Blog de Cheikh Yerim Seck

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La politique: une affaire de gladiateurs ou de gentlemen ?

Qui dit politique parle d’une âpre compétition pour la conquête et la conservation du pouvoir, donc de rivalité et de concurrence entre challengers qui se battent pour prendre et diriger l’Etat qui, qui plus est, est ce « MONSTRE FROID » dont parlait le philosophe Nietzsche, qui peut devenir plus dangereux qu’un camion lourdement chargé et dont on aurait scié les freins. Avouons que tout ceci ne milite pas pour un amusement tranquille d’enfants de chœur qui s’égaient dans une cour de récré.
« Deux coqs vivaient en paix ; une poule survint. Et voilà la guerre allumée. » Ces mots dans une des fables de Jean de la Fontaine résument bien la situation de conflit. Mais cela ferait-il de la politique une guerre sans merci au cours de laquelle on aurait le droit d’user et d’abuser d’armes (non conventionnelles parfois) pour détruire ses adversaires ?



Quand on écoute les thèses que certains intellectuels avancent pour expliquer certaines dérives de l’Exécutif, qui semblent corroborer cette vue chère au théoricien marxiste Antonio Gramcsi, on est tenté de les croire. Tout l’art de la politique consisterait à donner des coups de Jarnac à tout-va comme Djimbori sait si bien le faire. La politique, pour user d’une image culinaire locale, serait une sorte de couscous très sec que l’on doit faire manger à ses adversaires aux confins d’une région aride : les malheureux auraient très mal au gosier, ils risqueraient d’avaler de travers une portion de leur repas infect et ils auraient de terribles indigestions ! Mais que voulez-vous ? La politique, c’est la guerre ! Il est vrai que l’arène de la guerre, qui aurait ses « douceurs », peut exercer sur les hommes tant d’attraits.
Encore que la guerre a ses normes. Les Samouraïs, raconte-t-on, se refusaient à achever un adversaire désarmé !
Personnellement, je pense comme Fénelon, sans être un pacifiste dans l’absolu, que « la guerre est le plus grand des maux dont les dieux affligent les hommes. »
Entre « l’argument de la force et la force de l’argument », comme disait l’autre, chacun pourra choisir son camp !
Dans la conquête comme dans l’exercice du pouvoir, mais beaucoup plus dans le second cas, il y a ceux qui pensent à la postérité et ceux qui spéculent sur leur prospérité. Certains gouvernants essaient d’apporter sécurité et bien-être aux leurs. Même un enfant qui ferait cours dans un abri provisoire ! Ils ne cessent alors de méditer leur départ, quand ils tourneront le dos au pouvoir. Seuls. Quand les historiens feront les comptes et mécomptes !
Mais il y a aussi les hommes qui n’ont ni appris des erreurs des autres ni corrigé leurs propres lacunes, dont les regards ne portent pas au-delà de leur bedaine, qui trépignent déjà à l’idée d’assouvir une vengeance crypto-personnelle avec cette force hors norme qui est entre leurs mains.
Au Libéria, Samuel Doe, atrabilaire et sanguinaire chef de la junte militaire, a été « charcuté » par son ennemi juré, Prince Johnson ; rigolant, une bouteille de Whisky en mains, un joint de cannabis entre les lèvres… Comme les hurlements démentiels du malheureux l’importunaient, il lui sectionna la langue !
Le brillant juriste Diallo Telli, premier secrétaire général de l’OUA, mourut d’inanition au Camp Boiro. Sékou Touré se méfiait de ce cadre adulé. Accusé d’être la tête de file du fameux « complot peul », il fut expédié ad pâtre !
On peut retrouver à foison nombre de curiosités morbides comme celles-là, elles ont légion partout où la dictature a régné.
Chez nous, les choses sont aussi allées très loin entre les présidents Mamadou Dia et Senghor. Sauf qu’on n’en est pas heureusement arrivé aux monstruosités rappelées plus haut !
Dans les démocraties, quel que puissent être l’âpreté des contradictions, on évite certaines dérives. Entre les excès qu’on retrouve dans certaines dictatures et la main parfois très lourde de Senghor, je préfère les procédés plus avenants entre Giscard et Mitterrand ou plus récent entre Wade et Diouf. L’image de l’ancien président français Nicolas Sarkozy à côté de son tombeur François Hollande pour fêter les harkis, ou celle où l’on voit Bill Clinton et Barack Obama inaugurer ensemble le musée des civilisations noires, commencé par Bush, fut très belle.
Ne pas faire de cadeaux à ses opposants est de bonne guerre, mais se laisser aller à certaines extrémités peut se révéler très improductif. Dans les républiques où les règles sont bien définies, la démocratie polit les mœurs. La cruauté comme la rudesse du jeu politique peut être tempérée par la cuisson vapeur du couscous, ou par de l’eau tiède qu’on verserait sur la semoule. Cela rendrait la pilule, autant pour moi, le couscous, plus facile à avaler et à digérer.



Sinon gare au retour de manivelle. La roue de l’histoire tourne !
Quand Samuel Doe subissait sa descente aux enfers, il a dû voir le spectre du président William Tolbert en caleçon avec ses ministres, exécutés sans autre forme de procès ce fameux 12 Avril 1980 !
Serigne Sam Mbaye, dans l’une de ses prêches, avait lancé cette formule terrifiante de rappel à l’ordre : « Celui qui ne songe jamais aux trois premiers jours qu’il passerait au fond de sa tombe, peut bien faire ce qu’il veut alors qu’il est encore en vie. » Mais on me dira que les hommes politiques n’émargent pas à ce registre !
Je leur rappellerai l’image d’un président déchu qui s’en va alors que son ennemi assuré s’installe. On n’a pas besoin de leur rappeler comment périt celui qui règne par l’épée. Georges Danton, ministre de la Justice et membre du conseil exécutif provisoire mis en place après la chute de la monarchie en France, faisait preuve d’une violence inouïe à l’égard de ses malheureux adversaires. Mais son courage émerveilla tout le monde lors de son exécution. Quand le tribunal monstrueux qu’il avait contribué à créer se retourna contre lui, il resta stoïque et admirable, frisant même la provocation. Au bourreau qui allait lui couper la tête, il dira sans ciller : « N’oublie pas surtout, n’oublie pas de montrer ma tête au peuple : elle est bonne à voir. »
La bonne nouvelle venue de Côte d’Ivoire est tombée : le président Alassane Ouattara a amnistié Mme Simone Gbagbo ! Allez-y savoir si c’est pour apaiser le pays ? De l’élégance ou de la grandeur ?
Parfois, c’est une simple question d’artifice et de finasserie pour éviter demain d’être dans l’impossibilité d’assister aux funérailles d’un proche ! Suivez mon regard.


Son nom mêlé à une affaire d’escroquerie, Serigne Bass Abdou Khadre porte plainte

YERIMPOST.COM Son honneur bafoué, Serigne Bass Abdou Khadre compte restaurer sa dignité. C’est ainsi qu’il a décidé de traduire en justice Mamadou Soumaré qui a mêlé son nom à une affaire de trafic de visas. Le sieur Soumaré, note la source, a scanné l’entête ainsi que la signature du marabout et réussi à obtenir plus d’une vingtaine de visas Schengen. Mais il n’a pas réussi à tromper la vigilance de la représentation diplomatique qui avait pris la précaution sur lui d’appeler le marabout pour en avoir le cœur net. Le porte-parole de la communauté mouride écarte toute implication dans cette affaire et porte plainte contre Soumaré. Qui sera arrêté chez lui à Touba pour faux et usage de faux, falsification de signature. L’enquête révèle que Soumaré est le cerveau d’une bande de faussaires.


OMVS: une affaire de gros sous stoppée par l’ARMP

YERIMPOST.COM Une nébuleuse secoue actuellement l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). Un marché pour la construction et la mise en service du projet d’aménagement hydro-électrique avec, à la clé, la rondelette somme de 739 millions de dollars, attribué provisoirement à la société Sinohydro Corporation, a été stoppé net par l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp).

Suite à un recours déposé par une entreprise qui avait soumissionné au même titre que la société chinoise et qui avait une proposition inférieure de 7 millions de dollars, l’ARMP a décidé de suspendre l’attribution du marché, en attendant d’y voir plus clair. Le mystère dans cette affaire de gros sous est que la société pointée du doigt avait été exclue de la procédure un an avant son grand retour. Libération nous informe que cette exclusion avait été prononcée faute de garantie bancaire. Question: comment une société exclue d’emblée d’un appel d’offres peut-elle revenir une année plus tard, sur demande d’un Etat membre, avec une proposition nettement supérieure et se voir attribué le marché ?
A noter que Sinohydro a été épinglée par le bureau de l’intégrité et de lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement (Bad) pour pratiques frauduleuses dans un projet d’appui routier en Ouganda.



Révélations exclusives sur une affaire qui a failli mener Elhadji Diouf en prison !!!

YERIMPOST.COM Elhadji Diouf a échappé de très peu à la prison. Il a fallu le veto du procureur de la République, Serigne Bassirou Guéye, pour qu’il ne soit pas déféré après l’enquête menée par la Section de recherches de la gendarmerie.

L’ancien footballeur a été gardé à vue toute l’après-midi du 8 février avant d’être libéré. Les faits pour lesquels il était convoqué sont pourtant établis. Des dépositions de témoins oculaires corroborées par un enregistrement sonore en attestent sans équivoque. L’incident s’est produit à La Fourchette, au centre-ville de Dakar. Alors que Souleymane Tall y dînait tranquillement avec son épouse, Elhadji Diouf s’est introduit dans le restaurant en compagnie de gorilles nerveux.

Il a violemment pris à parti le sieur Tall, lui a demandé pourquoi il appelle son épouse Valérie, avant de l’abreuver d’injures et de menaces de mort. Pour des faits similaires, des gardes du corps de Cheikh Amar ont été arrêtés et condamnés à des peines fermes de prison.

Dans le cas de Dioufy, le parquet a tordu la main des enquêteurs pour qu’ils le libèrent à la fin de sa garde-à-vue. Le procureur lui a fait bénéficier d’une sorte d’excuse de provocation. Son attitude a été interprétée comme une réaction humaine de jalousie face à un homme qui a prêté une voiture à sa femme et qui appelle fréquemment cette dernière. Sa casquette de conseiller spécial du président de la République pour le sport a également dû lui être utile.

Si Elhadji Diouf est dehors pour l’instant, cet incident pose la question de la survie de son couple avec Valérie Bishop qui fut, il y a quelques années, l’un des plus glamours du Sénégal.



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