Blog de Cheikh Yerim Seck

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Arrivée de Macky Sall à Dakar: ça bouge au palais…

YERIMPOST.COM Le chef de l’Etat, qui s’était retiré au Maroc pour quelques jours de vacances, est de retour à Dakar. Après une rude campagne électorale où il a sillonné le pays et qui s’est soldée par sa réélection au premier tour de la présidentielle, le président Macky Sall avait « pris congé » du palais de l’Avenue Léopold Sédar Senghor pour s’isoler dans une résidence au royaume chérifien. Avec son épouse, ils ont foulé le tarmac de l’aéroport aux environs de 17 heures, ce dimanche 24 mars. La dernière réunion du Conseil des ministres devra se tenir mercredi prochain, avant la prestation de serment qui sera suivie par la démission du Premier ministre et de son gouvernement. C’est dire que les choses s’enchaînent.

La folie est la maladie la plus répandue au Sénégal (Ansoumana Dione)

La folie est la maladie la plus répandue au Sénégal. C’est Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM), qui le dit. Pour vérifier cela, il suffit juste de voir le nombre impressionnant de malades mentaux errant dans les rues, et ceci n’est que la partie visible de l’iceberg. Car, dans les foyers, ils très sont nombreux à faire souffrir des familles, faute de services de prise en charge, exclus du système sanitaire. Conséquence, ces malades sont souvent conduits chez les guérisseurs traditionnels, avec des résultats insignifiants. Malheureusement, le Ministère de la Santé et de l’Action Sociale est incapable de satisfaire la demande de la population en la matière, à cause de la mauvaise gestion de la Division de la Santé Mentale, jusqu’ici, dirigée par des médecins psychiatres, ne comprenant absolument rien de cet élément essentiel et indissociable de la Santé. C’est pourquoi, Ansoumana DIONE invite le Président Macky SALL à bien vouloir lui accorder une audience pour discuter convenablement des voies et moyens pour apporter des réponses correctes aux attentes des sénégalais en matière de santé mentale.

Rufisque, le 24 mars 2019,

Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM)

À Seydi Abubacar Sy (rta), le sanctuaire des météorites, socle de la mystique (Par Sheikh Alassane Sène)

Souffle le vent, retranché, robuste à ses élans, relevant son air pour faire dissiper le mal du cœur. Naquit à Saint-Louis un merveilleux trésor aux origines diverses, nobles en tout, unificateur de la multiplicité. Une clé aux perles rarissimes, qui illumina la vie si riche de ces grands démiurges, de ces saints derviches et de ces éminents ascètes. Une lettre en or venue à la prime heure du temps, dressant blancheur devant nos chairs, les chapelets cirés au parfum musqué, les cordes vocales rodées, le Prophète Muhammad (psl) chanté, Dieu, le Seigneur en tout, exalté, le colon séduit, les terres enrôlées, les cieux pistés, l’héritage de Maodo venait d’être perpétué et à jamais préservé. Seydi Boubacar au manteau blanc et au bonnet royal a l’honneur d’être honoré par l’honneur qui suinte de lui, injection du Seigneur. Gloire à Dieu, qui a encore révélé un de ses grands miracles, avec ta généreuse naissance.

Le temps passe, laissant des traces, effaçant nos cicatrices, ceux qui aiment infiniment Khalifa Ababacar Sy ne l’ont connu que par sa merveilleuse histoire racontée par des hommes éteints en lui. Eau des sous-sols, encore frappée de fines graines, grêles au crépuscule, viatique qui bouscula le rythme des mystères cachés, une œuvre colossale s’est dévoilée, parachevée par un sang noble, riche, et sans tâche. Serigne Babacar Sy est cet ami fidèle, à l’allure de seigneur, le maître rompu au service, le disciple incontesté de Maodo, le panneau lumineux qui indique Aboul Abass, sa mission estampillée par celui qui dépassa seul, selon l’injonction divine, le Lotus des Confins. Djibril était témoin, évitant de fondre dans cette température si élevée, regardant avec admiration le paraclet dépasser la ligne infranchissable, le rideau était alors tiré. Et plus rien ne s’échappait de l’invitation suprême que l’Exalté Ahad a accordée au Saint illustre Ahmad (psl).

1885, ô année charnière, le fleuve de Saint-Louis dans un calme soulageant, accueillait sa fine brise en provenance de la mer, juste à l’embouchure, le bonheur de toute une communauté, d’un peuple et d’une future nation forte.

Sokhna Rokhaya Ndiaye, première sur la ligne tracée par Maodo, Ali Boye et Khar Yallah Sidy aux périphéries, le symbole d’une union, la philosophie révisée était en marche. Quel type d’adepte chercher et retrouvé dans les nobles pédagogies d’un fils prodige, au caractère si noble et à la démarche si parfaite.

Son silence parlait, son charisme avait freiné l’élan vicieux du colon. Khalifa Ababacar Sy était respecté par ces hommes venus de l’Occident, dissouts au bien matériel, usufruit en bandoulière. Le « Nassiril Haqq bil Haqq » qui résonnait de partout, avait fini par leur parler en profondeur. Le monde que bâtit le Saint homme, seigneur des bergers et des vergers, avait fait de lui, ce grand héritier aux multiples branches, branché à Maodo, le faisceau sacré des effluences mystiques.

« Heulmin Sabîline », de ses sublimes doigts naquît ce merveilleux poème dédié à Aboul Abass Ahmada Tijani (rta) le souffle des cœurs guéris, preuve de cet amour pur qu’il voue à son illustre maître, le noble chantier d’Abba Za’ra (psl).

La joie et la douleur se sont frottées sans pitié sur tes terres, et d’un duel amer et retentissant, nulle d’entre elles n’est sortie vainqueur, car ton cœur était ailleurs, dans la demeure où raisonne l’amour pur, loin du censeur qui a échoué en voulant te raisonner. Seydi Abubacar avait entamé une pérégrination amoureuse dédiée au maître à Fès, et cela avait fait germer tout son bonheur d’ascète de premier rang.

En ces temps si précieux, où Dieu, établi sur son majestueux Trône, lui octroya des pouvoirs illimités, gérés avec humilité, comment ne pas saluer avec déférence, l’éminent serviteur du détenteur des faveurs divines, Abubakrin Sadikh (ra)! En forçant murs et remparts, comment ne pas cogiter sur les versets de la sourate Yassin qui ont pansé les plaies issues de nos faits laids! Comment ne pas penser à toi, ô illustre fils de Maodo, aux mystères codifiés! Tu t’es tu dans le savoir en alignant adresse et sagesse, et tu t’es élevé dans la science sans bruit en domptant toute forme d’ignorance.

La splendeur revêtue de pagne blanc te salua et trouva refuge dans tes châteaux aux jardins si bellissimes. Tu es un océan de sciences dans lequel tes disciples, chanceux, se noient de connaissances. Tu as étanché leur soif quand ils eurent besoin de connaître Aboul Abass, de fréquenter les rives ahmediennes et d’être des amis privilégiés de Dieu le tout Puissant. Dans la lumière de ta pensée, retentit la clairvoyance raffinée de tes idées. Tu es rentré dans chacune de nos vies, dans chacune de nos pensées, dans chacun de nos faits et gestes comme une fine lumière placée dans une embouchure. Tu es observé dans cette toile d’araignée, et chacun de ses fils parle de tes nobles qualités que tu as héritées de l’homme le plus illustre de tous les temps. Tes sublimes attributs sont aussi incrustés à chaque paille de ce nid d’oiseau au loin de ces terres du Djoloff. Djoloff, terre des grands guerriers. Djoloff, terre des femmes soumises.

Ô Seydi Boubacar (rta),

Cet amour que tu as dédié à Aboul Abass s’est essaimé de partout comme une semence, pour devenir l’amour que des générations te vouent aujourd’hui et à jamais. Cette merveilleuse histoire qui nous lie à toi, qui symbolise la recherche de l’essence d’Allah, est plus puissante que le sentiment d’une femme amoureuse prête à subir l’endurance d’une union, ou encore d’un soldat prêt à souffrir et à mourir sur un champ de bataille pour sa patrie.

Notre désir est de te sentir partout et toujours, et te plaire au trépas. Contempler ton image fait écarter le doute, fixer tes yeux fait allumer un feu d’espoir dans les cœurs que rien ni personne ne pourrait éteindre.

Arriva le 25 Mars 1957, douloureux et inoubliable, le ciel avait perdu son sourire ravissant et son sommeil d’enfant, la terre semblait vouloir rompre avec la lune, aucune gravité autour d’elle, l’atmosphère était lourde, une étoile si rayonnante se retira de ces espaces, de son intimité et de celle des siens.

L’oiseau avait inondé son nid par ses larmes, tellement son chagrin était énorme, l’araignée s’était coincée dans sa toile, elle avait perdu le fil de son ingéniosité. Les larmes des panégyristes du saint illustre inondèrent les foyers, les cœurs et les visages, par leurs chants d’adieu si émouvants. Khalifa Ababacar Sy venait d’être convié par son Seigneur, pour un voyage inscrit aux tablettes, qui allait rendre orphelins les adeptes du zikr, les saints au magnifique destin et les desseins en nos mains, peints.

La mort n’a pas pu emporter avec elle ton histoire, elle n’est pas arrivée non plus à la retrancher dans les archives, ni l’effacer des cœurs, car elle demeure vivante, immortelle et inamovible. Elle s’est éternisée au contact des vents, des eaux, des montagnes et autres espaces où vit une créature du meilleur des architectes. Gloire à Lui, le Seigneur des mondes, qui t’a élevé au rang d’illustre saint, d’exceptionnel macrocosme et d’érudit privilégié. Que Dieu, le glorifié, sanctifie ton grand secret, Ô Cheikhal Khalifa (rta)! Amin.

Sheikh Alassane Sène
Disciple du Prophète Muhammad (psl)

Nécrologie: décès d’Issa Cissokho de l’Orchestra Baobab

YERIMPOST.COM Une grosse branche du baobab est tombé. L’orchestra Baobab est frappée par la grande faucheuse. Le grand saxophoniste Issa Cissokho a été rappelé à Dieu ce dimanche soir. La rédaction de Yerimpost présente ses condoléances à sa famille ainsi qu’à l’orchestre qu’il avait intégrée depuis 1972.

Vidéo- Insolite du jour: une chèvre donne naissance à une agnelle

Remaniement dans le mouvement Yen A Marre: Aliou Sané remplace Fadel Barro

YERIMPOST.COM A l’issue des assises qu’ils organisaient ces 23 et 24 mars, les membres du mouvement Yen A Marre ont procédé à quelques changements au sein du bureau. Bien que toujours engagé dans le mouvement, Fadel Barro qui, depuis la création de cette plateforme, en a été le coordonnateur, a cédé sa place à Aliou Sané. D’autres faits marquants lors de ce « LEUL » sont détaillés dans ce communiqué que nous reproduisons in extenso…

Comme annoncé, le mouvement Y en a marre a tenu son «LEUL» (Assises) les 23 et 24 mars 2019 à son QG sis aux parcelles Assainies Unité 16.

Cette rencontre a vu la participation des Esprits Yen a marre de Dakar et de différentes régions du pays (Diourbel, Kaffrine, Kaolack, Louga, Saint Louis, Thiès, Ziguinchor…)

Elle a permis d’interroger et de mettre en débat le mode de fonctionnement de l’organisation, sa structuration et ses perspectives.

La rencontre a été aussi une opportunité pour le Mouvement Yen a marre d’apprécier sa participation dans la conquête et la préservation des acquis démocratiques et la mobilisation des jeunes dans l’engagement citoyen. Yen a marre se félicite de l’intérêt toujours vif que les citoyens lui accordent et s’engage à poursuivre son rôle d’éveil et d’exemplarité.

L’un des temps forts de cette rencontre a été le renouvellement du bureau Y en a marre. Ainsi, Fadel Barro passe le témoin de la coordination à Aliou Sané, membre fondateur qui occupait jusque là la fonction de Secrétaire Exécutif.

Il faut noter que plusieurs autres réaménagements ont été apportés aux instances et organes de pilotage du mouvement, avec une intégration significative des jeunes. Les membres du bureau sortant restent tous engagés au sein de Y en a marre, pour faire face aux défis et chantiers futurs de l’organisation

Fait à Dakar, le 24 mars 2019

Ousmane Sonko dit ses vérités dans cette interview accordée à Jeune Afrique

Arrivé troisième à la présidentielle du 24 février, il ne s’était pas exprimé depuis. Il a accepté, en exclusivité pour JA, de sortir de son silence pour livrer sa vision de l’avenir politique qui s’est soudain ouvert devant lui.

S’il se revendique d’une génération qui a grandi avec internet, il aura fait mentir ceux qui le résumaient à un «candidat Facebook». «Je suis l’un de ceux qui ont été les plus présents sur le terrain pendant la campagne», assure Ousmane Sonko, 44 ans, qui a traversé le ciel de la présidentielle du 24 février tel un objet politique non identifié. Pour sa première candidature, cet ancien inspecteur aux Impôts et Domaines est arrivé troisième du scrutin avec 15,67 % des suffrages et semble avoir démontré qu’il faudra compter avec lui lors des prochaines échéances électorales. N’a-t-il pas multiplié par vingt, en un an et demi, le nombre de voix qu’il avait obtenues lors des législatives ?

Au sein d’une opposition en profonde recomposition, cet électron libre au discours radical, qui passe souvent pour un provocateur un brin sulfureux, entend bien tirer parti au plus vite de cette défaite aux allures de victoire personnelle. Sur sa route, les obstacles ne manquent pas : s’il a su séduire un électorat jeune et urbain et une frange de la diaspora, une partie du pays voit en lui un Robespierre abrupt et imprévisible. Les scores engrangés en l’absence de Karim Wade et de Khalifa Sall sont-ils autant de mirages qui pourraient s’évanouir demain ? Pour sa première interview depuis l’élection, Ousmane Sonko s’en explique à JA.

Jeune Afrique : Les quatre candidats de l’opposition ont annoncé qu’ils rejetaient « fermement et sans aucune réserve » les résultats définitifs de la présidentielle, sans toutefois déposer de recours. Quelles fraudes prétendez-vous avoir constaté ?

Ousmane Sonko : Personnellement, je ne me suis jamais prononcé sur les chiffres. Il n’était pas question de donner des résultats qui seraient démentis par des PV signés par mes propres mandataires. Mes réserves portent sur l’appréciation du processus électoral dans sa globalité. Je considère en effet que Macky Sall ne mérite pas d’être reconnu vainqueur, car il a fait cavalier seul, définissant les règles du jeu sans aucune concertation avec l’opposition, en violation du consensus qui prévalait au Sénégal depuis 1998. Cela concerne l’élaboration du fichier électoral, la distribution des cartes d’électeur, l’absence de neutralité du ministre de l’Intérieur… La position commune que nous avons adoptée tous les quatre est donc de ne pas reconnaître la légitimité du président Macky Sall, dont la victoire est purement technique.

Indépendamment de ces réserves, quels enseignements tirez-vous des résultats officiels ?

Globalement, les quatre candidats de l’opposition ont obtenu des scores honorables. Cela montre qu’il y a une véritable opposition au Sénégal, contrairement à ce que certains ont voulu croire. D’un côté, Macky Sall a vu son score baisser par rapport à celui de 2012, où il atteignait 65 %. Inversement, les autres candidats ont progressé. Idrissa Seck est passé de 7,8 % en 2012 à 20,5 %. Quant à mon parti, le Pastef, il avait recueilli 1,1 % aux législatives de 2017, et nous avons aujourd’hui presque atteint 16 %. Ce n’est donc pas une progression mais un bond spectaculaire. S’il s’était agi de législatives, l’opposition aurait recueilli deux groupes parlementaires, au lieu d’un seul actuellement. Et s’il s’était agi d’élections locales, nous aurions pu remporter un nombre appréciable de municipalités. Car dans beaucoup de villes, comme à Dakar, le score cumulé de l’opposition dépasse celui du président sortant.

À condition toutefois de nouer des alliances. Car dans la grande majorité des départements, Macky Sall est arrivé en tête…

Effectivement, la question des alliances est importante. Dans la région de Ziguinchor, où nous sommes en position de force, le Pastef n’en aurait pas besoin. Dans d’autres communes ou départements, en revanche, c’est en nous alliant que nous pourrons espérer l’emporter.

Le candidat du Parti démocratique sénégalais [PDS], Karim Wade, et l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, n’ont pu se présenter. Dans quelle mesure Idrissa Seck et vous-même avez bénéficié des reports de voix de leur électorat ?

Avec ce taux de participation massif, tous les candidats ont manifestement bénéficié de ces reports. Est-ce à dire que ces voix nous sont acquises définitivement ? Je ne saurais le dire. Il faut aussi constater que les ralliements des uns et des autres n’ont pas toujours été suivis d’effet. À Dakar, je n’avais reçu aucun soutien de la part des élus locaux, et pourtant j’ai réuni 101 000 voix, alors qu’Idrissa Seck en a obtenu 115 000 avec le soutien de Khalifa Sall. Mais personne ne sait si cet électorat lui restera fidèle.

Vous n’aviez recueilli que 37 000 suffrages en juillet 2017, aux législatives. En février dernier, vous en avez engrangé près de 700 000. Comment expliquez-vous cette percée ?

Je pense que nous sommes venus combler un vide sur un certain nombre de problématiques fondamentales liées au devenir des pays africains, les responsables politiques ne les ayant jamais abordées de front. C’est le cas de la protection de nos économies, du franc CFA, des accords de partenariat économique… Autant de « questions qui fâchent », comme on dit. Il y a eu aussi notre combat pour la bonne gouvernance, qui nous a propulsés sur le devant de la scène : la gestion des ressources budgétaires et fiscales, celle du pétrole et du gaz… Depuis 2017, notre rôle à l’Assemblée a été déterminant. Nous y avons été très actifs, abordant nombre de sujets techniques. Les Sénégalais ont sans doute perçu une autre façon de faire de la politique, qui les a sortis d’une certaine torpeur.

On vous prête une posture de provocateur. Est-ce une image que vous entretenez à dessein ?

On m’a effectivement présenté comme quelqu’un d’arrogant, de suffisant, de sulfureux… Il y a quelques jours, un ministre de Macky Sall a même prétendu que j’avais « l’insulte à la bouche ». Pourtant, ce n’est pas dans mon éducation. Mais j’assume mes convictions. Il y a un terme wolof, le « maslaha », qui décrit une certaine forme de pudeur, voire de duplicité : il ne faut pas dire les choses de manière trop directe, il vaut mieux tourner autour. Est-ce dû au fait que j’ai grandi en Casamance ? En tout cas, je préfère dire les choses telles qu’elles sont, dans le respect des personnes, ce qui peut être perçu par certains comme de la provocation. Ce qui me préoccupe fondamentalement, c’est l’intérêt général. La corruption, le népotisme, le bradage des intérêts nationaux me sont insupportables. Et, quand je m’exprime sur ces sujets, il est vrai que je le fais avec des mots durs.

Vous prétendez incarner un renouveau de la classe politique sénégalaise. Pourtant, à quelques jours de l’élection, vous vous êtes affiché aux côtés d’Abdoulaye Wade, 92 ans, qui est entré en politique sous Senghor. N’est-ce pas paradoxal ?

Il y a dans notre culture un profond respect envers les aînés. La base du Pastef est jeune, mais nous comptons aussi des doyens parmi nous et un comité des sages. Après les législatives de 2017, j’ai eu à échanger pour la première fois avec Abdoulaye Wade. Ce n’était pas vraiment politique – nous n’avons pas évoqué de perspective de coalition entre nos deux partis –, mais c’est un monument de l’échiquier sénégalais. Je suis moi-même né en 1974, l’année où il a créé le PDS. Depuis notre première rencontre, je sais qu’il suit notre travail, même de loin, et l’apprécie. De mon côté, je reçois ses conseils. Quoi qu’on ait pu lui reprocher, et bien que j’aie fait partie de ceux qui avaient manifesté à l’époque contre son troisième mandat, je crois que, sur la question de la souveraineté et du patriotisme, il est celui qui s’est le mieux illustré parmi les quatre présidents du Sénégal.

Lorsque vous l’avez rencontré à l’hôtel Terrou-Bi, le 9 février, espériez-vous qu’il donnerait une consigne de vote en votre faveur ?

Non. En rentrant au Sénégal, la posture d’Abdoulaye Wade était très claire : il considérait que son parti avait été irrégulièrement privé de candidat – un point de vue que je partage. Il avait clairement dit qu’il venait pour empêcher la tenue de l’élection et qu’il ne soutiendrait aucun candidat. Il m’a exposé sa position, et j’ai fait de même : nous étions déjà trop engagés dans la campagne pour envisager de la suspendre.

Quelles relations entretenez-vous avec les autres leaders de l’opposition ?

Nous nous retrouvons régulièrement dans le cadre du Front pour la démocratie et la résistance nationale (FNR), qui n’est pas une coalition mais plutôt une structure informelle luttant pour obtenir la transparence du processus électoral. Mais il n’y a pas de proximité politique particulière entre nous.

Si elle ne parvient pas à constituer des alliances en vue des élections locales de décembre, l’opposition risque de buter sur la coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar (BBY). Quelle est votre stratégie ?

Il est encore trop tôt pour aborder la question des alliances. Nous allons d’abord approfondir le travail de terrain afin de consolider notre base là où nous étions en tête et de l’élargir là où nous sommes arrivés en deuxième position. Nous nous donnons jusqu’en septembre pour procéder à un état des lieux.

Macky Sall a appelé l’opposition à un dialogue dont il détaillera les modalités ultérieurement. Comptez-vous profiter de l’occasion pour parvenir à un consensus autour du processus électoral ?

Dans une démocratie, le dialogue national doit se tenir à l’Assemblée, là où les questions sont débattues entre la majorité et l’opposition. Pour ce qui est du processus électoral, le Sénégal a une expérience et une expertise avérées. Si Macky Sall veut parvenir à un consensus, il lui suffit de reproduire les schémas du passé – c’est un travail purement technique. Chaque parti a déjà identifié les vrais problèmes et pourrait alors envoyer son responsable chargé des élections. Tant que nous n’avons pas été saisis officiellement d’un projet de dialogue et de son ordre du jour, mon parti ne peut pas donner de position officielle. En mon nom personnel, je peux seulement dire qu’il n’y a ni pertinence ni urgence à dialoguer, d’autant que cela reviendrait à reconnaître la légitimité du président Macky Sall.

Vidéo- Prestation de serment et nouveau gouvernement: Qu’en pensent les Sénégalais…

Youssou Ndour et le Groupe Futurs Médias, arrêtez ! (Mandiaye Ndiaye)

Fekke Molaci Boolé Wayé Bokoci ak Ngor ak Ndioup car l’avilissante dernière publication du journal l‘Observateur de ton groupe de presse GFM par le journaliste Ndiaga Ndiaye à l’endroit du Colonel Abdourahim Kébé du parti Rewmi l’a prouvé.

Ndiaga Ndiaye un journaliste loin d’être incorruptible et indépendant n’en est pas à son premier coup d’essai car depuis qu’il officiait au journal « le quotidien » de Madiambal Diagne, Ndiaga est le fantassin qui écrit les articles issus des basses manœuvres.

La partialité du GFM (Groupe Faral Macky) ne souffre d’aucune suspicion mais de grâce n’invitez pas la lâcheté dans vos sorties jusqu’à tenter de discréditer, ternir ou entacher l’honorabilité d’honnêtes personnes en l’occurrence des proches de Idrissa Seck dans le seul but d’une obsession de déstabilisation de Ndamal Cadior.

Youssou Ndour détrompe toi, avec ton groupe de presse et alliés du Maquis vos complots et tentatives de destructions du Président Idrissa Seck seront vains car ce que (Il est midi, le messager, xibaar, express new) dont la seule ligne éditoriale était de salir Idrissa Seck n’ont pas réussi, le GFM ne parachèverait jamais cette mission infâme.

Hormis les agressions médiatiques Idrissa Seck a fait face à une agression judiciaire sans preuves, sans fondements, des agressions physiques, des agressions mystiques, des agressions politiques, malgré tout cela il reste debout et continue sa noble mission de Servir le Sénégal.

Yousssou Ndour dites à votre patron qui vous envoie les instructions exécutées par ton groupe de presse qu’il vaut mieux subir l’injustice que de la commettre et celui qui sème l’injustice moissonne le malheur.

 

Mandiaye Ndiaye

Parti Rewmi

Second mandat de Macky Sall: Serigne Mbaye Thiam Premier ministre ?

A peine réélu avec plus de 58% des suffrages selon le conseil constitutionnel, les allié du président Sall oublient vite les élections et se projettent sur le prochain gouvernement que le Président va mettre sur place. Entre intimidations et « menaces », le parti demande l’augmentation de son quota de Ministres, Serigne Thiam lui, se voit comme premier ministre et le dit à qui veut l’entendre.

 

Dans sa quête de pouvoir de contrôle du parti socialiste, le plénipotentiaire de Macky Sall lors des élections du 24 février dernier, Serigne Mbaye Thiam, ministre jusque-là de l’éducation se voit déjà, bien assis dans le fauteuil de Boun Dionn. Invraisemblable que cela puisse être, l’homme de Keur Madiabel, croit dur comme fer, à son poste de premier ministre.

En effet, à Keur Madiabel déjà, dans une réunion qu’il dit convoquer pour remercier les militant de la brillante réélection du Président Sall, SMT livre à ses camarades socialistes et responsables départementaux un discours d’un premier Ministre confirmé. Il oublie certainement que cette présidentielle a été une affaire de Macky Sall et la victoire n’appartient qu’au président sortant et son bilan. Mais bon…il continue d’y croire malgré tout.

Dans une émission télévisée d’un média de place, répondant à la question du journaliste présentateur, sur son éventuelle candidature à la mairie de Keur Madiabel, SMT assure qu’il ne pense pas avoir le temps d’être maire… « Monsieur le Premier Ministre Serigne Mbaye Thiame », n’aura pas, « certainement », le temps de gérer des problèmes locaux…du moins c’est ce qu’il croit !

Dans certaines de ses discussions entre amis et proches, là aussi, SMT n’oublie jamais de dire à son interlocuteur, qu’il sera le premier Ministre du Sénégal, du gouvernement prochain.

Waaw kii nak moom kuko wakh niko mooy nekk, le futur locataire de la primature ?

 

BAMBY

Vidéo- Babacar Pascal Dione félicite le président Macky Sall pour “sa brillante victoire”

Me Doudou Ndoye: « Ce n’est pas dans les rues qu’il faut crier au dialogue! »

YERIMPOST.COM L’appel au dialogue lancé par le chef de l’Etat, au lendemain de sa réélection, a été apprécié mais c’est la méthode qui irrite. Interpellé sur le sujet, Me Doudou Ndoye a estimé que le président Macky Sall s’est montré inélégant en faisant cet appel. « On n’appelle pas en public quelqu’un que l’on considère important ou avec qui on veut faire des choses importantes. On fait le nécessaire pour l’approcher ! », a déclaré le secrétaire général de l’Union pour la République (UPR) sur les ondes de la RFM. Le non moins avocat au barreau de Dakar a ajouté que le président de la République dispose de tous les moyens possibles pour parler aux personnes auxquelles il souhaite parler et de manière discrète. « Ce n’est pas dans les radios ou dans les rues qu’il faut crier venez à moi ! », a fulminé l’invité du Grand Jury de ce dimanche 24 mars.

MPS/SELAL, FALE, MSU/France mettent sur pied Dooleel Opposition

COMMUNIQUE
Nous soussignés, réunis à Dakar le jeudi 21 mars 2019, avons procédé à des échanges de vues sur l’évaluation de la présidentielle du 24 février et les perspectives de lutte de l’opposition.
Concernant l’évaluation de la présidentielle, nous nous félicitons du résultat positif obtenu par la Coalition IDY2019, dont nous sommes membres, et son candidat. Les électeurs ont donné à Idrissa Seck une grande victoire en le qualifiant au second tour. Nous les en remercions, même si Macky Sall parvient pour l’instant à étouffer cette victoire en utilisant des moyens que la loi et la morale condamnent.
Nous saluons la maturité, la lucidité et la responsabilité de notre candidat et de notre coalition devant la confiscation du pouvoir perpétrée par Macky Sall.
Nous félicitons également le candidat Ousmane Sonko et sa coalition pour les excellents résultats obtenus et leur engagement patriotique.
Nous restons déterminés à poursuivre le combat jusqu’à la restauration de la démocratie et de la souveraineté populaire.
Concernant les perspectives, nous pensons que l’avenir de notre démocratie dépend aujourd’hui du renforcement de l’opposition sénégalaise.
Seule une opposition plus unie, plus structurée, plus efficace, peut aider les Sénégalais à faire face au pouvoir illégitime de Macky Sall et à ses politiques antisociales, qui aggravent en ce moment les pénuries d’eau potable dans plusieurs régions du pays.
Nous ferons tout notre possible pour apporter une contribution de qualité à cette tâche nationale. C’est pourquoi nous mettons en place une alliance dénommée DOOLEEL OPPOSITION, qui reste ouverte à tous les démocrates et patriotes partageant ses objectifs.

Fait à Dakar le 21 mars 2019
ONT SIGNE : Les porte-parole de l’alliance
Mamadou Bamba Ndiaye, ancien député, secrétaire général du MPS/SELAL
Mamadou Fall, ancien ambassadeur, président du FALE
Sidy Fall, cadre de la diaspora, coordonnateur du MSU/FRANCE

La politique, cette noblesse transformée en vilenie

Le brillantissime journaliste Babacar Justin Ndiaye disait « la politique est le cimetière des amitiés « . Si on définit la politique comme l’art de gérer la cité au Sénégal on la définit comme l’art de se détruire mutuellement entre adversaire. De nos jours il suffit de décliner ses ambitions pour participer voire proposé des solutions au développement du pays pour s’attirer de tous les foudres du monde. De la calomnie en passant par la médisance, le mensonge ainsi que tout ce qui peut dénigrer l’adversaire pour gagner la sympathie de l’opinion. Il suffit dans notre Sénégal de s’engager en politique pour qu’on scrute ta vie privée, fasse de graves révélations qui pourront pour l’éternité déstabiliser la vie de toute une famille, parents et voisins. La politique au Sénégal ne devrait pas être l’art de s’auto détruire mais plutôt l’occasion de concourir vers le bien. Nos hommes politiques doivent revoir en premier leur responsabilité devant leur peuple. Ils ne doivent jamais cesser de penser au grand rendez vous devant Dieu le Jour où TOUT sera jugé et rejugé par un Tribunal où même nos pensées ainsi que nos actes seront dévoilés. L’arène politique ne doit pas être un lieu où se livrent de mortels combats mais un cadre de proposition et de capitalisation d’idées pouvant amener le Sénégal vers les sphères de l’émergence. Un pays ne s’émerge pas par une seule personne quelque soit son intelligence, sa ruse ou ses très bonnes idées. Un pays ne se développe pas par l’action d’une minorité ou même l’action d’une majorité seulement mais par une mobilisation de tout un peuple sans exception car l’adage dit que « bou gni di gass gni di soul peunde moy bari wayé pakh dou am » (« si certains creusent d’autres ensevelissent jamais y’aura de trou »). Voilà exactement ce qu’on vit dans l’arène politique sénégalaise. Le pouvoir devrait faire de l’opposition son « nawlé » en l’écoutant religieusement et en prenant en compte ses critiques afin d’emprunter paisiblement le chemin très sinueux qui mène vers l’émergence. L’opposition doit, elle aussi aider non seulement les tenants du pouvoir mais prier pour qu’ils réussissent la mise en œuvre de leur politique d’émergence. C’est dans la cohésion et l’harmonie supportées par la citoyenneté que le Sénégal peut entrer dans la cours restreinte des pays développés. Tout modèle de développement peut être considéré comme un puzzle dont chaque citoyen quelque soit son niveau intellectuel, quelque soit son appartenance sociale ou religieuse détient un élément de ce puzzle. Tant qu’on ne s’entre aide pas à poser nos éléments à la place qu’il faut sur ce puzzle jamais au plus grand jamais on ne réalisera ce modèle d’émergence ou de développement que nous rêvons depuis notre indépendance.

Le Sénégal est un petit pays avec des atouts socio-économiques, environnementaux et ressources naturelles considérables: relief plat, ensoleillé entouré sur le tiers de son périmètre par la mer, plus l’existence de cours d’eau douce et de nappes phréatique et Maestrichtien très fournies alors pourquoi tant de haine entre frères, entre concitoyens pour participer au développement du pays. Sommes-nous conscient que pour diriger un peuple et avoir la grâce divine et la reconnaissance de toutes les générations qui suivront celà nécessite beaucoup et beaucoup de sacrifice de soi. C’est pourquoi en « Islam, le dirigeant ou le guide, digne de ce nom, doit avoir des connaissances approfondies qui lui confèrent une droiture irréprochable, une indépendance et un courage exemplaires à toute épreuve. Son attitude doit forcer le respect. Il doit même être craint et envié pour son pouvoir naturel et son admiration dans les cœurs des individus, un don qu’Allah réservé à Ses rapprochés. Il doit résister à la tentation de l’argent et du pouvoir, promeut la justice et l’équité et place sa confiance en l’Unique. L’histoire retiendra pour toujours leurs noms » disait l’ingénieur et Imam Ibrahima Thierno Lo. Un tel guide pourra jouer ce grand rôle de manager, de rassembleur pour inviter les quinze millions de sénégalais à poser chacun son élément du puzzle pour créer l’émergence du Sénégal car en s’inspirant de Mao Tsé Toung « le Sénégal doit compter sur le bras et l’intelligence de tous ses fils et filles sans exception pour son émergence ».

Je ne saurai terminer cet article sans rappeler ces paroles du prophète Muhammad psl qui avertissait l’humanité du comportement de l’homme marquant l’approche de l’heure du grand rassemblement devant sa MAJESTE ALLAH. Le Prophète dit: « Parmi les signes de l’Heure:… on accusera l’honnête de trahison et on fera confiance aux traîtres. » (Ahmad, Bazzâr, At-Tabarâni) « Parmi les Signes annonciateurs de l’Heure: les mauvaises personnes seront honorées, les bonnes rabaissées, les actes et pratiques se feront rares tandis que l’on parlera beaucoup… » (Al-Hâkim)

Qu’Allah fasse que tous les acteurs politiques du Sénégal aient la clairvoyance de Oumar Ibn Abdel Aziz de par son « mandouté », de Mahatma Gandhi de par son sen élevé du sacrifice pour la génération future, de Nelson Mandela pour sa patience et de Cheikh Ahmadou Bamba pour son sens élevé du pardon.

Modou Fatma MBOW

Ingénieur

Kébémer

Corruption: le patron du PSG Khélaïfi explique le paiement de 3,5 millions de dollars à Massata Diack

La série noire se poursuit pour le président du Paris Saint-Germain Nasser al-Khelaïfi. Après les révélations des Football Leaks sur le dopage financier du club de la capitale ou son système de fichage ethnique, et l’élimination prématurée en huitièmes de finale de la Ligue des champions, le patron du PSG est rattrapé par une affaire de corruption.

Entendu mercredi 20 mars par le juge d’instruction Renaud Van Ruymbeke en présence d’un procureur du Parquet national financier (PNF), Nasser al-Khelaïfi, qui cumule aussi les fonctions de ministre (sans portefeuille) du gouvernement qatari, de président du fonds d’État QSI et de la chaîne de télé BeIn, a été placé sous le statut de « témoin assisté » dans le cadre de l’information judiciaire ouverte par le PNF pour « corruption »et « blanchiment aggravé », au sujet notamment de l’attribution des championnats du monde d’athlétisme au Qatar.

Le statut de « témoin assisté » est intermédiaire entre celui de simple témoin et de mis en examen. Il peut évoluer au cours de la procédure, comme ce fut le cas avec le « selfie armé » d’Alexandre Benalla.

Les soupçons reposent sur deux virements, révélés par Le Monde, d’un montant total de 3,5 millions de dollars, effectués en octobre et novembre 2011 par la société Oryx Qatar Sport Investments (Oryx QSI) au profit de la société Pamodzi Sports Consulting du chef d’entreprise sénégalais Papa Massata Diack. Ce dernier n’est autre que le fils de Lamine Diack, président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) de 1999 à 2015, fédération dont Papa Massata Diack, surnommé PMD, avait obtenu la gestion des droits marketing.

Soupçonné de corruption dans plusieurs affaires en lien avec l’IAAF, mais aussi dans des procédures d’attribution des Jeux olympiques, Papa Massata Diack fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis en 2017 par la justice française, qui mène une vaste enquête judiciaire au sujet de Diack père et fils. Installé à Dakar, PMD n’a jamais répondu aux convocations des magistrats.

Selon nos informations, Oryx QSI est totalement distincte du fonds souverain Qatar Sports Investments (QSI), présidé par Nasser al-Khelaïfi, qui possède notamment le PSG et la chaîne de télévision BeIn Sports.

Il s’agit d’une société immatriculée au Qatar et détenue à 50-50 par Nasser al-Khelaïfi et son frère Khalid. C’est donc avec de l’argent issu d’une société personnelle du patron du PSG, lui appartenant pour moitié, que Papa Massata Diack a été rémunéré, juste avant le vote du 11 novembre 2011 qui a attribué les mondiaux d’athlétisme 2017. Le Qatar a perdu au détriment de Londres, mais a obtenu par la suite l’organisation de l’édition 2019.

Contacté par Mediapart, l’avocat de Nasser al-Khelaïfi, Francis Szpiner, s’est refusé à tout commentaire. Le conseil de Papa Massata Diack, Jean-Yves Garaud, n’a pas donné suite à notre demande d’entretien.

Face au juge Van Ruymbeke, Nasser al-Khelaïfi a assuré qu’il ignorait tout de ce paiement, dont il aurait appris l’existence « il y a quelques jours » seulement. Il affirme que s’il possède bien la moitié des parts de la société, son frère Khalid en est le directeur général et « la seule personne ayant le pouvoir de signature » « Je n’ai pas la signature et je ne peux pas engager la moindre dépense. »

« Ce business a été créé par mon frère en qui j’ai toute confiance. Il s’occupe de mon business et de celui de ma famille », a-t-il précisé. Nasser al-Khelaïfi explique que son frère est, tout comme lui, « un joueur de tennis » mais aussi « un coach », et qu’il « connaît lui aussi Son Altesse l’émir ».

Selon Nasser al-Khelaïfi, Oryx QSI a été créée en mai 2011 par son frère pour effectuer des prestations de « restauration traiteur » lors d’« événements sportifs » ou autres. Sauf qu’Oryx QSI s’est engagée à acheter auprès de la société de Papa Massata Diack les droits télévisés et marketing des mondiaux 2017 d’athlétisme, en vue de les revendre… à BeIn Sports, la chaîne qatarie présidée par Nasser al-Khelaïfi.

La transaction est décrite dans un protocole d’accord « strictement confidentiel » entre Oryx QSI, représentée par Khalid al-Khelaïfi, et la société sénégalaise de Papa Massata Diack, Pamodzi Sports Consulting. Nasser al-Khelaïfi a spontanément remis ce document au juge Van Ruymbeke, mais dans une version non datée et non signée.

Le contrat comporte plusieurs bizarreries. Oryx QSI s’engage à acheter les droits télé pour 32,6 millions de dollars, mais uniquement « à condition que les championnats du monde IAAF 2017 soient attribués à Doha, Qatar, par le conseil de l’IAAF du 11 novembre 2011 ».

Sauf qu’un premier versement « non remboursable » de 3,5 millions de dollars à Pamodzi est prévu dès la signature du contrat. « Tous les paiements effectués avant la décision du conseil font partie de la campagne pour la candidature et ne sont pas remboursables », peut-on lire dans la clause 6.3. Le paiement par la société de Nasser al-Khelaïfi et de son frère est donc désigné noir sur blanc comme étant lié à la campagne du Qatar pour obtenir les mondiaux.

Un mail et un numéro de compte compromettants

La chronologie de l’opération, résumée dans un procès-verbal du Parquet national financier, est tout aussi troublante. En 2011, Doha veut organiser les mondiaux d’athlétisme 2017 et les Jeux olympiques 2020.

Mais vu le climat brûlant du pays, il est impossible d’organiser ces compétitions l’été comme d’habitude. Pour avoir une chance de l’emporter, le Qatar doit obtenir l’accord de principe de l’IAAF et des principales fédérations internationales pour modifier le calendrier.

Le 4 août 2011, le Qatar obtient l’accord du président de l’IAAF, Lamine Diack, pour organiser ces deux compétitions en septembre et en octobre. Le 5 septembre, Doha annonce officiellement sa candidature aux mondiaux d’athlétisme. Le 4 octobre, une délégation IAAF visite les sites potentiels de la compétition à Doha.

Deux jours plus tard, le 6 octobre, le fils de Lamine, Papa Massata Diack, écrit un courriel, révélé par The Guardian, à un Qatari qu’il appelle « cheikh Khalid », pour lui envoyer un document « qu’Oryx QSI avait demandé », et qui prouve qu’il est bien le « consultant marketing de l’IAAF » pour commercialiser les droits télé des mondiaux.

Selon The Guardian, Papa Massata Diack réclame dans le même courriel 5 millions de dollars, dont une partie en cash : « Vous trouverez ci-joint les coordonnées bancaires pour le transfert de 4,5 millions de dollars qui doit être effectué comme convenu. Le solde de 440 000 doit rester à Doha en cash, j’irai le chercher la prochaine fois que je viendrai. »

Le « cheikh Khalid » à qui écrit Papa Massata Diack est-il Khalid al-Khelaïfi, le frère de Nasser et directeur général d’Oryx QSI ? « Non, ce n’est pas mon frère. Le titre cheikh est réservé aux membres de la famille royale », a répondu Nasser al-Khelaïfi au juge Van Ruymbeke.

Reste que selon The Guardian, le mail fait explicitement référence à Oryx QSI. De plus, selon nos informations, le numéro du compte mentionné dans le courriel est exactement le même que celui qui figure dans le contrat d’achat des droits télé par Oryx QSI : il s’agit du compte sénégalais de Pamodzi Sport Consulting, la société de Papa Massata Diack.

Une semaine plus tard, le 13 octobre, Oryx QSI effectue un premier virement de 3 millions de dollars à Pamodzi. Un second versement de 500 000 dollars intervient le 7 novembre, quatre jours avant le vote d’attribution des mondiaux.

Lors de son audition, Nasser al-Khelaïfi a peiné à fournir des explications claires sur ce contrat. Pourquoi Oryx QSI, créée selon lui pour effectuer des prestations de « restauration traiteur », a-t-elle finalement acheté des droits télé en vue de les revendre à BeIn Sports (qui s’appelait à l’époque Al Jazeera Sports), dont il est le président ? « Je ne savais rien de ce contrat, ayant à l’époque des fonctions à Al Jazeera Sports », a-t-il répondu.

Selon lui, son frère a été assisté dans la négociation avec Papa Massata Diack par Yousef al-Obaidly, qui était à l’époque directeur commercial de BeIn Sports. « Il a aidé mon frère dans les négociations de ce contrat du fait de ses compétences en matière de droits télévisés et marketing. » Il dit « ignorer » pourquoi al-Obaidly, qui est l’un de ses principaux collaborateurs et préside aujourd’hui BeIn Sports France, a aidé son frère : « [Ils] se connaissent depuis longtemps, je n’avais pas besoin de les mettre en relation. »

Nasser al-Khelaïfi ajoute qu’il était uniquement informé du fait que PMD était l’agent de la fédération international d’athlétisme pour négocier les droits télé. « À l’époque, Yousef [al-Obaidly] m’avait dit que l’IAAF l’avait informé officiellement d’en parler directement à la société de Papa Massata Diack, Pamodzi. »

Pour le reste, le patron du PSG et de BeIn assure qu’il connaissait à peine PMD, et qu’il ignorait même qu’il était le fils du président de l’IAAF. Nasser al-Khelaïfi dit ne l’avoir côtoyé que « brièvement, dans le cadre de mondanités » et n’avoir « jamais discuté d’affaires avec lui ». Il ajoute n’avoir jamais été impliqué, ni de près ni de loin, dans la candidature du Qatar aux mondiaux d’athlétisme.

Un dernier détail chiffonne le juge Van Ruymbeke. Comment Oryx QSI, créée « avec un capital de seulement 200.000 (monnaie non précisée) […], a-t-elle pu payer les 3,5 millions de dollars en pure perte et comment pouvait-elle s’engager sur plus de 32 millions de dollars ? » « Je ne sais pas », a répondu Nasser al-Khelaïfi. Il ajoute ignorer aussi la nature de l’activité actuelle de la société, dont il détient 50 % : « J’en justifierai plus tard. »

Nasser al-Khelaïfi fait par ailleurs l’objet d’une autre enquête menée par le parquet fédéral suisse pour des soupçons de « corruption privée » dans le cadre de l’attribution des droits médias des Coupes du monde de football 2026 et 2030.

Source: Médiapart

Défilé du 4 Avril 2019– Abdoulaye Wade à gauche, Abdou Diouf à droite et Macky Sall au milieu: Mon unique rêve

Monsieur le Président élu, mon rêve de voir réunis les 4 présidents que le Sénégal a eu ne pourra jamais s’exaucer, du fait du décès du poète Léopold Sédar Senghor, premier président de cette république officiellement née en 1960.

Le théoricien du « sénégal pays de dialogue » a très tôt compris que le ciment qui fécond notre nation si belle, si forte et si généreuse, découle naturellement de cette capacité chez l’homme sénégalais de courtiser à tout prix l’amour des rapports sociaux. En effet, le sénégalais pris dans son essence, ne peut en aucune circonstance être cette abstraction inhérente à l’l’échelle de l’individu isolé.

Monsieur le Président élu, votre personnalité rassurante, est chevillée par votre métissage culturel de Puulaar-Sérere, et du sénégalais appartenant à toutes les races. Vous êtes l’incarnation vivante du dialogue des cultures et la condition sine qua non pour sa vivification.

Monsieur le Président élu, mon rêve de voir Abdoulaye Wade et Abdou Diouf autour de vous, est devenu presque une réalité incontournable par la magie de votre appel formulé à l’endroit de vos deux prédécesseurs vivants.

Le Sénégal pour tous, est avant tout la capacité de traduire en acte ce rêve , qui j’en suis persuadé demeure le défi à relever par tous les sénégalais.

Relever ce défi contribue à bien des égards rendre à Sédar ce qui appartient à Sédar dans son royaume de dialogue et de cousinage à plaisanterie.

Monsieur le Président élu, votre élection à la tête de la magistrature suprême pour un second mandat ne souffre d’aucun doute. Et c’est en cela que le rêve est permis , puisque les chaînons des exigences politiques se sont brisés par la rencontre d’un peuple avec son rêve, finalement traduit en acte. Monsieur le president puisse ce rêve résolument orienté vers l’histoire, l’émergence et la grandeur humaine, participer désormais à donner à votre héritage fécond des actions éternelles.

Mon rêve est unique et deviendra la réalité à cause du bégaiement de l’histoire si proche et si lointaine. N’est-ce pas?
Il y a eu Trente et un ans déjà; le 28 février 1988, une élection qui avait enregistré, après la publication des résultats, des incidents très violents à la suite desquels, l’état d’urgence avait été décrété, puis levé, Me Wade, alors chef de l’opposition fut arrêté, puis jugé et relaxé, ensuite reçu en audience par Abdou Diouf, président de la République d’alors.

Toutefois, c’etait au soir de l’Aïd- El-Fitr (fête de Korité) de la même année, qu’Abdou Diouf, avait annoncé, toute une série de mesures: levée de l’état d’urgence, proposition à l’Assemblée nationale d’un projet de loi d’amnistie et appel lancé à Me Abdoulaye Wade pour une concertation pour ne pas dire dialogue.

D’ailleurs, le Secrétaire général du Pds, Me Wade avait accueilli favorablement cette initiative. Ayant obtenu le feu vert du Bureau politique du Pds par un communiqué en date du lundi 23 mai 1988.

Ainsi, Me Wade rencontra Abdou Diouf dans l’après-midi du jeudi 26 mai 1988. Et il s’en est suivi « l’entrisme » dans le gouvernement.

Dès lors , qui peut le plus , peut le moins. Macky Sall a déjà tout réussi et le seul rêve qui reste à être traduit en acte demeure le mien; Voir ce 4 Avril 2019, jour du défilé qui rappelle le Sénégal dans ses habits de grande nation: Abdoulaye Wade à gauche, Abdou Diouf à droite, et Macky Sall au milieu. Vivement!

Le Président Abdoulaye Mamadou Guissé
Sgn du parti MCSS Fulla ak Fayda.
émail:
abdoulayeguisse2014@yahoo. com

Edition 2019 du Code pénal: Me Alassane Cissé en est l’éditeur

YERIMPOST.COM Le Code pénal sénégalais édition 2019 est édité. Disponible depuis cette semaine, la nouvelle version a enregistré des métadonnées sur des lois en vigueur des dernières années et celles adoptées récemment. Le quotidien Les Echos qui livre l’information cite la loi uniforme relative aux instruments de paiement (chèque, carte bancaire…), les dispositions pénales et administratives de la loi 2017-27 du 13 juillet 2017 portant code de la presse et la loi 83-47 du 18 février 1983 portant obligation d’assurance des personnes et des biens et marchandises de toute nature entre autres… La nouveauté dans cette édition 2019 du livre du code pénal, c’est le travail de recherche qui a été mené de bout en bout par l’avocat Me Alassane Cissé

(Vidéo) Ali Bongo revient très affaibli au Gabon

Diourbel: le rapport des RG qui donne tout-faux la politique de séduction de Macky Sall

YERIMPOST.COM  Trois (3) points ont essentiellement fait perdre le candidat Macky Sall dans le Baol. Depuis son accession au pouvoir en 2012, la coalition Benno Bokk Yakaar peine à se mettre la région de Diourbel dans la poche. Un rapport des Renseignements généraux (Rg) parcouru par l’Observateur met l’accent sur les griefs que les « Baol-Baol » font au président Macky Sall. Et, déjà, il ressort une frustration chez les populations née du manque de représentants locaux dans le gouvernement. Seul le ministre délégué en charge du budget (Birima Mangara) est un diourbelois et à lui il est interdit de faire de la politique. Un autre point qui a pesé lourd dans le coeur des habitants de Touba, ce déséquilibre dans le traitement des différentes familles maraboutiques. Les enveloppes distribuées lors de la campagne électorale à des marabouts et épouses de Mbacké-Mbacké, en oubliant la base, ont été également soulignées dans ce document qui a été déposé sur la table du président de la République. La conclusion de ce rapport souligne la manière de faire des anciens chefs de l’Etat Senghor et Diouf qui se focalisaient sur le khalife général des mourides à qui il revenait de convoquer les fils, petits-fils, Cheikh…

Dëgg moo woor appelle l’opposition à prendre part au dialogue politique

Pensez que la production d’un livre « blanc » serait une contribution aux discussions, est une erreur. Je cite Thomas Vinau : « Un livre, ce n’est pas un dialogue. Ce n’est pas une réponse, ni une discussion. Un livre, c’est quelque chose qu’on te donne. Des mots qu’on te met dans les mains en te touchant l’épaule. Rien de plus. Rien de moins. Rien d’autre. »

Le bon sens doit pousser l’opposition (dans sa grande majorité) à répondre au dialogue. Autrement, elle perdra toutes les échéances à venir y compris la présidentielle de 2024.

Les partis politiques doivent dialoguer en permanence sur le processus électoral. Ce dernier  est composé des étapes essentielles suivantes :

  • Définition de la carte électorale (répartition des zones géographiques des lieux de vote
  • L’inscription sur les listes électorales
  • La publication des listes provisoires
  • Le contentieux des listes provisoires
  • La publication des listes définitives (le fichier électoral)
  • La production de cartes d’électeurs
  • La distribution des cartes d’électeurs
  • Le vote
  • La centralisation des résultats
  • La proclamation des résultats provisoires
  • Le contentieux des résultats provisoires
  • La proclamation des résultats définitifs

Toutes ces étapes sont importantes. En refusant de discuter de ces points, un mode de scrutin pour les différentes élections, l’opposition se tire une balle et creuse sa propre tombe (elle dira certainement qu’elle a été assassinée par celui qui incarne le pouvoir). C’est en participant aux discussions en 1991-1992 qu’est né le code « Kéba MBAYE », un texte consensuel.

La vérité est que la situation n’est pas si critique que ça mais nous devons toujours dialoguer pour nous donner la possibilité de stabilité et de rendre fiable le processus. Surtout dialoguer pour trouver un consensus sur les thèmes phares que sont :

  • Le mode de scrutin pour les locales, l’élection du maire et un président du conseil départemental
  • Les parrainages pour locales, il est clair qu’il faudra améliorer les modalités et le système de contrôle des signatures
  • Le fichier électoral, qu’il faut certainement rendre accessible tout le temps
  • L’institutionnalisation du dialogue avec un calendrier calqué sur celui des élections
  • Le statut de l’opposition (qui a été constitutionalisé) et de son chef, un point qu’il faudra évacuer nécessairement lors du prochain dialogue
  • La rationalisation et le financement des partis, aller vers le code des partis
  • ..

Un dialogue c’est forcément avec un contenu, des Termes de références (Tdr). Celui qui  va le lancer, le Président de la République, fournira ces Tdr en version draft et que les participants, de camps comme de celui de l’opposition, vont améliorer avec leurs amendements.

Un dialogue c’est forcément avec une forte autorité qu’il sera présidé.  Celui qui va le lancer, le Président de la République, choisira un « Kéba MBAYE bis » pour donner plus de crédits aux discussions qui seront menées. (Au vu des derniers appels)

Un dialogue c’est forcément des objectifs et des résultats. Celui qui va le lancer, le Président de la République, manifestera sa ferme volonté  de mettre en œuvre les conclusions consensuelles pour rendre sincère son appel.

Le Président Macky SALL n’a pas réduit l’opposition à sa plus simple expression. Elle s’est elle-même réduite à sa simple expression avec sa mauvaise démarche : son boycott et son désunion

 

Modou FALL

Président du Parti RV/ Dëgg moo woor

Nguir Yala, laissez maître Wade en paix !

Nous lui devons cela et tout le monde sans exception. Wade a dédié toute sa vie à la nation, il s’est sacrifié pour des droits et libertés dans des années de braise où rien ne s’offrait et tout s’arrachait au prix de sueur , de sang et de privations de toutes sortes avec comme destination les « 100m »/ Rebeuss. Wade a fait ce parcours sans se soucier de son état et de sa fortune supportant seul et en solo les énormes charges d’un parti d’opposition juxtaposé à l’ANC. Cet homme (pour ceux qui l’ont connu , ils sont peu nombreux) a enfanté toute une classe politique aujourd’hui aux affaires (dans l’Etat ou dans l’opposition),inspiré tant d’idéologies , colorié tant de visions, construit tant de leaders, sorti du tunnel tant de golden boys. Qui ne lui est pas redevable dans ce pays (opposition et pouvoir) confondus ? Même ses plus farouches adversaires le lui reconnaissent et ont tiré et/ ou appris quelque chose de maître. Dans les fours de l’opposition d’alors, il a formaté et engrangé des hommes et des femmes devenus des génies en politique, qui se comptent parmi l’élite d’aujourd’hui. A force de côtoyer maître, l’élève devient maître et ce n’est pas le tenant actuel du pouvoir qui démentira , lui qui s’est fait à tous points de vue sous la chaleur et sous l’ombre de notre vieux national. Les chambellans et autres sbires et valets, n’en parlons pas ! La plupart, sans le connaître ont bénéficié de ses cours magistraux et de ses largesses. Grâce à lui, ils ont émergé et ont aujourd’hui voix au chapitre. S’ils sont sur la bande passante, c’est que Wade a activé le grand débit pour ce bombage de torse…nu jusqu’à récemment. Les autres, incognito et vivant en infra conditions ,joignant difficilement les deux marmites s’il y a le feu doivent tout (sans aucune exagération) au vieux. Ce n’est pas des jeunots et insignifiants d’alors pour ne pas répéter « walax njann /spermatozoïdes sans aucune compétence sinon la forte gueule et le venin qui modifieront le cours de l’histoire. Ils ne devaient même pas au vu du contrat de conscience élever des insanités sur le pape du sopi quoique… ! oser insulter Wade à ce point, de son vivant avec son âge et tout ce qu’il encouru et enduré ces années –ci est inhumain et pousse à l’abîme. Wade a la politique dans le sang et dans l’âme avec ses défauts (de la politique) en ce qu’elle a de renversant et de dramatique des fois et maitre en a vu de toutes les couleurs et a fait tout ce trajet de hauts et de bas, peines et déceptions. Mettez tout ce que vous voulez pour noircir son parcours, vous ne pourrez pas. Convoquez Djin et Satan, Vivi et fiston, Wade sera toujours in –dé- mo- li –ssa- ble. Qui s’y pique s’y frottera ! Et quasi centenaire (qu’il vive encore !) et après tant de combats contre l’injustice et pour la liberté, après tant de trahisons (mot galvaudé), il en a bu maintenant assez ! Qu’il soit à l’abri et préservé des combinaisons  politiciennes du genre « appel » alors que pas même installé. Ce qui urge pour cet enfant de Wade devenu le 1er d’entre nous , c’est une réconciliation avec son père pour que demain(c’est demain déjà !) à l’heure des témoignages, le buste puisse être droit et altier et le regard sans faux –fuyant : Tout  autre appel dans ce contexte-ci n’est que vain et prématuré et donc voué à l’échec : Fils ! sans gêne et sans témoins, va à la rencontre de ton père : c’est le seul message qui vaille ! Pour le reste, le peuple a parlé et attend des réponses !

IBOU SENE KAOLACK

Quelle réflexion face à la folie meurtrière ? (par Ibrahima Thiam)

Le monde a appris stupéfait et horrifié l’attentat terroriste survenu en Nouvelle-Zélande. Aux dernières nouvelles celui-ci a fait quarante neuf victimes et plusieurs dizaines de blessés, y compris des enfants, tous des musulmans réunis dans deux mosquées de Christchurch pour la prière du vendredi.

 

Cette tragédie m’inspire deux réflexions. La première est que la violence et la lâcheté n’ont pas de frontière politique ou religieuse. Dans l’histoire du 20e siècle le fascisme, le nazisme, le communisme ont laissé derrière eux des sillages sanglants, des millions de vie détruites. Un grand écrivain André Malraux a écrit « Le 21e siècle sera religieux ou ne sera pas ». Peut-être ! Mais à quel prix le sera-t-il si on ne cesse de perpétuer des meurtres et des attentats au nom de l’islamisme ou du catholicisme après ceux revendiqués le siècle précédent au nom du matérialisme.

 

Depuis des siècles les guerres de religion ont ensanglanté le monde, en Europe comme au Moyen-Orient et on pouvait espérer que la tolérance tant prônée en France par « Le siècle des Lumières » au XVIIIème et revendiquée par le philosophe Voltaire finirait par l’emporter sur les haines aveugles et les passions destructrices.

 

Il faut croire hélas qu’il n’en est rien et que l’aveuglement absurde de certains continue son œuvre de mort. A quand la sagesse finira-t-elle par conduire l’humanité ? Est-ce être à ce point crédule, naïf que de vouloir y croire ? Les religions du livre, quelques qu’elles soient, (musulmane, hébraïque, catholique) ont un socle commun qui est de prôner l’amour de son prochain dans le respect des croyances de chacun. Qu’a-t-on fait pour les dévoyer à ce point et les détourner de leur message de paix originel ? Comment des assassinats de masse ont-ils pu se revendiquer d’elles ? Il y a là un constat épouvantable et une situation qui attriste profondément le croyant que je suis. Et pourtant toutes ces religions, au nom desquelles on commet quotidiennement tant de meurtre, n’ont-elles pas la même origine, celle de Moïse de Jésus et de Mouhamed(swt) ?

 

Le drame qui a endeuillé la communauté musulmane en Nouvelle-Zélande est l’œuvre semble-t-il d’un militant d’extrême-droite, « suprématiste » et raciste adepte de la théorie du « grand remplacement ». Prenons garde qu’un jour cette islamophobie, cette xénophobie ne débouche pas sur une confrontation entre communautés, ce qui est le but recherché par ces individus, autrement dit une guerre civile. Chacun doit être conscient d’un tel danger et doit appeler aux responsabilités des uns et des autres et à la paix, aussi bien dans les mosquées, les églises et les synagogues.

 

La deuxième réflexion que m’inspire ce fait-divers tragique est l’absence de réaction des plus autres autorités dans le monde pour le condamner. Qui ne souvient qu’à la suite des attentats de Charlie-Hebdo à Paris une multitude de dirigeants de la planète s’étaient retrouvés dans la capitale française au cours d’un immense défilé condamnant ce lâche attentat et appelant à la paix.

 

J’aurais aimé qu’une initiative comparable soit prise en Nouvelle-Zélande, comme j’aurais aimé une réaction plus vive de Macky Sall, de Ibrahima Keita et de Alassane Ouattara à l’égard de toutes ces morts innocentes de Christchurch. Des démarches symboliques de ce genre sont en effet indispensables pour enrayer la folie meurtrière des hommes.

 

Ibrahima Thiam, Président du mouvement AA

Apocryphe du président Macky Sall

 LETTRE  OUVERTE  AUX SENEGALAIS 

 

Sénégalaises, Sénégalais, mes chers compatriotes…

J’ai l’habitude d’être le destinataire privilégié de nombre « lettres ouvertes » de votre part, ce que j’apprécie énormément. N’en doutez pas une seule seconde et je vous exhorte à continuer de m’écrire autant qu’il vous plaira.

Mais une fois n’étant pas coutume, je me permets à mon tour, de vous adresser aussi Ma lettre ouverte à moi.

Tout d’abord, je tiens à remercier du fond du cœur Tous les citoyens sénégalais de quelque bord qu’ils se situent, ceux qui ont voté pour moi tout comme ceux qui ont voté contre moi lors des élections présidentielles du 24 février dernier. Je vous remercie Toutes et tous pour avoir voté en masse, démontrant un esprit civique bien ancré dans nos meurs. Je vous remercie aussi toutes et tous d’avoir voté dans le calme et la discipline malgré quelques échauffourées notées çà et là. Ce faisant, vous avez apporté un démenti cinglant à tous les cassandres et autre oiseaux de très mauvais augure qui – à travers des devineresses de pacotille et autres démiurges de salon- nous prédisaient une apocalypse irréfragable. Ils en ont eu pour leur grade de nous avoir promis la géhenne avant l’heure.

Je vous remercie encore de m’avoir donné la victoire dès le premier tour de façon nette et sans bavure que même nos contempteurs ont été obligés de reconnaître  malgré quelques bougonnements de dépit bien compréhensibles.

Cela dit, Mes chers compatriotes… A présent, les élections sont désormais derrière nous. Il s’agit maintenant de s’atteler à travailler et même beaucoup travailler pour reprendre Père Wade, pour faire avancer notre pays vers l’Emergence déjà entamée.

Pour ma part, je voudrais ici et maintenant vous réaffirmer avec force, ma volonté sans faille à mener avec constance, rigueur, détermination  et à une cadence plus accélérée, la poursuite des programmes et projets structurants du PSE déjà entamés.

A cet effet, je voudrais, fort de votre confiance renouvelée, manifestée à mon endroit  par votre vote massif en ma faveur, je voudrais dire, faire comprendre, avertir et assurer .

Je voudrais donc dire à tous ceux qui ont battu campagne pour moi que je les ai tous vus à l’oeuvre. Je connais très bien ceux qui ont vraiment mouillé le maillot, ceux qui ont tiré sur les flancs, ceux qui ont trahi et ceux qui ont failli. Qu’ils n’en doutent pas. Je suis d’autant plus à l’aise pour le dire qu’eux tous, m’ont vu et bien vu me battre, courir, discourir, batailler, marcher, danser, chanter, suer, éructer, inhaler poussière et vents pour porter mon message au peuple sénégalais, seul digne d’intérêt à me yeux pour cela. Aussi, le moment des sanctions positives comme négatives venu, chacun aura son lot pour ne pas dire sa part méritée. Qu’on se le dise.

Je voudrais aussi faire comprendre à tous ceux qui me suivent, me supportent dans l’APR comme dans BENNO BOKK YAKAR que contrairement au mandat précédent qui vient de s’achever et durant lequel  je devais comme des sortes de dettes de reconnaissance, de récompense ou de consolation à certains d’entre eux pour m’avoir soutenu, aidé et permis de renverser le pouvoir PDS. Sur ce chapitre, je crois avoir remboursé jusqu’au dernier centime et avec force bonus, les sacrifices «bien calculés» des uns, la disponibilité très souvent «intéressée » des autres, les alliances «stratégique» des ceux- là tout comme le soutien «coûteux» et la transhumance «monnayée» d’autres encore. Cela m’a obligé à perdre beaucoup de mon temps précieux à élaborer des « combinaziones » diverses pour satisfaire les uns et les autres pour «avoir la paix».

Au total, je crois avoir réussi à calmer tant bien que mal, les ardeurs belliqueuses des uns, la boulimie financière des autres, la cupidité à peine voilée et aussi  l’impertinence de certains,   Tous tant qu’ils sont, ont eu sept ans pour se rembourser leurs « prêts et autres dettes» qu’ils se gargarisaient souvent de « m’avoir avancés » et se faire ou se refaire une santé financière certaine pour maintenir leur train de vie et leur rang social tant et si bien qu’aujourd’hui, je peux dire haut et fort que «je suis libre»  à présent.

C’est le lieu de dire que Je vois avec amusement les commentaires dithyrambiques et autres éloges poétiques sur ma victoire aux élections présidentielles du 24 février qui foisonnent partout (journaux, radios ; Télé, Net etc..) et qui ne sont pour la plupart que des appels du pied et du ventre très intéressés de certains dans la perspective de la nouvelle donne. Je ne suis pas dupe…

Mais c’est peine perdue car pour cette fois, je  ne dois plus rien à personne. Et sous ce rapport, beaucoup de choses vont changer et bien changer. Soyez en certains.

Je voudrais aussi avertir tous ceux et toutes celles qui, sous quelque prétexte que ce soit ou au nom de quelque accointance réelle ou supposée que je serai inflexible, inébranlable et impitoyable pour tout manquement à l’éthique, à la déontologie, au travail mal fait, à l’indiscipline, au désordre organisé et surtout à la violence sous toutes ses formes : physique, orale, écrite, filmée, à réseaux sociaux « whattsappée, facebookée, instagrammée » et tout et  tout. Il n’y aura aucune rémission, la loi sera appliquée dans toute sa rigueur. Tous les services, organes et corps de contrôle seront outillés, mis en ordre et libérés pour faire leur travail et tout leur travail dans ce sens. Faites-moi confiance pour cela.

Je voudrais enfin vous rassurer et vous assurer sur ma volonté de mettre en place un gouvernement de développement avec des personnes nouvelles, compétentes, patriotiques et travailleuses. Je peux vous assurer que les postes, tous les postes de haute responsabilité au sein des grandes entreprises, des directions et autres structures nationales seront confiées aux profils les plus affinés alliant compétences avérées, patriotisme viscéral et amour du travail bien fait pour des résultats probants attendus. Certes, les profils politiques ne seront pas et ne pourront pas être totalement écartés mais ils ne seront  plus déterminants. Les cumuls de postes électifs, administratifs, politiques  et autres seront supprimés pour faire de la place au plus grand nombre. C’est pour cela que je me suis isolé à Marrakech pour mieux m’éloigner des contingences et puiser l’inspiration nécessaire auprès des Saints qui reposent en ce lieu.  A ma sortie de mon « khalwa » marocain,  vous serez tous surpris par les résultats. Je puis vous l’assurer.

Pour l’heure, je vous exhorte à la patience, à la prière et à la retenue.

Que DIEU vous gardes Tous et gardes le SENEGAL …

 

 

 

Votre Président réélu qui vous aime Tous…

Dakar le 19/03/2019

 

Guimba  KONATE

DAKAR

guimba.konate@gmail.com

Italie: L’avocat d’Ousseynou Sy disculpe son client qui, selon lui, est athée

YERIMPOST.COM Franco-italien d’origine sénégalaise, Ousseynou Sy, le pyromane du bus de transport d’élèves, s’est attaché les services de Me Davide Luccini. D’entrée de jeu, l’avocat tente de desserrer les noeuds qui risquent de conduire son client derrière les barreaux pour très longtemps. Ousseynou Sy, qui a été inculpé pour prise d’otages, massacre, incendie et terrorisme, est présenté par son avocat comme un athée qui n’a aucun lien avec le terrorisme. Selon l’avocat, en commettant ce geste, Ousseynou Sy n’avait pas l’intention de faire mal. Au contraire, c’était un signal d’alerte afin que l’Italie revoie sa politique migratoire. « C’est un homme exaspéré qui ne partage pas les politiques d’immigration restrictives dont la dernière en date est le refus des autorités italiennes d’accueillir les migrants sur les côtes siciliennes », martèle Me Luccini.

En réaction à cette affaire qui met l’Italie sens dessus dessous, le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, a été intraitable. « Ce méchant doit payer pour tout! », a-t-il écrit sur son compte Twitter. Et le très controversé ministre italien de poursuivre: « S’il existe une accusation de terrorisme, en cas de condamnation, nous pouvons révoquer sa citoyenneté italienne grâce à notre décret sur la sécurité. »

Un spectre hante les peuples d’Occident: « Le remplacement »

Un spectre hante les peuples d’Occident, celui d’etre ‘remplacé’ sur son sol par d’autres populations  non caucasiennes .Pour eux la menace est d’autant intolérable  que les peuples occidentaux dans leurs mémoire collective n’ont pas oublié qu’ils ont été les plus grande « remplaceurs’ de l’histoire.Mais comme le disait le Négre fondamental l’écrivain mauritanien Aimé Césaire :’ Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.’

Pour justifier sa barbarie , le terroriste Brenton Terrant auteur de l’attentat de Christchurch a repris à son compte le concept de « grand remplacement », forgé par l’écrivain français d’extrême droite Renaud Camus, il y a une dizaine d’années. Juste avant d’entrer dans des mosquées de Christchurch en Nouvelle Zélande, pour y ouvrir le feu sur les fidèles musulmans présents, le terroriste australien Brenton Tarrant âgé de 28 ans avait publié en ligne un manifeste ou il parlait sur la première page de la menace  « du grand remplacement ».

Tout au long ce pamphlet décousu, Brenton Tarrant se lamentait d’une supposée invasion du monde occidental par les « non-Européens » qui allaient « remplacer  » la population blanche de souche. On peut résumer cette nouvelle pensée, proche de la théorie hitlérienne de Mein Kampf de l’écrivain d’extrême droite Renaud Camus en un  constat de la réalité démographique occidententale : une population autochtone c’est-à-dire caucasienne, déclinante et  vieillissante menacée d’etre envahie et « remplacée » par des individus provenant d’une immigration massive avec une fécondité exponentielle. Pour les adeptes de cette théorie, bientôt majoritaire cette population extra européenne pourra imposer sa religion, sa culture aux nations occidentales.

Pourtant  l’occident ne devrait s’en prendre qu’a elle-même, étant atteinte d’une profonde crise civilisationelle .Pour paraphraser le négre fondamental Aimé Césaire « Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte ».

Deux pulsions animales fondamentales habitent l’être humain le désir de nourriture et sexuel. L’individu mange pour ne pas mourir de faim, et s’accouple afin que son ’espèce ne disparaisse point. Ainsi chaque etre humain, possède en lui ces deux instincts de survie différents,: celui de survie individuel et de survie collectif.

En occident l’individu mange â sa faim et meurt très âgé ; mais refuse de plus en plus de participer à la survie de la collectivité, en faisant moins d’enfant que la moyenne nécessaire pour l’atteinte du seuil de renouvellement des générations. Et l’exemple vient d’en haut,notons que  la quasi-totalité des chefs d’état et dirigeants européens actuels n’ont pas d’enfants.

Dans cette société occidentale, il y a de plus de vieux et de moins en moins de bébés, les crèches se vident, les asiles de vieillards se remplissent, les écoles ferment, les villages sont abandonnés, la campagne se désertifie .La base de la population active se rétrécit d’où la baisse du financement des allocations pour la portion inactive.

Cette civilisation occidentale est « décadente », car il s’avère qu’elle est incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement qu’est le renouvellement de ses générations et le maintien de son haut niveau de vie

Alors l’occident « ruse » avec ses principes, il veut compter sur l’apport démographique de l’immigration en provenance du tiers monde pour compenser le manque de main-d’œuvre, tout en refusant la nouvelle société multiraciale qui en découlerait. .

Alors pour tous les suprématistes blancs , la politique d’arrivée massive des immigrés provoquera le suicide programmé de l’occident, dont la civilisation et l’existence même seront, condamnées à disparaître, soit par osmose avec les nouveaux venus soit par extinction pure et simple. Ainsi,lors en tant se considérant comme les éléments d’avant-garde de, défense de leur race ,ces abrutis racistes comme Brenton Terrant pensent que seule la violence armée pourra s’opposer à un « grand remplacement « du à une submersion migratoire et qu’ils devront se préparer à la croisade à la guerre raciale  .C est dans le même ordre d’idée que lePrésident Trump veut ériger un mur au sud de son pays .pour arrêter la vague migratoire de latino ‘remplaceurs’ des Whites anglo-saxons protestant

Et pourtant au XV eme siécle ,des que les occidentaux ont inventé la boussole et le gouvernail, ils ont essaimé à travers  les autres continents pour « remplacer  » pourtant les peuples autochtones..

Sur les bords du Tage , de  la Seine et de la Tamise ,des navires galériens étaient amarrés  et dès qu’ils faisaient le plein de leurs cargaisons de prostituées, de criminels d’éléments asociaux ,voguaient  vers l’Océanie ou les Amériques pour ‘ remplacer’ les peuples indigènes qui y habitaient.

. Ce grand remplacement fut systématiquement effectué par le feu, le fer et les maladies sciemment propagées.

En Amérique du Nord les tribus amérindiennes furent victimes d’un des plus grands génocides de l’histoire .Apres les avoir quasiment exterminé ; les occidentaux WASP ont gardé quelques spécimen sioux, apaches, cheyennes dans des réserves  comme les animaux  en voie de disparition.

Apres avoir ‘remplacé ‘les amérindiens, les européens en Amérique organisèrent le plus grand ‘déplacement ‘ en réduisant  en esclavage et  déportant des millions d’africains avec la traite négriére qui a duré plus de deux siècles..

Par ironie de l’histoire ,tous ces peuples européens  qui ont pendant des siècles ‘remplacé’  les canaques en Nouvelle Calédonie, les maoris en Nouvelle Zélande, les Zoulou en Afrique du Sud , les aborigènes en Australie , les Amérindiens aux Amériques ont une hantise celle d’etre « remplacés » à leur tour par  les descendants  de ces peuples martyrs.

Ainsi autant les occidentaux  avaient amené avec eux des maladies comme la variole, la rougeole inconnue des peuples indigènes et qu’ils ont sciemment propagé pour les exterminer ; pour autant ils ont peur que les peuples du Sud propagent chez eux des maladies comme l’Ebola ou le Sida. Suivant la trace des glaives des conquérants, les  missionnaires avait détruit les croyances et cultures locales pour imposer le christianisme. Encore bégaiement de  l’histoire,  les européens ont une hantise de subir le même sort d’acculturation  avec l’expansion de l’islam dans leur pays.

Avec la globalisation et la mondialisation qu’ils ont imposé aux peuples du monde  , l’occident prône la libre circulation des capitaux des biens et des personnes , mais dans sa ruse il veut limiter le flux migratoire venant des peuple du tiers Monde

L’Allemagne est l’exemple typiquement de cette contradiction entre les impératifs économiques de maintien de la productivité avec une population laborieuse vieillissante et les peurs d’un afflux migratoire.

Avec la crise syrienne le Gouvernement  d’Angela Markel accueillit des millions de refugiés syriens pour compenser le déficit de main-d’œuvre, ce qui suscita immédiatement la hantise de certains allemands de droite et d’extrême droite qui voyaient dans cette politique le début d’un ‘ remplacement’ de leur peuple

Aucune barrière, aucun mur ne pourra empêcher aux descendants des inca des azteque de repeupler l’Amérique du Nord ou leurs parents sioux apache et autres ont subi la pire des exterminations et génocides et  tous les experts démographiques s’accordent qu’en 2035 que les latino seront la première composante en termes de nombres aux USA

Et  la mer Méditerranée  ne sera pas un obstacle  pour l’installation de millions d’africains en Europe ,comme elle ne fut point une barrière  pour des millions de pied noirs qui se sont installés au Maghreb il y a deux siècles.

A tous les leaders occidentaux qui qui sont hantés par le ‘Grand remplacement’ comme Marine Le Pen, les leaders italiens de la ligue du Nord ,le Président Hongrois, le Président américain ,nous leur demandons de méditer ce poème intitulé ‘Minerai noir’ de l’Haïtien Réné Depestre ( un déplacé forcé de remplacer  les amérindiens arawak ) qui résume toute la misère que les ‘remplaceurs ‘ européens ont fait subir aux africains amérindiens et autres peuple martyrs

 

Minerai noir

 

Quand la sueur de l’Indien se trouva brusquement tarie par le soleil

Quand la frénésie de l’or draina au marché la dernière goutte de sang indien

De sorte qu’il ne resta plus un seul Indien aux alentours des mines d’or

On se tourna vers le fleuve musculaire de l’Afrique

Pour assurer la relève du désespoir

Alors commença la ruée vers l’inépuisable

Trésorerie de la chair noire

Alors commença la bousculade échevelée

Vers le rayonnant midi du corps noir

Et toute la terre retentit du vacarme des pioches

Dans l’épaisseur du minerai noir

Et tout juste si des chimistes ne pensèrent

Au moyen d’obtenir quelque alliage précieux

Avec le métal noir tout juste si des dames ne

Rêvèrent d’une batterie de cuisine

En nègre du Sénégal d’un service à thé

En massif négrillon des Antilles

Tout juste si quelque curé

Ne promit à sa paroisse

Une cloche coulée dans la sonorité du sang noir

Ou encore si un brave Père Noël ne songea

Pour sa visite annuelle

A des petits soldats de plomb noir

Ou si quelque vaillant capitaine

Ne tailla son épée dans l’ébène minéral

Toute la terre retentit de la secousse des foreuses

Dans les entrailles de ma race

Dans le gisement musculaire de l’homme noir

Voilà de nombreux siècles que dure l’extraction

Des merveilles de cette race

O couches métalliques de mon peuple

Minerai inépuisable de rosée humaine

Combien de pirates ont exploré de leurs armes

Les profondeurs obscures de ta chair

Combien de flibustiers se sont frayé leur chemin

A travers la riche végétation des clartés de ton corps

Jonchant tes années de tiges mortes

Et de flaques de larmes

Peuple dévalisé peuple de fond en comble retourné

Comme une terre en labours

Peuple défriché pour l’enrichissement

Des grandes foires du monde

Mûris ton grisou dans le secret de ta nuit corporelle

Nul n’osera plus couler des canons et des pièces d’or

Dans le noir métal de ta colère en crues.

Réné DEPESTRE

 

AmAdou BakHaw DIAW

Un journaliste d’investigation démonte les mensonges de L’Obs sur le colonel Kébé

Heureusement nous avons #inspecteur Idrissa Fall Cissé

Suite et pas Fin de l’affaire Colonel Kébé!!!

D’après le journal l’OBSERVATEUR du 20 Mars 2019 l’audience de l’affaire du Colonel Kébé est vidée après délibération le 24 août 1999. Il a été condamné 15 mois de prison ferme avec mandat de dépôt. Mais ce qui est bizarre moy juste à la fin de sa condamnation le Monsieur reçoit les félicitations 🎉🎈🍾🎊 de la
Hiérarchie c’est à dire le Chef d’Etat Major Général des Armées (CEMGA) le 28 Décembre 2001.

Selon toujours L’Observateur, le colonel Kébé avait été mis en cause dans des scandales d’harcèlement sexuel, d’attentats à la pudeur en 1985. Cette année plusieurs soldats avaient porté plainte contre lui pour des histoires de mœurs. Il était à l’époque Commandant de la 11e compagnie des Fusiliers-voltigeurs ( Cfv) et Commandant de la Place d’Armes de Kédougou. Le chef de cabinet du Chef d’Etat-major général des Armées (Cemga) d’alors, regrettait dans un rapport que les faits reprochés à l’officier n’aient pas été bien sanctionnés mais le ministre des forces armées d’alors Medoune Fall écrit au colonel en moins d’une année une lettre de satisfaction et de remerciement ou on pouvait y lire: ‘’Malgré toutes les difficultés rencontrées surtout au point de vue logistiques, il a été remarqué la disponibilité et l’esprit d’initiative qu’il (Le Colonel Kébé) a fourni en se substituant à l’autorité administrative locale pour l’organisation du recrutement et il est sûr que si les opérations de recrutement se sont bien déroulées c’est surtout grâce à cet officier. C’est pourquoi l’administration des forces armées lui témoigne toute sa satisfaction pour le travail remarquable accompli et l’encourage à persévérer dans cette voie’’

En 1992 le même colonel, officier à l’époque accusé d’harcèlement sexuel est le major du concours d’admission du diplôme d’aptitude au grade d’officier supérieur (DAGOS). Quelle ARMÉE !!!

Donc le journal 📰 s’est basé sur le réquisitoire du procureur qui demandait 15 mois de prison mais pas sur le délibéré du juge. Le Colonel, Capitaine à l’époque a été purement et simplement relaxé et le soldat plaignant a été radié des rangs ?

Le principal problème de la presse sénégalaise c’est que la précarité a fini de gangrener le milieu notamment les journalistes, avec l’absence de business plan viable et le manque de formation omniprésent. Les hommes de médias sont facilement manipulables, soit par méconnaissance des règles du métier, soit par la boulimie des billets de banque. À la place de patriotes engagés, curieux et amoureux de leur travail, nous voyons des mercenaires de la plume ou du clavier, de vrais chasseurs de primes à la place de grands journalistes. La presse sénégalaise doit s’élever. La presse sénégalaise ne produit rien (pas de documentaires, pas d’enquêtes, pas de dossier spécial, pas d’investigation etc.) Juste se limiter à modérer des joutes verbales entre pouvoir/opposition et à jouer au sensationnel: Idy a Touba, Macky gagne son bureau de vote, Sonko présente sa femme, Mareme Faye en tournée dans la banlieue, Karim appelle Omar Sarr, Khalipha sourit en prison.

Idrissa Fall Cissé journaliste d’investigation!!!

Sénégal: 9 milliards détournés par l’ex-DG de Banque Atlantique

YERIMPOST.COM L’ex-directeur général de la Banque Atlantique, Al Hassane Kaba et 4 de ses agents répondront devant le doyen des juges d’instruction suite à l’ordonnance de la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Dakar datée du 20 mars dernier. L’histoire remonte à 2016 suite à une plainte de l’homme d’affaires Zoer Wazni pour escroquerie contre la Banque Atlantique. Sollicitant un énième prêt auprès de la banque qui lui réclamait en contrepartie des garanties hypothécaires pour libérer le crédit, le libanais, représentant du groupe Hallegro s’était exécuté sans jamais accéder au financement. Dans son arrêté, la Chambre d’accusation mentionne qu’en réalité, la banque Atlantique n’avait aucunement l’intention d’octroyer le prêt de 9 milliards de nos francs à la société. En acceptant les garanties fournies par Hallegro, l’institution bancaire cherchait une assurance supplémentaire sur une dette que le groupe Hallegro avait déjà contracté. Des manoeuvres frauduleuses auxquelles Al Hassane Kaba, Pierre Ndiaye, Hélène Houbda, Georges Lawson et Cadio Diop Koné se sont exécutés au risque de se voir aujourd’hui inculpés pour escroquerie.

Me Ousmane Sèye: « Au lieu de dissoudre, pourquoi pas prolonger la 13e législature »

YERIMPOST.COM L’idée de dissoudre la 13e législature et de coupler les élections locales et législatives, proposée par Me Aïssata Tall Sall, n’enchante pas tout le monde. Pour ce second mandat, le président de la République a besoin d’une majorité confortable qui lui permettra de dérouler sa vision pour un Sénégal émergent. Un avis du coordonnateur de la Coalition pour l’émergence (CPE), Me Ousmane Sèye, qui va au bout de sa logique et propose une rallonge du mandat des députés de deux ans. De ce fait, les législatives coïncideront avec la présidentielle de 2024. Abordant la question d’un éventuel troisième mandat de Macky Sall, Me Sèye n’a pas fait dans la dentelle. Il estime ce débat malsain car, selon la Constitution, le mandat du président de la République est renouvelable une seule fois. « Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs », tranche l’avocat.

Contentieux sur 5 milliards: Un compromis trouvé entre Me Wade et Cheikh Amar

YERIMPOST.COM C’est désormais une affaire classée. Me Abdoulaye Wade et Cheikh Amar ont trouvé un terrain d’entente pour régler leurs comptes ailleurs que devant les tribunaux. L’ancien chef de l’Etat s’est désisté de sa plainte contre l’homme d’affaires à qui il réclamait 5 milliards de francs CFA. L’As révèle le contenu de la correspondance de Me Wade à son avocat pour lui demander de faire radier le dossier du rôle du tribunal dont la prochaine audience était prévue pour ce 27 mars. Le patron d’Amar Business Trading avait été aperçu mercredi dernier dans l’hôtel où séjourne l’ancien président de la République.

Putsch contre Amadou Ba: Les résultats politico-économiques qui dérangent et qui renforcent le ministre des Finances

Au lendemain de la victoire du Président Macky Sall au 1er tour à la présidentielle du 24 février dernier, des manœuvres souterraines sont engagées contre le ministre des finances Amadou Ba. Pour quelle raison ? Aucune explication. Seulement l’on semble comprendre tout simplement que les putschistes sont jaloux des performances du délégué régional de Dakar. En effet, les résultats politico-économiques réalisés par l’argentier de l’Etat du Sénégal constituent pour ses adversaires une menace au point qu’il faut le liquider comme on dit dans le jargon des hommes politiques.

D’abord sur le plan politique, c’est un secret de polichinelle de dire qu’à Dakar, le Délégué régional, Amadou Ba a été un artisan incontournable de la victoire de Macky Sall à Dakar. Des résultats qui ont pesé lourd sur balance en faveur du Candidat de la coalition BBY. Cette victoire était déjà probable au sortir des dernières législatives avec le résultat que l’on connait. En effet, le ministre des finances était chargé, en collaboration avec le candidat à la présidence Macky Sall, de définir la stratégie électorale gagnante. En outre, il avait pour tâche d’exécuter la stratégie convenue et d’œuvrer à l’atteinte des objectifs fixés à savoir le nombre de voix à gagner. Un pari qui a été réussi en obtenant plus de 50% des voix de l’électorat de Dakar. Une stratégie qui a été reconduite lors de la présidentielle. C’est pourquoi, de grosses pontes de l’APR sont en train de préparer un mauvais coup contre lui afin d’éviter qu’il contrôle les locales à venir, notamment le département de Dakar. Force est de reconnaître, en tout cas, qu’avec l’apport conséquent de l’infatigable et dévouée Première dame, Amadou Ba a su créer ce fameux lien entre le candidat Macky et beaucoup d’indécis qui doutaient encore de lui. Ainsi, comme le rapporte les médiats qui étaient sur le terrain, « il a réussi à convaincre cette catégorie d’hommes et de femmes sans couleur politique et qui ont été décisifs dans la reconquête de Dakar ». Car si le candidat Macky Sall a fait des percées significatives dans l’électorat de Dakar, c’est grâce à son délégué régional qui n’a ménagé aucun effort et aucun moyen logistique pour faire triompher sa coalition.

Sur le plan Economique, les performances du Sénégal sont vantées partout et cela ne peut plaire à ses adversaires qui ont pignon sur Dakar. En atteste le rapport Moody’s qui a rehaussé la note du Sénégal. En effet, les efforts du Sénégal en matière de croissance (6% entre 2014 et 2016, contre 3,5% entre 2011-2013), de consolidation budgétaire (réduction du déficit qui passe de 5,5% en 2013 à 4,2% en 2016, avec un objectif de se situer à 3% en 2019) et d’amélioration de la gestion de la dette, ont justifié le rehaussement de la notation du Sénégal par Moody’s en 2017 qui passe de B1 positif à Ba3 stable. Sur les seize pays africains ayant une notation financière internationale, seuls l’Afrique du Sud (Baa3/BB), le Maroc (BBB-) et la Namibie (Ba1) ont une meilleure notation que le Sénégal (Ba3 stable ; B+/perspective positive). D’ailleurs, la Côte d’Ivoire a la même notation Moody’s que le Sénégal. Et comme l’on déjà dit certains, le Ministre Amadou Bâ, à l’image du Président Macky, est un partisan de l’action concrète en redressant notre économie.
A cela s’ajoutent les performances à travers le PSE. Le Président Macky SALL a fait de la croissance soutenue, une grande priorité de sa gouvernance économique afin de bâtir un Sénégal Emergent, pour tourner cette page du Sénégal indigent. Le Plan Sénégal Emergent (PSE) est le pilier le plus déterminant dans la traduction pratique de cette vision. Et le président Macky Sall compte se baser sur le ministre de l’Economie qui a beaucoup contribué dans sa réalisation pour l’atteinte des objectifs.

Autant de points positifs qui font que ses détracteurs cherchent des poux dans sa tête, mais ce sera peine perdu car il a le soutien du Président Macky Sall et surtout la première Dame Marième Faye Sall qui a beaucoup apprécié durant la campagne le ministre AmadouBa.
Pour le reste le chien aboie la caravane passe.
Sambou BIAGUI

Conseiller municipal, responsable APR

Président du Front Populaire Sénégalais (FPS)

Flux Financiers Illicites: Qu’en est-il exactement et que devrait-on faire concrètement ? 

Historiquement, les flux financiers illicites transfrontaliers (IFF) qui servent à dissimuler des activités illégales et à échapper aux impôts ne constituent pas un phénomène nouveau. Cependant, avec la mondialisation croissante des marchés financiers, leur importance économique et politique a considérablement augmenté[1].

 

Tout commence par une longue histoire de l’utilisation du terme « fuite des capitaux » et de la variété des concepts et des mesures qui ont été attachés à cette étiquette. C’est un point de départ essentiel car les estimations capitales de la proportion des flux illicites sont basées sur des méthodes développées pour estimer le volume de la fuite des capitaux. De plus, la notion de mouvement de capitaux s’est renouvelée plusieurs fois depuis qu’elle a été formulée pour la première fois par Kindleberger (1937). Maintenant, il existe une ambiguïté quant à savoir si la fuite de capitaux fait référence à des mouvements de capitaux à court ou à long terme.

 

Raymond Baker, en publiant en 2005 « le talon d’Achille du capitalisme : l’argent sale et la façon de renouveler le système du marché libre », a donné forme au sujet.

 

De quoi parle-t-on exactement ?

 

La question des flux financiers illicites est complexe et technique si on l’envisage sous les angles de la provenance, de la destination, de l’échelle, des modalités, des facteurs, des acteurs et des mesures réglementaires prises en réaction.

 

La notion de flux financiers illicites doit être clairement définie, en adoptant une terminologie appropriée. En effet, les termes de flux financiers illicites et de fuite des capitaux sont souvent utilisés l’un pour l’autre mais les deux notions sont distinctes. La fuite des capitaux renvoie aux capitaux qui sortent d’un pays à la suite de conditions économiques jugées défavorables et peut comprendre une composante légale et illégale. Les flux financiers illicites, en revanche, peuvent sortir ou non d’un pays en raison des conditions économiques, mais impliquent l’illégalité, dans la façon dont les fonds ont été obtenus (par exemple, le produit d’activités criminelles), dont ils sont transférés (par exemple, la fraude fiscale) ou dont ils sont utilisés pour financer des activités dans le pays de destination (par exemple, le financement du terrorisme)[2].

 

Le Groupe de haut niveau des Nations Unies a adopté une définition claire et précise des flux financiers illicites, à savoir de l’argent gagné, transféré ou utilisé d’une manière illicite.

En raison de l’illicité, aujourd’hui, les flux financiers illicites ont souvent été identifiés comme un facteur contribuant à la crise financière mondiale de 2008 et à une source d’instabilité dans le système financier mondial.

 

Des lors, les éléments moteurs des flux financiers illicites sont :

  • les facteurs macroéconomiques (Déficits budgétaires, Inflation élevée et variable, Taux de change effectif réel surévalué, Taux de rendement réels négatifs, Croissance du PIB réel, Dette extérieur) ;
  • les caractéristiques structurelles (Croissance non inclusive (détérioration du coefficient de Gini ou creusement des inégalités), Libération du commerce en l’absence de contrôle, Réforme sans règlementation) ;
  • la gouvernance globale (Corruption, Climat des affaires, Economie souterraine, Instabilité politique).

Par conséquent, les flux financiers illicites ont pour effets, entre autres, d’épuiser les réserves de change, de réduire les recettes fiscales, d’annuler les apports d’investissement et d’aggraver la pauvreté. Ces sorties illicites de capitaux, qui portent atteinte à la primauté du droit, restreignent les échanges et aggravent la situation macroéconomique, sont facilitées par quelque 60 paradis fiscaux internationaux et des pays où la loi sur le secret bancaire permet de créer et d’exploiter des millions de sociétés déguisées, de sociétés écrans, de comptes fiduciaires anonymes et de fondations caritatives factices. A cela s’ajoute d’autres techniques utilisées telles que le blanchiment d’argent et la tarification de cession interne.

 

C’est pourquoi, l’agenda 2063 en vue d’assurer l’autosuffisance du continent à travers les objectifs de développements durables, dans son sous objectif 16.4, se fixe de réduire sensiblement, à d’ici 2030, les flux financiers illicites (…), compte tenu qu’ils touchent tant les pays industrialisés que les pays en développement

 

En provenance d’Afrique, les flux financiers illicites sont devenus un sujet de grande préoccupation en raison de leur ampleur et de leurs effets négatifs sur le développement et la gouvernance.

D’après certaines estimations, ils pourraient atteindre 100 milliards de $US par an, soit près de quatre fois le montant de l’aide publique au développement (APD) que reçoit le continent. Mais en fait, ces estimations pourraient être en deçà de la réalité, puisqu’on ne dispose de données précises ni sur l’ensemble des transactions en cause ni sur tous les pays africains concernés[3].

 

Les obscurités des analyses ne permettant pas encore d’avoir des applications, notre démarche consiste précisément à jeter un regard sur la particularité de la sortie illicite des capitaux en rapport avec la croissance, le développement et la pauvreté du continent.

 

Au moment où l’Afrique devrait s’interroger sur l’éventualité de la généralisation d’une lutte commune contre la sortie des flux financiers illicites, pour en limiter les effets pervers, nous proposons des éléments de réponse sur le rapport entre l’ampleur des flux financiers illicites et les perspectives de développement du continent.

 

Les questions de flux financiers illicites demeurent préoccupantes : est-ce qu’une prise en compte convenable donnerait-il un signal réel de perspective d’une bonne gouvernance ?
Au centre du débat de l’analyse des flux financiers illicites subsiste une question centrale : comment endiguer les flux financiers illicites ?

 

Les données préliminaires indiquent qu’en prenant rapidement des mesures pour freiner les flux financiers illicites en provenance de l’Afrique, on pourrait dégager d’importantes ressources pour financer les programmes de développement à court terme du continent.

 

Pour accélérer le processus de maitrise de la saignée de flux financiers illicites, il est essentiel d’adopter des lois, des règlements et des politiques favorisant la transparence dans les transactions financières. En outre, les pays africains doivent s’associer au G20 pour appeler à une plus grande transparence et un contrôle plus strict des banques internationales et des centres financiers offshore qui facilitent ces flux. Ces actions doivent être érigé en priorité au niveau des pays. Il devient donc impérieux et urgent, pour réaliser l’atteinte de ce double objectif que s’est fixé la communauté internationale, de s’orienter vers une triple voie de sortie :

  • Au plan international, aller vers une plus grande coopération internationale en matière fiscale pour endiguer l’augmentation des flux financiers illicites,
  • A l’échelle de l’Union Africaine, on devrait s’adresser aux institutions partenaires pour élaborer un régime du gel, de la gestion et du rapatriement des avoirs volés. Ce régime devrait prévoir la création de comptes séquestres gérés par les banques régionales de développement, qui prendraient en pension les avoirs dont l’origine illégale aurait été établie.
  • Au Sénégal comme au niveau national des pays africains pris individuellement, les flux financiers illicites mettent à mal la dynamique des composantes macroéconomiques comme l’épargne publique, les réserves en devises et le recouvrement de l’impôt. Cela a été préjudiciable à la transformation structurelle de notre pays, laquelle ne cesse d’emprunter à l’extérieur et de rembourser au titre du service de la dette. Cela a aussi maintenu la dépendance du continent à l’aide extérieure. L’expansion de l’assiette fiscale augmente les recettes publiques et est essentielle pour une réduction durable de la pauvreté dans les pays africains. Avec une aide publique au développement volatile, des investissements directs étrangers faibles, des prêts étrangers et des envois de fonds de plus en plus rares, il est clair que la mobilisation des ressources intérieures par les taxes est une source de revenus essentielle pour les gouvernements africains. La lutte contre l’évasion fiscale est une partie importante de cette initiative visant à accroître les recettes publiques et à réduire la vulnérabilité aux chocs. Le détournement de capital, l’évasion fiscale et l’évitement fiscal sont des problèmes de développement importants qui nécessitent une attention

 

[1] (GFI, 2013a).

[2] Nations Unies, Commission économique pour l’Afrique, Pourquoi l’Afrique doit localiser, éliminer les flux financiers illicites et récupérer les capitaux

 

[3] http://www.uneca.org/fr/pages/iff-contexte

Dr. Thierno THIOUNE

Maître de Conférences Titulaire

Directeur des Etudes du CREFDES

UCAD-FASEG-CREA

 

De grâce, pas de grâce pour Khalifa Sall ni d’amnistie pour Karim Wade!

Excellence Président de la République, permettez-moi de Vous interpeller !

Nous sommes conscients de votre humanisme, mais force est de constater que la réalité des choses est autre avec le camp d’en face. Que l’euphorie de la victoire ne nous amène pas à commettre des erreurs. En politique toutes les erreurs se payent cache. Nous venons de gagner une bataille avec brio.

La « guerre » continue de plus belle manière. Nos adversaires politiques sont plus que déterminés, leur posture d’après la présidentielle en est une parfaite illustration. Nous avons devant nous deux élections, au cours de votre quinquennat.

Le paradoxe sénégalais est plus que palpable. Hier ils nous disaient vouloir une séparation stricte entre la politique et le judicaire ; aujourd’hui on a sur toutes les lèvres des mots du volumineux lexique juridique : la grâce et l’amnistie.

Nous avons la société la plus compliquée et la plus difficile au monde. Société dans laquelle toutes les questions sont épluchées à la place publique avec autour tout un monde de « spécialistes » avérés de « tous les sujets ».

Une opinion publique nouvelle s’est créée avec une vague nouvelle d’experts dans tous les domaines, de journalistes et/ou animateurs, des donneurs de leçons à longueur de journée à l’occasion d’émission qu’ils se plaisent d’animer.

Les politiques et véritables spécialistes, professeurs d’universités tombent le plus souvent dans les pièges de manière aveuglée. Ils ruent devant les micros, courent derrière des invitations d’émissions. Quelle importance pour eux et pour nous autres, citoyens lambda ?

Nous en sommes arrivés dans ce pays où chaque semaine avec son sujet d’actualité dominante qui trônera en tête

Un peu avant l’élection présidentielle de février 2019, le Président Macky SALL arguait lors d’une émission en France avec une télévision du pays de Marianne qu’une éventuelle mesure à caractère humanitaire pourrait être prise, de sa part, dans le cadre des dossiers judiciaires concernant les sieurs Karim WADE et Khalifa SALL. En voilà une sortie à son époque que nous avion réfutée dans son contexte.

Le pouvoir de grâce lui est conféré par la constitution, mais l’exécution des peines prononcées par les cours et tribunaux en est aussi un.

La séparation des pouvoirs est un principe sacrosaint consacré par la charte fondamentale de notre pays, la constitution. Que chaque fasse ce dont il est fait et tout ira bien, disait le grand Victor HUGO.

Nous ne voulons pas renter dans des débats doctrinaires en ce qui concernerait la séparation des pouvoir dans une démocratie parfaite. Il a eu lieu dans d’autres circonstances plus appropriées.

Il y a une pratique qui commence à s’installer au Sénégal. Elle est devenue courante qu’elle commence indisposer plus d’un. Comme qui disait qu’il y a une certaine catégorie de la population qui ne devraient pour rien au monde exécuter la totalité de leurs peines de prison.

De cette horde des privilégies de la justice, il faut citer entre autres les marabouts, les artistes, les hommes politiques et les hommes d’affaires. Une classe à part !

Et pendant ce temps le bas peuple croupit difficilement dans le milieu carcéral avec tous les maux et peines que nous reconnaissons à nos prisons.

Le dossier de Karim WADE est là, patent et toujours ardu qu’il l’était à ses débuts. Aujourd’hui, on cherche la même échappatoire pour Khalifa SALL. Nous sommes certes pour un apaisement du climat social, oui, mais nous sommes également et surtout pour les respects de nos institutions.

Nous disons NON à toute forme de mesure allant dans le sens d’élargir un hors la loi du milieu carcéral sous le manteau des combines politiques.

Nous en interpellons son Excellence Monsieur le Président de la République pour lui demander de ne pas tomber dans ce piège que l’opposition lui tend.

L’opposition demande une séparation des pouvoirs par la main droite et tend une épée par la main gauche pour poignarder l’institution judiciaire en la dérobant toute sa substance.

Il y a dans toutes les prisons sénégalaises  des milliers de détenus, pères ou soutien de famille dont la liberté serait un ouf de soulagement pour leurs proches. C’est parce que ces derniers assuraient la dépense quotidienne du jour au jour. Bon DIEU ! Pourquoi laisser ces derniers en prions pour en sortir des voleurs au col blanc. Ceux-là qui ont pillé nos milliards et abusé de notre confiance.

Toute forme de grâce en faveur du sieur Khalifa serait un désaveu de notre système judiciaire. On a l’impression qu’on avait voulu juste l’écarter des élections. Il ne faut nullement donner raison à nos pourfendeurs. Ce sentiment qu’a les opposants nous offusque au plus profond de nous. Poudrant ils savent que nous tous, la magistrature n’a pas changé. C’est les mêmes juges quand eux étaient aux affaires qui sont toujours là.

Le dialogue est une exigence nationale mais en aucun cas, il ne devrait être un tribunal pour tordre la main à la justice de notre pays. Si un citoyen est condamné par la justice de son pays, c’est parce que sa place à cet instant est la prison.

Toute la population sénégalaise devrait se mobiliser pour que Karim WADE et ses coaccusés payent à l’Etat les amendes qui leur ont été infligées. A quoi servirait une justice sans applications des peines ?

Il serait prétentieux, de notre part, de vous demander solennellement de ne pas user des pouvoirs que vous reconnait la constitution de notre pays.

Nous sommes parfaitement en phase avec le Ministre Moustapha DIAKHATE, qui estime que : « Khalifa et Karim doivent subir leurs peines. Ils ont commis des fautes. ».

Il y va de soi que nous sommes farouchement opposés à une éventuelle amnistie de Monsieur Karim WADE fièrement brandie par ses partisans à tout bout de lèvre.

De grâce Excellence Président de la République, pas de grâce pour Khalifa !

De grâce Excellence Président de la République, pas d’amnistie pour Karim !

Vive la justice de mon Pays !

Vive la Séparation des pouvoirs !

Vive la République !

Vive le Sénégal !

Amadou THIAM

Juriste Spécialisé en contentieux des Affaires

amadouhamadythiam@hotmail.fr

Récurrence des incendies de marchés au Sénégal: la solution est dans l’urbanisme

La récurrence, avec frénésie, des incendies dans les marchés urbains, fait de ce fléau un véritable problème de politique publique au Sénégal. Pour preuve, la question s’est invitée en septembre 2018 en réunion du conseil des ministres avec une directive ferme, à l’époque, du Chef de l’état à l’endroit de son Premier ministre de faire tenir dans les meilleurs délais d’un Conseil interministériel sur la question de la modernisation des marchés urbains pour d’une prise en charge urgente et durable du phénomène. Ce qui le cas échéant, n’aurait pas été le premier conseil du genre tenu sur la même question des incendies dans les marchés. Et pour cause. Les incendies dans les marchés occasionnent des dégâts matériels immenses causant des pertes et dommages pours des acteurs économiques, les collectivités et les citoyens. Ces dommages et perte du fait de l’informalité de l’activité et de l’absence d’assurance ne sont qu’approximativement et imparfaitement estimé à des millions voire milliards. Les drames sociaux sont quasiment impossibles à quantifier et sont les plus préoccupants. L’image d’un homme sinistré pleurant à chaude larme suite à l’incendie du marché Petersen faisant la tour des médias et d’une femme qui s’effondre de dépit et de douleur en sont une illustration imparfaite mais très significative. Les incendies détruisent des familles, et brisent des foyers et obturent l’avenir de beaucoup de sinistrés.

Il y a certes, une volonté manifeste de l’Etat de prendre en charge la problématique. Cependant, les nombreuses mesures prises précédemment pour lutter contre le phénomène et qui semblent d’effet moindre, doivent inviter les pouvoir publics à faire un diagnostic plus approfondie de la problématique afin de proposer des mesures durables de prévention face au risque.

Il est courant, suite à de telle événements, de voir des tentatives d’explication rationnelles comme par exemple : – cour circuits électriques, – exposition au feu de produits inflammables gaz, parfums, – propagation du feu des foyers des restaurants et garrottes installés anarchiquement dans l’espace marchants, – il y en a même qui invoquent – les agissements des malades mentaux qui squattent les aires de marché. Quoi que disent ces explications, ils se rejoignent toutes en un point : déficit d’aménagement urbain. Oui, autant s’en accorder tout de suite, les incendies dans les marchés sont d’éminent problème d’urbanisme. De ce point de vue, les acteurs de l’urbanisme sont en première ligne, en tant que gestionnaires de la ville, pour apporter les solutions à ce fléau dans le cadre de leurs missions régaliennes de planification urbaine, de police de l’urbanisme et de règlementation de l’aménagement de l’espace urbain.

  1. En quoi les incendies des marchés relèvent-elle de l’aménagement urbain ? Quelques constats.

De manière générale, la recherche nous permet de constater que l’urbanisation massive s’accompagne de la multiplication des potentiels d’accidents et d’incendies dans les espaces urbanisés. Les espaces marchands dans les villes, du fait des défaut d’aménagement et de l’occupation anarchiques, du défaut de mise aux sont très vulnérables à l’incendies quelque’ en soient les causes. Voici quelques constats pour s’en convaincre :

  1. Les incendies de marchés documentés depuis 1993 avec l’incendie du marché Kermel de Dakar jusqu’ à la dernière en date de Petersen sont des marchés urbains, localisé dans la ville et concerne généralement des marchés situé dans des zones dans segments peuplées ou dans des quartiers anciens. Sandaga (pour vétusté), presque aucun marché en milieu rural.
  2. Les sinistres sont d’autant plus important que parfois la rapidité de l’intervention des structures en charge de lutter contre les incendies et retardé par le défaut de fluidité de la circulation, l’absence de voie aménagé pour les ambulances et les véhicules de pompiers, l’étroitesse ou souvent plus grave encore l’encombrement des voix d’accès illégalement occupés même si on leur faire payer une taxe.
  3. Même si les sauteurs pompiers viennent à temps dans les lieux d’intervention, ils ne disposent pas souvent de plan de situation des lieux pour repérer les bouches d’incendies ce qui ne leur permet d’être au maximum de leur potentialité. Le cas de l’incendie du marché Thiaroye.
  4. Il se pose souvent un problème d’accès à une source d’eau pour le l’approvisionnement des points citerne. Les espaces comme les marchés damant disposé de réservoirs, de bâches ou de piscine à proximité bien repéré pour servir de l’iceux d’approvisionnement moins éloignés. Il faut au moins 60m3/ heure pour venir à bout d’un incendie moyen en deux heures d’intervention. Certains marchés doivent bénéficier d’un programme spécial pour les doter des canalisations nécessaires. Les image de sapeur-pompier avec es bouteille de d’eau sont édifiants.
  5. La distribution des incendies l’espace, permet de dire que les espaces marchands non aménagés ou aménagés mais dont l’occupation est mal organisée sont en terme de probabilité les plus exposés aux risques d’incendie. Et plus l’occupation est dense, plus le sinistre et les dommages et pertes qu’il engendre sont importantes. Aucun centre commercial, durement aménagé n’a fait l’objet d’incendie au Sénégal. Touchons du bois.

Tous ces aspects du problème des incendies constatés ne peuvent être prise en compte adéquatement et complétement que dans le cadre de l’urbanisme à travers ces outils existants à mettre en œuvre ou d’autre inexistante mais à penser et inventer.

  1. Recommandations aux autorité en charge de la question 

 

  1. Nous invitons aux acteurs en charge de la prise en charge de la question de considérer qu’une prise en charge durable n’est envisageable que dans le cadre de l’aménagement urbains seule à même de permettre une approche holistique et une coordination de l’ensemble des parties prenantes.

 

  1. Prendre le temps et les moyens d’évaluer tous les marchés urbains du Sénégal et de produire un rapport d’évaluation qui fournit une cartographie de la vulnérabilité au risque d’incendies ainsi que des besoins spécifiques de réhabilitation et de mise aux normes et d’adapter les conclusions au Programme de modernisation des marchés urbains.

 

  1. Evaluer le niveau de prise en charge des risque d’incendies dans les documents d’urbanisme d’une part et d’autre part mettre en priorités le respect des normes de prévention des risques d’incendies dans les instructions des dossiers de permis de construire de marchés urbains.

 

 

 

Souleymane DIALLO

Géographe – Urbaniste

dialojules@gmail.com

 

 

Un éventuel découpage à Bambilor: enjeux politiques et attentes… (Par Nasire NDOME)

Le découpage administratif  est le débat qui secoue tous les salons des communes de Bambilor et Sangalkam et fait couler beaucoup de salives.

En 2008, le régime de Wade avait mis, sous  délégation spéciale,  l’ancienne communauté rurale de SANGALKAM pour des raisons politiques  dans l’optique d’affaiblir le poids électoral de Oumar GUEYE dans cette zone.  Puis, en 2011, il a procédé au découpage administratif en quatre collectivités locales et met en place quatre délégations spéciales.

Au fait, Oumar GUEYE était engagé à côté d’idrissa SECK par devoir et par amitié. A cette époque, suite à la séparation d’Idy et Wade, ce dernier, en stratège politique, avait voulu affaiblir les lieutenants  de IDY partout. Surtout dans cette zone hautement stratégique et forte en électorat. Wade avait réussi à découper la zone en quatre C (communes de Sangalcam, Jaxaay, Parcelles, Niakoul Rab et des communautés rurales de Bambylor et Tivaouane Peulh, Niaga.

Suite au découpage du DECRET n° 2011-427 du 29 mars 2011, WADE a laissé 3 villages avec Oumar Gueye et renforcé la commune de BAMBILOR avec 21 villages, dirigée, actuellement, par le principal adversaire de Oumar, le député maire Ndiagne DIOP.

Le 9 Juillet 2018 lors de la  cérémonie d’ouverture de la 1ere édition de la Conférence Nationale  sur l’Aménagement et l’Attractivité des Territoires, qui  s’est tenue à Diamniadio, M. Macky SALL, avait promu de  corriger des  découpages administratifs, qui n’obéissaient en réalité qu’à des raisons électoralistes.
A cet effet, le président de la République avait donné l’exemple de l’ancienne communauté rurale de Sangalkam. En principe,  Ce qui fait croire à tous les acteurs politiques que le découpage est inévitable.

En effet, le découpage a causé beaucoup de tort à la commune de sangalkam. Un découpage jugé incohérent. Par conséquent, depuis des années, les cinq villages (Kounoune, Keur Ndiaye Lo, Keur Daouda Sarr, Kounoune Ngalap et cité Mbaba Guissé) réclament un redécoupage pour avoir leur commune. Par contre, oumar Gueye souhaite les rattacher dans sa commune pour souffler de nouveau économiquement en termes de recettes et de taxes municipales.

A bambilor, cet éventuel  découpage aurait des répercussions politiques et économiques. Politiquement, l’actuel maire compte énormément sur les 5 villages pour gagner puisque ses fideles lieutenants surtout pape SOW et cheikh DIOP habitent dans ces villages. Sans ses villages, l’actuel maire serait sur la bande d’arrêt d’urgence et perdrait forcement son influence dans le département de Rufisque et fera face à son eternel rival, son frère, son alter ego, le président Mamadou SALL DIOP.

Un mortal Kombat inévitable

Tous les observateurs et analystes politiques locaux étudient profondément ces éventualités. Deux ténors politiques de tactiques et de méthodes différentes. Le maire est un politicien aguerri, une bête politique incontestable, ancien baye FALL du ministre Oumar GUEYE , il a pris  de la hauteur grâce à son investiture sur la 13e législature, il a pu avoir un carnet d’adresse riche  jusqu’au plus haut sommet de l’Etat. Il a bâtit son aura politique sur son ouverture, son folklore et son courage. Il est parfois difficile à gérer. Pour lui tous les moyens sont bons pour galvaniser ses troupes et ses militants. Président de délégation spéciale puis maire, bientôt dix ans dans les commandes de la mairie. Lors des prochaines locales de 2019, il comptera sur ses réalisations qui peinent à convaincre à défaut de pertinence et d’opportunité pour battre campagne. En revanche, il sera confronté de la dure réalité des villages, et de leurs revendications ; surtout  les promesses non tenues. Plusieurs villages demandent soit de l’eau ou de l’électricité ; soit de des services de sociaux de base ou de l’amélioration de conditions de vie.

La question qui reste suspendue et fait couler beaucoup de salive : le foncier.

Le foncier constitue la base du budget municipale. Les recettes du foncier alimentent  la quasi-totalité du budget. Au fait, on note des pratiques pas catholiques sur le foncier surtout sur le Bertin. A bambilor, le métier de promoteur immobilier est le métier le plus en vue dans cette zone. Des jeunes comme des vieux s’y adonnent. Le maire facilite le terrassement à ses hommes et la vente de terrain. Au moment ou, les jeunes des villages réclament des terrains à usage d’habitation, des terrains de football, de l’espace publics, de cimetière, de l’école, de dispensaire, de mosquée etc.…

Par contre, Mamadou SALL DIOP, ancien vice président de la délégation spéciale de la communauté rurale de Bambilor, devenu l’adversaire politique du maire. Toutes ses stratégies se conjuguent  à mettre en place des mécanismes pour gagner la mairie, son unique et seul projet actuel.  Sa base politique est connue de tous,  le village de Bambilor, le chef lieu de la commune. Son capital sympathie augmente surtout  chez les intellos en majorité. Son éloquence séduit. Son discours est toujours tranchant, strict, concis et précis rarement folklorique.il est jugé d’être un homme réservé, arrogant et pouvoiriste. Son défaut, il privilégie le village de bambilor  par rapport aux autres villages. Son objectif consiste à :

  • Rétablir la vérité
  • Mener un audit profond pour rendre à bambilor ce qui lui revient de droit,
  • Promouvoir la bonne gouvernance et rétablir la transparence comme mode de gouvernance.

En réalité, les élections locales seront un moment pour montrer sa force politique. Surtout à  Bambilor qu’il gagnera sans nul doute. Une élection qui sera compliquée et complexe vu les enjeux multiples.

Malgré cette adversité intense, les deux hommes finiront toujours par avoir un arbitre, un homme qui est, à la fois, juge et partie : Le ministre Oumar GUEYE.

Oumar GUEYE,  faiseur de Roi à Bambilor.

La commune de bambilor est considérée comme un titre foncier du Ministre Oumar GUEYE. Il est tellement ancré dans la zone à telle enseigne que plusieurs responsables politiques lui suivent à doigt et à l’œil. Il a réussi à implanté un ou plusieurs lieutenants dans chaque village. Mamadou SALL DIOP en avait fait les frais lors des locales de 2014 car  Oumar avait  pu décrocher le vote des conseillers indécis pour faire gagner l’actuel maire.

  1. Nasire NDOME

S.G du mouvement synergie Alternative pour un Bambilor Emergent (SABE)

 

 

 

 

 

Attentat de Nouvelle-Zélande: L’indignation sélective, facteur aggravant du fléau du terrorisme !

Ainsi, le sanguinaire Breton Tarrent, Australien bon teint, bourreau d’une cinquantaine d’innocents musulmans, qui ont eu le tort de se retrouver au mauvais moment dans le havre tranquille de leur lieu de culte, a dit, dans son manifeste de 74 pages, s’inspirer, entre-autres, du «boucher» norvégien, Andres Brevik, qui avait précédemment réussi à inscrire sur son tableau de chasse pas moins de 70 morts, lors de l’attentat terroriste de Norvège, en 2011. Mais le militant «suprémaciste blanc», qui vient de semer la terreur, ce vendredi 15 mars, dans deux mosquées en Nouvelle-Zélande n’en aura pas moins été inspiré par les médias occidentaux !

Le matraquage médiatique islamophobe, auquel se livre à longueur d’année certains médias européens, ne peuvent manquer d’influencer négativement d’indigents esprits fanatiques d’extrême-droite, racistes et fascistes, à l’instar de ce tueur au cœur de pierre, qui a même songé à épicer son plaisir sadique en filmant, en Facebook-Live, son agression sanglante, perpétrée en pleine «Salatu Jumah». Sans doute pour que, grâce à la magie des réseaux sociaux, il puisse heurter le maximum de consciences à travers le monde, faire le plus mal possible au cœur de la Oummah islamique, et écorcher vif la conscience des démocrates du monde libre. En sus du traitement timide que lui ont réservé les puissants groupes de presse de l’Hexagone – à l’opposé de ce qui fut médiatiquement réservé à deux précédentes fusillades, tout aussi condamnables, perpétrées dans une Eglise et une Synagogue – ce drame sanglant New-Zelandais n’en interpelle pas moins nos consciences  comparativement au raffut planétaire qui avait accompagné la tuerie à «Charlie Hebdo», en janvier 2015. Au point que plusieurs chefs d’Etat, dont le nôtre, avaient daigné faire le déplacement, en plein hiver, pour battre le macadam dans les artères de la capitale française au rythme de milliers de marcheurs scandant ou portant en sailli des pancartes et brassards au célèbre slogan «Je suis Charlie». Il est vrai qu’en revendiquant la douzaine de morts de cette sanglante razzia contre la rédaction de l’hebdomadaire satirique français, leurs auteurs avaient évoqué le rapetissement systématique de l’icône d’une religion, auquel s’était quasiment spécialisé ce journal. Mais ces 50 innocents, froidement abattus dans leur mosquée, de surcroît un Vendredi Saint,  la foi de qui ont-ils insulté ? La religion de qui ont-ils blasphémée? Ne mériteraient-ils, eux-aussi, le partage mondial de l’épitaphe «Je suis An-Nour », du nom de la première mosquée où s’est produit le carnage ?

Tant que perdurera cette indignation sélective, face à un fléau mondial qui interpelle toutes les consciences, et auquel toutes les Nations éprises de paix et de justice ont l’impérieux devoir de faire face, en synergie, des sentiments diffus de frustrations post-attentats continueront insidieusement à s’installer dans les consciences collectives, lesquelles pourraient être enclines à penser qu’il y aurait peut-être de «mauvais» et des «bons» terroristes. A l’instar de cette incarnation humaine de l’extrémisme violent de la droite néo-zélandais qui, malgré son épouvantable forfait de 50 musulmans massacrés en pleine prière, continu, en dépit son acte terroriste avéré, à être affublé dans la presse occidentale de l’euphémisme «tueur», voire «psychopathe». Il ne saurait y avoir de «bon» et de «mauvais» terroristes, toutes les âmes humaines étant d’égale dignité auprès de Dieu. Que leurs âmes reposent en paix.

 

Dakar, 17 mars 2019

Les Bureaux exécutifs de

JAMRA et MBAÑ GACCE

 

Ravi Pujari, le gangster de Mumbai arrêté à Dakar, refuse l’extradition

YERIMPOST.COM Anthony Fernandez, citoyen burkinabé arrêté en janvier 2019 à Dakar, refuse d’être extradé en Inde. De leur côté, les autorités indiennes sont prêtes à tout pour « récupérer » celui qu’elles présentent comme Ravi Pujari, un dangereux criminel qui, en cavale depuis des années, continue à semer la terreur en Inde. Afin de confondre l’homme qui a démarré sa carrière de gangster dans les années 90, les autorités indiennes ont dépêché à Dakar un officier supérieur du ministère de l’Intérieur qui a emmené, dans ses bagages, les empreintes de Ravi Pujari. La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar se penche sur le dossier, Ravi Pujari organise sa défense avec des ténors du barreau de Dakar.

Tournée de remerciements: Idrissa Seck chez les populations

YERIMPOST.COM Fini la présidentielle, place aux remerciements en direction des Sénégalais ! Le candidat malheureux Idrissa Seck sera en tournée très prochainement pour exprimer sa gratitude aux populations qui ont voté pour lui lors du scrutin du 24 février dernier où il a obtenu 20,50% des suffrages. Résultat que le leader de Rewmi et candidat de la coalition Idy2019 continue encore de contester, qualifiant la victoire de Macky Sall de « confiscation du vote des Sénégalais ». Idrissa Seck, d’un commun accord avec les autres candidats excepté Macky Sall, avait préféré ne pas déposer de recours malgré les contestations.

Article sur le colonel Kébé: Réponse salée de Rewmi à L’Observateur

En essayant de diaboliser un homme, l’OBSERVATEUR a déshonoré l’armée et la République. Est ce du journalisme cette manoeuvre malsaine de salir la réputation d’un père de famille, professeur d’anglais à l’UGB, d’un honorable citoyen à la retraite après service rendu à la nation sénégalaise ?

Comment est ce que le Colonel Abdourahim a pu être promu à tous ces postes Malgré les plaintes des jeunes soldats sous ses ordres, malgré le compte rendu d’audience du tribunal militaire du 24 Août 1999, malgré la colère 😡 du directeur de la sécurité militaire qui réclamait son élimination de l’armée active, malgré la demande de radiation signée par le Général Lamine Cissé ancien Chef d’état-major général des armées, ancien Ministre de l’Intérieur e ancien chef Bureau des Nations unies en Afrique de l’Ouest ?

Un Colonel de l’armée qui a un passé de prédateur a réussi a être nommé attaché de défense près de l’ambassade du Sénégal à Washington. Il était aussi attaché militaire, naval et de l’air.

Comment avec un passé aussi douteux il fut nommé chef de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA)?

Comment un pareil homme a réussi à participer à une Mission d’observation des Nations unies en République démocratique du Congo de 2007 à 2008 pour le compte de la République du Sénégal 🇸🇳 ?

Comment cet homme a pu bénéficier d’une formation à l’Ecole supérieure de guerre d’Allemagne de 2003 à 2005 ?

Comment il a réussi à accéder à différents postes à l’armée de terre et à l’état-major des armées du Sénégal 🇸🇳 malgré ses bourdes?

Comment ? Comment ? Comment ? …

Jamais l’observateur nous parlera du passé tumultueux de son propriétaire. Jamais ils ne parleront de leur chef de services alcoolique, fumeur et livreur de chanvre indien. Jamais ils ne parleront de ce Directeur dans le groupe accusé de viol sur une mineure en 2007 à Kolda. Jamais ce groupe ne mettra à sa UNE son journaliste et chroniqueur pris en flagrant délit d’adultère à Sicap Foire. Jamais ce groupe ne mettra à sa UNE les frasques de l’homme aux pantalons légers du groupe qui a enceinté 🤰 une stagiaire en 2016 suivi d’un TAKKOU SOUFF.

PS: Avant hier le statisticien de la RFM donne Macky vainqueur une heure après la fermeture des bureaux de vote, Hier IGFM tue MOUSSA GNINGUE, Aujourd’hui l’OBS nous parle dès questions de mœurs d’un ancien colonel actuel opposant… Demain sûrement TFM présentera ses excuses.

Rewmi

L’Obs sous le feu nourri des internautes

YERIMPOST.COM Tirs groupés sur le quotidien d’information L’Observateur, suite à sa UNE de ce mercredi consacrée au « passé » du colonel à la retraite Kébé. La toile s’indigne et dénonce un « article téléguidé aux allures de règlements de compte politiques et militaires », comme le soupçonne le directeur de l’information de la 7tv, Pape Moctar Selane dans sa chronique.

Macky/Khalifa: l’histoire de la médiation capotée d’Abdou Diouf

YERIMPOST.COM  S’il avait accepté le « deal », Khalifa Sall aurait été le directeur de campagne du candidat Macky Sall à la présidentielle de 2019. Non seulement ça, mais aussi en cas de réélection du président sortant, il aurait été ministre d’Etat chargé de mission du chef de l’Etat. Cerise sur le gâteau, il allait conserver son poste de maire de Dakar. De son arrestation à sa condamnation, on aura tout lu, vu, entendu et même écrit sur l’ex-édile de la capitale, mais celle-là avait été bien verrouillée.

C’est le quotidien L’As qui révèle ce rôle qu’a joué Abdou Diouf pour aplanir les relations entre Macky Sall et Khalifa. Ce, dès le lendemain des élections locales de 2014 où Khalifa Ababacar Sall était plébiscité par les Dakarois. Une médiation qui précède les démêlés judiciaires du leader de Taxawu Senegaal. Galvanisé par cette victoire à l’époque, Khalifa Sall visait désormais le fauteuil présidentiel et c’est là que l’ancien secrétaire général de la Francophonie a fait son entrée et proposé à son jeune frère socialiste de taire ses ambitions présidentielles jusqu’en 2024. Le président Macky Sall avait marqué son accord pour soutenir, à la fin de son second mandat, la candidature de Khalifa Sall. L’idée avait également enchanté d’autres responsables impliqués dans la médiation, notamment feu Djibo Kâ, Robert Sagna et… Ousmane Tanor Dieng. Au moment de sceller ce pacte, renseigne la source du journal, Khalifa Sall s’est rétracté, préférant écouter ses partisans qui étaient convaincus que leur mentor pouvait vaincre Macky Sall en 2019. Au finish, Khalifa Sall s’est retrouvé à Rebeuss, laissant le champ libre à Macky Sall qui a obtenu son second mandat au premier tour.

Restriction des visites de Khalifa Sall: Moustapha Diakhaté hurle sa colère

YERIMPOST.COM Connu pour son franc parler, le chef de cabinet du président de la République ne fait pas dans la politique de l’autruche. Moustapha Diakhaté a mis son grain dans le débat sur la mesure prise par le juge d’application des peines à l’endroit de Khalifa Ababacar Sall.

Membre éminent de l’Alliance pour la République, Moustapha Diakhaté n’en fait pas moins preuve de bon sens. Il assimile les nouvelles exigences de la Justice aux visiteurs de l’ancien maire de Dakar à un abus du judiciaire. « Ce texte est fondamentalement anti-constitutionnel. C’est une grave violation du sacro-saint principe de l’égalité des citoyens devant la loi. Cette décision doit être appliquée à tous les prisonniers et à tous les visiteurs des prisons et maisons d’arrêt et de correction, sur l’ensemble du territoire », a écrit l’ancien président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar sur sa page Facebook.

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