Blog de Cheikh Yerim Seck

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Venu porter assistance de l’Etat du Sénégal, le Pm bloqué au salon d’honneur pour des raisons de sécurité

YERIMPOST.COM   La cacophonie a régné jusqu’au bout. Elle continue d’ailleurs puisqu’après la discorde sur le lieu d’inhumation, la bataille de la succession du guide des thiantacounes fait rage. Mais ce vendredi soir, peu avant la rupture du jeûne, Cheikh Béthio Thioune a été enterré à Bakhiya de Touba. Dans sa livraison du jour, le quotidien l’Observateur est revenu sur cet instant où la dépouille du défunt chef religieux a été déposée au hangar des pèlerins de l’Aéroport international Blaise Diagne. A ce moment là, le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, qui patientait au salon d’honneur avec sa délégation, a été dissuadé de se présenter devant le hangar. Pour des raisons de sécurité, soufflent les sources du journal. Les proches du guide des thiantacounes, notamment ses enfants, ont été conduits jusqu’au salon d’honneur où le chef du gouvernement et le préfet de Mbour attendaient de les recevoir.

Cheikh Béthio enterré vaille que vaille au cimetière Bakhiya de Touba

YERIMPOST.COM Cheikh Bethio Thioune repose désormais au cimetière Bakhiya, à Touba. Au cimetière de la cité religieuse, 200 m² du périmètre réservé à la famille de Feu Serigne Saliou Mbacké lui ont été dédiés. Malgré une opposition farouche de ses disciples qui ont tout tenté pour inhumer leur guide à Médinatoul Salam, Cheikh Bethio a finalement été enterré dans la cité de Bamba, sur injonction du khalife général des mourides. Que la terre de Touba lui soit légère. La rédaction de Yerimpost s’associe à la douleur et présente ses sincères condoléances aux thiantacounes et à toute la communauté mouride.

Inhumation de Cheikh Bethio: la famille se plie au ndiguël du khalife

YERIMPOST.COM  De son vivant, il avait clairement exprimé le souhait d’être enterré à Médinatoul Salam. Mais, dans la communauté mouride, le « ndiguël » prime sur tout et le khalife général des mourides a demandé à ce que le guide des thiantacounes soit inhumé à Touba. La famille du défunt, qui s’est confiée à l’Observateur, dit se plier à la volonté de Serigne Mountakha Mbacké. La dépouille de Cheikh Béthio Thioune arrive normalement ce jour, vendredi 10 mai, enterrée à Touba.

Les détails de l’inhumation de Cheikh Béthio

YERIMPOST.COM La dépouille de Cheikh Béthio Thioune attendue à Dakar ce vendredi 10 mai. Le guide des Thiantacounes sera ensuite inhumé à Médinatoul Salam, comme il en avait exprimé le souhait de son vivant. Son décès annoncé dans l’après-midi du mardi 7 mai, sa famille s’active depuis pour le rapatriement du corps.

Portrait complet: Qui était Cheikh Béthio Thioune ?

Cheikh Béthio Thioune, né vers 1938 à Madinatou Salam près de Mbour au Sénégal et mort le 7 mai 2019 à Bordeaux1,2, est une personnalité religieuse sénégalaise, guide spirituel des thiantakones, un groupe de la confrérie religieuse mouride. Il fut un administrateur civil.

Le 17 avril 1946, Cheikh Béthio Thioune et son frère Guillé Thioune rencontrent Serigne Saliou Mbacké à Tassette, village de la localité de Mbour. Cheikh Béthio Thioune débute alors son compagnonnage spirituel.

Il entre le 3 novembre 1947 à l’école française régionale de Mbour jusqu’au CE2 en 1952, puis passe et obtient à Thiès son certificat d’études primaires qui précède son passage en sixième en 1955 au lycée moderne de Thiès devenu Malick-Sy. Il décroche son BEPC (actuel BFEM) en 1959 et suit sa seconde au lycée Faidherbe de Saint-Louis. L’année suivante, il intègre Van Vollenhoven (devenu lycée Lamine-Gueye) et brièvement le lycée Delafosse de Dakar

Il débute comme instituteur3avec comme première affectation à Agnack, à quelques encablures de Ziguinchor, où il devient chargé d’école pendant deux ans. Il retourne à Thiès à l’école des champs de course avant de quitter l’enseignement pour des raisons politiques. Il est ensuite délégué médical, puis revient dans la fonction publique comme directeur de l’animation rurale à Méwane et inspecteur de l’expansion dans le Sine-Saloum durant cinq ans.[réf. nécessaire]

Après une formation professionnelle à l’École nationale d’Économie appliquée (ENEA) en 1973, il est inspecteur d’animation dans le département de Tivaouane, puis inspecteur régional du ministère de la Jeunesse et des Sports à Dakar3.

Élève de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature, il sort diplômé de la promotion Gabriel D’arboussier, en 1976, aux côtés d’Ousmane Tanor Dieng4, et intègre le ministère de l’Intérieur comme administrateur civil. Il est alors nommé administrateur municipal de Diourbeloù il organise en 1977 la première fête de l’indépendance du Sénégal organisée hors de la capitale, présidée par le président Senghor[réf. nécessaire], puis est affecté successivement comme administrateur à Kaolack, secrétaire général de la commune de Pikine, et secrétaire général de la communauté urbaine de Dakar3.

Disciple fidèle de Saliou Mbacké, il organise durant plusieurs années à Dakar des manifestations, Sant Serigne Saliou (« rendre grâce à Serigne Saliou »), durant laquelle des centaines de moutons et bœufs sont tuées pour le compte de milliers d’invités3Serigne Saliou Mbacké élève Béthio Thioune au rang de serigne le 11 janvier 1983 au daara de Ndiapndal[réf. nécessaire], puis le consacre Cheikh en 1987. Il serait le premier cheikh investi par Serigne Saliou depuis le dernier cheikh investi par Cheikh Ahmadou Bamba en19124.

Après 38 ans de carrière administrative, il est admis à faire valoir ses droits à la retraite en janvier 1996 en qualité d’administrateur civil principal de classe exceptionnelle. Il s’installe à Touba, dans le village de Dianatoul Mahwa où il reçoit du khalife général une grande concession foncière autour de laquelle il construit un véritable quartier3.

Il est placé en 3e position sur la liste mise en place par le khalife général, Saliou Mbacké, pour les élections municipales et rurales de novembre 1996. Le sortant, Sérigne Méoundou, est à la deuxième place, mais en disgrâce, il doit laisser à Cheikh Béthio Thioune la présidence de la communauté rurale de la ville de Touba3. Mais le choix d’un nouvel arrivant à Touba, protégé de Saliou Mbacké, n’apparaît pas naturelle au milieu maraboutique et aux petits-fils du fondateur de la cité, gardiens de la tradition, et le khalife doit convaincre ses neveux. Dès lors, lorsque Cheikh Béthio Thioune décide de quadrupler son premier budget de la communauté rurale, passant de 208,5 millions de Francs CFA à 810,43 millions, les Toubiens qui protestent contre les nouvelles recettes prévues par la taxation des commerces reçoivent le soutien informel des petits-fils. Quand les Toubiens s’opposent à Hizbut Tarqivya en juillet 1997, le Cheikh retourne une vingtaine de jours à Dakar sur les conseils de Serigne, pour éviter d’être emporté dans la tourmente. La vaine collecte des taxes est finalement suspendue en août 19983.

Toutefois, fort de son expérience de haut fonctionnaire, il participe à la modernisation de la gestion de la communauté rurale[réf. nécessaire].

Actuellement la communauté des thiantakones dont Il est le guide spirituel compte des milliers de disciples au Sénégal et dans le monde principalement des jeunes;

Wikipedia

Mermoz: Choqués, les thiantacounes chassent la presse

YERIMPOST.COM La triste nouvelle du rappel à Dieu de Cheikh Béthio Thioune a pris de court tout le monde. Ses disciples, qui se sont rués à son domicile de Mermoz, sont partagés entre tristesse et colère. A l’égard des journalistes sur place, ces thiantacounes se sont montrés très agressifs. La gendarmerie s’est déployée sur les lieux pour tenter de maîtriser la situation.

TGI Mbour: le sort des accusés scellé lundi

YERIMPOST.COM Attendu ce jeudi, le verdict du procès du double meurtre de Keur Samba Laobé a été reporté au lundi 6 mai prochain. Cheikh Bethio Thioune et ses 19 coaccusés encourent des peines allant de 10 ans de prison à la perpétuité. Ce jeudi 2 mai, c’était le jour des répliques devant la barre de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Mbour. L’occasion pour le procureur Youssou Diallo de confirmer son réquisitoire.

Pour les avocats de la défense qui ont plaidé l’acquittement de leurs clients, s’il y a eu meurtres, recel de cadavres et inhumation sans autorisation, aucun des prévenus n’a été formellement identifié comme étant  l’auteur de ce double-meurtre. Selon eux, c’était au tribunal de prouver leur culpabilité. De leur côté, leurs confrères des parties civiles disent être restés sur leur faim à l’issue des plaidoiries de la défense.

Tgi Mbour: le sort de Cheikh Béthio entre les mains de l’accusation

YERIMPPOST.COM Le procès du double meurtre de Keur Samba Laobé tire à sa fin. Demain, mardi 30 avril, les avocats de la défense tenteront de démonter les accusations qui pèsent sur leurs clients. En attendant ces prises de parole de Me Moustapha Dieng et cie, place aux avocats des parties civiles et au procureur.

Après avoir ajourné les débats à l’issue des auditions des témoins jeudi dernier, la Chambre criminelle de Mbour consacre cette journée du lundi 29 avril à l’accusation qui tentera de prouver la culpabilité des prévenus et obtenir que justice soit rendue à Bara Sow et Ababacar Diagne lâchement tués et ensevelis le 22 avril 2012. Tout au long de ce procès, parties civiles et défense se sont succédé à la barre pour livrer leur part de vérité. La seule constance des faits est que Bara Sow était méconnaissable pour avoir reçu des coups sur la tête qui ont complètement réduit sa boîte crânienne en bouillie. Quant à Ababacar Diagne qui, selon le certificat de genre de mort, respirait encore lorsqu’il a été enterré, il avait reçu une balle de calibre 12 au thorax.

Double-meurtre de Médinatoul Salam: « Qu’est-ce que ça fait d’enterrer des musulmans comme des chiens ? »

YERIMPOST.COM Au deuxième jour du procès des présumés meurtriers de Bara Sow et Ababacar Diagne, les prévenus ont tous été entendus par le tribunal. Des 13 auditions enregistrées ce mercredi 24 avril, celle de Khadim Seck, identifié comme le tireur, retient les attentions. L’homme a lui-même avoué être l’auteur des coups de feu entendus ce jour du 22 avril 2012 dans la concession du Cheikh. Il dira devant le tribunal avoir tiré 3 coups de sommation et qu’au quatrième tir, avec la rapidité de l’action, la balle a atteint Ababacar Diagne. Khadim Seck nie avoir volontairement provoqué la mort de la victime. Une énième version démontée par les preuves qui disent le contraire. Déjà, depuis les premières heures de cette affaire, le sieur Seck a changé plusieurs fois de versions de l’histoire. A cela s’ajoutent des témoins qui ont toujours soutenu que Khadim Seck visait la foule avec son arme sous les encouragements de sa bande. Interpellé sur sa nouvelle version, l’accusé dit avoir attendu tout ce temps parce que c’est devant le tribunal que ça a un sens. « Fii la saffé! », a-t-il proclamé.

Un autre prévenu, Demba Kébé, durant son audition, a estomaqué la salle. Cité comme le plus va-t-en guerre durant cette folle journée à Médinatoul Salam, l’homme qui s’était acharné sur une dame en état de grossesse avancé se dédouane. « Je l’ai plaquée au sol et lui ai administré une paire de claques. C’était pour la sauver parce qu’elle tenait un couteau entre ses mains », a-t-il déclaré au tribunal. Interrogé à propos du sang trouvé sur le tee-shirt qu’il portait ce fameux jour, il dira que c’était le sang de la femme enceinte qui s’était blessée au moment de tomber.

Mame Balla Diouf est tout aussi impliqué que les autres pour avoir participé à creuser la tombe et d’avoir enterré les corps des victimes. « Qu’est-ce que ça fait dans la conscience d’un homme, d’enterrer des frères musulmans comme des chiens ? », lui a demandé le président de la Cour. Mame Balla Diouf a rétorqué: « Ma conscience m’a dit que j’avais fait quelque chose de mal. Dans la même soirée, j’ai essayé de rencontrer le Cheikh en vain. Le lendemain, lorsque les gendarmes sont venus, je me suis livré moi-même à eux. »

Les chauffeurs du guide des thiantacounes, Mamadou Hann, Samba Ngom et Aziz Mbacké Ndour, eux, ont adopté la même ligne de défense, soutenant mordicus que le sang trouvé sur le véhicule que conduisait le premier cité était du sang animal. La veille, Pape Hann, comme on le surnomme, dit avoir transporté des carcasses de moutons. Une thèse soutenue par ses comparses. Les analyses réalisées sur le véhicule en question n’ont pu déterminer s’il s’agissait de sang humain ou animal. A noter que le lendemain du drame, ce véhicule de type pick’up a reçu un lavage en profondeur…

De 2012 à maintenant, l’on nous a servi la thèse d’un drame suite à des affrontements. Dans des affrontements aussi violents que ceux de Keur Samba Laobé, les seules victimes étaient Bara Sow, Ababacar Diagne et leurs compagnons, eux, n’ont dû leur salut qu’à leur instinct de survie. Pour dire qu’aucun blessé n’a été noté chez les « commandos de Cheikh Bethio ».

Double-meurtre de Médinatoul Salam: Du « Barkélou » sur les cadavres des victimes

YERIMPOST.COM C’était le 22 avril 2012, lorsque Ababacar Diagne et Bara Sow trouvaient la mort sous les coups d’un « commando » au domicile du guide des thiantacounes, Cheikh Bethio Thioune. Ce mardi 23 avril 2019, s’est ouvert le procès des présumés coupables de ce double-meurtre devant la chambre criminelle de Mbour. A l’exception de Cheikh Bethio Thioune qui a été inculpé, placé sous mandat de dépôt avant de bénéficier d’une liberté provisoire et actuellement en France pour des soins médicaux, les 19 autres accusés se succèdent pour raconter leur version de cette sordide histoire. Le président de la Chambre criminelle, Thierno Niang, a décidé de juger le guide religieux par contumace après avoir reçu un dossier médical de ce dernier expliquant sa présence depuis le mois de janvier au pays de Marianne. Un dossier médical évasif réfuté par l’avocat des parties civiles, Me Khassimou Touré, qui parle même de dossier médical de complaisance.

Dans la même lancée, la robe noire s’est offusquée de voir que, depuis le début de cette affaire, le débat est focalisé sur les présumés coupables en oubliant parfois qu’il y a des victimes. « Ababacar Diagne et Bara Sow ont été tués et ensevelis dans des conditions atroces », a rappelé Me Touré. C’est ce moment que le procureur a choisi pour diffuser les images des cadavres des deux victimes découverts dans la fosse commune où ils étaient enterrés. Une scène d’horreur qui a fait craquer toute l’assistance. Mais le summum de la barbarie a été narré par les premiers accusés appelés à la barre. Sur les corps sans vie d’Ababacar Diagne et de Bara Sow, certains de ces présumés coupables se sont acharnés pour faire du « Barkélou ». Ce mercredi 24 avril coïncidant au 2e jour du procès, les travaux se poursuivent et on n’en a pas fini avec des révélations à retourner l’estomac des durs à cuire.

Les prévenus thiantacounes persistent dans leur menace de se suicider

YERIMPOST.COM On s’achemine vers le démarrage effectif du procès du double meurtre de Medinatoul Salam. Six années après, l’instruction est en phase d’être bouclée, assure le ministre de la Justice. Cette sortie d’Ismaïla Madior Fall intervient au moment où les présumés auteurs de ce double meurtre observent une grève de la faim pour dénoncer leur longue détention. Toutefois, le garde des Sceaux explique: « Quand on est dans une affaire de crime de sang, on ne peut pas juger les choses dans la précipitation… Il y a des victimes et des personnes soupçonnées et des charges. Cependant, on ne peut pas envoyer les présumés coupables en prison à perpétuité, les juger de façon expéditive alors qu’on n’a pas tous les éléments. » Les 16 disciples thiantacounes, qui en sont à leur deuxième mouvement d’humeur, ne reculeront devant rien jusqu’à satisfaction de leur doléance. Ils ont d’ailleurs brandi la menace d’un suicide collectif, c’est dire…



Mac de Thiès: les prisonniers thiantacounes menacent de passer à l’extrême

YERIMPOST.COM Les thiantacounes incarcérés à la Mac de Thiès remettent ça. Après avoir passé plus 6 ans derrière les verrous, ces disciples de Cheikh Béthio Thioune exigent une liberté provisoire, comme leur guide, ou leur jugement. Pour se faire entendre, ils ont encore entamé une grève de la faim, depuis hier nuit, nous renseigne le journal L’As. Si rien n’est fait dans les plus brefs délais, ces co-accusés de Cheikh Béthio Thiioune menacent de mettre un terme à leur vie.

Espérons que leur message ne va pas tomber dans l’oreille d’un sourd.



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