Blog de Cheikh Yerim Seck

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CEDEAO: Décès brutal de Marcel De Souza, ancien président de commission

YERIMPOST.COM Le président de la Commission de la CEDEAO, Son Excellence Jean Claude Kassi BROU, a le profond regret d’annoncer le décès subit de Son Excellence Marcel Alain De SOUZA, Ancien président de la Commission de la CEDEAO, le 17 juillet 2019 à Paris, en France.

Nommé par le Bénin à l’issue de la 48ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) du 17 décembre 2015 à Abuja, au Nigéria, Marcel A. de SOUZA a dirigé l’organisation sous-régionale du 8 avril 2016 au 28 février 2018.

Né le 30 octobre 1953 à Pobè, au Bénin, l’ancien président de la Commission de la CEDEAO est titulaire d’une maîtrise en sciences économiques de l’Université de Dakar, au Sénégal, et d’un Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) en Administration et Banque au Centre ouest africain de formation et d’études bancaires (COFEB). Il a occupé successivement les fonctions de Contrôleur interne à l’Agence Principale de la BCEAO à Cotonou, de Directeur National de la BCEAO pour le Bénin, puis de Directeur des Affaires Administratives au siège de la même institution financière à Dakar.

Au Bénin, il fut député à l’Assemblée nationale, chef du département des Affaires Economiques et Financières à la présidence de la République, puis Conseiller spécial chargé des Affaires monétaires et bancaires du président de la République. Il fut également ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Perspective de mai 2011 à juin 2015. La Commission de la CEDEAO présente toutes ses condoléances à la famille de l’illustre disparu, de même qu’aux autorités béninoises.

Finale CAN 2019: Un changement d’arbitrage de dernière minute qui intrigue

YERIMPOST.COM  Un peu plus de 24 heures avant le coup de sifflet qui marquera le début de la rencontre entre le Sénégal et l’Algérie, dans le cadre de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2019), la Confédération Africaine de Football (CAF) a pris une décision qui intrigue. Victor Gomes, sud-africain, qui devait arbitrer la rencontre, a été remplacé par le Camerounais Alioum Néant qui est présenté comme étant un arbitre expérimenté. La CAF avait annoncé Gomes comme arbitre de la finale sur son compte Tweeter, avant de supprimer le post. Aucune raison n’est avancée pour expliquer un tel état de fait. Gomes ou Alioum, pourvu que cette finale soit la nôtre…

Condoléances chez Tanor: IBK craque

YERIMPOST.COM Ousmane Tanor Dieng s’en est allé à jamais. Inhumé ce mercredi 17 juillet à Nguéniène, le défunt secrétaire général du Parti socialiste laisse derrière lui un vide. Ayant effectué le déplacement pour accompagner son « frère » jusqu’à sa dernière demeure, le chef de l’Etat malien n’a pu contenir son émotion. Ibrahim Boubakar Kéïta (IBK) qui voulait faire un témoignage sur OTD à la maison mortuaire, ne pouvait plus contenir ses larmes. Le président de la République du Mali, qui était en train de prononcer un discours devant l’assistance, aura le temps de dire: « Jamais son amitié ne m’a fait défaut… » et d’éclater en sanglots. Son homologue sénégalais, le président Sall, lui retire le micro. Avant de prendre congés des lieux, IBK a remis une enveloppe de 20 millions de francs à la famille du disparu.

FRN: réunis par la politique et divisés par le sport !

YERIMPOST.COM Le Front de résistance national (FRN), plateforme qui regroupe une bonne frange de l’opposition, ne parle plus le même langage. Ce n’est pas la politique qui divise ses membres, mais le sport. Un voyage aller-retour pour cinq (5) membres du front offert par le ministère des Sports, pour assister à la finale de la CAN au Caire, est la source du malaise. Le FRN voulait un nombre supérieur à l’offre.

Après moult négociations infructueuses, la plateforme s’est résignée et a fourni aux services du ministère une liste de 5 personnes choisies pour faire le voyage. Seulement, un des responsables du FRN, Saër Tambédou, non content du dispatching, crie au deal. Une accusation catégoriquement rejetée par le coordonnateur, Moctar Sourang, dans Les Echos. « Ce ne sont pas des billets d’avion, mais un avion qui a été affrété et qui va emmener des supporters et parmi lesquels il y aura l’opposition. Cela n’a rien à voir avec Macky Sall ! », s’est défendu Sourang.

Mercredi 17 juillet 2019: Les nominations en Conseil des ministres

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

 

Monsieur Cheikh Ahmed Tidiane Senghor, Administrateur civil est nommé Secrétaire général de l’Agence informatique de l’Etat (ADIE), poste vacant.

 

Monsieur Mahy DIAW, Professeur des Universités, matricule de solde n° 101528 est nommé Recteur de l’Université Alioune DIOP de Bambey, en remplacement  de Monsieur Lamine GUEYE, appelé à d’autres fonctions.

 

Monsieur Lamine GUEYE, Professeur des Universités, précédemment Recteur de l’Université Alioune DIOP de Bambey, est nommé Secrétaire exécutif de l’Autorité nationale d’Assurance Qualité de l’Enseignement supérieur (ANAQ-SUP) du Ministère de l’Enseignement supérieur, en remplacement de Monsieur Papa Gueye, appelé à d’autres fonctions.

 

Monsieur Alassane Saidou SOW, Economiste, est nommé, Secrétaire général de l’Agence de Gestion du Patrimoine bâti de l’Etat (AGPBE), en remplacement de Monsieur Ibrahima Cissé.

TAS à la DIC: Ce qu’il a dit aux enquêteurs

YERIMPOST.COM Rechignant au départ à l’idée de répondre à l’appel à témoins du procureur de la République, il aura fallu une convocation de la redoutée Division des investigations criminelles (DIC) pour que Thierno Alassane Sall y défère. Ce mercredi 17 juillet, le patron de la République des valeurs a fait face aux enquêteurs.

Au sortir de ce face à face, TAS confie aux journalistes avoir signifié aux responsables de l’enquête son refus de s’associer à ce qu’il qualifie, depuis le départ, de farce.  Aujourd’hui plus que jamais, l’ancien ministre de l’Energie exige une procédure crédible qui aboutira à la manifestation de la lumière dans cette affaire. Comme par exemple une commission d’enquête parlementaire avec une diffusion en direct des auditions des témoins. Thierno Alassane Sall dira qu’il se fera un plaisir d’y répondre. En attendant, rien n’a filtré de cette séance d’explications de ce jour.

Hommage national à Ousmane Tanor Dieng…

YERIMPOST.COM   La dépouille du défunt secrétaire général du Parti socialiste est arrivée à Dakar à 15 heures passées de quelques minutes. Ousmane Tanor Dieng ne s’imaginait certainement pas que, parti pour la France le 4 avril, il reviendrait dans un cercueil. Un retour au bercail pour reposer dans sa dernière demeure, dans son cher Nguéniène. La Nation dans sa globalité lui a rendu un hommage digne de sa dimension. Le président Macky Sall et son homologue malien, Ibrahim Boubacar Kéïta, toutes les institutions de la République, hommes politiques (pouvoir comme opposition), Sénégalais lambda, tous ont fait le déplacement pour accueillir Tanor. C’était l’événement de ce 17 juillet, le président du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) a reçu les hommages mérités sur le tarmac de l’aéroport de Diass. L’homme d’Etat s’en est allé pour l’éternité.

Dans son discours, le chef de l’Etat a salué la mémoire du disparu qui, au-delà d’un compagnonnage depuis 2012 au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar, a su être un ami loyal, sincère. Pour que son nom ne s’efface jamais de la mémoire des Sénégalais, le président Macky Sall a annoncé qu’une sphère ministérielle portera le nom d’Ousmane Tanor Dieng. Même si dans son discours, le chef de l’Etat a tenu à souligner qu’un homme comme Tanor restera pour toujours dans son coeur. A titre posthume, le président Sall a élevé au grade de l’Ordre national du Lion le défunt secrétaire général du Parti socialiste.

Après la cérémonie, le corbillard s’est ébranlé vers Nguéniène où Ousmane Tanor Dieng a été inhumé dans la concession familiale. La rédaction de Yerimpost, encore une fois, présente ses sincères condoléances à sa famille et à la nation toute entière.

Nguéniène: Le véhicule du président Sall prend feu en pleine circulation

YERIMPOST.COM   Juste à l’entrée du village de Nguéniène, le véhicule du président Macky Sall qui accompagnait le défunt Ousmane Tanor Dieng s’est enflammé. Le président Macky Sall a été exfiltré de la voiture in-extremis. Malgré cet incident, le président a continué sa route avec un autre véhicule pour assister à la prière mortuaire de Feu Ousmane Tanor Dieng.

URGENT: Le meurtrier de Bassirou Faye voit sa peine réduite de 10 ans

YERIMPOST.COM  Sidy Mouhamed Boukhaled, du nom de ce policier qui a avait tué l’étudiant Bassirou Faye, vient d’obtenir une réduction de peine. La chambre criminelle d’appel a rendu son verdict ce mercredi 17 juillet. De 20 ans de travaux forcés en première instance, Boukhaled ne purgera que 10 ans, a décidé la Cour. Contrairement au réquisitoire de l’avocat général qui, dans sa plaidoirie, demandait une confirmation du premier jugement à l’encontre du policier. Les faits remontent à 2014, lors d’une manifestation des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. L’étudiant de 3ème année trouvait la mort après avoir reçu une balle.

Elégie à Johnny Clegg

YERIMPOST.COM L’odieuse et inhumaine Apartheid avait tracé son sinistre sillon de sang, dans les faubourgs chantants de Soweto, finissant d’ensanglanter une Afrique du Sud debout. « L’idée du nègre barbare est une invention européenne, annonçant Adolf Hitler et noyant l’esclavage et le pervers colonialisme dans les poubelles de l’histoire », clamait le juste allemand Léo Frobénius.

Deux artistes politiques, un homme et une femme, une noire et un blanc, défiant l’ignominie et la force aveugle, rythmaient la cadence des cortèges funèbres de la mort et hurlaient LIBERTÉ. La répression fut cruelle, et Nelson Mandela, fier et libre toujours, dans la Bastille de Robeen Island, organisait la résistance et faisait TREMBLER le sinistre pouvoir du porc Pike Botha.

Et demain, dans le doux ciel immense, éclairé par une sarabande d’étoiles filantes et un faisceau d’arc en ciel, ils se retrouveront et danseront ASSIBONANGA, sous l’œil rieur et le doux sourire de MADIBA… Rest in peace, Johnny Clegg !!!

Kocc Barma

Mandat d’arrêt contre Papa Massata Diack: la dernière carte du « juge qui fait peur aux cols blancs », Van Ruymbeke

YERIMPOST.COM  Le 17 décembre 2018 déjà, un premier mandat d’arrêt international était lancé contre lui sans succès. « Le juge qui fait peur aux cols blancs », comme on surnomme Van Ruymbeke en France a, depuis le 18 avril dernier, ordonné un second mandat d’arrêt contre Papa Massata Diack soupçonné de corruption et de blanchiment d’argent dans l’organisation des mondiaux d’athlétisme qui étaient prévus au Qatar.

Les sommes incriminées tournent autour de 5 millions de dollars, dont 440 000 ont été payés cash par le directeur de cabinet de l’Emir du Qatar. Le quotidien Libération qui, dans sa livraison du jour, a feuilleté Médiapart et The Guardian, note que les frères Al-Khelaïfi, Nasser et Khalid, propriétaires de la société Oryx Qatar sports investment, s’étaient engagés à acheter les droits à l’entreprise de Massata Diack. L’on parle de 3,5 millions de dollars non remboursables, la seule condition était de faire gagner au Qatar l’organisation des mondiaux en 2017.

Le magistrat français, figure de la lutte anti-corruption, arrivera-t-il à faire « coffrer » Papa Massata avant son départ à la retraite ?

Elections locales: TAS, Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo et Cie refusent un second report

Le Congrès de la Renaissance Démocratique vient de prendre connaissance d’une idée largement propagée dans les réseaux sociaux relative à un report des élections municipales et départementales prévues en décembre 2019 après un premier report unilatéral.

Acceptez un deuxième report et rien ne s’opposera plus en principe au report des élections législatives de 2022 et même à la présidentielle de 2024 ! Le Congrès de la Renaissance Démocratique rejette catégoriquement et sans concession une telle proposition et exige la tenue des élections municipales et départementales à la date du premier décembre 2019.

Le Congrès de la Renaissance Démocratique en appelle à l’intensification et à l’amplification de la mobilisation et à la lutte pour le respect du calendrier républicain, et plus généralement, pour respect des lois et de l’Etat de droit, qui doivent se situer au dessus des agendas des uns et des autres et des ambitions personnelles y compris même du Président de la République qui a juré de les respecter et de les faire respecter.

Dans cette perspective, le Congrès de la Renaissance Démocratique considère qu’il n’y a rien qui s’oppose objectivement à la tenue des élections municipales et départementales à date échue qui ne soit l’œuvre unilatérale de Macky Sall qui a violé et tripatouillé la loi électorale. S’il le veut bien, et en mode fast track, il n’a qu’à revenir à la version du code électoral qui a permis son élection, lui – l’opposant contre Maitre Abdoulaye Wade – Président de la République d’alors. Et d’adopter le bulletin unique comme bulletin de vote !

Reporter encore les élections municipales et départementales n’est ni juste, ni légale et ne peut de toute façon faire l’objet d’aucun consensus. Un second report des élections municipales et départementales n’est pas non plus l’intérêt des populations trop fatiguées de supporter des maires dont la plupart n’arrivent pas à prendre en charge leurs préoccupations élémentaires.

En vérité, un second report des élections municipales et départementales n’a d’intérêt que pour Macky Sall, son frère Aliou Sall et son ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye éclaboussés par le scandale de l’Affaire PetroTim, très affaiblis pour aller à des élections, d’une part. D’autre part, il permettra à Macky Sall de se donner le temps d’introduire dans la loi électorale des réformes qui lui permettront de nommer lui-même les maires du Sénégal.

Déjà, par le parrainage et par la caution, il écartera tous les candidats gênants ; par une nouvelle réforme portant élection des maires au suffrage universel, il établira, lui seul, la liste des têtes de listes, au scrutin majoritaire, et dans tout le pays : ils deviendront maires. De la sorte, les populations auront l’impression d’avoir élu leurs propres maires alors qu’il n’en sera rien : leur maire aura été nommé par Macky Sall, de la même manière qu’il a nommé, par une fameuse carte blanche, tous les députés de la Coalition Benno Bokk Yaakar.

Bien évidemment, dernière cette sale ingénierie politique injuste, illégitime et illégale, et à laquelle sont associés des « dialogueurs », cache un désir pathologique d’opérer une mainmise sur les terres et les autres ressources naturelles du pays. Qui contrôle les maires, contrôle les terres ! Et Macky Sall, après le pétrole et le gaz, cherche à avoir une mainmise sur les terres et les ressources naturelles.

Pour le Congrès de la Renaissance Démocratique, il est de l’intérêt supérieur de protéger et de conserver les ressources du pays qui appartiennent au peuple contre les multinationales, mais d’abord et avant tout, contre les prédateurs domiciliés qui infestent le champ politique pour se faire des milliards sur le dos et au détriment du pays et du peuple comme cela s’est déjà produit dans le cas du scandale Sall – Timis.

En définitive, cette tentative d’un second report des élections municipales et départementales ainsi que le reste des conclusions attendues de la mise en scène « dialogue national »  n’ont pour vocation et pour objectif que de renforcer davantage les pouvoirs de Macky Sall et de sa famille, et plus précisément sur les ressources du pays, et de valider une voie qui conduira inéluctablement à un cet autre gigantesque scandale à venir sur les terres et les ressources naturelles au Sénégal.

Enfin, le Congrès de la Renaissance Démocratique condamne vigoureusement l’arrestation arbitraire et ridicule de Guy Marius Sagna et exige sa libération immédiate et sans condition. Par ces temps qui courent, Guy Marius n’est pas la personne à arrêter. La justice sénégalaise est plutôt attendue vers ceux qui sont impliqués dans les différents scandales qui font l’actualité.

Le CRD

Guy Marius Sagna arrêté en lien avec… la mort d’Ousmane Tanor Dieng

Monsieur Guy Marius Sagna a été arrêté ce mardi 16 Juillet tôt le matin par la section de recherche de la gendarmerie sur instruction du Procureur de la République. Il lui est reproché la publication de deux commentaires sur sa page facebook :

Il dit dans le premier : « Mourir dans un hôpital de l’ancienne puissance coloniale alors qu’ils ont eu le temps, pendant 59 ans, de doter ce pays de structures hospitalières digne de ce nom !!!! Quelle tristesse! Quel gâchis! ».

Dans le second, il affirme : « Boun Abdallah DIone aussi est allé se soigner à l’extérieur. Pauvres citoyens sénégalais qui n’ont pas accès aux fonds politiques, aux fonds des institutions budgétivores. Celles et ceux qui se battent depuis toujours pour un autre Sénégal, vous vous êtes aussi battus pour que Boun soit soigné au Sénégal. Pour que, surtout le petit peuple se soigne grâce à un système de santé national, démocratique et populaire. La lutte continue! Les Peuple vaincront. »

Guy Marius Sagna est sur le point d’être déféré au parquet alors qu’aucune infraction ne peut lui être imputée. Il a exprimé son opinion, librement, dans le cadre des prérogatives garanties par la Constitution à chaque citoyen. Ses commentaires sont de l’ordre de l’éthique et de la morale citoyenne. Ils ne sont pas de l’ordre du droit. Chacun est libre de les partager ou non en fonction du système normatif qui est le sien. Mais en aucun cas, ils n’ont violé la loi.

La plateforme Aar Li Nu Bokk exprime sa totale désapprobation face à ce qui n’est rien d’autre qu’un kidnapping visiblement organisé par ceux qui en veulent à mort à Guy Marius Sagna pour son engagement dans tous les combats pour la transparence dans la gouvernance des ressources publiques et pour sa dénonciation, sans relâche, de la corruption des élites dirigeantes ainsi que du fossé qui existe entre ces dernières et le bas peuple.

Le prétexte choisi pour l’arrêter est fallacieux. Il cache mal la volonté des autorités de détourner les énergies positives de tous les sénégalais qui exigent la reddition des comptes sur la spoliation des ressources pétrolières, vers des batailles judiciaires sans intérêt. Mais c’est peine perdue!

La Plateforme Aar Li Nu Bokk tient à informer, avec regret, l’opinion nationale et internationale qu’elle avait décidé, lors de sa réunion tenue ce lundi 15 juillet, de suspendre toutes ses actions pendant au moins deux semaines, pour vivre avec le Peuple sénégalais les événements relatifs d’une part à la disparition de Monsieur Ousmane Tanor Dieng et d’autre part la finale de la Coupe d’Afrique des Nations.

En arrêtant Guy Marius Sagna, sans aucune raison valable, le pouvoir se rend coupable d’une grande forfaiture et confirme, s’il en est encore besoin, que la justice est désormais distribuée au Sénégal non pas sur la base du droit mais sur la simple volonté et les désirs de quelques privilégiés au Sommet de l’État afin d’anéantir toute expression libre.

La plateforme exprime toute sa solidarité à Guy Marius Sagna et appelle toutes les organisations de défense des droits de l’homme, la société civile, les missions diplomatiques basées à Dakar et les citoyennes et citoyens du Sénégal à se lever pour mettre un terme à cette dictature rampante.

La raison et la sérénité doivent revenir au Sommet de l’État. Nous n’accepterons pas que Guy Marius soit l’otage d’un systeme aux abois.

Fait à Dakar le 16 Juillet 2019

La Cour suprême assomme Khalifa Sall

YERIMPOST.COM  Au moment où il pleure la mort d’Ousmane Tanor Dieng, décédé ce lundi 15 juillet, Khalifa Ababacar Sall doit faire face à une nouvelle épreuve. Les Chambres réunies de la Cour suprême, statuant sur son dossier ce mardi 16 juillet, ont décidé de débouter l’ex-maire de Dakar de sa requête. Le rabat d’arrêt introduit par ses avocats a été rejeté par les magistrats de la haute juridiction. Pour ce énième revers, Khalifa Sall a écopé d’une condamnation aux dépens au même titre que Yaya Bodian.

Dernière minute: Les élections locales officiellement reportées

YERIMPOST.COM Au cours de la réunion de la commission du dialogue politique, tenue ce matin du 16 juillet, il a été décidé, à l’unanimité des participants, que les élections locales, qui devaient se tenir en décembre 2019, ont été reportées.

Tout est parti d’une intervention de Déthié Fall. Le plénipotentiaire de Rewmi a déclaré qu’aucun scrutin ne peut plus se tenir sans qu’il y ait, au préalable, un audit du fichier électoral, du parrainage et du processus électoral en général. Pour ce faire, le député rewmiste a demandé un recours à des cabinets d’audit indépendants. Avant d’ajouter que tout cela ne peut se faire que dans un délai minimal de quatre mois.

Déthié Faye des Non-alignés a pris la parole pour, au vu du temps requis par ces exigences, proposer le report des élections locales, appuyé par Serigne Mbacké Ndiaye, plénipotentiaire de Benno Bokk Yaakaar.

Au cours de la suspension de séance qui s’en est suivie, aiguillonné par ce dernier, le président de la commission cellulaire, le général Mamadou Niang, a concocté une synthèse qu’il a lue à la reprise des travaux. La synthèse, qui préconise le report des locales à une date qui sera ultérieurement discutée, a été adoptée à l’unanimité, en l’absence de la moindre objection contraire.

 

Cour suprême: La dernière carte à abattre de Khalifa Sall

YERIMPOST.COM  La haute juridiction de la République va se pencher ce mardi 16 juillet sur l’ultime espoir de Khalifa Sall. Le rabat d’arrêt formulé par les avocats de l’ex-maire de Dakar a été enrôlé par les chambres réunies de la Cour suprême pour ce jour, mardi 16 juillet. Le dossier de la Caisse d’avance de la Mairie de Dakar sera réexaminé ainsi que les recours de Yaya Bodian et de la Ville.

HCCT: Le dernier souhait non réalisé d’OTD

YERIMPOST.COM  A un proche collaborateur qui s’était rendu à Paris pour lui rendre visite, Ousmane Tanor Dieng s’était confié. Le défunt secrétaire général du Parti socialiste, nous dit Source A, ne se sentait plus en mesure de diriger le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) et avait pris la décision de poser sa démission. « Une fois au Sénégal, je démissionnerai de mes fonctions parce que, physiquement, je ne me sens plus à même de diriger cette institution », confessait Tanor à ce collaborateur cité par ledit journal. Hélas, la mort ne lui a pas laissé le temps d’accomplir ce souhait, Ousmane Tanor Dieng a rendu l’âme tôt dans la matinée du lundi 15 juillet à Paris.

Décès de Tanor: Le ministre de l’Intérieur dépêché d’urgence en France

YERIMPOST.COM Le ministre de l’Intérieur est présentement à Paris pour assister au rapatriement du corps d’Ousmane Tanor Dieng. La dépouille du défunt secrétaire général du Parti socialiste est attendue à Dakar ce mercredi 17 juillet où elle sera inhumée dans le village de Nguéniène. A noter que Aly Ngouille Ndiaye a été dépêché en France par le chef de l’Etat.

Guy Marius Sagna conduit manu militari à la SR

YERIMPOST.COM Guy Marius Sagna, coordonnateur du mouvement Frapp/France Dégage et membre de la plateforme Aar linu bokk, a été cueilli ce matin par des éléments de la Section de recherches. Le motif de son interpellation n’est pas encore connu. Guy Marius est, au moment où ces lignes sont écrites, retenu à la gendarmerie de Colobane.

Elimane Kane contre Oxfam: L’Inspection du travail dit niet

YERIMPOST.COM Dans son différend avec Oxfam, Elimane Kane a obtenu gain de cause. La décision rendue ce lundi 15 juillet par l’Inspection du travail est totalement en sa faveur. Pour argumenter son arrêt, l’organe de contrôle souligne que la procédure enclenchée par l’organisation britannique pour licencier son agent viole l’article L214 du Code du travail du Sénégal. Autrement dit, l’Inspection du travail a tout bonnement rejeté la demande d’autorisation de licenciement d’Oxfam. Elimane Kane soutenait être victime de son refus de se conformer aux directives d’Oxfam qui demandaient à ses agents sénégalais de promouvoir l’homosexualité. Affirmation qui avait été balayée d’un revers de main par l’organisation non gouvernementale qui parlait plutôt de faute grave commise par le sieur Kane.

Décès d’Ousmane Tanor Dieng: Communiqué du président Macky Sall

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a le regret et la profonde douleur d’annoncer à la Nation toute entière, le rappel à Dieu ce  lundi 15 juillet 2019, de Monsieur Ousmane Tanor Dieng, Président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, Secrétaire général du Parti Socialiste.

En cette douloureuse circonstance, le Chef de l’État présente, au nom de la Nation, ses condoléances émues à sa famille éplorée, à tous les militants et responsables du Parti socialiste, aux membres du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, à l’ensemble des membres des Institutions de la République.

Le Sénégal vient ainsi de perdre un Homme d’État d’une dimension exceptionnelle, un digne Fils de la République dont le parcours constitue un exemple d’abnégation et un modèle d’engagement patriotique.

Avec la disparition du Président Ousmane Tanor Dieng, le Président Macky SALL, la Coalition Benno Bokk Yaakaar, le Parti Socialiste et la République viennent de perdre un allié éminent et loyal, un Grand militant du Sénégal et la République un de ses plus grand serviteurs.

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL renouvelle ses condoléances et formule ses prières les plus ferventes pour qu’ALLAH l’accueille au Paradis.

APR: 2024, ce n’est pas maintenant !

Depuis quelques temps, nous lisons ça et là des discours avec des relents de rébellion au sein du parti au pouvoir, l’APR. Certains donnent l’impression de se dire que c’est le moment ou jamais. Des menaces de scission à peine voilées sont portées par d’autres et les attaques fusent de partout. Chacun y va de son petit point de presse pour décliner des ambitions. Que se passe t’il ? Pourquoi aujourd’hui ? Cela aurait-il été possible lors du premier mandat du Président Macky Sall ? Personne ne le pense. Aujourd’hui que le Président a informé qu’il ne briguera pas un troisième mandat, certains commencent à rêver en se disant que 2024 c’est maintenant et cela passe par les locales. Ils sont bien nombreux à vouloir déposer une liste parallèle s’ils ne sont pas investis par la coalition au pouvoir lors des locales. Il y’a certes des frustrés au sein du parti, mais il faudra les sérier en deux catégories : ceux et celles qui le sont parce qu’ils se sentent lésés de n’avoir jamais bénéficié d’un retour de l’ascenseur proportionnellement à leur engagement ; et un second groupe composé de gens qui pensent que tout doit leur revenir. Ces derniers ont été, un temps, nommés à des postes de responsabilité mais depuis qu’ils ont été remplacés, ils ne cessent de ruminer leur colère. Il y’a aussi ces personnes qui ne semblent pas être contentes de la station qu’elles occupent car leur rêve était beaucoup plus grand. Sinon, comment comprendre le mutisme et le désengagement total de certains responsables qui ont perdu leur poste au profit d’autres ? Faites le monitoring et vous verrez qu’ils sont très nombreux. On ne les entend plus. Tout porte à croire qu’ils n’étaient là que pour des strapontins. Hélas ! Ils sont nombreux ceux là qui oublient royalement que la devise de l’APR c’est Travail – Solidarité – Dignité. Qui est réellement chevillé à cette triptyque ? Travailler pour l’émergence du Sénégal, être solidaire à tous les membres du parti et garder sa dignité devant l’épreuve, telle est la voie tracée par le Président Macky Sall en mettant en place son parti. Qui est aujourd’hui sur cette voie là ? Qui ?
Nombreux sont les militants anonymes qui forment la grande famille du président Macky Sall et qui sont laissés à eux mêmes. Ils ne peuvent plus accéder facilement aux différents responsables. Dans chaque localité, chacun a fini de former son petit groupe de soutien comme s’il y’avait un parti dans le parti. On s’identifie maintenant par proche d’untel au lieu de frère ou sœur d’un même parti. Chacun se retrouve avec ses proches pour comploter sur un autre frère ou sœur de parti. Quel manque de solidarité ! S’agissant des structures du parti, l’on fonctionne comme si tous les membres étaient à Dakar. Et l’intérieur du pays, qui s’en occupe ? A Saraya, Fongolembi, Dagana… n’y a t-on pas des élèves, des femmes, des jeunes, des cadres…membres de l’APR ? C’est à ceux-là et celles-là responsables de ces structures (MEER, COJER, Mouvement des Femmes, des cadres…) d’organiser l’animation et la mobilisation partout au Sénégal et à l’extérieur. Attendre que le Président le fasse à votre place serait un début d’échec. Lui, il a un agenda assez chargé et des responsabilités énormes au niveau national et international. C’est pour le suppléer auprès des militants et membres de l’APR qu’il vous a choisis. Le comprendre ainsi est un début de réussite dans la mission à vous confiée. Ceux qui pensent qu’il est temps d’engager le combat de la succession de Macky Sall à la tête du pays n’ont rien compris. Si vous pensez un seul instant que vous bénéficiez du même aura que le Président de la République ou du quart
de la moitié de son talent politique alors déclarez votre candidature et vous verrez combien les sénégalais sont lucides. Ce n’est pas parce que vous avez été dans un gouvernement ou à une station quelconque que les sénégalais vous feront confiance pour diriger le pays. Allez demander à ces anciens premiers ministres ou présidents de l’Assemblée nationale qui ont eu à briguer le suffrage des sénégalais. Le réveil a toujours été brutal. Aujourd’hui, la seule chose à faire c’est de remobiliser l’APR à travers ses structures et de consolider les acquis afin de prétendre survivre dans le landerneau politique après 2024. Il est temps pour vous de faire l’introspection nécessaire afin de découvrir la
seule réalité qui vaille : les sénégalais ont élu le Président Macky Sall et que vous n’existez qu’à travers lui. Aidez-le à rassembler sa famille politique et à réussir le pari de l’émergence du Sénégal au grand bonheur de tous nos compatriotes. 2024, ce n’est pas maintenant. Commencez par prier Allah d’être là à cette date et en bonne santé.
« Fekke ak Tal ».

Souleymane Ly
julesly@yahoo.fr
77 651 65 05

Ismaïla Madior Fall: « Un tailleur je veux bien, mais… de haute couture ! »

YERIMPOST.COM Jamais il n’avait pipé mot sur ce sobriquet que lui avait trouvé le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie, Cheikh Bara Mbacké Dolly. Mais Ismaïla Madior Fall se l’est approprié dignement. Mieux, il exige à ceux qui le surnomment ainsi de rajouter: « un tailleur de haute couture » ! L’ancien ministre de la Justice, qui s’exprimait sur les ondes de la RFM, estime d’ailleurs que tout juriste est par définition un tailleur.

Escroquerie: Ibou Sow dit Ardo, le poulain d’Amadou Bâ, dans de sales draps

YERIMPOST.COM Ibou Sow est depuis ce vendredi 12 juillet placé en garde-à-vue dans les locaux du Commissariat central. Il sera assurément déféré au parquet ce lundi. Le président des jeunes transitaires du Sénégal est sous le coup d’une inculpation pour escroquerie sur plusieurs personnes. Ardo, comme le surnomment ses proches, avait fait une entrée retentissante en politique, faisant d’Amadou Bâ son mentor.

13 juillet à l’Arène nationale: 300 malfaiteurs arrêtés

YERIMPOST.COM Ce week-end, l’opération coup de poing des forces de l’ordre dans la banlieue a été fructueuse. 300 arrestations rien que le samedi 13 juillet, au moment du combat qui opposait Lac de Guiers 2 à Boy Niang. Vols à l’arrachée, agressions, détention de chanvre indien… divers délits qui n’ont laissé aucun répit aux policiers déployés au alentours de l’Arène nationale. Ces individus arrêtés ont été dispatchés entre les Commissariats de Pikine et de Guédiawaye.

Débat sur le dauphinat: Mimi tempête sur les responsables de l’APR

YERIMPOST.COM Mimi est visiblement courroucée par le débat du dauphinat qui pollue l’atmosphère à l’Alliance pour la République. La présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) s’est lâchée sur ses camarades de parti à qui elle fait un rappel à l’ordre. Sur sa page Facebook, Aminata Touré invite ses camarades à se concentrer sur l’essentiel qui doit être le soutien aux politiques du président Macky Sall. « Je trouve indécent que 4 mois après avoir réélu le président Macky Sall, on se mette à s’activer déjà pour 2024. L’heure est plutôt au travail pour réaliser les importants projets et ambitions du président Macky Sall pour son deuxième mandat. Les Sénégalais ne vivent pas de spéculations politiciennes. Ils nous attendent plutôt dans la transformation de leur quotidien, le développement de notre économie et le renforcement des institutions qui nous gouvernent. Par conséquent, j’engage tous les amis et sympathisants à se concentrer pour l’heure sur ces priorités et à soutenir activement, partout où ils se trouvent, les politiques du président Macky Sall afin de gagner le pari de l’Emergence de notre cher Sénégal », a signé Dr. Aminata Touré, présidente CESE

Mahmout Saleh sur l’affaire Aliou Sall : « On a été pris par surprise… »

YERIMPOST.COM   Depuis l’éclatement de cette affaire, il s’était mué dans un silence gênant. Directeur de cabinet politique du président de la République, Mahmout Saleh explique dans les colonnes de l’Observateur la cacophonie avec laquelle les communicants du régime en place ont géré cette affaire. A l’en croire, c’est l’effet surprise à la diffusion du reportage de la BBC, qui a occasionné de tels manquements. De cet entretien dont nous publions quelques bribes, Mahmout Saleh assure que le calme est revenu dans leurs rangs. Extraits…

 » Il faut avouer que l’affaire Aliou Sall a été une surprise. Elle s’est présentée avec une violence inouïe et sous une forme que personne n’attendait. Pourtant, il n’y a eu aucun élément nouveau dans la configuration de l’affaire. Tout a été déjà dit par des hommes politiques qui agitaient la question mais la brutalité avec laquelle l’affaire est survenue et l’énormité des sommes en jeu ont heurté l’opinion, notamment les jeunes. Cette faction jeune s’est sentie concernée et a senti que son avenir semblait hypothéqué à travers les informations du reportage de BBC. Cette jeunesse s’est mobilisée spontanément et cette mobilisation a été parasitée de façon opportuniste par des leaders politiques.

Heureusement que la situation a été rétablie. C’est vrai que la brutalité de l’événement qui nous a surpris a pesé sur la façon dont nous avons réagi. Il a trouvé un parti qui n’était pas en bon point, une coalition qui sortait d’une échéance politique où elle a épuisé l’essentiel de ses forces et un peu endormie par la victoire récente (élection présidentielle du 24 février 2019). C’est dans ces conditions qu’on a été appelés à gérer cette situation et elle a été mal gérée. On a joué le jeu de l’opposition qui consistait à se présenter sur les plateaux, sur un terrain polémiste et autour des préoccupations qui n’étaient pas celles des populations. Cela a conduit à une incohérence dans la communication. »

Abdoul Mbaye, Macky Sall et moi (Par Madiambal Diagne)

Dans un entretien accordé au journal Dakar Times et publié le 12 juillet 2019, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a déclaré in extenso : « Madiambal Diagne ne m’intéresse vraiment pas. Il oublie que j’ai été Premier ministre de Macky Sall et je l’ai entendu parler de lui en des termes peu amènes. Tout le monde connait ses relations et pratiques avec les gens au pouvoir. Il n’a qu’à raconter des bêtises. Par contre, il est allé un peu loin. Il a parlé de milliards de Hissein Habré que j’aurais blanchis. Je veux quand même lui dire que ça suffit ! S’il continue, on s’expliquera devant la justice. »

Franchement, j’ai rigolé après avoir lu cette déclaration. Les mots m’ont amusé car ils semblent traduire le sentiment d’un enfant qui dit : « Si tu me touches encore, je le dirais à mon père. » Pour aller en justice, on n’a vraiment pas besoin de fanfaronner. Mais l’amusement passé, j’ai relu la déclaration dans le texte. On notera au passage que Abdoul Mbaye fait dans l’ambiguïté car on peut se demander encore, qui de Madiambal Diagne ou de Macky Sall a eu à tenir sur l’autre « des propos peu amènes ». Il a cherché à dessein à provoquer un amalgame. Pour ce qui me concerne, je voudrais retenir que Abdoul Mbaye voudrait dire « qu’il (Macky Sall) a tenu sur lui (Madiambal Diagne) des propos peu amènes ». En effet, je ne saurais envisager l’idée que je puisse avoir tenu auprès de Abdoul Mbaye des propos « peu amènes » sur Macky Sall car on verra que depuis l’élection de Macky Sall, Abdoul Mbaye n’a pas été mon intime. Par contre, si Abdoul Mbaye parlait effectivement de Macky Sall et je le crois, comme sans doute de nombreux lecteurs, je laisse à Abdoul Mbaye la responsabilité de sa déclaration. Je me suffis des rapports, de tous les jours, que j’entretiens avec le Président Macky Sall ; des rapports connus de tous les Sénégalais et qui sont empreints de respect, d’amitié et d’estime réciproque. Si Abdoul Mbaye verse dans la fumisterie ou s’il fait du « seytane », comme on le dirait trivialement dans nos chaumières, il peut considérer que c’est peine perdue. Seulement, le propos de Abdoul Mbaye révèle à quel point le Président Macky Sall avait raison de se convaincre finalement que « Abdoul ne connait pas l’État et n’a pas le sens de l’homme d’État ». Il est étrange Abdoul Mbaye ! Ce Premier ministre qui se plairait à « balancer » son ancien patron. Mais l’homme se révèle être un vulgaire bonimenteur. Nous allons étayer notre affirmation.

Pour ma part, bien que n’ayant jamais occupé des fonctions d’État, je n’ai pas pour habitude de parler de mes échanges avec un chef d’État. Mais dans le cas présent, je suis contraint de le faire pour dénoncer l’imposture, la mauvaise foi et la lâcheté. Je dois reconnaître que Macky Sall avait beaucoup d’affection pour Abdoul Mbaye et il doit maintenant être meurtri par l’attitude de son ancien Premier ministre à son égard.

« Madiambal, peux-tu laisser mon Premier ministre tranquille ! »

Abdoul Mbaye avait été nommé Premier ministre du Sénégal, le 3 avril 2012. Je lui avais immédiatement envoyé un message de félicitations en lui souhaitant notamment « bonne chance ». Il m’appela le 5 avril 2012, juste au sortir de sa séance de passation de services avec son prédécesseur Souleymane Ndéné Ndiaye. Il voulait me recevoir le lendemain 6 avril 2012 à 11 heures. Je lui indiquais que j’avais déjà un autre rendez-vous, à la même heure. C’est ainsi qu’il me demanda de passer le voir le 6 avril 2012 à 17 heures.

J’avais été au rendez-vous. Abdoul Mbaye était chaleureux mais aussi assez préoccupé par l’accueil que de nombreux médias avaient réservé à sa nomination au poste de Premier ministre. Ce jour du 6 avril 2012, plusieurs journaux avaient fait leur « Une » sur ses déboires judiciaires. Chacun y était allé de sa révélation, allant de ses liens troubles avec Hissein Habré dont il était le banquier attitré, à son inculpation alors pendante encore devant le cabinet du Doyen des juges d’instruction de Dakar, pour une affaire d’escroquerie, de faux et usage de faux en écritures privées l’opposant à Abdoulaye Baba Diakité, ou ses démêlés judiciaires avec Ass Malick Sall ou Bocar Samba Dièye, comme de son différend avec l’homme d’affaires Pape Ndiamé Sène.

Abdoul Mbaye tenait à me remercier du fait que Le Quotidien, « son » journal, ne s’était pas mêlé à ce qu’il appelait une campagne incompréhensible. Le Premier ministre Mbaye me demanda ce qu’il devrait faire devant une telle situation. Je lui faisais remarquer, en ma qualité de président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps), qu’il devait s’y faire car, tant qu’il était un banquier ou homme d’affaires dans le privé, ses affaires n’intéressaient pas grand monde. Par contre, dès l’instant qu’il est devenu Premier ministre, les médias vont s’intéresser à sa vie et à ses activités de tout temps. Je lui disais de faire le dos rond et de laisser la bourrasque passer et de ne pas s’engager dans une polémique avec les medias, mais surtout de chercher à développer des relations personnelles avec les journalistes. Le soir même, j’informais ma rédaction de mon audience avec le Premier ministre Abdoul Mbaye et la ligne de conduite était de ne nous intéresser qu’aux faits, rien que les faits. J’estimais que la précision était nécessaire car tous les membres de la rédaction de notre journal connaissaient les relations que Abdoul Mbaye entretenait avec Le Quotidien, avant qu’il ne fût nommé Premier ministre du Sénégal. Le journal Le Quotidien était son média favori et c’est à travers Le Quotidien qu’il choisissait de publier tous ses textes de contribution sur des questions économiques ou de religion. Aussi, Le Quotidien avait eu la primeur de la publication de la « Lettre de Kéba Mbaye à son fils ». De notre côté, je faisais publier gratuitement les avis et communiqués de la Fondation Kéba Mbaye. Cela fâchait certains de mes collaborateurs qui disaient que « ces gens avaient bien les moyens pour payer de la pub ».

C’est dans ce contexte que le Président Sall, visiblement tout content de son choix porté sur Abdoul Mbaye pour le poste de Premier ministre, m’apostropha : « Mais Madiambal tu n’as rien dit de mon Premier ministre, qu’est-ce que tu en penses ? Les gens devraient être surpris… » Il m’expliqua qu’il voulait comme Premier ministre, un technocrate, un cadre sans accointances politiques et nanti d’un pedigree pour diriger un gouvernement de coalition. Je lui répondis que le choix répondait à ses critères mais que de mon point de vue, il risquait de réveiller chez Abdoul Mbaye des ambitions refoulées. Prémonitoire, je mettais le Président Sall en garde qu’il le retrouverait fatalement sur son chemin à la prochaine élection présidentielle. Macky Sall était contrarié par ma réponse. La Première dame, Marième Faye Sall, qui avait assisté à la discussion, débrida l’ambiance en changeant de sujet.

La blanchisserie de Abdoul Mbaye

C’est par la suite que l’homme d’affaires Abdoulaye Diakité rendra une visite à la rédaction du journal Le Quotidien et nous accorda un entretien. Le 21 mai 2012, Pape Ndiamé Sène rendit publique une lettre adressée à Abdoul Mbaye et transmise par voie de huissier. Le Quotidien s’en était aussi fait l’écho, comme la plupart des autres médias.

Des organisations humanitaires avaient soulevé l’affaire des meurtres et crimes économiques commis par Hissein Habré au Tchad. Le Quotidien en avait parlé. Moi qui avais été visité Amral Goz, le sinistre cimetière où étaient enterrées les milliers de victimes du régime de Hissein Habré, j’avais pris ma plume. C’est à cette occasion que nous avions posé le débat sur la responsabilité du Premier ministre en fonction, Abdoul Mbaye, qui avait « blanchi » l’argent que Hissein Habré avait emporté lors de sa fuite du Tchad. Abdoul Mbaye avait été le banquier de la famille Habré à Dakar, tour à tour à la Biao-Sénégal devenue Compagnie bancaire pour l’Afrique de l’Ouest (Cbao) et à la Banque sénégalo-tunisienne (Bst) qu’il avait dirigées. Nous révélions que les relations entre Abdoul Mbaye et la famille Habré étaient si particulières que quand Abdoul Mbaye quittait la Cbao pour la Bst, il avait emporté dans ses cartons son client Hissein Habré. Nous révélions les numéros de comptes bancaires et les relevés de comptes et l’existence de bons au porteur à son nom. Jamais Abdoul Mbaye n’avait osé nous démentir car il sait que quand Le Quotidien le dit, c’est parce qu’il en a la preuve. Mais quand l’ancienne Premier ministre, Aminata Touré, avait évoqué dernièrement la responsabilité de Abdoul Mbaye dans le blanchiment de l’argent volé au Tchad par Hissein Habré, Abdoul Mbaye s’était fendu d’un tweet, en date du 27 juin 2019, pour chercher à minimiser les montants en cause, les limitant à la somme de 250 millions de francs Cfa pour un compte ouvert en 1994. Une grossière manoeuvre et un gros mensonge de Abdoul Mbaye ! Hissein Habré a ouvert à la Biao-Sénégal, dirigée par Abdoul Mbaye, le compte numéro 33200585/B sous l’intitulé « Mr Habre Hissein First » le 22 mars 1991. Ce compte a été transformé en compte joint le 20 novembre 1991 sous l’intitulé « Mr et/ou Mme Habré Hissein-Fatime Djallabie Kerim ». En dépit de l’adresse postale déposée par les clients, à l’ouverture du compte, à savoir BP 10364 Dakar Sénégal, tous les extraits et autres documents concernant ledit compte étaient dirigés à l’adresse « S/C Direction générale Biao-Sénégal ».

Les mouvements enregistrés sur ce compte entre 1992 et 1999 se chiffrent à plus de 1 milliard 100 millions. Ce compte a enregistré, comme il ressort des relevés bancaires en notre possession, des perceptions d’intérêts sur des « bons de caisse anonymes » à partir de février 1996. En 1999, M. Habré a ouvert un compte à la Bst et l’a mouvementé en 2002 à 2007. Dans la même période, son épouse Raymonde Adolphe Habré a ouvert un compte à la Bst qui a été mouvementé à hauteur de 380 millions de francs. Un autre compte joint a également été ouvert à la Bst au nom de M. et Mme Habré en 2005.

Les mouvements dans les comptes ont été caractérisés par de multiples opérations de souscription de Bons de caisse. Pour les profanes, « le Bon de caisse est un dépôt rémunéré qui permet à son souscripteur de bloquer un montant donné pendant un durée de placement connue à l’avance, en contrepartie du versement d’intérêts préalablement négociés. Le dépôt est effectué par versement espèces ». On est donc bien, vraiment bien loin, des pauvres 250 millions de francs que Abdoul Mbaye a voulu brandir pour sa défense ! D’ailleurs dans sa livraison du 4 juillet 2019, le journal Libération a publié quelques documents qui révèlent des opérations portant sur plus de 875 millions de francs Cfa sur les comptes de Hissein Habré. En plus de ceux révélés par Libération, Le Quotidien détient d’autres documents bancaires. Que Abdoul Mbaye saisisse donc la justice pour « s’expliquer » avec Le Quotidien, et nous établirons ainsi indubitablement qu’il a menti sur les montants des avoirs du couple Habré et sur son rôle dans le blanchiment des milliards emportés par Hissein Habré. Abdoul Mbaye semble oublier qu’acculé sur cette affaire Habré, il avait déjà répondu aux médias, le mercredi 7 novembre 2012, pour dire qu’au moment où il recevait les dépôts de Hissein Habré, le délit de blanchiment d’argent n’existait pas encore dans le droit positif sénégalais. Il disait ceci : « C’est un peu triste car le blanchiment est un délit. C’est un délit défini par une loi. La loi contre le blanchiment au Sénégal date de 2004 alors que les faits incriminés se sont déroulés en 1990. Il y a une double diffamation sur ma personne. En 1990, les autorités officielles ont accueilli l’ancien président de la République tchadienne, il avait de l’argent et il avait cherché à déposer de l’argent dans les banques sénégalaises. Je suis Premier ministre, c’est pourquoi les gens cherchent à savoir l’argent qui avait été déposé dans la banque, mais il y a plusieurs banques qui ont accueilli l’argent. »

Au moins un compte à la Hsbc en France

Il faut dire que Abdoul Mbaye a un rapport assez étrange avec la vérité ! C’est ainsi qu’il se permet, dans un tweet du 2 juillet 2019, de dire : « Je ne possède pas de compte bancaire en France et pas un mètre carré d’appartement hors du Sénégal. » Abdoul Mbaye ne dit pas la vérité car nous détenons les preuves de l’existence d’un compte à son nom, à la banque Hsbc en France jusqu’au moins la date du 3 mars 2018. Abdoul Mbaye a encore menti dans les documents d’ouverture de ce compte bancaire en France, car il a indiqué être employé depuis le 3 avril 2012 comme « Senior Advisor » par la Société Helix international et son employeur précédent était Attijaribank. Est-il besoin de rappeler que Abdoul Mbaye a été Premier ministre du Sénégal du 3 avril 2012 au 1er septembre 2013 ? Abdoul Mbaye ne fait nulle mention de son passage au poste de Premier minister, encore moins à la Bst. Peut-être qu’il voudrait cacher quelque chose…

Des Dalton-Mbaye aux Dalton-bidon

Le Président Macky Sall avait envisagé de nommer Pape Dieng au poste de Directeur général de la Senelec. Le Premier ministre Abdoul Mbaye ne l’entendait pas de cette oreille. Les objections du Premier ministre auraient été recevables s’il ne cherchait pas le poste pour son jeune frère Cheikh Tidiane Mbaye. J’avais interrogé le président de la République Macky Sall sur cette situation que je trouvais surréaliste. Je lui disais qu’avec cette affaire, on verrait qui de lui et de Abdoul Mbaye décidait de la nomination aux emplois publics. Le mercredi 18 juillet 2012, Cheikh Tidiane Mbaye claqua la porte de la réunion du Conseil d’administration de la Senelec, Cheikh Tidiane Mbaye qui était aussi Directeur général de la Sonatel, Pca de la Senelec, était annoncé comme candidat à la Direction générale de la Senelec. Il exprima son désaccord sur la proposition de nommer Pape Alé Dieng au poste de Directeur général de l’entreprise. Le Conseil sera convoqué à nouveau la semaine suivante pour entériner la nomination de Pape Dieng.

Dans son édition du 31 juillet 2012, Le Quotidien titra : « Les Mbaye veulent plus de pouvoirs. » Je signais cet article qui fustigeait la volonté du Premier ministre Abdoul Mbaye d’empêcher la nomination de Pape Dieng à la tête de la Senelec pour faire place à Cheikh Tidiane Mbaye, déjà Président du Conseil d’administration de la boîte. Pour accompagner mon article, un de mes collaborateurs signa un billet intitulé « les frères Dalton ». Ce commentaire aurait beaucoup fait mal à la famille Mbaye, m’avait-on rapporté. Aussi, il leur avait été dit que le billet était écrit par Madiambal Diagne qui l’avait fait signer du nom de ce journaliste. Une pratique qui est totalement étrangère au journal Le Quotidien. Je prends à témoin toutes les personnes qui ont eu à passer dans mes différentes rédactions, jamais je n’ai eu à demander à un journaliste d’attaquer ou de défendre quelqu’un. S’il a quelque chose à dire, Madiambal Diagne écrit lui-même ses articles et les signe de son nom.

C’était durant les péripéties de la nomination de Pape Dieng à la Senelec que le Président Sall m’interpella. « Madiambal tu tourmentes mon Premier ministre, peux- tu le laisser tranquille. » Je lui répondis : « Votre gars-là dou dara. » Je précisais au Président Sall qu’il n’y a aucune animosité personnelle mais que mon journal a un rapport avec l’information, avec les faits. Abdoul Mbaye ne pourra nullement contester les faits que nous relatons. La Sonatel décidait de venger les Mbaye. Le Quotidien se trouvait ainsi privé de publicité de la part du plus gros annonceur du Sénégal. Nous publiions des protestations et autres dénonciations de cette attitude injuste de la part de la société de téléphonie. L’opinion publique a été interpellée. Mais rien n’y fit. Nous nous résignions à supporter stoïquement notre sort.

L’opération Tabaski d’octobre 2012

Un ami commun avait estimé devoir s’investir pour arranger mes relations avec Abdoul Mbaye. Il me proposa de nous inviter à diner tous les deux, en « terrain neutre », disait-il. Je lui rétorquai « qu’il n’y avait pas besoin de nous voir en terrain neutre. Nous n’étions pas en guerre et je considérais que Abdoul Mbaye était le Premier ministre du Sénégal et que par égard pour cette fonction, il me revenait de me déplacer pour le trouver à l’endroit qu’il m’indiquerait ». Ma réaction semble avoir surpris Abdoul Mbaye et il me proposa de nous voir à sa résidence à la Rue Galliéni à Dakar. Je m’étais évertué à lui faire comprendre qu’il n’y avait aucune animosité et que nous pouvions continuer à entretenir les relations les plus cordiales. Je peux dire que l’entretien s’était bien passé et je sortais de chez lui avec le sentiment d’avoir pu l’édifier sur le fait que Le Quotidien n’était manipulé par personne. On ne sait pas trop si l’homme est maladroit, gonflé ou méprisant mais, quelques jours plus tard, il prit prétexte de la fête de la Tabaski pour m’envoyer une enveloppe contenant la somme de 150 mille francs par le truchement d’un chauffeur d’un autre ami qui avait assisté à notre rencontre. Dès que je reçus le colis, j’appelai cet ami pour lui demander de passer illico presto à mon domicile car j’avais une information urgente pour Abdoul Mbaye. Une fois qu’il était arrivé à mon domicile, je lui tendis l’enveloppe pour qu’il la retourne à Abdoul Mbaye en lui signifiant que j’étais choqué et outré par son manque de respect et ce que je considérais comme du mépris. Je lui demandai de préciser à Abdoul Mbaye que « tout Premier ministre qu’il est, je suis mieux logé et je vis mieux que lui ». Je pense que cet épisode a définitivement enterré nos relations. Je contai l’anecdote au Président Macky Sall qui en fut effaré. J’ai déjà eu à relater cette histoire au cours d’un entretien sur la Sen Tv avec Ahmed Aïdara.

Le Premier ministre Mbaye invita l’auteur du fameux billet « les frères Dalton », à l’accompagner à son premier voyage à l’étranger en qualité Premier ministre. C’était les 28 et 29 novembre 2012 en Turquie. Des responsables de la rédaction du Quotidien me demandèrent d’interdire le voyage du journaliste. Je passai outre leur suggestion. Ainsi, des reportages sur cette visite en Turquie avaient été publiés dans notre journal. Abdou Mbaye étaient si « ami » avec les Turcs que seuls les projets réalisés par les Turcs au Sénégal trouvent grâce à ses yeux. Tous les autres chantiers de Macky Sall seraient suspects sauf ceux des Turcs. Au courant du mois de mars 2013, j’avais été abordé par des proches de Mme Amy Diack, l’ex-épouse de Abdoul Mbaye, qui était en contentieux avec lui devant le Tribunal civil. Je refusai de traiter les informations qui étaient mises à ma disposition, indiquant que Le Quotidien n’était preneur que d’une interview à visage découvert de Mme Amy Diack. Finalement, mon exigence a été satisfaite le 8 juillet 2019, Mme Amy Diack ayant finalement accordé un entretien à notre journal.

La candidature au Cio

Les organisations internationales humanitaires comme Human rights watch avaient fait de l’affaire Hissein Habré leur cause première. Une campagne internationale avait été engagée. Ben Rhodes, Conseiller adjoint à la Sécurité nationale des États Unis d’Amérique, disait que le Président Barak Obama devait évoquer le cas Habré avec son homologue sénégalais durant sa visite à Dakar du 26 au 28 juin 2013. Une telle perpective semblait mettre mal à l’aise le Premier ministre. Il quitta alors Dakar pour aller à Paris pour « raison de santé ». Curieusement, Abdoul Mbaye trouva le moyen de se rendre à Lausanne pour déposer une candidature au Comité international olympique, en concurrence à celle de son compatriote, Mamadou Diagna Ndiaye. Cette bagarre sénégalo-sénégalaise au Cio avait fait grand bruit. Le Président Sall, qui avait déjà adoubé auprès des membres du Cio la candidature de son Conseiller spécial, nommé le 31 mai 2013, était assez embarrassé de voir son Premier ministre déposer lui aussi une candidature. Il interpella Abdoul Mbaye sur sa démarche et ce dernier lui dit, dans le blanc des yeux, que « c’étaient des mensonges des journalistes », qu’il n’avait pas déposé de candidature. Il finira par avouer le fait.

Abdoul Mbaye semble avoir un différend profond avec Mamadou Diagna Ndiaye. Peut-être que le fin mot de l’histoire sera connu un jour. Mais la nomination de Mamadou Diagna Ndiaye, comme Conseiller spécial par le Président Macky Sall, était apparue inacceptable aux yeux du Premier ministre Mbaye, au point qu’il aurait envisagé de démissionner. Il considérait que la nomination de Diagna Ndiaye était dirigée contre lui. Quand j’avais eu vent de la volonté de Abdoul Mbaye de démissionner, j’en avais alerté le Président Sall. Ce dernier, qui commençait à être agacé par les humeurs de son Premier ministre, se braqua: « Tant pis, qu’il parte si ça lui chante. » Une décision fracassante du Premier ministre, pouvait faire des dégâts. Il faut cependant dire que des membres de la famille de Abdoul Mbaye avaient pesé de tout leur poids pour infléchir sa position, qu’ils auraient trouvée « trop prétentieuse ». « Pourquoi celui qui t’a nommé n’aurait-il pas le droit de nommer quelqu’un d’autre », lui aurait rétorqué un membre de sa famille.

Les derniers jours de Abdoul Mbaye à la Primature

En partant en vacances en août 2013 pour quelques jours en Namibie, le Président Macky Sall était parti avec l’idée de mettre au point les derniers réglages pour remanier son gouvernement à la rentrée. Il refusait l’idée de changer de Premier ministre. Entretemps, Abdoul Mbaye avait fait une émission sur la Tfm, qui ne laissait plus le choix au Président Sall. Dès son retour de Namibie le jeudi 29 août 2013, le Président Sall me « convoqua ». « As-tu suivi l’émission de Abdoul Mbaye », m’a-t-il apostrophé. Je lui répondis : « Vraiment je ne l’ai pas regardé car je ne voudrais plus vous parler de votre Premier ministre. J’ai juste entendu des commentaires. » Macky Sall dit alors sa sentence : « Il méconnait la fonction et la place de Premier ministre, sinon il ne parlerait pas comme il l’a fait. » Ainsi me confia-t-il qu’il allait finalement le remplacer par Mme Aminata Touré. Dans la soirée, Aminata Touré m’appela pour échanger avec moi sur la situation politique. J’abrégeai la discussion de crainte de trahir une confidence. C’est le samedi 31 août 2013 qu’elle m’appela pour dire que le Président venait de lui signifier qu’elle sera nommée au poste de Premier ministre en remplacement de Abdoul Mbaye. Le dimanche 1er septembre 2013 au matin, le Premier ministre Mbaye est appelé à la Présidence. Le Président Macky Sall commence à lui dire qu’il avait mis à profit ses vacances pour réfléchir sur le remaniement du gouvernement. Le Premier ministre l’interrompit : « Ah ouais Monsieur le Président, il y a certains de nos ministres qu’il faudrait nécessairement changer. » « Sans doute, poursuivit le Président, j’ai décidé d’un remaniement en profondeur et c’est pour moi l’occasion de changer de Premier ministre. Je pense que c’est le moment de le faire pendant que nous sommes encore en de bons termes. Il y a beaucoup trop de bruits et ce serait regrettable que cela arrive à dégrader nos relations personnelles. » Abdoul Mbaye était un peu sonné. Il se ressaisit et remercia le Président Sall d’avoir eu à le choisir parmi 13 millions de Sénégalais et lui redit sa fidélité et sa reconnaissance. Le Président Sall le remercia chaleureusement et lui dit qu’il lui laissera le temps pour informer ses proches pour éviter qu’ils n’apprennent brutalement la nouvelle par les médias. Moins une demi-heure plus tard, la Radio Futurs Médias annonça que le Premier ministre Abdoul Mbaye avait rendu sa démission. La mauvaise foi était sidérante. La présidence de la République se verra ainsi obligé de faire un communiqué pour rétablir la vérité des faits.

Mordre la main qui vous a nourri

J’ai souri quand j’ai vu un tweet du 30 juin 2019, de Abdoul Mbaye traitant les Sall de « Dalton-Bidon ». Quel manque d’urbanité que de s’en prendre à un adversaire politique sur son « physique » ! Comment peut-on manquer autant de respect à une personne de surcroît, qui vous a fait l’honneur de vous élever à un rang aussi élevé. C’est en quelque sorte mordre la main qui vous a nourri. L’homme en est-il à son premier coup du genre ? Bien sûr que non. Qu’étaient devenues ses relations avec Aliou Sow avec qui il avait été partenaire à la Bst ? Qu’en est-il de ses relations avec Jean-Claude Mimran ? Qu’en est-il de ses relations avec ses amis avec lesquels il a été en relations d’affaires ?

Il est difficile de comprendre l’animosité manifeste, la haine viscérale que Abdoul Mbaye nourrit à l’endroit du Président Sall. L’homme n’a plus aucune retenue. Il accuse Macky Sall de tout jusqu’à être à l’origine de ses déboires conjugaux. Macky Sall et son régime chercheraient à tuer Abdoul Mbaye qui le crie partout mais sans jamais déposer une plainte pour faire ouvrir une enquête ou montrer la moindre menace de mort ou une preuve quelconque. Il en veut tellement à Macky Sall qu’il a préconisé le renversement de son régime par la violence. Le Quotidien a révélé, dans son édition du 11 février 2019, disposer d’un enregistrement audio qui l’atteste indubitablement. Il s’agit d’une discussion avec le Président Abdoulaye Wade, à l’hôtel Terrou bi de Dakar, le 10 février 2019. Aussi, avons-nous connaissance du verbatim d’un entretien explosif que Abdoul Mbaye a eu avec le truculent Capitaine Mamadou Dièye, qui a quitté brutalement les rangs de l’Armée sénégalaise. Ce fameux entretien a eu lieu le 25 mars 2018 à 12 heures à l’hôtel Lancaster, 7 rue de Berri à Paris. Ce n’est pas seulement de l’outrecuidance. La trahison a toujours été le revers de tout pouvoir du fait de la convoitise des hommes. César se verra évincer par Brutus, l’arrière-garde de Charlemagne tomba à Ronceveaux d’un piège fomenté par Ganelons. On ne peut nier à une personne d’avoir de l’ambition d’être au pouvoir, de vouloir s’émanciper politiquement et se faire roi, mais quand toute la stratégie est basée sur du mensonge, une falsification des faits, on ne peut que les rétablir dans leur vérité vraie. La posture de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye se rapproche bien de l’idée émise dans « La République des traitres » de Jean Garrigues, selon laquelle : « Celui qui aspire à devenir Président est presque condamné à trahir un jour pour accéder à ce trône, tant convoité. »

Audition à la DIC: TAS et MLD en guests

YERIMPOST.COM A qui le tour devant les enquêteurs de la Division des investigations criminelles ? Après avoir auditionné le principal intéressé la semaine dernière, la Brigade des affaires générales (BAG) compte bien entendre les versions de deux « témoins-clé » de l’affaire Petrotim: Mamadou Lamine Diallo, leader de Tekki, et Thierno Alassane Sall, ancien ministre de l’Energie. Au courant de cette semaine en principe, ils feront face aux enquêteurs pour dévoiler ce qu’ils se tuent à expliquer aux médias. Mamadou Lamine Diallo qui, à visage découvert, avait participé à la réalisation du reportage de la chaîne britannique BBC par lequel le scandale dit des 10 milliards de dollars, a éclaté, impliquant Aliou Sall, se fera certainement le plaisir de se décharger face aux enquêteurs. Ce n’est pas si sûr pour le président de la République des Valeurs qui, au lendemain de l’appel à témoin du procureur, assimilait ce procédé à de la farce.

Soutiens à Wally Seck: Une soirée aux couleurs LGBT aux Almadies

YERIMPOST.COM  « Challenge Wally », dans des séquences vidéos où de jeunes hommes s’affichent, habillés du t-shirt polémique de Wally Seck, inonde les réseaux sociaux. Mais ces souteneurs de l’artiste du label « Faramareen Music » ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Une soirée de solidarité à leur chanteur serait en gestation et où le « dress code » est le fameux t-shirt pour tous les hommes. C’est ce dimanche 14 juillet que la soirée doit avoir lieu dans un célèbre dancing des Almadies. Les autorités sont averties…

Changer de politique pour sauver le dialogue!

Depuis l’éclatement du scandale de Pétrotim, plusieurs
évènements relatés, ces derniers temps, dans la presse, sont là
pour attester du fait, que le président Macky Sall fait face à une
sérieuse crise au sommet, au sein de sa large coalition, malgré
ou à cause de sa victoire large mais usurpée aux dernières
présidentielles.
Il s’agit, tout d’abord, de ces gaffes dans la communication
présidentielle sur le scandale Pétrotim, qui ont tout l’air d’avoir
été préméditées, vraisemblablement pour préserver le premier
magistrat de la Nation contre des menaces potentielles qui
pèsent sur lui-même et son pouvoir. Ainsi, entre le rapport
introuvable de l’IGE et l’énigmatique et controversé virement
bancaire au profit d’AGRITRANS, il y a vraiment de quoi perdre
son latin.
Au bout du compte, on a eu droit à un replâtrage avec un
réaménagement du pool de communication présidentielle, mais
surtout à la démission du directeur de la CDC et non moins
frère du président.
La sauvegarde des intérêts familiaux et claniques, mais surtout
du pouvoir apériste, vaut bien quelques renoncements et
désistements, qui risquent de s’avérer insuffisants pour
surmonter cette passe difficile.

Contrairement aux thèses erronées des tenants actuels du
pouvoir et de leurs thuriféraires, la crise politique actuelle n’est
nullement due au fait que l’Opposition sénégalaise serait
mauvaise perdante, en se référant aux élections tronquées de
février 2019. Elle ne semble pas non plus relever de projets de
déstabilisation de notre pays par la BBC et l’Union Européenne,
qui n’ont aucune raison d’en vouloir à un président si bien
disposé à leur égard et qui raffole des sommets du G7.
Cela dit, il est vrai, que les puissances occidentales lorgnent
avec avidité nos ressources naturelles, qu’elles tentent de
spolier, comme elles le font impunément dans d’autres pays
arabes et africains, avec la complicité de nos chefs d’État, au
moyen de contrats léonins.
Mais il faut également tenir compte du fait, que les dirigeants
occidentaux, champions autoproclamés et hypocrites de la
bonne gouvernance, doivent faire semblant, au moins vis-à-vis
de leurs propres opinions publiques, de respecter leurs propres
standards en matière de droits, libertés et redevabilité.
C’est ce qui fait qu’ils sont parfois obligés de prendre leurs
distances par rapport à certaines politiques caractérisées par le
développement fulgurant de la corruption et l’accentuation des
tendances autocratiques, telles qu’on peut les observer dans
notre pays, depuis quelques années.
En définitive, la crispation de l’atmosphère socio-politique
traduit plutôt une période d’in-gouvernabilité consécutive à un
lourd contentieux politique entre majorité et opposition, qui va
au-delà du sabotage méthodique du processus électoral et
relève plutôt de l’installation progressive d’une autocratie en
bonne et due forme.
C’est dire que le deuxième mandat de Macky Sall, bien que
drapé du manteau de la légalité, par des institutions
instrumentalisées, souffre d’un déficit notoire de légitimité,
auquel vient s’adjoindre une perte progressive d’autorité.

Il est curieux, en effet, de constater le rétrécissement de la
marge de manœuvre du président, qui malgré la
personnalisation accrue de son pouvoir, matérialisée par la
suppression de la Primature, fait face à une défiance
progressive de larges secteurs de la grande coalition
présidentielle, jusques et y compris au sein de l’APR et même
de la famille présidentielle.
C’est ce qui explique, dans un contexte de mutisme
embarrassé des pontes du régime, les bagarres épiques et
sanglantes entre des militantes APR de la banlieue. Il y a aussi
la fronde épique de “Sénégal-debout”, animée par des militants
de la première heure, qui dénoncent aussi bien la gestion
clanique du pouvoir par le Président de la République que les
faveurs démesurées faites aux transhumants, alliés et ralliés de
la dernière heure.
Comment passer sous silence le désaveu cinglant, constant et
sans équivoque de plusieurs aspects de la politique
gouvernementale par l’ancien chef de cabinet du président de
la République ? Celui-ci, à la faveur de son limogeage
inélégant, a renoué avec son franc-parler habituel, qui lui a déjà
valu bien des déboires dans le passé.
Pour défendre le président, sa fratrie et son clan, il ne reste
plus que quelques obscures sections de l’APR et d’intrépides
dialecticiens ayant perdu le sens des réalités.
Tout cela va amplifier l’impopularité croissante du régime de
Benno Bokk Yakaar sur fond de détérioration du climat social,
laissant augurer d’un mandat pénible et d’une succession
compliquée de l’actuel locataire du palais de l’avenue Senghor
et mettant en péril la paix civile.
Vu sous ce rapport, le dialogue entre acteurs politiques devient
une nécessité, aussi bien sur le processus électoral que sur
tous les aspects touchant au développement socio-économique
de la Nation.

Mais la concertation entre acteurs politiques ne pourra
prospérer, que si le président de la République pose des actes
forts allant dans le sens de la décrispation de l’atmosphère
politique. Il devra, en effet, procéder à la suppression sans
délai du parrainage citoyen, à la réévaluation objective des
affaires Karim Wade et Khalifa Sall ainsi qu’au traitement
équitable de tous les dossiers judiciaires empilés dans le
bureau du procureur de la République.
Il faudra également œuvrer au rétablissement des normes
démocratiques telles qu’énoncées dans la Charte de
gouvernance démocratique des Assises Nationales.
À défaut, on fait courir aux personnalités consensuelles, qui
jouent le rôle de médiateurs entre acteurs politiques et
membres de la société civile, le risque de perdre un peu du
grand respect et de la crédibilité que leur reconnaissent jusqu’à
présent la quasi-totalité des acteurs.

NIOXOR TINE
leelamine@nioxor.com

Barthélémy Diaz le carent, le sport contribue de façon considérable au développement

En entendant Barthélemy Diaz dire que le football n’a jamais développé un pays, pour s’insurger contre l’intérêt que les sénégalais accordent a la Coupe d’Afrique qui se déroule en Égypte , je suis encore tombé des nues du niveau de carence de cet homme, qui occupe en ce moment les médias pour étaler ses tares, ignorant consciemment qu’il ignore, pour reprendre le mot de Socrate. Cet homme ignore que le développement en terme.simple peut être défini comme l’état d’une économie capable de satisfaire les besoins exprimés par sa population. La finalité de celui-ci, est le bien être. Ce sont donc toutes les activités humaines qui doivent concourrir à la réalisation de ce bonheur ou bien-être, auquel aucun humain ne peut renoncer.. Barthélemy doit comprendre que le sport est une industrie avec des instances qui ont une dimension géopolitique extraordinaire ( le cas Lamine Diack peut servir d’exemple) avec l’ ONU du football qu’est la Fifa, des ressources financières astronomiques ( des joueurs qui valent des milliards), des infrastructures multi_ usage mais aussi et surtout l’un des secteurs qui occupe une part importante de la population, surtout les jeunes. Que seraient devenus tous ces jeunes lutteurs qui gagnent leur vie et qui font rouler notre industrie de la.communication et de l’image. Quand de par son transfert du Psv Eindoven au Barcelone, le célèbre footballeur Romario put payer la dette que devait son pays le Brésil aux Pays Bas, quand Sadio Mané put construire un lycée à Bambaali et lutter contre la pauvreté dans son village et suppléer l’état dans ses fonctions régaliennes, quand on voit les investissements colossaux dans l’immobilier au Sénégal, dans le domaine de l’agriculture, de la santé et de l’éducation, qui sont l’oeuvre de sportifs, quand Krepin put venir en secours à l’hôpital régional de Ziguinchor, quand on voit actuellement l’activité impressionnante de l’industrie de l’impression avec la participation du Sénégal à la coupe.d’Afrique et le nombre d’actifs qui sont dans la.vente avec le prix moyen d’un maillot à 3000 F, compte non tenu des drapeaux, drapelets et autres articles, l’on ne  doit plus s’amuser avec le sport et le considérer comme une activité ludique. Non ! Barthélemy ne peut même pas imaginer ce que les jeux olympiques de la.jeunesse vont apporter à notre pays( tourisme, transport, consommation, hôtellerie, activites connexes…) mais il a bien fallu investir dans le sport à travers des infrastructures sportives de dernière génération pour accueillir cet événement de dimension planétaire. Avec la reconstruction du stade  L.S.S( 30 milliards disponibles) , la construction du stade olympique( en cours) et tous ces.complexes sportifs en cours ,le Sénégal comme dans d’autres domaines( TER…) est une nouvelle Voie que ne peuvent saisir des petits esprits comme le maire de Mermoz. Pitié donc la jeunesse de votre cité !
Si maintenant, Barthélemy Diaz comme Ousmane Sonko d’ailleurs font partie de ceux qui souhaitent que l’équipe nationale soit éliminée pour qu’ils puissent continuer à divertir les sénégalais par le.pétrole, qu’ils le disent clairement, au lieu des déclarations qui corroborent leur manque de niveau et de patriotisme.

Cheikh NDIAYE
Responsable Politique Apr Grand Yoff

Le pétrole au Sénégal, mirage ou réalité ?

Les découvertes ces dernières années de champs pétrolifères et gaziers au
Sénégal laissent augurer pour notre pays un avenir plutôt rassurant en matière
énergétique, notamment en terme d’indépendance stratégique. Pour autant la
situation du Venezuela, premier pays producteur de pétrole au monde doit
nous inciter à la prudence et à la vigilance. L’Eldorado promis grâce à l’or noir
apparaît en effet aujourd’hui pour ce pays comme une chimère et représente
un beau gâchis. Il ne faudrait pas que ce pays sud-américain soit un modèle
pour le Sénégal.
Et de ce point de vue l’étude des douze contrats pétroliers et gaziers établis
depuis 1998 ne sont pas très satisfaisants. Loin de là ! Ils apparaissent en
effet comme plus favorables aux entreprises extractives qu’à l’Etat Sénégalais.
Le jeu est donc quelque peu biaisé en raison de cartes biseautées,
notamment s’agissant des contrats les plus récents, ceux signés avec la
compagnie Total en avril 2017.
A la lecture de ceux-ci une renégociation s’impose en particulier concernant
les clauses de local : formation, recrutement du personnel, achats de biens et
services locaux, etc. A nos yeux celle-ci est tout à fait possible.
La législation Sénégalaise apparaît également quelque peu lacunaire
notamment en matière d’indemnisation des victimes en cas d’inobservation
des obligations environnementales. Les populations locales doivent désormais
être davantage associées et la responsabilité des compagnies pétrolières doit
être précisée. Il s’agit de faire en sorte que les contrats pétroliers et gaziers
respectent au plus près les bonnes pratiques de gouvernance extractive, et je
pense singulièrement aux obligations sociales qui pourraient inclure, au-delà
de la formation, des mesures d’accompagnement et des initiatives de micro-
crédit.
En réalité, c’est l’ensemble du régime pétrolier Sénégalais qui doit être
réformé à travers le code pétrolier du 8 janvier 1998. L’ITIE recommande
d’ailleurs la mise en place d’un véritable cadastre pétrolier à l’image de celui
réalisé par le secteur minier.
Ainsi qu’on peut le constater nous avons devant nous un énorme chantier car
l’enjeu est important pour le développement économique du Sénégal au cours
des prochaines années. Et il nous faut être attentif à ne pas tuer la poule aux
œufs d’or.

Ibrahima THIAM
Président du mouvement Un Autre Avenir

Sunu Petrole

Titre. SUNU PETROLE.  La titrisation : Est le véhicule d’investissement spécifique emprunté par les interlocuteurs Financiers d’Aliou Sall : PétroTim-Cosmos Energy –BP ?

NB : Dans l’affirmatif parlons-en dans une approche à la fois pédagogique, didactique, thématique voire instructive.  Et levons  un voile !

Source de motivation :

Extraits du Saint Coran

Sourate 28 Le Récit Verset 26.

« … le meilleur à engager c’est lui qui est fort et digne de confiance ».

Sourate 12 Youssou Verset 76.

«Et au-dessus de tout homme détenant la science il y a un savant [plus docte que lui] ».

MISE A NIVEAU :

Selon l’avocat d’Aliou Sall, Maitre Moussa Bocar Thiam,  à ce jour, il n’est pas démontré que le pétrole et le gaz sénégalais sont bradés. Au contraire, soutient-il, « le Sénégal gagnera 420 milliards de francs cfa par an, soit 35 milliards par mois». Il détaille : « Après l’exploitation, une part de 75% de la production brute sera réservée au remboursement des investissements ou coût pétrolier consentis depuis le début de l’exploration. Les 25% restants sont considérés comme des bénéfices et feront l’objet d’un partage entre l’Etat d’une part et l’association composée des compagnies privées et Petrosen, d’autre part. Source : le Quotidien n°4906 Lundi 1 Juillet 2019 page 9.

BASE DE REFERENCE :

La signature d’Etat contre des milliards de dollars USA : c’est le nœud gordien qu’essayent de démêler Abdoul Mbaye, Sonko, MLD, TAS, Idy et Aar Linu Bokk. Cheikh Oumar Sy : « Notre objectif est d’amener l’Etat à renégocier les contrats pétroliers si les faits avancés sont avérés, que le parlement joue pleinement son rôle dans la cadre du suivi et du contrôle des politiques publiques et que la justice sévisse si l’intérêt général de la Nation Sénégalaise est mis en danger par ceux et celles qui ont la charge d’administrer notre bien commun. »

Extrait Abdoulaye Diop Directeur de la rédaction du journal 24 Heures Quotidien n°675 Samedi 29 Juin 2019 P.1-12.

BASE D’APPUI:

Mamadou Fall Kane, Secrétaire permanent adjoint du Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS-PETRO/GAZ), ancien Conseiller économique et financier du Président de la République Macky Sall, dans l’administration de l’institution, il est le responsable de la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique nationale en matière énergétique

« Des années 50 à maintenant, il y a eu 171 puits forés au Sénégal. Les 160 se sont soldés par un échec. Donc, il n’y a eu que 11 puits qui ont abouti à des succès. Il y a une probabilité de 10 à 11 de succès dans le bassin minier sénégalais. Nous avons besoin de ces compagnies, parce qu’elles prennent le risque d’exploration. Ce risque est rémunéré  à sa juste valeur. Il n’y aura pas de renégociation de quoi que ce soit, parce que cela n’obéit ni à une logique économique, ni juridique. Le Sénégal a besoin d’attirer des investisseurs dans son bassin sédimentaire, et penser même cela serait la meilleure façon de tuer une industrie naissante, pour ceux qui veulent promettre un bien être social à la jeunesse. » Source : DakarTimes n°654 Lundi 8 Juillet 2019 P.3

Appellation du véhicule d’investissement spécifique en question :

La titrisation.

Définition : La titrisation est une technique financière qui consiste à transférer à des investisseurs des actifs financiers tels que des créances, en transformant ces créances, par le passage à travers une société ad hoc, en titres financiers émis sur le marché des capitaux. Source : Wikipédia.

  1. DESIGN DU VEHICULE :

L’émission de titres négociables  sur le marché de la finance des capitaux sont adossés à des garanties partielles (L’Etat ou ses démembrements, où des créanciers futurs en devises fortes).Telle projection financière haut de gamme dans la panoplie des produits financiers peut être emprunté et par ricochet aider les investisseurs de Sunu Pétrole : PétroTim-Cosmos Energy -BP.

Ces investisseurs ciblant Linu Book peuvent  recourir à la titrisation. Si tel est le cas et à avoir accès à des ressources financières moins onéreuses, et non contraignantes.

Notre analyse porte donc sur le contenu intrinsèque de la titrisation à des fins de surcroit illustratif pour la compréhension de ce flux de milliards de dollars. Il existe aussi une panoplie d’instruments, qui peuvent certes être aiguisés et mis en exercice par les experts de la finance internationale bien ajustés et fort connectés à la nouvelle donne de canalisation, de drainage, d’identification  de ressources financières à des fins d’investissement. Le marché international de capitaux est bien pourvu mais surtout approprié.

Cependant, La titrisation est une innovation financière relativement récente, mais elle a fait ses preuves tangibles. Elle couvre désormais une large gamme d’actifs et produits dont ceux du pétrole. PétroTim, Cosmos Energy ou BP peuvent lever des fonds en pratiquant la titrisation des créances futures de LINU BOKK-SUNU PETROLE libellées en devises fortes « Dollars Usa ». Partant, satisfaire leurs interlocuteurs que sont les sénégalais. Toute cette architecture édifiée  dans les délais retenus de commun accord.

Dans telle option financière internationale d’opération de titrisation de créances futures, la partie prenante (emprunteur-cédant) vend en partie ou totalement les créances futures (c’est-à-dire le montant des recettes de Linu Bokk. Sunu Pétrole. Ce sont des actifs  appartenait au peuple sénégalais dans sa globalité. Cette opération commerciale de vente directe ou indirecte à une entité spécialement engendrée au sein de PétroTim-Cosmos Energy ou dans BP. Où en exercice ailleurs dans le monde, est ainsi nommée Véhicule de Titrisation Spécifique « VTS ».

Cette machine émet à son tour des titres de créances. Les clients internationaux (débiteur) recouvrent l’instruction de payer les créances dues. Ainsi ces derniers cèdent directement sur un compte de recouvrement géré par un mandataire. L’agent chargé de recouvrement assure le paiement du principal et des intérêts aux prêteurs et, le cas échéant les fonds restants sont reversés à l’ayant droit.

  1. SIGNES PARTICULIERS DU VEHICULE:

Les risques souverains de transferts et convertibilités sont atténués car les parties prenantes « Débiteurs »obtiennent des clients désignés, l’engagement contraignant d’effectuer les paiements correspondant au mandataire. Le risque de faillite diminue aussi, puisque les VTS n’ont en général pas d’autres créanciers et ne peuvent donc pas faire faillite. Les prêteurs peuvent atténuer tout dérapage ou hésitation, favorisant de fait l’intéressé dont les créances, sont en mesure de livrer des recettes. Lesquelles généreront les créances futures. Soulignons au passage que dans l’industrie du pétrole où le Sénégal figure à présent, l’ingénierie financière en matière  pétrolière, ce qui compte ce sont les réserves. Qu’en est- il de la situation  de nos blocs de Saint Louis et de Cayar ?

De toutes les façons, si l’on ne peut abolir totalement le risque du marché lié à la volatilité des prix et des volumes qui occasionnent une fluctuation de trésorerie, il est possible de les atténuer par un surdimensionnement des couvertures ou garanties. Tout se conjugue dans le cas de Sunu Pétrole.

Ce qu’il y a à retenir dans l’approche  de cette forme d’intermédiation financière, c’est que les agences de notation de risque acceptent le principe qu’une entité à l’instar des financiers d’Aliou Sall que le peuple fustige peut continuer de générer ces créances futures sur notre pétrole, même en défaut de non paiement. En effet, les recettes sont des liquidités financières faciles à contrôler parce que la demande émane de beaucoup de sources très diverses, à moins que l’exécution des contrats y afférents soit assurée. Mieux des simulations chiffrées de nos ressources naturelles  pourraient soutenir la faisabilité dans le souci majeur financier.

La titrisation permettrait d’allonger l’échéance de la dette contractée pour son approvisionnement, de mieux gérer le risque, d’améliorer les ratios financiers et de toucher un éventail d’investisseurs intéressés.

Il convient de souligner que la titrisation des créances futures suppose un examen bien poussé du management des entités en liesse à savoir cerner les contraintes, l’environnement juridique et institutionnel qui s’opposent éventuellement aux opérations de titrisation des recettes futures. Vu le temps nécessaire pour monter telles opérations. Si c’est la voie qu’est la titrisation des créances futures de notre pétrole qui est empruntée, PétroTimCosmos Energy ou BP doivent garder une réserve. Et s’assurer que les investisseurs y participent en période faste, afin que de tels actifs restent disponibles en temps de crise. Dans cette hypothèse, toute mesure visant à rejeter le degré de motivation pour le non paiement des créances  doit être  managée. La persuasion s’annonce excellente parce qu’étant d’ordre socio politique.

La bonne gouvernance dans ce cas de LINU BOKK- SUNU PETROL mérite d’être  définie comme l’art de gouverner en articulant la gestion de la chose publique à différentes échelles de territoire local. Et C’est un moyen d’obtenir et de maximiser les résultats positifs sur Sunu Pétrole, ressource naturelle  de développement économique et politique à sauvegarder. Il sera question  d‘encourager la transparence, faciliter l’interaction entre les différents niveaux de management de nos ressources pétrolières. C’est dans cet ordre d’idée que se situe amplement l’essence du discours du Président de la République en ces propres termes : Gestion des hydrocarbures: Macky Sall exige le respect des droits des investisseurs et des nationaux. Le gouvernement du Sénégal envisage d’être entouré d’avocats et de juristes spécialistes dans les négociations des contrats avec les partenaires-investisseurs.Le président Macky Sall a relevé dans son discours, l’importance de l’implication de ces spécialistes dans les négociations de contrats qui engagent le présent et le futur  du pays.

C’est aussi la tentative  d’analyse parue dans la presse et dans ce journal sous le titre : Pour une relecture rétrospective et introspective des propos saillants extraits du discours du Président de la République Macky Sall, lors de l’ouverture de l’Atelier de concertation sur la mise en œuvre de la loi sur le Contenu local dans le secteur des hydrocarbures qu’il présidait à Diamniadio, le 2 juillet 2O19 .

Au SUJET DE SUNU PETROLE : Le diagramme ci-dessous donne une illustration pour une vision claire de l’opération de titrisation de LINU BOKK: analyse de Consultant – Expert financier en la matière.

 

Source : (Cahier finance Fonds Monétaire International FMI)

A suivre pertinence de la titrisation dans l’exemple de Sunu Pétrole.

Auteur

Serigne Saliou fall Consultant – Expert finance:

Bachelor en administration des affaires. Maîtrise en Sciences Economiques-option Finance international-Investing and Money Management Diploma -Credit Management Diploma.

Ancien Fondé de Pouvoir Principal de banque.

ssfallconsultant@gmail.com

 

Vidéo- « Tégui Touma » de Khalifa rappeur

Pour une relecture du discours de Macky Sall, lors de l’Atelier de concertation sur la loi sur le Contenu local

Titre : Pour une relecture rétrospective et introspective des propos saillants extraits
du discours du Président de la République Macky Sall, lors de l’ouverture de l’Atelier
de concertation sur la mise en œuvre de la loi sur le Contenu local dans le secteur des
hydrocarbures qu’il présidait à Diamniadio, le 2 juillet 2O19 .
Source de référence :
Concertations sur le contenu local du Pétrole et du Gaz. « Il faut préserver les intérêts
du Sénégal »rassure Macky Sall. Journal 24heures Mercredi 5juillet 2019 N°678. P.1.
Concertations sur la loi sur le contenu local dans le secteur des hydrocarbures. Macky
Sall pour une exploitation équitable, transparente et solidaire : Journal Dakar Times
N°651 Jeudi 4juillet 2019 P.3.
Base d’appui  du titre :
« … Ceux qui écoutent le discours, et en suivent le meilleur. Ce sont ceux-là que Dieu
a bien guidés et ce sont ceux-là les gens doués d’intelligence.» Extrait du Saint Coran,
Sourate 39 (Les Groupes Homogènes), Verset 18.
1. Elément d’appréciation des propos extraits du titre :
Ledit discours fût un moment exprimant, des états d’âme : psychologiques,
socioculturels, et politico-économiques.
Telles considérations bien vastes, fort multidisciplinaires sont à l’actif au Président
Macky Sall, dans un style pédagogique et élan fédérateur. Le président a décliné sa
vision prospective du développement politico-économique et social de notre pays. En
ligne de mire les questions et réponses couvrant l’actualité : LINU BOKK/SUNU
PETROLE.
Le discours, prononcé à l’occasion, a été écouté, analysé et interprété par différentes
catégories sociales et professionnelles.
Convenons-en, ledit discours est à plus d’un titre, digne d’intérêt. Il suffit de peser les
réactions relayées par la presse pour se faire une idée exacte du poids et de la
mesure de quelques extraits du contenu. Les présents dans la salle, représentant la
quasi-totalité de toutes les catégories sociales, professionnelles et intellectuelles,
partie prenante a apporté des réflexions, avis, interrogations, commentaires,
critiques à la lueur de l’exposé magistral, selon les sources de référence
précitées : « ce fut un discours captivant et motivant, accrocheur ».
Il reste que pour l’auteur de ce solennel discours ; le peuple du Sénégal, au-delà des
divergences politiques, idéologiques, religieuses est invité, à s’arc bouter et
s’évertuer pour l’essor de nos ressources pétrolières et gazières dans un climat
serein de concorde sociale, de cohésion et de la paix. C’est aussi le dessein de la
relecture introspective et rétrospective du discours prononcé. Les lignes et l’englobé
du discours sont inscrites, en perspective de la cueillette sereine et distribution
équitable des fruits escomptés de cet enjeu pétrolier. « Ma volonté à travers des
actes posées et d’autres à venir, est de mettre notre pays à travers l’abri des
convulsions symptomatiques de l’exploitation du pétrole et du gaz dans certains
pays développés ou en développement ».
Le président dixit devant une assemblée cosmopolite et tout-ouïe. La sobriété de
l’atelier trouve sa justification dans ce contexte que la press ne cesse d'intituler
« Affaire Aliou Sall- BBC «  Pétrotim ».
2. Teneur du titre :
Les termes du discours sont consistants et fermes. Il y a donc bien là des raisons d’en
tirer le meilleur au bénéfice du peuple, partant d’une appropriation opportune au

niveau général. En ligne de mire, les acteurs et bénéficiaires d’un bien commun
enfoui en partie sous terre sénégalaise : La jeunesse en quête d’emploi, d’insertion et
de réinsertion y trouve un terrain d’application pratique. La formation dans les
métiers du pétrole et du gaz aidant. Toutes les parties prenantes à date, ainsi que les
générations futures sont directement impliquées aux retombés de nos ressources
naturelles. Cette frange y gagnerait ; la bonne gouvernance qui sied en amont et en
aval dans tout le processus managérial.
Le Président de la République à tenu dans son discours à préciser que
« Ce n’est seulement une question de patriotisme que chaque citoyen peut réclamer
à juste raison, mais c’est aussi pour moi une obligation unique en tant que
responsable suprême de l’état ».
Le peuple doit en être convaincu de cet extrait emphatique voire déclamatoire parce
que revêtant la nature d’une expression citoyenne.
Il reste que l’appropriation de quelconque discours visant le bien-être d’une cible,
exige un préalable. Ce prérequis passe par la compréhension des tenants et
aboutissants quant au contenu du discours, du rôle et place des parties prenantes. La
frange vulnérable de la population en attente de politique économique de sortie de
crise est légitimement, à la fois propriétaire et gardien de ce bien commun, un
patrimoine à tous les égards inclusif pour le Sénégal : où a jailli cette denrée naturelle
rare. Un bien économique sans commune mesure, de haute valeur.
Le porte feuille du pétrole et du gaz, objet de débats encore houleux, doit appuyer,
soutenir, accompagner les initiatives d’entreprenariat et d’auto emploi des jeunes et
des femmes, du secteur privé, des forces vives du pays en répondant aux exigences
de transparence de diligence et d’efficacité. A chaque talent, à chaque projet
pétrolier viable, l’Etat doit donner une chance de succès. Les propos du Président
épousant l’éthique doivent être l’objet d’un management à visage humain ; à haute
valeur ajoutée et hors des schémas, classiques.
C’est donc suite, au stade de mise à niveau démocratique et inclusive du propos, que
les retombées seront cernées, intériorisées, appropriées pour une utilisation pratique
et généreuse des effets induits.
3. La portée du titre :
Ledit discours présidentiel, malgré son originalité et sa solennité, n’échappe guère à
la règle de bonne gouvernance acceptée par toutes les Ecoles de Management.
Il est clairement nécessaire et juste opportun de manager le contenu solennel du
discours. Les idées exprimées lors du discours doivent porter les fruits escomptés et
la consommation digeste, être bien répartie et distribuée avec équité, au sein des
bénéficiaires : le peuple du Sénégal.
Dans cette voie éclairée, le Président de la République réaffirme sa volonté de
protéger l’intérêt du Sénégal dans l’exploitation des ressources naturelles
notamment le pétrole et le gaz.
« L’exploitation va se faire dans la paix, la stabilité et le droit des investisseurs.
Extrait du discours. Au peuple d’apprécier le confort de cette voie autorisée pour au
finish l’agréer.
En tout cas le peuple est bien au courant de l’article 25 de la constitution qui prévoit
que « les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour
l’amélioration de ses conditions de vie. L’exploitation et la gestion des ressources
naturelles doivent se faire dans la transparence.»

Monsieur le Président,
Au demeurant, ce qui donne succès à un discours solennel, à l’instar du vôtre c’est le
talent de ceux qui le portent en exercice l’essence : dans toute la portée et la teneur.
Tel doigté constitue le défi managérial majeur du discours. Les attentes dans la
traduction du discours sur les nouveaux terrains d’investissements communautaires
socio-économiques annoncés, nécessitent à cette fin, un sobre management, hors
des sentiers battus. Le peuple acceptera.
Monsieur le Président,
Est-il besoin de rappeler que quelles que soient l'originalité, la profondeur et la
pertinence de cet historique discours bien ancré aux débats de l’heure : ceci ne
servira pas à grand chose tant qu'il n'est pas incarné par des hommes qui le
traduisent en actes. Dans cette optique, il est opportun de poser des mouvements
fédérateurs autour dudit discours, de dessiner les voies managériales d’appréciation
directes, d’évaluation, de suivi et de revalorisation. Il est tout simplement d’actualité
de revaloriser et de promouvoir le contenu des extraits du discours adressés à la
nation sénégalaise et partenaires au développement. Lesquels à priori sont jugés
motivant et captivant. Cette forme de Communication Inclusive et
Participative « CIP » bien approprié et entretenue par les TICs et ses dérivés
permettent dans un grand éventail populaire de croire fermement à la cueillette sans
heurt des fruits escomptés de vos propos saillants. Dès lors, l’appropriation
opportune, efficiente et sans réserve : c’est suite au bon partage à la restitution en
vue de l’attribution des tenants et issues de vos propos saillants de votre discours.
Au niveau du public cible, au nom et pour qui le discours est prononcé et destiné ;
L’enthousiasme passe nécessairement par la couverture et la maitrise du degré de
réceptivité de ces extraits parmi tant d’autres instructifs :
Monsieur le Président,
A la lueur de ce qui précede, ledit discours serait un pas décisif vers la bonne
direction du fast track .Et fortuitement en adéquation avec le sujet brûlant de
l’actualité Sénégalaise répandu comme une trainée en pleins vents  au niveau
national et international.
Dakar le 5 juillet 2019
Serigne Saliou Fall, Expert en finance.
Consultant international en Management de projet.
ssfallconsultant@gmail.com

Lions du Sénégal: Que «Dioufy» vous irrigue !

A voir de près les prestations des lions, ceux du Foot, Aliou Cissé boy’s, il y a lieu assurément
de faire appel à « DIOUFY ». Oui EL Hadj ou Diouf ou Bad boy , appelons-le comme l’on veut
est un véritable lion …pas celui –là timide et sans crocs mais un Gaïndé en crinière et toutes
griffes dehors qui savait sauter sur sa proie en laissant la « téranga » à la maison comme
recommandé par le prince lors de la remise de l’emblème. D’ailleurs d’où vient ce sobriquet
qui nous colle et nous scotche comme qui dirait. Oui,nous sommes et nous resterons
toujours aimables et « bon enfant », très « kermesse » et hospitaliers mais quand même…à
un certain niveau dans le portage du drapeau national, place au rugissement et au
déploiement de cette hargne et de cette gagne. C’est ce qui semble manquer ou en déficit
chez les Cissé’boy’s et cela commence à durer. Depuis qu’il est aux commandes (ce n’est pas
hier ni un CDI), la team manque d’engagement et le maillot n’est pas assez mouillé ( n’en
déplaise !). Dans des pays comme les nôtres où le plus petit franc se cherche et se
rationnalise, avouez que la monnaie n’est pas assez rendue à la même hauteur. Ne
comprennent pas ceux qui mettent en avant le côté Crésus des appelés (oui ils sont tous
millionnaires !) mais à l’aune et au ratio des efforts consentis par la Nation, le plus petit
franc pèse dans cette cascade de priorités et de dénuements. Que les primes soient des
aumônes ou argent de poche pour eux… ! mais l’effigie « gaïndé » sur la poitrine sur fond de
couleurs nationales n’a rien de tel et vaut plus que tout le pétrole et le gaz de FrankSal.
Quand ils (lions …tout court !) sont sur la pelouse , qu’ils sachent (rappel) que ce sont des
millions de sénégalais qui sont suspendus et qui frôlent l’AVC à chaque action et souvent
inaction. Le débat technique et tactique relève de la responsabilité du coach mais
l’engagement et le niveau de transpiration est intra…intrinsèque et est surveillé de très près
par les 15 millions de sunugaliens. Et la conclusion ( se trompe-t-on ?) est que « un mieux est
possible ». Le peuple s’est assez ou trop contenté de résignation et que le moment est venu
de ramener le trophée ou du moins de se battre à la hauteur des attentes et de l’espérance
placée. Dans ces moments critiques où l’armée est en opération (la comparaison tient !), un
chorus est souhaité (oui !) et aucune voix discordante n’a de place .Cela a été toujours pour
ne pas déstabiliser la tanière au risque d’être traité de Anti/ou Pro ceci ou cela. La tutelle
également a longtemps joué sur cette fibre pour étouffer les critiques, déficits et autres
dysfonctionnements, une véritable aubaine pour une paix des braves. Oui mais au finish et
aux résultats…rien de concret et à se mettre sous la dent : Le Sénégal n’a encore rien gagné
et peine en projet et plan de jeu (selon les experts) et même à son point fort (dem ba jex ),
les lions traînent les pieds et les noms d’oiseaux pleuvent en lieu et place de redoutable
félin-emblème. L’esprit  « Dioufy » est sollicité et son maillot plus vendu que les actuels, lui
de la génération 2000. Son seul nom suffit pour redonner l’espoir et faire retrouver le
sourire perdu avec cette bande à Mané. Cette loge d’honneur dans le cœur des sénégalais,
« the bad » le doit à sa hargne, à sa devise (point de déshonneur quelle que soit la
circonstance !) pour reprendre un peu nos vaillants jambars. Les prestations fournies et
servies au Caire sont à revoir sur toute la ligne, déjà que de favori quasi N°1, le Sénégal est
relégué et perd en cotation …sportive : Le podium s’éloigne –t-il ? . Vivement l’esprit
« dioufy » inonde et hante la tanière pour un rugissement plus féroce et plus félin, très loin
du…rougissement !
IBOU SENE KAOLACK

Idrissa Seck, éternel défenseur des intérêts du Sénégal

Parler beaucoup est une chose, parler à bon escient en est une autre.
Ces jours qui courent le Pétrole et le gaz enflamment le débat public au Sénégal
suite au reportage de la journaliste Mayeni Jones de la BBC. Un scandale à
plusieurs milliards avec des signatures de contrats douteux dont les Sénégalais
doivent être édifiés.
Il est bien normal que chaque Sénégalais soucieux du devenir de son pays doit
s’impliquer d’avantage pour une gestion transparente des ressources en pétrole et
gaz.
D’un autre côté les revendications et dénonciations doivent être citoyennes, justes,
loyales et non partisanes.
Depuis un certain temps nous constatons un acharnement sans raison sur la
personne de Idrissa Seck Président du parti Rewmi qui est la cible parfaite de
certaines personnalités qui directement ou indirectement essayent de le mettre en
mal avec le peuple Sénégalais allant même jusqu’à faire des suppositions et
affirmations fallacieuses contre sa personne du fait qu’il ne s’est pas prononcé sur le
pétrole et le gaz depuis la sortie du reportage de la journaliste Mayeni Jones.
Idrissa Seck ne fait pas de compromissions et il a bien dit que pour le reste de sa vie
aucune mission politique ne dérivera du décret de quelqu’un, c’est seul le suffrage du
peuple Sénégalais qui le mettra en mission pour clore définitivement le débat sur un
supposé poste de vice président.
Le comportement de certains qui n’ont d’yeux que pour des positionnements est
vraiment avilissant et n’est pas dans l’intérêt de ce combat qui est citoyen et non
personnel.
L’affaire des contrats de nos ressources n’est pas politique donc il faut arrêter de se
mettre les bâtons dans les roues et revendiquer nos droits en tant que citoyen
Sénégalais car c’est un bien commun et personne ne doit attendre son prochain pour
lutter pour son pays.
Il faut rappeler que lorsque Idrissa Seck prenait son courage avec sa liberté de ton
pour dénoncer et alerter l’opinion Sénégalais, parmi ceux qui s’agitent aujourd’hui
beaucoup étaient dans leur coin ou bien entrain de goûter les délices du pouvoir en
s’érigeant même comme défenseur du pouvoir contre Idy.
Dans son combat de défense des intérêts du Sénégal Idrissa Seck n’a jamais
critiqué, ni forcer, ni dénigrer qui que ce soit pour le rejoindre dans sa lutte, les
archives sont là il a toujours enclenché seul la vérité et n’a jamais voulu faire une
quelconque récupération politique.

Donc respect à lui et faut arrêter les futilités et se battre dignement en vrai gentleman
pour son pays comme Idrissa Seck l’a toujours fait avec responsabilité.
Idrissa Seck a été le premier à dénoncer la dévolution monarchique du pouvoir et
l’anti constitutionnalité de la candidature de Wade, en 2011 il avait attiré l’attention
des Sénégalais sur les 7 milliards taiwanais et la fortune de Macky Sall, à l’an un de
l’accession au pouvoir de Macky Sall, Idrissa Seck avait osé dresser le bilan disant
que le pays ne marche pas et que la direction prise par Macky Sall ne mènera pas le
Sénégal dans le bon chemin ce qui lui avait valu le « Mbout mba Mbot ». Préférant
garder sa liberté de ton au service du peuple Sénégalais, le parti Rewmi avait quitté
la coalition Benno Book Yakar le mercredi 11 septembre 2013.
Pendant tout ce temps lui seul parlait et tout ce qu’il dénonçait est toujours
d’actualité.
Ces fléchettes ne l’ébranlent guère car il a fait face au plus gigantesque complot
d’Etat avec l’affaire des chantiers de Thiès et tant d’autres coups bas politiques.
Fidèle à ses principes et constant il a toujours voué du respect à notre constitution et
sa posture d’Homme d’Etat lui impose le droit de réserve sur certaines questions car
« l’obligation de réserve est une restriction de la liberté d’expression qui s’applique
aux agents du service public, en particulier les hauts fonctionnaires. Que l'on soit en
position de retraite, de détachement ou même en activité sur le champ politique ».
Mais il s’est toujours montré disponible à la justice de notre pays pour dire ce qu’il
sait si on venait à le convoquer et à plusieurs reprises sur des accusations gratuites,
il a toujours invité la justice à s’auto saisir pour éclairer les Sénégalais en vain.
Certains veulent le pousser à parler, soyez tranquilles Idrissa Seck a toujours parlé
et continuera de parler dans la vérité pour le Peuple Sénégalais.
Sur l’affaire des contrats pétroliers et gaziers, sur instruction du Président Idrissa
Seck le parti Rewmi à travers l’honorable député Déthié Fall avait déposé le 27 mars
2018 une demande pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire
sur les contrats gaziers et pétroliers sans suite face à une assemblée mécanique.
Trois valeurs fondamentales encadrent la vie d’Idrissa Seck Liberté Responsabilité,
Vérité et tout ce qu’il dit est documenté.
Voulant présider aux destinées du pays avec pour seule ambition de Servir le
Sénégal, Idrissa Seck n’a aucune envie d’être le Président d’un Peuple qu’il trompe
ou qui le trompe et il veut que chacun de ses pas soit mesuré à l’aune de l’intérêt
national du Sénégal.
Le moment venu il se prononcera avec réalisme et dextérité.

Mandiaye Ndiaye
Parti Rewmi

Plainte de Wally contre Imam Kanté: Imam Massamba Diop menace de vilipender les homosexuels du Sénégal

YERIMPOST.COM  Sermon de feu de l’Imam Massamba Diop ce vendredi 12 juillet ! Secrétaire exécutif de l’Ong Jamra, il a révélé qu’il existe au moins une douzaine d’associations d’homosexuels reconnues au Sénégal. Sans mettre de gants, Imam Diop menace de dévoiler la liste de ces associations et de leurs membres si jamais son homologue du Point E, l’Imam Makhtar Kanté, est inquiété par la justice.

Pour rappel, une plainte de l’artiste Wally Seck plane sur la tête de l’Imam activiste qui condamnait l’attitude du chanteur après sa dernière sortie publique où il arborait le drapeau LGBT floqué sur un t-shirt. Imam Massamba Diop appelle l’Etat à assumer ses responsabilités.

La face cachée des opposants sénégalais (Emmanuel Desfourneaux)

C’est officiellement fait par un décret du 5 juillet 2019 : après le lancement du Dialogue national en date du 28 mai, que le nombre de représentants de l’opposition au sein du Comité de pilotage est enfin connu. Ils seront 7, durant 3 mois, à prendre place à la table des différentes Commissions thématiques en vue de remettre un énième rapport au président de la République. Avec les non-alignés, sorte de deuxième pôle d’opposition, ils seront au total 12. Curieusement, ce chiffre correspond à celui des douze apôtres à qui s’était adressé Jésus Christ : « Je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer ».

Simple coïncidence ou signe indien ? A l’occasion d’une interview, une révélation passée inaperçue de Madame Nafi Diallo, porte-parole adjointe du PDS, me questionne. Sans livrer les identités, elle y évoque des visiteurs nocturnes d’opposants au « Palais de Roume », avec, pour enjeu, l’entrée de ministres dans un prochain gouvernement d’union nationale. Et si, parmi les 12, ou du moins au sein des 7 opposants du Comité de pilotage, s’étaient glissés un ou plusieurs agents doubles, ou des seconds couteaux ? Et si le mensonge si caractéristique dans l’affaire Aliou Sall n’était pas le seul apanage de la majorité ?

Tout Palais présidentiel renferme bien des secrets du pouvoir. Pourquoi ne pas croire par conjecture à des tractations secrètes conduites au Palais de la République du Sénégal entre Macky Sall et certains pontes de l’opposition, en particulier des anciens frères libéraux ? Il me faut dépasser l’hypothèse d’école, et en avoir le cœur net. Après plusieurs appels téléphoniques passés auprès de certaines sources dignes de confiance, trois noms ont été dénichés : Oumar Sarr, Mamadou Diop Decroix et Me Amadou Sall.

Selon un récit circonstancié, ce serait Oumar Sarr, le Secrétaire général adjoint du PDS, qui serait à l’initiative de manœuvres souterraines pour un rapprochement entre la majorité et l’opposition. C’est lui-même, en pleine campagne présidentielle, donc avant le 24 février 2019, mais surtout en plein boycottage des élections par son parti, qui aurait été reçu en personne par le président Macky Sall. C’est à peine croyable ! Le numéro 2 du premier parti de l’opposition parlementaire s’est converti en une sorte de Janus du PDS, dieu introducteur et garantissant le passage des portes entre l’opposition et la majorité. C’est en effet par son entremise, et ce après les élections présidentielles, que Mamadou Diop Decroix et un peu plus tard Me Amadou Sall auraient obtenu une audience auprès du locataire du Palais de Dakar.

Ces agissements d’opposants de premier plan s’inscrivent dans des pratiques séculaires de la classe politique sénégalaise, telles que la transhumance ou le wax waxeet. Par-dessus tout, les 3 rencontres nocturnes viennent corroborer un scénario politique inédit qui égale le scandale Aliou Sall. Car en l’espèce, tout se fait en catimini, loin de la base, loin des militants, en toute illégalité par rapport aux statuts du PDS, et sans l’attache de Me Abdoulaye Wade.

Les trois protagonistes des réunions nocturnes ont un mobile politique : faire partie d’un possible gouvernement d’union nationale qui se profilerait vers la fin du 2ème semestre. Eloignés des fastes du pouvoir depuis 7 ans, c’est assurément long ! A plus forte raison, lorsque l’un de leur frère libéral gouverne, rien ne les sépare politiquement, le sacrifice de « l’agneau Wade » les conduit vers une impasse ! Et puis, tout autour d’eux, ce n’est qu’un champ de ruine politique : l’unité de façade du C25 a sombré dans l’oubli, et l’opposant Sonko les indispose. Tout a été minutieusement préparé. Le Dialogue national, sans raison d’être et qui selon l’article 1er du décret n° 2019-1106 n’accorde qu’une fonction consultative, n’a pour but ultime que de mener à une large alliance libérale ancrée à l’APR, avec pour résultat le bradage du PDS.

Pensez-vous que Famara Ibrahima Sagna est tombé du ciel sénégalais comme ça ? Il a été choisi car il avait à son actif un dialogue réussi ayant débouché en 1991 sur l’entrée au gouvernement de l’opposant Me Abdoulaye Wade. Subséquemment, il a une légitimité renforcée pour conduire vers un élargissement gouvernemental. Une autre curiosité que je voudrais brièvement partager avec vous. La proposition de Serigne Modou Kara Mbacké de faire d’Idrissa Seck le Vice-président de Macky Sall, doit-elle être perçue comme un simple ballon d’essai ? Vice-président, c’est plus tentant que 1er Ministre ! Cela tombe bien, la suppression du poste de 1er ministre n’a fait l’objet d’aucune concertation, et est passée en force du fait majoritaire alors que, quelques jours après, le président chantait les louanges du démarrage de son Dialogue national ! Drôle de coïncidence ! Mamadou Diop Decroix, qui a rallié Idrissa Seck, n’aurait-il pas obtenu ce poste pour son champion lors de sa rencontre avec le président Macky Sall ? Ou à minima le poste de chef de l’opposition. Soyons attentifs aux propositions à venir de la Commission politique du Comité de Pilotage.

Pour faire mordre à l’hameçon, les opposants manœuvriers ont essayé la méthode douce auprès des Wade. Les uns ont brandi l’espoir d’une amnistie (élargie à 2019 pour y embarquer tous les recalés de la bonne gouvernance sous Macky Sall), les autres ont vendu le Dialogue national avec le renfort de superlatifs à l’africaine. Face au refus du PDS et au maintien de la demande de révision du procès de Karim Wade, Oumar Sarr a dévoilé au grand jour sa face cachée en se rendant au démarrage de la journée du Dialogue national. Un autre candidat n’a pas attendu la fin du Dialogue national ! El Hadji Issa Sall se sent pousser des ailes malgré ses 4,07 % et, dans le contexte des négociations secrètes, se met à décliner tout haut ses ambitions de rejoindre le gouvernement de Macky Sall ! Ils ne se cachent même plus !

Quel est le scénario possible pour arriver à leurs fins ? Le score à la dernière élection présidentielle de Madické Niang de 1,48 % ne plaide pas en faveur d’une démission du PDS. Et leur deal est de livrer ce parti comme le fit le PS ! Ils ont deux cibles. La première, c’est Me Abdoulaye Wade, une icône de la scène politique sénégalaise, comme le fût Habib Bourguiba, l’homme de l’indépendance de la Tunisie, déposé par Ben Ali pour sénilité. La récente sortie du lieutenant d’Oumar Sarr, Abdoulaye Ba Nguer, nous éclaire en ce sens : « C’est dégradant d’envoyer Me Abdoulaye Wade au charbon, qui se trouve en retraite politique au regard de son âge très avancé ». Le secrétaire général, Me Abdoulaye Wade, sera ravi d’apprendre qu’un de ses cadres l’a mis d’office en retraite ! Pour diriger de façon officieuse le PDS, sous le régime d’un coup d’état à la Bourguiba, le secrétaire général adjoint, Oumar Sarr, peut compter sur les services du nouveau porte-parole du PDS, Me Amadou Sall, après avoir réussi à écarter de ce poste stratégique Babacar Gaye.

Leur deuxième cible est bien entendu Karim Wade. Il faut tirer avantage de son éloignement forcé et le discréditer en regénérant la machine à fantasmes ! Ils se comportent à son égard comme s’ils étaient du côté de la majorité ! D’ailleurs, ne le sont-ils déjà pas ? Reprenons les propos d’Abdoulaye Ba Nguer pour nous en convaincre : « Il appartient à Karim Wade, ministre de l’énergie de l’époque, de se prononcer (sur l’affaire Aliou Sall), d’autant plus qu’il doit être à l’aise sur cette affaire dans la mesure où la procédure était inachevée à l’arrivée de Macky Sall ». Quelle différence, hormis la nuance narquoise, avec la sortie du grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop, soutien de Macky Sall qui veut impliquer la famille Wade ? Peut-être serait-il plus recommandé de s’interroger de façon plus générale sur le vrai mutisme de tous ces opposants dans l’affaire Aliou Sall. Eux qui n’ont pas reconnu l’élection du président Macky Sall, eux qui l’ont injurié pendant toute la campagne, ont-ils aujourd’hui les mains liées avec le Dialogue national et leur deal ? La bande de trois est en train d’anesthésier l’opposition tout entière.

Il me paraît indiscutable que le PDS est au cœur d’une « guerre civile » entre responsables, voire à l’aube d’une bataille décisive comparable à celle de Pharsale ayant opposé César à Pompée. Chaque camp affûte ses armes ! Sans le moindre parti pris, j’ai décidé de vous rapporter ces réunions nocturnes car j’ai l’intime conviction que l’opposition sénégalaise est en grand danger, à fortiori le PDS et in fine Me Abdoulaye Wade. La recomposition politique sénégalaise dont ces brutus vertueux pourraient se prévaloir, est une mystification. Ils ne visent à aucun moment le bien commun du parti, mais leurs intérêts personnels. Ils marchent sur les traces du PS et de l’AFP, en contrepartie de postes dorés. L‘alliance mégalomaniaque qui se prépare, après l’élimination des 2 K, cherche à se créer un seul ennemi : le diabolique Ousmane Sonko. Ils espèrent que, après l’avoir vilipendé, ce dernier ne brise pas le plafond de verre ! Et si par malheur cela devait arriver, ils l’arrêteront comme le prédisait Me Abdoulaye Wade.

Le crime était presque parfait ! Les opposants manœuvriers savent qu’en dehors du PDS, leur destin est scellé, leur disgrâce inéluctable. Quel est l’ancien Wadiste qui a construit un parti fort ? Le PDS n’est pas en crise, ce parti est à l’aube d’une mutation nécessaire en vue de se préparer à une nouvelle alternance. Macky Sall achève son dernier mandat. Mais sûrement, certains responsables du PDS n’y croient pas trop. Comme l’atteste une autre affaire concernant Oumar Sarr. Me Abdoulaye Wade avait fini par suivre l’avis insistant de son adjoint, Oumar Sarr, de congédier sur-le-champ Madické Niang. Ce dernier avait devancé une procédure de déchéance de son statut de député. Il fut remplacé par Abdul Aziz Diop, proche d’Oumar Sarr, comme par hasard ! Contrairement aux instructions du PDS, et en rupture avec l’opposition, le nouveau député Aziz Diop vote constamment en faveur de l’APR ! Cela fait beaucoup de faisceaux d’indices qui confirment la thèse d’une mise en vente du PDS. L’ultime combat de Me Abdoulaye Wade, avant sa vraie retraite politique, n’est-il pas de sauvegarder les intérêts de ce parti historique contre les ennemis de l’intérieur ? Voire les intérêts de toute l’opposition, lui l’opposant emblématique.

Ce texte est une suite de l’épisode 1 de la série « QUE TOMBENT LES MASQUES ! » de notre éditorialiste, Emmanuel Desfourneaux, intitulé : LA MALÉDICTION D’ALIOU SALL

Devant la Dic, Abdoulaye Timbo ignore tout

YERIMPOST.COM « Je ne suis au courant de rien concernant cette affaire! » Telle est la ligne de défense adoptée par Abdoulaye Timbo, autrefois gérant de la société Agritrans. Maire de Pikine et non moins oncle des Sall, il était ce vendredi 12 juillet devant les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (Dic) pour livrer sa version des faits soulevés dans le cadre du scandale dit des 12 milliards de dollars. Son audition a été on ne peut plus discrète. L’affirmation d’Elhadji Hamidou Kassé sur le plateau de TV5, comme quoi la société Agritrans avait reçu dans ses comptes la somme de 250 000 dollars au titre de rémunération pour consultance agricole, Abdoulaye Timbo dira encore tout en ignorer . Il était pourtant gérant de la boîte à cette période mais révèle que, durant tout le temps qu’il a géré cette société, aucune activité n’y a été enregistrée que ça soit au Sénégal ou ailleurs.

C’est à se demander si, pendant les 5 tours d’horloge qu’il a passés face aux enquêteurs, Timbo a fait bouger les lignes de cette enquête avec cette posture de dénégation…

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