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Confessions politiciennes: Moussa et Demba, deux faces d’une même médaille (Souleymane Ly)

Je m’appelle Moussa, suis responsable de la mouvance présidentielle. Je n’ai aucune base fiable mais suis tellement malin que cela ne se sait pas. Je n’ose pas organiser dans mon fief. Tout ce que je sais faire c’est occuper les médias et dire des choses qui choquent pour continuer à exister. Je ne mâche pas ses mots. Je dis des grossièretés et suis capable de sortir des insanités contre un opposant qui ose parler du régime.

Dans ma propre localité, je n’y vais que la nuit venue pour quitter tôt le matin, avant que le jour ne se lève. Cela me permet d’éviter toutes ces ordonnances qu’on risque de me tendre à mon réveil. Toutes ces personnes qui m’ont soutenu avant, je ne peux plus être avec eux. Sérieusement, on n’est plus de la même catégorie sociale. Aujourd’hui, pour me voir il faut faire le pied de grue dans ma nouvelle maison et accepter d’être humilié par les gros bras préposés à ma sécurité.  « Légui kilifa la nak ».








Chaque fois que le Président doit visiter ma localité, je me positionne pour toucher l’argent de la mobilisation avant de me fondre dans la nature. Le jour J, je profite de la mobilisation des autres pour ensuite arborer un grand sourire comme si j’en étais l’artisan. Des fois, il me suffit de trouver dix à vingt personnes avec des pancartes à brandir sous le regard du Président. Pour cela, ses jeunes sont prêts à se battre et jouer des coudes pour se rapprocher et être vus par le leader du parti. Ils savent bien que je les surveille et que si je ne suis pas satisfait ils ne toucheront pas un rond.

Maintenant quand je sens que mon leadership est menacé pour une raison ou une autre, je suis là prêt à mettre beaucoup d’argent dans un grand meeting avec une mobilisation « ndiaga ndiaye » et un direct à coup de millions sur la 2STV et la TFM.

Quand il m’arrive d’être en bisbille avec le Secrétaire Général du parti, je deviens un grand maître chanteur. Je menace d’aller intégrer l’opposition avant de rappeler à tout le monde que je suis un membre fondateur du parti. Je le fais tout en feignant d’oublier que Macky Sall ne doit rien à personne, à part le peuple, dans son élection de 2012.  La cartographie de son premier score de 25% au premier tour est là pour prouver que c’est le fruit du capital confiance que lui seul, pas un autre, a eu à bénéficier. C’est ce qui avait fait que ses plus grands scores ont été réalisés à Fatick (sa région) et le Fouta (sa région d’origine).

Nous tous qui disons que nous avons fait accéder le candidat Macky à la magistrature suprême savons très bien que c’est faux. Certains d’entre nous n’étaient même pas d’accord qu’il se présente en 2012, étant très pessimistes par rapport à nos chances à ces élections. D’autres continuaient même à négocier avant les élections de 2012 avec le parti qui était au pouvoir, le PDS. Nous avons été nombreux à participer à des rencontres nocturnes avec des responsables du régime de Wade avant le premier tour. C’est seulement à partir du second que nous avons senti que le vent est en train de souffler en faveur de Macky que nous sommes venus nous ranger.

Quand certains de nos alliés me disent avoir porté notre candidat Macky Sall au pouvoir en le soutenant au second tour, je leur pose toujours la question suivante : « aviez-vous le choix ? »

Contre n’importe quel sénégalais au second tour, Wade aurait été défait. La majorité des sénégalais en avait contre Wade et voulait qu’il parte. Aucun opposant à son régime n’osait le soutenir, même si certains ont essayé de donner des consignes sur le terrain à leurs responsables de faire voter pour lui tout en continuant de faire croire au candidat Macky qu’ils sont avec lui.

Seul le peuple s’est occupé de voter contre Wade et de mettre le candidat Macky là où il est. « Lolou moy deug  » !

Par contre Moussa, moi Demba, je suis membre de l’opposition. Avant j’étais avec le Président dans le gouvernement et en cette période je disais qu’il était le meilleur de tous. Je n’acceptais pas qu’on l’attaque. À ces côtés, je traitais les opposants d’alors de tous les noms d’oiseaux.  » Bobou nakk mangui wone ci biir té dafa nékhone ».

Je voyageais en première classe. J’étais escorté partout où j’allais et je bénéficiais de tous les privilèges.

Il m’arrivait même dans ma voiture rutilante de sourire bêtement car tout ceci m’étais venu sans crier gare. Tous mes rêves les plus fous étaient devenus réalité.

« Grand bi kheuy rekk dakh ma » !

Dans un premier temps, j’ai été surpris. Ensuite j’ai su qu’il fallait que je me batte et que la première chose à faire c’était de lâcher une bombe concernant un dossier que j’ai eu à gérer afin de d’orienter l’opinion pour qu’elle pense que si je me suis séparé de lui c’est bien à cause de cela et rien d’autre. Je convoque des points de presse juste pour expliquer que je n’ai pas été démis mais que j’ai démissionné de mon plein gré.

Dans la seconde étape et en un temps record, j’ai formé mon propre parti. S’en est suivi le lancement en grande pompe avec une mobilisation « ndiaga ndiaye » comme j’ai bien appris à le faire.

Maintenant que j’ai une identité politique, commencent les diatribes contre celui que je disais être le meilleur de tous. Tout ce que j’acceptais quand j’étais dedans je commence à le dénoncer. Je dénonce avec véhémence la transhumance même si je constate avoir fait le mouvement contraire. Je ne tolère plus rien. J’applaudis tous ceux qui viennent vers moi et j’insulte tous les autres qui font le mouvement contraire.

Même si le pantalon de Samba est troué, je dis que c’est à cause de Macky. Me demande t’on mon avis sur l’absence des pluies je réponds que c’est à cause de Macky. Personne d’autre ! Vous n’avez pas de mari, c’est lui. Vous n’avez pas de quoi acheter vos cheveux naturels, c’est encore lui. Toutes les mauvaises choses c’est lui. Meme si Aliou Cissé ne gagne pas, la faute c’est Macky Sall. Je tombe dans le nihilisme total. Je tire un trait sur tout son bilan positif pour me concentrer sur le négatif.








Vous êtes journaliste et que vous parlez en bien du Président alors je dirai que vous émargez au Palais. C’est comme ça. Personne n’a le droit d’être de l’autre bord à part du nôtre. Point final !

Être de notre côté, c’est soutenir le peuple comme si toutes celles et ceux qui sont dans la mouvance ne sont pas de ce peuple. Notre démocratie à nous est hémiplégique !

Dans les réseaux sociaux, il suffit que tu dises du bien du Président pour que je te bloque ou que je ne te parle plus à défaut de ne pouvoir t’insulter.

Dans mon parti on déteste même les opposants qui prennent des galons ou qui nous font ombrage. Il y’a une opposition dans l’opposition. On s’oppose à tous et à tout sauf nous ! On est les seuls à devoir exister. Tous les autres doivent se ranger derrière nous.

Aujourd’hui je dénonce la gabegie au sein du pouvoir et pourtant quand j’y étais je n’ai jamais retourné une partie de mon carburant en disant que c’était trop. Je ne renonçais à aucun privilège. Rien n’était trop grand pour moi !

Maintenant que je n’ai plus tout cela, il faut que ce régime-là dégage.

Moussa et Demba sont deux faces d’une même médaille, il faut savoir les distinguer. Faire de la politique c’est accepter  l’autre et ses idées même si elles sont contraire à ce que nous pensons être juste.

Aujourd’hui sur les réseaux sociaux les dérapages sont tels que l’intolérance commence à prendre le dessus et risque de plonger le pays dans une confrontation de plus en plus inévitable.

La plus grande idiotie d’un homme c’est de croire être plus beau que tout le monde devant son propre miroir.








« Kou neek am nga dagou waalé » !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

Isoler un président de République: Qui ? Comment ? Pourquoi ? (Souleymane Ly)

Je me rappelle avec aisance de la lumière dans les yeux de mon grand-père maternel quand il lisait les réponses à ses lettres adressées au Président Abdou Diouf. J’étais tout petit mais je sentais toute la fierté qu’il avait de recevoir réponse à ses lettres.

Il les écrivait en tant que citoyen pour donner son avis sur des questions qui interpellaient sa plume et qui l’intéressaient au plus haut point en tant qu’opérateur économique.

Je raconte cette histoire pour dire tout le bonheur que peut avoir un citoyen à lire son Président. Ils sont nombreux ceux qui écrivent ou qui ont une fois écrit à un Président de la République de leur pays.

Combien sont t’ils à avoir reçu des réponses ? Sûr qu’ils ne sont pas nombreux.

Rassurez-vous chers compatriotes ! Le Président ne reçoit pas tout le temps vos courriers. Ils n’arrivent pas tous sur sa table.

Qui les ouvre, les lit et les range ? Qui ?








On aimerait tous bien le savoir. Soyez certains que de Senghor à Macky en passant par Diouf et Wade cette pratique a toujours existé. Sinon, comment comprendre que Diouf en 2000 avant sa chute nous avoue qu’il n’était même pas au courant que le café et le lait étaient vendus en sachet. Il avait fini d’être isolé et ce qui est sûr, c’est que dans une des lettres enlevées du circuit par cette main invisible, il y’a bien eu celle d’un citoyen qui a bien voulu lui exposer la situation économique dans le pays. Imaginez bien s’il avait reçu cette lettre.

Autour d’un Président se forme toujours un groupe rompu à la tâche et qui est composés de gens forts dans le jeu du « hala ma ndiir badio …hana hana dofi diaar ». Ils finissent par former un écran de fumée entre le Président et la réalité du terrain, surtout celle politique.

Chaque grand responsable a autour du chef son pion qui l’informe et qui bloque toute information allant à son encontre.

Quand le Président reçoit une personne qui pourrait faire ombrage à ce responsable une fois qu’il entre dans les bonnes grâces du patron, l’informateur lui envoie un texto vite fait pour le mettre au courant. Il reçoit un message du genre « Grand, defal ndank deh, le Président a reçu tel responsable de ta localité ».

Les courriers écrits par les frustrés du parti du Président n’arrivent jamais sous ses yeux. Ils ont finis par être déchirés par cette main invisible à l’origine de toutes les frustrations.

Des fois, beaucoup de gens se trompent pensant qu’un Chef d’État est au courant de toutes leurs frustrations alors que nenni, il a fini d’être isolé.

Combien de sénégalais ont quitté leur parti après avoir cherché en vain à voir leur Secrétaire Général National ? Ils font légion allant même jusqu’à croire que leur frère de parti est en train de les snober. Pour leur information, qu’ils sachent que ce dernier n’a jamais reçu le message qu’ils ont à maintes reprises essayé de faire passer par d’autres responsables qu’ils croient proches de lui alors qu’en réalité il n’en est rien.

Ces responsables peuvent vous jurer  voir le Président tout le temps ou même prendre le thé avec lui alors qu’en réalité cela fait plusieurs années qu’ils ne l’ont même pas rencontré. « Dagnouy mbiip rek ! » S’ils arrivent à l’apercevoir c’est dans des manifestations publiques.

Ces gens sont tellement dangereux que beaucoup de filles tombent dans leur panneau juste parce qu’elles veulent rencontrer le Chef de l’Etat. On leur ment jusqu’à les mettre dans le lit avant de mettre leur numéro dans la liste noire. C’est pathétique !

C’est ce qui pousse beaucoup de militants à s’organiser et à exiger comme seul interlocuteur le Président de la République. Ils ont fini de comprendre que leurs nombreux messages à ce dernier ne sont jamais arrivés à lui.

A la question du Président sur la situation politique de leur localité, certains grands responsables répondent tout le temps « ça va, tout se passe bien Président. Je gère ». Et c’est là, qu’ils ont fini de lui cacher que dans leur propre fief ils sont contestés et que le mécontentement est tellement grand que beaucoup de militants sont partis voir ailleurs. Ils ne lui diront pas la réalité sur le terrain pour participer à l’isoler.

Au demeurant, un ami marocain m’a une fois dit je le cite  » En Afrique, nos Présidents devraient avoir tous l’habitude de faire des visites inopinées dans les structures étatiques pour constater le niveau de frustration et d’injustice dans lequel beaucoup de gens travaillent. »

Ceci pour dire qu’à tous les niveaux, on cherchera à isoler un Président de la République tant que les résultats ne sont pas au rendez-vous et qu’ils ne peuvent pas les maquiller.

Que dire maintenant de ces nombreuses lettres remises en main propre à un Chef de l’État en déplacement et qu’on ne lui retourne plus une fois rentré.

Ne pas isoler un Président c’est le maintenir en contact avec la réalité pour laquelle il est élu. C’est lui rendre un grand service que de laisser arriver à lui les nombreuses lettres que lui adressent ses concitoyens. Peut-être qu’il ne pourra pas toutes les lire ou y répondre mais quelqu’un pourrait bien s’en charger avec la plus grande rigueur.








Je sais qu’à partir de 2009 déjà, ils ont été nombreux ces sénégalaises et sénégalais à attirer l’attention de Wade sur la situation du pays, sur celle de la Jeunesse et sur le vent de révolte qui avait déjà commencé à souffler. Malheureusement, il n’a jamais reçu ces courriers. Il avait fini d’être isolé et c’est pourquoi il a été presque le seul à être surpris par les évènements du 23 Juin 2011. Et pourtant bon nombre de gens savaient et lui ont écrit.

Ne pas accepter d’être isolé doit être le premier combat d’un Chef d’Etat, responsable de parti politique.

Toutes celles et ceux qui concourent à le couper de l’information juste ne le font que pour leur propre intérêt, pas pour le sien propre.

Alors là pas du tout !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

 

Qui que puisse être notre président, «et si c’était nous le problème», si…

Si  hommes et ces femmes qui travaillent avec lui ne comprennent pas que chaque fois qu’ils trébucheront dans leur langage, leurs actes ou leur image c’est son aura lui-même qui sera écorné alors qui que soit le président le peuple sera intolérant.

Les histoires de présumés détournements au PRODAC, au COUD, à la Poste…font plus de mal au Président qu’à leurs auteurs et la plus part du temps celui-là à la magistrature suprême les découvrent en même temps que les autres, avec toute la douleur qui l’accompagne.




Nos députés doivent prendre la pleine mesure de leur responsabilité et arrêter de nous renvoyer l’image d’un groupe de gens qui ne s’entendent sur rien. Tant qu’on aura dans l’hémicycle des hommes et des femmes qui se chamaillent que pour des positions partisane alors là qui que soit le Président de la république on risque de ne pas s’en sortir.

Qui que soit le Président !

On n’avancera pas tant que dans notre pays des hommes de tenues peuvent soutirer de l’argent à des automobilistes sous le regard du présent et du futur de notre nation: les citoyens et les enfants en devenir.

Ils ne se cachent plus et c’est maintenant « presque » à tous les ronds-points. Les attestations ne servent plus que pour ceux-là ou celles-là qui ne mettent pas la main à la poche. Quand on entend un chauffeur dire à un homme de tenue « tay duma la jox dara » ou « joxé na ba paré », c’est qu’on a fini d’être atteint.

L’on se plaint de l’indiscipline des chauffeurs et de la vétusté des véhicules oubliant qu’il y’a bien un corps préposé à veiller là-dessus.

La récente distinction du policier Mouhamadou Diouf dit « Amoul Yakaar » est un pied de nez à tout le corps. Le monsieur est nominé « calebasse d’or 2018 » juste parce qu’il fait bien son travail ; Personne n’ose lui tendre un petit billet. C’est cela qui fait qu’il est extraordinaire ! Quelle farce !

Dans ce pays, maintenant faire correctement le travail pour lequel on est payé est devenu un exploit. Il y’a quelque chose qui ne tourne pas rond !

Restons dans le domaine des transports pour se poser la question de savoir comment toutes ces voitures dites « clandos » (véhicules clandestins) arrivent à circuler tranquillement sur les artères de nos régions sans être inquiétées ? Comment ? D’où est qu’elles tirent leur attestation de visite technique ?

Notre pays fait partie des rares pays où l’on peut voir une personne avec un permis de conduire alors qu’il n’a jamais déplacé une voiture d’un point A vers un autre B. Et ce sont ceux-là qui crient sur tous les toits à la corruption alors que dans leur armoire dort un document qu’ils se sont eux-mêmes procurés en payant à prix fort.

Qui que soit notre Président




Nous risquons de ne pas voir le bout du tunnel, tant que dans nos écoles des jeunes, hommes et filles, y vont que pour faire admirer leur tenue du jour. Les parents eux ne savent plus comment se comportent leurs enfants à l’école. Ils seraient sidérés de constater qu’ils sont nombreux à ne plus faire les cours. Ils se retrouvent dans appartements loués grâce à des cotisations entre eux dans le cercle restreint qu’ils ont fini de former. Ils fument, boivent de l’alcool et commencent même pour certains à toucher à la drogue. La plus grosse clientèle des taximen les jours ouvrables restent nos enfants qui aux heures de cours se débrouillent pour aller prendre le petit déjeuner dans un lieu loin des regards indiscrets.

Dans ces mêmes écoles où l’on est censé acquérir du savoir pour servir convenablement le pays, des adultes (professeurs) entretiennent des relations douteuses avec leurs élèves. Le nombre de grossesses précoces en milieu scolaire est effarant et selon les études sont l’œuvre de ces adultes qui profitent de leur ascendance psychologique sur leurs élèves pour les conduire dans leur lit. Parents, surveillez les emplois du temps de vos enfants !

Les écoles supérieures privées pullulent dans la capitale et commencent même à aller à l’assaut des villes de l’intérieur. Un tour dans ces structures aux heures de pause vous ferait croire que vous êtes dans un fumoir gigantesque pour filles en manque de nicotine.

Que dire du niveau devenu très bas de nombre de nos enseignants ? Ils sont un nombre impressionnant à dicter des cours lus dans un cahier bien ancien et pour ne donner aucune explication. Quand le niveau du maitre est douteux, celui de l’élève n’en parlons même pas.

Les syndicalistes, eux sont prompts à tirer à boulet rouge sur l’Etat et les formations politiques alors qu’en leur sein on trouve les mêmes maux : aucune démocratie interne (le même secrétaire général depuis plus de 10 ans), aucune transparence dans la gestion (les cotisations sont coupées à la source mais aucun bilan présenté)….

Qui que puisse être notre Président

Tant que des sénégalais, continueront à jeter leurs ordures partout, abandonner leurs épaves de voiture à l’angle de la rue, faire déborder leur maison ou leur cantine sur les trottoirs…alors là personne ne pourra bien s’occuper de l’aménagement correct de nos villes. Personne !

Il y’a un engagement citoyen qui doit diriger l’action de tout un chacun. On doit tous identifié les sujets politiques et les autres qui ne doivent pas l’être. Malheureusement tout est politique dans ce pays. Plus rien n’est réellement citoyen. Quand l’on va jusqu’à souhaiter des défaites pour notre équipe nationale pour éviter que le Président en exercice en tire de bons points, alors là on a fini d’être un peuple mystiquement à part.

Dans nos structures administratives, tant qu’il y’aura des marchés fictifs avec des produits commandés et jamais livrés parce que le fournisseur a remis de l’argent liquide, ce pays n’avancera pas, quel que soit la vision du Président. La plus part de ces dits marchés sont déjà attribués avant même le lancement. Des fois c’est le même fournisseur qui dépose toutes les factures demandées. Quelle ingéniosité !

Quand on en arrive à huiler (avec de l’argent) le circuit qui permet au trésor public d’entrer en possession de son budget voté par l’Assemblée nationale, alors là il y’a un sérieux problème.

Tant que le talibé quel que soit son amour et son dévouement à son marabout, il n’est pas respecté par ce dernier parce qu’il n’a pas sous le boubou une enveloppe bourrée d’argent alors là ça devient de la sorcellerie. Rien d’autre !

L’émergence du pays nous incombe tous dans un élan bien populaire.

Pour y arriver, tout le peuple et à l’unanimité doit pouvoir accompagner le Président de la République, qui qu’il soit, dans sa vision et se battre pour être à l’unisson l’acteur de l’émergence de notre pays. Sur certaines questions on peut bien avoir des divergences et c’est qui fait respirer la démocratie mais chacun doit pouvoir se dire qu’il doit être un citoyen modèle.

Les Associations sportives doivent jouer pleinement leur rôle d’éducation des masses surtout jeune et arrêter de ne s’intéresser qu’au sport et aux enveloppes distribuer par les parrains.




La justice doit elle aussi pouvoir rendre des décisions acceptées de tous ; des décisions tellement bien adossées sur les lois pour éviter d’être contredite par le premier venu. La justice rendue au nom du peuple doit être bien acceptée. Des fois l’on se demande qui écrit nos textes car ils acceptent toutes les interprétations.

Ceci dit, il y’a, il faut le reconnaitre, dans ce pays des hommes et des femmes de valeur qui font correctement le travail que l’on attend d’eux.

Aidons nous et le ciel nous aidera !

Wa Salam !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

La vie politique au Sénégal: barbes, moustaches et calvitie

Depuis un certain temps, on assiste à un débat politique qui se déroule comme sur un ring : coups reçus, coups rendus. Personne pour le coup de gong.

On fouine, on renifle, on creuse le passé des gens pour en sortir un caleçon nauséabond à faire sentir aux sénégalais. Google en devient même fou !

Des photos, des déclarations, des positions …on cherche tout ce qui peut nuire. Et quand on trouve, on hurle « Eureka ! » avant de venir l’afficher sur les réseaux sociaux.




Ceux qui parlent d’économie, de programme ou de bilan, on ne les écoute plus. On zappe !

Pour être écouté ou suivi, il faut parler de personnes et de la plus vile des manières. Notre vie est devenue tellement insipide que l’on se nourrit de faits divers.

C’est ce qui a fait le lit de tout le succès des séries (téléfilms) et des émissions comme « Teuss » et « Xalaas ». Le sénégalais que nous sommes,  aime écouter et commenter le malheur des autres, surtout celui de ses compatriotes.

Là où nos politiques ont vraiment échoué c’est dans la construction d’une nation une avec un but et une foi. Ce commun vouloir de vivre ensemble n’a jamais pris. Nombreux sont les sénégalais qui, s’ils en avaient le choix, auraient changé de nationalité depuis belle lurette. Le peu qui en a eu l’opportunité n’a pas hésité.

Quand on est dans un pays à 54,6 % d’analphabètes, il faut savoir choisir ses sujets de débat. Sinon, bonjour la confusion et l’intolérance.

Comment comprendre que l’on passe notre temps à déblatérer sur le sexe des anges en voulant savoir si untel est de tel bord confessionnel ou de tel autre. Avant même de juger la confession de l’autre il faut d’abord s’assurer que Dieu a accepté la vôtre.

Heureusement que le tout puissant ne délivre pas de carte d’identité confessionnelle (CIC). Si c’était le cas, ces préposés à la patrouille, ces senseurs déclarés, seraient étonnés de contrôler des gens du livre dans des lieux de dépravation les plus mal indiqués les uns les autres (bar, boite de nuit, mbaarou thiaga…). Il faut arrêter !

Ceux qui veulent déstabiliser ce pays doivent être nos premiers ennemis. Pour cela on n’a pas besoin d’avoir une appartenance politique. Que ce soit Macky, Sonko, Idy ou un autre, sur ces questions ils doivent se liguer et parler le même langage. Le Sénégal vaut tous les sacrifices.




Ils ont essayé avec l’ethnie du Président ça n’a pas marché. Ils ont agité une rivalité « mouride/Tidiane », cela n’a rien donné. Aujourd’hui, ils sont en train de parler de barbe, de moustache et de calvitie.

Les réseaux sociaux sont devenus un danger car ayant fini de donner la parole aux derniers de la classe qui étaient utilisés que pour effacer le tableau et remplir les seaux.

Faire de la politique doit être un acte de noblesse qui accepte que l’on suive une autre route que sur laquelle on se trouve. Les discussions doivent faire abstraction des personnes et de ce qu’elles sont ou peuvent bien être.

Que ceux qui sont avec le Président nous parlent de bilan et de perspectives, et que ceux-là qui sont dans l’opposition nous entretiennent de programme et d’alternatives. C’est de cela dont on a besoin !

Aujourd’hui, Assane Diouf est en prison sans soutien ; Hélène Gaye a demandé pardon ; Aby Ciss, celle qui insultait les khalifes généraux, est tellement malade qu’elle pense voir la mort s’approcher. Dans ce pays quand vous êtes dans la bêtise, on peut bien vous soutenir mais quand vous tomber dans la galère on vous oublie. Heureux sont ceux qui le savent.




Le jour où le diable nous fera un clin d’œil à force d’être provoqué, l’on saura bien que Satan sait bien incendier un pays et le réduire en cendre.

Qu’Allah nous en préserve.

Sortez des caniveaux, Messieurs et Dames, et élevez le niveau !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

Sonko Vs Macky: L’âne du fermier dans le puits

Dou yéna ko tay,

Vous pensez que c’est comme ça qu’il faut répondre à Sonko. Lui répondre « sakh » sur quoi et par rapport à quoi ? En voulant l’enterrer vous êtes en train de lui rendre un grand service. Il est aujourd’hui au cœur de la préoccupation politique éclipsant même les autres opposants. Vous avez fini de faire de lui ce qu’il est aujourd’hui.




Vous voulez parler de lui ? Alors trouvez le dans ce qu’il pense faire le mieux que quiconque : ses propositions pour le pays. Lisez son livre stylo en main et consignez tout ce que vous pensez être utopique dans ses « solutions » et mettez-le sous la lumière avec des arguments solides. Sinon toute autre stratégie serait le positionner en chalenger du candidat Macky.

Connaissez vous l’histoire de l’âne tombé dans un puits ?

Un jour, l’âne d’un fermier est tombé dans un puits. L’animal gémissait pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait quoi faire.
Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et le puits devait disparaître. De toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne. Il a invité tous ses voisins à venir l’aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à boucher le puits. Au début, l’âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de chacun, il s’est tu.
Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu’il a vu.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui l’âne faisait quelque chose de stupéfiant : il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mit à trotter !

C’est exactement ce que vous êtes en train de faire avec Sonko. Peut être qu’il a lu cette histoire et rit toujours sous cape quand il est attaqué de toutes parts.

Sonko qui est devenu député grâce au plus fort reste lors des législatives de 2017 est en phase d’être le candidat le plus redoutable en face de Macky ? Que s’est il passé entre temps ?

Les mêmes erreurs sont en train d’être commises avec Alioune Badara Cissé. La plus grosse bourde sera de vouloir le révoquer. Il ne faudra jamais en arriver à ce stade. Jamais. ABC ne peut pas soutenir la réélection de Macky Sall, cela est un secret de polichinelle. Il cherche une porte de sortie et il ne veut pas démissionner. La rupture avec le Président est déjà claire dans sa tête mais comment faire pour le lâcher sans être perçu comme celui qui a trahi. C’est bien le dilemme qui se pose à lui. Plus on s’approchera des élections, plus ses attaques deviendront plus acerbes car son énervement sera plus grand.

Si vous voulez comprendre, enfermez un chat dans une pièce qui veut en sortir et attaquez-le.

Quand on est au pouvoir, il faut se préparer à ce genre d’adversités, à l’interne comme à l’externe. Il faut juste avoir l’intelligence des coups qui peuvent être portés et d’où ils peuvent venir. Il y’aura des gens qui seront prêts à solder des comptes pour être reconnus par le « patron » ; Et il y’en aura d’autres qui l’attaqueront car ils sentent dans sa réélection un danger pour eux et leurs intérêts. Il faut s’y préparer. Il faut se préparer à ça.

Il faut pour s’en sortir avoir l’intelligence de la communication par rapport aux gens mais exclusivement dans ce qu’ils disent. Il faut éviter d’attaquer les personnes mais s’arrêter sur le contenu de ce qu’ils proposent.

L’une des plus grandes attaques à laquelle la mouvance présidentielle a à faire face aujourd’hui c’est la confusion et la ténacité des adversaires intellectuels qui l’entretiennent. Toute la stratégie de la mouvance doit s’adosser sur un devoir de clarification et de rectification.

Pour cela il faut se préparer, s’équiper et s’armer intellectuellement tout en évitant de descendre dans les caniveaux. Il faudra face à l’intelligence des adversités avoir celle des alliances.

Il ne faut surtout pas disparaitre. Il faut rester, être présent et avoir le courage de son discours.

Il faudra éviter de s’isoler et s’emmurer dans un silence qui engendra la peur d’avancer.

Que chacun peaufine sa stratégie et la déroule avec intelligence.




Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

 

La grande fessée bien sénégalaise: Bienvenue «Fat bum» Eudoxie! Bienvenue «Barbie» Diaba Sora!

 

Bienvenue à vous deux dans le pays des paradoxes. Dans aucun pays normal où les habitants sont intéressés par la recherche de « solutions » pour les problèmes qui se posent à eux, on n’aurait l’idée de vous accueillir en grande pompe, drapeau national à la main.




« Daal leen ak jam » chez nous où les rondeurs des femmes nous font baver. Notre intelligence est bien confinée maintenant dans notre caleçon. Peut-être que même à l’accueil certains étaient en érection rien qu’à vous voir. Ils ont fini, de toutes les deux, vous déshabiller et vous mettre dans leur lit. Ils ont fini, de toutes les deux vous violer mais peut être que vous aimez ça aussi.

Toutes les deux vous venez encore une fois de rabaisser vos semblables femmes au niveau de simple objet de désir et de fantasme.

Vous serez invitées par des pervers qui achèteront vos contacts à prix d’or pour ensuite vous proposer à coup de millions une partie de jambes en l’air. Même s’ils savent qu’ils ne pourront même pas tenir cinq (5) secondes à vos côtés, ils tenteront le coup.

Sachez seulement qu’à côté de tous ces gens qui vous idéalisent, il y’a chez nous des millions de femmes qui sont adulées et respectées pour leur niveau intellectuel, pour les valeurs de « fula », « jom » et « kersa » qu’elles incarnent. Elles sont nombreuses celles-là qui sont de vrais leaders dans leur domaine et qui ne mettent jamais en avant leur physique.

Maintenant, celui qui vous a invité vient de récolter le palme de la personne ayant eu le culot de vous faire fouler le sol de Bamba, Maodo et Limamou. J’espère que vous ne participerez pas à le souiller plus qu’il ne l’est déjà.

Certes vous ne ferez pas pire que ce que nous sénégalais et sénégalaises osons faire. Nous faisons tout avec un grand T. Nous forniquons, mentons, « dealons », violons, volons…Nous sommes friands de femmes d’autrui et de charlatanisme. Nous dépensons beaucoup d’argent pour voir notre compatriote ne pas avancer et c’est ce qui mobilise toute notre énergie. Chez nous on visite les cimetières la nuit ; On viole de petites filles et on égorge maintenant nos femmes et nos parents.

Tout cela se passe chez nous et on s’offusque de ne pas voir la pluie tomber. « Yabaaté ci bopam lagnou def » !

Au demeurant, j’espère que l’organisateur aura l’ingénieuse idée de vous mettre dans un bus avec une cage tout en verre pour vous faire faire le tour de la capitale. C’est bien ce pourquoi vous êtes là non ? Nous montrer votre derrière !




Vous nous faites honte plus que l’exposition du postérieur de Saartjie Baartman, de son vrai nom Sawtche. Je suis sûr que vous que vous ne la connaissez pas cette histoire sinon vous n’auriez jamais accepté que Pape « Caesar » Diouf vous importe de vos pays respectifs pour venir vous exposer comme de la marchandise chez nous.

Sawtche est une femme khoïsan réduite en esclavage et exhibée en Europe pour son large postérieur, où elle était connue sous le surnom de « Vénus hottentote ».

Débarquée à Londres en septembre 1810, Sawtche y devient un phénomène de foire. Dans une salle louée de Piccadilly Street par son exploiteur Caesar, elle est exposée dans une cage, sur une estrade surélevée de quelques mètres, d’où elle sort pour faire admirer son anatomie, endurant l’humiliation sous le regard, les quolibets et le toucher de spectateurs encanaillés. C’est à cette occasion qu’est inventé son surnom moqueur mais aguicheur de « Vénus hottentote » tandis que les londoniens ridiculisent celle qu’ils appellent « fat bum » (gros cul).

En France, elle devient un objet sexuel (« belles soirées » privées de l’aristocratie puis prostitution) et tombe dans l’alcoolisme.

En mars 1815, le professeur de zoologie Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, demande à pouvoir examiner « les caractères distinctifs de cette race curieuse ». Son rapport « la prodigieuse taille de ses fesses » avec celle des femelles des singes maimon et mandrill à l’occasion de leur menstruation.

J’espère que vous deux seraient bien exposées et que les curieux vous tapoteront vos derrières jusqu’à vous y donner des fessées.

Vous faites honte à toute l’Afrique !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr   

Le dernier combat de Wade

LE DERNIER COMBAT DE WADE

Karim neen bunu xoli la, Wade bëgul kuko taxal suuf !

 

En lisant la lettre de Wade en réponse aux responsables parlant de plan B, j’ai eu mal dans ma chair. Très mal même !

Pour le seul fait d’avoir réfléchi et d’avoir exposé sa réflexion dans une lettre, Me Madické a été insulté par le pape du Sopi. Il l’a traité de traître et de quelqu’un qui poignarde ses amis dans le dos.

Je ne prends pas la défense de Madické mais je me dis que trop c’est trop.

Wade est en train de mener en bateau tous les militants du PDS et tout simplement pour les beaux yeux de son fils Karim. Les autres, il n’en a cure !

Il avait mené un mortal combat à Idrissa Seck afin de faire de l’espace pour son fils. L’ancien premier ministre nous avait pourtant avertis. Il avait bien alerté que le fils biologique est le centre d’intérêt de Wade.

Ensuite ce fut le cas de Macky Sall qui a osé dit-on convoquer le prince à l’Assemblée nationale. On connaît la suite. Il a été traîné dans la boue et « excommunié ».



Wade pense avoir droit de cité sur tous ces gens qui sont avec lui. Personne ne doit regarder ailleurs que la direction que lui-même montre. Ceux qui ont semblé ignorer cette règle en ont fait les frais. C’est le cas de Modou Diagne Fada, Farba Senghor, Souleymane Ndéné, Pape Samba Mboup….ils font foison les victimes de Karim.

Au PDS ce n’est plus du « moute mba moote » mais c’est du « Karim la mba moote ».

Il les manipule tous et le dommage c’est qu’ils le savent et semblent l’accepter. Il dit lui-même que c’est un congrès qui a choisi son fils comme candidat. Mdr ! De quel congrès parle-t-il ? Wade convoque un comité Directeur et s’adresse à une assistance médusée pour leur dire que la rencontre est transformée en congrès. Il le fait en prenant le soin de berner certains en leur demandant de se présenter pour la candidature afin de respecter la forme et de se désister ensuite au profit de son fils.  Ils y ont tous cru !

Quand certains ont commencé à crier au scandale, il leur a fait savoir que c’était juste pour mettre la pression sur le pouvoir à quelques jours du procès de Karim. Espiègle qu’il est, il a réussi à copté au sein du comité directeur du PDS des anciens de la Génération du concret et de nouveaux « karimistes » à qui il a donné des responsabilités afin de « contrebalancer » les humeurs contestataires qui pourraient naître d’anciens responsables. Il a bien réussi son coup !

Maintenant croire que Wade n’envisage pas un plan B c’est mal connaître l’homme. Il y pense bien et mieux, il y travaille. Wade réfléchit pour son fils et mène les combats à sa place. Objectivement quel est le vrai combat politique qui a été porté et mené jusqu’au bout par Karim ? AUCUN !

Karim n’a pas d’ambition politique c’est son père qui en a : voir son fils diriger les quatorze millions de sénégalais. Pour cela il est prêt à tout ! A tout !

Son premier plan, c’est d’essayer d’imposer la candidature du fils biologique en imposant un rapport de force au pouvoir de Macky Sall. Le seul obstacle est qu’il est conscient qu’avec la contrainte par corps Karim risque de retourner en prison s’il met les pieds au Sénégal. Ce qu’il ne sait pas encore c’est jusqu’où peut aller le Président de la République s’il s’engage dans cette voie. C’est pourquoi, Pa Wade est en train de voir comment faire entrer Wade fils sur le territoire national pour ensuite s’ériger en bouclier autour de lui avec ce qui lui reste de militants.

Si cela ne prospère pas, il y’a bien un plan B: choisir de soutenir un candidat qui accepte d’amnistier son fils une fois au pouvoir et lui permettre d’être candidat en 2024. La piste Idrissa Seck a été agitée un temps mais très vite refermée car Wade n’a pas totalement confiance en lui et il n’a pas reçu toutes les garanties de ce dernier.

Wade a besoin pour arriver à mener à terme cette stratégie d’un candidat politiquement vierge et bien manipulable par ses soins. L’homme sur qui il est en train de jeter son dévolu est Hadjibou Soumaré même s’il est conscient que la tâche risque d’être rude s’il fait ce choix.

Une fois cette étape dépassée, Wade lui-même descendra sur le terrain pour battre campagne pour le candidat d’emprunt. Il y mettra toute son énergie et ses moyens pour qu’enfin son fils soit libre de toute poursuite à partir de 2019.




La seule chose qui désole dans tout cela c’est comment de hauts responsables du PDS arrivent à montrer tant de frilosité devant ce qu’ils considèrent tous comme une forfaiture. Aucun responsable ne croit à la candidature de Karim et je pèse bien mes mots. Certains mêmes sont devenus aphones depuis que les choses sont devenues bien claires dans leur tête. Au demeurant où est Omar Sarr de Dagana ? Il semble s’être fait une religion sur cette affaire.

Wade n’a pas besoin de responsables ou de militants qui réfléchissent ou qui posent un débat autre que celui qui va dans l’intérêt de son fils. C’est cela la vérité.

Wade peut pour son fils insulter Madické Niang de la plus vile des manières faisant fi de toute l’amitié et de la sympathie que ce dernier a toujours témoignées à son endroit.

A Wade on a juste envie de dire que Madické a aussi un fils, et qu’on a tout compris !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

 

 

Wade vs Madické: Qui croire ?

Hier lundi, en une journée, nous avons assisté à la publication de deux lettres, trois d’ailleurs portées chacune par Me Wade, des responsables du PDS et la dernière par Me Madické Niang.

Toutes les missives sont différentes dans leur forme mais ont un point en commun dans le fond: la candidature de Karim Wade et la nécessité d’avoir un plan B.

Dans celle adressée au pape du Sopi par des responsables du PDS l’on peut y lire la suggestion d’un plan B même si la peur de heurter la seule constante est patente.




Des hommes et des femmes soucieux de l’avenir bien incertain, c’est le lieu de bien le reconnaître, de leur plan A, ont demandé à leur SGN d’entériner le choix d’un plan B.

Ce que Me Wade n’a pas voulu entendre et en fin politicien il a dans sa réponse trouver deux coupables à ce qu’il considère comme une trahison : Thiobane et Madické.

Pourtant dans la lettre de ces responsables il n’a jamais été fait mention du nom de Madické mais Wade lui a fait porter le chapeau. Il a même de manière violente traité Madické de traître.

Sur les réseaux sociaux, des militants du PDS s’en sont pris à Me Madické en embauchant la même trompette que leur mentor. Ils ont tous traité Madické de traître. Certain(e)s même sont allés jusqu’à dire qu’ils étaient au courant depuis longtemps de cette fronde portée par celui qui a toujours logé Wade chez lui.

Coup de théâtre ! Dans la nuit c’est Madické Niang himself qui répond au Pape du Sopi en jurant sur tous les toits qu’il n’est mêlé ni de près ni de loin à la rédaction de cette fameuse lettre. Mieux,  personne parmi les signataires ne l’a informé.

Maintenant qui croire ?

Wade, adepte de Sun Tzu a profité de cette lettre des responsables pour mettre sous la lumière les manœuvres secrètes de Madické. Ce dernier reconnaît lui-même avoir écrit à Wade le 3 Septembre dernier sur le même sujet.

Au lieu de répondre à Madické dans le secret de son adresse, Me Wade a attendu d’avoir une occasion pour le faire et celle-là était trop belle pour la laisser passer. Oui Wade est malin, mais machiavélique dans ses démarches. Wade est magnifique dans ses dribbles mais ses passes sont devenues trop téléphonées. Aujourd’hui on sent bien quand il est dans des calculs politiciens, ce qui n’était pas le cas avant.

Tellement malin, il a absout les autres responsables pour leur permettre de regagner les rangs. Ce que certains feront ventre à terre.

Au PDS, personne ne doit parler de plan B. C’est cela la décision du « propriétaire » du parti et peut être même des membres. C’est son fils qui est le candidat et il le restera. Cependant dans la lettre réponse de Wade on sent que ses convictions sur la candidature de Karim ne sont plus aussi solides que cela. Il est en train d’envisager lui-même un autre plan. Pour qui ? On le saura bientôt avec le retour de Hadjibou Soumaré de Doha.

PS : Wade a exhorté ses militants à ne pas attaquer Madické qui du reste est au cœur de tous les secrets sur l’affaire Karim Wade. Si on le pousse à parler, le PDS ne se relèvera pas. Wade le sait !





Souleymane Ly

Spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

 

Macky Sall, Mon choix ! J’ASSUME

 

Liberté, choix, démocratie !

Aujourd’hui, je trempe ma plume non pas dans l’encre de mon cœur mais dans celle de mes yeux. Ce que j’ai vu !

J’écris un texte qui en dessous risque d’avoir le plus de commentaires désobligeants à mon endroit, mais je l’écris quand même au nom de la LIBERTÉ, celle de CHOISIR.

Celui-ci est avec Macky, celui-là est pour un candidat de l’opposition. L’un s’offusque du manque d’eau à Dakar, l’autre s’émerveille de l’autoroute Ila Touba. Chacun réagit selon sa sensibilité et c’est l’addition de ces réactions qui, dans une société libre, forme le lit de la DEMOCRATIE.

Voilà pourquoi, au lieu de reprocher à mon voisin de ne pas partager mon soutien à Macky, je me réjouirai de le voir avoir la même attitude à mon endroit. Ce pluralisme, c’est la démocratie du cœur politique.

Le tollé soulevé quand quelqu’un soutient le candidat Macky révèle, chez certains, des cœurs hémiplégiques, que l’a priori des convictions mobilise d’un côté et paralyse de l’autre, des cœurs que les aspirations n’irriguent qu’à moitié. Il y’a pas obstruction partisane, des infarctus de la générosité. Je veux parler de cette générosité d’accepter que quelqu’un ait un choix autre. Seulement « les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux » (Brassens).

Il faut bannir du cœur, qui n’est déjà pas si grand, la réduction de son espace à la moitié estimée bien-pensante des sénégalais, et tant pis pour l’autre. « Na kou nekk faral kouko neekh ».

L’important c’est d’être disponible. C’est ce que nous essayerons d’être pour le candidat que nous avons choisi, en tenant boutique jusqu’au soir du 24 Février 2019 et cela sans nous en cacher ni baisser la tête !

C’est étrange que l’on ne veuille pas accepter cette liberté que l’on s’accorde, aux autres. Je dis « étrange » car ce qui paraît naturel ne l’est pas à certains qui voudraient nous voir regarder le Sénégal avec leurs lunettes d’astigmates. Etre objectif vous expose à la sanction de ceux qui ne le sont pas. Alors même que vous refusez l’engagement dans aucun camp, vous êtes accusés, si vous déplorez ce qui se passe dans l’un, d’appartenir à l’autre.

« Bo défé lii gnou ni la leulé, nga def leulé gnouné la lii mognou gueuneu neekh ».

J’assume mon choix pour Macky et dans cette cause, je ne suis pas seul, Dieu merci.

J’ai eu la chance depuis 2009 de fréquenter les hommes politiques et de tracer pour certains comme consultant les contours de leurs plans stratégiques. Qu’ils soient, ces hommes, du pouvoir ou de l’opposition. J’en ai rencontré un nombre incalculable et discuter avec eux me réconforte dans mon choix d’aujourd’hui. Ils sont nombreux à ne pas pouvoir te décliner une vision claire et comme des princes, ils refusent d’accepter qu’on les oriente. Quand tu leur parles de sujets constructifs ils te sortent des phrases du genre « deuk bi dokhoul« . Tu leur rétorques « oui d’accord mais qu’est-ce que vous proposez ? » Ils te disent « qu’on m’élise d’abord et après on verra« . J’ai refusé tellement de contrats pour ce genre de réponses. 

D’autres, j’avoue qu’ils sont animés de bonne volonté mais méconnaissent objectivement l’intérieur du pays. 

Cette chance inouïe que j’ai eue, de faire le tour du pays plusieurs fois depuis huit ans déjà, en visitant les villages les plus éloignés allant de Oubadji à Ibel en passant par Médina Baffé, Dindi Felo, Ndouloumadji Dembé et Founébé, les différents Agnam (Civol, Lydoubé, Goli..), le Gandiolé, l’île à morphile, Patar Lya…m’a permis de me rendre compte que la renommée de beaucoup de candidats ne dépasse pas Dakar et certaines grandes villes.

J’ai pratiqué ces routes et sentiers qui mènent à ces villages avant 2012 et après, pour me rendre compte que énormément d’efforts a été consenti par le gouvernement en place. Pour aller de Linguère à Ranérou par exemple, il me fallait faire plusieurs heures. Plus maintenant ! Et les exemples sont très nombreux dans ce domaine.

Sur le plan social, des femmes avec qui je travaille pour leur autonomisation sont bénéficiaires des bourses familiales. Je sais l’intérêt qu’elles portent à cet appui. Au moment de recevoir cette bourse, elles prennent d’assaut le bureau de poste le sourire aux lèvres. Avec cet argent certaines femmes, membres de groupements, ont développé des activités génératrices de revenus qui leur permettent de relever la tête et de s’affranchir des affres de la pauvreté.

Loin de moi l’idée de vouloir comparer le bilan de Wade a celui de Macky Sall. L’insigne honneur que j’ai eu de travailler sur le document bilan de Me Wade, de 2000 à 2012, m’as permis de comprendre que les chantiers du pape du Sopi ont commencé à voir le jour à partir de son second mandat (2007-2012) contrairement au Président Macky qui dès son premier septennat a eu à son actif des réalisations bien visibles. Ça c’est un fait !

Dans mes missions à travers le Sénégal, j’ai pu visiter les nouveaux centres de santé de Goudomp, Samine, Dianké Makha, Maka Coulibantang, Saraya, Médina Gounass, Pété, Koumpentoum, Kidira et Niakhar. Pour le seul cas de Koumpentoum, je sais que les malades étaient référés en nombre vers l’hôpital régional de Tambacounda. L’ouverture de ce centre de santé a grandement soulagé les populations de Kouthiaba, Payar, Bamba Thialène, Méréto…

Je peux en dire autant sur la situation de la fourniture en énergie qui a été bien chaotique avant 2012 créant même les plus sanglantes émeutes dans notre pays. On sent tous une nette amélioration dans ce domaine.

Rappelons pour l’histoire que tout juste avant l’alternance de 2012 bon nombre de véhicules de l’administration était banalisé pour ne pas subir la furie des manifestants.

En juin 2011, de jeunes sénégalais, bientôt rejoints par toutes les couches de la population, s’étaient rassemblés dans la prétention, comme disait Rimbaud, de changer la vie. Rien de moins. Une explosion spontanée, insoupçonnable, insoupçonnée, qui allait faire vaciller l’Etat et par contiguïté avec d’autres mouvements, dans d’autres pays, faire trembler le monde. Ce fut le début de tant de révolutions en Afrique. Aujourd’hui, on prie tous pour ne pas revivre ce genre de situations.

Certes, des contraintes sociales sont toujours là, mais désormais elles ont perdu leur caractère de fatalité. Mars 2012 n’a pas changé le Sénégal, mais il a changé la vie des sénégalais. Sentiment d’une plus-value de liberté. Au Sénégal, le pouvoir de l’Etat, un moment menacé, s’est rétabli. Mais la preuve a été faite qu’il n’est rien sans l’accord du peuple dont il tire sa légitimité. Le Président Wade a failli y perdre la sienne. Assis sur la loi, il n’a pas compris les prophètes. Il avait eu raison de Diouf et des socialistes, mais devant la moitié des sénégalais soulevée, il a baissé les bras. La situation lui échappait. Avant de la ressaisir en appelant son successeur et le féliciter, il l’avait abandonnée.

Son successeur en a tiré les leçons. Le soin que Macky Sall apporte à brancher son pouvoir sur le courant des aspirations populaires c’est l’effet de la correction apportée dans la conduite des affaires publiques après l’alternance de 2012.

Pour cette paix et cette continuité, je CHOISIS MACKY pour 2019.

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

Ndoumbélane: En route vers 2019

Le Sénégal est l’un des pays les plus stables d’Afrique. Son président actuel, Macky Sall dirige le pays depuis mars 2012.

Le système politique du pays a été renforcé par le référendum constitutionnel de 2016 qui a réduit le mandat présidentiel de sept à cinq ans.

En Février 2019, le Président Macky Sall briguera un second mandat dans un contexte socio-politique tendu et craquelé.




Principalement deux blocs vont s’affronter : d’un côté la coalition au pouvoir Benno Bokk Yakaar (BBY) et de l’autre l’opposition incarnée à travers d’autres regroupements comme Manko Wattu Sénégal, Manko Taxawu Sénégal…comme ce fut un peu le cas lors des dernières élections législatives même si lors des présidentielles d’autres coalitions de partis peuvent bien voir le jour.

Cependant force est de constater que cette opposition traine une faiblesse qui la suit depuis fort longtemps : sa division.

Elle peine à se regrouper autour de l’essentiel et à porter les mêmes combats. Depuis la « présence-retraite » de Me Abdoulaye Wade, cette classe politique peine à rassembler les populations autour d’elle, minée par des querelles de positionnement, des calculs politiciens, une difficulté à déterminer une ligne directrice commune de conquête ou reconquête du pouvoir. Cela déteint fortement sur la mobilisation des militants et sympathisants lors des différentes manifestations qu’elle a cherché à organiser.

Concernant le Parti démocratique sénégalais (PDS), il a un candidat déclaré que les militants n’arrivent toujours pas à voir car étant hors du pays dans la prolongation de ses démêlés avec la justice dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis. Même si au regard stricte de la loi constitutionnelle, ce candidat, Karim Wade, ne peut plus se présenter à une élection au Sénégal, ses partisans continuent à soutenir qu’il est le leur et qu’aucun plan B n’est envisagé. Ce qui laisse présager un bras de fer indescriptible entre le pouvoir et les partisans de Wade fils à l’approche du dépôt des candidatures.

Pour ne pas se faire oublier et continuer à exister dans le débat politique, Karim Wade, même s’il reste loin du pays continue à participer au débat interne du pays via les réseaux sociaux (WhatsApp, Facebook) et à travers des contributions envoyées à la presse sous forme de lettre ouverte au peuple sénégalais avec un style direct. C’est même ce qui lui vaut d’être surnommé le « candidat WhatsApp » par Farba Senghor.

Pour un observateur averti, cette situation de forcing de sa candidature risque de sonner un sacré coup à l’unité au sein du PDS. Certains responsables continuent de faire semblant de croire à la candidature de Wade-fils tout en se positionnant pour, le moment venu, être le plan B. Cependant ils évitent tous d’en parler ouvertement de peur de s’attirer les foudres du Wadiste en chef (Me Abdoulaye Wade).




L’autre difficulté et non des moindres, c’est la montée en puissance des « karimistes » composés essentiellement d’anciens membres de la Génération du concret au détriment de responsables libéraux de la première heure. C’est ce qui a conduit au départ de ce parti, entre autres raisons, de plusieurs anciens responsables comme Me Souleymane Ndéné Ndiaye, Modou Diagne Fada, Me Ousmane Ngom, Farba Senghor, Pape Samba Mboup, Abdoulaye Baldé…

Sur un autre registre, il y’a le cas Idrissa Seck, Président du parti Rewmi. Ce dernier continue toujours de nourrir son rêve de devenir Président même après ses différentes désillusions aux présidentielles de 2007 et 2012. Comme un illuminé à qui l’on a dit qu’il était le messie que le Sénégal attendait depuis toujours, le Monsieur ne lâche toujours pas l’affaire. Après avoir soutenu le candidat Macky au second tour en Mars 2012, il a fini par claquer la porte de la coalition quelques temps après l’accession au pouvoir de Monsieur Sall. Ce qui n’a surpris personne pour qui connaît le gus.

Un moment, comprenant que les carottes de la candidature de Wade fils sont « bien cuites », Idrissa Seck avait commencé à draguer l’électorat et la sympathie des militants du PDS. C’est ce qui expliquait ses positions sur les relations Macky-Wade père en demandant au premier de témoigner de plus de respect au second.

Celui ou celle qui connaît l’histoire réelle et le profond désaccord qu’il y’a eu entre Idrissa et Wade, saura que tout ceci n’était qu’une opération de charme savamment orchestrée par le premier sans réellement y croire. Les épisodes de lui et moi (CD1 et CD2), l’expression
« ancien spermatozoïde, futur cadavre », les milliards « détournés »…auront déjà fini de séparer définitivement les deux hommes.

Seconde phase de la stratégie de Mara c’était de multiplier les sorties contre le régime en place afin de se hisser au niveau de chalenger du Président sortant, Macky Sall. Il a compris qu’une élection présidentielle se joue en général entre deux candidats et que Macky Sall n’a pas encore quelqu’un capable de lui faire face aux yeux du peuple. Alors lui, il cherche à combler ce vide. C’est ainsi qu’il faut analyser ses tournées à l’intérieur du pays et son long séjour à Touba. Dans la ville religieuse, il sait que le Président Sall y connaît une réelle difficulté politique. Monsieur Sall n’arrive toujours pas à y remporter une élection depuis 2012.

C’est dans ce même sillage qu’il avait commencé à faire les yeux doux aux partisans du Maire de Dakar Khalifa Sall qui est présentement en prison à cause de ses déboires avec la justice sur la gestion de la caisse d’avance de la Mairie.

Dans les projections politiciennes de Monsieur Seck, Khalifa Sall devrait rester en prison ou dans la moindre mesure être condamné et par ricochet perdre ses droits civils et politiques. Ce qui risque de l’empêcher d’être candidat en 2019 et permettre au Président de Rewmi de mettre dans son panier l’électorat du Maire Khalifa Sall.

C’est d’ailleurs ce qui explique le fait qu’il essaie de porter le combat de ce dernier même s’il continue à garder dans sa tête le deal qu’il avait avec lui lors des législatives : Idy avait soutenu Khalifa aux législatives en attendant en retour celui du Maire de Dakar lors des présidentielles.

Aujourd’hui, le plus grand handicap de Mara (Idrissa Seck), c’est l’image totalement négative que beaucoup de sénégalais ont de lui. Il est dépeint par beaucoup de compatriotes comme un « trop malin », un « arrogant » qui ne respecte même pas ses propres responsables du parti (ces témoignages sont de ses anciens collaborateurs), un « fin calculateur » … bref quelqu’un sur qui il ne faut jamais placer une once de confiance parce que « trop intelligent ».

Ses stratégies de reconquête de la sympathie des sénégalais butent toujours sur la sincérité du geste et de la parole même s’il lui arrive de pousser l’opération jusqu’à pleurer sur un plateau de télévision.




Sa dernière sortie sur « Bakka » et « Makka » a fini de réduire toutes ses chances de devenir le cinquième Président du Sénégal. En plus il n’a pas réussi un bon maillage du territoire national qui lui aurait permis d’avoir des responsables d’envergure dans tous les départements. Il lui reste du chemin à faire et une stratégie à peaufiner.

Quid de la coalition Benno Bokk Yakaar ?

Cette coalition est au pouvoir mais peine toujours à s’entendre sur l’essentiel. Elle est minée par un déficit de maîtrise de sa communication (celle politique et institutionnelle sont toujours confondues), des querelles de positionnement à l’interne et surtout d’une absence de fonctionnement de la coalition, dénoncée d’ailleurs par tous les responsables des partis alliés.

Les responsables de la coalition et surtout ceux de l’Alliance pour la République (APR) sont restés dans une communication réactive très mauvaise des fois quand on est au pouvoir. L’on constate qu’ils ne communiquent que pour répondre à un membre de l’opposition qui critique le régime en place permettant à ces derniers de rester dans le « débat-polémique » qui nourrit toute opposition.

Aucun d’entre eux n’est dans une communication explicative, pédagogique, permettant de mettre la lumière sur toutes les réalisations du Président Sall et expliquer clairement les stratégies adoptées pour faire émerger le Sénégal : PSE, PUDC, PUMA….

Les responsables de la coalition donnent l’impression d’être habités par une peur qui ne dit pas son nom. Aucune activité politique de grande envergure n’est organisée. Ceci s’explique en partie par la colère que les populations au niveau de la base ruminent à l’encontre de leurs responsables locaux.

A Fatick par exemple, il suffit de fréquenter les groupes de jeunes pour comprendre leur courroux. Ils en veulent à leurs responsables disant que nombreux de ces derniers les ont abandonnés à leur sort alors que le Président Sall en a promu un nombre impressionnant (près d’une centaine : ministres, Directeurs, Présidents de conseil d’administration…).

A Matam aussi le feu couve pour presque les mêmes raisons.

Dans presque tous les départements, les responsables ne s’entendent plus et chacun prêche pour sa chapelle créant une situation de division profonde au sein des groupes de militants. Ils se comportent comme s’ils oubliaient que le 24 Février 2019 personne d’entre eux ne sera candidat à part Monsieur Macky Sall.

Ces tiraillements ont fini de former un lit de contestations dans des régions où on s’y attendait le moins : Matam et Fatick, les deux régions affectives du Président Sall.

Enfin, il y’a les candidats du buzz du moment (c’est le cas de Sonko et d’autres) et ceux là qui étaient avec le régime à un moment avant de le quitter pour une raison ou une autre (Thierno Alassane Sall, Bamba Dièye, Abdoul Mbaye…).




De ceux là, Ousmane Sonko est le plus en vue. Dans le discours, il arrive à capter l’attention des sénégalais même si des fois des erreurs d’appréciation sont notées par ci et par là. Dernièrement, on l’a vu se déployer sur le terrain avec son équipe, comprenant que les élections ne se passent ni sur facebook ni sur les plateaux de télévision. Espérons pour lui que ce ne soit pas trop tard.

Ces candidats même si objectivement ils ne peuvent pas remporter les élections peuvent bien participer à créer les conditions d’un second tour aux Présidentielles de 2019. C’est sous ce rapport qu’il va falloir les surveiller et observer leur déploiement sur le terrain.

2019 est à la portée du candidat qui aura la meilleure stratégie allant de la base vers le sommet et qui aura réussi l’unité autour de lui.

 

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

2019-2024: SUNU MANDAT BI (Souleymane Ly)

En Février 2019, le Président Macky Sall briguera un second mandat, le dernier au regard de la constitution révisée lors du dernier référendum organisé le 20 Mars 2016.
S’il y arrive, il passera 5 ans de plus à la magistrature suprême. Son bail sera donc renouvelé jusqu’en 2024.
Ce qui est intéressant ici c’est que ce sera son dernier mandat donc ce sera au service exclusif de la République.
Au demeurant, précisons que tout Chef d’Etat dont l’élection a été portée par un parti ou une coalition de partis n’est jamais totalement libéré de ses engagements surtout quand il cherche à rempiler. Il doit distribuer des postes par ci et par là, « subir » la pression des uns et des autres, non pas seulement parce qu’ils l’ont élu mais surtout parce qu’il veut continuer son oeuvre. Le Président Macky Sall pourra bien être libéré de tout cela à partir de Février 2019 contrairement à n’importe quel autre candidat élu à sa place.



Rien que cette comparaison pourrait être l’épine dorsale de toute la communication de son équipe de campagne.
Certes le combat sera rude et les dénigrements fuseront de partout mais si les membres de cette dite équipe arrivent à bien tenir les brides de ce cheval communicationnel, la comparaison peut être vite faite et le choix bien facile.
A partir de 2019, le Président Sall pourra tranquillement quitter la tête de son parti tout en continuant à les soutenir et participer au choix du futur candidat d’une nouvelle coalition de partis. S’il rempile, il pourra facilement aussi se débarrasser de toute pression politique. Quand on n’a plus rien à perdre, on est libéré de tout.

Il y’a des opportunités qui ne se répètent pas. Le second mandat du Président Sall peut être extraordinaire. Si l’histoire ne repasse pas les plats, c’est bien quand il s’agit de ces mets somptueux dressés à la table des Sinaï et des Parnasse d’où les convives redescendent resplendissants ou aveuglés, soit comme des Moïse, soit comme des Icare précipités. Il faut aux peuples, conviés à ces festins, en mériter l’honneur, sinon plus dure sera la chute. En de rares occasions les dieux permettent aux hommes de toucher à l’ambroisie. Les hommes deviennent alors des héros. Ils échappent aux limites et aux pesanteurs humaines, après quoi, la nappe retirée, ils retombent dans la cuisine ordinaire et les plats du jour. Alors tant pis pour eux s’ils n’ont pas profité de la hauteur pour décréter le SECOND MANDAT de Macky.

En 2019, ce sera au peuple d’être ce héros tant attendu en renouvelant le mandat du Président Sall.

La succession des jours et des années, depuis que le monde existe avec des hommes dessus, est ponctuée de loin en loin par ces dimanches épiphaniques où le destin s’efface, un instant, devant la liberté des hommes, où il leur cède la décision, où il leur offre une chance, comme dans les contes de fées, d’orienter l’histoire, une seule chance, jusqu’à minuit, comme pour Cendrillon, après quoi il est trop tard.

Le 25 Février 2019 et ce jusqu’à 18 heures (moment de fermeture des bureaux de vote), le peuple sénégalais se verra offrir la chance de décréter son propre mandat en renouvelant le bail du Président sortant Monsieur Macky Sall. Sans quoi, le pays sera engagé dans une autre aventure avec un homme qui cherchera coûte que coûte à obtenir un second mandat.

Dans tous les pays du monde (même aux Etats Unis) le premier mandat est purement politique avec des compromis incompréhensibles par le peuple mais imposés par la « real » politique. Ce n’est qu’au second et dernier que le Président en exercice (si c’est celui qui rempile bien sûr) commence à dédier son mandat exclusivement à la République, au peuple tout entier, à la patrie.

Faire confiance aux opposants du Président Sall ferait courir un grand risque au pays. Un très gros même !

Ils sont presque tous dans le mensonge. Aujourd’hui, la quantité de mensonges qui se dit dans notre pays n’a d’égale que l’indifférence avec laquelle l’opinion les laisse passer. Que ce soit dans la gestion des ressources (pétrole, gaz..) ou dans les dossiers pendants devant la justice, ces opposants ne font que soulever la poussière voulant cacher ainsi la vérité au peuple.

Le discours politique de l’opposition est si dégradé que les meilleurs hommes avec leur salive, y perde leur crédit. Ils ne sont que dans des attaques contre le Président de la République sans rien proposer en retour. Quoi qu’il dise devient suspect à leurs yeux. S’aventure-t-il dans l’idéal, on le somme d’être concret. Aborde-t-il les problèmes quotidiens, on lui reproche de voler bas.




Les mots « alternance », « démocratie », « justice »…, à force d’être sucés par les opposants au pouvoir, ont perdu depuis longtemps toute saveur, mais ils servent encore. Ce qui montre que ces derniers en s’obstinant à les mastiquer, sont moins dégoutés que les gamins qui se repassent le chewing-gum de bouche en bouche, mais qui finissent tout de même, lorsqu’il est insipide, par le coller sous leur pupitre.

Si tant d’hommes de rigueur ou simplement d’honnêtes gens se détournent aujourd’hui de la politique, c’est à cause de ces malhonnêtes opposants. Avec eux on assiste à la dérive du sens des mots, à la rupture entre la lettre et le concept. Un chat n’est plus un chat, mais un rat travesti ou un renard masqué.

Le divorce entre les mots et leur sens, entre la morale et l’ambition, intervient dans le domaine qui devrait en être le mieux préservé, parce que la politique est le domaine des choses concrètes de la vie des hommes.

Ce n’est ni une affaire de Bakka ou Makka, encore moins celle d’une guerre entre les confréries voulue et suscitée par un homme dont l’ambition dépasse la seule volonté de Dieu.

En 2019, ce sera au peuple de renouveler le mandat du Président Macky Sall pour que commence « sunu mandat bi ».




Souleymane Ly

Spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

Apéristes, qu’avez-vous contre Macky ?

Quand j’ai entendu le Maire de Thies dire que les ennemies du Président Macky Sall sont à chercher dans Benno Bokk Yaakar et dans l’APR, je me suis dit tout de suite qu’il a parfaitement raison.
Il a raison quand on considère l’ankylose profonde qui frappe ces deux structures qui, comme tétanisées, se morfondent dans l’attentisme.
Le malaise est grandissant chez les militants et une grande partie du peuple par contagion commence à se convaincre que ce sera impossible de faire passer le candidat Macky au premier tour.
Aucun responsable politique n’anime la base. Aucun !
Tous fonctionnent comme si ce mandat était le dernier pour le Président Macky. Personne ne l’aide et on le laisse seul face à ses détracteurs. Tous se comportent comme s’ils n’avaient rien à perdre si le pouvoir changeait de main.



Je tiens à tous leur rappeler qu’ils ont tout à perdre car si une alternance arrivait à se produire en 2019, ils seront nombreux à voir leur gestion passer au crible. Le sénégalais aime exiger que celui qui paradait avant, soit le premier à payer. L’on se rappelle que la traque des biens mal acquis était présentée en 2012 comme une demande sociale. « Baayi leen ci xel ».
Les responsables politiques autour du candidat Macky ne mouillent pas le maillot. Chacun cherche à avoir une audience avec lui et c’est cela qui mobilise tous leurs efforts. Une fois que l’accord est donné pour ce face à face, commence alors un fort lobbying pour être sur la liste des privilégiés qui devront voir le Président. Même au dernier moment des noms peuvent être biffés et remplacés par d’autres qui ne sont même pas militants. Tous y vont en se demandant combien ils vont recevoir pour le transport et à la sortie, bonjour les dégâts.
Quel est le jeune militant ou responsable politique qui capte notre attention dans les médias ? Que ce soit à la télévision ou à la radio, rien que des débats de personne ou des attaques au bas de la ceinture. Rien dans les réalisations du Président.
Rien pour expliquer le PSE, le PUDC, le PUMA…. Rien de rien !
Ils sont tous dans une guerre de positionnement qui ne dit pas son nom. Chacun y va avec ses propres initiatives comme s’il était seul dans ce parti. Les jeunes ne sont pas formés ; les femmes sont laissées à elles mêmes à moins qu’on ait besoin de les rassembler pour du saupoudrage ; les vieux « mom », ils ont fini d’être oubliés.
Tous ces responsables oublient qu’ils sont le prolongement du Président Macky Sall. Leur image dépeint fortement sur la sienne. Dès qu’ils font des fautes, l’on ne pense qu’à lui. Ils doivent soigner leur mise, leur posture et leurs paroles. Quand ils parlent c’est le Président qui prend le micro. Chaque fois qu’ils coupent le contact avec la base c’est comme si c’est le Président lui-même qui l’avait fait. Ils sont, ces responsables, le prolongement de toute l’action du Président mais malheureusement la grande majorité ne le sait pas.
Dans la mouvance, on s’attaque entre ministres, Directeurs, Maires…tout le monde y passe oubliant que pour gagner des élections il faut savoir enclencher une dynamique et rester dans les rangs. Il faut à chacun respecter une discipline même si on peut des fois la ressentir comme une contrainte. L’intérêt général doit primer sur celui de petites personnes.
Pour un parti politique réussir à conserver le pouvoir est plus glorieux que d’y accéder.




Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

L’homme, cet animal cruel

Frapper une femme est la chose la plus ignoble qu’un animal puisse faire. Oui, je dis bien un animal car je refuse de traiter ce spécimen, d’homme et du coup l’élever au même niveau que nous autres.

Au demeurant je demande même pardon aux animaux qui ne sont pas bien honorés d’être comparés à une espèce pareille.

La chose la plus abjecte dans cela c’est que ce soit le fait la plupart du temps de maris qui se croient tout permis.




Ceux là qui ont fait des pieds et des mains pour avoir une perle dans leur vie fade ont aujourd’hui le culot de se retourner contre celle là. Tu la maries jeune fille pimpante et voulue de tous avant de la rendre dégoûtante et rejetée de tous.

C’est chez toi qu’elle s’est retrouvée avec des mains rugueuses à force de s’occuper seule des travaux dans le ménage et tu t’attends à ce que ses caresses soient aussi soyeuses qu’au début…C’est chez toi aussi qu’elle s’est retrouvée avec des seins qui lui arrivent au nombril à force d’allaiter tes enfants…et toi aussi.

Oui, elle n’est plus la belle fille bien raffinée que tu as mariée il y’a quelques années. Toi aussi, tu n’es plus le vigoureux jeune homme qui pouvait lui faire passer des nuits blanches au début. Il ne te reste plus que des « rappels moi » mon cher.

Mon ami, je te rappelle qu’elle a changé son nom pour toi…Elle n’a même pas le bonheur de voir le fruit de ses entrailles, ses enfants, porter son nom de famille. Elle souffre en silence chez toi mais elle reste digne. « Té doko yeureum nak » !

Une fille, on l’honore à fortiori ta femme. On se doit de la protéger, de la conseiller, de parfaire son éducation avec de l’amour et de la compassion.

Tu veux qu’on te pardonne tout et toi tu n’es prêt à rien céder. Tu lui cries dessus…Tu lui fous la honte…Tu vas même jusqu’à critiquer les plats qu’elle t’a concocté avec tant d’efforts et de souffrance dans la cuisine…  « Ak dépense bou doyoul nak… Do nitou dara ! »

Ce genre d’homme ne mérite pas d’être époux. Une femme, on la mérite !

Le plus grand échec pour un homme c’est d’arriver à lever la main sur une femme. Elles ne sont pas toutes exemptes de reproches mais quand elle est mauvaise, on la divorce avec le plus grand regret.

On ne la frappe POINT !

Ce que tu reproches à une femme jusqu’à la martyriser chaque jour, tu vis pire dehors sans oser broncher. Tu es agneau dehors et loup dans ta propre maison. Et demain tu t’étonnes de voir tes enfants sur la mauvaise pente.

Et le pire chaque fois que tu es avec tes amis, tu cries, loin de ses oreilles, que tu la chéries, tu l’aimes, tu t’occupes bien d’elle…MENTEUR !

Des fois, tu pousses le ridicule jusqu’à mettre sa photo en couverture sur Facebook alors qu’il n’en est rien. Ce bonheur de façade n’est qu’une chimère ! Juste un gros mensonge !

Toi, le mari, tu as droit à tous les égards et tu l’exiges même…Et elle ? Elle n’a droit à rien ? Même pas à ton respect ?

Si tu ne la frappes pas, tu lui fais des enfants avant de l’abandonner à la merci de tous les prédateurs du quartier. Elle finira par être le « cheval bascule » de tous les ratés du coin. Sinon, elle passera son temps à tendre la main à gauche et à droite pour nourrir tes propres enfants que tu as fini d’abandonner.

Une famille c’est d’abord UNE FEMME messieurs avant d’être une femme et des enfants par la grâce de Dieu.

Que toutes les femmes aillent se former. Qu’elles essaient d’avoir des compétences pour se libérer de ces animaux sans cervelle. Ensuite que l’Etat et le secteur privé fassent une discrimination positive en leur faveur. C’est une question de survie pour toute l’humanité. Moi, c’est mon combat de tous les jours et je n’en veux pas d’autres. Le seul où je veux bien gagner le titre de roi des arènes. De l’autonomisation des femmes dépend toute l’émergence d’un pays !

Ce n’est pas en leur distribuant des financements dont elles ne savent même pas quoi faire, par ci et par là, qu’on y arrivera. Il faut d’abord les former et ensuite les aider à développer des activités génératrices de revenus à même de leur redonner l’estime de soi.

Que les femmes s’unissent et que certaines arrêtent de regarder les autres lutter à leur place en les taxant d’intellectuelles. Ce combat est le leur et elles doivent le mener ensemble dans un sursaut national. Que tout l’effort qu’elles mettent dans la politique soit le même que celui fait pour lutter contre les dérives dont elles sont victimes.

Qu’elles arrêtent d’être utilisées comme des tremplins par des hommes pour atteindre les sommets. Qu’elles arrêtent de ne servir que pour de la mobilisation. Elles doivent se battre pour jouer les premiers rôles car les hommes ne sont pas plus intelligents qu’elles. Dommage de toujours les voir abandonner des causes nobles dont elles avaient entamé la défense.

Qu’elles arrêtent de trop aimer les miroirs en se disant que la vie est bien ailleurs et qu’elle n’est jamais dans les reflets.

Pédicure, manucure, fard, faux cils, fausses ongles…tout ceci est bien mais il y’a bien mieux : participer activement à la vie.




Que les femmes arrêtent de penser que l’homme qui les marie leur rend un service. C’est FAUX ! C’est une coopération bilatérale où chacun doit y trouver son compte. C’est du win-win. Je m’occupe de toi ! Tu t’occupes de moi ! Et on s’occupe de nos enfants. Point barre !

L’amour n’a jamais été dans un seul sens et ne le sera jamais d’ailleurs. Il doit se vivre à deux avec tout ce que cela implique : la complicité, l’amitié, la compassion, l’envie d’aider, le soutien mutuel, la fusion des ambitions…Savoir rire ensemble et pleurer ensemble. Faire corps et lutter ensemble !

Sans cela ce n’est plus de l’amour mais un contrat avec des obligations déséquilibrées pour la femme. Chacune des deux parties doit être consciente de son rôle avant de le jouer pleinement. Ne pas avoir honte de le remplir à tout moment et en toute circonstance. Quand on aime, on aime et on doit de se le prouver. Si chaque membre du couple souffle sur la flamme jamais elle ne s’éteindra. Mais pardi que cela se fasse à deux ! Nom de Dieu !

Maintenant une prière : que tout homme qui lève sa main sur une femme périsse en ENFER !

Amen !

 

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

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Birima « Ak Yow » ! Vous êtes mauvais !

Birima, vous êtes mauvais. Walahi vous l’êtes ! Sinon comment comprendre que ces insanités puissent sortir de la bouche de quelqu’un qui de surcroit se dit « responsable ». Comment Avez-vous pu malgré le fait que chaque parole passe par un processus de filtre qui se doit d’être très rigoureux ?
C’est encore plus ignoble quand vous nous sortez que la vidéo date d’il y’a quelques années. C’est encore pire ! Si on l’avait visionné avant, Fallou Sene ne serait pas mort, car à coup sûr son père l’aurait retiré de l’Université.




Que cette vidéo date de deux ans, de dix ans ou même d’avant votre naissance ne change en rien de son contenu, de sa violence et surtout de ses insultes.

Quel piètre argument que de nous dire qu’elle date de longtemps !
Vous osez traiter de fils de p…. des étudiants de notre pays. Ce qui nous donne tout de suite l’information que vous n’y avez ni votre fils ni votre fille.
Comment avez-vous pu ? Même si beaucoup de sénégalais ont senti en suivant l’émission Jakarlo que vous êtes quelqu’un de violent, d’irraisonné et de bien fourbe.
Cette émission, calquée sur celle de Laurent Rauquier (On n’est pas couché), commence à devenir une pâle copie de cette dernière. Cependant cela ne surprend guère car beaucoup de nos télévisions copient celles étrangères (surtout de la France) sans en réussir une adaptation bien sénégalaise. Dans Jakarlo deux polémistes auraient suffi à côté du présentateur et chaque vendredi faire participer le plus d’invités afin de traiter de plusieurs thèmes.
Après l’affaire Professeur Songhé qui a défrayé la chronique en insultant toutes les femmes sénégalaises, voilà un autre qui en fait autant. Ç’en est TROP !
Le professeur Songhé devait de lui-même refuser de revenir dans l’émission. Chacune de ses apparitions à la TFM est une incitation au viol. Mais jamais il ne le fera. Il a fini de gouter à la lumière.




Cet homme pensait peut être trouver chez nous une trace d’indulgence pour les violeurs ; Il s’est lourdement trompé. Forcer une femme est un geste odieux qui abaisse l’homme au-dessous de l’animal qui, lui, ne viole pas. L’amour se fait à deux, que je sache. Or en réduisant la femme à rien, le violeur s’isole dans son acte. Le viol, au fond, c’est de l’onanisme, une masturbation perverse où le sadisme remplace le fantasme. Ecœurant !

Chaque fois que je vois cet homme à la télé je l’entends encore hurler à nos femmes : « NOUS vous violons parce que… ».

Mais « dou keen, gnoun la rek ! »

Pourquoi les nombreux sénégalais qui vendent sur les plages des nudistes en été ne pensent pas violer toutes ces femmes blanches nues et allongées sur la plage ? Pourquoi nos compatriotes qui empruntent les rues de Bruxelles où des femmes nues sont exposées dans des vitrines, ne pensent pas les violer ?

Cette parenthèse fermée, revenons à notre syndicaliste à deux balles et ses âneries.
Birima Ndiaye avez-vous une femme et des enfants ? Auriez-vous compris si on les traitait de fils de p…. ? Accepteriez-vous que l’on vous dise que cela s’est passé en 2016 et non en 2018 ? Je suppose bien que NON !
Alors arrêtez vos explications. Cessez de vouloir vous justifier !
Comment cela est-il possible dans notre pays ?
C’est juste que « gnoune gno gnak fayda ». Je ne peux pas me faire à l’idée que des sénégalaises et des sénégalais puissent vous applaudir après vous avoir entendu demander le meurtre de ceux qui symbolisent l’espoir de toute une nation et traiter de p….leur maman. Eux sont plus malades que vous.
Birima sachez que vous n’êtes ni sérieux ni intelligent. Arrêtez de croire une minute que tous les sénégalais vous écoutent. On vous prend, en majeure partie, pour un fou dont la place est à l’asile.
Au nom de ma sœur étudiante et de tous les étudiants du Sénégal, je vous demande de vous mettre devant un miroir qui vous remettra à la figure le spécimen de fils dont vous parlez.
Je vous tout ceci pour  l’honneur de ma défunte maman et pour la dignité de toutes ces femmes que vous avez traité de p…
Souleymane LY
spécialiste en communication

 

Haro sur le MEER: Xalaas ! (Souleymane Ly)

Ce matin quand j’ai appris ce qui s’est passé au Palais de la République avec des membres du mouvement des élèves et étudiants républicains (MEER), je me suis dit Xalaas !
C’est à se demander si ces gens sont vraiment sincères quand ils disent travailler pour la réélection du Président Macky Sall : « Dou deug waay » ! Sinon comment comprendre que ces jeunes puissent écorner leur propre image, celle de leur Secrétaire général national et surtout celle de leur parti.




J’espère qu’ils entendent tous le « tchipatou » national auquel ils ont eu droit ce matin dans les réseaux sociaux.
Une organisation de jeunesse d’un parti politique doit servir à animer l’action et l’idéologie du parti vers la jeunesse. C’est ainsi que l’on attendait le MEER ailleurs que dans des manifestations « Khala ma ndiir badio..khana khana dofi diaar » devant le Palais de la République. On pensait les voir dans l’évaluation de leur échec dans l’espace universitaire qui a traversé une crise sans précédent où on ne les a pas entendu ni dans un rôle d’alerte ni dans la recherche de solutions. Au contraire ils sont montés au créneau que pour exiger de rencontrer le Président de la République à la suite de ses entrevues avec les coordinations estudiantines des différentes Universités. Il faut que cette jeunesse arrête de penser que rencontrer le Président de la République rend riche ou célèbre (selfies rekk).
Que font-ils de leur rôle de vecteur de recrutement potentiel pour l’avenir ? S’ils pensent attirer les primo votants et les indécis en montrant leur image la plus hideuse comme ils l’ont fait hier, ils se trompent. Et lourdement même !




Il a suffi que le Président accepte de les rencontrer pour que chacun monte au créneau pour se rappeler au bon souvenir des sénégalais. Depuis combien de temps on n’a plus entendu parler de cette structure ? Il avait fini de tomber dans une léthargie telle que l’audience avec le Chef de l’Etat a eu l’effet d’un puissant stimulus pour le réveiller de sa torpeur. Peur être que la dose était si forte que la moutarde leur est montée à la tête. Oui, être reçu par le Président de la République fait perdre le nord à certaines personnes. Allez demander aux étudiants !
Le Mouvement des élèves et étudiants républicains n’a pas dérogé à la règle. Ses membres qui devaient même avec intelligence garder le silence au palais pour ne pas attirer l’attention des sénégalais qui pourront dire que cet endroit n’est pas pour un parti politique. Au lieu de cela ils ont élevé la voix, bander les muscles, vociférer…avant de transformer l’avenue Roume en champs de bataille. Qui l’eut cru ?




Ils rendent un très mauvais service au candidat Macky Sall qui a besoin d’attirer sur lui la sympathie des sénégalaises et des sénégalais. Mais « Keur gu beuri thiow » personne ne veut y séjourner.
Aujourd’hui ils ont intérêt à rendre active l’école du parti afin de former tout ce beau monde sinon ils risquent d’avoir un effet boomerang du fait de tout ce dégout qu’auront les sénégalais sur leurs différents comportements.
C’est aussi tard que j’ai appris qu’il y’a une subvention derrière et c’est ce qui aiguise tous les appétits. Tout ce que je peux leur dire c’est d’aller apprendre sur le cas du réseau des enseignants républicains qui a volé en éclat du fait de cette subvention.
Ces jeunes élèves et enseignants doivent apprendre à rendre fier leur mentor !

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
Julesly10@yahoo.fr

Bamba et Maodo nous regardent !

Depuis longtemps déjà on me demande mon avis sur l’affaire dit «  Idrissa Seck ». Aujourd’hui encore, après ce tout ce tollé. Si je ne l’ai pas donné, ce n’est pas que le sujet me désintéresse. Il m’obsède au contraire. Ce n’est pas non plus que je redoute de prendre parti sur ce problème qui nous concerne tous. J’aimerais le prendre. C’est tout simplement que sur ce sujet ma religion n’est pas encore faite.

J’ai lu ce qu’il fallait lire, écouté les partisans et les adversaires, pris en compte les arguments des uns et des autres. J’ai essayé de peser le pour et le contre, les avantages et les risques : ma balance est restée étale. Ce qui prouve, soit dit en passant, que la connaissance ne permet pas toujours l’engagement. Sans doute ma connaissance demeure-t-elle insuffisante. Raison de plus pour que je dise : en ce qui concerne le Coran, je ne sais pas.




Après tout, nous n’avons pas réponse à tout. Il faut avoir, à l’occasion, le courage d’avouer son ignorance. Ne demandez pas aux témoins, pour les croire, de se faire égorger chaque semaine. Demandez-leur plutôt de se garder de déposer sur les causes qui les échappent.

Un des maux dont nous souffrons dans ce pays vient de l’abondance du péremptoire. Jamais époque ne fut moins certaine que celle-ci et cependant plus assourdie de certitudes. J’envie ceux qui savent, mais demeure perplexe sur le bruit qu’ils font. Ceux qui parlent fort, ne serait-ce pas pour masquer leurs doutes ? La vérité n’a pas besoin de tant d’éclat et c’est la sérénité qui lui convient. Ils affirment, ils assènent au nom de la religion ; la religion-politique. Par contre cette religion-politique a fait naître moins de sages qui chuchotent que d’orateurs qui crient à tout propos, par tous les temps, et qui se croiraient déshonorés de rester cois.

Le silence aussi a son prix, quand ce ne serait que valoir à qui accepte d’en alterner ses propos, le quitus de l’honnêteté intellectuelle. Au demeurant, le regard soulève plus de questions que la parole n’apporte de réponses.

Si je me suis abstenu de parler de ce sujet, c’est que mon opinion n’est pas arrêtée. Oh certes, mon premier mouvement me porte naturellement du côté de ceux qui défendent Idrissa Seck, mais quand je les entends dire qu’il n’a rien fait, je les suis plus.

De même, ce mouvement qui me porte vers ceux qui le rappellent à l’ordre est cassé quand je les entends lui promettre l’enfer ou dire qu’il est banni de l’Islam. Je ne les suis plus.

Ce que je crois c’est que les extrémismes se suscitent les uns les autres, s’entretiennent de leurs intransigeances mêmes et que si l’on faisait moins la bête d’un côté, on ferait moins l’ange de l’autre.

Toutes ces questions posées qui devraient bénéficier, parce que ce sont des problèmes qui touchent à la vie, de la meilleure donnée, permettant l’examen le plus fin et la solution la plus mesurée sont en réalité faussées parce qu’elles sont posées en terme d’alternative et qu’ils ne nous laissent le choix qu’entre le tout ou rien.  Le tout Idy ou le rien Idy.




On a tort, je trouve, de se faire de belles attitudes là-dessus. L’intelligence n’aime pas ce genre de sommation. L’absolu n’est pas moral, quand il exclut la nuance et corsète la liberté.

Dans ce cas précis, bien des attitudes sont des finalement des attitudes réactionnaires, et le diable qui recrute en priorité chez les cyniques et les « après moi rien », reconnait aussi pour siens les purs qui au nom de la religion en viennent à proclamer l’enfer pour un musulman.

La vérité, je crois qu’il faut la chercher dans le milieu, et la sagesse dans la mesure. Au surplus, d’un point de vue pratique, il est plus avantageux d’opposer au fanatisme une objection pondérée qu’un autre fanatisme. On fléchit mieux par la critique que par la censure. Celui qui rejette tout, risque en retour d’être entièrement rejeté.

Ainsi, décréter qu’Idrissa Seck « n’est plus musulman », qu’il sera « pensionnaire de l’enfer »…ne participe qu’à jeter de l’huile sur le feu. En revanche dire qu’il s’est trompé, lui opposer une explication claire et nette, voilà qui a une chance d’être pris en considération. On ne répond pas à l’instinct par le raisonnement. On l’éduque par la preuve.

Maintenant le fait qui intrigue et qui est troublant, c’est d’entendre Idrissa commencer ses excuses en évoquant son appartenance confrérique d’autant que ce qu’il disait dans sa fameuse vidéo n’avait rien à voir avec le mouridisme. Quand beaucoup d’observateurs l’ont entendu, ils se sont dit voilà le début d’une longue et dangereuse polémique dans notre pays.

Quand est républicain, on est à équidistance de toutes les religions d’autant que notre pays a proclamé la laïcité dans la constitution.

Au demeurant je rappelle à tous les responsables politiques que dans leur parti il y’a un peu de tout : des musulmans, des chrétiens, des animistes et toutes les confréries y sont représentées.

Les khalifes et les politiques sont tous des guides. Ceux-ci d’une communauté avec une foi religieuse et ceux-là d’une nation.

Le moins que l’on puisse dire est que ces deux-là ne parlent pas le même langage et n’indiquent pas le même chemin. La terre des hommes dont il est question, on dirait que ce n’est pas le même. Ici la terre a un ciel dessus, là elle n’en a pas. Le politique doit nous parler d’économie, le khalife de morale. L’un parlera de compétition, l’autre d’unité. « Il nous faut gagner », dira le premier, « il nous faut servir », dira le second. De la bouche de l’homme politique doit tomber les mots « croissance », « peloton de tête », « rattraper les plus forts ». De la bouche de l’homme de Dieu on attend les mots « famille humaine ‘communauté) », « paix » et « générosité ».

Les magistères sont différents, c’est vrai, et les champs d’activité aussi où sont semées ces paroles d’exhortation. Mais comme il s’agit de la même humanité et que les hommes n’ont pas deux avenirs sur terre, il serait quand même souhaitable que les discours, au lieu de se contredire, se complètent et s’harmonisent.

Dans un système politique où le peuple est souverain, celui qui s’en prétend le guide ne peut que gesticuler. Prince de papier, il utilise la part de pouvoir qu’on lui concède pour se donner l’illusion qu’il est un prince de fer. Si tel n’était pas le cas, il aurait juste suffit à un politique de dire « votez pour moi » pour que le peuple s’exécute.

Le peuple est libre et fort de par sa souveraineté.

Il faut que les frontières soient bien délimitées et respectées. Nous n’avons pas besoin d’un leader politique pour nous indiquer comment rencontrer Dieu, pour cela nos guides religieux nous suffisent. C’est d’autant plus vrai aussi que pour choisir le meilleur programme pour notre pays, nos politiciens nous suffisent.

Que chacun reste dans son domaine !

Maintenant vouloir entretenir une querelle « enfantine » entre tijaanes et mourides est une hérésie. Si un seul politicien pense tirer profit de cet imbroglio, il se trompe lourdement et ce serait même trahir Bamba et Maodo que de vouloir emprunter ce chemin.

De Touba à Tivaouane, le même sang noble et familial coule dans les veines de nos chers guides. Selon une généalogie clairement établie par des historiens sénégalais, Mame Maaram Mbacke, un grand érudit et pionnier de l’enseignement coranique et religieux dans nos contrées ancestrales, serait l’arrière-grand-père commun de deux de nos plus vénérés guides que sont Cheikh Ahmadou Bamba (rta) et Mame El Hadji Malick (rta).

À la lumière de cette découverte historique, il est clair que l’entente et la cordialité entre les confréries sénégalaises sont séculaires, ils constituent un héritage non négligeable pour les générations présentes et celles futures, et un rempart imprenable pour les dérives comme le terrorisme et les nouvelles formes d’extrémisme auxquels le monde musulman est confronté.

Libre à nous maintenant de mériter cet héritage ou de montrer que nous n’avons pas été dignes de confiance.

Wa Salam !

 

 

 

 

 

 

 

 

Moi Fallou Sène ! (Souleymane Ly)

Ce 15 Mai 2018 a sonné la fin pour moi d’une vie faite de combats, de rêves, d’espoirs et surtout de zikr.

Les faits…

Ce matin-là du Mardi 15 était le septième jour où je devais être obligé de compter sur la solidarité de mes camarades pour obtenir un ticket et manger à ma faim.

Depuis le 7 du mois, j’étais toujours obligé de me rabaisser pour obtenir un ticket afin d’en user pour le déjeuner et me débrouiller pour le petit déjeuner et le diner. C’est pourquoi j’attendais chaque jour ce fameux message devant m’annoncer la disponibilité de ma bourse. Je sais que j’en avais plus besoin que les autres. Ma très chère femme m’avait informé que mon enfant de moins d’un mois n’avait plus de quoi manger et que ses maux de ventre avaient repris.




Eh oui ! Une femme ! J’en avais une sur instruction de mon père. Il pensait ainsi me soustraire des voies sombres de la débauche. Il voulait que je ne me concentre que sur mes études sans tomber dans les filets du diable de la solitude qui tenterait de me pousser dans les bras d’une étudiante.

La nuit du 14, j’ai fêté avec quelques amis mon anniversaire en scandant l’unicité de Dieu dans des « sikar » appris auprès de mon père. Ce dernier m’a éduqué dans les valeurs cardinales du « baay faalisme ». Je suis son seul fils !

Couché très tard, j’ai été réveillé par le bruit dans l’enceinte de l’université. J’ai demandé à un de mes voisins qui m’informa que les bourses qui étaient attendu à 8 heures comme promis par la Banque ne sont toujours pas tombées et que les camarades se dirigaient vers les restaurants pour le « Nguenté toubab ».

Ah oui ! Il faut bien qu’on mange. Nous ne pouvons pas nous permettre d’être là à mourir de faim alors qu’il y’a à manger à côté. C’est même inhumain de nous refuser cela. Si nous n’avons pas de quoi payer ce n’est pas de notre faute !

Ces bourses permettent à beaucoup d’entre nous de soutenir la famille au village et le stress social aidant, l’ambiance devient électrique si elles tardent à être payées. Ce jour-là, c’est ce qui s’est passé. Chaque camarade est sorti de sa chambre avec une rage et une faim à calmer.




Ce qui m’intrigue le plus c’est que dans notre pays certains sont bien prompts à parrainer des combats de lutte, des « grands bégué »…mais personne pour payer la facture d’un « nguinté toubab » quand les étudiants en ont bien besoin.

Leurs restaurants, parlons-en ! Connaissez-vous le « rendez-vous en bas », la viande mal cuite, les vers dans les frigos, les agents des centres des œuvres universitaires qui rentrent avec de grands bols remplis de victuailles, le regard haineux des préposés au service dans les restaurants… ? Un vrai bordel !

Aujourd’hui c’en est fini pour moi ! J’ai été atteint par une balle tirée par une main inexperte. Une balle réelle dans une université, il fallait bien en avoir l’idée.

Quand cette balle m’a atteint, j’ai aussitôt pensé à mon père et ma mère mais surtout à ma femme et mon enfant qui vont désormais vivre sans un époux et un papa à leur côté.  De là, j’imagine mon fils grandir avec la haine de savoir son père tué par les forces de l’ordre. Il ira à l’école sans que son père ne lui tienne la main. Je présume déjà que son grand père refusera catégoriquement qu’il y aille, lui dont le fils lui a été arraché à son affection brutalement. Il voudra que mon enfant soit loin de l’école des blancs où il est possible maintenant de sortir non pas avec un diplôme mais avec un certificat de genre de mort après autopsie.

Aux camarades étudiant je dirai que tous les combats menés jusqu’ici ont échoué du fait de manœuvres politiques. Comprenez que chaque fois que vous êtes reçus par une autorité, qu’elle soit du pouvoir ou de l’opposition, nous sommes aussi présents. Quand je dis nous, je pense à Idrissa Sagna (11 Janvier 1991), Bassirou Faye (14 Aout 2014), Mamadou Diop (31 janvier 2012) et moi-même. Permettez-nous d’être fiers de vous pour une fois !

Quand il s’agit de prendre la parole donnez la aux meilleurs d’entre vous. Beaucoup de vos souteneurs baissent la tête aujourd’hui quand ils vous entendent parler, se disant si réellement vous avez le niveau d’être pensionnaire dans une Université.  Et cela il faut ensemble qu’on l’accepte et ne pas le nier. Le niveau de langue pose bien problème. Cependant je peux affirmer que les raisons sont à chercher dans tout le système dans sa globalité. Dans les universités aujourd’hui on peut rencontrer facilement des « professeurs » « lecteur automatique » et « marchand ambulant » de fascicules. Ils ne répondent à aucune question prétextant qu’ils sont dans un cours magistral qu’ils ont fini de remplacer en « cours de lecture ». Je rappelle qu’un produit ne vaut que par celui chargé de le modeler.




Bref ! Pour que nos morts servent il faudra revoir tout le système, de la base au sommet, du préscolaire au supérieur. Il faudra aussi imaginer d’autres offres post-bac permettant de désengorger nos universités.

A l’heure actuelle, la situation des étudiants constituent une bombe à retardement pour toute la société. Des camarades n’ont plus d’avenir dans les universités privées du fait de la dette cumulée ; A l’Université virtuelle du Sénégal le climat est en train de se détériorer…

Camarades étudiants qu’Allah vous éclaire !

Pour qu’enfin je puisse reposer en PAIX !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

 

Contribution: Aux im-politiciens du Sénégal (Souleymane Ly)

Le 19 Avril 2018, prenez bien date de la manière la plus ignoble avec l’histoire de notre pays : brûlez-le !
Ne laissez rien. Réduisez tout en cendre, étant donné que vous en êtes les seuls propriétaires. Continuez à considérer que vous êtes nés avec le titre foncier de l’étendue du territoire entre vos mains.
Ce que à quoi Serigne Touba, Mame Maodo Malick Sy, Limamou Laye, Théodore Adrien Sarr et les autres n’ont jamais pensé faire, vous, pour des intérêts viles vous vous y employez.
Brûlez ce pays et qu’il n’en reste rien alors. « Bou lééne dara teuyé ! Na ci daale » !
Continuez à vous invectiver les uns contre les autres par presse interposée comme de petits enfants qui s’essayent au « Gaar toombé ». Bombez tous le torse, à qui mieux mieux !
Vous êtes tous incapables de sortir notre pays d’un moment de crise en dialoguant, en allant vers des consensus forts et dans le respect mutuel. Et là vous voulez qu’on vous confie les destins de millions de sénégalais. Shame on you all !
Ebola est passé, vous ne vous êtes pas donnés la main. La crise casamançaise perdure et vous êtes incapables de vous retrouver pour y apporter une réponse appropriée. Je me demande même si lors d’une coupe du monde où notre pays est engagé, vous ne supportez pas notre adversaire juste parce que vous êtes contre le pouvoir. Aujourd’hui nous tous savons que les enseignants ne lèveront pas leur mot d’ordre et chacun sait le pourquoi. On demande à un Président de la République élu de quitter son parti mais on peut laisser un responsable syndical être militant actif d’un parti politique. Quelle incohérence ! Ne reculez pas, allez vers une année blanche et on verra qui va y gagner.




Que veut dire cette course effrénée vers le pouvoir, non même pas, je voulais dire vers l’usufruit du pouvoir. Seul Allah détient le Pouvoir. Pensez-y ou personne ne vous enviera votre sort le jour du jugement dernier.
Chacun est dans la stratégie consistant à dire que j’y accède par tous les moyens « rekk » afin de bénéficier des belles voitures, des belles maisons, des comptes en banque fournis…
Les amis d’hier deviennent les ennemis d’aujourd’hui. Aucune idéologie ne vous réunit ! Les pestiférés d’hier, ceux que personnes ne voulaient voir, même en peinture, sont devenus des messies maintenant.
Ceux qui nous ont vendu Macky hier veulent l’amener au poteau aujourd’hui et mettre à sa place ceux-là contre qui ils se sont battus.
Par Allah ! Je n’y comprends plus rien.
Seul le peuple perdra. Que dis-je seuls les peuples perdront. Chaque parti a son propre peuple, sa propre masse.
Quand on est POUR personne n’a le droit d’être CONTRE et quand on est CONTRE on ne veut pas entendre ceux qui sont POUR.
Comme dans une guerre, il faut choisir un camp ! Même les enfants ont dépassé ce genre de jeu sauvage. Vous êtes dans le « Lambi golo kou diok danou » oubliant que « Golo yako moom ».
Aujourd’hui, il ne vous manque qu’un promoteur et des sponsors pour votre grand combat de lutte du 19 Avril à l’arène de la Place Soweto.
Personne dans les deux camps ne veut être habité par la lumière libératrice. Vous êtes tous dans vos « baak » puériles : Passera ! Ne passera pas !
A l’image des enfants de la maternelle vous êtes dans le  « khana ma ndir baadio ! Khana khana doofi diaar ». Shame on you all !
Aucun débat constructif et même ceux qui n’ont jamais eu droit à la parole la claquent maintenant. Quand on est POUR il faut juste savoir insulter les opposants et quand on est CONTRE apprendre à insulter le pouvoir.

Depuis 2011, le Sénégal est dans ce tourbillon et risque de ne pas s’en sortir de sitôt. Les mêmes armes qui étaient opposées à Wade sont en train d’être utilisées contre Macky. Quand ce dernier ne sera plus là, son remplaçant vivra le même calvaire. Tous ces gens qui ne se verront pas bien servis entreront dans le maquis contre lui et ce sera un éternel recommencement.
Le 19 Avril prochain que ce soit comme le 23 juin 2011. Brûlez ! Brûlez jusqu’à vous brûler vous-même. Ce que je peux jurer c’est que le Sénégal ne se relèvera pas d’un 23 Juin bis. Cependant comme « diaral na léne ko » alors faites-vous face !

« Bou dara seed » !
D’aucuns appellent les forces de l’ordre à rester à côté du peuple et d’autres à côté du pouvoir. Vous faites tellement ces appels que quand elles en auront marre, ces forces de l’ordre, de ce jeu de yoyo ils penseront eux aussi gouter à l’usufruit du pouvoir décrétant ainsi la mort de notre République.
Nous, sénégalais, pensons que rien ne peut nous arriver. Qu’on peut continuer provoquer le diable tout le temps et que rien ne nous arrivera; Comme disait l’autre il ne se passera rien.
Par Allah ! Vous jouez en négligeant la portée des paroles de nos érudits comme Serigne Cheikh qui vous a bien informé avant de partir que si vous ne dialoguez pas le sang va couler dans ce pays. Les moins éclairés d’entre vous pensent qu’il nous parlait des nombreux accidents. Oh que non !

Ne prenez personne au sérieux. N’écoutez pas ceux-là qui essaient de vous arrêter en vous amenant à dialoguer.
Vous êtes plus intelligents que nous autres, plus patriotes et plus citoyens. Vous êtes même plus sénégalais que nous. Alors, ne reculez pas !
Nous autres sommes frileux contrairement à vous qui êtes des guerriers…
Que le combat commence alors mais n’oubliez pas que la Syrie était un beau pays avant le chaos, que la Libye était un modèle d’opulence avant de sombrer.
Maintenant, si « mooss ci ngour diaaral naaléne taal rew mi » alors que personne ne recule. Que chacun trace la ligne de son père : « na kou nekk reud reudou baayam ».
GNAKK NGUENE FAYDA TROPE !
Jamais on ne vous pardonnera le chaos que vous aurez installé dans le pays de Serigne Touba et cela de quelque bord où vous serez, du pouvoir, de l’opposition ou de la « société civile ».

Vous voulez changer ce pays mais vous n’acceptez pas de changer vous-même. Vous consacrez trop d’énergie à vos ennemis, à vos luttes et vos haines.

Aujourd’hui vous avez le choix. Beaucoup de catastrophes sont vite arrivées car les gens pensaient qu’ils n’avaient plus le choix. Oui ! vous avez bien le choix même s’il est inconfortable, douloureux et renonciateur.

Faites le choix de sauver ce pays !
Qu’Allah protège l’héritage de nos enfants !

Souleymane LY
spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

 

Contribution: Apéristes de tout bord, le danger est là ! (Souleymane Ly)

Le 11 Février 2010, quand je disais aux responsables libéraux dans un article intitulé « Mon rêve » qu’un cycle de violences était en gestation et qu’il risquait d’emporter le pouvoir en place, ils ne m’avaient pas cru. Tout le monde sait ce qui s’en est suivi.

J’écrivais clairement que « les élections seront controversées, les résultats contestés et il s’en suivra des appels au calme tous azimuts ». Je disais aussi que « les affrontements feront rage et les forces de l’ordre débordées multiplieront les bavures ».

Déjà en 2010, ils étaient tous avertis mais ils n’ont pas voulu écouté ; Ils n’ont pas voulu changer de stratégies et communiquer explicitement sur le projet de loi devant être soumis à l’Assemblée nationale.

Le pouvoir avait entretenu le flou et l’opposition s’est engouffrée dans la brèche. Des réunions secrètes ont été tenues et un plan d’actions de riposte a été concocté.

Au lieu de désamorcer la bombe, les tenants du pouvoir étaient dans la réaction. Chaque responsable pensait bien faire en se positionnant comme répondeur automatique de Wade. L’on se rappelle tous les sorties de gens comme Farba Senghor, Pape Samba Mboup….Ils disaient tous que l’opposition était amorphe et que le projet de loi passera.




La coalition BBY doit apprendre de ces erreurs passées. L’histoire ne sert à rien si on ne peut y tirer des leçons. « Fou makk diaar deeh, bou déké warko téégui » !

Aujourd’hui les mêmes graines sont en train d’être semées et l’on a l’impression de revivre l’année 2011 juste avant les manifestations devant l’Assemblée nationale.

Les mêmes réunions sont tenues et le même plan porté presque par les mêmes personnes est mis à jour.

C’est dans ce sillage qu’il faut comprendre la récente sortie d’Abdoulaye Bathily. Ce dernier qui, le Dimanche 17 Mars 2013 dans l’émission Opinion de Walf TV, soutenait que dans l’affaire de la traque des biens mal acquis, il n’y a pas de sentiment. Il y soutenait que force doit rester à la loi. Il disait clairement je le cite : «même si Karim était mon enfant s’il prend de l’argent qui ne lui appartient pas, il doit subir la loi en la matière car y a pas de citoyens au-dessus de la loi ».

Comment comprendre aujourd’hui que cet homme qui disait de Macky Sall qu’il est son « soutien de taille » pour le poste de Président de la Commission de l’Union Africaine (UA) se braque contre lui du jour au lendemain.

Où était-il pendant tout le temps que Khalifa Sall était en détention préventive ?

Qu’il ne vienne pas nous parler de droit de réserve. Il n’en a plus depuis fort longtemps. Il sent juste le soufre qui est en train de se mêler à l’air ambiant de BBY et il veut prendre la tangente avant qu’il ne soit trop tard.

Même l’ancien Ministre Pape Diouf de Bambey est dans cette démarche. Il attend 2018, à quelques mois des élections présidentielles, pour dire qu’il va évaluer son compagnonnage avec le Président Macky Sall. Lol… permettez-nous d’en rire !

Il n’évaluera rien et va quitter la coalition bientôt.

Que comprendre de l’appel de Diégane Sène de l’URD qui demande la réunification de la grande famille socialiste ? C’est juste une stratégie pour avoir un candidat socialiste en 2019, rien d’autre.




Macky Sall « sa gars yi dagnou lay tapaass » rien que pour avoir un ticket de sortie. Il faut que vos responsables se montrent à la hauteur. Il leur faut mouiller le maillot et suer leur sang pour remobiliser les troupes en direction de 2019.

Je ne vous apprends rien quand je dis que les élections se gagnent sur le terrain et qu’aucun militant ne doit être négligé. Monsieur Elhadj Malick Gueye de Latmingué me disait un jour : « camions ngaaka you am carte électeur mo gueune bateau intellectuels youko amoul ».

Que cette phrase puisse éclairer  tous les responsables de Benno Bokk Yakaar !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

Contribution: Au nom de Macky Sall (Souleymane Ly)

Du temps de Senghor et un peu sous le magistère de Abdou Diouf, les sénégalais se rendaient aux urnes la peur au ventre. Certains même pensaient que leur choix dans l’isoloir était connu du Président et qu’ils pouvaient après être victimes de représailles s’ils ne votaient pas pour le pouvoir en place.

Plus le cas maintenant !

Depuis 2000, les électeurs sénégalais vont aux urnes avec une option de vengeance fortement ancrée dans le cœur.

Ils y vont avec la rage dans l’âme pour voter contre ; Contre des dérives, des manques de considération, des absences, des frustrations etc. Ils n’ont toujours pas appris à voter « Pour ». Ils ne se soucient guère des programmes proposés ni du parcours des différents candidats.

Cette rage la plus part du temps n’est pas orientée vers le Président de la République mais vers des responsables de son parti, de sa coalition.




L’agent injustement limogé par un responsable votera « Contre », lui et les membres de cette grande famille à qui son salaire était destiné. Idem pour ces ami(e)s que vous ne prenez plus au téléphone juste parce que vous êtes devenu important ; Vous êtes maintenant dans la peau d’une personne que vous n’étiez pas il y’a juste six ou sept ans en arrière. « Lolou yagoul deh » !

Chaque fois qu’il y’a un frustré, au lieu de chercher à le faire revenir, vous lui cracher tout de go qu’il n’a qu’à partir d’autant plus qu’il ne pèse rien. Pourquoi diantre vous ne voulez pas comprendre que c’est la somme des poids plumes qui risque de faire mal et très mal.

L’on constate et c’est unanime que l’on va droit au mur en klaxonnant.

Macky Sall, cet homme que j’apercevais quand j’étais tout jeune ne mérite pas cela. Je peux jurer qu’on ne vous laissera pas le conduire vers sa perte sans rien faire comme d’autres l’ont fait avec Me Wade en 2012.

Des fois c’est à se cogner la tête contre le mur. Comment des évidences aussi simples arrivent à vous échapper. On dirait que « danguéne naane saafara diambour » !

Quand dans un groupe, vous cherchez à entendre seul les mots « Bravo » « Félicitations »…, vous vous engagez forcément dans des raids solitaires qui peuvent ne pas être efficaces, le plus souvent. L’égoïsme militant est la pire des choses en politique.

Aujourd’hui, ils sont nombreux à créer des mouvements de soutien. L’essentiel est que le nom choisi se termine par « réélection de Macky Sall » ou « 2019 au 1er tour ». L’arnaque dont a été victime Me Abdoulaye Wade en 2012 est remise au gout du jour.

Ils sont trop forts ces gens !

Il suffit juste de savoir trouver un nom qui colle à la réélection de Macky au 1er tour, organiser un lancement en grande pompe avec des « militants far feep », tenir une liste de « personnes fictives » et le tour est joué. Il restera maintenant à faire des pieds et des mains pour avoir une audience avec le Premier Ministre ou le Président himself. Ensuite et pour finir, il suffira d’occuper les médias et de répondre à Idrissa Seck ou Sonko de la manière la plus virulente.

Beaucoup de ces responsables de mouvements politiques sont dans le mercato préélectoral. Ils demanderont le moment venu des sous pour battre campagne avant d’aller se la couler douce et constater les dégâts. C’est bien ce que Me Wade a vécu en 2012. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Pourquoi ne voulez-vous pas apprendre du passé ? Aucun responsable ne peut porter seul la victoire en 2019. Aucun ! Il vous faudra être solidaire à vos frères et sœurs de parti, et au-delà de la coalition.

Des fois j’ai mal quand j’entends certains d’entre vous parler des municipales. Gagner les élections locales dépend fortement de la couleur du Président élu. Qui gagne les présidentielles remporte les locales. Occupez-vous de la présidentielle « REKK » et  après pour le reste vous verrez. « Bala nga ni naam nééfa » !




Le Président Macky Sall mérite toute votre attention et sa réélection reste votre seule voix de salut. Il a réalisé pour certains d’entre vous les rêves les plus fous.

« Déssala toulene dara » comme on dit. Maintenant si vous pensez qu’il est le seul à devoir faire face à ce challenge alors vous vous trompez.

Vous vous comportez comme si le Sénégal change de Président en 2019, vous continuerez à occuper vos postes tranquillement et que vous ne serez nullement inquiétés. Lol ! Demander à ce responsable libéral qui en Mars 2012, grillant clope sur clope, accroupi la paume sous le menton ne cessait de répéter « Koone affaire bi dieekh na niii !!!! Noooon !!! Nooon !!! ».

Perdre le pouvoir est plus stressant pour un responsable que pour le Président sortant lui-même. La traversée du désert attend.

Le combat de la réélection de Macky Sall doit être le vôtre d’abord car vous serez les plus grands perdants si le contraire arrive à se passer. Allez-y avec vos tripes et laissez de cotés vos égos surdimensionnés.

Resserrez les rangs !

Inutile de vous dire que de l’autre côté les rangs sont en train de se resserrer. Même s’ils ne le disent pas ouvertement, leur plus grand espoir sera de déclencher une vague de violence comme en 2011 que plus personne ne pourra arrêter.

Quand arrivera ce moment, les électeurs iront aux urnes avec la ferme intention de l’arrêter en votant « Contre ».

Encore une fois, donnez-vous la main et travaillez dans l’unité.

Ly Souleymane
Spécialiste en Communication
Spécialiste en Leadership transformationnel

776516505

julesly10@yahoo.fr

 

Contribution: Sauvons nos femmes !

Chaque 8 Mars j’avais l’habitude d’écrire un poème pour toi, femme, mais cette année permet moi de déroger à la règle afin de dire au monde entier ce que tu vis sous nos cieux.
J’espere que tu me pardonneras !
A bas âge, tu vis l’excision pour honorer une culture barbare et ignoble. On t’amène toute petite chez une autre femme qui se charge de faire la sale besogne et celles qui t’y amènent n’ont qu’une seule explication: < Sunu aada la> (c’est notre culture).
Elles le font en se disant qu’elles t’enlèvent tout le plaisir que tu peux ressentir dans un acte sexuel pensant ainsi te protéger contre le fait de le faire avant le mariage.
 L’opération est faite à la lame; Une lame qui des fois a servi plusieurs fois sans se soucier que tu peux à l’occasion être souillée à vie. Le SIDA ou les autres maladies, tout le monde s’en fout !
Avant même d’atteindre l’âge de la puberté, tu es violée pas un inconnu, le boutiquier du coin, le jeune vacancier de la maison, ton oncle, ton frère, ton beau père ou même ton propre père.
Tout le monde s’en fout ! Tu dois garder le silence. Tu ne dois rien dire car pour eux ce serait une grande honte si l’histoire venait à se savoir. Tais toi alors !
Une fois à l’école c’est l’enseignant, le professeur ou le surveillant qui prend le relai. Tu te donnes sinon il te détruit ta carrière. Il sait qu’il a une ascendance réelle sur toi et il en abuse. S’il t’arrive de refuser alors bonjour les mauvaises notes que tu ne sauras expliquer à tes parents surtout qu’à la maison il y’a les enfants de la coépouse à qui ta propre mère a fini de te convaincre qu’ils sont tes propres rivaux.
Tu ne dis rien. Tu subis !
Pour te voir à plein temps et loin de tous les regards, ton professeur est devenu ton propre répétiteur. Il ne passe plus à la maison mais c’est bien toi qui fait le déplacement. Tes parents, eux, ils n’ont pas le temps de tout surveiller.
Alors vient le moment où tu tombes enceinte. D’abord tu t’en rends pas compte ensuite tu essaies de le cacher oubliant que < lou deeh rek kheegn bou neubé >.
Premiere grosse déception, l’auteur en refuse la paternité en te demandant d’aller chercher le père de ton enfant. Tu sens le sol se dérober sous tes pieds. Tu te dis non pas lui !
Ce sera ta badiène qui en parlera à ta mère qui à son tour nformera ton père qui te mettra à la porte. Pour boucler la boucle tu te feras héberger par ta badiène.
Durant toute ta grossesse tu penses à l’histoire de Khady qui, délaissée par toute sa famille aprés son cas, a étranglé son nouveau jusqu’à ce que mort s’en suive et qu’aujourdh’ui elle croupit au camp pénal de liberté 6.
Avorter ? Oui tu y penses mais tu as peur d’y rester comme Fatou, l’étudiante qui était pourtant la copine de ce politicien respecté par tous.
Assise seule dans ton coin, les larmes aux yeux tu penses à ta maman qui est loin d’etre heureuse comme beaucoup de femmes d’ailleurs dans la maison conjugale.
Elles ont été mariées à coup de millions avec un homme bien aimable durant toutes les fiançailles. Un homme d’une extrême gentillesse qui s’est transformé en tigre juste après un an et demi de mariage.
Après le premier enfant et que les formes de la femme commencent à changer, ce mari si doux avant est devenu un vrai < kaani tyson>. Ce sont des disputes à n’en plus finir. Pour un rien il boude. Il n’apprécie plus les plats cuisinés avant tant d’amour ni l’odeur de l’encens payé très cher chez tata Mareme.
Comme s’il se disait celle là elle est acquise, il commence à passer tout son temps hors de la maison cherchant une autre proie facile et naïve. Combien de larmes sont aujourdh’ui versées par les femmes loin des yeux indiscrets et la plus part du temps à cause des hommes. Elles ne peuvent aller nulle part de peur de s’entendre dire < dou seuy kaate>.
Où est ce qu’elle va aller avec 5 enfants sous les bras ? Où ? Chez ses parents ? Elle a peur des quolibets qu’elle risquera d’entendre tous les jours : < danguene di taass sene seuy yi ba paré gneuy difi khaatal >.
Elles préfèrent rester et subir même si le mal qui les ronge finira par développer en elles des maladies comme le Cancer, l’insuffisance reinale, le goitre….Elles sont plusieurs à être assassinées par les conditions qu’elles vivent auprès des hommes qu’elles se sont choisies pour maris.
Dans certains cas le mari ne laisse rien pour la dépense quotidienne avant de sortir le matin. Ce même mari nourrit dehors sa copine, les frères de celle ci et ses propres parents.
Si maintenant la femme vit au sein de la belle famille, elle doit faire face à ses belles soeur et souvent à sa belle mère qui fait d’elle sa propre rivale auprès de son mari. Subitement elle vieillit à cause des pressions sociales eu égard aux différentes dépenses auxquelles elle doit faire face afin de satisfaire la belle famille.
Sauvons nos FEMMES.
Merci à toutes les FEMMES pour le voile du <soutoura> que vous mettez sur nos défauts.
Bonne fête et couronne sur vos têtes !
Ly Souleymane
Spécialiste en Communication
Spécialiste en Leadership transformationnel

Chef Division Communication-Partenariat-Réseaux 

Direction de l’ Alphabétisation et des Langues Nationales Sénégal (DALN)

Cité keur Gorgui

Immeuble Y2 1er étage

La vraie histoire du texte ALERTE ROUGE

YERIMPOST.COM Yerimpost est allé un peu plus loin pour retracer la vraie histoire du texte ALERTE ROUGE qui défraie la chronique. Ce texte percutant qui a explosé sur les réseaux sociaux juste après la sortie de Youssou Ndour sur TFM a été écrit par le fonctionnaire Souleymane Ly.

Mû par le flair du journaliste, Yakham Mbaye, qui a très vite perçu la force de l’article, l’a endossé sur sa page. Moins de deux minutes après, lorsque les premiers commentaires ont fusé pour le féliciter, le directeur du Soleil a répondu sans ambages qui n’en est pas l’auteur. La confusion qui s’est ensuivie n’est donc pas de sa faute.

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