant qu’il n’y a pas lieu de donner suite à sa requête.

La Cour de Cassation a admis par un arrêt du 27 Janvier 2009 (Cass.comm-Pourvoi N°07-13349) que le non respect par elle de l’article 16 du CPC lui fixant l’obligation d’informer les parties à la procédure lorsqu’elle relève seule d’office un moyen de droit nouveau, justifiait l’admission d’une requête en rabat d’arrêt.
Cependant, l’admission d’une requête en rabat d’arrêt suppose, en tout état de cause, qu’ait été commise une erreur de nature « procédurale » non imputable à une partie et qui a eu une influence sur la solution du litige, mais ne peut en aucun cas être admise lorsque ce qui est dénoncé est en réalité un prétendu mal jugé, sinon une erreur de droit.

Se pose alors la question de savoir si le manquement soulevé par les avocats de Khalifa Sall a savoir que le nombre de juges devait être impair était de nature à influencer la solution à apporter au litige?

Les juges de Cassation statuant sur la règle de la majorité, il convient alors de dire en toute franchise que le rabat d’arrêt de Mr Sall n’aura aucune influence sur la suite donnée à son pourvoi.
En effet, la violation de la Cour de cassation de la règle relative au nombre de juges (six au lieu de sept) n’a aucune influence sur le rejet du pourvoi qu’il avait introduit devant elle. La raison est que, même si il n’y avait eu que six juges qui avaient décidé du rejet du pourvoi, un septième ne changerait rien à la majorité déjà acquise á la cause du rejet car il faut qu’il y’ait au moins quatre juges sur six optant pour celui-ci. Donc un juge de plus ne ferait que faire monter la majorité à cinq ou alors ramener la minorité à trois. Et dans les deux cas de figure, la décision restera la même : quatre juges constituant une majorité de six et de sept.

C’est dire qu’un attendu du genre « attendu que si la loi admet la possibilité d’un rabat d’arrêt pour violation d’une règle de procédure entièrement imputable à la Cour, le mode de prise des décisions de la Cour fait qu’il faut qu’au moins quatre juges sur six rejettent le pourvoi pour qu’il soit valide. Alors, nonobstant l’absence d’un septième juge, sa présence n’aurait en tout état de cause aucune influence sur la solution déjà donnée au problème » et par ces motifs, rejette le rabat pour effet sans influence sur le rejet du pourvoi et condamne Khalifa Sall au dépends.

Un autre motif de rejet du rabat d’arrêt par le juge serait le chaos politico-juridique qu’entraînerait l’acceptation de la candidature éventuelle de Khalifa Sall aux échéances de Février. Le rabat d’arrêt ayant in caractère suspensif, il semble alors que la candidature de Khalifa Sall soit également suspensive et conditionnelle et dépendra de la suite que va lui donner la Cour de cassation.
Imaginons que Khalifa parte aux élections et qu’il aille au second tour avec quiconque et qu’entre les deux tours une décision de rejet du rabat d’arrêt intervienne. Là, le Conseil constitutionnel va être obligé de le décaler et de déclarer le troisième candidat admis au second tour et de repousser les élections pour donner à ce dernier le temps de préparer sa campagne ou pire, de recommencer toutes les élections (même le premier tour ) car Khalifa Sall n’aurait pas dû être candidat et « qu’en participant aux élections, il récolté des voix dont un autre candidat éliminé aurait dû bénéficié.
La pire des situations est le cas où Khalifa aurait lui même gagné les élections et qu’une décision de rejet du rabat d’arrêt entraînant rejet de sa candidature intervienne !!!! Imaginez-vous le chaos dans lequel le pays va se retrouver ?
Alors, au cas où la Cour de cassation tomberait dans le jeu des avocats de Khalifa (ce qui m’étonnerai beaucoup) et penserait à donner une suite favorable (malgré les arguments contre que je viens d’énumérer), il faudra alors que le Conseil Constitutionnel suspende la déclaration officielle des candidats, repousse la date des élections et attende à ce que la décision de la Cour de cassation soit définitive pour éviter au Sénégal une situation chaotique d’une envergure immensurable.

Et si dans ce cas d’espece le rabat d’arrêt est inopportun, il convient de souligner que la fonction du juge doit être de rendre une justice et non pas seulement de prendre des décisions. Des juges français, dans un souci de rendre une justice équitable, sont même allés jusqu’à s’auto saisir et se rabattre d’office d’un arrêt qu’ils estiment vicié d’une erreur de nature procédurale (Cass.civ1 du 28 Janvier 2009-Pourvoi N°07-16184)

Alors la conscience du juge sénégalais doit être mise en éveil car les décisions qu’ils prennent affèctent d’une manière ou d’une autre la vie du commun des sénégalais et à un niveau plus élevé, celui des institutions et de la nation sénégalaise.

La justice est un principe philosophique, juridique et moral fondamental en vertu duquel les actions humaines doivent être sanctionnées ou récompensées en fonction de leur mérite au regard du droit, de la morale, de la vertu ou autres sources normatives de comportements. Quoique la justice soit un principe à portée universelle, le juste apparaît pouvoir varier en fonction de facteurs culturels. La justice est un idéal souvent jugé fondamental pour la vie sociale et la civilisation.

En tant qu’institution, sans lien nécessaire avec la notion, elle est jugée fondamentale pour faire respecter les lois de l’autorité en place, légitime ou pas. La justice est censée punir quiconque ne respectant pas une loi au sein de sa société avec une sanction ayant pour but de lui apprendre la loi et parfois de contribuer à la réparation des torts faits à autrui, au patrimoine privé ou commun ou à l’environnement

Des candidatures ont déjà été rejetées pour défaut d’avoir obtenu les signatures nécessaires. Le second palier est également constitutif de conditions et nous observons et dirons au moment opportun si tous les candidats ont été traités d’une manière juste et équitable par notre justice que le monde est entrain d’observer. Le juge est supposé connaitre toute la loi et de l’appliquer dans son intégralité sans discrimination aucune. Dura lex ced lex, la loi est dure mais demeure la loi. Wait and see. !

Cheikhou Talla
Juriste d’Entreprise

Vers une magistrature libre (Mamour Ba, Ecrivain)

Dans les académies de Gendarmerie, on a apprend cette belle leçon : La Loi ne demande pas aux juges les manières par lesquelles ils se sont convaincus. Elle ne leur demande que leur intime conviction. Ils sont indépendants, irresponsables, même en cas d’erreur, irrévocables, irrécusables et inamovibles
. Ils ne sont pas tenus par les procès-verbaux que vous rédigez. Voilà le cliché parfait du juge que j’ai toujours gardé en mémoire pendant si longtemps.

Mais ma surprise fut grande lorsqu’au péril de sa carrière de Magistrat, le Juge DEME pose sa toge sur l’autel du sacrifice. Cet acte responsable, de haute portée morale et éthique, devrait être l’élément déclencheur de la conjuration du mal qui gangrène si profondément le système judiciaire Sénégalais. Ce qui n’eut pas été le cas. Et depuis, ma vision et sans doute celles de beaucoup de gens changèrent, quand il s’agit d’un homme intègre qui préfère cracher sur tous ces avantages dévolus aux juges pour dénoncer une justice non indépendante. Autrement dit, Ce magistrat nous a dit de façon indirecte, que je n’avions pas raison, durant tout ce temps, de croire à une histoire qui ne tient pas debout. Que je devais enfin ouvrir les yeux et regarder la réalité en face.
Le constat est amer. Plusieurs mois après, et comme si cela ne suffisait pas, tous les Magistrats du Sénégal, par la voix du président de l’Union des Magistrat du Sénégal confirment la thèse qu’a défendu DEME en soutenant que les mêmes causes qui ont entrainé les effets qu’on connait sont bien réelles et persistantes.
Aujourd’hui, si les Magistrats veulent larguer le Président de la République en eaux troubles, ce ne sera pas facile. Il leur faudra attendre d’autres occasions plus favorables ou trouver des moyens plus rudes pour le contraindre. Ou alors, faudra t-il jouer sur le long terme pour chasser le Président de la République du sommet du Conseil supérieur de la Magistrature ? En ces moments sombres où tous les coups sont permis, au milieu de cette tempête pré-électorale, le Président de la République ne prendra pas de risques. Il a plus que jamais besoin d’avoir la main mise sur ce pouvoir majestueux pour conforter sa légitimité. Au nom de la Paix et de l’unité nationale clamées partout, le président à titre honorifique de l’Union des Magistrats trouvera le bon prétexte pour rester au gouvernail du bateau et tenir ferme le cap jusqu’à la sortie des vagues géantes. En politique, les promesses se sèment au gré des vents mais ne se récoltent pas…
Déjà les tirs de harcèlement sont entendus du côté de l’UMS qui compte sur l’appui de quelques «milices armées», très influents sur l’échiquier international pour s’imposer. Souleymane Telicko qui prenait part à la rencontre de la société civile autour du thème de l’indépendance de la Justice, a lancé le début des hostilités. En se prononçant sur les difficultés qui plombent le travail de ses collègues, il a évoqué une absence totale de transparence dans le système. Selon lui, les magistrats ne pourront jamais travailler correctement tant qu’ils n’auront pas une indépendance budgétaire et administrative. Sans ces préalables, le rouleau compresseur du pouvoir exécutif pèsera toujours sur leurs épaules.
Le président de la République sait qu’il se battra sur plusieurs fronts à la fois. Car, le combat politique qu’il mènera contre l’opposition ne me semble guère augurer des lendemains qui chantent. Rejeter le parrainage, récuser les magistrats du conseil constitutionnel ? C’est inédit ! Cela ne manquera pas de faire péter des grenades lacrymogènes dans les prochains jours.
Le lien entre la paix et la justice a été reconnu par la Charte des Nations Unies en 1945. Les nations fondatrices avaient alors résolu de créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et au respect des obligations nées des traités et autres sources du droit international. Ce n’est qu’au prix d’une ardente patience que nous pourrons conquérir la cité splendide dont vous rêvez pour le Sénégal. Un pays d’où émergera une justice indépendante qui respectera les droits humains et rendra sa dignité à tous.
Mais comme tout régime politique, la démocratie risque de se corrompre a dit Montesquieu, lorsque les hommes ne se conduisent plus selon le principe du régime politique. Or, il est de la nature des démocraties de ne pas se fixer de limites. La démocratie, tout comme l’indépendance des nations et des peuples, est par nature utopique dans la mesure où elle se fonde sur un principe de légitimité qui ne peut être pleinement respecté. Nous allons vers des échéances électorales lors lesquelles la justice aura un rôle central à jouer. Quelles que soient la situation qui prévaudra, L’UMS devra se concentrer d’abord sur cet objectif commun afin de garder toute sa lucidité et ses capacités de jugement.
Mamour BA, auteur : La femme du diable- http://www.editions- harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=47545
E/mail : niorodurip123@yahoo.fr

Ousmane Sonko, dissipez le doute !

Cher Président,

J’ai cru bon de vous adresser cette lettre ouverte à la suite des propos de Monsieur Madiambal Diagne. Je suis enseignant de profession et j’avoue que je n’ai jamais pris de position dans le débat politique national. Cependant votre profile, de digne fils du pays qui crois en lui et qui a fait ses preuves m’ont amenés à croire en vous, en vos idées et en votre combat.

En effet, Président Sonko, je fais parti de ces nombreux sénégalais qui voient en vous l’espoir d’un Sénégal rehaussé, d’un Sénégal où les valeurs telles que le patriotisme, la justice, la probité, le mérite etc. seront les moteurs de toutes actions mais hélas le contenu de la déclaration de M. Diagne à la radio me font douter, mes espérances commencent à flancher telle une flamme qui veut s’évanouir.

Je vous en supplie, Monsieur le Président dissipez ce doute car j’ai le pressentiment que ces machinations viennent du pouvoir qui veut tout balayer sur son passage, je vous demande de répondre, mieux d’éclairer vos militantes, militants et sympathisants de la fausseté du discours de ce monsieur. Vous êtes le seul à pouvoir nous libérés de ce doute persistant car les faits dont parle ce monsieur sont d’une gravité extrême à mes yeux.

Président Ousmane Sonko, dissipez le doute afin que nous puissions avoir la force de croire en vous et en ce que vous représentez pour nous!








Babacar Dionne, Enseignant

Lettre à Mody Niang (Par le conseiller technique Cheikh Ndiaye)

Lettre a Mody Niang, vous êtes devenu le symbole d’une plume malade.

Cher compatriote
Ce n’est pas.de.coutume pour moi de répondre aux serviteurs de la plume parce que je sais << qu’écrire est un talent et une vertu, et c’est beau >>.Pendant longtemps, vous vous acharnez sur le Président Macky Sall et son régime en critiquant de façon acerbe sa gouvernance. Quoi de plus normal et vous connaissant , rien de surprenant ! Nombre d’entre nous ou la plupart, par respect, ont préféré avaler sèchement les couleuvres et les boulets rouges lancés de vos longues et passionnantes contributions.
J’ai fait partie de ceux qui se sont tus tout ce temps, préférant puiser dans vos écrits ce qui pourrait nous m’être utile , ce qui pourrait améliorer notre gouvernance. Cette posture ne pouvait rimer donc avec des ripostes comme nous savons bien le faire, jusqu’à ce 08 Janvier 2019, vous dépassiez les bornes et que vous transformiez la beauté et la vertu de la plume en un sentiment mesquin, en un instrument de destruction . Comment est-ce que vous pouvez reconnaître le bilan d’or du président Macky Sall comme d’ailleurs tous les sénégalais et leur demander par la même occasion de ne pas le réélire. Quelle posture !Le peu de sénégalais qui vous suivent et vous lisent encore, seront déçus de voir une plume aussi passionnante, tomber aussi basse..Si vous avez une haine manifeste contre le President Macky Sall, souffrez-en en silence, c’est votre droit mais laissez le peuple en dehors.
Desolé, cher ainé mais vous êtes devenu le symbole d’une plume malade emportée par la haine au point de plus voir l’incohérence de vos écrits. Les sénégalais ne seront pas comme vous , ne feront pas comme vous, ils seront cohérents, ils seront justes et choisiront de réélire le President Macky Sall non pour des considérations subjectives mais pour son bilan d’or pour reprendre votre expression à la tête du pays depuis 2012. En sept ans, tout sénégalais honnête et objectif reconnaît les bonds extraordinaires réalisés dans tous les domaines et chaque sénégalais voudrait voir son pays continuer à avancer , a émerger et a se développer au même titre que les autres nations. La haine n’écrit pas, le coeur ne juge pas , utilise ta raison et tu gueriras et ta plume redeviendra qu’elle fut.








Cheikh NDIAYE
Conseiller Technique à la Présidence
Responsable politique Apr Grand Yoff
Conseiller Municipal

Plateforme AVENIR Senegaal Bi Nu Begg: Appel aux citoyens pour sauver la démocratie sénégalaise

Appel aux Partis de l’Opposition, aux organisations de la Société Civile et à tous les  Citoyens Sénégalais

TOUCHE PAS A MA DEMOCRATIE – TOUCHE PAS A MA REPUBLIQUE

La Plateforme Politique AVENIR Senegaal bi ñu bëgg  exprime sa vive indignation face à la forfaiture orchestrée par le Président Macky Sall, avec la complicité coupable, d’abord de l’Assemblée Nationale qui a adopté la Loi inique, antidémocratique et antirépublicain du Parrainage citoyen, et ensuite du Conseil Constitutionnel qui la met en œuvre dans des conditions techniques et juridiques inacceptables.

La Plateforme  AVENIR rejette sans compromis les résultats issus des travaux du Conseil Constitutionnel pour vice de forme, vice de procédures, violation de la Constitution et de la Loi électorale, et négation des droits les plus élémentaires des citoyens. Sur ce dernier cas, la modalité d’application du parrainage viole le droit du citoyen d’apposer sa signature sur la fiche de parrainage du candidat de son choix, une prérogative que lui confère la Constitution, et de voir celle-ci être vérifiée, validée ou rejetée. Or la vérification des signatures des parrains n’a pas eu lieu. Seules les données informatisées saisies ont été vérifiées sans une comparaison factuelle avec les fiches signées. Tout le monde que le services du Ministère de l’intérieur, avec la complicité du Conseil Constitutionnel, auraient pu avoir accès aux données électroniques et les tripatouiller à leur guise.

De plus, en signant seul, de sa propre main, les procès verbaux de vérification des parrainages des candidats, à l’exclusion des autres Membres, le Président du Conseil Constitutionnel viole encore la procédure interne de cette institution qui, faut-il le rappeler, doit décider collégialement pour que ses actes soient valides et légitimes. Le Conseil Constitutionnel se met ainsi en situation de grave violation de la Constitution et donne la preuve qu’il a pris fait et cause pour un des candidats, notamment le candidat sortant Macky Sall, l’aidant dans son entreprise consistant à se choisir ses propres adversaires et les obliger à jouer un jeu électoral dont les dés son pipés et l’issu déjà fabriquée.

Le Conseil Constitutionnel perd donc toute légitimité pour jouer le rôle d’arbitre qui est attendu de lui. Il doit cesser, sans délai, toutes initiatives et actions sur le processus électoral et procéder au recomptage des parrainages obtenus par les candidats.

La Plateforme AVENIR exprime sa solidarité et son soutien aux candidats de l’opposition injustement et illégalement exclus de l’élection présidentielle et redit sa détermination à se tenir aux cotés de tous les citoyens, républicains et patriotes pour barrer la route aux fossoyeurs de notre démocratie acquise de haute lutte, au prix de la  vie de nombre de nos concitoyens.  La Plateforme exhorte, par ailleurs, ces candidats à se regrouper en différents pôles politiques forts pour mutualiser leurs forces, leurs moyens et leurs programmes afin de se mettre au service exclusif de la République.

La plateforme invite, en outre, tous les acteurs politiques de l’opposition, candidats ou non, à se donner la main  pour organiser la résistance et faire face au despotisme obscur rampant de Macky Sall, qui a fini de gangréner la structure démocratique et républicaine du Sénégal. L’opposition doit, d’une part, poursuivre le travail technique et juridique pour montrer à la face du monde le visage peu démocratique du candidat Sall et démonter l’affaissement des institutions de la République notamment le pouvoir judicaire. D’autre part, elle doit mener le combat politique sur le terrain en mobilisant massivement et durablement les citoyens, en leur donner l’énergie nécessaire pour mener une bataille victorieuse contre la dictature.

La Plateforme AVENIR lance un appel patriotique aux agents de l’administration publique, de toutes les catégories et services administratifs, y compris les forces de défense et de sécurité, pour qu’ils se mettent en situation d’assumer leur devoir, qui consiste à se mettre toujours du coté du Peuple.

Cet appel est aussi  destiné aux citoyens, des acteurs de la société civile, aux mouvements citoyens en passant par les syndicats, les mouvements de jeunes et de femmes, au secteur privé et toutes les parties prenantes de la vie sociale nationale. Ce qui se joue dépasse le champ politique partisan. Il s’agit maintenant de sauver la démocratie et la République.

La Plateforme AVENIR appelle le peuple à répondre à l’appel de la Patrie et à se mettre sous le drapeau national, hors de toute appartenance partisane pour préserver le République, notre Bien Commun.

Contact

77 100 12 80

Fait à Dakar le 08 Janvier 2019

1 2 3 24
° Top
YerimPost

GRATUIT
VOIR