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Il faut sauver le PIT-Sénégal! (Mohamed Lamine Ly, membre du Comité central)

La décision prise par le comité central du Parti de l’Indépendance et du travail (P.I.T), du 30 septembre 2018, de soutenir la candidature du Président Macky Sall est d’une gravité extrême et semble même, sous certains angles, revêtir des allures de “suicide politique”.

Le prétexte de recherche de cohérence brandi pour justifier la prolongation du compagnonnage avec le Président de l’A.P.R, au-delà de 2019, était déjà jugé fallacieux, car il n’est pas logique de foncer lorsqu’on se rend compte qu’on s’est trompé de direction. Et les militants issus du peuple qui souffre, ne peuvent pas ignorer cette évidence : la voie empruntée par le Président Macky Sall depuis 2012, n’est pas la nôtre, ni historiquement, ni sociologiquement. On observe, en effet, des phénomènes inquiétants, contre lesquels, notre Parti s’était toujours dressé :




  • une mal-gouvernance illustrée par les scandales en cours sur le bradage de nos ressources nationales (pétrole, or du Sénégal oriental, fer de la Falémé…),
  • le renforcement de la mainmise des puissances étrangères, particulièrement la France sur notre économie (Total, Eiffage, Orange, Auchan, franc CFA…)
  • la poursuite et l’amplification de la transhumance honnie assimilée à la pêche de gros poissons par des pécheurs invétérés,
  • l’instrumentalisation de la Justice dénoncée par l’Union des magistrats sénégalais, avec l’embastillement d’adversaires politiques et l’impunité de fait pour les amis et les transhumants,
  • un recul démocratique indéniable avec un processus électoral dénaturé par la loi scélérate sur le parrainage sans oublier la rétention couplée à une distribution sélective de cartes électorales, sous la houlette d’un ministre de l’Intérieur partisan

C’est dire donc que la situation de paix et de stabilité  qui prévaut encore, relève plus de la maturité et des traditions pacifiques de notre peuple, que du prétendu génie politique d’un président semeur d’injustices, auteur d’actes antinationaux, antipatriotiques et renfermant des germes de menaces de troubles sociaux incontrôlés.

Où sont la paix et la justice sociale, quand deux milliards sont dilapidés pour permettre au président-candidat d’obtenir l’approbation de 1% de ses concitoyens et d’avoir le droit de se représenter ? Dans le même temps l’Université de Saint-Louis est obligée de repousser son ouverture aux calendes grecques, parce l’État reste devoir 1,6 milliard aux fournisseurs du CROUS !

Où sont la paix et la justice sociale, quand les étudiants incompréhensiblement versés dans les écoles privées en sont exclus pour défaut de paiement de l’État ? Au même moment, le Ministre des finances évoque une surliquidité à hauteur de 700 milliards !

Mensonge d’État ou volonté délibérée de sacrifier toute une génération ?

Le « grand bond de l’agriculture sénégalaise » sous la conduite éclairée du président-candidat a-t-il empêché la faim et la soif dans les villes et dans les campagnes, même si les tenants du pouvoir continuent à noyer la souffrance des populations dans des débats sémantiques sans objet (insécurité alimentaire ou famine) ?

Sommes-nous obligés de taire ou de justifier les milliards engagés pour réhabiliter un building administratif jamais livré, alors qu’un autre building a été construit pour abriter le gouvernement ? Avons-nous été consultés pour le choix antinational de sauver ALSTOM en condamnant le Dakar-Niger et bientôt le dernier bout de rail du Petit train Bleu ?

Que pensent les sénégalais qui nous entendent toujours approuver sans jamais critiquer ? Pouvons-nous continuer à applaudir publiquement sans réserve les choix de la politique libérale et antinationale du Président-candidat ? Est-il possible que la politique libérale nous agrée à 100 % alors que nous avons toujours eu une position critique même vis-à-vis-à-vis de nos partenaires idéologiques comme ce fut le cas lors de l’invasion de la Tchécoslovaquie par le Pacte de Varsovie en 1968 ?

Nous voyons donc, que l’argumentaire pour soutenir la candidature de Macky Sall est truffé de contre-vérités manifestes, objectivement vérifiables, aux antipodes des réalités quotidiennes des masses laborieuses, au grand dam du prolétariat des villes et des campagnes, des syndicats en lutte, de la jeunesse dans le désarroi, qu’elle soit à l’école ou dans la rue. À tel point que les citoyens sénégalais se posent des questions sur le PIT, qui a toujours été connu pour son engagement historique aux côtés du peuple. Ce parti a toujours mis son identité politique et son orientation idéologique au-dessus des contingences liées à sa participation à des gouvernements de coalitions, aussi bien sous Diouf que sous Wade.

La lettre d’allégeance intitulée « Lettre aux Sénégalais », dont on peine à identifier le ou les auteurs, l’instance ou le responsable, est la goutte de trop qui devrait amener les militants les plus timides et les plus scrupuleux à réagir publiquement au-delà des cercles restreints qui les réunissent. Ces louanges sorties de la tête de laudateurs, de flagorneurs comme dirait Amath Dansokho, est une manifestation typique de collaboration de classe.

Ces communiqués intempestifs de loyauté et de fidélité à la politique antinationale et antidémocratique du Président de la République engagent-ils les authentiques militants ou laissent-ils faire ?

Le PIT-Sénégal ne connaît certes pas encore de scission, mais est traversé par un conflit ouvert entre une nomenklatura, privilégiant des intérêts étroits d’appareil et ayant une approche de sommet et de nombreux cadres politiques, militants depuis plusieurs décennies, liés aux masses et conscients des méfaits de la politique, qu’on leur fait endosser.








C’est en leur nom et avec leur collaboration active, que cet appel à un sursaut salvateur est lancé. Même si, avec Seydou Cissokho, nous demeurons convaincus qu’on ne peut « détruire ce Parti comme on a détruit Carthage », nous demandons aux camarades égarés de se ressaisir, pour que ce bien commun qu’est le P.I.T reprenne toute sa place dans lutte de notre peuple contre la domination impérialiste et pour le progrès social.

Dr Mohamed Lamine LY

Membre du Comité Central

lymohamedissa@gmail.com

 

Il faut sauver le soldat Idy

 » Errare humanum est, persevare diabolicum. »,

 

disent les latins, ce qui peut être traduit par: Se tromper est humain, mais persévérer dans l’erreur est diabolique. Lautréamont dans Poésies I-II nous conseillait devant chaque dicton d’appliquer le même  » dicton- réflexe », la contraposée ou l’inverse des termes.

 

Cela donnerait: Errare diabolicum est, perseverare humanum, pouvant être traduit par l erreur est diabolique, y persévérer est humain.

 

Si, a priori, cette seconde proposition semble dénuée de tout sens, il me semble, référée, à notre contexte actuel, plus proche de la réalité que la sentence originale.

 

En effet, celle-ci insiste sur le caractère imparfait de la nature humaine, le propre




de l’homme est de commettre des erreurs, car il n’est pas omniscient. Cependant, d’après la maxime, cela ne doit excuser la négligence, l’erreur est une occasion à saisir pour essayer de s’améliorer, car nous sommes des êtres perfectibles, elle devient alors un outil intéressant de perfectionnement de soi. La deuxième partie nous prévient: celui qui s’entête dans ses erreurs, sans essayer de se corriger est par contre inexcusable. L’entêtement peut l’entraîner sur la voie du péché ou d’encore plus d’erreurs. La faute morale étant dans le fait de ne pas apprendre de ses erreurs, plus que dans l’erreur initiale elle-même.

 

Pour mieux en saisir le sens, on peut la rapprocher de cette citation de John Powell:

 

  • La seule véritable erreur est celle dont on ne retire aucun enseignement. » Essayons d’appliquer la sentence originale à ce qu’il convient aujourd’hui d’appeler le « Bakkagate ».

 

Idy, en simple homme, se prononçant sur la question israélo-palestinienne, s’est trompé;

Idy, semble plus ou moins avoir reconnu son erreur;

 

Idy s’est humblement agenouillé pour présenter ses excuses à toute personne qui verrait dans ses propos un outrage à la religion musulmane;

 

Idy a bien compris la leçon de Powell parce qu’il a bien appris de ses erreurs.

 

Alors si on ajoute à tout cela que la faute avouée est à demi pardonnée, il devient tout à fait légitime de se demander pourquoi continuer à alimenter cette polémique et verser dans ce lynchage médiatique politico-religieux.

 

Une partie de la réponse à cette question peut être trouvée dans la contraposée où l’erreur, on le perçoit clairement, est diabolisée par un conglomérat de religieux et de politiques qui persévèrent à livrer le fautif à

 

la vindicte populaire pour un jugement avant l’heure, c’est-à-dire février 2019.

 

Alors nous devons, pour l’intérêt supérieur de notre cher Sénégal, faire attention au mélange des genres entre politique et religion, même s’il faut reconnaître la frontière entre les deux devient de plus en plus ténue.

 

Ainsi cette parenthèse qu’il urge de fermer rapidement ne saurait, n’en déplaise les politico-religieux, servir de primaire à l’élection présidentielle de 2019.

 

Le Sénégal, dans le principe, reste un pays laïc et par conséquent le choix de son président ne saurait être assujetti à aucun critère religieux, encore moins confrérique. Si cela était

 

  • le Président Senghor, bon chrétien, n’aurait pas bénéficié de l’appui de grands dignitaires toutes confréries confondues pour diriger le Sénégal pendant une vingtaine d’années.





Qu’on ne s’y trompe guère, le prochain président di Sénégal sera choisi en toute liberté et en toute démocratie par les citoyens de ce pays sur la base critères qu’ils auront eux-mêmes définis loin des contingences religio-confrériques.

 

La récréation a assez duré et le débat politique doit reprendre le dessus à quelques mois de l’élection présidentielle pour poser les vrais problèmes liés au parrainage, au processus électoral qui, encore une fois, ne se feront pas sans une concertation et un dialogue francs entre majorité et opposition.

 

La question des alliances est aussi d’actualité pour l’opposition qui a besoin de pôles forts pour affronter la coalition au pouvoir déjà sur les starting-blocks.

 

Et le soldat Idy, dans tout ça ?

 

Comme le soldat Ryan, il doit bénéficier de l’appui sans faille de l’opposition, muette jusque-là, pour ne pas le sort de ses « frères morts au combat » qui doit voler à son secours pour éviter la déchéance de quelqu’un qui, quoi qu’on en dise ou en pense, compte et continuera de compter sur l’échiquier politique national.

 

 

 

 

Fait à Thiès le 28 mai 201

 

El Hadji Abdou WADE dit Mara.

Audio- Le message poignant d’un oncle qui veut sauver sa nièce renversée par une voiture sur le chemin de l’école

Mbathio Kébé  est élève au lycée Charles De Gaulle. Elle a été renversée par une voiture sur la route de l’école. Se trouvant dans une situation critique, sa famille sollicite de l’aide auprès des bonnes volontés. Ci-dessous le message poignant de son oncle. Si vous voulez aider sa famille, vous pouvez appeler au 77.710.79.14.




Contribution: Y a-t-il quelqu’un pour sauver Mame Mbaye Niang ?

Il a encore grillé un gros fusible. Il faut juste espérer que cela sera sans conséquence et surtout souhaiter que ce soit  le dernier. Car à  ce rythme, c’est le compteur de la démocratie sénégalaise que Mame Mbaye Niang menace de faire sauter avec un risque d’extinction de toutes les  lumières de la République. Quel Sénégalais n’a pas eu envie d’éteindre son poste ? Quel téléspectateur n’a pas été sonné ? Quel démocrate n’a pas reçu une décharge d’affliction en l’écoutant  lors de sa dernière conférence de presse, annoner avec son phrasé digne d’une cour de récréation de case des tout-petits, son nauséeux catéchisme mackyste,  avec une sémantique en parfaite synchronie avec sa vacuité intellectuelle. Beaucoup de tympans ont dû abondamment saigné à force d’entendre tonner  les déflagrations grammaticales  et syntaxiques ministérielles. Juste tragique et tout simplement pitoyable.

 

Macky Sall et Mame Mbaye Niang, même syndrome 

 

Le fossé entre ses capacités intrinsèques et ses charges ministérielles est si abyssal qu’il a beau se draper de son plus joli costume républicain, se mettre devant le plus présidentiel des pupitres, tenter de se forger une «ministérialité» même en toc, rien y fait, ça coince à tous les coups. Mame Mbaye Niang et la République, c’est comme Gouye Gui et la grammaire, ça ne peut pas aller ensemble. Le ministre souffre du même syndrome que le président. Ils sont sincèrement persuadés d’être les meilleurs d’entre eux et il ne font pas semblant.  Le problème est qu’ils ne sont que deux à être au courant. Ce sont eux, toujours le même binôme.  Et cela crée forcément des liens..

 

Sinon, comment Macky Sall peut-il, alors que le pays est au bord du précipice, laisser Mame Mbaye Niang, se dresser face caméra, pour nous abreuver de ses versets erratiques du genre «…force restera à la loi, nous ferons face, la loi passera de gré ou de force…» ou nous enivrer de diatribes aussi dangereuses  qu’«effarantes» selon le mot d’Alioune Tine. Momar Diongue,  autre observateur tout aussi avisé, n’a pas hésité  à le comparer à Charles Blé Goudé, ce proche de l’ancien président Laurent Gbagbo, qui, avec les mêmes mots, a enflammé la Côte d’Ivoire et sapé durablement sa démocratie. Et dire que le clone sénégalais du pyromane ivoirien siège au conseil des ministres, penser que c’est nous qui payons le plus gros incubateur de bêtises de la République , il y a de quoi désespérer un peu plus de la gouvernance Sall.

 

De n’importe quoi à n’importe qui

 

On se demande encore qu’est ce qui a bien pu pousser le président à  infliger encore une fois aux Sénégalais, un tel outrage, en envoyant Mame Mbaye Niang, défendre en conférence de presse,  une réforme aussi complexe que la loi sur le parrainage lorsqu’on sait que la seule légitimité  intellectuelle du ministre du Tourisme est sa proximité affective avec la Première dame. Il a beau avoir le sens du sacrifice, une conception aiguë du devoir et de la reconnaissance, mais le fait constant est qu’il  n’est ni outillé, encore moins apte à ce genre d’exercice. En défiant le peuple du Sénégal avec une arrogance aussi mal millimétrée que la durée de son face à face avec les journalistes, Mame Mbaye Niang n’aura fait qu’enfoncer les derniers clous dans le cercueil du projet de loi sur le parrainage.

 

Sa capacité à dire n’importe quoi a certes fait qu’il n’est plus n’importe qui. Tout ministre de plein exercice qu’il est, si Macky Sall n’a que «mame mbaye» en stock  pour lui servir de bouclier, le couple présidentiel peut sérieusement commencer à préparer ses cartons et penser à ne pas oublier d’éteindre les lumières du Palais en partant.

 

Il est encore temps d’appuyer sur le bouton d’arrêt d’urgence 

 

Plus sérieusement, il y a vraiment lieu de s’interroger sur le choix de Mame Mbaye Niang pour s’adresser aux Sénégalais « en ces heures si graves » pour reprendre la formule de Thierno Alassane Sall. Est-ce tout simplement une grossière erreur de casting ou une pénurie réelle de  samouraïs marrons beige, prêts à se faire hara kiri pour le triomphe du chef ? Plus grave encore, le ministre, représente t-il tout simplement ce que le Président ou la Première dame ne peuvent pas faire faire ou faire dire à quelqu’un d’autre?

 

Une chose est sûre, il est plus que temps pour Macky Sall,, à quelques jours de l’examen du plus que controversé projet de modification constitutionnelle, de redescendre sur terre, c’est-à-dire revenir au Sénégal où son peuple est à cran et prêt à en découdre avec lui. Il doit stopper sa vertigineuse et dangereuse course à l’armement constitutionnel, judiciaire et électoral pour assouvir son désir irrépressible de réélection. L’obsession présidentielle  du second mandat risque de condamner le Sénégal à un naufrage certain car le chef de l’État  est en train de méthodiquement dynamiter  toutes les digues : constitutionnelles ( loi sur le parrainage),  judiciaires (affaires Karim Wade, Khalifa Sall et Barthélémy Dias) confrériques (fractures chez presque toutes les «tarikhas»), religieuses (les graves événements survenus entre militants APR lors d’une cérémonie religieuse dans le Fouta), politiques(implosion du PS, de l’AFP, de la LD…), sociales (des grèves dans tous les secteurs),  et économiques ( guéguerre entre secteur privé national et étranger). C’est tout le Sénégal qui est sous tension. C’est tout le pays qui est aujourd’hui fracturé. L’ horizon politique n’a jamais été aussi anxiogène. Le virus de la haine et de la division est entrain de se propager dans les cœurs et les esprits. Chacun s’arc-boute derrière ses certitudes. Entre le président et une large majorité de son peuple, les rapports ont quitté le registre de la simple défiance pour inexorablement migrer vers un autre  pôle : l’exécration. C’est l’une des très rares réussites de Macky Sall, d’avoir dressé presque tout un pays contre lui.  La rançon de six années d’incompétence et de trahison de la parole donnée.

 

Le risque est réel de voir notre démocratie sombrer à cause d’un homme, Ismaila Madior Fall, constitutionnaliste, ministre de la Justice, militant de la 25ème  heure du parti présidentiel et arme de modification massive du président. Il est l’hémisphère droit du Palais sur tout ce qui touche les questions institutionnelles. Intronisé tout au sommet de l’État, il a l’oreille du président. Mais le moment est venu pour  Macky Sall d’arrêter de suivre son « cascadeur constitutionnel » et écouter le Peuple du Sénégal s’il veut se sortir de ce dangereux tourment  politique dans lequel la nation sénégalaise est engluée. Lui seul détient  le pouvoir constitutionnel d’appuyer sur le bouton d’arrêt d’urgence. Alors appuiera, appuiera pas,  ou laissera t-il les Sénégalais le faire à sa place ? En général lorsqu’un train déraille, il s’arrête. Et vous Monsieur le Président ?

 

Malick SY 

Journaliste

 

Médiation du khalife des tidianes: 300 heures perdues, comment sauver l’année scolaire ?

YERIMPOST.COM La médiation entamée par le khalife général des tidianes pour sauver l’année scolaire suit son cours. Une éventuelle prolongation du calendrier scolaire n’est pas exclue, selon Mouhamed Moustapha Diagne, directeur de la communication et de la formation au ministère de l’Education. Selon lui, les revendications et les négociations n’empêchent pas d’anticiper sur la situation à venir.

Il précise que le ministère est en train d’étudier un rapport sur le quantum horaire. « Pour le moment, la situation n’est pas alarmante, rassure-t-il. Les plans de rattrapage vont dépendre d’une zone à une autre. Des discussions sont prévues avec l’Office du Bac pour mettre en œuvre ce plan de rattrapage le moment venu. »




Coté enseignants, on estime à plus de 300 le nombre d’heures perdues. Les enseignants soulignent que s’ils parviennent  à un accord avec le gouvernement, ils verront de quelle manière régler cette question.

Un conseil présidentiel ou des assises sur l’enseignement seraient les bienvenus  pour une école stable et viable, conclut M. Diagne.

Contribution: Le Conseil constitutionnel pourra-il sauver indéfiniment Macky Sall ?

 

 « En Afrique, les Conseils Constitutionnels ne sont le plus souvent, que de simples instances de validation »

C’est un fait : Macky Sall ne dispose plus de moyens politiques pour gouverner le Sénégal. Elu en fanfare en 2012, l’homme aux 65% a vu son électorat de circonstance (mobilisé pour le départ de WADE) fondre comme beurre au soleil. Sa cote s’effrite dangereusement à la vitesse d’un TGV à tel point que le Président ne manifeste plus aucune confiance aux vertus d’un système démocratique qui l’a porté au pouvoir en 2012, et qui risque de le balayer en 2019, telle une bourrasque.

Grâce à la démocratie sénégalaise, Macky Sall, un citoyen sénégalais lambda dont les origines sont modestes (devenu riche comme un Crésus par le biais de la politique) a pu créer un parti , disposer d’un récépissé légalement délivré par les autorités administratives, bénéficier de toute latitude pour solliciter les suffrages des sénégalais, sillonner le Sénégal en toute liberté, exposer son programme (le YOONU YOKKUTE qui s’est révélé par la suite une véritable arnaque), et accéder démocratiquement à la magistrature suprême, par les urnes, suivant un processus électoral libre et transparent, mis en place par ses prédécesseurs. Incontestablement, Macky Sall doit tout à la Démocratie sénégalaise.




En 6 ans d’exercice du pouvoir, l’homme dont le bilan se résume en une gouvernance médiocre, aux pénuries d’eau, et multiples coups de canifs contre la démocratie sénégalaise a fait voler en éclats le code électoral consensuel de 1992 ; son « tailleur » se chargeant de lui élaborer un code sur mesure. Enfermé dans sa tour d’ivoire du palais présidentiel, obsédé par un second mandat, influencé par une bande de courtisans qui défendent leur « bifteck » et lui font miroiter une élection dès le 1er tour, Macky Sall semble totalement déconnecté du Sénégal réel et ne compte plus que sur les Avis-Décisions du Conseil Constitutionnel pour asseoir une légitimité perdue.

A trois reprises (entre 2016 et 2017), les « Sages » auront permis à Macky Sall, de sortir d’une impasse :

  • L’Avis-Décision du Conseil Constitutionnel de 2016 (référendum), rendu en dépit du bon sens, et à contrecourant de tous les principes qui régissent le Droit, a fourni au Président un extraordinaire alibi, un habillage juridique au terme de ce qui restera l’un des plus grands reniements ou WAKH-WAKHEET (non réduction du mandat en cours) de l’histoire politique du Sénégal.

 

  • Plus grave, l’Avis-Décision du 26 juillet 2017 aura permis au Conseil Constitutionnel de franchir une nouvelle étape, en s’attribuant d’office des compétences qui ne lui sont nullement dévolues par la loi constitutionnelle n° 2016-10 du 5 avril 2016, qui définit son champ de compétences. En « autorisant » les Sénégalais de pouvoir voter avec d’autres pièces que celles prévues par le Code électoral, et en s’attribuant les compétences du législateur, le Conseil Constitutionnel a violé expressément la Loi pour satisfaire les caprices du Prince, et ouvert la voie d’une insécurité juridique sans précédent.

 

  • Enfin et pas des moindres, le Conseil Constitutionnel a réussi l’exploit de valider le scrutin faussé du 30 juillet 2017 ; un scrutin émaillé d’une multitude de fraudes, de bureaux de vote saccagés (Touba), de centre de vote fermés ou ayant démarré à 12H, et qui a vu des millions de sénégalais privés du Droit de vote par un régime manœuvrier ; un fait inédit qui a considérablement abimé l’image du Sénégal.





Après l’élimination programmée d’un adversaire politique (Khalifa Sall) des prochaines joutes électorales, sur Ordre présidentiel, validé par une décision de justice, Macky Sall compte, à nouveau recourir au Conseil Constitutionnel pour invalider certaines candidatures grâce à la nouvelle trouvaille : « le parrainage citoyen ».  Un énième tripatouillage de la Constitution, motivé selon le « tailleur » par la volonté d’assurer l’égalité entre tous les sénégalais (partis politiques et candidats indépendants). En réalité, dans une répartition des rôles bien huilée (les juges éliminent les candidats emprisonnés ; et le Conseil Constitutionnel dans son rôle de validation en amont des candidatures recale d’autres candidats ciblés) ; Macky Sall souhaite la voie parfaitement balisée pour 2019. Avec l’appui des forces publiques, de la Division des Investigations Criminelles et de la Section des Recherches, Macky Sall compte domestiquer la démocratie sénégalaise, assujettir le peuple et gouverner les sénégalais, y compris contre leur gré. Jusqu’à présent, les Avis-Décisions du Conseil Constitutionnel lui ont sauvé la « mise ». Il n’est pas sûr que cela puisse durer indéfiniment. Moubarak, Ben Ali, Compaoré et Yaya Jammeh l’ont appris à leurs dépens : l’histoire finit toujours par jouer de vilains tours aux apprentis dictateurs.

Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Contribution: Il faut sauver le soldat Songué 

Songué Diouf alias professeur, Enseignant de Philosophie au Lycée Limamou Laye, Quelque Chose dans une émission hebdomadaire à la TFM.

  1. Diouf pour avoir donné son avis sur le viol, a fait l’objet de vives critiques. La toile et les autres canaux de communication s’enflamment de réactions de toutes sortes en son encontre. Ça et là des pétitions sont lancées, des excuses exigées de sa part et de la part de la TFM.

Ainsi et comme d’habitude dans ce pays nous nous acharnons sur l’élément que nous finirons dans la plupart des cas par condamner sans appel, en laissant tranquille, l’ensemble sans même instruire son dossier. Soit parce qu’il est plus facile de s’attaquer à un élément, soit parce que nous avons une incapacité notoire de poser un regard englobant sur les problématiques auxquelles nous sommes confrontés.

Dans ce cas précis qu’on peut appeler le cas Songué, le sieur n’est que l’arbre qui cache la forêt. Le mal est plus profond, et dépasse très largement le ‘’pauvre’’ Songué.

Songué est un citoyen sénégalais lambda dont le Sénégal a assuré l’éducation et la formation, et qui aujourd’hui à son tour  rend service au Sénégal en initiant de jeunes sénégalais à la pratique de la philosophie au Lycée Limamou Laye. De ce point de vu,  Songué est un homme estimable.

La vie de Songué pourrait se passait ainsi jusqu’à la fin, sans que personne ne puisse lui faire le moindre reproche, en tout cas pas de reproche de cette nature dont il est accablé actuellement.

Tout éducateur méritant qu’il est, si Songué avait tenu ses (ces) propos  dans son grand place, comme nous tous nous le faisons souvent sur diverses sujets de manière plus ou moins grave, personne n’aurait rien à dire, parce que personne ne serait au courant. Tout au plus il heurtera l’ire de ses trois ou quatre compagnons de séance de thé, jusqu’au prochain Réal-Barça, ou Modou Lo-Balla Gaye.

Il y’a problème parce que Songué a justifié le viol sur un médium aussi puissant qu’une chaine télé, à la TFM de surcroit.

C’est là que notre responsabilité à nous tous est engagé. La plus belle fille ne peut donner que ce qu’elle a. Songué avant son atterrissage à la télé de Youssou Ndour n’a jamais fait preuve d’aucune profonde connaissance de la Sociologie, ou de la société sénégalaise, ou des thèmes de société tels que le viol, la questions genre, ou même de la discipline qu’elle enseigne la philosophie ; à travers des ouvrages ou articles, ou des séries de conférences dans des amphis ou autres temples du savoir, ou dans le cadre de débats contradictoires apportant la répartie ou balayant à coup d’arguments les positions d’imminents intellectuels ou de spécialistes dans leurs domaines. Rien de tout cela. Pour ainsi dire Songué n’a rien prouvé qui puisse, qui doit  lui conférer l’audience qui est la sienne maintenant.

Songué depuis qu’il est à la TFM, n’a pas encore de manière pertinente produit des idées originales qui apportent de l’éclairage à nos populations composées majoritairement d’analphabètes, en mal de clairvoyance et en manque de paradigmes.

Songué excelle en récitations de citations ailleurs consacrées, et de techniques de dissertation jugées aptes par certaines académies pour initier des adolescant(e)s à la pratique de la philosophie dans sa dimension épistémologique.

Tout ‘’Professeur’’ qu’il est, en dehors de ces citations, et des ces techniques qu’il a appris à l’école et à l’université, Songué est juste quelqu’un comme la plupart d’entre nous, qui parle comme la plupart d’entre nous, réfléchit comme la plupart d’entre nous, et la plupart d’entre nous dit et partage ce qu’il a dit. Aussi graves et condamnables et vertement condamnées (à haute voix) que ça soient ces paroles de Songué, moi ils ne me dérangent pas pour autant. Non pas que je ne les trouve pas graves. Elles sont très graves. Elles ne me dérangent pas pour la bonne et simple raison que je les ramène à leur juste dimension de paroles de ‘grand place’’. Ce que je trouve grave, c’est qu’on érige des débats de Grand-Place en émission, en émission phare de surcroit sur une chaine qui s’appelle la TFM. C’est ce qui fait que de pareils propos sont relayés à une aussi grande vitesse et échelle.

Comment voulez qu’un citoyen lambda qui de la manière la plus ordinaire s’acquitte de son devoir, le devoir pour lequel il a été formé et préparé, soit bombardé du jour au lendemain chroniqueur de tout et de rien sans que nous nous attendions à des bourdes de cette nature de sa part ?

Ceux et celles surtout qui exigent des excuses de la part de Songué et lancent des pétitions à son encontre, entendent de tels propos de tiers personne sans qu’ils et elles ne pipent mot ou ne lèvent le petit doigt pour demander quoi que ça soit. On fait haro sur Songué parce qu’il a dit l’impensable et en direct sur une chaine télé. Songué est et sera à la TFM tant que cela plaira à Youssou Ndour. S’il lui arrivait d’être viré par Yousou Ndour, il y a aucune corporation ou force légalement constituée pour exiger quoi que ça soit pour lui.

C’est dommage que cette chape de plomb soit tombée sur Songué. Je veux dire c’est dommage que c’est Songué qui a fauté.  Car Songué est l’une des rares petites monticules pas complètement écrasée par ce nivellement vers la bas qu’on a presque finit d’ériger en règle unique de fonctionnent dans le paysage médiatique du pays. Songué même s’il passe le plus clair de ses interventions à réciter, il fait quand même l’effort de faire passer ses propos par un filtre intellectualisant. Contrairement à l’armada de tenants d’émissions interactives de toutes sortes qui tiennent le haut du pavé du notre espace médiatique. De la part de ces gens, tous les jours ou presque nous entendons des propos sinon plus graves, au moins d’une même gravité que ceux de Songué.

Songué a reçu ces tirs groupés peut être parce qu’il est bardé du titre de Professeur. Sinon tout les jours ou presque le Sieur Ndoye Bane nous rappelle entre autres propos nauséabonds : « nit ku nuul dafa soxar, sénégalais dafa hypocrite / l’Homme noir est naturellement odieux, le sénégalais est par nature hypocrite », sans coup férir, et sans aucun rappel à l’ordre.

Ainsi fréquemment ce monsieur (et d’autres hommes et femmes du même acabit), cet ancien homme de troupe  par le truchement des médias donnent des’’ leçons de vie’’ à ses anciens supérieurs de l’armée sortis des écoles supérieures militaires, et à nous tous.

Dans 72 H, l’affaire Songué sera classée et oubliée. Et puis nous allons attendre encore une autre bourde qui certainement ne viendra pas/plus de Songué connu certes pour être expert en phraséologie, mais très correct, plutôt cultivé, et mesuré.

Au Sénégal depuis la libéralisation des ondes, à part les JP, et quelques rares émissions bien conçues dans la forme comme dans le fond et bien exécutées dans la pratique, on dirait que nos ondes et grilles de programmes ne sont réservées que pour des gens capables et seulement capables de produire du non sens, et des insanités, du blabla et une lecture au premier degré des choses et des évènements. Comme si nos ondes et nos fréquences ne doivent nous servir que pour du divertissement. Comme si il serait trop beau, de recevoir la plupart du temps via nos radios et télés des connaissances et du savoir de premier choix.

Pour revenir à nos moutons, l’aspect positif que je trouve dans ce lever de bois verts contre le Sieur Songué, c’est qu’il nous montre que nous (à géométrie variable) veillons au grain, même si la plupart du temps nous faisons fi, de ne rien voire, de ne rien entendre.

Si seulement nous pourrions pousser notre indignation  jusqu’à exiger des candidats à la future présidentielle, qu’ils disent publiquement quel type de cahier de charge accorderaient-ils une fréquence et quels procédés appliqueraient-ils pour faire respecter ces cahiers de charge.

Ce que je trouve vraiment dommage c’est qu’en réalité au Sénégal, si ce n’est l’agenda internationale, c’est Racine Talla (jusqu’à la prochaine nomination), Youssou Ndour,Sidy Lamine Niass, Elhadj ndiaye (pour ne citer que ceux là) qui ‘’décident’’ qui débat et sur quoi on débat (même si par ailleurs de temps à autres ils nous gratifient de plateaux de haute facture). Sinon en guise d’exemple, à quel titre nous devons recevoir chaque semaine dans nos foyers Monsieur Bouba Ndour pour qu’il nous fasse son commentaire de l’actualité ?

Vivement l’avènement d’un ordre social nouveau qui fera de nos espaces médiatiques des cadres ou l’on débat souverainement sous la houlette d’hommes et de femmes capables de nous faire voire le verre à moitié plein.

saitque@yahoo.fr

Contribution: Sauver l’école publique (Abdou Fall) 

On est encore manifestement reparti pour une année scolaire et universitaire agitée. Les syndicats du moyen -secondaire et du supérieur reviennent à la charge pour exiger du gouvernement le respect des « accords conclus » avec comme option proclamée la radicalisation dans les luttes, et comme arme, le recours à la grève.

Personne ne s’y trompe. La logique est simple. 2018 est année pré-électorale. C’est le moment ou jamais de contraindre les pouvoirs publics à céder sur des revendications considérées comme majeures dans le secteur .

Le gouvernement, pour sa part, met en avant les efforts colossaux d’investissements réalisés dans l’enseignement et la formation, dans les carrières et dans la valorisation matérielle et financière de la fonction enseignante .

À dire vrai, personne ne peut contester les acquis de l’école Sénégalaise ces vingt dernières années. Et pourtant le secteur est toujours sous tension et déjà en ébullition avec des risques d’hypothèque sur l’année scolaire et universitaire si des issues ne sont rapidement trouvées pour substituer des démarches positives et sereines de co-responsabilité aux logiques conflictuelles qui, même payantes dans le court terme, présentent l’inconvénient majeur et non gratifiant de conforter dans l’opinion l’idée d’un corps social qui construit son confort sur l’autel de la réussite scolaire et universitaire des enfants et de la jeunesse.

Cette perception qui s’incruste de plus en plus dans la conscience populaire est d’autant plus déplorable que ni cette même opinion, ni l’état ne met en question la légitimité et le bien – fondé des revendications soulevées par les enseignants. Car au fond , ce qui est en jeu dans cette épreuve de force, ce n’est ni la justesse des problèmes soulevés, ni la volonté de leur trouver les solutions attendues ; c’est plutôt sur les échéances de prise en charge que buttent les parties .

La question fondamentale qui se pose à partir de là est de savoir si dans un monde aujourd’hui gouverné par le savoir où les chances de progrès des nations sont fondamentalement fonction des capacités qu’elles se donnent de former des cadres et travailleurs qualifiés, est ce que ceux qui ont choisi d’assurer cette mission ont le droit, pour quelque raison que ce soit, de priver élèves et étudiants d’une seule heure de cours ?

Cette question est d’autant plus essentielle qu’au moment où l’enfant Japonais, né dans un pays post-industriel, est soumis à un rythme scolaire de 1300 heures de cours par an entièrement dispensés dans sa langue maternelle, l’enfant Sénégalais ne bénéficie que de 900 heures de cours, et dans une langue étrangère dont l’apprentissage absorbe la moitié du temps de travail qu’il consacre à l’école élémentaire.

Si pour une raison ou une autre, ce quantum horaire dérisoire, avatar de notre passé de pays colonisé, venait encore à être réduite , en mesure-t-on toutes les conséquences en termes de réussite individuelle, de contribution au bien-être des familles, des communautés et de la société dans son ensemble ?

Chaque heure de cours perdue doit se mesurer en terme d’hypothèque sur la réussite scolaire, sociale et professionnelle du futur citoyen, bâtisseur de nation dont l’enseignant porte la responsabilité de contribuer à l’éducation et d’assurer la formation.

Cette mission mérite bien tous les sacrifices pour une société qui appréhende les enjeux du monde d’aujourd’hui, essentiellement fondé sur l’économie du savoir.

Sous ce rapport, la question du futur de notre nation est indissociable de la question du devenir de notre école, l’école publique en particulier pour la mission essentielle de démocratie sociale qu’elle a historiquement jouée dans notre pays ; et dont la valeur intrinsèque  se mesure dans sa capacité à fournir à notre société les moyens culturels, techniques et technologiques de son progrès et de son émancipation.

C’est pourquoi la communauté éducative est de nos jours interpellée dans toutes ses composantes, état , enseignants , société civile pour trouver , à tout prix , les moyens de mettre un terme à cette dialectique infernale, dévastatrice et contre-productive de conflits sans fin dans un secteur aussi stratégique pour le développement de notre pays , en particulier l’école publique qui a offert à chacun de nous la chance d’un statut , chance que nous avons le devoir moral de léguer à nos enfants et petits-enfants ,  à ceux en particulier  dont les parents n’ont pas les moyens d’une  alternative autre que la rue .

Pour nous qui avons été parmi les témoins privilégiés de l’évolution du système éducatif de notre pays, ces trente dernières années et des acteurs majeurs dans les luttes démocratiques et sociales pour l’accès universel à l’éducation et pour une fonction enseignante valorisée et digne de la mission qui est confiée par la société, personne n’est mieux placé que nous pour avoir la juste mesure de la longueur du chemin parcouru et de l’étendue des résultats obtenus.

Il y’a lieu toutefois d’accepter qu’entre-temps,  notre pays, notre société et le monde dans lequel nous vivons ont connu de bien profondes mutations dans les rapports aux pouvoirs. Les relations entre gouvernants et gouvernés, administrateurs et administrés, dirigeants et citoyens se structurent à travers de nouveaux paradigmes alors que les modes, modalités, instruments et règles de gestion n’ont pas été mis à jour , voire réinventés.

La modeste expérience qui a été la mienne dans la gouvernance d’un secteur social stratégique comme la santé m’a appris qu’il est aujourd’hui un impératif d’engager une réflexion sérieuse sur le mode de gestion politico-administratif de ces départements sur-syndicalisés et à très forte intensité d’employés de haut niveau de qualification.

Cette observation est encore plus actuelle dans le système éducation -formation- recherche où les personnels représentent plus des trois-quarts des effectifs de la fonction publique et dont les charges liées aux traitements absorbent la moitié des recettes fiscales du pays .

Si malgré tout , l’état reconnaît la légitimité et la justesse des revendications soulevées , nous avons là une base tout à fait raisonnable pour négocier dans la sérénité et dans un esprit de co-responsabilité .

Ne nous voilons pas la face. La charge et la complexité des défis à relever au quotidien dans des départements comme l’éducation et la santé sont incompatibles avec une gestion appropriée de crises sociales récurrentes dans ces secteurs stratégiques et névralgiques telles qu’elles s’expriment en permanence sur le champ syndical .

Au delà du gouvernement, il doit être du ressort des forces politiques et sociales liées à la majorité, compagnons démocratiques des décideurs politiques, d’engager un débat de fond sur les réformes en cours et sur les nouveaux organes politico-administratifs de gestion des réformes du système  scolaire et universitair, des carrières et des instruments de dialogue social et de négociations entre les parties.

Cette réflexion doit permettre de repenser les outils de gouvernance des secteurs à fort potentiel de conflits et d’arbitrages , en renforçant les pouvoirs et les moyens des organes existants de prévention, de gestion et de règlement des crises , tout en envisageant la création de nouveaux instruments politico-administratifs de co-gestion des réformes.

Les expériences  connues dans nombre de pays révèlent l’existence de solutions pertinentes, durables et non budgétaires pour la gestion des problèmes liés aux carrières et aux conditions de travail et de vie des enseignants et de leurs familles à travers le monde .

La perspective de l’émergence du Sénégal avec le capital humain et la capture du dividende démographique comme leviers essentiels ne peut tolérer la persistance de crises permanentes tendant à installer l’école Sénégalaise dans un champ clos de querelles stériles ruineuses pour notre jeunesse et notre société .

La majorité se doit, aux côtés du gouvernement, de se saisir de ce débat pour en faire un sujet national qui requiert la contribution de tous car ce qui est en jeu transcende la majorité qui nous gouverne . C’est bien le devenir de notre nation qui est mis en équation.

Abdou FALL 

Médiateur pédagogique à la retraite 

Ancien Ministre

 

Procès Khalifa Sall: Le Conseil municipal de Dakar se constitue partie civile pour sauver le maire

YERIMPOST.COM L’Etat du Sénégal risque de ne pas être le seul plaignant dans l’affaire de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar. Le conseil municipal a décidé de se constituer partie civile dans le procès où Khalifa Sall, maire de Dakar, est le principal prévenu. Les conseillers municipaux ont désigné un représentant au procès chargé de disculper le maire. Cette décision est tombée, hier, à l’issue de la session ordinaire du Conseil municipal. Parmi les conseillers présents à cette session, seul Zator Mbaye était contre la décision.

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Moussa Sow repart en Turquie pour sauver sa place au Mondial 2018

YERIMPOST.COM Aliou Cissé avait prévenu les joueurs qui voudront aller en Coupe du monde qu’ils devront évoluer dans les championnats compétitifs. Exit donc la Chine et les pays du Golfe, des championnats exotiques choisis par des joueurs plus pour se remplir les poches que pour le challenge sportif.

Conscient du danger qui le guette avec la pléthore d’attaquants déjà en place en sélection nationale, Moussa Sow a préféré revenir en Turquie pour rester dans le viseur de Aliou Cissé.

Il quitte ainsi son club Al-Ahli Dubai pour rejoindre le Bursaspor durant ce mercato d’hiver. Moussa Sow rejoint un championnat qu’il connaît très bien puisqu’il a déjà évolué sous les couleurs de Fenerbahce par le passé.

Bursaspor confirme samedi un accord de principe et annonce la signature du joueur de 31 ans à l’issue de la visite médicale prévue dimanche.

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