Blog de Cheikh Yerim Seck

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Réponse à Ibrahima Sène: La mouche du coche

Tout le monde connaît la mouche du coche par la fable Le coche et la mouche. Elle désigne un personnage inutile mais qui est persuadé du contraire, quelqu’un qui s’agite inutilement dans une affaire pour s’en attribuer indûment le succès en fin de compte. Après la publication des résultats de la présidentielle du 24 février 2019, le sieur SÈNE s’est cru obligé de publier dans WalfQuotidien du 5 mars une réflexion partisane sur Quelques leçons de la présidentielle du 24 février 2019 où les candidats malheureux, particulièrement ceux que la commission de recensement des votes a classés deuxième et troisième, ont été malhonnêtement pris à partie. Auparavant, il a, comme à son habitude, porté aux nues le candidat de Bby J’avoue que j’ai dû me faire violence pour lire le texte en entier tellement il était aberrant. J’ai été ahuri quand il a écrit que Sonko « a été plébiscité par les membres les plus radicaux du MFDC qui retardent la tenue des négociations de paix avec le gouvernement du Sénégal. En outre, de Fès, à Tunis, en passant par l’Egypte, l’Algérie et l’Arabie Saoudite, ce sont les étudiants sénégalais salafistes qui ont porté leur suffrage sur lui, de même que les Ibadus et l’extrême gauche qui l’ont fait massivement au Sénégal et en France. » Re tenez le choix volontaire de pays « islamistes ». Que de malhonnêteté ! Des mots, voilà ce qu’il a su apporter à son mentor de candidat. Le bonhomme est assurément la cinquième roue du carrosse de Benno. Il en est de même de son congénère ,l’avocat Me DIOUF; et puis il est vraiment fortiche, le gars SÈNE savoir qui vote pour qui à des milliers de kilomètres ! L’enchanteur Merlin n’aurait pas fait mieux. Pour ne pas aller si loin, ici au Sénégal, pas moins d’une demi-douzaine de gros calibres ont été balayés comme un fétu par Sonko. Qu’en aurait-il été si le vote avait été transparent et honnête ? L’homme SÈNE refuse de démordre de sa hantise du salafisme. C’est un état d’esprit…Laissons-le là où il a choisi de rester ; en tout cas, il a de la matière à répondre, le docteur Mohamed Lamine Ly attend toujours la réponse à son interpellation.

Les quelques leçons de la présidentielle de février ont passé sous silence le score du président sortant dans la ville de Rufisque ; c’est assez inquiétant quand on voit la manière désastreuse dont la ville est assainie. Le plus gros score dans le plus sale département de la région ce qui prouve que ces gens (les maires) ne s’intéressent guère au bien-être des administrés, mais plutôt à leurs poches : en effet tous les petits maires d’arrondissement ont transhumé, vendant leur âme au diable. Seul le maire Daouda NIANG est resté digne malgré de multiples tentatives. Comment voulez-vous que la ville progresse à ce rythme ? Déjà, les composantes de la coalition vainqueur réclament le retour de l’ascenseur, leur part du gâteau en somme, et vogue la galère !  Pour un gouvernement pléthorique, pour cinq ans encore.

Pour l’appel au dialogue du candidat sortant, je dirai que le temps du dialogue est dépassé : le parrainage, le code consensuel, le fichier électoral, un ministre de l’Intérieur neutre : toutes choses qui auraient pu faire l’objet d’un dialogue constructif en son temps et sans lesquelles le candidat sortant n’aurait jamais connu les délices du pouvoir. Quant à la déclaration du porte-parole de Rewmi sur le dialogue, ça sent …mais, je souhaite vivement me tromper …Cinq ans ce n’est pas si long que ça…Gloria victis ! (Gloire aux vaincus).

Yatma DIEYE, professeur d’anglais, Rufisque

yatmadieye@arc.sn

 

 

Le scepticisme démocratique: Il y a encore tant de raisons de douter… (Réponse à Amadou Lamine Sall)

Le scepticisme démocratique : il y a encore tant de raisons de douter…

A Amadou Lamine SALL
Poète
Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

Cher ami poète et écrivain

J’ai bien reçu le message si riche et si inspirateur que tu m’as transmis comme tu le fais à chaque fois lors de tes articles ou de tes interventions à l’étranger. Je te remercie de la persistance de cette amitié poétique que fortifie de jour en jour le gout de l’écriture, de la pensée et des idées fondatrices. Récemment, en réponse à un de tes textes envoyés par mail, je te disais « Nous, Poètes, nous percevons parfois les choses bien à l’avance». En fait, comme certains grands entrepreneurs et leaders, les poètes peuvent être de grands visionnaires. Mais, je sais que souvent les sceptiques n’y croient pas et en rigolent, oubliant cette phrase qu’on prête à Gandhi : « d’abord ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, après ils vous combattent, et puis vous gagnez».

Poète-essayiste, je suis rentré en politique par effraction, ce qui me pousse d’ailleurs à méditer sur un ouvrage intitulé « Entré (s) en politique par effraction, le devoir d’y rester »… Au fond, nos messages et poèmes sont déjà assez « politiques » à l’instar du titre de mon second recueil « Comme un amas de pyramides inversées » dont le dix-huitième poème « Les vents de la démocratie » pourrait rappeler les évènements politiques en cours. Je sais que beaucoup de poètes plaident pour la jouvence et la régénérescence, des qualités dont inlassablement tu fais preuve. Ton article «MACKY SALL II : FACE À L’HISTOIRE ! » va dans ce sens. Tu aurais voulu ce miracle. Je salue donc ce courage de l’optimisme. Cependant, je n’ai pas l’impression que pendant ces sept dernières années, le Président MACKY SALL et son entourage aient fait preuve de l’élégance, voire de la tolérance dont nous rêvions, peut-être à tort: une stratégie offensive tous azimuts, sans relâche, forcément violente pour ceux qui l’ont vécu et mémorisé comme agressive et intolérante. Cela demandera une reprogrammation du subconscient des victimes et ce n’est pas automatique pour tous… Mais qui le fera ? Qui a cette légitimité ?

En fait, je suis tenté de croire que pour le Président Macky SALL et son entourage mieux vaut appliquer la règle « Prudence, mère de sûreté » ! Je sais qu’à l’instar des grands poètes dignes de ce nom, tu es sensible au genre humain et à son sort. Mais je suis sceptique sur ce possible revirement auquel tu invites Macky II. D’ailleurs, tu décris son forcing, sa ténacité, sa têtue persistance par un style si évocateur, voire véridique. Vous lui souhaitez une mue et une si grande capacité de retournement : « … quitter ces fonctions de chef de parti, s’éloigner du pilotage de la justice et consacrer son indépendance effective, instituer un mandat unique assez long (attention: en espérant qu’il ne l’appliquera pas alors à celui qui va démarrer bientôt), une nouvelle forme de gestion du consensus et du dialogue politiques, un gouvernement réduit, une taille de l’Etat rationnalisée, etc. », en somme tout un optimum compatible avec la rationalité managériale. Cela rappelle certaines autres idées que d’incorrigibles sénégalais continuent de diffuser: « c’est (c’était) le premier mandat ; il n’était pas libre ; maintenant avec ce deuxième mandat, il l’est ; avec ce deuxième mandat, il est maintenant à l’abri des pressions de politiciens, de groupes de pression, de transhumants ; il n’a plus rien à perdre, car il serait forcé à partir à la fin de ce deuxième mandat, etc. » Derrière ces affirmations, il y a aussi le débat peu ou mal discuté de ce qu’est la gestion du changement, la capacité à changer, à consolider des coalitions sincères pour l’excellence, les performances et le changement, à mobiliser les énergies, à les convaincre que le statu quo est intolérable, que le moment est venu de tourner la page, d’être disciplinés, toutes choses que cette missive ne peut adéquatement prendre en compte… Ce pari auquel tu invites « MACKY II » est rationnel, avec derrière l’effectivité de bonnes pratiques managériales et de gestion du changement, l’éthique, l’intégrité, la transparence, la méritocratie, un nouveau leadership transformationnel, des vraies réformes institutionnelles, la citoyenneté, etc.

Comme les grands poètes, tu es un visionnaire, tu anticipes et tu vois avant les autres ; mais souvent les gens de la politique politicienne manquent d’élégance et sont prêts à jouer, même sans légitimité, avec toutes les manipulations en leur faveur ; bizarrement, ils sont contents de ce qu’ils ne méritent pas. Et étrangement, ce sont des gens du peuple qui les érigent ainsi en faux héros, qui applaudissent, qui courtisent !

Peut-être, pour des raisons tenant à mon expérience, je suis difficilement influençable à cet égard. En effet, je ne peux qu’être dubitatif ayant tiré les leçons de 30 années de présence au sein des plus hautes sphères de l’Etat sous le « leadership » de trois présidents de la république et ayant vécu tant de faits peu éthiques face aux « flagrants délits » constatés par le corps auquel j’ai appartenu.

Cher ami poète,

Ces jours-ci, j’ai reçu beaucoup de « textos » de sénégalais qui m’ont envoyé ton message. Je prends au hasard quelques réponses que je leur ai fournies :

A l’un d’entre eux, je répondais ceci : « Merci ! J’ai lu le texte d’Amadou Lamine. Macky est-il capable d’une si belle mutation ? Il me semble parfois que les sénégalais sont trop optimistes, trop généreux, oublient et pardonnent trop vite. Personnellement, je ne pense pas… »

A un autre qui m’avait envoyé ton texte, je répondais ceci : « Merci … Je vais lire. J’avais déjà reçu ce fichier d’Amadou Lamine, mais je ne l’ai pas encore ouvert. Je pars de l’a priori que les gens sont optimistes et trop gentils. Mais peut-être à tort, je ne pense pas que la personne changera (dans le sens que vous indiquez). On verra… »

Bien d’autres petits « textos » de ce genre…

Scepticisme ardu, dira-t-on ! Mais comment croire le contraire avec ce deuxième paragraphe de ton texte si subtil qui rappelle tant de faits, d’évènements, de choix, de décisions, de forcings, de refus, etc. Certes, s’il y a quelque chose que quelqu’un comme moi qui suis tombé dans la politique par effraction a appris dans ce monde, mais aussi avec l’âge et l’expérience de la vie tout court, c’est que tout est perception. C’est vrai, en politique, ce sont ces perceptions que nous défendons bec et ongle. Pour certains, ce ne sera pas facile d’oublier les « traumatismes »

Cher Amadou Lamine,

A la limite, j’aurais préféré que ta noble espérance se réalise, que Macky II émerge et ne soit pas une image fugace et lointaine à laquelle succéderait Macky III. Poètes, nous sommes condamnés à vivre entre les deux pôles de la prière et de l’intuition pour croire comme Feu Vayne Dyer, ce grand coach américain, que « la prière, c’est quand l’homme parle à Dieu, l’intuition, c’est quand Dieu parle aux hommes ». Grand poète, le meilleur d’entre nous, par ce message, tu accomplis généreusement ce don de soi aux autres : au fond tu pries, peut-être aussi que ton intuition est le début de futures transformations tant espérées. Tu as ce privilège de la double casquette de la prière et de l’intuition ! Ensemble, nous sommes obligés de dire, de vitupérer, de relancer, d’avertir en pensant un peu comme cela est écrit dans l’acte 5 de la pièce de Jean Desmarets de Saint-Sorlin, « Le visionnaire » :

« il importe fort peu que les ignorants l’entendent ou non, puisque cela n’a pas été apprêté pour eux…. Ce n’est pas pour toi que j’écris, Indocte et stupide vulgaire: J’écris pour les nobles esprits, Je serais marri de te plaire. »

Le grand problème, c’est cela aussi: les nobles esprits, la classe et l’élégance ! On dirait qu’ils sont rares en politique. C’est aussi les ignorants dont parle Jean Desmarets qui refuseront ton message !

Ton coreligionnaire en poésie, Abdou Karim GUEYE, poète-essayiste, Inspecteur général d’Etat à la retraite. Ancien Directeur général de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature du Sénégal. Auteur des recueils « Les Portes étroites » – « Comme un amas de pyramides inversées » – « Les piroguiers aux millions de rames ».

Généalogie de Macky Sall: Réponse à Ahmed Khalifa Niasse

J’ai été stupéfait après avoir lu votre article sur yeripost relatif aux ascendants de Macky Sall . Je me demande encore comment vous pouvez avec une telle incohérence mélanger des questions historiques, linguistiques et d’ autres avec si peu d’arguments ? Comment pouvez vous être aussi évasif sur de tels sujets et sur des notions qui me paraissent importantes à clarifier si vous pensez vraiment au lecteur. Je ne retire rien de ce que vous avez dit car, de tout, il n’y a que les mots : Macky et Sall qui tiennent. Quand la raison oblitère, le profane avec ses illusions et certain d’être déplumé, titille le grandissime Docteur avec l’infime espoir d’apprendre davantage.
Vous avez parlé de Aboubacar Ibn Oumar tué à Atar par une flèche en 1088 par l’ascendant direct de Macky Sall . Aidez-moi á comprendre car aucun moteur de recherche ne mentionne l’homme et ne mentionne cette bataille. Tout renverrait à votre article.
Vous oubliez aussi de nommer l’ascendant direct de Macky Sall qui avait porté le coup fatal et passez subitement de 1088 à 2018, du suppose héros et ancêtre au petit fils Macky Sall qui ne pourrait guère se contenter d’un pareil griot.
Aidez-moi à comprendre cette chaine car c’est un besoin.
Vous dites plus loin que Pulaar et Sérère sont des dialectes des Fulbés. A ma connaissance Pulaar et fulfulde renvoient à une et une seule langue. Sinon qu’entendez-vous par Fulbés ?
Si c’’est d’une communauté alors, les Sérères ne sont pas Sérères mais fulɓe(peul).
Si vous faites référence á la langue alors, Pulaar et Sérère seraient dialectes de quelle langue ? Vous apporteriez ainsi une information que Greensburg n’a pas mentionnée dans sa classification des langues.
Quand vous définissez « Pullo » comme « boɗeejjo» (teint clair) vous étalez une ignorance sans égale sur la terminologie Peule. Pullo vient du verbe » fulɗude » qui renferme sémantiquement toutes les qualités morales du Peul. « Pullo yiɗa gacce, pullo hoynataake »
Quand vous dites Pulaar ou Toucouleurs, vous êtes dans l’amalgame et nécessitez des mises à jour. Toucouleur, si l’on en croit A H Ba tient de l’appartenance géographique plutôt qu’à celle dont vous faites allusion. Selon cet illustre, toucouleur vient de la déformation de : » tekrouriyou » qui signifie : habitant du tekrour. Pulaar renvoie à une communauté de locuteurs de différents dialectes. Au plan phonétique, je comprends mal un mot qui désigne une communauté avec des sons totalement étrangers à sa langue. Si on nomme le locuteur par sa langue alors, toucouleur n’existe pas.
Mon souhait serait d’être bien édifié sur ce qui fonde cet article car en l’état, il remet même en cause la crédibilité du site d’informations.
Ceci étant, ce n’était jusque-là qu’un focus sur la légèreté de votre balade historique. Au-delà, il y a le fait qu’on ne peut aucunement tirer du mérite de son ascendance ; l’ascendance ne s’hérite pas, elle se mérite. Faire référence à ses ascendants pour mériter ou revendiquer quoi que ce soit c’est étaler ses limites : c’est admettre que ses enfants parle légitiment plus de leurs aïeuls que de leurs parents directs !
Personnellement, je trouve plus de mérite à ce qu’un descendant d’esclave devienne Ouvrier, qu’à ce qu’un descendant d’archer devienne Président !








Mr Ousmane Sy, enseignant au lycée de Mboumba.

Réponse à Moustapha Sow: De quel Sénégal de 2018 parlez-vous ?

La sortie du livre-vision de Ousmane Sonko, avec le succès qui s’en est suivi, ont provoqué une onde de choc dans la galaxie Macky et ses affidés.

Après les accusations fallacieuses, les fausses révélations de scandales imaginaires, la nouvelle trouvaille du régime est de donner la parole de supposés experts pour démonter les arguments techniques de Sonko.

La dernière attaque est celle de Moustapha Sow, présumé banquier en son état, sous la forme d’une contribution parue dans la presse en ligne intitulée : Dénigrer son pays de cette manière avec autant de légèreté n’est pas patriotique…le Sénégal de 2018 mérite plus que ça ! »

 

Le sieur Sow y dépeint la sortie Sonko sur la chaine TV5, en remettant en cause le patriotisme du leader de PASTEF, nous allons répondre à certaines des illustrations.

 

Primo Le sieur Sow n’as pas produit une réflexion profonde, mais à juste recopier quelques éléments  de la présentation ‘pays  Sénégal’ sur la page de la banque mondiale consultable sous le lien https://www.banquemondiale.org/fr/country/senegal/overview

 

Notre banquier se garde bien de parler de l’alerte de la BM sur le risque de surendettement : ‘Quant au service de la dette, il est passé de 24 à 30 % des recettes publiques entre 2014 et 2017. Pour autant, le risque de surendettement reste faible selon la dernière analyse de soutenabilité de la dette du FMI et de la Banque mondiale — cette évaluation pourrait toutefois être revue en cas d’aggravation des indicateurs concernés.’

Secundo dans sa diatribe, Monsieur Sow  déclare ‘L’argument de la tertiarisation de notre économie était valide avant 2012 quand les services représentaient la part la plus importante de notre économie.’. De quel Sénégal parle-t-il ? En 2016, le secteur tertiaire contribuait à 60% du PIB et 22% de la population active. De plus, PSE diagnostiquait une tertiarisation précoce de notre économie mais bizarrement 60.5% du financement du PAP 2014-2018 va au secteur tertiaire artificiellement décomposé en tertiaire et quaternaire. Donc à fin 2018,  notre économie demeurera fortement tertiarisée.








Notre banquier nous annonce en outre que la pauvreté a diminué au Sénégal, en se basant sur le classement des pays par Human Development Index, Country Economyet il affirme que le Sénégal est 162e pays sur 238. Ce classement de l’indice de développement humain ne prend en compte que 189 pays et le Sénégal n’est classé que 164e, soit dans les 25 pays les plus pauvre du monde. Dites-nous Mr Sow depuis quand le nombre de pays dans le monde est passé de 195 à 238 ?

Notre banquier nous sort enfin un niveau d’endettement à 49.7% du PIB.  Quel est la source de ce chiffre ? L’honnêteté intellectuelle aurait dû guider notre banquier à nous dire que dans son document de référence de la banque mondiale indique un taux d’endettement de 60.8% en 2017.

Le comble de  l’inculture économique de notre banquier se trouve dans son affirmation sans preuve que : ‘Jamais le secteur industriel n’a connu une telle performance avec l’implication des Sénégalais’, en citant que des entreprises du sous-secteur de l’agro-alimentaire. Je conseillerai humblement à Mr Sow la lecture du livre ‘l’économie du Sénégal, les 5 défis d’une croissance atone’, pour comprendre que depuis l’accession à l’indépendance, concernant les documents de référence dans le secteur industriel le PSE est certainement le document le plus faible. Et que les années sont l’âge d’or de l’industrialisation de ce pays avec un tissu industriel, densifié, structuré et cohérent.

Tertio, rien n’est surprenant de la part du sieur Sow qui se présentant comme expert financier dans le journal de 20h du 21 Novembre 2018, dans un français hasardeux avec des liaisons malheureuses, nous disait que dans ce pays tous les indicateurs sont au vert. De quel Sénégal de 2018 parlez-vous Monsieur Sow ?

Le Sénégal  de 2018 est celui d’une université à la dérive : année invalide, mort de Fallou Séne, fermeture de restaurants universitaires, un secteur de la santé malade avec des grèves cycliques, un chômage de masse endémique 15.4%, une gestion budgétaire calamiteuse entrainant une tension de trésorerie, la fermeture en masse de PME …

Les attaques ab hominem, les diabolisations ne pourront pas stopper la progression fulgurante de la candidature de Ousmane Sonko qui charrie l’espoir des sénégalais au-delà  de son parti.

Le Sénégal de 2018 est celui du désir de changement véritable, d’alternative  populaire, un désir de Sonko Président.








BARA DIOUF

SECRETAIRE NATIONAL DES JEUNES DU MRDS

MEMBRE DU BUREAU POLITIQUE DU MRDS

 

Ethnicisme et régionalisme: Réponse à Alioune Badara Mboup du mouvement Dafa Jot

J’ai lu avec beaucoup d’ intérêt votre article sur Yerimpost intitulé : « Halte à l’ethnicisme et au régionalisme ! ». Au-delà des considérations théoriques que vous avez développées, votre argumentaire est plutôt stigmatisant.
Sur l’ ethnicisme, vous parlez d’ un combat mené contre Macky Sall avec les poular qui n’ a jamais existé. Vous prétendez ,sur le régionalisme, que Sonko le promeut pour ses desseins politiques.
Je suis désolé de vous dire que vous êtes dans la stigmatisation qui est encore beaucoup plus grave que le mal dans votre imaginaire que vous voulez dénoncer.
Vous avez bien dit librement et le plus normalement du monde : »defa jot ». Cela ne dérange personne car aujourd’hui, même ce que nous avons de plus sacré est décliné en une et une seule langue.
Mais,imaginez un instant, le président Macky dire « yonti » où Sonko dire « watay erinding »,équivalents Pulaar et Joola de votre slogan. Imaginez combien de plumes, combien de voix comme les vôtres s’ élèveront pour crier au scandale .
Je ne vous fais aucun cours d’histoire politique mais Robert Sagna a régné sur Ziguinchor, Balla Moussa Daffé sur Sedhiou, Moustapha Niasse dans le Ndoukoumane et Oumar Sarr dans le walo.
Cependant il avait suffit que Djibo L Ka gagnât à Linguère en 1998 pour que l’ on parlât ouvertement de vote ethnique. Quand le président dit qu’il veut un score de 95% à Fatick et de 100% à Matam, nos analystes ont compris le ras de marée de Fatick dans le cadre de la régionalisation et logé celui de Matam dans celui de l’ ethnicisme. Pour qui connait peu le Foûta, sait au moins qu’il n y a pas 100% de Pulaar.
Il est imprudent et insuffisant de fonder un tel argumentaire sur un épiphénomène. Nous sommes des sénégalais du nord, du sud , du centre et de partout qui sommes fiers de nos origines, de nos cultures et de nos langues.
Ayez alors un peu de respect pour les vaillants sudistes qui ne sont pas avec Sonko mais aussi, pour les vaillants Pulaar qui ne sont pas avec Macky.
Vous et ceux qui pensent comme vous n’ ont rien de l’ interculturalité car vous mélangez malheureusement tous les ordres.
Interdire à un homme de parler sa langue, interdire à homme de rappeler ses origines est la vraie poudrière sur laquelle vous mettez notre très cher pays.
Autant l’ ethnicisme ne passera pas, autant votre stigmatisation ne passera pas.

OUSMANE Sy,
Animateur ECADD

Du bien-fondé de la réforme du concours d’entrée au cycle A de l’ENA (Réponse à Mouhamadou Ngouda Mboup)

Quelle n’a été ma profonde consternation en lisant le sieur Mouhamadou Ngouda MBOUP, qui se présente comme un enseignant-chercheur de droit public à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’UCAD (FSJP/UCAD), attaquant le décret n°2018-1907 du 09 octobre 2018 portant réforme du concours d’entrée à l’ENA.
En effet, dans sa volonté de présenter le droit public comme la science incontestée et incontestable des politiques publiques, M. Mboup, à l’entame de son propos, altère complètement l’idée générale qui se dégage de l’exposé des motifs dudit décret, en imputant aux rédacteurs de fausses intentions et réflexions à propos de la réforme. M. Mboup la falsifie en en traduisant l’essence en ces quelques exclamations : << si l’administration sénégalaise est moins performante, c’est parce qu’il y aurait beaucoup de candidats issus des facultés de droit qui réussiraient en masse le concours d’accès à l’ENA ! Si les hommes politiques veulent, le droit doit s’incliner ! Le droit ne serait là que pour fournir au politique les moyens d’accomplir sa volonté, au-delà il n’aurait aucune utilité ! >>.
Or, l’esprit du décret est loin d’être aussi réducteur et simpliste que ne peut l’être la vision qu’a M. Mboup de l’Administration publique.








Car assurément, M. Mboup semble nous dire :
• que la politique fiscale (qui est une compétence du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan et d’une direction qui lui est rattachée à savoir la Direction Générale des Impôts, dont les principaux agents sont formés par l’ENA, ne devra être l’apanage que des seuls spécialistes du droit public.
Pour rappel, les recettes fiscales constituent près de 95% des ressources propres du pays en développement que nous sommes. Tel en est l’enjeu,
• que cela devra être pareil pour la politique d’endettement toujours du pays en développement que nous sommes, et qui est aussi de la compétence du MEFP et d’une direction qui lui est rattachée à savoir la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor, dont les principaux agents sont toujours formés par l’ENA.
Pour rappel, la politique d’endettement intervient quand on constate que les prévisions de dépenses sont supérieures aux prévisions de recettes, et qu’il faille trouver des ressources complémentaires afin de continuer à financer la politique de l’Etat comme cela se fait dans pratiquement tous les pays du monde. Tel en est aussi l’enjeu,
• qu’il devra en être de même pour la politique d’intégration et de coopération économiques, qui est une compétence partagée entre le MEFP et les Ministères en charge respectivement du Commerce Extérieur et des Affaires Étrangères, et dont des agents sont toujours formés par l’ENA,
• que la vérification de comptabilité au niveau des grandes entreprises et autres multinationales, conseillées par de grands cabinets et des experts-comptables diplômés des grandes écoles de commerce, doit aussi être laissée aux seuls spécialistes du droit public,
• que des ingénieurs et autres profils spécialisés dans les sciences et techniques n’ont pas leur place dans la haute Administration afin d’aider à comprendre tel ou tel autre secteur, pour décider de la politique publique qui doit y être menée, que les spécialistes du droit public sont mieux habilités à le faire, etc…
Ainsi, les exemples sont multiples et nous pourrions en donner à foison.

Cependant nous nous rendons compte que certainement M. Mboup ignorait l’essence même et la vocation de l’ENA, de même que ce que peut renfermer la gestion de la chose publique.
En effet, à la lecture de ses propos, il ne réduit la gestion étatique qu’à un ensemble de procédures juridiques, occultant la complexité de la prise de décision dans le monde d’aujourd’hui, et l’ensemble de métiers pointus qui l’accompagnent. Bref, dans la gestion et l’allocation de nos ressources, peut-on se passer des mathématiciens, des ingénieurs-informaticiens, des ingénieurs-statisticiens, des économistes et autres economètres, etc… dans la haute Administration ? Que fait-on de l’évaluation a priori et a posteriori, de l’analyse des risques systémiques et autres, de nos politiques publiques (économiques, sociales, sanitaires, etc…) ? Ou bien les seuls spécialistes du droit public regrouperaient toutes ces compétences ?
Pour ce qui est du secteur para-public, M. Mboup ira même jusqu’à dire ceci : << pourtant, le droit des entreprises publiques est une matière fondamentale en master de droit public pour les étudiants ayant choisi l’option administration publique. Qui serait mieux préparé qu’eux pour participer à la gestion de ces entreprises publiques ? Qui serait mieux préparé que les juristes pour gérer les entreprises de l’Etat ? >>
Je vous laisse, chers lecteurs, apprécier de tels propos.

Pour terminer, tournons-nous vers l’avenir en demandons-nous pourquoi ailleurs il existe une École Nationale d’Administration et une École Nationale des Finances Publiques ?
Pourquoi désormais l’ENA de France envisage de faire un concours annuel supplémentaire réservé à des docteurs dans des filières scientifiques ? Je ne vois pas (selon la logique de M. Mboup) quelle pourrait être leur utilité dans la haute Administration française ?
Ces pays auront-ils compris certains enjeux avant nous, alors que M. Mboup lui voudrait réduire la gestion de l’Etat à ses seules fonctions régaliennes et en un ensemble de procédures juridiques ?
Concernant la comparaison avec l’Ecole Polytechnique de Thiès, nous porterons juste à l’attention de M. Mboup que cette dernière forme des ingénieurs dans des métiers pointus, et que ces derniers, électrons libres, pourront par la suite s’engager avec n’importe quel demandeur de leur profil.
L’ENA quant à elle forme des agents pour le compte de corps dits dédiés de l’État. Ces corps constituent par conséquent des équipes où tous les profils devraient être les bienvenus, profils qui pourront par la suite se compléter pour une utilisation optimale des ressources humaines dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques.








En conclusion, au mieux des cas, il pourrait être question de réformer le concours d’accès à l’ENA dans une perspective plus pluridisciplinaire.
Quoi qu’il en soit, il faut se sentir assez suffisant pour se réclamer du monopole de la « Science de l’Etat ».

La Nanguish

Réponse à Sorry Kaba: Le parrainage est le cadet des soucis du PUR!

D’abord le parrainage est un des soucis cadet pour le PUR donc Professeur Issa Sall n’a pas besoin de falsifier des signatures.Dés qu’on a lancé le parrainage malgré que c’est une loi inopportune Issa sall en tant que expert électoral ( il a traité des elections au Sénégal plus 20 ans même dans la sous région notamment Burkina Faso) a donné consigne aux responsables et militants d’investir l’etendu du territoire pour leur conscientiser sur l’importance de parrainer le candidat du PUR.En suite le PUR(parti de l’unité et du rassemblement) qui lors des dernières élections législatives a comptabilisé 155407 voix derrière les grandes coalitions donc le seul parti politique valable.Obtenir 67000 signatures n’est pas un souci pour Issa Sall contrairement aux vieux de Benno Book Yaakar qui sont devenus des collecteurs de parrains.Votre surprise fut grande en débarquant avec toute votre logistique à Tattaguine( village natal de issa sall).Heureusement que la population de Tattaguine vous ont fait savoir qu’ils vont parrainer leur fils prodige.Le PUR est venu pour purifier cette atmosphère que vous avez APRement polluée.Monsieur Sory Kaba au lieu d’avancer des propos sans preuves va répondre aux doléances des sénégalais de l’extérieur.Et enfin un petit rappel Issa sall n’est pas le Président du PUR mais plutôt le coordonnateur,le candidat et celui qui fait tremblé le locataire du palais.








Cheikh Tidiane Niang coordinateur du PUR dans la commune de Dahra djolof

Attaque contre Matar Bâ: Réponse à Sorry Kaba

Que Sory KABA se taise et s’occupe des sénégalais de l’extérieur qui sont tués comme des mouches à cause de son incompétence.

Au moment où le ministre Matar BA et les autres responsables de Fatick travaillent pour dépasser le taux de parrainage que le Président MACKY SALL leur a fixé pour sa candidature.
La « Grande Gueule » Sory KABA comme à l’accoutumée, déroule son agenda en catimini, devenu un secret de polichinelle de vouloir succéder au Puma du Sine à la mairie de Fatick.








Sory « Ndiakhoum » KABA arrête de jouer avec la conscience des fatickois.
On sait que tu es incapable d’obtenir cent (100) parrains dans la cité de Mam Mindiss raison pour laquelle tu t’acharnes sur le Maire Matar BA qui bénéficient de la confiance des fatickois qui l’ont porté à la tête de la cité Mindiss et également la confiance du Président MACKY SALL qui l’a nommé Ministre.

Papis! Le Maire Matar BA n’est pas responsable de ton impopularité et incompétence.

Vouloir accuser la Première Dame de favoriser le Maire Matar à ton détriment est pathétique, irrévérencieux et discourtois venant d’un ambassadeur.

Le Ministre MATAR BA n’a pas le temps de descendre dans les caniveaux car étant trop occupé à poser des premières pierres et à inaugurer des infrastructures de dernières générations qui ont permis au Sénégal d’être choisi par le Comité International des Jeux Olympiques pour abriter les J.O.J, une première en terre africaine.

Le sieur KABA a toujours été un rat d’égout qui rase les murs et qui a l’insulte à la bouche. Il passe tout son temps à ternir l’image du parti et de la république parce qu’ incapable d’apporter des réponses aux préoccupations des sénégalais de l’extérieur.

M. KABA « I am Sorry » mais tu dois rendre le tablier pour mettre à l’aise le Président qui a fini par ériger la diaspora en quinzième (15eme) région du Sénégal. Or toi, tel un caméléon, tu ne fais que ralentir le rythme de la bonne marche de son épanouissement.

KABA  » I am sorry » mais ta sortie contre Matar BA est inélégante et inopportune car ta haine envers Le Ministre MATAR BA ne doit pas prendre le dessus sur notre objectif commun de vouloir donner à Son Excellence un second mandat dès le premier tour en février 2019.








Boy KABA évite d’attaquer d’honnêtes citoyens qui sont là que pour servir les sénégalais grâce à la vision éclairée du Président MACKY SALL.

Pour te rassurer le Ministre Matar BA ne te répondra jamais parce que son calendrier administratif et politique ne lui permet pas de répondre à des fantômes comme toi qui n’a ni base ni crédibilité.

PMD GSB

Réponse à M. Robert Bourgi: L’analyse intuitive du digne héritier de Jacques Foccart

Tel un bonimenteur instable psychologiquement, le symbole atypique de la France-Afrique a occupé deux bonnes pages du journal propagandiste, l’Observateur, pour ne fournir que des balivernes aux pauvres lecteurs, oubliant que son époque d’influence est révolue. Ces lignes truffées de mensonge, dénudées de tout sens, donne la nette impression que cet entretien a été commandité pour restaurer les intérêts français menacés par l’évidente chute du président Macky Sall aux prochaines échéances.




M. Bourgi a tiré sur tout ce qui bouge comme a son accoutumé, donnant mine qu’au Sénégal il n’y a pas de personnes ressources capables de renverser le cours des choses, peignant ainsi tout le bilan du président Sall en rose . M. Bourgi a lamentablement montré son insuffisance en analyse objective d’une situation donnée.
Selon M. Bourgi, le président Trump aurait pris exemple sur le programme éducation du président Macky Sall lors d’une rencontre avec les chefs d’état africains (même les profanes savent que c’est archi faux). M. Bourgi a surement omis de prendre en compte la dégradation du système éducatif avec des grèves incessantes et le programme qui a fini de montrer ses limites.

Dans le même sillage, M. Bourgi a avancé que le président Macron considère le président Macky Sall comme une référence. M. Bourgi a surement oublié là aussi, l’humiliation qu’a subi ce dernier devant le président Macron en faisant mentir de pauvres enfants sur leur situation dans les salles de classe.

Toujours selon le mercenaire Franco libyen, le président Macky Sall et le président Abdoulaye Wade auraient eu une entrevue et sur la question de savoir s’il est sûr de cette information, M. Bourgi répond par . Est ce serieux ça !
M. Bourgi a démontré à suffisance qu’il est un menteur et un manipulateur très maladroit et qu’il a oublié qu’il a en face de lui une population aguerrie qui a découvert et désavoué les pratiques de la France Afrique.

Sur la question de la candidature de M. Karim Wade et celui de M. Idrissa Seck, M. Bourgi avance que Karim Wade N’est pas plus sénégalais que français se basant sur son niveau de Wolof parlé et que sur sa foi, soit il est musulman ou il ne l’est pas. Il a surement dû être amnésique pour dire de sottises pareilles oubliant tous les morts et le pillage de l’Afrique qui logent sur sa conscience. M. Bourgi en bon successeur de Jacques foccart a longtemps évolué dans le massacre de pauvre civils africains, il a été l’instigateur de plusieurs coups d’état. Il a aussi participé à la protection de dictateurs africains. Qu’est-ce que cet homme assez peu fréquentable peut bien enseigner a qui que ce soit. Est-il apte à mettre en doute l’africanité ou de remettre en question la foi d’une personne ? Le Sénégal a certes ses propres réalités mais cela ne signifie pas que quiconque ne parle pas Wolof n’est pas sénégalais. Si tel était le cas, nos parents halpoulars auraient fini de faire leur valise pour rentrer au Mali. Le Sénégal compte parmi ses fils, des gens qui ont honoré le pays et hisser le drapeau national partout dans le monde au plus haut niveau bien que ne maîtrisant pas tellement la langue Wolof. Contrairement à vous qui êtes sénégalais le matin et français le soir, qui avez participer considérablement au retard de l’Afrique. Et à sa situation désastreuse.

S’agissant de M. Idrissa Seck, lui demander d’aller rejoindre Macky Sall parce qu’il perdrait s’il se présentait aux prochaines élections, c’est insulter l’intelligence et l’espoir que des millions de sénégalais qui vivent au quotidien la mal gouvernance, la gestion familiale du pouvoir, le manque d’eau, la dégradation du pouvoir d’achat, le chômage des jeunes, les détournement de deniers public a répétition et en toute impunité…, nourrissent en cet homme pour un changement de leur vécu, pour la restauration de la démocratie et des valeurs..

Néanmoins, vous méritez des applaudissements pour nous avoir révélé que le président Macky Sall vous a envoyé comme émissaire auprès du président français, Nicolas Sarkozy pour lui demander une faveur et que quelques jours après son élection il est allé en France encaissé 260 millions d’euros soit plus de 170 milliards de franc CFA. Cette information est d’autant plus grave que votre tentative de diabolisation de potentiels candidats à la présidentielle de 2019 tel que Idrissa Seck, Karim Wade et Khalifa A Sall. La question que l’on se pose c’est sur quel motif cet argent a été remis au président Sall et comment a été dépensée cette faramineuse somme.




A 73 ans, M. Bourgi est toujours en service commandé, cette fois ci au solde de son excellence M. Macky Sall (comme disait le mercenaire français Bob Denard : ¨un mercenaire ne prend jamais de retraite¨) mais c’est sans tenir compte de la maturité des sénégalais et de leur capacité de discernement de l’objectif et de l’intuition.

Cheikh Ibrahima Diop
Responsable Politique a Rewmi

Réponse à un maître… Ismaïla Madior Fall

Par le professeur Wakhab Ndiaye agrégé de Droit à la faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’UCAD

« Maitron… (Pr. Ismaila M. FALL) première réaction sur la question était une réaction officielle du gouvernement du Sénégal. Je voudrais, avec votre autorisation, réagir ici en ma seule qualité de professeur des universités pour aborder les questions soulevées dans une perspective scientifique, celle du droit communautaire ».
Permettez alors ces observations sur votre analyse doctrinale (Le Soleil, Mardi 3 Juillet 2018).
1) Désolé professeur, la cour n’est pas liée par sa jurisprudence.
« Ceux qui connaissent bien sa jurisprudence sont surpris, voire perplexes. Dans la droite ligne de sa jurisprudence, la Cour s’est toujours refusé à se prononcer sur les procédures judiciaires internes ou sur l’interprétation d’une décision de juridictions nationales. » D’accord. Mais la jurisprudence n’étant pas la loi, les revirements de jurisprudence sont monnaie courante en droit. Mieux, ils traduisent une volonté du juge d’adapter le droit (par son interprétation) à la réalité.
2) Sur la détention arbitraire. « On respecte cette position qui ne remet pas en cause la détention en cours. »
Désolé, professeur. Pourquoi vouloir fictivement scinder la détention ? Comment, une détention arbitraire au début et qui continue peut finir par se régulariser du simple fait de la disparition d’un vice (levée de l’immunité parlementaire) ? Si c’est possible en d’autres domaines, cela ne fonctionne pas ainsi en droit. Mais ce n’est pas le plus important.
3) « Au Sénégal, la détention des personnes concernées par cette affaire résulte d’une enquête judiciaire et d’une instruction ponctuée de nombreux recours avant l’intervention d’un procès public où toutes les parties ont pu s’exprimer librement conclu par une décision revêtue de l’autorité de la chose jugée. »
Désolé professeur. Le règlement 05 de l’UEMOA sur le droit à la présence d’un avocat n’étant pas respecté, on ne peut dire que « les parties ont pu s’exprimer librement ». Et sur le règlement, attention. Etant d’application directe, il n’avait pas besoin de circulaire.
Ainsi, à votre interrogation « D’où est-ce que la Cour tire le prétendu caractère arbitraire et les manquements au procès équitable ? », la violation de l’article 5 du règlement 05 doit suffire pour réponse.
4) « la philosophie de la relation entre la Cour de justice de la Cedeao et les juridictions nationales doit être rappelée : il ne s’agit pas d’une relation hiérarchique, mais bien d’une relation de collaboration nécessaire à la pénétration du droit communautaire dans les ordres juridiques des Etats membres. »
Désolé professeur. Sauf erreur de ma part, d’après le Traité de la CEDEAO, les arrêts de la cour s’imposent aux Etats et aux juges. Art 15 in fine : « Les arrêts de la Cour de Justice ont force obligatoire à l’égard des Etats Membres, des Institutions de la Communauté, et des personnes physiques et morales. »
mieux, l’exposé des motifs du Traité est plus que éloquent, « CONVAINCUS que l’intégration des Etats Membres en une Communauté régionale viable peut requérir la mise en commun partielle et progressive de leur souveraineté nationale au profit de la Communauté dans le cadre d’une volonté politique collective; RECONNAISSANT de ce fait la nécessite de créer des Institutions communautaires auxquelles seraient conférées des pouvoirs conséquents ».le débat sur la souveraineté n’a donc pas de raison d’être.
5) « Si l’on se contente du dispositif qui, seul, est disponible pour l’instant, il convient de distinguer les questions contenues dans l’arrêt. Les avocats de Khalifa Sall et autres avaient globalement formulé deux types demandes à l’endroit de la Cour : d’une part, des questions de procédure consistant à faire constater par la Cour la violation d’un certain nombre de droits (détention arbitraire, assistance d’un avocat dès l’interpellation, procès équitable) ; d’autre part, faire dire à la Cour qu’elle répare le préjudice subi, ordonne d’autres mesures dont l’arrêt des poursuites et la libération de Khalifa Sall et autres.
Sur le premier aspect, la Cour s’est prononcée sur des questions de procédure et demande à l’Etat de verser une indemnisation de trente-cinq millions de francs Cfa aux requérants. »
Excellent. Le droit étant d’abord forme, le débat est clos.

Réponse à l’édito de Cheikh Yérim Seck sur le juge Ibrahima H. Dème (Amadou Tidiane Thiello, UGB)

Réponse à l’édito de Cheikh Yérim SECK sur le juge Ibrahima H. Dème.




Après avoir réussi l’examen du baccalauréat, j’arpentais avec beaucoup de fierté l’itinéraire de l’Université de Sanar. Je ne savais de ce creuset fécond du savoir que des choses positives, disons une bonne réputation.

En outre, en ces temps, un homme avait gagné l’admiration de beaucoup de jeunes parmi lesquels je faisais parti. L’homme en question est un produit de l’Université de Sanar.

Je veux nommer la personne de Cheikh Yérim qui excellait avec sa belle plume et ses sorties pertinentes.

Mais au fil du temps, cette admiration dégringole, de ses déboires avec la fille du magistrat jusqu’à la position de l’homme sur l’entrée en politique de l’autre juge.

Aurait-il un problème avec les magistrats ?

L’article de Cheikh Yérim sur le juge Dème est inopportun. M. Seck, en ces nuits où le dégoût de la chose politique gagne de plus en plus les citoyens sénégalais, votre position sur l’entrée du juge Dème dans la politique est plus que surprenante.

Surprenantes sont également les arguments que vous avez soulevés et la comparaison à laquelle vous avez recourue pour appuyer votre idée.

Cheikh Yérim, cette position aurait dû être  d’encourager le juge Dème au lieu de verser dans un pessimisme logico-déductif, contre-productif et déstabilisateur.

Si vous avez peur de vous baigner dans le fleuve pour éviter d’être dévoré par les crocodiles, restez alors sur la rive. Mais, attelez vous seulement à l’observation et ne vous amusez point à décourager ceux qui ont sincèrement envie de pêcher du poisson frais pour nourrir leurs concitoyens ou puiser de l’eau pour étancher la soif des autres.




Cheikh Yérim, il n’y a pas plus noble que la participation politique, il n’y a pas plus noble que l’engagement politique, il n’y a pas plus noble que le renoncement des privilèges pour la cause républicaine.

Mettre en place des cabinets de consultance, construire des écoles tout cela est bien beau, mais à la beauté du vers car aucun de ces éléments n’égale le fait d’être dépositaire du pouvoir politique. C’est l’ultime et l’incomparable responsabilité politique et la plus encline à apporter le changement, le vrai.

Cheikh Yérim, vous êtes paradoxal. On ne peut pas souhaiter changer un système sans être au cœur de celui-ci. Même si être au sein de celui-ci, ne garantit pas le changement. changer un système n’est pas chose aisée. En effet d’où la nécessité d’encourager ceux qui s’y attèlent.

Mais là où notre indignation caresse son comble et nous fait sortir de nos gongs, c’est quand vous prophétisez que le juge Dème n’aura pas un score important s’il décidait de participer à la prochaine élection présidentielle . Le grand journaliste s’est-il transformé en un Selbe Ndom ? Sur quelles bases vous fondez-vous?  Non, sur aucune sinon celle de vos humeurs et de votre démarche logico-déductive mais à l’arrivée toute biaisée. L’intellectuel que vous êtes déshonore ceux qui s’en réclament car livrer un verdict d’une compétition pas encore organisée relève de la mauvaise foi quelque soit les arguments utilisés.

Cheikh Yérim, à l’épreuve du bilan, nous serons tous comptables. Mais vous, vous serez doublement comptable. Non seulement à vous lire, il ressort aisément que vous n’êtes pas prêt à vous engager politiquement. It’s your choice !

Mais, vous êtes comptable, par ailleurs, d’avoir humecté votre plume dans l’encre du fatalisme pour décourager d’honnêtes citoyens qui n’ont que l’envie de participer dans la gestion des affaires de la cité avec une nouvelle dynamique.

Cheikh Yérim, ces mots ne sont nullement le condensé d’une attaque personnelle mais le fruit d’une indignation d’un jeune citoyen conscient qu’à défaut de soutenir les acteurs politiques porteurs de changements, il est maladroit, très maladroit de les décourager voire discréditer !

 

 

Amadou Tidiane Thiello

Science Po Sanar

thiellotidjane@gmail.com

 

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