Blog de Cheikh Yerim Seck

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Songué Diouf à la barre

YERIMPOST.COM Le professeur Songué Diouf, l’animateur de l’émission Jakarloo-bi Khalifa Diakhaté et le chroniqueur Bouba Ndour seront présents devant la barre du tribunal de Dakar ce 27 mars, sauf renvoi. Des associations féminines avaient servi une citation directe aux trois nommés pour injures publiques, apologie du viol et diffamation. La déclaration du professeur Songué Diouf lors de cette émission avait provoqué un tollé général alors qu’il tentait de justifier le viol sur certaines femmes qui s’habillent de manière indécente.




Coumba Gawlo Seck réagit aux propos du Pr Songué Diouf

« Je ne suis pas d’accord ! Ce n’est pas parce qu’une femme porte la robe la plus courte parce que c’est de son âge, c’est de sa génération, ou la robe même qu’on juge très vulgaire ou dévergondée, ou n’ayant aucun rapport avec les valeurs, que c’est un appel au viol », a-t-elle déclaré.
Invitée de la rédaction de l’Aps, Coumba Gawlo Seck a laissé entendre qu’ « une relation sexuelle doit être une relation consentante entre deux personnes. Et il n’est écrit nulle part sur le front de cette fille, ni sur sa robe, viens me violer ! ». « Chaque femme est libre de choisir sa tenue vestimentaire, de s’habiller comme elle veut. Et à mon avis, quel que soit le
comportement de cette dernière, cela ne doit nullement être un motif ou une raison pour la violer, la brutaliser, l’agresser », a-t-elle insisté.
La diva pense, tout de même, que « le professeur Songué Diouf, au-delà de son intelligence, a peut-être voulu dire le contraire de ce qu’il a servi aux téléspectateurs ».




Jakaarlo Bi: Révélations sur cette polémique qui a fracturé l’équipe et fait craquer Khalifa Diakhaté

YERIMPOST.COM Votre blog préféré a fait une plongée dans les coulisses de la polémique qui a secoué Jakaarlo Bi pour démêler le vrai du fantasme et reconstituer les faits marquants depuis cette soirée du 9 mars, à la minute où le « professeur » Songué Diouf a lâché cette phrase fatidique dans laquelle il fait un lien entre l’habillement indécent des femmes et les viols. La bombe était lâchée. Les autres chroniqueurs, qui n’ont rien relevé, ne se doutaient pas à ce moment que cette phrase allait déclencher une forte, violente et interminable crise.

Dès le lendemain, intellectuels, commentateurs, associations… se sont emparés de ce dérapage verbal. De dénonciations en indignations, de démentis en corroborations, le débat entre anti- et pro-Songué s’est intensifié et a gagné en virulence. Les femmes ont multiplié les récriminations, les associations féministes sont montées au créneau. Songué Diouf a fait une sortie qui a ajouté à la controverse, tentant d’expliquer ses propos et déclarant les assumer alors que l’opinion attendait de lui des excuses plates.

Le pic de la polémique a été atteint lorsque le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) s’en est mêlé pour condamner les propos du « professeur » et mettre en demeure TFM de ne pas rediffuser l’émission.

L’un des chroniqueurs, Bouba Ndour, sans doute échaudé par la tournure prise par la crise, s’est publiquement désolidarisé de son collègue, estimant qu’il devait présenter des excuses au lieu de se fendre d’explications. Cette sortie a fracturé l’équipe et mis sur la sellette Khalifa Diakhaté, le présentateur qui a fait recruter dans le talk show ce « professeur » têtu par qui le scandale est arrivé.

Pour ne rien arranger, les associations féministes ont porté l’affaire en justice, servant une citation directe à Songué Diouf, à Bouba Ndour et à Khalifa Diakhaté pour apologie de viol, injures publiques, stigmatisation d’un sexe… A partir de ce moment, a appris Yerimpost, la direction du groupe Futurs Médias a commencé à manifester des signes d’irritation qui sont parvenus aux oreilles de Songué et de Diakhaté.

Cette affaire est mal tombée pour ce dernier. Alors que les attaques s’intensifiaient en interne et dans les médias contre lui, Khalifa Diakhaté a fini par craquer et  décider de démissionner.

Sa décision était déjà prise lorsque, le 16 mars, dans l’après-midi, Charles Faye, l’aîné de l’équipe, réunissait tout le monde dans un restaurant au bord de la mer, sur la corniche des Almadies, dans le cadre d’un exercice de catharsis. Ils se sont dit des vérités. C’est cette légère décrispation qui a permis la tenue de l’émission de ce même soir. Mais, dès qu’ils ont quitté le bar, tous ont lu sur la page Facebook du présentateur le texte annonçant sa démission.

Khalifa Diakhaté est passé présenter cette dernière émission, avant de s’éclipser aussitôt après, prenant le soin de fermer son téléphone portable pour ne pas avoir à parler de sa décision à quiconque. Certainement pour éviter qu’on essaie de le pousser à changer d’avis.

La phrase du « professeur » Songué Diouf a été à tout le moins toxique…

Une enquête Yerimpost, www.yerimpost.com



Contribution: Polémique de Jakaarlo: Degueunetaan leçon de langage à Songué…

“Nous devrions porter plainte parce que vous faites tout pour que nous vous violons, et quand nous vous violons , nous allons en prison et vous qui avez tout fait pour qu’on vous viole, vous continuez à être libres. J’assume pleinement et entièrement ce que je dis, je coupe la poire en deux, le pauvre qui est tombé dans le panneau prendra 10 ans et celle qui a tout fait pour être violée continue à être libre. Même au sein de la maison, celle qu’on a violée, c’est celle qui a des formes généreuses ».Ces propos rapportés sous la forme d’un discours direct rapporté sont ceux du professeur Songhé Diouf qui lui ont valu d’être l’objet d’une citation directe le 27 avril 2018.
Professeur lorsque j’analyse vos propos je mets en doute vos tergiversations justificatives à postériori qui n’ont fait que vous enfoncez davantage dans cette boue de l’apologie du viol.Dans le dernier “Jakaarlo” du vendredi 16/03/2018 vous ne m’avez pas convaincu.Lorsque vous estimez en être plus redevable, à votre fan’s club qu’à l’opinion des femmes et des hommes choqués de vos maladresses énonciatives vous faites une provocation supplémentaire. Vous limitez le champ de compréhension et d’analyse de vos propos fielleux dans une sorte d’entre-deux entre WAXIN et DEGE DEGIN (le dire et l’entendement ). Et vous concluez du haut de votre grandeur de philosophe que c’est l’auditoire au ras de sa petitesse cognitive qui a manqué de jugeotte,qui a  eu tort de n’avoir pas été capable de faire une exégèse heuristique de votre discours. Vous vous êtes trompé car l’opinion n’est pas bête,elle pense,elle est même savante parce que informée des compromis juridiques,moraux et discursifs qui encadrent ce sujet de société extrêmement sensible.Cette opinion qui est à vos trousses est,en toute modestie,me semble t-il trés préparée à distinguer de subtiles niaiseries avec des lumières venant d’une réflexion de haut vol. Vous avez eu tort de penser que vous vous adressiez à une opinion virtuelle,distraite et laxiste au point de ne jamais s’étonner de rien.Allez-y lire ou relire Hans Robert Jauss, Esthétique de la réception et vous comprendrez que l’opinion peut être plus éclairée que n’importe qui sur sa production intellectuelle.Par conséquent vous n’avez pas le monopole de la compréhension de votre pensée,dés lors que vous l’avez médiatisée,car nous sommes capables de l’analyser comme élément de reflet superstructurel afin de maitriser ses tenants et ses aboutissants. Je ne saurais vous défendre si brillant que fut votre intellection dans d’autres sujets.Si on se fonde sur le système énonciatif en tenant compte de la situation d’énonciation,il apparait clair que l’analyse des indices de personne (nous,vous,on,j’,je) et de subjectivité vous ont fait massivement entrer dans le discours,et sous ce rapport vous n’êtes plus l’analyste neutre dont vous vous prévalez,Ce nous que vous avez utilisé n’est pas celui de la modestie,il a une valeur de sustitut et il renvoie à tous les violeurs qui justifient leur abomination par le fait d’avoir succombé à des formes généreuses impudiquement exposés.




Et que chaque fois que nous voyions une femme bien galbée et bien fournie,nous devons penser à la déshabiller physiquement pour lui imposer un rapport sexuel violent et non consenti.Je fais la paraphrase du viol.Et même si c’était une raison qui peut pousser des malades libidineux, à commettre ce crime de chair,la société civilisée mise sur les hommes qui sont pétris de moralité et de décence pour savoir que cela ne saurait justifier aucun viol.Même si une femme se promenait en tenue d’Eve,personne n’aurait le droit de la violer,à plus forte raison une citoyenne sensée qui s’assume vestimentairement.Donc toutes les démentes qui trainent dans les rues et qui sont violées par des criminels malades le méritent?Vous êtes dans le parti pris,car vous tenez cette raison comme pertinemment justificative de certains cas ce viol.Or un viol ne peut jamais être justifié.Vous vous seriez tenu à l’observation et à la remarque de l’analyste,on aurait compris.Mais quand vous renchérissez, quand vous dites que “”j’assume pleinement et entièrement ce que je dis….”.La redondance adverbiale est un modalisateur incontestable attestant votre assumation subjective d’un point de vue qui vous est  propre,ce que vous avez réitéré dernièrement, ou dont vous êtes délégataire sans prendre la distance qui édifierait sur votre sincérité.L’emploi du je relève aussi du renchérissement qui montre votre assurance et votre confiance en ce point de vue que vous défendez au point même de dire que vou”coupez la poire en deux”.Il s’agit professeur de quelle poire?Car la poire est un fruit délicieux.Votre métaphore même ,de façon inquiétante peut me permettre d’ouvrir un autre débat.Mais je ne le ferais pas.Parce que cette figure euphémistique que vous utilisez pour ne pas nommer le viol et l’acte qui le constitue met en rapport une équation comparative ou le métaphorisé et le métaphorisant renvoient au viol,aux violeurs,à la responsabilité subséquente…et à la jouissance.Cette valeur de substitut représentant cette catégorie de violeurs avec ceux qui leur trouvent des justifications est reprise de façon inconsciente dans l’emploi du “on” ,qui cette fois-ci, a une valeur inclusive restreinte,celle-la qui vous inclut avec le collectif de violeurs que vous êtes sensé représenter.Monsieur le philosophe,vous vous êtes fortement impliqué.VOTRE ET “NOUS”ET VOTRE”ON” ne sont pas indéfinis comme vous le dites à postériori.Rien dans la texture de votre discour ou dans les idéologèmes fodamentaux qui le structurent ne vous dédouanent pour faire penser que vous refusez de vous engager personnellement,ou que vous présentez ces idées sous le mode général comme simple porte-voix en effaçant les marques de ta personne.L’absence des indices de subjectivité et de personne pouvaient édifier sur votre objectivité et vous préservez de ce que certains qualifient de procés d’intention ou d’incompréhension à cause de cette volée de bois vert et d’articles au vitriol qui s’abattent sur vous depuis ce vendredi noir.Aussi le “vous” que vous utilisez pose problème,car finalement il concerne toutes les femmes dans une logique aristotélicienne.Si ce sont les femmes qui sont victimes de viol parce qu’elles exposent leur corps,on peut vous rétorquer alors que toutes les femmes en puissance sont susceptibles d’être violées,car nous savons que la raison que vous avez alléguée pour justifier le viol est réductrice et ne peut expliquer tous les cas de viol.C’est pourquoi votre perspective unilatéraliste parait tendancieuse pour tous ceux qui sont choqués par vos propos.Finalement était-il dificile de dire que le port de tenue indécente peut entrainer une incitation au viol.Et puis cher professeur ce n’est pas à vous,maitre du logos, que nous allons apprendre le caractère alèatoire du discours et de sa redoutable matérialité une fois que nous l’avons proféré.Nous devons comme nous l’apprends M.Foucault dans L’Ordre du discours,leçon inaugurale au Collège de France que chaque fois qu’il faudra prendre la parole il faudra penser à ses effets imprévisibles et chercher à en conjurer les aléas.Professeur,présentez vos excuses et passez à autre chose.Certainement yag bawoul dara,faisons confiance au temps qui finira par nous faire passer à autre chose.

 

Alioune SECK

Gabon

abdoubargny@bargny

aseckaane@yahoo.fr

Contribution: Pourquoi je suis contre une pétition contre Songué

Nous n’avons pas de temps pour des pétitions dérisoires pour coincer le professeur SONGUE qui est un veritable soldat de l’éducation et dont sa pertinence et son amour pour le savoir n’est plus à demontrer.
Les petitions seraient importantes si elles etaient faites pour les mamans qui meurent sur des charettes en accouchant parce qu’elles n’ont pas de centre de santé.
Des enfants innocents sont décapités, volés alors que vous, « petitionistes » êtes muettes de silence.
Combien de crimes ,d’injustices subissent des femmes ?
En avez vous parlé ,et vous voulez nous tympaniser parce que vous jugez que les paroles de Songue vous ont vexées.Arrêtez cette hypocrisie.
Des soeurs émigrés sont violées ,malmenées dans les pays arabes,parlez en au lieu de perdre du temps avec des balivernes.




Vos fils sont ramassés par milliers sur les plages occidentales ,tués ,emprisonnés parce qu’ils arpentent la voie maritime pour échapper aux tribulations.
L’éducation est dans le coma, sauvez la au lieu de se perdre dans les conjectures.
Le pays va mal et sur tous les plans,les urgences sont enormes ,Eradiquer ces maux serait mieux que de nous abasourdir avec des petitions frivoles à l’endroit d’un monsieur qui sert au moins pour son pays en formant des esprits.
SONGUE est un collègue enseignant et nous sommes de tout coeur avec lui.

SENE AHMADA

Les animateurs de Jakaarlo reçoivent une citation directe

YERIMPOST.COM L’émission Jakaarlo de Tfm, on en reparle. L’animateur de l’émission et deux de ses chroniqueurs, à savoir Bouba Ndour et le professeur Songué Diouf, sont attraits à la barre du tribunal de Dakar par une citation directe servie par des associations de femmes. Il leur est reproché des faits de diffamation, injures publiques et d’apologie du viol, nous dit le quotidien l’AS. La date d’audience est fixée au 27 mars prochain.




Contribution: Il faut sauver le soldat Songué 

Songué Diouf alias professeur, Enseignant de Philosophie au Lycée Limamou Laye, Quelque Chose dans une émission hebdomadaire à la TFM.

  1. Diouf pour avoir donné son avis sur le viol, a fait l’objet de vives critiques. La toile et les autres canaux de communication s’enflamment de réactions de toutes sortes en son encontre. Ça et là des pétitions sont lancées, des excuses exigées de sa part et de la part de la TFM.

Ainsi et comme d’habitude dans ce pays nous nous acharnons sur l’élément que nous finirons dans la plupart des cas par condamner sans appel, en laissant tranquille, l’ensemble sans même instruire son dossier. Soit parce qu’il est plus facile de s’attaquer à un élément, soit parce que nous avons une incapacité notoire de poser un regard englobant sur les problématiques auxquelles nous sommes confrontés.

Dans ce cas précis qu’on peut appeler le cas Songué, le sieur n’est que l’arbre qui cache la forêt. Le mal est plus profond, et dépasse très largement le ‘’pauvre’’ Songué.

Songué est un citoyen sénégalais lambda dont le Sénégal a assuré l’éducation et la formation, et qui aujourd’hui à son tour  rend service au Sénégal en initiant de jeunes sénégalais à la pratique de la philosophie au Lycée Limamou Laye. De ce point de vu,  Songué est un homme estimable.

La vie de Songué pourrait se passait ainsi jusqu’à la fin, sans que personne ne puisse lui faire le moindre reproche, en tout cas pas de reproche de cette nature dont il est accablé actuellement.

Tout éducateur méritant qu’il est, si Songué avait tenu ses (ces) propos  dans son grand place, comme nous tous nous le faisons souvent sur diverses sujets de manière plus ou moins grave, personne n’aurait rien à dire, parce que personne ne serait au courant. Tout au plus il heurtera l’ire de ses trois ou quatre compagnons de séance de thé, jusqu’au prochain Réal-Barça, ou Modou Lo-Balla Gaye.

Il y’a problème parce que Songué a justifié le viol sur un médium aussi puissant qu’une chaine télé, à la TFM de surcroit.

C’est là que notre responsabilité à nous tous est engagé. La plus belle fille ne peut donner que ce qu’elle a. Songué avant son atterrissage à la télé de Youssou Ndour n’a jamais fait preuve d’aucune profonde connaissance de la Sociologie, ou de la société sénégalaise, ou des thèmes de société tels que le viol, la questions genre, ou même de la discipline qu’elle enseigne la philosophie ; à travers des ouvrages ou articles, ou des séries de conférences dans des amphis ou autres temples du savoir, ou dans le cadre de débats contradictoires apportant la répartie ou balayant à coup d’arguments les positions d’imminents intellectuels ou de spécialistes dans leurs domaines. Rien de tout cela. Pour ainsi dire Songué n’a rien prouvé qui puisse, qui doit  lui conférer l’audience qui est la sienne maintenant.

Songué depuis qu’il est à la TFM, n’a pas encore de manière pertinente produit des idées originales qui apportent de l’éclairage à nos populations composées majoritairement d’analphabètes, en mal de clairvoyance et en manque de paradigmes.

Songué excelle en récitations de citations ailleurs consacrées, et de techniques de dissertation jugées aptes par certaines académies pour initier des adolescant(e)s à la pratique de la philosophie dans sa dimension épistémologique.

Tout ‘’Professeur’’ qu’il est, en dehors de ces citations, et des ces techniques qu’il a appris à l’école et à l’université, Songué est juste quelqu’un comme la plupart d’entre nous, qui parle comme la plupart d’entre nous, réfléchit comme la plupart d’entre nous, et la plupart d’entre nous dit et partage ce qu’il a dit. Aussi graves et condamnables et vertement condamnées (à haute voix) que ça soient ces paroles de Songué, moi ils ne me dérangent pas pour autant. Non pas que je ne les trouve pas graves. Elles sont très graves. Elles ne me dérangent pas pour la bonne et simple raison que je les ramène à leur juste dimension de paroles de ‘grand place’’. Ce que je trouve grave, c’est qu’on érige des débats de Grand-Place en émission, en émission phare de surcroit sur une chaine qui s’appelle la TFM. C’est ce qui fait que de pareils propos sont relayés à une aussi grande vitesse et échelle.

Comment voulez qu’un citoyen lambda qui de la manière la plus ordinaire s’acquitte de son devoir, le devoir pour lequel il a été formé et préparé, soit bombardé du jour au lendemain chroniqueur de tout et de rien sans que nous nous attendions à des bourdes de cette nature de sa part ?

Ceux et celles surtout qui exigent des excuses de la part de Songué et lancent des pétitions à son encontre, entendent de tels propos de tiers personne sans qu’ils et elles ne pipent mot ou ne lèvent le petit doigt pour demander quoi que ça soit. On fait haro sur Songué parce qu’il a dit l’impensable et en direct sur une chaine télé. Songué est et sera à la TFM tant que cela plaira à Youssou Ndour. S’il lui arrivait d’être viré par Yousou Ndour, il y a aucune corporation ou force légalement constituée pour exiger quoi que ça soit pour lui.

C’est dommage que cette chape de plomb soit tombée sur Songué. Je veux dire c’est dommage que c’est Songué qui a fauté.  Car Songué est l’une des rares petites monticules pas complètement écrasée par ce nivellement vers la bas qu’on a presque finit d’ériger en règle unique de fonctionnent dans le paysage médiatique du pays. Songué même s’il passe le plus clair de ses interventions à réciter, il fait quand même l’effort de faire passer ses propos par un filtre intellectualisant. Contrairement à l’armada de tenants d’émissions interactives de toutes sortes qui tiennent le haut du pavé du notre espace médiatique. De la part de ces gens, tous les jours ou presque nous entendons des propos sinon plus graves, au moins d’une même gravité que ceux de Songué.

Songué a reçu ces tirs groupés peut être parce qu’il est bardé du titre de Professeur. Sinon tout les jours ou presque le Sieur Ndoye Bane nous rappelle entre autres propos nauséabonds : « nit ku nuul dafa soxar, sénégalais dafa hypocrite / l’Homme noir est naturellement odieux, le sénégalais est par nature hypocrite », sans coup férir, et sans aucun rappel à l’ordre.

Ainsi fréquemment ce monsieur (et d’autres hommes et femmes du même acabit), cet ancien homme de troupe  par le truchement des médias donnent des’’ leçons de vie’’ à ses anciens supérieurs de l’armée sortis des écoles supérieures militaires, et à nous tous.

Dans 72 H, l’affaire Songué sera classée et oubliée. Et puis nous allons attendre encore une autre bourde qui certainement ne viendra pas/plus de Songué connu certes pour être expert en phraséologie, mais très correct, plutôt cultivé, et mesuré.

Au Sénégal depuis la libéralisation des ondes, à part les JP, et quelques rares émissions bien conçues dans la forme comme dans le fond et bien exécutées dans la pratique, on dirait que nos ondes et grilles de programmes ne sont réservées que pour des gens capables et seulement capables de produire du non sens, et des insanités, du blabla et une lecture au premier degré des choses et des évènements. Comme si nos ondes et nos fréquences ne doivent nous servir que pour du divertissement. Comme si il serait trop beau, de recevoir la plupart du temps via nos radios et télés des connaissances et du savoir de premier choix.

Pour revenir à nos moutons, l’aspect positif que je trouve dans ce lever de bois verts contre le Sieur Songué, c’est qu’il nous montre que nous (à géométrie variable) veillons au grain, même si la plupart du temps nous faisons fi, de ne rien voire, de ne rien entendre.

Si seulement nous pourrions pousser notre indignation  jusqu’à exiger des candidats à la future présidentielle, qu’ils disent publiquement quel type de cahier de charge accorderaient-ils une fréquence et quels procédés appliqueraient-ils pour faire respecter ces cahiers de charge.

Ce que je trouve vraiment dommage c’est qu’en réalité au Sénégal, si ce n’est l’agenda internationale, c’est Racine Talla (jusqu’à la prochaine nomination), Youssou Ndour,Sidy Lamine Niass, Elhadj ndiaye (pour ne citer que ceux là) qui ‘’décident’’ qui débat et sur quoi on débat (même si par ailleurs de temps à autres ils nous gratifient de plateaux de haute facture). Sinon en guise d’exemple, à quel titre nous devons recevoir chaque semaine dans nos foyers Monsieur Bouba Ndour pour qu’il nous fasse son commentaire de l’actualité ?

Vivement l’avènement d’un ordre social nouveau qui fera de nos espaces médiatiques des cadres ou l’on débat souverainement sous la houlette d’hommes et de femmes capables de nous faire voire le verre à moitié plein.

saitque@yahoo.fr

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