Blog de Cheikh Yerim Seck

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Débat sur sa rivalité avec Wally Seck: Youssou Ndour y met un point final

YERIMPOST.COM Sur la question qui suscite des passions sur sa rivalité supposée avec Wally Seck, Youssou Ndour considère que c’est un faux débat. Estimant qu’il est un père pour le jeune Faramareen, le chanteur est allé plus loin: « Je suis persuadé qu’à part son papa Thione Seck, je suis l’une des références sinon la seule référence de Wally Seck. » Débat clos.




Youssou Ndour dit ses vérités sur Idrissa Seck et sur Khalifa Sall

YERIMPOST.COM C’est à une émission avec un Youssou Ndour très pondéré que les téléspectateurs ont eu droit ce dimanche sur la Tfm. D’emblée, c’est sa casquette d’homme politique que le roi du Mbalax a portée pour donner son point de vue sur le climat actuel. Les multiples sorties d’Idrissa Seck contre le régime de Macky Sall sont perçues par Youssou Ndour comme une chose normale. A l’en croire, le président du conseil départemental de Thiès est dans son bon rôle d’opposant. Interpellé sur le procès du maire de Dakar, Youssou Ndour n’a voulu donner aucun avis sur cette affaire qui, selon lui, doit être laissée entre les mains de la justice.

Toutefois, il a tenu à affirmer son amitié et sa sympathie à l’endroit de l’édile de la capitale sénégalaise. Youssou Ndour d’aller plus loin, déclarant qu’il s’est fait la promesse de ne jamais disputer le poste de maire de Dakar tant que Khalifa aura des ambitions pour la capitale.



Le sort réservé par Macky Sall à Abdoulaye Wade et à Khalifa Sall, selon Idrissa Seck

YERIMPOST.COM «Abdoulaye Wade aujourd’hui, c’est le Sénégal et l’Afrique qui sont privés de son talent diplomatique, de son envergure et de toute sa flamboyance. Aujourd’hui, ni l’Union africaine, ni la Cedeao, ni l’Uemoa, ni l’Onu ne font appel à lui, du seul fait du traitement que lui réserve Macky Sall. Je trouve cela indigne ! C’est pareil pour Khalifa Sall, un maire connu par tous les maires du monde, en particulier les maires francophones. A un moment où la coopération décentralisée est un pilier essentiel de la diplomatie, on l’écrase, on prive l’ensemble des communes de la capitale de son apport. Un vieux sage Peulh m’avait dit qu’un vrai chef doit porter deux noms: tognekha (celui qui ne fait pas outrage et offense aux autres) et yoptatako (celui qui ne se venge pas, qui ne cherche pas à écraser les gens)». Vous l’aurez compris, ces mots sont ceux du président du Conseil départemental de Thiès. Idrissa Seck, en marge du Magal de Porokhane, a fait cette déclaration devant les journalistes présents.

Contribution: M. Idrissa Seck, assumez vos erreurs et fautes politiques

Le 10 janvier 2012 , Idrissa Seck déclarait sur les colonnes de Jeune Afrique que : << Mon seul problème , c’est Abdoulaye WADE >>.Il revient sur cette déclaration 6 ans plus tard en 2018, puisque Wade ne peut plus impacter directement sur sa quête effrénée du pouvoir, pour maintenant accuser le Président Macky Sall comme responsable de son éclipse politique d’une dizaine d’années. Sur les milliards de taiwan qu’il évoquait sur la même période et pour lesquels il avait reçu une réponse et des témoignages d’acteurs directs comme le défunt Ministre Etat Djibo Ka, Idrissa seck disait toujours sur Jeune Afrique: <<  Qui dit bonne gouvernance , dit obligation de rendre des comptes. Trouvez-vous normal que des gens qui ont eu à gérer des sommes colossales n’aient pas reçu la visite d’un inspecteur general d’État ? Rendre des comptes, dans une entreprise, comme dans un Etat, cela se fait. Il n’y a que chez nous que l’on se sent agressé dans ces cas-là. Mais pourquoi ? Si on n’a rien fait, on ne s’énerve pas, on s’explique. Point.>> A t’il oublié cette déclaration lui, sur qui pèse des soupçons de 40 milliards et de l’argent dont on ne connaitra peut-être jamais, ni la provenance, ni l’utilisation et qui l’eût opposé à Wade? Et à propos de cet argent , il déclarait : << Wade sait, c’est au moment du partage du butin que les grands bandits se tuent >> Naturellement, cette déclaration tonna comme un coup de massue sur les têtes et consciences des sénégalais et ce fut le point de départ de la perte de confiance en Idrissa Seck. Et comme à son habitude, il parla trop et agit trop mal. De << nos soucis d’argent sont terminés…>> aux  enregistrements style Jack Bauer << Lui et Moi >>  en passant par << les grands bandits devant le grand butin >> et les formules attentoires à notre code moral << Wade …futur cadavre…>>, Idrissa Seck fit peur aux sénégalais et les sénégalais eurent toujours peur de lui et à juste raison.  Pourquoi alors en vouloir alors au président Macky Sall si lui , Idrissa seck a posé les actes de sa propre descente aux enfers politiques.? Il est responsable et coupable de sa carrière  politique en dents de scie. Il a circonscrit celle-ci entre ruse, micmacs et jeux de yoyo et il en a résulté son retard par rapport au président Macky Sall qui mit l’accent sur les valeurs. Malheureusement Idrissa Seck ne tire aucune leçon de son vécu sinon, il aurait pu comprendre pour autant qu’il ait appris du grand Maitre, sa bouche a toujours été son pire ennemi , son ego surdimensionné, son pire adversaire. Sa dernière sortie faisant état de la fin de l’éclipse est encore une fausse impression de sa dernière et retentissante prédication. Appliquée d’ailleurs à sa première révélation de fin d’activité politique à l’âge de 63 ans , il lui resterait donc mathématiquement  4 ans pour que l’éclipse prenne fin et corresponde à sa retraite politique, exactement en 2022. Idrissa Seck oublie qu’il est disqualifié par les sénégalais et ses sorties contre le Président Macky Sall n’auront aucun impact positif pour lui et ses résultats électoraux le demontrent. Sa crédulité est fortement remise en cause et voilà il faudrait comprendre ce qui parait invraisemblable , le fait qu’aucun leader ou coalition de l’opposition ne veuille de lui. Il a beau communiquer ,amuser la galerie et croire qu’il a le vent en poupe, son message est déjà rangé dans le registre de la vindicte et de la jalousie maladive et ce depuis longtemps. Idrissa Seck doit aussi savoir que la nature ne passe jamais deux fois au même endroit .( dakar dou saff niari yoon).
Cheikh NDIAYE Responsable politique Apr Grand yoff Conseiller Technique/ Présidence de la République
 
 

Présidentielle 2019: Idrissa Seck évalue à néant les chances de Macky Sall

YEERIMPOST.COM La candidature unique n’enchante pas le leader de Rewmi rencontré par nos confrères de l’Observateur. Idrissa Seck estime que tous ceux qui pensent avoir un projet de société et de gouvernance à proposer aux Sénégalais peuvent être candidats au premier tour. Une fois que le peuple aura classé les candidats, ceux qui sont au bas de l’échelle pourront soutenir le candidat de l’opposition le mieux placé. Une stratégie qui s’est toujours avérée payante. Idrissa Seck en veut pour preuve les statistiques des différentes échéances électorales. A la question de savoir s’il croit aux chances du président Macky Sall de rempiler pour un second mandat, le patron de Rewmi a répondu: « Si les populations que je rencontre traduisent en acte leur désenchantement dans les urnes, Macky Sall n’ira même pas au second tour de la présidentielle. » A bon entendeur…

Débat public entre Idy et Macky: Seydou Guèye insinue que le leader de Rewmi a besoin d’un psy

YERIMPOST.COM Dans l’entretien qu’il a accordé au quotidien l’Observateur, Seydou Guéye s’est prononcé sur le patron de Rewmi. Selon le secrétaire général et porte-parole du gouvernement, la tournée d’Idrissa Seck à l’intérieur du pays n’est rien d’autre qu’une grande vadrouille. A l’en croire, l’offre politique du président Macky Sall dans tout le pays dépasse de loin les « divagations » d’Idy qui est un  politicien en perte de vitesse depuis plus d’une décennie. « L’expertise profane d’Idrissa Seck ne saurait résister aux compétences utiles du président Macky Sall… Avec tout le respect que je lui dois du fait de son rang, j’aurais été un psy, j’aurais fortement prescrit à Idrissa Seck une introspection… », a ajouté le responsable politique de l’Alliance pour la République, en réaction au débat public demandé par le président du Conseil départemental de Thiès au chef de l’Etat.

Lettre à Yerim Seck sur son appel au meurtre en Casamance (Malick Ndiaye)

YERIMPOST.COM Votre blog publie cette réflexion à laquelle CYS va répondre…

« Un grand capitaine soumet les armées sans combat » Sun Tzu, L’Art de la guerre

 

Cher Yerim,

 

Je ne vous connais pas autrement que par votre trajectoire et les réflexions éclairées dont vous faites bénéficier vos lecteurs depuis plusieurs années. Je sens obligé de vous écrire aujourd’hui à propos d’une sortie dont l’irresponsabilité et l’absence d’empathie m’ont sidéré. Je me permets donc de vous appeler à plus retenue dans vos analyses sur la crise casamançaise, car il me semble qu’avec votre rhétorique belliciste vous allez finir par rejoindre le camp des vautours et des fossoyeurs qui ont fait tant de mal à notre terre. Je ne vous prête pas d’intention maligne et je suppose que votre attitude de va-t-en guerre résulte davantage de l’ignorance du contexte et d’une culture sénégalaise bien condescendante et méprisante dès qu’il s’agit d’analyser la différence.

 

Puisque nous en sommes au « Faut-kon-Yaka », je commencerai par une proposition au moins aussi absurde que la vôtre. Seriez-vous prêt à vous engager personnellement pour aller combattre dans le maquis ou offrir à nos soldats votre expertise stratégique sur le terrain ? Vous me répondrez non évidemment, puisque vous n’avez pas les compétences militaires pour cela. Et je vous dirai alors que, justement que parce que vous n’avez pas les compétences militaires ou stratégiques pour parler de la militarisation de la Casamance, vous devriez peut-être laisser aux militaires le soin de parler armes et bombardements en Casamance. Gageons qu’aucun officier sénégalais digne de ce nom et conscient de sa mission ne vous suivrait dans vos élucubrations.




Je retiendrai donc en premier le manque de profondeur de votre réflexion, et c’est le moindre des griefs que je vous adresse. Vous m’avez donné l’impression de répercuter dans votre éditorial une discussion de comptoir avec un deuxième-classe prétentieux vous assurant que si les politiques leur laissaient le terrain ils règleraient le conflit. Je vous attendais sur un autre terrain. Celui d’une analyse basée sinon sur une connaissance historique du contexte casamançais, au moins sur une enquête sur place. Hélas !

En plus de vos propos farfelus, et c’est là le plus grave, je suis sidéré par votre cynisme. Les stratèges militaires que vous semblez admirer présentent tous l’option violente comme la dernière des extrémités. Comment osez-vous alors appeler de vos vœux une guerre qui en réalité a déjà constitué le quotidien des Casamançais pendant de longues décennies ? Où étiez-vous Monsieur Seck lors des batailles de Bambadinka, de Badem, de Youtou-Effok, de Babonda, de Kaguit… des noms à l’évocation si douloureuse dans la mémoire des Casamançais ? Pensez-vous sincèrement que la force a été omise dans cette région, l’une des rares de l’histoire du Sénégal à avoir été confiée à un gouverneur militaire et où la grande majorité des pertes humaines a justement eu lieu pendant ces années de guerre ? Savez-vous ce qu’ont enduré et endurent encore les populations du sud (les dégâts causés par les mines anti personnelles sont encore visibles) ? Y a-t-il ailleurs dans le Sénégal une telle présence militaire, autant de morts, d’estropiés, d’orphelins, tous victimes directes d’une guerre que vous semblez minimiser ? Avez-vous idée du niveau de contrôle que subissent ces populations (check-points à tous les axes routiers, contrôles d’identité) ? Je ne connais pas votre définition de l’état de guerre, mais ce que les Casamançais vivent depuis plus de trente ans n’en est pas loin. Et c’est une personne qui a payé le prix du sang en Casamance qui vous écrit.

Un peu de réflexion vous aurait évité de sortir autant d’inepties sous couvert de connaissance de l’histoire militaire. Monsieur, il ne suffit pas de redémarrer une guerre pour éradiquer une rébellion. Cela est faux. Surtout en Casamance. Faux, parce que ce que la Casamance est une géographie particulière. Faux, parce qu’une guerre suppose un ennemi visible et localisable, sauf si vous versez à votre compte des dommages collatéraux inestimables.  Faux, parce qu’une guerre éclair est impossible lorsqu’on ne maîtrise pas le théâtre d’opération et les systèmes d’alliances dans une région. Allez donc demander aux Américains en Afghanistan et au Vietnam. Et ce n’est pas faire injure à l’armée sénégalaise de dire qu’elle est loin d’avoir les mêmes moyens. Nous savons qu’aucune armée africaine n’a l’équipement et la logistique pour « nettoyer » une zone aussi hostile que la forêt de Casamance. Et vous avez tort de penser que les seuls soutiens du MFDC sont en Gambie. Enfin, votre point de vue est faux, parce que la violence politique est un cycle qu’une victoire sur le terrain ne referme pas nécessairement. Ne sous-estimez pas, Monsieur, les raisons qui poussent des hommes à renoncer à tout pour s’enterrer dans le maquis pendant des décennies. Ces hommes-là sont animés par autre chose que des raisons bassement matérielles, comme vous le sous-entendez. A tort ou à raison, ils ont la foi. Cela vous échappe peut-être, comme cela échappe à beaucoup de nos compatriotes.




Il y a une grande différence entre théoriser sur la guerre dans le confort de son canapé et la vivre. Vous vous targuez d’avoir couvert des conflits dans le monde et c’est ce qui forge votre conviction à appeler au meurtre des populations ? Je vous défie de démontrer dans quelle mesure l’option militaire a permis de mettre fin aux conflits libériens et angolais. Tout comme je vous défie de démontrer que la négociation a été privilégiée en Casamance au détriment de la solution armée pendant les décennies qu’a duré ce conflit. Oubliez-vous qu’au Libéria, un rebelle, Charles Taylor avait fini à la présidence ? Que la démobilisation des factions s’est faite sous l’égide de la Minul ? Combien d’années la guerre totale a-t-elle duré en Angola ? Voulez-vous encore un cycle de vingt ans de violence en Casamance ? Sérieusement, Monsieur Seck, quel est donc votre sens de l’histoire ?

Je vous citerai d’autres exemples que Liberia et à l’Angola que vous mentionnez avec, me semble-t-il, beaucoup de mauvaise foi en taisant les négociations parallèles et les interventions onusiennes. Je vous parie que de nombreux Syriens, Irakiens, Libyens ou Afghans, préfèrent leurs pays avant les interventions salutaires à ce qu’ils sont devenus après celles-ci. Plutôt que de citer à la cantonade et souvent hors contexte des auteurs célèbres je vous suggèrerais volontiers quelques lectures, à commencer par Machiavel dont je vous renvoie à la lecture du Discours sur la première décade de Tite Live. Parce que comprendre Machiavel, c’est aussi comprendre que la force n’a de sens qu’en tant que menace, surtout lorsqu’il s’agit pour l’Etat d’user de la violence interne. Je vous suggère des auteurs moins ardus et plus pragmatiques sur la question qui nous occupe : Jean-Claude Marut (Le conflit de Casamance), Oumar Diatta (Casamance, Essai sur le destin tumultueux d’une région), ou Xavier Diatta (La Crise Casamançaise racontée à mes enfants). Ils ont le mérite de s’appuyer sur une vraie recherche et une connaissance du terrain.

La solution à cette crise, si elle existe, est peut-être dans cet appel à la liberté d’expression que vous évoquez. Que dans le contexte sénégalais, même l’on considère cela comme un contresens, on puisse quand même souffrir qu’il y ait des voix réclamant l’autonomie de la Casamance. Parce qu’au nom de cette liberté que vous évoquez, le débat sur la Casamance doit pouvoir se faire avec des arguments et sans craintes de répression et de procès en sorcellerie. Tant que les Sénégalais tranquilles dans leur supériorité morale continueront à traiter de sauvages les indépendantistes, les conditions pour la paix ne seront pas réunies.

Je vous demanderai enfin, cher Yerim, si c’est par sadisme ou par ironie que vous avez exprimé votre « plaisir » de lire un éditorial qui appelle au massacre d’une « lumpen-army» qui constitue une grande partie de ce que vous appelez la rébellion. Ils ne portent pas les armes par cupidité, ils ne trafiquent pas du bois, ils ne cultivent pas de chanvre. Ils croient en quelque chose. Ils sont prêts à mourir pour leurs terres, leurs fétiches, leur sol. Et cela, cher Yerim, vous n ‘avez aucune idée de ce que cela représente.

 

MALICK NDIAYE

ehndiaye@gmail.com

Visite de Macron: Quelle mouche a piqué le PDS ?

YERIMPOST.COM Le plan de sabotage qui ne dit pas son nom, concocté par le Parti démocratique sénégalais (PDS) à l’occasion de la visite à Dakar du président français, Emmanuel Macron, du 1er au 3 février, est sidérant. Il ne peut qu’offusquer tout citoyen attaché aux codes de l’élégance républicaine.

D’autant qu’il s’agit du PDS, le parti d’Abdoulaye Wade, artisan du long combat d’opposition qui a abouti à la première alternance au pouvoir, en mars 2000. Il s’agit du PDS, cette formation politique qui a dirigé le Sénégal de 2000 à 2012, ce parti de gouvernement qui n’a pas le droit de confondre régime politique et Etat. Proposer des manifestations de ses militants à toutes les étapes de la visite du président français ne l’honore guère.




Le séjour de Macron est un moment de forte exposition médiatique de notre pays. C’est une occasion pour le Sénégal de montrer ses atouts, de donner l’image d’un pays fort, uni autour de l’essentiel et en marche vers le progrès.

Comme le nom l’indique, nos problèmes internes sont internes. Nous devons les gérer « entre nous », dans la pure tradition sénégalaise du dialogue. Le linge sale se lave en famille. Il ne s’étale pas sur la place publique.

Lorsque Macky Sall pose des actes de gouvernance à l’intérieur du pays, tout parti d’opposition peut le combattre par tous les moyens légaux. Lorsqu’il pose des actes qui engagent nos rapports avec l’étranger, il est dans le domaine réservé de la diplomatie. L’opposition peut lui suggérer, mais n’a pas le droit moral de le critiquer sur ce terrain.

Et puis, depuis quand le parti d’Abdoulaye Wade, qui a gouverné le Sénégal sur une ligne d’indépendance vis-à-vis de l’ancienne puissance colonisatrice, accorde-t-il autant de place à la France dans notre cuisine interne ?




Ce serait céder à un grave complexe néocolonial que de mêler le président français à la gestion de nos affaires internes. Macron répondrait de toute façon, comme il l’a fait au Burkina Faso, dans ce style condescendant qui est le sien, qu’il a été élu pour régler les problèmes de la France et non ceux du Sénégal. Ce qui est, du reste, une vérité absolue.

Le PDS doit revoir sa copie pour ne pas « verser la figure du Sénégal par terre », comme on dirait sur les bords de la lagune Ebrié. Ce parti plus que quarantenaire, acteur majeur de l’histoire politique de ce pays, ne peut se permettre ni faute de goût diplomatique ni inélégance républicaine. Quelle mouche l’a piqué pour qu’il énonce ce « plan d’action » qui ne l’honore point et ne lui ressemble guère ?

Cheikh Yérim Seck

 

Echange vif entre Oumar Thiam et Cheikh Yérim Seck autour de l’article sur Sidiki Kaba

YERIMPOST.COM Ce blog est un espace de dialogue et de discussion. C’est une plate-forme démocratique qui tolère toutes les opinions, à commencer par celles qui le dénigrent. Il nous a semblé intéressant de soumettre à nos lecteurs, dans la logique de notre culture-maison, cet échange entre un lecteur, Oumar Thiam, et Cheikh Yérim Seck qu’il a interpellé par un commentaire pour le moins vigoureux de l’article consacré par Yerimpost au ministre des Affaires étrangères, Sidiki Kaba…




 

  1. Dans l’immense empire de l’absurdité, l’on arrive souvent à constater contre toute attente l’affaissement d’individu de son piédestal d’homme modèle à une platitude plus que lamentable. Si ce n’est le cas de cheikh Yerim, comment comprendre cet article bidon, édité apparemment dans un seul but de froisser une haute autorité de la république dont le seul tort est d’exercer une prérogative relevant de ses prérogatives. Quoi de plus normal pour un ministre de proposer à remplacer un collaborateur si la recherche de l’efficience et de l’efficacité le commande. Nul n’est inamovible. Les objectifs qui s’attachent au défi fixé transcendent les dimensions affectives.
    Décidément quand on concilie laborieusement la fonction prestigieuse de journaliste à la posture de politicien en quête de soi, il n’est pas rare de voir le sujet se muer en sbire à la solde d’un protagoniste qui cherche à atteindre un adversaire. Pour dire que votre article est purement et simplement commandité à dessein de servir barricade et bouclier pour son commanditaire. Qui qu’il puisse être. C’est clair que des personnes tapies dans ce ministère colportent à Monsieur Seck ses bagous rédigés sans recul ni retenue. Dans quelle république sommes nous pour que relever un DAGE soit attribué à une gaffe ?
    Quel journalisme est digne d’école si sa plume trempe dans des bobards du genre #on le voit toujours se faire photographier partout sur la planète. Chose que son prédécesseur ne faisait pas. » ?
    Monsieur Seck les sénégalais vous reconnaissent pertinence et dextérité dans votre métier, mais cette fois ci vous êtes tombé trop bas. Si vous accordez autant de prix à louer les mérites politiques du DAGE Monsieur Macodou, changer d’approche. C’est le moins qu’on puisse vous tenir.
    Il est à rappeler que l’intelligence des sénégalais dépasse le plus souvent des plumes d’éditeurs. Et c’est cette teneur de l’intellect de l’opinion sénégalaise qui avait permis de dominer les vilaines déboires de mœurs injustement orientées vers votre auguste personne et qu’une certaine presse fallacieuse voulait amplifier. Malheureusement pour elle cette cabale n’as pu prospérer. Vos compatriotes ont gardé intact la conscience claire de votre grandeur. Cette même opinion, très critique et analytique est toujours vive.
    Dans ses fameux trois passoires de l’information, Socrate aurait opposé à vos lignes au moins l’un d’eux : c’est pas utile pour les sénégalais.

  2. M. Oumar Thiam,
    Cette interpellation directe m’oblige à vous répondre. Je ne m’attarde pas sur la violence de certains mots dont votre propos aurait pu se passer pour gagner en sérénité, donc en crédibilité.
    D’emblée, en tant que responsable de Yerimpost, j’assume TOUT ce que le blog écrit.
    Mais il travaille ici cinq journalistes à qui je fais confiance. Je ne les censure point. Je présume qu’avant de rédiger chaque article, ils ont pris les précautions d’usage relatives à la vérification des informations, au recoupement, à l’interrogation des protagonistes…
    Au vu du style de cet article, il saute à l’oeil que je n’en suis pas l’auteur. Mais je ne censure personne. Pour votre information, je ne connais Macodou Sène ni d’Adam ni d’Eve. Je ne l’ai jamais rencontré pour développer une quelconque connivence avec lui.
    Si je devais être partisan dans cette affaire, je l’aurais été en faveur de Sidiki Kaba avec qui je partage un long vécu à Paris, lorsqu’il dirigeait la FIDH et que je travaillais comme journaliste à Jeune Afrique. Qui plus est, il m’a été fortement recommandé par un grand-frère de coeur, ministre au sein du gouvernement.
    Mais Yerimpost est ainsi fait que nos sentiments comptent pour peu dans notre approche de la réalité.
    Pour terminer, M. Thiam, je vous fais remarquer que je ne suis pas « un sbire à la solde d’un protagoniste » ni « un politicien en quête de soi ». J’ai trop d’orgueil pour être à la solde de qui que ce soit, et peut-être un peu de courage pour l’assumer si je choisissais de faire de la politique. J’ai décidé de faire dans la citoyenneté participative à travers C221. Et de la veille démocratique à travers yerimpost.com.
    Cheikh Yérim Seck




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