Blog de Cheikh Yerim Seck

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Contribution: Coumba Gawlo-Viviane Chidid: Entre l’originale et la copie, y’a pas match

Le 8 Mars aura mis, involontairement, en duel à distance, deux chanteuses sénégalaises célèbres et reconnues sur l’international, toutes deux engagées pour les causes de la femme. L’une, sénégalaise bon teint, disque d’or et de platine, incarne la valeur féminine et la dignité du genre. L’autre, sénégalaise bon teint aussi, auréolée de titres et distinctions, met en valeur ses atours physiques et singe les artistes occidentales. Chacune en ce qui la concerne s’est illustrée lors de cette fête dédiée aux femmes. Pendant que Coumba Gawlo surfait sur le dividende démographique, avec ses paires d’Afrique, cogitant sur les droits des femmes, Viviane amusait la galerie à Bercy alignant les tenues les unes les plus sexy que les autres. Nul n’est besoin de rabaisser la performance glorieuse de la protégée de Youssou Ndour qui a réussit à casser le mythe de cette salle courue de Paris. La reine du Djoloff Band a bien relevé le défi de l’organisation comme celui de la mobilisation, mais c’est dans le contenu qu’elle peine à égaler les performances de Coumba Gawlo. Si faire le plein loin de Dakar était un challenge excitant pour la chanteuse qui rêve désormais de Bercy, le symbole ne dépasse pas celle d’une artiste en quête de notoriété et au polissage de sa carrière. Alors que le panel servit à Dakar par Coumba gawlo en marge du festival « Chant des Linguére » nous est paru novateur, dans le réveil des consciences, le sacre des Linguére du développement est venu couronner de sens un événement prestigieux qui rompt d’avec le sensationnel et le folklore. En tant que jeune marié, j’ai validé le choix de ma femme de zapper le concert du Zenith pour s’imprégner de la thématique du festival « Chant des Linguére ». Avant-hier, ravi par ses propos francs à l’endroit des étudiants, j’ai découvert une grande personnalité qui force le respect et cultive, dans son style, un nationalisme mobilisateur, un civisme éloquent, un engagement sans faille pour son pays.

La lecture comparative de ces deux icones de la musique sénégalaise ne s’arrête pas à l’intelligence des choix de carrière ou à la vocation artistique affirmée, la différence intègre aussi les choix de vie et options existentielles en tant que femme. Femme d’expérience qui s’est faite seule, patronne de presse et porteuse de voix, la Diva à la voix d’or boxe en catégorie supérieure tandis que sa présumée alter ego n’a pas encore fini ses années d’apprentissage sous l’œil protectrice du Roi.

Mar Sané Diop , Etudiant en sociologie

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