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Mon tête-à-tête avec le président Macky Sall (Souleymane Ly)

S.L : A-t-il été facile pour vous de choisir la nouvelle équipe gouvernementale ?

M.S : Non du tout ! Ce genre d’exercice n’est jamais facile car il faut opérer des choix pour arriver à mettre en place la meilleure équipe qui soit par rapport au projet qu’on a pour le Sénégal.

S.L : Et pour ceux-là qui ne figurent plus dans l’équipe ?

M.S : Penses-tu qu’il est facile de se séparer de gens avec qui on a eu à travailler pendant longtemps ? Non ! On est même des fois habité par un chagrin quand arrive le moment de le faire. Cependant, on ne doit pas oublier que le cœur d’un homme d’Etat doit être dans sa tête. On met plus en avant l’intérêt supérieur de la Nation que toute autre considération. Ensuite, on ne peut vraiment pas mettre tout le monde dans un gouvernement.

S.L : Etes-vous au courant que certains responsables ne sont pas contents ?

Il me coupe court…

Macky Sall : Ils ne sont pas contents de mes choix ou bien parce qu’ils n’ont pas été choisis ? Il y’a une différence. Tu sais, quand j’étais en campagne à l’intérieur du pays mon regard était plus attiré par ces milliers de jeunes et ces personnes âgées qui suivaient mon convoi sous le soleil en scandant mon nom ou celui de la coalition. Au plus profond de moi-même, j’éprouvais de la gratitude pour ces gens-là qui n’ont jamais rien reçu de moi et qui d’ailleurs n’ont jamais eu la chance de me serrer la main. Qui a plus de mérite que ces gens-là ? Quand on soutient un candidat, on soutient son projet pensant qu’il propose le meilleur programme pour le pays mais pas parce qu’on pense être nommé ici ou ailleurs.

Maintenant, si c’est dans la presse que je dois apprendre que telle ou telle autre personne n’est pas contente,  cela ne fait pas trop sérieux. Nous sommes dans un parti avec des instances où les gens peuvent s’exprimer en toute liberté. Pourquoi alors étaler sur la place publique sa colère ? Ne dit-on pas que le linge sale se lave en famille ? Quel est le but recherché ? C’est si pour mettre une pression sur moi alors là c’est peine perdue.

Je suis plus occupé à chercher à améliorer les conditions de vie des populations qui m’ont fait confiance une seconde fois et à inscrire le SENEGAL dans le groupe des pays émergents que de m’occuper des humeurs d’un groupe de personnes. Les sénégalais ne m’ont pas élu pour cela.

S.L : Maintenant parlons de votre parti, l’APR. A quand sa structuration ?

M.S : Structurer un parti n’est pas chose aisée car on risque de se heurter à des chocs d’ambition à tous les niveaux. Il faut avec intelligence procéder à une structuration horizontale et verticale sans créer l’éclatement du groupe. C’est pour cela que j’ai invité tous les responsables à réfléchir afin de me faire des propositions intelligentes devant aboutir à la structuration sans douleur aucune de l’Alliance pour la République.

Outre la structuration, le parti travaillera à mettre en avant l’idéologie républicaine qui la sous-tend. Tu sais, il est fréquent de rencontrer des personnes qui se considèrent comme militant d’un parti politique mais qui ont une vague connaissance (ou qui ignorent) de l’idéologie et des éléments identitaires de ce parti. Cette réalité est non seulement un frein à la cohésion interne des partis mais aussi un obstacle à l’objectif de mobilisation des masses autour des positions de ces partis dans la société. La fondation de tout parti politique et donc sa force et l’efficacité de son appareil se construisent à partir de la clarté et de la diffusion de son idéologie, de sa vision, de ses principes et valeurs auprès de ses membres, de ses sympathisants et de la population en général.

S.L : Que pouvez-vous nous dire de la suppression du poste  de Premier Ministre et de ce que vous appelez « Fast Track » ?

M.S : Les deux sont intimement liés. Vous ne pouvez pas vouloir une chose et ne pas se donner les moyens de l’accomplir. La prise en charge des problèmes des sénégalais ne doit pas attendre et ne doit souffrir d’aucune lenteur. Si le Président que je suis par la grâce d’Allah veut être plus proche des dossiers et être informé à temps réel, je ne vois vraiment pas où se trouve le problème. Maintenant, on ne peut empêcher à personne de trouver dans chaque acte posé par le Président de la République des relents politiques. D’ailleurs, j’ai appelé à une large concertation autour de cette question et d’autres. Maintenant que puis-je faire si des responsables refusent de se mettre autour d’une table pour discuter des préoccupations nationales ?

Je veux juste que les choses aillent plus vite et n’oublions pas que l’emblème de notre parti est le cheval et il est temps que ce dernier fasse son « jaabal ».

S.L : Merci Monsieur le Président.

M.S : Merci Souleymane.

P.S : Ceci est un dialogue fictif avec son caractère imaginatif appartenant au domaine de la fiction.

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julelsly10@yahoo.fr

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Gouvernement Macky II: Le temps du choix

Le Président Macky Sall vient de dévoiler la liste de la nouvelle équipe gouvernementale et déjà, on sent en sourdine la colère des certains de ses souteneurs.
Parmi ceux qui étaient avec lui et qui n’ont pas été reconduits on peut lire dans leurs différents messages de remerciements des relents de divorce comme s’ils n’étaient liés à lui que pour un poste de Ministre.
Pourquoi doivent ils se fâcher de ne pas être reconduit dans un gouvernement de 32 ministres dans un pays de près de 15 millions d’habitants où l’on peut trouver plus d’un million plus compétent qu’eux ? Sont-ils mieux nés que ces centaines de milliers de souteneurs de Macky Sall qui n’ont jamais eu à bénéficier d’un décret du Président ?
Je pense à ces hommes et ces femmes qui portent farouchement le combat de la coalition BBY sans même avoir, ne serait-ce qu’une fois, l’opportunité de serrer la main du Président. Nous en connaissons tous une kyrielle, de ces personnes qui ont mouillé le maillot sur le terrain pour la réélection de Macky Sall sans rien recevoir en retour si ce n’est la satisfaction de voir leur candidat réélu.
Aujourd’hui, certains montent au créneau parce que leur rêve de devenir ou de rester ministre est à l’eau. Cette colère risque de monter crescendo car après la nomination de ceux-là et celles-là qui vont occuper les postes de Direction libérés d’autres voix vont s’élever. Présentement ils sont nombreux à taire leur frustration tout simplement parce qu’ils se disent que tout n’est pas encore perdu « boudoul fii di feulé » « boudoul lii di leulé ». Passé ce moment, ce vent de rébellion qui souffle silencieusement dans les rangs de BBY sera dévoilé au grand jour et risquera d’être porté par des gens proches du Président. Il faudra s’y préparer !
L’engagement politique est-il forcément lié à une sinécure ? Au Sénégal tout porte à le croire.
Nous qui pensions naïvement que le sentiment d’avoir été utile à son pays console de tout, on est aujourd’hui bien déçu de voir certaines personnes penser que l’on ne peut servir la nation qu’en étant ministre.
Maintenant à ceux-là qui sont choisis pour faire partie de l’équipe gouvernementale on leur demandera d’être lucides et d’apporter loyalement leurs pierres à l’édifice devant pour l’émergence du Sénégal. Ils doivent tous apprendre des erreurs de ceux qu’ils ont remplacés et être humbles à l’égard de ce peuple qui leur a tout donné. Ils doivent aujourd’hui mesurer toute la responsabilité qui pèse sur leurs épaules et prier Allah qu’IL les accompagne dans leur mission. Tous ces gens qui jubilent parce qu’un de leurs proches est nommé ministre ne sont pas tout simplement contents pour lui mais ils le sont principalement pour eux. Ils n’en dorment pas la nuit pensant intégrer enfin un cabinet ministériel. C’est de ces gens-là qu’il faut réellement se méfier car ils seront les premiers à décocher des flèches du genre « il a changé depuis qu’il est ministre », « il ne décroche plus son téléphone », « amoul been ndjeurign ».
Notre pays a besoin aujourd’hui d’hommes et de femmes qui comprennent les enjeux de l’heure et qui s’engagent à travailler résolument à son émergence.
Les maîtres mots doivent être : humilité, engagement et loyauté !

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

Suppression du poste de Premier ministre: Macky Sall, un talent politique hors norme 

Le second mandat du Président Macky Sall commence par l’annonce de la suppression prochaine du poste de Premier Ministre. Mouhammad Boun Abdallah Dione occupera la station que pour conduire la procédure de suppression.
Ce ne sera pas la première fois que cela va arriver dans notre pays. Après Senghor en 1963, Abdou Diouf a eu à supprimer ce poste après les élections présidentielles et législatives du 27 Février 1983 sur proposition de Jean Collin et Moustapha Niass comme étant une volonté du peuple qui était de voir Diouf gouverner directement.
Moustapha Niass fut nommer Premier Ministre et Ministre d’Etat Ministre des Affaires Etrangères avec comme mission de faire voter à l’Assemblée nationale une loi constitutionnelle supprimant le poste de Premier Ministre. Ce qui fut fait et on sait la fronde douloureuse qui s’en est suivit avec l’éviction de Habib Thiam du perchoir de l’Assemblée Nationale.
Cependant force est de reconnaître que les contextes ne sont pas les mêmes et pas du tout alors. Le Président Macky Sall en supprimant le poste de Premier Ministre, au delà de chercher une efficacité et une célérité dans son action durant les cinq à venir, va détenir toutes les cartes politiques en main.
Il n’aura pas à s’encombrer d’un premier ministre qui risque d’être vu comme son successeur par ses partisans et souteneurs. Si tel était le cas le Monsieur serait au centre de toutes les attaques et risque de ne plus se concentrer sur sa mission. Ceci dit, en supprimant le poste, le Président fait disparaître une cible potentielle en direction des présidentielles de 2024.
Les ministres seront directement sous sa responsabilité et sauront que leur avenir dans l’attelage dépendra toujours de celui qui maintenant devient beaucoup plus proche des dossiers. On ne pourra plus rien lui cacher !
L’autre coup de génie c’est d’avoir fait sortir Maxime Ndiaye du palais pour le faire remplacer par Boun Abdallah qui est bien rompu à la tâche de Premier Ministre. Afin d’éviter que le Président ne soit submergé par les dossiers, il va gérer lui même la coordination comme un « Premier Ministre au Palais ». Etant Ministre d’Etat il pourra faire valoir une certaine autorité. Ce qui me fera même dire qu’il y’aura qu’un seul Ministre d’Etat dans ce gouvernement et ce sera Boun Abdallah. Ensuite, je ne serai pas trop surpris de voir un ou des anciens Premiers Ministres entrer dans l’équipe de Macky car ils n’auront pas à être gênés d’être sous l’autorité d’un Premier Ministre.
Maintenant ce qui pensait que le Président Macky Sall ferait fasse à une guerre de succession viennent d’avoir la réponse de ce dernier. Il mettra tout le monde à bonne distance et continuera d’être l’homme fort du régime durant 5 ans.
Le travail devra normalement être beaucoup plus sérieux si l’on sait que les rapports d’exécution iront directement dans sur la table du Président. On présage alors que les hommes et les femmes qu’il aura choisis le comprendront ainsi et se battront pour l’atteinte des objectifs à eux assignés
Le Sénégal le mérite !
Ps : Je ne serai pas surpris de voir Madiambal Diagne entrer dans l’équipe gouvernementale.
Souleymane Ly
Spécialiste en communication
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julesly10@yahoo.fr

Macky Sall: 5 leçons de vie

1-    Soyez toujours fiers de vos origines :
Lorsqu’on est issu d’un milieu social modeste, ce n’est pas forcément de ses origines sociales qu’on a honte mais, à cause du mépris émanant des classes supérieures on peut ressentir de la honte parce qu’on n’a pas les bonnes manières ou les bonnes références culturelles. La honte est provoquée par le mépris des autres. On peut d’ailleurs être fier de ses origines populaires tout en ressentant un sentiment de honte lorsqu’on entre dans certains cercles « supérieurs », parce qu’on s’y sent mal à l’aise, trahi par des manières, un langage, un accent qui détonnent et sont considérés comme vulgaires par ceux qui édictent les bonnes manières.
On peut même ressentir un malaise lorsqu’on a réalisé une ascension sociale importante parce qu’on ne fait plus partie du monde de ses parents et que, d’une certaine façon, on considère qu’on les a trahis. C’est le même sentiment qu’éprouvent certains émigrés qui ont renoncés à leur pays et à leur culture d’origine mais qui ne se sentent pas vraiment partie prenante de leur nouveau pays.
Macky Sall, issu d’une famille modeste et originaire du Fouta, n’a jamais raté l’occasion de rappeler toute sa fierté émanant de ses origines. Il n’a jamais caché les origines modestes de ses parents comme sont tentés à le faire certains qui réussissent socialement.
Combien sont-ils à ne jamais parler de leurs origines parce qu’ils en ressentent une certaine honte ?
Ce sentiment de fierté est important chez un individu car il devient une force apaisante qui permet de se propulser vers l’avant et éviter la peur paralysante du regard de l’autre.
2-    Aidez vos parents quel que soit votre niveau de revenu :
Il n’est pas rare de nos jours de voir un marchand ambulant, un laveur de voiture…un étudiant partager ses maigres ressources avec ses parents restés au village. Macky a été de ceux-là. Etant étudiant à l’Université de Dakar, Il a partagé sa bourse avec ses parents restés à Fatick.
Là où certains seraient enclins à prendre tout pour eux et se lamenter de ne pas en avoir assez pour faire face aux frais liés à la vie estudiantine, lui a montré le chemin à suivre. Quelle que soit la modicité de la somme, partager avec les parents ouvre grandes les portes de la réussite et ceci est une belle leçon pour tout jeune.
3-    N’ayez jamais peur de faire des études poussées :
Quand on est d’origine modeste on a souvent tendance à arrêter très tôt ses études pour trouver un travail et voler au secours de ses parents. C’est ce qui a poussé beaucoup de sénégalais à arrêter leurs études dès la fin du cycle moyen pour entrer à l’école normale et devenir enseignant.
Aujourd’hui après le BAC ils sont nombreux les jeunes qui s’inscrivent à des concours afin de trouver tout de suite du travail et cela pour plusieurs cas avec la pression des parents.
Macky Sall lui a su malgré cette pression sociale à continuer son rêve de devenir un jour ingénieur et il y est arrivé. Une façon de dire à tous les jeunes : Poursuivez vos rêves !
4-    Poursuivez l’amour de votre vie :
Pour un haal pulaar conservateur il est facile de comprendre combien il est difficile de réussir un mariage inter-ethnique. Dans la communauté pulaar, comme dans d’autres d’ailleurs, il est des fois, inconcevable de prendre femme en dehors de l’ethnie. Pour y arriver il faut faire preuve de perspicacité et de persuasion pour arriver à convaincre parents proches et lointains. Ces derniers mettent souvent en avant la peur qu’ils ont des autres ethnies, la différence de culture, la disparition de la langue…
Macky Sall a réussi à épouser une sérère et ainsi montrer que l’amour ne doit souffrir d’aucun obstacle que ce soit ethnique, racial, du point de vue de la caste de l’autre…L’essentiel est de mettre en avant l’humanité de l’autre.
5- Ne cédez quand vous êtes sûr d’avoir la vérité de votre coté :

En 2008 quand Macky Sall est entré en disgrâce, il a dû faire face à tous les coups sans céder. On fouille son passé, on cherche la faute, avérée ou supposée. On l’accuse de blanchiment d’argent. On intimide ses amis et ses proches parents. Le Monsieur reste droit dans ses bottes et ne cède aucune parcelle. Il raconte lui même sa dernière audience avec le tout puissant Président d’alors Me Abdoulaye Wade. Ce dernier lui lance tout de go « Allez, cette affaire a assez duré, cela suffit, tu démissionnes.» A cette interpellation Macky Sall répondra « Je n’ai aucune raison de démissionner et je ne le ferai pas ! ….je ne vous offrirai pas ma démission !»
Dans cette réponse on peut sentir toute la détermination d’un homme qui est sûr d’avoir la vérité de son côté et qui est prêt à se battre pour la faire triompher.
Une belle leçon de courage venait d’être donnée par l’homme qui deviendra plus tard le successeur de celui qui lui a fait presque vivre l’enfer entre fin 2008 et 2012.
Souffrez d’être seul dans la vérité, elle finira toujours par triompher !

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr
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A Macky Sall: Ndam li ak Ndap li !

Pensez-vous qu’il peut donner un poste à tout ce beau monde qui s’agite ? Je vous dis tout de suite non ! « Fokk am ñu waara » !
Vous criez partout ! Vous sautillez « Mane la ! Mane la ! Mane keessé la ! »
Vous le faites en oubliant tous ses militants et sympathisants qui ont voté pour Macky Sall. Vous recommencez, n’est-ce pas ?
Vous allez même jusqu’à dire que sans vous le candidat Macky Sall serait au second tour alors que vous savez bien que c’est faux. « Bayi leen seen xel yi ngen di foowe ! » Ton vote n’a compté qu’une voix au finish.
Tu bouffes seul l’appui donné pour la campagne électorale et aujourd’hui tu veux nous faire croire que tu es l’artisan de la victoire. Arrêtes waay ! Un peu rek nak ! Trop c’est trop !
Durant les présidentielles, tu as fait du « ngaralé » et c’est connu de tous. Dans ton for intérieur, tu ne croyais pas à la victoire au 1er tour. Tu n’as pas voulu mettre tous tes œufs dans un seul panier. Tu te croyais bien malin hein ! Tu pensais qu’en investissant sur deux candidats tu avais plus de chance. « Bou doul kii di keulé » en vrai adepte de PMU !
Aujourd’hui vous faites des sorties dans la presse pour mettre la pression sur celui qui a la lourde tâche de choisir alors que réellement tu n’as jamais cru que sa réélection au 1er tour était possible. Certains même fuyaient les plateaux télé pensant qu’il était devenu dangereux de défendre le bilan du Président sortant. On a tous compris !
Monsieur le Président nouvellement réélu votre victoire vous ne la devez qu’à Allah et tout le mérite vous revient. Au moment du choix de votre nouvelle équipe, rappelez-vous que durant 7 ans certains ont délaissé la base et n’ont jamais dialogué avec les militants. Aujourd’hui, ils sont redevenus tous polis et c’est juste pour « jotaate ». « Dagnouy yeerou » et dès que ce sera fait ils redeviendront pires durant les 5 ans à venir. Ils ouvriront la rude bataille de votre succession avant l’heure. Ils se crêperont le chignon même en votre présence et finiront par provoquer le courroux des sénégalais.
Cependant, je reconnais bien qu’ils ne sont pas tous ainsi. S’il faut reprendre, reprenez les meilleurs d’entre eux.
Ce qui ne sera pas certes facile car votre nom est inscrit partout ces temps-ci. On le prononce dans des incantations et les charlatans se remplissent les poches. Que d’œufs cassés au niveau des ronds-points ! Que de litres d’eau bénite versés sur les corps !
Qu’Allah vous protège Monsieur le Président contre toutes ces flêches lancées la nuit, contre toutes ces incantations, ces « fass » …Qu’Allah mobilise pour votre protection les secrets contenus dans « Al falaq » et « A’Nass ».
Dans vos choix, n’oubliez surtout pas tous ceux qui ne prenaient plus les appels des militants sept ans durant. N’oubliez pas aussi tous ces responsables écartés de vous par les lobbyistes, à coup de mensonges et de « «ndeug seureukh » !
Monsieur le Président réélu « ndam li yaay borom », qu’Allah vous éclaire pour le reste.
Amine ci barkep Serigne Saliou !

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr
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Présidentielle 2019: Macky Sall, seul artisan de sa propre victoire

Depuis la proclamation définitive des résultats de l’élection présidentielle du 24 février dernier, des responsables politiques de la mouvance se relaie dans la presse chacun pour tirer la couverture de son côté et ainsi réclamer la paternité de la victoire de Macky SALL au premier tour. Certains poussent le bouchon plus loin en déclarant que si ce n’était eux le candidat de Benno serait au second tour.
Que nenni !
Le candidat marron beige a réussi à se faire réélire à travers une stratégie qu’il a lui-même tracé et mis en œuvre tout seul. C’est au sortir du référendum de 2016 qu’il a compris que la tâche risque d’être ardue en 2019 si lui-même ne prend pas les choses en main. Il a fait une analyse froide de la situation et une lecture fine de la cartographie de toute sa force politique à travers le pays. Lors de la révision portant sur les listes électorales qui ont suivi le référendum il a
enjoint à travers un communiqué ses partisans à inscrire le maximum de militants au moment où l’opposition était occupée ailleurs. A la fin de cette étape il a lui-même fait l’évaluation avant de convoquer les responsables par département pour faire lecture des conclusions de l’analyse par lui faite. Cap sur les législatives ! Deuxième coup d’essai afin de savoir où en était sa force politique. Rebelote ! Il refait les mêmes analyses avant de se rendre compte que le saut est presque réussi mais dépasse pas les 50%. Les responsables sont convoqués à nouveau au palais. Cette fois le candidat à sa propre succession hausse le ton et donne ses dernières directives en direction de la révision qui suit. Les responsables s’y mettent et le fichier enregistre cette fois une hausse assez remarquable avec l’inscription de militants marron beiges. Le candidat ne lâche rien sur ce que la loi lui offre. Il maintient le Ministre de l’intérieur comme responsable et organisateur des élections : ce n’est pas un crime et c’est légal ! L’opposition vocifère et perd des forces dans sa lutte pour le départ de Aly Ngouye Ndiaye.  Arrive le moment du parrainage qui est devenu légal, la loi étant votée à l’Assemblée. Le candidat affine sa stratégie et va au-delà des 1,8% requis. Sur le terrain l’opposition n’arrive plus à trouver de parrains. Benno Bokk Yakaar a fini de rafler la mise. A part quelques candidats bien organisés, 4 au total, tout le reste se casse les dents avant de retourner se ranger derrière un de ces quatre. Le jeu est devenu clair. Les candidats en face sont bien identifiés et il est dès lors plus facile de les contrôler et au demeurant étouffer leur envol. Le candidat Macky Sall sait maintenant que Thiès est perdu d’avance surtout avec le vote des 18-24 ans et des 30-40 ans. Dans cette ville il sait bien que parmi ses responsables personne n’a l’étoffe pour concurrencer Idrissa Seck. Le seul qui pouvait le faire, en l’occurrence Augustin Tine, n’est pas très politique, est trop
correct pour un politicien et est constamment dans son village à Fandène laissant la ville aux jeunes loups aux dents longues. Pour réduire les écarts Monsieur SALL sort une note à l’endroit de ses responsables pour leur intimer l’ordre de privilégier le porte à porte. Il coupe ainsi l’herbe sous les pieds à tous ceux qui sont adeptes du saupoudrage en période de campagne: la clef de la victoire est ainsi trouvée. A Dakar, il confie la mise en œuvre de sa stratégie à sa dame Madame Marieme Faye SALL dont il est sûr de la loyauté et de l’engagement. Il est aussi sûr qu’avec elle il peut à tout moment apporter les correctifs nécessaires. Madame la Première Dame avait aussi l’atout de pouvoir fédérer toutes les forces sans qu’une seule tête ne déborde.  Plus de querelle de « borom Dakar ». Tout ceci réglé comme sur un papier de musique, le candidat Macky est allé à la rencontre du peuple dans un marathon digne d’un lutteur soif de victoire. Là où certains candidats ont peiné à respecter leur calendrier, lui l’a maîtrisé avec
des meetings qui se sont succédés dans des endroits des fois éloignés de plus de 100 kilomètres. A Fatick où à mon sens il a fait sa meilleure sortie il a très tôt compris que les populations en veulent aux responsables mais pas à lui. Il a eu l’information que sa base naturelle s’est fissurée derrière lui. Certains jeunes mêmes refaisaient l’accès de leur quartier à des responsables politiques. Le candidat Macky descend à Fatick en fils du terroir. Il descend de sa voiture pour se fondre dans la foule avant d’entamer une course qui a séduit plus d’un en direction du stade. Arrivé sur place, son discours a touché le cœur des populations du Sine qui ont voté en masse pour lui. Autre coup de maître qui mérite attention s’est passé lors de son meeting à Koumpentoum dans le département de Tamba. Le candidat arrive dans une localité où les querelles entre le Maire et le Président du conseil départemental ont fini d’exacerber plus d’un. Au moment de son discours Macky se rend compte que l’imam ratib de la ville est retenu à l’entrée par les préposés à la sécurité. Il suspend son speech pour lancer à leur endroit :  « laissez le passer ! Comment pouvez vous
retenir un Imam qui me fait l’honneur d’être là ! » Cette interpellation est restée dans la mémoire des Koumpentoumois qui sont allés aux urnes pour rendre hommage à son auteur. Le candidat Macky SALL a réussi à maintenir le redoutable Abdoulaye Wade loin de ces joutes de 2019 et c’est là où l’élève a fini de dépasser le maître.
Il a aussi réussi à maintenir à ses côtés sans rien faire transparaître tous ces responsables qui ont joué sur deux tableaux. Je parle de ceux-là qui battaient campagne pour lui et qui en même temps soutenaient un candidat de l’opposition.

Macky SALL a su seul réussir sa propre réélection et aujourd’hui ne doit rien à
personne !
S’il y’a des remerciements à faire, le Président les doit à Allah !

Souleymane Ly
Spécialiste en communication

Appel du président Macky Sall: Messieurs les politiques, dialoguez !

Après la publication des résultats des présidentielles par le conseil constitutionnel confirmant la réélection du candidat Macky SALL au 1er tour, ce dernier a fait une adresse à la nation afin de saluer la maturité du peuple. Ce qu’on retient le plus dans son discours c’est l’appel à un dialogue politique inclusif. Il va même plus loin en invitant ses prédécesseurs DIOUF et WADE à s’impliquer pour la réussite de ce dialogue.

Cet appel a été diversement accueilli par les différents leaders politiques mais a été salué par tous. On y sent un élan de dépassement des clivages mais aussi une envie d’apaiser le climat politique et social. Ces dernières années, notre pays a vécu des moments d’incertitudes faits d’invectives, de déclarations incendiaires, d’insultes… à tous les niveaux.

La vérité est que tout le monde a eu peur et personne n’est prête à revivre ce stress une seconde fois. Personne ne pensait un seul instant qu’on irait à ses élections et nous en sortir sans enterrer des centaines de morts et panser des milliers de blessures. La communauté internationale était aussi très inquiète quant à l’issu de ces élections.

Le peuple est allé massivement voté dans le calme et à la proclamation des résultats celui ci est passé à autres choses refusant de jouer les prolongations pour qui que ce soit. Ce peuple qu’on disait mature est devenu RÉPUBLICAIN. Qu’il en soit infiniment remercié !

C’est ce peuple magnifique qui mérite que les politiques se mettent autour de la table. Les egos surdimensionnés doivent être mis de côté au nom de l’intérêt supérieur de la Nation. On ne peut plus continuer à l’approche de chaque élection vivre l’enfer du stress de lendemains troubles. Nous ne pouvons plus nous permettre de jouer avec le feu comme on le fait surtout quand on a du pétrole sous les pieds : ça peut exploser à tout moment !

Pour réussir ce dialogue il faut que la confiance entre l’opposition dite représentative et le pouvoir s’installe. Sans cela on continuera à avoir des discussions boycottées par cette opposition qui rejettera inéluctablement toutes les conclusions qui y seront issues. Ainsi on retombera dans un éternel recommencement avec un rejet de tout le processus électoral.

Messieurs de l’opposition !

Vous dites que le fichier électoral est piégé et que le système de parrainage doit être revu alors vous avez l’occasion rêvée de mettre tout ceci sur la tables des discussions. La politique de la chaise vide n’a jamais prospéré. Il faut accepter la main tendue du Président de la République afin d’éviter demain que ce peuple républicain ne se détourne de vous.

Quand on a des choses à dire et qu’on vous en donne l’occasion il ne faut pas s’en priver. L’opposition ne peut aujourd’hui plus se permettre de boycotter toutes les tables de dialogue et vouloir continuer à dénoncer. C’est contre productif !

Maintenant si l’on veut que la confiance s’installe il ne serait pas superflu de confier l’organisation de ce dialogue à une structure ou une personne indépendante. Cette dernière aura la charge de tracer les lignes directrices des discussions en restant équidistante entre les différentes parties prenantes. Les termes de références et la feuille de route pourront aussi faire l’objet d’une élaboration participative et inclusive avant de chercher une large validation.

C’est avec cette démarche que notre pays a eu le code électoral consensuel dit « code Keba Mbaye » de 1992 ainsi que la création de l’Observatoire Nationale des Élections (ONEL) devenue CENA.

Les hommes politiques ne peuvent pas continuer à s’ignorer et à dialoguer par presse interposée. Ce que vous faites tous les jours à travers les médias, c’est cela même que l’on vous demande autour d’une table.

On ne vous demande pas d’être d’accord mais de donner votre avis et d’écouter ceux des autres. Ensuite en adultes et responsables du devenir de ce pays, vous chercherez à trouver des consensus forts afin de préserver notre pays du diable de la division et de la violence inutile. Ce n’est pas trop vous demander si réellement l’amour que vous déclarez pour le pays est sincère.

Permettez au Sénégal de continuer à donner la plus belle image d’une démocratie achevée au monde entier. Ce mandat ci qui sera le second et le dernier pour le Président en exercice vous donne à tous l’occasion rêvée d’aider ce dernier à écrire l’une des plus belles pages de notre histoire.

Les élections locales approchent à grands pas et vous n’avez plus le temps des petites bouderies. Il faut que chacun accepte Le Bras tendu de l’autre et de faire des concessions.

Nous le méritons vraiment !

Dialoguez Messieurs !

Merci au PEUPLE !

Responsables APR: Alerte à la trahison

Je déteste la trahison. C’est pourquoi je ne peux pas me taire et laisser faire.
Beaucoup de responsables de haut niveau du parti du Président Macky Sall jouent aujourd’hui sur deux tableaux. Ils continuent à rester avec lui en essayant de tracer leur propre voie. Ils ont des accointances réelles avec les adversaires. Sinon comment comprendre qu’ils soient aphones face aux critiques contre le Président Macky ? Ils ne participent plus au combat et sont en train de constituer leur propre groupe. Ce sont eux-mêmes qui organisent les fuites sur la place publique et qui fournissent les informations à l’adversaire. Ils rencontrent même certains adversaires tard dans la nuit et c’est ce qui a fait dire à un de mes amis que les choses se font et se défont entre 2 et 4 heures du matin à des endroits tenus secrets.
Ils auront beau nié mais c’est bien eux. Comment comprendre qu’ils parlent de l’après Macky aux citoyens qu’ils reçoivent ? Pourquoi leur parlent-ils de leur propre ambition alors qu’ils ont mieux à faire avec la réélection de leur candidat ?
C’est le même scénario qu’a vécu Wade en 2012. Certains étaient avec lui sans pour autant l’être. Quand est arrivé le moment du second tour, ces hommes et femmes n’ont fait qu’un pas de côté pour aller vers l’autre bord.
Aujourd’hui certains responsables sont en train de répéter le même modus operandi: un pas ici ! Un pas là-bas.
Cela me rappelle le souvenir que j’ai de cet ami qui jouait dans notre équipe de football et qui le jour de notre confrontation avec une autre formation a refilé à notre adversaire la liste de notre composition ainsi que le secret qu’on devait tous garder afin de gagner le match. L’année suivante, il s’est retrouvé capitaine de cette même équipe qui nous avait battu.
Quand on est dans une même formation fut elle politique on se doit de jouer juste et de participer à tous les efforts. La stratégie du « on défend ensemble, on attaque ensemble » doit être de mise.
Il faut arrêter de feindre de tacler ou de mettre un but alors que le cœur n’y est pas.
On ne peut pas être titulaire de deux licences dans deux équipes différentes et qui s’opposent. C’est cette prouesse que vous essayez de réussir et je vous dis tout de suite que c’est peine perdue. Le cumul de licences est puni partout.
Certains pensant fortement qu’ils ne seront pas dans les lambris du pouvoir si le Président sortant passe sont en train de se détourner du combat pour sa réélection. Ils massifient pour eux-mêmes.
Reprenez-vous et allez dans le même sens que vos coéquipiers. C’est là où se trouve votre salut.
Des fois quand j’entends le candidat Macky Sall dire « 2019 c’est mon combat » je me dis qu’il a tout compris. Ce qui est très normal car ayant plus d’informations que nous autres.
Comme 2012, 2019 risque de révéler beaucoup de traîtres.
Wait and see !

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr
776516505

Présidentielle 2019: L’ère des fake news ou l’apologie du mensonge

Les fake news (informations fallacieuses, intox ou fausses nouvelles) sont des informations délibérément fausses, délivrées dans le but de tromper un auditoire. Elles peuvent émaner d’un ou plusieurs individus (par le biais de médias non institutionnels, tels les blogs ou les réseaux sociaux), d’un ou de plusieurs médias…
Elles participent à des tentatives de désinformation, que ce soit via les médias traditionnels ou via les médias sociaux, avec l’intention d’induire en erreur dans le but d’obtenir un avantage.
Ces dernières années, le phénomène des fake news s’étend sur le Web aux dépens des internautes. Ces fausses informations peuvent être propagées dans des buts différents. Certaines ont pour objectif de tromper le lecteur ou d’influencer son opinion sur un sujet particulier. D’autres sont fabriquées de toute pièce avec un titre accrocheur pour densifier le trafic et augmenter le nombre de visiteurs sur un site.
Aujourd’hui, au Sénégal, le phénomène a tellement pris de l’ampleur que notre pays est définitivement entré dans l’ère post-vérité ou ère post-factuelle du fait de la montée en puissance de l’usage social d’internet.
Le néologisme « post-vérité » fait référence à des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles.
Chez nous, maintenant, chacun peut créer sa propre information et la publier, même les fieffés menteurs, les réseaux sociaux ne faisant pas restriction à cette catégorie de personne.
Lors des élections présidentielles de 1993 quand Iba Der promettait aux paysans des réfrigérateurs et des matelas ça faisait rire plus d’un. Aujourd’hui son discours aurait suscité de l’espoir et d’aucuns naïvement pourraient bien y croire. C’est ça le Sénégal de nos jours : on sourit bêtement et on croit à tout ce que notre candidat nous dit. Notre « partisanisme » à outrance a fini de tuer notre esprit critique et risque un jour de nous perdre.
Certains nous diront que c’est de bonne guerre. Depuis quand le mensonge est-il cautionné ? Chacun en use et en abuse, de quelques bords où l’on se trouve.
Alfred Sauvy écrivait : « Une démocratie se juge à sa capacité de recevoir une plus ou moins grande masse d’information ». On pourrait dire aussi et ce serait le corollaire : « Une démocratie se juge à sa capacité de refuser une plus ou moins grande masse de mensonges. » A ce compte, aujourd’hui, le Sénégal est peu démocratique, car la quantité de mensonges qui s’y dit n’a d’égale que l’indifférence avec laquelle l’opinion les laisse passer.
On ment sur le Président de la République ; On ment sur des opposants ; On ment sur nos journalistes. Personne n’est épargnée ! On est dans un concours du plus gros mensonge sur l’autre.
Le discours politique est si dégradé que les meilleurs hommes, avec leur salive, y perdent leur crédit. Quoi qu’ils disent devient suspect.
Nombre de candidats à la candidature en direction des présidentielles de 2019 ne sont pas crédibles. Ils ne disent pas la vérité au peuple et cachent bien leur jeu dans un discours guerrier qui ne nous informe pas sur leurs intérêts bassement politiciens. C’est ça la vérité !
Si tant d’hommes de rigueur ou simplement d’honnêtes gens se détournent aujourd’hui de la politique, c’est à cause de cela : la dérive du sens des mots, la rupture entre la lettre et le concept. Un chat n’est plus un chat, mais un rat travesti ou un renard masqué.
Et il s’agit du Sénégal et il s’agit des sénégalais. C’est cela qui est grave. Le divorce entre les mots et leur sens, entre la morale et l’ambition, intervient dans le domaine qui devrait en être le mieux préservé, parce que la politique est le domaine des choses concrètes de la vie des hommes.
Est-ce fatal ? Est-ce nécessaire ? Non. Quelques pays, dont le nôtre, je crois, peut montrer que la politique peut être autre chose qu’un psychodrame. Au dix-huitième siècle l’idée régnait que la politique doit avoir la morale pour guide. A notre époque on se borne à dire qu’elle devrait l’avoir, sans plus y croire.
Si la politique, comme l’écrit Paul Valéry, n’est que l’art de conserver ou de conquérir le pouvoir, alors c’est vrai qu’elle exige la contrainte et l’illusion. Mais on peut aussi estimer que la politique est l’art d’organiser la société pour le bien des citoyens. Alors le mensonge n’est ni fatal ni nécessaire.
Il devrait même en être exclu. Ontologiquement, car la démocratie c’est la transparence, et techniquement, car les moyens d’information devraient le rendre impossible.
Et pourtant ! La science et la technique loin d’exclure le mensonge du champ politique, lui fournissent matière et moyen. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui cherchent à piéger leurs adversaires sur whatsapp pour ensuite partager les contenus. Tout ce ceci commence à aller dans tous les sens et à indisposer plus d’un !
Que vos fibres partisanes ne vous fassent pas croire que votre candidat est un surhomme et que rien ne peut lui être reproché. Il faut rester critique et se poser les bonnes questions.
Au demeurant, je voudrai terminer en demandant aux uns et aux autres d’éviter de brûler nos journalistes de peur de décrédibiliser toute information n’allant pas dans le sens voulu. Nous avons besoin d’eux aujourd’hui et DEMAIN aussi.








Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr
776516505

Présidentielle 2019: Le temps des admis et des recalés

Le parrainage vient de livrer ses résultats avec sept candidats qui passent : Idrissa Seck, Macky Sall, Madické Niang, Karim Wade, Khalifa Sall, Issa Sall et Ousmane Sonko.

Parmi les recalés, ceux dont l’échec a été le plus retentissant sont Malick Gackou et Bougane Gueye Dany.

Pour le patron de d`D-média, l’étonnement a été d’autant plus grand qu’il avait brandit un document signé par un huissier attestant de l’enrôlement pour son camp de plus de 700.000 parrains. Cependant, pour un observateur averti, c’était le début de la suspicion. Le huissier ne pouvait que constater un nombre à lui présenté sans pour autant pouvoir attester la conformité. Il ne dispose du fichier électoral pour faire se travail ni de la liste des autres candidats afin de vérifier les doublons. Le candidat ne sait peut être pas que c’est en brandissant le document du huissier qu’il a attiré l’attention sur lui et dans le mauvais sens. Qu’il soit recalé ne surprend pas les plus avertis. L’autre grosse erreur c’est d’avoir fait l’émission « Jakaarlo » de la TFM sans pour autant corriger sa communication centrée à outrance sur le « Je » et le « Moi » depuis qu’il s’est engagé en politique. Il est d’ailleurs entrain de répéter les mêmes erreurs en voulant surfer sur deux tableaux d’alliance avec Sonko ou le PUR. Quand on est en politique, les choix doivent être clairs et bien tranchés. Il ne peut pas être avec les deux en même temps, à moins qu’il n’ait une troisième option qui la mènerait vers le camp présidentiel. Avec Bougane, il faut s’attendre à tout. Il nous avait dit qu’il n’était pas candidat pour 2019, il a ensuite cherché à l’être ; Il nous a informé de l’enrôlement de plus de 700.000 parrains, au finish presque rien.

L’autre grosse surprise concerne Malick Gackou. Ce dernier on l’a tous vu se battre pour être parmi les premiers à déposer sa liste de parrainage. Il s’en est même sorti avec un œil mal en point. Le discours qu’il nous a servi ce jour là était tellement guerrier que l’on a pensé un temps qu’il pouvait bien représenter l’aile dure de l’opposition. Maintenant lors de sa dernière sortie du Conseil Constitutionnel après avoir été recalé, la teneur de son discours a surpris plus d’un, même ses propres souteneurs. Le Monsieur est apparu trop conciliant et presque pas trop surpris, ce qui fait croire à certains observateurs que tout a été négocié et que le leader du Grand Parti réserve bien des surprises pour les jours à venir.

Parmi ceux qui sont passés, il serait intéressant de s’arrêter sur les cas de PUR et de PASTEF qui ont réussi l’exercice dès le premier essai contrairement à des partis traditionnels comme Rewmi. PUR s’appuie sur une organisation huilée et qui s’adosse sur un pan de la confrérie Tidiane : les moustarchidines. Il faut vraiment être dupe ou malhonnête pour ne pas reconnaître que ce parti puise sa force de la foi que beaucoup de talibés ont de leur guide spirituel, Serigne Moustapha Sy. C’est ce qui explique même que l’investiture de leur candidat a été reporté une fois au moment où il y’avait une brouille entre Issa Sall et Serigne Moustapha. Rien ne peut se faire sans ce dernier. Celui ou celle qui aura le nombre de talibés dans ce groupe aura plus ou moins le score du candidat lors des élections. Ce score ne sera pas élastique : ce sera inférieur ou égal au nombre de talibés du guide religieux. PUR a réussi le parrainage car le gros du travail a été fait au sein des dahiras. Chaque membre s’est inscrit sur les fiches remises à son responsable de dahira.

Concernant PASTEF, la force a résidé dans l’organisation interne et de traitement des informations reçues. La majorité des primo votants a été écartée pour mettre le focus sur des parrains ayant l’habitude de voter pour ainsi minimiser les doublons et les rejets pour autres motifs. La stratégie de porte à porte a aussi produit des résultats probants nonobstant que la liste des parrains de Sonko ait été déposée très tôt.

Pour Benno Bokk Yaakar, son passage n’a pas surpris ; Ce qui n’est pas le cas de Madické Niang qui jusqu’à présent n’arrive pas à expliquer où est qu’il a trouvé ses parrains en trois mois.

Aujourd’hui, ce qui est claire c’est la prochaine invalidation de la candidature de Karim Wade qui n’est pas inscrit sur les listes électorales : c’est un constat. Pour Khalifa Sall aussi même si le rabat d’arrêt est agité, cela nous surprendra après tous ces efforts déployés que l’ancien Maire de Dakar soit candidat.

Quoi qu’il en soit il y’aura des élections et les sénégalais continueront de vivre au delà du 24 Février 2019.

Vive le Sénégal

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

Présidentielle 2019: Banc Jaxle

La violence pré-électorale est palpable dans les réseaux sociaux et les insultes fusent de partout. Personne ne veut que l’on critique son candidat ou son leader. L’on peut se permettre d’attaquer ouvertement celui des autres et l’on s’offusque s’il s’agit du sien. Quel beau pays !

Soutenez-vous le Président sortant Macky Sall, l’on vous taxe de traitre. Etes-vous du coté de Karim, vous passez pour un utopiste. Engagez-vous auprès de Sonko, l’on vous mettra du lot des prétentieux.

De réelles amitiés sont en train de se défaire à cause de la politique. Vous dites du bien sur le candidat de l’ami, il vous applaudit des deux mains et est même prêt à vous embrasser. Par contre si vous avez l’outrecuidance de soulever les faiblesses dans le discours de ce même candidat alors là vous êtes cuit. Il peut vous traiter de tous les noms d’oiseau.

Au Sénégal, comme partout ailleurs, aucun homme politique ne peut et ne pourra faire l’unanimité. Je dis bien AUCUN ! Gérard Depardieu disait déjà dans Le Figaro du 23 Décembre 2015 je cite : «  Etre aimé par 30% des gens, ça me suffit. Je ne veux pas faire l’unanimité ».

L’unanimité doit bien faire peur !

Le terrain du jeu démocratique doit être tapissé de mille couleurs afin d’éviter de retomber dans le « monocolorisme politique » des années d’indépendance en Afrique où les régimes s’identifiaient à par rapport à un seul parti politique qui s’emparait du pouvoir et autour du quel tout le monde devait se conformer.

Ces temps sont bien révolus. Aujourd’hui au nom de la liberté et des principes sacrosaints des droits de l’homme, tout individu a le droit de s’engager auprès de qui il veut : EN TOUTE LIBERTE !

Dans notre pays et surtout dans l’espace politique, la majorité des militants sont des dictateurs en miniature. Aucun débat constructif et/ou contradictoire n’est possible. Les réflexions volent au ras des pâquerettes et prennent la parole ceux et celles qui n’auraient jamais dû l’avoir dans une assemblée sérieuse. C’est magique les réseaux sociaux ! On peut se cacher derrière un écran et insulter toutes celles et ceux qui ne sont pas du même bord. Toute personne qui dans son propos menace des intérêts, le groupe en cause sonne la mobilisation pour le lynchage. Cette lapidation médiatique est des fois bien organisée et planifiée. Il suffit d’envoyer des messages du genre « allez voir sur le mur de untel, il est en train d’attaquer notre leader » pour que le supplice commence. On insulte, on fomente, on dénigre, on essuie ses pieds sur ce citoyen qui a eu le toupet de donner un avis contraire à l’intérêt du groupe.

Chacun s’arcboute à son rêve se disant « si tel n’est pas élu, s’en est fini pour moi » ou « si tel perd le pouvoir, je suis fini ». Beaucoup d’engagements politiques, pour ne pas dire tous, sont sous-tendus par des intérêts inavoués. Rare sont ceux qui osent les assumer. Maintenant quand l’engagement politique devient une affaire d’intérêt crypto-personnel et non un patriotisme ancré, tout discours contradictoire fera l’objet de contre-attaque bien « sanglante ».

L’on se permet de mentir, de colporter et de distiller des « fake news » à longueur de journée pourvu que cela serve notre cause ; non, notre intérêt !

Quand on est avec quelqu’un, il est le plus beau, le meilleur, le plus intelligent et dès qu’on le quitte il ne l’est plus. Faire de la politique chez nous est presque devenu une affaire de gangsters. D’honnêtes citoyens sont caricaturés, insultés, trainés dans la boue par celles et ceux-là qui croient qu’ils détiennent le monopole de la vérité et de l’engagement politique.

Du temps de Senghor, le pouvoir, « nguur », était un mythe et les opposants étaient des clandestins. Avec Diouf, Wade s’est affirmé comme le vrai contradicteur. Dans ces deux périodes, le débat était toujours de haute facture, surtout dans la première parce que portée par des intellectuels qui étaient bien au fait de la chose publique et surtout politique. C’est vers la fin du second mandat de Wade que tout a basculé. Les muscles et les insultes ont fini d’éteindre la lumière de l’intelligence. Pour être écouté et/ou promu, il faut savoir être virulent et insolent. J’en ai pour preuve cette discussion que j’ai eue avec un célèbre opposant à qui je faisais la remarque de la virulence de ses propos. Il me répondait que c’était la seule manière d’être suivi et écouté, sans oublier de me faire remarquer que tous les politiciens qui restent dans des propositions programmatiques sont zappés : ça a été le cas de Ibrahima Fall par exemple que l’on entend plus d’ailleurs.

Entre 2009 et 2011 quand les caricatures de Wade inondaient la toile j’avais suggéré de ne jamais insulter l’héritage dont on se positionne pour en être l’héritier. Le débat politique chez nous est en train de prendre des proportions inquiétantes et la violence virtuelle risque un jour d’être bien réelle sur le terrain. Qui s’en sortira indemne le cas échéant ?

Pour autant, il y a de l’espoir. Il y a toujours de l’espoir. Comme dans un mouvement de respiration, tout système qui expire appelle une inévitable bouffée d’air neuf. Or, notre débat politique est à bout de souffle, et l’air neuf montre déjà le bout de son nez.

En attendant, nous restons sur notre « banc jaxlé » !

SOULEYMANE LY

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

 

 

 

Présidentielle 2019: Macky Sall, l’élève qui dépasse le maître

A l’entame, je tiens à préciser que je ne serai pas dans ces histoires d’éthique, de morale, de règlements, de lois…et que sais-je encore. Je voudrai rester dans des constats, des actes posés et vécus par tous pour ensuite donner une opinion là-dessus.
Ceci étant dit, je rappelle que la politique est un jeu pratiqué par ceux qui nous gouvernent, par ceux qui ont cette prétention ou qui l’ont eue, par ceux aussi qui n’ont pas (ou n’ont plus) leurs chances mais continuent de s’accrocher. Faire de la politique, c’est entrer en compétition pour participer à la conduite des affaires publiques. C’est chercher coûte que coûte à exercer le pouvoir, pour décider, trancher, organiser, prévoir, pour être le chef. C’est nécessairement vouloir être sous la lumière, être connu et reconnu, estimé , du moins respecté et, à défaut, être craint. Or le jeu politique comporte un nombre remarquable de participants mais relativement peu de places disponibles. Imaginez jouer aux chaises musicales avec dix fois plus de joueurs que de sièges…
Dans ces conditions, il est nécessaire de jouer des coudes, de marquer les esprits, de réussir des coups d’éclat. La politique est un panier de crabes, un vase clos au sein duquel tout est bon pour arriver à ses fins. Faire un coup politique est donc une tentation permanente, mise à toutes les sauces, en tous points du globe, à toutes les époques.
Le coup politique est une action forte, positive ou négative, qui vise à produire un effet notable, voire spectaculaire dans le domaine politique. Idéalement, c’est un acte soudain, brillant et réussi, dont l’objectif n’est autre que d’« avoir » l’adversaire. C’est le « gotcha » anglais, littéralement « je t’ai eu », qui désigne familièrement un piège tendu, celui qui permettra de damer le pion aux rivaux. L’impact que le coup va produire sur l’opinion publique, l’empreinte qu’il va laisser, compensera en outre un précédent échec ou dégagera l’avenir. Dans la conscience collective en effet, le coup politique reste la marque du chef, qui met en évidence son envergure, mesure sa stature et suscite l’admiration secrète des foules comme des adversaires.
Le coup politique est l’action ou la manœuvre, généralement inventive et risquée, qui vise à obtenir, dans la compétition politique, un avantage significatif, voire décisif sur ses adversaires (gagner une élection, obtenir un poste, retourner l’opinion, reprendre le pouvoir).
Le Président Macky Sall, comme tous les hommes politiques d’ailleurs, en est adepte. Et c’est de bonne guerre !
Senghor a quitté le pouvoir le 30 Décembre 1980 et non plus tard grâce à un coup politique réussi par son entourage. Sa démission a été précipitée ! Le Président poète n’a jamais prévu cette date mais il n’a rien vu venir.
Le premier coup de génie du Président Sall a été de refuser de démissionner de son poste à l’Assemblée nationale et d’engager le combat contre Wade. Enervé, ce dernier a accumulé les erreurs dans sa stratégie de destitution du Président de l’Assemblée d’alors. Qui l’eut cru ? Tenir tête au tout puissant Abdoulaye Wade, Macky l’a fait. Il aurait présenté sa démission, le « sopiste » en chef l’aurait bouffé cru.








C’est ce même coup tactique qui a fait de Sonko l’homme politique qu’il est aujourd’hui : Se battre à l’interne, refuser de partir de son propre gré et attendre d’être démis pour avoir le statut de « victime d’une injustice » même si pour celui-là, le coup n’a pas été exploité à fond.
Après le vote de la loi Sada Ndiaye réduisant le mandat du Président de l’Assemblée Nationale à un (1) an, Macky claque la porte et se départis de tous ses postes électifs. Ce coup étant réussi et bien réussi, Macky Sall mit en place son parti politique, l’Alliance pour la République (APR), avant d’aller sillonner le pays au contact des populations outrées par ce que Wade lui a fait subir. Réfléchi, il laisse les autres partis perdre un précieux temps à la Place de l’Obélisque.
Durant la campagne, il suit Wade au pas. Chaque fois que ce dernier sort d’une ville, il y entre pour « démolir » tout son discours. L’on se rappelle de leur télescopage à Gossas où les forces de l’ordre ont été obligés de bloquer le cortège de Macky attendant que Wade termine son meeting. Il avait compris que la meilleure stratégie contre Wade était de déconstruire son discours avant qu’un autre jour ne se lève.
Pour éviter un hold-up électoral avec la sortie de Serigne Mbacké Ndiaye annonçant Wade vainqueur à 55%, le candidat de l’APR d’alors fait une sortie musclée pour couper l’herbe sous les pieds des libéraux. Il refait le même coup au second tour fermant toutes les portes de tripatouillage des résultats poussant Wade à l’appeler et le féliciter.
Dès les premiers mois de la seconde alternance, le camp présidentiel confine Wade dans un énervement sans borne avec des soupçons de tapis volés, de souvenirs dérobés…Wade n’a plus le temps de décocher ses dernières flèches contre son élève devenu Président ; Il s’occupe de faire des sorties pour se blanchir pendant que son successeur travaille à payer les salaires et continuer l’œuvre du maître. Rappelons que le Pape du Sopi avait déclaré que s’il quittait le pouvoir les salaires ne seraient pas payés et que ses chantiers allaient s’arrêter. Macky Sall s’est employé à lui prouver le contraire.
Karim en prison dans le cadre de la traque des biens mal acquis devient tout de suite une patate chaude. Wade s’énerve, fait des sorties maladroites allant même jusqu’à traiter le Président de tous les noms d’oiseaux. Celui-ci se tait et ne dit rien ! L’opinion est prompte à prendre la défense de celui qui garde le silence alors qu’il est attaqué.
Le Président Macky fait bénéficier Karim d’une grâce partielle : coup de maitre ! Il n’est pas amnistié et s’en va avec autour du cou la corde bien serrée de la condamnation financière : 138 milliards ; Une grosse somme ! Physiquement le fils de Wade est libre mais des charges financières pèsent toujours sur lui ; Ce qui continue de le maintenir loin du pays.
Le cas Khalifa Sall, on en parle. Loin des considérations judiciaires, nous resterons dans la lecture politique. Soit il sera candidat, soit il ne le sera pas. A supposé qu’il le soit, l’ancien Maire de Dakar ne battra pas campagne si sa condamnation est en même temps confirmée par la cour suprême. Cheikh Bamba Dièye et Barthélemy iront pour lui au contact des électeurs. L’un et l’autre ne pourront absolument pas permettre à Khalifa d’engranger un grand score. On ne fait pas une campagne par procuration, en tout cas ici au Sénégal dans le cadre d’élections présidentielles. Khalifa absent du terrain, les autres ne pourront rien faire d’autant plus que Cheikh Bamba Dièye n’a plus un parti bien structuré à l’intérieur du pays.
Aujourd’hui, sans tambour ni trompette, le candidat de Benno Bokk Yakaar, multiplie les coups politiques et les réussit pour la plupart avec brio. Il a su maintenir sa coalition électorale sachant que son parti seul a des limites objectives. Il a eu l’intelligence de pas le structurer, en tout cas dans sa verticalité même si dans son horizontalité certaines structures existes. Il sait qu’il a besoin de l’organisation du parti socialiste et de l’AFP pour maintenir la colonne vertébrale de sa grande structure politique qui va au-delà de l’APR.
Concernant l’organisation des élections de Février 2019, il m’arrive de rire sous cape quand j’entends certains leaders politiques demander à Macky Sall de nommer une personnalité neutre à la place de Aly Ngouye Ndiaye. Quel est le stratège politique qui lui aurait conseillé d’accéder à cette demande ?
Abdou Diouf a nommé une personnalité neutre pour les élections de 2000 en la personne du Général Lamine Cissé et le voilà qui perd les élections ; Wade l’a fait en 2012 avec Cheikh Gueye et on sait ce qui s’en est suivi.
Pourquoi penser que Macky va le faire ? Ne dit-on pas qu’il n’y a « jamais deux sans trois » ? Qui l’aurait fait à sa place dans ce contexte actuel ?
Le candidat à sa propre succession, Macky Sall, on peut l’aimer ou ne pas l’aimer, mais personne ne peut lui dénier son intelligence politique.
Aujourd’hui, force est de constater que l’élève est entrain de dépasser le maître. Wade a toujours été un fin tacticien politique, ce qui lui a valu le sobriquet de « Ndjomboor » (l’animal le plus intelligent) mais là il est en train d’être dérouté par son ancien élève. Ce dernier est même trop loin devant ses propres responsables politiques. Il fait à lui seul la vie de la coalition Benno Bokk Yakaar. S’il ne bouge pas, personne ne le fait !
Le Président Macky Sall a très tôt compris que les « coups » politiques sont autant utiles à la conquête qu’à l’exercice du pouvoir et qu’il faut avoir le fameux « coup d’œil », dont Max WEBER faisait la « qualité psychologique déterminante de l’homme politique ».








Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

Présidentielle de 2019: Attention aux démagogues !

« L’opposition cherche la crise du régime ! » Le pouvoir l’en accuse, l’opposition s’en défend.

Le pouvoir dit que tout va pour le mieux, l’opposition affirme le contraire. Qui a raison ? L’un des deux ment, c’est l’évidence. Aujourd’hui celui-ci, demain celui-là. Et le peuple sur les gradins assiste à l’empoignade dont on le persuade que dépend son avenir.

Cris et chuchotements, éclairs d’imprécations ! L’espace sénégalais en est zébré. C’est bientôt la campagne électorale. Effrayer le peuple pour obtenir ses suffrages, le séduire pour capter sa confiance, voilà à quoi, sans per ni reproche, s’emploient les hommes politiques. Demain on rase gratis ! Et les cous se renversent offerts au rasoir. Votez pour X, c’est la garantie de l’émergence ! Votez pour Y, c’est l’assurance de l’indépendance nationale ! Les politiciens s’égosilleront et les affiches couvriront les murs.

Bientôt soixante ans que des hommes et des femmes votent dans ce pays, on ne cesse de leur promettre la lune et c’est chaque fois, sous son masque narquois, le grand cimetière des illusions perdues.

Si certains sénégalais donnent la majorité sortante pour battue, ce n’est pas tant à cause de son bilan qui est bien défendable, c’est parce que son charme incarné par de proches collaborateurs est parfois éventé.

Les peuples sont incorrigibles. On les trompe dix fois, cent fois, ils marchent encore. Pourquoi ? Parce que la démagogie se nourrit de leurs aspirations. Et c’est en quoi elle est une gueuse : elle spécule sur le meilleur de l’homme, la liberté, le travail, l’éducation, et tire des traites sur son bonheur pour mieux asseoir l’ambition de quelques-uns.

Ils ne sont pas tous démagogues, mais c’est assez de quelques-uns pour gâter la pâte et pousser les meilleurs à la surenchère. Votez pour moi, vous aurez du travail et du pain ! Comment ne pas y croire, quand on manque de pain et de travail. La mémoire est courte quand il s’agit de faire place à l’espérance. Demain on rase gratis et le Sénégal va changer de base. Le Sénégal a changé, c’est vrai, et des progrès ont été accomplis. Il suffit d’une miette pour faire croire que demain le pain de la justice sortira tout cuit du four électoral.

La démagogie est-elle liée à la politique comme une fatalité ? L’histoire le montre. On ne gouverne pas innocemment. Tout pouvoir est une violence et le mensonge en est une. Viol des corps, viol des âmes, tous les coups sont pratiqués sinon permis. Et l’humanité n’a pas attendu Machiavel pour admettre que la fin justifie les moyens.

Même la morale fléchit devant les exploits du malin et tourne en vertus les entreprises de la ruse. Le plus beau mensonge de l’histoire du monde c’est le cheval de Troie. Un mensonge-monument, qui berne les Troyens et cause leur ruine. Malheur aux bernés et vive Ulysse ! Héros à la langue double, pipeur de dés, qui finit, à force de mentir, par ne plus savoir qui il est ! « Je ne suis personne ! » lance-t-il à Cyclope, c’est-à-dire un masque de rien du tout.

Mentir c’est cacher. Que cachent-ils donc ? Soit leur méchanceté, soit leur faiblesse.

Malignité, ignorance, ambition, tous les prétextes sont bons au mensonge politique. On ment dans le présent : pour le travestir ; dans le futur, pour l’orienter à sa guise, dans le passé, pour le justifier, car c’est encore avec des mensonges qu’on écrit l’histoire.

Maintenant faut-il s’indigner d’une pratique qui existe depuis que le monde est monde ? Le mensonge se perpétue comme un phénomène qui a son statut social. Tissu de l’histoire et composant du jeu politique, il est l’objet des discours politiques. Ce discours, c’est la rhétorique, l’art de persuader, donc de manipuler l’opinion. Cela s’apprend dans les écoles où l’on couronne les élèves qui auront le mieux persuadé, donc le mieux séduit. Platon dénonçait la rhétorique, comme une tricherie, comparable à la cosmétique, disait-il, l’art du soin qui cache la réalité des corps. Donnez-moi un levier, je vous soulève le monde ! Les Archimède de la politique disent : donnez-moi une tribune et je vous soulève le peuple.

Il faut relire dans Jules César de Shakespeare les discours successifs de Brutus et d’Antoine devant la plèbe romaine. L’un et l’autre ont la main sur le cœur et le cadavre de César à leurs pieds. « Je l’aimais, dit Brutus. Mais si je l’ai tué, c’est parce que j’aimais Rome plus encore que lui, donc vous-mêmes qui m’écoutez et que j’ai voulu délivrer de son ambition ! » Et l’assistance cria : « Vive Brutus ! » Après quoi vient Antoine. « Moi aussi j’aimais César, dit-il, et je l’aimais parce qu’il voulait votre bien. César ambitieux, peut-être, mais ambitieux pour vous et vos enfants dont il était le rempart et maintenant le voilà mort ! » Alors l’assistance crie : « Vengeance, assassin, à mort Brutus ! »

C’est le plus bel exemple d’une volte-face populaire provoquée par un discours politique. Des milliers d’années nous séparent de ces Romains. Sommes-nous aujourd’hui moins versatiles ? En Février 1944, tout Paris acclame Pétain au balcon de l’hôtel de ville. En Août de la même année, tout Paris acclame De Gaulle au même balcon, ce qui faisait dire à un humoriste qu’en six mois la population de la capitale avait doublé.

Lorsque la démagogie agit sur nos passions, elle est sûre de nous trouver. A la baguette du discours politique, nous marchons comme un seul homme.

Pour éviter cela, prenez tous du recul et soutenez le candidat que vous aurez choisi en âme et conscience. Chacun est libre et totalement libre de soutenir son rêve de changement ou de continuité. Que cela se fasse dans le respect de la différence et l’acceptation du choix de l’autre.

Une seule voix comptera mais seule ne fera pas les élections. Ce sera tout un peuple qui votera, même ceux-là qui choisiront de s’abstenir. Le mot est lâché, ils auront fait un choix.

Au décompte final, que seul le Sénégal en sorte victorieuse et que la construction de notre pays puisse continuer.

Que vive la Paix au Sénégal !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

Présidentielle 2019: Le temps des parrains

La campagne pour le parrainage vient d’être bouclée et commence le moment des dépôts.

Le parrainage a connu son lot d’impair et de magouille à tous les niveaux. Que la coalition qui n’a pas fraudé lève la main ! Beaucoup de collecteurs ont reçu des cartes d’identité par whatsapp avant eux même de mentionner les informations sur les fiches en imitant la signature des propriétaires.

D’autres, sachant pertinemment que vous avez déjà parrainé ont insisté pour avoir votre pièce et l’inscrire à nouveau. L’argent a aussi circulé ! Des électeurs ont reçu entre 2500 et 5000 FCFA. Cette pratique contrairement à ce qu’on veut faire croire à l’opinion n’a pas été seulement utilisée par le camp du pouvoir, l’opposition aussi.

Dans la mouvance présidentielle, c’était la course effrénée aux parrains, à qui mieux mieux. Il fallait pour chacun montrer son poids politique en déposant un nombre acceptable de parrains et devant la presse. Même pour 5000 enrôlés il a fallu organiser un point de presse pour la remise.

Faisant le tour dans certains quartiers généraux de candidats, le constat était juste effarant. Certains ont commis des jeunes pour reprendre les fiches de collectes qu’ils jugent eux-mêmes illisibles. Comment feront-ils pour les signatures s’ils ne les falsifient pas ? C’est de la fraude !

Sur les ordinateurs, connectés à internet, des jeunes gens sont préposés à la saisie sans savoir qu’il suffisait du plus petit hacker du coin pour pirater leur réseau et ainsi effacer toutes leurs données la veille des dépôts. « Ndaw thioow ! »

Maintenant que le dépôt est ouvert se posera un certain nombre de problèmes techniques et éthiques. Comment se fera la vérification avec cette nouvelle variable introduite dans le parrainage et absente du fichier électorale : le numéro de la carte nationale d’identité.

Cette variable introduite lors du parrainage comme élément « discriminant » afin d’éviter que les candidats ne puissent copier le fichier électoral à eux remis lors des législatives passées, n’est pas un élément « constituant » du fichier.

Comment feront-ils pour vérifier si les signatures sont authentiques ?

L’ordre de dépôt a créé un tollé sans précédent devant le conseil constitutionnel ce lundi 10 Décembre avant 00 heure. Ceci est dû au fait que certains comprennent parfaitement qu’être le premier à déposer ouvre bien grandes les portes du succès, en tout cas pour la validation de la candidature.

Si vous êtes le premier (1er) à déposer, votre liste de parrains ne sera comparée qu’au fichier électoral pour vérifier la fiabilité de vos données remises. Vous ne serez aucunement confronté aux doublons. Un seul filtre vous sera opposé : la fiabilité avec le fichier.

Maintenant si vous second (2e), vous serez comparé à la 1ère liste déposée pour éviter les doublons et au fichier pour la fiabilité (2 filtres).

etc….
Si vous êtes la vingtième (20e) coalition à déposer, vous serez comparé aux 19 premières listes avant la vôtre pour les doublons et au fichier pour la fiabilité (20 filtres).

En terme de nombre de parrains comparés à votre liste et si chacun dépose 1% du fichier, soit 66.821 parrains:
– le premier à déposer n’aura aucun problème pour les doublons ;
– la liste du 2e sera soumise à 66.821 autres parrains pour vérifier les doublons
– la troisième liste à 133.642 parrains (66821 parrains x2) ;
etc…
– la 20e liste à 1.269.599 parrains (66821×19) pour voir s’il n’y a pas de doublons.

Ceci pour dire que plus vous êtes loin dans l’ordre de dépôt, plus seront grandes vos chances d’avoir des doublons avec d’autres listes et ainsi voir votre candidature invalidée dans les règles de l’art.

 

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

 

 

Investiture de Macky Sall: une prestation de serment avant l’heure

Décidément, le candidat Macky Sall a une longueur d’avance sur ses concurrents à la présidentielle de 2019.
En effet, le 1er Décembre passé, il a encore réussi une démonstration de force qui énerve même le plus calme de ses opposants. Pour preuve le post de ce farouche opposant au régime en place qui, sur sa page Facebook écrit: « En voyant tout ce monde à Dakar Arena, je suis dégouté par le sénégalais, Macky passera inéluctablement au 1er tour ». L’on sent bien l’amertume et le dégout dans ses propos faisant suite à un constat bien amer pour lui : la popularité du candidat Macky Sall.
Certains diront que tous ceux qui se sont déplacés à la cérémonie ne voteront pas pour Macky car ils ont reçu de l’argent pour y être. Soit ! Cependant, il faut aussi accepter que l’intérêt pécuniaire qui les aurait rassemblés à Diamniadio peut bien leur faire voter Macky Sall le jour J. Le candidat de Benno Bokk Yakaar draine des foules et c’est une réalité qu’il ne faut pas occulter. Il a réussi toutes ses sorties que ce soit à Dakar ou à l’intérieur du pays.
Au Sénégal, pour bien tâter le pouls de la température politique, il faut toujours se garder de le faire uniquement à travers ce qu’on lit dans les réseaux sociaux et le ressenti des populations de Dakar. Il faudra aller à l’intérieur du pays, sillonner les contrées les plus reculées pour se rendre compte que bon nombre de votants sont loin et très loin même de ce vent contestataire que d’aucuns croient entendre souffler sur le pays.
La situation politique en direction des présidentielles est loin de ce que beaucoup d’analystes mettent sur la table quand ils sont consultés. Il est des fois tout autre !
A Kaolack par exemple, même si Madame le Maire Mariama Sarr est contestée par la majorité des citoyens de la ville, il n’en demeure pas moins qu’elle contrôle beaucoup de localités dans le département. Si on ajoute cela les militants qui ne suivent que les consignes de vote de Diène Farba Sarr, Pape Demba Bitèye, Modou Ndiaye Rahma, Baye Ciss, Mimi Touré, Souleymane Ndéné Ndiaye…sans oublier Elhadj Malick Gueye et Macoumba Diouf de Latmingué, la victoire est bien assurée dans la région pour le Président sortant.
Dans ville de « Mbossé Coumba Jiggen », les responsables ne s’entendent pas certes et là pas du tout, mais avec la stratégie du leadership éclaté, chacun contrôle une masse critique de personnes qu’il pourra faire voter en faveur de son candidat. Ensuite, l’autre constat est que l’opposition y est très mal organisée et peine à rallier les populations à sa cause. Aucune grande manifestation et cela depuis belle lurette n’est à son actif.
Le PDS est disséminé dans la ville ; le PS version Khalifa Sall (Taxaawu Sénégal) y est incarné par un Djokel Gadiaga qui a des contentieux réels avec les kaolackois surtout dans le cadre de la gestion du foncier, cela depuis les différents mandats du maire Feu Ablaye Diack jusqu’à celui de Mariama Sarr en passant par ceux de I. Bèye, Khalifa Niass (l’ancien maire de la ville à ne pas confondre avec le frère de Sidy Lamine), Madieyna Diouf ….
Ce qui est valable à Kaolack l’est aussi bien dans les autres régions. Dans chacune d’elles, les responsables apéristes ne s’entendent guère mais finissent toujours par l’emporter. En versant tous dans la concurrence, les uns contre les autres, ils réussissent par engranger des voix au bénéfice de leur candidat. C’est le cas au Fouta, à Fatick, à Tambacounda…
A Kédougou, certes Hadji Cissé a perdu énormément de terrain au profit de Moustapha Guirassy mais l’Honorable Aya Ndiaye peut bien permettre de réduire les écarts si le candidat du SUD venait à l’emporter. Cette dame a investi dans l’autonomisation des femmes et dans la transformation des produits locaux, de Kédougou à Saraya, Salémata, Médina Baffé, Oubadji, Ibel…
A Ziguinchor, on peut bien s’attendre à une réelle percée de Ousmane Sonko. Cependant le récent soutien apporté par Abdoulaye Baldé au candidat Macky Sall peut bien contribuer à faire du bien à ce dernier.
A Saint Louis, l’ile qui était bien contrôlée par Baraya qui a toujours eu pour lui le vote des habitants du quartier populaire de Guet Ndar peut finir dans l’escarcelle de la mouvance présidentielle. Toutefois les récents dégâts causés par la mer peuvent, s’ils ne sont pas bien gérés, impacter négativement sur le score du Président sortant.
On peut bien continuer à faire la situation dans chaque région afin de montrer le retard accusé par l’opposition et les réelles chances de Macky de remporter les élections dans ces localités.
A part à Dakar, Touba et dans une moindre mesure Thies où la lutte risquera d’être bien âpre, nous ne voyons pas une région où l’opposition peut bien sortir vainqueur avec un large score. Le travail de fond qu’elle devait faire tarde toujours. Beaucoup d’erreurs sont commises et ce sont les mêmes que celles là qui leur faisaient se concentrer dans des élans contestataires dans la capitale entre 2011 et 2012. Ils avaient tous fini par oublier, à part le candidat Macky, que les élections se gagnent sur le terrain et nulle part ailleurs. Pour cela, il faut se lever très tôt et accepter de souffrir pour visiter les contrées les plus reculées du pays afin de nouer le contact avec ces personnes qui y vivent.
Maintenant, vouloir déclarer urbi et orbi que sans la participation de Karim Wade et de Khalifa Sall, il n’y aura pas d’élection au Sénégal ne semble pas être une stratégie bien soutenable d’autant plus que personne n’a pu empêcher la tenue de leurs procès et leurs incarcérations. Sans entrer dans le fond des éléments de la chose jugée les concernant, nous pouvons dores et déjà affirmer qu’ils ne seront pas de la course. En tout cas, rien et absolument rien n’y présage surtout en prêtant bien attention aux propos des tenants du pouvoir concernant ces deux « K ».
Pour revenir à l’investiture de Macky Sall, il ne serait pas saugrenu de constater toute la confiance affichée par ce dernier. Elle est la même que celle là notée lors du lancement de la campagne de parrainage de sa candidature par sa coalition.
D’après les informations détenues, ils seront nombreux, ces candidats à la candidature, qui risqueront de ne pas franchir la barrière des parrainages. Ceux là qui disent qu’il ne dépassera pas cinq (5), le nombre de candidat en lice lors des présidentielles de Févier 2019, en savent autant ou même plus que nous. Ils ont bien raison !
Le candidat Macky Sall a fini de soustraire bon nombre de parrains sur lesquels pouvaient compter ses adversaires afin d’atteindre le seuil requis. Seule la solidarité et une planification stratégique commune pouvait permettre à cette opposition de mettre sur la ligne de départ plusieurs candidats et ainsi morceler le score du Président sortant. C’est bien dommage pour eux s’ils n’ont pas pu comprendre cela !
Ensuite à part Sonko qui, reconnaissons-le, est entrain de faire un bon travail même si ce n’est pas encore suffisant, les autres ne cessent de reculer dans les intentions de vote en accumulant les erreurs politiques ; C’est le cas de Bougane Gueye Dany.
Comment comprendre qu’il puisse organiser son congrès d’investiture le même jour que celui du Président sortant ? Qu’est ce qu’il y gagne étant entendu que dans le traitement des deux évènements, le sien passera forcément au second plan et risque de ne capter que l’attention de ses souteneurs déjà convaincus.
Toujours concernant le leader de « Gueum sa bop », l’on se demande où peut bien se trouver l’intérêt d’organiser une cérémonie d’investiture pour quelqu’un qui a créé son mouvement, s’en est auto proclamé Président et candidat. C’est du gâchis ! La politique n’est pas un jeu où l’on avance au feeling.
Aujourd’hui, si le parrainage est considéré comme le premier tour des présidentielles de 2019 alors l’investiture de Macky Sall de ce 1er Décembre tient lieu de prestation de serment. Ce qui expliquerait d’ailleurs la présence à cette cérémonie de plusieurs Chefs d’Etat et de gouvernement.
Pour Février 2019, il faut bien être réaliste et se dire qu’Alea Jacta Est !

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

Frasques sur les réseaux sociaux: Ma sœur, Reine ou serpillère !

Mes très chères sœurs
Que vous arrive t’il ? Lou khew ? Dites-moi s’il vous plaît. J’ai besoin de savoir comment vous avez fait pour en arriver là.

Depuis quelques temps vos frasques polluent les réseaux sociaux et les rubriques faits divers de la presse. Si ce n’est pas « des vocaux salaces », on vous accuse des pires actes.
Mesdames et mesdemoiselles !
Vous êtes entrain de troquer la perle rare que vous êtes contre du cuivre (peureum). Lane moko fi diar ? Vous oubliez que vous êtes la chose la plus extraordinaire qui puisse exister dans l’humanité. Sans vous le monde n’aurait jamais existé.

Vous êtes des REINES. S’il vous plait comportez vous en REINE.
Dieu a fait de vous le champ dans lequel IL a décidé de semer toutes ses graines, tout son espoir de voir des hommes et des femmes avec des valeurs peupler la planète. Ne le décevez surtout pas !
Beaucoup d’hommes ne vous feront pas rebrousser chemin si vous vous engagez dans la mauvaise porte surtout quand ils deviennent excités. Le sexe de l’homme et son esprit sont inversement proportionnels. Plus l’un s’élève plus l’autre s’abaisse. Un homme excité ne réfléchit plus.
Quand un homme a le culot de vous dire certaines choses c’est qu’il ne vous respecte plus. Comment pouvez-vous être avec quelqu’un qui ne connait pas votre valeur ? Une REINE on l’a respecte ou on quitte sa cour.
Que les mirages de ce bas monde ne vous fassent pas accepter l’humiliation. « Lane moy Iphone ? Louy greffage ? Lane moy tablette ? » En acceptant ce marchandage vous acceptez d’être des esclaves comme nos grands parents qui étaient vendus pour de la pacotille. Eux au moins ils n’avaient pas le choix mais vous vous l’avez. REFUSEZ !
Depuis la nuit des temps les hommes vous font croire que vous êtes le sexe faible et pourtant ils ne vous protègent pas. Quand quelqu’un est faible on le protège au lieu d’en profiter. Beaucoup d’hommes en profitent. Ils vous attaquent là où ils vous croient faibles en vous proposant des choses viles de ce bas monde. Ils vous tendent des pièges et vous y tombez facilement.
Chères sœurs !
Sans vous l’homme n’est absolument RIEN ! Reprenez-vous et montrez le bon exemple aux autres.
Quand un homme commence à mal vous parler, arrêtez le net et s’il vous aime il comprendra. Vous ne méritez l’irrespect de personne. Que ceux là qui ne vous méritent pas aillent voir ailleurs. Quand un homme vous aime, il ne vous fera jamais prendre certains risques. Excités certains hommes deviennent des animaux. Ne comptez pas en ce moment là sur eux pour vous donner de bons conseils. Ils continueront d’insister même si vous leur montrer que vous avez peur. Ils te donneront des garanties du genre « keene douko yeuk »… « Dagnouy feene ! » S’ils n’en parlent pas entre amis, ils ne savent pas quand leur téléphone tombera dans les mains d’un autre.
Reprenez votre trône mes chères sœurs. Vous êtes en train de la déserter pour une natte bien pourrie.
Comment pouvez accepter que l’on vous parle au téléphone jusqu’à des heures indues de la nuit ? Ceux et celles qui vous entendent parler même s’ils ne vous le disent pas, pensent que vous êtes sans valeur.

Honorez la maman qui vous a donné naissance ! Chaque fois que vous trébuchez c’est elle qui en souffrira le plus. On lui jettera à la figure : « doom ja, Ndeye ja » même si ce n’est pas vrai des fois. On lui dira loin de vos oreilles qu’elle ne peut pas avoir une fille de valeur car elle même n’en a pas. Elle pleurera loin de tes yeux. Elle tombera malade de tes agissements.
C’est cela que vous voulez ?
Soyez des REINES et pas des serpillères, s’il vous plaît.

Souleymane Ly
Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

Responsables APR, réveillez-vous ! Macky ne vous doit plus rien !

De simple étudiant venant de finir tes études ou même pas, il t’a donné un travail bien rémunéré et l’on t’appelle maintenant « Madame la » ou « Monsieur le ».
Qui l’eut cru ? Personne même pas toi et tes proches.
De locataire, tu es passé à propriétaire terrien en un claquement de main. Monsieur Macky Sall a bien changé ta vie. Il t’a choisi parmi des milliers de personnes qui étaient bien avec lui et qui peut être même sont plus méritants.

Déflaté, il t’a redonné un emploi mettant ainsi fin à toutes tes nuits blanches et même les querelles interminables dans la maison dues à ta situation précaire. Aujourd’hui, tu sembles oublier qu’il ne te doit plus rien et que tu lui dois tout !








Ancien petit commerçant, il a fait de toi un député du peuple te faisant du coup gagner en honorabilité. N’est-ce pas Honorable ?

De simple fonctionnaire avec un salaire qui permettait à peine de joindre les deux bouts, tu es devenu ordonnateur de crédits avec à la clé le bénéfice des largesses des fournisseurs.

Tout cela tu ne le dois qu’au Président Macky Sall !

De client des cars rapides et autres transports en commun maîtrisant parfaitement les itinéraires de toutes les lignes de bus, tu es aujourd’hui avec deux ou trois voitures de fonction, voire plus. Ceci est de la seule générosité du Président Macky Sall à tonégard. Wala bokk !
Legui nakk…. au lieu de lui rendre la pareille
Tu es là à te chamailler pour des « qui a déposé le plus de parrains que l’autre »,  » je ne dépose pas chez untel ou unetelle »… Quelle équipe vous faites !
Maintenant, si tu crois que tous ces candidats de l’opposition qui crient et qui font dans la menace sur l’après Macky le font contre lui, tu te trompes lourdement. Ils savent bien qu’ils ne peuvent rien contre un Président sortant mais contre toi oui. Ils te traqueront et chercheront à t’humilier coûte que coûte. Alors, qui a plus intérêt à ce que le candidat Macky soit réélu en 2019 ? Certainement toi ! Évidemment.
« Lima diakhal moy » tu sembles l’ignorer et royalement.
Au lieu de vous crêper les chignons pour des locales qui ne sont pas encore là, occupez-vous d’abord de ces présidentielles imminentes.
Macky waathioo na ak yene !
Waathioo leene ak moom waay !








Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

Lettre au président Macky Sall: Pour que cessent les «Kaba*» entre Sorry et Matar

C’est regrettable et bien désolant d’assister à une passe d’arme entre deux responsables de l’APR à Fatick par presse interposée. Je veux parler des bisbilles entre Monsieur Sory Kaba et les souteneurs de Matar Ba.

Ce fâcheux évènement est d’autant plus ahurissant quand cela se passe entre de hauts responsables de la ville du Président de la République Monsieur Macky Sall.

Fatick qui a plus besoin d’unité et de solidarité eu égard au symbole qu’il représente, est en passe d’être l’exemple type d’intolérance et de manque de communication entre responsables politiques d’un même parti et de surcroit celui au pouvoir. Des fois on se surprend même à se demander si ces gens sont du même bord.








Ils ont fini de tellement tirer sur le tissu que le Président a voulu étaler sur la ville qu’aujourdh’ui chacun est parti avec un morceau. Pourquoi faire ? Dans une ville avec moins de vingt mille (20.000) inscrits dans le fichier électoral, à quoi peut servir un vivier de même mille (1.000) militants si les responsables refusent d’être ensemble. Chacun contrôle un petit quartier et a fin de lier son nom à ce dernier, de Peulhga à Ndiaye Ndiaye en passant par Ndouck et Emetteur.

Beaucoup de jeunes sont aujourd’hui frustrés dans la ville tellement le niveau d’arrogance de certaines de ces personnes qu’ils avaient acceptées comme dirigeants a fini d’atteindre les sommets. L’espoir qu’ils avaient en sautant de joie au soir des élections présidentielles de 2012 consacrant l’accession à la magistrature suprême d’un des leurs est en train de bien s’effriter, s’il n’a pas fini de l’être. Le soir, dans le « tangana de Sana », point de ralliement de bon nombre de jeunes, il suffit d’écouter leurs conversations pour comprendre les griefs qu’ils retiennent contre ceux là qui on été promus par le Président Macky Sall. Quand certains te disent qu’ils n’ont plus accès à leurs responsables, d’autres te parlent de traitement bien sélectif dans la prise en charge de leurs différentes préoccupations. Le seul espoir sur lequel ils continuent de s’accrocher c’est l’idée de voir le Président Macky Sall ou la Première Dame fouler le sol de Fatick et comme à l’accoutumée leur donner la parole. Quand dans une localité, les habitants se lèvent pour exiger le Chef de l’Etat comme seul interlocuteur, c’est que les courroies de transmission ne fonctionnent plus.

Aujourdhui, si certains habitants de la cité de « Mame Mindiss » refusent de parrainer le candidat Macky, rien à voir avec la personne du candidat, c’est juste que ces personnes pensent qu’en inscrivant leur nom sur une fiche, celle-ci sera comptabilisée par un responsable qui pourra s’en glorifier.








Il faut que tout le groupe de responsables comprenne que les jeunes de Fatick aspirent réellement à autres choses que conduire de « jakartas ». Leurs préoccupations doivent être prises en charge dans la durée à travers de projets structurants à même de les faire voir le bout du tunnel.

En Février 2019, c’est Macky Sall qui a rendez vous avec le peuple. Maintenant vouloir se positionner pour des élections locales relève de la sorcellerie. « Bala ngani naam néé fa ». Ce n’est qu’au Sénégal que l’on voit pour une élection plusieurs candidat d’un même parti, les uns contre les autres. Et le candidat du parti ?

Il est vraiment temps que le Président Macky Sall siffle la fin de la récréation dans la ville de Fatick où sa visite est attendue par toutes les couches de la population.

 

Souleymane Ly

Spécialiste en Communication

julesly10@yahoo.fr

 

 

L’effet de Halo dans la politique sénégalaise

L’effet de halo, effet de notoriété ou encore effet de contamination, est un biais cognitif qui affecte la perception des gens ou de marques. C’est une interprétation et une perception sélective d’informations allant dans le sens d’une première impression (« il ne voit que ce qu’il veut bien voir »).
Si la première impression sur la personne est favorable, ce biais perceptif tend à interpréter favorablement ce que cette personne dit ou fait. C’est l’effet de halo positif. À l’inverse, si la première impression est défavorable, ce biais perceptif tend à voir la personne sous un prisme négatif. C’est l’effet de halo négatif.
Sous l’effet de Halo on peut avoir une opinion négative de quelqu’un, sans le connaître, du seul fait de son appartenance à un groupe que nous n’estimons pas ou inversement, avoir une mauvaise opinion d’un groupe uniquement parce qu’une personne que nous n’apprécions pas en fait partie.








Ceci dit voyons comment cela se manifeste réellement dans la vie politique de notre pays. Récemment des hommes politiques ont été insultés dans les réseaux sociaux avec un nombre incalculable de commentaires, les uns plus désobligeants que les autres. Beaucoup de ces commentateurs ont été happés dans un effet d’entrainement qui a fait que ils n’ont suivi que leurs devanciers dans les commentaires, des fois même sans prendre le temps de réfléchir sur ce qu’ils vont écrire. Ils font juste comme la grande masse : c’est l’effet d’entrainement.
En 2012, Me Abdoulaye Wade a bien souffert de cet effet de Halo. Quand le « tout sauf Wade » a commencé beaucoup de sénégalais y ont pris part sans pour autant prendre le recul nécessaire avant chaque vote : je vote pour qui et pourquoi ?
C’est ce même phénomène qui fait que dans un parti quand certains responsables commencent à quitter, les autres ne tiennent plus sur place. Ils ont tendance à vouloir suivre le mouvement sans aucune réflexion préalable.
Aujourd’hui, c’est Ousmane Sonko qui bénéficie de ce biais cognitif (halo positif) qui fait que plusieurs sénégalais se ruent vers lui. Il capte l’attention et les groupes commencent à s’agglutiner autour de sa personne. La faute à toutes ces personnes qui ont voulu lui porter la réplique sur un certain nombre de sujets. Par exemple quand on n’aime pas Ahmed Khalifa Niass, on a tendance à aller vers Sonko qu’il attaque avec force.
Cependant, attention à l’effet boomerang ! Toutes celles et ceux qui ont été contre Wade peuvent retirer leur soutien à Sonko si ce dernier arrivait à s’allier avec le Pape du SOPI. Et si l’effet de Halo fonctionne bien dans ce cas, l’effet d’entrainement peut lui faire perdre beaucoup de militants. C’est le même danger qui peut aussi le guetter s’il continue à entretenir le flou sur certaines interpellations de ses concitoyens. Le sénégalais a par essence peur de l’inconnu. N’est-ce pas lui qui dit : « dina maaté ak dou maaté, boul ko diokh sa lokho » !
C’est le cas aussi avec le camp présidentiel. Le phénomène fait ici que tous les sénégalais qui sont contre un responsable de la mouvance présidentielle auront tendance à rejeter Macky Sall. Rien de ce que fera le Président ne sera vu d’un bon œil car il incarne ce qu’ils rejettent. Pour en avoir le cœur net il faudra aller visiter sa page facebook et lire les commentaires. Vous y trouverez un exemple bien pratique de l’effet de Halo.
A côté, il y’a le biais de représentativité qui est la tendance à fonder son jugement ou à prendre une décision à partir d’un nombre limité d’éléments que l’on considère comme représentatifs d’une population beaucoup plus large.

Ce biais cognitif revient à se baser sur une représentation de la réalité ou sur des stéréotypes plutôt que sur une analyse statistique ou à généraliser à partir de cas particuliers ou d’exemples, sans se baser sur un raisonnement logique et probabiliste.








C’est ainsi que sur la base de sondages pas du tout crédibles, certains se permettent de dire qu’untel passera au 1er tour, qu’un tel autre sera au second tour, etc. Ce biais de la représentativité contribue à rendre flou le jeu politique dans notre pays. Ce n’est pas parce que cent mille (100.000) personnes sont avec vous que vous passerai au 1er ou au second tour. Vous n’avez pas l’assurance de leur vote le jour J. Ils sont déjà nombreux dans ce pays, les gens qui participent comme des illuminés au débat politique mais qui ne votent jamais.
Je dis bien JAMAIS !

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

Confessions politiciennes: Moussa et Demba, deux faces d’une même médaille (Souleymane Ly)

Je m’appelle Moussa, suis responsable de la mouvance présidentielle. Je n’ai aucune base fiable mais suis tellement malin que cela ne se sait pas. Je n’ose pas organiser dans mon fief. Tout ce que je sais faire c’est occuper les médias et dire des choses qui choquent pour continuer à exister. Je ne mâche pas ses mots. Je dis des grossièretés et suis capable de sortir des insanités contre un opposant qui ose parler du régime.

Dans ma propre localité, je n’y vais que la nuit venue pour quitter tôt le matin, avant que le jour ne se lève. Cela me permet d’éviter toutes ces ordonnances qu’on risque de me tendre à mon réveil. Toutes ces personnes qui m’ont soutenu avant, je ne peux plus être avec eux. Sérieusement, on n’est plus de la même catégorie sociale. Aujourd’hui, pour me voir il faut faire le pied de grue dans ma nouvelle maison et accepter d’être humilié par les gros bras préposés à ma sécurité.  « Légui kilifa la nak ».








Chaque fois que le Président doit visiter ma localité, je me positionne pour toucher l’argent de la mobilisation avant de me fondre dans la nature. Le jour J, je profite de la mobilisation des autres pour ensuite arborer un grand sourire comme si j’en étais l’artisan. Des fois, il me suffit de trouver dix à vingt personnes avec des pancartes à brandir sous le regard du Président. Pour cela, ses jeunes sont prêts à se battre et jouer des coudes pour se rapprocher et être vus par le leader du parti. Ils savent bien que je les surveille et que si je ne suis pas satisfait ils ne toucheront pas un rond.

Maintenant quand je sens que mon leadership est menacé pour une raison ou une autre, je suis là prêt à mettre beaucoup d’argent dans un grand meeting avec une mobilisation « ndiaga ndiaye » et un direct à coup de millions sur la 2STV et la TFM.

Quand il m’arrive d’être en bisbille avec le Secrétaire Général du parti, je deviens un grand maître chanteur. Je menace d’aller intégrer l’opposition avant de rappeler à tout le monde que je suis un membre fondateur du parti. Je le fais tout en feignant d’oublier que Macky Sall ne doit rien à personne, à part le peuple, dans son élection de 2012.  La cartographie de son premier score de 25% au premier tour est là pour prouver que c’est le fruit du capital confiance que lui seul, pas un autre, a eu à bénéficier. C’est ce qui avait fait que ses plus grands scores ont été réalisés à Fatick (sa région) et le Fouta (sa région d’origine).

Nous tous qui disons que nous avons fait accéder le candidat Macky à la magistrature suprême savons très bien que c’est faux. Certains d’entre nous n’étaient même pas d’accord qu’il se présente en 2012, étant très pessimistes par rapport à nos chances à ces élections. D’autres continuaient même à négocier avant les élections de 2012 avec le parti qui était au pouvoir, le PDS. Nous avons été nombreux à participer à des rencontres nocturnes avec des responsables du régime de Wade avant le premier tour. C’est seulement à partir du second que nous avons senti que le vent est en train de souffler en faveur de Macky que nous sommes venus nous ranger.

Quand certains de nos alliés me disent avoir porté notre candidat Macky Sall au pouvoir en le soutenant au second tour, je leur pose toujours la question suivante : « aviez-vous le choix ? »

Contre n’importe quel sénégalais au second tour, Wade aurait été défait. La majorité des sénégalais en avait contre Wade et voulait qu’il parte. Aucun opposant à son régime n’osait le soutenir, même si certains ont essayé de donner des consignes sur le terrain à leurs responsables de faire voter pour lui tout en continuant de faire croire au candidat Macky qu’ils sont avec lui.

Seul le peuple s’est occupé de voter contre Wade et de mettre le candidat Macky là où il est. « Lolou moy deug  » !

Par contre Moussa, moi Demba, je suis membre de l’opposition. Avant j’étais avec le Président dans le gouvernement et en cette période je disais qu’il était le meilleur de tous. Je n’acceptais pas qu’on l’attaque. À ces côtés, je traitais les opposants d’alors de tous les noms d’oiseaux.  » Bobou nakk mangui wone ci biir té dafa nékhone ».

Je voyageais en première classe. J’étais escorté partout où j’allais et je bénéficiais de tous les privilèges.

Il m’arrivait même dans ma voiture rutilante de sourire bêtement car tout ceci m’étais venu sans crier gare. Tous mes rêves les plus fous étaient devenus réalité.

« Grand bi kheuy rekk dakh ma » !

Dans un premier temps, j’ai été surpris. Ensuite j’ai su qu’il fallait que je me batte et que la première chose à faire c’était de lâcher une bombe concernant un dossier que j’ai eu à gérer afin de d’orienter l’opinion pour qu’elle pense que si je me suis séparé de lui c’est bien à cause de cela et rien d’autre. Je convoque des points de presse juste pour expliquer que je n’ai pas été démis mais que j’ai démissionné de mon plein gré.

Dans la seconde étape et en un temps record, j’ai formé mon propre parti. S’en est suivi le lancement en grande pompe avec une mobilisation « ndiaga ndiaye » comme j’ai bien appris à le faire.

Maintenant que j’ai une identité politique, commencent les diatribes contre celui que je disais être le meilleur de tous. Tout ce que j’acceptais quand j’étais dedans je commence à le dénoncer. Je dénonce avec véhémence la transhumance même si je constate avoir fait le mouvement contraire. Je ne tolère plus rien. J’applaudis tous ceux qui viennent vers moi et j’insulte tous les autres qui font le mouvement contraire.

Même si le pantalon de Samba est troué, je dis que c’est à cause de Macky. Me demande t’on mon avis sur l’absence des pluies je réponds que c’est à cause de Macky. Personne d’autre ! Vous n’avez pas de mari, c’est lui. Vous n’avez pas de quoi acheter vos cheveux naturels, c’est encore lui. Toutes les mauvaises choses c’est lui. Meme si Aliou Cissé ne gagne pas, la faute c’est Macky Sall. Je tombe dans le nihilisme total. Je tire un trait sur tout son bilan positif pour me concentrer sur le négatif.








Vous êtes journaliste et que vous parlez en bien du Président alors je dirai que vous émargez au Palais. C’est comme ça. Personne n’a le droit d’être de l’autre bord à part du nôtre. Point final !

Être de notre côté, c’est soutenir le peuple comme si toutes celles et ceux qui sont dans la mouvance ne sont pas de ce peuple. Notre démocratie à nous est hémiplégique !

Dans les réseaux sociaux, il suffit que tu dises du bien du Président pour que je te bloque ou que je ne te parle plus à défaut de ne pouvoir t’insulter.

Dans mon parti on déteste même les opposants qui prennent des galons ou qui nous font ombrage. Il y’a une opposition dans l’opposition. On s’oppose à tous et à tout sauf nous ! On est les seuls à devoir exister. Tous les autres doivent se ranger derrière nous.

Aujourd’hui je dénonce la gabegie au sein du pouvoir et pourtant quand j’y étais je n’ai jamais retourné une partie de mon carburant en disant que c’était trop. Je ne renonçais à aucun privilège. Rien n’était trop grand pour moi !

Maintenant que je n’ai plus tout cela, il faut que ce régime-là dégage.

Moussa et Demba sont deux faces d’une même médaille, il faut savoir les distinguer. Faire de la politique c’est accepter  l’autre et ses idées même si elles sont contraire à ce que nous pensons être juste.

Aujourd’hui sur les réseaux sociaux les dérapages sont tels que l’intolérance commence à prendre le dessus et risque de plonger le pays dans une confrontation de plus en plus inévitable.

La plus grande idiotie d’un homme c’est de croire être plus beau que tout le monde devant son propre miroir.








« Kou neek am nga dagou waalé » !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

Isoler un président de République: Qui ? Comment ? Pourquoi ? (Souleymane Ly)

Je me rappelle avec aisance de la lumière dans les yeux de mon grand-père maternel quand il lisait les réponses à ses lettres adressées au Président Abdou Diouf. J’étais tout petit mais je sentais toute la fierté qu’il avait de recevoir réponse à ses lettres.

Il les écrivait en tant que citoyen pour donner son avis sur des questions qui interpellaient sa plume et qui l’intéressaient au plus haut point en tant qu’opérateur économique.

Je raconte cette histoire pour dire tout le bonheur que peut avoir un citoyen à lire son Président. Ils sont nombreux ceux qui écrivent ou qui ont une fois écrit à un Président de la République de leur pays.

Combien sont t’ils à avoir reçu des réponses ? Sûr qu’ils ne sont pas nombreux.

Rassurez-vous chers compatriotes ! Le Président ne reçoit pas tout le temps vos courriers. Ils n’arrivent pas tous sur sa table.

Qui les ouvre, les lit et les range ? Qui ?








On aimerait tous bien le savoir. Soyez certains que de Senghor à Macky en passant par Diouf et Wade cette pratique a toujours existé. Sinon, comment comprendre que Diouf en 2000 avant sa chute nous avoue qu’il n’était même pas au courant que le café et le lait étaient vendus en sachet. Il avait fini d’être isolé et ce qui est sûr, c’est que dans une des lettres enlevées du circuit par cette main invisible, il y’a bien eu celle d’un citoyen qui a bien voulu lui exposer la situation économique dans le pays. Imaginez bien s’il avait reçu cette lettre.

Autour d’un Président se forme toujours un groupe rompu à la tâche et qui est composés de gens forts dans le jeu du « hala ma ndiir badio …hana hana dofi diaar ». Ils finissent par former un écran de fumée entre le Président et la réalité du terrain, surtout celle politique.

Chaque grand responsable a autour du chef son pion qui l’informe et qui bloque toute information allant à son encontre.

Quand le Président reçoit une personne qui pourrait faire ombrage à ce responsable une fois qu’il entre dans les bonnes grâces du patron, l’informateur lui envoie un texto vite fait pour le mettre au courant. Il reçoit un message du genre « Grand, defal ndank deh, le Président a reçu tel responsable de ta localité ».

Les courriers écrits par les frustrés du parti du Président n’arrivent jamais sous ses yeux. Ils ont finis par être déchirés par cette main invisible à l’origine de toutes les frustrations.

Des fois, beaucoup de gens se trompent pensant qu’un Chef d’État est au courant de toutes leurs frustrations alors que nenni, il a fini d’être isolé.

Combien de sénégalais ont quitté leur parti après avoir cherché en vain à voir leur Secrétaire Général National ? Ils font légion allant même jusqu’à croire que leur frère de parti est en train de les snober. Pour leur information, qu’ils sachent que ce dernier n’a jamais reçu le message qu’ils ont à maintes reprises essayé de faire passer par d’autres responsables qu’ils croient proches de lui alors qu’en réalité il n’en est rien.

Ces responsables peuvent vous jurer  voir le Président tout le temps ou même prendre le thé avec lui alors qu’en réalité cela fait plusieurs années qu’ils ne l’ont même pas rencontré. « Dagnouy mbiip rek ! » S’ils arrivent à l’apercevoir c’est dans des manifestations publiques.

Ces gens sont tellement dangereux que beaucoup de filles tombent dans leur panneau juste parce qu’elles veulent rencontrer le Chef de l’Etat. On leur ment jusqu’à les mettre dans le lit avant de mettre leur numéro dans la liste noire. C’est pathétique !

C’est ce qui pousse beaucoup de militants à s’organiser et à exiger comme seul interlocuteur le Président de la République. Ils ont fini de comprendre que leurs nombreux messages à ce dernier ne sont jamais arrivés à lui.

A la question du Président sur la situation politique de leur localité, certains grands responsables répondent tout le temps « ça va, tout se passe bien Président. Je gère ». Et c’est là, qu’ils ont fini de lui cacher que dans leur propre fief ils sont contestés et que le mécontentement est tellement grand que beaucoup de militants sont partis voir ailleurs. Ils ne lui diront pas la réalité sur le terrain pour participer à l’isoler.

Au demeurant, un ami marocain m’a une fois dit je le cite  » En Afrique, nos Présidents devraient avoir tous l’habitude de faire des visites inopinées dans les structures étatiques pour constater le niveau de frustration et d’injustice dans lequel beaucoup de gens travaillent. »

Ceci pour dire qu’à tous les niveaux, on cherchera à isoler un Président de la République tant que les résultats ne sont pas au rendez-vous et qu’ils ne peuvent pas les maquiller.

Que dire maintenant de ces nombreuses lettres remises en main propre à un Chef de l’État en déplacement et qu’on ne lui retourne plus une fois rentré.

Ne pas isoler un Président c’est le maintenir en contact avec la réalité pour laquelle il est élu. C’est lui rendre un grand service que de laisser arriver à lui les nombreuses lettres que lui adressent ses concitoyens. Peut-être qu’il ne pourra pas toutes les lire ou y répondre mais quelqu’un pourrait bien s’en charger avec la plus grande rigueur.








Je sais qu’à partir de 2009 déjà, ils ont été nombreux ces sénégalaises et sénégalais à attirer l’attention de Wade sur la situation du pays, sur celle de la Jeunesse et sur le vent de révolte qui avait déjà commencé à souffler. Malheureusement, il n’a jamais reçu ces courriers. Il avait fini d’être isolé et c’est pourquoi il a été presque le seul à être surpris par les évènements du 23 Juin 2011. Et pourtant bon nombre de gens savaient et lui ont écrit.

Ne pas accepter d’être isolé doit être le premier combat d’un Chef d’Etat, responsable de parti politique.

Toutes celles et ceux qui concourent à le couper de l’information juste ne le font que pour leur propre intérêt, pas pour le sien propre.

Alors là pas du tout !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

 

Qui que puisse être notre président, «et si c’était nous le problème», si…

Si  hommes et ces femmes qui travaillent avec lui ne comprennent pas que chaque fois qu’ils trébucheront dans leur langage, leurs actes ou leur image c’est son aura lui-même qui sera écorné alors qui que soit le président le peuple sera intolérant.

Les histoires de présumés détournements au PRODAC, au COUD, à la Poste…font plus de mal au Président qu’à leurs auteurs et la plus part du temps celui-là à la magistrature suprême les découvrent en même temps que les autres, avec toute la douleur qui l’accompagne.




Nos députés doivent prendre la pleine mesure de leur responsabilité et arrêter de nous renvoyer l’image d’un groupe de gens qui ne s’entendent sur rien. Tant qu’on aura dans l’hémicycle des hommes et des femmes qui se chamaillent que pour des positions partisane alors là qui que soit le Président de la république on risque de ne pas s’en sortir.

Qui que soit le Président !

On n’avancera pas tant que dans notre pays des hommes de tenues peuvent soutirer de l’argent à des automobilistes sous le regard du présent et du futur de notre nation: les citoyens et les enfants en devenir.

Ils ne se cachent plus et c’est maintenant « presque » à tous les ronds-points. Les attestations ne servent plus que pour ceux-là ou celles-là qui ne mettent pas la main à la poche. Quand on entend un chauffeur dire à un homme de tenue « tay duma la jox dara » ou « joxé na ba paré », c’est qu’on a fini d’être atteint.

L’on se plaint de l’indiscipline des chauffeurs et de la vétusté des véhicules oubliant qu’il y’a bien un corps préposé à veiller là-dessus.

La récente distinction du policier Mouhamadou Diouf dit « Amoul Yakaar » est un pied de nez à tout le corps. Le monsieur est nominé « calebasse d’or 2018 » juste parce qu’il fait bien son travail ; Personne n’ose lui tendre un petit billet. C’est cela qui fait qu’il est extraordinaire ! Quelle farce !

Dans ce pays, maintenant faire correctement le travail pour lequel on est payé est devenu un exploit. Il y’a quelque chose qui ne tourne pas rond !

Restons dans le domaine des transports pour se poser la question de savoir comment toutes ces voitures dites « clandos » (véhicules clandestins) arrivent à circuler tranquillement sur les artères de nos régions sans être inquiétées ? Comment ? D’où est qu’elles tirent leur attestation de visite technique ?

Notre pays fait partie des rares pays où l’on peut voir une personne avec un permis de conduire alors qu’il n’a jamais déplacé une voiture d’un point A vers un autre B. Et ce sont ceux-là qui crient sur tous les toits à la corruption alors que dans leur armoire dort un document qu’ils se sont eux-mêmes procurés en payant à prix fort.

Qui que soit notre Président




Nous risquons de ne pas voir le bout du tunnel, tant que dans nos écoles des jeunes, hommes et filles, y vont que pour faire admirer leur tenue du jour. Les parents eux ne savent plus comment se comportent leurs enfants à l’école. Ils seraient sidérés de constater qu’ils sont nombreux à ne plus faire les cours. Ils se retrouvent dans appartements loués grâce à des cotisations entre eux dans le cercle restreint qu’ils ont fini de former. Ils fument, boivent de l’alcool et commencent même pour certains à toucher à la drogue. La plus grosse clientèle des taximen les jours ouvrables restent nos enfants qui aux heures de cours se débrouillent pour aller prendre le petit déjeuner dans un lieu loin des regards indiscrets.

Dans ces mêmes écoles où l’on est censé acquérir du savoir pour servir convenablement le pays, des adultes (professeurs) entretiennent des relations douteuses avec leurs élèves. Le nombre de grossesses précoces en milieu scolaire est effarant et selon les études sont l’œuvre de ces adultes qui profitent de leur ascendance psychologique sur leurs élèves pour les conduire dans leur lit. Parents, surveillez les emplois du temps de vos enfants !

Les écoles supérieures privées pullulent dans la capitale et commencent même à aller à l’assaut des villes de l’intérieur. Un tour dans ces structures aux heures de pause vous ferait croire que vous êtes dans un fumoir gigantesque pour filles en manque de nicotine.

Que dire du niveau devenu très bas de nombre de nos enseignants ? Ils sont un nombre impressionnant à dicter des cours lus dans un cahier bien ancien et pour ne donner aucune explication. Quand le niveau du maitre est douteux, celui de l’élève n’en parlons même pas.

Les syndicalistes, eux sont prompts à tirer à boulet rouge sur l’Etat et les formations politiques alors qu’en leur sein on trouve les mêmes maux : aucune démocratie interne (le même secrétaire général depuis plus de 10 ans), aucune transparence dans la gestion (les cotisations sont coupées à la source mais aucun bilan présenté)….

Qui que puisse être notre Président

Tant que des sénégalais, continueront à jeter leurs ordures partout, abandonner leurs épaves de voiture à l’angle de la rue, faire déborder leur maison ou leur cantine sur les trottoirs…alors là personne ne pourra bien s’occuper de l’aménagement correct de nos villes. Personne !

Il y’a un engagement citoyen qui doit diriger l’action de tout un chacun. On doit tous identifié les sujets politiques et les autres qui ne doivent pas l’être. Malheureusement tout est politique dans ce pays. Plus rien n’est réellement citoyen. Quand l’on va jusqu’à souhaiter des défaites pour notre équipe nationale pour éviter que le Président en exercice en tire de bons points, alors là on a fini d’être un peuple mystiquement à part.

Dans nos structures administratives, tant qu’il y’aura des marchés fictifs avec des produits commandés et jamais livrés parce que le fournisseur a remis de l’argent liquide, ce pays n’avancera pas, quel que soit la vision du Président. La plus part de ces dits marchés sont déjà attribués avant même le lancement. Des fois c’est le même fournisseur qui dépose toutes les factures demandées. Quelle ingéniosité !

Quand on en arrive à huiler (avec de l’argent) le circuit qui permet au trésor public d’entrer en possession de son budget voté par l’Assemblée nationale, alors là il y’a un sérieux problème.

Tant que le talibé quel que soit son amour et son dévouement à son marabout, il n’est pas respecté par ce dernier parce qu’il n’a pas sous le boubou une enveloppe bourrée d’argent alors là ça devient de la sorcellerie. Rien d’autre !

L’émergence du pays nous incombe tous dans un élan bien populaire.

Pour y arriver, tout le peuple et à l’unanimité doit pouvoir accompagner le Président de la République, qui qu’il soit, dans sa vision et se battre pour être à l’unisson l’acteur de l’émergence de notre pays. Sur certaines questions on peut bien avoir des divergences et c’est qui fait respirer la démocratie mais chacun doit pouvoir se dire qu’il doit être un citoyen modèle.

Les Associations sportives doivent jouer pleinement leur rôle d’éducation des masses surtout jeune et arrêter de ne s’intéresser qu’au sport et aux enveloppes distribuer par les parrains.




La justice doit elle aussi pouvoir rendre des décisions acceptées de tous ; des décisions tellement bien adossées sur les lois pour éviter d’être contredite par le premier venu. La justice rendue au nom du peuple doit être bien acceptée. Des fois l’on se demande qui écrit nos textes car ils acceptent toutes les interprétations.

Ceci dit, il y’a, il faut le reconnaitre, dans ce pays des hommes et des femmes de valeur qui font correctement le travail que l’on attend d’eux.

Aidons nous et le ciel nous aidera !

Wa Salam !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

La vie politique au Sénégal: barbes, moustaches et calvitie

Depuis un certain temps, on assiste à un débat politique qui se déroule comme sur un ring : coups reçus, coups rendus. Personne pour le coup de gong.

On fouine, on renifle, on creuse le passé des gens pour en sortir un caleçon nauséabond à faire sentir aux sénégalais. Google en devient même fou !

Des photos, des déclarations, des positions …on cherche tout ce qui peut nuire. Et quand on trouve, on hurle « Eureka ! » avant de venir l’afficher sur les réseaux sociaux.




Ceux qui parlent d’économie, de programme ou de bilan, on ne les écoute plus. On zappe !

Pour être écouté ou suivi, il faut parler de personnes et de la plus vile des manières. Notre vie est devenue tellement insipide que l’on se nourrit de faits divers.

C’est ce qui a fait le lit de tout le succès des séries (téléfilms) et des émissions comme « Teuss » et « Xalaas ». Le sénégalais que nous sommes,  aime écouter et commenter le malheur des autres, surtout celui de ses compatriotes.

Là où nos politiques ont vraiment échoué c’est dans la construction d’une nation une avec un but et une foi. Ce commun vouloir de vivre ensemble n’a jamais pris. Nombreux sont les sénégalais qui, s’ils en avaient le choix, auraient changé de nationalité depuis belle lurette. Le peu qui en a eu l’opportunité n’a pas hésité.

Quand on est dans un pays à 54,6 % d’analphabètes, il faut savoir choisir ses sujets de débat. Sinon, bonjour la confusion et l’intolérance.

Comment comprendre que l’on passe notre temps à déblatérer sur le sexe des anges en voulant savoir si untel est de tel bord confessionnel ou de tel autre. Avant même de juger la confession de l’autre il faut d’abord s’assurer que Dieu a accepté la vôtre.

Heureusement que le tout puissant ne délivre pas de carte d’identité confessionnelle (CIC). Si c’était le cas, ces préposés à la patrouille, ces senseurs déclarés, seraient étonnés de contrôler des gens du livre dans des lieux de dépravation les plus mal indiqués les uns les autres (bar, boite de nuit, mbaarou thiaga…). Il faut arrêter !

Ceux qui veulent déstabiliser ce pays doivent être nos premiers ennemis. Pour cela on n’a pas besoin d’avoir une appartenance politique. Que ce soit Macky, Sonko, Idy ou un autre, sur ces questions ils doivent se liguer et parler le même langage. Le Sénégal vaut tous les sacrifices.




Ils ont essayé avec l’ethnie du Président ça n’a pas marché. Ils ont agité une rivalité « mouride/Tidiane », cela n’a rien donné. Aujourd’hui, ils sont en train de parler de barbe, de moustache et de calvitie.

Les réseaux sociaux sont devenus un danger car ayant fini de donner la parole aux derniers de la classe qui étaient utilisés que pour effacer le tableau et remplir les seaux.

Faire de la politique doit être un acte de noblesse qui accepte que l’on suive une autre route que sur laquelle on se trouve. Les discussions doivent faire abstraction des personnes et de ce qu’elles sont ou peuvent bien être.

Que ceux qui sont avec le Président nous parlent de bilan et de perspectives, et que ceux-là qui sont dans l’opposition nous entretiennent de programme et d’alternatives. C’est de cela dont on a besoin !

Aujourd’hui, Assane Diouf est en prison sans soutien ; Hélène Gaye a demandé pardon ; Aby Ciss, celle qui insultait les khalifes généraux, est tellement malade qu’elle pense voir la mort s’approcher. Dans ce pays quand vous êtes dans la bêtise, on peut bien vous soutenir mais quand vous tomber dans la galère on vous oublie. Heureux sont ceux qui le savent.




Le jour où le diable nous fera un clin d’œil à force d’être provoqué, l’on saura bien que Satan sait bien incendier un pays et le réduire en cendre.

Qu’Allah nous en préserve.

Sortez des caniveaux, Messieurs et Dames, et élevez le niveau !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

Sonko Vs Macky: L’âne du fermier dans le puits

Dou yéna ko tay,

Vous pensez que c’est comme ça qu’il faut répondre à Sonko. Lui répondre « sakh » sur quoi et par rapport à quoi ? En voulant l’enterrer vous êtes en train de lui rendre un grand service. Il est aujourd’hui au cœur de la préoccupation politique éclipsant même les autres opposants. Vous avez fini de faire de lui ce qu’il est aujourd’hui.




Vous voulez parler de lui ? Alors trouvez le dans ce qu’il pense faire le mieux que quiconque : ses propositions pour le pays. Lisez son livre stylo en main et consignez tout ce que vous pensez être utopique dans ses « solutions » et mettez-le sous la lumière avec des arguments solides. Sinon toute autre stratégie serait le positionner en chalenger du candidat Macky.

Connaissez vous l’histoire de l’âne tombé dans un puits ?

Un jour, l’âne d’un fermier est tombé dans un puits. L’animal gémissait pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait quoi faire.
Finalement, il a décidé que l’animal était vieux et le puits devait disparaître. De toute façon, ce n’était pas rentable pour lui de récupérer l’âne. Il a invité tous ses voisins à venir l’aider. Ils ont tous saisi une pelle et ont commencé à boucher le puits. Au début, l’âne a réalisé ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de chacun, il s’est tu.
Quelques pelletées plus tard, le fermier a finalement regardé dans le fond du puits et a été étonné de ce qu’il a vu.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui l’âne faisait quelque chose de stupéfiant : il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.
Bientôt, chacun a été stupéfié que l’âne soit hors du puits et se mit à trotter !

C’est exactement ce que vous êtes en train de faire avec Sonko. Peut être qu’il a lu cette histoire et rit toujours sous cape quand il est attaqué de toutes parts.

Sonko qui est devenu député grâce au plus fort reste lors des législatives de 2017 est en phase d’être le candidat le plus redoutable en face de Macky ? Que s’est il passé entre temps ?

Les mêmes erreurs sont en train d’être commises avec Alioune Badara Cissé. La plus grosse bourde sera de vouloir le révoquer. Il ne faudra jamais en arriver à ce stade. Jamais. ABC ne peut pas soutenir la réélection de Macky Sall, cela est un secret de polichinelle. Il cherche une porte de sortie et il ne veut pas démissionner. La rupture avec le Président est déjà claire dans sa tête mais comment faire pour le lâcher sans être perçu comme celui qui a trahi. C’est bien le dilemme qui se pose à lui. Plus on s’approchera des élections, plus ses attaques deviendront plus acerbes car son énervement sera plus grand.

Si vous voulez comprendre, enfermez un chat dans une pièce qui veut en sortir et attaquez-le.

Quand on est au pouvoir, il faut se préparer à ce genre d’adversités, à l’interne comme à l’externe. Il faut juste avoir l’intelligence des coups qui peuvent être portés et d’où ils peuvent venir. Il y’aura des gens qui seront prêts à solder des comptes pour être reconnus par le « patron » ; Et il y’en aura d’autres qui l’attaqueront car ils sentent dans sa réélection un danger pour eux et leurs intérêts. Il faut s’y préparer. Il faut se préparer à ça.

Il faut pour s’en sortir avoir l’intelligence de la communication par rapport aux gens mais exclusivement dans ce qu’ils disent. Il faut éviter d’attaquer les personnes mais s’arrêter sur le contenu de ce qu’ils proposent.

L’une des plus grandes attaques à laquelle la mouvance présidentielle a à faire face aujourd’hui c’est la confusion et la ténacité des adversaires intellectuels qui l’entretiennent. Toute la stratégie de la mouvance doit s’adosser sur un devoir de clarification et de rectification.

Pour cela il faut se préparer, s’équiper et s’armer intellectuellement tout en évitant de descendre dans les caniveaux. Il faudra face à l’intelligence des adversités avoir celle des alliances.

Il ne faut surtout pas disparaitre. Il faut rester, être présent et avoir le courage de son discours.

Il faudra éviter de s’isoler et s’emmurer dans un silence qui engendra la peur d’avancer.

Que chacun peaufine sa stratégie et la déroule avec intelligence.




Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

 

La grande fessée bien sénégalaise: Bienvenue «Fat bum» Eudoxie! Bienvenue «Barbie» Diaba Sora!

 

Bienvenue à vous deux dans le pays des paradoxes. Dans aucun pays normal où les habitants sont intéressés par la recherche de « solutions » pour les problèmes qui se posent à eux, on n’aurait l’idée de vous accueillir en grande pompe, drapeau national à la main.




« Daal leen ak jam » chez nous où les rondeurs des femmes nous font baver. Notre intelligence est bien confinée maintenant dans notre caleçon. Peut-être que même à l’accueil certains étaient en érection rien qu’à vous voir. Ils ont fini, de toutes les deux, vous déshabiller et vous mettre dans leur lit. Ils ont fini, de toutes les deux vous violer mais peut être que vous aimez ça aussi.

Toutes les deux vous venez encore une fois de rabaisser vos semblables femmes au niveau de simple objet de désir et de fantasme.

Vous serez invitées par des pervers qui achèteront vos contacts à prix d’or pour ensuite vous proposer à coup de millions une partie de jambes en l’air. Même s’ils savent qu’ils ne pourront même pas tenir cinq (5) secondes à vos côtés, ils tenteront le coup.

Sachez seulement qu’à côté de tous ces gens qui vous idéalisent, il y’a chez nous des millions de femmes qui sont adulées et respectées pour leur niveau intellectuel, pour les valeurs de « fula », « jom » et « kersa » qu’elles incarnent. Elles sont nombreuses celles-là qui sont de vrais leaders dans leur domaine et qui ne mettent jamais en avant leur physique.

Maintenant, celui qui vous a invité vient de récolter le palme de la personne ayant eu le culot de vous faire fouler le sol de Bamba, Maodo et Limamou. J’espère que vous ne participerez pas à le souiller plus qu’il ne l’est déjà.

Certes vous ne ferez pas pire que ce que nous sénégalais et sénégalaises osons faire. Nous faisons tout avec un grand T. Nous forniquons, mentons, « dealons », violons, volons…Nous sommes friands de femmes d’autrui et de charlatanisme. Nous dépensons beaucoup d’argent pour voir notre compatriote ne pas avancer et c’est ce qui mobilise toute notre énergie. Chez nous on visite les cimetières la nuit ; On viole de petites filles et on égorge maintenant nos femmes et nos parents.

Tout cela se passe chez nous et on s’offusque de ne pas voir la pluie tomber. « Yabaaté ci bopam lagnou def » !

Au demeurant, j’espère que l’organisateur aura l’ingénieuse idée de vous mettre dans un bus avec une cage tout en verre pour vous faire faire le tour de la capitale. C’est bien ce pourquoi vous êtes là non ? Nous montrer votre derrière !




Vous nous faites honte plus que l’exposition du postérieur de Saartjie Baartman, de son vrai nom Sawtche. Je suis sûr que vous que vous ne la connaissez pas cette histoire sinon vous n’auriez jamais accepté que Pape « Caesar » Diouf vous importe de vos pays respectifs pour venir vous exposer comme de la marchandise chez nous.

Sawtche est une femme khoïsan réduite en esclavage et exhibée en Europe pour son large postérieur, où elle était connue sous le surnom de « Vénus hottentote ».

Débarquée à Londres en septembre 1810, Sawtche y devient un phénomène de foire. Dans une salle louée de Piccadilly Street par son exploiteur Caesar, elle est exposée dans une cage, sur une estrade surélevée de quelques mètres, d’où elle sort pour faire admirer son anatomie, endurant l’humiliation sous le regard, les quolibets et le toucher de spectateurs encanaillés. C’est à cette occasion qu’est inventé son surnom moqueur mais aguicheur de « Vénus hottentote » tandis que les londoniens ridiculisent celle qu’ils appellent « fat bum » (gros cul).

En France, elle devient un objet sexuel (« belles soirées » privées de l’aristocratie puis prostitution) et tombe dans l’alcoolisme.

En mars 1815, le professeur de zoologie Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, demande à pouvoir examiner « les caractères distinctifs de cette race curieuse ». Son rapport « la prodigieuse taille de ses fesses » avec celle des femelles des singes maimon et mandrill à l’occasion de leur menstruation.

J’espère que vous deux seraient bien exposées et que les curieux vous tapoteront vos derrières jusqu’à vous y donner des fessées.

Vous faites honte à toute l’Afrique !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr   

Le dernier combat de Wade

LE DERNIER COMBAT DE WADE

Karim neen bunu xoli la, Wade bëgul kuko taxal suuf !

 

En lisant la lettre de Wade en réponse aux responsables parlant de plan B, j’ai eu mal dans ma chair. Très mal même !

Pour le seul fait d’avoir réfléchi et d’avoir exposé sa réflexion dans une lettre, Me Madické a été insulté par le pape du Sopi. Il l’a traité de traître et de quelqu’un qui poignarde ses amis dans le dos.

Je ne prends pas la défense de Madické mais je me dis que trop c’est trop.

Wade est en train de mener en bateau tous les militants du PDS et tout simplement pour les beaux yeux de son fils Karim. Les autres, il n’en a cure !

Il avait mené un mortal combat à Idrissa Seck afin de faire de l’espace pour son fils. L’ancien premier ministre nous avait pourtant avertis. Il avait bien alerté que le fils biologique est le centre d’intérêt de Wade.

Ensuite ce fut le cas de Macky Sall qui a osé dit-on convoquer le prince à l’Assemblée nationale. On connaît la suite. Il a été traîné dans la boue et « excommunié ».



Wade pense avoir droit de cité sur tous ces gens qui sont avec lui. Personne ne doit regarder ailleurs que la direction que lui-même montre. Ceux qui ont semblé ignorer cette règle en ont fait les frais. C’est le cas de Modou Diagne Fada, Farba Senghor, Souleymane Ndéné, Pape Samba Mboup….ils font foison les victimes de Karim.

Au PDS ce n’est plus du « moute mba moote » mais c’est du « Karim la mba moote ».

Il les manipule tous et le dommage c’est qu’ils le savent et semblent l’accepter. Il dit lui-même que c’est un congrès qui a choisi son fils comme candidat. Mdr ! De quel congrès parle-t-il ? Wade convoque un comité Directeur et s’adresse à une assistance médusée pour leur dire que la rencontre est transformée en congrès. Il le fait en prenant le soin de berner certains en leur demandant de se présenter pour la candidature afin de respecter la forme et de se désister ensuite au profit de son fils.  Ils y ont tous cru !

Quand certains ont commencé à crier au scandale, il leur a fait savoir que c’était juste pour mettre la pression sur le pouvoir à quelques jours du procès de Karim. Espiègle qu’il est, il a réussi à copté au sein du comité directeur du PDS des anciens de la Génération du concret et de nouveaux « karimistes » à qui il a donné des responsabilités afin de « contrebalancer » les humeurs contestataires qui pourraient naître d’anciens responsables. Il a bien réussi son coup !

Maintenant croire que Wade n’envisage pas un plan B c’est mal connaître l’homme. Il y pense bien et mieux, il y travaille. Wade réfléchit pour son fils et mène les combats à sa place. Objectivement quel est le vrai combat politique qui a été porté et mené jusqu’au bout par Karim ? AUCUN !

Karim n’a pas d’ambition politique c’est son père qui en a : voir son fils diriger les quatorze millions de sénégalais. Pour cela il est prêt à tout ! A tout !

Son premier plan, c’est d’essayer d’imposer la candidature du fils biologique en imposant un rapport de force au pouvoir de Macky Sall. Le seul obstacle est qu’il est conscient qu’avec la contrainte par corps Karim risque de retourner en prison s’il met les pieds au Sénégal. Ce qu’il ne sait pas encore c’est jusqu’où peut aller le Président de la République s’il s’engage dans cette voie. C’est pourquoi, Pa Wade est en train de voir comment faire entrer Wade fils sur le territoire national pour ensuite s’ériger en bouclier autour de lui avec ce qui lui reste de militants.

Si cela ne prospère pas, il y’a bien un plan B: choisir de soutenir un candidat qui accepte d’amnistier son fils une fois au pouvoir et lui permettre d’être candidat en 2024. La piste Idrissa Seck a été agitée un temps mais très vite refermée car Wade n’a pas totalement confiance en lui et il n’a pas reçu toutes les garanties de ce dernier.

Wade a besoin pour arriver à mener à terme cette stratégie d’un candidat politiquement vierge et bien manipulable par ses soins. L’homme sur qui il est en train de jeter son dévolu est Hadjibou Soumaré même s’il est conscient que la tâche risque d’être rude s’il fait ce choix.

Une fois cette étape dépassée, Wade lui-même descendra sur le terrain pour battre campagne pour le candidat d’emprunt. Il y mettra toute son énergie et ses moyens pour qu’enfin son fils soit libre de toute poursuite à partir de 2019.




La seule chose qui désole dans tout cela c’est comment de hauts responsables du PDS arrivent à montrer tant de frilosité devant ce qu’ils considèrent tous comme une forfaiture. Aucun responsable ne croit à la candidature de Karim et je pèse bien mes mots. Certains mêmes sont devenus aphones depuis que les choses sont devenues bien claires dans leur tête. Au demeurant où est Omar Sarr de Dagana ? Il semble s’être fait une religion sur cette affaire.

Wade n’a pas besoin de responsables ou de militants qui réfléchissent ou qui posent un débat autre que celui qui va dans l’intérêt de son fils. C’est cela la vérité.

Wade peut pour son fils insulter Madické Niang de la plus vile des manières faisant fi de toute l’amitié et de la sympathie que ce dernier a toujours témoignées à son endroit.

A Wade on a juste envie de dire que Madické a aussi un fils, et qu’on a tout compris !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

 

 

Wade vs Madické: Qui croire ?

Hier lundi, en une journée, nous avons assisté à la publication de deux lettres, trois d’ailleurs portées chacune par Me Wade, des responsables du PDS et la dernière par Me Madické Niang.

Toutes les missives sont différentes dans leur forme mais ont un point en commun dans le fond: la candidature de Karim Wade et la nécessité d’avoir un plan B.

Dans celle adressée au pape du Sopi par des responsables du PDS l’on peut y lire la suggestion d’un plan B même si la peur de heurter la seule constante est patente.




Des hommes et des femmes soucieux de l’avenir bien incertain, c’est le lieu de bien le reconnaître, de leur plan A, ont demandé à leur SGN d’entériner le choix d’un plan B.

Ce que Me Wade n’a pas voulu entendre et en fin politicien il a dans sa réponse trouver deux coupables à ce qu’il considère comme une trahison : Thiobane et Madické.

Pourtant dans la lettre de ces responsables il n’a jamais été fait mention du nom de Madické mais Wade lui a fait porter le chapeau. Il a même de manière violente traité Madické de traître.

Sur les réseaux sociaux, des militants du PDS s’en sont pris à Me Madické en embauchant la même trompette que leur mentor. Ils ont tous traité Madické de traître. Certain(e)s même sont allés jusqu’à dire qu’ils étaient au courant depuis longtemps de cette fronde portée par celui qui a toujours logé Wade chez lui.

Coup de théâtre ! Dans la nuit c’est Madické Niang himself qui répond au Pape du Sopi en jurant sur tous les toits qu’il n’est mêlé ni de près ni de loin à la rédaction de cette fameuse lettre. Mieux,  personne parmi les signataires ne l’a informé.

Maintenant qui croire ?

Wade, adepte de Sun Tzu a profité de cette lettre des responsables pour mettre sous la lumière les manœuvres secrètes de Madické. Ce dernier reconnaît lui-même avoir écrit à Wade le 3 Septembre dernier sur le même sujet.

Au lieu de répondre à Madické dans le secret de son adresse, Me Wade a attendu d’avoir une occasion pour le faire et celle-là était trop belle pour la laisser passer. Oui Wade est malin, mais machiavélique dans ses démarches. Wade est magnifique dans ses dribbles mais ses passes sont devenues trop téléphonées. Aujourd’hui on sent bien quand il est dans des calculs politiciens, ce qui n’était pas le cas avant.

Tellement malin, il a absout les autres responsables pour leur permettre de regagner les rangs. Ce que certains feront ventre à terre.

Au PDS, personne ne doit parler de plan B. C’est cela la décision du « propriétaire » du parti et peut être même des membres. C’est son fils qui est le candidat et il le restera. Cependant dans la lettre réponse de Wade on sent que ses convictions sur la candidature de Karim ne sont plus aussi solides que cela. Il est en train d’envisager lui-même un autre plan. Pour qui ? On le saura bientôt avec le retour de Hadjibou Soumaré de Doha.

PS : Wade a exhorté ses militants à ne pas attaquer Madické qui du reste est au cœur de tous les secrets sur l’affaire Karim Wade. Si on le pousse à parler, le PDS ne se relèvera pas. Wade le sait !





Souleymane Ly

Spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

 

Macky Sall, Mon choix ! J’ASSUME

 

Liberté, choix, démocratie !

Aujourd’hui, je trempe ma plume non pas dans l’encre de mon cœur mais dans celle de mes yeux. Ce que j’ai vu !

J’écris un texte qui en dessous risque d’avoir le plus de commentaires désobligeants à mon endroit, mais je l’écris quand même au nom de la LIBERTÉ, celle de CHOISIR.

Celui-ci est avec Macky, celui-là est pour un candidat de l’opposition. L’un s’offusque du manque d’eau à Dakar, l’autre s’émerveille de l’autoroute Ila Touba. Chacun réagit selon sa sensibilité et c’est l’addition de ces réactions qui, dans une société libre, forme le lit de la DEMOCRATIE.

Voilà pourquoi, au lieu de reprocher à mon voisin de ne pas partager mon soutien à Macky, je me réjouirai de le voir avoir la même attitude à mon endroit. Ce pluralisme, c’est la démocratie du cœur politique.

Le tollé soulevé quand quelqu’un soutient le candidat Macky révèle, chez certains, des cœurs hémiplégiques, que l’a priori des convictions mobilise d’un côté et paralyse de l’autre, des cœurs que les aspirations n’irriguent qu’à moitié. Il y’a pas obstruction partisane, des infarctus de la générosité. Je veux parler de cette générosité d’accepter que quelqu’un ait un choix autre. Seulement « les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux » (Brassens).

Il faut bannir du cœur, qui n’est déjà pas si grand, la réduction de son espace à la moitié estimée bien-pensante des sénégalais, et tant pis pour l’autre. « Na kou nekk faral kouko neekh ».

L’important c’est d’être disponible. C’est ce que nous essayerons d’être pour le candidat que nous avons choisi, en tenant boutique jusqu’au soir du 24 Février 2019 et cela sans nous en cacher ni baisser la tête !

C’est étrange que l’on ne veuille pas accepter cette liberté que l’on s’accorde, aux autres. Je dis « étrange » car ce qui paraît naturel ne l’est pas à certains qui voudraient nous voir regarder le Sénégal avec leurs lunettes d’astigmates. Etre objectif vous expose à la sanction de ceux qui ne le sont pas. Alors même que vous refusez l’engagement dans aucun camp, vous êtes accusés, si vous déplorez ce qui se passe dans l’un, d’appartenir à l’autre.

« Bo défé lii gnou ni la leulé, nga def leulé gnouné la lii mognou gueuneu neekh ».

J’assume mon choix pour Macky et dans cette cause, je ne suis pas seul, Dieu merci.

J’ai eu la chance depuis 2009 de fréquenter les hommes politiques et de tracer pour certains comme consultant les contours de leurs plans stratégiques. Qu’ils soient, ces hommes, du pouvoir ou de l’opposition. J’en ai rencontré un nombre incalculable et discuter avec eux me réconforte dans mon choix d’aujourd’hui. Ils sont nombreux à ne pas pouvoir te décliner une vision claire et comme des princes, ils refusent d’accepter qu’on les oriente. Quand tu leur parles de sujets constructifs ils te sortent des phrases du genre « deuk bi dokhoul« . Tu leur rétorques « oui d’accord mais qu’est-ce que vous proposez ? » Ils te disent « qu’on m’élise d’abord et après on verra« . J’ai refusé tellement de contrats pour ce genre de réponses. 

D’autres, j’avoue qu’ils sont animés de bonne volonté mais méconnaissent objectivement l’intérieur du pays. 

Cette chance inouïe que j’ai eue, de faire le tour du pays plusieurs fois depuis huit ans déjà, en visitant les villages les plus éloignés allant de Oubadji à Ibel en passant par Médina Baffé, Dindi Felo, Ndouloumadji Dembé et Founébé, les différents Agnam (Civol, Lydoubé, Goli..), le Gandiolé, l’île à morphile, Patar Lya…m’a permis de me rendre compte que la renommée de beaucoup de candidats ne dépasse pas Dakar et certaines grandes villes.

J’ai pratiqué ces routes et sentiers qui mènent à ces villages avant 2012 et après, pour me rendre compte que énormément d’efforts a été consenti par le gouvernement en place. Pour aller de Linguère à Ranérou par exemple, il me fallait faire plusieurs heures. Plus maintenant ! Et les exemples sont très nombreux dans ce domaine.

Sur le plan social, des femmes avec qui je travaille pour leur autonomisation sont bénéficiaires des bourses familiales. Je sais l’intérêt qu’elles portent à cet appui. Au moment de recevoir cette bourse, elles prennent d’assaut le bureau de poste le sourire aux lèvres. Avec cet argent certaines femmes, membres de groupements, ont développé des activités génératrices de revenus qui leur permettent de relever la tête et de s’affranchir des affres de la pauvreté.

Loin de moi l’idée de vouloir comparer le bilan de Wade a celui de Macky Sall. L’insigne honneur que j’ai eu de travailler sur le document bilan de Me Wade, de 2000 à 2012, m’as permis de comprendre que les chantiers du pape du Sopi ont commencé à voir le jour à partir de son second mandat (2007-2012) contrairement au Président Macky qui dès son premier septennat a eu à son actif des réalisations bien visibles. Ça c’est un fait !

Dans mes missions à travers le Sénégal, j’ai pu visiter les nouveaux centres de santé de Goudomp, Samine, Dianké Makha, Maka Coulibantang, Saraya, Médina Gounass, Pété, Koumpentoum, Kidira et Niakhar. Pour le seul cas de Koumpentoum, je sais que les malades étaient référés en nombre vers l’hôpital régional de Tambacounda. L’ouverture de ce centre de santé a grandement soulagé les populations de Kouthiaba, Payar, Bamba Thialène, Méréto…

Je peux en dire autant sur la situation de la fourniture en énergie qui a été bien chaotique avant 2012 créant même les plus sanglantes émeutes dans notre pays. On sent tous une nette amélioration dans ce domaine.

Rappelons pour l’histoire que tout juste avant l’alternance de 2012 bon nombre de véhicules de l’administration était banalisé pour ne pas subir la furie des manifestants.

En juin 2011, de jeunes sénégalais, bientôt rejoints par toutes les couches de la population, s’étaient rassemblés dans la prétention, comme disait Rimbaud, de changer la vie. Rien de moins. Une explosion spontanée, insoupçonnable, insoupçonnée, qui allait faire vaciller l’Etat et par contiguïté avec d’autres mouvements, dans d’autres pays, faire trembler le monde. Ce fut le début de tant de révolutions en Afrique. Aujourd’hui, on prie tous pour ne pas revivre ce genre de situations.

Certes, des contraintes sociales sont toujours là, mais désormais elles ont perdu leur caractère de fatalité. Mars 2012 n’a pas changé le Sénégal, mais il a changé la vie des sénégalais. Sentiment d’une plus-value de liberté. Au Sénégal, le pouvoir de l’Etat, un moment menacé, s’est rétabli. Mais la preuve a été faite qu’il n’est rien sans l’accord du peuple dont il tire sa légitimité. Le Président Wade a failli y perdre la sienne. Assis sur la loi, il n’a pas compris les prophètes. Il avait eu raison de Diouf et des socialistes, mais devant la moitié des sénégalais soulevée, il a baissé les bras. La situation lui échappait. Avant de la ressaisir en appelant son successeur et le féliciter, il l’avait abandonnée.

Son successeur en a tiré les leçons. Le soin que Macky Sall apporte à brancher son pouvoir sur le courant des aspirations populaires c’est l’effet de la correction apportée dans la conduite des affaires publiques après l’alternance de 2012.

Pour cette paix et cette continuité, je CHOISIS MACKY pour 2019.

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

Ndoumbélane: En route vers 2019

Le Sénégal est l’un des pays les plus stables d’Afrique. Son président actuel, Macky Sall dirige le pays depuis mars 2012.

Le système politique du pays a été renforcé par le référendum constitutionnel de 2016 qui a réduit le mandat présidentiel de sept à cinq ans.

En Février 2019, le Président Macky Sall briguera un second mandat dans un contexte socio-politique tendu et craquelé.




Principalement deux blocs vont s’affronter : d’un côté la coalition au pouvoir Benno Bokk Yakaar (BBY) et de l’autre l’opposition incarnée à travers d’autres regroupements comme Manko Wattu Sénégal, Manko Taxawu Sénégal…comme ce fut un peu le cas lors des dernières élections législatives même si lors des présidentielles d’autres coalitions de partis peuvent bien voir le jour.

Cependant force est de constater que cette opposition traine une faiblesse qui la suit depuis fort longtemps : sa division.

Elle peine à se regrouper autour de l’essentiel et à porter les mêmes combats. Depuis la « présence-retraite » de Me Abdoulaye Wade, cette classe politique peine à rassembler les populations autour d’elle, minée par des querelles de positionnement, des calculs politiciens, une difficulté à déterminer une ligne directrice commune de conquête ou reconquête du pouvoir. Cela déteint fortement sur la mobilisation des militants et sympathisants lors des différentes manifestations qu’elle a cherché à organiser.

Concernant le Parti démocratique sénégalais (PDS), il a un candidat déclaré que les militants n’arrivent toujours pas à voir car étant hors du pays dans la prolongation de ses démêlés avec la justice dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis. Même si au regard stricte de la loi constitutionnelle, ce candidat, Karim Wade, ne peut plus se présenter à une élection au Sénégal, ses partisans continuent à soutenir qu’il est le leur et qu’aucun plan B n’est envisagé. Ce qui laisse présager un bras de fer indescriptible entre le pouvoir et les partisans de Wade fils à l’approche du dépôt des candidatures.

Pour ne pas se faire oublier et continuer à exister dans le débat politique, Karim Wade, même s’il reste loin du pays continue à participer au débat interne du pays via les réseaux sociaux (WhatsApp, Facebook) et à travers des contributions envoyées à la presse sous forme de lettre ouverte au peuple sénégalais avec un style direct. C’est même ce qui lui vaut d’être surnommé le « candidat WhatsApp » par Farba Senghor.

Pour un observateur averti, cette situation de forcing de sa candidature risque de sonner un sacré coup à l’unité au sein du PDS. Certains responsables continuent de faire semblant de croire à la candidature de Wade-fils tout en se positionnant pour, le moment venu, être le plan B. Cependant ils évitent tous d’en parler ouvertement de peur de s’attirer les foudres du Wadiste en chef (Me Abdoulaye Wade).




L’autre difficulté et non des moindres, c’est la montée en puissance des « karimistes » composés essentiellement d’anciens membres de la Génération du concret au détriment de responsables libéraux de la première heure. C’est ce qui a conduit au départ de ce parti, entre autres raisons, de plusieurs anciens responsables comme Me Souleymane Ndéné Ndiaye, Modou Diagne Fada, Me Ousmane Ngom, Farba Senghor, Pape Samba Mboup, Abdoulaye Baldé…

Sur un autre registre, il y’a le cas Idrissa Seck, Président du parti Rewmi. Ce dernier continue toujours de nourrir son rêve de devenir Président même après ses différentes désillusions aux présidentielles de 2007 et 2012. Comme un illuminé à qui l’on a dit qu’il était le messie que le Sénégal attendait depuis toujours, le Monsieur ne lâche toujours pas l’affaire. Après avoir soutenu le candidat Macky au second tour en Mars 2012, il a fini par claquer la porte de la coalition quelques temps après l’accession au pouvoir de Monsieur Sall. Ce qui n’a surpris personne pour qui connaît le gus.

Un moment, comprenant que les carottes de la candidature de Wade fils sont « bien cuites », Idrissa Seck avait commencé à draguer l’électorat et la sympathie des militants du PDS. C’est ce qui expliquait ses positions sur les relations Macky-Wade père en demandant au premier de témoigner de plus de respect au second.

Celui ou celle qui connaît l’histoire réelle et le profond désaccord qu’il y’a eu entre Idrissa et Wade, saura que tout ceci n’était qu’une opération de charme savamment orchestrée par le premier sans réellement y croire. Les épisodes de lui et moi (CD1 et CD2), l’expression
« ancien spermatozoïde, futur cadavre », les milliards « détournés »…auront déjà fini de séparer définitivement les deux hommes.

Seconde phase de la stratégie de Mara c’était de multiplier les sorties contre le régime en place afin de se hisser au niveau de chalenger du Président sortant, Macky Sall. Il a compris qu’une élection présidentielle se joue en général entre deux candidats et que Macky Sall n’a pas encore quelqu’un capable de lui faire face aux yeux du peuple. Alors lui, il cherche à combler ce vide. C’est ainsi qu’il faut analyser ses tournées à l’intérieur du pays et son long séjour à Touba. Dans la ville religieuse, il sait que le Président Sall y connaît une réelle difficulté politique. Monsieur Sall n’arrive toujours pas à y remporter une élection depuis 2012.

C’est dans ce même sillage qu’il avait commencé à faire les yeux doux aux partisans du Maire de Dakar Khalifa Sall qui est présentement en prison à cause de ses déboires avec la justice sur la gestion de la caisse d’avance de la Mairie.

Dans les projections politiciennes de Monsieur Seck, Khalifa Sall devrait rester en prison ou dans la moindre mesure être condamné et par ricochet perdre ses droits civils et politiques. Ce qui risque de l’empêcher d’être candidat en 2019 et permettre au Président de Rewmi de mettre dans son panier l’électorat du Maire Khalifa Sall.

C’est d’ailleurs ce qui explique le fait qu’il essaie de porter le combat de ce dernier même s’il continue à garder dans sa tête le deal qu’il avait avec lui lors des législatives : Idy avait soutenu Khalifa aux législatives en attendant en retour celui du Maire de Dakar lors des présidentielles.

Aujourd’hui, le plus grand handicap de Mara (Idrissa Seck), c’est l’image totalement négative que beaucoup de sénégalais ont de lui. Il est dépeint par beaucoup de compatriotes comme un « trop malin », un « arrogant » qui ne respecte même pas ses propres responsables du parti (ces témoignages sont de ses anciens collaborateurs), un « fin calculateur » … bref quelqu’un sur qui il ne faut jamais placer une once de confiance parce que « trop intelligent ».

Ses stratégies de reconquête de la sympathie des sénégalais butent toujours sur la sincérité du geste et de la parole même s’il lui arrive de pousser l’opération jusqu’à pleurer sur un plateau de télévision.




Sa dernière sortie sur « Bakka » et « Makka » a fini de réduire toutes ses chances de devenir le cinquième Président du Sénégal. En plus il n’a pas réussi un bon maillage du territoire national qui lui aurait permis d’avoir des responsables d’envergure dans tous les départements. Il lui reste du chemin à faire et une stratégie à peaufiner.

Quid de la coalition Benno Bokk Yakaar ?

Cette coalition est au pouvoir mais peine toujours à s’entendre sur l’essentiel. Elle est minée par un déficit de maîtrise de sa communication (celle politique et institutionnelle sont toujours confondues), des querelles de positionnement à l’interne et surtout d’une absence de fonctionnement de la coalition, dénoncée d’ailleurs par tous les responsables des partis alliés.

Les responsables de la coalition et surtout ceux de l’Alliance pour la République (APR) sont restés dans une communication réactive très mauvaise des fois quand on est au pouvoir. L’on constate qu’ils ne communiquent que pour répondre à un membre de l’opposition qui critique le régime en place permettant à ces derniers de rester dans le « débat-polémique » qui nourrit toute opposition.

Aucun d’entre eux n’est dans une communication explicative, pédagogique, permettant de mettre la lumière sur toutes les réalisations du Président Sall et expliquer clairement les stratégies adoptées pour faire émerger le Sénégal : PSE, PUDC, PUMA….

Les responsables de la coalition donnent l’impression d’être habités par une peur qui ne dit pas son nom. Aucune activité politique de grande envergure n’est organisée. Ceci s’explique en partie par la colère que les populations au niveau de la base ruminent à l’encontre de leurs responsables locaux.

A Fatick par exemple, il suffit de fréquenter les groupes de jeunes pour comprendre leur courroux. Ils en veulent à leurs responsables disant que nombreux de ces derniers les ont abandonnés à leur sort alors que le Président Sall en a promu un nombre impressionnant (près d’une centaine : ministres, Directeurs, Présidents de conseil d’administration…).

A Matam aussi le feu couve pour presque les mêmes raisons.

Dans presque tous les départements, les responsables ne s’entendent plus et chacun prêche pour sa chapelle créant une situation de division profonde au sein des groupes de militants. Ils se comportent comme s’ils oubliaient que le 24 Février 2019 personne d’entre eux ne sera candidat à part Monsieur Macky Sall.

Ces tiraillements ont fini de former un lit de contestations dans des régions où on s’y attendait le moins : Matam et Fatick, les deux régions affectives du Président Sall.

Enfin, il y’a les candidats du buzz du moment (c’est le cas de Sonko et d’autres) et ceux là qui étaient avec le régime à un moment avant de le quitter pour une raison ou une autre (Thierno Alassane Sall, Bamba Dièye, Abdoul Mbaye…).




De ceux là, Ousmane Sonko est le plus en vue. Dans le discours, il arrive à capter l’attention des sénégalais même si des fois des erreurs d’appréciation sont notées par ci et par là. Dernièrement, on l’a vu se déployer sur le terrain avec son équipe, comprenant que les élections ne se passent ni sur facebook ni sur les plateaux de télévision. Espérons pour lui que ce ne soit pas trop tard.

Ces candidats même si objectivement ils ne peuvent pas remporter les élections peuvent bien participer à créer les conditions d’un second tour aux Présidentielles de 2019. C’est sous ce rapport qu’il va falloir les surveiller et observer leur déploiement sur le terrain.

2019 est à la portée du candidat qui aura la meilleure stratégie allant de la base vers le sommet et qui aura réussi l’unité autour de lui.

 

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

2019-2024: SUNU MANDAT BI (Souleymane Ly)

En Février 2019, le Président Macky Sall briguera un second mandat, le dernier au regard de la constitution révisée lors du dernier référendum organisé le 20 Mars 2016.
S’il y arrive, il passera 5 ans de plus à la magistrature suprême. Son bail sera donc renouvelé jusqu’en 2024.
Ce qui est intéressant ici c’est que ce sera son dernier mandat donc ce sera au service exclusif de la République.
Au demeurant, précisons que tout Chef d’Etat dont l’élection a été portée par un parti ou une coalition de partis n’est jamais totalement libéré de ses engagements surtout quand il cherche à rempiler. Il doit distribuer des postes par ci et par là, « subir » la pression des uns et des autres, non pas seulement parce qu’ils l’ont élu mais surtout parce qu’il veut continuer son oeuvre. Le Président Macky Sall pourra bien être libéré de tout cela à partir de Février 2019 contrairement à n’importe quel autre candidat élu à sa place.



Rien que cette comparaison pourrait être l’épine dorsale de toute la communication de son équipe de campagne.
Certes le combat sera rude et les dénigrements fuseront de partout mais si les membres de cette dite équipe arrivent à bien tenir les brides de ce cheval communicationnel, la comparaison peut être vite faite et le choix bien facile.
A partir de 2019, le Président Sall pourra tranquillement quitter la tête de son parti tout en continuant à les soutenir et participer au choix du futur candidat d’une nouvelle coalition de partis. S’il rempile, il pourra facilement aussi se débarrasser de toute pression politique. Quand on n’a plus rien à perdre, on est libéré de tout.

Il y’a des opportunités qui ne se répètent pas. Le second mandat du Président Sall peut être extraordinaire. Si l’histoire ne repasse pas les plats, c’est bien quand il s’agit de ces mets somptueux dressés à la table des Sinaï et des Parnasse d’où les convives redescendent resplendissants ou aveuglés, soit comme des Moïse, soit comme des Icare précipités. Il faut aux peuples, conviés à ces festins, en mériter l’honneur, sinon plus dure sera la chute. En de rares occasions les dieux permettent aux hommes de toucher à l’ambroisie. Les hommes deviennent alors des héros. Ils échappent aux limites et aux pesanteurs humaines, après quoi, la nappe retirée, ils retombent dans la cuisine ordinaire et les plats du jour. Alors tant pis pour eux s’ils n’ont pas profité de la hauteur pour décréter le SECOND MANDAT de Macky.

En 2019, ce sera au peuple d’être ce héros tant attendu en renouvelant le mandat du Président Sall.

La succession des jours et des années, depuis que le monde existe avec des hommes dessus, est ponctuée de loin en loin par ces dimanches épiphaniques où le destin s’efface, un instant, devant la liberté des hommes, où il leur cède la décision, où il leur offre une chance, comme dans les contes de fées, d’orienter l’histoire, une seule chance, jusqu’à minuit, comme pour Cendrillon, après quoi il est trop tard.

Le 25 Février 2019 et ce jusqu’à 18 heures (moment de fermeture des bureaux de vote), le peuple sénégalais se verra offrir la chance de décréter son propre mandat en renouvelant le bail du Président sortant Monsieur Macky Sall. Sans quoi, le pays sera engagé dans une autre aventure avec un homme qui cherchera coûte que coûte à obtenir un second mandat.

Dans tous les pays du monde (même aux Etats Unis) le premier mandat est purement politique avec des compromis incompréhensibles par le peuple mais imposés par la « real » politique. Ce n’est qu’au second et dernier que le Président en exercice (si c’est celui qui rempile bien sûr) commence à dédier son mandat exclusivement à la République, au peuple tout entier, à la patrie.

Faire confiance aux opposants du Président Sall ferait courir un grand risque au pays. Un très gros même !

Ils sont presque tous dans le mensonge. Aujourd’hui, la quantité de mensonges qui se dit dans notre pays n’a d’égale que l’indifférence avec laquelle l’opinion les laisse passer. Que ce soit dans la gestion des ressources (pétrole, gaz..) ou dans les dossiers pendants devant la justice, ces opposants ne font que soulever la poussière voulant cacher ainsi la vérité au peuple.

Le discours politique de l’opposition est si dégradé que les meilleurs hommes avec leur salive, y perde leur crédit. Ils ne sont que dans des attaques contre le Président de la République sans rien proposer en retour. Quoi qu’il dise devient suspect à leurs yeux. S’aventure-t-il dans l’idéal, on le somme d’être concret. Aborde-t-il les problèmes quotidiens, on lui reproche de voler bas.




Les mots « alternance », « démocratie », « justice »…, à force d’être sucés par les opposants au pouvoir, ont perdu depuis longtemps toute saveur, mais ils servent encore. Ce qui montre que ces derniers en s’obstinant à les mastiquer, sont moins dégoutés que les gamins qui se repassent le chewing-gum de bouche en bouche, mais qui finissent tout de même, lorsqu’il est insipide, par le coller sous leur pupitre.

Si tant d’hommes de rigueur ou simplement d’honnêtes gens se détournent aujourd’hui de la politique, c’est à cause de ces malhonnêtes opposants. Avec eux on assiste à la dérive du sens des mots, à la rupture entre la lettre et le concept. Un chat n’est plus un chat, mais un rat travesti ou un renard masqué.

Le divorce entre les mots et leur sens, entre la morale et l’ambition, intervient dans le domaine qui devrait en être le mieux préservé, parce que la politique est le domaine des choses concrètes de la vie des hommes.

Ce n’est ni une affaire de Bakka ou Makka, encore moins celle d’une guerre entre les confréries voulue et suscitée par un homme dont l’ambition dépasse la seule volonté de Dieu.

En 2019, ce sera au peuple de renouveler le mandat du Président Macky Sall pour que commence « sunu mandat bi ».




Souleymane Ly

Spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

Apéristes, qu’avez-vous contre Macky ?

Quand j’ai entendu le Maire de Thies dire que les ennemies du Président Macky Sall sont à chercher dans Benno Bokk Yaakar et dans l’APR, je me suis dit tout de suite qu’il a parfaitement raison.
Il a raison quand on considère l’ankylose profonde qui frappe ces deux structures qui, comme tétanisées, se morfondent dans l’attentisme.
Le malaise est grandissant chez les militants et une grande partie du peuple par contagion commence à se convaincre que ce sera impossible de faire passer le candidat Macky au premier tour.
Aucun responsable politique n’anime la base. Aucun !
Tous fonctionnent comme si ce mandat était le dernier pour le Président Macky. Personne ne l’aide et on le laisse seul face à ses détracteurs. Tous se comportent comme s’ils n’avaient rien à perdre si le pouvoir changeait de main.



Je tiens à tous leur rappeler qu’ils ont tout à perdre car si une alternance arrivait à se produire en 2019, ils seront nombreux à voir leur gestion passer au crible. Le sénégalais aime exiger que celui qui paradait avant, soit le premier à payer. L’on se rappelle que la traque des biens mal acquis était présentée en 2012 comme une demande sociale. « Baayi leen ci xel ».
Les responsables politiques autour du candidat Macky ne mouillent pas le maillot. Chacun cherche à avoir une audience avec lui et c’est cela qui mobilise tous leurs efforts. Une fois que l’accord est donné pour ce face à face, commence alors un fort lobbying pour être sur la liste des privilégiés qui devront voir le Président. Même au dernier moment des noms peuvent être biffés et remplacés par d’autres qui ne sont même pas militants. Tous y vont en se demandant combien ils vont recevoir pour le transport et à la sortie, bonjour les dégâts.
Quel est le jeune militant ou responsable politique qui capte notre attention dans les médias ? Que ce soit à la télévision ou à la radio, rien que des débats de personne ou des attaques au bas de la ceinture. Rien dans les réalisations du Président.
Rien pour expliquer le PSE, le PUDC, le PUMA…. Rien de rien !
Ils sont tous dans une guerre de positionnement qui ne dit pas son nom. Chacun y va avec ses propres initiatives comme s’il était seul dans ce parti. Les jeunes ne sont pas formés ; les femmes sont laissées à elles mêmes à moins qu’on ait besoin de les rassembler pour du saupoudrage ; les vieux « mom », ils ont fini d’être oubliés.
Tous ces responsables oublient qu’ils sont le prolongement du Président Macky Sall. Leur image dépeint fortement sur la sienne. Dès qu’ils font des fautes, l’on ne pense qu’à lui. Ils doivent soigner leur mise, leur posture et leurs paroles. Quand ils parlent c’est le Président qui prend le micro. Chaque fois qu’ils coupent le contact avec la base c’est comme si c’est le Président lui-même qui l’avait fait. Ils sont, ces responsables, le prolongement de toute l’action du Président mais malheureusement la grande majorité ne le sait pas.
Dans la mouvance, on s’attaque entre ministres, Directeurs, Maires…tout le monde y passe oubliant que pour gagner des élections il faut savoir enclencher une dynamique et rester dans les rangs. Il faut à chacun respecter une discipline même si on peut des fois la ressentir comme une contrainte. L’intérêt général doit primer sur celui de petites personnes.
Pour un parti politique réussir à conserver le pouvoir est plus glorieux que d’y accéder.




Souleymane Ly
Spécialiste en communication
julesly10@yahoo.fr

L’homme, cet animal cruel

Frapper une femme est la chose la plus ignoble qu’un animal puisse faire. Oui, je dis bien un animal car je refuse de traiter ce spécimen, d’homme et du coup l’élever au même niveau que nous autres.

Au demeurant je demande même pardon aux animaux qui ne sont pas bien honorés d’être comparés à une espèce pareille.

La chose la plus abjecte dans cela c’est que ce soit le fait la plupart du temps de maris qui se croient tout permis.




Ceux là qui ont fait des pieds et des mains pour avoir une perle dans leur vie fade ont aujourd’hui le culot de se retourner contre celle là. Tu la maries jeune fille pimpante et voulue de tous avant de la rendre dégoûtante et rejetée de tous.

C’est chez toi qu’elle s’est retrouvée avec des mains rugueuses à force de s’occuper seule des travaux dans le ménage et tu t’attends à ce que ses caresses soient aussi soyeuses qu’au début…C’est chez toi aussi qu’elle s’est retrouvée avec des seins qui lui arrivent au nombril à force d’allaiter tes enfants…et toi aussi.

Oui, elle n’est plus la belle fille bien raffinée que tu as mariée il y’a quelques années. Toi aussi, tu n’es plus le vigoureux jeune homme qui pouvait lui faire passer des nuits blanches au début. Il ne te reste plus que des « rappels moi » mon cher.

Mon ami, je te rappelle qu’elle a changé son nom pour toi…Elle n’a même pas le bonheur de voir le fruit de ses entrailles, ses enfants, porter son nom de famille. Elle souffre en silence chez toi mais elle reste digne. « Té doko yeureum nak » !

Une fille, on l’honore à fortiori ta femme. On se doit de la protéger, de la conseiller, de parfaire son éducation avec de l’amour et de la compassion.

Tu veux qu’on te pardonne tout et toi tu n’es prêt à rien céder. Tu lui cries dessus…Tu lui fous la honte…Tu vas même jusqu’à critiquer les plats qu’elle t’a concocté avec tant d’efforts et de souffrance dans la cuisine…  « Ak dépense bou doyoul nak… Do nitou dara ! »

Ce genre d’homme ne mérite pas d’être époux. Une femme, on la mérite !

Le plus grand échec pour un homme c’est d’arriver à lever la main sur une femme. Elles ne sont pas toutes exemptes de reproches mais quand elle est mauvaise, on la divorce avec le plus grand regret.

On ne la frappe POINT !

Ce que tu reproches à une femme jusqu’à la martyriser chaque jour, tu vis pire dehors sans oser broncher. Tu es agneau dehors et loup dans ta propre maison. Et demain tu t’étonnes de voir tes enfants sur la mauvaise pente.

Et le pire chaque fois que tu es avec tes amis, tu cries, loin de ses oreilles, que tu la chéries, tu l’aimes, tu t’occupes bien d’elle…MENTEUR !

Des fois, tu pousses le ridicule jusqu’à mettre sa photo en couverture sur Facebook alors qu’il n’en est rien. Ce bonheur de façade n’est qu’une chimère ! Juste un gros mensonge !

Toi, le mari, tu as droit à tous les égards et tu l’exiges même…Et elle ? Elle n’a droit à rien ? Même pas à ton respect ?

Si tu ne la frappes pas, tu lui fais des enfants avant de l’abandonner à la merci de tous les prédateurs du quartier. Elle finira par être le « cheval bascule » de tous les ratés du coin. Sinon, elle passera son temps à tendre la main à gauche et à droite pour nourrir tes propres enfants que tu as fini d’abandonner.

Une famille c’est d’abord UNE FEMME messieurs avant d’être une femme et des enfants par la grâce de Dieu.

Que toutes les femmes aillent se former. Qu’elles essaient d’avoir des compétences pour se libérer de ces animaux sans cervelle. Ensuite que l’Etat et le secteur privé fassent une discrimination positive en leur faveur. C’est une question de survie pour toute l’humanité. Moi, c’est mon combat de tous les jours et je n’en veux pas d’autres. Le seul où je veux bien gagner le titre de roi des arènes. De l’autonomisation des femmes dépend toute l’émergence d’un pays !

Ce n’est pas en leur distribuant des financements dont elles ne savent même pas quoi faire, par ci et par là, qu’on y arrivera. Il faut d’abord les former et ensuite les aider à développer des activités génératrices de revenus à même de leur redonner l’estime de soi.

Que les femmes s’unissent et que certaines arrêtent de regarder les autres lutter à leur place en les taxant d’intellectuelles. Ce combat est le leur et elles doivent le mener ensemble dans un sursaut national. Que tout l’effort qu’elles mettent dans la politique soit le même que celui fait pour lutter contre les dérives dont elles sont victimes.

Qu’elles arrêtent d’être utilisées comme des tremplins par des hommes pour atteindre les sommets. Qu’elles arrêtent de ne servir que pour de la mobilisation. Elles doivent se battre pour jouer les premiers rôles car les hommes ne sont pas plus intelligents qu’elles. Dommage de toujours les voir abandonner des causes nobles dont elles avaient entamé la défense.

Qu’elles arrêtent de trop aimer les miroirs en se disant que la vie est bien ailleurs et qu’elle n’est jamais dans les reflets.

Pédicure, manucure, fard, faux cils, fausses ongles…tout ceci est bien mais il y’a bien mieux : participer activement à la vie.




Que les femmes arrêtent de penser que l’homme qui les marie leur rend un service. C’est FAUX ! C’est une coopération bilatérale où chacun doit y trouver son compte. C’est du win-win. Je m’occupe de toi ! Tu t’occupes de moi ! Et on s’occupe de nos enfants. Point barre !

L’amour n’a jamais été dans un seul sens et ne le sera jamais d’ailleurs. Il doit se vivre à deux avec tout ce que cela implique : la complicité, l’amitié, la compassion, l’envie d’aider, le soutien mutuel, la fusion des ambitions…Savoir rire ensemble et pleurer ensemble. Faire corps et lutter ensemble !

Sans cela ce n’est plus de l’amour mais un contrat avec des obligations déséquilibrées pour la femme. Chacune des deux parties doit être consciente de son rôle avant de le jouer pleinement. Ne pas avoir honte de le remplir à tout moment et en toute circonstance. Quand on aime, on aime et on doit de se le prouver. Si chaque membre du couple souffle sur la flamme jamais elle ne s’éteindra. Mais pardi que cela se fasse à deux ! Nom de Dieu !

Maintenant une prière : que tout homme qui lève sa main sur une femme périsse en ENFER !

Amen !

 

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

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Birima « Ak Yow » ! Vous êtes mauvais !

Birima, vous êtes mauvais. Walahi vous l’êtes ! Sinon comment comprendre que ces insanités puissent sortir de la bouche de quelqu’un qui de surcroit se dit « responsable ». Comment Avez-vous pu malgré le fait que chaque parole passe par un processus de filtre qui se doit d’être très rigoureux ?
C’est encore plus ignoble quand vous nous sortez que la vidéo date d’il y’a quelques années. C’est encore pire ! Si on l’avait visionné avant, Fallou Sene ne serait pas mort, car à coup sûr son père l’aurait retiré de l’Université.




Que cette vidéo date de deux ans, de dix ans ou même d’avant votre naissance ne change en rien de son contenu, de sa violence et surtout de ses insultes.

Quel piètre argument que de nous dire qu’elle date de longtemps !
Vous osez traiter de fils de p…. des étudiants de notre pays. Ce qui nous donne tout de suite l’information que vous n’y avez ni votre fils ni votre fille.
Comment avez-vous pu ? Même si beaucoup de sénégalais ont senti en suivant l’émission Jakarlo que vous êtes quelqu’un de violent, d’irraisonné et de bien fourbe.
Cette émission, calquée sur celle de Laurent Rauquier (On n’est pas couché), commence à devenir une pâle copie de cette dernière. Cependant cela ne surprend guère car beaucoup de nos télévisions copient celles étrangères (surtout de la France) sans en réussir une adaptation bien sénégalaise. Dans Jakarlo deux polémistes auraient suffi à côté du présentateur et chaque vendredi faire participer le plus d’invités afin de traiter de plusieurs thèmes.
Après l’affaire Professeur Songhé qui a défrayé la chronique en insultant toutes les femmes sénégalaises, voilà un autre qui en fait autant. Ç’en est TROP !
Le professeur Songhé devait de lui-même refuser de revenir dans l’émission. Chacune de ses apparitions à la TFM est une incitation au viol. Mais jamais il ne le fera. Il a fini de gouter à la lumière.




Cet homme pensait peut être trouver chez nous une trace d’indulgence pour les violeurs ; Il s’est lourdement trompé. Forcer une femme est un geste odieux qui abaisse l’homme au-dessous de l’animal qui, lui, ne viole pas. L’amour se fait à deux, que je sache. Or en réduisant la femme à rien, le violeur s’isole dans son acte. Le viol, au fond, c’est de l’onanisme, une masturbation perverse où le sadisme remplace le fantasme. Ecœurant !

Chaque fois que je vois cet homme à la télé je l’entends encore hurler à nos femmes : « NOUS vous violons parce que… ».

Mais « dou keen, gnoun la rek ! »

Pourquoi les nombreux sénégalais qui vendent sur les plages des nudistes en été ne pensent pas violer toutes ces femmes blanches nues et allongées sur la plage ? Pourquoi nos compatriotes qui empruntent les rues de Bruxelles où des femmes nues sont exposées dans des vitrines, ne pensent pas les violer ?

Cette parenthèse fermée, revenons à notre syndicaliste à deux balles et ses âneries.
Birima Ndiaye avez-vous une femme et des enfants ? Auriez-vous compris si on les traitait de fils de p…. ? Accepteriez-vous que l’on vous dise que cela s’est passé en 2016 et non en 2018 ? Je suppose bien que NON !
Alors arrêtez vos explications. Cessez de vouloir vous justifier !
Comment cela est-il possible dans notre pays ?
C’est juste que « gnoune gno gnak fayda ». Je ne peux pas me faire à l’idée que des sénégalaises et des sénégalais puissent vous applaudir après vous avoir entendu demander le meurtre de ceux qui symbolisent l’espoir de toute une nation et traiter de p….leur maman. Eux sont plus malades que vous.
Birima sachez que vous n’êtes ni sérieux ni intelligent. Arrêtez de croire une minute que tous les sénégalais vous écoutent. On vous prend, en majeure partie, pour un fou dont la place est à l’asile.
Au nom de ma sœur étudiante et de tous les étudiants du Sénégal, je vous demande de vous mettre devant un miroir qui vous remettra à la figure le spécimen de fils dont vous parlez.
Je vous tout ceci pour  l’honneur de ma défunte maman et pour la dignité de toutes ces femmes que vous avez traité de p…
Souleymane LY
spécialiste en communication

 

Haro sur le MEER: Xalaas ! (Souleymane Ly)

Ce matin quand j’ai appris ce qui s’est passé au Palais de la République avec des membres du mouvement des élèves et étudiants républicains (MEER), je me suis dit Xalaas !
C’est à se demander si ces gens sont vraiment sincères quand ils disent travailler pour la réélection du Président Macky Sall : « Dou deug waay » ! Sinon comment comprendre que ces jeunes puissent écorner leur propre image, celle de leur Secrétaire général national et surtout celle de leur parti.




J’espère qu’ils entendent tous le « tchipatou » national auquel ils ont eu droit ce matin dans les réseaux sociaux.
Une organisation de jeunesse d’un parti politique doit servir à animer l’action et l’idéologie du parti vers la jeunesse. C’est ainsi que l’on attendait le MEER ailleurs que dans des manifestations « Khala ma ndiir badio..khana khana dofi diaar » devant le Palais de la République. On pensait les voir dans l’évaluation de leur échec dans l’espace universitaire qui a traversé une crise sans précédent où on ne les a pas entendu ni dans un rôle d’alerte ni dans la recherche de solutions. Au contraire ils sont montés au créneau que pour exiger de rencontrer le Président de la République à la suite de ses entrevues avec les coordinations estudiantines des différentes Universités. Il faut que cette jeunesse arrête de penser que rencontrer le Président de la République rend riche ou célèbre (selfies rekk).
Que font-ils de leur rôle de vecteur de recrutement potentiel pour l’avenir ? S’ils pensent attirer les primo votants et les indécis en montrant leur image la plus hideuse comme ils l’ont fait hier, ils se trompent. Et lourdement même !




Il a suffi que le Président accepte de les rencontrer pour que chacun monte au créneau pour se rappeler au bon souvenir des sénégalais. Depuis combien de temps on n’a plus entendu parler de cette structure ? Il avait fini de tomber dans une léthargie telle que l’audience avec le Chef de l’Etat a eu l’effet d’un puissant stimulus pour le réveiller de sa torpeur. Peur être que la dose était si forte que la moutarde leur est montée à la tête. Oui, être reçu par le Président de la République fait perdre le nord à certaines personnes. Allez demander aux étudiants !
Le Mouvement des élèves et étudiants républicains n’a pas dérogé à la règle. Ses membres qui devaient même avec intelligence garder le silence au palais pour ne pas attirer l’attention des sénégalais qui pourront dire que cet endroit n’est pas pour un parti politique. Au lieu de cela ils ont élevé la voix, bander les muscles, vociférer…avant de transformer l’avenue Roume en champs de bataille. Qui l’eut cru ?




Ils rendent un très mauvais service au candidat Macky Sall qui a besoin d’attirer sur lui la sympathie des sénégalaises et des sénégalais. Mais « Keur gu beuri thiow » personne ne veut y séjourner.
Aujourd’hui ils ont intérêt à rendre active l’école du parti afin de former tout ce beau monde sinon ils risquent d’avoir un effet boomerang du fait de tout ce dégout qu’auront les sénégalais sur leurs différents comportements.
C’est aussi tard que j’ai appris qu’il y’a une subvention derrière et c’est ce qui aiguise tous les appétits. Tout ce que je peux leur dire c’est d’aller apprendre sur le cas du réseau des enseignants républicains qui a volé en éclat du fait de cette subvention.
Ces jeunes élèves et enseignants doivent apprendre à rendre fier leur mentor !

Souleymane Ly
Spécialiste en communication
Julesly10@yahoo.fr

Bamba et Maodo nous regardent !

Depuis longtemps déjà on me demande mon avis sur l’affaire dit «  Idrissa Seck ». Aujourd’hui encore, après ce tout ce tollé. Si je ne l’ai pas donné, ce n’est pas que le sujet me désintéresse. Il m’obsède au contraire. Ce n’est pas non plus que je redoute de prendre parti sur ce problème qui nous concerne tous. J’aimerais le prendre. C’est tout simplement que sur ce sujet ma religion n’est pas encore faite.

J’ai lu ce qu’il fallait lire, écouté les partisans et les adversaires, pris en compte les arguments des uns et des autres. J’ai essayé de peser le pour et le contre, les avantages et les risques : ma balance est restée étale. Ce qui prouve, soit dit en passant, que la connaissance ne permet pas toujours l’engagement. Sans doute ma connaissance demeure-t-elle insuffisante. Raison de plus pour que je dise : en ce qui concerne le Coran, je ne sais pas.




Après tout, nous n’avons pas réponse à tout. Il faut avoir, à l’occasion, le courage d’avouer son ignorance. Ne demandez pas aux témoins, pour les croire, de se faire égorger chaque semaine. Demandez-leur plutôt de se garder de déposer sur les causes qui les échappent.

Un des maux dont nous souffrons dans ce pays vient de l’abondance du péremptoire. Jamais époque ne fut moins certaine que celle-ci et cependant plus assourdie de certitudes. J’envie ceux qui savent, mais demeure perplexe sur le bruit qu’ils font. Ceux qui parlent fort, ne serait-ce pas pour masquer leurs doutes ? La vérité n’a pas besoin de tant d’éclat et c’est la sérénité qui lui convient. Ils affirment, ils assènent au nom de la religion ; la religion-politique. Par contre cette religion-politique a fait naître moins de sages qui chuchotent que d’orateurs qui crient à tout propos, par tous les temps, et qui se croiraient déshonorés de rester cois.

Le silence aussi a son prix, quand ce ne serait que valoir à qui accepte d’en alterner ses propos, le quitus de l’honnêteté intellectuelle. Au demeurant, le regard soulève plus de questions que la parole n’apporte de réponses.

Si je me suis abstenu de parler de ce sujet, c’est que mon opinion n’est pas arrêtée. Oh certes, mon premier mouvement me porte naturellement du côté de ceux qui défendent Idrissa Seck, mais quand je les entends dire qu’il n’a rien fait, je les suis plus.

De même, ce mouvement qui me porte vers ceux qui le rappellent à l’ordre est cassé quand je les entends lui promettre l’enfer ou dire qu’il est banni de l’Islam. Je ne les suis plus.

Ce que je crois c’est que les extrémismes se suscitent les uns les autres, s’entretiennent de leurs intransigeances mêmes et que si l’on faisait moins la bête d’un côté, on ferait moins l’ange de l’autre.

Toutes ces questions posées qui devraient bénéficier, parce que ce sont des problèmes qui touchent à la vie, de la meilleure donnée, permettant l’examen le plus fin et la solution la plus mesurée sont en réalité faussées parce qu’elles sont posées en terme d’alternative et qu’ils ne nous laissent le choix qu’entre le tout ou rien.  Le tout Idy ou le rien Idy.




On a tort, je trouve, de se faire de belles attitudes là-dessus. L’intelligence n’aime pas ce genre de sommation. L’absolu n’est pas moral, quand il exclut la nuance et corsète la liberté.

Dans ce cas précis, bien des attitudes sont des finalement des attitudes réactionnaires, et le diable qui recrute en priorité chez les cyniques et les « après moi rien », reconnait aussi pour siens les purs qui au nom de la religion en viennent à proclamer l’enfer pour un musulman.

La vérité, je crois qu’il faut la chercher dans le milieu, et la sagesse dans la mesure. Au surplus, d’un point de vue pratique, il est plus avantageux d’opposer au fanatisme une objection pondérée qu’un autre fanatisme. On fléchit mieux par la critique que par la censure. Celui qui rejette tout, risque en retour d’être entièrement rejeté.

Ainsi, décréter qu’Idrissa Seck « n’est plus musulman », qu’il sera « pensionnaire de l’enfer »…ne participe qu’à jeter de l’huile sur le feu. En revanche dire qu’il s’est trompé, lui opposer une explication claire et nette, voilà qui a une chance d’être pris en considération. On ne répond pas à l’instinct par le raisonnement. On l’éduque par la preuve.

Maintenant le fait qui intrigue et qui est troublant, c’est d’entendre Idrissa commencer ses excuses en évoquant son appartenance confrérique d’autant que ce qu’il disait dans sa fameuse vidéo n’avait rien à voir avec le mouridisme. Quand beaucoup d’observateurs l’ont entendu, ils se sont dit voilà le début d’une longue et dangereuse polémique dans notre pays.

Quand est républicain, on est à équidistance de toutes les religions d’autant que notre pays a proclamé la laïcité dans la constitution.

Au demeurant je rappelle à tous les responsables politiques que dans leur parti il y’a un peu de tout : des musulmans, des chrétiens, des animistes et toutes les confréries y sont représentées.

Les khalifes et les politiques sont tous des guides. Ceux-ci d’une communauté avec une foi religieuse et ceux-là d’une nation.

Le moins que l’on puisse dire est que ces deux-là ne parlent pas le même langage et n’indiquent pas le même chemin. La terre des hommes dont il est question, on dirait que ce n’est pas le même. Ici la terre a un ciel dessus, là elle n’en a pas. Le politique doit nous parler d’économie, le khalife de morale. L’un parlera de compétition, l’autre d’unité. « Il nous faut gagner », dira le premier, « il nous faut servir », dira le second. De la bouche de l’homme politique doit tomber les mots « croissance », « peloton de tête », « rattraper les plus forts ». De la bouche de l’homme de Dieu on attend les mots « famille humaine ‘communauté) », « paix » et « générosité ».

Les magistères sont différents, c’est vrai, et les champs d’activité aussi où sont semées ces paroles d’exhortation. Mais comme il s’agit de la même humanité et que les hommes n’ont pas deux avenirs sur terre, il serait quand même souhaitable que les discours, au lieu de se contredire, se complètent et s’harmonisent.

Dans un système politique où le peuple est souverain, celui qui s’en prétend le guide ne peut que gesticuler. Prince de papier, il utilise la part de pouvoir qu’on lui concède pour se donner l’illusion qu’il est un prince de fer. Si tel n’était pas le cas, il aurait juste suffit à un politique de dire « votez pour moi » pour que le peuple s’exécute.

Le peuple est libre et fort de par sa souveraineté.

Il faut que les frontières soient bien délimitées et respectées. Nous n’avons pas besoin d’un leader politique pour nous indiquer comment rencontrer Dieu, pour cela nos guides religieux nous suffisent. C’est d’autant plus vrai aussi que pour choisir le meilleur programme pour notre pays, nos politiciens nous suffisent.

Que chacun reste dans son domaine !

Maintenant vouloir entretenir une querelle « enfantine » entre tijaanes et mourides est une hérésie. Si un seul politicien pense tirer profit de cet imbroglio, il se trompe lourdement et ce serait même trahir Bamba et Maodo que de vouloir emprunter ce chemin.

De Touba à Tivaouane, le même sang noble et familial coule dans les veines de nos chers guides. Selon une généalogie clairement établie par des historiens sénégalais, Mame Maaram Mbacke, un grand érudit et pionnier de l’enseignement coranique et religieux dans nos contrées ancestrales, serait l’arrière-grand-père commun de deux de nos plus vénérés guides que sont Cheikh Ahmadou Bamba (rta) et Mame El Hadji Malick (rta).

À la lumière de cette découverte historique, il est clair que l’entente et la cordialité entre les confréries sénégalaises sont séculaires, ils constituent un héritage non négligeable pour les générations présentes et celles futures, et un rempart imprenable pour les dérives comme le terrorisme et les nouvelles formes d’extrémisme auxquels le monde musulman est confronté.

Libre à nous maintenant de mériter cet héritage ou de montrer que nous n’avons pas été dignes de confiance.

Wa Salam !

 

 

 

 

 

 

 

 

Moi Fallou Sène ! (Souleymane Ly)

Ce 15 Mai 2018 a sonné la fin pour moi d’une vie faite de combats, de rêves, d’espoirs et surtout de zikr.

Les faits…

Ce matin-là du Mardi 15 était le septième jour où je devais être obligé de compter sur la solidarité de mes camarades pour obtenir un ticket et manger à ma faim.

Depuis le 7 du mois, j’étais toujours obligé de me rabaisser pour obtenir un ticket afin d’en user pour le déjeuner et me débrouiller pour le petit déjeuner et le diner. C’est pourquoi j’attendais chaque jour ce fameux message devant m’annoncer la disponibilité de ma bourse. Je sais que j’en avais plus besoin que les autres. Ma très chère femme m’avait informé que mon enfant de moins d’un mois n’avait plus de quoi manger et que ses maux de ventre avaient repris.




Eh oui ! Une femme ! J’en avais une sur instruction de mon père. Il pensait ainsi me soustraire des voies sombres de la débauche. Il voulait que je ne me concentre que sur mes études sans tomber dans les filets du diable de la solitude qui tenterait de me pousser dans les bras d’une étudiante.

La nuit du 14, j’ai fêté avec quelques amis mon anniversaire en scandant l’unicité de Dieu dans des « sikar » appris auprès de mon père. Ce dernier m’a éduqué dans les valeurs cardinales du « baay faalisme ». Je suis son seul fils !

Couché très tard, j’ai été réveillé par le bruit dans l’enceinte de l’université. J’ai demandé à un de mes voisins qui m’informa que les bourses qui étaient attendu à 8 heures comme promis par la Banque ne sont toujours pas tombées et que les camarades se dirigaient vers les restaurants pour le « Nguenté toubab ».

Ah oui ! Il faut bien qu’on mange. Nous ne pouvons pas nous permettre d’être là à mourir de faim alors qu’il y’a à manger à côté. C’est même inhumain de nous refuser cela. Si nous n’avons pas de quoi payer ce n’est pas de notre faute !

Ces bourses permettent à beaucoup d’entre nous de soutenir la famille au village et le stress social aidant, l’ambiance devient électrique si elles tardent à être payées. Ce jour-là, c’est ce qui s’est passé. Chaque camarade est sorti de sa chambre avec une rage et une faim à calmer.




Ce qui m’intrigue le plus c’est que dans notre pays certains sont bien prompts à parrainer des combats de lutte, des « grands bégué »…mais personne pour payer la facture d’un « nguinté toubab » quand les étudiants en ont bien besoin.

Leurs restaurants, parlons-en ! Connaissez-vous le « rendez-vous en bas », la viande mal cuite, les vers dans les frigos, les agents des centres des œuvres universitaires qui rentrent avec de grands bols remplis de victuailles, le regard haineux des préposés au service dans les restaurants… ? Un vrai bordel !

Aujourd’hui c’en est fini pour moi ! J’ai été atteint par une balle tirée par une main inexperte. Une balle réelle dans une université, il fallait bien en avoir l’idée.

Quand cette balle m’a atteint, j’ai aussitôt pensé à mon père et ma mère mais surtout à ma femme et mon enfant qui vont désormais vivre sans un époux et un papa à leur côté.  De là, j’imagine mon fils grandir avec la haine de savoir son père tué par les forces de l’ordre. Il ira à l’école sans que son père ne lui tienne la main. Je présume déjà que son grand père refusera catégoriquement qu’il y aille, lui dont le fils lui a été arraché à son affection brutalement. Il voudra que mon enfant soit loin de l’école des blancs où il est possible maintenant de sortir non pas avec un diplôme mais avec un certificat de genre de mort après autopsie.

Aux camarades étudiant je dirai que tous les combats menés jusqu’ici ont échoué du fait de manœuvres politiques. Comprenez que chaque fois que vous êtes reçus par une autorité, qu’elle soit du pouvoir ou de l’opposition, nous sommes aussi présents. Quand je dis nous, je pense à Idrissa Sagna (11 Janvier 1991), Bassirou Faye (14 Aout 2014), Mamadou Diop (31 janvier 2012) et moi-même. Permettez-nous d’être fiers de vous pour une fois !

Quand il s’agit de prendre la parole donnez la aux meilleurs d’entre vous. Beaucoup de vos souteneurs baissent la tête aujourd’hui quand ils vous entendent parler, se disant si réellement vous avez le niveau d’être pensionnaire dans une Université.  Et cela il faut ensemble qu’on l’accepte et ne pas le nier. Le niveau de langue pose bien problème. Cependant je peux affirmer que les raisons sont à chercher dans tout le système dans sa globalité. Dans les universités aujourd’hui on peut rencontrer facilement des « professeurs » « lecteur automatique » et « marchand ambulant » de fascicules. Ils ne répondent à aucune question prétextant qu’ils sont dans un cours magistral qu’ils ont fini de remplacer en « cours de lecture ». Je rappelle qu’un produit ne vaut que par celui chargé de le modeler.




Bref ! Pour que nos morts servent il faudra revoir tout le système, de la base au sommet, du préscolaire au supérieur. Il faudra aussi imaginer d’autres offres post-bac permettant de désengorger nos universités.

A l’heure actuelle, la situation des étudiants constituent une bombe à retardement pour toute la société. Des camarades n’ont plus d’avenir dans les universités privées du fait de la dette cumulée ; A l’Université virtuelle du Sénégal le climat est en train de se détériorer…

Camarades étudiants qu’Allah vous éclaire !

Pour qu’enfin je puisse reposer en PAIX !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

 

Contribution: Aux im-politiciens du Sénégal (Souleymane Ly)

Le 19 Avril 2018, prenez bien date de la manière la plus ignoble avec l’histoire de notre pays : brûlez-le !
Ne laissez rien. Réduisez tout en cendre, étant donné que vous en êtes les seuls propriétaires. Continuez à considérer que vous êtes nés avec le titre foncier de l’étendue du territoire entre vos mains.
Ce que à quoi Serigne Touba, Mame Maodo Malick Sy, Limamou Laye, Théodore Adrien Sarr et les autres n’ont jamais pensé faire, vous, pour des intérêts viles vous vous y employez.
Brûlez ce pays et qu’il n’en reste rien alors. « Bou lééne dara teuyé ! Na ci daale » !
Continuez à vous invectiver les uns contre les autres par presse interposée comme de petits enfants qui s’essayent au « Gaar toombé ». Bombez tous le torse, à qui mieux mieux !
Vous êtes tous incapables de sortir notre pays d’un moment de crise en dialoguant, en allant vers des consensus forts et dans le respect mutuel. Et là vous voulez qu’on vous confie les destins de millions de sénégalais. Shame on you all !
Ebola est passé, vous ne vous êtes pas donnés la main. La crise casamançaise perdure et vous êtes incapables de vous retrouver pour y apporter une réponse appropriée. Je me demande même si lors d’une coupe du monde où notre pays est engagé, vous ne supportez pas notre adversaire juste parce que vous êtes contre le pouvoir. Aujourd’hui nous tous savons que les enseignants ne lèveront pas leur mot d’ordre et chacun sait le pourquoi. On demande à un Président de la République élu de quitter son parti mais on peut laisser un responsable syndical être militant actif d’un parti politique. Quelle incohérence ! Ne reculez pas, allez vers une année blanche et on verra qui va y gagner.




Que veut dire cette course effrénée vers le pouvoir, non même pas, je voulais dire vers l’usufruit du pouvoir. Seul Allah détient le Pouvoir. Pensez-y ou personne ne vous enviera votre sort le jour du jugement dernier.
Chacun est dans la stratégie consistant à dire que j’y accède par tous les moyens « rekk » afin de bénéficier des belles voitures, des belles maisons, des comptes en banque fournis…
Les amis d’hier deviennent les ennemis d’aujourd’hui. Aucune idéologie ne vous réunit ! Les pestiférés d’hier, ceux que personnes ne voulaient voir, même en peinture, sont devenus des messies maintenant.
Ceux qui nous ont vendu Macky hier veulent l’amener au poteau aujourd’hui et mettre à sa place ceux-là contre qui ils se sont battus.
Par Allah ! Je n’y comprends plus rien.
Seul le peuple perdra. Que dis-je seuls les peuples perdront. Chaque parti a son propre peuple, sa propre masse.
Quand on est POUR personne n’a le droit d’être CONTRE et quand on est CONTRE on ne veut pas entendre ceux qui sont POUR.
Comme dans une guerre, il faut choisir un camp ! Même les enfants ont dépassé ce genre de jeu sauvage. Vous êtes dans le « Lambi golo kou diok danou » oubliant que « Golo yako moom ».
Aujourd’hui, il ne vous manque qu’un promoteur et des sponsors pour votre grand combat de lutte du 19 Avril à l’arène de la Place Soweto.
Personne dans les deux camps ne veut être habité par la lumière libératrice. Vous êtes tous dans vos « baak » puériles : Passera ! Ne passera pas !
A l’image des enfants de la maternelle vous êtes dans le  « khana ma ndir baadio ! Khana khana doofi diaar ». Shame on you all !
Aucun débat constructif et même ceux qui n’ont jamais eu droit à la parole la claquent maintenant. Quand on est POUR il faut juste savoir insulter les opposants et quand on est CONTRE apprendre à insulter le pouvoir.

Depuis 2011, le Sénégal est dans ce tourbillon et risque de ne pas s’en sortir de sitôt. Les mêmes armes qui étaient opposées à Wade sont en train d’être utilisées contre Macky. Quand ce dernier ne sera plus là, son remplaçant vivra le même calvaire. Tous ces gens qui ne se verront pas bien servis entreront dans le maquis contre lui et ce sera un éternel recommencement.
Le 19 Avril prochain que ce soit comme le 23 juin 2011. Brûlez ! Brûlez jusqu’à vous brûler vous-même. Ce que je peux jurer c’est que le Sénégal ne se relèvera pas d’un 23 Juin bis. Cependant comme « diaral na léne ko » alors faites-vous face !

« Bou dara seed » !
D’aucuns appellent les forces de l’ordre à rester à côté du peuple et d’autres à côté du pouvoir. Vous faites tellement ces appels que quand elles en auront marre, ces forces de l’ordre, de ce jeu de yoyo ils penseront eux aussi gouter à l’usufruit du pouvoir décrétant ainsi la mort de notre République.
Nous, sénégalais, pensons que rien ne peut nous arriver. Qu’on peut continuer provoquer le diable tout le temps et que rien ne nous arrivera; Comme disait l’autre il ne se passera rien.
Par Allah ! Vous jouez en négligeant la portée des paroles de nos érudits comme Serigne Cheikh qui vous a bien informé avant de partir que si vous ne dialoguez pas le sang va couler dans ce pays. Les moins éclairés d’entre vous pensent qu’il nous parlait des nombreux accidents. Oh que non !

Ne prenez personne au sérieux. N’écoutez pas ceux-là qui essaient de vous arrêter en vous amenant à dialoguer.
Vous êtes plus intelligents que nous autres, plus patriotes et plus citoyens. Vous êtes même plus sénégalais que nous. Alors, ne reculez pas !
Nous autres sommes frileux contrairement à vous qui êtes des guerriers…
Que le combat commence alors mais n’oubliez pas que la Syrie était un beau pays avant le chaos, que la Libye était un modèle d’opulence avant de sombrer.
Maintenant, si « mooss ci ngour diaaral naaléne taal rew mi » alors que personne ne recule. Que chacun trace la ligne de son père : « na kou nekk reud reudou baayam ».
GNAKK NGUENE FAYDA TROPE !
Jamais on ne vous pardonnera le chaos que vous aurez installé dans le pays de Serigne Touba et cela de quelque bord où vous serez, du pouvoir, de l’opposition ou de la « société civile ».

Vous voulez changer ce pays mais vous n’acceptez pas de changer vous-même. Vous consacrez trop d’énergie à vos ennemis, à vos luttes et vos haines.

Aujourd’hui vous avez le choix. Beaucoup de catastrophes sont vite arrivées car les gens pensaient qu’ils n’avaient plus le choix. Oui ! vous avez bien le choix même s’il est inconfortable, douloureux et renonciateur.

Faites le choix de sauver ce pays !
Qu’Allah protège l’héritage de nos enfants !

Souleymane LY
spécialiste en communication

Julesly10@yahoo.fr

 

Contribution: Apéristes de tout bord, le danger est là ! (Souleymane Ly)

Le 11 Février 2010, quand je disais aux responsables libéraux dans un article intitulé « Mon rêve » qu’un cycle de violences était en gestation et qu’il risquait d’emporter le pouvoir en place, ils ne m’avaient pas cru. Tout le monde sait ce qui s’en est suivi.

J’écrivais clairement que « les élections seront controversées, les résultats contestés et il s’en suivra des appels au calme tous azimuts ». Je disais aussi que « les affrontements feront rage et les forces de l’ordre débordées multiplieront les bavures ».

Déjà en 2010, ils étaient tous avertis mais ils n’ont pas voulu écouté ; Ils n’ont pas voulu changer de stratégies et communiquer explicitement sur le projet de loi devant être soumis à l’Assemblée nationale.

Le pouvoir avait entretenu le flou et l’opposition s’est engouffrée dans la brèche. Des réunions secrètes ont été tenues et un plan d’actions de riposte a été concocté.

Au lieu de désamorcer la bombe, les tenants du pouvoir étaient dans la réaction. Chaque responsable pensait bien faire en se positionnant comme répondeur automatique de Wade. L’on se rappelle tous les sorties de gens comme Farba Senghor, Pape Samba Mboup….Ils disaient tous que l’opposition était amorphe et que le projet de loi passera.




La coalition BBY doit apprendre de ces erreurs passées. L’histoire ne sert à rien si on ne peut y tirer des leçons. « Fou makk diaar deeh, bou déké warko téégui » !

Aujourd’hui les mêmes graines sont en train d’être semées et l’on a l’impression de revivre l’année 2011 juste avant les manifestations devant l’Assemblée nationale.

Les mêmes réunions sont tenues et le même plan porté presque par les mêmes personnes est mis à jour.

C’est dans ce sillage qu’il faut comprendre la récente sortie d’Abdoulaye Bathily. Ce dernier qui, le Dimanche 17 Mars 2013 dans l’émission Opinion de Walf TV, soutenait que dans l’affaire de la traque des biens mal acquis, il n’y a pas de sentiment. Il y soutenait que force doit rester à la loi. Il disait clairement je le cite : «même si Karim était mon enfant s’il prend de l’argent qui ne lui appartient pas, il doit subir la loi en la matière car y a pas de citoyens au-dessus de la loi ».

Comment comprendre aujourd’hui que cet homme qui disait de Macky Sall qu’il est son « soutien de taille » pour le poste de Président de la Commission de l’Union Africaine (UA) se braque contre lui du jour au lendemain.

Où était-il pendant tout le temps que Khalifa Sall était en détention préventive ?

Qu’il ne vienne pas nous parler de droit de réserve. Il n’en a plus depuis fort longtemps. Il sent juste le soufre qui est en train de se mêler à l’air ambiant de BBY et il veut prendre la tangente avant qu’il ne soit trop tard.

Même l’ancien Ministre Pape Diouf de Bambey est dans cette démarche. Il attend 2018, à quelques mois des élections présidentielles, pour dire qu’il va évaluer son compagnonnage avec le Président Macky Sall. Lol… permettez-nous d’en rire !

Il n’évaluera rien et va quitter la coalition bientôt.

Que comprendre de l’appel de Diégane Sène de l’URD qui demande la réunification de la grande famille socialiste ? C’est juste une stratégie pour avoir un candidat socialiste en 2019, rien d’autre.




Macky Sall « sa gars yi dagnou lay tapaass » rien que pour avoir un ticket de sortie. Il faut que vos responsables se montrent à la hauteur. Il leur faut mouiller le maillot et suer leur sang pour remobiliser les troupes en direction de 2019.

Je ne vous apprends rien quand je dis que les élections se gagnent sur le terrain et qu’aucun militant ne doit être négligé. Monsieur Elhadj Malick Gueye de Latmingué me disait un jour : « camions ngaaka you am carte électeur mo gueune bateau intellectuels youko amoul ».

Que cette phrase puisse éclairer  tous les responsables de Benno Bokk Yakaar !

Souleymane Ly

Spécialiste en communication

julesly10@yahoo.fr

 

Contribution: Au nom de Macky Sall (Souleymane Ly)

Du temps de Senghor et un peu sous le magistère de Abdou Diouf, les sénégalais se rendaient aux urnes la peur au ventre. Certains même pensaient que leur choix dans l’isoloir était connu du Président et qu’ils pouvaient après être victimes de représailles s’ils ne votaient pas pour le pouvoir en place.

Plus le cas maintenant !

Depuis 2000, les électeurs sénégalais vont aux urnes avec une option de vengeance fortement ancrée dans le cœur.

Ils y vont avec la rage dans l’âme pour voter contre ; Contre des dérives, des manques de considération, des absences, des frustrations etc. Ils n’ont toujours pas appris à voter « Pour ». Ils ne se soucient guère des programmes proposés ni du parcours des différents candidats.

Cette rage la plus part du temps n’est pas orientée vers le Président de la République mais vers des responsables de son parti, de sa coalition.




L’agent injustement limogé par un responsable votera « Contre », lui et les membres de cette grande famille à qui son salaire était destiné. Idem pour ces ami(e)s que vous ne prenez plus au téléphone juste parce que vous êtes devenu important ; Vous êtes maintenant dans la peau d’une personne que vous n’étiez pas il y’a juste six ou sept ans en arrière. « Lolou yagoul deh » !

Chaque fois qu’il y’a un frustré, au lieu de chercher à le faire revenir, vous lui cracher tout de go qu’il n’a qu’à partir d’autant plus qu’il ne pèse rien. Pourquoi diantre vous ne voulez pas comprendre que c’est la somme des poids plumes qui risque de faire mal et très mal.

L’on constate et c’est unanime que l’on va droit au mur en klaxonnant.

Macky Sall, cet homme que j’apercevais quand j’étais tout jeune ne mérite pas cela. Je peux jurer qu’on ne vous laissera pas le conduire vers sa perte sans rien faire comme d’autres l’ont fait avec Me Wade en 2012.

Des fois c’est à se cogner la tête contre le mur. Comment des évidences aussi simples arrivent à vous échapper. On dirait que « danguéne naane saafara diambour » !

Quand dans un groupe, vous cherchez à entendre seul les mots « Bravo » « Félicitations »…, vous vous engagez forcément dans des raids solitaires qui peuvent ne pas être efficaces, le plus souvent. L’égoïsme militant est la pire des choses en politique.

Aujourd’hui, ils sont nombreux à créer des mouvements de soutien. L’essentiel est que le nom choisi se termine par « réélection de Macky Sall » ou « 2019 au 1er tour ». L’arnaque dont a été victime Me Abdoulaye Wade en 2012 est remise au gout du jour.

Ils sont trop forts ces gens !

Il suffit juste de savoir trouver un nom qui colle à la réélection de Macky au 1er tour, organiser un lancement en grande pompe avec des « militants far feep », tenir une liste de « personnes fictives » et le tour est joué. Il restera maintenant à faire des pieds et des mains pour avoir une audience avec le Premier Ministre ou le Président himself. Ensuite et pour finir, il suffira d’occuper les médias et de répondre à Idrissa Seck ou Sonko de la manière la plus virulente.

Beaucoup de ces responsables de mouvements politiques sont dans le mercato préélectoral. Ils demanderont le moment venu des sous pour battre campagne avant d’aller se la couler douce et constater les dégâts. C’est bien ce que Me Wade a vécu en 2012. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Pourquoi ne voulez-vous pas apprendre du passé ? Aucun responsable ne peut porter seul la victoire en 2019. Aucun ! Il vous faudra être solidaire à vos frères et sœurs de parti, et au-delà de la coalition.

Des fois j’ai mal quand j’entends certains d’entre vous parler des municipales. Gagner les élections locales dépend fortement de la couleur du Président élu. Qui gagne les présidentielles remporte les locales. Occupez-vous de la présidentielle « REKK » et  après pour le reste vous verrez. « Bala nga ni naam nééfa » !




Le Président Macky Sall mérite toute votre attention et sa réélection reste votre seule voix de salut. Il a réalisé pour certains d’entre vous les rêves les plus fous.

« Déssala toulene dara » comme on dit. Maintenant si vous pensez qu’il est le seul à devoir faire face à ce challenge alors vous vous trompez.

Vous vous comportez comme si le Sénégal change de Président en 2019, vous continuerez à occuper vos postes tranquillement et que vous ne serez nullement inquiétés. Lol ! Demander à ce responsable libéral qui en Mars 2012, grillant clope sur clope, accroupi la paume sous le menton ne cessait de répéter « Koone affaire bi dieekh na niii !!!! Noooon !!! Nooon !!! ».

Perdre le pouvoir est plus stressant pour un responsable que pour le Président sortant lui-même. La traversée du désert attend.

Le combat de la réélection de Macky Sall doit être le vôtre d’abord car vous serez les plus grands perdants si le contraire arrive à se passer. Allez-y avec vos tripes et laissez de cotés vos égos surdimensionnés.

Resserrez les rangs !

Inutile de vous dire que de l’autre côté les rangs sont en train de se resserrer. Même s’ils ne le disent pas ouvertement, leur plus grand espoir sera de déclencher une vague de violence comme en 2011 que plus personne ne pourra arrêter.

Quand arrivera ce moment, les électeurs iront aux urnes avec la ferme intention de l’arrêter en votant « Contre ».

Encore une fois, donnez-vous la main et travaillez dans l’unité.

Ly Souleymane
Spécialiste en Communication
Spécialiste en Leadership transformationnel

776516505

julesly10@yahoo.fr

 

Contribution: Sauvons nos femmes !

Chaque 8 Mars j’avais l’habitude d’écrire un poème pour toi, femme, mais cette année permet moi de déroger à la règle afin de dire au monde entier ce que tu vis sous nos cieux.
J’espere que tu me pardonneras !
A bas âge, tu vis l’excision pour honorer une culture barbare et ignoble. On t’amène toute petite chez une autre femme qui se charge de faire la sale besogne et celles qui t’y amènent n’ont qu’une seule explication: < Sunu aada la> (c’est notre culture).
Elles le font en se disant qu’elles t’enlèvent tout le plaisir que tu peux ressentir dans un acte sexuel pensant ainsi te protéger contre le fait de le faire avant le mariage.
 L’opération est faite à la lame; Une lame qui des fois a servi plusieurs fois sans se soucier que tu peux à l’occasion être souillée à vie. Le SIDA ou les autres maladies, tout le monde s’en fout !
Avant même d’atteindre l’âge de la puberté, tu es violée pas un inconnu, le boutiquier du coin, le jeune vacancier de la maison, ton oncle, ton frère, ton beau père ou même ton propre père.
Tout le monde s’en fout ! Tu dois garder le silence. Tu ne dois rien dire car pour eux ce serait une grande honte si l’histoire venait à se savoir. Tais toi alors !
Une fois à l’école c’est l’enseignant, le professeur ou le surveillant qui prend le relai. Tu te donnes sinon il te détruit ta carrière. Il sait qu’il a une ascendance réelle sur toi et il en abuse. S’il t’arrive de refuser alors bonjour les mauvaises notes que tu ne sauras expliquer à tes parents surtout qu’à la maison il y’a les enfants de la coépouse à qui ta propre mère a fini de te convaincre qu’ils sont tes propres rivaux.
Tu ne dis rien. Tu subis !
Pour te voir à plein temps et loin de tous les regards, ton professeur est devenu ton propre répétiteur. Il ne passe plus à la maison mais c’est bien toi qui fait le déplacement. Tes parents, eux, ils n’ont pas le temps de tout surveiller.
Alors vient le moment où tu tombes enceinte. D’abord tu t’en rends pas compte ensuite tu essaies de le cacher oubliant que < lou deeh rek kheegn bou neubé >.
Premiere grosse déception, l’auteur en refuse la paternité en te demandant d’aller chercher le père de ton enfant. Tu sens le sol se dérober sous tes pieds. Tu te dis non pas lui !
Ce sera ta badiène qui en parlera à ta mère qui à son tour nformera ton père qui te mettra à la porte. Pour boucler la boucle tu te feras héberger par ta badiène.
Durant toute ta grossesse tu penses à l’histoire de Khady qui, délaissée par toute sa famille aprés son cas, a étranglé son nouveau jusqu’à ce que mort s’en suive et qu’aujourdh’ui elle croupit au camp pénal de liberté 6.
Avorter ? Oui tu y penses mais tu as peur d’y rester comme Fatou, l’étudiante qui était pourtant la copine de ce politicien respecté par tous.
Assise seule dans ton coin, les larmes aux yeux tu penses à ta maman qui est loin d’etre heureuse comme beaucoup de femmes d’ailleurs dans la maison conjugale.
Elles ont été mariées à coup de millions avec un homme bien aimable durant toutes les fiançailles. Un homme d’une extrême gentillesse qui s’est transformé en tigre juste après un an et demi de mariage.
Après le premier enfant et que les formes de la femme commencent à changer, ce mari si doux avant est devenu un vrai < kaani tyson>. Ce sont des disputes à n’en plus finir. Pour un rien il boude. Il n’apprécie plus les plats cuisinés avant tant d’amour ni l’odeur de l’encens payé très cher chez tata Mareme.
Comme s’il se disait celle là elle est acquise, il commence à passer tout son temps hors de la maison cherchant une autre proie facile et naïve. Combien de larmes sont aujourdh’ui versées par les femmes loin des yeux indiscrets et la plus part du temps à cause des hommes. Elles ne peuvent aller nulle part de peur de s’entendre dire < dou seuy kaate>.
Où est ce qu’elle va aller avec 5 enfants sous les bras ? Où ? Chez ses parents ? Elle a peur des quolibets qu’elle risquera d’entendre tous les jours : < danguene di taass sene seuy yi ba paré gneuy difi khaatal >.
Elles préfèrent rester et subir même si le mal qui les ronge finira par développer en elles des maladies comme le Cancer, l’insuffisance reinale, le goitre….Elles sont plusieurs à être assassinées par les conditions qu’elles vivent auprès des hommes qu’elles se sont choisies pour maris.
Dans certains cas le mari ne laisse rien pour la dépense quotidienne avant de sortir le matin. Ce même mari nourrit dehors sa copine, les frères de celle ci et ses propres parents.
Si maintenant la femme vit au sein de la belle famille, elle doit faire face à ses belles soeur et souvent à sa belle mère qui fait d’elle sa propre rivale auprès de son mari. Subitement elle vieillit à cause des pressions sociales eu égard aux différentes dépenses auxquelles elle doit faire face afin de satisfaire la belle famille.
Sauvons nos FEMMES.
Merci à toutes les FEMMES pour le voile du <soutoura> que vous mettez sur nos défauts.
Bonne fête et couronne sur vos têtes !
Ly Souleymane
Spécialiste en Communication
Spécialiste en Leadership transformationnel

Chef Division Communication-Partenariat-Réseaux 

Direction de l’ Alphabétisation et des Langues Nationales Sénégal (DALN)

Cité keur Gorgui

Immeuble Y2 1er étage

La vraie histoire du texte ALERTE ROUGE

YERIMPOST.COM Yerimpost est allé un peu plus loin pour retracer la vraie histoire du texte ALERTE ROUGE qui défraie la chronique. Ce texte percutant qui a explosé sur les réseaux sociaux juste après la sortie de Youssou Ndour sur TFM a été écrit par le fonctionnaire Souleymane Ly.

Mû par le flair du journaliste, Yakham Mbaye, qui a très vite perçu la force de l’article, l’a endossé sur sa page. Moins de deux minutes après, lorsque les premiers commentaires ont fusé pour le féliciter, le directeur du Soleil a répondu sans ambages qui n’en est pas l’auteur. La confusion qui s’est ensuivie n’est donc pas de sa faute.

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