Blog de Cheikh Yerim Seck

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Dernière minute: Officiellement, le Sénégal n’a plus de Premier ministre

YERIMPOST.COM   Le Conseil des ministres hebdomadaire est exceptionnellement renvoyé en raison du voyage du président de la République, Macky Sall. Son retour est prévu le 18 mai prochain, mais le chef de l’Etat a pris d’importantes mesures avant de prendre les airs. Après la communication sur le décret de remplacement de Madame Aminata Tall par Aminata Touré au Conseil économique, social et environnemental (Cese), voilà un autre décret signé ce jour par le président Sall. Celui-ci porte la promulgation de la révision constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre. Toutefois, le chef de l’Etat a réitéré sa confiance à l’équipe gouvernementale actuelle. Officiellement donc, le Sénégal n’a plus de Premier ministre.

Suppression du poste de PM: Kagamé «dicte» Macky

Le Sénégal vient de voter la loi portant suppression du poste du Premier Ministre, comme proposé par le Président réélu. MackySall devient ainsi un hyper président du genre de Paul Gkagamé du Rwanda. Très impressionnés par la réussite rwandaise, Kagamé dicte sa recette à ses homologues africains et à notre Macky national. Déjà réélu le 24 février 2019, le président MackySall invite ses paires africains et dans le parterre de président, le puissant Paul Kagamé, qui vient juste de revoir sa constitution pour devenir un hyper président et pourquoi pas un président à vie.
Pour commencer, dans son discours d’investiture, le président Sall note sa leçon dictée par Kagamé et répète devant le monde entier que DAKAR est salle et il faut la rendre propre. Sous-entendu, « à l’image de Kigali pour terminer la phrase de la dictée ». Puis le mot « Fast-Track » vient dans le discours du président. Le « WaassaWassa », comme
le dirait notre talentueux Mamadou MouhamethNdiaye dans ses revues de presse. Un mot anglais, langue devenue officielle au Rwanda à la place du français. Comme il serait difficile voire même impossible, pour le président Sall, de faire de la république de Senghor un pays anglophone. Ensuite c’est le système Kagamé qui prend le dessus. En d’autres termes, préférer une économie qui marche à la place d’une démocratie qui évolue. Si nous savons que pour le « prof » du Rwanda, la démocratie c’est de la théorie française qui ne mènent pas les pays vers le développement tant rêvé des africains. Et pour mettre un pays africain sur les rails du développement et/ou sur les rampes de l’émergence, pour être dans le contexte du PSE, la leçon du Rwandais est très simple, il faut devenir un hyper président pour pouvoir faire les choses d’une manière rapide et dans les délais. Conséquence, toujours dans la dictée de Kagamé, le poste de premier ministre saute au Sénégal et Macky devient un hyper président comme son « idole » de Kigali. Antoine Glaser, auteur de « ARROGANT COMME UN FRANÇAIS EN AFRIQUE », fin connaisseur de l’Afrique et de ses leaders politiques dira que beaucoup de présidents africains sont aujourd’hui très impressionnés par le système de Paul Kagamé, que bon nombre d’entre eux n’excluent pas de devenir hyper président, même si la
démocratie doit en pâtir, pour assurer l’émergence dans leur pays respectifs. Entre une démocratie chantée par le monde entier et une économie de développement, le prof Kagamé dicte à ses homologues : « PRENEZ L’ECONOMIE QUI AVANCE et DEVENEZ DES HYPERS PRESIDENT »

BAMBY

Suppression du poste de Premier ministre: Fast track ou voie de contournement politique

Le Sénégal vient de procéder, une troisième fois, à une réforme constitutionnelle portant suppression du poste de Premier ministre. Si en 1963, la dualité au sommet de l’Etat avait été évoquée comme motif, en 1983 le Président Abdou DIOUF cherchait à consolider sa position de Chef d’État après des élections présidentielles mouvementées. En 2019, le slogan de « Fast Track » brandi par le régime du Président Macky SALL laisse dubitatifs beaucoup d’observateurs de la scène politique. Sommes-nous alors en train de suivre un Slow Track vers une destination cachée ? Suite aux événements de 1962, qui opposaient Mamadou DIA à Léopold Sédar Senghor, les pouvoirs du président de la République ont été fortement renforcés. Cette tendance en faveur d’un régime présidentiel a toujours été farouchement préservée. Cela s’est traduit par un déséquilibre entre les Pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. C’est ainsi que les pouvoirs pharaoniques du président de la République font toujours l’objet de débat au Sénégal. Il ressort des analyses d’experts et observateurs que le goulot d’étranglement dans notre système de gouvernance est à situer dans les pouvoirs exorbitants de l’Exécutif. Son omniprésence et son influence sur tout pose un problème de
séparation des pouvoirs, voire de gouvernance d’une matière générale. A cet effet, les Assises nationales tenues entre juin 2008 et mai 2019 ont proposé des réformes institutionnelles majeures afin de « mettre un terme, d’une part, à la tendance à la concentration excessive des pouvoirs à la présidence de la République notée à la suite de la crise de 1962 et qui s’est accentuée depuis l’alternance, en l’an 2000 et, d’autre part, à toute immixtion du Président de la République dans le fonctionnement du législatif et du judiciaire » (Charte de bonne gouvernance assises nationales,
2009). L’ère des pouvoirs centralisés est révolue. D’ailleurs, les réformes politiques sur la décentralisation s’inscrivent dans cette perspective d’une gouvernance participative centrée sur les territoires. Il s’agit de mettre les territoires au cœur de la définition et de la mise en œuvre des politiques publiques. Parallèlement à sa politique de décentralisation, le Sénégal doit encourager la création de pôles de pouvoirs suffisamment déconcentrés pour rendre l’action gouvernementale plus proche des populations, plus efficace. La réforme constitutionnelle sur la suppression du poste de Premier ministre, votée le samedi 4 mai 2019, par l’écrasante majorité des députés (124 pour, 7 contre et 7 abstentions), est en contradiction avec cette logique politique. Elle renforce davantage la centralisation et la concentration des pouvoirs au sommet de l’Etat. Il serait difficile voire utopique de croire à l’efficacité d’un tel schéma. Vouloir augmenter la charge d’un homme dont le poids sur ses épaules lui empêche déjà de marcher correctement et espérer renforcer son efficacité dans l’action pose problème. « Nous attendons l’aval de Monsieur le Président de la République » risquerait de devenir un leitmotiv dans les couloirs des ministères. Le temps est un bon allié ! Il révélera les véritables raisons de cette réforme constitutionnelle. En attendant, nous suivrons le Secrétariat général de la Présidence s’acquitter de manière officieuse des tâches qui revenaient à la Primature.
Momath Talla NDAO
Adresse : Kaffrine
momathtalla@yahoo.fr

Assemblée nationale: la commission des lois vote oui à la révision constitutionnelle

YERIMPOST.COM A l’Assemblée nationale, tout se passe comme sur des roulettes. Le projet de loi portant modification de la Constitution devant aboutir à la suppression du poste de Premier ministre a été approuvé. C’était la deuxième étape. Après la conférence des présidents, c’était au tour de la Commission des lois. Le projet de loi soumis par le président de la République a été adopté par la majorité. Le vote en plénière est fixé pour ce samedi 4 mai.

Suppression du poste de PM: le Pds sert une réaction surprenante

YERIMPOST.COM La réforme portant suppression du poste de Premier ministre, qui interpelle toutes les forces vives de la nation, est sans intérêt pour le Parti démocratique sénégalais (Pds). C’est le parti dirigé par Me Abdoulaye Wade qui  fait cette déclaration dans un communiqué. « Une réforme de cette nature volontairement dissimulée pendant la campagne électorale, et délibérément détachée du champ du dialogue national tant évoqué par le chef de l’Etat, est sans intérêt pour le Pds », lit-on dans la note signée du coordonnateur et secrétaire général adjoint dudit parti. Le Parti démocratique sénégalais, qui se refuse à participer à l’actualité nationale depuis le rejet de la candidature de Karim Wade à la présidentielle marque son retour.

Suppression du poste de Pm par l’Assemblée nationale: la machine mise en branle

YERIMPOST.COM Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale, a reçu le projet de loi portant modification de la Constitution devant aboutir à la suppression du poste de Premier ministre. Après adoption en Conseil des ministres la semaine dernière, le président du parlement va convoquer la conférence des présidents, conformément à la volonté du chef de l’Etat qui souhaite la rapidité dans l’action. La commission des lois sera ensuite saisie avant la plénière pour vote. C’est dire que les choses vont aller plus vite qu’on ne le pense.

Suppression du poste de Premier ministre: Macky Sall a été trompé par ses conseillers

La politique est tout un art et chaque action doit être faite de manière réfléchie. On surestime souvent les bienfaits d’une décision politique à venir en sous-estimant ses méfaits potentiels. C’est pourquoi la pensée de Machiavelli est un tel enrichissement philosophique. Cet homme, souvent critiqué pour sa vision pessimiste de l’homme, a su mettre en avant que le bon politicien doit toujours se préparer au scénario du pire. De cette manière, il ne pourra jamais être pris au dépourvu. Hélas, je crains que le Président Macky Sall ait été trompé par ses conseillers, car sa volonté de
supprimer le poste de Premier Ministre peut se révéler comme un acte suicidaire. Il est certain que les conseillers du Président Macky Sall auront su lui promettre mille bienfaits de la suppression de la fonction de Premier Ministre. Il semble assez probable qu’ils sont épris d’une frénésie optimiste et qu’ils ne voient pas les dangers qui rodent. En tant que citoyen et surtout homme désireux de voir nos dirigeants réussir dans la modernisation du pays, je suis bien plus
pessimiste. Je crains qu’on me fasse passer pour une Cassandre, mais je ne veux pas assister à la naissance d’une catastrophe sans agir. Le poste de Premier Ministre n’existe pas par un simple accident politique. Historiquement, tous les souverains occidentaux avaient des chanceliers, des hommes avisés et instruits, qui assuraient la gestion quotidienne des affaires. Le chancelier était le bras droit, l’homme de confiance. Il était également un bouclier. Quand une décision s’avérait erronée, c’était lui qui prenait le blâme, épargnant la personne du Roi qui devait être un garant de stabilité. Le chancelier était donc dans le cas idéal le parfait complément du Roi. Il détenait les talents que le souverain n’avait pas. Il servait de figure centrale dans un échiquier politique complexe. Par la suite, à l’aube de l’âge des républiques, les rois ont été remplacés par des présidents et les chanceliers par des premiers ministres. Toutefois, la mécanique politique n’a pas véritablement changé. Le Président assume par sa nature un rôle de père protecteur de la nation. Cela se reflète même dans notre constitution. Le Premier Ministre continue à être ce bras droit précieux, cet exécutant valeureux et ce paratonnerre en cas de crise. Il semble ainsi surprenant de voir le Président Macky Sall vouloir rompre ce mécanisme que mille ans d’histoire ont trouvé juste. Serait-il plus avisé que trente générations ? A mon avis, il a été honteusement trompé par ses conseillers, car supprimer la fonction de Premier Ministre, c’est couper le bras droit du Président en invoquant que cela le rendra plus fort. Dans l’Histoire, nul homme n’a jamais détenu tous les talents. C’est pourquoi les Gouvernements les plus efficaces sont ceux où deux hommes de natures très différentes s’associent. Leurs différences de caractères et de compétences, loin d’être un fardeau, multiplient leur puissance politique. Un Président nommant un bon Premier Ministre voit ainsi son action renforcé, son aura grandir et ses projets se réaliser plus aisément. C’est quand on nomme un mauvais Premier Ministre que les choses se gâtent. Un homme trop similaire au Président ne sera pas un véritable atout. Trop servile, il n’offrira pas ce contrepoids intellectuel qui enrichit la prise de décision. Si on constate un problème avec le Premier Ministre, c’est rarement à cause de la fonction en elle-même, mais le choix de la personne. Le Président Macky Sall est un homme intelligent, car autrement il n’aurait pas gagné deux fois l’élection présidentielle, mais il doit être trompé par des conseillers qui ne comprennent pas l’importance de la fonction de Premier Ministre. Supprimer ce poste, ce n’est nullement renforcer le Président. Selon la Constitution, le Président nomme et révoque le Premier Ministre selon son bon plaisir. Macky Sall pourrait nommer une chèvre comme Premier Ministre si l’envie le prendrait. Il pourrait même nommer et renvoyer un Premier Ministre en l’espace d’une seule journée. Il est en tout temps maître absolu sur le Premier Ministre. Cela est bon et juste, car le Premier Ministre ne doit pas être une force politique propre, mais au contraire, le loyal exécutant, le chancelier de confiance. Le Président ne sera donc pas renforcé d’une once en supprimant cette fonction. Bien au contraire, s’étant coupé le bras droit, il se verra dans la
situation inconfortable de manquer de cet intermédiaire, ce pendant utile. Pire, il se sera dépouillé de son bouclier.
Il n’est un secret pour personne qu’un Premier Ministre, c’est comme un lapin : il est dans sa nature de sauter. Quand on doit oser une politique nouvelle et qu’elle tourne mal, il est très utile de pouvoir donner la faute au Premier Ministre. Celui-ci, mis en cause, démissionne. En somme, on laisse sauter ce fusible politique. De cette manière, le Président est préservé de tout opprobre, garantissant la stabilité du pays et surtout permettant de prendre des risques politiques. Si on n’a pas la possibilité de faire du Premier Ministre un bouc émissaire, le Président risquerait avec chaque politique un peu hasardeuse toute sa présidence. C’est pour ces raisons que supprimer la fonction de Premier Ministre est une erreur stratégique. C’est le meilleur moyen d’affaiblir le Président et de le mettre en péril sur long terme. Sans son fusible, il deviendra extrêmement vulnérable aux échecs de son gouvernement. Sans ce contrepoids, il perd tout le potentiel de profiter d’un associé soumis à sa volonté, mais pouvant le compléter là où il est moins à l’aise. On ne pourrait pas imaginer meilleur moyen de nuire Macky Sall qu’en le conseillant de supprimer la fonction de Premier Ministre.

Boubacar Sylla

Suppression de la Primature: Une réponse institutionnelle à une question Politique

A y regarder de plus près, le Président Macky Sall, à travers la suppression de l’institution Primature, n’a-t-il pas davantage ‘’régularisé’’ une situation de fait en une réalité juridico-institutionnelle qu’il n’ait procéder à une ‘’véritable réforme’’ ? Jamais dans l’histoire politico-institutionnelle du Sénégal, une Primature n’a été aussi ‘’inhabitée’’, ‘’désincarnée’’, au sens d’impulsion, de coordination et de mise en œuvre de la politique gouvernementale. Parce que justement, un Premier ministre est le chef du Gouvernement et le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation sous les orientations du Chef. Sous le sympathique Mouhammad Dione que j’ai connu personnellement au Maroc en 2013 en marge d’un forum africain et pour lequel j’atteste de la qualité de sa substance intellectuelle, la Primature a été une réalité du point de vue organique et institutionnel mais
du point de vue fonctionnelle et dynamique, la Primature et sa fonction, n’ont pas été véritablement habitées, incarnées et vécues, dans l’orthodoxie républicaine. Cela ne veut pas dire que l’ex-PM Mohammad Dionne est incompétent, loin s’en faut et pas du tout.

D’ailleurs, l’incompétence en soi, n’existe pas car tout un chacun est compétent. Donc, l’incompétence n’existe pas, seul existe, confier à quelqu’un/e, un travail qu’il/elle ne peut pas faire. Il y a donc une nuance qui en appelle à une prudence. ‘’Leadershift’’ : ce qui a manqué à Mohammad Dionne dans ses rapports verticaux avec le Président de la République; il a surtout manqué au Premier Ministre sortant, un ‘’leadershift à cheval’’, qui voudrait que par rapport à la verticalité (le Chef de l’Etat), le PM devienne non seulement, pour utiliser le jargon de l’électricité, un contact (et non un fusible) pour le Chef de l’Etat, d’une part et d’autre part, permettre à son Chef d’Etat, de prendre de l’altitude et de la hauteur pour être plus dans la Stratégie et dans la Prospective et non pas (souvent) dans l’Exécution stratégique. Pour preuve, souvent, durant ces sept dernières années, à chaque fois que le front social était en ébullition, grévistes et autres manifestants, n’ont plus voulu négocier avec le Gouvernement (le Premier ministre et ses ministres) mais directement avec le Chef de l’Etat. Surtout que les revendications et desiderata sur le front social, relevaient davantage sur des questions d’intendance et subsidiairement, sur des questions politiques à haute profitabilité économique et stratégique.

Dans les rapports horizontaux avec ses collègues ministres, il a manqué au PM sortant, un ‘’leadershift collectif’’. On a plus assisté durant ces sept dernières années, plus à des chevauchées individuelles, des succès personnels (Ministres) qu’à des victoires d’équipe, des victoires gouvernementales. Exemple, en 2014 et 2018, au sortir du ‘’Club de Paris’’ pour la mobilisation des ressources pour le PSE, les bons points ont été attribués dans les espaces médiatiques et publics, au sortant Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan qu’au Gouvernement dans son unicité et sa collégialité. Ces genres d’exemples pourraient être multipliés à volonté.

Fast-Tract : du management de projet et du management hiérarchique, combinés
Au sortir de la présidentielle 2019, le Président Macky Sall a certainement voulu donner un signal fort au 42% de ses sénégalais qui n’ont pas voté pour lui. Reconduire Mohammad Dionne au poste de PM, n’aurait pas donc l’impact souhaité dans les consciences collectives. Nommer un nouveau PM dans ce contexte d’une bataille de positionnement pour le dauphinat et qui aurait pu être vu et perçu comme le dauphin désigné, aurait faussé carrément le rythme et la manœuvre que le Chef de l’Etat veut imposer durant son quinquennat. Ainsi, la suppression du poste de PM serait, pour la République (l’Etat) et pour le Gouvernement (la Politique), une solution souhaitée et médiane, une réponse institutionnelle à une question Politique. Ce qui fera que le Chef de l’Etat coordonnera l’action gouvernementale par lui-même, pour lui-même, au profit de la Nation. Selon la belle formule de notre hymne national, ‘’épaule contre épaule’’ pour un Sénégal en route. Pour parler comme le philosophe Karl Jaspers. En 2014, Macky avait vu le chemin. En 2019, Macky est sur la route et le Sénégal mérite qu’il soit accompagné et …surveillé.

Siré SY,
www.africaworldwidegroup.org

Suppression du poste de Premier ministre (Communiqué du parti politique MCSS/FF)

Le grand débat national démocratique de février dernier est derrière nous.

Le peuple sénégalais a renouvelé sa confiance à Son Excellence Monsieur Macky SALL et de fort belle manière, encore une fois, exprimant par son suffrage son adhésion forte à l’acte 1 de son Plan Sénégal Emergent.

Un nouveau gouvernement est mis en place et le Président de la République a instruit le Premier Ministre Mouhammed Boun Abdallah DIONE de conduire les réformes devant aboutir à la suppression du poste de Premier Ministre.

De telle réformes conduiront forcément à des modifications substantielles de la Constitution sénégalaise. Jusqu’ici, le poste de Premier Ministre, le gouvernement lui-même figuraient dans la liste des Institutions de la République et en occupaient une place entière différente de celle de Président de la République. Celui-ci avait le pouvoir de dissolution de l’Assemblée Nationale qui détenait, en contrepartie, un pouvoir de censurer le gouvernement, à travers une motion. Ce sont des pouvoirs qui étaient dévolus réciproquement à ces deux institutions par la constitution.

La suppression du poste de Premier Ministre engendrera, par ailleurs la suppression de toutes les prérogatives et compétences constitutionnelles qui étaient dévolues à celui-ci.

Les Ministres seront sous l’autorité directe du Président de la République qui détiendra, seul, le Pouvoir exécutif, il supervisera seul, donnera seul les orientations à ces derniers, dans le cadre de l’action gouvernementale.

C’est la présidentialisation ou l’hyper présidence voire un régime présidentiel.

Pour passer du régime semi-présidentiel que nous avons eu jusqu’ici au régime présidentiel, le Président présentera un projet de loi à l’Assemblée Nationale.

L’avantage du régime présidentiel est qu’il permet la clarté et la rapidité dans le traitement des dossiers;
C’est cela que le Président de la République, Monsieur Macky SALL veut.

Il a parcouru tout le Sénégal, des villes à la campagne, rentrant même dans ses profondeurs. Il connait les besoins et les attentes du peuple sénégalais et, après avoir convaincu grâce à son bilan élogieux, dans le cadre de l’acte 1 de son Plan Sénégal Emergent PSE et reçu l’agrément des sénégalais à poursuivre ses chantiers, le Président de la République veut une administration moderne, forte, performante et dynamique, une gestion axée sur les résultats. Il veut un gouvernement d’action pour s’attaquer aux priorités essentielles définies dans l’acte 2 du PSE;

il est conscient de l’ampleur des tâches/ Afin que ce second mandat soit un succès, il veut rompre avec les lenteurs administratives qui caractérisaient le traitement de dossiers importants, parfois pour des raisons institutionnelles.

Actions, efficacité et efficience sont les mots d’ordre c’est pourquoi il veut être en relation directe avec son équipe gouvernementale ainsi que tous les niveaux administratifs. Tous les efforts seront concentrés sur les priorités et initiatives majeures définies dans l’acte 2 du PSE.

Le poste de Premier Ministre, les prérogatives qui lui sont relatives ainsi que le gouvernement disparaitront de notre constitution, certes, mais de telles prérogatives ne valent que quand le Président de la République décide de nommer un Premier Ministre. Si pour des raisons de rapidité, d’efficacité, de diligence, le Président de la République choisit de ne pas nommer un Premier Ministre et décide d’être en contact direct avec son gouvernement pour mieux contrôler et évaluer lui-même, les prérogatives qui y étaient attachées ne sauraient plus valoir.
Dans toutes les démocraties actuelles, le Président détient le Pouvoir constitutionnel propre de nommer un Premier Ministre; il en a la pleine liberté, sauf le cas du régime parlementaire où ce dernier est choisi par la représentation populaire.

Cette liberté ne souffre d’aucune contrainte aujourd’hui, puisque qu’il détient la majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale;
Donc pas de risque de paralysie institutionnelle entre l’Institution de la Présidence de la République et l’Assemblée Nationale: rapidité dans l’examen des projets de lois, rapidité dans les actions;

Le régime présidentiel n’est pas inédit au Sénégal. Nous l’avons connu en 1963, avec le Président SENGHOR qui voulait éviter une dyarchie au sommet, face à son camarade Mamadou DIA, et en 1983 avec le Président Abdou DIOUF qui, après son élection, avait décidé de reprendre son autorité au sein de son parti et au sein de l’Etat.

Avec le Président de la République, Monsieur Macky SALL, ça n’est ni pour l’une ni pour l’autre raison. Conscient des priorités de l’heure, il veut mettre directement ses collaborateurs de tous les niveaux dans une dynamique d’actions efficaces, de rapidité, de clarté pour y apporter des réponses visibles.

Le motif liés à l’efficience et à la rationalisation des ressources humaines, financières et logistiques ne peut être négligé. Le Président Macky SALL veut réduire le train de vie de l’Etat. Il l’a annoncé. La Primature fait partie des Institutions de la République budgétivores, véritable gouffre de milliards. Son budget a triplé de 2016 à 2018. La suppression du poste de Premier Ministre contribuerait forcément à réduire les dépenses publiques ce qui permettrait de transférer tous ces efforts financiers vers certaines priorités.

Le MCSS FOULA AK FAYDA exprime son adhésion renouvelée à la Haute Vision du Président de la République, Monsieur Macky SALL et réaffirme son engagement ferme à soutenir toutes les initiatives de ce dernier dans la mesure où ces dernières s’inscrivent dans une dynamique d’actions prioritaires susceptibles d’apporter des réponses claires et rapides aux attentes et besoins profonds du peuple./.

Pour le Parti politique MCSS/FF

Ministre Khady Mbow
Secrétaire Générale Nationale Adjointe et Porte parole du parti MCSS Fulla ak Fayda.

Suppression du poste de Premier ministre: Le rôle d’Ismaïla Madior Fall

YERIMPOST.COM   Les constitutionnalistes sont à pied d’oeuvre pour apporter les modifications devant déboucher sur la suppression du poste de Premier ministre. Qui mieux qu’Ismaïla Madior Fall pour démontrer la faisabilité d’une telle réforme ? Comprenez par là que le désormais ex-ministre de la Justice est bel et bien dans le groupe de travail à qui la tâche est confiée.

Suppression du poste de PM: La monarchie présidentielle en marche

Supprimer le poste de 1er ministre répond souvent à trois ordres :
– La légitimation de son pouvoir
– La liquidation des barrons et dignitaires, membres fondateurs de son parti
– Le choix de son propre successeur,
Ce procédé est Souvent dissimulé sous le fallacieux prétexte de rapprocher l’administration des administrés, mais nous verrons qu’il n’est nullement en rapport avec une quelconque rationalité économique ou d’efficacité dans l’exécution de la mission au vu des résultats et performances économiques médiocres qui ont toujours suivi.
Le premier ministre dans son allocution parle « de mieux d’état et de plus d’impact pour nous les citoyens ».
La similitude ne laisse aucun doute avec le régime présidentiel de Senghor sans premier ministre de 1963 à 1970, répondait plus à un souci de légitimation de son pouvoir, à travers la purge des barons du BDS et membre fondateur de l’UPS, après les évènements de 1962 et la dualité avec Mamadou DIA
De 1963 à 1968, période sans premier ministre, le régime avait tenté de contrôler et d’anéantir l’opposition au sein de son parti en emprisonnant Mamadou Dia, waldidio Ndiaye, Ibrahima Sarr, Joseph Mbaye etc.
Le discours de Senghor ne laissait pas la place a un besoin de rationalisation économique et d’efficacité administrative :
« A vrai dire, les structures de notre état, notre constitution, sont plus, responsables de cette douloureuse affaire que le caractère des hommes quoi qu’on dise. La fin d’une collaboration de dix-sept ans prouve qu’en Afrique, pour le moment l’exécutif bicéphale est impossible. » Senghor 1963
Et plus tard il choisira son successeur par une subtile dévolution institutionnelle avec Abdou Diouf en 1980.
La suppression du poste de premier ministre en 1984, répondait aussi à une logique de légitimation politique après le coup d’état institutionnel de 1980 avec le retrait de Senghor, le Président Abdou Diouf sentait alors qu’il était temps d’asseoir son autorité sur les siens. Avec l’aide de Jean Collin, le secrétaire général du PS n’avait eu aucun mal en 1984 à s’autoproclamer secrétaire nationale du parti et à imposer des hommes qui lui étaient dévoués. Il expliquait dans ce sens, qu’il désirait de meilleures relations entre le PS et sa base et qu’il souhaitait écarter les personnes qui bloquent ses projets d’ouverture. Parmi les barons écartés du PS de Senghor figuraient Amadou Cissé Dia, Maguette Lô, Alioune Badara Mbengue, André Guillabert, Assane Seck.
Et pourtant voici le prétexte que nous avait servi le président Abdou Diouf a l’époque :
« le gouvernement, qui a la charge de conduire la politique du renouveau en cette période difficile doit être en mesure de remplir sa mission avec encore plus de rapidité et de simplicité. De ce point de vue, il s ‘avère nécessaire qu’il agisse sous l’autorité directe du chef de l’Etat »
Nous assisterons par la suite, à la promotion rapide de son éphémère dauphin ou potentiel successeur Ousmane Tanor Dieng.
Aujourd’hui à travers cet acte purement politique Macky Sall, va inéluctablement vers une logique de légitimation de son fauteuil hérité de Abdoulaye Wade, dans un contexte politique particulier de son élection en 2012, avec une coalition hétéroclite et un parti désorganisé voir même déstructuré.
Macky Sall est dans l’optique d’imposer son autorité politique après les échéances électorales du 24 février dernier comme Senghor en 1963, et comme Abdou Diouf en 1983.
Sa déclaration juste après les résultats prouve aisément que Macky Sall a toujours un souci de légitimité
« Il me fallait démontrer que je ne suis pas un président par défaut”.
Par ailleurs, il anticipe sur : la préparation de son successeur ou la possibilité de rebattre campagne en 2024 sans l’obstacle d’une contestation interne, et ceci passera par une « desapérisation » des membres fondateurs et barons de son parti l’APR, qui commence par la suppression du poste de premier ministre comme toujours.

Les effets économiques négatifs d’une macrocéphalie présidentielle
Le constat d’un désastre économique suite à l’absence d’un premier ministre prouve aussi que c’est l’effet inverse qui souvent se produit, avec de mauvais résultats économiques et des crises sociales très aigues au bout de cinq années.
Entre 1963 et 1968, le gouvernement de Senghor était confronté à une médiocrité de la performance économique détérioration de la production agricole, la diminution du pouvoir d’achat des ruraux, inflation des prix des denrées et enfin des mouvements sociaux de grands ampleurs dans les centres urbains ayant entrainer des émeutes faisant vaciller le régime en Mai 1968 décrétant l’état d’urgence contre les Barricades, les jets de pierres et les cocktails Molotov ; 4 à 5000 personnes participèrent aux émeutes.
La situation économique n’était aussi, pas favorable à Diouf au cours de son quinquennat sans Premier ministre.
Le climat social en 1988 était extrêmement pesant. Les nouvelles politiques menées depuis 1985 avaient apporté leur lot de licenciements et d’échecs. Les investisseurs sénégalais, appelés à investir dans le pays, ont été aux abonnés absents. Les initiatives entreprises par l’Etat, comme la création d’une zone franche industrielle à Dakar, n’ont pas eu les effets escomptés. La dette du pays était évaluée à 800 milliards FCFA, soit 60- 70 % du PIB la dette extérieure augmentait depuis 1981 annuellement de 15 à 20%. On assiste à une crise universitaire, a la radiation 6225 policiers après les affrontements avec les gendarmes.
Le paroxysme a été atteint après les résultats des élections présidentielles avec un bilan des nuits d’émeutes assez lourd : 300 personnes arrêtées en flagrant délit, 90 autobus saccagés, 10 stations-services pillées, plusieurs villas de proches du pouvoir dépouillées etc.
Les chiffres de croissance viennent confirmer que les périodes ou le Sénégal n’a pas connu de premier ministre le rythme de croissance du PIB est demeuré faible.
Dans la période 1962 1972 coïncidant avec l’absence de premier ministre il était de 2,2%, par contre entre 1973 et 1979 le rythme a connu un relèvement jusqu’à 3,8%, pour redescendre à 2,9% dans la période ou Diouf s’est dispensé de premier ministre 1983 à 1989.
Que dire de plus que sinon la suppression du poste de premier ministre est de très loin motivée par des intérêts purement politiques plutôt que la rationalité administrative ou l’efficacité gouvernementale.
« Etrange destin que celui d’un grand pays le SENEGAL, se trouvant en quelque sorte dans l’obligation, de retarder de 35 ans la pendule de l’histoire, comme si rien ne c’était passé en 1968 et 1988 comme si n’y avait pas eu des tensions, qui n’existaient pas alors, comme si le Sénégal ne s’était pas affaibli à l’intérieur miné par le chômage et la précarité » pour paraphraser le président Chirac.

MAGATTE DIAW
Responsable Rewmi Thiès-ouest

Suppression du poste de PM: Ayons un préjugé favorable

Depuis l’annonce de la suppression du poste du premier ministre,les supputations vont bon train.Nous estimons qu’il est trop tôt de juger de l’opportunité ou non de cette décision du Président nouvellement réélu,avec 58,26 % des suffrages.
Cependant,son excellence Macky Sall,peut avoir des préjugés favorables,quant aux intentions qui l’animent.
Même si certains voient en cette suppression,la présidentialisation outrancière du régime.Ils avancent cette idée pour corroborer leur rejet de cette décision.
Cependant,en se fiant sur à ses derniers discours,on peut affirmer,sans risque de se nous tromper :que cette décision peut être salutaire pour notre pays.En fait le Président a parlé de « fast track »,pour alléger les lourdeurs administratives,lors de son discours de prestation serment.

Le nouveau ministre,secrétaire général du gouvernement,Maxime Jean Simon Ndiaye avait laissé entendre,lors de l’annonce de la démission du gouvernement :resserrement de l’attelage gouvernemental et réorientation de ses priorités.

Dans cette même logique d’inscrire ce quinquennat,sous le sceau de la réforme,le premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dione avait évoqué également,le rapprochement de l’administration des administrés,la rapidité de la prise de décision,pour répondre avec célérité aux nombreuses demandes des populations,pour justifier cette décision présidentielle.

Grosso modo,nous osons espérer que la suppression du poste de premier ministre,qui pour nous n’était qu’un fusible,en cas de nécessité,procède de l’efficacité et de l’efficience gouvernementales.

Donnons à cette réforme du crédit et entendons,au moins une année pour pouvoir en juger de manière objective.

Bocar Coulibaly enseignant à N’dioum.

Suppression du poste de Premier ministre: Macky Sall, un talent politique hors norme 

Le second mandat du Président Macky Sall commence par l’annonce de la suppression prochaine du poste de Premier Ministre. Mouhammad Boun Abdallah Dione occupera la station que pour conduire la procédure de suppression.
Ce ne sera pas la première fois que cela va arriver dans notre pays. Après Senghor en 1963, Abdou Diouf a eu à supprimer ce poste après les élections présidentielles et législatives du 27 Février 1983 sur proposition de Jean Collin et Moustapha Niass comme étant une volonté du peuple qui était de voir Diouf gouverner directement.
Moustapha Niass fut nommer Premier Ministre et Ministre d’Etat Ministre des Affaires Etrangères avec comme mission de faire voter à l’Assemblée nationale une loi constitutionnelle supprimant le poste de Premier Ministre. Ce qui fut fait et on sait la fronde douloureuse qui s’en est suivit avec l’éviction de Habib Thiam du perchoir de l’Assemblée Nationale.
Cependant force est de reconnaître que les contextes ne sont pas les mêmes et pas du tout alors. Le Président Macky Sall en supprimant le poste de Premier Ministre, au delà de chercher une efficacité et une célérité dans son action durant les cinq à venir, va détenir toutes les cartes politiques en main.
Il n’aura pas à s’encombrer d’un premier ministre qui risque d’être vu comme son successeur par ses partisans et souteneurs. Si tel était le cas le Monsieur serait au centre de toutes les attaques et risque de ne plus se concentrer sur sa mission. Ceci dit, en supprimant le poste, le Président fait disparaître une cible potentielle en direction des présidentielles de 2024.
Les ministres seront directement sous sa responsabilité et sauront que leur avenir dans l’attelage dépendra toujours de celui qui maintenant devient beaucoup plus proche des dossiers. On ne pourra plus rien lui cacher !
L’autre coup de génie c’est d’avoir fait sortir Maxime Ndiaye du palais pour le faire remplacer par Boun Abdallah qui est bien rompu à la tâche de Premier Ministre. Afin d’éviter que le Président ne soit submergé par les dossiers, il va gérer lui même la coordination comme un « Premier Ministre au Palais ». Etant Ministre d’Etat il pourra faire valoir une certaine autorité. Ce qui me fera même dire qu’il y’aura qu’un seul Ministre d’Etat dans ce gouvernement et ce sera Boun Abdallah. Ensuite, je ne serai pas trop surpris de voir un ou des anciens Premiers Ministres entrer dans l’équipe de Macky car ils n’auront pas à être gênés d’être sous l’autorité d’un Premier Ministre.
Maintenant ce qui pensait que le Président Macky Sall ferait fasse à une guerre de succession viennent d’avoir la réponse de ce dernier. Il mettra tout le monde à bonne distance et continuera d’être l’homme fort du régime durant 5 ans.
Le travail devra normalement être beaucoup plus sérieux si l’on sait que les rapports d’exécution iront directement dans sur la table du Président. On présage alors que les hommes et les femmes qu’il aura choisis le comprendront ainsi et se battront pour l’atteinte des objectifs à eux assignés
Le Sénégal le mérite !
Ps : Je ne serai pas surpris de voir Madiambal Diagne entrer dans l’équipe gouvernementale.
Souleymane Ly
Spécialiste en communication
776516505
julesly10@yahoo.fr

Le Sénégal se dirige vers un régime présidentiel avec suppression du poste de Premier ministre

Le Sénégal va adopter un régime de type présidentiel, où le chef de l’Etat aura une prise directe sur la direction des politiques publiques grâce à la suppression de la fonction de Premier ministre, a décidé samedi le président Macky Sall, quatre jours après le début de son second mandat.

Macky Sall, réélu pour cinq ans le 24 février, « a jugé approprié de reconsidérer le niveau intermédiaire de transmission et d’animation gouvernementale que constitue la fonction de Premier ministre pour être lui-même au contact direct avec les niveaux administratifs chargés de l’application, de l’exécution mais également de la mise en oeuvre » de ses politiques, a déclaré en direct à la télévision l’actuel secrétaire général de la République, Maxime Jean Simon Ndiaye.

Le président, qui se définit comme un libéral social, a reconduit samedi son Premier ministre depuis 57 mois, Mahammed Boun Abdallah Dionne, le chargeant de constituer un gouvernement « resserré » et « recentré sur les missions essentielles de l’Etat ».

Macky Sall l’a aussi chargé d’une réforme de la gouvernance, qui sera présentée à l’Assemblée nationale, où il dispose d’une confortable majorité. Cette réforme « passera par la suppression de l’échelon intermédiaire de Premier ministre », a lui-même expliqué à la télévision M. Dionne, qui a également été nommé ministre d’Etat et secrétaire général de la République.

Lorsque le poste de Premier ministre aura été supprimé, « la deuxième fonction qui m’a été confiée prendra le dessus », a-t-il précisé, en évoquant son rôle de secrétaire général de la République, une fonction qui dépend directement du chef de l’Etat.

Macky Sall, 57 ans, a vu dans sa réélection la validation de son plan Sénégal émergent (PSE), qui s’est notamment traduit par une politique de grands travaux tels que la construction d’un nouvel aéroport international, d’une ville nouvelle aux portes de Dakar ou d’un Train express régional.

Pour son second mandat, il s’est engagé à « faire encore plus et mieux », assurant que la jeunesse resterait une « priorité » et s’engageant à mettre en oeuvre des politiques « en faveur des femmes et des filles » et de l’environnement et à moderniser l’administration.

 

6 April 2019
Copyright Agence France-Presse,

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