Blog de Cheikh Yerim Seck

Youssou Touré, le bouffon, a encore parlé

Allumer mon téléviseur, tomber sur un programme et avoir envie de zapper automatiquement est un sentiment que je n’éprouve que quand je dois regarder ou écouter le bouffon qui se fait appeler Youssou Touré. En effet, il faut le dire d’emblée, rien ne doit obliger une personne à qui il reste quelques bribes de raison à suivre les élucubrations de cet énergumène au quotient intellectuel tristement bas et au cœur totalement noirci par la rancœur et la jalousie. Youssou est un ignorant ; Touré, un méchant. Heureusement, il est une loi universelle : « l’ignorant est partout un homme méchant ». Que mon lecteur veuille bien se souvenir. Il n’aura pas besoin d’être littéraire, seulement juste de savoir lire. Racine, le dramaturge et théoricien de la tragédie classique notait dans la préface de Britannicus à l’intention de ses détracteurs « il n’y a rien de plus malheureux qu’un ignorant car il pense toujours que l’admiration est le partage des gens qui ne savent rien. Il s’attaque à toute une pièce pour une scène qu’il désapprouve ; il s’attaque aux endroits même les plus éclatants pour faire croire qu’il a de l’esprit. » Ainsi est Youssou Touré : un ignorant ; plus dangereux encore, un ignorant qui s’ignore. Il n’admirera personne même pas Modou Diagne fada car, pour lui, admirer son prochain, c’est s’humilier devant lui. Quelle triste compréhension de la vie !
Ce matin encore, c’est la mort dans l’âme que j’ai suivi cette émission qui, a la place des voix mielleuses et la pertinence de mes confrères que sont babacar et georges, m’a contraint à boire une coupe de fiel et d’absinthe d’un homme qui s’en prend à tout le monde parce qu’il a été jeté comme une vielle chaussette. On se souvient de ses pleurs lors d’un entretien accordé à Harouna FALL du groupe igfm sur fond de lamentations, de résignation et surtout de fatalisme « ils ont cherché à m’humilier en me retirant mes décisions mais ils n’ont qu’à tout retirer…. La mort approche, le reste, ce n’est pas important ». Tels furent ses propos. On se souvient encore que c’est grâce à la première Dame, qu’il a auparavant affublé d’insanités, que l’homme a été réhabilité après sa défénestration. Il s’est ensuite mué en laudateur de cette dernière en lui tressant moult lauriers, en distillant sur elle des paroles enchanteresses dont même le docte et tonitruant El hadji mansour Mbaye n’a pas les capacités.
L’émission, comme toute émission d’ailleurs, repose sur un protocole. Il fallait parler de la situation scolaire et surtout de l’attente que doivent avoir tous les acteurs de l’école. Ce qu’il faut faire pour une meilleure année scolaire, les arrangements à trouver entre états et professionnels de l’enseignement et, peut être, d’autres questions connexes au thème. Mais il fallait parler, sous forme de question d’ouverture, des inondations puisque c’est aussi la période. Seulement le cœur de l’interview, comme le confirmeront tous les communicants qui me liront, c’est l’école et ses problèmes. Pour les deux thèmes, il faut naturellement avoir un enseignant doublé d’un homme du pouvoir. Les journalistes ont pensé que M. Touré, enseignant, syndicaliste, ancien ministre et responsable politique du parti au pouvoir présentait le profil idéal pour ce débat. Le choix des confrères est judicieux et il n’ya aucun reproche à leur faire. C’est l’invité qui n’a malheureusement pas été à la hauteur. A la première question de Babacar qui requiert son avis sur les inondations et la mise sur pied du plan dit Orsec (organisation des secours), le bouffon parle des nominations de Modou diagne Fada et de Thierno LÖ qu’il a, par discourtoisie et méconnaissance des règles de bienséance, appelé par le sobriquet de « zidane ». Il condamne ainsi avec véhémence les nominations de ces hommes de valeur et de principe allant jusqu’à assimiler l’acte même à de la mal gouvernance. Et lorsque le journaliste George Déthié lui a posé la question de savoir qui est l’auteur de cette mal gouvernance, il s’est lâchement refugié derrière le concept creux de « système ». « C’est le système » dit-il. Lorsque Babacar Fall l’interpelle sur la question sur l’éducation, il digresse encore pour attaquer les alliés en les traitant de tous les noms. Recadré par le journaliste, il décrie le système de recrutement des personnels enseignants. Voici la dure gymnastique à laquelle se sont livrés ces deux journalistes, pourtant très brillants, pendant 20 minutes avec un homme dispersé, incohérent et impertinent qui n’hésite pas à dire sur son propre compte ce que bon nombre de personnes pensent de lui. « je suis un nullard, mais dans notre parti, il ya pas mal de cadres ». Depuis quand Youssou Touré est-il le porte- parole des cadres de l’APR. Qui est ce qui lui donné mandat à parler au nom des cadres ? C’est la preuve patente et manifeste qu’il est un nullard. Ensuite, qu’est ce qui fait de Modou Diagne fada un transhumant ? Youssou s’est-il perdu sur la définition du concept même de la transhumance ? Le président Modou Diagne Fada est un chef de parti très bien organisé, dont les instances se tiennent régulièrement ; il n’a ni rallié, ni fondu son parti dans l’APR. Il préside aux destinées d’un parti qui se veut réformateur de la démocratie dans ses approches matérielles ou fonctionnelles, si l’on veut, sous le sceau de l’éthique dans la gestion, l‘engagement dans les méthodes et l’espoir dans la vision.

Mouhamadou DRAME
Membre du comité Directeur de LDR-Yeesal
mlcolm24@yahoo.fr

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