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Jésus est-il vraiment né un 25 décembre ?

Voilà une pensée pour ceux d’entre nous qui sont encore à la bourre et ne sont pas prêts pour les fêtes de Noël: fut un temps, certains esprits bien informés estimaient qu’il fallait fêter Noël au printemps. Imaginez ça: trois mois supplémentaires pour faire votre shopping!

Pour la plupart d’entre nous, le fait que Noël tombe un 25 décembre ne soulève pas la moindre question. Mais au cours des 2.000 années (et quelque) qui se sont écoulées, la date de naissance de Jésus a provoqué d’innombrables controverses. En fait, l’incertitude concernant la date de naissance exacte de Jésus est telle que certains Chrétiens ont choisi de ne tout simplement pas la célébrer.
Rien dans la Bible

La Bible ne nous offre qu’assez peu de solutions pour répondre à cette question: les Evangiles ne nous donnent en effet aucune date précise. Il n’y a pas même la moindre référence à la saison à laquelle cette naissance aurait eu lieu. Certains lecteurs croient déceler un indice dans l’Evangile selon Saint Luc, où celui-ci mentionne le fait que des bergers passent la nuit dans leurs champs pour garder leurs troupeaux quand ils apprennent la naissance de Jésus.

Pour certains, cette mention suggère une naissance au printemps plutôt qu’en décembre, à l’époque de l’agnelage, quand les animaux paissent librement dans les champs et sont hors de leurs bergeries. Oui, mais… Les partisans d’une naissance au mois de décembre répondent que les moutons destinés à des sacrifices religieux avaient l’habitude de paître sans surveillance, en dehors des enclos, même lorsqu’il gèle à pierre fendre.

Il est clair qu’une dispute portant sur les connaissances des pratiques d’élevage au Proche-Orient antique n’est pas de celle qui se résolvent facilement.

Et quelle importance, après tout? Les premiers auteurs chrétiens s’intéressaient bien davantage à la mort de Jésus et à sa résurrection qu’à sa naissance. Le plus ancien des Evangiles, celui de Marc, ne parle même pas de la naissance de Jésus. Ceux plus tardifs de Matthieu et de Luc mentionnent un luxe de détails – étoiles, rois mages, crèche – mais rien de précis sur l’époque de sa naissance.
Un «coup marketing antique»

Ce qui n’a pas empêché d’autres personnes de faire des spéculations. Le théologien Clément d’Alexandrie, qui écrit vers 200 après J.-C., mentionne certaines des dates qui ont déjà été proposées comme la date authentique de la naissance de Jésus Christ. Les nativités printanières étaient les plus populaires, avec de nombreuses dates en mars, en avril ou en mai. Le 25 décembre n’est pas mentionné.

Alors comment se fait-il que l’on célèbre finalement la naissance de Jésus dans le froid de l’hiver? L’Eglise n’a fixé cette date qu’au IVe siècle de notre ère. L’explication la plus courante de ce fait est que l’Eglise des premiers temps avait souhaité faire coïncider la célébration de la Nativité avec des fêtes païennes déjà existantes. Les Romains avaient leurs Saturnales, l’ancienne fête du solstice d’hiver, et les peuples du Nord avaient eux aussi leurs propres fêtes du solstice. Au menu des réjouissances: repas, dons de cadeaux et maisons décorées de branches de sapin ou de houx.

Le raisonnement est le suivant: l’Eglise en pleine expansion, ayant pris la juste mesure de la popularité des fêtes hivernales, a décidé d’y rattacher les célébrations de Noël pour encourager l’essor du Christianisme. John Steele Gordon, historien des affaires, a décrit l’implantation des fêtes de la Nativité en hiver comme une sorte de «coup marketing antique.»

Calculs complexes

Mais d’autres mettent en avant une explication moins connue du choix du 25 décembre –et qui ne manque pas de séduire tous ceux qui trouvent tirée par les cheveux cette connexion faite entre Noël et les anciennes fêtes du solstice d’hiver. Selon certains chercheurs, en effet, Noël a été fixé à cette date non en raison de sa proximité avec des traditions païennes, mais par suite d’une série de calculs complexes de calendrier. L’argument se fonde sur une ancienne tradition judaïque, qui voulait que les grands prophètes mourraient à la même date que leur anniversaire ou, autre alternative, de leur conception.

Ainsi, pour suivre ce raisonnement précis, la première étape pour tenter de fixer la date de naissance de Jésus consistait à déterminer la date de sa mort, que les Evangiles fixent à Pâques. Tertullien, auteur chrétien né vers 150 après J.-C., calculait ainsi que la date donnée pour la mort de Jésus dans l’Evangile de Saint Jean correspondait au 25 mars dans le calendrier romain.

De nombreuses Eglises chrétiennes célèbrent l’Annonciation, qui marque la visite de l’archange Gabriel à la Vierge Marie pour lui annoncer qu’elle va devenir la mère de Jésus, à cette date. Si l’on ajoute neuf mois au 25 mars, on tombe donc sur le 25 décembre.

Cette explication alternative est parfois avancée pour nier l’idée que cette fête a des origines païennes. Dans un article de 2003 publié dans le journal Touchstone, l’historien William Tighe présente ainsi les origines païennes de Noël comme «un mythe sans fondement historique.»
Les Chrétiens anti-Noël

Il avance même qu’au moins une fête païenne, le Natalis Solis Invictus des Romains, institué par l’empereur Aurélien le 25 décembre 274, a été introduite comme une réponse aux célébrations des Chrétiens. Cette fête païenne «était très certainement une tentative de proposer une alternative païenne à une célébration qui était déjà importante pour les Chrétiens romains.» A en croire Tighe, ce sont donc les païens qui ont tenté de contrer une fête chrétienne, pas l’inverse.

Mais même pour certains chrétiens, Noël est toujours apparu comme une adaptation d’une fête païenne – et il n’est donc pas digne de le fêter. Origène, un des premiers pères de l’Eglise, s’est prononcé contre la célébration de la naissance de jésus:

«Il n’y a que des pêcheurs comme le Pharaon ou Hérode qui célèbrent le jour où ils sont apparus dans ce monde.»

Au Massachusetts, les Puritains du XVIIe siècle avaient interdit cette célébration, essentiellement parce que rien dans la Bible ne pointait vers cette date du 25 décembre. Ils se méfiaient également des désordres des Saturnales et des possibles débordements de cette fête.
Un instrument de prosélytisme

Les Quakers, eux aussi, refusaient de la célébrer. En 1878, dans un roman de Harriet Beecher Stowe (auteur de La Case de l’Oncle Tom) intitulé Poganuc People, un des personnages explique pourquoi sa famille ne fête pas Noël:

«Personne ne sait quand le Christ est né, et rien dans la Bible ne nous indique quand il faut célébrer Noël.»

Toutes ces anciennes querelles autour de la date de Noël ont quelque chose de familier. Les périodes de fêtes sont propices aux disputes. En cette période de l’année, plus qu’en toute autre, le sacré et le profane se heurtent en permanence pour prendre le plus d’espace possible et finissent généralement par s’accommoder l’un de l’autre. Les croyants ne doivent pas se sentir menacés par les éventuelles origines païennes de Noël. Si l’Eglise a peut-être recyclé d’anciennes fêtes païennes, ce n’était que pour se greffer sur les anciennes cultures existantes à des fins prosélytes.

Andrew Santella
Auteur, notamment d’essais et de critiques pour la New York Times Book Review et GQ

Traduit par Antoine Bourguilleau

Faut-il vraiment vacciner les filles contre le cancer du col de l’utérus?

Le col de l’utérus est la partie basse et étroite de l’utérus. Le cancer de l’utérus se développe sur la muqueuse du col, c’est-à-dire sur le tissu qui le recouvre et prend naissance dans la première couche de muqueuse appelée épithélium. La cause principale de cette maladie est une infection persistante par un virus qui s’appelle le papillomavirus humain HPV (human papillomavirus).

Lorsque ce virus séjourne longtemps dans le col de l’utérus, il peut provoquer des modifications précancéreuses et dans de rares cas, ces lésions peuvent évoluer en cancer. Cette évolution se fait de manière très lente car il faut 10 à 15 ans après infection par un virus pour qu’un cancer apparaisse. Dans la majorité des cas, l’infection est maitrisée par le système immunitaire et le virus est éliminer sans autre conséquence pour le corps.

Il existe plus de 150 génotypes de papillomavirus différents parmi lesquels certains sont sexuellement transmissibles et sont responsables des cancers du col de l’utérus. Dans quasiment 100% des cas, 13 types de virus HPV peuvent être détectés. Il s’agit des types 16, 18, 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58, 59 et 68. Ces HPV à haut risque peuvent être retrouvés dans 88% des cancers de l’anus, 70% des cancers du vagin, 50% des cancers du pénis et 43% des cancers vulvaires et dans certains cancers de la sphère ORL (oropharynx surtout).








Les virus les plus impliqués dans le cancer du col de l’utérus sont le plus souvent les HPV 16 et 18 et rarement les HPV 31, 33 et 35. Les infections HPV sont très fréquentes chez la femme jeune et régressent spontanément le plus souvent. Autrement dit, toutes les infections n’évoluent pas vers un cancer. Le virus est détecté chez 30% des femmes de moins de 30 ans, et chez 10% des femmes au-delà de cet âge. Le risque d’infection augmente pour atteindre 60%, 5 ans après le début des relations sexuelles et diminue à moins de 10%  après 40-45 ans.

A ce jour, il existe trois types de vaccin contre le cancer du col de l’utérus. Il s’agit :

  • Le Cervarix, un vaccin bivalent commercialisé par le laboratoire Galaxo Smith Kline (GSK) contre les HPV 16 et 18,
  • Le  Gardasil 4, un vaccin quadrivalent commercialisé le laboratoire Merck contre les HPV 6, 11, 16 et 18
  • Le Gardasil 9, un vaccin nonavalent commercialisé par Merck contre les HPV 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52 et 58.

Ces vaccins protègent contre le cancer du col de l’utérus, mais ne protègent pas contre tous les virus qui peuvent provoquer des cancers. il n’assure donc pas une protection totale. C’est pourquoi, le dépistage par frottis du cancer du col de l’utérus reste essentiel. Mis sur le marché en 2006 aux Etats unis, dans l’Union européenne et en Suisse, le Gardasil a été salué comme une avancée médicale extraordinaire et très rapidement, il a été inclus dans les calendriers vaccinaux de nombreux pays industrialisés, au motif que le cancer du col de l’utérus représentait le deuxième cancer le plus meurtrier chez la femme.

Débute alors une campagne sans précédent pour faire de cette maladie une cause nationale et internationale. La première cible du lobbying sont les politiques américains. Rick Perry, gouverneur républicain du Texas est le premier à promulguer une loi fédérale obligeant toutes les filles âgées de 12 ans de son Etat à se faire vacciner. Il l’annonce solennellement le jour même de son investiture. Durant sa campagne, il a bénéficié d’un chèque de plusieurs milliers de dollar de la part du laboratoire pharmaceutique Merck et son chef de cabinet Mike Tomey n’était autre qu’un ancien lobbyiste de Merck.

Partout dans le monde, des stratégies de lobbying féroce sont mises au point, obligeant même des chefs d’Etat à faire la promotion du vaccin,  notamment François Hollande lors de la présentation du Plan National de Lutte contre le Cancer (2014-2019). Pour Michèle Rivasi d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), « c’est la première fois qu’on voit un Président s’exprimer en faveur d’un médicament ».

Après quelques années de commercialisation du Gardasil, des effets secondaires sont signalés dans plusieurs pays. En Espagne, les élus avaient voté la vaccination de la jeunesse locale, alors que le pays était un des moins touché en Europe par les virus HPV. Ce qui provoqua l’ire de Carlos Alvarez –Dardet, professeur de santé publique à l’université d’Alicante. En 2009, deux jeunes filles présentant des convulsions avaient été hospitalisées, à la suite d’une vaccination au Gardasil. Dans le doute, le programme de vaccination avait été suspendu avant sa reprise quelques temps après.

En France, en 2010, 09 plaintes contre X ont été déposées au tribunal de Bobigny par Camille Kouchner, fille de l’ancien ministre de la santé Bernard Kouchner, « pour atteinte involontaire à l’intégrité physique et tromperie aggravée ». L’avocate représentait des jeunes femmes atteintes de myasthénies, de maladies auto immunes, de maladie de Verneuil. Toujours en 2010, la fille Adriana Kolbecher âgée de 17 ans décède d’une « Encéphalite auto-immune » et les médecins de l’hôpital Rangueil de Toulouse ne comprenne pas pourquoi le cerveau de cette enfant s’était enflammé aussi violemment. Avant son décès, elle se plaignait d’idées noires, de fatigue, de fourmillements dans les jambes

Au japon, le 14 juin 2013, le ministre de la santé a décidé de retirer ses recommandations en faveur de la vaccination contre le cancer du col de l’utérus, suite à de nombreuses plaintes sur les effets secondaires du vaccin. Il est en effet relevé de nombreux cas incluant des douleurs et des phénomènes chroniques d’engourdissement et d’insensibilité. Instruction a été donnée aux gouvernements locaux de ne plus promouvoir l’usage des vaccins HPV dont le programme avait démarré en 2010 et concernait les filles âgées entre 12 et 16 ans.

En Colombie, le 16 février 2015, le gouvernement a rendu obligatoire le vaccin contre le HPV, provoquant la démission de Fernando de la Hoz, directeur général de l’INS (Institut National de la Santé) le 26 février 2015. Trois mois plus tard, le 08 mars, en conjonction avec les défilés célébrant la journée mondiale de la femme, des marches ont été organisées  à Bogota, à Carmen de Bolivar, Cali, Medellin et Sincelejo pour contraindre le gouvernement (qui croit que les problèmes de santé des jeunes colombiennes sont dus à un syndrome psychogène de masse) à suspendre la campagne de vaccination.

Le docteur Yehuda Schönefeld, sans doute le plus grand expert mondial des maladies auto immunes rejoint le combat des parents colombiens et déclare qu’il ne recommanderait pas le vaccin HPV pour sa propre fille et lorsqu’on l’a interrogé sur la théorie du syndrome de la psychogenèse de masse, il répond ceci : « lorsque nous avons administré ce vaccin à des souris, elles ont présenté les mêmes symptômes que les filles vaccinées. Je ne crois pas que les souris puissent s’ensorceler l’une l’autre. Comme tout médicament prescrit à un patient, il nous faut examiner si certains vaccins sont bien nécessaires. Si les effets négatifs l’emportent sur les avantages, le vaccin ne devrait pas être prescrit ».

En Suède, le Gardasil est utilisé depuis 2006 et le programme de vaccination a été généralisé en 2010, avec une couverture vaccinale des adolescentes âgées de 12 ans de près de 80%. D’après le Nationellt Kvalitestsregiter for Cervix Cancerprevention, l’incidence standardisée du cancer du col de l’utérus a augmenté progressivement depuis la vaccination passant de 9.6 en 2006 à 9.7 en 2009,  jusqu’à 11.49 en 2015. L’incidence du cancer invasif du col de l’utérus a augmenté de 19% chez les femmes de 20 à 29 ans, de 47% chez les femmes de 30 à 39 ans et de 40% chez celles de 40 à 49 ans.

En Norvège, selon le Cancer Registry of Norway, depuis la couverture vaccinale, le registre de cancer montre une augmentation de l’incidence standardisée du cancer du col de l’utérus de 12.2 en 2009 à 13.2 en 2012 et 14 en 2015. Entre 2007 et 2015, l’incidence du cancer invasif du col a augmenté de 8% chez les femmes de 20 à 29 ans, de 65% chez celle de 30 à 39 ans et de 50% chez celles de 40 à 49 ans. Par contre, durant la même période, une diminution du cancer invasif du col de l’utérus a été observée chez les femmes qui n’ont pas été vaccinées de – 11% pour  les femmes âgées de 55 à 64 ans, de -16% pour celles de 65 à 74 ans et -29% pour celles de 75 à 85 ans. D’après Nordcam, de 2007 à 2015, l’incidence des cancers ORL chez les femmes norvégiennes (vaccinées à plus de 80%) a augmenté de 75% (de 0.67 à 1.18).

L’Australie est le premier pays à organiser la vaccination de masse pour les filles dés 2007. D’après l’Australian Institute of Health and Welfare, l’incidence standardisée dans la population générale n’a plus diminué depuis le lancement de la vaccination. Pire, les femmes des groupes vaccinés ont vu leur risque augmenter fortement : 100% d’augmentation d’incidence pour celles de 15 à 19 ans (de 0.1 en 2007 à 0.2 en 2014), de 113% d’augmentation pour celles de 20 à 24 ans (de 0.7 à 1.5) vaccinées alors qu’elles avaient entre 13 et 17 ans. Dans cette mémé période, les femmes plus âgées (donc non vaccinées) ont vu leur risque diminuer de : -17 % pour les femmes de 55 à 59 ans( de 9.7 à 8.1) de -13% pour celles de 60 à 64 ans (de 10.3 à 8.9) et de -23% pour celles de 80 à 84 ans (de 14.5 à 10).

En Grande Bretagne, selon l’Office of National Cancer, la vaccination ciblait les filles de 11 à 13 ans dés 2008. Non seulement l’incidence standardisée dans la population générale n’a plus diminué depuis cette date, passant de 9.4 en 2007 à 9.6 en 2015, mais aussi les femmes de 20-24 ans vaccinées pour plus de 85% d’entre elles alors qu’elles avaient entre 14 et 18 ans, ont vu leur risque de cancer augmenter de 30% en 7 ans (de 3.1 en 2007 à 4.3 en 2014). Les femmes les plus âgées, non vaccinées ont vu leur risque diminuer de -13% pour les femmes âgées de 65 à 79 ans et – 10% pour celles de plus de 80 ans.

Aux Etats-Unis, d’après le Cancer Statistics Review, l’incidence standardisée du cancer invasif du col de l’utérus avait diminué de 33% entre 1989 et 2007     ( de 10.7 à 6.67) avant la commercialisation du Gardasil, mais tend à augmenter de 0.1 Depuis la vaccination. La couverture vaccinale est assurée à prés de 60% et les mêmes tendances sont observées selon les groupes d’âge : les femmes de plus de 50 ans qui ont échappées à la vaccination ont une baisse de 5% de leur risque (de 10.37 en 2007 à 9.95 en 2015) , alors que les femmes les jeunes qui regroupent les vaccinées, ont vu leur risque augmenter de 4% (5.24 en 2007 à 5.47 en 2015).

En Inde, en 2012, après une campagne de vaccination contre le HPV qui avait provoqué plusieurs morts chez les jeunes filles, la Cour Suprême a sommé les grands acteurs de ce carnage à s’expliquer. Il s’agissait de la Fondation Bill et Melinda Gates, de l’Organisation Mondiale de la santé, de PATH (Programme for Appropriate Technology in Health), financé par la fondation Bill et Melinda Gates et de GAVI (alliance mondiale pour la vaccination, financée par la Fondation Bill et Melinda Gates).








En conclusion à cette revue internationale des données, nous constatons que dans tous les pays à forte couverture vaccinale élevée, les registres officiels révèlent une augmentation de l’incidence des cancers invasifs du col de l’utérus, qui apparait 3 à 5ans après la campagne de vaccination, et qui affecte particulièrement les groupes d’âge qui ont été les plus vaccinés. Et dans ces mêmes pays, les femmes qui n’ont pas subi de vaccination, ont vu leur risque de cancer baisser. A comparer ces pays avec la France avec un taux de vaccination très faible (-20%), l’incidence ne cesse de diminuer passant de 15 en 1995 à 7.5 en 2007, 6.7 en 2012 et 6 en 2017.

Le vaccin, conçu pour lutter seulement contre quelques souches HPV crée une niche écologique favorable au développement d’autres souches beaucoup plus dangereuses. Cette situation est confirmée par Fangjian Guo de l’Université du Texas et explique la terrible histoire de Sarah Tait, championne olympique d’aviron aux J.O de Londres en 2012, morte du cancer du col de l’utérus à 33 ans après avoir été vaccinée. Cette hausse de l’incidence peut aussi s’expliquer par les vaccinations de rattrapage administrées aux filles déjà actives sexuellement, alors que la FDA avait recommandé de faire la vaccination avant les premiers rapports sexuels.

En outre, les adjuvants du Gardasil tels que le borax (ou borate de sodium) est classé en 2008 par la réglementation européenne comme toxique, avec les indications R60 (peut altérer la fertilité) et R61 (risque pendant la grossesse d’effets secondaires néfastes pour l’enfant). Des craintes sont soulevées sur la possibilité d’une altération de la fertilité. Des cas de jeunes femmes diagnostiquées « ménopause précoce » sont publiés dans le journal américain d’immunologie. La fréquence de ces cas peut être masquée par le fait que les jeunes filles vaccinées sont souvent sous contraception.

Une étude publiée aux Etats-Unis en juillet 2018 révèle que les taux de natalité ont récemment chuté. Les taux de natalité pour 1 000 femmes âgées de 25 à 29 ans sont passés de 118 en 2007 à 115 en 2015. Toujours d’après cette étude, un facteur pourrait être la vaccination contre le HPV car peu de temps après l’homologation du vaccin, plusieurs cas d’insuffisance ovarienne ont été signalés.

Une autre danoise menée par le Dr Brinth a listé les effets secondaires du vaccin : syndrome de tachycardie orthostatique posturale (STOP), syndrome de fatigue chronique – encéphalomyélite myalgique (SFC-EM). Ces symptômes toucheraient le système nerveux autonome. Suite à ces travaux, les autorités sanitaires danoises de la santé et du médicament ont demandé à l’Agence Européenne du  Médicament (EMA) d’étudier les recherches du Dr Brinth. En novembre 2015, dans sa réponse, l’EMA nie tout lien de causalité entre les vaccins (Gardasil et Cervarix) et le développement de STOP. Cette réponse provoqua la colère de Cochrane (réseau de 37 000 contributeurs dans 130 pays) à déposé une plainte auprès de l’EMA et dénonce de façon virulente les pratique de l’agence.

Le Gardasil, vaccin qui a été mis sur le marché par fast track (voie accélérée) a bénéficié du soutien de responsables politiques et institutionnels. Julia Gerberding, directrice du Center for Disease Control(CDC), de 1998 à 2009 puis nommée Présidente de la division vaccins de Merck. Hilary Clinton, en novembre 2005, adressait une lettre au secrétaire d’Etat à la Santé pour mettre le Gardasil sur le marché dans les plus brefs délais, le laboratoire Merck avait sponsorisé la fondation de son mari Bill Clinton.

Malgré les controverses, malgré les alertes des médecins et scientifiques du monde entier, malgré les pétitions,  malgré l’annulation de la recommandation du vaccin en Autruche et au Japon (juin 2013), malgré son interdiction en Utah (Usa) en mai 2016 et dans certaines contrées et récemment au Chili, le Sénégal a inscrit le vaccin contre le cancer du col de l’utérus  dans le Programme Elargi de Vaccination (PEV) et a lancé sa campagne de vaccination de masse en fin octobre 2018. Dans la même semaine, les victimes des effets secondaires du vaccin manifestaient au Japon pour réclamer des indemnisations.

Ce programme est financé par GAVI et l’Etat du Sénégal. Cette année, 200 000 filles âgées de 9 ans seront vaccinées et 900 000 filles entre 11 et 14 ans l’année prochaine, d’après le communiqué de presse de GAVI. Rappelons toujours selon leur communiqué que 1,5 millions de préadolescentes et d’adolescentes ont déjà reçu le vaccin durant ces trois dernières années. Le Sénégal devient ainsi le premier pays de l’Afrique de l’Ouest soutenu par GAVI,  à introduire le vaccin anti HPV dans son programme de vaccination systématique, et les autorités sanitaires de s’en glorifier.

Rappelons toujours que c’est Bill Gates,  premier donateur privé de GAVI (à travers sa fondation) qui disait en 2010, lors d’une conférence en Californie: « Voyons d’abord la population. Le monde compte aujourd’hui 6,8 milliards de gens. Il se dirige vers 9 milliards.  Or, si nous faisons un excellent travail sur de nouveaux vaccins, soins de santé, services de santé génitrice, nous abaissons cela de 10 ou 15% ».

Seulement, depuis le lancement de ce programme, des vidéos circulent dans les réseaux sociaux pour dissuader les parents, et très vite, des médecins ont envahi les radios et les plateaux de télévision et promettent que le vaccin ne présente aucun risque sinon des effets secondaires négligeables tels que des douleurs au point d’injection etc.…

C’est légitimement inquiets, que des parents se dressent contre ce vaccin qui fait parler de lui tous les mois, et dans tous les points du globe.  A l’instar du méchant Médiator (mis sur le marché par le laboratoire Servier) qui était interdit en Allemagne et qui a fait beaucoup de victimes avant d’être interdit en France en 2009, à l’instar du Vioxx ( mis sur le marché par le laboratoire Merck) contre l’arthrose avec son cortège de morts, interdit en 2004, le Gardasil subira t’-il le même sort, le temps de faire des dizaines de milliers de victimes?

Entre un cancer possible dans 20, 30 ans et des désastres à subir hic et nunc, n’est-il pas logique d’attendre des études beaucoup plus approfondies sûres  et indépendantes avant d’engager des filles innocentes dans l’incertitude ?  Si avec la vaccination, la protection est de 70% et qu’il reste 30% de risque d’attraper le cancer du col, même si vaccinée, cela n’exempte pas les jeunes femmes à faire le frottis cervico-vaginal. Pourquoi diable ne pas orienter tous ces milliards dans le dépistage qui est le moyen le plus sûr pour prévenir ce cancer ?

Devons-nous accepter ce que disent les multinationales et leurs experts, alors qu’il existe une épidémie mondiale des effets secondaires de la vaccination contre  le cancer du col de l’utérus ? Le risque de favoriser le cancer qu’il est sensé prévenir, couplé aux effets secondaires connus déclinés partout où il y’a une forte couverture vaccinale, enlève toute légitimité à ce vaccin, annonce une catastrophe sanitaire sans précédent et justifie de diligenter des études indépendantes pour expliquer ce résultat paradoxal.








Pour Gérard Delépine, chirurgien oncologue et statisticien, le « syndrome du Titanic » est tristement illustré par le Gardasil, est il dit ceci : « s’il  est vrai qu’il faut attendre longtemps pour affirmer qu’une action préventive protège réellement, l’échec de cette même protection peut parfois être rapidement démontré. Démontrer que le Titanic fût réellement insubmersible, aurait demandé des dizaines d’années de navigation sans naufrage sur toutes les mers du monde. Démontrer qu’il ne l’était pas n’a pris que quelques heures ».

Le fait de courir un risque si moindre soit-il, à des filles de 9-14 ans en parfaite santé, pour obtenir un bénéfice manifestement hypothétique et qui se manifesterait, s’il se produit un jour, après l’âge de 40 ans, parait absolument contraire à la déontologie et au serment d’Hippocrate. Au nom de quelle éthique les médecins sont-ils obligés de faire profil bas ? Lorsqu’ un jour le scandale éclate, diront-ils pour se défendre « je n’ai fait qu’obéir aux ordres » comme le répétaient sans cesse les médecins allemands jugés lors du procès de Nuremberg ?

Comme d’habitude, les intérêts privés des firmes pharmaceutiques passent avant ceux de la santé publique. Tous les scandales sanitaires n’auront donc servi à rien.

«  Lorsque A (vaccin) ne peut pas aller sans B (dépistage), lorsque B peut aller sans A. Lorsqu’en couplant A et B, l’atteinte de l’objectif sera considérablement compromise, alors pourquoi vouloir coûte que coûte coupler A et B ? »         

« Primum non nocere » (d’abord ne pas nuire)   

« Ce qui ont le pouvoir de la connaissance ont le droit d’agir ». Albert Einstein

 

Gora Ndaw

Ingénieur en Santé Environnementale et territoires Soutenables

   gora.ndaw@gmail.com

 

 

   

 

Bougane Guéye Dany, mesurez-vous vraiment les enjeux ?

Monsieur Bougane Gueye, dans la nuit du 10 octobre 2018 à 3 heures du matin, devant mon ordinateur j’étais en train de regarder le replay de l’émission Farram Facce dont vous étiez l’invité. Au bout de 30 minutes, je n’ai pu accepter ni comprendre certaines de vos positions malgré tout l’estime que je porte à votre égard. C‘est ainsi que je pris ma plume pour vous adresser cette lettre ouverte.

 

Monsieur GUEYE, le programme qui ambitionne d’apporter des solutions aux maux du Sénégal ne peut se permettre de considérations inutiles et ne peut s’axer sur des détails. Je me suis demandé à plusieurs reprises si vous mesurez à sa juste valeur les enjeux étatiques. C’est vraiment du sérieux.









Un plan stratégique, comme vous l’avez bien indiqué en dénonçant l’absence d’un plan stratégique sécuritaire au Sénégal, est plus que nécessaire pour mettre un pays sur orbite plutôt que de commencer par de l’opérationnel. C’est ce qu’on appelle mettre la charrue avant les bœufs. Vous, chef d’entreprises, je ne vais pas vous apprendre que c’est la stratégie qui permet de définir l’opérationnel.

EX : Je sais ce que je veux devenir dans 5 ans (Stratégique), comment le réussir (Opérationnel).

 

« L’avion présidentiel, je vais le vendre quand je serai président ». Oui ! Et après ? Quelle valeur ajoutée pour la population Sénégalaise ? Je ne peux comprendre cette position! Quelles que soient vos raisons, je ne pourrai l’accepter. Connaissez-vous l’importance d’un Président de la république Monsieur GUEYE ? Connaissez-vous la fréquence de voyages importants qu’il effectue par mois ? En toute sincérité, vous voyez le président de la république du Sénégal, prendre des avions avec des escales avec tout son protocole? Je suis encore désolé Monsieur GUEYE, mais je pense réellement que vous méconnaissez l’Etat. Savez-vous que le Président peut parfois voyager avec une forte délégation d’investisseurs et d’hommes d’affaires nationaux ? Pensez-vous au coût, comparé à son propre avion présidentiel? Monsieur GUEYE, faites la comparaison en terme de coût entre prendre des vols commerciaux, louer des avions et avoir son propre avion, vous verrez largement la différence. En vendant l’avion, ce que vous en obtiendrez, ne pourrait même pas régler les maux du plus petit quartier de Dakar. Si c’est seulement avec ce genre d’opération que vous comptez gouverner le Sénégal, on n’est pas encore sorti d’affaire.

 

En plus, avec la géopolitique actuelle, pensez-vous prudent et judicieux de faire voyager un président de la république dans ces vols « ordinaires »? Là, il est question de problématiques sensibles, de souveraineté et surtout de sécurité Monsieur GUEYE !

 

« Diminuer de 80% le parc d’automobile de l’Etat pour répondre aux besoins de la population Sénégalaise ». Monsieur GUEYE, encore du détail, qui ne peut apporter aucune valeur ajoutée aux Sénégalais. Les besoins de notre pays sont tellement importants que vouloir les résoudre par une diminution d’un parc d’automobile, me fait vraiment peur surtout venant de vous. Surtout que vous ne donnez aucun chiffre sur la situation actuelle du parc automobile gouvernemental.

 

Pour terminer, j’ai lu votre programme et je reste vraiment sur ma faim. Oui, un professeur l’a magnifié et pense qu’il est le plus réalisable parmi tant d’autres. Je ne mets en aucune façon en cause les propos de cet érudit. Mais je pense en toute honnêteté que dans votre programme vous faites du cas par cas, du détail. Vous n’avez pas ratissé large, les objectifs finals ne sont pas clairs. Je ne connais pas où vous voulez amener le Sénégal. Quel serait son PIB et le niveau de l’économie en 5 ans? Comment comptez-vous dompter le secteur secondaire qui est quasi-inexistant au Sénégal ? Comment résoudre le problème de l’école Sénégalaise et dans 5 ans où elle sera ? Comment atteindre l’autosuffisance alimentaire et en combien d’année ? Comment comptez-vous faire du Sénégal un pays riche avec toutes ses ressources naturelles? Tant de questions dont je ne retrouve pas les réponses dans votre programme.









Je reste convaincu Monsieur GUEYE que vous êtes un homme de valeur et que vous aimez le Sénégal mais cela ne suffit pas pour diriger ce pays. Je vous exhorte à une meilleure approche, plus rigoureuse, pour un meilleur programme pour notre Sénégal.

 

Mes respectueuses Salutations.

 

D.M

Présentateur d’émission/chroniqueur

Les spécialistes juniors

Paris/France

poussochronique@gmail.com

 

 

 

Eclairage: Imam Ndao peut-il vraiment prétendre à une réparation ?

YERIMPOST.COM Aussitôt après la libération d’Imam Alioune Badara Ndao, ses proches ont évoqué une réparation du préjudice qu’il aurait subi. Erreur de leur part ! Imam Ndao a été bel et bien condamné par le juge (un mois de prison ferme avec sursis, Ndr). C’est pourquoi il ne peut prétendre à aucune réparation, nous renseigne un pénaliste. « Dès qu’il y a décision de condamnation, que ça soit un emprisonnement ferme ou un sursis, cela veut dire que la culpabilité a été retenue. Alors, le concerné ne peut prétendre à aucune réparation même si la peine prononcée est inférieure à la durée de la détention», renseigne ce spécialiste du droit. Maintenant, révèle notre interlocuteur, «s’il était acquitté sur l’ensemble des charges purement et simplement, il pourrait alors engager la responsabilité de l’État du fait de ses services judiciaires. Et là, le dossier serait traité sous l’angle du droit administratif».


Face à l’intox du pouvoir, que dit vraiment la Cour de justice de la Cedeao ?

COMMUNIQUE

« Afin que les choses soient claires dans l’esprit de chacun, il est nécessaire de synthétiser en « quelques lignes et de façon objective, ce que dit réellement la Cour de Justice de la CEDEAO dans la décision qu’elle a rendu le 29 juin 2018, dans l’affaire Khalifa Ababacar Sall et autres contre l’Etat du Sénégal :

1. La Cour rappelle à titre préliminaire que si elle n’a pas pour compétence de réviser les décisions rendues par les juridictions des Etats membres et n’est ni juridiction d’appel ni de cassation des décisions des juridictions nationales, elle a compétence pour connaître des cas de la violation des droits de l’homme dans tout État membre.

2. Sur la violation du droit à l’assistance d’un conseil : pages 26 à 30
La Cour réaffirme que « autant elle n’est pas juge d’appel ou de cassation des décisions des juridictions nationales, autant de telles décisions ne peuvent faire obstacle à son intervention quand il s’agit de faits relevant de sa compétence à savoir en l’espèce la violation d’un droit fondamental… », rappelant que le juge communautaire «… ne saurait rester inerte face à une violation flagrante des droits de l’homme, peu importe l’acte qui est à l’origine de cette violation ».
La cour sanctionne ici en des termes extrêmement forts la violation du droit à l’assistance d’un conseil dont Khalifa Ababacar Sall a été victime, en soulignant que cette violation est de la totale responsabilité de l’État du Sénégal.



3. Sur la violation de la présomption d’innocence : pages 30 à 33
La cour rappelle une jurisprudence désormais établie au plan international sur l’équilibre entre le droit à l’information et le droit à la présomption d’innocence.
La condamnation des propos du Procureur est sans appel : «… de tels propos, véhiculés par une autorité judiciaire appelée à concourir à la procédure, ne peuvent laisser place à aucun doute dans l’esprit du public auquel ils sont destinés »

4. Sur la violation de faire appel à des témoins et de celui de solliciter une expertise : pages 34 à 36
Le recours est sur ce point rejeté au motif que le rejet des demandes d’audition de témoins et d’expertise ne constitue pas en soi une violation des droits.

5. Sur la violation du droit d’égalité des citoyens devant la loi et la justice : pages 36 à 38
Il s’agit là encore d’un rejet, qui n’est pas vraiment surprenant.

6. Sur la violation du droit à un procès équitable : pages 38 à 41
La cour considère que le juge d’instruction ne pouvait pas clôturer la procédure alors que l’appel interjeté contre sa décision de refus d’audition de témoins et de demande d’expertise était en cours. L’argument soulevé par l’État Sénégalais de l’article 181 du code de procédure pénale est écarté d’un trait de plume : « le juge d’instruction ne doit pas mettre un terme à l’information pendant que des recours exercés contre ces décisions ou susceptibles d’être exercés attendent leurs suites logiques à savoir leur examen par la juridiction d’instruction du second degré ».
Là encore la condamnation est sans appel : « l’État du Sénégal, par le truchement de ses agents judiciaires et notamment du juge d’instruction, a failli à l’obligation de garantir aux requérants un procès équitable ».

7. Sur la violation des droits politiques de Khalifa Ababacar Sall : pages 41 à 44
Ce moyen a logiquement été rejeté, la cour relevant que Khalifa Ababacar Sall a pu se porter candidat. À noter cependant que la cour en profite pour rappeler des principes extrêmement forts sur le droit de voter et d’être élu que chaque État membre doit veiller à faire respecter, y compris s’agissant des détenus, dès lors qu’ils n’ont pas été définitivement privés de leurs droits civiques.

8. Sur la procédure de levée de l’immunité parlementaire : pages 45 à 47
La cour constate que Khalifa Ababacar Sall a été invité à être entendu devant la commission et qu’il a refusé, tant qu’il était détenu.

9. Sur la détention arbitraire : pages 47 à 50
La cour considère qu’après l’élection de Khalifa Ababacar Sall il appartenait à l’État Sénégalais d’entamer les procédures appropriées pour « soit suspendre sa détention soit obtenir la levée de son immunité parlementaire ». Elle relève que l’État était à ce point convaincu de l’irrégularité de la détention qu’il «… s’est résolu à solliciter et à obtenir la levée de son immunité parlementaire le 25 novembre 2017, c’est-à-dire juste quelques jours avant la clôture par le juge d’instruction son information » (cette dernière précision n’étant pas indifférente).

10. Sur la réparation sollicitée : pages 50 à 51
Le principe et le montant des condamnations proposées marquent la gravité des violations constatées.

11. Synthèse :
La cour retient la violation du droit à l’assistance d’un conseil, du droit à la présomption d’innocence et du droit à un procès équitable et dit que la détention de Khalifa Ababacar Sall pour une période déterminée est arbitraire. Elle en conclut que la responsabilité de l’État du Sénégal doit être retenue. Il appartient aux juridictions nationales, auxquelles cette décision s’impose d’en tirer toutes les conséquences.




Moussa Taye
Conseiller politique du Maire de la Ville de Dakar

Qu’a vraiment fait Macky Sall en six ans ?

YERIMPOST.COM 5 ans… Cela aurait dû être, il y a un an, la fin d’un mandat promise à des millions d’électeurs il y a justement 6 ans. Mais ce moment des promesses nous ramène à cette liesse populaire qui avait envahi le Radisson Blu au soir d’une victoire espérée par des millions de Sénégalais exaspérés par la gestion familiale et clanique du pouvoir exercée alors par le président Wade. Et nous n’avions pas remarqué, dans cette euphorie collective constellée d’espoirs, que déjà se pressaient dans les couloirs de ce palace les nouveaux hommes du clan. Leurs visages suintaient d’une impression de jouissance teintée de « c’est notre tour », « un c’est notre tour » que nous aurions aimé être expurgé de vindicte, mais hélas…

Donc, il nous reste encore une année à accompagner un « Yonnu Yokkuté » qui aura pris quelques virages inattendus, et pas vers ceux qui en attendaient des bienfaits. On a connu le « deuk-bi dafa Macky » pour s’amuser de nos portefeuilles en berne, mais les thuriféraires zélés de notre président nous ont toujours expliqué que l’argent qui circulait depuis 2012 avait été lavé de toutes magouilles, contrairement à l‘ère de leurs prédécesseurs. Donc, CQFD, l’argent déclaré par notre président pour justifier son patrimoine serait donc entaché ?

Cet anniversaire est aussi l’occasion de revenir sur la « gouvernance sobre et vertueuse » clamée et revendiquée par les apéristes et leurs alliés. Question sobriété, on repassera, avec l’érection du HCCT, fromage offert à Tanor pour services rendus et qui remplace le tout aussi coûteux et inutile Sénat. Question « vertus », on s’est vite accommodé du soutien d’hommes qui étaient au lendemain de sa victoire aux portes de Rebeuss, comme Cheikh Amar qui ne nous a toujours pas expliqué comment il compte rembourser l’ARTP qu’il a grugée de plusieurs milliards de fonds publics.

Alors ? Vit-on mieux sous Macky que sous Wade ? Question de ressenti, c’est kif-kif, puisque dès qu’on soulève une question dérangeante, ses spadassins excités nous rétorquent qu’avant c’était pareil, oubliant l’adage qu’il vaut mieux ne pas en faire partie que d’y avoir moins participé. Or, peu ou prou, ce sont les mêmes qui étaient sous les lambris dorés des sinécures Wadistes qui se baladent dans les couloirs Sallistes.

Le souci c’est qu’en 6 ans, rien n’a vraiment bougé. La famille présidentielle est toujours omniprésente dans les affaires, dans les institutions, souvent créées pour les y placer, Conseil économique, social et environnemental, où ils pullulent, HCCT, dont on doute que la moitié des membres sachent nous expliquer la décentralisation, et tout semble être du même acabit.




Que reste-t-il en six années de règne, alors qu’on a déjà perdu 3 ans avec « le procès du siècle, celui de Karim Wade, qui a fait « pschiit », à tel point que durant cette tragi-comédie du pouvoir des hommes du sérail se sont aventurés à en demander une drastique correction des termes de références, et qu’on s’achemine vers le même imbroglio judiciaire avec Khalifa Sall ?

Il nous reste le PSE, ah… Si on ne l’avait pas celui-là, le PSE, sur quelle architecture construiraient-ils leurs discours ? PSE par ci, PSE par-là, il est à toutes les sauces, et en devient peu ragoûtant, à tel point que devant attirer les investisseurs, les promesses de dons, comme le téléthon, se font encore attendre. Alors, il nous reste la bonne politique politicienne. Et là, alors rien n’a bougé… Vous vous souvenez plus haut, ils pensaient avides à « c’est notre tour… ». Ils ont fini par enfermer le chef de l’Etat dans leur « tour »… d’ivoire. Comme si l’histoire se répétait… On dira : « Il était plein de volonté, mais c’est son entourage qui l’aura perdu »… Comprend-t-on que ce gouvernement d’ingénieurs, ils sont plus de 14, soit plus préoccupé par une réélection que par des solutions ?

Mais il nous reste cette bonne vieille Assemblée nationale, qui en finit avec sa mandature et qui dort depuis 6 ans avec, à son bilan, pas un seul projet de loi, pas une seule proposition de loi. Eux ils ont deux mois encore pour se réveiller… Le réveil est dans les urnes… Le pouvoir aussi. Faut juste en user.

Jean Pierre Corréa

Réflexion: L’Islam est vraiment impressionnant (Texte lu sur Whatsapp)

Le corps humain reçoit au quotidien une grande quantité de radiations électromagnétiques qui viennent des appareils électroniques qu’on utilise au quotidien (l’ordinateur, le portable, la radio, la télévision etc.).
Donc, sans s’en rendre compte le corps humain est électro magnétiquement chargé. Ce qui fait qu’on a,inexplicablement, mal à la tête, on est stressé, fatigué, on a des maux partout dans le corps etc…
Qu’est-ce qu’on peut faire contre ça ?

Un chercheur scientifique européen, non-musulman, a fini une recherche profonde sur ce sujet en donnant la conclusion suivante :
Les radiations électromagnétiques sont nuisibles á la santé. L’être humain ne peut s’en débarrasser qu’en mettant son front, plusieurs fois par jour, par terre. La terre, parait-il, a une force d’aspiration majeure quand il s’agit des radiations électromagnétiques.
C’est pour ça que dans l’architecture on utilise des fils conducteurs qui mènent les activités électriques vers le sol.
Ce qui est étonnant c’est que ce chercheur a conclu que dans ce cas là le front doit être en contact direct avec le sol tandis que le reste du corps est sans mouvement pendant un moment.Le plus étonnant encore, c’est qu’il a rajouté que la meilleure décharge est atteinte en mettant le front par terre vers la direction du centre de la terre (centre du monde).
Il parait que la force d’aspiration est encore plus grande á cet endroit là. Devinez où se trouve le centre de la terre (du monde)?

D’après la plupart des géographes, même non-musulmans, le centre de la terre se trouve à La Mecque.
Voyons donc, mon cher frère musulman/ ma chère sœur musulmane, que quand tu te prosternes devant Le Seigneur de cet univers, tu n’es pas seulement en train d’adorer Allah, mais sans le savoir, tu es en train de purifier ton corps des éléments nuisibles à ta santé.
Subhan Allah. Prends en considération les versets suivants de sourate 57
AL HADID (le fer):
« Tout ce qui est dans les cieux et la terre glorifie Allah. Et c’est Lui le Puissant, Le sage. A Lui appartient la souveraineté des cieux et de la terre. Il fait vivre et il fait mourir, et Il est Omnipotent. C’est Lui le Premier et le Dernier, l’Apparent et le Caché et Il est Omniscient. C’est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours puis Il S’est établi sur le Trône, Il sait ce qui pénètre dans la terre et ce qui en sort et ce qui descend du ciel et ce qui y monte, et Il est avec vous où que vous soyez. Et Allah observe parfaitement ce que vous faites. »
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N’oubliez pas de transmettre ce message à votre entourage

Allah veille sur Vous et vous étende Sa Miséricorde .
Ameen !!!!

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